33 entier - Béton Magazine

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TECHNIQUES & ARCHITECTURE
Solution constructive
Pour permettre la réalisation de dalles allégées
pour l’école maternelle de Villefranche-sur-Mer,
les architectes de l’agence Cab ont orienté
l’entreprise Léon Grosse vers un procédé original
développé par le Suisse Cobiax.
La solution s’articule autour de sphères creuses
en plastique recyclé à noyer dans le béton.
Ecole de Villefranche-sur-Mer
Des bulles
dans le béton
A
Deux nappes d’armatures
(basse et haute) assurant
le maintien en place
des sphères Cobiax,
mais aussi la rigidité
globale de la dalle.
techniques, dont celle de la présence de dalles d’une
portée maximale de 17 m reposant sur un voile porteur
de fond, d’un côté, et sur un unique poteau, de l’autre.
A ce niveau, la solution d’une dalle précontrainte a été
exclue par les architectes, lui préférant l’alternative d’un
plancher allégé coulé en place. Un procédé inédit en
France dont c’est ici la première utilisation.
Des "boîtes à œufs"
en sous-face. « C’est le cabinet d’architecture qui nous a amené le procédé suisse Cobiax »,
indique Romain Gervasoni, conducteur de travaux chez
Léon Grosse, entreprise mandataire des travaux. Et de
poursuivre : « Cette technique n’étant pas utilisée en
France, nous nous sommes rapprochés de la société
Cobiax et de Fehr, son représentant sur le territoire
national. Nous nous sommes aussi rendus en Suisse
pour observer et comprendre la mise en œuvre de ce
procédé ». La solution proposée par Cobiax consiste à
noyer dans une matrice en béton des sphères creuses
en matière plastique recyclée. Sur le chantier de
Les bétons du chantier
Cemex agence Var – Alpes-Maritimes
assure la fourniture des bétons du
chantier de l’école maternelle de
Villefranche-sur-Mer. « L’ensemble des
formulations a été réalisé en partenariat technique », indique Serge Favre,
référent béton chez Léon Grosse.
Compte tenu de la situation du bâtiment, en bord de mer, les bétons
architectoniques répondent à la classe
d’exposition XS 2 et sont formulés sur
la base d’un ciment CEM III/B 42,5 N
CE PMES NF Vicat, pour une classe
de résistance C 30/37. Le deuxième
béton principal du chantier, interven°33 • Mars/Avril 2011
nant dans les structures internes du
bâtiment, est lui aussi un C 30/37.
Formulé sur la base du CEM II/A-LL
42,5 R CE NF Vicat, il présente une
classe de consistance S4 et une classe
d’exposition XC1.
En outre, Serge Favre a profité du
chantier pour effectuer des essais
comparatifs d’aspect sur quelques
voiles "non stratégiques" entre le
béton formulé avec le CEM III/B et un
béton intégrant un CEM I additionné
en centrale d’un laitier de haut fourneau [lire interview de Serge Favre, en
p. 54 dans ce même numéro].
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Sphères Cobiax entre les deux nappes d’armatures. Au premier plan,
en bas, la face supérieure de la prédalle "anti-bruit" coulée en place
dans une précédente phase de travaux.
[©BLM]
[©BLM]
Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes,
les architectes Jean-Patrice Calori, Bita Azimi et Marc
Botineau (agence Cab) assurent la maîtrise d’œuvre
d’une nouvelle école maternelle et d’une cuisine centrale. Le bâtiment de type R + 3, d’un SHOB de 5 363 m2,
se développe sur une largeur maximale de 28 m pour
une longueur de 95 m. Il s’inscrit sur un terrain enclavé
avec un dénivelé important, présentant une forme triangulaire. En sous-sol est aménagé un parking capable
d’accueillir sept véhicules.
La forte pente du terrain a imposé une
construction avec un
décalage d’un deminiveau (~ 1,75 m)
entre les planchers des
files 5 à 12 et des files
12 à 18. Le parti architectural était aussi de
créer des espaces
fluides, utilisant le
moins d’appuis porteurs possible. Un
choix qui a entraîné
quelques contraintes

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