Luxembourg entrepreneurs

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Luxembourg entrepreneurs
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50 Un dimanche
Dossier Spécial
à New-York
■ POLITICS
Famille Grand-Ducale
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■ CLUBS
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Innovation
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Couverture : © DR
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■ BUSINESS
Finance
Private banking
Investment funds
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Environment
Real estate
New-York Marathon
Analyse
■ LIFESTYLE
Luxury
Wine
ICT
Event luxury
Event finance
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ANDY A LUXEMBOURG N° 10
est une revue éditée
par BGS Crossmedia Sàrl,
1 impasse Émile Didderich,
L-5616 Mondorf-les-Bains.
www.andyaluxembourg.com
Rédacteur en chef :
Jérôme Bloch,
[email protected]
Tél. : (+352) 621 264 416
Direction artistique :
Franck Widling
Publicité : Anna Goryczka
[email protected]
Tél. : (+352) 35 68 77
Imprimé à Luxembourg
Tirage : 10 000 ex.
ÉDITO#10
Sommaire
24
© Myofficialstory
10
I want to break free
A
ndy inaugure son premier
dossier spécial consacré à
l’entreprenariat. Nous espérons
que le sujet vous inspirera
et que vous prendrez plaisir à lire
les autres histoires à propos
de Karl Lagerfeld, Aimée Mullins,
ou du Grand-Duc Jean notamment.
Bonne lecture
La rédaction
Andy introduces the first
« Special Feature » focused
on entrepreneurship.
We hope that it will inspire
you, and that you will enjoy
reading our other stories
about Karl Lagerfeld,
Aimée Mullins and about
the Grand Duke Jean.
Enjoy your magazine
The editorial team
#10 ANDY A LUXEMBOURG_9
Par Nathalie Perrin
Politics n Famille Grand-Ducale
Famille Grand-Ducale
Le règne du
Grand-Duc Jean
Andy remonte le temps et reprend le fil de l’histoire de la famille
Grand-Ducale. Retour sur le règne du Grand-Duc Jean.
Premier des six enfants de la Grande-Duchesse
Charlotte et du Prince Félix de Bourbon-Parme,
le Grand-Duc Jean naît au Château de Berg, le 5
janvier 1921. La seconde guerre mondiale éclate
l’année de ses 18 ans. Les troupes allemandes
violent la neutralité du Luxembourg et la famille
Grand-Ducale quitte le pays se refusant toute
collaboration avec les nazis. Elle se réfugie en
France, puis aux États-Unis avant de rejoindre
le Canada où le futur souverain étudie le droit
et les sciences politiques. Lorsque la Famille
s’installe en Grande-Bretagne, il s’engage dans
les Irish Guards et débarque le 11 juin 1944 en
Normandie, près de Bayeux. Après sa participation à la bataille de Caen et à la libération
de Bruxelles, c’est aux côtés de son père le
Prince Félix qu’il rentre au Luxembourg, le 10
septembre 1944. Son combat aux côtés des
forces alliées se poursuivra aux Pays-Bas et en
Allemagne jusqu’à la fin des hostilités.
Les 36 glorieuses
La Grande-Duchesse Charlotte abdique en
1964, laissant son fils devenir le huitième souverain du Grand-Duché du Luxembourg. Son
règne durera 36 ans et sera placé sous le signe
d’un développement économique fulgurant.
Très à l’écoute de son peuple, le Grand-Duc a
concentré ses efforts sur l’unité et l’autonomie
de son pays. Ses efforts furent couronnés par
une croissance du PIB qui a triplé en quarante
ans. La diversification industrielle et l’essor des
services financiers ont contribué à métamorphoser l’économie du pays. Son souhait de
10_ANDY A LUXEMBOURG #10
rester neutre au-dessus des partis politiques
et sa volonté de conserver l’indépendance du
Grand-Duché en ont fait un modèle de stabilité.
Dans le domaine de la protection de l’environnement, le souverain s’est révélé avant-gardiste.
Notons que le Mudam, premier musée d’art
contemporain au Luxembourg, porte son nom.
L’établissement a été inauguré en juin 2006.
Dynastie
Le Grand-Duc Jean épouse S.A.R. la Princesse
Joséphine-Charlotte de Belgique en la cathédrale de Luxembourg le 9 avril 1953. Le couple
laisse dans la mémoire du peuple luxembourgeois, l’image de souverains comblés par leurs
cinq enfants – la Princesse Marie-Astrid, le Prince
Henri, le Prince Jean, la Princesse Margaretha et
le Prince Guillaume – ainsi que par leurs vingt-etun petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.
Le Grand-Duc Jean abdique en faveur de son
fils le Grand-Duc Henri le 7 octobre 2000 et se
retire pour mener une vie paisi-ble dans le château de Fischbach avec son épouse la GrandDuchesse Joséphine-Charlotte qui décède en
2005. Les Luxembourgeois gardent une place
particulière dans leur cœur pour ce souverain
qui a marqué de son empreinte à la fois la vie,
l’histoire et les activités du Grand-Duché.
+ d’infos :
www.myofficialstory.com/grandducjean
www.monarchie.lu
www.luxembourgpolitics.com
© Lichfield/Getty Images
Les Irish Guards
#10 ANDY A LUXEMBOURG_11
Par Loubia Kaes
Ladies First n Entrepreneur
L’Epicerie
Une histoire
de goût
La recette de Chantal Ley montre que l’on peut faire simple
avec des ingrédients de choix pour le plaisir des papilles.
Après une longue carrière dans la diplomatie et
les médias, Chantal Ley rachète en 2001 une
vieille épicerie au Luxembourg. Elle la transforme
pour réaliser son projet : une boutique de produits d’épicerie fine, haut de gamme. Mais le
décès du propriétaire de l’immeuble la contraint
à déménager en 2004. Un virage que Chantal
parvient à convertir en avantage. Elle acquiert
de nouveaux locaux plus grands, permettant un
développement rapide et la notoriété au cœur du
Grand-Duché. Côté déco, Chantal Ley s’inspire
de ces nombreux voyages en Italie pour aménager sa boutique. Unique designer des lieux, ainsi
se dévoile l’identité de l’Epicerie, construite sur
l’exigence de la qualité des produits et le service
client.
Recettes de choix
L’Epicerie propose huiles d’olive, épices, cafés,
thés, foies gras, charcuteries, fromages, confitures, chocolats, pâtes, sauces, condiments,
vinaigres,…mais aussi saumons fumés, caviars
et truffes. Côté frais, fruits et légumes primeurs.
Vins et alcools sont accompagnés d’un rayon art
de la table et ustensiles de cuisine. À midi, l’hôte
peut déguster petits plats préparés, salades,
sandwiches, soupes et desserts. En ajoutant
l’organisation régulière de dégustations de vins
ou d’huiles d’olive, on appréhende mieux l’alchimie de la recette ! Si bien que se croisent tous
12_ANDY A LUXEMBOURG #10
types de clients, du fidèle épicurien et hédoniste
au quidam de passage. Car ici, on accompagne
le client, on explique le produit, l’utilisation en
cuisine, on transmet des recettes. En fait, on
concocte des rencontres spontanées entre gens
de tous horizons et de toutes nationalités.
contact
Tél. : 22 94 93-1
17 r. Louvigny
L-1946 Luxembourg
Les ingrédients de demain
Mais Chantal Ley ne s’arrête pas en si bon chemin. Elle souhaite sa boutique en développement
continu avec des concepts complémentaire et
des points de vente supplémentaires. Une ligne
de mire partagée avec la clientèle, les producteurs et fournisseurs, qui la suivent depuis la
première heure. Mais ce ne sont pas les seuls !
Il y a quelques années la boutique prêtait son
cadre au tournage d’un film. Ainsi, Chantal Ley a
pu accueillir dans son établissement des acteurs
comme Michel Blanc et des membres de la
famille grand-ducale… Ouvrir une aile restauration au sein de l’épicerie et développer le site
internet pour l’étendre à la vente en ligne sont
ses prochains objectifs. De la boutique, à la table
jusqu’à l’Internet, Chantal Ley met en éveil les
papilles pour le plaisir de tous.
+ d’infos
www.myofficialstory.com/lepicerie
www.lepicerie.lu
© MyOfficialStory.com/M. Louise
Les petits plats dans les grands
#10 ANDY A LUXEMBOURG_13
Par Nadine Alexandre
Ladies First n Shop
Optique Thill
Une vision
artistique
Optique Thill fait du conseil sa priorité. Audacieux et visionnaire
l’établissement propose des produits haut de gamme choisis
avec soin.
contact
Marc Thill a ouvert son premier magasin d’optique en 1978. Passionné, il encourage ses deux
salariés – dont Oriane Ortolani, associée depuis
1988 et actuelle propriétaire – à être à l’affut des
tendances. Très vite, ils comprennent que les
lunettes ne doivent plus devenir une contrainte,
mais un accessoire de mode. En arpentant les
foires les plus prestigieuses comme Milan, Paris
ou même New-York, ils découvrent des produits
de qualité et à la pointe de la mode. Ces innovations sont rapportées en boutique et trouvent leur
succès. L’équipe d’Optique Thill ouvre d’autres
points de vente mais ne perd pas de vue l’envie
de satisfaire ses clients. À chaque déménagement, la surface s’agrandit – en 2000 ouverture
de 200 m2 sur la Grand’Rue – pour autant l’équipe
refuse de devenir impersonnelle et éloignée des
préoccupations de sa clientèle.
Montures et montures
Oriane Ortolani tient les rênes de ses magasins
et malgré le décès du fondateur en 2007, « l’esprit Thill » perdure. Elle effectue tous les achats
et se déplace pour trouver LA maison : artisans
moins connus qui travaillent des matériaux spéciaux avec une technique de pointe. Le boom
des solaires, les goûts évoluant et les modes
changeant, un travail de recherche est primordial. La conception artistique et la création ne
coutent pas plus cher que les grandes marques.
14_ANDY A LUXEMBOURG #10
Oriane flaire l’innovation et valorise en boutique
ces modèles d’exception, personnalisables au
maximum. Férue d’équitation, elle aime passer
son temps libre à s’occuper de ses chevaux,
cela demande patience et attention tout comme
le métier d’opticien.
Tél. : 46 44 50 83,
93 Grand Rue
L-1661 Luxembourg
Un service sur-mesure
Chez Optique Thill, le client ne doit jamais être
déçu. Aller au contact des artisans lunettiers,
permet de dispenser un conseil précis et juste.
« Vendre pour vendre » est à bannir, les conseillers
n’ont pas de quotas d’où un avis authentique.
Certains clients leurs sont fidèles depuis plus de
trente ans et passent en magasin, même pour
dire bonjour. Optique Thill a bien grandi mais il y
règne toujours l’ambiance de boutique « à l’ancienne » : les relations sont privilégiées avec le
personnel – 12 personnes – et l’avis du client est
pris en compte. Oriane Ortolani encourage ses
conseillers à se former pour dispenser un conseil
pointu. Pour rester au top, elle déniche les nouveautés et mise sur la qualité. Sa préoccupation :
prendre soin de votre vue car « on peut greffer le
cœur mais pas les yeux. »
+ d’infos
www.myofficialstory.com/optiquethill
www.optiquethill.lu
Oriane Ortolani.
© MyOfficialStory/Mura
La « patte » du fondateur
#10 ANDY A LUXEMBOURG_15
Ladies First n Restaurant
Léa Linster
La prophète
(hors de son pays)
Première et unique femme à avoir reçu le prestigieux Bocuse
d’Or en 1989, Léa Linster connaît depuis une reconnaissance
internationale. Mais nul n’est prophète en son pays.
Il n’y a qu’au Grand-Duché que son talent est discuté.
Lorsqu’il a vu sur ma carte de visite que je
venais du Luxembourg, le cuisinier catalan élu
quatre fois meilleur Chef du monde dans son
restaurant « ElBulli » s’est écrié avec un large
sourire : « Léa Linster ! ». Et il m’a demandé de
ses nouvelles. Lors de l’Exposition Universelle
de Shanghai, c’est l’invitée de marque qui cuisine… sur le pavillon espagnol. Elle aurait adoré
mitonner des plats pour les visiteurs du Pavillon
Luxembourgeois, mais personne n’est venu solliciter ses services. Et cette reconnaissance n’est
pas seulement liée à l’Espagne : en Allemagne,
Léa signe une rubrique régulière dans le célèbre
magazine Brigitte. Les gens la reconnaissent
dans la rue. Ses voyages la mènent également
régulièrement aux États-Unis et dans le reste du
monde.
Passionnée
Léa Linster est issue d’une famille d’amoureux
de la table. Ses grands-parents maternels sont
boulangers pâtissiers et ses parents propriétaires
d’un café-restaurant à Frisange. C’est donc naturellement qu’elle goute à la cuisine dès son plus
jeune âge mais à la différence des autres enfants,
la passion guide Léa. À 6 ans, elle élabore son
premier plat et dès l’âge de 15 ans, remplace
sa mère aux fourneaux. Un talent inné pour la
cuisine qui la poussera, en 1981, à arrêter ses
études de droit pour reprendre le café restaurant
familial, transformé l’année suivante en restaurant
16_ANDY A LUXEMBOURG #10
gastronomique. Elle refuse de quitter Frisange ou
« le restaurant Léa Linster » est un havre de paix
ouvert sur la campagne Luxembourgeoise.
À la recherche du bonheur
contact
Restaurant Léa Linster
17, Rue de Luxembourg
L-5752 FRISANGE
Tél. : 23 66 84 11
Un esprit sain dans un corps sain, voilà la philosophie de Léa. Cela s’applique autant à la vie
qu’à la cuisine. Avec sa brigade, elle attache
beaucoup d’importance aux produits et cherche
avant tout le goût, le vrai. Ses reproches à la cuisine moderne : s’égarer et mutiler les saveurs.
Son ambition consiste à partager son amour des
meilleurs produits pour rendre heureux ses clients.
Il n’y a qu’à consulter la carte du restaurant pour
se régaler : la selle d’agneau en croute, la poularde fermière ou le filet de sole rôti font recette.
Grâce au Bocuse d’Or, obtenu en 1989, elle a pu
travailler aux côtés de ses idoles : Paul Bocuse,
Pierre Troisgros ou encore Joël Robuchon. Mais
Léa refuse par-dessus tout le star-system et garde
comme unique but le plaisir. Son rêve secret était
de jouer au théâtre : elle présente aujourd’hui sa
propre émission de télévision « Léa’s KochLust »,
diffusée tous les jeudis sur le Saarländischer
Rundfunk. En 1996, Léa devient propriétaire d’un
vignoble à Remich, prolongement naturel de son
jardin et de son amour pour la cuisine raffinée.
+ d’infos
www.myofficialstory.com/lealinster
Léa Linster.
© MyOfficialStory/Mura
Ferran Adrià
#10 ANDY A LUXEMBOURG_17
Par Laureen Midol
le guépard
Aimée
Mullins
© L’Oréal
Ladies First n Beauty
18_ANDY A LUXEMBOURG #10
#10 ANDY A LUXEMBOURG_19
Ladies First n Beauty
“
Aux Jeux Paralympiques
d’Atlanta en 1996, elle excelle
au 100 mètres, 200 mètres
et saut en longueur,
battant tous les records.
”
Actrice, mannequin, athlète, Aimée Mullins n’est pas une femme
comme les autres. La belle américaine s’est admirablement
affranchie d’un destin à priori difficile.
La vie d’Aimée Mullins aurait pu être celle d’une
handicapée ordinaire, mais c’était sans compter sur la détermination de la jeune femme.
Née sans péroné, elle est contrainte dans son
enfance, à l’amputation des deux jambes au
niveau des genoux. À l’université grâce à une
bourse, Aimée découvre le plaisir du sport – discipline qui lui paraissait tellement lointaine – et
se lance dans l’athlétisme. Son talent explose :
aux Jeux Paralympiques d’Atlanta en 1996, elle
excelle au 100 mètres, 200 mètres et saut en
longueur, battant tous les records. Tel un guépard, fonçant sur ses prothèses en fibre de carbone affutées pour la compétition.
Atypique
Ne se mettant aucune barrière, l’envie d’Aimée
surpasse le monde du sport. Après ses exploits,
d’autres horizons s’ouvrent à elle. En 1999, le
talentueux créateur britannique Alexander
McQueen l’invite à défiler. Curieuse et honorée,
Aimée apprécie l’idée de révéler des facettes
différentes de sa personnalité. À cette occasion,
elle porte des prothèses inédites, sculptées en
bois qui marquent les esprits. Reconnue par
les médias du monde entier, l’ancienne sportive s’essaie également au cinéma dans de
20_ANDY A LUXEMBOURG #10
nombreux films d’auteur. Ces prestations sont
saluées par la critique.
Ambassadrice
Avec son parcours hors norme et ses multiples
talents, Aimée représente à merveille la femme
du 21e siècle. Elle trouve le temps de s’investir et
de raconter son histoire afin de faire tomber les
préjugés. En 2007, on la nomme présidente de
la Women’s Sports Foundation ainsi qu’ambassadrice des athlètes féminines aux États-Unis. La
radieuse Aimée fait les couvertures du monde
entier, l’année du défilé Alexander McQueen,
on la retrouve même parmi les 50 plus belles
femmes du monde selon le classement du magazine People. Rien de plus logique à ce que la 1ère
marque mondiale de cosmétique, L’Oréal, la choisisse début 2011 pour devenir son égérie. Sans
doute la seule de l’histoire qui puisse changer
de taille en fonction des prothèses qu’elle enfile.
1,70 m le lundi et 1,82 le lendemain !
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Battante
#10 ANDY A LUXEMBOURG_21
Par Laureen Midol
Ladies First n Culture
Niki de Saint Phalle
Drôle de
« Nana »
Artiste touche à tout, Niki de St Phalle a exploré de nombreux
domaines et vécu plusieurs vies. Un mot peut la résumer : colorée.
Née à Neuilly-sur-Seine le 29 octobre 1930 au
sein d’une famille propriétaire d’une banque,
Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, quitte
la banlieue aisée de Paris avec sa famille lors du
krach boursier de 1930. Ses parents s’installent
aux États-Unis, pays d’origine de sa mère, mais
Marie-Agnès ne les rejoindra que trois ans plus
tard. Dès lors on la surnomme Niki. Rebelle,
d’abord exclut de son école religieuse à New
York ; elle peint en rouge les feuilles de vignes des
statues de son établissement scolaire quelques
années plus tard. La créativité est déjà là mais
Niki se cherche : études de théâtre et courte carrière de mannequin après son bac.
En joue, feu !
En 1950, alors qu’elle vient de se marier, la
future plasticienne découvre la peinture pour
tromper l’ennui pendant que son mari étudie la
musique. Un bébé, un déménagement à Paris
et une dépression nerveuse plus tard, elle arrête
en 1953 toutes ses activités et commence sa
vie d’artiste. Peintre dans un premier temps,
Niki créée l’œuvre « tir » en 1961. Véritable ovni,
le dispositif consiste en un assemblage de pots
de peinture cachés derrière une plaque de plâtre
vers lesquels elle tire à la carabine ou invite des
spectateurs à l’imiter. En se lançant ensuite dans
22_ANDY A LUXEMBOURG #10
la sculpture, la première « nana », femme plantureuse et colorée en grillage, papier mâché, laine
et polyester, voit le jour en 1965 ; initiatique d’une
longue série, dont un exemplaire est visible sur le
boulevard Royal. Soutenue par les mouvements
féministes Niki multiplie les exemplaires et augmente les formats qui atteindront rapidement
plusieurs mètres de haut.
Passion fatale
À la fin des années 1960, au sommet de sa gloire,
Niki souffre de problèmes pulmonaires et de difficultés respiratoires dues à l’inhalation de vapeurs
et poussières du polyester. Elle continue de travailler, rencontre des grandes figures artistiques
de l’époque comme Warhol. Dessins de bijoux,
écriture d’un scénario ou création d’un parfum,
Niki explore tous les domaines mais son abcès
pulmonaire la fait souffrir. Elle s’éteint le 22 mai
2002 à San Diego en Californie, des suites d’une
insuffisance respiratoire chronique.
+ d’infos
www.myofficialstory.com/nikidesaintphalle
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© MyOfficialStory
De Catherine Marie-Agnès à Niki
#10 ANDY A LUXEMBOURG_23
Par Sandrine Stauner
Ladies First n Wellness
Optima Linea
Le poids
des mots
Sur les murs du bureau de Gabriela da Costa, directrice d’Optima
Linea, des dizaines de photos « avant-après » accompagnées
d’un message de remerciement témoignent de l’esprit qui règne
dans cet établissement atypique.
Perdre du poids n’est pas seulement une affaire de
grammes. Cela engendre des répercussions sur
la vie sociale, amoureuse ou professionnelle. Pour
certaines personnes, cette perte de poids booste
la confiance en soi et marque un nouveau départ.
Des adeptes de ce centre d’amincissement et de
bien-être ont perdu jusqu’à 35 kg, et une dame
récemment opérée de la hanche est parvenue à
perdre 11 kilos, à l’âge de 84 ans ! Passionnée par
son métier, Gabriela a imaginé le centre dans ses
moindres détails et prend un plaisir intense à relater
les mille et une tranches de vies qu’elle a pu observer en dix-huit années de carrière. « Je n’ai pas
deux cas identiques : certaines clientes ont 20 ans
et veulent démarrer du bon pied leur vie d’adulte,
d’autres cherchent à arriver au poids idéal pour un
événement, un mariage, ou tout simplement pour
se sentir mieux dans leur peau ».
La courbe idéale
Chaque personne mesure la courbe de ses rêves
avec ses propres repères : parfois il s’agit d’enfiler une paire de bottes hautes, de remettre d’anciennes bagues voire de rentrer dans une robe
ou un sous-vêtement favori. Une autre catégorie – où figurent beaucoup d’hommes – focalise
ses efforts sur un ventre rebondi, ou un geste
simple de la vie quotidienne : « vous n’imaginez
pas la joie d’une personne qui parvient à recroiser les jambes ». Face à ces exigences variées,
24_ANDY A LUXEMBOURG #10
les spécialistes d’Optima Linea optent pour une
approche ultra-personnalisée : un entretien d’une
heure permet de fixer les objectifs, mais il a également un rôle libérateur qui fournit la clé de l’ensemble du programme, une motivation à toute
épreuve. Gabriela et son équipe jouent un rôle clé
dans ce processus et mesurent leur performance
en kilos perdus, en centimètres en moins et en
sourires retrouvés.
Contact
Tél. : 26 54 49
32a rue Zénon Bernard.
L-4013 Esch sur Alzette.
Un centre sur deux étages
Optima Linea occupait le 4ème étage du 32A, rue
Zénon Bernard à Esch et vient de s’agrandir en
investissant aussi le 3ème étage. Grâce à l’acquisition de machines supplémentaires à la pointe de la
technologie, les clientes peuvent s’appuyer sur un
matériel ultra-moderne pour obtenir des résultats :
à titre d’exemple, l’appareil « Aqualatina » est un
volumineux cocon où l’on se glisse en douceur.
Un massage hydro-jet permet de se sentir bien,
tout en restant au sec : l’eau chaude est contenue
dans une enveloppe en latex. L’appareil est recouvert de lampes qui stimulent la production de vitamine D et améliorent la production de collagène
et d’élastine de votre peau.
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© MyOfficialstory/Mura
Tranches de vie
#10 ANDY A LUXEMBOURG_25
Par Elodie Petit
Ladies First n Mode
Fred Kyrel
Plus d’une corde
à son arc
Dans l’univers de la photo de mode, tout est calculé et millimétré.
Fred Kyrel est loin de cela, son concept : la création de vêtements
en cordes. Un modèle, une tenue sur-mesure, une photo, un côté
unique, éphémère…
La corde en chanvre souffre d’une image réductrice largement associée au bondage. Noble,
résistante, et très douce quand elle est traitée, c’est le support choisit par Fred Kyrel pour
ses créations éphémères. Inspirés du Shibari
– « attaché, lié » en japonais – les vêtements de
cordes deviennent plus sophistiqués à force de
pratique. Une volonté : intégrer l’univers de la
mode. Partant à la base de petits corsets très
simples, avec une corde de quelques mètres,
l’artiste développe au fil du temps, sa propre
technique pour en arriver à des créations beaucoup plus complexes, jusqu’à 150 mètres de
cordes.
Suivre le fil
Sortant du monde de la photo et de l’art digital,
Fred Kyrel aime les mise en scènes décalées,
l’humour et les contrastes. Il travaille des cordes
qu’il réalise lui-même, toujours en improvisation
et en collaboration avec le modèle, ce qui est
propice à la photo suggestive ou narrative.
Son but principal est d’utiliser la corde dans un
univers esthétique, coloré et de l’amener dans
un milieu mode. L’enrichissement que procure
26_ANDY A LUXEMBOURG #10
la conception de la tenue et ensuite la séance
photo, est doublement créatif, même s’il faut
beaucoup de patience et de rigueur.
Toucher la corde sensible
Le modèle est la source d’inspiration première
de l’artiste, la tenue est directement réalisée sur
le mannequin en s’adaptant à sa morphologie,
ses envies ou son teint de peau pour les couleurs. Si les vêtements existants permettent de
s’inspirer, les nœuds traditionnels et les techniques textiles aident à débuter un travail, mais
l’improvisation reste la pratique la plus importante pour « réussir » les réalisations. Pour l’instant éphémères, des prototypes de vêtements
que l’on pourra enlever et remettre ainsi que certains accessoires comme des sacs ou ceintures
sont à l’étude. En attendant, pour garder une
trace les clichés sont nécessaires, une galerie
est proposée sur le site www.kybari.com.
+ d’infos
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© Fred Kyrel
Sur le fil du rasoir
#10 ANDY A LUXEMBOURG_27