PHOTOMONTAGE IDéAL PHOTOMONTAGE IDéAL

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PHOTOMONTAGE IDéAL PHOTOMONTAGE IDéAL
Partenaire du numéro
N° 11/2010 (42) Mensuel Décembre ISSN 1733-2745
Créez votre galerie web
sous Lightroom 3
Préparez vos documents
pour l’impression
Typographie 3D
– union de Cinema 4D et Photoshop
Photomontage idéal
Trucs et astuces pour maîtriser Photoshop CS5
Chers
lecteurs,
Dans le numéro suivant nous avons essayé de vous
proposer des tutoriels qui vous permettrons d’exercer
différents aspects du photomontage.
Premièrement, nous vous conseillons de réaliser
le tutoriel de la couverture dont l’auteur Maksim
Kotsyak vous explique comment se servir de l’outil
Déformation de Photoshop CS5 pour obtenir un effet
particulier. Regardez ensuite à la page 42 où vous
trouverez le tutoriel suivant de Kevin Miceli. Venise
est une image très sombre montrant la destruction de
la ville, mais la réalisation de ce tutoriel est simple et
vous permettra de pratiquer l’utilisation du pinceau.
Pour ceux qui pensent connaître plus la technique
3D, nous vous proposons le tutoriel de François
Leroy qui présente, de façon détaillée, comment unir
deux logiciels Photoshop et Cinema 4D, pour obtenir
un visuel sobre et aérien.
Nous vous invitons aussi à la lecture de l’article
d’Emmanuel Florio Faites bonne impression.
L’auteur vous donnera quelques bons conseils pour
imprimer les documents : quel procédé d’impression
choisir ? comment vérifier à quoi ressemblera le
travail imprimé ? - il répondra à ces questions.
Voulez-vous créer votre site Internet ? Avezvous besoin de créer une galerie ? Lisez l’article de
Christophe Delarsille qui vous présentera comment
s’y prendre en utilisant Lightroom 3.
Bonne lecture à tous,
Équipe .psd Photoshop
Le magazine .psd est publié
par Software Press Sp. z o.o. SK
Président de Software Press Sp. z o.o. SK
Paweł Marciniak
Directrice de la publication
Ewa Łozowicka
DTP
Graphics & Design Eurodesign
www.euro-design.info
Photo de couverture
HelloMaksim / Maksim Kotsyak
Publicité
[email protected]
Software Press Sp. z o.o. SK
ul. Bokserska 1, 02-682 Varsovie, Pologne
tél. +33 170 610 717, fax +48 22 244-24-59
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Bétatests
ISSN : 1733-2745
(c) 2010 Software Press Sp. z o.o. SK,
tous droits réservés
Rédactrice en chef
Justyna Książek
[email protected]
3
Jonathan Marois, Patrick Haond,
Benoît Recarte, Charline Goutx,
Hélène Hertgen, Aurélien Lautour
Les personnes intéressées par la coopération sont priées
de nous contacter : [email protected]
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Tous les logos et marques déposées sont la propriété de leurs
propriétaires respectifs.
sommaire
DOSSIER
Mother Nature
HelloMaksim / Maksim Kotsyak
06
Nebula16
Benjamin Delacour
PRATIQUE
You are at home
François Leroy
FOCUS
22
Exposition virtuelle
Christophe Delarsille
28
Faites bonne impression!
Emmanuel Florio
34
FICHE TECHNIQUE
Venise42
Kewin Miceli
GALERIE
Galerie de Sébastien Vandenwouwer
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50
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Dossier
Photoshop CS5 | intermédiaire | 90 min
Mother
Nature
Ce tutoriel va vous expliquer une technique
amusante pour faire adapter un motif à une
forme et lui donner un effet particulier. Grâce
à un outil de Déformation dans Photoshop
CS5. Mais également compléter une simple
photo avec un fond plus poétique et donner
interaction avec d’autres images et dessins
linéaires.
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HelloMaksim / Maksim Kotsyak
HelloMaksim est une jeune société ayant pris le challenge de l’entrepreneuriat en
Belgique. Elle est dirigée par Maksim Kotsyak dans une direction qui côtoie la création,
la communication et la promotion visuelle. On y retrouve les activités comme le design
graphique et la publicité, design d’objets et de mobilier, le layout de sites internet, la
décoration d’espaces ainsi que la fabrication de pièces/œuvres uniques. Son idée est de
montrer un style nouveau, différent et très personnel.
Sites: www.hellomaksim.com et www.behance.net/hellomaksim
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Dossier
Mother Nature
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1: Choix des images
Prenez une photo d’une personne ou trouvez une image libre de droit
pour commencer votre montage. Réfléchissez aux autres images qui
vont intervenir dans la composition et lui donner un aspect différent
et plus personnalisé.
2a
2: Déformation du motif
Tout d’abord mettez le calque avec le motif (simple
de préférence) au-dessus de la photo en mode Produit. Nous allons utiliser l’outil de Déformation de la
marionnette. Il permet, au moyen d’un filet visuel, de
déformer des zones spécifiques de l’image tout en
laissant d’autres zones intactes. Choisissez la commande Edition>Déformation de la marionnette. On
va voir apparaître un maillage de filets. Grâce à une
petite épingle positionnez les points sur votre image.
Ces points vont être les points de référence qui vont
intervenir dans la modification de l’image. En déplaçant un point, la déformation se crée avec le respect
de proportions qui se reporte sur la totalité de l’image.
Les points peuvent être supprimés et positionnes sur
toute la zone de l’image. On va essayer de couvrir le
corps du personnage avec le motif comme si c’était
une matière. Lorsque vous aurez fini votre opération
vous pouvez la valider pour obtenir le résultat final.
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Dossier
Mother Nature
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3: Extraction du personnage
Grace à une copie de la photo faites un détourage du corps de la
femme pour faciliter l’intégration des futurs éléments et donner une
possibilité de mettre les images derrière le corps et devant. Pour l’extraire allez dans la commande Sélection>Intervertir. Cela effacera le
reste de l’image.
4a
4: Laissez libre cours à votre imagination
Réfléchissez lesquelles images pourront convenir pour votre montage. Pou la raison esthétique choisissons un papillon pour lequel on
va faire un détourage et offrir ses ailes à notre personnage. Pour que
l’image s’intègre mieux à l’ensemble je vous conseille de la désaturer
à l’aide de commande Image>Réglages>Teinte/Saturation. Glisser le
curseur de Saturation vers la gauche.
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Dossier
Mother Nature
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5: Adaptation d’une deuxième peau
6: Ajout d’un fond particulier
Afin de donner un effet d’une deuxième peau enlevez les parties du
motif déformé autour du corps. Vous pouvez sélectionner facilement
le contenu du calque avec le corps déjà détouré. Pour avoir un autre
effet ajoutez encore de l’ombre au dos de la femme.
6a
Pour ajouter de l’ambiance à votre visuel choisissez une image que
vous voulez appliquer dans le fond. Tout en veillant sur la couleur et
son intégration au visuel que vous avez en tête. Il ne faut pas une
image très colorée, un tissu en niveaux de gris rajoutera une fine
couche sur un fond déjà grisé. Mettez ce calque juste au-dessus de
votre photo, mettez-le en mode Produit, vous pouvez régler l’Opacité
du calque à votre convenance.
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Dossier
Mother Nature
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7: Effet sur le corps
Pour ajouter la touche d’une couleur vive qui s’intègre bien à notre image, utilisez un scan
haute résolution d’un essai couleur avec les aquarelles. En numérisant votre image, sélectionnez et enlevez toute la teinte blanche (grâce à l’outil Baguette magique) afin de garder
une légère transparence sur l’image. Vous pouvez aussi appliquer une autre image abstraite.
Dans notre cas la couleur atténue le corps de la femme et se place devant, mais visuellement
on reconnaît les parties du corps grâce au motif déformé. Il suffit seulement de reprendre la
sélection du corps déjà détouré et enlever le reste de la couleur autour du personnage.
7e
8: Esprit festif
Pour rajouter un effet de couleur qui sera encore plus dynamique utilisez l’image d’un
ensemble de petits points colorés, comme les confettis. Cette manipulation est purement
décorative et permet d’avoir encore plus de couleur mais en petite quantité. Positionnez votre
calque sur la partie voulue de l’image et enlevez la partie centrale pour ne pas cacher le motif
et la forme du corps.
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Dossier
Mother Nature
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9: Plus de fleurs
Pour lui créer un jardin secret, ajoutez une composition de fleurs
préalablement préparée dans un fichier vectoriel. Cela vous permettra de mieux positionner les petits objets et de créer une diversité de couleurs plus facilement. Copiez l’ensemble dans Photoshop
et mettez ce calque en mode Lumière linéaire. Pareil ici, libérez le
corps du personnage pour garder la partie avec le motif déformé plus
accrocheuse et reconnaissable.
10a
10: Personnaliser les cheveux
En voyant la forme des cheveux sur l’image d’origine on peut leur
ajouter encore plus de style. En donnant un aspect autant plus dessiné à notre assemblage. Faites tracer les lignes au feutre noir en se
basant sur la photo. Vous pouvez imprimer l’état actuel du fichier ou
dessiner les lignes avec une tablette graphique. Essayez d’être le
plus proche possible, suivez avec précision le mouvement de cheveux et n’hésitez pas à exagérer certaines lignes ! Dans le cas du
dessin sur un calque papier, scannez votre dessin et coller-le sur un
nouveau calque avec le mode Produit.
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Mother Nature
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12: Touche finale
11: Remplacement des ailes
Allons à redessiner aussi les ailes du papillon, cela nous permettra d’avoir un ensemble plus cohérent et plus créatif. Le dessin s’intègre mieux et représente un aplat de couleur moindre que la photo
précédemment utilisée. C’est un fruit de réflexion qui m’est arrivé
en travaillant sur l’image, vous pouvez passer cette étape si vous
le souhaitez.
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Notre image est quasiment terminée. Il ne reste qu’à rajouter un petit
détail qui donnera une teinte unie à la composition. Avec l’aide d’outil Dégradé, faites un Dégradé radial avec une couleur claire au Premier plan et une teinte plus foncé en arrière plan. Vous pouvez également glisser une image existante ou de faire papier-coller à partir
d’Illustrator. Placez ce calque tout au-dessus du visuel et mettez-le
en mode Produit. Celle permettra d’atténuer certaines couleurs trop
vives et donner un aspect photographie avec les coins légèrement
plus sombres.
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dossier
Photoshop CS4 | intermédiaire | 90 min
NEBULA
Dans ce tutoriel j’ai essayé de matérialiser l’univers que chacun peut
avoir au plus profond de son imaginaire. J’ai donc utilisé différentes
photos d’étoiles et de galaxies pour illustrer ce portrait.
Faites travailler votre imagination et réalisez votre univers !
1
Benjamin Delacour
Infographiste depuis plus de 10 ans,
il travaille maintenant en tant que Freelance.
Passionné par le design, la photo mais
surtout par la retouche de photos, il réalise
régulièrement pour différentes sociétés des
retouches complexes de leurs produits. Il
prend le temps depuis peu de réaliser des
travaux personnels; ce qui lui permet de
découvrir encore et encore Photoshop.
1: CHOIX DU VISUEL
Pour ce genre d’illustration
vu qu’on ne gardera que le
visage il faut bien entendu
faire attention aux détails pour
essayer de trouver la photo la
plus adéquate possible. On
peut bien sûr retoucher une
photo presque parfaite pour
n’en garder que le meilleur.
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nebula
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2: DÉTOURAGE
Comme toujours le détourage est important. Une fois
le visage détouré avec la Plume, copiez le calque
de base. Puis en cliquant sur l’icône du tracé et en
appuyant sur [Ctrl] vous récupérez votre tracé en
sélection, dans le menu Calque cliquez sur l’icône
Ajouter un masque de fusion.
Vous pouvez maintenant créer un nouveau document
d’environ 5000 sur 3000 pixels de haut en 300 dpi.
3
3: PLACEMENT
J’ai découpé avec les règles en 9 parties égales l’illustration pour tester différent positionnement, en utilisant
cette trame j’ai plusieurs solutions de placement à disposition. Il ne reste plus qu’à choisir la meilleure. J’en
ai profité pour désaturer légèrement le visage.
4
4: PREMIERS TRAITS
J’ai tourné le visage pour lui donner plus de dynamisme. Avec un Pinceau large j’ai posé une touche
de brun derrière le visage pour le faire ressortir sur
le fond. Ensuite avec la Plume j’ai réalisé les suites
de la forme du visage en récupérant la sélection sur
un nouveau calque. J’ai peint avec une couleur peau
foncée pour faire ressortir la suite du visage de façon
transparente.
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nebula
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5: VISAGE
Dupliquez le calque du visage appuyez sur [Ctrl]+[U]
pour ouvrir le panneau Teinte/Saturation et réglez la
Saturation à 0%, validez et passez le calque en mode
Incrustation à 75%. Dupliquez le calque du visage non
modifié, placez-le au-dessus et ajoutez un Flou de
surface avec un nouveau masque de fusion. Effacez
les parties telles que les yeux et la bouche qui doivent
rester nets.
6
6: FORMES
Avec l’outil Plume, créez de nouveaux tracés que
vous remplirez légèrement avec un pinceau large à
20% en suivant doucement les contours plutôt que le
centre. Réduisez l’opacité pour les garder légèrement
visibles. Mieux vaut recréer de nouveaux calques
par dessus pour donner du volume en rajoutant des
petites touches que de tout vouloir faire sur le même
calque. Cela vous laissera plus de possibilités pour les
réglages et pour le rendu.
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7:TRAITS
Toujours avec l’outil Plume créez des courbes qui
épousent les formes du visage et faites les plus longues que nécessaires, ne fermez pas les tracés.
Sélectionnez le pinceau, réglez-le sur 9 pixels, les
contours flous avec une Opacité 100% et dans le panneau Tracé cliquez sur Contour du tracé (en ayant
sélectionné le bon tracé). Cliquez sur l’option Simuler
la pression et validez.
Pour les effets, j’ai mis une Lueur externe à 100%
en orange et en Superposition avec une taille de 18
pixels. Puis ajoutez un effet d’Incrustation couleur
avec une teinte de peau clair à 100%.
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nebula
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8: VISAGE ET CONTOURS
J’ai continué la même chose pour réaliser une partie
des contours du visage et j’ai rajouté un morceau de
joue sur le côté. J’ai utilisé la Plume pour la forme et
j’ai rempli avec le Pot de peinture en choisissant une
couleur peau. Il ne reste plus qu’à régler l’opacité.
J’ai dupliqué le groupe des calques contours et
traits lumineux, je l’ai aplati et j’ai flouté le tout pour
rajouter de la luminosité.
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9: GALAXIES
Pour réaliser l’ambiance, j’avais besoin d’une photo
de galaxie. Pour commencer j’ai fait une copie dans
mon fichier et j’ai utilisé l’outil Fluidité pour réaliser
des formes organiques avec les reflets créés par les
étoiles déformées avec les outils Miroir et Zoom du
panneau fluidité.
En utilisant l’outil Transformation, je l’ai adapté à la
forme du visage pour donner l’impression qu’il en sort.
J’ai modifié la couleur avec l’outil Teinte/Saturation,
ensuite [Ctrl]+[T] et j’ai cliqué sur l’option Redéfinir.
Il ne reste plus qu’à rajouter un masque de fusion
pour effacer les parties non désirées.
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10: DEUXIÈME PARTIE GALAXIES
J’ai recommencé l’étape précédent pour avoir plus de
matière et j’ai rajouté un calque supplémentaire avec
un peu de Cyan pour modifier la couleur des galaxies
près du visage. J’ai aussi rajouté l’image des galaxies
sans déformation en mode Lumière crue.
Pour finir j’ai mis au-dessus du fond un calque avec un
peu de rouge pour accentuer le fond.
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dossier
nebula
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11: GALAXIES ET BULLES
J’ai utilisé une photo de bulle renfermant une galaxie
(pour gagner du temps). En la tournant et en changeant sa taille, j’ai rempli l’arrière du visage. Pour
celles qui s’éloignent, j’ai baissé leur Opacité jusqu’à
20%. J’ai essayé de les placer sur les formes déjà
créées avec les précédentes galaxies.
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12: COULEURS
Finalement je n’appréciais plus le rouge et j’ai rajouté
un calque de Teinte/Saturation pour passer vers le
bleu. Avec un calque Couleur j’ai encore renforcé la
nouvelle teinte bleutée. J’ai juste conservé les couleurs du visage avec un masque de fusion.
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13: ONDES
Pour finir j’ai créé dans Illustrator des tracés à la
Plume et en utilisant l’option Dégradé de formes j’ai
réalisé différentes séries d’ondes dont j’ai gommé les
bords lors de l’importation dans Photoshop.
Cela rajoute un peu de matière dans l’illustration.
La dernière touche concerne les couleurs j’ai rajouté
un calque Courbe transfert de dégradé avec un
dégradé bleu rouge jaune en mode Produit à 40%.
Voilà maintenant c’est fini !
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pratique
Cinema 4D Photoshop CS4 | débutant | 150 min
YOU ARE
AT HOME
Voici un tutoriel qui consiste à créer une image grâce au logiciel de
3D Cinema 4D et l’outil Photoshop, un mélange de très bon goût
vous permettant de créer à la fois de l’abstrait et du surréalisme.
Ici, nous allons voir la création typographique et la création
de petites planètes d’herbe depuis Cinema 4D pour finir sous
Photoshop pour les réglages et les différentes incrustations.
Le résultat est une image sobre et aérienne.
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François Leroy
AKA Graphic Travelling est un graphic
designer de 21 ans. Basé à Paris, il a obtenu
son diplôme d’Arts Graphiques en 2008 et
exerce depuis deux ans environ son activité
numérique en autodidacte.
Site : http://www.graphic-travelling.com
pratique
you are At home
1: Création du texte
Nous allons tout d’abrd créer la scène via Cinema 4D, ouvrez-le
logiciel et sélectionnez le Text Object/Objet Texte de Mograph
(Mograph>Text Object/Objet Texte). Nous allons effectuer un
mouvement sur chaque lettre indépendamment, pour cela il vous
faudra un outil Objet Texte par lettre. Inscrivez votre texte dans le
menu de propriété du texte. Le tout dans la typographie DEBAS
NEUE (trouvable sur le site de police Dafont.com par exemple).
Organisez tout cela en déplaçant chaque lettre grâce aux outils de
déplacement et de rotation de Cinema 4D.
1
1a
2: Scène et matière I
Nous allons associer la matière au texte et configurer la scène
(lumière, fond etc...). Pour cela insérez déja un Sky/Ciel vierge via
le panneau d’objet Lumière, histoire de voir l’interraction entre la
matière et le fond qui, ici, doit être assez clair. Faites ensuite File>New
Material (Fichier>Nouvelle Matière) depuis le menu Materials
(Matières) et double-cliquez sur la nouvelle matière créé. Configurez
déja la couleur souhaitée, puis activez aussi la Reflection à laquelle
nous allons associer un Fresnel présent dans l’onglet Texture.
Réglez le Fresnel sur environ 50% et la Reflection sur environ 10%.
Activez aussi le menu Specular que nous allons paramétrer de sorte
à avoir une spécularité assez vive et brillante. Groupez ensuite vos
objets de texte en les sélectionnant et en faisant [Alt]+[G]. Associez
la matière créée au groupe en la faisant glisser dessus.
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you are At home
3: Scène et matière II
Faites [Ctrl]+[R] à tous moments si vous le désirez pour pouvoir
visionner le rendu. Placez maintenant une lumière via le Panneau
de lumière et placez-la de tel manière à ce que la typographie soit
plus lisible. Dans les attributs de l’objet Lumière allez dans l’onglet
3
Shadow (Ombre), choisissez le Shadow Maps (Soft), modifiez sa
résolution en 500 x 500 px et sa densité à environ 30%. Créez une
autre lumière que vous placerez plutôt vers la gauche. Changez-lui
sa couleur (onglet General de ses attributs pour obtenir une couleur
foncée proche de la couleur du texte).
3a
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4: Sphère I
Dans le panneau d’outils d’ajout d’objet, prennez l’objet sphère plusieurs fois de suite pour en placer plusieurs ici et là. Dans les attributs
de l’objet changez leur nombre de segment actuel par 200 et changez aussi leur taille grâce à l’outil de changement d’échelle entre l’outil de déplacement et l’outil de rotation. Éditez-les en les sélectionnant
puis en appuyant sur [C] car nous allons désormais transformer ses
4
24
sphères sans matière en boule d’herbe. Pour cela sélectionnez l’objet Fur (Fourrure) du module Hair. Ouvrez son panneau de matière
et changez sa couleur marron en quelque chose de plutôt vert clair.
Sélectionnez toutes les sphères, faites un clic droit puis connecter +
suprimer pour les fusionner et ainsi glisser l’objet dans l’onglet Object
(Objet) des attribut de la Fur (Fourrure).
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pratique
you are At home
5: Sphère II
Vous pouvez effectuer les réglages de la taille et du nombre de brin
d’herbe via ce même panneau attribut en cliquant sur l’objet Fur
(Fourrure) de votre scène afin d’optimiser le rendu selon vos besoins.
5
Ici, il nous faut des brins d’herbes assez petit et en grand nombre
(600 000 environ). Vous remarquerez qu’il y a toujours quelque trou.
Pour cela créez une matière de couleur verte foncée et appliquez-la
à l’objet sphère.
5a
6: Rendu I
Désormais nous avons notre scène global, vous pouvez effectuer
quelques réglages avant d’entamer le rendu que nous allons transférer
dans Photoshop. Faites clic droit sur l’objet Sky(Ciel)>Cinema 4D
Tags>Compositing et décocher Visible par la caméra. Allez ensuite
dans le menu Render (Rendu)>Render settings (Paramètre de Rendu)
car c’est dans ce menu que va s’effectuer tous les réglages de sortie
de votre scène. Allez directement dans Output (Sortie) pour régler la
taille du fichier en pixel. Ici il faudra une taille de haute définition pour
Photoshop, nous allons donc mettre environ 4500 x 3375 pixels.
6
7: Rendu II
Passez ensuite dans l’Anti-aliasing. Choisissez Best (Meilleur
résultat) dans le menu du même nom et changez le niveau
minimum en 4 x 4 et le maximum en 16 x 16. Dans le menu Save
(Sauvegarde) choisissez un nom de fichier, activez l’Alpha Channel
(Canal Alpha) et Separate Alpha (Séparer l’Alpha) ce qui va nous
permettre de sélectionner uniquement la partie qui nous intérresse
dans Photoshop, pour l’animation le canal Alpha a le don de rendre
l’objet souhaité sur un fond transparent pour le passer sous After
Effect par exemple. Faites ensuite [Maj]+[R] pour démarrer le Rendu
qui va mettre plus ou moins longtemps selon votre machine.
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you are At home
8: Passage sous Photoshop
Vous devriez obtenir deux visuels TIFF, un étant le rendu, l’autre le
canal Alpha. Ouvrez les deux dans Photoshop ; allez dans le menu
Couches puis [Ctrl]+ clic sur le canal Alpha. Mémorisez la sélection
et passez sur le fichier rendu, là, récupérez la sélection. Voici votre
rendu désormais parfaitement sélectionné. Créez un nouveau
document de 4920 x 3075 px et glisser le rendu dedans pour pouvoir
commencer à travailler dessus. Il est effectivement un peu grand,
réduisez-le à l’aide de la Transformation Manuelle ([Ctrl]+[T]) puis
renforcez les détails de ce rendu en faisant Filtre>Renforcement>
Accentuation avec un Gain d’environ 100 et un Rayon d’environ 1.
8a
8
8b
9: Le fond
Nous allons ensuite incorporer un fond s’adaptant au rendu 3D, ici
il nous faudra un fond assez clair. Pour cela nous nous servirons du
Ciel.jpg que vous désaturerez Image>Réglage>Désaturation. Pour
créez une ambiance de légèreté nous allons rajouter un calque gris
au-dessus, en opacité d’environ 75%. Un dégradé de blanc allant
de gauche à droite et un calque par-dessus bleu ciel en fusion de
calque couleur avec une opacité d’environ 55%. Le fond désormais
allégé met en valeur la typographie. Vous pouvez aussi mettre un
dégradé de droite à gauche de bleu assez foncé et mettre le calque
en Incrustation pour faire ressortir les nuages.
10: Réglage I
Créez un nouveau calque de Réglage, Calque>Nouveau calque
de réglage>Courbes puis intensifiez les zones foncées et claires
pour donner plus de dynamisme à l’image. Réitérez l’opération
avec un calque Balances des couleurs pour intensifier le Bleu
dans les Tons foncés, le Rouge dans les Tons moyens et le Jaune
dans les Tons clairs.
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pratique
you are At home
11: Réglage II
Nous allons pouvoir maintenant passer au réglage des sphères
d’herbes. Sélectionnez-les puis faites clic droit et choisissez calque,
puis coupez-les pour les avoir indépendamment sur un autre calque,
de ce fait vous allez pouvoir leur assigner des réglages sans les
sélectionner à chaque fois. Commencez par leur donner une couleur
uniforme grâce à un calque plutôt vert moyen en mode de fusion
Couleur. Profitez-en également pour baisser un peu le contraste de
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12: Ajout
11a
Dans cette étape nous ajouterons quelques arbres. Pour cela ouvrez
l’image arbre.jpg, sélectionnez-la et glissez-la dans votre création.
À l’aide de la Transformation manuelle ([Ctrl]+[T]) réglez sa taille et
sa position puis placez-en plusieurs ici et là sur les sphères. Réglez
également un peu plus de saturation. Sélectionnez les arbres et à
l’aide d’un pinceau diffus et sur un nouveau calque, ajoutez du
12
ces sphères en allant dans Images>Réglages>Luminosité/Contraste
et augmentez légèrement la saturation de la typo qui est maintenant
sur un calque indépendant. Créez un nouveau calque de réglage
Mélangeur de Couches sur le réglage Noir et Blanc avec un filtre
jaune en mode de fusion Couleur avec une opacité d’environ 22%
ce qui va permettre d’homogénéiser les couleurs. Baissez ensuite
l’opacité du Ciel qui semble désormais un petit peu trop présent.
blanc sur le côté pour simuler un point de lumière. Mettez ensuite
ce calque en mode de fusion Incrustation, voilà qui est mieux. Un
des derniers réglages est d’ajouter avec ce même pinceau diffus
un peu de blanc vers le fond pour faire ressortir encore plus la
typographie. Désormais vous pouvez ajouter quelques nuages ici et
là à l’aide de brush trouvable par exemple sur DeviantArt. Vous voilà
avec une création épurée et aérienne mixant la 3D et Photoshop.
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focus
Exposition virtuelle
- création de galeries web
sous Lightroom 3
Que se soit pour partager votre passion ou pour
promouvoir votre activité, le site web est à présent une
vitrine incontournable. En quelques clics, vos images
peuvent être vues dans le monde entier. Alors, n’attendons
plus. Voici comment créer rapidement sa galerie,
pour une exposition virtuelle mondiale.
Christophe Delarsille
Créatif publicitaire et graphic designer indépendant, Christophe utilise
Lightroom depuis la version 2 pour un usage privé en photographie.
Autodidacte, il en apprécie la souplesse et l’ergonomie. Il utilise
principalement Lightroom pour le développement des fichiers RAW.
http://www.delarsille.be
http://www.flickr.com/photos/cdelarsille/sets/72157621885118419/show/
Le choix des œuvres
Tout dépend du rôle de votre future galerie, mais gardez à l’esprit
que Trop, c’est trop. Sur le web, on a tendance à vite zapper. Alors,
allez à l’essentiel. Ne sélectionnez que les clichés intéressants lors
de la création de votre Collection. Dans l’onglet Bibliothèque (en
haut à droite) vous obtenez un aperçu de toutes vos images. Si votre
bibliothèque contient un grand nombre de photos c’est que vous êtes
un habitué. Filtrez vos images à l’aide des drapeaux, notes ou couleurs. Si vous avez peu d’images dans la bibliothèque, ne tenez pas
compte de ce filtrage. Dans la palette de gauche Collections, créez
un Ensemble de collections en cliquant sur le petit +.
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focus
Exposition virtuelle
Donnez-lui un nom (je le nomme Site Surf_Photo). Vérifiez que pour
l’option Ensemble la valeur soit Sans. Procédez de la même manière
pour créer une collection dans cet ensemble.
À présent, glissez vos images ou photos favorites de votre bibliothèque vers le dossier de la collection choisie.
Organiser la visite
Cliquez sur le dossier d’une collection pour en apercevoir le contenu.
Vous pouvez déplacer les images en les glissant entre deux autres
photos pour organiser l’ordre d’apparence lors du défilement.
Dès que vous êtes satisfait, cliquez sur l’onglet Web situé tout
à fait dans le coin droit, en haut de l’écran pour créer votre future
galerie web.
Choix de la galerie
Lightroom vous propose différents styles de galeries classés en deux
grandes familles: les galeries HTML et les galeries Flash. Vous les
29
distinguerez grâce au petit logo disposé sur la vignette d’aperçu de
la galerie.
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Exposition virtuelle
focus
Galeries HTML ou Flash
Je ne vais pas passer en revue tous les modèles mais je vais
vous détailler les deux modèles par défaut. Choisissez le modèle
Galerie HTML (par défaut) dans la palette de gauche Explorateur
de modèles.
Un aperçu de votre future page web s’affiche au centre. Dans la
palette de droite, vous avez toutes les options de réglages possible
pour ce modèle. Entrez un titre de site et complétez la suite des informations. Vous pouvez choisir de modifier la palette des couleurs,
agrandir la grille pour afficher plus d’images sur une seule page, définir la taille des grandes images, etc. Je reviendrai plus loin sur le chapitre Filigrane. Une fois les réglages à votre goût, sauvegardez votre
modèle en cliquant sur le petit + situé à droite du menu Explorateur
de modèles. Votre modèle, une fois enregistré, sera disponible dans
le menu Modèles utilisateur.
Choisissez à présent le modèle Galerie Flash (par défaut). La grande
différence est l’apport de la technologie Flash dans votre galerie web.
Elle permet par exemple de faire apparaître les images progressivement par un effet de fondu ou de permettre un défilement automatique de vos images grâce à un bouton “play” situé en dessous de la
grande image. Lightroom intègre également des modules plus aboutis disponibles en haut de la palette de droite, dans le menu Style de
disposition. Vous avez alors accès aux galeries SimpleViewer, AutoViewer et PostcardViewer.
Si ce genre d’effets vous plait, sachez que d’autres modules sont disponibles sur le site http://www.simpleviewer.net/products/. Il est possible d’acheter la version Pro qui permet entre autre d’augmenter le
nombre d’images par galerie ou d’enlever le logo en bas à droite.
Enfin, sachez encore que d’autres modèles payants ou gratuits
peuvent être trouvés sur internet.
Protéger vos images
Lightroom permet à présent d’ajouter un filigrane (ou votre logo) sur
vos images avant de concevoir votre galerie. Inutile donc d’exporter
vos images et d’y ajouter un copyright dans Photoshop. Tout se fait
directement à partir de vos fichiers RAW de base. Vous avez le choix
entre un filigrane sous forme de texte ou sous forme d’image. Vous
pouvez à loisir en modifier la taille, l’opacité et l’emplacement.
Une fois ce filigrane correctement défini, pensez à le mémoriser. Cliquez sur le menu en haut à gauche de la fenêtre pour lui donner un nom.
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Exposition virtuelle
focus
Exportation
Le bouton Exporter… va générer un fichier HTML et tous les fichiers
apparentés pour que votre galerie puisse être affichée sur le web.
Le tout sera déposé dans un dossier de votre disque dur portant
le nom que vous avez choisi. Il vous suffit alors de vous connecter
via un Client FTP à votre espace d’hébergement et d’y copier
ce dossier. Une fois ce dossier copié sur le serveur de votre
espace web, le site est disponible sur internet.
Pour éviter ces étapes, vous pouvez directement utiliser
les fonctions FTP de Lightroom et copier directement la galerie vers un serveur web. Configurez les accès dans le dernier
menu de la palette de droite Paramètres de téléchargement :
Modifier.
Cliquez ensuite sur le bouton Télécharger…. Lightroom
génère automatiquement les dossiers et fichiers nécessaires et
transfère le tout vers le serveur web que vous aurez configuré.
Aller plus loin
Si vos connaissances en html, xml et flash vous le permettent; il est possible de modifier les codes des fichiers générés par Lightroom une fois
ceux-ci exportés sur votre disque dur. Mais ayez toujours à l’esprit que
chaque nouvelle exportation (suite à une mise à jour de votre galerie)
régénérera un code par Lightroom et écrasera tous vos changements.
Sachez aussi que la galerie flash créée avec Lightroom peut-être
récupérée et intégrée dans une page html créée de toute pièce par vos
soins dans une toute autre mise en page.
C’est le cas du site qui a servi de base pour ce tutoriel. Vous êtes invités
à y parcourir les différentes collections. http://www.delarsille.be/SurfTrip
Bon amusement lors de la réalisation de vos galeries.
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formations
N
ous avons le plaisir de vous
présenter la rubrique Formations
dans laquelle les écoles et les centres de
formations présenterons leurs formations
en graphisme et multimédia.
Dans cette rubrique vous trouverez
les présentations générales de ces
établissements ainsi que les descriptions
de divers cours qu’ils proposent. Vous
connaîtrez ses avantages et ses spécificités
afin de bien choisir la formation qui
répondra à vos attentes.
Sur notre site www.psdmag.org/fr vous
trouverez la section Formations contenant
les courtes descriptions des établissements
et leurs coordonnées.
32
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Focus
Faites bonne
impression!
Comment préparer ses documents pour l’impression,
ou la chronique d’une catastrophe annoncée.
C’est souvent une source d’angoisse pour le
graphiste. On a validé les images, on a discuté
pendant des heures sur la maquette, on a réussi à
faire passer nos idées au client, et on est finalement
plutôt heureux de la tournure qu’a pris le projet. Il
faut maintenant envoyer les fichiers à l’imprimeur.
On n’ose pas penser à certaines catastrophes qu’on
a subi sur d’autres travaux. Il ne nous reste plus
qu’à croiser les doigts, ou se rassurer en répétant
que cet imprimeur-là est très bon, on me l’a souvent
recommandé, ou encore se résigner, parce que de
toute façon, cela ne pourra jamais être aussi beau
qu’à l’écran...
Et pourtant, quelques règles simples permettent
de sécuriser l’impression d’un document, quel que
soit l’environnement et la technique utilisée ! Cela
demande bien entendu de revoir nos méthodes de
travai - si peu - mais avec un tel profit et un tel confort
que bientôt vous vous demanderez pourquoi vous
Emmanuel Florio
Il est opérateur scanner, chromiste, responsable de fabrication
et formateur.
Photograveur depuis 1979 (déjà !), il est familier des techniques
traditionnelles et numériques de la reproduction de l’image et
de la communication par l’imprimé. L’évolution des technologies
l’a conduit à étendre son champ de compétences à la
publication sur le Web, et à la formation professionnelle. Il est
auteur d’un ouvrage et d’un site que certains voulurent bien
nommer de référence : le Guide de la couleur & de l’image
imprimée, conseillé aujourd’hui par de nombreuses écoles d’art
graphique et organismes de formation.
Outre le traitement de l’image sous toutes ses formes, sur
lequel ses pairs lui ont reconnu quelques compétences, il s’est
passionné pour des domaines variés, plus ou moins étrangers
à ses qualifications professionnelles. Amateur de jazz, mais rétif
à souscrire à toute chapelle, musicien qui cultiva l’art délicat
du chœur de chambre, euphoniste, modeste essayiste et
romancier, il est aussi, selon ses amis, un fin cuisinier…
n’avez pas franchi le pas plus tôt !
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Faites bonne impression!
Focus
Les différents procédés d’impression
Chaque procédé d’impression a ses spécificités: les connaître
permet de travailler en connaissance de cause et d’orienter son
choix en fonction de la qualité de reproduction recherchée, des délais
d’exécution, et inévitablement de … son coût!
L’imprimante personnelle: on l’a sous la main, c’est idéal pour se
rendre compte rapidement de l’aspect d’une mise en page. Ce n’est
pourtant pas la solution idéale en terme de fiabilité, de rapidité et
d’économie (pensez aux prix des cartouches d’encres, et au nombre
de feuilles de papier photo que vous avez déjà jetées à la poubelle)!
On l’utilisera seulement pour sortir quelques épreuves intermédiaires
en cours d’élaboration d’un projet.
L’impression numérique professionnelle: elle est passée longtemps pour un média onéreux, et pourtant elle s’affirme de jours en
jours comme une alternative économique aux petits tirages en offset.
Ajoutons à cela une qualité d’impression qui peut se révéler exceptionnelle, et sur une multitude de supports: papier photo, vélin, bâche
textile, adhésif, etc. C’est une technique d’impression qui s’impose
pour les tirages de prestige (tel le secteur du luxe), les impressions
personnalisées ou les petites séries.
L’offset: c’est la solution classique pour ce qu’on appelle traditionnellement les travaux de ville, l’édition d’auteur ou l’édition d’art, ou
les documents commerciaux de moyens tirages (+ de 1000 exemplaires). Procédé éprouvé, il reste l’un des moyens de reproduction
professionnel les plus usités, sur une gamme pléthorique de papiers
économiques ou créatifs.
L’héliogravure: procédé industriel pour un très grands nombre de
tirages en fonction du coût de la mise en œuvre (+ de 100 000 exemplaires), c’est la technique obligatoire d’impression pour les gros
catalogues. Souvent utilisée pour des raisons de budget avec des
papiers de faible grammage (à partir de 50g/m2), elle peut offrir néanmoins une qualité de reproduction des détails et une profondeur de
couleur comparable voire supérieure à celle de l’offset dès lors qu’on
s’offre à un papier de qualité supérieure.
La sérigraphie, la flexographie, et les autres techniques pour supports particuliers sont imposées par la nature du travail: impression
sur textile, plastique, métal, verre, etc. Le cahier des charges très
spécifique impose que vous vous rapprochiez impérativement de vos
prestataires pour suivre précisément les consignes techniques.
et surtout trop lourds pour leur budget de communication. À moins
de ne viser que le marché du parfum de marque et des voitures de
luxe...
Pourquoi cela change tout le temps et que
le résultat n’est jamais garanti?
Une chose est certaine: tout comme une photographie ne saurait
jamais être le reflet exact de la réalité photographiée, on ne pourra
jamais obtenir exactement le rendu identique d’une même composition graphique à travers tous les procédés et tous les supports d’impression! Chaque technique possède ses caractéristiques et ses
limitations (et c’est aussi ce qui fait la personnalité et le charme de
chacune d’entre elles). Notre idéal devrait tendre à une reproduction
homogène de nos images quels que soient les techniques et les supports choisis.
Les différences fondamentales entre le RVB et le CMJN. La PAO
souffre d’un paradoxe inhérent à ses outils: nous travaillons dans un
environnement complètement différent de la finalité du produit. Tout
le travail de création, de retouche, de mise en page se fait au travers d’un écran, alors que la page, le pack, ou l’affiche présentés
au public vont en réalité être imprimés sur une surface de papier ou
de carton!
D’un point de vue théorique, les images s’affichent sur nos écrans
selon le principe de la synthèse additive de la couleur. Soit trois
sources de lumières Rouge, Vert, Bleu d’intensités variables qui s’additionnent pour reconstituer toutes les nuances d’une image. Ce qui
signifie que les couleurs RVB superposées à leur intensité maximale
donneront une lumière blanche.
En imprimerie, on utilise le principe de la synthèse soustractive de
la couleur. Soit quatre encres de couleurs primaires Cyan, Magenta,
Jaune, Noir qui agissent comme des filtres à la lumière ambiante
pour recréer notre image. Chaque couche d’encre absorbe une part
du rayonnement de la lumière. Les quatre encres superposées à leur
valeur maximale empêchent toute réflexion de la lumière: il en résulte
donc un noir (plus ou moins) parfait.
On peut observer la décomposition des modes RVB et CMJN dans
Photoshop en activant la palette des couches: Fenêtre>Couches et
l’effet de leur superposition en activant ou désactivant les couches
successives avec l’icone de l’œil se trouvant en face de chaque
couche.
Ce qui conditionne le choix d’un procédé
plutôt qu’un autre
La qualité d’impression peut varier énormément en fonction du procédé d’impression, mais surtout en fonction du support d’impression!
On peut obtenir de véritables tirages d’art aussi bien en offset, qu’en
sérigraphie ou sur traceur numérique... à condition d’utiliser le papier
adéquat. Inutile de viser le chef d’œuvre sur un papier journal ou un
papier offset d’entrée de gamme.
La quantité est un facteur primordial pour le choix du procédé d’impression. Pour quelques exemplaires d’un carton d’invitation, vous
opterez pour le numérique. Un millier de documents commerciaux,
l’offset sans hésitation. Un catalogue de VPC à 200 000 exemplaires,
l’héliogravure s’impose.
Les impératifs techniques ne vous laisseront qu’un choix limité.
Une bâche plastique soumise aux intempéries: numérique, bien sûr.
Une collection de tee-shirts à l’effigie d’un club de foot: pas d’autre
solution que la sérigraphie. N’hésitez pas à consulter les prestataires
qui sauront guider votre décision.
Le coût reste le nerf de la guerre! Calculatrice en main, il y a des
solutions que vous abandonnerez sans hésitation. Et notamment
sur le choix du support d’impression. Il y a longtemps que les vépécistes ont renoncé aux papiers couchés haut de gamme trop chers
35
Figure 1. Décomposition des
couches CMJN
Figure 2. Décomposition des
couches RVB
Les modes RVB, ou les différents affichages à l’écran. On parle
usuellement de mode RVB comme s’il s’agissait d’un traitement
unique, alors qu’il serait beaucoup plus opportun de parler DES
modes RVB. En effet, chaque écran, chaque appareil d’acquisition,
appareil photo numérique ou scanner, possède son propre espace
RVB conditionné par les composants électroniques et leurs performances, leur vieillissement, les réglages personnalisés de
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Focus
Faites bonne impression!
Figure 3. L’image originale AdobeRVB
Figure 4. L’image convertie en sRVB
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Focus
Faites bonne impression!
l’utilisateur... Si l’on ouvre l’image d’exemple dans Photoshop, et
qu’on lui affecte arbitrairement un espace colorimétrique différent
de l’espace colorimétrique d’origine, on constate immédiatement
une déformation du rendu et de la profondeur des couleurs, particulièrement sur des gammes de couleurs très lumineuses et saturées. Ici on constate la dégradation de l’image en passant du mode
AdobeRVB au mode sRVB: Edition>Convertir en profil>Espace de
destination sRGB>Aperçu.
On se met une balle dans la tête, ou bien on réfléchit? On
constate que nous devons réunir au sein d’une mise en page des
images de sources hétérogènes, de caractéristiques disparates, et
que nous allons devoir les reproduire sur une machine et un type
de papier dont nous ne connaissons pas précisément les performances (ou contre-performances)… On laisse faire, et on est quasiment assuré de décevoir notre client, au mieux de se cantonner à
un à peu près guère valorisant. Si seulement quelqu’un ou quelque
chose pouvait nous débarrasser de ce casse-tête, et nous laisser
nous concentrer sur ce que nous savons le mieux faire: la création
graphique! Imaginons un magicien qui serait capable d’analyser les
spécificités de nos images, et les reproduirait au mieux des capacités de l’imprimante et du support final, quels que soient les images
utilisées, les machines et les papiers choisis. Et tout cela sans faire
de bruit, ni poser de questions, sans qu’on s’en préoccupe... Réjouissez-vous: cela existe!
Colorsync, le standard ICC de gestion
de la couleur
Cette application est aujourd’hui implantée dans tous les outils d’acquisition et de reproduction. Elle a été validée par les acteurs majeurs
des arts graphiques et répond au normes ISO professionnelles.
Figure 5. Synchroniser le menu Couleurs dans la Creative Suite
Les modes CMJN, ou le comportement de l’encre sur le papier.
De la même manière, on a pris l’habitude de considérer qu’il existait un mode CMJN de référence. Dans Photoshop, si on a configuré
le mode des couleurs comme il est conseillé pour le travail en imprimerie, sur l’option Pré-presse Europe, c’est le Coated FOGRA27:
Edition>Couleurs>Pré-Presse pour l’Europe (ou mieux encore, si vous
avez synchronisé vos paramètres de couleurs pour toutes les applications de la Creative Suite dans Adobe Bridge: Edition>Paramètres
de couleur Creative Suite>Synchronisation>Pré-presse pour l’Europe). Ce qui n’est pas une mauvaise référence, mais ce n’est qu’une
seule référence, estimant qu’on imprime sur une machine offset standard et un papier couché de moyenne gamme. Or, nous avons vu
précédemment qu’il existe une multitude d’imprimante et encore plus
de supports d’impression! Faites le test simplissime d’imprimer votre
image test deux fois sur votre imprimante à jet d’encre, une fois sur
une feuille type courrier 90 g, et une autre fois sur un papier photo
glacé brillant. C’est le jour et la nuit!
Figure 6. L’image test imprimée sur un papier courrier
37
D’où vient-on, où est-on, où va-t-on? Colorsync permet de
répondre à ces questions fondamentales. D’où vient-t-on: quelles
sont exactement les caractéristiques des images que nous devons
intégrer à notre création graphique? Où est-on: comment appréhender à chaque étape de la création les transformations et le
rendu exact de ces images?
Où va-t-on: comment vont
s’adapter nos images au
procédé et au support d’impression quelles que soient
leur nature? Colorsync est
un outil de traduction simultanée qui va interpréter les
informations de l’image et les
convertir pour les adapter instantanément au média d’affichage ou de reproduction.
Lab, le mode colorimétrique de
référence. Il fallait une référence
colorimétrique indépendante des
Figure 8. L’espace colorimétrique d’un profil CMJN par rapport à
l’espace de référence
Figure 7. L’image test imprimée sur un papier photo
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Focus
Faites bonne impression!
limitations techniques des appareils d’acquisition, d’affichage ou
de reproduction pour caractériser chaque élément de la chaine graphique. C’est donc le mode Lab (Réglages>Mode>Lab) qui n’est pas
un espace de travail, ou de reproduction, mais un modèle théorique
de la vision humaine. Colorsync va donc se référer au mode Lab pour
déterminer l’espace colorimétrique d’un périphérique -appareil photo
numérique, écran, imprimante-, c’est-à-dire la gamme de toutes les
couleurs (ou Gamut) acquises ou reproductibles par ce périphérique.
La notion de profil colorimétrique: le profil est la carte d’identité
d’une image ou d’un périphérique. Il consiste en un fichier texte intégré à l’image ou attaché à un périphérique, et qui en décrit précisément les caractéristiques colorimétriques. Il peut s’agir de profil générique établi par le constructeur du matériel, ou de profil personnalisé
généré par un logiciel de calibration. On en distingue trois types:
• Le profil d’acquisition est la description colorimétrique précise du
matériel qui a servi à créer l’image (scanner ou appareil photo
numérique).
• Le profil d’affichage est la description colorimétrique précise du
moniteur qui permet d’interpréter l’image et simuler à l’écran le
rendu final de l’impression.
• Le profil d’impression est la description précise du matériel de
reproduction qui permet de transformer les valeurs RVB de l’image
originale en valeurs CMJN spécifiques de l’imprimante et du support d’impression.
Le CMM (Color Management Module) ou moteur de rendu des
couleurs. Les profils ne se convertissent pas par magie d’un espace
à un autre. Ils sont calculés par le CMM Colorsync qui est intégré
au système d’exploitation ou dans les applications de création graphique, et plus particulièrement au sein de la Creative Suite Adobe.
Son rôle est d’interpréter les informations colorimétriques d’une
image pour les adapter (ou mapper) rigoureusement à l’espace colorimétrique de l’écran ou de l’imprimante.
Comment vérifier à quoi ressemblera
votre travail imprimé?
Tout au long du processus de création, vous pourrez avoir une estimation des modifications des images selon l’espace de destination. Il
s’agit bien entendu d’une simulation du rendu final, conditionné par la
qualité et la stabilité de votre écran. Cette prévisualisation est purement indicative, mais immédiate et sans altération aucune du fichier
original.
Dans Photoshop, le menu Affichage>Couleurs d’épreuve donne
la pré-vue de l’image dans l’espace CMJN défini par défaut dans
les préférences Edition>Couleurs comme nous l’avons évoqué plus
haut.
Pour modifier le profil d’impression, vous ouvrez le menu
Affichage>Format d’épreuve>Personnalisé, et vous sélectionnez dans
la liste déroulante. Un bon moyen de visualiser
les altérations significatives dues à l’impression!
Enfin, le menu Affichage>Couleurs non imprimables mettra en évidence sur une image RVB
toutes les zones de couleurs qui ne sont pas
reproductibles dans l’espace CMJN de référence, et subiront en conséquence des altérations particulièrement sensibles.
Dans InDesign, le menu Affichage>Couleurs
d’épreuve donne, comme dans Photoshop, une
simulation du profil d’impression par défaut de
tous les éléments composant la page, y compris
les tons personnalisés définis dans le nuancier.
Le menu Affichage>Format d’épreuve>
Personnalisé permet également de visualiser l’effet de profils alternatifs à celui défini dans les préférences couleurs Edition>Couleurs.
Figure 9. Simulation du mode CMJN Coated Fogra 27
Figure 11. Afficher les couleurs de l’épreuve dans InDesign
Figure 10. Mise en évidence des couleurs RVB non reproductibles en CMJN
38
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Focus
Dans Acrobat Pro, l’outil à privilégier pour générer, éditer ou
contrôler les fichiers PDF à destination de l’impression, l’affichage
est par défaut celui du profil choisi lors de la création du PDF. Le
menu Options avancées>Impression>Aperçu de la sortie ouvre
une palette qui permet de mesurer sous le curseur les valeurs de
séparation CMJN de l’image, mais aussi de mettre en évidence les
valeurs d’encrage maximales, ou de simuler la couleur du papier. On
pourra également y simuler l’affichage de la page dans d’autres profils d’impression.
En outre, le menu Outils>Modifications avancées>Retouche d’objet offre la possibilité de retoucher chaque image du document individuellement avec Photoshop, telle qu’elle a été transformée par la
conversion dans le profil. La correction ponctuelle sur un visuel est
alors automatiquement sauvegardée avec le fichier PDF, sans affecter, cela va de soi, l’image originale qui aura servie lors de la composition de la page.
La véritable épreuve contractuelle reste néanmoins indispensable! Toutes les simulations écran, quelle que soit l’attention qu’on
aura apporté à la calibration du matériel, ne resteront que des simulations, précieuses certes, mais beaucoup trop sujettes à des fluctuations incontrôlables pour constituer un guide véritablement fiable
à l’attention de l’imprimeur. D’autant plus que seule une véritable
épreuve contractuelle - ce qu’on nomme encore dans le jargon des
agences: Cromalin, bien qu’il existe aujourd’hui beaucoup d’autres
procédés d’épreuvage aux normes ISO – aura valeur juridique en
cas de litige. Notez que les impressions techniques en marge de la
page ont autant de valeurs pour l’imprimeur que le rendu de la page.
Il n’est pas question de les faire sauter d’un coup de cisaille, même
si elles vous paraissent bien peu esthétiques et que vous répugnez
à les montrer à votre client (un cache Canson noir suffira à les masquer si nécessaire).
Figure 12. Analyser les valeurs d’un PDF dans Acrobat Pro
Figure 14. Epreuve contractuelle aux normes ISO
La méthode de travail idéale
Figure 13. Editer un élément d’un DPF dans Acrobat
39
Standardiser les profils des images en AdobeRVB Même si le
CMM Colorsync est capable d’interpréter les profils provenant de
n’importe quelle source, l’expérience a montré qu’il est préférable de
convertir dans Photoshop toutes les images originales dans l’espace
standard AdobeRVB, qui est l’espace préconisé pour le travail en
pré-presse (c’est la finalité des avertissements concernant les profils
qui s’affichent à l’ouverture des images). Cela sera également l’occasion de prévenir d’éventuelles aberrations colorimétriques dues à
des conditions de prises de vues hasardeuses, et de procéder aux
contrôles et corrections chromatiques habituelles.
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Focus
Faites bonne impression!
Conserver toujours les images en RVB. Une habitude provenant
des époques historiques de la photogravure voudrait qu’on convertisse toutes les images en CMJN avant de les importer dans la page
(il y a encore des écoles d’art graphique qui enseignent ceci comme
une règle absolue). Ce qui est absolument à proscrire! La première
excellente raison de garder toutes les images en RVB est que nous
ne connaissons pratiquement jamais le profil d’impression exact de
notre travail, et qu’utiliser un profil générique est obligatoirement
approximatif. La seconde est qu’on ne récupère JAMAIS les informations colorimétriques originales perdues lors d’une conversion vers
un espace colorimétrique restreint. Faites-vous-même l’expérience
de convertir l’image test une première fois vers une copie en CMJN,
puis de convertir une nouvelle fois cette copie dans l’espace Adobe
RVB, et comparez avec l’original!
Créer les nuanciers de bendays en CMJN. Et validez l’option
Conserver les Numéros lors de la création des PDF, ce qui revient
à garder les valeurs nommées à leurs strictes valeurs. Colorsync
peut bien entendu interpréter ces valeurs de nuancier, mais les paramètres de conversion qui se révèlent très appropriés pour la conversion des illustrations et des photos sont parfois approximatifs pour
les valeurs de couleur en aplat. Enfin, toutes les chartes graphiques
de marques indiquent des valeurs de séparations CMJN pour les
couleurs institutionnelles. Modifier un tant soit peu les valeurs imposées vous mettrait en défaut envers vos obligations contractuelles.
Se renseigner sur le profil d’impression préconisé par votre
prestataire. Tous les imprimeurs ne travaillent pas de la même
manière! Si beaucoup se contentent de profils génériques, certains
ont développés des processus très rigoureux de caractérisation
sur leur parc de machine et des papiers les plus usités. Consultez
-les que possible dans l’avancement de votre travail pour connaître
leurs préconisations: ils ne s’en montreront que plus coopératifs par
la suite. La plupart des profils adoptés par les grandes imprimeries
sont téléchargeables (avec leur documentation!) sur le site du groupement Europe Color Initiative: http://www.eci.org
Figure 15. L’image originale en AdobeRVB
Figure 16. L’image convertie en CMJN
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Figure 17. L’image CMJN convertie de nouveau en AdobeRVB
Générer les pages à imprimer en PDF certifié avec le profil d’impression préconisé. Le PDF certifié ou PDF/X répond aux normes
ISO de l’imprimerie industrielle. Utiliser cette forme de PDF rassurera votre imprimeur sur la conformité de vos fichiers. Il en est beaucoup qui n’accepteront rien d’autre! En France, la norme est communément le PDF/X 1a. Vous trouverez cette option dans le menu de
InDesign Fichier>Exporter>Type>PDF. Attention, exporter un PDF
certifié ne dispense pas d’appliquer le profil préconisé par votre imprimeur! Vous sélectionnerez celui-ci dans le menu déroulant d’exportation. C’est lors de cette étape que les images RVB intégrées à votre
mise en page seront converties précisément dans les valeurs CMJN
du profil d’impression. Si besoin est d’exporter cette même page pour
un autre type d’imprimante, il suffira de modifier le profil d’impression
sans que vous n’ayez à vous préoccuper de rien d’autre, et sans que
les images originales ne soient dégradées.
Transmettre des épreuves certifiées ISO imprimées à partir des
PDF/X. Nous avons vu que l’épreuve certifiée est le juge de paix du
graphiste comme de l’imprimeur. Il est impératif qu’elles soient imprimées à partir du même PDF/X qui partira chez l’imprimeur, ce qui
validera la conformité du PDF/X et le contenu de la page (y compris
les corrections de texte, virgules oubliées et fautes d’orthographes)...
Dormir sur vos deux oreilles... Car désormais vous parlerez le
même langage que vos fournisseurs et collaborateurs. Et vous vous
étonnerez de la transparence de ce flux de gestion de la couleur!
Ne supprimez jamais les profils des images! Photoshop l’autorise, tout comme il autorise d’affecter arbitrairement un profil à une
image (Edition>Attribuer un profil>Profil, à ne pas confondre avec
Convertir un profil, qui est une conversion classique de Colorsync).
Supprimer un profil revient à déchirer une carte d’identité. Attribuer
un profil, à piocher au hasard une carte d’identité dans un sac et
la donner au premier venu. Si la gestion des profils dépasse vos
besoins ou le niveau de compétence de vos partenaires, dites vous
que cela ne changera en rien vos méthodes de travail et le résultat
escompté. Par contre une image privée de son profil ne le récupèrera jamais, et la cohérence de la chaine graphique en sera irrémédiablement affectée.
Déplacez-vous pour le Bon-à-Tirer! Malgré le soin que vous aurez
apporté à l’élaboration de votre travail, malgré le dialogue avec vos
collaborateurs, malgré les PDF certifiés que vous avez validés avec
votre imprimeur, et les épreuves contractuelles dument étalonnées que
vous lui avez transmises, il subsistera toujours, au moment du calage
de l’impression, une infime marge de variations techniques dues à la
machine et à son conducteur, aux conditions climatiques, aux variations du papier, ou tout simplement... à votre appréciation personnelle.
Votre présence et votre jugement personnel restent irremplaçables, et
votre imprimeur vous en sera particulièrement reconnaissant!
Gardez-vous quelques atouts!
Gestion de la couleur et retouche chromatique sont deux
choses différentes! Il faut dissiper toute ambigüité: une photographie médiocre ne sera jamais sauvée par un flux de gestion de la
couleur rigoureuse. Une mauvaise image est une mauvaise image,
ou sous-exposée, ou déséquilibrée, ou non conforme à l’échantillon,
etc. Corriger la dominante, renforcer le détail, donner de la lumière:
vous effectuerez ces retouches chromatiques en amont de l’intégration des images dans la mise en page. Et Photoshop foisonne d’outils
précieux en ce domaine (mais ceci est une autre histoire)...
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Figure 18. Les paramètres à renseigner pour exporter un PDF certifié
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Venise
FICHE TECHNIQUE
Photoshop CS5 Extended | Avancé | 120 min
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FICHE TECHNIQUE
Venise
L’image est constituée en grande partie de
dessins réalisés sur tablette graphique, ce qui
ne laisse que peut d’explication sur sa création.
La pratique et l’expérience seront les clés pour
achever une image de ce type. Contrairement au
tutoriel précédent (voir .psd de novembre 2010 ),
cette image est très simple à réaliser,
la patience sera votre meilleur amie.
Ce tutoriel est dédié à Roxanne alias Marmotte.
1
1: Teinte/Saturation
Tout d’abord, nous allons appliquer
un filtre Teinte/Saturation à cette
image. Nous n’allons pas appliquer ce filtre en tant qu’ajustement
sur ce calque, mais à plusieurs
calques donc pour cela faites
[Cmd] ou [Ctrl]+U. Appliquez les
réglages suivants Teinte 205, Saturation 25, et Lumière 0.
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Kewin Miceli
Artiste digital de 26 ans, il est passionné de
Photoshop et du photomontage en général. Très
influencé par l’artiste Joachim Luetke (designer
du groupe de musique Dimmu Borgir entre
autre) il travail en freelance pour des sociétés
internationales telle que Universal Music. Ses
oeuvres sont très appréciées dans le milieu de la
musique métal. Pour plus d’informations n’hésitez
pas à prendre contact avec Kewin.
Contact : [email protected]
Site : http://www.donmiceli.com
FICHE TECHNIQUE
veniSe
2: Détourage
Maintenant, il nous faut détourer l’image. Pour cela, il
existe plusieurs façons. Je recommande l’outil gomme,
ou la plume pour le faire. Pour effacer la partie eau,
cela vous demandera de la patience, effacez tout sauf
les points d’accroches des bateaux, cela nous fera
gagner du temps par la suite.
2
3
3: Ciel
Ajoutez le ciel de votre choix, ici j’en ai choisi un orageux, l’ajustement se fera avec les courbes, vous
pourrez aussi appliquer un dégradé pour en effacer
une partie. Ce calque ce trouvera en dessous de votre
calque d’ajustement Teinte/Saturation, qui, lui, restera
en premier plan pendant une grande partie de l’image.
3a
4
4: Rivière
Utilisez une image de rivière asséchée, détourez-la en
l’ajustant avec les Courbes de manière à ce qu’elles
se marient bien avec le reste de votre image, c’est-àdire le ciel et la ville.
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FICHE TECHNIQUE
veniSe
5
5: Polls
Ici, il nous faut dessiner les structures de certains bâtiments et des
terrasses. Pour cela, utilisez un pinceau rond à dureté de 50 % et de
taille 16, activez la pression de votre stylet, peignez des semblants
de poteaux en bois en variant les tailles de chacun.
6
6: Ombrages
Pour les ombrages, utilisez le même principe que pour les poteaux,
en baissant l’opacité a 65%, sélectionnez un pinceau rond à dureté
de 0% de taille 50 et de couleur noir. Dessinez les ombrages des
bâtiments de gauche, et sous la ville.
7
7: Débris 1
Maintenant, nous allons ajouter des débris de maison, de quai, de
trottoir, etc… Pour cela, il faudra incorporer des images de débris que
vous trouverez facilement sur google ou autre. Détourez ces images,
ajustez-les en harmonie avec le reste de l’image, et argumentez de
petits détails au pinceau si nécessaire.
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FICHE TECHNIQUE
veniSe
8: Débris 2
Continuez ce procédé au-ras des bâtiments sans recouvrir totalement
les points d’attaches des bateaux. N’utilisez pas les mêmes débris à
chaque fois. Variez et agrémentez les détails dessinés au pinceau.
8
9
9: Débris 3
Continuez l’incrustation de débris le long de la ville, et aussi sur certaines façades de bâtiments. Détaillez vos débris à l’aide de votre
pinceau. Dessinez des tuyaux, des briques, et d’autres éléments de
construction.
10a
10
10: Débris 4
N’oubliez pas les façades des bâtiments, détruisez-les comme bon
vous semble ! Continuez à incorporer des débris tout le long de la
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ville, en les ajustant selon leur résolution, contraste, etc… Utilisez
des brosses si nécessaire pour rester le plus en harmonie possible
avec la ville de fond.
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FICHE TECHNIQUE
veniSe
11: Avion
Pour un meilleur effet de cataclysme, on va placer un
avion qui accrochera un bâtiment dans son atterrissage. Pour cela, détourez un avion, prenez un gros
porteur, ici c’est un avion de l’armée.
11
Détourez l’objet et placez-le en arrière-plan du reste
de la ville. L’ombrage de l’avion se fait de la même
manière que celui de la ville.
11a
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12: Impact Avion
L’impact de l’aile de l’avion sur le bâtiment est une
photo détourée et incrustée en mode normal au
reste de l’image. Ajoutez de petits débris tombant du
bâtiment, sélectionnez un petit morceau de débris et
reproduisez-le environ une vingtaine de fois en variant
la taille et l’angle. Copiez un des réacteurs de l’avion
et placez-le à l’avant de l’impact, de manière à ce qu’il
donne l’impression de s’être détaché de l’aile.
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FICHE TECHNIQUE
veniSe
13: Bateaux
Venise est connue en partie pour ses gondoles, alors ajoutez en
quelques unes un peu partout entre les débris et le milieu de la rivière.
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14: Feux
Le feu est un élément très délicat à travailler sous Photoshop… C’est
pour cela que je vous ai joint une image en PNG dans les sources
d’images utilisées. Placez cette image sur un nouveau calque, et
baissez son opacité à environ 65% en mode normal. Dupliquez
ce calque et transformez-le à l’aide du Puppet warp (sur CS5) ou
utilisez le Tampon pour modifier la forme de vos flammes. Répétez
ce procédé jusqu’à ce que vous soyez satisfait de votre incendie.
Une fois votre incendie en place, fusionnez tous les calques de ce
dernier et appliquez une lueur externe de couleur orangée.
14
15
15: Fumée
La fumée se crée à partir d’un pinceau rond à dureté minimum (0%)
de taille d’environ 60. Avec votre Pen Pressure activé, vous allez
dessiner des formes abstraites qui feront penser à de la fumée, pour
cela, vous pouvez vous servir d’une image d’exemple que vous
trouverez sur google ou autre. Vous pouvez aussi créer une brosse à
partir d’une image jpeg pour cet effet.
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Galerie
Galerie de
SÉBASTIEN VANDENWOUWER
Il est infographiste et graphiste professionnel.
Pour lui le graphisme est synonyme de passion
! Il a débuté avec photoshop 7.0, ses débuts
furent certes chaotiques car il n’utilisait que
la baguette magique… mais depuis il a un peu
évolué ! Il a suivi une formation d’infographie
à 19 ans ! Voilà déjà deux ans qu’il
travaille dans une agence bruxelloise spécialisée dans le domaine
pharmaceutique et cosmétique. Son job consiste à créer de la plv
(publicité sur lieu de vente), du display à l’argumentaire de vente en
passant par les logotypes et le packaging. Cependant l’illustration que
vous allez découvrir reflète une autre facette de son travail. Pour en
savoir un peu plus sur son travail personnel, visitez son portfolio sur :
www.vs-creations.be
About a girl
Mon sujet principale est encore une fois
une fille... le sexe féminin est une véritable
inspiration pour moi ! Car sans elles nous
serions bien malheureux il est donc tout à fait
légitime de les honorés. D’un point de vue
plus technique, il s’agit d’une recherche de
texture et de couleur.
Urban
J’affectionne particulièrement cette illustration car elle m’a permis de prendre conscience que je pouvais réaliser des choses
graphiquement sympa (enfin j’espère...)
Color is sound
La musique a toujours été un sujet inspirant
pour moi! Je voulais réaliser une illustration
en jouant avec un grand nombre de textures
avec des couleurs assez flashie.
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Galerie
Galerie de SÉBASTIEN VANDENWOUWER
Redlabel
Cette illustration représente le désire, l’envie,
la luxure. Le rouge est une couleur exitante
et attirante, rajoutez lui un modèle en sousvêtement et l’affaire est dans le sac!
Doggy Style
En réalisant cette illustration, j’ai voulu
mettre en avant le coté English un peu coincé (blague) ! D’un point de vue technique,
j’ai favorisé la superposition d’éléments et le
collage afin d’avoir une image sympa et un
peu coquine de part son nom :).
Trois muses
J’ai réalisé cette illustration en utilisant de
nouvelles techniques. J’ai voulu trouver
une interaction entre typo et visuel afin
d’avoir une image rétro tout en restant très
contemporain
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