École nationale supérieure d`architecture de Versailles ÉNSA-V

Commentaires

Transcription

École nationale supérieure d`architecture de Versailles ÉNSA-V
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ÉNSA-V
CYCLE MASTER
Mémoire
1
SOMMAIRE
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
–
Présentation Mémoire
« Etre rue : formes, usages, représentations »
DE L’ÉPAISSEUR DU TEMPS: Édifice, langage & signification
Architecture, ornement, nature et temporalité
dans l’architecture contemporaine
Blogs architecture
Cultures architecturales et pratiques matérielles
Cultures constructives et questions environnementales
Ici et/ou ailleurs : ville, territoire, nature
Paysages modernes et contemporaines
Processus expérimentaux
Energetic metropolis
Techno-sphères
p.3
p.4
p.5
p.6
p.7
p.8
p.9
p10
p11
p12
p13
p14
2
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Mémoire M1 (1 semestre)
L’élaboration du mémoire, durant le deuxième et le troisième semestre, se fait au sein de « groupes de
mémoire » qui développent des thématiques spécifiques.
Ils sont au nombre de neuf, groupés autour de quatre thématiques :
- Patrimoine, histoire
- Cultures constructives
- Territoires, lieux et pratiques
- Processus expérimentaux
Le mémoire engage les étudiants dans une réflexion personnelle qui a pour objet des notions ou des espaces
architecturaux, urbains ou paysagers.
La rédaction finale doit proposer une synthèse démontrant des capacités à construire un sujet et à poser, par
le texte et l'image, une problématique. Cette forme du mémoire de type universitaire est complétée par des
démarches démonstratives qui utilisent d’autres moyens de recherche comme la vidéo ou l’expérimentation.
Objectifs pédagogiques
Le mémoire a pour objectif de former aux méthodes d'étude et de recherche. C’est une réflexion personnelle.
Dans certains cas, l’ensemble du travail réalisé est écrit. Dans d’autre cas, l’écrit complète un travail réalisé
en vidéo ou sous une autre forme.
Il a pour objet des notions ou des espaces architecturaux, urbains ou paysagers. Il s’agit :
- soit d’analyser la genèse et l’histoire de notions, de projets ou de réalisations,
- soit d’étudier l’appréhension d’espaces à travers des descriptions et des entretiens,
- soit de conduire à une recherche renouvelant l’approche du projet architectural et urbain.
L’étude débute par une recherche sur le terrain, en bibliothèque, aux archives pour définir un sujet. La
formulation d’hypothèses et la définition d’une problématique permettent de définir la recherche par une
réflexion personnelle.
Contenu
L’enseignement est dispensé dans des groupes qui sont des lieux d'encadrement pédagogique, d'apprentissage
de la recherche, de mise en commun et de confrontation des réflexions. Chacun est caractérisé par une
approche particulière. Lors des séances, ils soulèvent des questions de méthode et dressent un état des
connaissances sur les sujets abordés. Les débats engagés lors de la présentation par les étudiants de leur
étude en cours permettent d'aborder les problèmes d'écriture, de techniques de représentation, de sources
documentaires, de bibliographie… et d’inciter à la lecture et à la découverte d’œuvres qui alimenteront la
réflexion et développeront le sens critique. Nous avons distingué quatre thématiques réunissant neuf groupes
d'enseignants : « Patrimoine, histoire, développements », « Cultures constructive », « Processus
expérimentaux », « Territoires, lieux et pratiques ».
Travaux demandés
Un rapport de recherche indiquant le sujet, la problématique, l’état d’avancement des recherches, un plan
d’étude, une bibliographie et des annexes.
3
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
« Etre rue: formes, usages, représentations »
Enseignants : Sophie Brones, Pierre Gaudin, Maud Leonhardt Santini
Objectifs pédagogiques
L'objectif de cet enseignement est la fabrication par le groupe d'étudiants, à l'issue des deux semestres, d'une
publication sur la métropole parisienne. On travaillera en prenant pour modèle le fonctionnement d'une
équipe de recherche qui, réunie au sein d’un atelier, propose de dresser un portrait du Paris contemporain,
établi à partir d'un objet d'étude en particulier : la rue, catégorie et marqueur d'urbanité par excellence.
Il s’agira de renouveler le regard porté sur les multiples déclinaisons de la rue, depuis les territoires de la
ville-centre jusqu’à ceux des périphéries de la métropole.
Les problématiques envisageront autant les variations formelles que de pluralité des usages sociaux. Elles
questionneront les imaginaires et les cultures qui se rattachent à cet objet urbain qu’est la rue. Elles
analyseront les formes de sociabilité qui s’y déploient, ainsi que les processus de distanciation qui s’y
observent (anonymat, cosmopolitisme, etc.).
Une attention particulière sera portée aux notions de continuité et de rupture, en particulier à travers
l’examen de situations d'entre deux, d’interstices, de voies sans issue, de niches où se jouent des effets de
seuils, de façades et de recoins, de rythmes socialement codifiés (ouverture/fermeture ; public/privé). Il
s’agira ainsi de travailler sur les différentes formes de perception et d’appropriation de la rue, espace
socialement mouvant.
Contenu
Dispositif : Ces questionnements seront abordés par le biais d'un dispositif particulier, celui de l'itinéraire. Le
terrain d'étude des étudiants sera défini à l'issue d'un voyage à pied qui les conduira des franges de la
métropole parisienne à son coeur. Dans ce cheminement à travers les séquences de la ville, l’attention se
portera sur la variation des formes que peut prendre la rue ainsi que sur la diversité des ambiances et des
usages qu'elle suscite. Les mots utilisés pour qualifier les configurations spatiales qui s'y rattachent
contribueront également à enrichir la réflexion.
Méthode : L'approche privilégiera une diversité de modes d'investigation : enquête ethnographique, usages
de la photographie, voire de la vidéo. Elle questionnera le domaine des ambiances et du sensible, ainsi que
les moyens d'en rendre compte. Elle pourra aussi mobiliser les répertoires de la littérature, des arts vivants et
contemporains. Dans sa forme, la publication finale devra refléter cette variété.
4
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
DE L’ÉPAISSEUR DU TEMPS: Édifice, langage & signification
Enseignant : Frank Rambert
Objectifs pédagogiques
Depuis qu'il produit des outils, depuis qu'il accompagne ses morts, depuis qu'il édifie, l'Homme donne à ses
productions des formes qui font sens, accompagnent son histoire, ses gestes, et les transcendent.
Depuis les origines de l'architecture, l'Homme utilise un ensemble de signes, de pratiques qui sont bien
souvent récurrentes tout au long de son histoire. Nous proposons de visiter, d'identifier, mettre à jour et
finalement, rendre opératoires ces permanences qui alimentent sans cesse la production architecturale, que
cela s'incarne dans le matériau, dans la construction, dans le langage, dans les pratiques, les rituels.
Cette réflexion se fait autour de l'édifice, son décryptage tout autant que les relations qu'il entretient avec son
milieu historique et culturel ainsi que la relation organique qu'il entretien avec son territoire.
Ce travail est en continuité avec le cours de théorie en A21, il a pour objectif :
1- Apprendre aux étudiants à acquérir une culture qui soit en résonnance avec leurs désirs et leurs
préoccupations intellectuelles. Apprendre à maîtriser et développer cette culture.
2- Comprendre le monde contemporain à l'aune de l'épaisseur culturelle sur laquelle il est fondé.
3- Amener les étudiants à une réflexion sur le monde, leur discipline, sur eux-mêmes. Une réflexion qui les
rend disponibles et conscients sur la pratique de leur métier, qu'elle se développe dans une production écrite
comme le propose le doctorat, ou une production d'édifices ; dans tous les cas, considérer notre discipline
comme une production intellectuelle, littéraire.
4- Amener les étudiants aux portes du doctorat.
Contenu
M1
1- Cours de méthodologie : Contenu et attendus du mémoire, présentation d'exemples, méthodologie de
recherche, recherche bibliographique et numérique, aide à la rédaction, …
2- Séminaires hebdomadaires.
M2
Séminaire hebdomadaire par lequel chaque étudiant présente l'avancement de son travail au groupe qui le
commente.
Méthodologie
Plutôt que de parler de méthode, s'il en existe une, il s'agit d'aider les étudiants à mettre en place des
éléments de pensée et d'analyse qui leur permettent de se positionner, en tant que praticien, par rapport à
l'environnement culturel qui est le leur.
Pour cela deux formes de pensée seront privilégiées :
1- Le jugement critique qui demande à chacun d'analyser, de comprendre et de se positionner par rapport à
l'objet de la critique.
2- L'analogie qui a pour finalité de fabriquer des assemblages entre différents objets que relie une pensée
unique qui donne sens à cet assemblage. Cela permet de composer, et de manipuler, une culture large qui se
développe bien au-delà de notre propre discipline.
Mode d'évaluation
Sujet de mémoire rédigé, argumenté, illustré avec bibliographie :
Michel Foucault, « Le Corps Utopique, Les Hétérotopies », Paris, Nouvelles éditions Lignes, 2009
Oscar Wilde, « Le déclin du mensonge », Paris, Editions Allia, 1997 (1891)
5
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Architecture, ornement, nature et temporalité dans l’architecture contemporaine
Enseignants : Paolo Amaldi, Philippe Potie
Objectifs pédagogiques
Il est proposé d’étudier l’architecture et son environnement, naturel et artificiel, du point de vue de
l’ornementation. L’ornement, qui fait aujourd’hui un retour timide dans le langage de l’architecture, a été
condamné pendant presque un siècle, nous privant de la source culturelle permettant d’en comprendre la
signification et l’usage.
L’objectif est donc de se réapproprier les bases de cette culture afin de mieux saisir la pertinence de
l’ornement en architecture. On fera l’hypothèse que l’ornement peut constituer un support expressif des plus
adéquat pour exprimer le rapport complexe que tissent les sociétés postindustrielles avec le temps long des
cycles du vivant.
Contenu
L’ornement en effet porte en même temps la marque de sa propre fabrication et ouvre l’expérience
architecturale à une dimension qui n’est pas celle du récit. Il travaille aux marges des mécanismes
d’appropriation spatiale qu’active la cognition ou l’intellection. Par le truchement de l’ornement,
l’architecture mettrait en doute, déplacerait les délimitations que la perception immédiate enregistre. Le
cadre perceptif serait le lieu même que l’architecture investit pour y inscrire un brouillage, une
indétermination, un doute.
De manière plus complexe, il faudra rendre compte de la manière dont l’ornement constitue la charnière de
ce basculement entre fiction, récit et non-concept. Car si toute technicité segmente et partitionne la réalité, ce
sont les non-concepts et les non-formes à redistribuer ce même réel. Une première étape consistera à renouer
avec une tradition interrompue, en interrogeant les dernières grandes oeuvres du XIXe et XXe siècles. On
attend de cette enquête qu’elle nous livre l’esprit dans lequel, Gaudi, Loos, Wrigth, Mies, Aalto, Perret
inventaient de nouveaux motifs et jouaient de la couleur ou de la texture des matériaux.Une seconde étape
interrogera les ouvrages contemporains et tentera une critique ou chacun pourra asseoir ses propres
convictions et ses exprimer ses propres goûts.
Une troisième étape esquissera un projet d’écriture ornementale.
Mode d'évaluation
Présentation des travaux de M1/ rattrapage en septembre.
6
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Blogs architecture
Enseignant : Luc Régis
Objectifs pédagogiques
En mettant l’accent sur le visuel, le blog a émergé comme l’une des plateformes les plus attrayantes pour
l'observation de l'architecture. Fonctionnant en réseau et basé sur le téléchargement, il est un paradis pour les
accapareurs d’images. Cependant, ce mémoire, lui-même élaboré sous forme de blog, entend traiter de
culture architecturale sous forme d’actualité de la recherche, de controverses et de débats. Il se présente
comme la production d’une somme d’informations et d’analyses concernant l’innovation architecturale. Ses
objectifs sont les suivants :
- Il ne s’agit pas de réduire l’architecture à une série d'images sans traçabilité, mais de lier ces dernières à
leurs contextes artistique, politique, social, philosophique, scientifique, technologique, etc.
- Accueillant des milliers d'images et de documents, le blog entend répondre aux besoins de la communauté
architecturale en jouant le rôle d’archives contemporaines. Il est principalement destiné aux étudiants et aux
chercheurs.
- La mise en réseau d’un flux constant d’images - photo, dessins, maquettes, vidéo – a pour but de découvrir
des combinaisons et des liens a priori impensables entre différents domaines de pensée.
Contenu
Ce mémoire en réseau privilégie les grands défis sociétaux du XXIe siècle auxquels est confrontée
l’architecture : l’hyper urbanité, le risque écologique, la globalisation, le transport, la dépendance avec le
politique de l’habitat privé, des bâtiments publics, des lieux de travail et des structures commerciales. Il
s’agit moins de présenter des recettes pour concevoir un édifice ou l’aménagement du territoire, que de
susciter des dialogues à base d’images, d’entretiens filmés et de textes focalisés sur l'architecture et la pensée
architecturale. Ces recherches n’hésitent pas à tenter des connexions désordonnées entre la pratique spatiale,
la critique, l’approche culturelle, la technologie et l’histoire. Il s’agit de susciter une pensée architecturale
ouverte et plus connectée : en réunissant des penseurs et des concepteurs dispersés dans le monde ; en
introduisant des idées provenant de toutes les disciplines - arts plastiques, design, médias, danse, cinéma,
littérature – qui établissent des liens logiques sur des thèmes de l’architecture et de la ville. Sont également
interrogés : les pratiques et les matériaux dans le sens d’une évolution de l’architecture intelligente et durable
; le virtuel et l’interactif vis-à-vis de l’espace tangible et des expériences physiques.
Le blog collecte et publie des analyses critiques inédites, de courts monologues où les architectes font part de
leurs interrogations ; les évènements majeurs du monde de l'architecture à travers une sélection de
l’actualité : projets réalisés, concours, expositions, ouvrages, articles, documents visuels, films, émissions
(radio ou TV).
Le blog comprend des hyperliens permettant à chaque lecteur d’apporter des commentaires.
10 blogs sur l’architecture :
A Daily Dose of Architecture ; agrégat 4/5/6 ; anArchitecture ; Archinect ; BLDGBLOG ; City of Sound ;
Inhabitat ; Interactive Architecture ; Pruned ; Super Colossal.
Mode d'évaluation
La somme des articles rédigés ainsi que la conception du blog constitueront in fine le document soumis à
l’évaluation de fin de semestre.
7
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Cultures architecturales et pratiques matérielles
Responsable : Gwenaël Delhumeau
Autre enseignant : Hélène David
Objectifs pédagogiques
Le travail mené dans le cadre de ce groupe de mémoire valorise le champ des cultures constructives. Il
mobilise les questions du matériau et des procédures techniques afin d’interroger dans une perspective
commune culture technique, culture d'entreprise et culture architecturale. Au recouvrement de ces trois
espaces, c’est en effet l'interaction entre le savoir constructif, l'efficacité opératoire et l'identification formelle
qu’il s’agit de valoriser pour mieux identifier les modalités de cette transaction parfois difficile à décrypter.
Les thématiques abordées croisent ainsi les problématiques développées aujourd’hui à Versailles par le
laboratoire de recherches « Cultures constructives ».
Contenu
Le séminaire s’organise autour d’un travail d’expérimentations mené aux Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau.
La matière, support concret de pratiques techniques, constitue l’instance de référence de notre
questionnement. Il s’agit, tant dans le cadre du séminaire que dans celui du workshop auquel il s’articule, de
faire émerger les procédures concrètes par lesquelles la matière travaillée trouve sa forme, le procédé
constructif son identité, la technique sa reconnaissance sociale.
Les étudiants sont ainsi conviés à interroger plus avant les processus à l’œuvre, hier comme aujourd’hui,
dans la construction de l’identité d’un matériau, d’une technologie.
Ce champ d’interrogations mobilise, de fait, la question de la médiatisation, de la transmission, de
l’acculturation technique, mais il s’organise tout autant, et pour ainsi dire, dans la cuisine, où nous les
invitons par exemple à expérimenter concrètement l’art du mélange et de la composition, à s’initier
trivialement à celui du dosage et de la formulation. L’interaction entre théorie et expérience définit en
quelque sorte le cadre de travail de ce groupe de mémoire. N’est-ce pas l’occasion d’expérimenter un espace
de recherche propre au domaine des cultures constructives ?
8
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Cultures constructives et questions environnementales
Responsable : Gilles Ebersolt
Autre enseignant : Stéphane Berthier
Objectifs pédagogiques
Cadre spatial
Le projet se positionne dans un cadre spatial :
Environnement naturel (omniprésent et sauvage, végétal, animal ou minéral)
Milieux artificiels (produit par l’homme et indispensable à sa survie : objets, bâtiments, équipements, friches,
interstices)
Espaces immatériels (numérique, ludique, fictif)
Interactions
La position recherchée par l’architecte n’est pas toujours tranchée car le projet est en interaction entre les
différents cadres spatiaux :
- Un jeu vidéo propose à l’usager d’évoluer dans un environnement naturel exacerbé.
- Un architecte urbaniste prescrit une jungle urbaine.
- L’observation des milieux naturels et des phénomènes climatiques s’appuie sur des moyens high-tech
comme la télédétection.
Le mémoire
Le mémoire affiche une problématique qui vient se placer dans les interactions du cadre spatial. Dans
certains cas ces interactions sont des contradictions. Par exemple, un mur végétal a un très mauvais bilan
carbone.
La présentation
Le mémoire est l’expression de la problématique. Cette expression se traduit en général par une rédaction qui
pose les faits, introduit la question et identifie des faisceaux de solutions.
Il est possible d’innover dans la dynamique de la présentation. Vous êtes libres de vous positionner dans un
ouvrage non littéraire, une construction ou prototypage, une mise en situation, une installation. Une
implication physique et matérielle est alors demandée aux étudiants concernés.
Contenu
Une option : recherche technique
Si vous avez un penchant pour une technique particulière et que vous êtes prêts à vous frotter à la réalité par
le biais de l’expérimentation, votre recherche technique est bienvenue dans notre groupe « culture
constructive ».
Prolongation
Nous encourageons la mise en pratique du mémoire par un projet qui se développe dans le cadre d’un PFE.
Séminaire
Dans le cadre des prolongations et mutualisations de l’enseignement, nous organisons annuellement des
séminaires « d’immersion» qui croisent les cursus (UEIR, M1/M2, P45, PFE) ou développent certains projets
jugés réalistes. L’énergie de tous peut être, dans ce cas, mutualisée au profit d’un projet (sous réserve).
9
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Ici et (ou) ailleurs : ville, territoires, nature
Enseignants : Roberta Borghi, Jean François Coulais
Objectifs pédagogiques
La description et l’analyse de l’espace habité comme processus d’inscription de l’architecture dans un milieu
de vie.
La création architecturale, en visant la dimension de l’inédit et de l’unique, met en tension la conception d’un
auteur (d’une équipe) avec un milieu, un paysage. Mais les échelles du projet n’engageant pas aux mêmes
enjeux de société, cet effet de tension n’est pas de même nature lorsqu’il s’agit de projeter un bâtiment ou un
ensemble urbain sur un territoire.
Contenu
Quelles conditions l’œuvre de l’architecte, « à l’instant où sa vision se fait geste » (Merleau-Ponty), peut-elle
prendre place dans un territoire contemporain et y devenir « elle-même lieu de quelque chose qui s’y déploie,
ou s’y met à exister » ? Dans ce groupe de mémoire, nous examinerons deux de ces conditions, étroitement
liées entre elles dans les pratiques contemporaines. La première est la relation de l’architecture à son
environnement. Affirmant son indifférence à l’égard de la situation urbaine, souvent au mépris des savoirs
fondés sur une volonté de synthèse, l’œuvre architecturale moderne se met en rupture avec son milieu, c’està-dire « l’ensemble de relations matérielles et immatérielles au sein desquelles l’œuvre se fait lieu, et
auxquelles elle donne lieu » (Augustin Berque). La seconde concerne la représentation de l’espace habité.
Peu de lieux sur terre qui n’aient été décrits, dessinés, saisis. Peu de lieux sur terre qui n’aient fait ainsi
l’objet d’une représentation. Ces représentations raisonnées, topographiques, en décrivant l’espace habité
et/ou désert le projette dans l’imaginaire, notre imaginaire. Ancrée dans la Renaissance, la description de la
Terre est actuellement puissamment redéveloppée par des outils numériques communicants. Proposées selon
des dispositifs lissant, « zoomant », elles donnent le sentiment de pouvoir se saisir de ce qui nous est proche
comme de ce qui nous est lointain, et par là de pouvoir s’abstraire du contact avec le terrain, avec les
hommes et les femmes qui y vivent. Ce travelling optique, en agglutinant les échelles analytiques du temps et
de l’espace habité, en abrégeant (éludant) sa compréhension sensible et savante, altère en quelque sorte
l’action d’architecture.
Le groupe de mémoire ouvrira une réflexion qui confronte les images du passé/futur à la reconnaissance des
pratiques sociales spatialisées, afin de problématiser les conditions centrales d'un projet d’aménagement
contemporain. Les études engagées interrogent ainsi les domaines de l’architecte aux échelles des paysages
de la ville et ses territoires, qu'ils soient urbains, ruraux voire « naturels ». Les travaux s’attacheront à
décrire des secteurs territoriaux en considérant d’abord de façon distincte et pragmatique façonnements
hérités et substrats naturels. Préférentiellement choisis dans les métropoles, ces secteurs d’études devront être
ou avoir été l’objet d’une mutation urbaine durant la période allant de l’après-guerre à nos jours. Ces travaux
traiteront des formes parcellaires et topographiques telles que décrites dans les cartes, les plans et les images
anciens et contemporains. Ces descriptions seront problématisées à l’aide de développements
chronologiques (diachronie / synchronie). Se saisissant de segments de transformation/évolution, elles
légenderont ces analyses selon les phases énergétiques bois - charbon – pétrole.
Organisées en deux semestres - 1, recherche documentaire sur la base d'un objet (un secteur) et d'une
problématique - 2, mise en communication.
10
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Paysages modernes et contemporains
Enseignants : G.Farhat, S. De Courtois, J. Garleff
Objectifs pédagogiques
Ce séminaire est associé aux axes de l'équipe AM:HAUS du Léav, laboratoire de l’Ensa-V.
Ce séminaire propose une approche de l'architecture du paysage par l’analyse de sa conception et de sa
transformation dans le temps. Le projet et son évolution sont au cœur de l'approche développée.
Contenu
Cette approche concerne l'évolution d’entités paysagères dont les concepteurs doivent être identifiables et
dont sont étudiées :
- 1. la genèse (commande et projets),
- 2. la réalisation (conditions de mise en œuvre)
- 3. l'évolution (gestion, usages, représentations)
Il peut s'agir ainsi d'un jardin public, des espaces verts dans un grand ensemble, ou de la réhabilitation d’un
cours d’eau…
La rencontre avec les acteurs territoriaux et sociaux du site est indispensable.
Le site, est à considérer comme une archive vivante. Il est arpenté et investigué dans toutes ses étapes
historiques.
Outil de l’analyse, la production graphique originale (cartographie, photomontages, croquis…) importe
autant que le texte. Elle sert à visualiser des phénomènes dynamiques.
La présentation ©PowerPoint, renouvelée de séance en séance, est utilisée pour apprendre à élaborer une
problématique.
Sans être exclusifs, certains thèmes de recherche sont privilégiés :
1. la « renaturation » et la construction sociale de la biodiversité ;
2. les systèmes de parcs dans la planification régionale ;
3. les espaces libres dans les grands ensembles ;
4. l'héritage du jardin régulier français dans l'urbanisme des 20-21e siècles.
Les élèves sont invités à être présents à chaque séance. Ils seront souvent amenés à réagir aux présentations
de leurs camarades.
Le séminaire a lieu les mercredi toute la journée ou les vendredis matin, selon un calendrier pré-défini.
11
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Processus expérimentaux, arts, médias
Responsables :Pierre Antoine Deshayes, Jérôme Boutterin, Claire Chevrier M. Gilles Pate
Objectifs pédagogiques
Ce groupe de mémoire, pose comme préalable un certain nombre de points, qui n’ont pas tant à voir avec une
problématique ou même une thématique, qu’une manière d’approcher une recherche suivant des procédures
à l’oeuvre dans les pratiques artistiques contemporaines.
Ainsi, l’activité exploratoire qui caractérise tout processus de création convoque intuition et analyse,
expérience et énonciation, tâtonnement, ébauche et repentir. Elle fait aussi appel à notre sensibilité comme à
un certain sens du décalage, une attention au monde et à la culture de notre époque. La dimension
expérimentale évoquée dans l’intitulé est entendue dans le sens que lui donnait John Cage, « un acte dont on
ne prévoit pas l’issue », un processus ouvert. Aussi la forme de ce mémoire ne sera pas définie a priori, elle
se logera dans l’écart qui se situe entre l’intention et la recherche de sa mise en oeuvre.
Contenu
M1 : Ici, il est question d’élaborer la définition de son champ de recherche, de se construire les premiers
outils méthodologiques qui serviront à cette dernière et de mettre en forme dans le cadre d’un objet éditorial
commun (4.0) l’état d’avancement de ce parcours et de ses contenus au moment où s’interrompt le semestre.
M2 : La poursuite du travail de recherche se construira à un rythme soutenu suivant un principe de
présentation hebdomadaire, contenant état des recherches, analyses et productions. La forme du mémoire
n’étant pas définie a priori ni une fois pour toutes, elle sera la résultante des vecteurs et du sens de cette
recherche et aboutira à sa résolution fut-elle provisoire et instable.
Durant ces deux semestres, le texte tiendra une place tout aussi importante que la production plastique. Les
moyens mis en oeuvres (média) seront dictés eux aussi par la nature et les procédures en jeu dans le mémoire
de chaque étudiant et une attention
Travaux requis
Évaluation
Elle prendra en compte les méthodes d’approche, la singularité du travail, ses qualités plastiques et son inscription
culturelle. Elle sera continue et donnera lieu à une «soutenance».
Support de cours
« J’estimais que le rôle de l’architecte ou du designer, à ce moment-là, était d’instaurer une méthodologie du
doute, de la souplesse, de la construction/destruction, de la gravité/ironie, de l’optimisme/pessimisme, de la
forme/non forme, etc.
On peut soutenir qu’un projet n’a pas de solution qui ne puisse légitimement supposer « une autre » solution.
Quoi qu’il en soit, c’était alors l’occasion de mettre en oeuvre une méthode d’approche qui ne conduise pas
tant à chercher la « forme parfaite », la forme idéale ou l’idée de la forme, qu’à chercher « la méthode pour
chercher la forme ». Bref, une méthode permettant au designer d’être à l’écoute de la nécessité « historique »
de son temps et de pouvoir y répondre par une forme, par le design, cette nécessité « historique » étant
déterminée par l’évolution de l’espace et la marche du temps, c’est-à-dire par les conflits politiques et
culturels… »
« Que veut dire être designer ? ». In Ettore Sottsass jr. De l’objet fini à la fin de l’objet, 1976, pages 18 et 19.
12
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
Energetic Metropolis (Double Master franco-chinois)
Enseignants : M. Grégoire Bignier, M. Florian Hertweck, Mme Ingrid Taillandier
Objectifs pédagogiques
Ce séminaire place la transition énergétique et ses effets sur l’architecture et l’espace urbain et territorial
dans le cœur des recherches. En partant de ce que Edgar Morin appelle « le principe dialogique », il postule
le dialogue entre deux ou plusieurs notions qui ont été pensées séparément à l’ère fossile : ville
polycentrique-ville compacte, ville lente-ville rapide, ville des individus-ville partagée, ville planifiée-ville
non-planifiée, production-usage-recyclage, efficience énergétique-énergies renouvelables…
Contenu
Enseignement de savoirs et techniques post-fossiles pour repenser l’architecture et la ville. Un binôme
d’étudiants franco-chinois développera un des couples retenus dans un projet-mémoire qui aboutira dans la
master thesis.
Mode d'évaluation
rendu intermédiaire de la recherche évalué devant un jury.
Bibliographie
Reyner Banham, L’Architecture de l’environnement bien tempéré [1969], Editions Hyx, Paris 2011.
Jean-Paul Deléage, Une histoire de l’écologie, Editions de la Découverte, Paris 1991.
Luis Fernández-Galiano, Fire and Memory. On Architecture and Energy (1991), MIT Press, Massachusetts
2000.
Thomas Sieverts, Entre-ville : une lecture de la Zwischenstadt [1997], Editions Parenthèses, Marseille 2005.
Harvard University Graduate School of Design, Ecological Urbanism, Lars Müller Publishers, Baden
2010/11.
Xaveer de Geyter, After-Sprawl, Nai Publishers, Rotterdam 2002.
Peter Sloterdijk, Sphères : Tomes 3, Ecumes, Sphérologies plurielles, Hachette, Paris 2006.
13
École nationale supérieure d'architecture de Versailles
ARCHITECTURE → 2° CYCLE MASTER → S8-UEM1 (2015-2016)
TECHNO-SPHERES
Responsable : M. Vincent Jacques, Manola Antonioli
Contenu
Habiter le monde, aujourd’hui, c’est habiter au sein du monde technique. Notre corps lui-même est dans
l’espace autant par sa chair que par ses extensions techniques. Nos loisirs, nos relations, notre travail,
l’amour, l’apprentissage, la communication, les achats, la sexualité, etc., tout tend à passer par la médiation
de la technique. Notre séminaire a pour objet la compréhension de la question de la technique déclinée sous
plusieurs aspects ; qu’est-ce qu’un objet technique ? ; en quoi la technique change-t-elle profondément
architecture et organisation urbaine ? ; quels mythes sont-ils produits par la technique, de quoi l’accuse-t-on
à tort ou à raison ? Nous traiterons de telles questions philosophiques, politiques et sociales, par la lecture
collective de textes d’auteurs de référence : cette année, nous occupera tout particulièrement la lecture de
Simondon, Mumford et Sloterdijk. Des invités viendront également ponctuer nos séances tout au long de
l’année.
Les étudiants seront amenés à délimiter un champ de recherche et à préciser progressivement le sujet de leur
mémoire. À la fin du semestre, ils devront fournir aux enseignants une note d’intention, un choix argumenté
de références bibliographiques et iconographiques, un plan détaillé ainsi que des sections rédigées du
mémoire. Un calendrier détaillé pour la remise des travaux sera fourni au cours des séances d’introduction
méthodologique.
Une partie du cours sera consacrée à la présentation des exposés des étudiants, sur des sujets en lien avec
leur thème de recherche.
Mode d'évaluation
Respect impératif du calendrier de rédaction du mémoire ; participation active au cours ; qualité et pertinence
des travaux rendus.
Bibliographie
AXELOS, K., Marx penseur de la technique, Paris, Minuit, 1961
CHOAY, F., Pour une anthropologie de l’espace, Paris, Seuil, 2006
HEIDEGGER, M., Essais et conférences, Paris, Gallimard, 1993
MUMFORD, L., La cité à travers l’histoire, Marseille, Agone, 2011
MUMFORD, L., Technique et civilisation, Paris, Seuil, 1976
PICON, A., Smart Cities : Théorie et critique d'un idéal auto-réalisateur, Paris, B2, 2013
SERIS, J-P., La technique, Paris, P.U.F., 1994
SIMONDON, G., Du mode d’existence des objets techniques, Paris, Aubier, 2012
SIMONDON, G., L'invention dans les techniques : Cours et conférences, Paris, Seuil, 2005
14