Tourisme magazine n°24

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Tourisme magazine n°24
Sommaire
5 EDITORIAL
EVÈNEMENT
6 Deuxième
édition du Salon des Vacances,
des Loisirs et du Bien-être
Le Salon qui donne un avant-goût de Vacances
14 ACTUALITE
Deuxième édition du SIAHA 2010
Un salon qui mérite le détour
rmand
Guide g"ou
Chenoua"
50e réunion de la commission de l'OMT
pour l'Afrique
Le cybermarketing à l’honneur
Restaurant
poisson
frais chez Denis
Du
1ère Rencontre professionnelle des agents de voyages
et des hôteliers
"La déclaration des andalouses"
18 INTERVIEW
Abdelkader Lamri, PDG de l'EGH El Aurassi
Le visage du nouvel " Aurassi "
22 HÔTELLERIE
Plan Qualité Tourisme dans l'hôtellerie publique
Mise en oeuvre de la modernisation des hôtels
p
24
23 TOURISME
L'Argentine veut séduire le marché algérien
Des échanges touristiques en perspective
L'Algérie avec Four Winds Travel
Des voyages à en mettre plein la vue !
Zénith Voyage reçoit son 4ème groupe pour 2010
Une flexibilité au service du tourisme
ONSEILS
42 C
Réussir ses photos de vacances
MPACT
55 IRampe
de (re) lancement
DOSSIER
p
32
A la recherche
du Bien-être
Destination
p
42
Saint
Petersburg
Une ville
chaleureuse
dans le
froid glacial
é
ditorial
Photo : Cap Carbon - Bejaïa
avenir
pour le sdat ?
Quel
Édité par Interexpo
Directeur de la publication
Slimane SEBA
[email protected]
Directeur Artistique
Akli MADOUN
Secrétaire de rédaction
Mohammed BOUDALI
Création - Infographie
Nassila AMRANI
Ont collaboré à ce numéro
Nadjib STAMBOULI
Saïd BOUKHELIFA
Fadéla KRIM
Slimane SEBA
Baba MOUSSA
Cherifa BENSADEK
Mohand Cherif ZIREM
Dr. El Fahchouche BAROUDI
Mohamed Réda ZEMMOUCHI
Publicité - Abonnement
Mehdia BENAHMED
Tél. / Fax : 021 93 33 27
email : [email protected]
Impression
ED DIWANE
Flashage
AGS
Distribution
Ouest : SEDOR - Centre : INTEREXPO
Est : El Khabar - Diffusion (KDP)
Création, Conception et Réalisation
Agence de communication, d’édition
et d’exposition
Hay En-nour Bt 07 local 03, route
de l’hopital - Béni Messous - Alger
Tél. : 021 93 33 27/26
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www.tourismemagazine-dz.com
Il ne serait que légitime de se poser la question de savoir pourquoi ces changements notables
à la tête et dans la structure ministérielle en charge du tourisme. Tout semblait pourtant aller
pour le mieux. Les bilans présentés à chaque occasion - et elles furent nombreuses - établissaient bien que le courant de développement du tourisme en Algérie allaient dans le bon sens.
Des touristes de plus en plus nombreux. Des investisseurs dont on validait périodiquement les agréments, différents plans, dont celui de la
qualité, battaient leur plein et les applaudissements ne cessaient de
croitre en intensité à chaque manifestation organisée par ci par là dans
les établissements luxueux de la capitale pour en consacrer la réussite
ou le démarrage.
Bien malin celui qui pouvait prédire un tel aboutissement.
Bien sûr. L'artisanat est un proche parent du tourisme. Ils ont été
ensemble un certain temps avant de se séparer pour ensuite se retrouver prés d'une décennie plus tard. Comme ce fût le cas de la culture.
Du transport comme le furent l'aménagement du territoire et l'environnement. Et comme ce fut également le cas, bien plus loin dans le passé avec la jeunesse et
le sport. En fait, le tourisme est un secteur très sociable. Tous les autres secteurs peuvent s'y
apparenter ou s'y rattacher sans difficulté.
La question n'est pas de savoir ce que le tourisme peut faire avec les autres secteurs. Mais de
savoir ce qu'il peut faire de lui-même pour lui-même. Peut importe son compagnon de route.
Quand des centaines de kilomètres de cote demeurent en friche. Quand des investisseurs
demeurent encore bien frileux pour s'exposer aux lourdeurs bureaucratiques de l'administration avant de se lancer dans leurs projets, quand ils ne s'en retournent pas carrément chez eux,
lassés sinon exaspérés. Quand le secteur du tourisme n'arrive pas à se créer les moyens de sa
propre survie, empêtrés dans les problèmes de foncier, d'administration des ressources
humaines, de cohérence transversale avec les autres secteurs, de représentation cohérente et
de qualité de l'image à l'étranger.
L'heure est surement au bilan. Où en sommes-nous dans le sdat (Schéma Directeur
d’Aménagement Touristique) ? Ou alors envisagera-t-on un autre plan de plus ou moins longue échéance ? Il y a bien eu, en effet, une stratégie antérieure à ce schéma et que tout le
monde avait approuvé, applaudi pour être ensuite tout bonnement, relégué au statut d'archives d'administration centrale et de source documentaire pour des étudiants à la recherche
d'inspiration analytique.
A la différence de la stratégie touristique qui l'avait précédé et dont on ne peut renier la pertinence de l'analyse, le sdat , tout aussi visionnaire et tout aussi consensuel, a fait l'objet de larges débat auxquels avaient participé avec énergie, engouement, on s'en souvient, un grand
nombre de professionnels, pendant des assises uniques en leur genre, qu'elles fussent régionales ou nationales.
Ce serait bien triste de s'en séparer comme le tourisme s'est séparé, avec ou sans son plein gré
de ses compagnons éphémères que furent l'aménagement du territoire et l'environnement.
L'artisanat est de retour. Bienvenue à lui. Espérons que l'union sera durable et qu'elle enfantera des milliers, voire des millions de touristes, qu'elle défendra dans le concert des nations
touristiques l'image d'un pays enraciné dans sa culture mais tolérant, hospitalier et ouvert à
la modernité.
Slimane Seba
évènement
Deuxième édition du
Salon des Vacances, des
Loisirs et du Bien-être
a deuxième édition du Salon des
Vacances, des Loisirs et du Bienêtre a tenu ses promesses. En plus
d'avoir été co-organisé dans le cadre d'un
partenariat constructif public-privé, entre
la SAFEX et INTEREXPO, il a mobilisé
plus de professionnels du tourisme que lors
de la première édition. Les représentants
du secteur public comme du privé étaient
encore plus nombreux, les opérateurs
étrangers aussi, pour rassembler dans un
puzzle intelligent tous les ingrédients du
voyage et du bien-être.
“L
Un salon et
des promesses
Une vitrine, quoique incomplète encore,
du paysage touristique algérien. À l'import
comme à l'export. Le balnéaire, le culturel,
le thermal, et, bien sûr les destinations
étrangères, des plus proches jusqu'aux plus
ou moins lointaines, la Tunisie, le Maroc, la
Turquie, Dubaï …
Le Salon aura été une occasion pour les
professionnels de se rencontrer, d'échanger
des points de vue, des expériences, des produits et de faire le point de la situation du
tourisme algérien et de ses multiples
impacts sur la société et le bien-être du
citoyen.
C'est, du reste le sujet des tables rondes
organisées en marge et dans l'enceinte du
Salon. Des universitaires algériens, des
professionnels, des cadres supérieurs ont,
tour à tour, intervenu pour apporter des
clarifications, exposer des points de vue sur
la question du bien-être et son rapport
étroit avec le tourisme, la notion de qualité,
de performance …
Le Salon a tenu ses promesses et il a, au vu
de toute la sympathie qui lui a été témoignée, un avenir certain dans le concert des
Salons similaires en Algérie et dans le
bassin méditerranéen.
S.S
TOURISME MAGAZINE
6
N°24/MAI-JUIN
2010
évènement
Le Salon qui donne
un Avant-goût
de Vacances
L
a deuxième édition
d u Sa l o n d e s va c a n ces, des loisirs et
d u b i e n - ê t re a o u v e r t s e s
p o r t e s l e Ma rd i 2 0 a v r i l
2010
au
Pa l a i s
des
Expositions
PinsMaritimes
dans
une
ambiance festive annonçant les prémices de la
s a i s o n e s t i va l e.
par Mohammed BOUDALI
Inauguration du deuxième Salon des vacances, des Loisirs et du Bien-être
Inauguré par un panel de cadres superieurs du tourisme en présence de
Monsieur Kamel Bouchama, ancien
Ministre de la Jeunessse et du Sport et
invité d'honneur, le salon est organisé
par l'agence de communication INTEREXPO en partenariat avec la SAFEX.
La délégation ayant inauguré le Salon
était composée de M. Ahmed
Bouchedjira, DG de l'ONT, M. Saïd
Boukhelifa, chargé d'études et de synthèses auprès du MATET, M. Mustapha
Chaoui, Cadre Dirigeant de la SGP
Gestour, M. Nadjah Boudjeloua,
Secrétaire Général de la FNAT et M.
Hamina Salah-Eddine, Président du
SNAV Centre-Alger
Cette année, ce sont plus d'une soixantaine d'exposants dont 12% d'opérateurs
étrangers qui se sont donné rendez-vous
dans cet espace de communication et
d'échanges qui a réussi à drainer près de
6.000 visiteurs en s'imposant comme
étant l'évènement annuel des amateurs et
professionnels du voyage.
Ainsi, aux côtés des tours opérateurs
algériens, agences de voyages, hôtels,
complexes touristiques et centres de thalassothérapie, des exposants venus de
Tunisie, du Maroc, de France, de Dubaï
et de Turquie étaient présents pour proposer au public toutes sortes de nouveautés en matière de vacances.
Les visiteurs avaient donc tout le loisir
pour faire le plein d'idées pour leurs
vacances et rencontrer en direct les prestataires de services pour choisir leurs
destinations.
D'autre part, les organisateurs ont mis
l'accent sur l'importance que prend la
notion du bien-être dans la vie et les
moyens de l'atteindre cet état par le biais
du tourisme et des loisirs. En effet, dans
un environnement où les individus sont
de plus en plus stressés, prendre soin de
soi et se préoccuper de son bien-être se
sont hissé au cœur des préoccupations de
la société contemporaine. Les organisateurs ont tenu donc à réunir autour de
cette nouvelle tendance des professionnels de services aux frontières de la santé,
du thermalisme et du sport, ce qui ouvre
un vaste champ de nouveaux produits
destinés à rendre plus agréable la vie de
chacun.
TOURISME MAGAZINE
7
N°24/MAI-JUIN
LE
LE SALON EN CHIFFRES
Nombre d’exposants
Offices du Tourisme : .............................008 %
Tour Opérateurs : ....................................100 %
Entreprise de Gestion Touristiques EGT : 16 %
Hôteliers : ..............................................008 %
Centres de Thalassothérapie : ................004 %
Agences de Voyages : .............................18 %
Transporteurs : ......................................08 %
Opérateurs étrangers : ...........................122 %
Autres : ..................................................166 %
Exposants
(Espaces d'exposition)
Offices du Tourisme : ............................11,77 %
Tour Opérateurs : ................................222,55 %
Entreprise de Gestion Touristiques : ......99,22 %
Hôteliers : .............................................77.3 %
Centres de Thalassothérapie : ................1,33 %
Agences de Voyages : ...........................8,5 %
Transporteurs : .....................................88,22 %
Opérateurs étrangers : ...........................223 %
Autres : .................................................8,33 %
2010
évènement
En marge du 2ème SVLB
Scientifiques
Tables rondes
Journées
et
E
n marge de la deuxième
édition du Salon des
Vacances, des Loisirs et du
Bien-être, qui s’est tenu du 20 au
23 Avril à Alger, plusieurs tables
rondes animées par des professionnels du secteur touristique
et des universitaires autour de
trois axes principaux, à savoir
tourisme et forme physique,
activités touristiques de détente
et management et qualité de service. Les tables rondes ont été
enrichies de débats très animés
de la part des nombreux intervenants parmi l'auditoire.
n marge de la deuxième édition du
Salon des Vacances, des Loisirs et du
Bien-être, plusieurs tables rondes
animées par des professionnels du secteur
touristique et des universitaires autour de
trois axes principaux, à savoir tourisme et
forme physique, activités touristiques de
détente et management et qualité de service. Les tables rondes ont été enrichies de
débats très animés de la part des nombreux
intervenants parmi l'auditoire.
E
La première table ronde, animée par
Mustapha Chaoui, cadre dirigeant à la SGP
Gestour et le docteur El Fahchouche
Baroudi, médecin expert en Thermalisme
et Thalassothérapie a éclairé l'auditoire sur
certains aspects de ces deux activités
notamment la réglementation, l'investissement, le fonctionnement et les perspectives
des stations thermales en Algérie.
M. Ahmed Bouchedjira, Directeur Général
de l'ONT a traité la thématique très sensible
de la qualité du Tourisme en Algérie à traves les contrats de performance en donnant
des clarifications sur Plan Qualité
Tourisme appliqué aux différents segments
de la chaîne de production touristique et en
expliquant les interactions qu'il a avec le
Plan Destination Algérie.
Durant la deuxième journée, trois tables
rondes ont été animées respectivement par
M. Saïd Boukhelifa, chargé d'études et de
synthèse auprès du Ministre de
l'Aménagement du Territoire, de
l'Environnement et du Tourisme, M.
Nadjah Boudjeloua Secrétaire Général de la
Fédération Nationale des Associations
d'Agences de Tourisme et M. Youri Diah,
Consultant en Management.
A travers sa communication intitulée "
L'offre touristique, passé et présent et les
conditions de la relance ", M. Boukhelifa a
retracé l'histoire du Tourisme algérien
depuis l'indépendance en précisant les différentes stratégies qui ont abouti à l'offre
touristique actuelle. M. Boudjeloua, quant
à lui, a traité le thème de l'apport des agences de voyage dans la relance du tourisme
en annonçant un projet très prochain de
catégorisation des agences touristiques.
TOURISME MAGAZINE
8
N°24/MAI-JUIN
La dernière table ronde, animée par M.
Diah a traité du contrat de management en
précisant la manière d'utiliser cet outil économique pour que les entreprises notamment du secteur public arrivent à gagner
plus d'efficacité aussi bien sur les questions
financières que sur les questions du marché.
M.B
T ÉMOIGNAGES
Ahmed Bouchedjira DG de l'ONT
J'ai constaté que l'auditoire est très
assoiffé de connaissances notamment
dans les domaines de
la communication et
de la mise à jour des
informations sur les
différentes activités
touristiques à partir
de toute la chaine
touristique.
2010
évènement
Temps forts
M. Merad-Boudia - EGT Tlemcen
C'est notre deuxième participation à ce salon. Cette
année, nous avons tenu à être en conformité avec le
thème du salon, à savoir le Bien-être. C'est pour
cette raison que nous avons ramené les équipements
disponibles dans notre station thermale et qui
concerne le vibromassage, l'électrothérapie, la
presso thérapie et l'infrarouge. Nous avons aussi installé une cabine privée de massage pour donner un
avant-goût de ce qu'il y a dans nos quatre stations
thermales.
TOURISME MAGAZINE
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N°24/MAI-JUIN
2010
évènement Top décoration
M. Toumi - EGT Zéralda
Nous n'allions
surement pas
rater une telle
opportunité
pour renouer
avec les professionnels
du
voyage et du
grand public.
L'affluence des visiteurs était
bonne, néanmoins, nous aurions
préféré que ce salon coïncide
avec les vacances scolaires, car
nous croyons que les enfants
sont des petits décideurs des
prochaines vacances de la
famille.
Mme. Boudjemline
El Djazaïr Hotels & Resorts
Notre deuxième
participation
était très intéressante dans la
mesure où elle
coïncide avec le
lancement de la
chaîne
El
Djazaïr. J'ai été
agréablement surprise par la participation étrangère intéressée
d'inclure nos hôtels dans leurs
produits. Nous avons aussi
connu beaucoup d'affluence des
professionnels qui veulent se
convertir au réceptif.
M. Allouche
Air Algérie
Nous sommes
satisfaits
de
l'organisation
pour une première participation. En tant
que transporteurs, on est
une locomotive de flux touristiques intéressés par la destination Algérie.
Nous avons été agréablement
surpris par le nombre de professionnels et le grand public qui
ont visité notre stand. Nous
espérons une bonne continuation au salon.
TOURISME MAGAZINE
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0
N°24/MAI-JUIN
2010
évènement
Les faiseurs de voyages
M. Rahmoune
EGT Ouest - Béchar
C'est
notre
deuxième participation à ce salon.
Nous sommes là
pour présenter
l'offre hôtelière de
l'EGT
Béchar.
Nous avons rencontré des partenaires étrangers
intéressés par nos produits. On sent
une amélioration par rapport à l'année passée. Il y a aussi quelques lacunes, mais je ne doute pas qu'ils seront
réglés l'année prochaine.
Mme. Kerroube
Naïla Voyage
Nous sommes
là pour présenter
notre
agence
"
algéro-chinoise
"
de
voyage. Nous
sommes spécialisés dans la
destination chinoise et visons
surtout les entreprises. Nous
trouvons l'organisation impeccable et les organisateurs très professionnels. Le seul bémol du
salon c'est la sous-médiatisation
de cette édition.
M. Lounaouci
Dounia Essafar
Si nous avons
participé la première fois au
Salon,
c'est
d'abord grâce à
son intitulé qui
nous a beaucoup
interpelés dans la
mesure où il
concorde avec ce que nous proposons. La première édition a été très
bénéfique pour nous donc nous
avons décidé de revenir cette année.
Malgré quelques lacunes, nous restons satisfaits.
TOURISME MAGAZINE
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N°24/MAI-JUIN
2010
évènement Participation étrangére
Rachid Bendaoui
MD Travel Maroc
MAROC
C'est la première fois qu'on
expose dans ce
salon.
Nous
sommes là pour
informer et renseigner les visiteurs à propos
de nos produits.
Nous
apprécions beaucoup l'organisation
même si l'affluence du public fait
parfois défaut. Nous allons mieux
préparer notre prochaine participation.
Djihad al Mashhadani
Karnak Travel
TURQUIE
Nous
sommes
revenus à cette
deuxième édition
avec
beaucoup
d'espoirs vu que
nous avons eu de
bons résultats l'année dernière. Mais
l'édition
précédente était plus
fructueuse pour
nous que cette année. Nous espérons
une meilleure édition l'année prochaine pour pouvoir être parmi vous
de nouveau.
M. Chalouche
Adonis Istanbul
TURQUIE
Malgré le nombre
réduit des exposants,
nous sommes satisfaits des contacts que
nous avons signés
dans ce salon. Cette
deuxième édition était
très bénéfique pour
nous. Le marché algérien semble de plus en plus intéressé par la
destination turque et nous serons là aussi
l'année prochaine pour le renseigner et lui
proposer des voyages selon ses tendances.
FRANCE
Redhouane Gasmi
Veo Travel
C'est ma première participation à ce salon que j'ai connu
grâce à mes partenaires algériens. Je suis vraiment content
et honoré. J'ai beaucoup apprécié l'accueil des organisateurs. Néanmoins, l'affluence était plus ou moins timide les
premiers jours du salon. Il a fallu attendre le week-end
pour avoir beaucoup de monde.
Sofiane Attek
One Easy Travel
Ahmed Farah
Choose your trip
C'est
notre
deuxième participation à ce Salon.
Nous n'avons pas
hésité à faire
appel à tous nos
partenaires. Nous
nous attendions à
beaucoup plus de
visiteurs, mais ce
n'était pas le cas à
cause de plusieurs raisons dont parmi
d'autre le mauvais temps, et le déplacement du week-end. Nous espérons une
meilleure participation l'année prochaine.
Nous sommes
ici pour proposer de nouvelles destinations
aux visiteurs
autres que les
destinations
classiques qui
commencent à
devenir démodés. Les tendances changent et les prix sont de
plus en plus abordables. Nous avons
aussi remarqué qu'il y a plus de professionnels que de public qui ont
afflué à ce salon. Nous aurions préféré
plus de monde.
DUBAI
TUNISIE
Sami Zitouna
Make & Move
La première édition nous a ramené beaucoup de professionnel et beaucoup de clients, ce qui nous a ramenés à revenir cette année parce que nous considérons
que ce salon est un gisement d'affaires même s'il y a
moins d'affluence. Cette année, nous avons pris 40 m².
Nous comptons prendre davantage l'année prochaine.
TUNISIE
Noura Benraïs
l'Olympe Thalasso & Spa
C'est notre première participation à ce salon. Cela nous a
permis de consolider notre réseau de partenaires et d'en
rencontrer de nouveaux. J'ai aussi beaucoup apprécié le
suivi des organisateurs depuis le premier contact jusqu'à
l'inauguration du salon, et même durant le salon. En revanche, on reste sur notre faim en matière d'affluence du
public.
TOURISME MAGAZINE
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2
N°24/MAI-JUIN
2010
actualité
L
a deuxième édition du
Salon international du
To u r i s m e, d e s Voy a g e s e t
d e s Tra n s p o r t s, “ S I A H A 2 0 1 0 ”,
organisé par l'agence de
c o m m u n i c a t i o n “A s t r a Co m”
s ' e s t d é ro u l é e c e t t e a n n é e d u
2 5 a u 2 8 m a i a u Pa l a i s d e s
Ex p o s i t i o n s d e M ' d i n a J ' d i d a
(EMEC). Ce salon est organ i s é d a n s l e b u t d e “p ro m o u v o i r l e t o u r i s m e e t l a c u l t u re
touristique et mettre en
a va n t l e s p o t e n t i a l i t é s e t l e s
atouts touristiques algériens
n o t a m m e n t c e u x d e l ' Ou e s t”.
Deuxième édition du
SIAHA 2010
Un salon qui
mérite le voyage
ette manifestation était une occasion pour exposer au public les
nouveaux projets touristiques en
cours dans la wilaya d'Oran ainsi que les
perspectives de développement du tourisme littoral. Le salon a également connu
la présence de plusieurs opérateurs touristiques étrangers, dont des opérateurs
turcs, tunisiens, espagnols, italiens, français et marocains ainsi que pour la première fois, des opérateurs touristiques
indiens qui étaient venus dans le but de
promouvoir cette destination touristique
peu fréquentée par les touristes algériens.
C
Cette seconde édition était selon
M.Daoudi, organisateur du salon “un
espace d'échange et de partenariat entre
les professionnels du tourisme”. En marge
du salon, plusieurs activités ont eu lieu :
“workshops”, rencontres “B2B”, animations de soirées thématiques, visites guidées ainsi qu'un séminaire sur l'art d'accueillir un client en milieu touristique,
animé par des professionnels.
Organisé sous le slogan “je préfère mon
pays”, le salon a permis au public de
découvrir les offres touristiques fournies
par les agences de voyage et de tourisme,
qui visent à faire découvrir le tourisme
intérieur et sa promotion. Cette manifestation qui s'est déroulée à l'approche de la
saison estivale a été une excellente opportunité pour les amateurs de voyage et de
tourisme à Oran de chercher des offres
touristiques proposées aux prix correspondant à leurs moyens.
Pour rappel, la première édition du salon
“SIAHA” s'est déroulée en 2008 sous le
parrainage du ministre de l'Aménagement
du Territoire, de l'Environnement et du
Tourisme en présence de 65 exposants
nationaux et internationaux entre agences
de voyages, offices de tourisme, hôtels et
résidences touristiques, écoles et instituts
de formation aux métiers du tourisme,
compagnies aériennes, ferroviaires et
maritimes.
TOURISME MAGAZINE
14
4
N°24/MAI-JUIN
Il est à noter, par ailleurs, que les autorités locales à Oran ambitionnent de relancer le secteur du tourisme, notamment
balnéaire, pour attirer le maximum de
touristes.
Selon le quotidien d'Oran, la wilaya a
consacré une enveloppe budgétaire de 150
millions de dinars pour la préparation de
la saison estivale 2010. La part du lion est
revenue cette année à la commune de
Gdyel qui aura droit à un montant de 59
millions de dinars pour l'amélioration des
conditions d'accueil des estivants dans les
deux plages de Kristel et Aïn Defla. Cette
enveloppe budgétaire est essentiellement
destinée à l'aménagement des deux plages
et à la réhabilitation de l'éclairage public
ainsi qu'à la réalisation des infrastructures
afférentes à la période estivale, telle que
les postes de surveillance des agents de la
protection civile, les sanitaires, etc
S.R
2010
Tal
actualité
50e réunion de la commission de l'OMT pour l'Afrique
Le
cybermarketing à l’honneur
L
' A l g é r i e, e n s a
qualité de viceprésident a arbitré
du 17 au 19 mai 2010 à
l ' h ô t e l Sh e ra t o n l a 5 0 e
réunion de la
Co m m i s s i o n d e
l ' O rg a n i s a t i o n
Mo n d i a l e d u To u r i s m e
pour l'Afrique dans
laquelle siège tous les
m i n i s t re s A f r i c a i n s d u
To u r i s m e, h a u t s f o n c t i o n n a i re s e t e x p e r t s
pour examiner la situation et les perspectives
de développement du
tourisme dans le continent africain.
uatre points essentiels étaient à
l'ordre du jour de la commission à
savoir les performances touristiques dans le monde et en Afrique, l'impact
de la crise et les perspectives d'avenir, les
tendances du marché touristique en 20092010, le programme d'action 2010-2011 et
un exposé sur l'étude des marchés émergeant émetteurs vers l'Afrique à l'instar de
la Chine et de la Russie.
Q
L'Afrique semble très bien résister aux crises qui ont touché le tourisme mondial en
2009. Les chiffres le démontrent, “ le berceau de l'humanité “ est le seul continent à
avoir enregistré une hausse de (+5 %) de
son activité contre (-6 %) pour le MoyenOrient, (-2 %) pour l'Asie Pacifique, (-5 %)
pour les Amériques et (-10 %) pour
l'Europe.
L'Algérie, quant à elle, a enregistré selon le
Ministre en charge du Tourisme (+12 %)
de hausse avec près de 2.000.000 de touristes en 2009 contre 1.772.000 en 2008.
Cette hausse peut être expliquée par la
proximité du continent, notamment le
Maghreb, des marchés émetteurs actuels
qui ont tendance à opter pour des séjours
plus courts donc choisissent des destinations plus proches.
Taleb Rifaï, secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme
À l'issue des travaux de la commission,
l'OMT a signé un programme de coopération et de partenariat avec l'Algérie visant
à apporter un appui technique à l'Algérie
pour la mise en œuvre du SDAT 2030.
TOURISME MAGAZINE
15
N°24/MAI-JUIN
Le programme en question porte essentiellement sur la promotion de l'image de
l'Algérie au plan international, l'appui en
matière d'élaboration des statistiques et
des données touristique et l'amélioration
de la qualité de la formation dans le tourisme. A ce titre, l'idée de créer un réseau
africain pour la formation touristique dont
le siège central sera au niveau de l'École
Nationale Supérieure du Tourisme semble
recevoir des avis très favorables de la part
de l'OMT.
Par ailleurs, en marge de cette importante
rencontre, l'OMT a organisé, en collaboration avec le Ministère en charge du
Tourisme, un séminaire international portant sur le thème de “l'utilisation des technologies de l'information et de la communication au service du tourisme : possibilité de renforcer la compétitivité”.
Le séminaire, animé par des experts internationaux autour stratégie cybermarketing pour le tourisme avait pour objectif de
permettre aux professionnels du tourisme
en Algérie de prendre connaissance des
dernières innovations en matière de marketing touristique on-line. Durant le séminaire, plusieurs thèmes ont été abordés
dont, entre autres, le cybermarketing pour
les destinations touristiques, les réseaux
sociaux et contenus générés par l'utilisateur et le soutien personnalisé pour la
création d'un site web réussi.
M.B
2010
actualité
1ère Rencontre professionnelle des agents de voyage
et des hôteliers
“La déclaration des Andalouses”
L
a 1 è re re n c o n t re
des agences de
v oy a g e e t d e s
hôteliers s'est tenue les
2 6 e t 2 7 Ma i a u c o m plexe touristique des
“A n d a l o u s e s” à O ra n , à
l'initiative de M.
Ha s s a n e Ba h l o u l i ,
Di re c t e u r G é n é ra l d e
l ' E G T “L e s A n d a l o u s e s "
e t d e l a F N AT
( F é d é ra t i o n Na t i o n a l e
des Associations
d ' A g e n c e s d e Voy a g e ) ,
s o u s l e p a t ro n a g e d e l a
S G P G E S TO U R e t e n
p r é s e n c e d e re p r é s e n t a n t s d u Mi n i s t è re e n
c h a rg e d u t o u r i s m e.
par Slimane SEBA
ette rencontre qui s'est tenue dans
une ambiance très conviviale a
donné lieu à des échanges très
constructifs entre les opérateurs du tourisme pour la remise en œuvre des traditions de collaboration et de partenariat
dans le domaine de l'organisation des
séjours de vacances des touristes nationaux
ou étrangers. La revalorisation du " voucher ", l'attribution d'allotement chambres
C
pendant la saison estivale, la crédibilisation
des relations professionnelles entre les
hôteliers et les voyagistes ont été, entre
autres sujets, au cœur des débats des participants.
Cette rencontre professionnelle, désormais
annuelle, sera l'occasion de faire l'évaluation des relations entre ces opérateurs en
vue d'une amélioration constante des prestations, une politique de tarification des
séjours hôteliers. Elle a donné lieu à “la
déclaration des Andalouses”, qui consacre
la volonté des hôteliers balnéaires et des
voyagistes, sous la houlette de la FNAT, à
agir de concert pour le développement du
tourisme national.
S.S
TOURISME MAGAZINE
16
6
N°24/MAI-JUIN
2010
n marge de la première rencontre professionnelle des agences
de voyages et hôteliers, une
déclaration dite “des Andalouses” a été
signée entre la FNAT (Fédération
Nationale des Associations d'Agences
de Voyages), représentée par son président M. Hassen Kaddache et M. Rabah
Chiah, représentant des hôtels balnéaires algériens. Dans cette déclaration, il
a été question d'organiser une journée
annuellement et de l'élargir à l'ensemble des opérateurs de tourisme à l'effet
d'évaluer périodiquement l'état des
relations entre les deux parties concernées. Ils ont convenu de constituer un
groupe de travail qui aura pour mission de réaliser dans les 10 jours qui
suivent la journée une conventioncadre à laquelle pourra adhérer volontairement l'ensemble des opérateurs
touristiques. Cette convention contiendra les aspects techniques, juridiques
et financiers relatifs aux relations entre
les deux parties dont chacune soumettra un avant-projet de convention
négociable. Au terme des négociations,
les deux parties conviendront d'un
projet qui sera soumis à l'ensemble des
partenaires.
S.S
E
interview
Abdelkader Lamri,
PDG de l'EGH El
Aurassi.
Le visage
du nouvel
“
Où que vous soyez sur
Alger, vous pouvez le
voir… et quand vous ne
le voyez pas, lui, il vous
voit”. L'hôtel Aurassi, puisque c'est de lui qu'il s'agit,
domine de toutes parts la
ville. Côté mer et côté montagne. Il offre à ses clients la
vue la plus imprenable de la
baie d'Alger. Un plaisir des
yeux, mais aussi un atout
commercial inestimable et
un avantage inégalable.
par Slimane SEBA
Photo : Nassila
“Aurassi”
Abdelkader lamri, PDG de l’hôtel El Aurassi
Depuis son ouverture en mai 1975, l'hôtel
El Aurassi n'a pas connu d'opération de
réhabilitation d'envergure, mis à part un
léger rafraîchissement en 1988. La nécessité de réhabiliter ce premier hôtel de luxe
réalisé en Algérie après l'indépendance
était devenue impérieuse afin de le ramener au niveau du standard cinq étoiles
international.
À ce titre, M. Abdelkader Lamri, Président
Directeur Général de l'hôtel a bien voulu
nous parler du nouveau programme de
réhabilitation et de modernisation de l'hôtel lancé le 28 octobre 2009.
T o u r i s m e
Magazine : À
quelle
année
remonte la dernière opération de
réhabilitation de
l'hôtel ?
Abdelkader Lamri
: L'hôtel n'a connu,
depuis son ouverture
en
1975,
qu'une seule opération de réhabilitation en 1988. Celleci n'était, en fait,
qu'un " toilettage "
opéré au niveau de
l'établissement, pour accueillir le sommet
extraordinaire des chefs d'États Arabes.
Nous avons donc procédé au changement
de certains équipements et éléments de
décor ainsi qu'à l'injection de quelques
meubles neufs au niveau des chambres et
surtout, à la modernisation de la salle de
conférences.
Cela dit, dans l'hôtellerie d'une manière
générale, on doit revoir l'équipement et la
décoration des locaux tous les cinq ans
environ. Même si ces équipements n'ont
pas beaucoup vieilli, on est tenu d'apporter
quelques modifications et quelques aménagements pour se mettre “au goût du
jour”. À l'Aurassi, certains éléments se sont
dégradés depuis 1988, notamment au
niveau des installations techniques (électricité, plomberie et sanitaires). De ce fait,
nous avons fait appel à un bureau d'études
qui a fait un diagnostic grâce à des équipes
pluridisciplinaires qui se sont succédé au
niveau de l'hôtel : architectes, décorateurs,
spécialistes en climatisation, électricité. Ce
diagnostic nous a permis d'avoir une idée
sur l'ampleur des travaux à réaliser et d'élaborer avec ce même bureau d'études, un
cahier des charges. Nous avons ensuite
lancé un appel d'offres national et international pour la réalisation des travaux de
réhabilitation
Cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de l’hôtel El Aurassi - 28 octobre 2009
TOURISME MAGAZINE
18
N°24/MAI-JUIN
2010
interview
Au total, il y a eu une douzaine
de soumissionnaires. Nous en
avons présélectionné quatre
sur la base des aspects techniques et financiers. Si techniquement les quatre entreprises
se valaient, financièrement
l'entreprise turque sélectionnée, présentait l'offre la plus
intéressante.
Tourisme Magazine : En quoi
consistent les opérations de
réhabilitation programmées ?
Abdelkader Lamri : La réalisation de l'hôtel a été lancée en
1963, à l'initiative d'Ahmed
Benbella, premier Président de
l'Algérie indépendante. C'était
le premier grand chantier de
l'Algérie indépendante. Mais dans les années 60,
les normes de sécurité n'étaient pas aussi rigoureuses que celles d'aujourd'hui. Il s'agissait donc
de remettre l'hôtel à niveau et faire toutes les
adaptations requises.
La consistance des travaux sera donc :
ssi
Parmi les travaux de
réalisation, il est question du rééquipement
technique et mobilier des
hébergements par une
nouvelle conception de
la décoration, la modernisation et le relèvement
du niveau de confort de
l'ensemble des chambres,
suites, appartements et
appartement présidentiel.
Le rééquipement technique et mobilier des
hébergements par une nouvelle conception de la
décoration, la modernisation et le relèvement du
niveau de confort de l'ensemble des chambres,
suites, appartements et appartement présidentiel. Cette partie hébergement bénéficiera également de la création au niveau du rez-de-jardin
d'un " exécutive floor " avec, outre un traitement
particulier des appartements et chambres de ce
niveau, l'aménagement d'un " exécutive lounge ",
par la création d'espaces nouveaux tels que les
salles de réunions, bibliothèque et petite salle de
restauration, réservés à la clientèle VIP.
La distribution plus adaptée des locaux communs clients qui connaitront un changement
complet de leur
décoration, ameublement et équipement. Les espaces
concernés sont la
réception, la galerie
des boutiques, le
business center, les
salons, les salles de
restauration,
les
bars et le coffeeshop, la salle des
conférences et ses
annexes, le nightclub, le fitness club.
La transformation du restaurant
TOURISME MAGAZINE
19
9
de la Baie, en brasserie et la création au niveau E
d'un nouveau restaurant gastronomique et d'un
jardin d'hiver ;
La reprise des façades et des balcons qui, pour
les besoins de tenue de leurs éléments, verront
une nouvelle conception architecturale et décorative par l'utilisation de nouveaux matériaux
plus légers, esthétiques et résistants.
Le réaménagement et le rééquipement complet des espaces de production tels que les cuisines, les chambres froides et les économats afin
de les rendre conformes aux normes modernes
d'hygiène et de sécurité.
Le renouvellement des installations techniques tells que les conduites d'alimentation et
d'évacuation des eaux, les transformateurs,
armoires, tableaux ; câbles et fils électriques, les
groupes électrogènes, la filerie et les équipements informatiques, de téléphonie et de sonorisation…
La mise en conformité, autant que possible,
des aménagements, dispositif d'alarme, de sécurité et de lutte contre l'incendie tel que le compartimentage des espaces, l'installation des portes coupes feu, des détecteurs de fumée, le renforcement des colonnes du réseau incendie…
Tourisme Magazine : Quelle sera la durée de ce
programme de réhabilitation ?
Abdelkader Lamri : Les délais de réalisation
contractuels sont fixés à 22 mois. Afin de permettre une continuité de l'exploitation de l'hôtel,
les travaux seront menés en deux phases de 15 et
7 mois par un découpage vertical de l'hôtel.
La première phase concernera la moitié de l'hébergement, le restaurant et les cuisines du niveau
A, l'économat du niveau B, le night-club, le fit-
N°24/MAI-JUIN
2010
interview
retraite ont été remplacés par des jeunes issus des
écoles hôtelières de Boussaâda et de Tizi-Ouzou.
Nous avons un programme de formation aussi
bien à Alger qu'à l'étranger pour certains responsables de la restauration et de l'hébergement.
Pour la maintenance, nous avons recruté quelques ingénieurs et nous continuons à en chercher
d'autres pour les injecter dans le programme avec
l'entreprise chargé de réhabilitation : plomberie,
électricité, etc. pour qu'ils se familiarisent avec les
installations et constituent l'équipe de la maintenance à l'achèvement des travaux de réhabilitation de l'hôtel. Il faut noter aussi que pendant ces
travaux, nous avons gardé tous nos effectifs.
Tourisme Magazine : Comment vous positionnez-vous par rapport à la concurrence dans ce
segment d'hôtellerie ?
je pense que l'hôtellerie
d'affaires a connu un
saut qualitatif, ces dernières années depuis
l'avènement des hôtels
de chaînes internationales. Il s'est créé un mouvement de concurrence
qui n'est pas très important parce que chaque
hôtel à sa clientèle, mais
je pense qu'il reste beaucoup à faire pour la
capitale.
ness club, ainsi que les installations techniques et
mécaniques qui leur sont liées.
La seconde phase des travaux touchera la
deuxième partie de l'hébergement, l'exécutive
floor, la réception, les salons, la galerie des boutiques, le reste des restaurants et leurs cuisines, les
bars et coffee-shop, la salle des conférences et ses
annexes, les deux terrasses du premier étage, les
accès extérieurs du niveau de la réception ainsi
que certaines installations techniques telles que
transformateurs, groupes électrogènes …
Abdelkader Lamri : En fait, Alger est peut-être la
capitale la moins étoffée en matière d'hôtellerie
haut de gamme. Il y a de la place pour tout le
monde. Tous les hôtels 4 et 5 étoiles ciblent une
clientèle d'affaires. Vous avez certainement
remarqué qu'à chaque fois qu'il y a une conférence ou un évènement important au niveau de la
capitale, il est difficile de trouver une chambre.
C'est vous dire qu'il y a encore de la place pour
des dizaines d'hôtels.
L'hôtellerie d'affaires a connu un saut qualitatif,
ces dernières années depuis l'avènement des
hôtels de chaînes internationales. Il s'est créé une
situation de concurrence, mais qui demeure
insuffisante parce que la demande est encore forte
et chaque hôtel a pu au fil du temps fidéliser sa
propre clientèle.
Tourisme Magazine : Comment avez-vous pris
en charge le souci de la ressource humaine pendant et après les travaux de réhabilitation ?
Réalisé par Slimane Seba
Abdelkader Lamri : En réalité, il
ne s'agit pas seulement de remettre l'hôtel à niveau et aux standards internationaux, mais il faut
également prendre en charge l'aspect ressources humaines. Nous
avons établi un vaste programme
de formation afin de préparer l'ensemble du personnel aussi bien
pour la partie technique, que pour
la partie hébergement et restauration.
Nous avons déjà procédé depuis
ces 03 dernières années au rajeunissement de nos effectifs : tous
les agents qui sont partis en
TOURISME MAGAZINE
20
N°24/MAI-JUIN
2010
hôtellerie
Plan Qualité Tourisme dans l'hôtellerie publique
oeuvre de la
modernisation des hôtels
Mise en
S
ous l'impulsion du
m i n i s t è re e n c h a rg e
d u To u r i s m e e t d a n s
le souci de dynamiser l'activité de certains hôtels du
sud, le conseil des particip a t i o n s d e l ' Et a t a é t é s o l l i c i t é p o u r u n e r é o rg a n i s a tion partielle du portef e u i l l e G E S TO U R e n p ro c é d a n t a u ra t t a c h e m e n t d e
c e r t a i n e s u n i t é s h ô t e l i è re s
du sud " essoufflées écon o m i q u e m e n t " à t ro i s
g ra n d e s e n t re p r i s e s e n
l ' o c c u r re n c e l ' E G T Ce n t re,
l ' E G H E l Au ra s s i e t l ' E G H
El Djazaïr qui disposent
d'une bonne capacité
m a n a g é r i a l e e t d ' e n c a d re ment pour aider à une
m e i l l e u re p r i s e e n c h a rg e
de la réhabilitation de ces
hôtels tant du point de vue
humain que matériel.
e Ministère en charge du Tourisme
projette de compléter cette réorganisation par le transfert d'autres
structures
vers
la
Société
d'Investissement Hôtelière (SIH) pour
leur modernisation, de par les moyens
financiers dont elle peut disposer.
L
C'est ainsi que sur proposition du
Ministre et en concertation avec la
société d'Investissement Hôtelière (SIH),
la SGP Gestour a soumis à l'examen et à
l'approbation
du
Conseil
des
Participations de l'Etat, une proposition
de
transférer
à
la
Société
d'Investissement Hôtelière (SIH) le
Centre de Thalassothérapie de SidiFredj, Spa (mono-unité), l'EGT
Hammam Righa, Spa (station thermalemono-unité) et le l'EGT Tamanrasset,
Spa.
Les principales motivations de ce projet
de réorganisation du portefeuille hôtelier
sont de faire bénéficier les entreprises et
unités hôtelières de l'expérience avérée
de la SIH dans le management hôtelier,
d’orienter vers l'excellence la modernisation de ces infrastructures (en référence
au plan qualité tourisme, SDAT 2030).
Il s’agit aussi d’organiser des partenariats,
si besoin est, avec des chaînes internationales pour la rentabilisation financière et
l'amélioration de leurs prestations, de
promouvoir le tourisme thermal d'excellence par l'émergence en ville d'eau de la
station thermale de Hammam Righa qui
pourrait constituer un projet pilote et
référence pour la modernisation des
autres stations thermales.
Enfin, il est question de mettre en place
et financer des plans de réhabilitation de
formation et générer aussi un rajeunissement de la ressource humaine (diplômes
de l'ENST et des écoles supérieur en tourisme) et enfin de favoriser à terme
l'émergence de chaînes hôtelières avec la
Société d'Investissement Hôtelière (SIH),
comme c'est le cas aujourd'hui pour
l'EGH El Djazaïr, El Aurassi et l'EGT
Centre.
S.B
par Saïd Boukhelifa
TOURISME MAGAZINE
22
N°24/MAI-JUIN
2010
L'Algérie avec “Four
Winds Travel”
Photo : Four Winds Travel
tourisme
Des voyages
à en mettre
plein la vue !
D
epuis que “Four Winds
Travel”, filiale du Touring
Club d'Algérie, s'est lancée
dans le réceptif, elle n'arrête pas
d'impressionner ses touristes
grâce à Zineeddine Mokrani. Le
“grand artiste” du voyage, à la casquette du “Touring” réussi chaque
fois à épater ses clients en développant des escapades inédites
aux quatre coins de l'Algérie, des
petites et des grandes prestations
qui dépassent les limites du
“client-roi” et des gestes-surprises
à en mettre plein la vue !
Photo : Four Winds Travel
par Mohammed Boudali
“Le meilleur moyen d'évaluer la réussite
d'un voyage, c'est d'évaluer l'émotion
qu'il génère au sein du groupe”, répétait
toujours M. Mokrani. Une émotion
grandiose, pour le cas de son dernier qui
a eu la chance de savourer son voyage en
Algérie à la sauce “Touring Club” du 15
au 22 mai 2010. Pour preuve, il était
impossible de retirer Jean-Michel des
bras de Zineeddine. Il était aussi ému
qu'un petit enfant.
Ses larmes disaient beaucoup sur ce qu'il
avait vécu, lui et les autres membres du
groupe durant leur voyage en Algérie.
Pas seulement sur les paysages qu'ils ont
pu contempler, ou sur les vestiges qu'ils
ont pu côtoyer, mais aussi, et surtout sur
les valeurs qu'ils ont découvert dans
chaque fragment de pays mosaïque.
L'accueil et la générosité faisaient partie
intégrante de la société algérienne.
“À chaque fois que nos yeux croisent un
regard, le bonjour suit automatiquement. Tout le monde nous salue” a
avoué Jean-Michel en ajoutant qu'un
balayeur avait même proposé de les inviter à dîner. “Il ne doit pas gagner beaucoup et nous invite quand même “. Lui et
sa femme étaient vraiment impressionnés.
Aux petits soins :
M. Mokrani savait s'y prendre pour donner un cachet particulier au voyage. Son
grand secret : surprendre son groupe
avec des gestes qui vont droit au cœur.
Petits cadeaux, fêtes d'anniversaire, surTOURISME MAGAZINE
23
N°24/MAI-JUIN
prise-party, tous les moyens sont bons
pour éblouir ses invités. “D'habitude,
nous offrons des boites de dattes à tous
nos clients, cette fois nous avons doublé
le budget pour leur offrir un assortiment
de gâteaux algérois”, a-t-il déclaré.
La surprise-party organisée à l'hôtel
Riad était aussi l'occasion pour les membres du groupe de s'initier aux danses
algériennes. D'ailleurs Rachid, le jeune
français originaire des Aurès s'est révélé
excellent danseur en se défoulant tel un
tourbillon sur la piste. Quant à Samia et
ses sœurs, originaires de Nedroma, difficile de décrire leur émotion face à tant
d'amusement, toutefois, on peut affirmer qu'elles ont fait “des ravages” !
Si le professionnalisme de M. Mokrani
était incontestable, celui de son équipe
l'était encore plus. Les membres du
groupe s'étaient tous accordés à dire que
si leur voyage s'était si bien déroulé,
c'était en partie grâce aux qualités de
Samir, le jeune chauffeur de Caltam,
aimable, discret et calme et surtout
Salim le guide accompagnateur au grand
sens de l'humour et à la culture générale
infaillible.
Encore une fois, le Touring Club
d'Algérie a réussi à redonner aux touristes, l'envie d'y retourner et d'en parler à
cœur joie, grâce à ses prestations originales et son sens de l'accueil et de l'organisation. Nous leur souhaitons une
bonne continuation.
M.B
2010
Guide Gouurm
mand Guide GourmanndG
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entre amis ou en couple. Décoration
raffinée. Accueil et service impeccables.
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bonne qualité. Les viandards y trouveront
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Cuisine à l'accent de la méditerranée. Le
décor un peu désuet mais l'ambiance feutrée
est baignée d'une lumière douce en journée
et d'un éclairage tamisé en soirée, qui contribuent à créer une atmosphère cosy. L'accueil
est aimable et le service de qualité. Idéal
pour un dîner en été !
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Didouche Mourad) -Alger
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TOURISME MAGAZINE
24
N°24/MAI-JUIN
2010
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Le “Fantasia”
Restaurant “Chenoua” Bou-Haroun
Du
poiisson
n frraiis
chez
Den
nis
Si “Bou-Haroun” est connue
pour son doux climat et son
port de pêche, cette ville
côtière, située à l'ouest d'Alger,
l'est davantage pour ses restaurants de spécialité “Poissons”.
D'entre tous, un restaurant en
particulier, le “Chenoua”, se
distingue par la fraicheur
incontestable de ses produits et
la qualité de son service, digne
des tables étoilées.
à-bas, on y mange bien et à
des prix étudiés. Le restaurant offre un large choix de mets raffinés entre poissons grillés, crustacés aux épices et grosses pièces on sauce. On y trouve aussi des potages et des entrées de qualité.
Pensez à commander la Salade “Chenoua”, délicieux assortiment de
poulpe, de sardines marinées et de piments. Un vrai régal qui vous
met en appétit pour découvrir le reste de la carte.
L
Néanmoins, trois grandes spécialités font la renommée de ce restaurant : La paella royale ou aux fruits mer, servie chaque jour, les
“Délices du Chenoua”, assortiment de poissons grillés (rouget, merlan, espadon, crevettes et moules) qui raviront les papilles et enfin le
fameux Couscous au Mérou, plat d'inspiration locale, disponible
seulement sur commende. Il faut compter 1.500 à 1.800 DA pour un
bon repas.
Un autre atout de ce restaurant, ses horaires. Le restaurant est ouvert
chaque jour jusqu'à des heures très tardives le soir, même en basse
saison. À n'importe quelle heure, vous pourrez commander tout ce
qui est affiché sur la carte avec parfois quelques nouveautés selon
l'arrivage. Pensez à demander le plat du jour. En plus du parking du
restaurant, le parking du port est juste à proximité, on pourra même
acheter du poisson frais !
Depuis son ouverture il y a cinq ans, le “Chenoua” ou Chez-Denis a
su se construire une image de marque attirant davantage de gens
célèbres. En déjeunant ou dînant là-bas, on pourra rencontrer une de ses idoles notamment des sportifs. Lors de
notre visite, nous étions ravis de rencontrer une grande figure
de l'athlétisme algérien et un célèbre organisateur d'événements
sportifs. Monsieur tout le monde a également sa place parmi
eux vu le bon rapport qualité-prix. Pensez à y faire un tour !
Cuisine raffinée, alliant parfaitement fraîcheur et délicatesse. Personnel empressé et
souriant dont le but principal est avant tout
de vous satisfaire. Un endroit idyllique pour
passer une soirée des plus réussie. parfait
aussi pour un déjeuner sur le pouce à midi
140 bd Krim Belkacem - Télemly (à côté
de l'école des Beaux Arts)
Réservation : 021 74 71 27
L'Auberge du Moulin
Spécialité méchoui. Cuisine classique mais
de très bonne qualité dans une ambiance
très conviviale et raffinée.
Possibilité de manger à l'extérieur durant
les beaux jours.
24, rue Abane Ramdane- Chéraga
Réservation : 021 36 10 74
Restaurant le Raïs
Restaurant de spécialité “poissons” qui
propose une variété de plats à base de
produits “frais “. Atmosphère calme et paisible et décoration adaptée. Parfait pour les
amateurs de fritures et de grillades marines.
149, rue Colbert El Djamila
(Ex la Madrague)
Tél : 07 97 49 41 57
Réservation : 024. 40. 44. 83
M.B
TOURISME MAGAZINE
25
N°24/MAI-JUIN
2010
tourisme
Vacances inoubliables à Béjaïa
Un havre de paix aux
couleurs d’éden
B
éjaïa,
cette
belle
wilaya
d ' A l g é r i e a u c œ u r d e l a Ka by l i e,
r é s e r v e u n a c c u e i l c h a l e u re u x à
tous ceux qui veulent y passer des
va c a n c e s s i n g u l i è re s. Se s s i t e s p a ra d i s i a q u e s, s a p o p u l a t i o n h o s p i t a l i è re
et ses coutumes ancestrales, sont
e n t re a u t re s, l e s s p é c i f i c i t é s q u i f o n t
de cette région enchanteresse un
p e t i t p a ra d i s. Du ra n t l a s a i s o n e s t i vale, Bgayet, comme on l'appelle
c o m m u n é m e n t , s e m b l e d a va n t a g e s e
m o n t re r c o q u e t t e p o u r a c c u e i l l i r s e s
e s t i va n t s.
par Mohand Cherif Zirem
jaïa attire chaque année de centaines
de touristes qui viennent pour
savourer les merveilles de cette
région féerique. Sur l'étendue de son littoral
de 120 kilomètres, une trentaine de plages
sont gardées pour le grand bonheur des
baigneurs, mais aussi plusieurs hôtels et
autres complexes touristiques connaissent
une activité permanente durant toute l'année.
B
En été, tout “le Bejaïa"
connaît une affluence
Cap Carbon - Bejaïa
importante d'estivants,
néanmoins, son paradis incontestable
demeure sa côte Ouest. À partir de la plage
de Boulimat jusqu'à Tighremt (frontalière
de la plage de Tigzirt de Tizi-Ouzou), en
passant par Seket, Tala Ilef et autres plages
de rêve, l'estivant ne cesse d'être enchanté
par des lieux magiques. On préfère
parfois se rendre du
côté de la montagne
de Yemma Gouraya,
pour moult raisons.
D'abord, la vue est si
surprenante,
on
domine l'étendue de
la mer tout en savourant les montagnes
qui nous entourent.
Des montagnes qui
sont aussi propices
aux pique-niques et
autres balades dans
les bois. En suite, il y
a la propreté de l'eau.
TOURISME MAGAZINE
26
N°24/MAI-JUIN
Étant donné qu'il n'y a pas une forte
concentration urbaine, la pollution est peu
existante.
À Bejaïa, les plages sont profondes et l'eau
très froide. A Boulimat, il y a même un îlot
qui donne un charme particulier à l'endroit. Distant de près de 300 mètres du
rivage, les estivants ne se gênent pas de l'atteindre " à la nage ". Tous ces potentiels
naturels font de Bejaïa une destination très
convoitée : " Bejaïa, peut accueillir des millions de touristes annuellement, si l'on
arrive à les prendre en charge convenablement ", estiment certains hôteliers de la
région.
De nouvelles perspectives touristiques
Les sites naturels et les vestiges historiques
notamment ceux de la ville de Yemma
Gouraya peuvent redynamiser le tourisme
et lui donner un nouvel élan. Il suffit d'un
peu de volonté et de beaucoup d'imagination. À Bgayet, la montagne la mer et la
plaine se marient harmonieusement pour
2010
tourisme
former des endroits d'une rare beauté, à
l'image des plages rocheuses de Boulimat,
des grottes d'Aokas et bien des merveilles
de la nature. Sans omettre les anciennes
coup plus de touristes étrangers. Pour cela
beaucoup de travaux sont en train de se
concrétiser sur le terrain, à l'image de l'embellissement de la ville, l'entretien des espa-
des semaines de repos avec la famille, les
voisins et les proches. Si dans les villes, le
retour des émigrés passe presque inaperçu,
dans les villages et les petites bourgades, ce
n'est guère le cas. Dans certains petits patelins de la vallée de la Soummam, à l'instar
d'Adekkar, Beni-Djlil, Tibane, Tinebdar,
Akfadou et Chemini, l'arrivée des " émigrés
" est toujours un évènement, ou presque.
Dans le pays des chemins qui montent, il
n'y a pratiquement aucune famille qui n'a
pas au moins un membre ou deux de la
famille qui vivent de l'autre côté de la
Méditerranée.
Certains villages de la basse Kabylie
compte des centaines de personnes lesquels
ont pu réussir à refaire leur vie ailleurs.
C'est le cas du village Aït-Alouane, dans la
bourgade des Ath Mansour, qui a plus de
500 émigrés uniquement dans la ville française Lyon. Avec l'avènement de l'été, la
nostalgie de " Tamurt " captive un nombre
important de cette frange de la société. Ils
vienent souvent passer un mois au bled,
faire la fête et savourer la beauté plurielle
de Bejaïa et sa région. Entre la plage, la
montagne, la forêt et bien d'autres endroits
magiques, ils ont choix des lieux de
détente. Malgré le manque de moyens et
d'infrastructures dont a besoin l'estivant, la
beauté de la nature peut, quelques fois, suffire à réinventer le bonheur. C'est peut-être
l'un des secrets de la vie, l'être humain reste
constructions qui résistent encore face aux
aléas du temps et témoignent du passé glorieux de la capitale des Hamadites. Le
potentiel naturel et historique de la région
devait en faire un carrefour touristique
incontournable en Algérie.
La wilaya de Bejaïa dispose de 69 établissements hôteliers, offrant 3611 lits dans 1807
chambres. Les 19 hôtels balnéaires, basés
pour la plupart sur la côte est, accueillent le
plus grand nombre de touristes. Ces établissements proposent 1643 lits. L'année
dernière, ils ont réalisé un chiffre d'affaires
de 400 millions de dinars. Une opération
de classement obligatoire des hôtels a été
lancée par le ministère du Tourisme. En
2009, les hôtels de la wilaya ont comptabilisé plus de 7.110 nuitées. Ils étaient quelque 2.580 étrangers à venir à Béjaïa par
avion et par bateau sur un total de prés de
72.000 entrées.
Cette année la capitale des Hamadites
espère aller de l'avant et accueillir beau-
ces verts et bien d'autres mesures.
La nostalgie captivante
de “ Tamurt”
Beaucoup d'émigrés
ont toujours la nostalgie de “Tamurt” (le
pays). Ils reviennent se
ressourcer et retrouver
tout ce qu'ils avaient
quitté, un jour, pour
une raison ou une
autre. Comme chaque
année, ils sont plusieurs
centaines à revenir en
Algérie pour passer les
vacances d'été et revisiter les moindres
recoins de leur région natale. La wilaya de
Béjaïa en compte un nombre très élevé.
Dès le début du mois de juin, l'aéroport et
le port de la capitale des Hamadites
accueillent les filles et les fils de la région.
Ces gens préfèrent passer des journées et
TOURISME MAGAZINE
27
N°24/MAI-JUIN
toujours attaché à la terre qui l'a vu naître.
Les meilleurs moments de l'enfance se gravent éternellement et s'invitent sans cesse.
“Il n'y pas de plus merveilleux qu'un beau
souvenir d'enfance”, écrivait Dostoïevski.
M.C.Z
2010
tourisme
L'Argentine veut séduire le marché algérien
Des échanges touristiques
en perspective
Buenos-Aires by Night - Argentine
S
on excellence l’ambassadrice
de l'Argentine en Algérie,
Madame Bibiana Lucila Jones
a organisé le 10 mai 2010 au siège
de son ambassade une cérémonie
intitulée “Argentine : deux siècles
d'accueil “ dans le cadre de la célébration du bicentenaire de la révolution du 25 mai 1810. En marge
de cette cérémonie, un discours a
été prononcé par M. Hamurabi
Noufouri, conseiller du Ministre
du Tourisme de l'Argentine dans
lequel il a présenté les potentialités touristiques de son pays face à
un auditoire composé essentiellement d'agents de voyages, de
représentant de compagnies
aériennes et de la presse nationale.
par Mohammed Boudali
'Argentine, pourrait-elle constituer
la prochaine destination des
Algériens ? L'éventualité n'est pas à
écarter, du moins pour les représentants
du secteur touristique argentin qui continuent leur campagne de séduction du
marché “arabe”. Une séduction qui semble donner ses fruits pour certains pays
du golf, en concrétisant l'ouverture de
lignes aériennes directes et l'installation
de grandes compagnies à l'instar
d'Emirates Airlines, Etihad Airways et
Qatar Airways qui débarquera en
Argentine à partir du 28 juin 2010.
L
Si l'Argentine a pu séduire autant de
monde alors pourquoi pas les Algériens ?
Ce pays des contrastes a tout pour plaire
grâce à ses six grandes régions touristiques en l'occurrence le Norte, le Litoral,
Cuyo, Cordoba, la Patagonie et BuenosAires. Pour une meilleure mise en valeur
de son potentiel naturel, l'Argentine a
misé sur le célèbre Rally " Paris-Dakar ",
un évènement " ayant un impact mesuré
sur l'environnement " selon M. Noufouri,
et qui rapporte environ 280 millions de
dollars de revenu par édition.
Cela dit, même si les conditions d'obtention de Visas pour l'Argentine sont peu
contraignantes pour les Algériens et que
les prestations de services, notamment la
restauration sont très accessibles, le souci
du déplacement entre Alger et BuenosAires demeure handicapant. Il va sans
dire que la distance entre ses deux capita-
TOURISME MAGAZINE
28
N°24/MAI-JUIN
les est importante et le seul moyen d'accéder à Buenos-Aires reste via certaines
capitales européennes qui exigent des
visas de transit, qui ne sont pas toujours
faciles à obtenir.
L'ouverture d'une ligne aérienne entre les
deux capitales serait une solution même
si ce n'est pas encore à l'ordre du jour. Le
représentant d'Air Algérie, présent à la
cérémonie a précisé que sa compagnie est
prête à étudier la faisabilité dans le cadre
d'un partenariat entre les deux pays. Il a
également annoncé l'ouverture prochaine d'une desserte vers le Portugal par
laquelle pourraient transiter les
Algériens qui se rendront au pays du
Tango.
L'Algérie peut, de son côté, constituer
aussi une destination privilégiée du marché argentin qui peut être très intéressé,
selon Madame Jones, par ce qu'il propose
comme paysages féeriques notamment
au Sahara, comme patrimoine et vestiges
vieux de milliers d'années et surtout
comme cultures populaires vu le merveilleux brassage ethnique et la mosaïque
civilisationnelle qui ont favorisé leurs
épanouissements. Des échanges touristiques entre ces deux pays commencent à
être réfléchis, l'organisation de prochains
éductours ne sont pas à exclure ainsi
qu'une participation plus mesurée aux
salons du tourisme des deux pays respectifs.
M.B
2010
tourisme
Zénith Voyage reçoit
son 4ème groupe pour
2010
Une flexibilité
au service du
tourisme
L
Photo s: Zénith Voyages
'Agence de Tourisme “Zénith
Voyages” a reçu son quatrième groupe de touristes
internationaux pour l'année en
cours du 02 au 15 mai 2010 dans le
cadre d'un voyage pédagogique de
14 jours et 13 nuits pour découvrir
l'Algérie et ses merveilles. Le
groupe était composé de 24 personnes d'origine française, étudiants en géographie pour la plupart à l'université ouverte de la
Franche-Comté.
Zénith Voyages continue son ascension
dans l'organisation de circuits “découverte” en contribuant à promouvoir la
destination Algérie. Depuis qu'elle a
repris ce créneau, notamment grâce à
l'avènement de M. Mohamed Tahar
Bestandji, l'agence enchaîne les contacts,
la publicité via le Net et la mise en place
de circuits touristique à travers l'Algérie
et ses régions.
Récemment, l'agence de voyage a reçu
son quatrième groupe pour l'année 2010
après trois autres groupes de 09, 07 et 16
personnes, dont des Italiens et des
Français pour un circuit de 14 jours traversant l'Est algérien jusqu'à la capitale.
Les 24 touristes du groupe ont pu ainsi
découvrir Constantine, Khenchla,
Batna, Biskra, Msila, Bordj Bouariridj,
Bejaïa, Tizi-Ouzou et la capitale Alger.
Du “sur mesure” au flexible
Le défi de l'agence touristique était de
personnaliser le voyage du groupe pour
que chaque membre le vive différemment, un défi de taille du moment où
l'on ne peut satisfaire tout le monde,
mais pas impossible pour Zénith
Voyages qui a su modifier son circuit au
fur et à mesure tout en respectant le
Timing.
Grâce à cela, de nouvelles virées et des
excursions extraordinaires étaient ajoutées chaque jour au programme du
groupe transformant son voyage pédagogique en véritable aventure touristique. C'est ainsi que les membres ont pu
TOURISME MAGAZINE
29
N°24/MAI-JUIN
découvrir en plus de ce qu'ils avaient
dans le programme la station thermale
de Hammam Salihine à Khenchla,
Lambèse et le musée de Timgad à Batna,
l'Oasis de M'chouneche à Biskra, la maison de l'Artisanat de Tizi-Ouzou entre
autres.
Au service du tourisme
M. Bestandj était conscient que le succès
du circuit de son groupe dépendait de
deux éléments. L'agrément des paysages,
que l'Algérie ne vante plus puisque c'est
eux qui la vantent désormais, et l'efficacité de son équipe d'accompagnateur.
Pour cela, il n'avait pas hésité à s'entourer d'éléments fiables à l'instar de
Mohamed Ben Meddour alias
“Harouda", le fils des Aurès et membre
de l'Association “Tourisme et Artisanat”
de Kaf El Arous à Batna qui s'est révélé
discret et très fin pour régler les petits
soucis.
Le responsable du réceptif a par ailleurs
pris sous son aile le jeune “Abdelhamid”
dans lequel il avait décelé les bases d'un
opérateur touristique à savoir serviabilité et beaucoup d'énergie créative. En
plus des connaissances abondantes de
l'accompagnateur pédagogique du
groupe, M. Jaques Fontaine qui se disait
“à l'affût de l'actualité de l'Algérie depuis
35 ans” , tous les éléments étaient réunis
pour rendre le voyage pédagogique du
groupe aussi passionnant qu'instructif.
2010
M.B
périscope
Espagne
Les JO de
l’
rajoute des
millions pour transformer
son tourisme
Vancouver ont
généré plus 115 millions
de dollars de dépenses
és ais onnalis er l'of f re tour istique et réduire la dépend a n c e d u p ay s au p r o d u i t
balné aire. Voilà, dans les g randes
lig nes, l'objec tif du gouver nement
espagnol. D'après le quot idien en
lig ne Nexotur, ce der nier prop os e
d'étendre le programme pilote "
To u r i s m e S e n i o r " , l a n c é au x
B a lé ares et en Andalousie et doté de
11 mi llions d'euros, qui vis e à attirer les tour istes ret raités en b ass e
s ais on. Un plan qui aurait déjà p ermis de générer 50 000 rés er vat ions.
D ' au t r e p a r t , l e g o u v e r n e m e nt a
annoncé qu'i l compt ait rehauss er à
5 0 0 m i l l i o n s s o n i nv e s t i s s e m e nt
dans le plan Futur, cont re 400 millions cette année.
D
endant les Jeux Olympiques de
Vancouver, les dép ens es intern at i on a l e s t ot a l e s d e s d é t e n t e u r s d e c a r t e Vi s a ( s e u l e c a r t e
a c c e p t é e s u r l e s it e d e s j e u x ) e n
C olombie-Br it annique s e s ont élevé es à 115 millions de dollars amér icains, s oit une prog ression de 93%
par rapp or t à la même p ér io de en
2009. D es trans ac t ions qui ont largement prof ité au s e c teur tour istiq u e , p u i s q u e 9 2 % d ' e nt r e e l l e s
concer nent l'héb ergement, le t ransp or t, la rest auration, le diver t iss ement et la vente au dét ai l. Q uatorze
nationalités ont f ranchi le s eui l du
million de dollars américains en
dép ens es. L es Ét ats-Unis (61,1 mi llions), la C hine (7,8 mi llions) et le
R oy au m e - Un i ( 5 , 1 m i l l i ons ) o c c u p ent le t r io de tête.
P
L' Asie
au ralenti
e l o n l a PATA ( Pa c i f i c
Asia Travel Ass o ciat ion),
les ar r ivé es de tour istes
i nt e r n at i o n au x
en
As i e Pacif ique au cours des t rois
pro ch ai n e s an n é e s d e v r ai e nt
s e contenter d'une croiss ance
m oy e n n e
de
2,7%.
S
L a cr is e a mis à ma l les pré visions optimistes de f réquent at i o n t o u r i s t i q u e d a n s l a
zone Asie-Pacif ique. Au lieu
des 7% p ar an envis agés avant
s e pte mbre 2 0 0 9 , l e s e x p e r t s
de la PATA préfèrent maintenant pr udemment t abler sur
2,7%
d ' au g m e nt at i o n
m oy e n n e a n nu e l l e e t c e l a
jus qu'en 2012. Tous les pays
de la rég ion, y compr is, les
gros p or teurs comme la C hine
et l'Inde, s ont touchés p ar ce
ra lent iss ement.
statistiques
08,7%
de taux de progression du Low-cost en
Europe en 2009
'après l'ELFAA (European Low Fares
Airline Association), les compagnies à
bas coûts européennes ont transporté
162,5 millions de personnes en 2009, une
hausse de 8,7%. Le taux de remplissage
moyen sur l'année atteindrait 82,9%. Des chiffres qui démontrent, d'après le secrétaire
général de l'ELFAA " que la crise économique
ne doit pas être une excuse pour que les compagnies aériennes viennent supplier les gouvernements de leur accorder des aides injustes
". D'après le communiqué, les créations d'emplois des compagnies aériennes low-cost de
l'ELFAA ont atteint 3.000 postes à temps plein
en Europe en 2009, en croissance de 12,5%.
D
45%
23,8 %
de baisse des accidents d'avions dans
de baisse en matière de bagages
prochaines années
perdus dans les aéroports en 2009 les 6'Organisation
de l'aviation civile internatio-
es compagnies aériennes ont réduit leurs
dépenses de 460 millions de dollars en un
an en 2009, tandis que leurs pertes globales s'élevaient tout de même à 9,4 milliards
de dollars à cause de bagages mal gérés, selon
une étude de SITA (Société internationale des
télécommunications aéronautiques). Au total,
25 millions de bagages ont été perdus définitivement ou temporairement l'an dernier. C'est
une bonne nouvelle dans la mesure où ce chiffre est en chute de 23,8 %. 52 % des bagages
sont perdus lors des escales, mais seuls 3,4 %
des 25 millions de pièces perdues ne sont
jamais récupérées ou sont volées. La grande
majorité d'entre elles sont restituées à leurs
propriétaires sous 48 heures
L
TOURISME MAGAZINE
30
N°22/JAN-FEV
L
nale (OACI) veut réduire le nombre d'accidents d'avions de 45% en 6 ans.
L'association a annoncé un scénario basé sur
l'augmentation de 10% par an du niveau d'application de ses recommandations par les 190 États
membres. Elle compte également sur de nouveaux pouvoirs. Un projet de recommandation
proposant d'octroyer au conseil de l'OACI le pouvoir de retirer leurs codes d'identification aux
compagnies des pays qui ne suscitent pas “de
préventions significatives en matière de sécurité” étant en discussion. Si le nombre d'accidents mortels a diminué entre 2000 et 2009, le
taux global d'accident est resté stable pendant la
même période, à près de 4 par million de vols
2010
périscope
USA : la fréquen- Afrique du Sud :
Record d'affluence
tation a reculé de
La flambée limitée
en 2009
5% en 2009
des prix durant
le Mondial ?
L
L
E
e nombre de touristes
étrangers aux Ét ats-Unis
a baiss é de 5% en 2009
par rapp or t à l'année précédente. C anadiens et Mexicains
mis à par t (qui représ entent
57% du tot a l des 54,9 mi llions
de visiteurs), la f réquent ation
d e s v i s ite u rs l ong - c ou r r i e r a
quant à elle re c u lé de 6% sur
l'année, à 23,8 mi llions d'entrées. Par mi les dix pr incipaux
marchés émetteurs, le Jap on et
l e R oy au m e - Un i e n re g i s t re nt
les plus for tes chutes, t andis
que le Brésil af f iche la plus
for te croiss ance. L es dép ens es
des tour istes ét rangers ont, de
leur côté, atteint un mont ant
de 121,1 milliards de dollars,
s oit 15% de moins qu'en 2008.
a d e s t i n at i o n s u d - a f r i c a i n e a
enreg istré une hauss e de 3,6 %
de son affluence touristique
l'année der nière, avec 9,9 mi llions de
visiteurs. Selon le ministre du
Tour isme, i l y a eu une aug ment ation du nombre de visiteurs
e n p r ov e n a n c e d ' As i e ,
d'Amér ique du Sud et du
reste de l'Af r ique, mais
p eu de tour istes européens et nord-américains. L'Af r ique du Sud
ambitionne d'accueillir
plus de 10 millions de
visiteurs en 2010, alors que
s e t iendra, du 11 juin au 11 jui l let,
la Coupe du monde de football.
Environ 450.000 visiteurs étrangers
é t ai e nt i n it i a l e m e nt att e n du s p ou r
c e t é v é n e m e nt , m a i s l a F I FA a
re connu ré cemment qu'i l y en aurait
moins que pré vu.
nviron la moitié des hôtels, chambres d'hôtes et autres logements
vont faire payer le prix fort aux fans
de la Coupe du monde 2010 de football, tout en restant dans la
limite du raisonnable, a
déclaré le ministre sud-africain du Tourisme. Selon les
résultats d'une étude gouvernementale portant sur 2
479 logements, environ 47%
des établissements ont en
effet annoncé une augmentation similaire à celle d'une haute
saison (décembre-janvier) durant la
Coupe du monde. 26% des logements
vont augmenter d'au moins 50% leur prix
et 11% de 100%. Ces hausses devraient
surtout toucher la province du Gauteng,
qui englobe Johannesburg et trois stades
du Mondial.
dossier
À la
recherche
du bien-être !
A
ussi loin qu'on puisse remonter dans le temps, le tourisme a
toujours été étroitement lié au bien-être. Dans l'antiquité, les
Grecs parcouraient de grandes distances en quête de sources
“sacrées”, leur procurant repos, quiétude et guérisons miraculeuses.
Les Romains, quant à eux, partaient en villégiature, traversant leurs
vastes étendues de territoire pour profiter de la nature apaisante de
provinces. On raconte aussi que c'est à cette période que les prémisses de la thalasso virent le jour.
Bien plus tard en Asie, en Afrique du Nord et surtout en Europe, les
petits thermes artisanaux ont évolué et les stations thermales ont
commencé à bourgeonner autour des sources. Devenues tendance,
elles attiraient les élites parmi l'aristocratie et les bourgeois qui
venaient se délecter les bienfaits que pouvaient avoir les eaux
thermo-minérales. Ce genre de lieux était aussi des endroits de prédilection pour les sociétés musulmanes du fait que la religion oblige
l'hygiène corporelle pour la pratique de certains rites.
Aujourd'hui, les stations thermales et centres de thalassothérapie
n'ont jamais été aussi modernes. Elles ont su mêler les bienfaits de
la nature, la performance de la technologie et le savoir faire de
l'homme pour donner lieu à un éventail de services visant à donner
au curiste, le sentiment de bien-être qu'il convoite tant, et le mener
à l'équilibre du corps et de l'esprit que l'environnement quotidien ne
cesse de troubler. Tel un petit enfant, lorsque le stress le pèse,
l'homme retourne toujours à mère Nature pour le soulager.
dossier
Le Tourisme
Un remède anti-stress
L
e stress, une anxiété
morbide
qui
ronge
l'homme dans les tréfonds de son âme et qui nuit
aussi bien à sa santé physique
que mentale. Rares sont les
personnes qui ont pu résister
à ses agressions incessantes
générées par “l'artificialisation” de la société dite
moderne : problèmes sociaux,
nuisances citadines, automatisation de l'environnement
et des comportements, pollution et tout un fatras d'ingrédients qui “désagrémentent”
notre vie quotidienne. Les
remèdes médicaux et médicamenteux se sont avérés très
souvent inefficaces. Pourtant,
il existe un éventail de solutions prescrites sur “ordonnances
touristiques”.
Intervient alors dame nature
qui proposera toute une
gamme de traitements “bio
thérapeutiques” dont l'efficacité n'est plus à démontrer.
par Baba Moussa
achez donc qu'immenses sont les
bienfaits prodigués par la nature sur
l'équilibre mental, moral et physique
des sujets stressés. Une randonnée pédestre
au cœur de la forêt ou une excursion en
montagne procurera relaxation et oxygénation. Visiter ces sites magnifiques, revient à
imprégner l'esprit d'une profonde quiétude
que ravive le silence impressionnant qui y
règne. C'est aussi s'extasier devant les images
inédites que projettent la beauté des reliefs et
la magnificence des parures colorées et luxuriantes qui parementent cet environnement.
C'est enfin s'emplir le cœur d'un air pur et
sain qui n'existe plus dans nos cités.
S
Une autre merveille, la mer, cette immensité
bleue, scintillante et accueillante et qui n'est
plus à présenter. Les stations balnéaires sont
des endroits idoines pour le " défoulement ",
les distractions … bref le repos de rêve. Soleil
rayonnant, eau azurée et sable doré, autant
d'atours qui offrent toutes les commodités
naturelles pour des ébats folâtres et insouciants (baignades, bronzage, jeux…). Vous
profiterez en outre du parfum iodé et de la
fraîcheur de la mer et vous apprécierez leurs
vertus bienfaisantes qui agissent sans coup
férir sur la stabilité des neurones. Par ailleurs
et loin des turpitudes de la vie citadine, vous
bénéficierez d'un certain nombre de prestations destinées à rendre votre séjour des plus
agréable : cuisine raffinée et spécialités culinaires, hôtels accueillants et confortables et
aires de camping, spectacles culturels et
sportifs, etc.
La visite des sites antiques et des vestiges laissés par les illustres civilisations qui forgèrent
notre pays reste aussi un véritable plaisir
pour qui veut voyager à la rencontre de l'histoire, des us et des coutumes de nos ancêtres.
Vous attiserez ainsi votre curiosité souvent
TOURISME MAGAZINE
34
N°24/MAI-JUIN
mise en veilleuse et vous vivrez des moments
intenses qui annihileront les sujets stressants
qui vous hantent. N'oublions pas aussi le rôle
vital joué par les divers complexes thermaux
et les centres de thalassothérapie spécialisés
dans le traitement d'un certain nombre de
maladies chroniques dont les troubles neurologiques et psychologiques. Ces sites sont
de véritables édens pour l'affermissement et
l'entretien de l'équilibre psychosomatique de
l'homme.
Les eaux de source possèdent des propriétés
curatives indéniables (sulfate, calcium, composés salins). Il ne faut pas oublier en outre
le cadre naturel qui environne ces stations
thermales nichées au cœur d'une nature
splendide et sereine. Il est donc avéré que le
tourisme au sens large du terme procure à
l'être humain en général et au sujet stressé en
particulier un bien-être profond susceptible
de le soulager de son mal invisible tout en le
dotant d'un réseau “d'anticorps” aptes à
remonter ses ressources morales à leur plus
haut niveau.
Baba Moussa
2010
dossier
Tourisme de Bien-être
La
santé
A
ujourd'hui, le tourisme
bien être se décline en
une gamme de plaisirs
tout en douceur qui s'est
développé suite à deux tendances majeures : une de fond
positionnant l'hédonisme au
cœur des préoccupations des
consommateurs et la seconde
concerne ce désir, souvent
"inavoué", de combattre le
vieillissement et où l'on
entend bien rester jeune et en
forme.
pa Cherifa BENSADEK
e ce fait, cet important marché du
bien être a donné lieu à une offre
protéiforme, de la plus médicalisée à
la plus touristique, ce qui, progressivement,
donnat naissance à de véritables destinations
dont l'attractivité dépend de la qualité de
cette offre nouvelle. En voici quelques-unes
des plus connues :
E
L a tha lass othér api e :
L'intérêt médical de l'eau de mer et du climat
marin avait attiré l'attention des “Anciens” :
Hippocrate, Euripide et Hérodote. En pratique, ce n'est qu'en 1750 que Richard Roussel,
par
l'eau
médecin anglais, publia le premier ouvrage
sur la question. Et le terme lui-même de thalassothérapie n'a été proposé qu'en 1869 par
La Bonnardière, médecin d'Arcachon. La
thalasso resta longtemps relativement peu
utilisée et ce n'est qu'à partir de 1953 que
débuta son développement actuel. Ainsi, en
1964, Louison Bobet crée l'institut de
Quiberon, précurseur de la thalassothérapie
moderne.
Historiquement, la thalasso comporte trois
grands domaines thérapeutiques : les affections ostéo-articulaires ; les affections de la
peau ; certaines allergies respiratoires.
Actuellement, les centres marins ont une
palette plus élargie puisque les affections veineuses, métaboliques, gynécologiques et
autres sont désormais prises en compte.
que médicale. Le terme de thérapeutique
doit être pris dans son sens le plus large.
L'intérêt du milieu marin est bien connu, et
la thalasso consiste à en utiliser les possibilités non d'une façon empirique mais de la
manière la mieux adaptée à chaque cas particulier.
Si sa définition comporte la référence aux
divers éléments du milieu marin, de même
que la cure thermale ne se réduit pas à l'emploi de l'eau minérale, la thalasso ne saurait
être ramenée à la seule eau de mer. On peut
rassembler ces facteurs en quatre catégories :
l'eau de mer chauffée à 33°C,
ses dérivés (boues, argile, plantes, algues
et huiles essentielles),
le climat marin,
les techniques associées.
Beaucoup des techniques utilisées en thalasso sont assez voisines de celles de la cure
thermale. Quelques différences sont à noter
cependant :
l'eau employée est de l'eau de mer,
les algues sont utilisées directement ou
présentes dans les boues,
la durée des cures est libre mais elle est en
moyenne de 8 jours.
La thalasso est l'utilisation des divers éléments marins (eau de mer, algues, sable)
dans un but thérapeutique. Elle est donc, au
même titre que la cure thermale, une techniTOURISME MAGAZINE
35
N°24/MAI-JUIN
2010
dossier
nom de jacuzzi, du nom de l'inventeur la première baignoire à remous en 1968. Se présente sous la forme d'une grosse baignoire,
aux formes anatomiques, équipée de buses de
massages et de sorties d'air, et d'un système
de filtration et de chauffage. Le SPA associe 3
éléments fondamentaux : Chaleur de l'eau
(35 à 40°C) ; Massage du corps selon plusieurs méthodes (à jet d'eau, à jet d'air comprimé ou venturi -mélange air/eau) ; Légèreté
du corps dans l'eau (le poids du corps dans
l'eau est réduit de 90%).
L a b a lné othér api e :
L e therma lisme :
Le Hammam, plaisir
et soins par la vapeur
Le hammam était un
lieu de rencontre privilégié dans le monde
grec et romain. Il se
développa ensuite
avec l'Islam, et devint
une tradition dans les
pays musulmans du
pourtour méditerranéen.
Le thermalisme se définit comme l'ensemble
des moyens médicaux, sociaux, sanitaires,
administratifs, et d'accueil, mis en œuvre
pour l'utilisation à des fins thérapeutiques
d'agents naturels que sont les eaux minérales
et eaux thermales, les gaz thermaux, et les
boues thermales. Il recouvre l'ensemble des
activités se rapportant à la thérapeutique
thermale, ou crénothérapie.
Une eau minérale est une eau de source souterraine, naturellement pure, de composition
physico-chimique constante et qui contient
des minéraux, sels, gaz et boues, susceptibles
d'agir efficacement sur la santé.
Une eau thermale est, par définition, une eau
minérale chaude. Dans le langage courant,
on appelle " eau thermale " toute eau minérale dotée de propriétés thérapeutiques et utilisée au sein d'un établissement thermal.
C'est étymologiquement l'action de soigner
par les bains. Appelée parfois SPA, la balnéothérapie est un soin d'hydrothérapie qui utilise essentiellement l'eau douce (contrairement aux thalasso qui utilisent l'eau de mer,
Les mêmes bains et douches mais avec de
l'eau dite courante, c'est la balnéothérapie) à
laquelle peuvent être éventuellement associés
des produits extraits de la mer (boue, algues,
etc.).
Les centres de balnéothérapie sont des espaces de soins “remise en forme” “bien-être” et
“beauté” proposés la plupart du temps par
des hôtels qui disposent d'équipements et de
soins identiques aux thalassos mais en nombre plus limité et pas systématiquement avec
surveillance médicale.
Les équipements et les concepts de soins se
déclinent différemment selon les centres et
varient selon le prestige et le luxe des hôtels :
L e SPA :
Le mot SPA est la contraction de
“sanitas per aqua”. Cette expression, qui signifie” la santé par
l'eau”, fut la devise des sujets de
César. Les Romains construisaient
de nombreuses fontaines et des
thermes pour effectuer bains de
vapeur, inhalations aromatiques
et massages à l'huile de lavande.
Aujourd'hui, le mot de SPA désigne indifféremment :
Les centres de remise en forme,
souvent urbain et haut de gamme, où les
soins cosmétiques sont à la carte. Ces soins
n'ont aucun caractère médical ou paramédical contrairement à ceux que l'on retrouve en
thalassothérapie et en cures thermales.
Les bains à remous, plus connu sous le
TOURISME MAGAZINE
36
N°24/MAI-JUIN
piscine chauffée intérieure et/ou extérieure,
jacuzzi, sauna, hammam, spas, etc.
A mi-chemin entre institut de beauté et centre de remise en forme, ces nouveaux centres
de balnéothérapie sont très en vogue. La plu2010
dossier
Des soins dédiés à l'amincissement et à la perte de poids
avec en particulier des séjours
pour mincir ou maigrir et des
massages pour les cures de balnéothérapie anti-cellulite.
Mais aussi des soins esthétiques combinés à de la balnéothérapie pour le corps et le
visage.
part des centres de balnéothérapie
ont des forfaits similaires :
Les séjours balnéothérapie de
remise en forme suivis médicalement : mal de dos, beauté, antitabac,
sommeil, prénatal, postnatal, perdre
du poids, jambes lourdes, etc.
Douches au jet et douche sousmarine, douches sous affusion, bains
bouillonnants, enveloppements d'algues et de boues, aquagym sont
appelés soins de balnéothérapie
humides et sont pratiqués dans chaque centre de thalasso et SPA.
Des soins dédiés à l'amincissement et à la perte de poids avec en particulier
des séjours pour mincir ou maigrir et des massages pour les cures de balnéothérapie anticellulite sont aussi des soins dont vous profitez
en séjour de balnéothérapie. Souvent associés
à la diététique en pension complète dans la
plupart des SPA ou centre de balnéothérapie,
les cures de balnéothérapie minceur ou anticellulite ont une efficacité prouvée et mesurable.
Soins esthétiques combinés à de la balnéothérapie pour le corps et le visage.
marques de l'âge, ou retrouver la forme, ou se
détendre.
On procède par des bains, la balnéothérapie,
dans une eau naturellement chaude, mélangée
à des extraits de la vigne et du raisin (peau,
pulpe, pépins), ce qui draine les tissus en activant la circulation et lutte efficacement contre
le processus de vieillissement.
On peut aussi utiliser des produits cosmétiques, toujours à base d'extraits de la vigne et
du raisin, des poudres, des crèmes, des infusions, des huiles essentielles ..., pour d'autres
soins corporels. Les cures favorisent la détente,
l'anti-âge, et la minceur.
Un seul centre existe en France : Les Sources
de Caudalie, situé à Marcillac, en Gironde, au
sud-est de Bordeaux. (C'est Caudalie qui a
développé ce produit unique, dans le cadre
Le Hammam, plaisir et soins par la vapeur
Le hammam était un lieu de rencontre privilégié dans le monde grec et romain. Il se développa ensuite avec l'Islam, et devint une tradition dans les pays musulmans du pourtour
méditerranéen.
Appelé également bain turc, bain romain ou
bain de vapeur, il se caractérise par une température de 40 à 55 ° et par une humidité proche
de 100 %. La chaleur active la circulation du
sang, procure une relaxation apaisante et permet de dilater les pores de la peau en facilitant
l'élimination des impuretés ; la peau devient
douce et souple.
On comprend donc aisément l'intérêt du hammam dans les rituels de soins. Associé aux
essences et huiles essentielles, à la musique et
aux mains expertes d'une masseuse, il permet
une décontraction profonde.
La dernière née : l a v i n ot h é -
r api e
La vinothérapie est la dernière
découverte en matière d'esthétique
et de bien-être. Elle exploite les propriétés bénéfiques du marc de raisins, du moût, des grains de raisins,
et du vin, sous forme de bains, massages ou traitements pour limiter les
TOURISME MAGAZINE
37
N°24/MAI-JUIN
non moins extraordinaire du château Smith
Haut Lafitte).
Le fruit parfait ?
Chaque partie du raisin contient donc des éléments très utiles en cosmétique. La pulpe qui
contient l'eau de raisin est ainsi très riche en
oligo-éléments. Quant aux pépins, ils contiennent les fameux polyphénols. Ces molécules
sont reconnues pour leurs effets antioxydants.
Idéales pour la lutte anti-âge, elles captent les
radicaux libres et sont bien plus efficaces que la
vitamine E.
Les polyphénols sont aussi réputés pour renforcer la microcirculation et protéger l'élastine.
Dans la rafle et le sarment de vigne, on a
découvert le resvératrol et la viniférine. Le premier a été identifié comme le meilleur anti-âge
du moment. Quant à la viniférine, son action
sur la mélanine lui donne un pouvoir anti
taches brunes hors du commun.
Par Melle Cherifa BENSADEK
Doctorante, enseignante à l’ENST. Alger
e-mail: [email protected]
2010
dossier
Les nouveaux Spas
Le
plaisir
par
l'eau
D
epuis plus
d'une décenn i e, l a r é u s s i t e
de la courbe ascendante du tourisme ne
connaît plus de limit e s. L e s s p é c i a l i s t e s
ont injecté tant d'intérêts liés aux destinations nationales et
internationales que
l'hôtellerie change
souvent de visages
a v e c s e s o f f re s a l l é chantes comme pour
“s u b l i m e r” l a s o p h i s tication de son
confort, ajoutant des
Sp a s p l u s h a r m o nieux, des saunas et
d e s h a m m a m s.
L'engouement est tel,
q u e d e s q u a t re c o i n s
d e l a p l a n è t e, c h a q u e
v e r s i o n p a ra i t p l u s
t e n t a n t e q u e d ' a u t re s.
Laquelle choisir ?
par Fadéla Krim
Aujourd'hui, avec des voyageurs plus téméraires et plus fréquents, il n'est pas étonnant que les responsables du tourisme de
chaque continent essayent de marier la
compétition à d'autres éléments de leurs
hôtels. La création de Spa enjolivé par
l'atout de différentes méthodes de soins de
la peau ne suffit plus. Le client moderne ne
cherche plus le luxe d'un quatre ou cinq
étoiles, mais quelque chose de magique
qui le sort de l'ordinaire où il ou elle se
sent " rafraîchit ". Où trouver ce
Nirvana qui marie sagesse et
modernisme ? Aux Himalaya, à
Bali, au Peru ou en Irlande ?
Les bains thermaux furent des
lieux de prédilection de la
haute société en Europe
dès la fin du XIXe siècle. Dans l'empire otto-
TOURISME MAGAZINE
38
N°24/MAI-JUIN
man, l'engouement de soins de la peau par
le hammam prit forme comme solution de
salubrité d'une société peu habituée à l'hygiène, des pays de l'Est et le long de la route
commerciale de la soie et des épices, un tel
art faisait partie de la vie quotidienne des
habitants. Quant aux pays scandinaves,
dont le commerce avec l'orient et l'Afrique
du Nord s'échangeait dès le XIe siècle, leurs
saunas introduisirent une forme de relaxation appropriée à leur climat. Bains, saunas
ou hammams sont devenus monnaie courante depuis une vingtaine d'années.
Riches de cette histoire, les spécialistes sont
arrivés à combiner des traitements corporels basés sur la réputation de ceux inventés il y a plus de mille ans de l'Orient à
l'Extrême-Orient. Le bienfait des massages
par les pieds dans la réflexologie, ceux de la
tête dans celui des massages indiens, bains
2010
dossier
de roses de l'Himalaya, plâtre de ghassoul
marocain ou l'acupression et l'aromathérapie balinaise ne sont que quelques exemples.
Dans ces méthodes, des pressions sereines
et fermes employées pour revitaliser certaines parties du corps, stimulent le flot
sanguin et l'oxygène vers des points souvent ignorés. L'usage d'une huile organique, légèrement chauffée, instaure un sentiment de relaxation que chacun recherche, surtout ceux qui vivent dans une
société moderne et stressante. Ces huiles
riches en carotène et antioxydants,
renouent le corps avec son énergie naturelle.
Le Pérou a renoué ses retrouvailles avec
son passé et a choisi de remettre à jour ce
que les anciens leur ont transmis dont le lit
de pierre ou le masque de couleurs.
Convalescent ou antistressant, le lieu de
repos doit répondre à une invitation au
calme apaisant, car partout à travers le
monde, les problèmes de santé sont devenus similaires.
En Algérie on ne peut se plaindre, l'utilisation des bains thermaux maintient toujours une place sure dont le coût est relativement convenable. Quant aux produits
traditionnels, l'alun, l'huile d'amande, le
ghassoul, les feuilles d'eucalyptus, " el tfel ",
le henné ou le citron, ils ont été remis par
une mode, venue d'ailleurs, qui chante les
louanges de ces sources organiques.
La retraite holistique proposée a pris une
nouvelle forme : l'Eco-Spa. Les nouveaux
Spas écologiques, éco-friendly en GrandeBretagne, ont misé leurs atouts sur l'utilisation d'éoliennes comme source d'énergie
naturelle, de panneaux solaires qui alimentent les différents systèmes de chauffage et
d'un recyclage qui récupère jusqu'à la
réutilisation de la cire de bougie ! Et pour
ajouter à ce renouement avec la planète, le
sol des salles ayurvédique est désormais
recouvert de bois de bambou. Économie
tout azimut, la culpabilité du client a disparu. Sa visite, au contraire, encourage une
nouvelle vision d'un monde un peu mieux
harmonieux. Le retour vers cette utilisation de produits naturels permet la création de nouveaux emplois. Le respect de la
terre semble remettre en place l'équilibre
humain perturbé. Qui dit mieux ?
Afin de compléter toute thérapie proposée,
une forme de retraite silencieuse ou massage mystique associée au bain d'eau
chaude est installée dans un lieu de repos
esthétiquement beau. Cet impact visuel
transmet plus rapidement la sensation de
bien-être recherchée. Inspirés par une
architecture d'une oasis de tranquillité, le
résultat féerique repose sur le rôle de l'eau
et de sa verdure gracieuse. Sous forme de
bassin ombragé, de jets d'eau ou de fontaines, proche d'une lagune, d'une rivière,
d'une forêt ou d'une source thermale, la
clientèle séduite assure la continuation
d'un marketing silencieux. Peu importe la
distance, les avions nous mènent aux quatre coins de la planète.
Si en Algérie la protection de la nature est
un sujet ignoré par certains habitants des
grandes villes, la protection de nos forêts
centenaires est devenue une vérité qui ne
peut être ignorée. Quant à l'usage de ce
nouveau Spa, les mansardes de bois local,
les sources d'eau claire, les moulins à
grains de la Kabylie, l'utilisation du vent et
de la chaleur, insolation, récupération de
l'eau de pluie, assureraient une existence
économique, un regain d'intérêt à tous
ceux qui comprennent la valeur de notre
patrimoine. Spa éco-friendly ? Un modèle
qui prend de l'ampleur.
Fadéla Krim
TOURISME MAGAZINE
39
N°24/MAI-JUIN
2010
dossier
Thermalisme et Thalassothérapie en Algérie
Réalités et
perspectives
L
e s s o u rc e s t h e r m a l e s
ont toujours suscité
l'intérêt des individ u s, e t c e, d e p u i s l e s è re s
l e s p l u s re c u l é e s d e l ' h i s t o i re. Ce r t a i n s a c c ro s d e s
t h e r m e s, v o n t m ê m e
j u s q u ' à p a rc o u r i r d e s
c e n t a i n e s d e k i l o m è t re s
p o u r p o u v o i r s ' y re s s o u r c e r. Da n s c e s e a u x , p u i s a n t l e u r s va l e u r s c u ra t i v e s a u p l u s p ro f o n d d e s
e n t ra i l l e s d e l a Te r re, c e r t a i n s y s a v o u re n t l e s
b i e n f a i t s d e l a re l a x a t i o n
e t d u b i e n - ê t re, d ' a u t re s y
t ro u v e n t c a r r é m e n t u n
re m è d e p o u r d i v e r s e s
maladies "
par Dr. El Fahchouche Baroudi
Le thermalisme et la thalassothérapie disposent de deux fonctions complémentaires
pour l'accomplissement de soi et l'équilibre
physique et psychologique. La première
fonction est curative, c'est-à-dire l'utilisation dans un cadre naturel d'un ensemble
des moyens : bienfaits de l'eau et de ses
dérivés, climat, techniques associées dans
un but curatif (ou préventif). La seconde
fonction est touristique, celle de passer un
Le recours à l'action curative des eaux thermominérales est une tradition plus que
millénaire en Algérie. En 1970, l'État a pris
en charge la promotion et le développement du thermalisme à travers la restauration de stations réputées à (Hammam BouHanifia, Hammam Meskhoutine), et la
construction d'une nouvelle station
(Hammam Guergour) et d'un Centre de
Thalassothérapie à Staouali, près d'Alger.
De plus, un bilan des sources thermales en
Algérie établi en 1985 a identifié 202 sources basées à différents niveaux d'altitudes
(dont 53 sources froides, 59 sources hypothermales, 13 sources thermales et 77 sources hyperthermales, dont 4 sources de températures comprises entre 77°C et 98°C).
TOURISME MAGAZINE
40
N°24/MAI-JUIN
Un t h e r m a l i s m e s o c i a l
Le thermalisme en Algérie prend parfois
une dimension sociale, généralement lorsque le curiste justifie d'une pathologie
nécessitant des soins dans le cadre d'une
station thermale. À ce moment il peut être
pris en charge par la sécurité sociale pour
effectuer des soins dans les stations
conventionnées.
Jusqu'en 1984, il suffisait d'une prescription par le médecin traitant et après l'accord du médecin-conseil, le curiste était
pris en charge à 100% (soins, hébergement
et restauration). Après, entre 1984 et 1990,
la prescription devait être nécessairement
faite par un médecin spécialiste, chef de
service d'un centre hospitalo-universitaire
et transmis à la caisse de sécurité sociale. Le
taux de prise en charge est passe alors à
80% mais reste à 100% pour les accidents
2010
Photo s: EGT Tlemcen
E
moment privilégié dans un site privilégié,
le plaisir de s'occuper de soi dans des installations adaptées et surtout la détente et le
bien-être physique et psychologique.
n matière de thermalisme et thalassothérapie, on peut recourir à trois
catégories d'eau : les eaux thermales
ou thermo minérales, jaillissant de source
naturelle douée de propriétés thérapeutiques classées selon caractéristiques (physiques, chimiques…). L'eau de mer, quant à
elle soulage grâce à des principes chimiques, physiques et thermiques. Il y a aussi
l'hydrothérapie qui consiste en l'emploi de
n'importe quelle eau à titre externe.
dossier
du travail et la rééducation fonctionnelle.
Depuis 1990, la prescription revient à nouveau au médecin traitant. Après étude du
dossier médical par la commission de la
caisse de sécurité sociale, une prise en
charge est accordée dans les mêmes conditions que précédemment (80% pour toutes
les catégories d'assurés sociaux) et comprend le programme de soins prescrit par le
médecin de la station avec l'examen médical initial et deux visites de contrôle, l'hébergement et la restauration. Le nombre de
curistes varie de 10.000 à 30.000 par an.
Les stations thermales conventionnées par
la sécurité sociale sont au nombre de 7 (+1)
et se répartissent géographiquement
comme suit : à l'ouest, les quatre stations
thermales relevant de la tutelle de l'EGT
Tlemcen, à savoir Hammam Boughrara
(Tlemcen), Hammam Bou-Hadjar (Ain
Temouchent), Hammam Bou-Hanifia
(Mascara) et Hammam - Rabi (Saïda). Au
Centre, la seule station de Hammam Righa
(Ain Defla). À l'Est, les trois stations de
Hammam Guergour (Sétif), Hammam
Meskhoutine (Guelma) et Hammam
Salihine (Biskra).
En avril 2010, une nouvelle convention du
Centre de Thalassothérapie de Sidi Fredj
(Centre de rééducation en milieu héliomarin) avec la CNAS a convenu de la prise en
charge à 80% des tarifs de responsabilité
CNAS pour une cure de Thalassothérapie et
à 100% pour les cas nécessitant une cure de
rééducation fonctionnelle.
Le thermalisme en Algérie en débat
Photo s: EGT Tlemcen
Lors de la table ronde organisée le 21 avril
2010, en marge du deuxième Salon des
vacances, des Loisirs et du Bien-être, la
question du thermalisme et de la thalassothérapie en Algérie a été longuement débattue entre les professionnels, les administrateurs et les praticiens du secteur du thermalisme et de la thalassothérapie en Algérie.
Plusieurs aspects de cette activité ont été
traités, les contraintes du secteur ont été
relevées pour sortir avec des recommandations visant à développer le secteur.
Le secteur du thermalisme / thalassothérapie en Algérie reste entravé par certaines
contraintes liées à un maigre cadre réglementaire, au déficit en matière d'infrastructures, d'équipement et parfois le manque de
qualification du personnel d'accueil et
médical de certaines stations thermales,
ainsi qu'au manque de facilitation pour l'investissement dans ce secteur notamment
pour l'accès au foncier et le financement.
Pour rappel, les modes d'exploitations /
types de propriétés des stations thermales
les plus répandues sont la concession, la
location-gérance et le contrat de management.
Les recommandations de la table ronde
évoquent plusieurs points liés, entre autres,
à la réglementation de l'exploitation des
eaux souterraine et marine, aux aspects
médicaux associés aux centres de cure, au
professionnalisme des repreneurs et au
développement durable. Parmi ces recommandations : la création d'une Fédération
Algérienne du Thermalisme, de la
Thalassothérapie et du Bien-être, la mise à
niveau des stations thermales, l'élaboration
d'une politique, de programmes et d'actions
de formation à tous les niveaux de qualification, la mise en place d'un processus de certification qualité des établissements thermaux et le développement d'échanges avec
des stations thermales et Centre de thalassothérapie à l'étranger.
Hammam Salihine -Khenchela
Aussi, pour développer le secteur
du thermalisme en Algérie, certaines conditions doivent être respecté à savoir la maîtrise qualitative et quantitative de des ressources hydrothermales et hydro marines et l'élaboration d'une stratégie
de développent de ce secteur
englobant les études, la promotion,
la professionnalisation, la diversification et la formation en matière
de tourisme et de thalassothérapie.
E. B
TOURISME MAGAZINE
41
N°24/MAI-JUIN
2010
En 1970, l'État a pris en
charge la promotion et le
développement du thermalisme à travers la restauration de stations
réputées à (Hammam
Bou-Hanifia, Hammam
Meskhoutine), et la
construction d'une nouvelle station (Hammam
Guergour) et d'un Centre
de Thalassothérapie à
Staouali, près d'Alger.
conseil
Réussir ses photos de vacances
L’
Art et la Manière
A
l'image de ses grands espaces, le
Sahara suggère un tourisme de
grande mobilité. Le plus souvent,
les produits touristiques proposés sont
des produits d'étapes renfermant des circuits pouvant atteindre des centaines de
kilomètres et durer plusieurs jours. C'est
alors que le bon déploiement du tourisme saharien dépend des moyens de
transport disponibles.
Préparé par Mohammed BOUDALI
ous garantir que vous allez faire des
photos " carte postale " grâce à ces
conseils serait mentir. Quel que soit
le niveau du photographe, il y a forcément
du raté. Notre souci, c'est qu'il n'y ait pas
que du raté, voire si possible de belles photos. Autrement dit, nous détaillerons dans
un premier temps comment réussir certaines scènes typiques (coucher de soleil,
contre-jour …) avec des conseils essentiellement techniques.
V
Ensuite, nous évoquerons quelques consignes relatives au transport et à la protection de l'appareil photo. Et enfin, nous
conclurons en rappelant quelques règles de
conduite (discrétion, respect et sécurité),
histoire d'éviter tout incident pendant le
séjour. Soyez donc attentif à ce qui suit, et
surtout passez de bonnes vacances !
Le contre-jour
Quand on part en vacances l'été, c'est en
partie en quête de soleil. Aussi apprécié
soit-il , il peut régulièrement compliquer la
tâche s'il n'est pas du bon côté de la scène.
Alors pour réussir ses photos par beau
temps, face au soleil, deux possibilités
La première, évidente, consiste à déplacer
le sujet de sorte qu'il n'ait plus le soleil dans
le dos, mais de face. Le souci, c'est que le
sujet va probablement grimacer ou fermer
les yeux, aveuglé par la lumière.
Il se peut que le compact détecte tout seul
le contre-jour et décide de déclencher le
flash même lorsque celui-ci est paramétré
en mode auto. Selon l'intensité du contrejour et la distance avec le sujet au premier
plan, il se peut que l'éclair soit trop ou pas
assez puissant. Certains appareils proposent un réglage de la puissance du flash :
diminuez ou augmentez-le.
A
La seconde porte le nom de “fill-in”, soit
remplissage en anglais. Concrètement, il
s'agit de déboucher les zones d'ombre provoquées par le contre-jour avec un éclair
de flash. Si vous avez un compact (ou
appareil numérique), il suffit de régler le
flash en mode forcé (avec).
SAVOIR
Un contre-jour ne signifie pas nécessairement un énorme soleil mal placé. Il
suffit que la source de lumière, même faible,
soit supérieure derrière le sujet principal
pour qu'il soit en situation de contre-jour.
L'utilisation du flash par beau temps
sert également à déboucher les ombres disgracieuses autour des reliefs du visage :
n'hésitez pas à l'utiliser, en baissant si possible sa puissance, quitte à faire une photo
avec et une sans.
N'oubliez pas que la plupart des flashs
intégrés ont une portée maximum de 3
mètres, parfois 5. Si votre sujet est à 10
mètres, rapprochez-vous !
Attention aussi aux reflets provoqués
par le flash : si votre sujet sort juste de la
baignade, évitez le flash ou attendez qu'il
sèche.
TOURISME MAGAZINE
42
N°24/MAI-JUIN
2010
conseil
qu'un petit rappel des principes élémentaires à respecter. En effet, selon les pays ou
régions que vous visiterez, l'acceptation du
photographe n'est pas la même.
Pour commencer, il est fortement recommandé de se renseigner sur les sites d'information des pays concernés : ambassade,
offices de tourisme, guides de voyage … La
règle de base reste donc la discrétion.
Concrètement cela signifie par exemple
qu'il est préférable de ne pas trop exhiber
son matériel. Lorsque vous ne faites pas de
photo, laissez votre appareil dans son sac.
Mais la discrétion vaut aussi pour les autres.
Quand on veut photographier une personne, parce qu'on trouve qu'elle représente
assez bien le folklore local, il faut lui demander l'autorisation. C'est une marque de respect, qui est généralement bien perçue.
Notez d'ailleurs que cette consigne est valable partout.
Ces mises en garde n'ont pas pour objectif
de pousser à la psychose, il s'agit simplement de les garder à l'esprit, en restant
détendu, pour éviter tout fâcheux incident
qui pourrait ternir vos vacances. Et puis il y
a aussi des coins où les gens se moquent
éperdument qu'on les photographie, voire
c'est eux qui vous demandent de les prendre
en photo.
Le coucher/ lever de soleil
Le coucher et le lever du soleil sont deux
instants de la journée où vous pouvez réaliser des cartes postales de rêve. C'est un peu
comme un contre-jour sauf que là, le sujet
principal n'est plus le premier plan, mais
l'arrière-plan. Un sujet bien délicat à photographier pour plusieurs raisons. Déjà, c'est
un moment éphémère. Les plus belles teintes de ciel ne seront visibles qu'une dizaine
de minutes, plutôt sur le début pour un
lever et sur la fin pour un coucher. De plus,
si vous optez pour le lever du soleil, il faudra vous lever tôt : en été il apparait aux
alentours des six heures du matin. Enfin, il
faudra gérer les deux composantes techniques essentielles, à savoir le cadrage et la
lumière.
Concernant le cadrage, sauf cas particulier,
il est préférable d'allouer les deux tiers de
l'image au ciel, puisque c'est le sujet principal. Le tiers restant sera composé de la plage
ou des autres détails suggérant l'environnement dans lequel la photo a été prise. Pour
la lumière, il faut absolument veiller à ce
que la mesure d'exposition soit faite sur la
partie la plus lumineuse du ciel, le soleil s'il
n'est pas derrière un nuage, de sorte que
toutes les nuances soient restituées et qu'aucune zone ne soit brûlée.
Pensez aussi à la composition. On a tendance à être tellement ébloui par la beauté
des couleurs qu'on se contente de photographier le ciel sans penser au reste. Ajoutez
donc un arbre, un bateau, une personne ou
un rocher dans votre composition, ça sera
d'autant plus esthétique que ces ajouts ressortiront à la façon d'ombres chinoises.
La photo d'intérieur / de nuit
Les photos d'intérieur, sous éclairage artificiel ou carrément de nuit sont probablement les plus dures à réussir : elles sont soit
trop sombres, soit floues. Il n'y a pas vraiment de solution miracle, la qualité du
résultat dépendant en grande partie de l'appareil photo.
L'utilisation du flash dépend du contexte.
Pour un portrait, utilisez le mode anti yeux
rouges (attention à ne pas bouger). Cette
technique est aussi valable pour une nature
morte (sans le mode anti yeux rouges bien
sûr), si tant est que le flash ait assez de portée (3 à 5 mètres maximum en général).
Transporter et protéger son appareil
Dans " partir en vacances " il y a " partir ".
Un nomadisme annoncé qui implique un
minimum de préparatifs, avec le même soin
que lorsque vous bouclez vos valises. Parmi
les différents matériels pour appareils
photo,
certains seront indispensables (ou fortement recommandés),
d'autres simplement adaptés en fonction de
différents types de photos.
Il vous faudra essentiellement un sac ou une
housse pour son appareil photo. D'une part,
cela simplifie son transport, d'autre part, il
est protégé d'une multitude de périls. C'est
absolument vital pour aller à la plage : entre
les projections d'eau, les infiltrations de
sable et les rayons du soleil, votre appareil
photo numérique risque d'être endommagé
si vous le laissez tel quel. Il sera aussi protégé contre les chocs et les chutes.
Privilégiez les modèles avec des systèmes de
fermeture aussi hermétiques que possible
(fermeture éclair, scratch…), éventuellement dotés d'un deuxième rabat à l'intérieur
pour doubler la protection, et constitués de
matériaux imperméables (synthétique, cuir
traité…). Pour un compact, une housse fera
l'affaire. Il en existe des quantités astronomiques, mais en gros, vous trouverez votre
bonheur dans une fourchette de prix de
1000 à 2000 dinars. Optez si possible pour
un modèle pourvu de quelques rangements,
pour mettre cartes mémoire ou piles / batteries supplémentaires.
Maintenant, vous n'avez plus qu'à mettre
ces conseils en pratique pour rapporter
plein de belles photos (pas trop quand
même, il faut penser à " l'après ", tri, posttraitement …) et passer de bonnes vacances
…
Enfin, si vous réussissez à faire de belles
photos de vacances grâce à ses consignes,
pensez à nous les envoyez, car il nous sera
un grand plaisir de les publier !
Quelques règles de base à observer
Pour conclure cette rubrique, rien de tel
TOURISME MAGAZINE
43
N°24/MAI-JUIN
2010
destination
L
a création de
St. Petersburg
au XVIIe siècle,
initiée par Pierre Le
Grand, empereur de
la Russie l'éleva en
capitale pour l'élite,
l'aristocratie Russe
et le Senat. Les
divergences politiques, les contrastes
architecturaux,
auteurs et révolutions,
quartiers
vieillots et historiques n'empêchèrent
pas cette ville impériale de maintenir ce
“look” de diva culturelle. Toujours aussi
spectaculaire,
englobant l'Art dans
toutes ses formes,
elle est reconnue
comme une des plus
belles
villes
du
monde. Un voyage
parsemé de découvertes.
Saint Petersburg
Une ville
dans le
chaleureuse
froid glacial
'histoire de St Petersburg commence
avec Pierre, fils du Tsar Alexey et de
Natalaya Marikina, héritier de la dynastie Romanof, qui curieux, n'hésita pas de voyager, incognito, autour de l'Europe, se mêlant
aussi bien avec l'aristocratie qu'avec des villageois afin découvrir et comprendre les différences entre sa Russie traditionnelle et
l'Europe. Ce qui lui permit de mettre en route
un changement par l'introduction de sciences,
des nouveautés utilisées dans l'Ouest et d'architectes italiens. Il força les élites de la vieille aristocratie à raser leurs longues barbes et à abandonner leurs longues robes. Il interdit les
mariages coutumiers, imposant à l'Église
orthodoxe une autorité politique et changea le
Nouvel An de la religion festoyé en septembre
à celui de l'ère grégorienne, janvier. Certains
ressentirent ces impositions comme souffles
par l'antéchrist. Pierre et les héritiers suivants
comprirent la nécessité d'investir dans des milliers pièces artistiques. Le nouvel établissement que Pierre imposa, modifia le petit
Petersburg marécageux en une ville la plus
sophistiquée de la planète.
L
Il fait moins 18 degrés lorsque nous atterrissons à St Petersburg, ancienne Leningrad. Le
taxi nous mène a notre hôtel moderne situe
dans le quartier Prospekt. Des monticules de
neige bordent les rues, mais toutes en sont libérées, permettant un passage clair pour les piétons et véhicules. Des magasins bien éclairés et
des tas de cafés sont alignés sagement le long
des trottoirs. Notre première impression est
bonne. Les immeubles du siècle passé possèdent cette élégance raffinée, illustrée par de
jolis balcons en fer forgé ou de hautes fenêtres
bordées de stalactites, formées par la neige
devenue glace. Les fourrures portées par les
passantes sont justifiées. Sinon comment survivre à un tel froid ?
Notre première promenade nous mène vers "
l'Hermitage ", un des musées le plus vieux du
monde. Opulent et extravaguant, l'ancien
palais de 400 chambres de l'ère tsariste a ouvert
ses portes en 1852. Son architecture devait
dépasser la beauté du château de Versailles et
celles de l'Orient. Protégé après la révolution,
il abrite trois millions d'œuvres. Le soleil brille
par Nefertari
TOURISME MAGAZINE
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N°24/MAI-JUIN
2010
destination
à travers les grandes fenêtres
du couloir que nous prenons.
Par quoi commencer ? Des
escaliers de marbre blanc, surmontés de grandes statues
nous mènent vers les divers
salons. Le premier orné de
colonnes de “malachite” dont
le capital doré aux formes
corinthiennes coupe le souffle. Chaque salon que nous
traversons est unique. Aucun
design n'est répété. Tapis
muraux, fauteuils de belle époque, vases art nouveau, bordée de fleurs en céramique. Salon gothique, étroit, austère, suivi d'autre type italien. Ici un
chandelier de cristal compose de 24 branches, un
tapis type Aubusson. La couronne tsariste savait
s'entourer de pièces d'art inédites. En dépit des
querelles politiques, le peuple et ses dirigeants ont
su sauvegardes les preuves de l'histoire des civilisations passées. Il nous faudra deux journées pour
pouvoir jeter un coup d'œil rapide à une partie de
ces trésors du monde.
À l'extérieur, les transports sont bien organisés.
Aux bus, métros ou taxis abordables, nous préférons découvrir la ville à pied, admirant les devantures d'hôtels luxueux, l'entrée de théâtres et galeries
marchandes. Nous arrêtant souvent pour consommer une tasse de chocolat et
une pâtisserie.
Le confort de notre hôtel commence par le fabuleux " buffet-breakfast ",
toujours accompagné d'un morceau de musique classique. L'ouverture de Tchaïkovski, fut
composée symboliquement en 1812, à l'occasion de la défaite de Napoléon. Dans ce
morceau, cinq coups de canon célèbrent le
succès russe contre cette armée étrangère.
Suivi d'un passage de la Marseillaise, moquant
leur retraite. Et pour finir, la répétition du son des
cloches reflète le triomphe du peuple russe. A
moins de le savoir, le répertoire d'une pièce
musicale possède aussi un message puissant à
déchiffrer.
Les divers climats politiques
n'ont pas effrayé ceux qui ont
osé écrire des passages
immortels : tels Trotsky,
Dostoïevski (l'idiot), Tolstoï
(Guerre et Paix) Pushkin ou
Akhmatova (Poème sans
héro). Une longue marche
nous mène vers la maison
d'Aleksander Pushkin, père de
la littérature russe, dans ce
quartier
cossu
de
St
Petersburg. Entrée discrète par
le sous-sol, de nombreux
Russes veulent aussi découvrir
un volet de la vie de cet auteur.
Au guichet, on nous demande
de couvrir nos pieds avec des
chaussons, afin d'éviter d'endommager le parquet de bois.
L'appartement est meublé
comme si l'auteur y habitait
encore. Un de ses poèmes
“l'Ode à la Liberté” jugé
comme politique risqua brièvement sa perte. Cet aristocrate, eut la vie sauve, avant d'être tué par Dante,
dans un duel où l'honneur de son épouse
devait être défendu !!! Parmi les livres, photos, bibelots, nous remarquons une statuette
représentant un enfant Africain sur le
bureau de l'auteur. Le grand père de
ce dernier était Éthiopien, introduit
comme esclave en 1706 dans la
famille royale, l'inspira dans son
œuvre : le Noir.
TOURISME MAGAZINE
La mention d'une Mosquée
construite en 1913, nous mène à traverser le pont qui surplombe la
rivière Neva. Il fait si froid que nos
bottes semblent être de paille !!! À michemin, la luminosité du soleil hivernale se reflète dans ces mosaïques
bleutées qu'on aperçoit de loin.
L'architecture délicate fut inspirée par celle des Mongoles
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La
cathédrale
Smolny possède des
dômes dorés en
forme d'oignons utilisés dans l'architecture de l'église orthodoxe. Avec ses murs
peints en bleu ciel,
elle ne passe pas inaperçue. La conception de Rastrelli fut
de combiner ce genre
baroque avec une
forêt de tours et
détails inspires d'un
monastère Russe.
destination
dent à la demande d'une clientèle exigeante.
Notre visite continue. Nous admirons la cathédrale
Smolny avec ses dômes dorés en forme d'oignons
utilises dans l'architecture de l'église orthodoxe.
Avec ses murs peints en bleu ciel, elle ne passe pas
inaperçue. La conception de Rastrelli fut de combiner ce genre baroque avec une forêt de tours et
détails inspires d'un monastère Russe.
de l'Uzbeskistan. Nous apprenons que les deux
minarets hauts de 49 mètres et les mosaïques ont été
rénovées avec le plus grand soin. La décoration et sa
calligraphie inscrites sur la façade, se met en diapason avec cette paix que la neige imprègne. Bien que
cinq mille croyants puissent partager leurs moments
de dévotion, l'accès se fait par le jardin, situé à l'arrière de la porte principale.
Nous consultons un bureau de tourisme, tout proche,
qui nous suggère d'aller visiter le musée de l'Artillerie
et au lieu des marchés, d'aller voir ces " banya "
(bains) russes.
Mosquée construite en 1913.
Sont architecture délicate fut
inspirée par celle des
Mongoles de l'Uzbeskistan.
Les deux minarets hauts de
49 mètres et les mosaïques
ont été rénovées avec le plus
grand soin.
Nous nous arrêtons dans un petit café pour consommer une boisson très chaude, avant d'entamer la
marche à travers un parc adjacent au Musée. Ce bâtiment immense, protège des archives et artefacts
importants. Nous notons que des familles de la ville,
sont aussi curieuses que nous. Les armes anciennes
sont intéressantes. Il aura fallu une grande force pour
tirer de cette arbalète géante ou lancer ce long javelot.
Tout est présent groupant cinq siècles de batailles et
défense. Peintures et lithographies, nous donnent
une idée d'un peuple qui a su préserver son identité
par de grands sacrifices.
Nous prenons un taxi pour aller visiter un banya. On
nous recommande un des plus récents, plus appropries pour le touriste. Nous insistons à voir un lieu
que fréquentent les habitants, des gens ordinaires
comme nous. L'établissement " Kruglye Banya " se
trouve dans un immeuble ordinaire. Une section
pour les hommes et un autre pour les femmes.
L'entrée est divisée par des bancs et des armoires
dans lesquelles les clientes posent leurs vêtements.
Très gentille, l'attendante offre de me faire le tour de
ce bain où on peut se laver et se faire masser. Le tout
ressemble au hammam/sauna : salle commune tiède,
suivie par un type de sauna très chaud. Les visiteuses
utilisent deux ingrédients locaux : le miel pour
nettoyer leur visage et des feuilles de bouleau
avec lesquelles elles se fouettent le dos. Depuis
une décennie, les banya se sont modernisés,
piscines, thérapie, jacuzzi, luxueux ils réponTOURISME MAGAZINE
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Notre marche continue vers le Musee d'Ethnographie
qui rassemble tous les groupes ethniques de ce pays.
La panoplie de costumes, icônes religieuses, art folklorique, broderies exquises, tapisseries, objets de
tous les jours, ameublements surprend par la
richesse. Ce déploiement nous éclaire sur l'immensité du territoire russe et les contrastes du monde de
vie entre différentes tribus : Cosaques, Tartares,
esquimaux et citadins. Une diversité de mœurs et
religions qui n'a point divisé le pays.
Nous visitons le jour d'après un sous-sol de métro,
sans prétention, objets à bas prix, accessibles à tous.
Suivie par une galerie marchande luxueuse, plus par
curiosité. Vêtements, chaussures, fourrures, seules
deux boutiques d'objets antiques attirent notre attention. Icône, peintures, bijoux et fourrures anciens,
pierres précieuses, poteries délicates, nous rappelle
que cette marchandise a eu ses artisans et une réputation sans tache. Toucher du doigt un Fabergé, c'est
effleurer une pièce d'histoire de l'Art autochtone.
Avant de quitter le pays, nous décidons de goûter la
cuisine du pays, plutôt que ces plats internationaux.
Célèbre par ses soupes, nous choisissons un bortsch
(soupe aux betteraves) et un rôti d'esturgeon, poisson
blanc. Le thé, chai, accompagné d'une vatrouchka,
(tarte au fromage) est délicieux.
L'heure est de départ est arrivée. St Petersburg, capitale culturelle, encore plus belle que les images, ne
nous a pas déçus. Le froid nous a aidés à comprendre
un peu mieux la défaite des nations opposés à la couronne, le courage du peuple russe et la vision futuristique d'un chef d'État. Un voyage à ne pas manquer !
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escale
Bou-Sâada au printemps
La
cité du bonheur
L
' é c r i va i n Pa u l
Eu d e l re l a t a s o n
équipée personnelle en 1904, et sa joie
d ' a p e rc e v o i r, a u b o u t d e
l a ro u t e, “c o m m e l e
re t o u r à l a v i e”, Bo u Sa â d a , o u “c i t é d u b o n h e u r”. E l l e e s t e n q u e l que sorte un musée du
Sa h a ra e t d e s Ha u t s Pl a t e a u x , d o n t e l l e re n f e r m e t o u s l e s é l é m e n t s,
o f f ra n t u n e s y n t h è s e d e
vie quasiment sahar i e n n e, u n e " c a r t e p o s t a l e d u d é s e r t” , a v e c
“t o u t c e q u ' i l f a u t p o u r
conjuguer l'illusion et
l ' a u t h e n t i q u e”, e n l ' o c c u r re n c e, u n e v i l l e b â t i e
s u r l e s h a u t e u r s, u n
a m p h i t h é â t re, e n t o u r é à
s a b a s e p a r d e s j a rd i n s
d e p a l m i e r s, u n k s a r
typique sur une belle
t e r ra s s e, u n e î l e d e v e r d u re a u m i l i e u d ' u n
o c é a n d e s a b l e, q u i s e
d é c o u p e s u r " l a c ro u p e
d e s m o n t a g n e s b l e u â t re s
dont les pieds s'enfoncent dans les sables brûl a n t s d u Ho d n a”.
a route qui va de Bord Bouarreridj à
M'sila (RN45) traverse du nord au
sud les monts du “Hodna” en longeant l'Oued Ksob est de toute beauté. Après
le tronçon de 65 Km sans relief qui nous
sépare de Sétif, ni le barrage du Ksob que
nous dominons du haut d'un col, ni la célèbre Kalâa des Beni-Hamad ne retiendront
notre attention puisque notre voyage doit
nous mener droit vers l'oasis de Bou-Sâada.
L
Après les jardins fleuris ou prospèrent les
cultures maraîchères et les abricotiers avant
la ville de M'sila, nous continuons notre
route (RN40) vers “la cite du bonheur”,
située sur le piémont de l'Atlas Saharien et à
la périphérie du bassin du Hodna, celle
qu'on appelle depuis toujours la palmeraiejardin est à la même latitude que ElKantara., A ce titre les 2 oasis constituent les
portes du Sahara.
Un peu avant Bou-Sâada
un ancien aérodrome a l'air
d'attendre ses passagers en
arborant une petite tour de
contrôle et un hangar
tenant lieu d'un aéroclub… apparemment non
fonctionnel. Une nouvelle
zone d'habitat annonce la
ville qui s'étire sur prés de
cinq Kilomètres entre deux
Djebels pour aboutir à la
palmeraie. Au pied du
Djebel Kerdada coulent les
par Mohamed Réda Zemmouchi
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escale
eaux pérennes de l'Oued, mais qui ne sont plus
aussi limpides qu'autrefois.
Il est 16 heurs et les nuages amènent une fraîcheur bienfaisante en ce mois de mai, ce qui
incite à une promenade à travers les ruelles de la
Medina ou " le Ksar " comme on l'appelle ici. El
Hadj Driss est le guide providentiel " qui tombe
à pic " pour nous faire découvrir la vieille mosquée de Sidi-Thameur, Saint- patron de la ville,
et nous conter mille et une anecdotes.
courants artistiques de son époque grâce à une
œuvre évaluée à plus de 540 toiles consacrée en
grande partie à Bou-Sâada et la région des
Ouled-Nail. Il laisse aussi quelques œuvres littéraires, dont une “Biographie du prophète
Mohamed (Qssl)”.
Le crépuscule tombe au moment ou nous admirons à partir de la terrasse de la Zaouia le paysage grandiose de la palmeraie, et plus loin
encore la plaine du Maader qui scintille comme
un mirage, un moment de sérénité inoubliable.
la maison de l'artiste-peintre
Étienne Dinet transformée en
1993 en Musée National NacerEddine Dinet.
Le lendemain sera consacré tôt à la visite du
quartier européen qui conserve de très belles
demeures jouxtant une corniche qui domine la
palmeraie verdoyante et l'oued. Sur la place du
marché, un vieux photographe expose toujours
des cartes postales jaunies de la ville, à une époque où elle constituait une destination exotique
pour une clientèle européenne aisée. Ce sera
ensuite la visite des antiques " Moulins Ferrero "
d'où coule une petite cascade jadis très appréciée
par les visiteurs.
Deux hôtels sont conseillés à
Bou-Sâada. L'hôtel Kerdada
(ex Transat) qui mérite tous
les éloges pour son architecture saharienne, son jardin
botanique, ses allées ombragées qu'agrémente un mobilier en rotin, ses chambres et
suites luxueuses, sa piscine,
son restaurant qui garde
dans un coin discret un
piano datant de 1908, et ses
décorations murales. L'hôtel
El-Caïd, situé plus loin, est
en cours de restauration et
promet d'être aussi accueillant que le Kerdada… nous
eûmes également le privilège
de visiter le centre de
l'Hôtellerie et du Tourisme de Bou-Sâada où
nous fumes conviés à déjeuner. Enfin, ce sera le
tour de la maison de l'artiste-peintre Étienne
Dinet transformée en 1993 en Musée National
Nacer-Eddine Dinet.
Au travers d'une chronologie sommaire distribuée gracieusement, nous redécouvrons l'œuvre
magistrale qui caractérise son parcours artistique autant que son humanisme. Ce Parisien né
en 1861 va marquer de son empreinte tous les
TOURISME MAGAZINE
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Converti à la religion musulmane, il accomplira
le pèlerinage à La Mecque en 1929 accompagné
de son ami fidèle El-Hadj Slimane Ben Brahim,
avant de mourir la même année à Paris.
Conformément à son vœu, il sera inhumé à BouSâada dans un mausolée érigé par lui-même cinq
ans auparavant. La majorité de ses toiles sont
exposées dans de grands Musées de France et
d'ailleurs, en plus des collections privées.
Que représente Bou-Sâada de nos jours pour le
visiteur ? De notre point de vue, une oasis que le
modernisme a quelque peu altérée, un Ksar qui
nécessite d'être réhabilité d'urgence, car il constitue la mémoire de la ville, une meilleure prise en
charge environnementale, une revalorisation des
produits artisanaux locaux, et des mawassims,
afin de perpétuer les traditions festives indispensables au développement touristique de la ville et
sa région. Il est aussi impératif de construire
selon les modèles empruntés au patrimoine
architectural saharien pour conserver son cachet
authentique à l'attachante et hospitalière ville de
Bou-Sâada.
N°24/MAI-JUIN
M.R.Z
2010
nouvelles brèves
Nouvelles brèves Nouvelles brèvesNouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brè
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Réhabilitation de nombreux
sites archéologiques à
Tébessa
Un projet relatif à la réhabilitation de nombreux sites archéologiques a été inscrit au profit
de la wilaya de Tébessa au titre de l'exercice 2010.
L'opération retenue pour un montant de plus de
60 millions de dinars, portera notamment sur la
restauration de la muraille Byzantine de l'antique
cité de Thevest, de la Basilique et de l'huilerie
romaine de Berzeguen, dans la commune d'Oum
Ali. Il sera question également de la réalisation
d'une clôture de protection du site de Tébessa AlKhalia, un ancien village romain situé à trois
kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de wilaya.
Le " Palais royal " d'El
Mechouar dévoile ses secrets
n
p
(
r
C
p
d
T
g
M
v
Le " Palais royal " d'El Mechouar (Tlemcen)
commence à dévoiler ses secrets demeurés longtemps ensevelis. Les fouilles archéologiques,
entamées depuis plusieurs semaines sur ce site
historique par les équipes du centre national de
recherches archéologiques d'Alger (CNRA), sont
venues rappeler l'ingéniosité et le savoir-faire de
ces grands bâtisseurs que furent les Zianides.
Initiées dans le but de reconstituer ce palais, elles
ont révélé beaucoup de traces de diverses époques (almoravide, almohade, zianide, ottomane...)
Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelle
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elles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves
nouvelles brèves
Plus de 100.000 visiteurs et curistes
par semaine à Hammam Debagh (Guelma)
La région de Hammam Debagh, à Guelma, connaît depuis le début
du printemps une affluence record de visiteurs et de curistes atteignant
jusqu'à 100.000 personnes par semaine. L'augmentation remarquable
du flux de visiteurs, constatée ces dernières années, a conduit les autorités locales à réfléchir aux moyens d'accélérer et d'intensifier les opérations de développement de cette localité touristique. Des statistiques
basées sur le nombre de tickets vendus pour l'accès à certains espaces et
jardins de la localité, montrent que le nombre de visiteurs de Hammam
Debagh atteint les 10.000 personnes par jour durant la semaine pour
culminer à 30.000 personnes / jour durant les week-ends.
Aigle Azur relie Oran à
Mulhouse et Tlemcen à Lille
L a comp agnie aér ienne Aig le Azur a lancé une
nouvelle liais on heb domadaire entre les aérop or ts d'Oran et de Mu lhous e, dans le Haut R hin
(Est de la France). C ette nouvelle liais on vient
r e n f o r c e r l e p r o g r a m m e au d é p a r t d ' A l g e r,
C onst ant ine et S ét if vers Mu lhous e, s oit 5 vols
par s emaine. L a comp agnie lancera aussi à p ar t ir
du 14 juin, une nouvelle ligne qui reliera
Tl emcen à L i l l e et v i endr a renforcer l e prog r amme au d é p ar t d e Tl emcen vers Paris et
Marseille, soit aussi 5
vols p ar s emaine.
Rush du public au musée Dinet à
Boussaâda (M'sila)
Le musée national Nasreddine Dinet de Boussâda (M'sila) connaît un
véritable " rush " du public venu admirer les œuvres présentées au titre
d'une exposition intitulée " Merveilles d'Algérie ". La manifestation, qui a
duré une dizaine de jours vers la fin du mois d'avril a mis en lumière 35 toiles réalisées par des peintres algériens et européens dont NasreddineEtienne Dinet qui vécut entre 1905 et 1926 à Boussaâda où il est enterré.
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nouvelles brèves
brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nou
L'iPad : future coqueluche des
opérateurs touristiques ?
Vers un système mondial
de vérification de la
sécurité aérienne
" L'iPad " d'Apple viens d'être lancé. Ce nouvel outil a
la forme d'une tablette tactile, d'un format 16 x 23, avec
un écran 14 x 21, et pèse moins de 700 grammes.
Connecté à Internet en wifi, ou par carte 3G intégrée, il
sert à visualiser des photos, des vidéos, lire des e-mails,
consulter la presse et acheter sur catalogues. Le format
de la tablette, pareille à un iPhone géant, convient parfaitement pour une nouvelle génération de guides de
voyage et de beaux catalogues. C'est également un terminal intéressant pour regarder, au sein d'une agence
de voyages, des fiches-produits avec ses clients.
Les experts de la sécurité
aérienne ont conclut une "
entente historique ". IATA,
(L'Association du transport
aérien international), OACI
(l'Organisation de l'aviation
civile internationale), la FAA
(US
Federal
Aviation
Administration) et l'UE ont
signé une déclaration d'intention pour la création d'un système mondial d'échange de
renseignements, dans le but
d'améliorer la sécurité aérienne.
Les quatre organisations souhaitent mettre en commun les
données provenant des différents programmes d'audit de
vérifications. Elles se donnent
12 à 18 mois pour aboutir à une
standardisation des informations en fonction des pays.
Dubaï :
la tour Burj Khalifa
rouverte aux touristes
Google préparerait une acquisition
majeure dans le tourisme
Le géant Internet se pencherait sérieusement sur le rachat d'un éditeur
peu connu de l'industrie du tourisme et du
grand public : ITA Software. Cette société fournit des solutions de réservations et de recherches de vols sur Internet aux moteurs de réservation des agences en ligne mais aussi aux compagnies aériennes comme Alitalia et American
Airlines ... Créée par des ingénieurs du MIT
(Massachussets Institute of Technology), ITA
Software a récemment levé 100 millions de dollars en 2006 auprès d'investisseurs. Le montant
du rachat pourrait atteindre 1 milliard de dollars
selon les sites spécialisés. Les solutions développées par ITA permettrait des recherches tarifaires plus rapides et des de combinaison de tarifs
plus dynamiques parmi l'ensemble des bases
disponibles.
Après sa fermeture le 6 février suite
à une panne d'ascenseur, la tour Burj
Khalifa, haute de 828 mètres, a rouvert au public le 4 avril dernier. La
plateforme d'observation est située
au 124e étage. Emaar Properties,
promoteur de la tour, avait annoncé
que la plateforme avait été " momentanément fermée pour des travaux de
maintenance et d'aménagement ".
Le Colosse de Dubaï
Dubaï n'a pas cessé de voir " très grand ".
Après Burj Khalifa, la plus grande tour du
monde, bientôt la plus grande statue du
monde verra le jour dans ce pays du golf qui
" ne veux pas faire ce que personne ne peut
faire, mais plutôt ce que personne n'a songé
à faire ". Le " Collosse de Dubaï " sera la statue d'un homme gigantesque debout érigée
dans le parc de " Zaâbil " et qui abritera une
bibliothèque pour enfants.
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nouvelles brèves
Éruption du volcan islandais " Eyjafjöll "
Quel impact
sur l'industrie
touristique ?
Le secteur touristique a toujours incarné l'industrie du " rêve ", celui des plages paradisiaques dans les tropiques, des cocktails et des soirées rythmées à l'ambiance festive, pourtant il
suffit parfois de peu à se colosse au pied d'argile pour que le rêve se transforme sans s'annoncer en cauchemar ! En effet, l'histoire
raconte bien les hauts … et les bas de cette
industrie dont la sensibilité à certains aléas liés
à la nature ou à l'homme fait peur.
Au final, L'OMT estime que les pertes du secteur touristique en Europe suite à
l'éruption du volcan se sont élevées à 1,72 milliard d'euros. Sans compter les
effets hors Europe, les pertes quotidiennes auraient donc atteint 300 millions
d'euros. Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, a chiffré les pertes en
France à environ 200 millions d'euros pour les compagnies aériennes et 500
millions pour l'ensemble de la filière touristique, ce qui représenterait plus d'un
quart des pertes européennes !
En matière de voyages d'affaires, selon une enquête menée par la National
Business Travel Association (NBTA) auprès de 2.000 entreprises dans le monde,
le volcan islandais et la fermeture du ciel européen auraient coûté plus de 367
millions de dollars avec 5.600 réunions annulées ainsi que 165.000 déplacements, concernant plus de 300.000 voyageurs d'affaires. 76 % des entreprises
touchées ont pu sécuriser des réservations d'hôtels pour leurs salariés bloqués
à destination, et 62 % ont pu trouver des solutions de transport alternatives
comme des avions ou des bus affrétés.
L'éruption du volcan islandais a donc fait beaucoup de dégâts rappelant aux
professionnels de l'industrie touristique que la Nature, autant elle peut leur
donner, autant elle peut leur reprendre. Néanmoins, le secteur du tourisme
saura se relever à l'instar des précédentes catastrophes (guerre du golf, attentats
du 11 septembre, tsunamis et crises financières). Cette fois encore, après avoir
fait les bilans de ce cataclysme, il tirera des enseignements qui lui seront utiles
pour affronter un avenir lequel, nul ne sait ce qui réservera.
M.B
Pour preuve, la catastrophe récente liée à
l'éruption du volcan islandais " Eyjafjöll "
a engendré un gigantesque nuage de cendres qui a interrompu une grande partie du trafic aérien en
Europe. Ce nuage s'est progressivement déplacé vers le sudouest causant une grande perturbation du trafic aérien du
fait qu'il présente un risque majeur pour les réacteurs des
appareils. Les pertes causées par cette catastrophe sont
incommensurables.
Pour le secteur du transport aérien " l'ampleur de cette crise
est plus importante que le 11 septembre ", a jugé Giovanni
Bisignani, le directeur de l'IATA. Air France-KLM annonçait
35 millions d'euros de perte par jour. Du côté des voyagistes, le groupe TUI Travel a estimé à 23 millions d'euros la
perte sèche déjà enregistrée et à un montant compris entre 6
et 7 M € par jour, le coût quotidien de l'arrêt du trafic
aérien. Le Club Med a chiffré quant à lui environ 5 M€ l'impact financier de la situation pour la semaine démarrant le
jeudi 15 avril, sur les résultats de l'hiver en cours.
EN
CHIFFRES
1,72 milliards d'euros
5,7 millions d'Euros / Jour
Pertes du secteur touristique en
Pertes quotidiennes d'Easy Jet
Europe suite à l'éruption du volcan et de Qatar Airways
35 Millions d'Euros / Jour
6 à 7 Millions d'euros / Jour
Pertes quotidiennes d'Air France KLM
Pertes quotidiennes du groupe TUI
Travel
17 à 26 Millions d'Euros/Jour
Pertes quotidiennes de British
Airways
300 Millions de Dinars / Jour
367 millions de dollars
Total des pertes de 2.000 entreprises Européenne en matière de
voyages d'affaires.
Pertes quotidiennes d'Air Algérie
uvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvelles brèves Nouvel brè
TOURISME MAGAZINE
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N°24/MAI-JUIN
2010
Expositions Exposition Exposition Exposition Expo
osition Exposition Exposition Expo
osition Exposition Exposition Expo
osition Exposition Exposition Expo
osition Exposition Exposition Expo
osition Exposition Exposition Expo
osition Exposi Exposi
expositions
Calendrier 2010
Salons Internationaux du tourisme
Juin du 06 au 13.2010
Internatio
onal Travvel Exxpo
Hong Kong - Hong Kong
Septembre du 23 au 25.2010
TT Inteernatio
onal Traveel Sho
ow
Varso
oviee - Pologne
Juin du 14 au 17.2010
Asia Lu
uxury Travvel Markket Sho
ow
Shangh
haïï - Chine
Octobre du 06 au 08.2010
Travel Markket Ukraine
Kiev - Ukraine
Juin du 25 au 27.2010
Beeijin
ng Internatio
onal To
ourism Expo
Pékin - Chine
Octobre du 15 au 17.2010
East Asia Internatio
onal Travvel Fair
Dalliaan - Chine
Septembre du 08 au 10.2010
La Cumb
bre / So
ommeet des Améériq
quees
San
n-D
Diego
o - États-Unis
Octobre du 20 au 22.2010
Lvivv To
ourexp
po
Lvviv - Ukraine
Septembre du 11 au 19.2010
Mond
do Natura
Rimin
ni Fieera - Italy
Novembre du 06 au 08.2010
Lond
don Luxury Travvel Fair
Lond
dres - Royaume-Uni
Septembre du 15 au 18.2010
Travvel & Tourrism
m Kenya
Nairo
obi - Kenya
Novembre du 08 au 11.2010
London World Travvel Marrket
Lond
dres - Royaume-Uni
Septembre du 21 au 24.2010
Luxxurry Leisurre / Otd
dykh Leiisurre
Mosccow - Russie
Novembre du 14 au 18.2010
Équiip'Hôteel
Pariis - France
Septembre du 21 au 24.2010
IFTM - Top Résa
Paris - France
Novembre du 26 au 29.2010
XENIA
Ath
hènes - Grèce
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6
N°24/MAI-JUIN
2010
impact
Rampe de
(re) lancement
L
es yeux chastes du lecteur
peuvent être dérangés à la vue
du mot barbare d'" intersectorialité ", mais on ne peut faire l'économie de son usage en matière de
tourisme, l'efficacité économique ne
s'embarrassant pas de pittoresque
sémantique et faisant peu cas de la
musicalité d'une option ou d'un
programme. Le tourisme est par
essence un domaine qui interpelle
une démarche intersectorielle, par
le fait même qu'il se situe à la
confluence de divers (pour ne pas
dire " tous les ") secteurs et conjugue de ce fait une kyrielle d'apports,
en termes de compétences, de
talents, de convictions et bien sûr
de finances. Au moment où des
échos, qu'on peut tenir pour crédibles au moins pour leur origine
étrangère, donc n'ayant aucun intérêt à gonfler notre euphorie patriotique, font état d'un attrait progressif, sous le sceau du " lentement
mais sûrement ", de la destination
Algérie, on peut aller jeter un coup
d'œil du côté des professionnels et
voir comment ils appréhendent le
proche avenir, comme pour réanimer un futur antérieur. Au salon des
vacances qui s'est tenu en avril au
palais des expos, activité qui est
elle-même un jalon fondateur pour
la renaissance touristique, on peut
retenir, glanés au fil des conférences
et des palabres entre invités et exposants, des constats convergeant vers
la même idée, le caractère intersectoriel du tourisme. Bien sûr qu'il
faut déverrouiller l'agrément aux
agences de voyage au profit des
vrais professionnels. Bien sûr qu'il
faut multiplier le nombre de lits.
Bien sûr qu'il faut assurer une promotion audacieuse et performante
de la fameuse destination Algérie.
Bien sûr qu'il faut multiplier les places pédagogiques de formation en
hôtellerie. Longue est la liste des "
bien sûr ", donc celle des évidences
qui placent les professionnels du
tourisme face à leurs responsabilités. Mais toute cette injection d'effort achopperait sur le mur de la
nullité si les autres secteurs ne s'en-
TOURISME MAGAZINE
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N°24/MAI-JUIN
gagent pas dans la même pulsion
innovante. Dans la même rampe de
(re) lancement, figurent en bonne
place l'hygiène publique, l'accueil
dans la rue et dans le commerce de
quartier, avoir de l'eau à foison, un
artisanat de qualité avec des prix
abordables, une activité artistique
honorable et à défaut d'un sourire
sur toutes les lèvres, du moins l'implication de chaque citoyen pour
que le séjour du touriste soit le plus
agréable possible. Toujours, sur le
registre professionnel, une petite
dépêche, exemple parmi des dizaines d'autres, relatant un conclave à
Collo sur le même sujet, fait ressortir l'appel aux médias pour sensibiliser autant que faire se peut, sur la
pollution du littoral. En somme, on
a beau tourner et retourner la question du tourisme, on retombe, par
une irrépressible attraction, sur la
dimension intersectorielle de la
relance touristique. Et si l'épouvantail lexical d'" intersectorialité "
dérange outre mesure, libre au lecteur de lui substituer une formule
moins rébarbative, mais tout aussi
gorgée de pertinence, celle d'" engagement de tout un chacun ". C'est-àdire de la société entière.
Nadjib Stambouli
2010
revue,
un espace
pour la promotion
du tourisme
Une
1 an
800
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seulement
n° 21 Nov/Dec 2009
n° 22 Jan/Fév 2010
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8
n° 23 Mars/Avr 2010