20120829_Tract Bilan DRE Biarritz

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20120829_Tract Bilan DRE Biarritz
Syndicat Autoroutes et Ouvrages Routiers CFDT
Autoroutes du Sud de la France
Section Syndicale DRE Biarritz
LA FACE CACHEE DES BELLES
PAROLES
La présentation du bilan social confirme en tous points les inquiétudes de la CFDT quant à la politique
de la direction vis-à-vis de l’emploi et des conditions de travail. Avec la baisse des effectifs, la
réduction drastique des coûts de gestion, les restructurations, tous les ingrédients sont réunis pour
permettre la détérioration des conditions de travail. Le stress et les pressions sur le personnel, de toutes
catégories, se sont considérablement accentués.
L’année 2011 est une année de continuité, qui ne fait malheureusement que confirmer le constat de la
CFDT. L’année 2012 en prend le même chemin, au détriment des salariés.
La direction poursuit sa politique de dégraissage des effectifs :
612 salariés permanents à fin 2007 contre 521 salariés (hors CATS) à fin 2011 soit 15% de
baisse d’effectif en 4 ans.
Une politique d’embauche en berne :
Au 31/12/2011, 2 entrées CDI (indicateur 131) contre 22 sorties CDI (indicateur141)
Depuis 2006, aucune embauche extérieure de salarié de moins de 25 ans
Au niveau de la pyramide des âges les plus de 46 ans représentent 58% de la population et les
moins de 36 ans seulement 7% !
Enfin, la direction ne s’en cache plus : aucun recrutement extérieur pour le cas où un poste serait à
pourvoir. Seules les ressources internes sont sollicitées quitte à en allonger considérablement les
délais. A titre d’exemple au sein de la direction de Biarritz un certain nombre de postes à la viabilité
restent à pouvoir depuis quelques années et nos dirigeants s’entêtent à ne faire aucun recrutement
extérieur alors que :
56% des ouvriers autoroutiers ont plus de 46 ans.
Une diminution drastique du recours aux CDD, et en particulier des saisonniers, au prétexte fallacieux
d’une lutte contre la précarité. S’agissant essentiellement d’étudiants désireux de profiter de ce type de
« petits boulots » pour gagner un peu d’autonomie financière et acquérir quelques expériences
professionnelles, ASF fait preuve d’une évidente hypocrisie !
Comme d’autres entreprises Françaises, ASF ne peut se soustraire à sa responsabilité sociale en
matière d’emplois. Ainsi, malgré une bonne santé économique, elle aura fait disparaître en quelques
années pas moins de 1 500 emplois nets, dans un contexte de chômage en hausse significative et
continue, avec à ce jour près de 4,5 millions de demandeurs d’emploi en France.
Les conditions de travail fortement dégradées :
Tous ces facteurs bousculent indéniablement les organisations de travail et amplifient la mise en
tension des personnels, quels qu’ils soient. Cette baisse des effectifs est un dogme qui impacte
l’amplitude des journées de travail, les plannings, les tours de service, les astreintes, les congés, les
week-ends…Autant d’incidences qui contribuent à rompre l’équilibre indispensable entre vie
professionnelle et vie personnelle.
Des « valeurs » de façade :
Comment peut-on sérieusement, avec une telle politique, corriger le déséquilibre de la pyramide des
âges, répondre à l’égalité entre les hommes et les femmes, agir concrètement en faveur de la diversité,
lutter contre les discriminations et faire une prévention efficace contre les risques psychosociaux ?
Autant de valeurs affichées par l’entreprise mais qui ne demeurent en réalité que superficielles.
L’obsession budgétaire :
L’entreprise fixe des objectifs toujours plus ambitieux avec des ressources chaque fois plus faibles
pour les atteindre. La direction d’ASF n’a jamais été autant centralisée et a délibérément choisi de
faire porter sa politique par son encadrement qui n’a d’autre alternative que de satisfaire à la sacrosainte logique budgétaire et produire les résultats escomptés, faute de quoi, les chaises musicales
auront raison de son avenir dans l’entreprise.
Une communication « en trompe l’œil » :
Malgré nos mises en garde répétées, la direction poursuit sans relâche une politique austère, guidée
essentiellement par des critères de rentabilité et des indicateurs de performances.
Pour le reste, elle déploie des efforts considérables pour soigner son image et habiller la vitrine par une
communication valorisante : le développement durable, les étapes estivales, les opérations clientèle, la
fondation Vinci, les labels en tout genre, les collaborateurs par ci, les équipiers par là…
Mais la réalité du terrain est toute autre : la majorité des salariés sont à ce jour en décalage avec cette
communication « sur-jouée » ; au fond, ils restent fortement attachés à cette entreprise, mais dans
l’esprit comme dans la forme, ils s’en éloignent progressivement. De vraies inquiétudes pour les uns,
un profond scepticisme pour les autres et pour tous, une défiance à l’égard des dirigeants d’ASF.
Le dialogue social dégradé :
L’échec de la négociation sur les salaires 2012, les enveloppes attribuées par la direction occasionnant
une baisse du pouvoir d’achat des salariés malgré des résultats financiers excellents, illustrent
davantage encore cette fracture.
Récemment encore, dans un conflit avec les organisations syndicales, la direction affirmait agir dans
l’intérêt des salariés. Ce comportement est révélateur d’une approche populiste, reniant ouvertement la
légitimité des représentants du personnel. ASF aurait-elle, comme d’autre, un problème avec les corps
intermédiaires ?
L’ASF oppose donc au grand public une belle vitrine étincelante derrière laquelle
elle cache, au fond de l’arrière-boutique, la réalité de ses objectifs uniquement financiers
qui se réalisent au détriment des salariés et de leurs conditions de travail.
Et comme le disait un certain chanteur : « Et à part ça, et ben ça va, si il se passe
quelque chose on vous le dira »………………………….ou pas !!!!!!!!!!!!
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