« Colloque Terre 2 »

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« Colloque Terre 2 » DU MARDI 08 MARS AU JEUDI 10 MARS 2011 AMPHITHÉÂTRE ENSA LIMOGES 19, avenue Martin Luther King, Campus Vanteaux 87038 Limoges Cedex 01 Tél : 05 55 43 14 00 L’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges-­‐Aubusson poursuit la réflexion nourricière de son projet pédagogique à partir d’axes qui se sont dessinés au cours du cycle du colloque « Terre » organisé l’année scolaire passée. La première des journées organisée en partenariat avec L’IUFM, L’IUP et le CRDP fera écho à l’axe terre/territoire défini initialement. Quelles attitudes éco -­‐ responsable ? Question posée par la seconde journée et transversale à l’ensemble de la réflexion du colloque. La dernière journée consacrée au matériau prolongera ces interrogations dans le champ des mises en œuvre spécifiques à l’école. Coordination des journées : Jean-­François Demeure (ENSA) PROGRAMME : Mardi 8 mars : dans le cadre des séminaires publics ENSA-­‐IUFM-­‐IUP-­‐CRDP Image fiction Vision paysagère Expérience, jardinage, paysage, contexte, action. Matin : •9h30 : accueil de Benoit Bavouset, directeur de l’ENSA Limoges-­‐Aubusson et présentation du colloque par Jean-­‐
François Demeure, enseignant à l’ENSA ; •10h00 : Alain Viguier, enseignant à l’ENSA Limoges-­‐Aubusson « L'IDÉE DU TERRITOIRE » d'après Gilles Deleuze, Peter Hutchinson et Tim Leura Tjapaltjarri (Aborigène australien) ; •10h50 : Elisa Resegotti Art and Garden Curator Board of Directors : AICu-­‐Associazione Italiana Curatori Parchi Giardini Orti Botanici Le Jardin de Pianamola : art – nature -­‐ paysage . www.pianamola.org Elisa Resegotti, jardinière paysagiste, et commissaire d'expositions « Art et Jardins » , explore la perception des éléments naturels en incluant le paramètre espace-­‐temps, et analyse le rôle de l' artiste intervenant amené à donner un nouveau sens esthétique à la nature. Son expérience dans le cinéma et la photographie contribue à une vision-­‐lecture du paysage dans le cadre de plusieurs activités, soit de création de jardins soit d' organisation d' expositions sur des thèmes liés à la relation art-­‐nature-­‐paysage, avec des artistes concernés par ces thèmes. Deux exemples récents : les expositions "One Minute Tree" et "Panìco pànico". •11h40 : débat 1
Après-­midi : •14h00 : MAMADOU CISSE Mamadou Cissé est arrivé en France en 1978. Autodidacte, il a toujours pratiqué le dessin. Depuis 2001, il a entrepris un cycle autour du thème de la ville. Sous son trait, naissent des ensembles urbains, vue du « ciel », articulés autour d’axes de circulation dans un savant jeu de perspectives. Ses mégalopoles imaginées se font le reflet de projets architecturaux utopistes. La ville est au centre de ses préoccupations et l’architecture une passion. Les grands ensembles sont pour lui un lieu d’émerveillement. Fresnois, il ne se lasse pas de son environnement urbanisé, de cette concentration tant décriée par d’autres. Parmi ses lieux de prédilection, il aime à citer la Défense ou encore des ouvrages d’art comme le pont de Millau. Ses yeux s’élèvent vers les hauteurs, vers ces espaces que l’homme conquière peu à peu. Derrière cette fascination pour les lieux construits, se dissimule une foi dans le progrès. Mamadou Cissé croit en un futur meilleur aux conditions de vie plus agréables. Ses dessins exécutés au moyen de stylos et de feutres sont les manifestes de villes rêvées. L’incroyable densité de ses environnements urbains traduit son désir de logement pour tous. La couleur y tient une place de premier ordre. Cet artiste -­‐ urbaniste utopiste imagine des environnements architecturaux aux murs colorés afin d’apporter joie et gaieté aux habitants. Il construit ses villes à partir de différentes sources : livres, photographies et voyages. Le point de départ d’un dessin peut être un bâtiment -­‐ phare d’une ville autour duquel se déploient de nouvelles constructions imaginaires dans un réseau articulé de manière géométrique. La ligne verticale ou horizontale est prépondérante. La prolifération de certaines œuvres transforme parfois une ville en motif. Notre regard doit aller au-­‐delà de ce foisonnement et pénétrer dans le réseau des rues afin de comprendre les principes d’organisation urbanistique qui régissent le travail de l'artiste. Galerie Bernard Jordan •14h50 : MARINE PAGÈS Des dimensions cachées. Comme les montagnes de Marine Pagès dissimulent des réseaux souterrains compliqués tendant vers l’infini, le titre de son exposition Cathédrale, parpaings and Co. désigne un ensemble que ce sigle est loin d’épuiser. Un paysage en volume, évoquant le Mont Fuji, peut donner une idée des très sobres calembours visuels qu’affectionne l’artiste : le relief est associé à un circuit qui semble plus électronique qu’excavé. Le spectateur peut s’interroger sur cette association et son incongruité dont le résultat immédiat est de faire tomber la représentation — qui surplombe — et ses codes à plat... Comme si la perspective n’était pas une montagne mais un soufflé dont l’illusion est à chaque dessin, gouache ou lithographie menacée par la réapparition malencontreuse de la platitude du support. L’architecture et les modalités de sa représentation offrent à l’artiste d’inépuisables occasions de jouer de cet équilibre précaire. Tracés non rectilignes, emboîtements périlleux, absence de fenêtres et de portes, dépliages auxquels il manque un pan, toujours quelque chose nous empêche de croire en la possible élévation de ces maisons, qui restent toujours sur le papier. Les volumes proposés dans l’exposition n’offrent pas plus l’illusion d’être parcourables. Aussi monolithiques qu’improbables, ils parviennent même à faire douter de leur épaisseur, de leur tridimensionnalité. Il ne suffit donc pas à l’artiste d’embrumer la perspective par le dessin, mais aussi de nous donner à sentir un aplatissement de l’espace. À l’heure où l’existence d’autres dimensions imperceptibles à l’homme est reconnue, Marine Pagès propose un retour en arrière tout aussi vertigineux, un scénario de science fiction de série B dont les robots en parpaings pourraient être les protagonistes. • 15h40 : LAURIE-­‐ANNE ESTAQUE, artiste Née en 1972, Laurie-­‐Anne Estaque travaille à Aubusson dans la Creuse. L’œuvre de Laurie-­‐Anne Estaque se construit sur un questionnement exigeant et toujours renouvelé : quelles sont les représentations du monde aujourd’hui ? Quels en sont les signes dominants ? C’est en effet par un travail sur le signe que l’artiste produit un discours qui, pour ne pas en emprunter les formes classiques, est éminemment politique. Les formes employées prennent les aspects d’un recyclage permanent, selon le principe d’une intervention la plus minimale possible. Procédant par découpages, collages, broderies, Laurie-­‐
Anne Estaque invente une économie parallèle, et entreprend un véritable travail de sape contre l’oppression des signes, signes institutionnels (drapeaux, devises), puis, de plus en plus économiques : publicités, logos et marques font l’objet de détournements où l’ironie le dispute à la poésie. Il s'agit de révéler l’envers des choses et de montrer que le discours dominant produit le contraire de ce qu’il prétend dire. Le travail sur les cartes géographique est emblématique de cette démarche. La carte n’est-­‐elle pas le 2
lieu par excellence de l’expression d’une vision du monde ? Soutenue par la grâce d’un dessin très élaboré (car l’aspect plastique est au cœur de toute son œuvre), Laurie-­‐Anne Estaque découpe les cartes du monde, les renverse, les brode, et propose des mises à jour bien plus critiques que celles de l’I G N – et peut-­‐être plus conformes à la réalité : un petit dessin, un carré de couleur sont parfois plus fidèles qu’une carte ou un drapeau. Les cartes du monde intitulées Anamorphoses perdent leur réalité géographiques et confinent à l'abstraction, tandis que la présence de Tickets de jeux à gratter (Nul si découvert et California Lottery) est amplifiée. Tout est « hand made », Laurie-­‐Anne Estaque calibre l'exécution de chaque ouvrage et mesure la corruptibilité du matériau, de la technique, du message. Dans la série de dessins de la Loterie californienne, les répliques de tickets sont obèses, la gouache est furtive. Leur perdant français intitulé Nul si Découvert est bridé et encadré sous une chape de plomb. La broderie ordinairement ornementale, conserve son raffinement, mais devient acide. Le grattage compulsif (no pain, high gain) est transformé en activité réflexive. Laurie-­‐Anne Estaque s'applique à la lenteur, inlassablement. Si les cartes fonctionnent selon des opérations d'aplatissement du réel ; les Anamorphoses détournent le regard d'un monde chargé de données, piégé de trafics. Les continents s'étirent, se contractent et s'entrechoquent, déformés par le phénomène observé jusqu'à l'apparition de formes quasi organiques. La couleur domine. C'est elle qui témoigne. Ici, tout est affaire de manipulation. Laurie-­‐Anne Estaque contredit les points de vue préétablis, elle magnifie l'inutilité des plaisirs du monde. Dans un mouvement réciproque, elle s'essaye à l'épaisseur malgré la fragilité, évoque la vanité du genre humain puis pointe la précarité des perceptions, les déformations de point de vue via l'information, la relativité de la connaissance et de la richesse. Elle suit le cours du monde, à contretemps... Très séduisant plastiquement, le travail de Laurie-­‐Anne Estaque est en effet loin d’être de pure forme : il remet en perspective nos représentations du monde, et par de subtils décalages, nous incite à ne pas tenir pour acquis ce que la société nous impose. Jean Poussin, Artothèque du Limousin -­‐ Septembre 2005 Mercredi 09 mars : Techno-­sciences versus bio-­conservation ? Matin : • 9h30 : CHRISTIAN GAULT, physicien ENSCI, Président du CRAFT S'inspirer de la biodiversité pour créer des matériaux minéraux à propriétés nouvelles. -­‐ Le Groupe d'Étude des Matériaux Hétérogènes : un laboratoire de recherche scientifique et technique sur les nouveaux matériaux minéraux de grande diffusion. Présentation du laboratoire et de ses thématiques. -­‐ Quelques exemples de résultats sur les propriétés originales obtenues à partir du design de microstructures de céramiques hétérogènes ou de matériaux hybrides obtenus à partir d'associations type argile -­‐ ciment -­‐ fibres végétales. • 10h20 : Le jour de Gloire -­‐ Film d’animation de BRUNO COLLET -­‐ 6mn30 La nuit précédant l'offensive, un soldat s'est retranché au fond d'un souterrain. Dehors, la guerre gronde à faire trembler la terre, et l'homme se prépare à l'inéluctable. Dans ce film en volume animé, les corps des soldats redeviennent matière, alliage de terre, de feu et d'acier, figés dans la mort pour l'éternité. • 10h30 : GABRIELLE WAMBAUGH, sculpteur Reformuler la question Si je vous demande combien vous avez de doigts, il est probable que vous répondiez « cinq ». Ceci, je crois, constitue une réponse erronée. A mon sens, la réponse correcte est « Gregory, vous posez cette question de la mauvaise manière ». Pendant le processus de croissance humain, il n’y a assurément aucun mot qui signifie doigt et aucun mot qui signifie cinq. Il se pourrait qu’il y ait un mot pour « ramification », une commande quelconque qui identifie les contingences de ramification. Si c’est le cas, alors la question correcte serait : combien de relations entre paires de doigts avez-­‐vous ? Et la réponse correcte est, bien entendu, quatre. La relation entre un et deux, la relation entre deux et trois, entre trois et quatre, quatre et cinq. (Il est improbable, je pense, que la relation entre le numéro quatre et le numéro cinq ait rétroagi sur la relation entre un et deux, quoique concevable). 3
Vous devriez compter non pas les choses qui sont liées, mais les liaisons, non les relata, mais les relations. Combien de ramifications a-­‐t-­‐il fallu pour faire une main ? Et non combien de doigts ont résulté d’une telle ramification. Regardez votre main à présent et essayez de saisir la différence entre la main en tant que base pour cinq parties et la main en tant que construction d’un nœud de relations. Pas un nœud, un schéma renfermant les enchaînements des relations qui furent les déterminants de sa croissance. Et si vous pouvez réellement arriver à voir la main selon l’épistémologie que je propose, je pense que vous réaliserez que votre main est soudain évidemment bien plus belle en tant que produit d’une relation qu’en tant que composition d’une somme de parties. En d’autres termes, je suggère, premièrement, que le langage est très trompeur et, deuxièmement, que si vous commencez même sans beaucoup de connaissances à vous lancer dans l’aventure de concevoir ce que ce serait de regarder le monde avec une épistémologie biologique, vous entrerez en contact avec des concepts que les biologistes ne considèrent absolument pas. Vous rencontrerez la beauté et la laideur. Il se peut que ces dernières soient de réelles composantes du monde dans lequel vous vivez, en tant que créature vivante. Gregory Bateson “Last Lecture” Delivered at the ICA London October 28, 1979 • 11h20 : Commencement – vidéo d’ALIX DELMAS– 7mn30 « Chacun sait l'imagination si féconde, d'une manie pressante à engendrer des formes, à accoucher du sens. Elle les inspire. Dans l'urgence, elle nous les livre inachevés et fragmentaires». Olivier Beaudet • 11h30 : débat Après-­midi : • 14h LOUIS BRAUN: International Manager, Pôle Européen de la Céramique. Céramiques et recyclage • 14h50 : VIRGINIE FARGES, architecte en éco construction depuis 2009. Autoconstructice d'une maison à base de yourtes en bambou, entièrement autonome. Adepte de la ressource locale (bois, terre, paille...) et du chantier participatif (accueil de divers chantiers participatifs -­‐ construction paille, végétalisation, enduits terre, sol en terre ; wwoofing, osier vivant, tadelackt...) • 15h40 : PASCAL GENTIL, Innovathèque Matériautherapy Notre société industrielle postmoderne a permit l’amélioration des conditions d’hygiène et de santé de la population. L’allongement de l’espérance de vie est une conséquence majeure de ce phénomène. Alors que la génération des baby boomers devient les seniors d’aujourd’hui, notre société de consommation recherche toujours plus à satisfaire ces nouveaux consommateurs de « bonne santé » dont les attentes se font de plus en plus exigeantes. Le designer Mathieu Lehanneur par exemple, propose à travers une gamme d’objets domestiques d’améliorer notre lieu de vie afin de lutter contre les agressions extérieures. En effet, notre corps souffre de l’état d’adaptation permanente dont il doit faire preuve face à cet environnement hostile. Il faut donc renverser cette tendance en développant un habitat semblable à l’épiderme, réactif et capable d'une sensitivité et d’une réceptivité si aiguë de nos états, qu’il pourrait réagir avec précision et célérité, et plus vite que notre corps. Outre le refus de la douleur et le désir de protéger notre intimité et celle de nos proches, nous recherchons des solutions anti stress et de bien-­‐être. Le confort doit s’allier à la sécurité pour rendre le cadre de vie du consommateur un endroit préservé des contraintes extérieures, bien qu’il reste ouvert sur le monde grâce aux technologies modernes de l’information et de la communication. De nouveaux matériaux aux vertus antibactériennes, anti-­‐allergènes, antimicrobiennes, thermorégulants, purifiants l’air ou qui isolent des ondes électromagnétiques sont développés pour répondre à cette recherche du bien-­‐être et de sécurité. 4
Jeudi 10 mars : Savoir-­faire, sciences et tradition, bricolage, remix, mashup (terre matériau) Matin : • 9h30 : Olivier ETERRADOSSI -­‐ CMGD, Pôle « Matériaux Polymères Avancés », École des Mines d'Alès "matériaux-­‐objets, matériaux-­‐sujets : les matériaux, des générateurs de sensations et d'émotions" Une approche cartographique pour l’ingénierie d’aspect des matériaux En « ingénierie d’aspect » on veut concevoir, spécifier, simuler, caractériser, comparer, contrôler ou fabriquer des matériaux dont les propriétés d’usage seront perçues via les organes sensoriels des utilisateurs. Dans le cas de propriétés complexes, il est possible de tirer parti des techniques récentes de visualisation de données mutlidimensionnelles pour explorer les relations entre les propriétés des matériaux et la perception de leurs différences d'aspect. Cette logique repose sur la description des espaces de représentation des stimuli physiques, des perceptions et des concepts, associée aux notions de similarité et d'archétype. Dans ces espaces, que l'on cherche à superposer, les matériaux sont représentés par leurs coordonnées et les propriétés apparaissent comme des dimensions ou des régions. La ressemblance entre produits ou la présence d'une propriété deviennent quantifiables par une mesure de distance. • 10h20 : PATRICK NADEAU : architecte DPLG République Innovation -­‐ Après un post-­‐diplôme design, il bénéficie du soutien du Centre National des Arts Plastiques et du VIA. Invité en 1996 par le Ministère des Affaires Etrangères Français et l’A.F.A.A. à séjourner à la Villa Kujoyama à Kyoto il commence à s’intéresser aux recherches contemporaines sur les jardins. -­‐ En 1997, Patrick Nadeau ouvre son bureau en solo et développe des projets où se croisent architecture, design et nature. Cette démarche singulière rencontre rapidement l’adhésion d’entreprises et d’institutions innovantes comme Authentics, Boffi, le Festival des Jardins de Chaumont-­‐sur-­‐Loire, la Maison Hermès, Kenzo Parfums, Louis Vuitton, La Ville de Rennes, Les Salines Royales d’Arc et Senans ou la société de HLM Plurial à Reims pour la quelle il réalise une maison prototype entièrement végétalisée. -­ Son intérêt pour les matériaux permet à Patrick Nadeau de décliner ses recherches en architecture et en design avec des partenaires aussi variés que Lafarge-­‐ciment-­‐Ductal, Saint-­‐Gobain glass, Salviati, Daum ou la Fédération Française des Dentelles et Broderies. -­ L’exposition personnelle Nature individuelle-­‐Patrick Nadeau dans le showroom sabz à Paris en septembre 2008 témoigne d’une approche ouverte, faisant coexister tout type de matériaux, naturels ou artificiels, et cherchant toujours à intégrer le vivant dans chacune de ses propositions. • 11h10 : débat Après-­midi : 14h00 : DANIEL BERNARD, (Docteur es Sciences Matériaux Nouveaux et Traitements de Surfaces Université de Limoges (France) Post-­‐doc Université de Stony Brook (New York), TCPP Presque tous les matériaux métalliques ou céramiques (ainsi que les plastiques) peuvent être mis sous forme de poudres. Une fois que cette poudre a été produite avec une taille correcte (et dans la mesure où les températures de fusion et de vaporisation du matériau considéré sont suffisamment distantes), elle peut être normalement projetée avec un des procédés de projection thermique pour construire un revêtement fonctionnel. Le procédé mis au point et breveté par TCPP consiste à réaliser par le procédé de projection thermique un revêtement métallique sur des supports en béton, céramique traditionnelle (terre cuite) ou bois. Diverses couleurs et aspects métalliques type cuivre, bronzes, laiton, aluminium, zinc peuvent être réalisés sur la surface des supports à traiter et leur conférer un nouvel aspect esthétique indéniable. Cette pellicule métallique appliquée en surface des éléments en béton préfabriqués offre en plus l’avantage de protéger son support contre divers types d’agressions comme la pollution et les pluies acides. Les applications architecturales possibles vont du domaine de 5
la construction des ouvrages de génie civil (panneaux de béton préfabriqués) et des structures d’habitation (immeubles) à celui des mobiliers urbains ou domestiques. 14h50 : JACQUES KAUFMANN, artiste Jacques Kaufmann habite Genève et ses environs depuis 1963. Il suit les cours de céramique de l’école des Arts décoratifs de Genève de 1974 à 1977, comme élève de Philippe Lambercy. De 1978 à 1984, il reprend deux ateliers de céramique à Genève, avec Philippe Barde. De 1984 à 1986, il travaille au Rwanda comme chef de projet « Action céramique » ; découvrant en parallèle à ses activités le « paysage céramique » comme concept, la brique comme matériau, et la pauvreté des moyens comme attitude. En 1988, il installe son atelier personnel à Frangy, en France, à proximité de Genève. Depuis 1994, il enseigne à l’école des Arts appliqués de Vevey, dont il prend la direction de la section céramique en 1996. À partir de 1999, il multiplie ses activités en Chine, aboutissant à des expositions qui sous le titre générique de « China feeling » ont le métissage comme thème central. Ainsi, Jacques Kaufmann appartient-­‐il à la lignée des artistes qui cassent les limites, celles des matériaux, qu’il multiplie, et celles des cultures, qu’il croise. 6