Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises - P?rinis

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Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises sont des violences urbaines
qui ont commencé à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 puis se sont répandues
dans un grand nombre de banlieues pauvres à travers la France. L'état d'urgence a
été déclaré le 8 novembre 2005, puis prolongé pour une durée de 3 mois. Au 17
novembre, la police déclare être revenue en situation normale.
Lieux où l'on a
constaté des
vandalismes
importants
Voiture en flammes
à Strasbourg
Elles ont essentiellement pris la forme d'incendies criminels et de jets de pierres contre les forces de
l'ordre. Dans certains cas, ces événements se sont transformés en émeutes opposant plusieurs centaines
de personnes dans des quartiers de banlieues dits "sensibles" contre les forces de police françaises, avec
parfois des tirs à balles réelles contre les policiers.
Le 3 novembre
au matin, on comptabilisait 315 véhicules brûlés et 29 arrestations à Clichy-sous-Bois et d'autres quartiers
proches. Au soir du 4 novembre, les affrontements continuent et le climat est toujours aussi tendu avec un
certain apaisement à Clichy-sous-Bois (93), point de départ de ces émeutes. Les émeutes se sont ensuite
étendues à d'autres quartiers de Seine-Saint-Denis, puis aux autres départements de l'Île-de-France. Des
actes de vandalismes puis des émeutes sont ensuite apparus dans d'autres villes de province (Rouen,
Dijon, Marseille,Montbéliard et sa banlieue, Lille, Toulouse, Strasbourg, Pau et d'autres). La nuit du
dimanche 6 au lundi 7 novembre fut la plus active avec 1 408 véhicules brûlés, 395 personnes arrêtées et
des agitations et vandalismes en nombre croissant dans les villes provinciales. À partir du mardi 8
novembre, le bilan des destructions de chaque nuit est régulièrement en baisse.
Ensemble, ces trois semaines de violence urbaine sont les plus importantes agitations en France depuis
mai 1968.
Sommaire
1 Contexte historique
2 Débuts
3 Motivations
4 Modes d'action et de contact des émeutiers
5 Bilan
6 Coût des dégâts liés à ces violences urbaines
7 Les villes cibles de violences
7.1 Région Île-de-France
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7.2 Par région administrative française
7.3 Europe
8 Couverture médiatique
9 Conséquences et déclarations politiques
10 Utilisation politique de l'internet lors des violences urbaines
11 Réactions internationales
12 Références
13 Voir aussi
13.1 Sources d'actualité
13.2 Points de vue et analyses
13.3 Sources en anglais
14 Liens internes
15 Liens externes
Contexte historique
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Voir l'article Émeutes urbaines françaises.
Débuts
Violences
urbaines 2005
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L'élément déclencheur de ces événements est le décès de deux adolescents de
Clichy-sous-Bois, Zyed Benna (17 ans) et Bouna Traoré (15 ans) 1, morts par
électrocution dans l'enceinte d'un poste source électrique alors qu'ils se seraient crus
Article principal
Clichy-sous-Bois
Réactions
Chronologie
Contexte
(à tort selon les autorités policières) poursuivis par la police. Un troisième individu, Muhttin Altun (17 ans),
a été également blessé en se cachant dans le transformateur normalement verrouillé. Il a été hospitalisé
après avoir alerté son voisinage de ce qui s'était passé.
Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ont, dès le lendemain, parlé de tentative de cambriolage ; d'après
les premières constatations, les policiers avaient été appelés pour ce type de délit, mais les adolescents en
question n'avaient pas de lien avec l'affaire.
Des mouvements de rue ont débuté dans la soirée, s'attaquant aux forces de l'ordre en général, et aux
sapeurs-pompiers de Paris en particulier.
Une grenade à gaz lacrymogène
ayant appartenu aux forces de l'ordre a ensuite été lancée, pour des raisons encore inconnues, à proximité
d'une mosquée de Clichy-sous-Bois, ce qui a envenimé la situation alors que la communauté musulmane
était encore en période de Ramadan. L'enquête administrative tend à montrer que la grenade a bien été
jetée par les forces de l'ordre mais n'aurait pas pénétré l'enceinte de la mosquée, limitant son explosion à
l'extérieur du bâtiment (l'enquête de 90mn de Canal+ démontrerait que la grenade a ricoché à l'intérieur de
la mosquée dont les portes étaient ouvertes.)
Les agitations et destructions, d'abord localisées à Clichy-sous-Bois durant cinq nuits surtout, se sont
ensuite étendues à Montfermeil puis à d'autres villes de la Seine-Saint-Denis à partir du 1 er novembre.
Motivations
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Beaucoup de jeunes et d'autres ont dit dans les médias comprendre la peur qui a amené à la fuite des
deux jeunes décédés. L'impression que la police méprisait les jeunes, et surtout les jeunes de couleur, a
été une des motivations principales selon les déclarations des émeutiers.
Au fur et à mesure que le phénomène s'intensifiait et se propageait, les médias ont également présenté
ces violences comme l'expression d'un ras le bol des discriminations au logement, à l'embauche, au
quotidien… Ces arguments sont cependant critiquables, dans la mesure où de nombreux mineurs qui
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prirent part aux émeutes n'étaient de fait pas concernés directement par les problèmes de discrimination à
l'embauche ou au logement. De même, les cibles des incendiaires étant parfois des écoles, des
médiathèques ou des gymnases, une partie de la population a eu du mal à comprendre pourquoi les
émeutiers s'en prenaient aux structures supposées les aider à mieux s'insérer dans la société.
Avec le temps, une sorte d'émulation est apparue entre quartiers, laissant à penser qu'en dehors de toute
revendication, des bandes de jeunes se sont livrées à un concours de dégradations, relevées par la
presse, qui a pour l'occasion été utilisée comme arbitre. Plusieurs mineurs arrêtés pour incendie volontaire
et convoqués devant le tribunal expliquèrent d'ailleurs leur geste par la volonté de "faire comme les autres".
Modes d'action et de contact des émeutiers
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Nombre d'émeutiers utilisent des téléphones mobiles pour rassembler des plus jeunes et les inciter à les
suivre. Ils utilisent aussi Internet au moyen de blogs pour envoyer des bulletins appelant à l'émeute.
Certaines personnes ont été interpellées (source : L'Express)
(http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=1022) , la loi française interdisant les appels aux actes
criminels, en vertu de l'article 23 de la loi du 29 juillet 1881 (modifié par loi n°2004-575 du 21 juin 2004 art.
2 II, JORF 22 juin 2004). :
Seront punis comme complices d'une action qualifiée crime ou délit ceux qui, soit par des discours, cris
ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins,
gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l'écrit, de la parole ou de l'image
vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des
placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public
par voie électronique, auront directement provoqué l'auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si
la provocation a été suivie d'effet.
Cette disposition sera également applicable lorsque la provocation n'aura été suivie que d'une tentative
de crime prévue par l'article 2 du code pénal.
NB : la modification de 2004 a étendu la portée de l'article à « tout moyen de communication au public par
voie électronique, » et non plus seulement les média écrits comme avant (cela inclut donc la radio, la
télévision, les services d'information et d'échange par téléphone ou par Internet.)
Bilan
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Article détaillé : Chronologie des émeutes de 2005 en France.
Évolution des
émeutes de 2005
Ce bilan concerne les atteintes aux personnes et les dégâts matériels lors des violences urbaines. Le
tableau suivant montre la totalisation jour par jour du nombre de véhicules incendiés par vandalisme en
France, du nombre d'interpellations procédées, du nombre de blessés parmi les forces de l'ordre et du
nombre de décès directement liés aux émeutes. Ces chiffres sont issus des déclarations du ministère de
l'Intérieur au lendemain de chaque nuit d'émeutes.
NB1 : ~90 voitures sont brûlées lors des nuits normales hors émeutes (source : France 2). Le 17
novembre, faisant le bilan de 98 voitures brûlées, la police nationale annonça un "retour à la situation
normale".
NB2 : Il y a en plus de nombreux bâtiments brûlés, non comptabilisés ici : écoles, entrepôts…
Bilan au matin du
…
Véhicules
incendiés
Bilan des émeutes de 2005
Policiers
Interpellations
blessés
Morts
Lieux touchés
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Journée du 27 octobre 2005, 2 adolescents de 15 et 17 ans meurent électrocutés (Bouna et Zyed
(http://bouna93.skyblog.com/pics/261522633.jpg) ). Début des violences (23 véhicules incendiés).
28 octobre 2005
23
Clichy-sous-Bois
29 octobre 2005
29
14
Clichy-sous-Bois
30 octobre 2005
20
19
Clichy-sous-Bois
18 2
1 er novembre 2005 68
2 novembre 2005 228
3 novembre 2005 315
4 novembre 2005 519
5 novembre 2005 897
6 novembre 2005 1 295
-
-
-
Clichy-sous-Bois
29
78
253
349
-
Seine-Saint-Denis
France
France
France
France
France
7 novembre 2005
1 408
395
34
8 novembre 2005
1 173
France
France
31 octobre 2005
330
4
(1 tué par les
casseurs)
-
3
280
1
-
10 novembre 2005 482 4
11 novembre 2005 463
12 novembre 2005 502
13 novembre 2005 374
14 novembre 2005 284
203
-
-
France
201
206
212
115
8
2
2
5
-
France
France
France
France
71
-
-
France
9 novembre 2005
617
15 novembre 2005 215 5
16 novembre 2005 165
17 novembre 2005 98
21 e nuit
France
44
33
France
France
Total
9 193
2 921
56
(1)
(voir carte)
Source : déclarations du ministère de l'Intérieur. http://www.interieur.gouv.fr
¹ : Bilan provisoire
Au 14 novembre 2005, on comptait 597 incarcérations (dont 108 mineurs) sur les 2 734 personnes placées
en garde-à-vue
après 18 nuits consécutives de violences dans les banlieues françaises, a annoncé le ministère de la
Justice. (chiffres officiels (http://www.justice.gouv.fr/presse/com141105b.htm) )
Au 21 novembre, selon un total établi par la DGPN, 9 071 véhicules avaient été brûlés depuis le début des
émeutes. Par comparaison, environ 28 000 véhicules avaient été détruits entre le 1 er janvier et le 30
septembre. Des dizaines d'édifices publics, écoles, gymnases, entrepôts, commerces, médiathèque ont
également été incendiés, plaçant des centaines de personnes en "chômage technique". Durant ces
troubles, qui ont mobilisé plus de 11 000 policiers à leur pic, 2 921 fauteurs de troubles présumés ont été
interpellés, dont un gros tiers de mineurs, selon des sources policières. 126 policiers et gendarmes ont été
blessés durant ces affrontements. Au total, environ 600 personnes ont été écrouées, dont un peu plus
d'une centaine de mineurs.
Autre fait notable contemporain du début des émeutes, le 27 octobre 2005 à Épinay-sur-Seine :
Jean-Claude X, 46 ans, consultant de l’entreprise havraise ETI, qui fabrique des lampadaires
antivandalisme, vient à Épinay-sur-Seine pour photographier ces équipements in situ, pour pouvoir les
présenter ensuite à d’autres clients potentiels. Il est alors agressé par des jeunes de la cité, qui le rouent
de coups. Il est tabassé à mort, sous les yeux de sa femme et de sa fille. Les trois agresseurs pourront être
identifiés grâce à la vidéo surveillance. Il n'est cependant pas établi que cet évènement ait un rapport direct
avec les émeutes.
Coût des dégâts liés à ces violences urbaines
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La SMACL, assureur de nombreuses collectivités locales, estimait le jeudi 10 novembre 2005 à 55 millions
d'euros
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l'ardoise des violences urbaines pour ses seuls clients. À défaut d'intervention de l'État, elle prédit une
augmentation des cotisations, voire des municipalités sans assurance.
Autre coût potentiel, le dégât causé à l'image de la France dans le monde. Certains pays ont conseillé aux
touristes d'éviter la France. Certaines entreprises étrangères ont émis des doutes concernant leurs
investissements en France. Ces entreprises n'ont pas pris de décision immédiate, mais l'évolution des
évènements pourraient les influencer dans leurs choix futurs.
Au 3 décembre 2005, les assureurs évaluent les dégâts a 200 M€.
Les villes cibles de violences
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Cet article ou section d'article manque de sources de référence.
Vous pouvez contribuer à l'améliorer en ajoutant des références confirmant les différents points
évoqués.
Source pour la nuit du 4-5/11/2005 : Le nouvel Obs (Seine-Saint-Denis)
(http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051105.FAP3980.html) ;
Sources pour la nuit du 5-6/11/2005 : Le nouvel Obs (Ile de France)
(http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051106.OBS4315.html) - Le nouvel Obs (Provinces)
(http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051106.OBS4325.html) ;
Carte de France des principales zones de violences urbaines - TF1/LCI
(http://news.tf1.fr/news/0,,3261876,00.html)
Sources pour le département de l'Ain, Le Progrès
Région Île-de-France
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Essonne : Athis-Mons, Brétigny-sur-Orge, Corbeil-Essonnes, Évry, Grigny, Saint-Michel-sur-Orge,
Savigny-sur-Orge, Fleury-Mérogis, Massy.
Hauts-de-Seine : Asnières, Bagneux, Boulogne-Billancourt, Colombes, Gennevilliers, Nanterre, Sèvres,
Suresnes, Vanves,villeneuve la garenne.
Paris
Seine-et-Marne : Dammarie-lès-Lys Meaux, Torcy, Melun.
Seine-Saint-Denis : Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Bagnolet, Bobigny, Bondy, Clichy-sous-Bois,
Drancy, Épinay-sur-Seine, Gagny, La Courneuve, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Montfermeil,
Montreuil-sous-Bois, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Noisy-le-Sec, Pantin, Pierrefitte-sur-Seine,
Romainville, Rosny-sous-Bois, Saint-Denis, Saint-Ouen, Sevran, Stains, Tremblay-en-France,
Villepinte, Villetaneuse.
Val-de-Marne : Champigny-sur-Marne, Fontenay-sous-Bois, Le Kremlin-Bicêtre, Ormesson-sur-Marne,
Villejuif, Villeneuve-Saint-Georges, Vitry-sur-Seine.
Val-d'Oise : Argenteuil, Villiers-le-Bel, Cergy, Gonesse,Sarcelles,Montigny-les-Cormeilles,
Yvelines : Achères, Les Mureaux, Mantes-la-Jolie, Vélizy, Sartrouville, Trappes.
Par région administrative française
[modifier]
Alsace :
Bas-Rhin : Schiltigheim, Strasbourg.
Haut-Rhin : Colmar, Illzach, Mulhouse, Cernay
Aquitaine :
Gironde : Bègles, Blanquefort, Bordeaux, Lormont.
Pyrénées-Atlantiques : Pau.
Auvergne :
Allier : Montluçon.
Puy-de-Dôme : Clermont-Ferrand.
Bourgogne :
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Côte-d'Or : Dijon et son agglomération, Beaune.
Nièvre : Nevers.
Saône-et-Loire : Montceau-les-Mines, Chalon-sur-Saône.
Bretagne :
Finistère : Brest, Quimper.
Ille-et-Vilaine : Saint-Malo, Rennes.
Centre :
Indre-et-Loire : Tours
Loir-et-Cher : Blois .
Loiret : Près de 74 véhicules ont été brulés (Montargis, Orléans). Des couvre-feux ont été instaurés
à Orléans, Pithiviers, Fleury-les-Aubrais, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Jean-de-la-Ruelle et
Bondaroy.
Franche-Comté :
Doubs : Montbéliard et son agglomeration, Besançon planoise, Bethoncourt champvallon .
Territoire de Belfort : Belfort.
Haute-Saône : Vesoul
Haute-Normandie :
Eure : Evreux.
Seine-Maritime : Le Havre, Rouen, Elbeuf.
Midi-Pyrénées :
Haute-Garonne : Toulouse.
Tarn-et-Garonne : Montauban, La Ville-Dieu-du-Temple.
Nord-Pas-de-Calais :
Nord : Dunkerque, Hem, Lille, Loos, Marcq-en-Barœul, Mons-en-Baroeul, Roubaix, Tourcoing,
Valenciennes, Wattignies, Wasquehal, Wattrelos.
Pas-de-Calais : Arras, Hénin-Beaumont, Lens, Le Portel.
Languedoc-Roussillon :
Hérault : Béziers, Frontignan, Ganges, Lunel, Montpellier, Saint-André-de-Sangonis, Sète.
Pyrénées-Orientales : Canet-en-Roussillon, Perpignan.
Lorraine :
Meurthe-et-Moselle : Nancy.
Moselle : Guénange, Metz, Rombas, Thionville,Uckange
Vosges : Épinal.
Pays de la Loire :
Loire-Atlantique : Nantes, Saint-Herblain.
Mayenne : Laval.
Sarthe : Le Mans.
Picardie :
Aisne : Soissons.
Oise : Beauvais, Méru, Nogent-sur-Oise, Creil.
Somme : Amiens.
Provence-Alpes-Côte d'Azur :
Alpes-Maritimes : Drap, Nice, Saint-André.
Bouches-du-Rhône : Marseille.
Var : Draguignan, Fréjus, La Seyne-sur-Mer, Toulon.
Vaucluse : Apt, Avignon, Bédoin, Carpentras, Maubec, Pertuis, Valréas.
Rhône-Alpes :
Ain : Bourg-en-Bresse, Meximieux, Saint-Maurice-de-Beynost, Miribel
Isère : Echirolles, Grenoble, Villefontaine.
Loire : Roanne, Saint-Étienne.
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Rhône : Lyon, Rillieux-la-Pape, Vénissieux.
(source : http://www.nouvelobs.com)
Europe
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Allemagne :
Berlin-Moabit 6
Brême-Huchting 7
Berlin-Mitte et Prenzlauer Berg (nuit du 8 au 9 novembre 2005)
Cologne (nuit du 8 au 9 novembre 2005)
Belgique :
Anderlecht, région de Bruxelles-Capitale
Saint-Gilles, région de Bruxelles-Capitale 6
Liège, Wallonie
Gand, Flandre
Lokeren, Flandre
Anvers, Flandre
Charleroi, Wallonie
Une vingtaine de véhicules incendiés en Belgique, principalement à côté du centre de bruxelles
dans des communes à fortes densité de population allochtones (nuit du 11 au 12 novembre 2005)
À Bruxelles, la police a procédé samedi soir lors de manifestations de plusieurs dizaines de jeunes
gens à une cinquantaine d'interpellations, pour port d'objets dangereux, refus d'obtempérer aux
injonctions de la police et port de cagoule, selon un communiqué du ministère. Des véhicules ont
été incendiés principalement à Bruxelles, Liège et Charleroi (nuit du 12 au 13 novembre 2005).
Situation en Belgique : une quinzaine d'incidents ont été signalés, dispersés géographiquement dans le
pays, d'après le Centre de coordination de crise du gouvernement fédéral. Il s'agissait à chaque fois de
faits isolés et individuels, qui n'ont jamais été accompagnés de rassemblements de personnes. À
aucun moment, il n'a été question de tension élevée ni d'agitation. Aucune victime n'a été signalée à
l'occasion de ces faits. Au total, une quinzaine de faits ont été constatés dans plusieurs villes, dont une
dizaine d'incendies volontaires. À certains endroits, des suspects ont déjà été appréhendés par la
police locale et mis à la disposition du parquet.
Il est important de noter que le phénomène hors des frontières française peut être considéré comme
très limité, et étant l'agissement d'une poignée d'individus imitant les banlieues françaises. Il n'y a
aucune comparaison possible entre les banlieues françaises et les villes belges car, bien que la
Belgique soit également un centre important d'immigration, les quartiers dans lesquels les
concentrations de populations d'origine étrangère sont élevées jouxtent immédiatement le centre ville.
L'accès à l'ensemble des services proposés est extrêment facilité et ne génère aucun sentiment
d'exclusion géographique. D'autre part l'intégration des personnes d'origine étrangère est beaucoup
plus importante, notamment dans les différentes couches du système politique et décisionnel.
Danemark :
Aarhus (cas isolé dans un quartier populaire de la ville ; certainement pour imiter les émeutes en
banlieues françaises)
Espagne :
Séville (cas isolé selon le gouvernement espagnol, certainement pour imiter les émeutes en
banlieues françaises)
Barcelone (Quartier de l'Hospitalet)
Grèce :
Athènes (plusieurs cocktails molotov
lancés sur une usine française et un surpermarché greco-français. (source nouvelobs.com) En
Grèce, plusieurs manifestations d'anarchiste de "soutiens aux insurgés français" devant
l'Ambassade de France.
Italie :
Venise Des militants de l'extrême gauche italienne occupent le consulat français à Venise pour
montrer leur désaccord avec l'état d'urgence, la répression et la double peine.
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Couverture médiatique
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[modifier]
En France, ces émeutes sont d'abord évoquées avec des mots tels qu'« incidents », « mouvements de
rue » et « violences urbaines ». Au contraire, la presse étrangère, francophone (Canada, Suisse) ou non,
ont immédiatement parlé d'émeutes dues aux problèmes d'intégration ethnique. Les politiciens français,
voire la société française, ont été parfois très durement critiqués.
La France est l'un des rares pays d'Europe à connaître des émeutes de cette ampleur. Le Royaume-Uni
connaît également ce phénomène depuis au moins la fin des années 1970 mais avec parfois un caractère
inter-ethnique (Jamaïcains, Pakistanais, Indiens) ou encore, sous forme d'émeutes raciales (le
« Paki-Bashing » c'est-à-dire la « chasse aux Pakistanais », par exemple), comme les émeutes raciales de
Brixton et de Bristol au début des années 1980, en plein mouvement skinhead. L'analyse de ces émeutes
est controversée, à cause de la participation active de nombreux groupes "mixtes" - noirs et blancs
ensemble - qui se battaient contre la police.
Certains n'hésitent pas à qualifier les cités françaises de « ghettos urbains à caractère ethnique ». Ces
cités, issues de l'urbanisation à marche forcée des années 1950 et 1960, n'existent pas ou peu en
Allemagne, dans le Benelux et en Suisse
par exemple, alors que ces pays sont également d'importants centres d'immigration. En effet, cette énième
« exception française » peut s'expliquer du fait que la France a été fortement influencée à l'époque par la
politique du logement soviétique et l'architecture réaliste-socialiste.
Conséquences et déclarations politiques
[modifier]
Le 4 novembre, le Parti communiste, le député-maire PS de Gonesse
Jean-Pierre Blazy, le député Vert de la Gironde Noël Mamère, et le
député de l'Isère et secrétaire national du PS chargé de la justice et de
la sécurité André Vallini demandent la démission du ministre de
l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
Le gouvernement de Dominique de Villepin a annoncé toute une série
Dessin paru dans la presse
de mesures, notamment la réservation aux quartiers difficiles de 20 000 contrats d'accompagnement pour
l'emploi et contrats d'avenir.
Lors d'un Conseil des ministres le 8 novembre, le Gouvernement a adopté un décret déclarant l'état
d'urgence sur le territoire métropolitain, en application de la loi du 3 avril 1955
(http://www.senat.fr/connaitre/pouvoirs_publics/pouvoirs_publics15.html) :
décret déclarant l'état d'urgence
décret précisant les villes concernées
On peut consulter sur le site Web du Conseil constitutionnel la décision n° 85-187 DC du 25 janvier 1985
(http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/1985/85187dc.htm) , déclarant conforme à la Constitution la
loi relative à l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie et dépendances, loi qui avait été déférée au Conseil le
jour même par 67 députés (dont les anciens premiers ministres Jacques Chirac, Maurice Couve de
Murville, Pierre Messmer, Michel Debré et Jacques Chaban-Delmas) et 62 sénateurs. Le Conseil
constitutionnel avait à l'époque estimé que l'absence de mention de l'état d'urgence dans la constitution de
1958, jointe à diverses modifications de la loi de 1955 depuis 1958 (soit sous le régime introduit par la
Constitution de 1958) et considérant qu'il appartiendrait « au législateur d'opérer la conciliation nécessaire
entre le respect des libertés et la sauvegarde de l'ordre public sans lequel l'exercice des libertés ne saurait
être assuré » n'impliquait pas que loi déférée devant lui puisse être non conforme à la Constitution.
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Le préfet de Police
de Paris a interdit tout rassemblement « de nature à provoquer ou entretenir le désordre sur la voie et dans
les lieux publics » de samedi matin 10h à dimanche 8h.
Lilian Thuram, membre de l'équipe championne du monde de football en 1998 et membre du Haut conseil
à l'intégration, a surpris les médias le mardi 8 novembre par sa déclaration offensive, « Moi aussi j'ai grandi
en banlieue ». Il a critiqué les propos du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, en expliquant que ces
jeunes ne sont pas des racailles, « Avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale. »
Le ministre a plus tard répliqué, affirmant que « Lilian Thuram ne vit plus en banlieue depuis longtemps. »
Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le mardi 8 novembre, le ministre de
l'Intérieur, Nicolas Sarkozy
a déclaré qu'il avait « demandé aux préfets que les étrangers, qui sont en situation régulière ou irrégulière,
qui ont fait l'objet d'une condamnation, soient expulsés sans délai de notre territoire, y compris ceux qui ont
un titre de séjour. Quand on a l'honneur d'avoir un titre de séjour, le moins que l'on puisse dire c'est que
l'on n'a pas à se faire arrêter en train de provoquer des violences urbaines ». De nombreuses personnalités
de gauche l'ont alors accusé de renier ses engagements de l'abrogation de la "double peine". Sur
l'ensemble des condamnations judiciaires, suite aux "violences urbaines", les étrangers ne
représenteraient que 6 % du total. Alors que M. Sarkozy lors de la première expulsion d'un étranger le 3
février
parlait de "six dossiers à suivre", ce ne sont que deux personnes (un Malien et un Béninois). Pour les
autres, les avis consultatifs négatifs des tribunaux ont été souvent suivis par les préfets, les intéressés
n'ayant souvent aucune condamnation ni profil désocialisé. Fin août, seuls un ou deux cas resteraient en
suspens. 8
Pour le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, « le nombre d'étrangers expulsables ne dépasse pas
la dizaine ». Le lundi 14 novembre, le ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy déclarait sur
Europe 1
s'opposer à l'expulsion des délinquants en situation régulière : « Il ne peut pas y avoir un Français qui a fait
un crime ou un délit en France et qui serait traité d'une certaine manière et un étranger en situation
régulière qui serait traité d'une autre manière. C'est pas possible ».
Lors d'un Conseil des ministres anticipé de deux jours, le lundi 14 novembre, l'état d'urgence est prolongé
de trois mois par le gouvernement. Pour le président de la République Jacques Chirac « c'est une mesure
de protection et de précaution […] nécessaire pour donner aux forces de l'ordre tous les moyens dont elles
ont besoin pour ramener définitivement le calme. Bien entendu c'est une mesure strictement temporaire et
qui ne s'appliquera que là où elle est strictement nécessaire et en plein accord avec les élus. » Le parti
socialiste et le parti communiste
(PCF) ont immédiatement protesté ; le PCF demandant le retrait de la loi de 1955 (sur l'état d'urgence)
alors remplacée par « l'état d'urgence sociale ». Ces deux partis de gauche ainsi que Les Verts ont
d'ailleurs annoncé qu'ils voteront contre à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Le 10 novembre, lors de la conférence de presse conjointe du 18 e Sommet franco-espagnol, soit deux
semaines après le début des violences, le président de la République Jacques Chirac s'exprime pour la
première fois en public sur les évènements survenus dans les banlieues françaises. Il y explique que le
préalable à toute autre action est le rétablissement de l'ordre public. À la double question « Comment
vivez-vous les critiques à répétition sur votre quasi-silence ou votre extrême discrétion sur la crise des
banlieues ? Deuxièmement, est-ce que vous approuvez la proposition du ministre de l'Intérieur concernant
le renvoi potentiel des ressortissants étrangers dans leur pays en cas de faute, de délits dans les
banlieues ? », il répond « Sur la première question, je vous ai répondu tout à l'heure, en vous disant qu'il y
a le temps du rétablissement de l'ordre, qui était pour moi une priorité absolue -et j'ai tenu à consacrer la
totalité de mes efforts à cet objectif, qui n'est pas encore atteint- et le temps de la réflexion que je
consacrerai notamment à dire à nos compatriotes quel est mon sentiment sur cette crise et les moyens d'y
remédier. Sur la deuxième question, je vous dirai d'une façon très très simple qu'il y a une loi en France et
que cette loi doit être respectée. Il faut respecter la loi, toute la loi. »
L'intégralité de l'intervention du président de la République le 10 novembre 2005
(http://www.elysee.fr/elysee/francais/interventions/discours_et_declarations/2005/novembre/declaration_
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Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises - Wikipédia
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Le président s'adresse ensuite pour la première fois directement aux Français via la télévision et la radio le
lundi 14 novembre, à 20 heures. L'attente des Français sur cette question des émeutes dans les banlieues
était forte, puisque Jacques Chirac a été regardé par plus de 20 millions de télespectateurs, un record en
politique. Pendant 14 minutes, il a rappelé les principes forts et les valeurs de la République et a proposé
quelques mesures. Voici les extraits marquants de son intervention :
« Cette situation grave témoigne d’une crise de sens, une crise de repères, une crise d’identité, à
laquelle nous répondrons en étant fermes, en étant justes, en étant fidèles aux valeurs de la France
[…]. Ces événements témoignent d’un malaise profond. […] Les enfants, les adolescents ont besoin de
valeurs, de repères. Les familles doivent prendre toute leur responsabilité. […] Celles qui s’y refusent
doivent être sanctionnées. Celles qui connaissent de grandes difficultés doivent en revanche être
activement soutenues. […] Ce qui est en jeu c’est le respect de la loi mais aussi la réussite de notre
politique d’intégration. Il faut être strict dans l’application des règles du regroupement - familial. Il faut
renforcer la lutte contre l’immigration irrégulière et les trafics qu’elle génère. […] Je veux dire à tous les
enfants qui vivent dans les quartiers difficiles que, quelle que soit leur origine, ils sont toutes et tous les
fils et les filles de la République. […] Nous ne construirons rien de durable sans assumer la diversité de
la société française. J’appelle tous les représentants des communes à respecter la loi qui leur impose
d’avoir 20 % au moins de logements sociaux […] Les Françaises et les Français, particulièrement les
plus jeunes, doivent être fiers d’appartenir à une nation qui fait siens les principes d’égalité et de
solidarité. […] Les discriminations sapent les fondements mêmes de notre République. […] Mais il n’est
pas question d’entrer dans la logique des quotas, qui montre du doigt ceux qui en bénéficient, et qui est
injuste pour ceux qui n’en bénéficient pas. Il faut donner à tous les jeunes les mêmes chances face à
l’emploi. […] Pour mieux aider les jeunes en difficulté à aller vers l’emploi, j’ai décidé de créer un
Service civil volontaire, associant accompagnement et formation. Il concernera 50 000 jeunes en
2007. »
L'intégralité de l'intervention du président de la République le lundi 14 novembre 2005
(http://www.elysee.fr/elysee/francais/interventions/interviews_articles_de_presse_et_interventions_telev
Dans un sondage Ipsos pour l'hebdomadaire Le Point (14 novembre 2005) ; la popularité de Nicolas
Sarkozy
fait un bond de onze points, pour s'établir à 63 % d'opinions favorables en novembre. Le ministre de
l'Intérieur profite ainsi des événements et de ses déclarations sécuritaires. Le Premier ministre, Dominique
de Villepin (+ 7 points) à 58 % et le président Jacques Chirac (+ 6 points) à 39 % bénéficient aussi de leur
gestion de la crise.
Les mardi 15 et mercredi 16 novembre 2005, le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, et le président
du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, affirment que la polygamie constitue l'une des
causes de ces violences urbaines. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait déjà déclaré le 10
novembre précédent qu'« il y a plus de problèmes pour un enfant d'un immigré d'Afrique noire ou d'Afrique
du Nord que pour un fils de Suédois, de Danois ou de Hongrois. Parce que la culture, parce que la
polygamie, parce que les origines sociales font qu'il a plus de difficultés. » Hélène Carrère d'Encausse,
secrétaire perpétuelle de l'Académie française tient des propos similaires au journal Libération : « Tout le
monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents
ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis,
sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement
bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants
courent dans les rues. » Ces déclarations ont suscité un tollé chez les personnalités associatives et les
personnalités politiques de gauche. Pour le député-maire socialiste d'Évry (Essonne), Manuel Valls,
« donner à penser que les problèmes actuels des banlieues seraient directement liés à la polygamie est
gênant, voire insupportable. » D'après le député communiste Jean-Claude Sandrier, « les autorités
cherchent des boucs émissaires […] Le principal problème pour l'intégration c'est l'emploi. » Les Verts
dénoncent carrément les « relents racistes » de la droite et du gouvernement.
La polygamie
est officiellement interdite en France mais concernerait jusqu'à 20 000 familles. Le droit français interdit la
bigamie, qui est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende, mais l'administration l'a
longtemps tolérée à condition que le mariage n'ait pas eu lieu en France.
Fin novembre 2005, une autre polémique concerne les propos de l'intellectuel Alain Finkielkraut,
notamment ceux de l'entretien donné au quotidien israélien Haaretz.
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Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises - Wikipédia
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Voir à ce sujet l'article détaillé Polémique autour des propos d'Alain Finkielkraut sur les émeutes en
banlieue.
Contre-disant les propos de Nicolas Sarkozy (fait le 3 novembre 2005, quelques jours après le
déclenchement des émeutes, à propos des violences de la nuit précédente où ce dernier affirmait que
celles-ci n'avaient “rien de spontané” et étaient “parfaitement organisées”), un rapport de la direction
centrale des renseignements généraux (DCRG) daté du 23 novembre et publié par le journal « Le
Parisien » du 7 décembre tire les enseignements de la vague de violences urbaines qui a traversé le pays
à partir du 27 octobre et précise que “La France a connu une forme d'insurrection non organisée avec
l'émergence dans le temps et l'espace d'une révolte populaire des cités, sans leader et sans proposition de
programme”. Le coût des violences est évalué à “plus de 250 millions d'euros.” Par ailleurs, dans ce même
rapport, on peut lire que :
- “aucune solidarité n'a été observée entre les cités”, les jeunes s'identifiant “par leur appartenance à
leur quartier d'origine et ne se reconnaiss(ant) pas dans ceux d'autres communes”. Les policiers
affirment qu'“aucune manipulation n'a été décelée permettant d'accréditer la thèse d'un soulèvement
généralisé et organisé”. Ainsi, les islamistes n'auraient joué “aucun rôle dans le déclenchement des
violences et dans leur expansion”. Ils auraient au contraire eu “tout intérêt à un retour rapide au calme
pour éviter les amalgames”. L'extrême gauche, de son côté, “n'a pas vu venir le coup et fulmine de ne
pas avoir été à l'origine d'un tel mouvement”.
- les policiers assurent par ailleurs que “les jeunes des cités étaient habités d'un fort sentiment
identitaire ne reposant pas uniquement sur leur origine ethnique ou géographique, mais sur leur
condition sociale d'exclus de la société française”. Ils précisent que “les jeunes des quartiers sensibles
se sentent pénalisés par leur pauvreté, la couleur de leur peau et leurs noms. Ceux qui ont saccagé les
cités avaient en commun l'absence de perspectives et d'investissement par le travail dans la société
française”.
- “Tout s'est passé comme si la confiance envers les institutions, mais aussi le secteur privé, source de
convoitises, d'emplois et d'intégration économique, avait été perdue”.
Utilisation politique de l'internet lors des violences urbaines
[modifier]
L'UMP fait campagne au moyen d'achat de liens publicitaires sur le moteur de recherche Google 9. Un
lien vers le site web de l'UMP apparaît dans les résultats de recherche sur des mots clés comme
banlieue, émeute, racaille, anarchiste, républicain, socialiste, fédéraliste, politique, trotskyste, marxiste,
incivilité, démocrate, etc. Cette campagne dirige les visiteurs vers une pétition pour "soutenir la
politique de banlieues de Nicolas Sarkozy". C'est la première fois qu'un parti politique achète des liens
commerciaux sur un moteur Internet.
Le Parti socialiste a fait de même en achetant le mot banlieues par exemple.
Réactions internationales
[modifier]
Voir l'article Réactions internationales aux émeutes de 2005 en France.
Références
1.
2.
3.
4.
5.
6.
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8.
9.
[modifier]
↑ http://bouna93.skyblog.com/pics/261522633.jpg
↑ http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],[email protected],0.html
↑ http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36-708638,0.html
↑ http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36-708638,0.html
↑ http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=1130&xtor=8
↑ 6,0 6,1 Le Soir en ligne (http://www.lesoir.be/rubriques/monde/page_5715_383783.shtml)
↑ Le Monde (http://www.lemonde.fr)
↑ Le Parisien, 10 août 2006, page 14
↑ Campagne publicitaire de l'UMP via google : Article des echosdunet.net
(http://www.echosdunet.net/news/index.php?id_news=1547) et page de l'UMP "Affrontements dans les banlieues :
Soutenons Nicolas Sarkozy" (http://www.u-m-p.org/site/soutien.php) , vers laquelle cette campagne dirigeait.
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Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises - Wikipédia
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Voir aussi
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%89meutes_de_2005_d...
[modifier]
Livres :
S.Beaud, Y. Amrani, Pays de malheur ! Un jeune de cité écrit à un sociologue, La Découverte, 2005
http://precos.ens-lsh.fr/actu/listelivres.php?reflivre=159
http://www.yodawork.com/websp/SW2_consult_ref?F_refid=25779&F_ent_diff_id=1
Films :
La Haine
Ma 6-T va crack-er
« La sociologie est un sport de combat », réalisé par Pierre Carles, où Pierre Bourdieu, après un
congrès en banlieue avec les habitants au sujet de la misère qui y règne, conclut (en 2001) : « Je
pense que l'idée d'un mouvement social, c'est la seule façon. Tant qu'on brûlera des voitures, bon, …
on enverra les flics. Il faut un mouvement social … qui peut brûler des voitures, mais avec un objectif. »
Musique :
NTM, avec notamment la chanson Qu'est-ce qu'on attend sur l'album "Paris sous les bombes" (1995).
Rost, avec la chanson Rev's'olution sur "la Voix du Peuple" (2004), et plus largement sa position même
face au gouvernement actuel
Keny Arkana, avec "La rage" 10, 2006
Bérurier Noir, avec entre autres les chansons petit agité, vive le feu sur l'album Concerto pour
Détraqués (1985), baston sur l'album Macadam Massacre (1983), descendons dans la rue sur l'album
Abracadaboum (1988) (Les morceaux sont en écoute en ligne et les paroles des morceaux sont
consultables sur le site officiel du groupe Bérurier Noir (http://www.beruriernoir.fr/) .
Sham 69 avec la chanson If the kids are united qui a été reprise par Bérurier Noir sur l'album Viva
Bertaga, réflexions sur les questions sociales en banlieue dans les années 80 (bien qu'il y ait une
différence entre les années 80 et aujourd'hui).
Noir Désir (2001) avec la chanson "Le grand incendie", même si elle ne concerne pas exactement ce
genre de révolte.
Autres articles :
Racaille
Violences urbaines
Sources d'actualité
[modifier]
Heure par heure les principaux événements
(http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051103.OBS4071.html) sur le site du Nouvel Obs
(fr) Vu(es) d'Aulnay-sous-Bois (http://reportages.blogs.liberation.fr/aulnay/) Un blog de journalistes de
Libération
(fr) Le Monde, le regard des journalistes étrangers
(http://www.lemonde.fr/web/portfolio/0,[email protected],[email protected],0.html)
(fr) Vidéo à l'intérieur d'une émeute (Extraits du Vrai journal sur Canal +)
(http://media.putfile.com/French-riots)
(fr)
Points de vue et analyses
[modifier]
"À propos des violences de novembre 2005", le dossier de l'Observatoire du communautarisme
(http://www.communautarisme.net/A-propos-des-violences-de-novembre-2005_r50.html)
(fr)
(fr)
"La Nuit des Banlieues", 5 heures de programmes pour mieux comprendre les banlieues, Emission
télévisée du 20/05/06 (http://www.demain.fr/default.asp?f=16961)
(fr) "Le coût des émeutes", dans le Figaro, 19 novembre 2005
(http://www.lefigaro.fr/magazine/20051118.MAG0006.html)
(fr) Rapport 2005 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles
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Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises - Wikipédia
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http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=%C3%89meutes_de_2005_d...
(http://www.ville.gouv.fr/pdf/editions/observatoire-ZUS-rapport-2005.pdf) (statistiques officielles)
(fr) Villepin reporte sa visite au Canada
(http://radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2005/11/02/001-Villepin-Visite-Ottawa.shtml)
(fr) Opinion de Jacques Myard, député des Yvelines, maire de Maisons-Laffitte
(http://www.lefigaro.fr/debats/20051104.FIG0237.html?073256)
(fr) Émission Radio Suisse Romande, 9 novembre 2005, Violences en France : quelle stratégie pour les
forces de répression ?
(http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMode=normal&&bcItemId=6149789&bcid=384977&con
(fr)
Analyse de Joseph Henrotin, chargé de recherches au Centre d'Analyse et de Prévision des Relations
Internationales, 07/11/2005, Un conflit de 5 e génération
(http://www.lalibre.be/article.phtml?id=11&subid=118&art_id=249579)
(fr) Émission télévisée du 06/11/2005 d'Arrêt sur images (thème : "Banlieues : filmer et raconter")
(http://www.france5.fr/asi/007548/10/129836.cfm)
(fr) La france d'en bas… Point de vue de Matthieu Kassovitz, réalisateur du film La Haine, publié sur
son blog le 17 novembre (http://www.mathieukassovitz.com/blog/)
(fr) Sur les émeutes de novembre 2005 en France, par Les Amis de Némésis
(http://www.geocities.com/nemesisite/emeutes.en.France.htm)
(fr) Yann Moulier-Boutang, La révolte des banlieues ou les habits nus de la République, Éditions
Amsterdam (http://www.editionsamsterdam.fr/Site/accueil.htm) , décembre 2005. ISBN 2915547211
(fr) Le besoin sécuritaire mène-t-il la France à droite ? (http://fr.novopress.info/?p=3373#more-3373) par
Jean-Gilles Malliarakis
(fr) Blog : À toutes le victimes des révoltes de novembre 2005 (http://atouteslesvictimes.samizdat.net/)
(fr) Les Banlieues en feu le spectacle au milieu, par Le Fin mot de l'Histoire
(http://www.geocities.com/jf_martos/Banlieues_en_feu.pdf)
(fr) incendies sans paroles (http://www.wildcat-www.de/dossiers/banlieue/incendies_sans_paroles.htm)
(fr) Les émeutes urbaines d’octobre-novembre 2005 en France : comprendre avant de juger
(http://pajol.eu.org/article905.html) , par Alain Morice
(fr) Les émeutes urbaines en France (http://alternativesecurity.org/mot95.html) , dossier collectif
(fr) Émeutes dans les banlieues françaises : Des pauvres et leur impudence – L’État et sa force/Red.
Gegenstandpunkt/Free link (http://www.gegenstandpunkt.com/francais/emeutes.htm)
Sources en anglais
[modifier]
ABC News (http://abcnews.go.com/International/wireStory?id=1262800)
Yahoo! 153 photos
(http://news.yahoo.com/photos/sm/events/wl/103105parisyouthriot/p:5;_ylt=AmXcIsHmsP7nCb4zj8A9fot
(en) Yahoo! Carte
(http://news.yahoo.com/photos/ss/events/wl/103105parisyouthriot/im:/051101/photos_wl/2005_11_01t08
(en)
(en)
Liens internes
[modifier]
Mouvement de l'Immigration et des Banlieues (MIB)
Mouvement social
Politique
Liens externes
[modifier]
Proposition d’une grille de lecture radicale des émeutes en banlieue.
(http://ecotez.free.fr/article.php3?id_article=71)
(fr)
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