ONU: l`édition dujour

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ONU: l`édition dujour
ONU: l’édition du jour
Mises à jour et alertes email sur le
Centre d’actualités:
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Numéro PPQ/9336
mardi 22 septembre 2015
Les grands titres:
• Le HCR propose des mesures concrètes pour
• Ban Ki-moon discute avec le Président palestinien
• L'UNICEF et la chanteuse Shakira appellent à
• Libye : l'ONU annonce la finalisation d'un projet
• Burkina Faso : Ban Ki-moon appelle tous les
• Philippines : des experts réclament une enquête
• L'ONU appelle les Etats à mettre l'accent sur la
• Syrie : l'ONU franchit une nouvelle étape vers
stabiliser la crise des réfugiés en Europe
investir dans le développement de l'enfant
acteurs de la crise à éviter une escalade de la
violence
mise en œuvre du futur programme de
développement
• Yémen : l'ONU salue la libération de six étrangers
Abbas des tensions à Jérusalem
d'accord de paix
indépendante sur les meurtres de défenseurs des
droits
l'établissement de négociations formelles
• Zainab Bangura revient de Guinée où son bureau
aide l'enquête sur le massacre de 2009
mais est préoccupée par l'escalade des combats
Le HCR propose des mesures concrètes pour stabiliser la crise
des réfugiés en Europe
22 septembre - Alors que les dirigeants européens se réunissent mardi et mercredi à
Bruxelles, notamment pour déterminer le nombre de réfugiés qu'ils seront prêt à accueillir,
le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les a exhortés à prendre
une série de mesures d'urgence pour tenter de juguler cette crise de plus en plus chaotique.
« C'est peut- être la dernière chance pour l'Europe de définir une réponse cohérente afin de
gérer une crise qui ne fait qu'exacerber la souffrance et l'exploitation des réfugiés et des
migrants, sans parler des tensions entre les pays », a déclaré mardi la porte-parole de
l'agence, Melissa Fleming, lors d'un point de presse à Genève.
« Cette crise de volonté politique s'ajoute au manque d'unité entre pays européens, ce qui se traduit par une gestion
chaotique », a affirmé la porte-parole, s'exprimant au nom du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés,
António Guterres.
« Quand, en 1956, 200.000 Hongrois ont fui vers l'Autriche et la Yougoslavie, ils ont non seulement été bien reçus, mais un
programme de réinstallation a également été rapidement mis en place, et 140.000 personnes ont été réparties entre les autres
pays européens. Ce qui qui était possible alors devrait l'être aussi aujourd'hui », a-t-elle ajouté, tout en encourageant les Etats
européens à saisir l'opportunité offerte par ces deux journées de discussions pour surmonter leurs différences de points de
vue.
La semaine précédente, le Conseil européen des Ministres de l'intérieur a formellement approuvé l'accueil de 40.000
réfugiés sur le continent. Les Ministres ont discuté mardi de la proposition formulée il y a 15 jours par la Commission
européenne d'accueillir 120.000 réfugiés supplémentaires.
Document destiné aux médias
non - officiel
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« Il est essentiel que les 120.000 places supplémentaires soient approuvés cette semaine pour la crédibilité de tout
programme de réinstallation », a ajouté Mme Fleming, soulignant toutefois qu'un programme de réinstallation, à ce stade de
la crise, ne sera pas suffisant pour stabiliser la situation.
La porte-parole a par conséquent listé une série de mesures d'urgence proposées par le HCR à l'attention des dirigeants
européens : un fort soutien européen envers la création et le renforcement immédiat des structures d'accueil et
d'enregistrement des réfugiés en Grèce et en Italie, les deux principaux points d'entrée des réfugiés et migrants en Europe, où
ils arrivent à une moyenne de 6.000 par jour ; le démarrage immédiat du transfert des 40.000 réfugiés autorisés la semaine
dernière de la Grèce et l'Italie vers le reste de l'Europe ; le renforcement des mécanismes pour permettre le retour en toute
humanité des personnes n'ayant pas besoin d'une protection internationale dans leur pays.
« En parallèle, des mesures sont aussi nécessaires d'urgence pour stabiliser la situation dans les pays voisins de l'Europe, y
compris un apport de fonds humanitaires supplémentaires et un soutien structurel aux pays accueillant d'importantes
populations de réfugiés », a déclaré la porte-parole du HCR.
Selon la presse, les ministres européens de l'Intérieur ont finalement voté mardi, à une large majorité, un plan
de répartition de manière volontaire et en deux temps : d'abord 66.000 demandeurs vont se voir proposer un
pays d'accueil, pour soumettre leur demande d'asile. Une deuxième offre de 54.600 places reste en réserve.
L'UNICEF et la chanteuse Shakira appellent à investir dans le
développement de l'enfant
22 septembre - Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et son ambassadrice
de bonne volonté, la chanteuse colombienne Shakira, ont exhorté mardi les dirigeants
mondiaux à investir massivement dans le développement mental des jeunes enfants.
A la lumière de nouvelles données scientifiques qui permettent de mieux comprendre les
effets durables des carences et du stress sur les cerveaux en développement des jeunes
enfants, Shakira a appelé les pays à prêter davantage d'attention au développement mental
des enfants, lors d'une conférence de presse mardi au siège de l'ONU à New York.
« Plus de 100 millions d'enfants sont privés d'école et 159 millions de garçons et de filles de moins de cinq ans dans le
monde sont chétifs aussi bien physiquement que cognitivement en raison d'un manque de soins et d'une nutrition appropriée
», a déclaré la chanteuse, qui a participé à une manifestation sur ce sujet aux côtés du Secrétaire général de l'ONU, Ban Kimoon, du Directeur exécutif de l'UNICEF, Anthony Lake, et du Directeur du Centre sur le développement de l'enfant à
l'Université de Harvard, Dr Jack P. Shonkoff.
« Si nous n'investissons pas assez dans le développement de l'enfant, des millions d'enfants naîtront dans le même cycle de
pauvreté et de manque d'opportunité », a-t-elle ajouté.
Selon l'UNICEF, le développement du cerveau est plus intense pendant la petite enfance, avec près de 1000 connexions
neurales chaque seconde. Ces connexions synaptiques forment la base de la santé et du bien-être d'un enfant, y compris sa
capacité à apprendre, à s'adapter au changement et à gérer l'adversité.
Des données chiffrées de l'UNICEF montrent que près d'un tiers des enfants de moins de cinq ans dans les pays à revenu
faible et moyen grandissent dans des environnements et des situations qui peuvent interférer avec cette période de croissance
et de développement rapide.
Selon de nouvelles données scientifiques, les cerveaux en développement des jeunes enfants sont aussi bien affectés par des
facteurs environnementaux que par la génétique. Une nutrition inadéquate, un manque de stimulation, et un stress toxique
peuvent avoir un impact négatif sur le développement du cerveau.
Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a souligné que l'investissement dans le développement de l'enfant ne profitait pas
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seulement aux enfants, « il bénéficie aux sociétés ».
« Nous avons tous une responsabilité partagée pour construire ce mouvement », a-t-il dit. « Aujourd'hui, je vous demande de
vous exprimer. Utilisez votre influence pour faire du développement de l'enfant une priorité publique ».
Il a exhorté la communauté internationale à prendre un engagement envers la génération 2015 de donner à
tous les enfants nés cette année le meilleur départ dans la vie.
Burkina Faso : Ban Ki-moon appelle tous les acteurs de la crise
à éviter une escalade de la violence
22 septembre - Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle les forces de
défense et de sécurité au Burkina Faso, et en général toutes les parties prenantes dans le
pays, à éviter à tout prix une escalade de la violence et à assurer le respect de la sécurité
physique et des droits humains de tous les citoyens burkinabés, a déclaré mardi son porteparole.
« Le Secrétaire général appelle de nouveau à une reprise rapide du processus de transition
pour permettre le retour à l'ordre constitutionnel au Burkina Faso avec la tenue d'élections
présidentielles et législatives en conformité avec la Constitution et la Charte de transition », a dit ce porte-parole, Stéphane
Dujarric, lors d'un point de presse à New York.
« Le Secrétaire général suit de près les efforts de médiation régionaux en faveur de la résolution de la crise. Son
Représentant spécial pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, est actuellement à Abuja, rencontrant les dirigeants
de la CEDEAO qui y sont réunis », a-t-il ajouté.
Selon la presse, le chef des putschistes au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré, refusait mardi de déposer les armes
comme l'exige l'armée loyaliste qui a pris position dans la capitale Ouagadougou, préférant s'en remettre aux conclusions de
la médiation ouest-africaine en discussion au Nigéria.
À Abuja, la capitale du Nigéria, les chefs d'État de la Communauté économique des États d'Afrique de
l'Ouest (CEDEAO) étaient réunis mardi dans le cadre d'un sommet extraordinaire consacré à la crise
burkinabè et discutaient d'un projet de sortie de crise.
L'ONU appelle les Etats à mettre l'accent sur la mise en œuvre
du futur programme de développement
22 septembre - A trois jours du Sommet des Nations Unies sur le développement durable,
une haute responsable de l'Organisation a appelé mardi les Etats membres à mettre l'accent
sur la mise en œuvre du nouveau programme de développement qui devrait y être adopté.
Plus de 150 dirigeants mondiaux sont attendus pour assister à ce Sommet qui aura lieu du
25 au 27 septembre au Siège de l'ONU à New York, afin d'adopter officiellement un
nouveau programme de développement durable pour les 15 prochaines années.
« Nous devons commencer les 15 prochaines années sur une note d'optimisme, car je crois véritablement possible d'atteindre
les objectifs du programme d'ici 2030 », a déclaré la Conseillère spéciale du Secrétaire Général de l'ONU pour le
programme de développement durable, Amina Mohammed, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU.
Intitulé « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l'horizon 2030 », le programme comporte
17 Objectifs de développement durable (ODD), conçus pour parachever d'ici à 2030 les efforts entamés dans le cadre des
Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ces derniers avaient été lancés en 2000 en vue notamment
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d'éradiquer l'extrême pauvreté dans le monde d'ici 2015.
Lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable en 2012 à Rio, les pays avaient constaté le succès
global des OMD, tout en reconnaissant également la nécessité d'élaborer un nouveau programme de développement pour
l'après 2015.
« Tout en intégrant les éléments non réalisés des OMD afin de les parachever, ce nouveau programme comprend également
des problématiques nouvelles auxquelles nous sommes aujourd'hui confrontés », a ajouté la Conseillère spéciale.
A bien des égards, en effet, les 17 ODD et leurs 169 cibles ont une portée plus large que les 8 OMD et leurs 21 cibles. Là où
ces derniers étaient centrés principalement sur des thématiques sociales, les ODD couvrent l'ensemble des dimensions du
développement durable, à savoir la croissance économique, l'intégration sociale et la protection de l'environnement.
« C'est aussi un accord universel applicable à tout le monde », a précisé la Conseillère spéciale.
Du point de vue géographique, les OMD ciblaient essentiellement les pays en développement, en particulier les plus
pauvres, alors que les ODD seront applicables aussi bien aux pays riches qu'aux pays pauvres. Le premier d'entre eux, par
exemple, l'ODD N°1, se propose d'éradiquer la pauvreté sous toute ses formes, et non pas seulement l'extrême pauvreté.
« Nous n'aurons plus de conversation basée sur une thématique Nord-Sud et ce que le Nord peut faire pour le Sud, mais sur
ce que nous pouvons faire les uns pour les autres », a salué Mme Mohammed.
Enfin, à l'inverse des OMD, qui avaient été élaborés par un groupe d'experts à huis clos, ce nouveau programme est le
résultat d'un processus de négociation qui a impliqué les 193 Etats membres des Nations Unies et la participation de la
société civile.
« Pour parvenir à réaliser ces nouveaux objectifs, ne laisser personne de côté est d'une importance capitale »,
a déclaré la Conseillère spéciale, tout en appelant les Etats membres à aller au-delà de la simple adoption du
programme pour se concentrer sur sa mise en œuvre.
Yémen : l'ONU salue la libération de six étrangers mais est
préoccupée par l'escalade des combats
22 septembre - Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit très préoccupé
mardi par l'escalade des combats au sol et des frappes aériennes qui ont causé de nouveaux
dégâts aux villes du Yémen et un nombre croissant de victimes civiles ces derniers jours.
M. Ban rappelle que « toutes les parties au conflit sont tenues de prendre toutes les
précautions possibles pour éviter la perte de vies civiles et des dommages aux biens à
caractère civil », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse. « Le Secrétaire
général insiste à nouveau sur la nécessité de traduire les responsables en justice pour les
violations graves du droit international survenues durant le conflit ».
Le chef de l'ONU s'est par ailleurs félicité de la libération de trois citoyens saoudiens, de deux citoyens américains et d'un
citoyen britannique par les Houthis, le 20 septembre 2015.
« Cette mesure représente une étape concrète et positive dans les efforts visant à réduire les tensions dans la région et
faciliter l'évolution vers un règlement pacifique du conflit au Yémen », a dit le porte-parole.
« Le Secrétaire général espère que la libération de ces six citoyens étrangers sera immédiatement suivie par
la libération de tous les civils détenus pour des raisons politiques au Yémen », a-t-il ajouté. « Le Secrétaire
général appelle toutes les parties au conflit à travailler avec son Envoyé spécial pour le Yémen, Ismail Ould
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Cheikh Ahmed, à la recherche d'une solution politique durable ».
Ban Ki-moon discute avec le Président palestinien Abbas des
tensions à Jérusalem
22 septembre - Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a discuté lundi au téléphone
avec le Président de l'Etat de Palestine, Mahmoud Abbas, des récentes tensions en
Cisjordanie, notamment sur l'esplanade des Mosquées (officiellement appelée le mont du
Temple par les Juifs et Haram Al-Sharif par les Musulmans) à Jérusalem-Est.
« Le Secrétaire général a réitéré sa vive préoccupation concernant les incidents au Haram
Al-Sharif /Mont du Temple et exhorté les deux parties à désamorcer les tensions et à
prévenir une escalade », a indiqué son porte-parole dans un compte-rendu de cette
conversation téléphonique.
« Il a regretté les cas récents de rhétorique incendiaire qui ne servent qu'à accroître la méfiance et aggraver une situation déjà
difficile sur le terrain, et a exhorté tout le monde se garder de tels commentaires », a ajouté le porte-parole. « Le Secrétaire
général a souligné la nécessité de maintenir le statu quo sur les lieux saints ».
La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l'ONU s'était déclaré gravement préoccupé par l'escalade des tensions dans la
Vieille ville de Jérusalem et avait appelé à un retour au calme.
De son côté, à Jérusalem, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Nickolay
Mladenov, a reçu lundi à son bureau 32 Palestiniens et Israéliens endeuillés appartenant au Forum des familles – le cercle
des parents (PCFF), une organisation israélo-palestinienne, à l'occasion de la Journée internationale de la paix.
« Les membres du PCFF ont expliqué au Coordonnateur spécial les objectifs et les travaux de leur
organisation, et partagé des histoires personnelles sur la manière dont ils ont dépassé leur chagrin et l'ont
transformé en force positive pour la paix à travers le dialogue et l'échange », a précisé un communiqué de
presse des services de M. Mladenov.
Libye : l'ONU annonce la finalisation d'un projet d'accord de
paix
22 septembre - Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Libye,
Bernardino Leon, a annoncé mardi la finalisation d'un projet d'accord de paix dans le cadre
du dialogue inter-libyen entamé en janvier 2015 sous l'égide de l'ONU, tout en soulignant
qu'il appartient désormais aux parties de signer un accord final.
« Nous sommes parvenu à un texte qui est désormais le document final », a déclaré mardi
soir le Représentant spécial dans une conférence de presse à Skhirat, au Maroc, qui était le
cadre du dialogue. « Notre rôle dans le processus est désormais terminé. Il appartient
maintenant aux parties, aux participants au dialogue, de réagir par rapport à ce texte », a-t-il ajouté.
Bien que certaines parties puissent être en désaccord avec des dispositions contenues dans ce projet d'accord, « elles se
doivent de placer l'intérêt de leur pays au-dessus de toute autre considération », a poursuivi M. Leon.
« Elles doivent penser à tout le bien que ce processus pourra apporter à leur pays et ne pas se focaliser sur ce qu'elles
auraient aimé voir figurer dans le texte », a-t-il insisté. « Ce qui doit leur importer aujourd'hui est de mettre la Libye sur la
voie de la paix, du développement et de la prospérité ».
Abordant la situation de la sécurité à Benghazi, M. Leon a appelé tous les Libyens à se montrer responsables et à éviter toute
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action qui pourrait entraver et compromettre plus avant les chances de succès du processus.
L'envoyé de l'ONU a émis le souhait que toutes les parties à cet accord de paix entament des discussions sur la composition
du nouveau gouvernement d'unité nationale immédiatement après la fête musulmane de l'Aïd al-Fitr, ce mercredi.
M. Leon a ajouté que, si tout se déroule comme prévu, la séance de clôture du dialogue pourrait avoir lieu à New York,
pendant la semaine de la 70ème Assemblée générale de l'ONU.
Les participants, a-t-il indiqué, ont fait part de leur volonté de signer l'accord de paix final en Libye dans les prochaines
semaines, idéalement avant la date limite du 20 octobre fixée par l'ONU.
« Aujourd'hui, il existe une vrai possibilité de voir le chaos en Lybie prendre fin, et nous savons clairement
qui sera représenté au gouvernement », a-t-il dit.
Philippines : des experts réclament une enquête indépendante
sur les meurtres de défenseurs des droits
22 septembre - Deux experts indépendants des Nations Unies ont appelé mardi le
gouvernement des Philippines à ouvrir une enquête complète et indépendante sur les
meurtres de trois défenseurs des droits humains à Surigao del Sur, sur l'île de Mindanao
dans le sud de l'archipel des Philippines, une zone actuellement touchée par des
affrontements armés.
Une des trois victimes était le directeur du Centre d'apprentissage alternatif pour le
développement et l'agriculture (ALCADEV), servant d'école pour les jeunes autochtones
vivant dans les montagnes et fournissant des services aux communautés dans la région de Caraga. Il a été retrouvé assassiné
dans une salle de classe de l'ALCADEV dans la ville de Sitio Han-ayan le 1er septembre.
Cet assassinat s'est produit après que des membres de l'armée philippine et des membres présumés des forces paramilitaires
ont envahi l'école et que des paramilitaires ont arrêté le directeur.
« L'occupation militaire d'institutions civiles et le meurtre de civils, en particulier dans des endroits tels que les écoles qui
devraient constituer un refuge pour les enfants, sont inacceptables, déplorables et contraires aux droits de l'homme
internationaux et au droit humanitaire internationale », ont dit les Rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les droits des
peuples autochtones, Victoria Tauli-Corpuz, et sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, Michel Forst, dans un
communiqué de presse.
« Deux autres représentants de la communauté Manobo, dont un chef de tribu et le président de MAPASU, une organisation
autochtone qui proteste contre les violations des droits humains, l'exploitation minière et la conversion des terres, ont été
abattus devant leurs communautés par des paramilitaires », ont-ils ajouté.
Cette tragédie a suivi une autre série de meurtres brutaux qui ont eu lieu le 18 août à Mendis, Pangantucan, Bukidnon et
dans le nord de Mindanao, où cinq membres d'une famille autochtone, dont une personne aveugle âgée de 72 ans et deux
enfants, ont été tués, apparemment par des militaires de l'armée philippine.
« Nous prenons note de l'annonce faite aujourd'hui devant le Conseil des droits de l'homme à Genève par la délégation des
Philippines qu'une enquête est en cours », ont dit les deux experts. « Nous exhortons les autorités philippines à s'assurer que
cette enquête sur ces événements tragiques soit menée de manière indépendante pour identifier et traduire les coupables en
justice, pour assurer le retour en toute sécurité des populations autochtones déplacées par les récents événements violents et
pour garantir des réparations aux familles des victimes dans le respect de leurs traditions autochtones ».
Les deux experts se sont dits très préoccupés par l'insécurité de plus en plus répandue et la hausse des
homicides illégaux de militants des droits humains dans les régions marquées par des conflits aux
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Philippines. M. Forst a exhorté le gouvernement à accepter finalement ses demandes répétées pour visiter le
pays afin d'évaluer, dans un esprit de dialogue et de coopération, l'environnement dans lequel les défenseurs
des droits de l'homme travaillent.
Syrie : l'ONU franchit une nouvelle étape vers l'établissement
de négociations formelles
22 septembre - Dans le cadre de ses consultations informelles avec les parties syriennes
pour tenter de trouver un début de solution au conflit, l'Envoyé spécial des Nations Unies
pour ce pays, Staffan de Mistura, a franchi ces derniers jours une nouvelle étape vers
l'établissement de négociations formelles.
Depuis début mai 2015, M. de Mistura a mené individuellement une série de consultations
informelles avec les parties prenantes au conflit syrien afin de trouver un consensus sur la
manière d'avancer sur la voie de négociations formelles, conformément au Communiqué de
Genève, cet accord adopté par les parties il y a trois ans sur les principes de la transition en Syrie.
Face à la difficulté de parvenir à un tel consensus dans le cadre de ces consultations, qui ont toutefois permis aux Syriens de
se parler indirectement, l'Envoyé spécial avait proposé le 29 juillet dernier au Conseil de sécurité de l'ONU de lancer un
processus étape par étape permettant de rendre opérationnel le Communiqué de Genève.
L'intention de M. de Mistura était d'approfondir le format des consultations en invitant les parties, en parallèle ou
simultanément, à des discussions thématiques sous forme de groupes de travail inter-syriens. Ces groupes seraient invités à
se réunir sur des aspects clés du Communiqué de Genève identifiés par les parties lors de la première phase des
consultations informelles.
Dans un communiqué de presse rendu public mardi par son porte-parole, l'Envoyé spécial a déclaré avoir franchi une étape
importante dans la mise en œuvre de cette proposition.
M. de Mistura a en effet annoncé qu'il s'était réuni au cours des deux derniers jours à Genève avec les quatre médiateurs
censés prendre la tête des groupes de travail thématiques inter-syriens. Ces derniers ont récemment été nommés par le
Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, sous la direction de l'Envoyé spécial.
« M. Jan Egeland sera le médiateur du Groupe de travail sur la sécurité et la protection ; M. Nicolas Michel sera le
médiateur du Groupe de travail sur la politique et les questions juridiques ; M. Volker Perthes sera le médiateur du Groupe
de travail sur les aspects militaires, de sécurité et de lutte contre le terrorisme ; et Mme Birgitta Holst Alani sera la
médiatrice du Groupe de travail sur la continuité des services publics, la reconstruction et le développement », a expliqué M.
de Mistura.
Durant ces deux jours de réunions, l'Envoyé spécial, son Envoyé spécial adjoint Ramzy Ezzeldin Ramzy, et les quatre
médiateurs ont discuté des programmes de travail à établir en vue de garantir la coordination et la progression en parallèle
des différents groupes.
M. de Mistura était par ailleurs de retour dans la ville suisse suite à une série de consultations récentes avec des
interlocuteurs syriens à Damas et Istanbul. Il s'apprête désormais à se rendre à New York afin de dresser un bilan des
consultations, en marge de la 70ème Assemblée générale de l'Organisation.
« Les groupes de travail sont destinés à fournir aux Syriens une plate-forme pour aborder des thèmes en
profondeur qui ne sont certes pas nouveau, mais n'ont pas fait l'objet jusqu'à ce jour de discussions soutenues
inter-syriennes », a salué M. de Mistura, tout en espérant que ces groupes permettront éventuellement
d'ouvrir la voie à un accord de paix en Syrie, sur la base du Communiqué de Genève.
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Zainab Bangura revient de Guinée où son bureau aide l'enquête
sur le massacre de 2009
22 septembre - La Représentante spéciale du Secrétaire général sur la violence sexuelle
commise en période de conflits, Zainab Hawa Bangura, vient d'effectuer une visite
officielle en Guinée, où son bureau apporte une aide logistique et technique à l'enquête en
cours sur le massacre de 2009 dans la capitale Conakry.
« Lors de cette visite de quatre jours, la Représentante spéciale a rencontré des hauts
responsables du gouvernement, des agences onusiennes, et la société civile. A ce jour, 16
personnes ont été inculpées en lien avec cette affaire, dont l'ancien chef d'Etat, Moussa
Dadis Camara », a précisé le bureau de la Représentante spéciale.
Il y a quelques années, une commission internationale d'enquête des Nations Unies avait conclu qu'au moins 156 personnes
avaient été tuées, au moins 109 femmes et jeunes filles violées et soumises à d'autres formes de violence sexuelle, et plus de
1.000 personnes blessées à la suite des événements dans un stade et ses environs à Conakry, le 28 septembre 2009. Moussa
Dadis Camara était le Président du Conseil national de la démocratie et du développement (CNDD) au moment des
incidents.
Le Bureau de la Représentante spéciale Bangura, par le biais de l'Equipe d'Experts sur l'état de droit et la violence sexuelle
dans les conflits, apporte un soutien technique au Panel des juges d'instruction guinéens, mis en place par les autorités
guinéennes pour enquêter et poursuivre ces crimes.
En juillet 2015, Mme Bangura s'était félicitée de l'inculpation de M. Camara dans le contexte de cette
enquête, jugeant qu'il s'agissait d'une « étape importante dans la lutte contre l'impunité en Guinée pour les
crimes qui ont été perpétrés contre des civils non armés ».
ONU: l'édition du jour est préparé par la Section des services d'information de la Division de
l'information et des médias, Département de l'information des Nations Unies