111 Noms de Fa de la Châtaigneraie C 111 Noms de

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111 Noms de Fa de la Châtaigneraie C 111 Noms de
111 Noms de Familles
de la Châtaigneraie Cantalienne …
Etude de l’Institut d’Etudes Occitanes du Cantal
Conférence de Catherine Liethoudt
Rencontres
ncontres Généalogiques de la Châtaigneraie
Châtaigneraie
Teissières
Teissières-les-Bouliès
Bouliès le 4 août 2001
www.aprogemere.fr
Le nom est chargé de certains souvenirs, il évoque un patrimoine ancestral,
il renvoie aux origines qu’en fin de compte il révèle.
Christian Lauranson-Rosaz
Noms de l’aristocratie
l’a
auvergnate du haut moyen âge.
L’Auvergne et ses marges du VIIIe au XIe siècle.
IEO cantal 24 pages
lnstitut d'étudesoccitanedu Cantal
111nomsde famille
de la Châtaigneraiecantalienr€...
tt Le nom estchargéde certainssouvenirs,
il évoqueun patrimoineancestral,
il renvoieaux originesqu'en fin de compteil révèle."
à proposdesnomsde l'aristocratie
ChristianLauranson-Rosaz,
du hautmoyenâge,
auvergnate
dansL 'Auvergneet sesmargesda tr'IIIeau XIe iècle.
Octobre 2000 : Marcel Andrieu est en train de peaufiner un projet de Rencontres généalogiques de la
Chôtoigneraie qui auont lieu pour la première fois à Teissières-les-Bouliès,en août 2001. Au cours de la
conversation surviennentles questionsqui traversentI'esprit du généalogisteà la lecture des registresd'état civil:
que sont ces noms de famille? d'où viennent-ils? Si le nom "signifie quelque chose ", que signifie-t-il ? Comment,
par exernple, une famille de la Châtaigneraiecantaliennepeut-elle s'appeler "Miquel"? Cette farnille a-t-elle voulu
marquer ses lisns avec l'émigration vers I'Espagne en hispanisant son nom ? mais cela dewait donner "Miguel . La
réponse est plus directe et plus simple : Miquel est le nom occitan correspondantau français "Michel " car, en
Occitanie, les noms de famille ont bien des chancesd'être en occitan.
C'est de cette conversationqu'est née l'idée d'une contributionde I'lnstitut d'étudesoccitanesdu Cantal aux
Rencontres généalogrques de la Châtaignerale: il s'agissait de mettre en lumière la présence centrale de la langue
occitanedans le patrimoine des noms de farnille.
Notre contribution empnrnte donc, elle aussi, la machine à remonter le ternps fâmiliàe aux généalogistes,mais
pour offrir d'autres points de vue sur le paysageanthroponymiquede la Châtaigneraie: ces noms de famille, que
nous disent-ils sur noûe passécommun? Que nous disent-ils sur notre histoire collective, celle de notre langue, de
notre culture, de notre pays ?
C. L.
"1ll nomsde famillede la Châtaigneraie
prénoms": listenon exhaustive,
cantalienne..,
et quelques
établieet proposéeà
I'IEO CantalparM. Andrieu.
parl'équipede l'atelierde pratique de I'occitan de I'institut d'étudesoccitanesdu
Une partiede l'étudea étéassurée
Cantal Compléments,tentative de synthèseet exposition:CatherineLiethoudt, pour une interventionorale lors des
généalogiques
Rencontres
de la Châtaigneraie,
le 4 août2001à TeissièresJes-Bouliès.
On a fait appel aux ouwagessuivants:
Alibert (Louis), Dictionnaire occitan-français,publié avec le concoursdu CNRS. IEO, 1966. Alibert (Louis),
Gramatica occilana segon los parlars lengadocionç,CEO, 2è edicion 1976.
Amé (Émue), Dicrionnaire topographique drt départentent du Cantal Imprimerie nationale, Paris, L897.
(Référenceabrégée:DTC Amé).
Bourciez (Édouard), Élémentsde linguistique romane,5è éditiorL Klincksieclq 1967.
Cellard (Jacques),Trésorsdes noms defamilles, Belin, 1983. (Référenceabrégée: JC).
Chambon (Jean-Pierre),"Sur une technique de la linguistique historique: l'identification des noms de lieux, en
particulier dans les textes du passé(avec des exemplesconcernantI'Auvergne et ses marges) " Loues. Actes des
sessionsde linguistique el de liltërqture l7 (ç,.55 à 100), Pressesde l'Ecole normale supérieure,Paris, 1997.
(Réference abrégée:J.-P. C.)
Chambon (Jean-Piene), "Sut' la répartition des toponlirnesen -anu et -anicu et les courants de romanisation de la
Gaule chevelue méridionale ", Travaux de linguistique et de philologie XXXVII(p. 141-161), Klincksieck 1999.
(Réferenceabrégée: J.-P.C.)
Chambon (Jean-Piene),"{Jn des plus anciensdocumentslinguistiquesrelatifs_àl'Auvergne méridionale" (Lo Breu
del mel Sanctae Fidis du Cartulaire de Conques), rerue Lengas n" 48 (p.'-44), Montpellier, 2000. (Référence
abrégée:J.-P. C.)
Chambon (Jean-Pierre) et Olivier (Philippe), "Histoire linguistique de I'Auvergne et du Velay (synthèse
provisoire) ", Travaux de linguistique et de philologie XXXVfflfu.83-153), Klincksieck,2000. (Réferenceabregée
en J.-P.C.)
Dawat (Albert), La Toponynriefrançaise, Payot 1960, réédition 197L. (Cet ouwage reprend en particulier l'étude
de l'auteur sur la Toponymie gauloise et gallo-romaine el du Velay, datant de 1939 et fondamentalepour note
région. Réferenceabrégée.'TF, AD).
Dauzat (Albert) et Monet (Marie-Thérèse),Liictionnaire étymologique des noms de famille et des prénoms de
France, Larousse,1951. (Référenceabrégéeen AD-MTM).
Dauzat (Albert) et Rostaing (Charles), Diclionnoire des noms de lieux de Fronce, Larousse, 1963. (Réference
abrégée:AD-CR).
Lauranson-Rosaz(Christian), L 'Auvergneel sesmarges du XIIIè au XIè siècle: la fin du monde antique ? publié
par Les Cahiers de Ia Haute-Loire, Le Puy-en-Velay, 1987.
Lévy (Émile), Pefir Dictionnaire provençal-français. CPM Marcel Petit, 1980.
Misfral (Frédéric),Lo Tresouydau Felibrige, (Référenceabrégée:TdF Mistral).
Phalip (Bruno), Seigneurset bâtisseurs,le chôteau et I 'habitat seigneurial en Haute-A uvergne et Brivadois entre
Ie XIèet le w èsiècle,publicationpar I'Institut d'étudesdu Massif'central, 1993.
et l'étatcivil,de 1650à 1900:
A traversles registresparoissiaux
cantalienlte...
111noms de famillede la Châtaigneraie
ALAYMNGUES, Alelrangue(s)
ALRIC
ANTRAYGUES,Entraigues
AURIERES
AURILLAC, Auriac
AYMAR
AYROLLES
BARDY
BATUT, Battud
BEFFRIEU,Befrieu
BESOMBES
BOISSIERES
BONHOMME
BOUQUIER
BOUSSAROQUE
BOUYGUES.Bovgue(s)
BOYER
BRUEL
CAILHACCaillac
CALDAYROI-X, Callairoux
CANTAREL
CANTOLJRNET
CARRTERE
CASTANLER Castanié
CAUFEYT,Cauffeg
CAUMEL
CAUMON
CAVAILHAC
CAYROU
CIPIERE
COMPOSTIE
CONDAMINE
CONTENSOTIX.
Contensous
COUSSEGAL
DELCAMP
DELMAS
DELPUECH
DEMAISON.Demaisons
DESBANS
ESPEISSE.
Espeysse
ESTNAL
FAU
FAVEN
FEL
FELGINES,Fèlzines
ELORY
FRAQTJIER
GARRIGOU& Garrigous
GARROUSTE
GAUZENTES
GINALHAC
GLADINES
GLEYAL
CIOUTTEFRA!J
GUIRBERT,GuilbertGuibert
JALENQUES
JOFFRE
JOURDON
deLA TOUR
LABERTRANDIE
LAC
LACARRIERE
LACASSANHE
LACOSTE
LANTUEJOUL
LAPARRA
LASSALE
LAURESSERGUES
LAROUSSINIE
LAUTREMAYOU.Automayou(x)
LAVIGNE
LAYBROS,lrybros
LESCURE
LONGPUECII
MARCENAC
MAS
MAYONOBE
MAZET
MEALADET
MEAI,LET
M-ERMONT
MELY
MIQUEL
MOMBOISSES
MONTARNAL
MONTOURCY
MOLINIINOUS
MURATET
NIGOU
PARRJCHE
PAUCOT
de PELLAMOLiRGUE,de Puechiamorgue
PICAROUGNE
PIGANTOL
PINQUIER
PLANHES
PRAT
RATFY
REVEL
REYT
RIEU
ROQUES
ROQUESOLANNE
ROUQUET
ROUQIIER
ROUZET
SOUQLNERES
ROTAPEL
VALADOUX
VAURS
VENZAC
et quelquesprénoms
Anieric (vers 1684)
An(n)et, Agnet (vers 1700)
Astorg
Durand (vers 1770)
Gerbèrt
Guilhèrn
Guinot
Guiral
Nadal (vers 1760)
(rapide)desnomsde famille
Historique
Après des siècles de mise au point progressive,c'est à la fin du XVIIIè siècle que s'est constitué notre
système actuel des noms propres de personnes(les anthroponymes),système qui s'est ensuite fossilisé avec la
centralisationadminisfrative du PremierEmpire.
Comment appelait-onles personnesdansle passé,lointain ou proche?
Les anthropon),rrnesgaulois sont hès mal connus : c'étaient probablement des noms ou des surnoms
individuels qui ne se transmettaientpas aux descendants.Ce systèmea disparu avec la romanisation de la Gaule,
du moins dans les classesélevéesde la sociétésauloise.
l
A partir du I ., siècle de nofre ère, les gallo-romains (en tout cas les hommes tibres) adoptent, souventen
le simplifiant, le systèmelatin, qui combinut un pruenornen (6rénom) avec wt gentilice (nom de famille ou de
lignée, transmissible) et un cognomen (surnom, transmissibleou non). Mais cet état civil inspiré de celui des
Romainsdisparaîtassezvite.
A partir du Ier siècle, le christianisme progresse(313 :édit de Milan tolérant le christianisme),puis
devient la religion officielle: en 391, un édit de Théodoseinterdit les cultes païens.Il n'existe plus alors que des
noms de baptême individuels, souvent le nom d'un saint ou d'une sainte (c'est-à-dire nofie prénom actuel), en
principe non transmissibles,et éventuellementcomplétéspar un surnom.
Ce systèmeanthroponymiqueest lui-même balayé à partir du Ve siècle par les invasionsbarbares.Jusqu'à
l'an Mil, les noms d'origine gennaniquese généralisent(par contrainteou par mode ?). Christian Lauranson-Rosaz
monûe par exemple qu'entre 750 et 1050, près de 80 %odes Auvergnats nominés dans les documents connus
portent un nom germanique.Ceci ne veut pas dire que ces personnesetaient d'origine germanique:à cette epoque
les langues germaniques n'étant pratiquement plus ni parlées ni comprises, (voir les confusions enûe racines
germaniques"d'origine distinctes et de sensdifférent ") le sensde ces noms était à peu près aussi obscur pour la
majorité de la population qu'il I'est actuellernentpour nous, mais les noms germaniquesétaientdevenusà leur tour
desnoms de baptêmecourammentutilisés.
Enfin, vers le xr siècle pour I'ensemble de la population, et netternentplus tôt pour les classesdominantes,
le nom de baptôme, souvent sous une forme altéree (diminuûf$, et / ou le surnom (de métier par exemple)
tendentà se transmettre de générationsen générations: c'est donc la naissance,du systèmede dénomination
des personnes tel que nous le connaissonsaujourd'hui, en général, un prénom individuel + un nom de famille
collectif et transmissible (+ parfois un surnom).
Stabilisésvers la fin du XVe siècle,ces anthroponymesse sont fixés avec I'organisation des
registresd'état civil rendusobligatoirespar l'article 5l de I'ordonnancede Villers-Cotterets,en 1539,bien que de
nouveaux noms de famille aient continuéà se créerjusqu'au XVm è siècle.
En quelle langue sont les noms de famille de la
Châtaigneraie?
Les ordonnaricesde Villers-Cotterets imposaient aussi de rédiger les actes publics en ûançais. Dans la
période qui nous interesse,1650-1900,les registresparoissiauxpuis l'état civil sont donc en français. Mais le
"langaige maternel françois ", selon la fonnule utilisée par le roi Françoist", n'était pas "tnaternel " pour tout le
monde, loin de là. Et on I'a vu, les noms de famille se sont formés bien avant 1539, c'est pourquoi il faut passer
'ostal
par les langues d'avant le français pour éclairer leur étymologie, y compris celle des noms d
(toponymes).Or la langued'avant le français,chez nous, c'est ce qu'on appelle le "patois ".
'Patois ",Iangue d'oc, occitan
Comme la plus grande partie de I'actuelle Auvergre, notre départementest situé dans la zone d'oc. Aux
vifie ot /X siècles, en Gaule, les parlers tomans se sont divisés en derx grandes familles : au nord de la Loire, où
l'influence des languesgermaniquesa été forte, "oui>; se disait "oïl ", c'est la zone d'oï|. Le français actuel a
pour ancêtreun parler d'oi'I, celui de I'lle-de-France,appeléIe francisn. Au sud de la Loire, où l'attachementà
la rornanité a été plus fort, "oui" se dit "oc ", c'est donc la zone d'oc.
tIS
La languedu pays, "le patois ', c'est la langue d'oc,
ou occitan. Les noms de famille sont donc en occitan.
A l'intérieur de la zone d'oc, le départernentdu
Cantal se situe à la rencontre de deux grands ensembles
occitans: au nord du Lioran, la zone du -dia-, appelé
ensemble nord-occitan (pour nous dans sa variété
d'Auvergne), et au sud du Lioran, la zone du -câ-,
OR^NDES DIV|SIONS DTAIICTALES ROMANES
l' ensenrbledit languedociur.
i Ces zones du -ca- et du -cha- se sont indMduatiséesdu \f au
I Vl" siècle, donc avant la séparation du galloroman ente zone
I d'oc et zone d'oil, et dans toute la Gaule: il y a aussi une zoDe
-ca- en Normandie et en Picardie, la limite allant de
I du
I Coutances(dans le Cotentin)à Valenciennes(Nord).
Par ailleurs, en se servant d'une langue dont le fond
est identique, les habitants des différentes régions ont pris
des habitudes de prononciation en partie differentes et
même de certaines constructions grammaticales distinctes :
câ- c'est ce qu'on appelleles dialectes.
Donc, si on veut encore nuancer dans le détail,
laChâtaigneraieconjugue, suivant les localités, les variétés
aurillacoise, quercynoise et rouergate du nordlanguedocien(cartepage suivante).
Notons cependant que ces differences
dialectales n'entravaient pas I'intercompréhension mais
permettaient d'identifier
le pays d'origine
des
interlocuteurs: on en a de nombreux témoignages dans le
s
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passé,et c'est vrai encoreactuellementpour qui a l'habitudede parleroccitanen dehorsde sa farnille ou de son
village.
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.
z.
Atisèaa.(4.
eEo
2l1o*lpclluùu,
1316).
Un reflet de I'histoire(et) de la lanque
Puisque'(les noms de famille sont un héritage de I'occitan médiéval" (J. -P. Chambon), étudier leur
origine, ou celle des noms de lierl c'est aussiavoir un aperçude I'histoire de la langueoccitane.On trouvera
dansles noms de famille et dansles toponl,mesde la Châtaignerare...
Beaucoup
de latin
parce que I'occitan est une langueromiure,et qu'il est plus proche du latin que le françars.Le
latin (populaire ou classique)a été parlé dansnotre région du r siècleavantnotre ère (conquête:58 à
".
5l av. J. C.) au vu"siècleenviron.De plus, dansnotrerégion,les classesdirigeantestenaientà
s'affirmer comrne les héritières de la culture latine et de sa hadition écrite.
Mais comme chaquelangueintègre des élémentsde cellesqui l'ont précédéesur un territoire donné, par
l'occitan, nous sont parvenusdesmots dçs languesprécédenteset qui ont été adaptéssousune forme occitane.
Par exernple:
Desélémentsvenantde lanouespréhistoriques
disparues
II s'agit de languesqui separlaientavantl'arrivée des Gaulois (avant 500 av. J C. ), et dont les Gaulois
puis les Latins puis l'occitan ont repris certainstemes, entreautres
Kal-m ' repris par le gaulois et latinisé en calmis " plateaudénudé)>>occitan cairn, cûum, chaim, chaum;
kar. (<piene ", croisé avec le latin quadru , oc. caire "piene de taille, pierre d'angle, rocher en saillie, angle
droit "
,1
{
qaulois
Deséléments
Les Gaulois ont dû s'établfudans notre région vers 600 ou 500 av. J. C. Leur langue a probablementcesséd'être
parlée vers 600-650 après J. C. il reste forcément des tracesde cette langue utilisée pendant mille ans chez nous,
par exemple:
. pow les noms de lieu, le suffixe -ako ,lat. -acu > oc. -ac dans tous les noms comme Aurillac, Marcenac,
Poiminhac, etc.;
et le suffixe -ialo "clakière" ' lat. o-ialu, oc. -uèjol, qu'on trouveà la fin de nornscormneLantuèjol;
Peuplement gaulois: noms de lieux en --oialos
. pour le vocabulaire courant:
ur dérivé de *brogi, "champ ", brogilus ,
oc. bruelh, "bpis clos " et, dans un sens
spécialisélié al'organisationdes grandesvillas
aristocratiquescarolingiennes,"réserveà
gibier";
*bodiga > oc. bosiga, boïga, boiga,
""défrichement";
*cassano > cossonu > casse. cassanh
"chêne";
*rocca, roman roca > oc. ràca:
*voheru , lat. *vobru > oc. vuur, "ravin,
fondrière ";
et encorealuusa, corruga, cleda,
(carte extraite de Ls Toponymie
française. A. Dauzat)
germaniques.
Deséléments
. beaucoupde noms de personnequi ont donné des prénomsdont nous avonshérité (voir plus bas);
. du vocabulaire courant commun à toutes les langues germaniques,par exemple:
desnoms bank>banc;v,êrua,guèrra;warda,garda;nnrka,"limite,frontière">marca;thwahlja,toalha
; skina> esquina;
des adjectifs : rîki ot rîkhi, "opulent, puissant" .ric; blank-, blanc; brûn, brun : grîs > gris;
des verbes '.wothôn > gaitar, gachar ; spèhôn > espior ; bastjan, bastir ; warjan > garir...
. et un vocabulaire courant qu'on peut attribuer à certaineslanguesgermaniquesprécises:
burgondeskz2ra>roman escùrra"écurie "> oc. escura,"écwie, grange,fenil ",
franchapla, "hache", apcha ; garba, garba, "gerbe";blao, blau, "bleu"; bukût > a. oc. hugar:, oc.bug<tda...
L'occitan et l'écrit: textes du moyen âge
Au terme de cette évolutiorl I'occitan fait son apparition dans des écrits administratifset utilitaires à la fin du -e siècle
(d'abord sous forme de mots ou de groupes de mots isolés), puis peu après I'an mil, sous la forme de passagesde texte plus
étendus (voir le Breu de! me! sanctae Fidis, Ke siècle). L'occitan fait également son apparition en littérature vers 960 en
Limousin avec le Boëce, poème dont on connait 247 verc;la bibliothèque de Clermont possède deux très anciens textes
'
littéraires en occitaq ou ttès occitanisés'.La Passion de Clermont (980) et Ia Passionde Saint Leger (980)
 partir de 1150 environ et jusqu'à 1275, les Auvergnats participeirt activernent au mouvement des
troubadours. Quant à l'écrit utilitaire en occitan, il est à son apogée, en Auvergne,
8
entre le XIf et le X\f siècle (comptes des consulspar exemple), et il est encore utilisé au XVf siècle dans le
Cantal (1542 pour certainsregistresde Saint-Flour).
Comment écrire en françarcdes mofs occitâns?
C'est la question que se sont poséeles rédacteursdes registresparoissiaux.En effet, à partir de 1539, ceux
qui reçoivent une instruction n'apprennent à lire et à écrire que le latin et le français, si bien que les traditions
graphiquesoccitanesne sont plus transmises.Pour ce qui nous intéresse,les curés et les notairesvont donc être
amenésà utiliser ce qu'ils ont appris à l'école, I'orthographe française,pour franscrire des noms de famille et
des noms de lieux qui sont dansune autre langue, l'occitan. Les solutions qu'ils ont adoptéessont variéeset pas
toujours cohérentes.
On peut relever par exemple des hésitationsentre les traditions graphiques occitane et française:le / ), /
I
mouillé"
est ffanscrit soit -lh- (à I'occitane) : Ginaihac, soit -ilI-, à la française:
"
Aurillac, ou même -i- simple : Aurîac Pour le même nom, on relève des variantes: Cailhac, Caillac$aohie à la francaise
SONS
sraphie occitane
-ill- ,-i-lh/)/, Ipalatalisé
Aorlhac, Orihac
Aurillac, Auriac
-ni-,-gn
-nhn palatalisé
Lacassanhe.Planhes
Piganiol, Picmougne
Ecriturepatoisante
D'une façon générale, l'écriture est patoisante, c'est-à-dire qu'elle ûanscrit à la française les sons
entendus'./u/ seratranscrit " ou ", /p/ seratranscrit "b ", etc., à moins que le rédacteurait déjà vu le mot écrit
dans sa graphie ancienne.
De plus, ceftaineshésitationssont aussi dues à des évolutions de la langue occitane récentesà l'époque :
comme les consonnesfinales avaient tendanceà ne plus se prononcer, on ne les a plus écrites, ce qui laisse le
lecteur actuel dans I'incertitude quant au sens de certains homonymes; par exemple, minoux doit-il se
minôs, "mrnaudrer.qur talt desmamères". ou minor,
t
graphie occitane
graphie à la française
évolutions de
Itoccitan
-o-ou
/o/> fii/
Bover- Montrninor
Bouquier,Mouminous
-v-bAt/> /F /
Estival- Maionôva
Mayonobe
-or, -on, -ôs t /u/
-oulq -ous, -ou
-o +consonne
Ganigôs / Garrigon ; Valador;
Garrigoux; Valadoux;
-minor, -maior
-minous- -mavou
-is, -it, -lr'> /1,/
-i + consonne
-v
Martin
Martv
On ffouve aussi -g- pour franscrire la prononciation locale, chuintée, du phonème /zJ (Feigînes pour
l'occitatfeizînas), et même -ch- pour ûanscrire la prononciation locale du phonème /s/
Francisations
et traductions
.Enfin, les rédacteursont ftès souventfrancisé les noms: dansla liste des I I I noms de famille étudiésici,
toutes les finales ferninines occitanesen -a ont eté systématiquementfransformées en finales feminines
françaises-e : I'escura > Lescure.
Tl^^.,*^-+
fEn
a---+^l
9
Il arrivait même qu'on traduise, en particulier quand I'occitan et le français se ressemblent:/c vinha >
Lavigne, de La Tor, a1sLa Tour. En ce qui concerneles noms de lieux, plus de tente Maison (s) neuve(s)
mentionnéesen français dans le DTC Arné ont d'abord été des maîsàn(s) nàva(s) comme I'attestent les formes
anciennes.
Lecturesmoderneq
Nous sommes aujourd'hui dans la même situation que les curés et les notaires du XVlle siècle: si nous
sommes plus nombreux qu'eux à savoir lire et écrire, nous I'avons appris comme eux avec le français comme
langue de réference.Lorsque nous lisons "oi ", nous prononçons/wa/ comrne dans "oiseau >, et nous ne savons
*
plus reconnûfie lo boièr dans le nom de famille Boyer. Déjà on entend dir:e Polmînac " et je connais des
Manhes qui ignorent l'origine et le sensde leur nom (le même surnom que celui de Charlemagne)et qui veulent
à tout prix s'entendre appeler " Manesse "
Avant d'aborderl'étudeproprementdite des noms de famille, rappelons/es pincipaux
procédésde dénominationdes personnesqui ont été successivement
en vigueurau coursde
"
particulièrement
notre histoire:nous nous intéresserons
aux nomsde lignéesou de famille
"
devenus tran smissibles
Les anth
ou commentnommerles
= par un (des) nom(s) individuel(s) non transmissible(s)
.
.
=
.
.
.
un seul nom individuel : notre " prénom " : Marie, Pierre, Géraud, Alice...
ou un surrrom:Forgeron. Sage.Petit. Aîné,..
deux noms!
un nom irdividuel + un surnom individuel
(afille.) de Pierre
Marie
(ld Roux
Pierre
(le) Laboureur
Géraud
(a Jille) de Geraud
Amélie
nes?
système
gaulois?
puissystème
en vigueur
au début
du
christianisme
(lVesiècle)
moyenâge
par un nom de lignée o.t " de famille " transmissible
depuis
C'est en généralle nom individuel ou le surnomd'un ancêtrequi est devenu
environ
800
transmissible.
pourles
familles
noms de baptême (notre " prénom ") d'origine hébraiQuerlatine ou grecque (à
nobles,
partir de la christianisation) :
Marie. Pierre. Durqnd,Martin...
puis
généralisation
noms de personne d'origine germanique (à partir du Ve siècle),et qui
progressive
à
deviendront des noms de baptême: (iéraud, A lice...
l'ensemble
le sur:nom d'un ancêtre
de la
métier, statut social: (le) Loboureur. (le) Boucher. Sans-Tete
population
caractéristiques physiques ou morales : (e) Grand, (e) Petit, (e) Sage..
a partir
"noms d'ostâl*" : la terre, la maison,le village (=nofe adresse)
du Xle siècle
(de) Teissières(de) La Colline
, noms d origine plus lointaine: Bourguignon, L Allemand
*Les nomsd 'ostal et d'origine sont nécessairernent
des toponvmes (noms de lieu).
= par une comhinaison:
prénom(s)non transmissible(s)+ nom de familletransmissible+ (surnom)
systèmelatin
et système
actuel
)c
Un nom individuelest devenule nomd'unefamille
Commençonspar ce que Ch. Lauranson-Rosazconsidèrecornme des "noms d'origine purementromaine ou gallo'Auvergneet sesmarges du WIf
romaine , " issus de la culture gréco-latine,judéo-chrétienneou gauloise" (voir I.
siècleau Xf siècle, 1987).
norns de baptêmed'origine biblique(hébreu)
JOURDON: graphie françaisepour le nom de baptêmeoccitan Jordan, de l'hébreu Yordsnes,nom du fleuve où a
été baptisé le Christ. Dans le sud du Cantal, la finale occitane-an est courammentprononcée-o ouvert, ce que la
graphie a essayéde rendre pat -on. Féminin '.Jordnna.
MIQUEL: nom de baptêmeoccitanMiquè\,del'hébreuMichaêl, "qai est avecDieu ", nom d'un
archange.Auûe fonne Miquèu; féminnMiquèla. Ce nom s'est repandu avec le culte de Saint
Michel, paûon des guerriers,culte développédansl'Occident barbare,spécialementau I)f siècle (C. L.-R.).
noms de baptêmed'origine grecque
MGTOU: gaphie française pour le diminutif Nigôl Nigôu, du nom de baptêrneoccitan Nîcolau; venant du grec
Nicolaus, qui a donné e,nfrançaisNicolas. Ce nom d'habitant s'est ûansmis à un village (commune de Marcolès).
noms de baptêmed'origine latine
CONTENSOUX, Contensous: graphie françaisepour le diminutif Conlenson, dérivé du nom de baptême latin
*qui
Oonstantius,
a de la constance ". Le pluriel (marqué par ou s) en fait un nom collectif du t5pe "les
Contensoux" qui est devenu lurtnoiiz d'ostal (voir plus bas).
f,'LORY : graphie française soit pour le diminutif occitan Florin du nom de baptême Flour, (occitan Flor, de
I;lorus,l'apôtre de I'Auvergne), soit pow Florin, du latin Fiorinus: voir le feminin Florina dansSainîe-Fiorine.
'oslal(voir plus
Ce nom de personneest devenuvn nom d
bas).
Gaudentius, nom d'un saint du v" siècle spécialementhonoré dans la région de Toulouse, est présent dans les
chartes des I)f et )f siècles (Brioude et Sauxillange) sous les formes Goudenlius, Gaudencius, ferninin Gaudenlia
,oc. Gaudenson Gauzeils. Cependant,pour le nom de famille GAUSENTES, la finale en -tes fut difliculté.
MILY : graphie française pour le nom de baptême occitan Emili /Emile (latn,lÛmilir.rsl courarnmentabrégé en
'ostal.
Mili /lr4iie et sur lequel ont eté formés desnoms d
ROUZET: graphie française pour I'occitan Roset, version masculine du nom de baptême Ràsc (comme Annel.
masculin d'Anna), Rose e/rantun nom de baptêmeancienet usuel au moyen iâge.
noms d'origine germanique
Ces noms de personneapparaissentau ve siècle avec les migræions germaniques(goths, burgondes,francs...) et se
généralisententre cette date et I'an mil: hors de la zone occitane,ce sont les noms portés par la haute aristocratie
mérovingienne ou carolingienne. En Auvergne, ces noms sont courarnment portés par les classes dominantes
(environ 80 % de noms germaniquesentre 750 et 1050, avec un pic encoreplus élevé enfre 850 et 900) et encore
plus par les classesdominées(87 o/oentre750 et 1050 : voir C. L.-R )
La plupmt sont composés de deux élémentsqui se combinent de façons multiples, ce qui permet d'obtenir des
noms propres individuels. Ils sont à l'origine de beaucoupde nos prénoms(et noms de famille) actuels.
ALRIC:
MTM).
occitan A Fric, d'un nom de personnegemqnique composé de oil, "tout" * rlq "puissant, roi " (AD-
))
Amal : nom composé de Arn-, contraction du germaniquearin (cas régime), "aigle " + radical wald- du verbe
waiden, "gouvernsr ". Ce nom d'un chef de famille a servi à nommer rure hauteur portant un château : voir
MONTARNAL.
AYMAR: graphie françaisepour I'occitan Aimar, d'un nom de personnegermaniquecomposéde haini, "foyer " *
hard, "fart, dur)> (AD-MCM, JC). Autre forme : Aimord.
BARDY : vient probablement du nom de personnegermaniqueBard- (cas sujet), "hache d'arme " qui a doruré
BarL dilm:n.ûif Bardin ; I'adjectif dérivé, bardinés, "qui appartient à Bard ot à Bardin ", est attesté comme nom
d'une ferme de Saint-Etienne-de-Maurs..Bardinès (D.T. Amé).
Bertrand : prénom d'origine germanique, de bert, "brillant, illustre " * hraban. "corbeau " contracté en ram otJ
ran; attestédès 827, il est très repandudans les familles nobles des Xe xe siècles.Ce nom d'un chef de famille a
servi à nommer un village : voir LABERTRANDIE.
GUIRBERT, Guilbert: d'un nom de personne germanique composé de will, " volonté" (qu'on retrouve dans
Guilhèm) + bert, "brillan! illuste " (JC).
Dans les regisffes paroissiaux, ce nom sernble avoir été confondu avec GUIBERT. occitæt Guibèrt, du
germain wig = "çs11bat" * bert, "bi77an! illuste" (JC), ce qui monfie que les différences de sens n'étaient plus
senties.
JOFFRE : prénom occitan (on prononce "Joufré '), correspondantau français Geoffroy.Il vient d'un composéde
Gaut, nom de divinité +frid, "paix" (JC). Ce prénom a été porté, sous la forme Jaufre, par un des plus grands
troubadoursdu )ilI" siècle,Jaufré Rudelpince de Blaye.
LAUTREMAYOU, Automayou(x): du radical leud-,"les gens, le peuple" + -rad "conseil", ce qui donne le nom
Lautre (prononcé Laurré), nom d'un domaine disparu, le "villaige deLcutre" (1677, Sénezergues,DTC Arné). Le
second élément est I'occitan major, "plus grand ,1 comme en latin. Le village ayant disparu sans avoir donné
naissance à un écart secondaire (voil plus bas Csntuèrn-Cantournet), I'adjecnf doit plutôt s'appliquer à une
personne:l'ensemble peut signifier * Lautré aîné" ou "doyen -.
La secondeforrne, Automayou(x), désigne-t-ellebien la même famille? Si oui, elle peut s'expliquer ainsi:
le L initial ayant été pris pour I'arficle défini, il a été supprimé, ce qui donnerait *Autremayou; le rédacteur du
registre lui a substituéun aufie nom de famille qui lui ressemble,mais qui a une étymologie et un senstout à fait
difï"erents(voir plus bas'. noms d'ostal).
RAFFY: graphie française pour l'occitan Ralîn, dérivé du radical germaniqueraf-,"prendre par force, arracher,';
ce nom de personne est aussi devenu un nom de lieu (Mourjou). Sur rap-, aufie forme de la même racine
gennarrique,s'est construite la famille de mots oc. rapar "saisir, emporter ", ropiar, "voler, ", rapino... Le nom de
famille Rapin est un sobriquet, l'adjecttf rapin signifîant "voleur, filou " (voir le diminutif rap inel, ,,fùucoî',)
. Prénoms d'origine hébraieue
Quelquesprénoms
Anet, Annel, Agnet. prénom relevé dans les registres
vers 1700 ; il s'agit des formes occitanesmasculines
du prénom Anna, de I'hébreu Hannah, "grâce ", nom
de la mère de la Vierge.
. Prénomsd'origine latine
Durand. participeprésentdu verbelatin durare,
"durer, endurer ", atteste a 1 epoque carolingienne
sous Ia forme Durandus et porté sous la forme
Durannus par les Mercæur au IXe siècle. Le nom de
l'épée de Roland. Durandal, en dérive. Ce prénom
réapparût dans les registresau XWIIe siècle.
Nodd. nom de baptême occitan, du latin natalis(dies),
" jour de la nativité " ; en français : Noël.
. Prénoms d'origine germanique
Arneric. prénom relevé dans les registres vers la fin du
XVIf siècle ; il semble s'agir du nom Aimeric, du gennain
haim "foyer" + ric. "puissant,roi ".
Astorg. composé de Aust. " est. orient" + ric, " puissantroi ,,
ce nom latinisé en Austoricus a été porté par deux évêquesdu
Ville siècle; qu'il soit sous les formes Eustorge. Eustorgue ou
Aostorg Austorc C L-R. le considère comme ..de diffi-rsion
méridionale", "venant d'Italie ".Ce nom est fréquent en
Auvergne au XIe siècle, par exemple chez les vicomtes de
Clermont les famillesdesNonette et desBrezons Trois
)1"
troubadours cantaliensl'ont porté: Austorc d'Aorlhac,
Austorc de Segret, Aaslorc de Maensat (Moissac).
Gerbèr|: composéde ger. " lance" + bert. "bi,llant,
illustre tt.
Guiral, Guirald: prénom occitan. du germanique gari.
pger, grr), (<lance" + radical wald-. "gouvemer ",
latinisé en Geraldus, Giraldus. En français, Géraud.
La réapparition,à la fin du XVII e siècleet au XWIIe
Guilhèm de pll, "volonté" + helm, "casque". Ce prénom
très usuel a été porté, entre autres.par des ducs
d'Aquitaineet des comtesd'Auvergne.
Guinot: diminutif d'un gennanique(burgonde?)Guin. de
wino, " ami, allié "
siècle,de prénomsmédiévaux commeDurand. Americ ov
Astorg doit sansdoute être rattachée à la "mode
troubadour ", qui faisait à cette époqueredécouvrir le
moyen âge aux classeslettrées.en particulier en Occitanie.
Un surnom individuelest devenule nom d'unefamille
surnoms inspirés par Ie métier, le statut social
graphie française pour I'occitan bon àme, qui désigne au moyen âge un homme important, un
BOI\HOMME:
notable, un "prudhornme ". Aux Xe et Xie siècles,les "boni homines" étaientdes paysanslibres, indépendants,qui
assistaient le vicarius pour rendre la justice dans les litiges enfie paysans,petits alleutiers (C L-R: la Vira Geraldi
joueront un rôle actif dansle mouvernentcommunal.
en mentionne). Lews successeurs
BOUQUIER
: graphie française pour l'occitan boquièr, "boucher ", nom de métier.
BOYER: graphie françaisepour I'occitan boièr,"condlcteur desboeufs de labour, bouvier, laboureur".
Callairoux: graphies françaisespour I'occitan caldairon, "chaudron"; surnom d'un fabricant ou
CALDAYROUX,
d'un marchand.C'est aussitut nom de village (Boisset).
COUSSEGAL : graphie françaisepour I'occitan consegal, "méteil, mélange de seigle et de blé qu'on séme et
qu'on récolte ensemble"; sumom de cultivateurou de marchand.
DEMAISON, Demaison(s) : en occitan, la preposition de sert d introduire une caractérisation : I'aure de Ia camba
tàrtq "l'arbre ù lajarnbe tordue" (la vigne). L'occitan maison signifre particulièrement "maison de maître, hôtel
particulier, château .. Le surnom "de maison " distingue donc parmi d'aufies celui qui sert dans une maison noble,
qui est maître d'hôtel, intendant,par opposition à del mag par exernple,DELMAS, "de la ferme ", qui désigneun
habitant du mas, donc un paysan.
DBSBANS: graphie françaisepour l'occitan dels bunsqui désigneun crieur public, ur offtcier seigneurialchargé
de faire coimaître publiquement les décisions du seigneur, l'occitan àar, signifiant "proclamatiorl ordonnance,
saisie, peine ". Mais il peut s'agir aussi d'un nom d'ostal : d'Esbans(rm village d'Yffac dont le nom connaît
certainesvariations : Ebrart I 342, Esbaux 1522,Les Bans 1684,Esbans 1759, DTC Amé)
S'il n'est pas issu du nom de baptêmeGsudentius (voir plus haut), GAUZENTES peut être une graphie française
pour I'occitan gausentes, participe présent du verbe gausir, "avoir en jouissance, posséder,jouir de ". Ce masculin
pluriel préciserait le statut indépendant des occupants d'une terre ou d'un village: ici encore, des paysans
alleutiers?
PINQUIER : nom occitan correspondantau verbe pincar, "graver le bois ou le guillocher"; activité artisanale,
peut-être complémentaire. Cassaniouzeet Montnurat ont accueilli despin quièrs, artisans ou famille portant ce
nom (voir à la fin).
ROUQUIER: graphie française pour l'occitan roquîèr (nom masculin), nom de métier: "mineur, carrier"; mais
l'adjectif raquièr signifre aussi"qui habite un endroit rocheux" (voir surnomsinspiréspar I'habitat).
/2)
physiquesou morales
surnomsinspiréspar des caractéristiques
BEFFRIEU, Befrieu: graphie françaisepour l'adjectif occitan befriu, "lipp,,, qui a une lèwe inferieure
proéminentecomme celle d'un cheval,ou, qui fait une grimacemoqueuse"(le verbe befar ou befrar signifie "se
moquer "). Un surnom qui a servi à distinguerun homme, puis sa famille, puis leur lieu d'habitation (Mourjou).
CANTAREL : adjectif occitan contarèl, "qui aime chanter" Ce surnoms
Constant.
'est
transmisà un village de Saint-
FEL : nom mascuhn occitanfel, "ftel, haine, animosité", ou de adjectiffel, "félon, traitre " Il peut s'agir aussid'un
surnom d'origine: "qui vient du FeI
PAUCOT: l'occitan paucùtr "wt petit peu "r peut signifier "homme de peu, pas grand-chose'. Mais la pauca étarû
une ancienne mesure de capacité (un peu plus d'un derni litre), le diminutif aurait alors pour sens"petite chopine":
surnom d'iwogne ? Ce surnom s'est fransmisà un village de SaintEtienne-de-Maurs.
PELLAMOURGUE (de), Puechiamorgue (de): graphie françaisepour le composé occitanpèlamorgue, "pèlemoine, qui écorche(vole, dépouille) les moines. un nom de famille noble qui évoque I'usurpation de biens
d'Eglise: souvenir probable de la révolution feodale du xr"siècle.
La seconde grapbie,Puechiamorgue. semble indiquer une aufre interprétation du nom par le rédacteur du
registre:pour lui il s'agit d'un nom de lieu : "la colline, le 'puy' ", en occitan puèg, " la nonne ", en occitan/d
morgL La signification est évidemment plus neuffe, mais aucun "puy t de ce nom n'est mentionné dans le DTC
Arné.
PICAROUGNE: graphie françaisepour le composéoccitartpica-ronha, "gale qui pique ", ou "becquète-ordure,
qui picore les ordures ", surnom de mendiant? En tout cas te nom s'est ûansmis àun village : La Picaronia (1605,
Saint-Etienne-de-Maurs).
PIGANIOL: graphie françaisepour l'occitan piganhà|, dérivé du verbe occitanpiganhar (vanantede picanhar),
'iquereller";
cet adjectifsignifie "un peu querelleur".Ce surnom est devenuun nom de village (Jussac).
REVEL : adjectif occitan revel, "rebelle, révolté, mutin"; cet adjectif est devenuun nom de village (six mentions,
DTC Arné).
Rossin: diminutif de I'adjectif occitanros, "roux ", dont le sensdevient "un peu roux, blond doré'. Cette
caractéristiqued'une famille a servi à nommer l'homme puis sa maison : LAROUSSINIE.
TROTAPEL: composéoccitan tràta-pèl oa tràta-pel, "trotte (sur la) peau" ou "trotte (sur le) poil "; il a pu
caractériser soit un homme particuliàemsnt sale et infesté par des parasites(voir plus haut pica-ronha), xtit
quelqu'un d'aussi difficile à supporterque la vermine. Ce surnom d'homrne est devenuun norn de lieu (Mourjou).
FEL, PIGANIOL et REVEL ne sont peut-être pas à proprement parler des caractéristiquespsychologiques
individuelles : on peut aussivoir danscescaractérisationsl'écho des conllits qui ont opposé,dès la révolution
feodale de I'An Mil, des paysansindependantsaux milites puis aux seigneursqui voulaient les asservir.
PELLAMOURGUE est au contraireun slunom de miles.
surnomsd'origine.'les " noms d'ostal ',(toponymes)
Dansce cas,c'estle nom de la terre,dela maisono
ou de la localitéd'origine'quia servià distinguerlespersonnes.
Cessurnomsétantdesnomsde lierl il faut faire appelà la toponymie.
ngmsde lieu d'originepré-gauloise
ou gauloise
Ces noms de lieu sont des tracesinteressantesdu peuplementpréhistoriquede notre région.
Cantuèrn: Cantuern, 1489 (actuellementCantuel, communede Prunet).Certainsspécialistescomme A. Dauzat
ont voulu voir dans le prerrier élementCanç de ce nom une racine "pré-indo-européenne"
)h
ou gauloise signifiant soit "brillant ", soit "pierre, rocher, hauteur".Ce qui est certain, c'est que la finale en -ernu,
qu'on reffouve dans les noms de Salers (occitanSalèrn ,Salernumen 1100) et de Thiers (occitan Tièrn , Tigernu
au VIe siècle) fait remonter ce norn à la pffode préJatine
C'est de Cantuèrn que dérive le diminutif occitan Cantornd (1583) francisé en CANTOURNET, et créé
au moyen âge. Un peu d'histoire pour mieux comprendre: quand la population d'un village devenait trop
nombreuse, un nouveau noyau de défrichement et d'habitat s'établissait à quelque distance du premier.
Comment nommer ce village neuf? L'un des procédés consistait à former un diminutif en -et: Grignac
(Grinhac) a donné naissanceà Grinhagud (aujourd'hui Ingrignaguel), Brouzac, en occitan Brosoc, à Brouzadet
(Brosada, 1269), etc. L'autre procédé consistait à distinguer les deux villages portant le même nom par des
adjectifs du type major lminor, hqut / bas, sobeire,"supérieur" I soteire, "inférieur ".
(pour mémoire) JALf,,NQUES: peut-êfrede *lalinca nom de lieu formé sur le gaulois ial-, "clairière, €space
découvert" + -inca, suffixe pré-latin (TF, AD 1960-71). Mais l'occitan jalenca désigne une sorte de châtaigne.
Le Jalenques de Mourjou peut donc être un endroit où se cultive cette sorte de châtaigne(voir plus bas)... à
moins qu'il ne soit le lieu de naissancede la variété.
LANTUEJOUL
: graphie française pour I'occitan Lantuèjol (Lantueghol, 1535). Plusieurs localités en
Châtaigneraie cantalienne (communes de Cassaniouze,de Leynhac) et en Aveyron (Murols). La finale -uèjol
vient d'un élément gaulois o-iqlo latifisé en -oialum et bien connu en toponymie; il signifiait "clairière,
défrichement'. Le premier élémentdu nom serait soit le gaulois nant- "ivière" (TF, AD 1960-7 l), soit un nom
propre gaulois,Lantos (AD-CR 1963).
de lieu d"
Sous I'Empire romain, cela devient une habitude quasi réglementaire, liée à Ia confection du cadastre,de
désigner une exploitation agricole par le nom du propriétaire suivi d'ur suffixe (J.-P. C.), le tout forrnant un
adjectif qui qualifie m fundum (masculin, "bien foncier, domaine '), une villa (féminn "exploitation, avec
l'ensemble de ses bâtiments et de ses terres ") ou des terres. On touve dens les noms suivants deux suffixes
différents '.-scum et -anicuni i -anicam.
. ',.t-2
Ut
.i::à;\,,à
Nom du propriétaire+-acu(m)
.. ,
Le suffixe -ako- formait en gaulois des
adjectifs marquant la provsnarice, la
localisation. Il a été latinisé en -acuin: ll a
évolué en -qc, puis la consonnefinale a été
prononcée "t" dès le moyen âge. Elle est
souventdevenuemuette.
C0
J
a
'-"P.ï
!i*?;"'
;tl*..,;
, o .\ê+ *
AURILLAC,
nom de la préfecture du
Cantal, vient du nom d'homme latin
Aurelius. d'où Aureliacus (984). Le nom
occitan, Orihac, comporte un "l mouillé"
indiqué parle groupeth.
Cette nuance n'était peut-être pas perçue
par le rédacteur du registre puisqu'il le
remplace parfois par Auriac, nom de lieu
qui existe aussi (Cantal, Avqnon) et qui
vient, lui, du nom d'homme lat'tn Aurius >
Auriacum (XIVe siècle) "le domaine
d'Aurius "
w;i""
o Foroations en .m- (marquécepar ul poiut noir pour tet locr[tâ dont
lcff,E rd intiqlél- llll
Rëgiolrt où cc* forroaitolr root trvp oonbnoiæ pour êtrc i:odiquéoa indlÎidudlcDcût
I liaclclte dt li certc
d'autre typee-(indiquécr commc rrpêra) 1.. ti'rit6
x hcrlitê
d6
dépertcoantr lid).
(carteeXraitede La Toponyniefrançaise,A. Dauzat)
CAILHAC, Caillac (Mourjou,
16
Yézac): *Calliacum, graphie occitane=Cqlhac (1485), du nom d'homme laÉnCalliu.
CAVAILHAC (La Capelle-del-Fraisse):*Caballiacum graphieoccitane=Cavalhac (1287), du nom d'homme
lain Cabellias ou Cabailio.
GINALHAC (plusieurslocalités dansle Cantal,dont wre à Saifi-Édenne-de-Maws)'.Ginaihacun (1339) du
nom d'homme latin Genilius.
MARCENAC (l'actuel Marcenat et plusieursautreslocalités dansle Cantal) : Marcenacum (l395), du nom
d'homme lattn Mqrcenus.
VENZAC (Cros-de-Ronesqueet Saint-Urcize):*Venetiacum,du nom d'homme laËn Venetius.
Nom du propriétaire+ -anicuou -anica(s)
Le Gard et le Cantal sont les deux départementsoù se fouve la plus forte densitéde noms de lieux gallo-romains
composés avec-anicu / -anica (s) : % toponymesdansle Gardo92 cheznous, ce qui est I'indice d'une forte
influence de Nîmes lors du processusde romanisationde l'Auvergne (J.-P. C.). Au sud du Cantal, le suf{ixe a
'guepuis, le plus souve,n!au Xlle siecle,vers-argue > -ergue;64i5 eilleurs on
évolué au XIe siècle vers -an
trouve tantôt -argue comme dansChalinargues. tantôt -ange coilrme dansFontanges,' enfin, ce suffixe est
parfois resté -angue: votr Msrtinangues, (Fuy-de-Dôme, Le Monestier).
ALAYRANGUES, AJeyrangue,Aleyrangues(aucunelocalité de ce nom dans DTC Amé):
*Aiarianicas du nom d'homme lainAllarius. Graphie occitane: Alairangas.
LAURESSERGUES (commune de Boisset):du nom d'homme laûn Laurenrius. Crraphieoccitane:
I-auressergues ou Lauren sergues.
Les reliefs
La Châtaigneraiecantalienneest un pays accidenté: on en trouve un reflet dans les toponlmtes.
.
plat, plaine ou plateau'> PLANIIES (Ladinhac).
latin planeq> oc.planha, "espacÆ
.
oc. càsta, "eôte
'> LACOSTE (plus de 30 mentions,DTC Amé).
.
le latin podium. "colline, hauteur, montagne " a donné en occitan toutes sortes de variantes suivant les
régions : poi, poj (i mas del Poj. entre 1031 et 1081),puôg, piàg, pèg, puèg, piuèg, pièg, etc.,
souventfranciséesen "puy " DELPUECH' del puègr "du puy, de la colline";
avec I'adjectif long, "long " > LONGPUECH (Boisset).
.
oc. monl, "mont" +adiectift CAUMON, calv mont, "mont chauve,dénudé" (4 mentions);
MOUMINOUS, mont minor, "mont plus petit " (Mourjou) ;
MIERMONT: Maymont, l7T9,puisMiermont (Espinasse),Miermont, 1411 (Pers)peut venir d'vn *mediu
monte > æcitanmièg mon\ "à mi-mont, à mi-pente, au milieu du mont" ou de migièr mont ou "mont moyen "
ou "mitoyen ".
Pour mémoire, 3 autrescomposésde mont: "mont" + nom de pemonne MONTARNAL, "le mont
d'Arnaud" (La Capelle-del-Fraisse,ou plutôt Sénergues,Aveyron : voir plus lon); mont + caractérisation par
une plante: MOMBOISSES; mont + caractérisationpar un animal: MONTOURCY (voir plus bas).
.
oc. vaurc, "ravin " > VAURS (6 mentions.DTC Amé)
L'eau
.
.
le latin médiéval inter aquas, "enûe les eaux ", a servi à désignerun lieu situé à un confluent ou dans un
méandre,d'où oc. entraigas> ANTRAYGUES, Entraigues (Boisset,Saint-Constant).
oc. riz, "ruisseau.corusd'eau " > RIEU (17 mentionsDTC Amé).
lr
)h
.
oc. gota, "goul\e, petite source" GOUTTEFRAU (Ladinhac).Poury'cu,vok plus bas.
'Jet
de liquide, filet d'eau,
le verbe occitan rojar, "julhr, ruisseler" a donné rag, raî
-ef
(résultatde l'action), raguet > ra(gu)a> roeÈ REYT (voir
ruissellement"et, avec le suffixe
"usque o la crux de Raet",1269, écrit ensuiteRayt, Reyt; 10 mentions,DTC Amé).
. oc. lac, <nappe d'eau, mare, flaque " > LAC (12 mentions,DTC A*é)
.
La naturedu sol
'ostal,la
A traversles noms d
toponymie a pour thàne un sol pierreux. On peut remarquerque le vocabulaire
distingue différentes sortes de rocher.
. de I'occitan cairer "angle, coin, pierre anguleuse", dérivent I'adjecif cal'ràs,"pierreux ", et le nom cairon,
"pierre à angles vifs, moellon b CAYROU (six mentions, DTC Amé).
. oc. quèr, quièr, "rocher" + épithètey'ach, "cassé,brisé" (participe passéd'un ancienverbe
occitanfranh er), F'RAQIIIER (Ladinhac, Leynhac,Sénezergues).
. oc. ràca, "roche " > ROQUIS "(les) roches " (6 mentionsRaque, t6 Roques,DTC Amé).
Composé: verbe + zuja (type baticôr. "batte,mentde coeur, émotion "'1 bossa-ràca. du verbe bossarr "former
une bosse,s'élever en tumulus" (TdF, F. Mistral) > BOUSSAROQUE, "bossede roche, roche qui émergedu sol
en formant une bosse " (Sansac-Veinazès).
Avec l'adjecif solan au féminin : rèca solana, "roche exposéeau soleil 5 ROQUESOLAIINE.
oc. ràcr "roche,î ", dérivé roquet avec le sufExe -el collectiÈ ROUQUET "l'endroit des rochers ".
La faune
Un seul nom (de famille et de lieu), dans notre liste, a trait à la faune. Il en existe cependantquelques autres en
Châtaigneraie.
. I'adjectif orsin estformé sur l'occitan ors, "ours" + suffixe -lz indiquant "la race, l'appartenance,
I'habitation"> MONTOURCY, "le mont des ours " (l nemusde Montorsi ",1324, Junhac,DTC Amé). Autres
exernples: Lorcières, Cantal : in Voile Orseria.900, (DTC Arné); Vailorcine, Haute-Savoie,AD-CR.
. (autre exemple, pour mémoire: TEISSIÈRES."l'endroit desblaireaux ")
Les formations végétalesnaturelles,les landeset les forêts (le saltus)
.
oc. àais, "buis ", dérivé boissièrar"lieu couvert de buis" > BOISSIERES p mentions,DTC Amé);
composemont * boisses,pluriel de bois> MOMBOISSES, "le mont des buis " (Cayrols).
. De I'occitan cairn. cauin. "plateaurocheux, lande couvertede bruyère" dérive calmelh, caumelh,
*lande, brande > CAUMEL (7 mentions,DTC Arné).
"
. oc.feuse.felze, "fougète ", dét'rvé
feusina. feizina, "sorte de fougère à tige écailleusequi pousse
sur les rochers "> f,'ELGINES, Feizines, *les fougères " (Boisse! Cassaniouze).
. oc.fraur "friche, lande inculte "> GOUTTEFRAU, "sourcede la friche " ou "friche de la source,
friche humide ".
. le garric, "chêne kermès ou chêneblanc, chênenain " poussedansIa garriga, "lande à chênes
blancs, chênaie rabougrie, terre inculte"; adjectif dérivé garrigàs, "de la garrigue>)> GARRIGOTIX,
Garrigous (4 mentions, DTC Arné);
synonyme de ganiga : garrosta> GARROUSTE (6 mentions, DTC Amé).
' oc. casse.cassûnh,"cbène"'.lo mas del Cassan(entre 1031 et 1081, Ladinhac);dérivé cassanhar"forêt de
chênes" > LACASSAIYHE (7 mentions,DTC A-e);
l'occitan gland ot aglon "gland, fruit du chêne" est à I'origine du nom de GLADINES, village de RoannesSaint-Mary: Glandinas (1269), Gladinas Q 522), *(terre) qui produit des glanils ".
. oc. faur "hêtre " > FAU (27 mentions,DTC Amé).
I
)'r
.q
. adjectif oc. espés.espeis,(<epus ", féminin espeissa, ESPEISSE.Espeysse,"lieu où la
végétationest épaisse" (Giou-de-Marnou).
. l'occitan bruelh, BRUEL, désignait,spécialementà l'époque féodale,un "bois clos ", un "parc à
gibier " ; il signifie aujoud'hui "ge,îne,pousse,rejeton,taillis, bois ". 16 mentions dansDTC Amé.
Les cultures (l'ager)
.
lJne série désignant des défrichements du moyen âge
oc. bosiga, boîga, boiga, "essart, défrichement "> BOUYGUES. Boygue, Boygues (13 mentions, DTC
Amé);
oc.soquièra, dérivé de socq,"souchs d'arbre "> SOUQUIERIS (3 mentions, DTC Amé) signi{ie "l'endroit
des souches ". Ceci nous rappelle la technique fiès anciennedu cernage,qui consiste à couper l'écorce tout autour
de I'arbre sur une faible hauteur, ce qui le fait mourk, mais faute de bêtes de somme et d'outillage, les souches
étaient laisséessur place jusqu'à pourrissementnaturel.
L'occitan cepièra, dérivé de cepa,"souche d'arbre, bûche" peut avoir le même sensmais aussicelui de "pied
de vigne "> CIPIERE (5 mentions, DTC Amé)
. oc. centqnh. castanhièr, "châtaignier" ou adjectif castanhièr, -ièra "destiné aux châtaignes">
CASTANIER, Castanié (6 mentions, DTC Arné); ùn mos de! Castcinner probablement situé à Sansac-Veinazès
est mentionné dans le Bren del mel SonctaeFidis enûe 1031 et 1081 (J-P.Chambon).La présencedu châtaignier
est donc attestéeen Châtaigneraiedepuis le )(Ie siecle.
Voir aussiJALENQUES, de I'ocjalencu,'osorlede châtaigne".
. oc. cænp,"ch?mp" > Lo Camp,par exemple à Maurs (Al Camp, 1473), d'où le nom de famille DALCAMP,
"du Champ ".
. oc. prûtr "pré") douze msnûons(Lo) PRAT (DTC Arné).
. oc. la vinha, " la vigne " (au moins dix-sept mentions)'nom de famille LAVIGNE (17 mentions,
DTC Amé).
. selon AD-CR, MEALLET serait un dérivé du latin vulgaire melus, poar malus, "pommier" avec le suffixe
cnllectif -etum > meletum. "plantation de pommiers ". Parmi les 7 mentions de DTC Amé, on frouve un Melûum
à Fournoulès (1462, "château féodal ruiné"; les ruines du châteauet du village étaient encore visibles au KXe
siècle, B. Phalip) et à Mourjou (1532, "lieu défruit 1. L'évolution du mot s'explique par le passage,normal ici, de
la séquence-el- à -ièi- puis -ial-, coflrmepour le lalln mel * miel " > oc mèl , miè|, mial.
MEALADET (Mourjou + 4 auûes mentions, DTC Arné) est sans doute le diminutif désignant un village
secondaire ou une dépendancede Mealet > *Meqledet, Mealodet La frnale en -adel peut venir d'une influence
de l'occitan mialal. " miellé. enduit de miel "
. adjectif oc.favent, ounomfaven, "(terre) à feves "> FAVEN (Cassaniouze,Favent / de Fqvento,)Oe siècle,
Favens. 1266). C'est le nom d'une terre pauwe, mais que la culture de légumineusespouvait enrichir.
. Certainesterres sont particulièrementsoignées(c'était souventdesparcellesde taille réduite à
causede la rareté du fumier)
oc. compàst,"mélange qui sert d'engrais "> lieu dit (La) COMPOSTIE (Prunet);
oc.parran,'Jardirq enclos,terre engraissée' au moins dix-sept mentions La(s) Panan (s/ dans DTC Amé '
nom de famille LAPARRA.
. l'adjectif occitan estival, "d'été", désignait sans doute un lieu de travaux d'été > ESTWAL (9 mentions,
DTC Amé).
Gonstructions,habitationset dépendances
On peutdistinguerce qui concerne
lesexploitations paysannes:
. l'occitannrcs,"exploitationagricole"vient du latin médiévalmansus"manse,domaineconstituantuneunité
d'exploitationagricole"> MAS p5 mentionsdansDTC Amé)d'où le nom de famille DELMAS, "du mas";
)t
MAZDT est le diminutif de mqs, masd: "petite exploitation, petit mas, métairie" (6 mentions, DTC Amé).
' oc. aira, "co\r devant la maisoq sol uni, aire à battre le grain " donne le dérivé diminutif et collectiÈ airàla
>AYROLLES (3 mentions, DTC Amé).
L'occitan batut, paracipepassédu verbe batre, estun synonymed'aira 'BATUT, Battud (11 mentions,DTC
Amé).
' oc. l'escura, "éculie, grange, fenil" ' LESCURE (8 Lescure+ 13 L 'Escure+3 Les Escures, DTC Amé ad
;
Iita Scura, Labrousse,919).
Les châteaux,grandsou petits, se multiplient à partir de 980 (C. L.-R. et B. Phalip). Les mots suivants
concernentces résidences seigneuriales:
' oc. la sala a d'abord désigné"la salle principale du château,où on reçoit les visiteurs, où se déroulentles
actesofficiels ", puis le châteaului-même,LASSALE (18 mentionq DTC Amé).
' En Châtaigneraie,"la maison 'se dit courammentl'ostol: en revanche,mai(s)on désignaitune
maison de maîffe (voir plus haut le nom de fonction DEMAISON).
L'occitan mai(s)on nàva signtfre"maison neuve "; plus de 30 localités sont ainsi nominéesdansle Cantal, le
plus souvent en traduction française: par exemple la Maiso Nova (1395, LandeyraQ ou encore La Mazon Nove
(1667, Parlan) sont devenuestoutes detx La Maison neuve.MAYONOBE a le même sens(et monfie un
affaiblissement du /zJ æt.e voyelles jusqu'à disparitioQ.
atita mai(s)on "haute maison" >Automayou, Aatomayoax sembleremplacerle nom LAUTREMAYOU
(voir noms de personnesd'origine gerrnanique)quand celui-ci n'est pas compris.
' le participe passémurat, du verbe murar. "murer, entourer de murailles ", a désigné des lieux fortifiés '
MURATET, "petite fortificatio4 forfin " (4 mentions, DTC Arné, dont un à vitrac).
' oc. valador, "endroit destinéaux fossés"'VALADOUX (3 mentions,DTC Arné dont Roumégoux Ze
:
Valadour,1669).
' MONTARNAL, a probablementd'abord désignéle châteausitué sur la rive gauchedu Lot,
en face de
Vieillevie, (Sénergues,Aveyron) avantde migrer à La Capelle-del-Fraisse(Montarnal 1540, DTC Amé).
' Rappelonsenfin le français de LA TOUR (six mentionsdansle Cantal,dont une à Maurs),
de la Tor en
occitan.
Voieset chemins
.
oc. carrièra, "chemin de char, chemin carrossable,route" ,plus d'une quinzainede mentions (DTC Amé),
sous les formes (La) CARRIERE et en collant I'article, LACARRIERE.
Organisationdu territoire,statutde la terre
.
Noms de limite (de paroisse,de juridiction...):
I'occitan aurièra, d'étymologie latine, signifie . le bord; la lisiere" (voir français orée) > AIIRIERES, "les
lisières " (Maurs, Saint-Santin-de-Maurs);
l'occitan broa estd'origine gauloiseet signifie lui aussi"bord, limite " >las broas,LAYBROS. Leybros (la
lettre y transcrit la prononciation locale du s de I'article au pluriel) ; 5 mentions, DTC Amé.
' oc. condamina, "champ de la réserveseigneuriale"' une dizaine de mentions (La) CONDAMINE (DTC Amé.
'
l'adjectifoccitanglei (s) al, "qar dependde l'église ",indique sansdoute à qui sont dus les revenusde la
terre> GLEYAL (Mourjou).
Autres " noms d'ostal"
'
Le nom de CAUFEYT, village de Mourjou, est d'étymologie obscure.Les formes donnéesdansDTC Arné
semblenthésiter : Caufreyt (1523 , "chaud-froid ? " ou Caufeire (1563) *chauffeur?-plisCaufeyl (1690).
Jq
Le premier élérnentest-il l'adjecttf calv, caur, "chanle, dénudé", ou I'adjectif cau, "creux. concave ", ou
l' adjecif cald, caud, "chaud"?
Le secondélément est-il I'oc./ag, fai "hêtre" +-at collectif ,fa(gu)et,fayt,feyt? ou est-celenomfachofait,
"le bien, la terrg la propriété"?
. noms d'ostal " (toponymes)suggérantuneorigine extérieureau Cantal
ALAYRANGUES, (toponyme gallo-romain) le suffixe -anicu / -anico(s) n'aboutissantpas à -angues dans le
Cantal. De plus, aucunemention dansDTC Amé.
BESOMBES: aucunemention dansDTC Amé. Selon le Dictionnsire étymologiquedes noms defomilles et
prénoms deFrance (AD, M.-T. M, 1951), c'est le nom d'une localité de Tarn-et-Garonne,commune de
Monsempron. Etymologie et sensobscurs.
MONTARNÀL : à La-Capelle-del-Fraisse,le "hameauet le moulin" (1540, DTC Amé) de ce nom sont situés
dans la vallée, au bord de la riviere, et non sur un "mont"; on peut donc penser queMontarnal a étéle nom
donné à une personnevenue de la vallée du Lot, d'après son village d'origine. De la famille, le nom est passéau
moulin et à la maison habitée par cette farnille.
ROQUESSOLANE:
de Murols.
aucune mgntion dans DTC Amé. mais une localité frontaliere dans l'Avernon cornmune
un nom de famille obscur
PARRICHE : peut-êtreà mettre en relation avec le nom du " Wllaige de Pqrrissou " (1617, Saint-Constant,
DTC Amé). Etymologie et sensobscurs.
h
Nomsde famillede la Châtaigneraie
cantalienne:
récapitulatif
le nom de famille vient du nom de baptêmed'un ancêtre
étvmolopie
hébreu
grec
latin
langue
germanique
dansles reeistres
JOURDON
MIQUEL
NIGOU
CONTANSOUX
FLORY
? GAUSENTES
MILY
ROUZET
ALRIC
MONTARNAL
AYMAR
BARDY
I,ABERTRAI\IDIE
GUIRBERT
JOF'FRf,
LAUTREMAYOU
RAT'FY
en occitan
Jordan
Miquèl
Nigàa
fraduction.sens
Jourdain
Michel
Nicolas
contenson
ConstantFlourou
Florin
Florin
Gaudens,Gauzens
Miti
Emile
Rosd
masc.de Rose
AIric
Aury Arnaud
(mont)Arnal
Aimar
Bard, Bardin
-BertrandBertand
Guirbèrt
Gilbert
Joffre, Jaufre
Geoffroy
Lautre (major)
RaJin
autres remarques
) toDonvme
à toponyme
) toponl.rne
à toponyme
) toDonvme
à toponyme
La Bardie, Bardinès
) toponyrne
) toponyme
à toDonvme
le nom
nom de famille vient d',un surnom de métier ou d'un
dans les regisfres
métier. fonction
statut social
BONHOMME
BOUQUIER
BOYER
CALDAYROUX
COUSSAGAL
en occrtân
bon ùme
boquièr
boièr
caidairon
consegal
DEMAISON
DELMAS
DBSBANS
GAUZEN TES
PINQUIER
ROUQUIER
de maison
del mus
dels bans
gausentes
pinquièr
roquièr
BEF'F'RIEU
CANTAREL
FAL
caractéristiques PAUCOT
sobriquets:
physiques
ou
morales
befriu
cantarèl
fel
paucàt
PELLAMOURGUE pèlamorgue
PICAROUGNE
picaronha
PIGANIOL
piganhàl
RDVIL
revel
LAROUSSINIE
-rossinTROTAPEL
tràtapè\, tràtapel
fraduction. sens
notable
boucher
bouvier
chaudron(nier)
(cultivateurou
marchand
de)méteil
(domestique)
(paysan)
crieurpublic
jouissant
de...artisan
du boismineur,
carrier
lippu ou moqueur qui
aime chanterhaine ou
félon homme de peu
ou petite chopine
pèle-moine
gale qui pique
un peu querelleur
rebelle
blond roux
trotte peau/poil
aufresremarques
) toponyrne
voir MAS
ou nom d 'ostal?
ou Gauzens?
ou nom d 'ostol?
) toponyme
à toponlme
ou du Fel?
) toponyme
) toponyme
puèg la morga?
t toponyme
) toponyme
) toponyme
) toponyme
ea
le nom de famille est ,e nom du village d'origine de la famille
" noms d'os ta! " (to
mes) prélatinset
éhmologie
ongrne
pré-gauloise
et gauloise
ongrne
gallo-romaine
en occitan
danslesresistres
(Cantuer,Cantuel) Cantuèrn
JALENQUES
LANTUEJOUL
Lantuèjol
traduction. sens autres remarques
d'où CANTOLIRIIIET
?
voir culturesTa/enca
dela clairière2
clairièredeLanlos
Orlhac
AURILLAC
Calhac
CAILHAC
Covalizuc
CAVAILHAC
Ginaihac
GINALHAC
Marcenac
MARCENAC
Venzac
VENZAC
Alairangas
ALAYRANGUES
Lauressetgues
LAURf,SSERGUES
"domainede..."
Aurelius
Cailius
Cabellius
Genilius
Marcenus
Venelius
Allarius
Laurenlius
hors du Cantal?
noms d'o!jtal " (toponymes)d'origine romaneet occitane : la nature
les reliefs
I'eau
la nature du sol
formations
végétales
naturelles
landes et forêts
la faune
dans les resistres
PLAI\HES
LACOSTE
DELPUECH
LONGPUECH
CAT]MON
MOTJMINOUS
MIERMONT
VAURS
ANTRAYGUES
RIEU
GOUTTEFRAU
REYT
LAC
CAYROU
F'RAQUIER
ROQUES
BOUSSAROQUE
R.OQUESOLANNE
ROUQUET
en occitan
planha
la côstu
delpuèg
long puèg
calv mont
mont minor
migièr mont
vaurs
entraigas
riu
gota
ra(gu)a,rad
lac
caron
frach quièr
(as) ràcas
bossa-rîtca
ràca solana
roquet
BOISSIERES
MOMBOISSES
CAUMEL
F'ELGINES
GOUTTEFRAU
GARRIC,OUX
GARROUSTE
LACASSANHE
GLADINES
F'AU
ESPEISSE
MONTOURCY
boîssièra
(mont)bokses
calmelh
felzinas
ftau
ganigèts
garrosta
la cassanha
glandinas
fou
esneksa
(monil orsin
traduction, sens
plaine, plateaula
côte
du "puy" longue
colline mont
chauve
mont plus petit m.
moyen, du milieu
ravin
enfre les eaux
ruisseaugoutte,
source filet d'eau,
souræ flaque d'eau
piene à anglesvifs
rocher brisé (les)
roches xoche
formant bosse
roche ensoleillée
I'endroit des
rochers
lieu couvert de buis
(mont) des buis
lande de bruyère
les fougàes
(sourcede) la
friche de la
garrigue garrigue
la forêt de chênes
glandée
hêfre (végétation)
éoaisse
(mont) des ours
autres remaroues
toponlnnepaèg
vok La Calmontie
+3
aufes
composésmont +
toponyme:GGutte
(topo. en Aveyron)
àors(sg) àoisses(pl)
(la calm)
toponyme:fraa
?t
d.u
* nomsd'ostal- d'origineromaneet occitanecultureset constructions
dans les registres
BOUYGUES
CIPIERE
SOUQUIERES
BRUEL
CASTANIER
JALENQUES
DELCAMP
les culfures
PRAT
LAVIGNE
MEALLET
MEALADET
FAVEN
COMPOSTIE
LAPARRA
ESTIVAL
MAS
les habitations
MAZET
paysânnes
AYROLLES
et leurs
BATUT
dépendances
LESCURE
LASSALE
MAYONOBE
habitations
Automayou(x)
seigneuriales
MURATET
et maisons de
VALADOUX
maîtres
MONTARNAL
(DB) LA TOUR
voies
CARRIERE
et chemins
LACARRIERE
AURIERES
LAYBROS
organisation du
CONDAMINE
territoireo
GLEYAL
statut de la terre
autres noms
d'ostal
en occrtan
boiga, boîga
cepièra
soquièras
bruelh
castanhîèr
ialencas
delcamp
prat
la vinha
faven,favent
compostià
Ia parran
estival
traduction. sens
autres remarques
essart,défrichement
essartou vigne
endroit des souches
rejeton,taillis, bois
châtaignier
sortede châtaignes toponyme'.-csmp
du champ
pré
la vigne
pré-occitan
les pommiers
occitan
Mealet no2
(tsne à) fèves
(endroit du)
compost
terre engraissée
d'été
maset
uiràlas
batat
l'escura
manse,fermepetit voir DELMAS
manse.métairie
petiteaire à battre
aire à battregrange,
fenil
Ia sala
mai(s)on nàva
auta mui(s)on
mulatet
vulador
mont Arnal
(dd la tor
le château
voir DEMAISON
maison neuve
LAUTREMAYOU?
maison haute
petite fortilication
(endroit) des fossés
(Sénergues,
châteaud'Arnaud
Aveyron)
carrièru la
canièru
(la) route
auneras
las brous
condamina
gleî(s)al
lisières,limites
les orées,les
limites
champ du seigneur
de l'église
(villages
secondaires)
,|
topo. Tarn-et-Garonne
,
toponyme
m(N
Cantournet
Mealadet
BESOMBES
CAUFEYT
,
,
Nomsde lieuxet nomsde personnes:un va et vient
Nomde lieudevenantun nomde famille
Dans6727 7o descas,les famillesont reçuporr nom celui du lieu qu'elleshabitaient.tl faut sansdoutevoir
là le reflet du statutdu paysanmédiévallié à la terredontil étaitle tenancier.
de familledevenantun nomde lieu
[,,lom
A I'inverse, un certain nombre de villages portent le nom de leurs habitants: sur un total de 15 noms de
baptàne, 10 (66,66 %) ont foumi des noms de lieux.
lx
.
6 noms de baptême sous leur forme simple: BARDY (Saint-Étienne-de-Maws) ; CONTENSOUX
(Contenssos,1346, Rouffrac, DTC Amé); FLORY (Floury, Tltiézac et Vinac; Florv Araers, Cassaniouze,
Marcolès, Mourjou ; DTC Amé) ; LAUTRE(MAYOU) NIGOU (Marcolès, DTC Amé);RAFFY (Mourjoq
DTC Arné).
. sur un nom s'est aussi formé m adjectif dérivé: BARDY, Bardin , Bardinès (Saint-Etienne-de-Maurs,
DTC Amé).
De màne, 2 surnoms de métier sur 1l(18,18 o/o)et 6 sobriquets sur l0 (60 7o)ontservi à dârommerun lieu.
. 6 surnomssousleur forme simple:
métier: CALDAYROUX:
sobriquets : BEFFRIEU; CANTAREL ; PICAROUGNE ; PIGANIOL ; TROTAPEL.
Peut-êfre est-ce la trace de communautés paysannes ayant réussi à garder leur independance au moins
pendant quelquesgénérafions,en particulier quand on trouve le composéfréquent:
-I La *nom de personne+sufixe -la, aujourd'htti -iâ | " chezles... "
. à partir d'un nom de baptême
, La
(Bard)
(La Bsrdie,
BARDY
Bardia>
La
Bardie
1595,
MILY, M;ili, La Milia (La Milia, 1031,La Mille, 1662), La Milie (Marcolès).
Saint-Mamet),
. ou à partir d'un sobriquet ou d'un sumom de métier
PICAROUGNE' Ia Picaronia 1605 (Saint-Etienne-de-Maurs),
PINQUIER , La Pinquavria. 1432 (Cassaniouze),La Pinqueirie (Cassaniouzeet Monftnurat).
Nomde famille' nomde lieu>nouveaunomde famille
Le même toponyme composé de La * nom de personne r suffixe -ia, -itû I fournit ensuite de nouveaux noms
de famille.
Berhand ;>rolr de villages La Bertrandia, I323. Glénat, et La Bertrandie, 1332, St-Vincent (DTC Amé)
,nom de famille LABERTRÀNDIE:
Rossin , La Rossinia (non mentionné dans DTC Arné) ' LAROUSSINE.
Nomde personne>
nomde lieu, nomde famille>nouveaunomde lieu
Au conhaire, le compose du type mont + nom de personne, mont Arnab MONTARNAL, a désigné
d'abord le château situé sur la rive gauche du Lot (Sénergues,Aveyron), puis une famille issue de ce lieu et
venue s'installer à La-Capelle-del-Fraisse,puisque les "hameau et moulin" de Montarnal (1540, DTC Amé)
ne sont pas situés sur un "mc)nt", mais au contraire dans la vallee, au bord de la rivière.
Nomde lieu'nom de famille>
nouveaunomde lieu' nouveaunomde famille
Auffe cas intéressantde va-et-vient entre anthroponymes et toponymes
nom de lieu Cal(v) mont >nom de famille coumon\ CAUMON 'nom d'un nouveauvillage: Lq Calmontie,
nouveau norn de famille Lacalmontie.
Va-et-vient entre noms de lieux et noms de familles
anthroponymes dès I'orisine
Nbre sur 110 7o sur 110
ont fourni des tononvmes
noms de baotême
15
13.63%
l0 sur 15: 66o/o
surnoms: métiers.statut social
sobriquets
total
il
l0
36
l0o/o
9.09 o/o
2 s u r1 l : 1 8 - 1%
8
32,72Yo
total:18sur36:50 %
6 snr l0 : 60 o/o
0r,
,.{A
Bilangénéral
La liste de 111 noms de famille que nous venonsd'étudier n'est pas exhaustive;elle est considérercomme un
échantillon aléatoire.Les chiffres donnésci-dessoussont donc à prordre comme des indications de tendance.
Trois étymologies obscures sur 111 noms étudiés=2,7 o/ode I'ensemble.Cependantdeux de cesnoms sont
intégrésdans les calculs ci-dessouscomme noms d 'oslal puisquece sont des toponymes.
origines des anthroponymes
noms de baptême
nombres
pourcen&rges
15
13.63'/.
surnorns : métiers. statut social
sobriouets
ll
l0 Vo
l0
74
(4)
9.09'Â
= ll0
l0U/o
noms d' osta/ (foponymes)
(dont orisine hors Cantal)
67,27oÂ
(5,4% desnomsd 'ostal)