Asie : l`actu high-tech de la semaine, Actualités

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Asie : l'actu high-tech de la semaine
Par Clémence Dunand | 11/01 | 15:40
Paiement en ligne ou sur mobile, immobilier sur le net, villages connectés : Renaud
Edouard-Baraud, PDG de l'antenne asiatique de l'Atelier BNP Paribas, décrypte chaque
semaine depuis Shanghai l'actualité high-tech asiatique pour Les Echos.
La startup : Koombah
Page d'accueil du site Koombah
En amour comme en immobilier, il est difficile de trouver chaussure à son pied. C'est au
second de ces deux marchés lucratifs qu'a choisi de s'intéresser l'entrepreneur Jason
Lim, à Pékin. A la manière des Français de Home'n'go , celui-ci travaille sur les relations
entre les dernières technologies du numérique et l'immobilier. Son service, Koombah ,
propose une plate-forme en ligne listant les locations disponibles et met en relation avec
des agents immobiliers bien réels. Dans un pays où les annonces sont souvent périmées,
fausses, mal renseignées et proposées par divers intermédiaires à des prix très variables,
l'initiative est la bienvenue.
Le chiffre : 87.9%.
C'est le pourcentage de villages (au sens administratif chinois, donc des unités rurales et
non des groupements d'habitations comme en France) qui seraient officiellement
connectés au haut débit. En début d'année, ce pourcentage était de 84%.
Des chiffres qui laissent dubitatifs nombre de bloggeurs. Ainsi C. Custer, fondateur de
ChinaGeeks.org, souligne sur techinasia.com que le fait qu'un village soit connecté au
haut débit ne signifie pas qu'un seul de ses habitants paie effectivement pour utiliser ce
service. « Même s'il est bien que les villageois puissent avoir accès à ces services, la
grande majorité d'entre eux ne peut se les offrir et n'aurait pas les capacités, faute
d'éducation ou d'apprentissage, de les exploiter ».
L'info : Vous avez acheté ? Il va falloir payer maintenant...
Page d'accueil du site Square
Le e-commerce explose en Chine, mais toute la logistique entourant la vente, la livraison
et le paiement d'un article, bien qu'en voie de professionnalisation, reste encore très
artisanale. Pour la livraison, les clients ont plus souvent affaire à un vieux paysan à vélo
qu'à un coursier en gants blancs (voir à ce sujet notre Actu du 5 octobre ). Et pour le
paiement, une bonne partie des acheteurs, en particulier dans les endroits reculés,
préfèrent attendre d'avoir réellement leur paquet en main pour régler leurs emplettes. Le
plus souvent en liquide, bien sûr. Mais tout ceci est en train de changer. Le géant du net
Alibaba (Taobao, TMall) essaye ainsi par exemple de trouver des solutions mobiles pour
informatiser le paiement à la livraison.
22/01/2013 16:54
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Il se retrouve également côté paiement en ligne : est l'un des plus gros prestataires,
selon les chiffres 2012 d'iResearch, avec , de l'autre mastodonte du net Tencent (QQ,
WeChat...). Ils sont suivis par Chinapay (issu d'UnionPay, l'équivalent de Visa ou
Mastercard en Chine), et ChinaPnR .
Avec Alipay et Tenpay, les deux poids-lourds du net ont mis en place des systèmes de
paiement en ligne ultra-rapides. Pour y accéder, il suffit de donner quelques informations,
de renseigner le numéro de sa carte de débit et d'entrer le code de vérification envoyé sur
son mobile. Après cela, chaque transaction sera réalisée en utilisant le mot de passe
obtenu et un nouveau code de vérification envoyé par SMS.
Comme toujours en Chine, les gros poissons du web ne sont jamais loin (voir à ce
sujet notre Actu du 23 novembre ). Ainsi Sina, fameux producteur du Weibo à son nom, a
rebaptisé son service SinaPay en WeiboPay, et l'a associé systématiquement à tout
compte de microbloging. 360buy ? Il a acheté fin 2012 une société, Chinabank Payments
à Beijing, qui détient une licence pour assurer le paiement en ligne.
En plus de ces services en ligne, des solutions matérielles, où le mobile est relié au point
de vente, se mettent en place. Il y a tout d'abord les clones de , un service né de
l'imagination du créateur de Twitter, qui permet d'effectuer des paiements par carte avec
un mobile via l'ajout d'un petit module. Ici, le plus actif dans le domaine est La Ka La .
99bill est aussi sur ce créneau. Dernièrement est arrivé QFPay , qui relie, d'un point de
vue matériel et logiciel, le point de vente et le mobile de l'utilisateur. Concrètement, une
fois le smartphone connecté au point de vente, l'utilisateur peut régler ses achats en
entrant un mot de passe ou en signant sur son téléphone. Alipay permet aussi, sur
mobile, de scanner des codes type QR codes, par exemple.
Tout cela reste essentiellement sino-chinois, mais les lignes bougent. Tencent vient
par exemple de passer un accord avec American Express, afin d'autoriser les détenteurs
d'un compte Tenpay à acheter sur des sites de e-commerce occidentaux. Alipay est déjà
en-dehors de la muraille et 360buy, dont le site est accessible en Occident, ne devrait pas
tarder à tirer.
L'Atelier organise jeudi 17 janvier un événement consacré au territoire digital chinois : comment
interagir avec les consommateurs locaux depuis le Chine ou l'Europe. Cette conférence sera
aussi l'occasion de rencontrer deux représentants de Tencent, un des plus gros acteurs de
l'internet asiatique. Plus d'infos sur L'Atelier BNP Paribas
RENAUD EDOUARD-BARAUD, ÉDITÉ PAR CLÉMENCE DUNAND
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Écrit par Clémence DUNAND
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