PAROLES DE QUELQUES CHANSONS À CONTENU

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PAROLES DE QUELQUES CHANSONS À CONTENU
PAROLES DE 76 CHANSONS À CONTENU
TEMPS et ESPACE XX siècle
CARTE du MONDE
Recherche et analyse
Étienne Troestler
Hiver 2009
Cégep de Jonquière
Source principale : http:// www.paroles.net
1
Table des Matières
AFRIQUE
AFRIQUE ADIEU
AÏCHA
DICTATURE
LE DIABLE PAR LA QUEUE
LES VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE
LE TEMPS DES COLONIES
PARCE QU’ON VIENT DE LOIN
POMPAFRIC
PETITE FLEUR FANÉE
ÉTHIOPIE
LE PAYS VA MAL
AFRICAIN À PARIS
PLUS RIEN NE M’ÉTONNE
L’AFRIQUE DOIT DU FRIC
Michel Sardou
Khaled
Alpha Blondy
Alpha Blondy
Alpha Blondy
Michel Sardou
Corneille
Tryo
Georges Fourcade
Chanteurs sans frontières
Tiken Jah Fakoly
Tiken Jah Facoly
Tiken Jah Facoly
Tiken Jah Facoly
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
Line Renaud
the Eagles
chant folklorique
Joe Dassin
folklore acadien
Félix Leclerc
Gilles Vigneault
Raoul Duguay
The Mammas & Pappas
Noir Désir (11 septembre)
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
Social Vista Club
chant folklorique
Mc Janik
Mc Janik
Kana
Trust
28
29
30
31
32
33
Bérurier Noir
Indochine
Pierre Perret
Collectif A.S.I.E
Renaud
34
35
36
37
39
Jacques Brel
Jacques Brel
Jean Ferrat
Led Zeppelin
U-2
The Wings
Renaud
The Beatles
Noir Désir
Passi
Zebda
Suprême NTM
40
41
42
43
44
45
46
46
47
49
50
52
AMÉRIQUE DU NORD
MA CABANE AU CANADA
HÔTEL CALIFORNIA
GOD BLESS AMERICA
L’AMÉRIQUE
ÉVANGELINE
MOI MES SOULIERS
MON PAYS
L’ABITIBI
CALIFORNIA DREAMIN’S
A L’ENDROIT A L’ENVERS
AMÉRIQUE LATINE
CHE GUEVARA
GUANTANAMERA
QU’EST-CE QUI ¿
PAS DE CASH
PLANTATION
LES TEMPLIERS
ASIE
VIETNAM, LAOS, CAMBODGE
VIETNAM GLAM
COMMENT C’EST LA CHINE
ET PUIS LA TERRE
MANATHAN – KABOUL
EUROPE
LE PLAT PAYS
LES FLAMMINGUANTS
NUIT ET BROUILLARD
STAIRWAY TO HEAVEN
SUNDAY BLOODY SUNDAY
GIVE IRELAND BACK TO THE IRISH
BALLADE NORD IRLANDAISE
YESTERDAY
L’EUROPE
ÉMEUTES
LE BRUIT ET L’ODEUR
LAISSE PAS TRAÎNER TON FILS
2
MOYEN-ORIENT
GRAND-PÈRE
INCH ALLAH
INCH’ALLAH
UN MUR A JERUSALEM
HAVA NAGUILLA
ILS ONT LE PÉTROLE
NOËL À JÉRUSALEM
LA TERRE PROMISE
Georges Moustaki
Damien Saez
salvadore Adamo
Rika Zaraï
chant hébreu
Michel Sardou
Enrico Macias
Richard Anthony
54
55
56
57
58
59
60
61
Jacques Brel
62
Jean Ferrat
Charles Aznavour
Charles Aznavour
Trust
63
64
65
66
John Lennon
Daniel Balavoine
Fonky Family
Gilbert Lafaille
Charles Aznavour
Assassin
Les fatals Picard
Assassin
Yannick Noah
IAM
Liberté de circulation
Mc Solar
Ensemble
Tryo
Renaud
Boris Vian
67
68
69
70
71
72
73
74
75
76
77
78
79
80
81
82
OCÉANIE
LES MARQUISES
RUSSIE
POTEMKINE
POUR TOI ARMÉNIE
ILS SONT TOMBÉS
ENTRE LE MARTEAU ET LA FAUCILLE
GÉNÉRAL
IMAGINE
REVOLUCION
LA GUERRE
DENTS D’IVOIRE ET PEAU D’ÉBÈNE
LES ENFANTS DE LA GUERRE
GUERRE NORD-SUD
LES DICTATEURS
PEUR D’UNE RACE
MÉTIS
NÉS SOUS LA MÊME ÉTOILE
LES P’TITS PAPIERS
VICTIME DE LA MODE
SA RAISON D’ÊTRE
ÉCOUTE MA PRIÈRE
LE DÉSERTEUR
LE DÉSERTEUR
3
AFRIQUE ADIEU, (Michel Sardou)
Afrique adieu,
Belle Africa.
Où vont les eaux bleues
Du Tanganyika ?
Afrique adieu.
Ton cœur samba
Saigne autant qu'il peut.
Ton cœur s'en va.
Il pleut des oiseaux aux Antilles
Sur des forêts de magnolias.
Les seins dorés brûlants des filles
Passent à deux pas de mes dix doigts.
Des musiciens de Casamance
Aux marabouts de Pretoria,
C'est tout un peuple fou qui danse
Comme s'il allait mourir de joie.
Afrique adieu,
Belle Africa.
Où vont les eaux bleues
Du Tanganyika ?
Afrique adieu.
Ton cœur samba
Saigne autant qu'il peut.
Ton cœur s'en va.
Sur les étangs de Malawi,
La nuit résonne comme un signal.
C'est pour une fille de Nairobi
Qu'un tambour joue au Sénégal.
Et de Saint Louis à Yaoundé,
Des lacs salés au vieux Kenya,
C'est tout un peuple qui va danser
Comme s'il allait mourir de joie.
Afrique adieu.
Tes masques de bois
N'ont plus dans leurs yeux
L'éclair d'autrefois.
Afrique adieu.
Là où tu iras,
Les esprits du feu
Danseront pour toi.
Afrique adieu,
Belle Africa.
Où vont les eaux bleues
Du Tanganyika ?
Afrique adieu.
Ton cœur samba
Saigne autant qu'il peut.
Ton cœur s'en va.
4
AÏCHA (Khaled)
Comme si je n'existais pas
Elle est passée à côté de moi
Sans un regard, reine de Sabah
J'ai dit: "Aïcha, prends, tout est pour toi"
Voici des perles, des bijoux
Aussi, l'or autour de ton cou
Les fruits, bien mûrs au goût de miel
Ma vie, Aïcha si tu m'aimes
J'irai, où ton souffle nous mène
Dans les pays d'ivoire et d'ébène
J'effacerai tes larmes, tes peines
Rien n'est trop beau pour une si belle
Aïcha, Aïcha, écoute moi
Aïcha, Aïcha, t'en vas pas
Aïcha, Aïcha, regarde moi
Aïcha, Aïcha, réponds moi
Je dirai, des mots, des poèmes
Je jouerai les musiques du ciel
Je prendrai les rayons du soleil
Pour éclairer tes yeux de reine
Aïcha, Aïcha, écoute moi
Aïcha, Aïcha, t'en vas pas
Elle a dit: "Garde tes trésors"
"Moi je vaux mieux que tout ça
Des barreaux forts, des barreaux même en or
Je veux les mêmes droits que toi
Et du respect pour chaque jour
Moi je ne veux que de l'amour"
Comme si je n'existais pas
Elle est passée à cote de moi
Sans un regard, reine de Sabah
J'ai dit: "Aïcha, prends, tout est pour toi"
Aïcha, Aïcha, écoute moi
Aïcha, Aïcha, écoute moi
Aïcha, Aïcha, t'en vas pas
Aïcha, Aïcha, regarde moi
Aïcha, Aïcha, réponds moi
Aïcha, Aïcha
Aïcha, Aïcha...
5
DICTATURE (Alpha Blondy)
Diviser pour régner
Diviser pour mieux nous arnaquer
Diviser pour régner
Diviser pour mieux nous entuber
La carotte et le bâton
Attention au retour de bâton
La paix sociale ne peut se conjuguer
Que dans l'unité
Le totalitarisme xénophobe
Mènera à l'adversité
Avec son corollaire de colère généralisée
Toutes les atrocités dans la cité
Diviser pour régner
Diviser pour mieux nous arnaquer
A vaincre sans péril
On triomphe sans gloire
Vos lois fébriles
Nous poussent au désespoir
Je refuse l'exil
Car Dieu est ma gloire
Je refuse l'exil
Car Dieu est ma victoire
La carotte et le bâton
Attention au retour de bâton
La paix sociale la paix civile
Ne peut se conjuguer que dans l'unité
Dans l'unité dans l'unité
Ce n'est pas en cassant le thermomètre
Qu'on fera baisser la fièvre
6
LE DIABLE PAR LA QUEUE (Alpha Blondy)
Ils tirent le diable par la queue (8X)
Messieurs les président...
Excusez-moi du dérangement
Vous voulez combattre la corruption
Je vous propose ma solution
Combattez d´abord la misère
Effacez la misère
Augmentez le salaire des fonctionnaires
Augmentez le salaire des travailleurs
Ils sont dans la galère
Avec leur salaire de misère
Ils vivotent...
Tandis que le gouvernement fait des colloques
(Champagne, caviar)
Ils tirent le diable par la queue (8X)
Comment payer les loyer
Comment payer l´eau, payer l´électricité
Casse-tête chinois
Comment payer les médicaments
Et la scolarité des enfants
On dit que les policiers sont corrompus
Avec leur salaire misérable
Ils ont fait ce qu´ils ont pu
Ils survivent de façon exécrable
Bakchich et Racketage
Sans oublier les dessous de table
Ils tirent le diable par la queue (8X)
Les médecins, les ouvriers,
Les professeurs, les instituteurs
Même salaire, même galère...
Messieurs les présidents
Excusez-moi du désagrément
Vous voulez vraiment
Combattre la corruption
Je vous propose ma solution
Justifiez d´abord votre fortune
Justifiez la fortune de vos ministres
Alors vous comprendrez notre amertume
On tire le diable par la queue (8X)
7
LES VOLEURS DE LA RÉPUBLIQUE (Alpha Blondy)
Ali Baba et les quarante voleurs sont de retour!
Les lèches-bottes ont déplié leurs pantalons
Et ils s'érigent en donneur de leçons
Le complot du silence persévère
La langue de bois exaspère
Ce triste constat me désespère
Pardonnez-moi si mes verres sont à l'envers
Parce que tout est arbitraire
Le règne de l'arbitraire,
Tout est arbitraire
Et le peuple se fait traire
Par ces dangereux, dangereux bénis oui oui
Les voleurs de la république
Ces dangereux, dangereux bénis oui
Les moutons de panurge
Le chant du cygne est un signe
Le peuple lit entre les lignes
Nos gouvernants nous indignent
On n'est pas sorti de l'auberge
que dans nos têtes ça gamberge
Et dans nos têtes ça gamberge
Oui dans nos têtes ça gamberge...
8
LE TEMPS DES COLONIES (Michel Sardou)
Moi monsieur j'ai fait la colo
Dakar Conakry Bamako
Moi monsieur j'ai eu la belle vie
Au temps béni des colonies
Les guerriers m'appelaient Grand Chef
Au temps glorieux de l'A.O.F.
J'avais des ficelles au képi
Au temps béni des colonies
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas on en a
Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas nous on en a
Pour moi monsieur rien n'égalait
Les tirailleurs Sénégalais
Qui mouraient tous pour la patrie
Au temps béni des colonies
Autrefois à Colomb-Béchar
J'avais plein de serviteurs noirs
Et quatre filles dans mon lit
Au temps béni des colonies
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas on en a
Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas nous on en a
Moi monsieur j'ai tué des panthères
A Tombouctou sur le Niger
Et des hippos dans l'Oubangui
Au temps béni des colonies
Entre le gin et le tennis
Les réceptions et le pastis
On se s'rait cru au paradis
Au temps béni des colonies
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas on en a
Y'a pas d'café pas de coton pas d'essence
En France mais des idées ça on en a
Nous on pense
On pense encore à toi oh Bwana
Dis-nous ce que t'as pas nous on en a
9
PARCE QUE L’ON VIENT DE LOIN (Corneille)
Nous sommes nos propres pères
Si jeunes et pourtant si vieux, ça me fait penser, tu sais
Nous sommes nos propres mères
Si jeunes et si sérieux, mais ça va changer
On passe le temps à faire des plans pour le lendemain
Pendant que le beau temps passe et nous laisse vide et incertain
On perd trop de temps à suer et s'écorcher les mains
A quoi ça sert si on n'est pas sûr de voir demain
A rien
{Refrain:}
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Et vous feriez pareil si seulement vous saviez
Combien de fois la fin du monde nous a frôlés
Alors on vit chaque jour comme le dernier
Parce qu'on vient de loin
Quand les temps sont durs
On se dit : "Pire que notre histoire n'existe pas"
Et quand l'hiver perdure
On se dit simplement que la chaleur nous reviendra
Et c'est facile comme ça
Jour après jour
On voit combien tout est éphémère
Alors même en amour
J'aimerai chaque reine
Comme si c'était la dernière
L'air est trop lourd
Quand on ne vit que sur des prières
Moi je savoure chaque instant
Bien avant que s'éteigne la lumière
{au Refrain}
Jour après jour
On voit combien tout est éphémère
Alors vivons pendant qu'on peut encore le faire
Mes chers
{au Refrain}
10
POMPAFRIC (Tryo)
Ouh ouh, ouh oué ouh {x2}
{Refrain:}
J'ai toujours eut, de l'admiration pour vous.
J'ai toujours sût, que vous seriez avec nous.
Je vous emmène, dans nos nouvelles colonies à l'africaine.
Aux prédateurs tentaculaires, Aux boulimies monopolistes,
Aux technocrates mercenaires, quand la finance à ses artistes.
Aux terrains de jeux au soleil, Aux chaises longues pour politiques,
Bolor et Bouygues, Vivendi, Elf, se servent sur la pompafric.
Bolopoly, bolo réseau, bolo et voyage au Congo
boloré crée son arsenal, rejoint la cour du Général !
Bolocratie, bolo la pieuvre regarde les devises qui pleuvent.
Quand Bolo se roule un tarpé, il ouvre une usine OCB !
Ouh ouh, ouh oué ouh {x5}
Mitterrand était mon papa, j'pars en colo en Angola,
je connais tous les moniteurs, richissimes archi corrupteurs.
Y'a des armées désœuvrées, qui, méritent qu'on leur tienne compagnie.
Nous on fait la guerre en musique, on fait chanter la République.
France / Afriquel'immaculée, intérêt, pet trop meurtriers.
Pendant que l'Angola se viole, nous on fait l'amour dans l'pétrole.
Guinée, Tongo, Bisso, Biafra, On est mouillés jusqu'au Ruanda,
on a dopé vos dictateurs. Vous voyez qu'la France à du cœur !!!
{au Refrain}
Si on écoulait notre vache folle, sur le marché du Nigeria, à deux francs le kilo
c'est du bol ! J'pourrais partir aux Bahamas,
mon banquier me trouve un peu pâle, mon compte à besoin de soleil,
faut que je trouve un paradis fiscal où me détendre les orteils.
Paradis, refuge planétaire, pour porte-feuille de mercenaire,
pour autre pilleur de l'Afrique ou pour fumiers démocratiques.
Elles ont belles gueule nos colonies, Bizarre Elf c'est fait griller.
Il faut balancer la politique africaine de l'Elysée !!
11
PETITE FLEUR FANÉE (Georges Fourcade)
Hymne national de l’Île de la Réunion
Vi souviens Nénère adorée
Le p'tit bouquet que vous la donne à moins
Nana longtemps que li l'est fané
Vi souviens bien, com' ça l'est loin
{Refrain:}
Petit' fleurs fânées
Petit' fleurs aimées
Di à moin toujours
Couc' c'est qu'l'amour
Ni marché dans la forêt
Y faisait bon y faisait frais
Dan'z'herbes l'avait la rosée
Dan' le ciel z'oiseaux y chantaient
Depuis ça le temps l'a passé
Y reste rien qu'un souvenir
Quand mi pense mon cœur l'est brisé
Tout ici, com' ça doit finir
12
CHANTEURS SANS FRONTIERES : Éthiopie
Ils n'ont jamais vu la pluie
Ils ne savent même plus sourire
Ils n'y a même plus de larmes
Dans leurs yeux si grands
Les enfants d'Éthiopie
Embarqués sur un navire
Qui n'a plus ni voiles ni rames
Attendent le vent
Loin du cœur et loin des yeux
De nos villes, de nos banlieues
L'Éthiopie meurt peu à peu
Peu à peu
Rien qu'une chanson pour eux
Pour ne plus fermer les yeux
C'est beaucoup et c'est bien peu
C'est bien peu
Mais à chaque enfant qui tombe
Qui meurt loin des yeux de l'occident
Notre ciel devient plus sombre
Et notre avenir moins grand
Sur cette terre de sécheresse
Ne fleurissent que les tombes
Malgré toutes nos richesses
Leur soleil nous fait de l'ombre
Loin du cœur et loin des yeux
De nos villes, de nos banlieues
L'Éthiopie meurt peu à peu
Peu à peu
Donnons-leur des lendemains
En échange de rien
Donnons-leur la vie
Seulement la vie
Chez nous la forêt succombe
Là-bas, le désert avance
Plus vite que la colombe
Dans un ciel d'indifférence
Les enfants du tiers monde
N'ont que l'ombre d'une chance
Chaque jour, chaque seconde
Faisons taire le silence
Loin du cœur et loin des yeux
De nos villes, de nos banlieues
L'Éthiopie meurt peu à peu
Peu à peu
13
TIKEN JAH FAKOLY : Le pays va mal
Refrain :
Le pays va mal
Mon pays va mal
Mon pays va mal
De mal en mal
Mon pays va mal
Avant on ne parlait pas de nordistes ni de sudistes
Mais aujourd'hui tout est gâté
L'armée est divisée
Les étudiants sont divisés
La société est divisée
Même nos mères au marché sont divisées
Refrain
Avant on ne parlait pas de chrétiens ni de musulmans
Mais aujourd'hui ils ont tout gâté
L'armée est divisée
Les étudiants sont divisés
La société est divisée
Même nos mères au marché sont divisées
Refrain
Nous manquons de remèdes
Contre l'injustice, le tribalisme, la xénophobie
Après l'ivoirité
Ils ont créé les ou les é o les é
Refrain
Djamana gnagamou'na
Obafé kan'gnan djamana gnagamou he
Djamana gnagami'na lou ho
Obafé kan'gnan djamana gnagamou
Magô mi ba'fé kagnan djamana gnagamou
Allah ma'ho kili tchi'la
Djamana gnagamou'la lou ho
Djamana gnagamou'la
Refrain
NOTE : Traduction
[Le pays est dans la confusion
Ils veulent foutre le bordel chez nous
Que tous ceux qui veulent la perte de notre patrie
Soient chatiés par Dieu
La confusion règne
C'est le sauve-qui-peut général.
14
AFRICAIN À PARIS ( Tiken Jah Facoly)
Maman je pense a toi je t'ecriiis
D'un trois étoile a cachan
Tu vois, faut pas que tu tremble ici
J'ai un toit et un peu d'argent
On vit la tous ensemble on survit
On ne manque presque de rien
C'est pas l'enfer ni le paradis
D'etre un africain a pariiis
{refrain} (2 fois)
Oh oh,un peu en exil
Etranger dans votre ville
Je suis africain a pariiis
Sais tu qu'il nous on promis des places ?
Mais c'est pas la voie des airs
Elle ne sont pas en premiere classe
C'est un oiseau nommé charter
En attendant que l'oiseau s'envole
Des mains noir au doigts de fée
Font tourner autour des casseroles
Un soleil au gout e mafééé
{refrain}
Et du dimanche au dimanche aussi
Je ne fait que travailler
Tu vois,j'en ai de la chance ici
j'aurai bientot mes papiers
Maman, je sais que tu a l'abitude
De trop vite t'affoler
Surtout n'aie pas d'inquitude
Si un hotel a bruulééé
{refrain}(4 fois)
15
Plus rien ne m’étonne (Tiken Jah Fakoly)
Ils ont partagé le monde, plus rien ne m'étonne !
Plus rien ne m'étonne !
Plus rien ne m'étonne !
Si tu me laisses la Tchétchénie,
Moi je te laisse l'Arménie
Si tu me laisse l'Afghanistan
Moi je te laisses le Pakistan
Si tu ne quittes pas Haïti,
Moi je t'embarque pour Bangui
Si tu m'aides à bombarder l'Irak
Moi je t'arrange le Kurdistan.
Si tu me laisses l'uranium,
Moi je te laisse l'aluminium
Si tu me laisse tes gisements,
Moi je t'aides à chasser les Talibans
Si tu me donnes beaucoup de blé,
Moi je fais la guerre à tes côtés
Si tu me laisses extraire ton or,
Moi je t'aides à mettre le général dehors.
Ils ont partagé Africa, sans nous consulter
Ils s’étonnent que nous soyons désunis.
Une partie de l'empire Maldingue
Se trouva chez les Wollofs.
Une partie de l'empire Mossi,
Se trouva dans le Ghana.
Une partie de l'empire Soussou,
Se trouva dans l'empire Maldingue.
Une partie de l'empire Maldingue,
Se trouva chez les Mossi.
Ils ont partagé Africa, sans nous consulter !
Sans nous demander !
Sans nous aviser !
Ils ont partagé le monde, plus rien ne m'étonne !
Plus rien ne m'étonne !
Plus rien ne m'étonne !
16
Tiken Jah Fakoly - L'Afrique doit du fric
Ainsi donc l'Afrique doit du fric!
Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Les montagnes de fric volées par la Fraçafrique, les tyrans complices les gardent dans leurs comptes en
Suisse, les pots de vin de Sirven, les crédits de Déby
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Afrique mal dirigée, tyrannisée, manipulée, dévaluée !
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
La solde des mercenaires et les armes des tortionnaires, des milliards de francs volés à des peuples
souffrants, les coups de fouet d'Houphouët, les sales sous de Sassou
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Est-ce que l'Afrique doit encore ? Non !
Après 400 ans d'esclavage, plusieurs années de travaux forcés, des milliers, des milliers d'entreprises qui
pillent !
Les complots du FMI et les blagues de la Banque Mondiale, des milliers d'euros volés par des bandes
d'escrocs, les faux comptes de Comté, les sales sous de Sassou.
Ainsi donc l'Afrique doit du fric !
Les montagnes de fric volées par la Françafrique, les présidents africains sont complices de ces trafics, les
coups de fouet d'Houphouêt, les gombos de Bongo.
Ainsi dont l'Afrique doit du fric !
17
MA CABANE AU CANADA (Line Renaud)
Ma cabane au canada
Est blottie au fond des bois
On y voit des écureuils
Sur le seuil
Si la porte n'a pas de clé
C'est qu'il n'y a rien a voler
Sous le toit de ma cabane au Canada
Elle attend engourdie sous la neige
Elle attend le retour du printemps
Ma cabane au Canada
C'est le seul bonheur pour moi
La vie libre qui me plait
La forêt
A quoi bon chercher ailleurs
Toujours l'élan de mon cœur
Reviendra vers ma cabane au Canada
Mais je rêve d' y emmener
Celui qui voudra me suivre
Viens avec moi si tu veux vivre
Au cher pays où je suis née
Ma cabane au Canada
J'y reviendrai avec toi
Nous rallumerons le feu tous les deux
Nous n'aurons pas de voisins
Parfois seul un vieil indien
Entrera dans ma cabane au Canada
Je te dirai le nom des fleurs sauvages
Je t'apprendrai le chant de la forêt
Ma cabane au Canada
Tant que tu y resteras
Ce sera le paradis
Mon chéri
A quoi bon chercher ailleurs
Je sais bien que le bonheur
Il est là
Dans ma cabane au Canada
18
HOTEL CALIFORNIA (The Eagles)
On a dark desert highway, cool wind in my hair
Warm smell of colitas rising up through the air
Up ahead in the distance, I saw a shimmering light
My head grew heavy, and my sight grew dimmer
I had to stop for the night
There she stood in the doorway;
I heard the mission bell
And I was thinking to myself,
'This could be Heaven or this could be Hell'
Then she lit up a candle and she showed me the way
There were voices down the corridor, I thought I heard them say...
Welcome to the Hotel California
Such a lovely place (such a lovely place)
Plenty of room at the Hotel California
Any time of year, you can find it here
Her mind is Tiffany-twisted, She got the Mercedes Benz
She's got a lot of pretty, pretty boys, that she calls friends
How they dance in the courtyard, sweet summer sweat.
Some dance to remember, some dance to forget
So I called up the Captain, 'Please bring me my wine'
He said, 'We haven't had that spirit here since 1969'
And still those voices are calling from far away
Wake you up in the middle of the night
Just to hear them say...
Welcome to the Hotel California
Such a lovely Place (such a lovely face)
They livin' it up at the Hotel California
What a nice surprise, bring your alibis
Mirrors on the ceiling, the pink champagne on ice
And she said 'We are all just prisoners here, of our own device'
And in the master's chambers, they gathered for the feast
They stab it with their steely knives, but they just can't kill the beast
Last thing I remember, I was running for the door
I had to find the passage back to the place I was before
'Relax' said the night man, We are programmed to receive.
You can check out any time you like, but you can never leave
19
GOD BLESS AMERICA (Chant patriotique américain, 1918)
Partie parlée:
While the storm clouds gather far across the sea,
Let us swear allegiance to a land that's free,
Let us all be grateful for a land so fair,
As we raise our voices in a solemn prayer.
God bless America, land that I love
Stand beside her, and guide her
Through the night with a light from above
From the mountains, to the prairies
To the oceans, white with foam
God bless America, my home sweet home
From the mountains, to the prairies
To the oceans, white with foam
God bless America, my home sweet home
God bless America, my home sweet home!
20
L’AMÉRIQUE (Joe Dassin)
Mes amis, je dois m'en aller
Je n'ai plus qu'à jeter mes clés
Car elle m'attend depuis que je suis né
L'Amérique
J'abandonne sur mon chemin
Tant de choses que j'aimais bien
Cela commence par un peu de chagrin
L'Amérique
L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je le saurai
Tous les sifflets des trains, toutes les sirènes des bateaux
M'ont chanté cent fois la chanson de l'Eldorado
De l'Amérique
Mes amis, je vous dis adieu
Je devrais vous pleurer un peu
Pardonnez-moi si je n'ai dans mes yeux
Que l'Amérique
Je reviendrai je ne sais pas quand
Cousu d'or et brodé d'argent
Ou sans un sou, mais plus riche qu'avant
De l'Amérique
L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je le saurai
Tous les sifflets des trains, toutes les sirènes des bateaux
M'ont chanté cent fois la chanson de l'Eldorado
De l'Amérique
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je rêverai
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je veux rêver
21
ÉVANGÉLINE (Chant acadien)
Les étoiles étaient dans le ciel, toi dans les bras de Gabriel
Il faisait beau, c'était dimanche, les cloches allaient bientôt sonner,
Et tu allais te marier dans ta première robe blanche
L'automne était bien commencé, les troupeaux étaient tous rentrés
Et parties toutes les sarcelles , et le soir au son du violon
Les filles et surtout les garçons t'auraient dit que tu étais belle
Évangéline, Évangéline
Mais les Anglais sont arrivés dans l'église ils ont enfermé
Tous les hommes de ton village et les femmes ont dû passer
Avec les enfants qui pleuraient toute la nuit sur le rivage
Au matin ils ont embarqué Gabriel sur un grand voilier
Sans un adieu, sans un sourire et toute seule sur le quai
Tu as essayé de prier mais tu n'avais plus rien à dire
Évangéline, Évangéline
Alors pendant plus de vingt ans tu as recherché ton amant
À travers toute l'Amérique dans les plaines et les vallons
Chaque vent murmurait son nom comme la plus jolie musique
Même si ton cœur était mort ton amour grandissait plus fort
Dans le souvenir et l'absence Il était toutes tes pensées
Et chaque jour il fleurissait dans le grand jardin du silence
Évangéline, Évangéline
Tu vécus dans le seul désir de soulager et de guérir
Ceux qui souffraient plus que toi-même tu appris qu'au bout des chagrins
On trouve toujours un chemin qui mène à celui qui nous aime
Ainsi un dimanche matin tu entendis dans le lointain
Les carillons de ton village et soudain alors tu compris
Que tes épreuves étaient finies ainsi que le très long voyage
Évangéline, Évangéline
Devant toi était étendu sur un grabat un inconnu
Un vieillard mourant de faiblesse dans la lumière du matin
Son visage sembla soudain prendre les traits de sa jeunesse
Gabriel mourut dans tes bras sur sa bouche tu déposas
Un baiser long comme ta vie Il faut avoir beaucoup aimé
Pour pouvoir encore trouver la force de dire merci
Évangéline, Évangéline
Il existe encore aujourd'hui des gens qui vivent dans ton pays
Et qui de ton nom se souviennent car l'océan parle de toi
Les vents du sud portent ta voix de la forêt jusqu'à la plaine
Ton nom c'est plus que l'Acadie plus que l'espoir d'une patrie
Ton nom dépasse les frontières ton nom c'est le nom de tous ceux
Qui malgré qu'ils soient malheureux croient en l'amour et qui espèrent
Évangéline, Évangéline
Évangéline, Évangéline
22
MOI, MES SOULIERS (Félix Leclerc)
Moi, mes souliers ont beaucoup voyagé
Ils m'ont porté de l'école à la guerre
J'ai traversé sur mes souliers ferrés
Le monde et sa misère.
Moi, mes souliers ont passé dans les prés
Moi, mes souliers ont piétiné la lune
Puis mes souliers ont couché chez les fées
Et fait danser plus d'une...
Sur mes souliers y a de l'eau des rochers
D'la boue des champs et des pleurs de femmes
J'peux dire qu'ils ont respecté le curé
L'pays, l'bon Dieu et l'âme.
S'ils ont marché pour trouver l'débouché
S'ils ont traîné de village en village
Suis pas rendu plus loin qu'à mon lever
Mais devenu plus sage.
Tous les souliers qui bougent dans les cités
Souliers de gueux et souliers de reine
Un jour cesseront d'user les planchers
Peut-être cette semaine.
Moi, mes souliers n'ont pas foulé Athènes
Moi, mes souliers ont préféré les plaines
Quand mes souliers iront dans les musées
Ce s'ra pour s'y s'y accrocher.
Au paradis, paraît-il, mes amis
C'est pas la place pour les souliers vernis
Dépêchez-vous de salir vos souliers
Si vous voulez être pardonnés...
...Si vous voulez être pardonnés.
23
MON PAYS (Gilles Vigneault)
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Dans la blanche cérémonie
Où la neige au vent se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon père a fait bâtir maison
Et je m'en vais être fidèle
A sa manière, à son modèle
La chambre d'amis sera telle
Qu'on viendra des autres saisons
Pour se bâtir à côté d'elle
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon refrain ce n'est pas un refrain, c'est rafale
Ma maison ce n'est pas ma maison, c'est froidure
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
A tous les hommes de la terre
Ma maison c'est votre maison
Entre mes quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
A préparer le feu, la place
Pour les humains de l'horizon
Et les humains sont de ma race
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'envers
D'un pays qui n'était ni pays ni patrie
Ma chanson ce n'est pas une chanson, c'est ma vie
C'est pour toi que je veux posséder mes hivers
24
L’ABITIBI (Raoul Duguay)
Moi je viens de l'Abitibi,Moi je viens de la Bittt à Tibi
Moi je viens d'un pays Qui est un arbre fort
Moi je viens d'un pays Qui pousse dans le Nord
Tam didelam tadlédidelidelam
Dans ce pays qui était comme un oeuf
Le treize février mille neuf cent trente-neuf
Je suis né à Val d'Or en Abitibi
Dans ce pays qui est encore touttt neuf
J'avions connu Harnest Turcotte Qui vivait entre de beaux bois ronds
Qui parlait aux âbres et aux taons, Qui chaque matin chaussait ses bottes
Pour aller comme Ti-Jean Hébert, Fendre la forêt avec ses nerfs
Qui n'avait pas de chain saw Qui avait hache et boxa
Pis des bras durs comme la roche Pis des cuisses comme des troncs d'arbre
Pis du front tout le tour de la tête Pis qui n'était pas si bête
En mille neuf cent dix en Abitibi dans mon pays …Colonisé
Tam didelam tadlédidelidelam
Moi je viens de l'Abitibi, Moi je viens de la Bittt à Tibi
Moi je viens d'un pays Qui est de lacs bien rares
Moi je viens d'un pays Ousque le poisson mord
Quand j'étions petit, J'allions jouer aux bois
Avec les épinettes et les bouleaux J'aimions gazouiller avec les oiseaux
Quand j'étions petit, Je suivions les ruisseaux Je jouais de l'Harricana
Sur la rivière Harmonica Je regardions passer les gros chars
Sur ma petite cenne qui venait en or Dans un banc de neige creusais maison
Et dans la glace j'écrivais ton nom Et l'hiver à l'aréna
On patinait touttt en tas L'été près du lac Blouin
On faisions semblant de rien On ramassait des bleuets Qu'on vendait pour presque rien
En mille neuf cent quelques En Abitibi dans mon pays …Colonisé
Tam didelam tadlédidelidelam
Moi je viens de l'Abitibi, Moi je viens de la Bittt à Tibi
Moi je viens d'un pays qui a un ventre en or
Moi je viens d'un pays ousqui neige encore
Dans mon pays qu'on dit hors de la carte, Mon oncle Edmond travaillait sous la terre
Mais il creusait dans l'or sa propre mort ,Mon oncle Edmond nous a mis sur la carte
Dans mon pays qui a grandi, Il paraît qu'aux tout premiers temps
On y gagnait beaucoup d'argent, Y'a de l'or en barre qui dort écitt
Y'a même des poignées de porte en or En cuivre en fer qui vont de l'autre bord
J'aimions jouer dans la fanfare, Pour épater touttt les pétards
Quand j'allions au Château-Inn, Boire et rire avec mes piastres
Je revenions comptant les astres , Au petit matin près de la mine
Tamdidelam tadlédidelidelam , Tam didlididelidelam
En mille neuf cent touttt ,En Abitibi dans mon pays
Colonisé à libérer ,Tamdidelam tadlédidelédelam
25
CALIFORNIA DREAMIN’ (The Beach Boys)
All the leaves are brown
(All the leaves are brown)
And the sky is gray.
(And the sky is gray).
I've been for a walk
(I've been for a walk)
On a winter's day.
(On a winter's day).
I'd be safe and warm
(I'd be safe and warm)
if I was in L.A.
(If I was in L.A.)
California dreamin'
(California dreamin') on such a winter's day.
Stopped in to a church I passed along the way.
Well I got down on my knees
(got down on my knees)
And I prete to pray.
(I pretend to pray).
You know the preacher likes the cold.
(preacher likes the cold).
He knows I'm gonna stay.
(knows I'm gonna stay).
California dreamin'
(California dreamin') on such a winter's day.
(Bridge)
All the leaves are brown
(All the leaves are brown)
And the sky is gray.
(And the sky is gray).
I've been for a walk
(I've been for a walk)
On a winter's day.
(On a winter's day).
If I didn't tell her
(If I didn't tell her)
I could leave today.
(I could leave today).
California dreamin' (California dreamin')on such a winter's day,
California dreamin' on such a winter's day,
California dreamin' on such a winter's day.
26
A L’ENDROIT, À L’ENVERS (Noir Désir)
On n'est pas encore revenu du pays des mystères
IL y a qu'on est entré là sans avoir vu de la lumière
Il y a l'eau, le feu, le computer, Vivendi et la terre
On doit pouvoir s'épanouir à tout envoyer enfin en l'air
On peut toujours saluer les petits rois de pacotille
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille
Sûr que tu pourras devenir un crack boursier a toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose à la gueule
Autour des oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir rouler dans la farine
A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit
Y'a t'il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là
Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plombs dans l'aile
Il paraît qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour un ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d'une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie
Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines
A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit.
27
CHE GUEVARA (Carlos Puebla)
Aprendimos a quererte,
Desde la histórica altura,
Donde el sol de tu bravura
Le puso cerco a la muerte.
Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Che Guevara.
Tu mano gloriosa y fuerte
sobre la historia dispara,
cuando todo Santa Clara
Se despierta para verte.
Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Che Guevara.
Vienes quemando la brisa
con soles de primavera
para plantar la bandera
con la luz de tu sonrisa
Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Che Guevara.
Tu amor revolucionario
te conduce a nueva empresa,
donde espera la firmeza
de tu brazo libertario.
Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Che Guevara.
Seguiremos adelante
como junto a tí seguimos
y con Fidel te decimos :
"¡Hasta siempre Comandante!"
Aquí se queda la clara,
La entrañable transparencia
De tu querida presencia,
Comandante Che Guevara.
28
GUANTANAMERA (Chanson populaire de Cuba)
Guantanamera,guajira
Guantanamera,
Guantanamera,guajira
Guantanamera.
Yo soy un hombre sincero
de donde crece la palma
y antes de morirme quiero
echar mis versos del alma.
Yo vengo de todas partes
y hacia todas partes voy,
arte soy entre las artes
y en los montes,monte soy.
No me pongan en lo oscuro
a Morir como un traïdor:
yo soy bueno y como bueno
moriré de cara al sol.
Tiene et leopardo su abrigo
en el monte seco Y pardo;
yo tengo mas que un leopardo
porque tengo un buen amigo
29
MC JANIK : Qu’est-ce qui ?
Non non non
J’peux pas dire pour qui
Ni même pourquoi
Non non non non non
Refrain :
Mais qu’est-ce qui leur fait ça
Met les gens dans les problèmes comme ça non non non
Mais qu’est-ce qui leur fait ça
Qui met les gens dans les ennuis
Le jeune laisse son pays tomber pour la city
Il dit au revoir à sa famille, ses amis
Il veut voyager, aller chercher la vie
Finalement c’est dans les problèmes qu’il atterrit
Non non non
Non non non non non non non non
Je peux pas dire pour qui, non non non non non non non non
Refrain
Au tout début pourtant le jeune avait bien ri
Il y avait l’été presque comme au pays
Et des mouvements la journée, des mouvements toute la nuit
Des bons et des mauvais pas le temps de faire le tri
Non non non
Non non non non non non non
J’peux pas dire pour qui
Non non non non non non non non non
Refrain
Le jeune ne voulait pas que sa famille ait d’ennuis
Il voulait que sa mère soit toujours fière de lui
Alors il ne les a pas appelés
Ne leur a rien dit
Quand avec ses dernières pièces sont partis ses amis
Non non
Non non non non non non non non
J’peux pas dire pour qui
Non non non non non non non non
Refrain (x2)
Maintenant ça fait plusieurs jours qu’il n’a pas dormi
Il porte les mêmes vêtements qu’il portait, mêmes habits
De quel côté se tourner
Même les regards le fuient, c’est à se demander s’il est vraiment en vie
Non non
Non non non non non non non non
J’peux pas dire pour qui
Non non non non non non non non
ème
Refrain (x6) (la 6 fois est en fondu en sortie)
30
Mc Janik Pas de cash
C'est tragique, quand tu veux d'une femme
T'as seulement les ASSEDIC
Et quand le moment est venu de passer ä la pratique
Pour payer l'hòtel, tu n'as pas de fric
C'est systématique, quand tu veux d'une femme
Et tu touches seulement le SMIC
Et que tu roules une BM double pied automatique
T'as beau avoir la meilleure des tactiques
T'échoues même si tu t'appliques
Je sais, c'est trash, une histoire d'amour gâchée
Par le manque de cash
Position inconfortable avec ma banque c'est le clash
P.Curie et Blaise Pascal qui veulent jouer ä cache-cache
Soucis pour payer mon HLM
Elle-même elle est carrée elle n'a pas ce problème
Oublie-lä si tu cherches une nouvelle victime du système
Elle en est le contraire total je dirai même
Qu'elle et moi còté finance c'est l'extrème
Alors j'ai tracé quand j'ai vu que la personne
Commençait ä me délaisser
Au début ça l'amusait, traìner dans les bas quartiers
Et puis ça l'a vite lassée elle en a eu vite assez
A temps la porte j'ai claqué
Gars, je n'ai pas hésité, pas eu le temps pour ça
Les deux parties sont d'accord elles sont bien trop opposées
Les Bad Boys dans le ghetto elle-même dans sa tour dorée
On se reverra un jour qui sait
Je voudrais être optimiste mais par un manque de cash
Je me retrouve hors piste
Et même si je ne suis ni le premier ni le dernier de la liste
Au pays du Love ä se promener en touriste
J'espère que plus tard je serai moins triste
Et je persiste pour ça c'est facile, j'ai la musique
Le son de la basse de la batterie pour me mettre Irie
Le matin, le midi, l'après-midi, le soir aussi
Plein de mélodie
Refrain
Je ne l'ai jamais frappée
Je ne l'ai même pas trompée
Mais je n'ai pas de cash
C'est pour ça qu'elle me lâche
31
PLANTATION (Kana)
Je viens de m'acheter un p'tit lopin de terre
Pour pouvoir faire planter
{Refrain: x2}
J'ai des petit problèmes dans ma plantation
Pourquoi ca pousse pas...
Moi j'ai planté bananes, bananes ça pousse pas
Moi j'ai planté cocos, cocos ça pousse pas
{au Refrain, x2}
Moi j'ai planté légumes, légumes toujours pas poussés
Moi j'ai planté agrumes, agrumes toujours pas poussés
{au Refrain, x2}
Moi j'ai planté tomates et concombres, concombres ça poussent pas
Alors moi j'ai planté bien à l'ombre, à l'ombre ca poussent toujours pas
{au Refrain, x2}
Moi j'ai planté maniok, maniok toujours pas poussé[toujours pas
poussé]
Moi j'ai planté tapiok, tapiok toujours pas poussé [toujours pas poussé]
{au Refrain, x2}
Moi j'ai planté des fleurs, et les fleurs ça pousse pas
Moi j'y ai mis tout mon coeur, même le coeur ça pousse pas
{au Refrain, x2}
Moi j'ai planté Kana, Kana ça pousse comme ça...
32
LES TEMPLIERS (Trust)
Je me suis demandé ce qui pouvait les pousser
Je me suis demandé si leurs dieux avaient des yeux
Les guerres de religion et leurs nouveaux messies
Guardia nacional, Salvador merci !
Combattants dérisoires ignorant le désespoir
Il y a tant de foi dans leurs causes à gagner
Leurs fusils contre leurs poignards ciselés
Bombes artisanales, combattants entraînés
Le silence royal et la haine de l'occupé
"Belfast la maudite" en rouge tu es inscrite
Sur les dossiers pesants des bourreaux croyants
Irlande de deuil devenue un cercueil
Missionnaires en chemise blanches
Assassinez en avalanche
Repartez en croisade
Ce pays pue la mort et de désir de fuir
La jungle sans issue ronge les péones abattus
Les corps de répression face aux camps de réfugiés
Le Salvador lui continue de saigner
On meurt plus aujourd'hui dans ce pays tropical
Où l'on égorge la nuit, suspicion, idéal
La paix des mille morts et la colère qui gronde
On prie pour ce pays et le silence retombe
Missionnaires en chemise blanches
Assassinez en avalanche
Repartez en croisade
San Salvador
Missionnaires en chemise blanches
Assassinez en avalanche
Repartez en croisade
San Salvador, Baghdad !
[Répétition] :
Continuez de lutter pour le plaisir des dieux
Continuez d'égorger pour le plaisir des yeux !
Un Dieu pour les riches, un Dieu pour les pauvres
Un Dieu pour les justes, le reste est injuste
[Répétition]
33
VIETNAM, LAOS, CAMBODGE (Bérurier noir) (suivre les flèches » » » » » »)
l était une fois des Khmers » » » » » » »
Passes aux fers » » » » » » » » » » » » »
Ne te souviens-tu de rien » » » » » » »
Et le million d'élephants » » » » » » »
Se cache le cri des enfants » » » » » » »
Les Troupes de Danse du Cambodge » » » » » » »
Ont survecu a la Mort » » » » » » »
Après les tonnes de napalm » » » » » » »
La Fuite comme seule solution » » » » » » »
Massacres
Dis-moi petit Laotien
Où sont les Tambours de Bronze
Derrière le suicide des Bonzes
Ou sont passées les Pagodes
Les visages du Temple d'Angkor
Que reste t’il du Viêtnam
Ses camps d'reéducation
Vietnam , Laos , Cambodge
Nhan Quyen oh Nhan Quyen
Si le Mékong te parlait » » » » » » »
Des cadavres qu'il a charries » » » » » » »
Des Tribus de Montagnards » » » » » » »
Des familles fuyant la guerre » » » » » » »
Naufragés puis réfugiés » » » » » » »
Terribles ghettos d'acier
Une jeune fille aux yeux d'amandes » » » » » » »
A tentée D'se suicider » » » » » » »
Des horreurs il témoignerait
Des Khmers rouges et des charniers
Qui résistent dans la nuit noire
De l'exode et de l'Enfer
Parques dans les barbelés
Ou se trouve ta liberté ?
Violée par les pirates thais
Elle ne veut plus endurer...
Vietnam , Laos , Cambodge
Nhan Quyen oh Nhan Quyen
Oh petite Vietnamienne » » » » » » »
Dans la vie comme dans tes rêves » » » » » » »
Oh petite Vietnamienne » » » » » » »
Écoute-moi parce que » » » » » » »
Tu seras ma petite soeur » » » » » » »
Nouveau pays nouvelle vie
Ce n'est pas le paradis ?
Profonde est la "déchirure" » » » » » » »
Personne ne comprend tes larmes...
Qui galère dans les rues
Tu cherches le Dragon perdu
Je suis eurasien de coeur
Je t'aime
Exilée comme tes parents
Mais sais-tu que l'Occident
Quelles racines et quelle culture
Dans une tour de Chinatown
Vietnam, Laos, Cambodge
Nhan Quyen oh Nhan Quyen
Le Choeur des Dragons Libres
Laa ala ala laa ala .....
Des milliers de Réfugiés » » » » » » »
Toutes ces familles à sauver » » » » » » »
Oh Jeunesse Indochinoise » » » » » » »
Du Laos et du Cambodge » » » » » » »
Dans les camps il y a urgence
C'est pour eux leur dernière Chance !
Lève le Drapeau de l'Espoir
Du Viêtnam des Droits de l'Homme...
Vietnam ! Vietnam! Laos! Laos!
Nhan quven nhan quyen !
Cambodge! Cambodge!
Khang chien ! (Résistance!)
34
VIETNAM GLAM (Indochine)
blow up, Hanoï est tombée vers l'ouverture
Blow up Hanoï damnée glissée vers l'impure
Comme un retour de flamme
Au viet, viet, au vietnam, ouh yeah !
retour glorieux dans les mémoires d'outre tombe
Retour au pays le plus bombardé du monde
ils reviendraient nostalgiques
de leurs empires névrotiques ouh ! yeah !
les yeux bridés, les yeux fermés, eh !
les yeux bridés, les yeux fermés
marcher sur des flammes au Vietnam
Vingt ans après le sang versé, eh !
Vingt ans après le sang versé, ne vaut plus très cher
Blow up au temps des splendeurs coloniales
Blow up la senteur d'un parfum amoral
Un dimanche à Saïgon
la clarté jaune de nos confusions, ouh ! yeah !
les yeux bridés, les yeux fermés eh !
les yeux bridés, les yeux fermés
marcher sur des flammes au Vietnam
Vingt ans après le sang versé eh !
Vingt ans après le sang versé, ne vaut plus très cher
en affaire
oh ! oh ! les yeux bridés, les yeux fermés
danser sur les flammes
les yeux bridés, les yeux fermés
danser sur les flammes
Vingt ans après le sang versé, eh !
Vingt ans après le sang versé, ne vaut plus très cher en affaire.
35
COMMENT C’EST LA CHINE (Pierre Perret)
Comment c'est la Chine
C'est plein de chinois
Je les imagine serrés comme des petits pois
C'est pas ça Ginette ils sont pas serrés
Ils ont même un sacré de planète pour respirer
De la vallée du fleuve Jaune
Jusqu'à la route de la soie
Sur la muraille qui moutonne
Y a rien que des chinois
J'ai vu les collines multicolores
L'armée enterrée de Sian
Admiré des chevaux d'or
Et découvert le yang-tseu-kiang
J'ai vu les rizières et les mûriers
Bambous et camphriers
Et dans les champs qui trottinent
Quelques tracteurs de l'époque Ming
Comment c'est la Chine
C'est plein de chinois
Je les imagine tirant des pousse-pousse en bois
C'est pas ça Ginette y a plus de mandarins
Ils ont tous des bicyclettes pour se rendre au turbin
Ils vont faire la cueillette
Du thé et du ver à soie
Les filles brodent des chemisettes
Qu'elles ne mettront pas
J'ai vu les dragons en céramique
Au palais d'été fleuri
Et la porte fantastique
De la suprême harmonie
Et la toiture du temple du ciel
Au bleu si lumineux
De grands lacs artificiels
Et un bouddha libidineux
Comment c'est la Chine
C'est plein de chinois
Je les imagine dans de jolies pagodes en bois
Ça n'est plus Ginette le céleste empire
Les Hlm ont fleuri au pays du sourire
Ils ont un toit sur la tête
Un peu de riz dans leur bol
Ils craignent pas la tempête
Ni le cholestérol
J'ai vu des statues de jade blanc
De sublimes bronzes Tchang
Et des danseuses élégantes
Avec des manches flottantes
J'ai déguste des œufs de mille ans
Et des filets de méduse
Préparés aux graines de lotus
Comment c'est la Chine
C'est plein de chinois
Je les imagine aussi rusés qu'ils sont courtois
C'est pas ça Ginette c'est un peuple fier
Et c'est pas des gens qui ont du mou de veau dans la théière
J'ai fait le pari loufoque que je reviendrai là-bas
Chanter le zizi en chinetoque y-z-en seront baba
36
A.S.I.E. : Et puis la Terre (Tsunami 2004)
Un éclat de rire dans les rochers,
Deux amoureux qui s'éclaboussent,
Le ciel se mêle à l'eau salée,
Une femme qui tresse un panier,
Un petit garçon dans le sable
Construit un château bien gardé.
J'étais une fille en sari,
Un pêcheur qui jette un filet
J'étais une carte postale, en vrai
Et puis...
Et puis la Terre chargée de boue
Et puis la Terre qui se déchire
Et puis la mer qui crie debout
Et puis la mer, et puis la mer
Et puis le monde trempé de nuit.
(la furie de la mer nous laisse un gout amer)
Et puis le monde
(Et puis ce monde)
Tellement petit
(Père, mère, enfer et paradis)
Quelques secondes à l'infini (x2)
(Quelques secondes et c'est fini)
L'étoile de mer regarde le ciel et veut voir le monde à l'envers
Peut-on retrouver ce qu'on perd
Etoile de ciel regarde la mer, celle qui a éteint le soleil,
Mais elle ne la veut plus pareille.
Je suis en sari sur la plage.
Un enfant qui cherche un visage
Un trou dans livre d'images
Et puis la Terre qui doit revivre
Et puis la Terre qui se débat
Sans bruit la mer qui se retire
Juste le ciel qui reste là
Et puis la Terre se tait partout
Et puis la Terre au cœur qui bat
Et puis le monde qui crie debout
Ici, là bas
D'une seule voix
Être là, poser une pierre sur une eau
Même presque rien, même pas à pas
Quelques maisons, un peu de bois
Etre là, apprendre à marcher à nouveau,
A croire au rayon du matin,
Voir l'horizon prendre une main
Et puis la Terre semée d'étoiles
Et puis la Terre qui doit fleurir
Et puis le monde au coeur qui bat
Et puis la vie à faire envie
37
Dès qu'on arrive dans les rochers,
Deux amoureux ouvrent les bras
Le ciel se mêle à l'eau salée.
Et puis l'amour qui bâtira.
Et puis la Terre semée d'étoiles.
Et puis la Terre qui doit sourire.
Et puis l'amour qui bâtira.
Et puis la vie à faire envie.
Le souvenir dans les rochers,
Deux amoureux qui reviennent le soir
Et puis se lève le jour d'après.
Et puis le monde au coeur qui bat,
Au coeur qui bat, au coeur qui bat
38
Manhattan-Kaboul (Renaud)
Petit Portoricain, bien intégré quasiment New-yorkais
Dans mon building tout de verre et d’acier,
Je prends mon job, un rail de coke, un café,
Petite fille Afghane, de l’autre côté de la terre,
Jamais entendu parler de Manhattan,
Mon quotidien c’est la misère et la guerre
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
Un 747, s’est explosé dans mes fenêtres,
Mon ciel si bleu est devenu orage,
Lorsque les bombes ont rasé mon village
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
So long, adieu mon rêve américain,
Moi, plus jamais esclave des chiens
Vite imposé l’islam des tyrans
Ceux là ont-ils jamais lu le coran ?
Suis redev’nu poussière,
Je s’rai pas maître de l’univers,
Ce pays que j’aimais tellement serait-il
Finalement colosse aux pieds d’argile ?
Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
Font toujours de nous de la chair à canon
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
39
LE PLAT PAYS (Jacques Brel)
Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien
Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.
40
LES FLAMINGUANTS (Jacques Brel) Les Flamingants, chanson comique !
Messieurs les Flamingants » » » » » »
Il y a trop longtemps » » » » » »
À vous souffler dans le cul » » » » » »
Vous voilà acrobates » » » » » »
Nazis durant les guerres » » » » » »
Vous oscillez sans cesse » » » » » »
Vos regards sont lointains » » » » » »
Bien qu'y aient des rues à Gand » » » » » »
Tu vois quand j'pense à vous » » » » » »
Messieurs les Flamingants » » » » » »
J'ai deux mots à vous rire
Que vous me faites frire
Pour devenir autobus
Mais vraiment rien de plus
Et catholiques entre elles
Du fusil au missel
Votre humour est exsangue
Qui pissent dans les deux langues
J'aime que rien ne se perde
Je vous emmerde
Vous salissez la Flandre » » » » » »
Voyez la mer du nord » » » » » »
Cessez de me gonfler » » » » » »
Avec votre art flamand-italo-espagnol. » » » » » »
Beaucoup trop lourds » » » » » »
Des chinois cultivés » » » » » »
Je réponds fatigué » » » » » »
"Ik ben van Luxembourg". » » » » » »
On ose un chant flamand, » » » » » »
Aux oiseaux roses et blancs » » » » » »
Mais la Flandre vous juge.
Elle s'est enfuie de Bruges.
Mes vieilles roubignoles
Vous êtes tellement tellement
Que quand les soirs d'orage
Me demandent d'où je suis,
Et les larmes aux dents :
Et si aux jeunes femmes,
Elle s'envolent en rêvant
Et je vous interdis » » » » » »
Sous la pluie on puisse » » » » » »
Et je vous interdis » » » » » »
D'éructer Messeigneurs » » » » » »
Vous n'aurez pas l'air cons » » » » » »
Et moi je m'interdis » » » » » »
Et je vous interdis » » » » » »
Qui ne vous ont rien fait » » » » » »
Et si mes frères se taisent » » » » » »
Je chante persiste et signe : » » » » » »
D'espérer que jamais à Londres
Vous croire anglais
À New-York ou Milan
Autrement qu'en flamand
Vraiment pas cons du tout
De dire que je m'en fous
D'obliger nos enfants
À aboyer flamand
Et bien tant pis pour elles.
Je m'appelle Jacques Brel
41
NUIT et BROUILLARD (Jean Ferrat)
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir
Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux
Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare
Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
42
STAIWAY TO HEAVEN (Led Zeppelin)
There's a Lady who's sure all that glitters is gold.
And she's buying a stairway to heaven.
And when she gets there she knows if the stores are all closed,
With a word she can get what she came for.
There's a sign on the wall, but she wants to be sure.
'Cause you know sometimes words have two meanings.
In a tree, by the brook, there's a songbird who sings.
Sometimes all of our thoughts are misgiven.
There's a feeling I get when I look to the west
And my spirit is crying for leaving.
In my thoughts I have seen rings of smoke through the trees,
And the voices of those who stand looking.
And it's whispered that soon if we all call the tune,
Then the piper will lead us to reason.
And a new day will dawn for those who stand long.
And the forests will echo with laughter.
It makes me wonder...
If there's a bustle in your hedgerow, don't be alarmed now,
It's just a spring clean for the May-Queen.
Yes there are two paths you can go by, but in the long run,
There's still time to change the road you're on.
Your head is humming and it won't go, in case you don't know.
The piper's calling you to join him.
Dear lady, can you hear the wind blow, and did you know,
Your stairway lies on the whispering wind.
And as we wind on down the road,
Our shadows taller than our soul,
There walks a lady we all know,
Who shines white light and wants to show
How everything still turns to gold.
And if you listen very hard,
The tune will come to you at last,
When all are one and one is all,
To be a rock and not to roll.
And she's buying a stairway to heaven.
43
SUNDAY BLOODY SUNDAY (U2)
I can't believe the news today
I can't close my eyes and make it go away
How long, how long must we sing this song ?
How long ? Tonight we can be as one
Broken bottles under children's feet
Bodies strewn across a dead end street
But I won't heed the battle call
It puts my back up, puts my back up against the wall
Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday
And the battle's just begun
There's many lost, but tell me who has won?
The trenches dug between our hearts
And mother's children, brothers, sisters torn apart
Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday
How long, how long must we sing this song ?
How long ? Tonight we can be as one
Tonight, tonight
Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday
Wipe the tears from your eyes
Wipe your tears away
Wipe your bloodshot eyes
Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday
And it's true we are immune
When fact is fiction and T.V. is reality
And today the millions cry
We eat and drink while tomorrow they die
The real battle just begun
To claim the victory Jesus won
On a Sunday, bloody Sunday
Sunday, bloody Sunday
44
Give Ireland Back To the Irish
Now there's no way in
Now there's no way out
Did you lift me up
Just to let me down
I lived your secret life
There out on the plane
God I know I'm in too deep
But here I go again
Gone without a trace
Into your boiling dream
Love without a face
I can't see through the steam
Staring in the dark
With dilated eyes
I need more time to understand
Before you take it back
Gone without a trace
Into your boiling dream
Love without a face
I can't see through the steam
Damn' if I'd known better
This riddle has no clues
You stripped me down to pure desire
Nothing I can do
Gone without a trace
Into your boiling dream
Love without a face
I can't see through the steam
Disappear again
Water falls so deep
Gone without a trace
Can't see through the steam
45
Ballade nord irlandaise (Renaud)
J'ai voulu planter un oranger
Là où la chanson n'en verra jamais
Là où les arbres n'ont jamais donné
Que des grenades dégoupillées
Jusqu'à Derry ma bien aimée
Sur mon bateau j'ai navigué
J'ai dit aux hommes qui se battaient
Je viens planter un oranger
Buvons un verre, allons pêcher
Pas une guerre ne pourra durer
Lorsque la bière et l'amitié
Et la musique nous ferons chanter
Tuez vos dieux à tout jamais
Sous aucune croix l'amour ne se plaît
Ce sont les hommes pas les curés
Qui font pousser les orangers
Je voulais planter un oranger
Là où la chanson n'en verra jamais
Il a fleuri et il a donné
Les fruits sucrés de la liberté
YESTERDAY (Beatles)
Yesterday, all my troubles seemed so far away
Now it looks as though they're here to stay
Oh, I believe in yesterday.
Suddenly, I'm not half to man I used to be,
There's a shadow hanging over me.
Oh, yesterday came suddenly.
Why she had to go I don't know she woldn't say.
I said something wrong, now I long for yesterday.
Yesterday, love was such an easy game to play.
Now I need a place to hide away.
Oh, I believe in yesterday.
46
L’EUROPE (Noir Désir)
Les sangliers sont lâchés. Je répète :les sangliers sont lâchés.
Les petits patrons font les grandes rivières de diamant.
Deux fois.
Les roses de l'Europe sont le festin de Satan.. Je répète : les roses de l'Europe sont le festin de Satan.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
Voire pour le monde.
Chère vieille Europe, cher vieux continent, putain autoritaire,
aristocrate et libertaire, bourgeoise et ouvrière,
pourpre et pomponnée de grands siècles et colosses titubants.
Regarde tes épaules voûtées, pas moyen d'épousseter d'un seul geste,
d'un seul, les vieilles pellicules, les peaux mortes d'hier et tabula rasa...
D'ici on pourrait croire à de la pourriture noble et en suspension.
il flotte encore dans l'air de cette odeur de soufre. Sale vieille Europe,
celle qui entre deux guerres et même encore pendant caressait pour son bien
le ventre des pays de ses lointains ailleurs et la bite à la main
arrosait de son sperme les sexes autochtones.
On se relève de ça ? On se relève de tout même des chutes sans fond.
Nous avons su monter nous avons su descendre, nous pouvons arrêter
et nous pouvons reprendre...
Europe des lumières ou alors des ténèbres ;
à peine des lucioles dans les théâtres d'ombre.
A peine une étincelle dans la nuit qui s'installe et puis se ressaisit,
et puis l'aube nouvelle, après les crimes d'enfance,
les erreurs de jeunesse on n'arrache plus les ailes des libellules d'or.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe. Voire pour le monde.
Amnistie, amnistie ou alors amnésie, qu'est-ce que vous volez que ça foute,
de toutes façons il faut bien avancer, pressons le pas camarade
et puis réalisons réalisons, il en restera toujours quelque chose allez !
Matérialiste alors ça fait qu'au moins on est sûr de n'pas de tromper,
et du tangible alors jusqu'à l'indigestion, du rationnel alors
et jusqu'à en crever, des logiques implacables mais toujours pas de sens...
Eh princesse de l'Histoire dans sa marche forcée,
on finit par se perdre en passant sous tes arches multiséculaires.
Voire pour le monde. Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
On est passé de tes arcanes passées, passé de tes arcanes passées,
on est passé de tes arcanes passées, aux charmes technocrates...
Alors l'Europe alors l'Europe alors l'Europe.
Bruxelles, Schengen, Strasbourg, Maastricht, PIB, PIB, CEE, Euratom, OCDE et GATT.
Protégez-nous marché de cet AMI commun d'un monde si petit.
Euromonnaie unique, Nasdaq et CAC 40, orgiaque, idyllique, faites de la poésie,
soutenez la culture, produisez du spectacle et de l'entertainment
comme on dit chez nos frères d'Outre-atlantique et toc anciens Européens,
nouveaux maîtres du monde pendant que le dragon asiatique rêve, fait ses étirements,
il est beau et puissant, crache du feu gentiment.
Pendant qu'Ernest Antoine Seillière fait son apparition et nous déclare sa flamme
il nous aime et nous dit :
" Nous ne sommes pas comme les politiques soumis à la pression de la rue. "
Et on entend au loin résonner les clameurs de la foule,
les beaux mouvements d'ensemble, les défilés glorieux et puis la lutte des classes.
Et maintenant c'est sérieux, eh bébé, c'est sérieux, on ne croit plus en rien,
nous montons de toutes pièces ce business et Basta, on chevauche pas Pégase
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ça c'était pour l'extase c'est fini.
Extension, expansion si possible, mais pas de rêve à porter seulement des dynamiques.
D'abord la thune, bébé et le reste suivra et le reste viendra c'est ce qu'on dit
je crois en cette époque là bénie des globophages.
Chère vieille Europe, ta tête connaît à peine tes jambes qui souvent
ne comprennent pas tes bras comment ça marche encore déjà.
Comment ça marche un corps étranger à son corps on n'sait pas on s'en fout
on s'embrasse quand même et puis on a raison.
Sale vieille Europe, te souviens-tu de la force brutale, occident mal luné,
guerre brûlante, guerre froide, et enfin de guerre lasse et enfin de guerre lasse.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe.
En veux-tu en voilà des écoles de la performance et voilà des patrons
créateurs du Global business dialogue ou Electronic commerce
pour s'asseoir en gloussant sur toutes les exceptions à commencer
par ce truc machin culturel.
Histoires de producteurs et de consommateurs, du producteur au consommateur,
du producteur au consommateur, et des intermédiaires à plus savoir qu'en foutre,
toute ton âme s'est usée sur ce chemin sans fin et sur ce va et vient on y va,
nous aussi, profiter, pas de raison, après tout ça ira,
on n'en aura pour tout le monde, y'en aura pour tout le monde,
on a dit pour tout le monde, pour tout le monde, pour tout l'monde et mon cul !
A quelle hauteur vas-tu ériger tes remparts ?
Où vas-tu repousser tes nouveaux murs d'enceinte ?
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.
Nous travaillons actuellement pour l'Europe. Voire pour le monde.
Quelque chose est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher
c'est la moindre des choses mais vous pouvez, madame,
vous adresser à nous car tout n'est pas perdu non tout n'est pas perdu
de vos mythes d'aurore ici le soleil brille pour tous et on y croit.
La vérole sur vos gueules. Je répète : la vérole sur vos gueules.
48
PASSI : Émeutes
Dans la rue l'humeur est sale « C'est rien c'est rien »
De la rue monte les rumeurs « Ca va pas bien loin »
Si les casques bleus caltent « C'est rien c'est rien »
Si c'est chaud sur l'asphalte « c'est rien c'est rien »
On passe tes barricades, on pète les barrieres
On a la barre on déraisonne et on ne craint plus personne
Toi t'appelles les renforts, la rage nous rend fort
Sonne ta retraite c'est ton heure qui sonne
Insensible aux propagandes des mecs qui glandent
Ceux-ci bandent hélas et veulent tout péter en bande
Comme dans un James Bond ou un Banderas
La t'as pas de télécommande donc on te nique ta « Shut... »
En force on fout le désordre « C'est rien c'est rien »
Pour toi on a une corde « C'est rien c'est rien »
Tu nous verras à l'antenne déraciner ton chêne
On va changer les programmes sur ta 1ère chaîne
C'est rien c'est rien
Ca va pas bien loin
C'est rien c'est rien
Ca va pas bien loin
L'air est impur les règles n'existent plus
La foule a compris et ça n'hésite plus
Le bien ou le mal, mais la c'est pas le bien qui triomphe
L'instinct a fait un tri, on fait un cri on fonce
Si l'émeute s'etend « C'est rien c'est rien »
Et si c'est inquiétant «Ca va pas bien loin»
Si tout est fermé, les rues et les voitures emflammées
Et que ta citoyenneté rien à glander
Les gens des hall me comprennent, ceux d'en haut disent que je gêne
Ils disent qu'y a trop de haine qui coule dans mes veines
Un peuple héroique face à un pouvoir égoiste
Un coup de gueule des sous classes de la République
C'est un champ de bataille sur les Champs Elysées
Le diable vient pisser sur la Rue de la Paix
On lâche pas le contrôle « C'est rien c'est rien »
Sur la lisière de l'émeute subit la haine de la meute
C'est rien c'est rien
Ca va pas bien loin
C'est rien c'est rien
Ca va pas bien loin
Si ça pue et qu'ils le sentent « C'est rien c'est rien »
Si la tension est oppressante « Ca va pas bien loin »
Si y'a plus de respect plus de cadet plus de gradé
Et que de tous vos conseils on en a rien à péter
On va tout dégrader la banque va sauter la boulangerie d'à côté
On fout le feu chez le voisin histoire de se venger
S'il y a des vitres cassées « C'est rien c'est rien »
Si on vient tout piller « Ca va pas bien loin »
Et si le Maire s'est sauvé « C'est rien c'est rien »
Et même s'il y a l'armée, « Cest rien c'est rien »
S'il y a des jets de pavés, des comas, des hématomes et des bléssés
Des décès, si ton pays est stréssé
S'il y a le feu au village s'il y a le feu dans la ville
Si tu vois saigner les civils, si ça tire dans l'entourage
C'est juste une nuit d'émeutes ou le diable jubile
Deux jours aux Infos, après on est tranquille
C'est rien c'est rien
Ca va pas bien loin
C'est rien c'est rien
Ca va pas bien loin
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ZEBDA : Le bruit et l’odeur
J'suis tombé par terre
C'est pas la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
Y avait pas Dolto
Si y'a pas plus d'anges
Dans le ciel et sur la terre
Pourquoi faut-il qu'on crève dans le ghetto
Plutôt que d'être issu d'un peuple qui a trop souffert
J'aime mieux élaborer une thèse
Qui est de pas laisser à ces messieurs
Qui légifèrent, le soin de me balancer
Des ancêtres
On a beau être né
Rive gauche de la Garonne
Converser avec l'accent des cigales
Ils sont pas des kilos dans la cité gasconne
A faire qu'elle ne soit pas qu'une escale
On peut mourir au front
Et faire toutes les guerres
Et beau défendre un si joli drapeau
Il en faut toujours plus
Pourtant y a un hommage à faire
A ceux tombés à Montécassino
Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur
La peur est assassine
Alors c'est vrai je pénalise
Ceux qui flinguent les mômes
Qu'ont pas la pelouse en bas
Je suis un rêveur
Et pourtant ami j'analyse
Je suis un érudit et je vous dis:
Je suis serbo-croate et musulman
Voilà le hic
Un prêtre polonais républicain
Et laïque
Et si certains regrettent
De pas être noir de peau
Je n'ai qu'une réponse les gars
Vous avez du pot
L'égalité mes frères
N'existe que dans les rêves
Mais je n'abdique pas pour autant
Si la peur est un bras qui nous soulève
Elle nous décime
50
J'en ai peur pour la nuit des temps
Elle aime Noah
Mais faut qu'y gagne les tournois
Elle aime Boli mais a jamais rien aboli
Le bruit et l'odeur
Le bruit et l'odeur
Le bruit du marteau-piqueur
Qui a construit cette route?
Qui a bâti cette ville?
Et qui l'habite pas?
A ceux qui se plaignent du bruit
A ceux qui condamnent l'odeur
Je me présente
Je m'appelle Larbi, Mamadou Juan et faites place
Guido, Henri, Chino Ali je ne suis pas de glace
Une voix m'a dit "Marathon" cherche la lumière
D'en bas j'ai puisé un combat "la bonne affaire"
J'en ai bavé de la peur que j'ai lu dans les yeux
De ceux qui ont rien et qui le croient précieux
Quand j'ai compris la loi, j'ai compris ma défaite
Intégrez-vous disait-elle, c'était chose faite
Le bruit
Le bruit
Le bruit
Le bruit
Le bruit
Le bruit
et l'odeur
et l'odeur
du marteau-piqueur
et l'odeur
et l'odeur
du marteau-piqueur
Le bruit du marteau-piqueur dans les oreilles
Tu finis ta vie, dans ta tête bourdonnent les abeilles.
Jacques a dit...
51
SUPREME NTM : Laisse pas traîner ton fils
A l'aube de l'an 2000
Pour les jeunes c'est plus le même deal
Pour celui qui traîne, comme pour celui qui file
Tout droit, de tout façon y a plus de boulot
La boucle est bouclée, le système a la tête sous l'eau
Et les jeunes sont saoulés, salis sous le silence
Seule issue la rue même quand elle est en sang
C'est pas un souci pour ceux qui s'y sont préparés, si ça se peut
Certains d'entre eux même s'en sortiront mieux
Mais pour les autres, c'est clair, ça s'ra pas facile
Faut pas s'voiler la face, il suffit pas d'vendre des "kil"
Faut tenir le surin pour le lendemain
S'assurer que les siens aillent bien
Eviter les coups de surin
Afin de garder son bien intact
Son équipe compacte, soudée, écoute de scanner pour garder le contact
Ou décider de bouger, éviter les zones rouges, et
Surtout jamais prendre de congés
C'est ça que tu veux pour ton fils ?
C'est comme ça que tu veux qu'il grandisse ?
J'ai pas de conseil à donner, mais si tu veux pas qu'il glisse
Regarde-le, quand il parle, écoute-le !
Le laisse pas chercher ailleurs, l'amour qu'y devrait y avoir dans tes yeux
Refrain
Laisse pas traîner ton fils
Si tu ne veux pas qu'il glisse
Qu'il te ramène du vice
Laisse pas traîner ton fils
Si tu veux pas qu'il glisse
Putain, c'est en me disant :"J'ai jamais demandé à t'avoir !"
C'est avec ces formules, trop saoulées, enfin faut croire
Que mon père a contribué à me lier avec la rue
J'ai eu l'illusion de trouver mieux, j'ai vu
Ce qu'un gamin de quatorze ans, avec le décalage de l'âge
Peut entrevoir, c'était comme un mirage
Plus d'interdit, juste avoir les dents assez longues
Pour croquer la vie, profiter de tout ce qui tombe
La rue a su me prendre car elle me faisait confiance
Chose qui avec mon père était comme de la nuisance
Aucun d'entre nous n'a voulu recoller les morceaux
Toute tentative nous montrait qu'on avait vraiment trop d'ego
Mon père n'était pas chanteur, il aimait les sales rengaines
Surtout celles qui vous tapent comme un grand coup de surin en pleine poitrine
Croyant la jouer fine. Il ne voulait pas, ne cherchait même pas
A ranger ce putain d'orgueil qui tranchait les liens familiaux
Chaque jour un peu plus
J'avais pas l'impression d'être plus coté qu'une caisse à l'argus
Donc j'ai dû renoncer, trouver mes propres complices
Mes partenaires de glisse
52
Désolé si je m'immisce
Refrain
Que voulais-tu que ton fils apprenne dans la rue ?
Quelles vertus croyais-tu qu'on y enseigne ?
T'as pas vu comment ça pue dehors
Mais comment ça sent la mort ?
Quand tu respires ça, mec, t'es comme mort-né
Tu finis borné
A force de tourner en rond
Ton cerveau te fait défaut, puis fait des fonds
Et c'est vraiment pas bon quand t'en perd le contrôle
Quand pour les yeux des autres, tu joues de mieux en mieux ton orle
Ton orle de "caï-ra", juste pour ne pas
Qu'on te dise : "Voilà tu fais plus partie de la "mille-fa" d'en bas"
C'est dingue mais c'est comme ça
Sache qu'ici-bas, plus qu'ailleurs, la survie est un combat
A base de coups bas, de coups de "tom-ba"
D'esquives et de "Paw !" de putains de "stom-bas"
Laisse pas traîner ton fils
Si tu veux pas qu'il glisse
Qu'il te ramène du vice
Non laisse pas traîner ton fils
53
GRAND-PÈRE (Georges Moustaki)
C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Tous les autres m'écoutent mais toi tu m'entends
On est du même bois on est du même sang
Et je porte ton nom et tu es un peu moi
Exilé de Corfou et de Constantinople
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas
Je suis de ton pays, métèque comme toi
Un enfant de l'enfant que te fit Pénélope
Tu étais déjà vieux quand je venais de naître
Arrivé juste à temps pour prendre le relais
Et je finirai bien un jour par ressembler
A la photo où tu as posé à l'ancêtre
C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Que je glisse mes doigts le long de mes six cordes
Pour réveiller un air tranquille et monocorde
C'est tout ce que je sais faire de mes dix doigts
Maître en oisiveté expert en braconnage
Comme toi j'ai vécu à l'ombre des bateaux
Et pour faire un festin je volais les oiseaux
Que le vent de la mer me ramenait du large
Comme toi j'ai couru les filles et les rêves
Buvant à chaque source que je rencontrais
Et sans être jamais vraiment désaltéré
Sans jamais être las de répandre ma sève
C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Pour remettre au présent tout ce qui est passé
Depuis que je ne parle plus que le français
Et j'écris des chansons que tu ne comprends pas
C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Tous les autres m'entourent mais toi tu m'attends
Même si tu es loin dans l'espace et le temps
Quand il faudra mourir on se retrouvera.
54
INCH ALLAH (Damien Saez)
On a prié pour toi
On en a dessinée des croix
A ton nom
On en a bruler des livres
On en a crucifiés des fils
Juste de quoi tuer le temps
Toi t'as pris différents noms
T'as choisi différents drapeaux
Dis...mais pourquoi?
Moi je me souviens de ma mère
Qui me chantait cette chanson:
{Refrain:}
Alléluia
Inch Allah
Alléluia
Inch Allah
On en a fait toute une histoire
Ou tu redescendais nous voir
Mais toi t'es pas venu!
Nos sanglots pour uniques armes
A combattre pour que nos larmes
Ne soient pas, ne soient pas perdues
De siècles en siècles
De nuits en nuits
Et d'horreurs
En miséricorde
On t'as, on t'as attendu
Mais l'espoir n'est pas l'éternel
Et mon dieu que la lune est belle
Sur notre planète perdue
{au Refrain}
De New York à Bagdad
Et d'Alger à Pékin
A ta santé l'humain
A ta santé l'humain
De Moscou à Berlin
De Kaboul à Dublin
A ta santé l'humain
God blesse, blesse America
Inch Allah, Inch Allah
55
INCH ‘ALLAH (Adamo)
J'ai vu l'orient dans son écrin
Avec la lune pour bannière
Et je comptais en un quatrain
Chanter au monde sa lumière
Mais quand j'ai vu Jérusalem
Coquelicot sur un rocher
J'ai entendu un requiem
Quand sur lui je me suis penché
Ne vois-tu pas humble chapelle
Toi qui murmures paix sur la terre
Que les oiseaux cachent de leurs ailes
Ces lettres de feu danger frontière
Le chemin mène à la fontaine
Tu voudrais bien remplir ton seau
Arrête-toi Marie-Madeleine
Pour eux ton corps ne vaut pas l'eau
Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah
Et l'olivier pleure son ombre
Sa tendre épouse son amie
Qui repose sous les décombres
Prisonnières en terre ennemie
Sur une épine de barbelés
Le papillon guette la rose
Les gens sont si écervelés
Qu'ils me répudieront si j'ose
Dieu de l'enfer ou Dieu du ciel
Toi qui te trouves ou bon te semble
Sur cette terre d'Israël
Il y a des enfants qui tremblent
Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah
Les femmes tombent sous l'orage
Demain le sang sera lave
La route est faite de courage
Une femme pour un pavé
Mais oui j'ai vu Jérusalem
Coquelicot sur un rocher
J'entends toujours ce requiem
Lorsque sur lui je suis penché
Requiem pour 6 millions d'âmes
Qui n'ont pas leur mausolée de marbre
Et qui malgré le sable infâme
On fait pousser 6 millions d'arbres
Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah Inch'Allah
56
UN MUR À JÉRUSALEM (Rika Zaraï)
Un mur à Jérusalem,
Un mur d'espoir et de lumière
Qui s'élève jusqu'au ciel
{x2:}
Un grand mur de prière
Un mur à Jérusalem
Qui va jusqu'à Paris,
Qui va au loin,
{x2:}
Qui fait le tour de la terre,
Un mur d'amour et de chagrin.
Un mur à Jérusalem
Devant lequel des mains se tendent
Comme d'autres à Bethléem,
Des mains blanches et tendres,
Des mains qui demandent.
Un mur noirci par le temps
Blanchi par tous les vents, par les printemps
{x2:}
Qui creusèrent sa légende,
Un mur d'amour et de tourments.
Un mur à Jérusalem
Et c'est la fin d'un long voyage,
C'est l'échelle vers le ciel
Et la vue du rivage
A travers l'orage
Un mur à Jérusalem,
Il ne nous restait rien que ce mur-là
{x2:}
Et voilà pourquoi on aime
Jérusalem, Jérusalem.
57
HAVA NAGUILLAH (chant hébreu)
Hava nagila, hava nagila, hava nagila, venishmecha
Hava nagila, hava nagila, hava nagila, venishmecha
Hava naranena, hava naranena, hava naranena, venishmecha
Hava naranena, hava naranena, hava naranena, venishmecha
Bien, bien, je suis si bien que ma joie devient complète
Près de toi le temps s'arrête, dans tes bras je perds la tête
Serre-moi jusqu'au jour, danse danse danse mon amour
Dansons car dans les granges le blé se range
C'est le dernier jour des moissons
Dansons sur cette terre fertile et fière
Qui reverra d'autres sillons
Dansons sans plus penser au mal qu'on s'est donné
Pour faire lever ce grain qu'on vendra demain
Dansons cheveux au vent et si de temps en temps
Ton corps serre mon corps juste un peu plus fort
Uru, uru achim, uru achim, belev sameach
Uru achim belev sameach, uru achim, belev sameach
Uru achim ! uru achiiiiiim
Belev sameeeeaaaaach.
HEVENU SHALOM ELECHEM (chant Hébreu)
Hevenu shalom
Hevenu shalom alechem (3 X) Hevenu shalom shalom shalom alechem.
(nous vous apportons la paix)
58
ILS ONT LE PÉTROLE (Michel Sardou)
Ils ont le pétrole, Mais ils n'ont que ça.
On a le bon vin,On a le bon pain, Et caetera.
Ils ont le pétrole, Mais c'est tout.
On a les cailloux,On a les bijoux, On a les binious.
Ils ont les dollars, Et c'est bien.
On a les man'quins, Les grands magasins, Le Paradis Latin.
Ils ont les barils, on a les bidons,
Mais pour boire, où vont-ils ? Chez Dom Pérignon.
Parc'qu'ils ont le pétrole, Mais ils n'ont pas d'eau,
Pas d'neige en montagne, Pas d'huitres en Bretagne : Que des sables chauds.
Pétrole on the rocks, ça n'désaltère pas. Evian sort des Alpes, Pas du Sahara.
Ils ont le pétrole Pour 30 ans.
On a du vin blanc, Des blés dans les champs Pour au moins mille ans.
Ils ont le pétrole, Mais ils n'ont que ça.
On a des idées, Un gaspy futé Un Martel à Poitiers.
Ils ont les dollars. C'est très bien.
Nous, des têtes de lard De gaulois grognard. Et chauvins.
Cett'chanson s'adresse A un brav'garçon
Qu'on appelle Altesse Un ami d'pension.
Quand ton puits s'ra sec... plus d'jus dans l'citron,
Plus personne à la Mecque, Viens à la maison.
On boira mon vin De bon cœur.
Tu mangeras mon pain. J'demand'rai la main De ta sœur.
Quand ton puits s'ra sec, Viens à la maison.
On boira cul-sec En vieux compagnons.
59
NOËL A JÉRUSALEM (Enrico Macias)
Noël à Jérusalem
Près d'un mur que l'on croyait perdu
Un homme à genoux est là, il pleure à côté de moi
Et lève les yeux en remerciant le ciel
Noël à Jérusalem
Les pieds nus aux portes des mosquées
Ils sont des milliers qui viennent pour y déposer leurs peines
Le visage à terre jusqu'à la nuit tombée
Ces mains qui prient au même instant ici
N'ont-elles pas la même ferveur
Les hommes auraient-ils oubliés aussi
Que c'est Dieu qui fait battre leur cœur
Noël à Jérusalem
C'est aussi l'enfant de Bethléem
Et le pèlerin guidé par l'étoile du berger
Cherche la maison de sa nativité
Noël à Jérusalem
C'est le monde au pied de l'éternel
Qui vient implorer son nom et lui demander pardon
De s'être égaré loin des chemins du ciel
Pourtant il suffirait de voir un jour
S'élever dans une prière
Le cœur de trois hommes éperdus d'amour
Pour changer la face de la terre
Noël à Jérusalem
Près d'un mur que l'on a retrouvé
Un homme à genoux m'a dit : Tout est changé dans ma vie
Car Jérusalem est de nouveau sur terre
La première ville bénie
À qui le Seigneur a dit
Je ferai ici mon plus merveilleux Noël
À Jérusalem
60
LA TERRE PROMISE (Richard Anthony)
C'est pour toi Seigneur qu'ils ont tant marché
Tous ces voyageurs récompenses-les
Toutes les églises sont pleines à craquer
La terre promise ils l'ont bien méritée
Ça fait dix mille ans qu'on les fait patienter
Ce sont tous des braves gens
Ils n'ont plus qu'une idée
C'est de défaire leurs valises
Et poser leurs paquets
La terre promise ils l'ont bien méritée
C'est pour toi Seigneur qu'ils ont tant marché
Tous ces voyageurs récompenses-les !
La bonne surprise que tu leur ferais
La terre promise ils l'ont bien méritée
Ils l'ont bien méritée
Ils l'ont bien méritée ! ...
61
LES MARQUISES (Jacques Brel)
Ils parlent de la mort
Comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer
Comme tu regardes un puit
Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise
Aux Marquises
Du soir montent des feux
Et des pointes de silence
Qui vont s'élargissant
Et la lune s'avance
Et la mer se déchire
Infiniment brisée
Par des rochers qui prirent
Des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens
Des chants de repentance
Des quelques pas de deux
Et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise
Et l'alizé se brise
Aux Marquises
Le rire est dans le cœur
Le mot dans le regard
Le cœur est voyageur
L'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d'amour
Que les sœurs d'alentour
Ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont
Les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je dise
Gémir n'est pas de mise
Aux Marquises
62
POTEMKINE (Jean Ferrat)
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l'océan
M'en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents
Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine
Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d'un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé
Sur les flots je t'imagine
Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers
C'est mon frère qu'on assassine
Potemkine
Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin
Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on punit ainsi qui veut donner la mort
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort
Ce soir j'aime la marine
Potemkine
63
POUR TOI ARMÉNIE (Charles Aznavour)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l'hiver
Après l'enfer
Poussera l'arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l'horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie
Le monde s'est levé
Le monde est avec toi
Pour toi peuple oublié
Il a ouvert son cœur
Il a tendu ses bras
{au Refrain}
Et même si tu maudis ton sort
Dans tes yeux je veux voir
Arménie
Une lueur d'espoir
Une flamme, une envie
De prendre ton destin
Entre tes mains
A bras le corps
{au Refrain}
Arménie
Hayastann
64
ILS SONT TOMBÉS (Charles Aznavour)
Ils sont tombés sans trop savoir pourquoi
Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre
Avec des gestes lourds comme des hommes ivres
Mutilés, massacrés les yeux ouverts d'effroi
Ils sont tombés en invoquant leur Dieu
Au seuil de leur église ou le pas de leur porte
En troupeaux de désert titubant en cohorte
Terrassés par la soif, la faim, le fer, le feu
Nul n'éleva la voix dans un monde euphorique
Tandis que croupissait un peuple dans son sang
L' Europe découvrait le jazz et sa musique
Les plaintes de trompettes couvraient les cris d'enfants
Ils sont tombés pudiquement sans bruit
Par milliers, par millions, sans que le monde bouge
Devenant un instant minuscules fleurs rouges
Recouverts par un vent de sable et puis d'oubli
Ils sont tombés les yeux pleins de soleil
Comme un oiseau qu'en vol une balle fracasse
Pour mourir n'importe où et sans laisser de traces
Ignorés, oubliés dans leur dernier sommeil
Ils sont tombés en croyant ingénus
Que leurs enfants pourraient continuer leur enfance
Qu'un jour ils fouleraient des terres d'espérance
Dans des pays ouverts d'hommes aux mains tendues
Moi je suis de ce peuple qui dort sans sépulture
Qu'a choisi de mourir sans abdiquer sa foi
Qui n'a jamais baissé la tête sous l'injure
Qui survit malgré tout et qui ne se plaint pas
Ils sont tombés pour entrer dans la nuit
Éternelle des temps au bout de leur courage
La mort les a frappés sans demander leur âge
Puisqu'ils étaient fautifs d'être enfants d'Arménie.
65
ENTRE MARTEAU ET FAUCILLE
Au loin je vois des drapeaux en pagaille
Autour de moi les gosses tombent sous la mitraille
Au loin je vois des drapeaux qui vacillent
J'aperçois les marteaux, pas les faucilles
Brutes assoiffées dessus me sont tombées
Sur le revers de l'uniforme un signe difforme
Vagues souvenirs
De gens fiers, poings levés, courant dans les rues
Tchécoslovaques perdus,
Tournés vers l'ouest rien de nouveau
A la porte de chez toi réouvre le tombeau
La vue de leurs chars te laissera hagard hagard
Au loin je vois des drapeaux qui flottent
Le long des avenues ces gens chaussés de bottes
Au loin je vois des drapeaux qui vacillent
J'aperçois les marteaux, pas les faucilles
Brutes bien entraînées, propagande guérilla,
Qui d'un geste, d'un seul te mettent au pas
Idéologie construite sur vos cadavres
Ecoutez-les chanter le fusil pointé
Ecoutez-les vanter leur système politique
Où tu marches dans le rang par la trique et les flics
Devinez-les courtois si tu bouges je t'abats
Devinez-les féroces quand au napalm ils brûleront vos gosses
Au loin je vois des drapeaux en pagaille
Autour de moi les gosses et leurs entrailles
Au loin je vois des drapeaux qui s'enflamment
En hurlant dans la ville courent vos femmes vos âmes
Restez donc insouciants, restez donc perplexes ?
Invitez-les à boire, à manger, à se distraire
Assis à table ils parleront des cris qu'on fait taire
Ils parleront de la mort et de son pouvoir
Ils viennent chez vous pour se satisfaire
De vous voir à genoux de tendre la joue
Crachez-leur au visage dans l'ultime dans le sauvage
Prenez-les dans vos mires visez la tête sans fléchir
Au loin faites que je voie jamais de drapeaux
Que les gosses continuent à rire à être beaux
Autour faites que s'épanouissent les familles
Sans le poids d'un marteau ni l'ombre d'une faucille.
66
IMAGINE (John Lennon, 1971)
Imagine there's no heaven,
It's easy if you try,
No hell below us,
Above us only sky,
Imagine all the people
living for today...
Imagine there's no countries,
It isnt hard to do,
Nothing to kill or die for,
And No religion too,
Imagine all the people
living life in peace...
You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one
I hope someday you'll join us
And the world will live as one.
Imagine no possesions,
I wonder if you can,
No need for greed or hunger,
A brotherhood of man,
Imagine all the people
Sharing all the world...
You may say Im a dreamer,
but Im not the only one,
I hope some day you'll join us,
And the world will live as one
67
REVOLUCION (Balavoine)
Quand les canons résonnent
Comme pour annoncer le mauvais temps
Les femmes frissonnent
Et sous leurs jupons cachent les enfants
Elles prient la madone
Blessent leurs genoux en suppliant
Mais qu'est-ce qu'elle leur donne
En échange de leur dévouement
Revolucion
Crache la douleur des mots
Si les cris viennent de la peau
Revolucion
Sous les éclairs des couteaux
Glissent les lames le long du dos
Revolucion
Mère du dernier sursaut
Met du sang dans les sanglots
Comme on porte une couronne
Elles ont la peur sur leurs visages ruisselants
Espérant la maldonne
Elles frappent leurs poitrines en défilant
Pieusement questionnent
Est-ce que disparus veut dire vivants
Faut-il qu'elles pardonnent
Pour croire que leurs morts ne sont qu'absents
Revolucion
Crache la douleur des mots
Si les cris viennent de la peau
Revolucion
Sous les éclairs des couteaux
Glissent les lames le long du dos
Revolucion
Mère du dernier sursaut
Met du sang dans les sanglots
Et quand les canons résonnent
Les femmes aux regards bouleversants
Défilent inlassablement
Chaque jeudi que Dieu donne
Soutenues par la Madone
Loin des yeux de l'Occident
Près des canons qui résonnent
Les femmes aux regards bouleversants
Défilent inlassablement...
68
LA GUERRE (Fonky Family)
Partout c'est la guerre, C'est l'agonie sur la Terre
Certains se croient au Paradis, Mais sont dans les cars de l'enfer
C'est le frère contre le frère, Et le fils contre le père
Bienvenue dans le 3ème millénaire, Mais qu'est-ce que t'espères
Don Choa : La situation dégénère. Les trêves sont ephémères
Voit ces enfants et leurs mères massacrés par des mercenaires
Entre civils ou militaires, A coup de missiles ou de pierres
La terre n'est plus qu'un cimetière, Partout c'est la guerre
Les conflits prolifèrent Dans les zones pétrolifères
Rien n'apaise la soif de sang Du plus cruel des mammifères
Il ne reste que cendres et poussières L'humanité est suicidaire
On laisse faire Lucifer et les disciples d'Hitler
Ca sera la guerre tant que le système aura la même philosophie
Y'aura des citoyens de première et de deuxième catégories
Et tant qu'on voudra pas atteindre, mais juste rêver d'une paix durable
Ca sera la guerre et pendant que le monde crève, on fait du rap
Luciano : Partout c'est la guerre
Pour mille et une raisons, en voici quelques unes
A commencer, parce qu'il y a des riches au Nord et des pauvres au Sud
C'est la guerre parce que l'Occident a pillé l'Orient
Parce que y'en a qui en ont trop, parce que y'en a qui n'ont rien. C'est la *****,
Mais dans le fond qui se soucie réellement du genre humain ?
Qui se soucie des enfants, des malades, des frères qui meurent,
Des frères qui vont en tôle, des mères qui pleurent ?
C'est la guerre parce que la haine nous a rendus aveugles
Parce que personne veut être l'orphelin Et que tout le monde veut baiser la veuve
C'est la guerre parce que des coins de rue ont pris de la valeur
T'as pas idée de c'que certains peuvent rapporter dans l'heure
C'est la guerre parce qu'on veut tout ce qu'on voit dans les vitrines
Si c'est la guerre, putain, j'veux pas être sa prochaine victime
Dieu seul sait où tout cela mène J'finirais par un message de paix :
Salem, Shalom, Amen
Sat :
Ca bosse, ça s'branle, ça flambe, ça arrache, Ca vend, ça gambute, ça arnaque
Ca ment, ça s'rend pas, ça offense, Ca demande rien ça prend, ça apprend,
Ca souffre, ça affronte, ça s'pend, ça tente Ca court après le sublime,
Ca s'la joue dès que ça subit, ça tremble, Ca supplie, ça s'manque,
Et dès que tu sors le pistolet ça s'planque, Ca chambre, et dès que tu sors la monnaie ça se cambre,
Ca s'nique à l'alcool, à la drogue, Ca vise le pactole
Ca pense plus en grammes mais en tonnes, ça a pu peur de la tôle, Ca veut être en place, rayer le patron
Baiser la patronne, la patrouille remet tout le monde en place Ca devient chaud, ça s'laisse faire sans se
défendre
Ca part, ça s'arme, ça revient, ça tire, ça dépend Ca s'barre, ça s'salit, ça s'aide, ça s'salit, ça s'insulte
Ca se salut, ça saigne, ça se trahit
Don choa : C'est la guerre Ici pas de bombardements ni de couvre-feu
Dans la jungle urbaine, pour t'en sortir évite les coups foireux
Chez nous tu peux perdre la vie pour un portable ou 20 €
La bêtise humaine peut pousser un frère derrière les barreaux
Dans nos zones, tellement d'armes qu'on pourrait faire la guerre à l'Etat
On vit au rythme des réglements de compte, des meurtres, des vendettas
Tellement d'amour mais c'est la guerre
Et jusqu'au bout on va la faire On sait qu'baisser sa garde c'est la perdre
C'est chacun pour sa gueule mais t'as pas fait tout ça seul
La loi oeil pour oeil nous a rendu tous aveugle
J'ai rien d'un pacifiste mais je déteste la guerre
Normal toujours des innocents qu'on envoie sous terre
69
DENTS D’IVOIRE ET PEAU D’ÉBÈNE ( Gilbert Lafaille)
Pas la peine oh pas la peine » » » » » »
De ce type qui sue la haine » » » » » »
De bâton-rouge au Cap-Vert » » » » »
Ma maison c'est l'univers » » » » »
De parler de celui-là
Et empeste le climat
De la mer Noire au Mont-Blanc
Mon bâteau c'est l'océan
Maori du bout du monde
Petit homme aux boucles blondes
Jamaïcain d'Angleterre
Notre pays c'est la terre
Intouchable ou fils de roi
Italien de Charleroi
Marabout de Courbevoie
Chacun est ici chez soi
Dents d'ivoire et peau d'ébène
Marocain de Carthagène
Teint de rose cheveux de laine
Dents d'ivoire et peau d'ébène
Polynésienne aux yeux bleus
Portugais de Saint-Brieuc
Fils de l'argile et du bois
Mêmes veines et mêmes doigts
Tous nés de la même terre
De l'ombre et de la lumière
Les basanés les métisses
Musulmans de l'île Maurice
Du mystère et du chaos
Du feu de l'air et de l'eau
Les Tziganes les Mexicains
Catholique Sud-Africain
Pas la peine oh pas la peine
De ce type qui sue la haine
De St Pierre à St Omer
La seule patrie c'est la mer
De parler de celui-là
Et empeste le climat
De Comores à Nouméa
Le soleil et l'au-delà
Indien nu de l'Amazone
Petit enfant de la zone
Africaine au port de reine
Argentin de la Varenne
Vieil Apache ou Iroquois
Zoulou de Choisy-le-Roi
Déesse en sari de soie
Chacun est ici chez soi
Dents d'ivoire et peau d'ébène
Polonais du bois de Vincennes
Teint de rose cheveux de laine
Dents d'ivoire et peau d'ébène
Eurasienne au rire joyeux
Chinois de la Terre-de-Feu
Filles de la neige et du froid
Mêmes douleurs et mêmes joies
Tous nés de la même pluie
Nés d'une étoile dans la nuit
Les basanés les métisses
Petit Français pain d'épice
D'une ovule et d'un têtard
De l'amour et du hasard
Les Irlandais les rouquins
Juif-arabe américain
Dents d'ivoire et peau d'ébène
Andalou d'Ile et Vilaine
Jamaïcain d'Angleterre
Notre pays c'est la terre
Antillaise au corps de feu
Arménien de Périgueux
Marabout de Courbevoie
Chacun est ici chez soi
Pas la peine oh pas la peine » » » »
De ce type qui sue la haine » » »
De bâton-rouge au Cap-Vert » » »
Ma maison c'est l'univers » » » » »
De parler de celui-là
Et empeste le climat
De la mer Noire au Mont-Blanc
Mon bâteau c'est l'océan
70
LES ENFANTS DE LA GUERRE (Charles Aznavour)
Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Ils ont l'âge de pierre
du fer et du sang
Sur les larmes de mères
Ils ont ouvert les yeux
Par des jours sans mystère
Et sur un monde en feu
Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Ils ont connu la terre
A feu et à sang
Ils ont eu des chimères
Pour aiguiser leur dents
Et pris des cimetières
Pour des jardins d'enfants
Ces enfants de l'orage
Et des jours incertains
Qui avaient le visage
Creusé par la faim
Ont vieilli avant l'âge
Et grandi sans secours
Sans toucher l'héritage
Que doit léguer l'amour
Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Ils ont vu la colère
Étouffer leurs chants
Ont appris à se taire
Et à serrer les poings
Quand les voix mensongères
Leur dictaient leur destin
Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Avec leur mine fière
Et leurs yeux trop grand
Ils ont vu la misère
Recouvrir leurs élans
Et des mains étrangères
Égorger leurs printemps
Ces enfants sans enfance
Sans jeunesse et sans joie
Qui tremblaient sans défense
De peine et de froid
Qui défiaient la souffrance
Et taisaient leurs émois
Mais vivaient d'espérance
Sont comme toi et moi
Des amants de misère
De malheureux amants
Aux amours singulières
Aux rêves changeants
Qui cherchent la lumière
Mais la craignent pourtant Car Les amants de la guerre
Sont restés des enfants
71
GUERRE NORD-SUD (Assassin)
C'est un avertissement, c'est la guerre !
L'occident pratique un génocide à travers la misère.
Sur la planete Terre,
Les enfants sont affamés, les mères font la prière.
C'est la guerre sur les deux hemisphères.
Mais où est donc la paix ?
La colombe de la paix s'est envolée ...
L'écart Nord-Sud ne cesse de se creuser,
Dans les 30 dernieres années, la misère n'a cessé d'augmenter.
En Asie du Sud, en Amerique Latine et surtout en Afrique,
Renforcée, on y revient, par l'explosion démographique.
Quel monde allons nous laisser à nos enfants ?
Sachant que les propos des spécialistes du développement sont alarmants.
Si ces prévisions se réalisent,
La misère, la famine vont prendre l'allure d'un cataclysme.
L'Europe Occidentale, les Etats-Unis, le Canada et l'Australie,
Contrôlent 80% des ressources vitales pour la survie de l'Homme.
Parallèlement 100 millions d'Africains meurent de faim au Sud du globe.
Enfin les lois du marché et l'effondrement des cours des matières premières,
Produites au Sud, explique l'endettement des pays du tiers-monde.
Une seconde ... et je reprends,
En hommage à la mort chaque année des centaines de milliers d'enfants,
Du seul fait de la dette et des politiques d'ajustement,
Préconisées par le Fond Monétaire International;
Et la Banque Mondiale est down avec le style occidental.
C'est bien d'aider le Soudan, la Somalie ou le peuple Kurde.
Mais rien ne changera, tant qu'il y aura,
Des intérêts économiques dans cette guerre Nord-Sud.
C'est un avertissement, c'est la guerre !
L'occident pratique un génocide à travers la misère.
Sur la planete Terre,
Les enfants sont affamés, les mères font la prière.
C'est la guerre sur les deux hemisphères,
Mais où est donc la paix ?
La colombe de la paix s'est envolée...
Pendant que certains piquent une tête dans leur piscine,
Des enfants biafrés en Afrique dégueulent de la bile.
Nous sommes conscients que le blocus économique sur Cuba,
Pousse des mères à donner à manger à leurs enfants du rat.
Et l'homme qui gouverne sourit de toutes ses dents.
Et l'enfant qui se meure se vide de tout son sang.
Alors comme ça c'est la guerre,
Nord-Sud, Sud-Nord, l'entrechoque des hemisphères.
Et la Terre, et la Terre devient folle .
Sa population est contrôlée par une élite qui détient le monopole.
Mais pas celui de nos esprits,
Car le petit enfant blanc de l'occident s'instruit.
Le virus tue, mais parfois il est nécessaire
De s'introduire dans les anticorps pour stopper cette guerre !
72
LES DICTATEURS ( Les fatals Picard)
Si je faisais une équipe de foot avec des dictateurs
Je prendrais Mussolini en avant-centre, mais pas Hitler dans les buts, parce qu'il est trop petit
Pinochet serait ailier gauche et Mao serait ailier gauche, parce qu'il est de gauche
Et Pol Pot serait soigneur : «Non ça va, c'est bon, j'ai rien !»
Staline carton rouge, Mao carton jaune, va te mettre au poteau hop exécution !
Oh lalalalalala jolie tête de Ceaucescu
Où sont les supporters ? Où sont les adversaires ? Où sont les arbitres ? Ils sont dans les cages.
Si tu fais du foot avec des dictateurs, n'oublie pas de bien t'échauffer, de t'hydrater
Sinon ta peau sera desséchée et c'est bientôt l'été.
Si je faisais un groupe de reggae avec des dictateurs
Kadhafi serait à la guitare car il a eu les cheveux longs
On prendrait Saddam Hussein car il est bassiste
Et Khomeiny serait aux claviers avec son bonnet rasta
Et Pol Pot à l'orgue de barbarie, ouah t'en joues trop bien de la bar... de l'orgue
Allez on écoute Pol Pot, allez solo, allez on écoute
Si tu n'applaudis pas il va te mettre en prison, et si tu l'applaudis, il va t'mettre en prison
Où sont les spectateurs ? Où sont les techniciens ? Où sont les musiciens... Ils sont dans la fosse.
Si tu fais du reggae avec des dictateurs, n'oublie pas d'apporter tes papiers
Ah non non, c'est pas pour rouler, c'est juste pour les présenter
Si on faisait un camp de vacances avec des dictateurs
On ne paierait pas ses cocktails avec des perles de colliers, mais avec ses doigts
Allez Django, paye ta tournée : «Ah non, vous êtes trop nombreux là !»
La chanson du club est en allemand et la choré faut savoir les pas, le prof revient du Rwanda
Où sont les profs de sport ? Où sont les G.O ? Et les filles en maillots ?
Ils sont sous la douche.
Si tu fais un camp de vacances avec des dictateurs
N'oublie pas d'apporter ton maillot, y a pleins d'activités dans l'eau, enfin plutôt sous l'eau.
Si on faisait la cuisine avec des dictateurs : «Non merci, moi ça va j'ai pas très faim...»
Si on faisait un parc d'attraction avec des dictateurs : «C'est marrant y a pas la queue aux montagnes russes»
Si on faisait de la haute couture avec des dictateurs : «Le col Mao il est pas un peu trop serré ?»
Si on faisait une démocratie avec des dictateurs...
On peut jamais rien faire avec des dictateurs
Il y a toujours quelqu'un qui finit par se blesser
Avec la conjoncture actuelle, ils auront du mal à se recycler... Quoique...
Ils s'en sortent pas mal, faut dire ils sont forts à l'ANPE des dictateurs...
T'as vu, ils cherchent quelqu'un pour un génocide en Afrique ? Ah bah ouais faut aimer l'Afrique...
Et sinon bah y aura peut-être des débouchés en Europe de l'Est mais pas avant dix ans,
Faut s'armer de patience, faut s'armer tout court.
73
PEUR D’UNE RACE (Assassin)
Le racisme, le sujet est tabou,
Les ambiguïtés idéologiques que l'on retrouve un peu partout,
La défense de l'identité culturelle est mise en avant,
Sous quelle forme {x4} juge-t-on les gens?
Dites-moi, la solution est dans l'extrême?
A la séduction forte de l'extrême s'ajoute le charme discret des sous-entendus du f.n.
Pur respect des lois et des obligations,
Pur amour de la patrie, pur amour de la nation.
Comment un mouvement un mouvement nationaliste xénophobe peut-il encore exister en occident?
Drôle de comportement chez le peuple blanc!
Mais l'unité est un mot qui dépasse la couleur de la peau,
L'unité d'une seule race équivaut à zéro!
Ouvrez les yeux, ne sombrez pas dans la bêtise,
Maîtrisez le système avant qu'il ne vous brise.
Génocide sur génocide, c'est ancré dans l'histoire,
L'holocauste sur la même échelle que l'esclavage du peuple noir.
Trop de faits racistes ont marqué la vie de l'homme
Et l'économie de nos jours perpétue une vision qui n'est pas bonne,
Des a priori sur son prochain par un conditionnement,
L'unité des hommes serait dangereuse pour certains gouvernements.
Les problèmes entre noirs et blancs à certains profitent toujours,
Le Underground doit s'unir pour la paix et l'amour,
Toujours en action, contre les nations fascistes, racistes
La face cachée du nationalisme ne peut pas comprendre qu'un noir ou un arabe fasse de l'argent:
Ils pensent "C'est un voleur ou un dealer" Ah pauvres gens!
Stéréotypés jusqu'à la moelle,
Ce genre de bâtards devant nous finissent à poil!
Alliance d'idées, alliance de cultures,
Le métissage est notre force, cette force le futur.
Essayons d'ouvrir les yeux à l'humanité avant qu'elle ne meure,
Nous sommes d'abord des êtres humains avant d'être une couleur.
Le racisme, le sujet est tabou,
Les ambiguités idéologiques que l'on retrouve un peu partout,
La défense de l'identité culturelle est mise en avant,
Sous quelle forme {x4} juge-t-on les gens?
74
YANNICK NOAH : Métis (se)
[Choeurs]:
Je suis métis, un mélange de couleur Oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs
[Yannick Noah]:
Marcher pied nu dans la ville, en sandales dans la jungle
Tu sais le mélange est facile, il suffit d'être simple
Je suis une éclipse qui rencontre un solide
Je suis fier d'être métis, j'ai la chance de choisir
[Choeurs]:
Je suis métis, un mélange de couleur Oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs
Je suis métis, un mélange de couleur Oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs
[Yannick Noah]:
Si parfois je me perds au milieu des rives
Si j'ai besoin de repères, mes racines me guident
Un sentiment basé, un élan, une chance
Une si belle mosaïque et dans mon coeur ça danse
[Disiz]:
Je suis la preuve vivante que tous les humains sont les mêmes
Je suis l'enfant d'Adam et Eve,
Je suis un rêve comme Ismaël, en Israël renie ta haine
Et fait sourire les hommes
Mélange de Gange et la Tamise,
Métis des Indes et du Brésil
On est Métis comme Sade et Bob Marley
Tu peux te marrer ou bien te barrer,
On peut en parler
Multicolores, anti-connards
Et tous mes colocataires caracolent en tête
Pour des idées d'un monde plus métissé!
[Choeurs]:
Je suis métis, un mélange de couleur Oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs
Je suis métis, un mélange de couleur Oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs
(ter)
[Yannick Noah]:
Je suis métis
[Disiz]:
Deux êtres différents qui se mélangent et ne font qu’un
[Yannick Noah]:
Je suis métis
[Disiz]:
Deux cultures, deux passés qui se rassemblent et ne font qu’un
[Yannick Noah]:
Je suis métis
[Disiz]:
Deux façons de penser qui se rassemblent pour ne faire qu’un
[Yannick Noah]:
Je suis métis
[Disiz]:
Pas besoin de voyager pour dire que je viens de loin
[Choeurs]:
Je suis métis, un mélange de couleur Oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs
Je suis métis, un mélange de couleur Oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs
(ter
75
IAM : Nés sous la même étoile
Refrain (x2) : La vie est belle, le destin s’en écarte
Personne ne joue avec les mêmes cartes
Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu’il dévoile
Tant pis, on n’est pas né sous la même étoile
Pourquoi fortune et infortune, pourquoi suis-je né
Les poches vides, pourquoi les siennes sont-elles pleines de thunes
Pourquoi j’ai vu mon père en cyclo partir travailler
Juste avant le sien en trois pièces gris et BMW
La monnaie est une belle femme qui n’épouse pas les pauvres
Sinon pourquoi suis-je là tout seul marié sans dote
Pourquoi pour lui c’est crèche et vacances
Pour moi c’est stade de foot sans cage, sans filet, sans même une ligne
blanche
Pourquoi pour lui c’est l’équitation pour moi
Les bastons, pour lui la coke, pour moi les flics en faction
Je dois me débrouiller pour manger certains soirs
Pourquoi lui se gave de saumon sur lit de caviar
Certains naissent dans les choux, d’autres dans la merde
Pourquoi ça pue autour de moi quoi ! Pourquoi tu me cherches ?
Pourquoi chez lui c’est des Noël ensoleillés
Pourquoi chez moi le rêve est évincé par une réalité glacée
Lui a droit à des études poussées
Pourquoi j’ai pas assez d’argent pour acheter leurs livres et leurs cahiers
Pourquoi j’ai dû stopper les cours
Pourquoi lui n’avait pas de frère à nourrir, pourquoi j’ai dealé chaque jour
Pourquoi quand moi je plonge, lui passe sa thèse
Pourquoi les cages d’acier, les cages dorées agissent à leur aise
Son astre brillait plus que le mien sous la grande toile
Pourquoi ne suis-je pas né sous la même étoile ?
Refrain (x2)
Comme Issa, pourquoi ne suis-je pas né sous la bonne étoile
Veillant sur moi ? Couloir plein de toiles, crachats
Tchatche à deux francs, courbettes des tapettes devant
Supporter de grandir dans 1 franc, c’est trop décevant
Simplement en culotte courte
Ne pas faire la pelle mécanique plate avec des pots de yaourt
C’est pas grave, je n’en veux à personne, et si mon heure sonne
Je m’en irais comme je suis venu
Adolescent incandescent chiant à tour de bras sur le fruit défendu
Innocents, témoins de types abattus dans la rue
C’est une enfance ? De la pourriture, ouais
Je ne draguais pas mais virais des tartes aux petites avec les couettes
Pâle de peur devant mon père, ma sœur portait le voile
Je revois, à l’école les gosses qui la croisent, se poêlent
C’est rien Léa, si on était moins scrupuleux
Un peu de jeu de feu on serait comme eux
Mais j’ai pleuré pour avoir un job, comme un crevard sans boire
Les « je t’aime » à mes parents, seuls dans mon lit le soir
Chacun son boulet, sans ambition la vie c’est trop long
Ecrire des poèmes, pisser violent dans un violon
Tu te fixes sur le wagon, c’est la locomotive que tu manques
C’est pas la couleur, c’est le compte en banque
J’exprime mon avis, même si tout le monde s’en fiche
Je ne serais pas comme ça si j’avais vu la vie riche
76
LIBERTE DE CIRCULATION : Les p’tits papiers
Laissez parler
Les p' tits papiers
A l’occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler
Laissez brûler
Les p' tits papiers
Papier de riz
Ou d’Arménie
Qu'un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer
Un peu d'amour
Papier velours
Et d’esthétique
Papier musique
C'est du chagrin
Papier dessin
Avant longtemps
Laissez glisser
Papier glacé
Les sentiments
Papier collant
Ça impressionne
Papier carbone
Mais c'est du vent
Machin machine
Papier machine
Faut pas s' leurrer
Papier doré
Celui qu’y touche
Papier tue-mouches
Est moitié fou
C'est pas brillant
Papier d'argent
C'est pas donné
Papier-monnaie
Ou l'on en meurt
Papier à fleurs
Ou l'on s'en fout
Laissez parler
Les p' tits papiers
A l'occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler
Laissez brûler
Les p'tits papiers
Papier de riz
Ou d'Arménie
Qu'un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer.
77
MC SOLAAR : Victime de la mode
Clapeur, prise 1, vision panoramique
Une caméra avance, gros plan sur Dominique
Seule devant la glace, elle osculte son corps
Puis crie machinalement : encore quelques efforts
Tous les régimes sur elle furent testés
Toutes les tentatives ont été des échecs complets
Mais elle persévère et pour plaire à son homme
Dominique a décidé de suivre la norme
Elle enmagasine des magazines
Dans lequels elle pense trouver le recours ultime
Maso à l'assaut de ses formes rondelettes
Elle était occupée à couper du pécul car on lui piquait les fesses
Victime de la mode, tel est son nom de code
Lumière, scène II, l'As de trèfle lui propose
Une toute nouvelle donne et en voici la cause
Tellement d'efforts et pour quel résultat ?
Elle perd de l'oseille au lieu de perdre du poids
Dominique réplique et très vite m'explique qu'elle veut être
la réplique d'une créature de clip
ainsi font, font, font les petites filles coquettes
Elles suivent un modèle qui leur fait perdre la tête
From London to Washington, Kingston, Charenton
ou Carcassone
Quand le téléphone sonne, elle répond sans cesse
Qu'elle était occupée à couper du pécul car on lui piquait les fesses
Victime de la mode, tel est son nom de code
Donc, en guise de conclusion
A l'analyse logique de cette situation
Le régime, le jogging, la lipossucion
Sont à tester mais il faut faire attention
Espérons que vous avez compris
Les bases très claires de ce code de déontologie
Prendre ou perdre quelques kilos
L'essentiel est d'être vraiment bien dans sa peau
Ma tactique attaque tous tes tics avec tact
Domique pas de panique, écoute bien ce funky beat
La quête de l'image la laisse dans le stress
Elle était occupée à couper du pécul car on lui piquait les fesses
Victime de la mode, tel est son nom de code
78
ENSEMBLE : Sa raison d’être
Elle en a vu de toutes les couleurs
Elle est revenue de tant de combats
Elle a tellement tendu son coeur
Là où d'autres ont baissé les bras
Elle dit qu'après certains regards
Les mots deviennent dérisoires
On fait des choses parce qu'elles s'imposent
Sans se demander pourquoi
C'est peut-être, Oh peut-être
Une goutte dans la mer
C'est peut-être, Oui peut-être
Une goutte dans le désert
Oui mais c'est sa raison d'être.
Sa raison d’être,
Sa raison d’être,
Sa raison d'être
Oh, elle en a essuyé des yeux.
Elle en a baissé des paupières
Oubliant même que le ciel est bleu.
A tant se pencher dans la poussière
Elle dit qu'on peut toujours trouver
Des excuses pour ne pas bouger
Elle, elle préfère encore se taire
Et faire ce qu'elle a à faire
C'est peut-être, Oh peut-être
Une goutte dans la mer
C'est peut-être Une goutte dans le désert
Oui mais c'est sa raison d'être
Oui sa raison d'être
Oui mais c'est sa raison d'être
Oui sa raison d’être.
Sa raison d’être,
Sa raison d’être,
Sa raison d'être
Oh, elle a brisé des silences
Poussé des cris contre des murs
Avec pour écho l'indifférence
Et des rancunes encore plus dures
Car aujourd’hui, si l'existence ici
Ne se limite qu'à la survie
Il faut savoir qu'une aile de papillon
Peut tout changer pour de bon
C'est peut-être
Oui peut-être Une goutte dans la mer
C'est peut-être
Oui peut-être Une goutte dans le désert
Oui mais c'est sa raison d'être
C'est peut-être une goutte dans le désert
Oui mais c'est sa raison d'être
Sa raison d'être
Sa raison d'être
79
ÉCOUTE MA PRIÈRE (TRYO)
Écoute ma prière
Ce soir je crie la folie des frères
Sur la terre notre mère
Trop de familles dans la misère
Frappées par la bêtise de la guerre
Je voudrais comprendre
La raison pour laquelle
Des frères et des sœurs
S'entretuent, se querellent
Cherche au fond de toi la lumière !
Comment expliquer à des enfants
Que c'est la folie des hommes
Qui décide des temps
Dans Babylone aujourd'hui la haine a pris les devants
A nous d'aller de l'avant
Ce soir une mère pleure
Dans une ville qui se meurt
Je ne pourrai garder sur le cœur
Tant de peine, ni de douleur
C'est là où les cris et les larmes
S'affirment en tant que langage
La folie des hommes perdure à travers les âges
Dis-moi qui a raison, dis-moi qui est le plus fort
Chasse de mon esprit toutes ces images
Regarde dans les quartiers, toujours le même problème
Diviser pour mieux régner, c'est la loi qu'ils comprennent
Redonner la foi à mes frères, c'est le combat que je mène
Faire en sorte de lutter, qu'on ne sombre pas dans la haine
Certains du gouvernement me parlent de couleur
Un autre bien établi me parle de bruit et d'odeur
Man, lorsque j'entends ça, j'me dis qu'y a de quoi avoir peur
Et l'éternel me donne cette force que j'ai au fond du cœur
Tu sais
Lorsque mes yeux se ferment
Mon esprit s'évade et me laisse apercevoir
Comme une lueur d'espoir
Émergeant du noir
Et c'est le même film qui passe tous les soirs
Je rêve de collines
Et de vallées en fleurs
D'un endroit paisible où je n'ai plus à avoir peur
D'utopies, de sentiments qui viennent du cœur
Je rêve tout simplement d'un monde
Meilleur
80
LE DÉSERTEUR de RENAUD
Monsieur le président, Je vous fais une bafouille
Que vous lirez sûrement Si vous avez des couilles
Je viens de recevoir Un coup d'fil de mes vieux
Pour m'prévenir qu'les gendarmes S'étaient pointés chez eux
J'ose pas imaginer C'que leur a dit mon père
Lui, les flics, les curés Et pis les militaires
Les a vraiment dans l'nez P't-être encore plus que moi
Dès qu'il peut en bouffer L'vieil anar' y s'gêne pas
L'vieil anar' y s'gêne pas
Alors y parait qu'on m'cherche Qu'la France a besoin d'moi
C'est con, j'suis en Ardèche Y fait beau, tu crois pas
J'suis là avec des potes Des écolos marrants
On a une vieille bicoque On la retappe tranquillement
On fait pousser des chèvres On fabrique des bijoux
On peut pas dire qu'on s'crève L'travail, c'est pas pour nous
On a des plantations Pas énormes, trois hectares
D'une herbe qui rend moins con Non, c'est pas du ricard
Non, c'est pas du ricard
Monsieur le président Je suis un déserteur
De ton armée de glands De ton troupeau d'branleurs
Ils auront pas ma peau Toucheront pas à mes cheveux J'saluerai pas l'drapeau
J'marcherai pas comme les bœufs
J'irai pas en Allemagne Faire le con pendant douze mois
Dans une caserne infame Avec des plus cons qu'moi
J'aime pas recevoir des ordres J'aime pas me lever tôt
J'aime pas étrangler le borgne Plus souvent qu'il ne faut
Plus souvent qu'il ne faut
Puis surtout c'qui m'déplait C'est que j'aime pas la guerre
Et qui c'est qui la fait Ben c'est les militaires
Ils sont nuls, ils sont moches Et pis ils sont teigneux
Maintenant j'vais t'dire pourquoi J'veux jamais être comme eux
Quand les Russes, les Ricains Feront péter la planete
Moi, j'aurais l'air malin Avec ma bicyclette
Mon pantalon trop court Mon fusil, mon calot
Ma ration d'topinambour Et ma ligne Maginot
Et ma ligne Maginot
Alors me gonfle pas Ni moi, ni tous mes potes
Je serai jamais soldat J'aime pas les bruits de bottes
T'as plus qu'a pas t'en faire Et construire tranquilos
Tes centrales nucléaire Tes sous-marins craignos
Mais va pas t'imaginer Monsieur le président
Que j'suis manipulé Par les rouges ou les blancs
Je n'suis qu'un militant Du parti des oiseaux
Des baleines, des enfants De la terre et de l'eau
De la terre et de l'eau
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Monsieur le président Pour finir ma bafouille J'voulais t'dire simplement
Ce soir on fait des nouilles A la ferme c'est l'panard
Si tu veux, viens bouffer On fumera un pétard
Et on pourra causer On fumera un pétard
Et on pourra causer
Le DÉSERTEUR (Boris Vian)
Monsieur le Président
Si vous avez le temps
Pour partir à la guerre
Je ne veux pas la faire
C'est pas pour vous fâcher
Je m'en vais déserter
Je vous fais une lettre
Je viens de recevoir
Avant mercredi soir
Je ne suis pas sur terre
Il faut que je vous dise
Que vous lirez peut-être
Mes papiers militaires
Monsieur le Président
Pour tuer des pauvres gens
Ma décision est prise
Depuis que je suis né
Et pleurer mes enfants
Et se moque des bombes
On m'a volé ma femme
Demain de bon matin
J'irai sur les chemins
J'ai vu mourir mon père
Ma mère a tant souffert
Et se moque des vers
On m'a volé mon âme
Je fermerai ma porte
J'ai vu partir mes frères
Elle est dedans sa tombe
Quand j'étais prisonnier
Et tout mon cher passé
Au nez des années mortes
Je mendierai ma vie
Et je dirai aux gens:
N'allez pas à la guerre
Allez donner le vôtre
Si vous me poursuivez
Et qu'ils pourront tirer
Sur les routes de France
Refusez d'obéir
Refusez de partir
Vous êtes bon apôtre
Prévenez vos gendarmes
De Bretagne en Provence
Refusez de la faire
S'il faut donner son sang
Monsieur le Président
Que je n'aurai pas d'armes
Nota:
La version initiale des 2 derniers vers était:
"que je tiendrai une arme ,
et que je sais tirer ..."
Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji
82