Le compte rendu est ici! - Les Francas en Île-de

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Le compte rendu est ici! - Les Francas en Île-de
« Activités scolaires, péri ou extrascolaires :
Quelles complémentarités ? »
Val-de-Marne
Ce document présente des échos de la journée organisée le 6 février 2015, avec soutien de la DDiCS et de la
Ville du Kremlin-Bicêtre et la participation de l’Éducation nationale et de la CAF.
Cette journée a été mise en place par la Fédération du Val-de-Marne de la Ligue de l’enseignement et
l’Association départementale des Francas 94.
Elle a été ouverte par Monsieur Piard, élu au Kremlin-Bicêtre, en charge de l’éducation, des collèges, lycées et
de l’enseignement supérieur et par Monsieur Zahra, directeur départemental de la DDiCS 94.
Elle s’est articulée autour de tables rondes, d’un forum des initiatives et d’ateliers.
Les éléments d’information que nous mettons à votre disposition ne constituent pas un compte-rendu
exhaustif de cette journée mais notent un certain nombre de constats relatifs à la mise en place de la
réforme des rythmes scolaires et surtout mettent l’accent sur des pistes d’action ou de réflexion, des
préconisations, des potentialités à utiliser.
Nous avons regroupé ces éléments dans des encadrés sous le titre générique « pistes pour aller plus loin ».
Les enjeux
Quelles que soient les décisions prises par les villes à propos de l’organisation des temps scolaires
elles sont amenées à repenser l’organisation de certains temps d’accueil et à rechercher une
nouvelle dynamique pour la mise en place des activités péri ou extrascolaires.
Cela concerne à la fois les nouvelles activités découlant directement de la réforme des rythmes
scolaires (NAP ou TAP) mais cela peut concerner aussi d’autres temps d’accueil situés dans une
journée scolaire (accueil du matin, activités de la pause méridienne, accueil le soir après le temps
scolaire).
Cela va amener aussi pour les villes qui ont programmé un accueil scolaire le mercredi matin de
repenser l’organisation de l’accueil du mercredi.
L’objectif de cette journée était donc, à partir des questions qui se posent aux organisateurs des
activités péri ou extrascolaires d’observer les conditions de mise en place et les besoins qui sont à
prendre en compte à la fois :
- dans la concrétisation du projet éducatif de référence,
- dans la continuité à construire entre ces différents temps scolaires, péri ou extrascolaires et
dans les transitions à mettre en place avec les temps scolaires,
- dans les propositions à faire pour les différentes activités (contenus, formes d’intervention,
structuration ...),
- dans les moyens qu’il est nécessaire de redéfinir, au plan pédagogique (rôle des directeurs
des temps de loisirs, besoins de l’encadrement, organisation des collectifs enfants ...), dans la
relation entre les acteurs (enseignants/personnels d’animation) et dans la relation avec les
parents.
Table ronde 1
Comment articuler l’ensemble des temps éducatifs en construisant des complémentarités et en
recherchant une convergence éducative des actions et des différents acteurs dans le cadre d’un
PEDT ?
Animée par Cécile PONSOT (Déléguée Nationale des Francas en charge de la région Île-de-France)
cette table ronde réunissait Caroline PACREAU (Chargée de mission- Pôle refondation de l'école DSDEN du Val-de-Marne) et Christophe DE FREITAS (Chef de Service - Inspecteur Principal de l'Action
Sanitaire et Sociale - D.D.I.C.S 94).
Cécile Ponsot a d’bord rappelé que l’enfant est à la fois soumis à des influences éducatives
volontaires (celles de la famille, de l’école, des temps de loisirs) et à des influences involontaires (la
télé, internet, la rue ... mais aussi les conditions de logement, l’accessibilité aux soins...). La recherche
de complémentarités est donc une nécessité entre les différents partenaires : services de l’État, élus
locaux et services d’animation municipaux, école, parents, associations.
En évoquant la mise en place de la réforme sur le terrain Caroline Pacreau note plusieurs points :
- quelques directeurs d’école pointent une fatigue accrue pour des enfants et les
professionnels quelles que soient les modalités de mise en place et de fonctionnement.
- l’accueil en classe le mercredi matin favorise les temps d’apprentissage même si pour
l‘instant il est difficile de constater un effet sur les résultats scolaires. Cet accueil a amené
une modification de la place et de la durée des récréations où l’on note moins d’incidents.
- un des freins identifiés concerne le manque de temps partagés entre les animateurs et les
enseignants.
Des pistes pour aller plus loin
Il est important de pouvoir développer une articulation entre le projet d’école et les NAP.
Par ailleurs il est possible de s’appuyer sur les leviers existants :
- la formalisation des 108 heures annuelles de temps de réunion pour les enseignants,
- les rendez-vous mensuels des IEN avec les directeurs d’école (où les directeurs de centres de
loisirs peuvent être invités par l’IEN),
- la mise en place de temps de formation communs ((comme à Joinville par exemple).
Il convient de rechercher une articulation et des complémentarités entre les temps de classe et les
NAP.
Enfin il convient que les règles soient les mêmes sur les différents temps d’accueil pour apporter de
la cohérence en direction des enfants (sur un même lieu) et un cadre sécurisant.
Christophe De Freitas rappelle les moyens mis en œuvre pour accompagner la réforme et en
particulier le travail du groupe d’appui départemental (GAD) qui regroupe l’éducation nationale, la
DDiCS, la CAF, la Ligue de l’enseignement et les Francas.
Au plan départemental un travail a été conduit sur une charte de partage des locaux en référence
aux espaces utilisés pour les activités.
Il rappelle également que la mise en place d’un PEDT place le Maire au centre de l’organisation du
temps scolaire et périscolaire et que les élus peuvent agir sur la mise en place de ce projet dans le
cadre d’un comité de pilotage.
Il met l’accent sur la cohérence du dispositif mis en place par l’État :
- différentiation des NAP et des accueils de loisirs (qui ne concernent pas que la mise en place
d’activités),
- recherche d’une convergence entre l’État et les communes,
- recherche d’une complémentarité entre les villes et les partenaires locaux que sont les
associations.
Enfin il met en garde, devant l’importance du temps passé par l’enfant en dehors de la famille, de
veiller à ne pas construire des « mille feuilles » d’activités.
Des pistes pour aller plus loin
Il convient de mobiliser les partenaires éducatifs institutionnels et associatifs locaux ce qui implique
la nécessité d’un dialogue et d’une communication importante :
- pour travailler sur des objectifs partagés,
- pour prendre en compte les productions des différents partenaires : projet d’école, PEDT,
projets pédagogiques des accueils de loisirs ...)
- pour échange sur les conditions de mise en œuvre des activités : partage des locaux, temps
de transition ...
- pour penser l’organisation et la structuration des différents temps.
L’échange avec les participants a permis de mettre en avant un certain nombre de préoccupations
(recherche de financements supplémentaires, recherche d’associations susceptibles d’animer des
ateliers, recherche d’une convergence entre les différents objectifs).
Plusieurs interventions ont fait référence au partenariat avec les associations : à Joinville elles sont
intégrées dans le PEDT. Ailleurs on se pose différentes questions :
- avec qui peut-on travailler (associations culturelles, sportives ?)
- quelle est la légitimité des associations à intervenir ?
- comment trouver les conditions pour construire ensemble ?
- les associations sont elles partenaires ou prestataires ?
Des pistes pour aller plus loin
Veiller aux valeurs éducatives des associations locales pour assurer à la fois complémentarité et
diversité des propositions.
Nécessité de s’accorder sur les objectifs pour assurer un minimum commun.
Mesurer les effets de la mise en place des cycles de découverte des activités.
Travailler sur l’articulation des temps à la fois en ce qui concerne la journée, la semaine, le mois et
l’année.
Table ronde 2
Quelles conditions réunir pour mettre en place ces complémentarités, prévoir des synergies entre
les différents dispositifs, assurer une liaison aux familles, accueillir les handicapés ...
Animée par Vincent GUILLEMIN (Délégué général de la Ligue de l’enseignement du Val-de-Marne)
elle regroupait Marjolaine BRAUN (Conseillère territoriale à la CAF 94) Christophe DE FREITAS (Chef
de Service - Inspecteur Principal de l'Action Sanitaire et Sociale - D.D.I.C.S 94) et Pascale REINTAU
(Directrice du temps libre et des affaires scolaires à Cachan).
En ouvrant cette table ronde Vincent Guillemin a insisté sur les conditions à réunir pour favoriser la
cohérence des actions, faciliter le travail entre les acteurs mais surtout mettre l’intérêt de l’enfant au
cœur des discussions et préoccupations.
Des pistes pour aller plus loin
- apprendre à se connaître (quelles ont les contraintes, les compétences de chaque acteur),
- n’oublier personne sur le territoire (identifier tous les acteurs potentiels),
- prévoir des espaces d’échanges et de dialogue (Il convient de les définir et de préciser à
quels moments ils peuvent se réunir),
- veiller au risque « d’arrangements » entre d’adultes sans prendre en compte les réalités
locales,
- privilégier l’ouverture à l’autre, le respect mutuel, la remise en question.
À propos du rôle de la CAF dans l’accompagnement des collectivités Marjolaine Braun a indiqué que
la CAF intervenait pour le remplacement de personnel, pour la formation BAFA ou BAFD et pour les
nouveaux postes de coordination ainsi que pour des investissements sur du matériel spécifique.
Pour le Val-de-Marne, en 2013, le financement global s’est élevé à 600000 euros.
En ce qui concerne la mise en place de la réforme elle a noté :
- la mise en place progressive des PEDT,
- la nécessité de construire une synergie entre les dispositifs et les moyens financiers.
Des pistes pour aller plus loin
L’élaboration des PEDT doit prendre en compte les critères suivants :
- place des familles dans les concertations,
- articulation avec les autres dispositifs (CLAS, contrat enfance/jeunesse),
- prise en compte des enfants du 1er cycle,
- prise en compte des enfants porteurs de handicap.
Christophe De Freitas a rappelé les moyens mis en place par la DDiCS : fonds d’amorçage,
accompagnements des collectivités, financement des ACM.
Il a ensuite décrit différentes conditions à réunir dans la mis en œuvre du dispositif.
Des pistes pour aller plus loin
- rechercher la réussite éducative des enfants,
- s’appuyer sur une équipe pluridisciplinaire,
- trouver des complémentarités avec les CLAS,
- favoriser la connaissance et reconnaissance mutuelle (professionnels qui ne se connaissent
pas) : se découvrir, accompagner et faciliter cette connaissance, ouvrir, faire connaître et
reconnaitre les actions menées,
- respecter les différents partenaires éducatifs : que chacun puisse avoir sa place,
- exiger du professionnalisme de la part de chacun : qualification des agents,
professionnalisation des acteurs (CQP/ BPJEPS/DJEPS), ouvrir des perspectives pour la filière
animation (aujourd’hui beaucoup de catégories C,
- trouver le temps de se donner le temps pour arriver à la mise en œuvre et parvenir à
s’identifier et bien échanger (et non rechercher une exigence immédiate),
- développer la complémentarité et non le « mimétisme », ce qui demande de l’ouverture
d’esprit,
- s’appuyer sur la culture de la pluridisciplinarité entre professionnels.
Pascale Reinteau a décrit l’organisation mise en place à Cachan pour répondre à la mise en place de
la réforme : harmonisation des temps, des sorties ; appui sur un partenariat écoles, services,
associations, parents d’élèves ; travail avec les trois centres sociaux ; dédoublement études/CLAS.
Elle note les perspectives de travail après cette mise en place :
- repositionner l’offre globale éducative sur la ville en faisant vivre les intentions éducatives du
PEDT, en s’interrogeant sur le pilotage du PEDT et sur la place respective de la collectivité et
des associations.
- rechercher la possibilité de mieux travailler ensemble en instaurant des temps d’échange
(projet d’école/projet pédagogique),
- envisager des temps de formation communs,
- préciser les objectifs des activités en direction des enfants d’âge maternel et la nécessité de
travailler les complémentarités scolaire/périscolaire,
- éviter la superposition des activités avec les propositions des associations locales.
Des pistes pour aller plus loin
En s’appuyant sur les perspectives de développement prévues à Cachan on peut noter :
- la nécessité d’échanges et de travail commun entre les différents acteurs éducatifs,
- la recherche de la connaissance et de la reconnaissance des différents acteurs,
-
la mise en place d’actions de formation et de qualification,
la revalorisation de la filière animation,
la valorisation des actions menées,
la prise en charge des enfants porteurs de handicap,
l’évitement de la mise en place d’un « mille-feuilles » d’activités juxtaposées sans
cohérence,
l’intérêt de s’appuyer sur les savoir-faire des associations locales.
L’échange avec la salle permet de pointer des difficultés :
- dans la relation aux familles
- dans le manque de temps pour les réunions d’équipe,
- dans le manque d’animateurs diplômés et dans la prise en compte des nouveaux arrivants
(notamment sur les périodes de vacances),
- dans l’articulation au CLAS,
- dans l’adaptation de la formation BAFA et dans la possibilité pour les directeurs de prolonger
cette formation,
- dans la volonté politique de s’adapter aux contraintes budgétaires.
Des pistes pour aller plus loin
- professionnaliser les animateurs sur la question du handicap,
- mettre en place des formations BAFA dans les villes (pour mieux s’adapter aux réalités
territoriales),
- envisager la titularisation des animateurs,
- rechercher territorialement les différentes articulations,
- s’informer des possibilités offertes par el CQP (certificat de qualification professionnelle)
- s’appuyer sur les possibilités d’accompagnement mises en place par la CAF.
Le forum des initiatives
Il devait permettre, dans différents domaines, de donner à connaître soit des initiatives déjà en
place, soit des projets en préparation dans des villes.
Parmi les initiatives présentées on a noté :
- des initiatives relevant du pilotage des activités (conseils de vie éducative),
- des initiatives relatives à différents temps d’accueil (le matin, pour la pause méridienne, en
fin d’après-midi),
- des exemples de partenariat,
- des exemples d’activités, de cycles ...
- des propositions liées à un âge donné,
- des propositions relatives à l’aménagement d’espaces,
- des ressources pédagogiques.
Les fiches présentant ces initiatives sont téléchargeables sur le site :
http://www.lesfrancasenidf.asso.fr/
(département 94)
Atelier 1
Coordination des activités périscolaires
Rôle des coordonateurs, responsables de site ...
Animation : Elsa Mokhtar – Gurvan Bricaud (Francas 94)
Les échanges lors de cet atelier ont été très riches, tous les participants qui le souhaitaient ont pu
s’exprimer et prendre la parole. De nombreux freins et leviers ont pu être identifiés à partir des
différents témoignages. Ils sont de plusieurs ordres (travail partenarial Collectivités/Education
Nationale, partage des locaux, formation des équipes d’animation, contraintes de temps…).
En tout état de cause un des enjeux majeur est bien de « Se connaitre et se reconnaitre dans nos
champs de compétence » comme cela a été dit lors de l’atelier.
Les principaux freins
- Pas de temps de rencontre Animation/Éducation Nationale, alors que les enseignants ont des
heures qui pourraient servir à ces rencontres.
- Relations difficiles entre les équipes, « guerre de territoire » (partage des locaux), problèmes
de statuts, problème financiers. (Quid de la pérennisation du fond d’amorçage ?).
- La « Sacralisation de la classe » entraîne une résistance de la part des enseignants sur
l’utilisation des locaux. Il a été rappelé que les locaux appartiennent aux collectivités.
- Difficultés de travailler avec les équipes enseignantes, dont les directeurs ne sont pas les
supérieurs hiérarchiques. Ces questions doivent être travaillées avec l’appui des inspecteurs
d’académie, afin de poser un fonctionnement et des règles avec les enseignants en cas de
conflits ou de difficultés, il s’agit d’amener l’Education Nationale à prendre ses
responsabilités quand aux conditions de la mise en place de cette réforme.
- Pression sur les équipes d’animation (modification ou création profil de poste, modification
des missions, modification des horaires et des conditions de travail).
- Sollicitation des familles qui se sont multipliés.
- Multiplication des actions, beaucoup d’interlocuteurs : quelle image est renvoyée aux
familles ? Celle d’une communauté éducative cohérente ?
Des pistes pour aller plus loin
Les principaux leviers
Au plan général
- Remettre l’intérêt de l’enfant au centre des préoccupations, avant les intérêts d’adultes.
- Pérenniser le fond d’amorçage. De toute évidence cela apparaît nécessaire pour pouvoir
accueillir les enfants dans les meilleures conditions possibles.
- Organiser des temps de travail communs, formalisés, entre les équipes d’animation et les
équipes enseignantes afin de se rencontrer, se parler, échanger, construire ensemble : cela
est indispensable. Les fonctionnements des CLAE (Centre de Loisirs Associés à l’Ecole)
peuvent être une source de réflexion ou d’inspiration.
- Positionner des coordinateurs, des personnes référentes, sur les sites afin de clarifier les
domaines de compétences et d’intervention de chacun et d’être ainsi l’interlocuteur
principal des familles.
- Rendre indispensable la participation des directeurs de centre aux différents conseils
d’école.
- Organiser des réunions avec les familles pour expliquer le travail et le fonctionnement des
équipes.
- Organiser des temps d’échange entre professionnels au sein d’une même équipe, d’une
même ville.
- Clarifier les responsabilités de chacun sur les différents temps (école, périscolaire et les
transitions…).
En qui concerne les ateliers en eux-mêmes, il s’agirait :
- d’organiser des ateliers ludiques, qui prennent en compte les problèmes de locaux et la
fatigue des enfants, il ne s’agit pas forcément d’être dans la production (exemple : atelier
philo),
- de favoriser l’ouverture et la participation sans tomber dans l’injonction,
- de réfléchir à la question du choix des activités par l’enfant (réduire les choix, puis élargir au
fur et à mesure), expliquer les contraintes et les réalités.
En ce qui concerne la formation des équipes
Permettre aux équipes intervenants sur ces temps de se former, soit par le BAFA (mais alors va
se poser la question du stage pratique sur des temps périscolaires non déclarés) ; soit par le
CQP, qui semble beaucoup plus adapté à ce que l’on attend des équipes sur ces temps au
quotidien.
Deux témoignages pour illustrer les échanges de l’atelier
Saint Denis
Pendant 2 ans, les élus et l’EN ont travaillé autour de la construction d’un PEDT fort, concerté avec
tous les partenaires, (élus, IA, services…).Ce travail collectif a permis de mettre en place des règles et
un cadre de travail engendrant une cohérence, un travail partagé sur les rôles et fonction de chacun.
Cette cohérence au « sommet » a grandement facilité une cohérence dans le travail des équipes de
terrain. Nomination d’une personne référente (directeur de centre) qui est positionné comme
l’interlocuteur privilégié des familles.
Alfortville :
Les NAP sont gérés de manière indirecte par la Ligue de l’enseignement.
Sur 13 des 15 écoles de la communes, un poste de référent éducation a été créé (ce poste est occupé
par les directeurs d’école). Ce poste doit faire le lien entre les autres directeurs d’écoles et les
équipes dans un binôme avec La ligue de l’enseignement.
Ce travail a permis de nouvelles relations d’entraide entre les équipes d’animations et les équipes
d’enseignants ainsi qu’un travail sur une charte d’utilisation des locaux.
Limite : reconnaissance des compétences de l’éducation populaire ? Le directeur d’école est payé en
plus de son salaire pour cette mission.
Un rappel : l’accompagnement envisageable par les Francas
- Accompagnement sur l’animation des activités, la capacité à s’adapter, à s’organiser, à
mener une activité, un cycle en s’adaptant au temps et aux espaces.
- -Mise en réseau des expériences du territoire afin de mettre en place des échanges de savoir.
- Appuyer au sein du GAD (Groupe d’Appui Départementale), la nécessité d’organiser le temps
des directeurs d’école et des équipes enseignantes afin qu’elles puissent échanger, travailler
et apprendre à se faire confiance avec les agents des collectivités.
- Organiser des formations BAFA et ou des CQP (des aides financières de la CAF sont
possibles).
Atelier 2
Mise en place des NAP
Organisation des activités, aménagement des espaces, articulations, transitions, formation de
l’encadrement
Animation : Catherine Séguenot (Ligue de l’enseignement)
Les freins constatés
À propos de la durée des séquences
Les temps de 45 minutes ne permettent pas de sortir de l’école et de profiter du tissu associatif ou
de l’offre de certaines structures
À propos des espaces disponibles
Des classes sont encore fermées aux animateurs.
À propos du choix de l’enfant
Les différentes organisations donnent trop rarement à l’enfant la possibilité de choisir.
Des pistes pour aller plus loin
À propos de l’organisation générale des activités
Définir un cadre institutionnel pouvant aider à régler certains problèmes comme celui de
l’utilisation des locaux.
À propos de la durée des séquences
L’organisation des NAP sur une après-midi permet d’améliorer la qualité de l’offre faite.
À propos de l’organisation des activités
Offrir aux enfants un espace d’activité libre (sous forme d’une ludothèque par exemple) pour lui
permettre de ne pas avoir une activité contrainte.
À propos de la relation entre les acteurs
Permettre aux animateurs et aux enseignants d’être ensemble dix minutes sur des temps de
transition.
Prévoir un temps commun, payé et partagé, entre les enseignants et les animateurs du
périscolaire pour les transitions.
À propos des compétences de l’encadrement
Mettre en adéquation chez les animateurs les compétences et les envies de faire.
Prévoir des formations communes enseignants/animateurs.
Prévoir une formation spécifique sur les NAP sans aller vers une spécialisation.
Atelier 3
Évaluation et relation entre les partenaires éducatifs
Animation : Isabelle Verret (Francas 94) -Vincent Guillemin (Ligue de l’enseignement 94)
Les freins constatés
À propos de l’organisation générale
Chaque territoire fait référence à un schéma d’organisation.
Difficulté à trouver un équilibre dans la représentation que chacun se fait des propositions faites
(parents, enfants, enseignants ...).
À propos de la relation entre les acteurs
Manque de temps d’échange entre les enseignants et les animateurs.
Difficulté à faire référence à des objectifs communs entre enseignants et animateurs.
Manque de communication entre les acteurs.
À propos de la situation des animateurs
Difficultés liées au statut des animateurs (qui sont souvent des vacataires).
À propos de l’évaluation
Difficulté à définir des critères d’évaluation
Qui évalue quoi ?
Des pistes pour aller plus loin
À propos de l’organisation générale
Rechercher une pertinence de l’organisation.
Mettre en place une préparation anticipée des propositions faites.
Prendre en compte les niveaux d’attente différenciés entre la ville et l’éducation nationale.
Prendre en comte le contexte social.
À propos de la relation entre les acteurs
Rechercher une complémentarité entre l’école et les ALSH.
Instaurer des temps de concertation, de dialogue et des temps de travail communs (par exemple
dans un conseil de vie éducative).
Éviter de privilégier les jugements relatifs aux animateurs et leur « flicage » au détriment d’un travail
en commun.
S’appuyer sur des outils partagés.
Améliorer la communication entre les différents acteurs.
À propos de l’accueil le samedi matin
Demander un engagement des enseignants pour un suivi de la fréquentation.
À propos de l’évaluation
Construire un référentiel d’évaluation.
Anticiper la mise en place de l’évaluation.
Pour continuer ...
La Ligue de l'enseignement et les Francas continuent à agir sur cette thématique
"scolaire, péri et extra scolaire, quelles complémentarités ?" en liaison aux villes, aux
organisateurs, aux établissements scolaires, aux associations...
Par ailleurs le GAD (groupe d'appui départemental) poursuit son soutien aux actions
scolaires et périscolaires initiées par les établissements scolaires et les villes sous
différentes formes (accompagnement, diffusion d'informations, formation, mise à
disposition de ressources pédagogiques ...).
Il est possible de contacter la DDiCS, le Pôle de refondation de l'école à la DSDEN,
la CAF, la Ligue de l'enseignement ([email protected] 01 43 53 80 08) ou les Francas
([email protected] 01 43 39 62 16).