SCIENCES MAUDITES

Commentaires

Transcription

SCIENCES MAUDITES
ESSAIS
DE
SCIENCES MAUDITES
1
AU SEUIL DU MYSTÈRE
(NOUVELLE
ÉDITION
AVEC
POINTS,
ET
UN
DEUX
APPENDICE
ET
AUGMENTÉE
CORRIGÉE,
BELLES
FIGURES
ENTIÈREMENT
REFONDUE
D'APRÈS
MAGIQUES
INÉDIT)
PAR
Stanislas
DE
GUAITA
PARIS
GEORGES
58,
CARRÉ,
RUE
ST-ANDRÉ-DES-ARTS,
1890
ÉDITEUR
58
EN
DIVERS
KHUNRATH
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
1
AU SEUIL DU MYSTÈRE
ŒUVRES DE STANISLAS DE GUAITA
La
Muse
Rosa
Noire,
poésies.
Mystica,
en
française
Essais
poèmes,
de
1885.
Sciences
i'
chure
in-8
grand
avec
LEMERRE,
édition.
de
DE
Sciences
LA
5 figures
GENÈSE.
magiques
préface
1885.
I.
CARRÉ,
1 vol.
sur
1 vol.
AU
1886.
m-i2.
in-12.
3
fr.
DU
SEUIL
Une
bro2 fr.
PRESSE
maudites
1
3 fr.
la poésie
(épuisé).
SOUS
Essais
une
maudites
MYSTÈRE,
1883.
LEMERRE,
II.
fort
dessinées
LE
volume
par
SERPENT
in-8,
M. Oswald
avec
WIRTH.
AVERTISSEMENT
POUR
CETTE
NOUVELLE
E lecteur
de
notre
marchandera
tous
Nous
1890,
avons
pris
mier
essai,
de le refondre
de l'édition
au moins
et tout
corrections
continuelles,
de quelques
passages
planches
Khunrath,
réduites
procédés
phototypiques
en taille
D'autre
part,
d'un
Appendice
Cet Appendice
lée du livre
mystiques
solius
perte,
nouvelle
théosophe
de
d'un
cinquième
par
entièrement
se compose:
d'où
fait
additions
et
il se grosdeux
d'abord,
Henry
Leipzig,
les nouveaux
et
repro-
seconde
édition.
le texte
primitif
inédit.
i° d'une
sont
l'Amphitheatrum
par Henry
suivre
à
de
Poirel,
cette
pre-
parler
remaniés,
de la maison
que
l'année
pour
fréquentes
illustrent
ce
Sans
du
avons
ce
l'améliorer
au point
d'étendue.
de très
nous
que voici.
tout
curieux
vures
de
et inédite:
douce,
nous
c'est
et
soigneusement
admirables
ne
de compléter
remis
triplé
nouvelle
partie
duites
à cœur
un travail
publions
sit d'une
un témoignage
pas
en vue
de 1886
opuscule
nous
égards,
ÉDITION
Khunrath;
détail-
description
extraites
les deux
Sapientioe
20 d'un
gra-
œ<erMœ,
commen-
6
AVERTISSEMENT
étendu
taire
verbe
et
très
d'en
permettre
3" de quelques
actuelle
Rose-Croix
anciens
dans
tradition
mystérieux
centres
de
toute
des
d'initiation,
prononcé
du
martiniste
présidait
en juin
1889;
des
ouvrages
chant
l'un
récemment
de
notre
Tel
parus
frère
est
sur
Alber
le livre
grade
les
se rattachent
aux
et pos-
divines
4° d'un
l'auteur
plus
(S.
d'une
enfin,
à
même,
supérieur
le Royaume
la
disune
I.)
qu'il
notice
tousoient
qui
profonds
la
de Dieu,
Jhouney.
foncièrement
son
ancien
digne
ainsi
du
bienveillant
a salué
et
surtout),
la Kabbale
sous
le public
constitution
la
Rose-Croix
par
5°
ditons
ans,
sur
occidental,
Sciences
réception
intéressants
qui
(la
tracés,
moins
l'E~térisme
sa pureté
sont
le Martinisme
secrètes,
ordres
intégrale
cours
nombre,
sociétés
le
près
méthodiquement;
non
grand
d'assez
pantacles
la lecture
faire
plus
de deux
sèdent
ces
renseignements,
du
qu'ignorés
serre
qui
où
hiéroglyphique
pour
plus
précis,
titre
son
renouvelé
nous
accueil
apparition
que
l'estimons
dont,
nous
moins
rééin-
il y a quatre
première.
AVANT-PROPOS
ux seuls mots
nie,
~'Hermétisme
la mode
est
échangés
se teintent
m~~gs
g~pr~
Haute
~po~A~~Me,
ta
~B'
mais
~s
arë~ra~M~
~e
.<x&&a7<? (~M~~Mg
~oc~wg
d sa cause
la loi de ses /KxyMt0~s
dans
<~OM&
et ~'m<~Mc-
Jf'm/MMe diversité
et des /byM~
et
~M~-
rationnelle
~r~~6~
transitoires
remonte
chez
<e~$
fo&~6rp<x~'OM. ~o~g
~Ma~
des MO~~
COM~M-
C~'MMM~<?~M.
a&~o~M/ c'g~~ une
y~~
pay
~e~fn-
M.'ë~~ ~OM~ un CO?M~)6M~M?Mde
en dogme
tion
de tous
OM~OMM spirites,
/bM<~e6 sur
iro-
ces ~a!7~
~M'<Xla /gM~
er~
ment
regards
moue
acce~~Mg~~
~ey~,
Af~~
~c~oM~j)~
Les
de bienveillante
ne se soM.~yop~ees
~g~My~
La
de se récrier.
et (~'(t~MS soM~yes
~~6M~g <~M~ro~B'~
ou de Kabbale,
~)/t~7Mg~~
~'C/M~d
essentielle,
l'antagonisme
de
et trouve
8
AVANT-PROPOS
<M?<?m<?~ équilibré
des
~M à f~~m~y~
intégral
on ne peut
nier
pondérance
alternée
~.os~7g$,
d'osciller
cause
la
et qui,
tion
et
La
d'une
combat
sexuelle
admet
tivité
le monde
lectuel
des pensées;
mènes.
Un
dans
telle
et de la
des
est
Vie.
la
Ac-
contraires
la
a
étreinte;
l'amour
est un
mondes
ou sphères
d'ac-
le monde
intel-
sontanalogues
d'en
bas
dans
chacun
de la
son
sensible
essence,
est logique
mondes,
aux
cause
Haute
M~M
ses
choses
engendre,
des séries
et rigoureusement
analogiques.
dans
et les choses d'en
~M'MMg même
des trois
des phéno-
triple
et proportionnelles
st bien
des calculs
des causes;
le monde
l'Être
haut
correspondants
trois
divin
M~a~/es~~OM~,
départ
ne cessent
aussi.
La Magie
par
lutte
Pré-
en <~pp~r6Mc<?
au-delà
du Mouvement
yeac~oM
fécondité
le Mouvement.
à l'équilibre,
comme
serait
en fait,
Or,
de deux forces,
tendant
efficiente
absolu
véritable.
Vie, nier
en decà
naturelles
réquilibre
et la mort
stérile
repos
Sollici-
les puissances
jamais
ne le réalisent
contraires.
forces
J'g~g~
déterminables
Voilà
donc le point
cette
algèbre
de
des
9
AVANT-PROPOS
M~6~. Tout
rique,
axiome,
de son nombre
marqué
génélettre
M~Mr6~a&6a~~Mgme~~<xyMM6
de ~'a~Aa&e~Ae&rgM,
les concepts
drent
ilsse
dans
l'ordre
mières
se classent
â mesure
développent
en chaînes
de
aux
plus
leur
simples
qui
en dérivent,
interminables
causes
innombrables
~'M~g'M'a cet Ineffable
du contingent,
qu'Herbert
les
résultats
~Mg~Mpgr&e~~ocgMM~,
tout le domaine
pre-
des principes
~om~~e~g~,
aux
ainsi
s'engen
~M'
Des
filiation.
et clairs
plus
dans
dc~ nombre:
conforme
déployé
et
remontant
Mo~M~e
Spencer
~7Mcc'~MO~&
« De
omni
re scibili
<Sc~~C~~ connues
Tueya~Mg
branches
dont
la
principe
racine
du
d'une
savoir
et le CC6Myhumain
régit
la communion
ressusciter
une ~4~~e au-dessus
résultats
trop
des sexes
indiscutables
secrète
et la même
et la gravitation
de nos forces:
d'un
en vertu
mollusque
la Science
toutes
ces branches
C'est
l'amour;
la synthèse
étreinte
universel,
que le
nacre
Mais
même
est commune.
identique
soleils.
occultes,
»
aliis.
quibusdam
et sciences
embrasse
ces
et
intégrale
glissant
et les théories
la
loi
des
est
surles
trop
10
AVANT-PROPOS
universellement
ces Essais
à l'examen
comme
encore,
à
que la science
Nous
gure.
puscules
aux
moderne,
blement
jour
g~MM corps
rattacher
aux
Ce qui n'est,
thèse
âges.
Un
de sublimer;
du lecteur,
yeux
certain
dogme
avec
parler
Nous
tiation
les
cohési f, cette
doute
extravagantesans
cro~.
~M'OM~ invaria-
donné
~ë~
trou-
scepticisme
de tous
adeptes
d'o-
série
telles
principes
de doctrine
ou
en cette
~'ë~rOMcAg
les
nous
spéciaux
haute
phi-
des maîtres.
losophie
la
on nous
relevons
de
plus
hypo-
–e~~OM~
nous
excusera
de
donc
celui
spécialement
et habbaliste;
nous
l'Inde,
qu'une
assurance
ferme
hermétique
sanctuaires
le
mais
savons,
l'Ini-
de
dans
dans
de l'Hellade
et de l'Étrurie,
bien que chez
les Égyptiens
et les Hébreux,
la même
synthèse
symbolismes
a revêtu
en apparence
diverses
formes
<~
qui
de la Perse,
temples
aussi
de
grands
professés
mystérieux
dédaigne
surtout,
dont
peut-être
un
ignore,
officielle
tâcherons
6oy~er
de ~)ro&g~
l'étude
questions,
devrons
de phénomènes
ésotériques,
blantes
nous
e~M~/M~y,
et
les plus contradictoires
les
les
les
li
AVANT-PROPOS
traduisent
dans
la
f~M
pour
Vérité
MMMWa&&? au
langue,
Une,
toujours
des Mythes
/bw~,
et des ~??t6~m6~.
Depuis
schisme
le
XVU1" siècle,
constant
de
fagot,
ils ont gardé
re~~e
dont
de
eux,
leurs
leur
symboles,
L'ère
agonie,
est révolue
për~o~s
héritiers
pour
leur
foi
ils ont écrit
nousdéchiffrons.
du fanatisme
populaires,
était,
de
sacrée;
qu'aujourd'hui
sé-
ses /gr~e??.~
car le Devoir
de la science
et du
l'héroïque
et décore
aux
~a-
la potence
f~ygM~e
arme
transmettre
le trésor
proscrite
dans
un
apparaît
excommuniés,
de
~er~c~~
l'Idéal
ils ont vécu
nous
Vénérables
l'exil,
~'M~~M'~M
gnostiques
la vie des adeptes
martyre
triarches
des
o f ficiel et des su-
non point
ment
téméraire
et de la sottise
plus
les Initiés,
on les raille
sont
résignés
celle
du juge-
si foM ne brûle
et les calomnie.
à ~'OM~'a~e,.co~M~e
leurs
Ils
pères
les martyrs.
Peut-être
les anciens
tans,
ni
serviteurs
~OMpCOM~gra-OM,
/Mërc'p/CM'
des imbéciles.
se souviendront
~'Mg~'M6 jour,
n'étaient
ni
Alors,
que
des
charla-
d Christ,
des Mages
que
tes
se sont
12
AVANT-PROPOS
devant
jjro~~r~~
Charité
r~p~MC~Mg,
berceau
règne
En
attendant
que
et de la Gnose,
nous
nombre,
plus
grand
tial
jugement
de
Adveniat
sonne
cette
et partout
royal,
hautement
témoignera
est advenu:
ton
Sciences
ton
regnum
heure
tuum
de la Justice
~ro~N
à la risée
nous
soumettons
~M~~Mg~-M~~
que
ces
bruyante
du
à l'imparEssais
maudites.
S. de G.
de
1
AU SEUIL DU MYSTÈRE
AS de chercher
le
voile
buter
des
sans
en vain
modes
cesse
la substance
qu'elle
subit
sous
et
de
au
des apparempart
conscient
d'un formidable
au delà,
rences formelles,
des penseurs
a voulu
sonder
le moins mystique
du monde extra-sensible.
Il a
un jour les arcanes
il
temple du mystère;
front et de sa pensée.
avant lui, ont asgénérations,
gravi la montagne
jusqu'au
en a heurté
le seuil de son
les
Mais .quoi
siégé le sanctuaire
issue,
ûeurir
découvrir
une
y jamais
à ce soleil
intérieur
qui fait
de lumière,
elles
des rosaces
sans
et renonçant
aux vitraux
n'ont
gardé
Les
éternel.
que
l'éblouissement
degrés
choses
inconnues
son
«
mirage
aboutis-
du temple
Au frondes murailles.
solliciteurs
sent au granit inhospitalier
deux mots
ton sont gravés
des
de
qui
sciRE
le frisson
donnent
NEFAS
».
14
ESSAIS
terrain
surent
audacieux
où des
entrelacées
SCIENCES
MAUDITES
dont la clef est perdue,
s'ouvre'quelle val. On dit qu'au cours des siècles
Un caveau,
que part dans
de rares
DE
sans
galeries
là
du sou-
le secret
se coupent,
ministre
d'une
nombre
l'inexorable
siège
loi qu'on n'élude
téres, le Sphinx
forcer
des mysle seuil,
point.
L'antique
gardien
debout
sur
symbolique,
occulte
Fils de
« Tremble,
l'énigme
si tes mains ne sont pas blanches
devant
le Seigneur!
lod-Hévê
ne conseille
que les siens.
propose
la Terre,
l'adepte
par la main
de sa gloire
mais le téméraire
Lui-même
conduit
tabernacle
s'égare
ténèbres"
infailliblement
du barathre.
Il faut
impossible.
il
byrinthe
Gardez-vous
l'appareil
ne saurait
et trouve
faut
deviner
de voir
d'une
être
la mort
ta'route
à travers
vaine
menace.
l'objet
d'une
est
le la-
»
ou mourir.
en ces
profane
dans les
Reculer
Qu'attends-tu?
choisir
jusqu'au
effrayants
symboles
La haute science
curiosité
frivole
pâli tant
le
sur lequel ont
de
est sacré,
problème
le Sphinx
nobles fronts,
et questionner
par caprice
car un tel langage
est un sacrilège
jamais impuni,
porte le verbe en soi de sa propre condamnation.
A votre demande
l'Inconnu
formule
une
indiscrète,
si troublante
inattendue,
que l'obsession
réponse
en demeure
à jamais en vous.
Le voile du mystère irritait
voir
soulevé
votre
curiosité?
Il retombe
Malheur
aussitôt
à vous
de l'a-
de
mains
vos
AU
tremblantes
DU
SEUIL
MYSTÈRE
15
de ce que
possède
vous avez cru voir. Ne sait pas qui veut distinguer
le rayon divin du reflet mille fois réfracté
dans les
milieux
sera
denses
demandez
Boismont
quel
tion de la folie.
et cet arcane
terrestre,
qu'il en soit, les fanhantent
le seuil du mysau livre
du docteur
Brière
de
plus tard.
de l'hallucination
et
vous
de l'illusion
élucidé
tômes
tère
et l'affollement
Quoi
glissant
pas
l'hallucina-
sépare
Il est une porte,
nous le verrons,
qu'on ne peut
avec
franchir
sans entrer
certaines
en rapport
le maître
on devient fatalement
forces, desquelles
ou l'esclave,
le directeur
que Moïse a symbolisées
l'homme
en
qui réduit
le
Les
ou le jouet.
sous la figure
esclavage,
eh écrasant
du
soumet
d'abord,
lecteurs
de Zanoni
2
Puissances
du serpent
si l'homme
ne
pied sa tête.
roman de sir
le beau
ont deviné peut-être,
dans le
Lytton
« monstre inhomable
» que Glyndon
évoque si maà celui de
un mythe
lencontreusement,
analogue
Bulwer
La « Chose
la Genèse.
horrible
et voilée
M, le
de la
« gardien
du seuil '), c'est l'âme fluidique
et de la
terre, l'inconscient
génie de la naissance
de l'Éternel
c'est
Devenir
mort, l'agent
aveugle
le double
courant
Des Hallucinations,
refondue.
Paris,
Zanoni,
de lumière
mercurielle
dont nous
par le D'Brière de Boismont, 2e édit
Germer-Baillière,
18a2,
In-8.
par Bulwer Lytton. Dentu, 2 vol. in-12.
16
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
aurons
à parler
bientôt.
L'auteur
réversibilité
à merveille
quelle
la lumière
astrale
ceux
qui n'ont su
de se débattre
libre
à Glyndon
de fuir,
l'influence
néfaste
session
gré qu'il
anglais
marque
rend victimes
de
en ait, et le fera
la
diriger
contre l'ob-
est attachée
trébucher
à lui mal-
de fatalités
en
sutribulations,
jour de la catastrophe
jusqu'au
de l'ivresse
du
prême au jour où Zanoni, délirant
sacrifice
se condamnera
en le sauvant.
volontaire,
Pénétrons
l'autre
réservant
ladies
le sens
de cœur,
émotions
de ces allégories,
exotérique
Outre les mapour plus tard.
habituellement
consécutives
à des
outre
violentes
congestion
plus étrange,
la pratique
outre
cérébrale;
que
la mort
nous
imprudente
tiori
qu'il
de
heure;
a for-
l'hypnotisme,
ne manque
cérémonielle,
de la vie. Éliphas
fût, et d'un ordre
à la suite
ressenti,
cie qu'il fit à Londres
par
de nature
des dangers
à leur
signalerons
de la magie
à l'expérimentateur
d'inspirer
dégoût
imminente
un
lui-même
supérieur
du curieux
essai
pas
insurmontable
tout
avoue
adepte
avoir
de nécroman-
en 1854, un profond
et méattrait pour la mort, toutefois
sans tenlancolique
tation
de suicide..
Il n'en est pas ainsi des ignorants qui se jettent à corps perdu
dans le magnéEliphas Lévi, Dogme et Rituel de la Haute Magie.
Germer-BaiHière, 1861, 2° édition, 2 vol. in-8.
Dogme,
page 271.
AU
dont
tisme,
spiritisme,
une folie.
SEUIL
DU
17
les lois, ou dans
lui-même
une aberration
ils méconnaissent
le
est par
« Heureux
et
qui
le célèbre
(s'écrie
meurent
d'une
potet ~), ceux
qui
d'une
mort que l'Église
se tue.
y a de généreux
Les
MYSTÈRE
de
exemples
mort
prompte,
Tout ce qu'il
réprouve!
»
faits
pareils
dans
pullulent
le
annoncé
l'histoire.
jour
Ayant
prophétiquement
de sa mort, Jérôme Cardan
se suicide
pour ne pas faire mentir l'astrologie.
de Leipsig,
au comble de sa gloire
se fait
cien,
Lavater
sauter
mystérieusement
abbé de Montfaucon
ne sait-on
peut-être
ridicule
guère
le
un
amateurs
vent
comte
de grossir
la liste
Inaccessibles
porte.
aisé
spirite
Quant au
et
de
main,
Eugène
Heutte,
Mais il n'imnécrologique!
à la folle curiosité
autant
La Magie Dévoilée,
1875
et les
d'outre-tombe,
mort. Qu'il serait
ceux-là
aux émotions
malsaines,
que rebelles
les opérations
affronter
peuvent
impunément
Baron Dupotet,
qui
de Gabalis,
mot de sa fin
du merveilleux,
de révélations
de ruine
Le
(1801).
de Villars,
le dernier
(1673).
sur les enthousiastes
Tel,
téméraires
souffle
en
(1576),
Schrœppfer
de nécroman-
(1774).
meurt
sarcastique
si fort
tourna
tragique
la cervelle
Du-
(prix:
lOUfr.).
seuls
de la
in-4". Saint-Ger-
Ce singulier
ouvrage,
que M. Dupotet ne livrait que sur un serment de discrétion écrit
et signé de la main de l'impétrant, est maintenant tombé dans
le commerce.
2
18
ESSAIS
science,
DE
SCIENCES
MAUDITES
qui savent distinguer
un phénomène
et cuirassent
leur sens contre toute
prestige
sion. L'expérimentateur
« Mon cœur
n'a que
la force
invisible
fluidique,
création
reflet
d'un
illu-
calme
qui se dit avec
faire de battre plus vite
déplace ces meubles avec
fracas est un courant odique soumis à mon vouloir
la forme humaine
et semasse
dans.
qui se condense
la fumée de ces parfums,
n'est qu'une
coagulation
qui
coloré
du
de mon
rêve
cerveau,
»
volonté.
du verbe
de ma
azothique
sans trouble
ainsi
ne court,
Celui qui se parle
il mérite le nom d'adepte.
aucun
certes,
danger;
sont-ils
à se réclamer
Mais bien rares
légiti-
mement
d'un
titre.
De tels hommes,
clairpareil
semés jadis, sont à présent
plus introuvables
que
à se faire valoir
en
jamais
peu portés d'ailleurs
C'est aux plus
ils vivent et meurent ignorés.
public,
les badauds
c'est aux plus
bruyants
que courent
poseurs
malades
que
va la vogue.
Thaumaturges
la renommée
leur
excentriques,
les consacre
tour
à tour
du temps de saint
le
taient
Etteila,
c'étaient
Théot;
le
prophète!
ceux-là
tables,
certains
leur
côtés
caractère
Pierre
tireur
hier Home
c'était
le sorcier
au siècle
de
forains,
sourit
et
cartes
Simon,
c'édernier,
et
l'extatique
et Vintras
le médium,
autres
savants
Quelques
font fureur
aussi,
mais
vérigrâce
ou charlatanesques
équivoques
tels le comte de Saint-Germain
à
de
et
SEUIL
AU
le divin
tels
Cagliostro
MYSTÈRE
fatidique,
Desbarrolles.
fois
qu'un
tréteau
de
19
le Clerc, le bénéchiromancien
spirituel
Pierre
et le trop
dictin
Chaque
une gloire
DU
charlatan
s'est
exhibé
dans
un sceptre
gromagique,
en a rejailli sur les
tout l'odieux
ceux-ci
vraiment
ont bénéficié
tesque à la main,
véritables
adeptes
de la dérision,
tandis
les autres
que
bénéficiaient
Ce fut là, n'en doutons pas, la cause
des calomnies
dont
au moyen âge surmajeure
les disciples
de Zoroastre
et de
toutd'Hermès,
de la monnaie.
Salomon
eurent
de ces
mages
si fort
à
souffrir:
qu'accomplissaient
tous les
sorciers
monstres
deux
sonnements,
des initiés
pos
les
obscènes
et
criminelles,
pratiques
blasphématoires
et
sorcières
des
on accusa
au
méfaits
sabbat
de
ces
sexes
sacrilèges,
supérieurs
sur
circulèrent
viols, maléfices,
empoifurent imputés à la charge
les plus abominables
proet leur
leur vie privée,
un tissu
doctrine,
réputée
de grossières
contre
injures
de lourdes
le Christ
des
mère, devint l'épouvantail
risée des gens d'esprit.
Il faut confesser
d'ailleurs
âmes
que
d'Hermétisme
des livres
ésotérique
n'a pas accentué
médiocrement
et
inepties
et la Viergeet la
pieuses
le
symbolisme
et de Kabbale
la défaveur
tenaient les hautes
esprits
superficiels
vue d'ensemble
signes
y contribuait
où des
sciences.
La
crochus
des
20
planètes,
caractères
apparente
paraboles
ESSAIS
DE
lettres
des
hébraïques
des grimoires,
arabes
SCIENCES
MAUDITES
hiérogrammes,
haute
fantaisie
des pantacles
et bizarrerie
mystique
toutes choses
superlativement
au sentiment
des sots et des ignares.
boliques
riles à première
vue au gré des esprits
en tout cas, pour la curiosité
irritantes,
des
diapué-
logiques
de chacun.
De tout
et parlé la
temps, les sages avaient écrit
et des allégories,
mais jamais
langue des mythes
l'obscurité
de la forme ne se dut plus mystérieusement
et jusqu'au
épaissir
moyen âge
qu'au
siècle
l'intolérance
des inquisiteurs,
dernier;
du bûcher
menace
et l'affolement
perpétuelle
fa-
du populaire
au seul nom de sorcier,
jusassez la précaution
des adeptes.
La
occulte est pareille
à ces fruits savoureux
natique
tifient
science
une épaisse
et dure.
que protège
laborieusement
plaît de détacher
succulente
sûr, la chair
notre peine.
A-t-on assez cruellement
raillé
la
de bon
cœur
du
coquille
il nous
à coup
l'écorce
fruit
dédommagera
vilipendé
la transmutation
l'alchimie
des
et
métaux
Ce n'est
?
ni même
point ici le cas de faire l'apologie
de l'art spagyrique;
mais j'exulte
de
l'exposition
des détracteurs
imtranscrire,
pour la confusion
béciles,
l'appréciation
récente
de la France
miste,
peut-être,
M. Berthelot,
dans ses Origines
du plus
grand
contemporaine.
de rA~c/M~g;
chi-
AU
«
J'ai
retrouve
«
idées
«
à
«
aussi
la
«
leur
avait
<(
les
qui
la
PLAUSIBLE
«
LES
«
~MC6
<(
~M~
«
MM~rg,
PLUS
servi
de
~<3
ftMM'~
?6
c~
cas
des
vive serait
ET
C~CO~M~S-
MM~~M~M~
la
AUSSI
MODERNES
Or,
COM~M~'O~
a~cAïmM~~
glorieux
hermétiques.
son admiration,
peut-être
sur
PMM
OM~C~'gO~C
notre
philosophes
qui
/b~~g
THÉORIES
sur
anciens
quel
LES
sans
~OM~C~
nature
M~M're,
OpMMOM~
ygNgmr
la
~or~
AUJOURD'HUI.
les
~~C~6?~~
voit
QUE
mais
métaux,
de
C~g
des
alchimistes)
des
guide,
FOND
filiation
(les
philosophie
REPUTEES
profondes
On
conduits
la
g~a~g/
21
la
transmutation
théorie,
AU
MYSTÈRE
seulement
avaient
poursuivre
«
DU
non
f/H/pO~A~e
fait
SEUIL
»
1.
contemporain
Combien
plus
si pleinement
au
il pénétrait
le
spagyrisme
ésotérique,
triple sens de ces locutions
spéciales
que son génie ne lui a fait deviner
qu'en partie 1
initié
Mais
science
l'alchimie
l'antiquité.
que des esprits
encore
appris
priapées
qu'une
universelle,
de
glantes
n'est
du
enseignée
N'est-il
pas
de la
part minime
dans les sanctuaires
révoltant
de
penser
n'ont pas
de cette heure
équitables
à distinguer
entre les orgies
sansabbat
les monstrueuses
légendaire,
de la magie
noire
et les fastes
Berthelot, Les Origines de l'Alchimie,
Steinheil, 1885 (préface, pages xiv et xv).
de cette
1 vol. in-8. Paris,
22
DE
ESSAIS
science
traditionnelle
gigantesque
en images
entrevues
MAUDITES
SCIENCES
des initiés
et splendide
d'Orient,
entre
toutes,
grandioses
d'augustes
de
par les penseurs
synthèse
qui traduit
vérités,
tous les
à peine
et
âges,
de lumineuses
déduites
par analogie,
hypothèses,
et que la science la plus éclairée
et la plus rationnelle tend à confirmer
aujourd'hui
?
Quel
Valmiki
titanesques
intellectuels
pour
célébrer
philosophies,
chantera
les civilisations
d'Europe
du monde
les grands
primitif,
cycles
dont témoigne
la Haute
Et,
Magie?
dignement
qui nous
cette
dira
mère
les
de toutes
de sa gloire
et le drame
l'épopée
sur les nations antiques,
rayonnante
récent du martyre
de ses adeptes,
sous les perséencutions de l'Église
et les calomnies
du monde
tier ?.
Telle
nous
la haute
travers
apparaît
maudite
dans
dissidents
terrorisée
des
l'humanité,
la trahison
des gnostiques
l'imagination
l'immonde
goétie
elle sape les rêves
en délire;
criblée
décriée
creux
enfin
Science
et méconnue
à
depuis
confondue,
avec
masses,
par les faux savants dont
et affole la scholastique
d'un prédes anathèmes
déchu de son initiation
sacerdoce,
pricette
science
à
Telle nous
apparaît
au moins, que,
travers
l'histoire
de quinze siècles
nous hésitons
à la
au fond du passé,
plongeant
dans
et sacrée
les
reconnaître,
resplendissante
somptueux
mitive
sanctuaires
de l'ancien
monde,
et plus
tard,
iUus-
AU
trant
d'un
premiers
Ce n'est
SEUIL
DU
23
MYSTÈRE
le christianisme
pur éclat
Pères<.
occulte
des
n'ait eu ses sorciers
pas que l'antiquité
ses sorcières
surtout.
La magie empoisonneuse
de Thessalie
et de Colchide
a conquis aux mégères
une
et des
à la sève
le lait
ciguës
faisaient
caustique
des extraits
digérer
de
avec
Mandragore
humeurs.
d'obscènes
saturaient
Nocturnes
ces
visiteuses
des
elles
des lieux déserts,
impures
narcotico-âcre
des jusquiames
vestales
tombeaux,
mêlaient
et
célébrité.
lugubre
mixtures
de la tithymale,
et
d'Aconit
Lycoctone
venins
d'innomables
et
leurs incantations
Puis,
d'un fluide d'autant
plus
haine
contenue
que leur
longtemps
élaboré
et projeté
l'avait
plus douloureusement
dans une rage plus venimeuse
et tacite. Les cuimeurtrier,
sines
de Canidie
qu'à leur vue, la lune
(si hideuses
d'un nuage
ont eu
se voilait,
dit-on,
sanglant),
le dégoût
l'honneur
de soulever
d'Horace,
lyrique
et point
n'est
besoin
d'en
à la mémoire
présents
Non moins célèbre
poétisée,
des
sont
les détails,
les amis du poète.
de tous
ici
est la légende
a
qu'Homère
ensorcelés
compagnons
d'Ulysse,
bondissant
pourceaux
Tous ont bu le breuvage
double
retracer
et de
symbole,
prédestinées
la vie,
combat.de
la baguette
de Circé.
et subi la métamorphose
sous
les
natures
la
déchéance
passives
où
et de la servitude
à quoi
dans
le
nous
ré-
24
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
duisent
une
les passions
non équilibrées
physiques
initiative
en éveil (car~a~MW
toujours
prime
un état
Ulysse
refuse
et-du
chantée,
consciente
Tous
passif).
de tremper
ont
la lèvre
ton calme
par
ex-
bu; le seul
à la coupe en-
dont a coutume
la force
d'elle-même
le glaive
levé dans un
il commande
à la magicienne
de
geste de menace,
Le prince, ici, reprérompre le sortilège
fluidique.
sente l'Adepte,
le maître des fluides, puisque
habile
à déjouer
donne,
Circé
le piège, il sait imprimer
aux ordres qu'il
le verbe autoritaire
En lui,
de sa volonté.
reconnaît
l'homme
plus fort que tous les
et la tête basse, obéit.
enchantements,
Plus sanguinaire
et plus perverse,
Médée aussi
doit aux poètes
de son
le lamentable
privilège
ont chanté
sa vie errante.
illustration
plusieurs
Médée empoisonne
brûle et massacre
ses proches,
ses enfants.
à Athènes
Réfugiée
près du roi Égée
elle donne libre
essor
à ses
qui la rend mère,
instincts
fiante
de
dépravation
féroce
et d'envie,
conjour où ses crimes
en l'impunité
jusqu'au
soulevé l'indignation
de la ville
entière,
et sous une grêle
pâle sous les huées du peuple
de cailloux,
la malheureuse
à fuir,
est contrainte
l'œil allumé d'implacable
sur son
haine, et serrant
ayant
sein
l'unique
un fruit deux
Que
ait
qu'elle
fois sacré d'adultère
l'histoire
enfant
de ces
deux
comme
épargné,
et de vengeance.
sœurs
en
maléfices
AU
soit réelle
dividualités
morale
SEUIL
ou légendaire,
fabuleuses
où s'incarne
et la souche
fait éclore
DU
MYSTÈRE
25
Les inpeu nous importe.
sont des types de synthèse
le génie moyen
d'une caste,
exécrable
des
de l'Hellade
sagas
a
dans un suprême
épanouissement
de sève.
le
Oui, les abominations
que narre
au sujet d'~M~pM~~ et de ~<pM~
furent
peuple
réalisées
Médée
à la lettre
les
par
sorcières
de l'ancien
flétrissait
d'ailleurs
monde, que la colère publique
des noms de stryge
et de lamie.
Mais passons
sur ces horreurs.
Si jamais
on a
de cet
pu confondre
~au moyen
âge des monstres
acabit
avec les vrais initiés,
c'est que ceux-ci
voués d'urgence
au fagot,
excomje le répète
muniés
ipso facto,
se voyaient
fauves,
le mystère
lors,
la
de
leur
calomnie
traqués
réduits
à la manière
à céler
beau
illimitée,
souverain,
Méditez
d'Alveydre,
scrutateur
le mage
vénéré
trônait,
comme
existence.
jeu.
chose, Dieu merci! n'était guère
où la théurgie
les
remplissait
veilles;. où, calme et bienfaisant
bêtes
dans les ténèbres
douloureuse
eut
des
Mais
possible
Dès
pareille
au temps
de mertemples
dans sa puissance
un
inviolable
comme
un Dieu.
le livre
de M. de Saint-Yves
magistral
Religieux
la jMÏMM~ des ~M~
des nécropoles
du passé,
interrogeant
1 La Mission des JMt/s, par le marquis de Saint-Yves d'Atveydre, 1 vol. grand in-8. Calmann-Lévy, 1884.
26
ESSAIS
jusqu'aux
moindres
gions
plus
DE
SCIENCES
détails
l'éminent
orientales,
irréfutables
MAUDITES
des
races
occultiste
une
preuves,
et des relisur les
établit,
vérité
que Fabre
en d'excel-
Lévi 2 avaient,
d'Olivet 1, puis Éliphas
lents termes,
fait entrevoir
déjà
que la Genèse est
une cosmogonie
transcendante
où les plus profonds arcanes
de la sainte Kabbale
sont symboliet hiéroglyphiquement
est fille de l'Hermétisme
quement
Kabbale
les mythes
primordiaux
source
indoue.
M. de
point
fleuve
halte
il explore
toutes
révolus
du cycle de Ram.
Voici l'immense
des
Mais
la
dont
égyptien,
furent puisés
à la grande
Saint-Yves
ne fait donc
à Moïse
des temps
il remonte
le cours
révélés.
siècles
empire
arbitral
en
le
navigateur
voiles déployées,
jusqu'à
du
l'origine
Bélier.
Son
« synarchique
», dont l'organisaest conforme
aux lois de la science
gouvernement
tion ternaire
et de l'harmonie,
terre l'âge d'or
seils
chargés
se
premiers
fait fleurir
deux
mille
ans sur
la
a célébré.
Des trois conqu'Ovide
de la gestion
des an'aires,
les deux
l'un
les hiérorecrutent,
parmi
l'autre parmi
phantes admis à l'initiation
suprême,
les adeptes
Ram n'a conquis
le tiers
laïques.
du monde
ce but atteint, il
que pour le pacifier;
La
La
langue hébraïque
C!ef des Grands
mer-Baillière,
in-8,
1861.
restituée, 1816. 2 vol. in-4°.
.Mystères, par Éliphas Lévi. Ger-
AU
renonce
au glaive,
en un
Bélier,
SEUIL
DU
Pontife
l'Agneau
lisateur
humaine
du
à la couronne,
à l'étendard
aux pouvoirs
exécutif
mot,
entre
militaire,
qu'il abdique
mier prince indien;
et, coiffant
rain
27
MYSTÈRE
universel,
il
les
mains
la tiare
arbore
et
du
predu Souvede
l'oriflamme
du sacerdoce.
hiéroglyphe
de la plus vaste
synthèse
que
ait pu concevoir,
ce souverain
Ce réacervelle
du
plus
con-
civilisé
gigantesque
empire
que César osât
voiter en rêve, troque la couronne
contre
impériale
terle sceptre
de mage des mages
et la divinité
on
car les hiérophantes
exerçaient
alors,
restre
peut le dire, la divinité
Plus de trente siècles
sur le microcosme.
schisme
durant, jusqu'au
œuvre
de Ram prospère
dans
le graad
d'Irshou,
l'ordre
et la paix. Je veux transcrire
des métropoles
ration
religieuses
M. de Saint-Yves.
d'après
~<Les
ici l'énuméde
l'Empire,
de cet
plus célèbres
« ancien culte lamique
aux Indes, ceux de
furent,
« Lanka,
de Guyah, de Methra,
de Ded'Ayodhia,
ceux de Vahr, de Balk,
« warkash;
dans l'Iran,
« de Bamiyan
dans le Thibet,
ceux du mont
sanctuaires
les
« Boutala
et de Lassa;
dans la Tatarah,
ceux
« d'Astrakan,
de Gangawas,
de Baharein;
dans
« la Kaldée,
ceux de Ninweh,
de Han, de Houn
«
de
dans la Syrie
et l'Arabie,
ceux d'Askala,
« Balbeck,
de Mambyce,
de
Salem,
de Rama,
de
28
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
en ~y~p~,
ceux de Thè« Mekka, de Sanah;
« bes, de Memphis
et d'Ham-môn;
en Éthiopie,
« ceux de Rapta,
de Meroë
dans la TArsce,
f ceux de l'Hémus,
de Balkan
et de Concayon
ou
« Gog-Hayoun
en Grèce,
ceux du Parnasse
et
« de Delphes
« en Osk-tan,
«
chez
en Étrurie,
celui de Bolsène
ancienne
celui de Nîmes;
Occitanie,
les Ibériens
« breuxet
des Ibériens
« et Gadès;
« de Bibracte,
chez les
<~o~e~
des Hé-
frères
d'Espagne,
du Caucase,
ceux
d'Huesca
ceux
(Gaulois),
»
de Chartres,
etc.
de Périgueux,
Cet extrait peut donner
une idée de ce que fut
de Ram. Mais ce n'est point ici un esl'Empire
sai d'histoire;
les curieux,
au
qui demanderont
livre
de M. de Saint-Yves
le tableau
« synarchie
arbitrale
édifiés sur son organisation,
cette
nées, de son origine
à son démembrement
de
complet
», seront
pleinement
ses lois et ses desti-
à son apogée,
schisme
de sa décadence
d'Irshou
le poet fait, à
l'idée de Dieu
sitiviste,
qui veut scinder
du principe
l'exclusion
actif
et paternel,
monter
son encens
vers le principe
producteur
passif;
et ninivite
et fausse
intertyrannie
babylonienne
prétation
Pharaons
du dualisme
d'Egypte;
des Hébreux
Pour
rant
suivre
de Zoroastre
Chine
de
par Moïse.
jusqu'à nos jours
dirigés
la transmission
du
dynasties
Fo-hi;
etc.
sacerdoce
des
émigration
fût-ce
en cou-
magique,
il
AU
faudrait
DU
SEUIL
des volumes.
Sans
une vue d'ensemble,
quisser
à quelques
traits.
A mesure
se disloquer
des schismes
même à esprétendre
nous nous bornerons
on voit
l'histoire,
la multiplicité
l'universelle
hiérarchie
faire brèche
de plus en plus à l'unité
qu'on
avance
29
MYSTÈRE
primitive;
et sur les ruines
mages
ces
dans
des grands
de
collèges
officiels
de haute initiation
centres
et morale,
d'où rayonnaient
psychique
jadis sur le
monde
la chaleur
et la lumière
des
pacifié
individuels
A l'enseignement
adeptes
surgir.
général des universités
succèdent
des écoles
occultes,
de maîtres
privées
toutefois,
quelques
Préneste,
phes, Memphis,
l'inévitable
écroulement
mais
où le niveau
Font
indépendants.
sanctuaires
exception,
Delcélèbres,
etc.
dont
Éleusis,
est
longtemps
de l'enseignement
peu à peu.
Brisée par la chute
retardé,
matérialisé
baissé
versel,
la
du Suprême
centralisation
hiérarchique
n'opposait
sa digue tuté-
des passions
plus à l'envahissement
laire
les prêtres redevinrent
des hommes.
des routines,
celle de l'intelligence,
élut
dans
Les
les temples
à l'esprit,
eurent
bientôt
pontifes
traditionnelle
fût réalisée
de Thôth,
la lettre
perdu
des hiéroglyphes
dans tout le monde
le Trismégiste
uni-
Pontificat
La pire
domicile
se substitua.
jusqu'à
sacrés
connu
la clef
aûn
que
la prophétie
« Egypte~
Égypte,
30
DE
ESSAIS
MAUDITES
SCIENCES
« il ne restera
de tes religions
« que la postérité
ne croira
« sur la pierre
et racontant
récits
que de vagues
plus, des mots
gravés
Le Divin
ta piété.
abandonnée
« remontera
au ciel, l'humanité
mourra
« tout entière,
et l'Égype
sera déserte
et veuve
« d'hommes
la
et de dieux
autrefois
Elle,
« terre
aimée des dieux pour sa dévotion
sainte,
« à leur
elle sera
culte,
« l'école
de l'impiété,
la perversion
des saints,
le modèle
de toutes
les
« violences.
des
choses,
Alors,
plein du dégoût
« l'homme
n'aura
plus pour le monde ni admira»
« tion ni amour'
la parole
vibrante
du légensous le nom d'Hermès
daire personnage
qui passe,
de la religion,
de la
Thôth,
pour le triple fondateur
La
et de la science
égyptiennes?
philosophie
Est-ce
là vraiment
l'authenticité
moderne
incline
à contester
critique
du-Po~~Mc~r~
de l'Asclèpios,
et de
(Pcemander),
ainsi que des
la Korê Kosmou
(Minerva
mundi),
En effet, n'y a
autres
fragments
hermétiques.
t-il
pas
erreur
sur
la personne?
se donnaient,
avec
hiérophantes
d'~grm~
et le surnom
dogmes voisins
trahir
la plume
prenne
1
garde,
On
sait
la tiare,
de Trismégiste.
de la doctrine
chrétienne
que les
le nom
Puis,
tels
semblent
d'un
Qu'on
néoplatonicien.
y
Si le christianisme
n'est
cependant
HermësTrismégiste,
1867. ~lse~ép:os,
éditeur,
traduction
pages
Louis
147,
148,
Ménard,
~ass<M.
in-12.
Didier,
AU
mode
qu'un
SEUIL
DU
MYSTÈRE
nouveau
de l'antique
ressemblances
se
31
orthodoxie
uni-
ces
autreverselle,
justifient
ment que par un plagiat.
D'ailleurs,
j'ai peine à
les auvoir, dans les philosophes
d'Alexandrie,
teurs de cette Table d'Émeraude,
si magistralement
et je crois, pour ma part, à l'aninitiatique
d'Hermès.
C'est bien un hiétiquité des fragments
de la belle époque,
aux
rophante
qui plongeant
lointains
de l'avenir,
crie malheur
sur la terre des
comme
Pharaons,
Hébreux.
Je regrette
mais chacun
page
Jamais
r<M6M,<les
dont
Éliphas,
de notre
ce siècle,
sphinx et autres
des
cette grande
l'Asclèpios.
plus étranged' « hommes
ado-
animaux
fantastiques
les débris
de leurs
la figure sur
Un jour viendra
sans
ou quelque
occ~g
culte: un triple dieu,
d'un
sainte
dire
qu'au
les vieux Égyptiens
on retrouve
monuments.
lard,
peut la lire dans
ne se réalisa
» de
sérieux
dû mutiler
d'avoir
prédiction
Cela est si vrai,
ment.
sur la ville
Jérémie
supplicié
et
d'un
doute,
suppose
définira
l'objet
d'un vieilcomposé
pigeon.
les imbéciles
Ah!
les
Brisons
iconoclastes,
plutôt
que
si jamais elles doitoutes les images
symboliques,
en idoles
vent dégénérer
Quoi qu'il en soit, les
s'attendre
à cette matérialisation
pouvaient
penseurs
de ne transmettre
les hauts
prescrivant
qu'à bon escient et par un enseignement
mystères
ses adeptes négligents
oral, la loi magique
exposait
du culte
32
ESSAIS
à perdre
DE
SCIENCES
MAUDITES
des mythes
l'intelligence
« C'est
sacrés.-
à ce grief un hiépure, répondrait
peut-être
des vieux âges. Périsse la science un jour,
rophante
»
en d'indignes
mains
plutôt que de tomber
justice
est vrai
S'il
rent
que les sanctuaires
tous après une
s'écrouler
orthodoxes
du-
d'inégale
sociétés
durée, quelques
d'adeptes
laïques se sont
du moins jusqu'à nous. Non que nous
perpétuées
visions
ici la franc-maçonnerie,
dont
l'origine
adonhiramite
et salomonienne
agonie
paraît
plus que doucette
as-
il s'agit
de rares
collèges
sociation
des Mahatmas,
par exemple,
que nous
M. Louis Dramard
dans sa brochure
intisignale
teuse
tulée
La science
que 1.
tique
occulte
Passionnés
erronépeut
synthèse
réalisation,
être,
pour
mais
et
cosmique
les Mahatmas
et la
doctrine
un ascétisme
ésotéripanthéis-
remarquables
pour leur
leur science
étonnante
de
se succèdent,-de
temps
de l'Himalaya.
plateaux
sur les hauts
immémorial,
C'est là qu'ils vivent dans la retraite
et l'étude.
La
fort en prospérité
dans les
Théosophique,
et tout l'empire
et
Indes
Anglaises
Britannique,
Paris plusieurs
ramifications,
qui pousse jusqu'à
Société
se réclame
teurs
de ces
directs
p/M'~),
rn-8.
maîtres
de l'intéressante
qui s'est
récemment
188S. Carré,
éditeur.
orientaux,
inspirarevue (The Theosofondée à Madras.
AU
SEUIL
Mais retournons
DU
33
MYSTÈRE
à l'ancien
monde.
Lorsque Moïse,
à sa suite
entraînant
d'Osiris,
prêtre
quitta l'Égyte,
assez
mêlée
la foule d'origine
guida par le
qu'il
à
vers Chanaan,
la décadence
désert
sacerdotale,
chez les
dans Mizraïm,
s'accentuait
peine marquée
autres
où l'usurpation
peuples
dissous
l'autorité
arbitrale.
envahissait
l'avènement
puis
une
le pays
surtout
suite
de Ninus
non
interrompue
avait
schismatique
La
morale
gangrène
d'Assoûr,
tyrannisé,
avant J.-C.)
(2200
de despotes
depar
conqué-
rants.
Quelques
hommes
roastre
pour
constituer
Bélier.
siècles
aux
en Perse
terrasser
s'étaient
auparavant,
Indes,
Christna
levés
Zo(3150)
Fo-Hi
(2950)
en Chine
(3200)
le sanglant
nemrodisme
partiellement
Nous n'insisterons
l'antique
pas sur
trois
théocratie
l'œuvre
et redu
de ré-
en Orient ces
sociale
qu'ont
accomplie
génération
le lecteur
curieux.
trois bienfaiteurs
de l'humanité
au livre de M. de Saintde détails pourra recourir
savante duquel
à la chronologie
de faire des emprunts.
reconnaissant
au point de vue hermétique,
lement,
Yves,
réforme
que Zoroastre,
théologie
religions
glyphique
Symbole
ésotérique.
orientales
des quatre
non point
nous sommes
Notons
roi de Perse,
Ceux qui se sont
savent
seu-
l'apparente
fit subir à la
de
occupés
hiérola signification
lettres
de l'Être
du divin
absolu
tétragramme.
(que l'homme
')'
34
DE
ESSAIS
SCIENCES
mais
ne peut définir),
le mot mm Iod-hévê
bien
MAUDITES
de l'idée
s'en fait
que les Kabbaqu'il
ou Jéhovah,
« iod, hé, vau, hé, M
par lettre
listes
épèlent lettre
ainsi
s'analyse
acle principe
créateur
mâle
au signe
soi le Bien. Il correspond
du tarot, et à la colonne
au sceptre
i Iod
L'esprit
D~M
tif
du phallus,
Iakin du temple
le soufre ~p.)
de
Salomon.
(En
alchimie,
c'est
la substance
le principe
propassive
universelle
la
l'âme
ducteur
féminin
plastique
la
du Mal
figurés
par le ctéis,
potentialité
du tarot, et la colonne
Boaz.
coupe des libations
D Hé
c'est le mercure
9.)
(En alchimie,
l'union
féconde
des deux prinl Va f ou Vau
l'éternel
la copulation
devenir
divine
cipes
le caducée
et l'épée
représentés
par le lingham,
du tarot.
n Hé
c'est l'Azoth
(En alchimie,
fécondité
de la nature dans
des Sages ~.)
le monde sen-
incarnée
de la pensée
sicle du tarot. (En alchimie,
les formes; -le
associe
à
Cette dernière
lettre
c'est le sel e.)
comme finalité
l'idée de Dieu celle de l'univers,
sible
dans
réalisations
ultimes
aussi
le tétragramme
Iêvê
(Iod-hévê),
si admirable
< Et il ne peut s'en faire une idée qu'en l'envisageant dans
sa manifestation première, qui est le Verbe. C'est ainsi qu'éveillant
l'étincelle
divine
qui
gtt au
l'homme apprend à se connaître,
plus
profond
de lui-même,
en nommant Dieu.
AU
DU
SEUIL
MYSTÈRE
35
est, en ce sens, d'une portée moins préd'ailleurs,
cise que le tétragramme
K~
dont la qua(~~),
trième
la synthèse
absolue
de
lettre,
exprimant
affirme puissamment
l'unité
en Dieu.
l'Être,
Eh bien, Zoroastre
réduisit,
pour l'intelligence
du vulgaire,
les termes
à deux
l'actif et le passif
en
le bien
et le mal.
apparence,
le
Mithra
libre
le troisième
harmonique
tenir
du moins
ainsi,
il sembla
principe
équilibrant,
démon. Les Initiés,
du
l'empire
savaient
à quoi s'en
créer
Supprimant
sans
ils nommaient
doute,
Mithras-
principe,
qui maintient
entre Ormuzd
et Ahriman.
l'équiMais
du jour que Zoroastre,
à son insu peut-être,
parut
sanctionner
la croyance
au Binaire impur,
symbole
d'un
éternel
de Satan fut
le règne
antagonisme,
établi
dans
manichéen
point
l'imagination
qui terrorisera
d'autre
Cependant,
contre
gissant
la femme,
cipe. Rien
origine.
loin qu'il
Irshou
Zoroastre
du populaire,
et l'enfer
tout le moyen
âge n'a
voulût
scinder
qui en l'Être
masculinisa
le
Dieu, réaavait divinisé
second
de passif, en effet, ne se peut
de l'Etre essentiellement
dans les attributs
créateur.
De même,
et pour le même
en Dieu,
c'est le
tence
princoncevoir
actif et
aux yeux des Pères de l'Église
motif
la seconde
personne
et non la mère, que l'exis-
du fils suppose
comme condition.
C'est bien
Zoroastre
de
à tort, on le voit, qu'on a soupçonné
36
DE
ESSAIS
SCIENCES
MAUDITES
aux yeux des promais,
anarchique
erroné
fanes, le mal était fait, et l'enseignement
ne fut pas pour en pallier les
du second Zoroastre
dualisme
conséquences.
Quant à Fo-hi,
grammes
nous
verrons
correspondent
étoile
de Salomon:
mique
entrelacés
deux triangles
des mystères
présentatifs
fermant
cette
Mais
au fondateur
venons
Imbu
confirmé
arabe
macrocos-
pantacle
à six pointes,
formée
reparallèle
de l'universel
équilibre.
de l'orthodoxie
doctrine
beau-père,
de son peuple
Le co~<~7
de
à base
son
gouvernement
synarchique.
au
ses Tri-
re-
longue
parenthèse
des Benè-Israël.
des principes
dans
cette
Iethro,
comment
et
dorienne,
par l'hiérophante
Moïse
modela
sur
l'ancien
le
patron
de
Dieu, ou des prêtres
la tribu désormais
sacer-
se recruta
dans
d'Israël,
des initiés
et ce fut de l'assemblée
dotale de Lévi
ou co?M~7 des Dieux,
que surgirent
plus
laïques,
souverains
tard nabis et prophètes,
pour rappeler
et pontifes
à leur
devoir
oublié.
l'épopte-législateur
Cependant,
des conseils
vie, les membres
toute
éclipsa,
créés
par
lui.
sa
Thau-
tel que, jusqu'à l'avènement
immensematurge
du Christ, Israël n'en vit se lever aucun
pareilsa carrière
de
Moïse illustra
par une multitude
prodiges,
qui
sur les forces
témoignent
fluidiques
de
son
empire
et mystérieuses.
absolu
Le
roi
AU
SEUIL
DU
37
MYSTÈRE
des
Salomon,
lui-même,
n'accomplit
mages
Mais
d'oeuvres
aux siennes.
comparables
dans les livres mosaïques
Exode,
(6'e,
Nombres,
tique,
plus
Près
sie,
mon
de
science
un peu
n'atteint
sont
tament,
les livres
et de sagesse,
pâles.
à la
si ce n'est
mosaïque,
chef-d'œuvre
triple
passionnels,
titres fort divers,
au demeurant,
semblent
orientale,
qui
des
encore
qu'à
moins
science
d'une
inspiration.
sens ésotérique
à peu, et
plus même le
vint raJésus-Christ
se perdit
allégories
ne comprenaient
prêtres
primitives
les grands
de poéde Salo-
d'hermétisme
pages
Monud'Ézéchiel.
telles
et d'une moins lumineuse
profonde
En Israël
comme
le
ailleurs,
des
le
Tesdans l'Ancien
Rien,
de la révélation
hauteur
au nom
épique,
marquées
ments sublimes,
sans
de poésie
doute,
l'Ecclésiaste
et le Cantique
des Cantiques
sont
Lévi-
que je vois
de ses'miracles.
Deutéronome),
le plus immortel
éblouissant,
du Pentateuque,
pas
c'est
peu
du culte, quand
symbolisme
sous
nimer
l'éternel
dogme
qui sommeillait
voile déjà suranné
de la révélation
mosaïque,
lui
donner
à l'âme
un nouveau
mystique
du
vêtement,
monde
rajeuni.
plus
le
et
conforme
A cette
Encore Jacolliot a-t-il démontré que le Cantique des
Cantiques n'est qu'une imitation inférieure du Chant nuptial hindou de Nourvady.
Voir Les Fils de Dieu, par
L. Jacolliot.
Lacroix,
1873,
pages
169-173.
38
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
mission
de ne pas toudivine, nous croyons
prudent
cher ici
où la foi commence,
convienpeut-être
drait-il que la science toujours
afin d'éviter
s'arrêtât,
de tristes malentendus.
donc au suRécusons-nous
jet des évangiles
abstenons-nous,
pour
l'heure,
d'en pénétrer
le symbolisme,
et chaque fois qu'au
cours
de cette
il nous faudra
rapide
esquisse,
toucher
aux croyances
déclarons
une
religieuses,
fois pour toutes qu'aucunement
en macompétent
tière de foi, nous envisageons
les hommes
et les
faits du seul point de vue de la raison humaine,
et
sans
à dogmatiser.
prétendre
cent ans à peine s'étaient
écoulés deQuelque
Son enseignement
puis la mort du Christ.
gagnait.
de proche en proche,
et déjà
pour la paix fut
jamais
ture
le sang de ses martyrs
avait baptisé
les
trois parties
du monde
connu
quand les gentils,
confondus
des progrès
de la foi chrétienne,
staà Messie,
et de dresser
tuèrent
Messie
d'opposer
autel
contre
autel.
La
caducité
des vieux
cultes
nécessitait
une nouvelle
révélaimpérieusement
tion. En vain Simon le thaumaturge
avait-il
peiné
en conscience
d'Hélène
sa concuà la déincation
bine
et de
parut
Jésus
de
tous
sa propre
à ce
taille
de Nazareth.
personne
qu'on le
un
seul
homme
en rival de
posât
Initié
aux mystères
de
de Tyane
monde,
Apollonius
les temples
du
avait semé les prodiges
sous
ses
pas,
et
ce fut
AU
SEUIL
DU
39
MYSTÈRE
les mémoires
de Damis l'Assyrien,
d'après
ses fidèles,
que Philostrate
(193) écrivit
« <SpM~M~ /~M&~
du maget.l'évangile
l'un
en
de
grec
»
~M~
Sur
recueil
de savantes
l'ingénieux
allégories,
artistement
narrées
dans le meilleur
style, l'esprit
vivificateur
ne souffla pas; la foule n'alla point au
Et victime,
deux
siècles
mage
Apollonius.
plus
tard (363), d'une tentative
de restauration
analogue
Julien
théocratique,
l'empereur
expirant
put bien
lever
au
ciel ses mains
défaillantes,
pleines
d'un
et s'écrier,
lui,
loyal inutilement
répandu,
et le sage, avec plus de lassitude
l'adepte
que de
« Tu as vaincu,
ressentiment
Galiléen!
»
sang
Mais
sous
avant
de
suivre
les malédictions
les
ou moins
plus
Christianisme
consacrons
triomphant,à la Grèce
antique.
lignes
nous interdit
d'aborder
initiés
Le cadre
ici
notre
ère
effectives
du
de
quelques
de cet essai
l'immense
épopée myont céléHésiode,
thique dont Homère,
Eschyle,
bré les poétiques
Bornons-nous
à saluer,
légendes.
dans un personnage
modernes
a révoqué
initiateur
des races
des
négative
critique
l'existence
en doute, le grand
dont
la
helléniques.
Mort en 79 après J.-C.
Apollonius vivant eût certes
de
ainsi
le
rougi
jouer
personnage de l'Antechrist. Malgré
tout,
ses
sots
enthousiastes
n'ont
point
réussi
à
le ridiculiser.
M. Chassang a donné (Paris, Didier 1876, in-i2) une traduction française justement estimée de la Vie d'Apollonius,
par
Philostrate.
40
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
de Moïse, élevé côte à côte avec
Contemporain
lui dans un sanctuaire
de Thèbes,
Orphée retourna
en Hellade
Sous
où il était né.
jeune encore
l'œil
sévère
de lod-hévê,
foulaient
les sables
siens
tandis
et les
que Moïse
de l'Asie,
arides
lui,
du grand
Zeus, revoyait
prêtre-oracle
l'archipel
d'azur et la presqu'île
de
natale, toute verdoyante
A sa chère'patrie
en proie au
myrtes et d'oliviers.
il rapportait
la Science
absolue,
désordre,
puisée
aux
sources
Science
même
la
de
de l'Être
ou Zeus,
Ineffable,
ou lod-bévê.
l'éternelle
sagesse
qu'on le nomme Osiris,
modulant
sur le luth à sept
Lorsqu'il
débarqua,
cordes
son âme expansive
et sonore d'apôtre
et de
la terre
frissonna
toute,
rhapsode,
prédestinée
attentive
à ses accents.
du
Il prêcha
l'évangile
Beau
et convertit
lyre sainte
mentée.
grec
mortel
peuples
restauration
par
entre
nous
le prestige
théocratique
à lui-même,
De ce jour, révélé
Idéal
conçut l'harmonieux
.L'harmonie
initié,
une
les
qui
de la
fut
ci-
le Génie
le sacre
im-
tous.
est civilisatrice
montre-t-il
l'aède
aussi
un
Virgile,
en extase,
faisant
dociles au magnétisme
de
pleurer les bêtes fauves,
sa voix,
et frémir
les chênes
d'amour
penchés
pour
l'entendre
~M~M~Mt
tigres
et agentem
carmine
quercus.
AU
L'harmonie
SEUIL
DU
est créatrice:
MYSTÈRE
41
la Thèbes
d'Amphion,
anasymbolisme
bâtie
au son de la lyre, est d'un
ne sont pas sans profonlogue. Tous ces mythes
à merveille
esdeur, qui marquent
quel caractère
la magie revêtit en Grèce.
thétique
La doctrine
de
est
Pythàgore
les mathématiques
sœur
de
celle
comme
sont
d'Orphée,
patientes
sœurs de la musique
dont elles analysent
inspirée,
et nombrent
les accords
les vibrations.
En Égypte,
se fait enseigner
il reçoit
mages
Pythagore
dente des
et Daniel,
une
sincère
Force
est
combler
déjà
des
déca-
en Judée,
nabis
initiation
parcimonieuse-
Ëzéchiel
ment
la Science
par
intuition
donc
à
ces lacunes.
son
génie
de
Quoi
qu'il
en
avec
sa Tétractys
et sa Triade
correspondent
au Tétragramme
et au Ternaire
rigueur
soit,
kabba-
listiques.
Quant
tard
à l'ésotérisme
de
Platon,
développé
d'Alexandrie,
par les théurges
le christiafusionnera
chez les Gnostiques
avec
nisme occulte,
immédiatement
dérivé
de la doctrine
et subtilisé
plus
il
Les
essénienne.
œuvres
de
saint
Clément
de saint Denys l'Aréopad'Alexandrie,
d'Origène,
à n'en pas
témoignent
gite, et de l'évêque Synésius
il semble qu'indouter de cet échange
dogmatique
les
consciemment
héritiers
1 Eliphas Lévi, Histoire
mer-BaiDiere,
1861
page
de
de la Magie,
97.
l'ancien
monde
d vol. in-8. Ger-
42
DE
ESSAIS
aient
traité
dateurs
SCIENCES
de puissance
du nouveau,
un compromis
accord
nous
MAUDITES
à puissance
pour
avec
d'un
préciser
commun
Chez
philosophique.
la tradition
retrouvons
les fonsaint
mais
secrète,
des vieux maîtres
à tel point
en Israël
intégrale,
forme, avec le Zohar, le Sepherque l'Apocalypse
T~M~
1 et quelques
le plus
pages d'Ëzéchiel,
Jean,
pur
doctrinal
corps
et claviculaire
dite.
proprement
Au demeurant,
et
les Porphyre
clament,
le Christianisme
sans
les lambeaux
de
la
Kabbale
tout
se
païens
qu'ils
et les lamblique
pro-
prêchent
le savoir,
lorsqu'ils
jettent
voile
défraîchi
sur
mythique
d'un
ces mêmes
grands
principes,
que le symbolisme
vient de revêtir si magnifiquement
de nou-
chrétien
velles
allégories,
naissante.
plus
conformes
ne sut point, hélas
L'Église
la clef de l'inestimable
temps
garde
de
ses hauts
prélats.
Une
de l'ère
se réserver
trésor
longconfié à la
pareille
dans la
clef,
main
unité
hiérarchique
Pontife
(désormais
indispensable
me révélateur)
orthodoxie
gage d'infaillible
garantie
Souverain
mains
lors,
des
de
au génie
Princes
de tout contrôler
du
sacerdoce
au flambeau
du
comaux
dès
(à même,
de la synthèse
une excellente traPapus a donné du Sepher-Ietzirah
duction française, accompagnée d'un savant commentaire
kabbalistique (Carré, 1888, gr. in-8").
AU
SEUIL
DU
une
fondamentale)
celle du Bien
résies
du
clef
pareille
c'était
ne pouvait
ouvrir
des ténèbres.
La
pour le vulgaire
que le royaume
raison transcendante
du dogme
est trop au-dessus
du niveau
et
43
MYSTÈRE
intellectuel
sont des vérités
Mal
des masses,
et les pires
mal comprises.
hé-
initiés
à la Gnose,
jaloux de l'autoQuelques
rité hiérarchique,
le
résolurent
de lui faire perdre
trésor de la tradition
leur malice
s'éverocculte
tua
à lever
sournoisement
les
voiles.
Vint le
ses plus secrètes
le
formules,
fut jeté en proie à la stupidité
dogme ésotérique
les
des foules.
L'éblouissante
lumière
aveugla
les
à la vue de la suprême
sagesse,
yeux faibles
jour
où, révélé
tous
ignorants
ils crièrent
se
dans
blessés
jugèrent
au scandale.
Ainsi
thématiser
dans
leur
dut anal'Église
du temple,
la rai-
sublime
l'inscription
son positive et la base réelle du dogme
sainte des adeptes,
qui, témérairement
la langue
imbécillité
songe 1
des
sottise;
était devenue
multitudes,
du pire scandale
l'objet
cette Gnose
traduite
en
pour leur
un men-
avait raison d'écrire
que l'évêque
Synésius
«
des vérités
Le peuple se moquera
toujours
« simples;
Un esprit
il a besoin d'impostures.
Ah!
« ami de la sagesse et qui contemple
la vérité sans
« voiles, est contraint
de la déguiser
pour la faire
« accepter
La vérité devient funeste
aux masses.
44
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
« aux yeux
son éclat.
soutenir
trop faibles pour
« Si les lois canoniques
autorisent
la réserve des
« appréciations
des paroles,
j'accepeti'allégorie
« terai
la dignité
« condition
qu'il
« chez
et
moi,
à
mais
épiscopale
qu'onm'offre;
me sera loisible de philosopher
de
raconter
au
dehors
« centes
Que peuvent avoir
paraboles.
« vraiment
et la
la vile multitude
de
réti-
de commun
sublime
sa-
il ne faut
« gesse ? La vérité doit être cachée
« donner aux foules qu'un enseignement
propor« tionnel à leur intelligence
bornée.
1. »
Voilà
dront
ce qu'anarchistes
ne compren-
et tribuns
jamais.
sacerdotal
fût condamné
que l'ésotérisme
en conles papes,
sous le nom de Magie,
dit-on,
les
Léon III, mystérieusement
servèrent,
jusqu'à
de contester
l'authenticité
clefs. Il serait difficile
Bien
de
recueil
l'Enchiridion,
c'est
ce pontife
tout une autre
rituel
il appert
Lévi,
d'Éliphas
que ce
ingénieuse
enquête
serait
l'œuvre
venimeuseblasphématoire
ment
machiavélique
de l'anti-pape
sous
le
d'Honorius,
d'une
nom
de
kabbalistique
publié
quant au Grimoire
Montan,
Manès,
tous les hérésiarques
apparaissent
Synésius,
plus
Lettres.
chose
Cadalous.
Valentin,
Marcos,
de la première
ou moins
sorciers
Arius,
heure,
mais
nous
à
AU
part
SEUIL
les théosophes
époque
lesque
coudoie
science,
ne le cède
chyle
le
emblèmes,
et la fable
génieux
ou
en
45
MYSTÈRE
le
d'Alexandrie
platonicien
le titre d'adepte.
(114-190),
DU
rien
d'Homère
seul
Apulée
à cette
eux, mérite
Son Ane d'Or, où le bur-
comme
sublime,
les plus
sous d'indissimule,
de la
hautes
vérités
de Psyché,
qui s'y lit enclose,
aux plus beaux mythes
d'Estout porte
à soupçonner,
avec
s'en tint à paraphraser
d'ailleurs,
qu'Apulée
Né à Magoût une allégorie
d'origine
égyptienne.
en Afrique,
n'est romain
daure,
Apulée
que par
droit de conquête
et d'annexion.
Ce fait m'incline
à noter
si fertile
en abominables
néque Rome,
ne donna pas un vrai disciple
d'Hermès.
cromans,
ses M~Qu'on ne m'objecte
pas le nom d'Ovide
témoisi gracieuses
à tous égards,
~amorp/MM~,
d'un ésotérisme
bien
erroné,
pour ne pas
gnent
dire bien naïf. Virgile
un initié,
celui-là
soucieux
d'œuvre
lignes
Pour
avant
tout
de
doter
l'Italie
ne laisse
paraître
épique,
et par hasard le rayonnement
la République
et l'Empire
d'un
chef-
les
qu'entre
de sa sagesse.
de Rome,
le ca-
ractère
et nemrodien
perpétuellement
anarchique
en toutes circonstances,
qu'ils accusèrent
proteste
à lui seul contre l'hypothèse
d'une initiation
gouvernementale.
L'unique
« mage » dont
fut
fils de la Louve,
roi vraiment
se puissent
les
enorgueillir
Numa
Pompilius
(714-671),
un
Nazaréen
des
~6
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
nations
circonvoid'Étrurie
temples
que les
sines imposèrent
à Rome
naissante.
Plus
tard,
Julien le philosophe
figure aussi comme
(360-363)
dans
les fastes
de l'Empire;
mais Mg
adepte
César
les Gaulois
proclamé
par
il est aussi
peu romain
que posse nombrent
à deux les souverains
Constantinople,
de Lutèce
(360),
sible.
Tels
initiés
Numa
vers
de la ville
éternelle
à son
un roi,
début,
un empereur,
Julien
le Sage,
Entre les deux: la guerre
et l'arbitraire.
Pompilius
son déclin.
brigandage
Ces Gaulois,
Rome
que
sont des peuples
Leurs druides,
bares,
vilisés.
occitaniens
phantes
flétrit
le
civile,
du nom
de bar-
libres et ciplus vraiment
héritiers
directs
des hiéro-
de la théocratie
du Bélier,
en
la tradition
et se transmettent
perpétuent
régulièrement le dépôt de la science sacrée.
Quelques
presde leur rituel
sont interprétées
il est
criptions
vrai
dans
un
sens
anthropomorphe,
du dogme semble s'être
mais
l'intelligence
lement conservée
dant
des
doxie.
Goétie
grands
Sous
en Gaule
d'Alveydre,
comme
vestales
les temps,
les premiers
Saint-Yves
intégra-
chez ces prêtres,
éloignés
cepencentres
de civilisation
et d'ortho-
Néanmoins,
recrute
ses
est de tous
erroné;
sacrilèges.
comme de tous
rois
de France,
Mission
des
Juifs,
la
ailleurs,
La Goétie
les pays.
enchanteurs
page
738.
AU
et sorcières
mans
SEUIL
MYSTÈRE
DU
Il n'est
pullulent.
offrir l'hospitalité
pour
47
bruit
que de nécrode leurs corps au
exorciser
le diable
que de clercs
pour
que de bourreaux
pour brûler ou pendre les nécromans. C'est spécialement
en l'honneur
des sorciers
diable
que
sous le nom de Sainte
institue,
cette formidable
société secrète,
qui,
à nouveau
par le roi Robert
(1404),
Charlemagne
Vehme(772),
sanctionnée
terrorisera
de
plus
en Westphalie,
les tribunaux
arrêts
où,
leur porte,
d'un coup
avec ou sans
et seigneurs
centrale,
pas à se
ne tardent
se prononcent
par des chemins
est conduit, les yeux
sentence
intermédiaire
l'acquittement,
aussi manants
1. D'abord
générations
toute l'Europe
puis dans
de francs-juges
Les
multiplier.
sibles cavernes
prévenu
Pas de
trente
en d'inacces-
bandés
entre
le
détournés,
et la tête nue.
réprimande.
tremblent
la
mort
et
Comme
de lire
un matin, l'ordre.de
comparaître,
de poignard
Malheur
vraiment
sur
cloué
à qui
Fût-il
n'obéit
des francs-juges!
pas à la citation
d'Allecardinal
ou prince du sang, fût-il empereur
de mort prononcé
il n'éludera
magne,
point l'arrêt
et sera frappé tôt ou tard. Le trait
par contumace,
suivant
pas
du
fera voir
récalcitrant
La Sainte Vehme
duxvm"
siècle.
la vengeance
occulte
toujours
fonctionnait
encore
attachée
patiente,
au
car
aux
elle
commencement
48
ESSAIS
DE
SCIENCES
« Le duc
est assurée
MAUDITES
Frédéric
de Brunswick,
avait refusé
de se
un instant,
qui fut empereur
rendre à une citation
des francs-juges
il ne sortait plus qu'armé
de toutes
et entouré
de
pièces
Mais un jour, il s'écarta
un
gardes.
suite et eut besoin
de se débarrasser
tie
de' son
Les
gardes
avait voulu
être
de
regarda
ne
dans
le vit
le petit
bois
où le duc
un instant;
le malheureux
dans les reins le poignard
de la
et la sentence
pendue au poignard.
expirait,
ayant
Sainte Vehme
On
on
armure
entrèrent
peu de sa
d'une parrevenir.
point
seul
tous
côtés
et l'on
vit
un homme
d'un
masqué
qui se retirait
pas solennel
per»
sonne n'osa le poursuivre
Au moyen
le Bien ses
âge, le Mal eut comme
et ses secrètes
assemblées.
ligueurs
mystérieux
Je n'aurais
ici de dépeindre
garde
après tant
d'autres
les orgies priapesques
et sadiques
du
sabbat criminel
rendez-vous
et
d'empoisonneurs
de bandits,
d'une
qui, sauvegardés
par le prestige
terreur
s'évertuaient
à épaissir
sur
superstitieuse,
leurs
les plus fantastiques
ténèbres.
agissements
A lire le procès de Gilles de Laval, seigneur
de
dressent
sur la tête et la nausée
Retz, les cheveux
monte
aux lèvres
ce monde
néfaste
Eliphas
Lévi,
mais
on entre
de la magie
Histoire
de la Magie,
de plain-pied
dans
où les rites
noire,
pages
261-262.
AU
SEUIL
du sortilège
servent
où l'assassin
effectifs,
DU
MYSTÈRE
49
à dissimuler
des forfaits
plus
sous
se déguise
en sorcier
le front du seul maréchal
de Bretagne
ont germé,
toutes
les
fleuri, fructifié toutes les dépravations,
scélératesses
coutumières
aux hôtes
du sabbat
encore
ceux-ci
ner
au piment
leurs convoitises
géré le rôle
dans
cultes
vrais
négligeaient-ils
le
satanique
assouvies.
poisonneurs.
Mais
du Crime
la Justice
ciens
sibles
acteurs
de
ragoût
a peut-être
et des influences
exa-
criminel';
sans nul doute,
les
L'on
du magnétisme
les œuvres
du sabbat
se réservaient,
adeptes
de ce formidable
agent.
ploi
de philtres,
d'assaison-
parfois
misérable
c'étaient
pour
Quant
la plupart
aux
ocl'em-
vendeurs
de banals
em-
à part les croisés
occultes
de l'Enfer
et les chevaliers
non moins occultes
et du
Châtiment
elles
francs-juges
et d'inoffensifs
outre
se
bourgeois
l'activité
vitale
de
nécroman-
on vit des manants
à la grande
tragi-comédie
des états
par le despotisme
primée
du sacerdoce,
les
et
mêler
paicomme
d'alors.
Com-
et l'intolérance
dut
effet, au
dans l'ombre.
On prit
Une maladie
sévit sur
âge, se développer
moyen
des airs de conspirateur.
toutes les classes
de la société
en
la monomanie
du
et des réunions
secrètes
de
s'organisèrent
mystère
toutes parts. Le merveilleux
(on en était si avide !)
le prestige
d'un soi-disant
où les
sabbat,
décupla
4
50
ESSAIS
diables
pauvres
les plus
nait,
DE
sorte avec
d'étrange
fascique la curiosité
fraternisaient
grands
plus forte
MAUDITES
SCIENCES
seigneurs,
En
que l'orgueil.
assez innocents
conventicules,
des cérémonies
de
nocturnes
d'ailleurs,
auxquels
servaient
de prétexte,
on
étranges
l'ineffable
à pas de loup,
goûtait
joie de marcher
le mot de passe d'une voix sépulcraled'échanger
et de courir
Cependant,
fort le risque
sans souci
d'être
pendu.
de semer la crainte
ou la
ils le pouvaient
sans
dédaignant,
quand
tout ce luxe de mise en scène, les vrais
danger,
initiés se réunissaient
Isis siéaussi, et la grande
stupeur,
geait
tiques
briques
relative.
au
milieu
d'eux.
Des
fondées,
le
d'emprunt
qui
s'étaient
Pour
associations
devaient
prolongement
du Temple,
on, les
bûcher.
rêve
de chose
plus ou
et dont
premières
Mais la
à
des
ru-
d'une
sécurité
privilège
l'ordre
des
nous citerons
mémoire,
Templiers
(nul n'en ignore l'origine
les confréries
de Rose-Croix
gique)
de qui l'histoire,
~MqpA~ inconnus,
ne dit que peu
hermé-
et la fin tra1 et de Phien revanche,
et la Franc-maçonnerie,
moins
direct
de l'ordre
Jacques
assises,
moderne
de Molay posa,
avant
de monter
ditau
franc-maçonnerie
en délire
tige bâtarde
de quelque
Asmohle
et mal greffée
sur l'ancienne
souche
n'est
plus
j Voir
l'Appene~'ee on y trouvera des détails sur la constitution actueiïë de la Rosé-Croix~ 4.)
AU
SEUIL
de ses
consciente
symboles,
DU
MYSTÈRE
51
moindres
mystères
et se transmet
révère
qu'elle
les
vieux
avec
une
lettre morte pour elle:
sont devenus
routine,
pieuse
c'est une langue
en
dont elle a perdu
l'alphabet,
sorte que ses afndés ne soupçonnent
pas plus d'où
ils viennent,
qu'ils ne savent où ils vont
En
si les
somme,
ont été les séminaires
on n'en
dire
peut
du moyen
nrmât
d'ailleurs
tions
qu'en
Europe,
autant
et l'on
foyers
universelle
voit
branche.
la kabbale,
des mystérieuses
associa-
de la synthèse
se scinde
en
la
hermétique,
trois rameaux,
les spècialistes.
A chacun
sa
paraître
Les adeptes
se passionnent
qui pour
et les sciences
l'astrologie
qui pour
divinatoires,
qui
occulte. Quelques
organisés
pour
dire, la doctrine
Raymond
collèges
initiatiques
de l'ancien
monde,
âge, quelque puissamment
que s'afleur vitalité.
Or donc, il advient
l'écroulement
des derniers
après
sanctuaires,
science
grands
occultes
pour
l'alchimie
génies
la
exceptionnels,
synthèse,
des mages
Lulle,Paracelse,
et la
médecine
cerveaux
ressuscitent,
en son intégralité
Henri
à vrai
tels
Knorr
Khunrath,
Les maçons commencent à comprendre le ridicule de leurs
vaines initiations. Les uns veulent la suppression du symbolisme d'autres, plus avisés, en veulent l'élucidation rationrécemment
nelle.
Un groupe de ree/te/'eAes initiatiques
éclos
à l'instigation
d'un
maçon
at'fttié
à la véritable
Rose-Croix,
M. Oswald Wirth; s'est assigné pour but de retrouver
perdu des anciens mystères.
le mot
52
ESSAIS
DE
MAUDITES
SCIENCES
mais la plupart
des
Lévi
Éliphas
suivant leur tempérament
spécial et les
de leurs milieux,
se canprépondérantes
de Rosenroth,
occultistes,
innuences
dans
tonnent
l'une
des
trois
sciences
d'Hermès,
dont chacune
à l'un de ses troismondes.
correspond
Les kabbalistes,
fascinés
par les grands
problèmes métaphysiques,
à la connaissance
aspirent
du
Monde
D~m.
les
psychologie,
devins,
étiquette
aux
préférence
sous
(et je range
chiromanciens,
astrologues,
phrénologues),
du Monde
moral.
problèmes
alchimistes,
plus
enclins
à l'étude
ils sont
de la physique
matérielle,
teurs du Monde naturel
ou ~M~e.
lois
la primitive
ce point, que tous
leurs préférences,.se
Mais
ramènent
nétrer
lement
tout
aux
des
et rebâtir
mondes,
moins durant leur
difice
des
les scruta-
est une et cohésive
à
synthèse
ces savants,
quelles
que soient
réclamant
des mêmes axiomes,
mêmes
et, pour péprincipes
les mystères
de la science
dresser
élue, ils doivent
analogique
cette
cartomanciens,
physiognomistes,
déchiffrent
les
Quant
augures
à la
de
Portés
correspondances
intégralement
qu'ils ont spéciad'abord
l'échelle
dans
ainsi
période
d'apprentissage
des anciens maîtres.
les
tout
trois
au
l'é-
hermétique
en quelques
traits les plus célèbres
Signalons
initiés du moyen âge et des temps modernes.
Sous Pépin leBref, c'estle kabbaliste
Zédéchias,
AU
à la puissance
cette époque
SEUIL
MYSTÈRE
DU
fascinatrice
attribuent
de qui
les
53
les hommes
de
dont
phénomènes
ils
« L'air
disent
les chroniques.
est
terrines,
le ciel reflète des pa-plein de figures
humaines
des vaisseaux
les
lais, des jardins, des flots agités,
voiles au vent, des armées rangées
en bataille. L'at'sont
ressemble
mosphère
à un grand rêve. On croit disdes sorciers
à pleines
répandant
»
malfaisantes
et les poisons
dans l'air
tinguer
mains les poudres
Ceux
qui ont lu l'abbé
penser
de cette
phiées
dans
savent
orgie d'étranges
visions,pAo~
la lumière
à la suite
du soleil
pertubations
tour à
cèdent-ils,
aux reflets
que
de
se succes mirages
fluidiques
tour éblouissants
et terribles,
quelles
pareils
de Villars
coloriés
d'une
immense
lanterne
a écrit cet
qu'Hermès
sicut et ~M<a?m/esuperius,
~'M~. » Il est dans l'ordre
que le ciel d'une époque
magique
axiome
?.
troublée
renète
Au siècle
électricien
Toujours
« Q~~
est-il
l'incohérence
des choses
terrestres.
de saint
Louis, c'est le rabbin Jéchielé,
et doublement
détesté des
remarquable
sots pour son génie et son crédit surprenant
auprès
du roi de France.
Le soir-quand
la lampe mysdu mage rayonne~ à sa fenêtre, comme une
térieuse
Éliphas, Rist. de
Ma~t'e, p. 250.
L'on s'expliquait d'autant moins l'éblouissant éclat de cette
lampe, qu'on l'avait vue s'allumer spontanément, et qu'on la
savait dépourvue d'huile et de mèche.
54
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
de première
si ses ennemis,
grandeur
la curiosité,
tumultueusequ'enhardit
assiègent
étoile
sa porte,
de son cabinet
il touche
ment
tante
un clou planté dans le mur
une vive étincelle
en jaillit,
crépiet malheur
au pauvre indiscret
et bleuâtre,
le marteau
du seuil
en ce moment
Il
qui secoue
sur lui-même,
terrassé
d'une
se replie en hurlant
force inconnue
la foudre circule en ses veines
il
semble que, subitement
le sol l'engloucrevassé,
à mi-corps.
sitôt rétabli sur ses pieds, peutêtre s'enfuit-il
à toutes jambes, sans demander
à la
terre par quel miracle elle l'a vomi.
tisse
Le roi des magiciens
de
le problème
dit-on,
de Jéchiélé
rain
c'est
de la légende,
l'androïde,
ce fameux
qui résolut,
est
contempoAlbert le Grand
sous le nom de qui circulent
encore
(1193-1280),
dans nos campagnes
des
recueils
d'innomables
1.
vers la même époque,
inepties
Toujours
paraît un génie universel,
de. Palma (1235-1315).
nauld
tradition
de
le moine
Élève
Villeneuve
arabe
qui
héritier
remonte
Raymond
en alchimie
lui-même
à Geber,
tique
d'Arde la
le magister
a lumineu-
Lulle
siècle),
dans ses écrits
(son Testament
et son Co~'c~s),
cette belle théorie hermé-
magistrorum
(vnf
sement
développé
surtout
Lulle
dont,
Le Grand
un siècle
et le Petit
plus
tard,
Albert,
entre
les
autres.
principes
de-
AU
vaient
SEUIL
DU
MYSTÈRE
55
être
dans l'inextricable
fatras
engangués
de deux adeptes
allemands
le comte
symbolique
Bernard
le Trévisan
et le moine
Basile
Valentin
L'Arbor
'(1394)
Scientix
Lulle condense
Raymond
de son temps ramenées
l'attestent
risme,
aux
doute
Mystères.
Flamel
de l'Esoté-
principes
grand maître
et philosophe.
théologien
Le spagyrisme
de Nicolas
sans
où
Magna,
les connaissances
toutes
d'ailleurs
se réclame
et l'Ars
Flamel
du
kabbaliste,
en 1413)
mais
lullien,
(mort
système
remonte
en plus droite
à l'enseignement
ligne
le Juif, dont Éliphas
a traduit
l'œuvre
d'Abraham
à lasuite
de sa Cle f des grands
(Asch Mèzareph),
Lascaris
lalèthe,
sateurs
absolus
contester
la certitude
est avec
et quelques
de la science,
sans
invalider
fectives
historique
et l'art
réel
phale.
Nous
retournons
Khunrath,
un des
autres,
réali-
à qui l'on ne saurait
de
tous les critériums
des
de
Phi-
la
à la Magie
chisorcier
Tritheim
transmutations
projection
efphiloso-
proprement
l'illustre
dite
auteur
(1462-1516),
de la <S~'<MM~'y~p/Me
et du Traité
de causes sede l' « Arcondes,
qui fut le maître et le protecteur
avec
l'abbé
Lulle,
», Corneille
Agrippa
(1486-1535).
Voir notamment les Douze Clefs de Basile Valentin, suivie de l'A~o~, traduction française de 1660 (Paris,. in-8,
figures curieuses).
ESSAIS
86
DE
SCIENCES
MAUDITES
Cet intrépide
aventurier
qui scandalisa
et traînant
du fagot,
après lui l'odeur
sous les verrous
les
n'y échappa
que pour passer
deux tiers de son existence
écervelé
Ce savant
Agrippa
son siècle,
qui jamais
naissance
Scientiarum
il n'avait
Paracelse
omniscients
n'atteignit
et renia,
Conà la paix de la Totale
dans son livre
de Vanitate
à laquelle
confidente
2, cette grande
su faire dire son dernier
mot
peut compter
parmi ces
(1493-1541)
à qui la clef de tous les arcanes
échoit
en partage,
et qui marchent
dans
par toutes les gloires,
ils meurent
diges
quand
dans
la vie,
escortés
de procomme tous
un feu roulant
jeunes,
le peuple qu'ils
ceux-là
qui sont aimés des dieux
ne croit pas à leur mort, et s'attend
émerveillaient
disant
me voilà
à les voir surgir tout à l'heure,
se succèdent,
les événements
Mais les générations
du demi-dieu
s'éteint
et la tradition
se précipitent,
chez les hommes
ont coulé
chelet
qui
lui a rendu
un jour mieux
vélé au monde
prompts
pense à
à l'oubli.
Paracelse
Trois
? Le
siècles
seul
Mi-
Quand le Magnétisme,
justice.
dans son essence,
aura réconnu
les esla Médecine
Sympathique,
traest sa Philosophie
occulte,
ouvrage
principal
xvin"
du
siècle (La Haye,
au commencement
duite en français
2
volumes
i727,
in-8, figures).
2 Traduit
en français
1726,
(Leyde
par M. de Gueudeville
3 volumes in-12, portrait).
Son
AU
prits familiarisés
ront du discrédit
SEUIL
DU
avec l'oeuvre
où tomba
raculeux
phie
MYSTÈRE
Au
adepte.
occulte
dévoilera
scientifique
a fait
Sendivogius
du maître
la mémoire
lecteur
attentif,
les derniers
son
Magie
57
Sentier
circuler
une
s'étonned'un
si mi-
sa Philososecrets
de
la
CA~/m~Mg dont
copie sous le man-
le plus pur chef-d'œuvre
herméparaîtra
Sa thérapeutique
enfin,
tique des temps modernes.
les émissions
(qui est l'art d'équilibrer
fluidiques
en sympathie
avec l'influx
astral, ou de centupler
teau
l'efncacité
curative
en
humain,
magnétisme
suivant
les lois invariables
du
son usage
réglant
du magnétisme
universel),
et l'on verra pâlir
comprise
Que n'a-t-on
vulgarisateur
nements
pas
sans
sera
sa thérapeutique
l'auréole
de Mesmer.
surfait
la médecine
toute
d'indécision
et
J.-B.
Van
songer
que
occulte
de
de ce
tâton-
Helmont
dès 1621 son
(pour ne citer que celui-là),
publiait
savant
traité de Magneticâ
vulnerum
cM~a~o~
Mais
Colomb
a-t-il
donné
son nom à l'Amérique, ou si c'est
ainsi ?
Universel
(1560-1605)
mages dans
Vespuce?
N'en
est-il pas toujours
Henri
Khunrath
Paracelse,
des
a condensé
la science synthétique
un petit in-folio superbement
imprimé
comme
Le manuscrit original est à la Bibliothèque du Vatican.
Les œuvres complètes de Paracelse ont été publiées à Genève
(i658, 3 vol. in-folio, fig.).
88
ESSAIS
en 1609
Je
DE
n'ai
SCIENCES
rien
lu
MAUDITES
de
personnel,
plus
de
plus attachant
Sapientice
que cet ~L~~Aga~M~
~E'cg
Autour
des
sereines
plus
pensées,
un style âpre, exalté, presque
rampe tortueusement
mais d'un relief
barbare,
Merveilleux
contraste
acharné
Il
prenne l'idée d'assaut
de
pas aux rocailles
rebute
à la Tertullien.
miroitant
semble
que
le Verbe
ne se
qu'on
l'idée ocforme
mais
la
pour qui sait la surprendre,
et sur le tumulte
verse à flots
épique des vocables,
de parade lumière
l'ineffable
idéal. Sous figure
le texte mysles proverbes
de Salomon,
phraser
culte
s'irradie
soudain
les
tique commente
Kabbale
spéculative
doctrines
de la
plus hautes
et neuf étonnants
pantacles
des maîtres,
les dersuivant l'usage
symbolisent,
niers arcanes.
Si Khunrath
se dirige,
dans la prade la théorie,
encore
contrôletique, aunambeau
t-il infatigablement
chose rare
ainsi
la théorie
par l'expérience
propos
chemice
.RB'M
opuscules
« Theosophice
in
laboratorio,
tractavi,
in
uti
à son époque
à tout
répète-t-il
oratorio,
~A~o~opÂM~
trituravi.
examinavi,
de Khunrath
posthumes
physicodecet,
» Deux
Confessio
de
L'approbation royale qui s'y trouve annexée est datée de
1S98.
Lire dans l'Appendice, pages 99-146, la description minutieuse de cet ouvrage important, et l'explication des deux pantacles reproduits au commencement de notre brochure.
AU
C/MO Chemicorum
torati
1649), sont
étudiants
souffleurs.
Sans
stationner
1501-1576),
connu
5'M&~7~<
sans
docte
la
la porte,
fanum
vulgus
comme
Livre
MYSTÈRE
59
et S~/M~~M~~ Af~Mg~~cB (Agenà tous
manuels
d'indispensables
à l'astrologue
Jérôme
Cardan
son estimable
traité
De
pour
à mon
Postel
a
absconditorum
ouvre
louer,
et le
DU
parler,
Guillaume
moine
Clavis
SEUIL
grand
du
regret,
dont
(1510-1581),
contitutione
mM~J~ 2
condamnée
toujours
pour le « prosans
», de l'orthodoxie
synthétique;
il conviendrait,
des signatures
le Basilica
3, où
chemica
Oswald
Croll
du monde,
théorie
crée une splendide
(15.1609)
de Richelieu,
dont Gaffarel,
l'astrologue
glane
débris pour sa compilation
des Curiositez
quelques
et des meilleurs
j'en passe,
lue ici le grand initié Knorr
de Rosenroth
inouïes
je
sa-
(1636kabbalis-
à qui la postérité
doit un recueil
introuvable
de nos jours, qu'on
tique,
presque
d'inestimable
et d'unique.
peut qualifier
Interprétation du Zohar,
des ouvrages
les plus
anthologie
1689),
rares
et sublimes
commentaire
de l'antique
Kabbale,
sur ce trésor doctrinal,
et lumineux
la .5Ta&&6~
Traduit en français par Richard le Blanc (Paris ia'78, in-8,
figures).
s
Amsterdam,
i646,
petit
in-12,
figures.
3 Tous deux ont été traduits en français par François Marcel
(Rouen,
1634,in-12).
60
ESSAIS
Denudata
3 vol.
rius
DE
(Sulzbaci,
in-4") forme,
et tels manuscrits
vraiment
classique
MAUDITES
SCIENCES
1677, et Francofurti
avec la collection
de
le
hébreux,
des
1684,
Pisto-
compendium
hermético-chal-
sciences
déennes.
les adeptes
se multiplient
époque,
tel point, que les énumérer
tous nous entraînerait
fort au-delà
de notre cadre..
Vers
cette
Nous
ne ferons
dont
mention
ni des alchimistes
tels que
cependant,
et Philalethe
(1566-1646)
(1612-1680)
avoir réalisé
la pierre
philosophale;
plusieurs
à
purs,
Sendivogius
passentpour
ni des mys-
surtout au
et allemands
qui pullulent
tiques anglais
les
xvm" siècle. Retenons
pour mémoire
cependant
noms du Président
dont l'Enchiridion
d'Espagnet,
l'an 1651
traduit
en français
jo/M/~c.a? r~~M~s,
sous une forme très conden(Paris, in-12"), résume
et du corsée la philosophie
d'Hermès
synthétique
donnier de Goërlitz, Jacob Bôhme (1575-1625),
qui
fut le maître posthume
de Claude de Saint-Martin.
Nous
avons
été inj uste pour Saint-Martin
la première
édition
de cet essai
1803) dans
le jugions
alors
ficielle
des Erreurs
sur la lecture
hâtive
et de la Vérité
(1743nous
et trop super(1775), livre de
où d'excellentes
début, fatigant et filandreux,
pages
et
sont compromises
d'obscurité
par un parti-pris
des airs de mystère,
a su se défaire
dont l'auteur
par
la
suite.
Son
Tableau
naturel
(1782),
AU
basé
sur
les
SEUIL
DU
MYSTÈRE
61
du Tarot,
son Nouvel
homme
ses dernières
l'Es-.
(1792) et surtout
productions,
l'hommeprit des choses (1800) etIeMm~~rg
clefs
esprit (1802), où l'influence
dément le dessus
sur celle
mier
maître
de
quis
traditionnels.
de Bôhme
prend décimoins pure d'un prede l'initiation
du mar-
1, témoignent
Saint-Martin
aux
plus
hauts
arcanes
à la même époque,
un autre adepte,
le
Presque
ministre
sous
Dutoit-Mambrini,
génevois
publiait,
de Keleph ben Nathan,
le pseudonyme
un livre à
sûr mêlé
mais que son titre seul,
d'erreurs,
de la date de son apparition,
recomrapproché
mande
assez éloquemment
au respect
attentif
de
coup
tous
les chercheurs,
tisme
m~y~
céleste
Dieu
curieux
c~MM,
La philosophie
naturelle,
le
de l'univers,
de l'homme
3 volumes in-8°).
(1793,
nous
avons
de l'occulaux
lu-
surnaturelle,
vérités
que
miroir
triple
analogique
et de la révélation
écrite
années
avant
Quelques
avait été sillonnée
l'Europe
dont
appliquée
astrale,
magique,
ou aux immuables
et divine;
a révélées
dans
rieux,
des choses
la grande
Révolution,
de personnages
mysté-
marqué
ailleurs
le carac-
Martinez Pascalis, auteur .d'un traité inédit de la Réintégration, dont M. Adolphe Franck a publié le premier chapitre
à la suite de son excellent livre de la Philosophie
mystique
en
France.
(Paris
i865,
m-12.
62
DE
ESSAIS
MAUDITES
SCIENCES
tère
tels Saint-Germain,
équivoque
Réalisateur
extraordinaire,
Cagliostro.
Mesmer
et
mais
esprit
et
qu'érudit
autant
fumeux,
comte de Cagliostro,
ne
Joseph Balsamo,
autres
le titre
pas plus
que les deux
bizarre,
extravagant,
original,
mérite
Ni Lavater,
d'adepte
supérieur.
Zurich (1741-1801),
restaurateur
monie et correspondant
mystique
le
prophète
de
de la Physiognode l'impératrice
Marie
de Russie;illuminé
souvent
ni Swedemborg
(1688-1772),
mais fantasque
et témégénial,
raire,
prétendre
davantage.
autant
du poète
initié
n'y peuvent
Nous en dirons
Cazotte
passion
assurer
des
Jacques
où la
amoureux,
Son Diable
(1720-1792).
est kabbalistiquement
suffit à lui
analysée,
l'estime
et la sympathie,
non l'admiration
Bien
adeptes.
plus
que
même
par
ses
et
ouvrages
Cazotte appar-
célèbres,
par ses prophéties
tient à l'histoire
de la magie par les circonstances
étonnantes
de son procès
et de sa mort, que nous
avons
Sur
détaillées
le
seuil
dans
de
le n° 7 de l'Initiation
l'Empire,
la
apparaît
à qui son livre
figure
de la
de Delormel,
énigmatique
Grande
Période
(Paris,
1805, in-8"), à tous égards
si remarquable,
valut la mort violente des parjures
et des révélateurs.
L'Initiation, revue dirigée par Papus.–?
7, pages24-29.
La oe/MjreaMeedes Templiers et le procès de Jacques
Cazotte, par Stanislas de Guaita.
AU
Connu
dès longtemps
de littérature
médiocres
vet (1767-1825)
entre
la carrière
philosophique,
L'initiation
DU
SEUIL
essais fort
pour quelques
et de poésie, Fabre d'Olidans
vers la même
époque
où l'immortalité
essor
l'attend.
par lui en Allela Terreur,
a déterminé
En vain Napoléon,
de sa pensée.
reçue
pythagoricienne,
sous le règne de
magne
ce nouvel
63
MYSTÈRE
au monde des périls
que personne
la diffusion des
que peut faire courir au despotisme
l'ennemi personvérités occultes,
en vain Napoléon,
nel du théosophe,
l'honore-t-il
de ses incessantes
mieux
instruit
de
Fabre d'Olivet déjoue la rancune
persécutions
Il trouve moyen
César et sait éviter tous ses pièges.
d'éluder
et publie coup
jusqu'à la censure impériale
sur le sens de l'ouïe (1811,
sur coup ses Notions
des Vers dorés
commentaire
in-8"), son merveilleux
de Pythagore
(1813, in-8"), enfin en 1815 son chefrestituée
d'œuvre
immortel
La langue hébraïque
de
~2 vol. in-4°). Fort des recherches
antérieures
et surtout
de
de Dupuis,
de d'Herbelot
il remonte
à l'origine
Court de Gébelin,
et rebâtit,
sur la base d'une érudition
de la parole,
Volney,
l'illustre
vraiment
colossale,
de trois mille
plus
par
pénètre
lui
au
dans
cœur
de l'hébreu
ans
Puis,
hiéroglyphique.
de Moïse (vulgairement
vée
écroulé
l'édince
les
de
depuis
primitif
et
à la Cosmogonie
appliquant
la Genèse),
la clef retrouil
de l'Égypte,
où gisent,
nécropole,
sanctuaires
cette
64
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
et
des âges, la sagesse
la poudre
de l'antique
Orient. Traducla science
intégrales
il appuie
mot d'un comteur de Moïse,
chaque
ensevelies
sous
et grammatical,
mentaire
historique
scientifique,
en faire jaillir les trois sens
pour
et hiéroglyphique,
littéral,
ngurë
aux trois mondes
de l'ancienne
le psychique
correspondant
le naturel,
magie
et le
divin.
il ne borne
de théosopas là ses travaux
du
Son Histoire
phie et d'érudition.
p7n7o~opA~Mg
humain,
parue en 1822 (2 vol. in-8°), révèle
~~re
au lecteur
les arcanes
du Père,
du Fils et du
Mais
dans leurs rapports
avec l'évolution
Saint-Esprit
Il s'est tracé un
universelle.
sociale et la politique
bien circonscrit,
où
un champ d'application
cadre,
faire
quences
blanche
condense
dont
ces Principes
et déployer
ce cadre,
c'est
l'histoire
agir
il
normal,
ceuvres
quelles
solder
ou boréenne,
et résume
manifeste
à
travers
la nôtre
les
leurs
de
en 700
destinées
le développement
le Temps
et
de
conséla
race
il
pages,
cette race,
progressif
l'Étendue.
et
Les
auxdu marquis
de Saint-Yves
d'Alveydre,
de
nous ne manquerons
d'ailleurs
jamais
un juste tribut
d'admiration
et d'éloges,
sont la magnifique
paraphrase
et comme
la mise
D'Olivet manifeste ces trois Principes par la révélation des
Volonté de
facultés qui leur correspondent
.ProM'e~ee,
Destin.
~om/Ke et
AU
au
des travaux
point
le
frappa
comme
SEUIL
de Fabre
restaurateur
il préparait,
à la plus
pensable
des CoMMM~tMr~
de
une traduction
lord
aux
6o
d'Olivet.
La mort
langue
hébraïque,
de complément
indis-
de ses productions,
de Moïse. On
Cosmogonie
gigantesque
que le précieux
Au reste, les remarques
à la suite
la
en guise
assure
d'Olivet
MYSTÈRE
DU
manuscrit
n'est
pas perdu.
placées par Fabre
critiques
du dernier
ouvrage
en vers
eumolpiques
qu'il publia
du Caïn de
1823,
peuvent
suppléer
in-8)
en livrant
l'intime
inédits,
pensur plusieurs
demeurés
points
Byron (Paris,
commentaires
sée
du théosophe
obscurs.
Ce n'est
d'Olivet
pas en vain que Fabre
à notre
d'un retour
aux
siècle,
l'exemple
de l'occultisme.
La Restauration
spéculations
écoles
déjà vu surgir
plusieurs
mystiques,
ésotérisme
siècle
faisait
dieux
vit
bien
bâtard,
il est vrai.
donna
hautes
avait
d'un
le milieu
du
mieux.
Cependant
que le père Enfantin
au Saint-Simonisme
un rajeter
expirant
mais fugitif éclat; et que Victor Considérant
la théorie
de Fourier
ces efforts
rajeunissait
ne sont pas sans intérêt
cherd'infatigables
cheurs creusaient
d'autre
en tous
part des galeries
sens,
à travers
Citons
catacombes
Hœné
éboulées
de l'an-
du
Wronski,
l'apôtre
et le restaurateur
de la Philosophie
le métaphysicien
des HarmoLacuria,
5
tique magie.
Messianisme
absolue
les
66
ESSAIS
nies
de ~rg;
mystagogues
comme Louis
de la science
DE
SCIENCES
MAUDITES
le seul profond
Ragon,
de la Franc-maçonnerie.
de tous
les
D'autres,
audacieuse
la tête la plus
étaient
amenés
contemporaine,
Lucas
par
même à vériûer
ces grandes
lois que
l'expérience
les alchimistes
n'avaient
formulées
peut-être
que
par induction.
Mais
tous
tous
ces
ces
savants,
chargés
pour
de découvertes,
éblouissante
groupés
tous
philosophes,
gerbe
autour
du grand
je les vois faisant
ces
érudits,
la plupart
d'une
je les vois tous
moissonneur
escorte
mière
les dépasse
de
la lu-
à un
adepte
qui
de la tête et semble,
parmi ces hauts
barons de l'Esotérisme
rénové, le Prince
charmant,
de cette Belle au bois,
époux par droit de conquête
1
qui a nom la Vérité traditionnelle
En effet de nos jours, un génie s'est manifesté
et colossal
plus somptueux
de Salomon-roi.
Pensée
le temple
rebâtir,
pour
mais,
style
synthétique,
et science
logique
est un magiste
de son œuvre
chacun
1
ses
de
imperturbable
Lévi~ 2
Éliphas
d'elle-même~
Les cercles concentriques
complet.
embrassent
la science
entière,
livres,
témoignant
(Paris,
in-12),
la Médecine
2 Alpbonse-Louis
et riche,
sûre
nouvelle
Acoustique
C'A:M.!enoMoeMe(1854,
enfin
lumineux
que javaste et
Constant
Le
fauteur,
Roman
d'une
18S4,
signifi-
in-12)
Alehimique(1857,
Nouvelle (1862, 2 vol. in-12).
(1810-1875).
et
La
AU
cation
SEUIL
a
précise,
sa
DU
MYSTÈRE
d'être
raison
67
absolue.
Son
son Rituel prescrit
son HisDogme enseigne
toire
sa Cle f des grands
exadapte
mystères
ses Fables
et Symboles
son
révèlent
plique
enfin sa
Sorcier
de Meudon
d'exemple;
prêche
Science
des Esprits
hauts
la
apporte
solution
problèmes
des
plus
sous la
Ainsi,
métaphysiques.
la magie se trouve exposée à tous
plume d'Éliphas,
ses points de vue
l'œuvre
dont chaque
totale,
traité est une facette,
constitue.la
plus cohésive,
absolue
et inattaquable
synthèse
qu'un
Et ce penseur
puisse rêver.
magnifique
la fantaisie
d'être
un grand artiste
par
De
son
jusqu'au
enserre
core.
chaud,
style
scrupule,
la pensée
Les
se donne
surcroît
large,
éloquent
précis
hardi
la licence
il
jusqu'à
plus
large
« suggestifs
déroutent
aperçus
mots
vertigineux
bale, où d'évasives
occultiste
nuances
et plus hardie enoù de
)) abondent
l'expression
défient la langue
verabs-
exacte d'une métaphore
nouvelle
traite, la rigueur
fixe le flottant, précise l'incertain,
définit l'immense,
nombre
l'innombrable.
Mais
à parcourir
en tous sens les trois mondes
moral
et naturel,
Lévi ne
Éliphas
métaphysique,
stationne
le grand
centralisateur
courant
guère;
l'entraîne,
et bien
des questions
Au vrai sens étymologique
liser à nouveau.
qu'il
effleure
vau-
.Re-Od~ï/'e, revoiler, symbo-
68
DE
ESSAIS
draient
les
qu'on
origines
SCIENCES
Telles l'histoire
développât.
de l'occultisme
et la théorie
asiatiques
ciale, qui sont à peine
Or ces deux points
Fabre
par
MAUDITES
d'Olivet,
des
so-
indiquées.
capitaux,
sont mis
déjà fort
en lumière
éclaircis
par
un
d'une compétence
magiste
contemporain
profonde,
de Saint-Yves
le marquis
d'Alveydre
1; de telle
de ces trois adeptes
sorte que les œuvres
se comfort heureusement.
Touplètent et se commentent
tefois la synthèse
sociale
en
qu'esquisse
Éliphas
semble
différer
de
pages de son œuvre
quelques
soutient
vaillamment
que M. de Saint-Yves
six années et fera peut-être
la
depuis
prévaloir
du gouvernement
forme idéale
est, aux yeux de
ce dernier,
celle qu'il nomme
c'estsynarchique,
celle
à-dire
en
harmonie
L'administration
à trois
avec
de chaque
(conseil
conseils
de
hiérarchiquement
< Né en
1842.
Chaque
D'autre
supérieurs,
Doctrinaires
les
Législes Notables
Voilà
part, trois
mais essen-
à ceux-là,
seraient
charcentrale
de la synarchie
conservant
ainsi son
nation
correspondants
l'administration
européenne.
les
des États)
des Communes).
économistes
(conseil
la synarchie
nationale.
pour
gés
éternels.
principes
pays serait conûée
de spécialistes
des Églises);
(conseil
collèges
enseignants
lateurs juristes
tiellement
les
AU
autonomie,
SEUIL
DU
MYSTÈRE
ses propres
gérerait
assemblée
de civilisation
grande
rait à [l'équitable
Alors
l'Équilibre
passé, deviendrait
ce serait
l'avènement
la terre.
Telle
Européen,
une réalité
du
cette
dans
règne
en substance,
est,
anaires,
et la
veillegénérale
intérêts
communs.
des
gestion
69
chimère
du
et
l'avenir,
messianique
cette théorie
sur
ma-
car, selon la loi d'Herdoivent
à
être analogues
un
et le microcosme
reproduire
gnifiquement
cabalistique
d'en bas
mès, les choses
celles
d'en
macrocosme
haut,
en miniature
or, miroir de la divinité
et une, serait
même,
l'humanité,
triple
régie par
de son unité.
et marquée,
le ternaire,
par addition
au signe
du quaternaire.
spécifique,
Tout
autre
réclame
de
qu'en
Dieu
en apparence,
la théorie
la loi des contraires.
l'on
conçoit
se
d'Éliphas
De même
et miséricorde,
sagesse
on
La
en l'homme
et amour.
distingue
intelligence
science
est l'aliment
de l'intelligence,
et la foi la
de l'amour.
nourriture
sur ces donImaginons,
du monde
c'est Léon III
nées, le gouvernement
et Charlemagne,
le Pape
et l'Empereur
l'autel
sanctifiant
le trône, le trône soutenant
l'autel.
Pôle
positif,
la .loi
à première
vue,
ceux qui
pour
dans les choses ter-
c'est ici,
pôle négatif.
du Binaire.
Non toutefois
croient
à l'intervention
restres.
Le Binaire,
sous peine d'être
anarchique,
résoudre
là-haut
Kether
par le Ternaire
se doit
divine
70
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
reflétée
en Tiphereth,
(l'Intelligence
suprême),
harmonieux
et idéal), maintiendra
l'équi(l'Adam
et
libre entre
Geburah
(la Justice
l'Empire)
Hesed
(la Miséricorde
de M. de Saint-Yves
tème
de l'humanité
signant
l'Être
P<xpaM~). Et
est une belle
triple et une,
Ineffable
comme
Éliphas
agent
si le syssynthèse
Lévi, déde
suprême
une synthèse
plus large peutimagine
il soude la terre au ciel, et l'humanité
ne fait plus qu'un avec son Dieu 1
une
A la suite de cette esquisse
à peine tracée,
l'équilibre,
être encore
serait
conclusion
maîtres
sont
les doctrines
téméraire
essentiellement
réalisent
puisqu'elles
trois, nombre sacré qui donne
de l'unité
synthétique.
deux,
des deux
toutes
hermétiques
à vrai dire le nombre
quatre
par
addition
du marquis
de Sainten soit, l'œuvre
et son opportunité
bien digne
Yves est courageuse,
Il était urgent que
de la clairvoyance
d'un Epopte.
aux enfants
d'une
ces .M~M~M 1 fûssent prêchées
Quoi
qu'il
le culte
qui a perdu le sens de la Hiérarchie,
et jusqu'au respect de l'Idée pure.
de la Tradition
race' déchue
attardés
à l'excluSiècle décadent,
race
sive
des faits
préoccupation
brutaux
accumulés,
Mission des Souverains par l'un d'eMx Mission des
OMC7°t'eys Mission des Juifs; par le marquis de Saint-Yves
d'A)veydre;
i887, 2 vol.
Calman
in-i2.
Lévy,
3 vol.
grand
in-8.
La
France
vraie,
AU
les
gent
DU
MYSTÈRE
myopes
à rien voir
impuissants
l'Idéalisme
de
se dépraver,
entre les mains
d'analyse,
du contin-
au-delà
n'a
plus guère
ou des timides
que des maladroits
mot
des médiocres.
71
à force
même,
Égrégores
sont
SEUIL
pour
défenseurs
tranchons
le
à l'Occultisme,
en voie
couleur
de vulgarisation,
Quant
sous
des
et des charlatans,
à
demeurent-ils
dans la lo-
rêveurs
peine
de rares
écrivains
gique
de son
orthodoxie'.
L'on
de ceux-là,
premier
rang
dans ses audacieuses
études
au
signaler,
M. Joséphin
Péladan
qui
doit
nous
donnent
« l'Éthopée
de la Décadence
Latine », il ne recule pas à produire
les grandes
théories
kabbaliset tout est signincatif,
tiques
jusqu'à l'intrigue,
sous une forme neuve et draoù figure symbolisé,
l'éternel
matique,
l'homme
aux
combat
prises
d'OEdipe et du Sphinx:
avec le Mystère.
Mérodack
est un Louis Lambert
d'action,
(du Vice Suprême)
fait songer
et Curieuse
à Séraphîtüs-Séraphîta;
balbutiait
mais ce mystère
d'intuition,
que Balzac
M. Péladan
le formule
rité
de celui
vreux
sereine
entraînement
avec la hardiesse
qui sait,
de celui
non
qui
et l'auto-
plus avec le nédevine
si bien
Je laisse subsister cette phrase, telle que je l'ai écrite en 1886;
mais on va voir que depuis lors, tout a bien changé.
s Le Vice suprême;
CM?'t6Mse par Joséphin Péladan,
vol.
2
in-12, Laurent, éditeur. L'Initiation
sentimentale,
A eœMrpe~n,
éditeur.–La
FteZs<a7',4voI.iQ-12, Edinger
toire du Mari, in-iS, Dentu.
73
ESSAIS
l'on
que déjà
emblèmes
culte
du
DE
SCIENCES
à travers
les modernes
distingue,
roman
la doctrine
ocsynthétique,
dont
le jeune adepte
tion technique
et raisonnée
des Sciences
Mortes.
M. Péladan
baliste,
de magistes
anglais
d'ailleurs
et érudits
moins
MAUDITES
nous
dans
Relevant
donnera
l'exposi-
son Amphithéâtre
de l'initiation
kab-
doit être distingué,
comme tel,
ou français–
fort estimables
qui
pure de l'Ésotérisme
cité M. Louis Dramard,
puisent
hindou
à la
source
nous
avons
et devons
une mendéjà
tion spéciale
à la présidente
de la Société
Théosoet d'Occident~:
d'Orient
phique
Lady Kaithness,
duchesse
clairement
de Pomar,
à qui revient l'honneur
d'avoir
en de substantielles
notices
2,
expliqué,
fondamentaux
les dogmes
d'une
religion
que la
deshéritiers
luxuriante
imagination
deÇakya-Mouni
si complexes.
avait enchevêtrée
de mythes
la première
édition du présent
Depuis
ouvrage,
parue
très net,
en 1886, le courant
s'est accentué,
à l'étude
de l'occultisme.
porte les curieux
qui
En dépit
apôtres
de
toute
l'antiquité
dont
contemporains
sacrée
nous
et des
avons
rares
tracé
les
j En dépit de son titre pompeux, ce n'est là qu'une branche
française, relevant comme toutes les autres, de la société-mère
d'À3yar-Madras.
s2 Ao:
La
TA~osopA/e
Théosophie
la
el Théosophie
la Théosophie
Boud.BoM~CT/n'oe~e~e
Universelle
~ans~
OeeM~e,
Théosophie
o!/ns<e/F'/°c!~Me7!~s~~Mës
2
vol.
in-8.
édiduchesse
de
Pomar.
Kaithness,
Carré,
par Lady
teur,
i886.
AU
la
noms,
magie
grand public.
Une véritable
cès des temples
d'une
science
SEUIL
DU
MYSTÈRE
était
alors
73
presque
ignorée
du
forêt vierge semblait défendre l'acen ruine, incrustés
des hiéroglyphes
Et si quelque
aventureux
perdue.
du mystère
à leur découse risquait
archéologue
il lui fallait
s'ouvrir
un passage
à travers
verte,
l'enchevêtrement
des lianes
et braver
à chaque
des ronces
pas l'opiniâtreté
inhospitalières.
heure,
A.cette
digieusement,
cheurs
de ces
neuses
avenues
général
l'aspect
et grâce
aux
inextricables
s'épaisissaient
en fait
Cependant,
était
demeurée
hier
modiûé
nombreux
abords,
se croisent
ténèbres
s'est
que
aujourd'hui,
encore!
de vulgarisation,
notablement
en arrière
prodéfri-
de lumilà où les
la France
des
autres
de l'Europe
et même du nouveau
en
Monde
en Angleterre,
aux États-Unis,
Allemagne,
jusque
dans l'Amérique
du Sud,
comme
dans l'Inde
et
pays
d'autres
contrées
répandait,
gnements
direct
des
d'Orient,
depuis nombre
du Bouddhisme
traditions
la fondatrice
vatsky,
nait en divers lieux,
la Société
?VK~op/M'~M<?
déjà, les ensei-
d'années
renouvelé.
thibétaines,
de cette société
la mesure
Dépositaire
Mme H.-P.
Bla-
donprospère,
d'une compétence
à des
érudition,
surprenante
puisée
à la fois la stupéfaction
sources
faisait
inconnues,
et le scandale
de l'Europe
et l'aisance
savante,
réelle
sa
ESSAIS
74
avec
sa
laquelle
forces
DE
SCIENCES
fantaisie
MAUDITES
semblait
se jouer
des
dans la production
des plus étranges
autour
i, ne provoquait
phénomènes
pas moins
de calomnies
d'elle des explosions
que des concerts
occultes,
de louanges.
Diverses
légendes,
plus incroyables
les unes que les autres,
circulaient
alors sur le
Elle avait
compte de cette inquiétante
personnalité.
le
don
les esprits
elle ou
pour
passionner
contre
tous
violemment
elle,
parti.
prenaient
des calomniaaux soupçons
D'ailleurs,
injurieux
de
de la critique,
elle a
persiflage
coututoujours
opposé une triomphante
réponse,
mière aux puissants
cerveaux
c'est par des œuvres
teurs
comme
au
qu'elle
réplique.
Il y a dix ans,
apportait
tions de
Buddhism
beau
ce
M~
< ~me
MM~M
public
anglais
la haute
science
de
livre
par
Blavatsky
son
un
fournissait
Sinnett
disciple
commentaire
digne de lui.
complète
la mise au
produit
de M"
Blavatsky
révélales premières
l'~o~Wc
thibétaine;
au
Blavatsky
gnement
l'Isis
aujourd'hui
jour
à volonté,
son
progressive
ou
à peu
près,
à
enseid'une
tous
les
phénomènes des Spirites et des Médiums. Elle commande aux
forces que ceux-ci subissent là où ils sont esclaves, elle est
maîtresse.
Comme penseur, Mme Blavatsky est remarquable
surtout par des facultés psychiques et intellectuelles d'assimilation qui font d'elle un problème à jamais insoluble pour les
profanes. En revanche, elle offre aux occultistes un sujet d'études du plus précieux intérêt.
AU
œuvre
de
Doctrine
Maintenant
quoique
SEUIL
DU
proportions
(5
volumes
que,
Kabbaliste
MYSTÈRE
imposantes
7S
The
Secret
in-8°).
d'une
1,
sans
plume
aucun
et,
loyale
parti
pris
de
Dans le n" 6 de la Revue ~Aeoso/)A:~Me,M'BIavatskyveut
à parti les Kabbalistes,
nommément
les Kabbaprendre
dans
listes
français.
Quoiqu'en
affirme-t-elle,
grand nombre,
la Société
ils
n'ont
encore
réalisé
aucun
Théosophique,
Ce sont des égoïstes quipoussent
bien. ni rendu aucun service.
délire
risible et
l'orgueil jusqu'au
apôtre d'un individualisme
d'eux
se divinise
en dénigrant
son
naïf, chacun
gravement
etc.
voisin,
La bienveillante
de M"" Blavatsky
se prolonge
philippique
ainsi des pages durant,
et aboutit
naturellement
à immoler
la
Kabbale
comme
Kabbale,
celtefaiblarde
(falsifiée
d'ailleurs,
on sait, par Moïse de Léon!),
sur l'autel de l'Ksotérisme
hindou.
Nous avons le regret
d'insinuer
à M°" Blavatsky,
que ce
bien être les Théosophes,
pourraient
qui ont offert et offrent
le spectacle
écœurant
des petites
encore
aux Kabbalistes
des petites
les Théodes petits schismes,
chapelles.
guerres,
aux
Kabbalistes
qui prodiguent
l'exemple
que
sophes,
de ne point suivre
de l'intolérance
ceux-ci
s'empressent
sans pudeur
sans conviction,
des rivalités
et des polémiques
sans courtoisie.
feint d'ignorer
des Kabbalistes
Mme Blavatsky
que la plupart
dans le giron de Fratersont groupés
(en France notamment),
de quelques
siècles plus anciennes
nités augustes,
que la SoOr je ne sache pas qu'un seul exemple
ciété Théosophique.
de
divisions
ou de rancunes,
de rivalités,
puisse être cité parmi
occidentaux
les membres
des Ordres
je fais allusion
auxquels
est
dans
leurs
et
non
cœurs
c'est que la concorde
pas seulement
sur leurs lèvres, car ils sont tous retenus
par les liens effecet
d'une
tifs d'une estime
sympathie
réciproques.
étonnement
de
M°«
« Je ne
au
Quant
Blavatsky
grand
France
MM.
les .Ka&Mt~es
de
« vois pas
comment
des
sciences
oe« peuvent
à
la
connaissance
prétendre
de Léon,
de Moïse
Ils ont la Kabbale
cultes.
compilée
bien
DE
ESSAIS
76
nous
dénigrement,
Mme Blavatsky,
ront
SCIENCES
avons
MAUDITES
rendu
un hommage
mais
peut-être,
excessif
que
à
l'osM~re
d'aucuns
que nous
bien permis
de
jugeestimons
il nous sera
de faire
juste et mérite
nous
sur la personne,
nos réserves
que jamais
en scène, si elle-même
n'eussions
songé à mettre
n'avait l'habitude
de s'y produire
dans une attitude
aussi
tapageuse
qu'agressive.
Bien qu'occupée
constamment
à déblatérer
confrères,
sur
à déprécier
le compte
de ceux
ses
qui
renais-
avec elle et comme elle à la
participent
la
sance de l'occultisme,
elle affecte de prêcher
Concorde
et la Fraternité.
Fraternité
ConEt que ne met-elle
en pramaximes?
Elle critique
tout
tique ces généreuses
l'inet tous avec une violence
qui frise volontiers
corde
vective
tranche
excelle
C'est
elle
exquis.
en grand juge du sanctuaire,
avec âpreté de l'Oracle
et du Magister
et
dans l'art de faire desgénéralités
qui soient
s'érige
bernant
décriant
personnelles
celui-là,
celui-ci,
elle appelle
donnant
à cet autre un coup de boutoir,
laver son ~M/e sale en /<M?M7~
Le mot
cela
n'est vraiment
pas mal.
Cumulant
en un mot
toutes
les faiblesses
d'une
« par lui au xin" siècle, etc. » Que nous importe? Il nous
suffit d'avertir charitablement ceux qui nient la portée occulte
des textes zoharites, interprétés par Rosenroth, qu'ils ne
savent pas .les lire.
AU
SEUIL
MYSTÈRE
DU
femme
et rancunière,
ombrageuse
de toutes les sciences
monopole
77
elle
prétend
et de toutes
au
les
vertus
théosophiques.
est Mme Blavatsky,
Telle
des Hautes
Sciences.
farouche
tons
juger
de l'écrivain,
les procédés
sévèrement
défendre
dans
à qui
M. Gaboriau,
de la revue française
familière.
cette
lacune,
déjà parue,
Bouddhisme
être
Moins
la valeur
nous
qui ne saurait
ses livres, si goûtés
pour ceux
perdus
teur
en tant
dû
plus nous avons
du théosophe.
Ce
de regretter
que tous
leur
texte
cette
soient
anglais,
n'est pas
langue
dit-on
l'habile
le Lotus-
veut
direccombler
et ajouter
à sa bonne
traduction,
du Monde
occulte de Sinnett,
celle du
du même auteur
ésotérique
peutensuite
s'attaquerait-il
La
Mme Blavatsky.
ces
préoccupent
déjà, à des
titres
Son
qui
Lotus,
qu'amazone
nous contes-
au
gratitude
grand
ouvrage
de tous
ceux
de
que
lui étant acquise
questions
il la verra
s'accroître.
divers,
graves
s'est
fait
deux
ans
l'organe
des
de l'Hindouisme,
a
français
champions
nombre de personnalités
mis en lumière
occultes
on y a particulièrement
éminemment
distinguées
meilleurs
prisé
les
articles
Hartmann
pundit,
de la plus large
de
MM.
Soubba
Rao,
brahme
et Amaravella,
métaphysiciens
Chacun
s'est fort apenvergure.
de
collaboration
que l'active
d'apprendre
plaudi
ce dernier
fût acquise
à la Revue Théosophique,
78
DE
ESSAIS
SCIENCES
MAUDITES
récemment
fondé
organe parisien
Mme la comtesse
d'un haut mérite,
Tandis
que
néo-bouddhiques
Kabbalistes
nouveaux
diverses,
férente.
en détail
tous
prossur-
par des qualités
tous deux éminents
dans une sphère
difAu cours de l'Appendice,
nous parlerons
gissaient,
assez
les doctrines
deux
ainsi,
admirables
péraient
par un occultiste
d'Adhémar.
deux
de M. Alber
Jhouney,
pour
ici que l'autre.
à n'évoquer
nul scrupule
Tête encyclopédique
et
plume
n'avoir
infatigable,
dire
ce jeune initié que déguise,
j'allais
le fâcheux
de Papus.
Il
pseudonyme
que défigure
d'une
faut à coup sûr que ses livres
témoignent
saluons
bien
transcendante
supériorité,
Le fait
étiquette!
leur
pardonne
teurs de théosophie
prononcent
sans le souligner
non seulement
avec admiration.
avec estime,
en nombre
chures
samment
contribué
déjà
à
leur
pour
qu'on
est que les amale nom de Papus,
d'un
mais
sourire,
Glissant sur les bro-
considérable
la
qui ont puisdes sciences
diffusion
in-8"),
le
in-12),
c~'OFabre
livet
1888,
in-8")
et
Pierre
pice),
dès 1888
(Carré,
<Ss~-F~
Philosophale
il importe
son Traité
fortin-lS",
(Carré,
(Carré,
de rappeler
élémentaire
figures).
seulement
l'Occul-
je mentionnerai
ésotériques,
tisme
contemporain
(Carré,
Jezirah
1888,
Sepher
(Carré,
1887,
1889,
in-12°,
la
et
frontis-
que Papus publiait
de science occulte
C'est
le premier
ou-
AU
SEUIL
DU
MYSTÈRE
79
où soient résumées
méthodique
et synthétisées
d'une
main
groupées
avec
vrage
les données
des
l'application
de nos sciences
à l'étude
excellent,
expérimentales
nomènes
magiques,
bonne
sûre,
de l'Esotérisme.
primordiales
qui fait voir
est
par surcroît
les étudiants
même
et méritoire
clarté,
toutes
Ce livre
méthodes
des phéune action
avancés
y
à la plus
comme
sécurité,
des grammaires.
Mais Papus
vient de fonder à jamais
sa réputation
d'adepte,
par la mise
au jour d'un monumental
sur le Tarot
ouvrage
recourir
peuvent
savante
avec
Je ne crois
rien exagérer,
en estimant
que ce livre,
où est révélée jusqu'en
ses profondeurs
la loi pi-
votale
du Ternaire
dans toute
universel,
constitue,
du terme,
une Cle f absolue des sciences
la valeur
occultes.
La série
des
articles
dans
publiés
bord, puis dans l'Initiation,
être lue avec fruit par ceux
le
Traité
élémentaire
qu'un éminent
le pseudonyme
D'ailleurs,
en proche.
Oui, nous
initié
par
M.
Barlet
d'a-
peut
médité
ont déjà
de Papus.
Nul
n'ignore
dissimule
son vrai nom sous
qui
de F.-Charles
l'Ésotérisme
avons
le Lotus
Barlet.
de proche
gagnepartout,
la consolation
de voir
nos idées
Le Tarot des Bohémiens. Le plus ancien livre du monde,
par
Papus.
Paris,
Carré,
1889,
grand
in-8
de 400
pages.Bgures.
ESAIS
80
DE
SCIENCES
pénétrer
par infiltration
bruit et sans éboulements,
sûre. Le livre magistral
les 6'r<~M~7m'<~
est
garant
que
sophie et de l'art
MAUDITES
tous
les
sans
terrains,
avec une lenteur
mais
de M. Édouard
1889, grand
(Paris,
les couches
sociales
sont
lui-même
entamées
Schuré,
in-8"), nous
de la philoLe vieux tuf
déjà.
à son tour,
et qu'on
n'aille pas prétendre
qu'il n'est atteint qu'à la surface
L'une des plus belles âmes et des plus lucides
M. le chanoine
du clergé
français,
intelligences
s'est fait (non pas d'hier),
le très fervent
Roca,
clérical
s'imbibe
de la Sainte
disciple
des
ferme
le clairon
monde
caduc
l'ère
cieux
de nouveaux
il
Kabbale
tient
haut
et
annoncer
au
pour
et imminente
où
déjà proche
luiront
sur une terre régéné-
rée 1. La Rose-Croix
dans sa
catholique
d'eux même, docteur
nabis,
prête
asile
mystérieuse
en Sorbonne
à plus d'un prêtre
fraternité
l'un
et prédicateur
sous le pseudonyme
d'Alta,
compte,
parmi
du Conseil suprême
les membres
des douze 2.
de
enfin, comme un dernier
Signalons
triomphe
une récente
brochure
de MM. Polti
l'Occultisme,
d'élite,
et Gary
1889,
la Théorie
in-12°).
Les Nouveaux
Roca.
Paris,
Jules
des
Tempéraments
essai d'une
Cet admirable
Cieux et la Nouvelle
Levy,1889,
2 vol.
Terre,
(Carré,
synthèse
par l'abbé
in-8.
Voir àI'A~)pe~e~'ee, n" 5, [es Eclaircissements sur la RoséCroix.
AU
SEUIL
DU
MYSTÈRE
part et a priori
fondé d'ailleurs
et
–basé
physiognomonique,
sur la loi du Tétragramme
a posteriori
sur
ments psychiques
ment
une
d'une
de docuimposante
et d'observations
scrupuleuse-
masse
tardifs
fruits
triées,
81
de
études,
patientes
cet essai, dis-je, permet de porter,
à première
vue,
un jugement
infaillible
sur le caractère
presque
des êtres qu'on est appelé à croiser
sur le plan de
l'existence
matérielle.
Voilà
ces
de
travaux
et qu'elle
a droit
avoue,
des échos de son Verbe
de son principe
virtuel,
lumière
réfractée!
la Haute
que
de revendiquer,
Science
comme
des adaptations
occulte,
comme des rayons
de sa
à part de soi-disant
initiés tout
Au demeurant,
et fantaisistes,
créer de
indépendants
qui pensent
toutes pièces une synthèseabsolue
etvaticiner
d'intuition
la
éternels
principes,
hétérodoxes
diocèses
formule
nécessairement
on peut réduire
de l'occultisme
définitive
à deux
des
les
vulgarisé
et celui des Spirites.
des Magnétiseurs
souvent
de
Ce sont de respectables
chercheurs,
de science,
ces fervents
du magnévrais hommes
d'avoir
demandé
la raison
tisme,
qui, à défaut
celui
positive
des
phénomènes
somnambuliques
aux
renetant son expansion quaternisée dans
L'ineffable ni*
le miroir des formes ou de Ma~M~/t.
6
82
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
lois de l'analogie
universelle
et de l'hargrandes
des contraires,
n'en ont
monie par l'antagonisme
officielle,
depuis
pas moins fait faire à la science
peu moins rétive, de vrais pas de géant. Leur dodiocèse de la Libre
propre est bien ce grand
dont parlait
Sainte-Beuve
aux sénateurs
Pensée,
chacun
son procar ils préconisent
de l'empire
sur la nature et
cédé et ne tombent
guère d'accord
maine
la cause
des manifestations
ultime
On les peut
assez nettes,
distes),
du fluide
catégories
grouper
pourtant
et distinguer
les Psychologues
(Braides Fluidistes
L'hypothèse
(Mesmériens).
est la plus ancienne
négligeant
de ses transformations
l'histoire
tailler
mer
supputent.
qu'ils
en deux
à Dupotet,
Puységur
en passant
par
retenons
que tous
d'Eslon,
de déde MesDeleuze,
ou moins
ont plus
théorie
hermétique
la vaste
soupçonné
vaguement
inhabiles
du fluide universel,
qu'ils étaient à la redans son évidence lumineuse
et sa synconstruire
majesté.
sommes
thétique
Nous
Poser
aucun
cadre
les
points
voilà
exclusif
toujours
d'interrogation
notre tâche;
nous
opuscules
Seuil
du .A/y~er~
sans en résoudre
moins
encore
un
restreint
à la très superficielle
où ce Protée
des métamorphoses
et rapide esquisse
« l'Occulté
insaisissable:
les âges. C'est ainsi qu'il
d'autres
Au
», s'est joué à travers
nous faut réserver
pour
et les
le détail des phénomènes
AU
SEUIL
théories
explicatives
dont la doctrine
jour
éclairer
MYSTÈRE
DU
sitaire
paraboles
sacrée,
dans
peuple
où
temps
de leurs
s'enorgueillissaient
de Théurges,
des
grandes
actuelle
çonnerie
ou
n'est
des
langue
nations
civilisées
plus
dont
ou
de
la Franc-masimulacre
qu'un
sans
Le Vouloir
rejeton
dégénéré.
faculté
souveraine
de l'adepte
infrangible
n'étant
de s'affirmer
susceptible
que par l'énergie
vie,
mieux
la
de Mages
collèges
encore
le souvenir
évoquons
sociétés
secrètes
ces
et du Spiri-
où le Sacerdoce,
dépoen traduisait
les ensei-
le
pour
au
le
pourtant
du fluide doit
parenthèse
d'excepdès cette heure
tracer
d'en
au temps
de la Science
gnements
est
kabbalistique
du Magnétisme
tion, nous jugeons utile
un exposé
sommaire.
Sans remonter
Tel
d'y ceux.
les problèmes
une nouvelle
qu'ouvrant
tisme,
83
un
dans la lutte et la constance
quiconque
au cours
au grade occulte
de préalables
et terrifiantes
de son
Terre,
devait-il
répondre.
cœur.
Mais
Le mot Lumière
Pour le détail des épreuves,
le lecteur
renvoyons
celles-ci
heure,
requis,
de
épreuves
tout d'abord
l'interrogeait
« Voir
que nous veux-tu ?
Maître
avec
où
règne
les
un
à Iamblique,
humiliantes
gâtisme
renouvelées
sans
crainte
des
momeries
allégorique
et
fortune,
était
aspirait
la mesure
donner
dans l'adverse
le Grand
« Fils
de la
»
la Lumière,
ici n'était pas
des Egyptiens,
qu'il
loges
solennel.
confonde
de
cette
84
ESSAIS
qu'un
symbole
DE
SCIENCES
de Sagesse
postulant
(alors
malité de banale
qu'il
MAUDITES
et d'Intelligence,
pensait
routine)
une for-
accomplir
précisait
et le
en langue absde sa démarche.
à son insu même, l'objet
traite,
« Tu veux, Fils du Limon 1, voir la vraie Luen connaître
les lois harmonieuses
tu as
mière,
» Car s'il est une appellation,
sagement.
à la fois et suggestive,
synthétique
qui embrasse
toutes les branches
de la Haute Science
en s'adap-
parlé
tant
à chacune
d'entre
c'est
elles,
bien
celle-ci
Sc~MCe~g~jLMMM'gyg.
La Lumière,
suivant
les
substance
médiatrice
unique,
marcessible,
éternelle,
et à quoi tout retourne
de la vie
ceptacle
les
est cette
Kabbalistes,
du mouvement,
im-
qui a engendré
à son heure
et de la mort
toute
chose
commun
fluidiques,
réoù,
de
d'hier,
germe
l'embryon
au Verbe (lumière
Correspondant
divine),
à la Pensée
elle est à la
(lumière
intellectuelle),
parmi
demain
fois,
dans
tradiction
matière
épaves
le monde
phénoménal
seulement
et la matrice
de l'Éternel
phrodite
apparente),
des formes
Devenir.
(et par une conle sperme de la
hermal'agent
Elle
constitue
ce
Le vocable m~ (Adam) formant les composés onu A~ô~
(Rouge, rougi) et, nmK Ado;nMA(au sens restreint: terre,
~MO?t;) des interprètes grossièrement subils en ont tiré cette
conclusion mirifique le Seigneur a créé l'homme en pétrissant
rante
un
peu
de glaise
<o/~me,s
entre
ses
doigts
du limon.
D'où
la locution
cou-
AU
fluide
SEUIL
DU
85
MYSTÈRE
dont les quatre
impondérable,
sensibles
sont appelées
manifestations
Chaleur,
des
C'est r~a~s
Clarté,
Électricité,
Magnétisme.
universel,
l'Aôr
des hébreux,
le Fluide
hindous,
qui parle
des
le Telesme
l'Azoth
de Zoroastre,
d'Hermès,
de
Astrale
de Pasqualis
la Lumière
alchimistes,
Martinez
et d'Éliphas
Lévi, la Lumière
~Spëc~ra~
de l'ildu docteur
la .Force Psychique
Passavant,
lustre
chimiste
anglais Crookes.
maVoilà le point central de la grande Synthèse
ou rendue
à l'œil par
invisible
perceptible
gique
la lumière
forme
ce double
courant
la chaleur,
dont
fluidique
le mode
déterminable,
tiquement
en a résolu le calcul.
Tel
du magnétisme
multiforme
personnifié
œuvres
que nous
loi des marées
c'est
secret
couvert
Grand
des
est l'agent
suprême
cet Être
et de la théurgie,
par le' serpent de la Bible,
la
l'avons
vu plus haut.
Connaître
univeret des courants
fluidiques
ainsi
sels,
de circulation,
mathémade qui
peut être influencé
le dit Éliphas
humaine
toute-puissance
comme
de la
la formule
pratique
posséder
avoir
le
dé-
de l'incommunicable
Arcane.
Cette lumière
est androgyne,
disent les adeptes
déterson double mouvement
s'effectue
sans trêve,
miné par sa double
tiK est le courant
polarité.
21~ le courant
négatif ou
positif ou de projection,
d'absorption;
à un point
donné
de
son évolution
86
ESSAIS
rigoureusement
condense
c'est
sont
l'A6d
DE
SCIENCES
invariable,
et de fluidique,
MAUDITES
la Lumière
Astrale
se
devient
corporelle
alors la matière
ou mixte coagulé.
Autres
les locutions
des alchimistes
ils nomment
leur
ou chaud
sèche,
Sou fre, ou ferveur
~Me; r~4<$& leur Mercure; ou dissolvant
universel,
ou humide radical;
le mixte coagulé
est leur Sel,
On le voit, quelles que soient
ou Tery-e rouge
les variations
la doctrine
reste
de la terminologie,
et tout étant né de la Lumière,
on peut
identique,
dire que la science de cet agent primordial
dévoile
la genèse
absolue
de la matière et des formes.
Un mot de cette théorie appliquée
au zoomagnéla clef du Somnambulisme
artisme nous livrera
tificiel,
de la Seconde
des
(apparitions),
un mot, de tous ces
la science
routinière
des Mirages
condensés
Envoûtements
criminels
en
Vue,
phénomènes
conteste
limite
restreinte
progressivement
le seul énoncé de pareils faits,
a priori
invaliderait
plus d'une
tale
promulgua
» qu'elle
bilité séculaire.
du
haut
renversants
dont
la réalité,
dans la
du possible
car
elle le sent
trop,
« Loi fondamende son infailli-
Il est en l'homme,
dit la magie,
trois éléments
le Corps
l'Arne
radicaux
(élément
spirituel),
Voir et comparer à cette explication, celle donnée plus
haut dutét.ra.grâmme7od-Aë-MM-Aë.
Quelque lumière pourra
jaillir de ce rapprochement.
AU
(élément
sa
fluidique)
comme
ressemblance
tuelle
et
matériel)
(élément
Dieu,
SEUIL
serait
Lui
DU
le
Perisprit
en
sorte
Triple
et
d'ailleurs
MYSTÈRE
à son
et
87
que
Médiateur
la
créature
est
Une,
bien
–L'âme
image
inapte
ou
à
se
faire
de
à
faite
spiriobéir
du
Ces trois grandes
divisions
sont elles-mêmes
susceptibles
de se subdiviser.
On obtient alors lesSeptPrineipesde
l'écoletraditionnelle,
les a détaillés
dans son Bouddhisme
ésotétels que Sinnet
ici du moins, de pousser
l'anaMais il semble inutile,
rique.
au-delà
du
suffit
amplement
groupement
ternaire,
lequel
lyse
résumées
dans
cet opusdes'idées
générales
pour l'intelligence
'cule.
nos explicaEn raison néanmoins
des malentendus
auxquels
du clastions trop concises pourraient
sur
le
terrain
prêter (même
en foursement
nousavons
à cœur de les compléter,
ternaire),
nissant
dans cette note les dernières
précisions.
et tangibles
des
matériaux
qui
Indépendamment
grossiers
de
la
orthoconstituent
le corps physique
Kabbale
l'homme,
doxe compte trois éléments
plus subtils
Le médiateur
ou corps astral;
U~g] Nephesh
plastique
féminine
Roûaeh
L'âme
ou
nn
passionnelle.
A~esAaMaA
mâle ou pur.
na~j
L'Esprit
Le corps, dit le Xohar, est le v&tement de Nephesh;
Nephesh
le vêtement
de Roûach;
enfin Roûach
le vêtement
de Neshamah.
Est-ce à dire que la Kabbale distingue
en l'homme
quatre
n'est
éléments
ra;o!:eaMa??
Non pas; car ~VepAes/t
qu'un
soit comme
un intermédiaire,
qui doit être considéré,
rapport,
la vitalité
animale
du Corps
soit comme
l'instruphysique,
ment plastique
de ~'A/Me passionnelle.
n'a
à vrai dire,
d'existence
indépendante,
Nephesh
pas,
onne peut le considérer
absolue;
relativement,
par rapque
soit
au
il
est actionné.
port
corps qu'il meut, soit à l'âme dont
C'est dans ce dernier
sens que le Seuil
du mystère
prend
Pour ne pas compliquer
notre théorie
du MédiaNephesh.
teur plastique,
nous n'avions
l'âme
pas cru devoir spécifier
88
corps
ESSAIS
matériel,
plastique
actionne
DE
SCIENCES
sans l'intervention
procédant
directement
de l'une
MAUDITES
d'un
Médiateur
et de l'autre,
lequel
le
système
cérébro-spinal,
de transmettre
à son tour aux organes
chargé
physiques les ordres du Vouloir. On nomme aussi Corps
astral
ce médiateur
de lumière
composé
mi-partie
du Zohar)
féminine,
passionnelle
(Roûaeh
englobant
ainsi,
même
de
cette
âme
et
dans l'appellation
générale
Médiateur,
le corps astral.
Nous touchons
d'autre
dont nous apprépart au malentendu
tout à l'heure
la production.
Fidèle à la terminohendions
des
modernes
nous
avons eu le tort
courante
théologiens,
logie
d'Ame sp:7°:t'Me~e.
de laisser à l'Esprit
pur la dénomination
à confusion
AMe passionCes mots prêtent
avec ceux-ci
nelle.
est la vraie Mea~a~t'ee
entre le Corps
L'Ame passionnelle
Elle est l'épouse fidèle ou infidèle de ce deret l'Esprit
pur.
lui
l'immortalité
en l'assumant
avec lui, ou
confère
nier, qui
la condamne
à noyer
sa personnalité
dans l'âme universelle
s'il remonte
seul à sa source divine.
collective,
comme les auteurs
de l'Ancien TestaLes Pères de l'Eglise,
de l'Esprit;
les docteurs
l'Ame
ment, distinguent
toujours
Isaïe fait dire à Jehovah:
modernes
sont seuls à les confondre.
« Les Esprits
de mon. sein
et j'ai
eréé
les
sont
sortis
»
(tmes.
nous permettent
de
Quoi qu'il en soit, ces éclaircissements
tel
le
lire
aux
28-29
pages
maintenirletextelitigieux,
qu'onpeut
Mais afin d'anéantir
désormais
édition.
de notre première
jusd'une confusion,
nous aurons soin d'adopter
qu'à la possibilité
la savante division du
au cours de nos publications
ultérieures,
Zohar. ainsi que suit:
i° Le Corp s, dont la vitalité est
Nephesh;
DE
CoKSTiTCTiorf
TERNAIRE
2° L'~m.e,
dont la substance
est
L'HOMME
~OM~eA~'
dont
est
3" L'Esprit,
l'essence
NesAam.a/
AU
fixe
ou
SEUIL
spécifiée
DU
(fluide
MYSTÈRE
89
vola-
mi-partie
nerveux)
le fluide nerveux
tile (fluide magnétique)
commande à l'économie
le fluide magnétique,
vitale;
tour à
ambiante,
qui n'est autre que la lumière
tour a~ree
et expirée,
suivant un mode analogue
à celui
de la respiration
pulmonaire,
en rapport
direct avec le monde
prit
ce Médiateur
met le périsextérieur.
Or,
s'il est exercé
pouvant,
au gré de
ou dissoudre
convenablement,
coaguler
la volonté, projeter
au loin ou attirer à soi une portion de fluide universel
il est loisible
à l'adepte
d'influencer
plastique,
toute
la masse
de la lumière
astrale,
même
enfin
d'y créer des courants,
d'y produire
à distance
d'étonnants
phénomènes,
que la commune ignorance
de miracles
ou de méqualifie
chants
tours
du diable,
ne trouve
à moins qu'elle
encore de les nier obstinément.
plus simple
Pendant
le sommeil
surtout, le perismagnétique
et d'efficacité
avec plus de vigueur
prit fonctionne
le fluide co~/My~~
point défini del'espace,
d'images.C'estainsiqu'au
son fauteuil,
la Nature
qu'il vient de projeter
vers un
ille ramène à soi,tout chargé
sujet ~MC~e, endormi dans
livre
ses derniers
secrets
au
les vestiges
point qu'il perçoit également
du passé,
de l'avenir
les mirages
du présent
et les embryons
astrale.
formes et reflets épars dans la Lumière
C'est-à-dire apte à prendre l'empreinte durable et comme
la photographie des objets qu'il a baignés de son onde.
90
ESSAIS
DE
MAUDITES
SCIENCES
et en
superstitieux
qui voient des fantômes,
tous les hallucinés
de l'apsont, à l'instant
général
dans un état voisin de l'extase
somnamparition,
Les
leur
bulique
avec le fluide
brables
listes
reflets
du reste
translucide,
en
immédiat
rapport
tels des innom-
ambiant,
perçoit
charrie.
que ce courant
ont reconnu
Les Kabba-
l'existence
positive
de
sortes
de vivantes
animés,
coagulations
mirages
de la lumière
dont nous laisserons
astrale,
soupailleurs
les divers modes de naissance,
çonner
ou,
si l'on
veut, de production.
ce sont les Larves
réelles,
mais
Inconsistantes,
dites.
proprement
créatures,
semi-intelligentes,
prennent,
(D'autres
en ma gie, le nom d'Esprits
élémentaires
et d'élémentaux
les larves,
on peut voir des
~). Dans
rudiments
de médiateur
vus d'âme
consciente
plastique,
que de corps
aussi
dépourmais
matériel,
de devenir
vipar condensation,
même
ils affectent alors la forme
sibles, tangibles
des êtres qu'ils
L'occultiste
approchent.
(qui les
susceptibles,
et les dirige par l'intermédiaire
attire, les domine
de son propre
à
corps astral),
peut leur donner,
d'un objet quelconque,
volonté, l'apparence
pourvu
qu'il
détermine
mentalement
la nature
de l'objet
Plusieurs
magistes distinguent l'Elemental,
esprit des
Ondin
ou
de
éléments(Sylphe, Gnome,
l'Esprit
Salamandre),
~M~.e/?.<a;t7'e,
être
humain
désincarnés.
Mais
la
plupart
des
maîtres emploient ces deux vocables indifféremment et toujours
dans le premier sens.
AU
et qu'il
désigné,
MYSTÈRE
DU
SEUIL
en esquisse
91
contours
les
dans
son
imagination.
Coupons
court
à cette
de la grande
exposition
nous en avons dit
universel
du fluide
synthèse
assez pour que le lecteur
entrevoie
l'explication
rationnelle
des plus troublants
maphénomènes
ou
lui soit besoin
sans qu'il
spirites,
à son aide les mânes des ancêtres,
non
Satanas et ses sulfureuses
légions.
gnétiques
d'appeler
plus que
Cette théorie
ici dans
de la lumière
à peine
marquée
dans
indiquée
ses traits
ses
plus
tionnelle
à peine
essentiels,
élémentaires
applications
chez
intuitivement
les
Les
adeptes.
sans
est tradi-
Mesmériens
l'ont
ses principes
généraux,
tée immense
et décisive
leur
mieux. savoir présa porque définir
ardeur
à proclamer
la
magnétique
pressentie,
ciser
du
toute-puissance
moigne,
jointe, à leur
d'en établir l'existence.
ils
se retranchent
fluide
incapacité,
Poussés
derrière
« J'émets
vague
mènes se manifestent
je
ment
C'est
insuffisant.
l'Antiquité
et superbe
roglyphes
Si ces
savante
cette
et les
phéno»
ils cessent.
le retire
et la Tradition
ne confondaient
dans
trouvé
dédain, ils auraient
du Tarot
cet admirable
tique, prostitué
l'indication
dès longtemps
d'une
précise
té-
s"agit
lorsqu'il
au pied du mur,
indéfiniformule
le fluide
Messieurs
en
un même
dans
livre
les hiéinitia-
aux plus vils usages
doctrine plus satisfai-
92
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
Seule, parmi les écrivains
qui ont
traité « du Magnétisme
Mme Louis
spécialement
a
Mond, la dernière
Ioniens,
adepte des Mystères
sante,
peut-être.
rattacher
pu doctement
la Lumière,
les règ'ies
lisme provoqué
Elle
de croire
à l'existence
aux
lois
véritables
de
primordiales
du somnambu-
sait pour
quel motif il sied
réelle d'un agent isomère
de l'électricité;
seule, elle le sait. Quand aux autres
de nuages
soi-disant
méfluidistes
assembleurs
ils ont moins fait pour la manifestaphysiques
tation
du Vrai
que les magnétiseurs
positivistes,
sur le terrain
qu'ils ont choisi.
inattaquables
Nul ne souffle
plus mot de l'abbé Faria, qui fut le
à révoquer
en doute l'hypothèse
du fluide,
premier
comme
à promulguer
de la suggesles principes
les psychologues
tion. Pourtant
ou Braidistes
devraient
le revendiquer
car le
pour leur ancêtre;
mérite incontestable
de l'anglais
Braid paraît assurément d'avoir baptisé
la science
de Mesmer
pour
de nouvelles
et plus académiques
destinées
les
savants
officiels
n'avaient
pas
assez
d'anathèmes
leur agréa.
pour le Magnétisme
l'Hypnotisme
» Si juste est cette ma« L'habit
fait le moine.
xime,
tous
qu'une
vrèrent
fois
l'étiquette
outrageuse
chimistes,
médecins,
professeurs,
sans scrupule
aux pratiques
tant
tombée,
se lid'années
CoMysde Afa~/K~'s/Me, par Louis Mond, 1 vol. in-32 (Petite
Bibliothèque
universelle,
Paris
1886).
AU
défendues.
contre
SEUIL
L'Institut
la science
ner la science
DU
leva
orthodoxe
MYSTÈRE
l'interdit
hypothèse
elle n'est
fulminé
et prompt
il fit accueil
jadis
à sanction-
à la sugd'ailleurs
cette
anabaptiste,
Pour
gestion.
93
incapable'
que soit
au-delà des apparences,
de rien expliquer
valeur
pas sans une réelle
scientifique,
ainsi
L'école
de
que dans la suite nous le verrons.
récemment
formée
à l'instigation
d'un saNancy,
vant de premier
le docteur
a
ordre,
Liébault,
ramené le Magnétisme
expérimental
et positif à ses
formules
et nous
mille
plus nettes
préférons
fois la science
de ce point de vue un
envisagée
et restreint,
aux incohérentes
rêveries
peu exclusif
des
entêtés
N'est-ce
des
doctrines
d'un~~eMd'0-~M~Mme
point- à la divulgation
kabbalistiques
que l'on doit les
élémentaires,
ritisme
contemporain?
indigent.
mal comprise
touchant
les esprits
aberrations
du spiLes su-
Il se pourrait.
moyen
âge tremblaient
enfants
du
perstitieux
récit de mystérieuses
visions
cru distinguer
sur les tombes
le fossoyeur
de vagues
au
avait
formes
l'assassin
s'était senti saisir le
diaphane
bras
déjà levé pour le crime
par une invisible main
le clerc,
Béelzébuth,
ayant
évoqué
l'avait
vu paraître
en des
de fumée
tourbillons
au voile
punie avait surgi
de son fils pour implorer
des patenôtres.
de supputer
les
nul n'avait jamais eu fantaisie
roussâtre
aux yeux
Mais
le fantôme
d'une
mère
94
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
d'un
ou d'un guéridon,
gibus
des révélations
d'outre-tombe!
soubresauts
fin d'obtenir
On parsot se fût avisé de
lait de manoirs
mais quel
hantés
à la hantise d'une table ou d'un
croire
à cette
De.
chapeau?
au xixe siè-
convictions
étaient réservées
pareilles
A quoi bon nous appesantir
sur les songes
cle.
creux d'un AUan Kardec ? Nous ne contestons
pas
la réalité
des manifestations,
mais
physique
le lieu de commentaires
à ce sujet
ce que nous avons dit de la lumière
point
leurs,
doit édifier
modes
naires
de voir
le lecteur
sur
la cause
ce n'est
efficiente
D'ailastrale
et les
de productions
où nos hommes
des phénomènes
extraordid'esprit n'ont pas eu honte
»
des désincarnés'.
Quelle
« la main
des faits observés,
il n'y a rien
que soit la bizarrerie
là que de naturel,
car
au sens où l'on entend
ce
mot d'habitude
raison
coagulé
terrible
ultime
le Surnaturel
de ces créations
à haute
tension,
en lui-même
pas. Mais la
anormales
d'un fluide
réside
que
dont s'effaroucha
boliques
Si tous les secrets
n'est
en un
arcane
les
plus
dia-
fantasmagories
la naïveté de nos pères.
étaient divulgués,
qui attien-
nent
de près ou de loin au magnétisme
et
animal,
au monde
qu'il fût assez de pervers
pour en abuc'est chose triste à dire, mais
ser collectivement
tels
seraient
Style spirite.
alors
les fruits
d'une
civilisation
né-
AU
faste,
res,
SEUIL
DU
espérer
qu'il faudrait
comme une délivrance!
95
MYSTÈRE
de barba-
une invasion
les
viendraient,
et pour anéantir
les fruits malbienfaisantes,
l'arbre
contaminé.
Et bénies sesaperaient
brutes
sains,
raient-elles
de déblayer
été la grande
qui aurait
Il est des
sciences
Elles
les débris
civilisation
fatales.
de ce
immondes
européenne.
Telle
que jadis la
mort ou de
de
la Nature
Diane,
frappe
déchéance
le téméraire
sans voile;
qui la surprend
furtif et sa caresse
de lumais donne son baiser
chaste
à l'homme
mière
le
convoité
simple
pouvoir
et laborieux
occulte
qui
une
pour
Phœbé
souriait
ainsi
d'égoïsme
mesquin
son
teur Endymion
sans qu'il soupçonnât
et le baisait
endormi.
C'est un profond
lisme
tateur
encore
que celui
est éternellement
de la Bible,
n'a pas
œuvre
au passourire,
symboet le fruit ten-
à l'arbre
du Bien
suspendu
si tu es pur
touche et
Approche,
la pomme à loisir;
si tu l'oses, nourris-
et du Mal.
contemple
toi même
de
sa chair,
en
son pépin
respectant
le fruit de
mais ne la cueille pas pour le vulgaire
fruit de Mort.
en ses mains,
deviendrait
Science,
sont une sorte d'introducCes pages,
Lecteur,
par la suite. Nous
que nous publierons
parmi ceux qui ont passé leur vie sous
promenant
nous n'avons.
les branches
du pommier
symbolique,
tion à celles
approché
poussés
cet arbre
par
qu'accidentellement-et
la foule. Plus audacieux
comme
désormais,
96
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
à ses fruits, nous lèverons
pour atteindre
tendrons
les bras
puis nous hausserons
cœurs vers le mystère.
Sursum
corda
C'est
c'est
d'immortalité
des
travail
et
aussi
nos
en
mal
hiérarques
des Appelés
en
le cri des
la devise
la tête
âmes
c'est le Verbe
d'ascension
qui
seront les Élus
Le triangle
divin rayonne
sur les
vers lui
échelle
de
s'élève
la double
sommets
dont
Jacob,
Ceux-là
nue.
les
hauts
montent
dans la
se perdent
degrés
sans défaillance,
qui ne sont
mais « dont les flancs
encore,
que des hommes
basse
sont rongés
de désirs de Dieu
argile
dans
disparus
les
brouillards,
tandis
qu'ils
ceux
de vue,
perdent
l'initiation.
Ils redescendront
à. Moïse,
laissé
la lumière
son reflet
sur
reçoivent
ensuite
face
contemplée
ils
eux
d'en
bas
de
1»
les
là-haut
mais
pareils
à face aura
redescendront
ar-
inviter
les âmes hardies
à l'escachanges,
pour
« Violenti rapiunt
lade du ciel
illud. » Si l'absolu ne se peut révéler
aux enfants
des hommes,
lui pour en faire la
que les forts montent
jusqu'à
reviendront
vers leurs frères
Lorsqu'ils
afin de rendre
de la Luplus timides,
témoignage
mière 2, ceux-ci pourront
à l'auréole
connaître
de
conquête.
leur
front
que sans cesser
ils se sont fait naturaliser
Joséphm
Curieuse,
Pétadan,
Saint Jean,
ch.
Evangile,
d'être
Fils
Enfants
1.
page
f50.
de la Terre,
du Ciel.
APPENDICE
7
APPENDICE
1
L'AMPHITHE
SAPIENTt.E
ES deux
duites
ATRUM
jETERN~;
DE
K.HUNRATH
planches
Kabbalistiques
en tête de cette brochure
d'un petit in-folio
des collectionneurs
traites
bien
connu
gravures
préoccupent,
religions,
les voiles
et
très
recherché
à des
la tradition
rare
reprosont ex-
et singulier,
de
à
bouquins
tous
ceux que
l'ésotérisme
des
de
titres
divers,
de la doctrine
secrète
sous
du christianisme,
enfin la
symboliques
en Occident.
du sacerdoce
transmission
magique
«
AMPHITHEATRUM
SAPIENTLE
VER~E, christiano-kabalisticum,
necnon
physico-chemicum,
HENRICO
kon
instructore
SOLIVS
~ETERN~E,
divino-magicum,
katholitertriunum,
KHUNRATH,
»
1609, in-folio.
inestimable
en son genre,
Unique
e~C., HA-
NovLE,
surtout
pour
100
ESSAIS
les
DE
chercheurs
SCIENCES
MAUDITES
curieux
ces troud'approfondir
ce livre est malheureusement
blantes
questions,
nombre
dans un grand
incomplet
On nous saura gré peut-être
plaires.
quelques
l'acheteur
rapides
de
ses exem-
de fournir
ici
renseignements,
grâce
auxquels
et prévenir
une décepprévoir
puisse
tion.
Les
douze,
vrage.
l'auteur
en taille
gravures,
sont ordinairement
Elles
ayant
d'en préciser
der au complet,
sont
groupées
allégorique
car
leur
sicles,
beaux
toir.
nombre
en tête
sorte
classement
de
de
l'ou-
arbitraire,
varie
d'exem-
en format
encadrant
entouré
de l'auteur,
3" enfin une
allégoriques;
portrait
d'une
au
à dessein
négligé
peut-être
la suite. L'essentiel
est de les possé-
à exemplaire.
plaire
Trois d'entre elles,
tispice
douce,
reliées
1° le fronsimple
le titre gravé;
2° le
d'attributs
également
orfraie
magistralement
perchée
avec deux torches
allumés,
armée
entre
deux
ardentes
une légende
rimée
Au-dessous,
et que l'on peut traduire
douteux,
de
bé-
flamen sau-
en allemand
A quoi servent flambeaux et torches et bésicles
Pour qui ferme les yeux, afin de ne point voir?
L'AMPHITHEATRUM
Puis
viennent
neuf
très
superbes
soigneusement
montées
sur onglets.
gravées,
Ce sont
gyne
2° le
rath*
4° la
degrés
tadelle
hermétique*;
3° ~c~2~
Rose-Croix
figures
en format
dans
du sanctuaire
alchymique
magiques,
double et
1° Le grand
androLaboratoire
de Khunle triangle
verbal
5° les
pentagrammatique*;
7° le Gymnasium
très savante
sous
Sept
et les sept
aux
vingt
6° la Cirayons;
sans issue
portes
et
figure
synthétique
d'un paysage
assez naïf
l'aspect
d'émeraude
sur la pierre ignée
gravée
.8° la Table
et mercurielle
enguirlandé
goût de Callot;
(V. ce qu'en
gie,
101
Ma~M~
9°, enfin lePantacle
~j~AM~r~~A*,
d'une
caricature
dans le
satirique,
c'est
même
dit Éliphas
un Callot
Lévi,
avant
Histoire
la lettre.
de la ma-
p. 368.)
Cette dernière
et d'un
art
d'une
ironie
planche,
sanglante
vraiment
sauvage
savoureux,
manque
dans tous les exemplaires.
Les nom-
à peu près
breux ennemis
du théosophe,
qui s'y voient caricaturés d'un génie
âpre et que sans peine on devine
soucieux
des ressemblances,
s'atriomphalement
Nous présentons plus loin t'analyse détaillée de ces deux
planches 1 et 4, dont cette nouvelle édition donne la réduction
en taille-douce.
102
ESSAIS
DE
charnèrent
à faire
scandaleux
intérêt.
Pour
fait
disparaître
d'un
une gravure
si
ceux dont nous avons
pantacles,
font égalel'énoncé
d'une astérisque*
dans nombre
d'exemplaires.
les autres
suivre
ment
MAUDITES
SCIENCES
défaut
du texte divisé
heure,
Les soixante
pages,
premières
imun privilège
numérotées
à part, comprennent
dispérial (en date de 1598), puis diverses pièces
Occupons-nous,
en deux sections.
à cette
cours,
dédicace,
poésies,
Enfin le texte des Proverbes
arguments.
prologue,
de Salomon,
dont le
est le commentaire
éso-
constituant
ce commentaire,
dit, en sept chapitres,
vrage
proprement
très curieux
eux-mêmes
d'éclaircissements
l'ousuivis
c~Mo~~OM~~
Hen-
reste
de l'Amphitheatrum
térique.
Vient
ensuite
ce titre
rici
~~e~prg~~o~e~
Khunrath.
Total
de
222
pages.
l'imprimeur
M. DC. IX.
Nous
importante
Un
dernier
G. Antonius,
terminons
cette
cette
seconde
feuillet
porte
et la date
description
du savant
qui dit, au tome
est à remarquer
que dans la première
partie
le nom de
Hanoviae,
par
G.-F.
bibliophile
II de sa Bibliographie
sous
une
de
partie
note
Bure,
« Il
de cet
L'AMPmTHEATRUM
103
on doit trouver,
ouvrage,
qui est de 60 pages,
entre les pages 18 et 19, une espèce de table partisur une feuille entière
à onglets,
culière,
imprimée
et qui est intitulée
et dans
etc.
cent
vingt-deux
Summa
la
pages,
Amphitheatri
deuxième
partie,
l'on
doit trouver
sapiende deux
une autre
sur une feuille enpareillement
imprimée
tière, à onglets et qui doit être placée à la page 151,
où elle est rappelée
par deux étoiles que l'on a
mises dans le discours
Nous
avons
imprimé.
table,
dans les
que ces deux tables manquaient
c'est pourquoi
exemplaires
que nous avons vus
» (Page 248.)
il sera bon d'y prendre
garde.
à l'étude
Passons
détaillée
des planches
kabbaremarqué
dont la nouvelle
édition
listiques,
offre au public la reproduction.
de notre
ouvrage
APPENDICE
II
ANALYSE
DE
D'APRÈS
ETTE figure
c'est-à-dire
toute
pés
dans
une
HENRY
savante
ROSE-CROIX
KHUNRATH
est un merveilleux
pantacle,.
de
hiéroglyphique
le résumé
une doctrine;
pentagrammatiques
C'est
LA
on
trouve
là
grou-
les mystères
des adeptes.
tous
synthèse,
de la Rose-Croix
le point central
la cirdéployant
à trois degrés
conférence
ce qui nous
différents,
donne les trois régions
circulaires
et concentriques
figurant
dite.
d'abord
le processus
de l'Emanation
un Christ en croix
[Au centre,
lumière
c'est le resplendissement
proprement
dans
une rose
du Verbe
de
ou
ANALYSE
de l'Adam
DE
LA
ROSE-CROIX
105
c'est l'emblème
ann
du Grand Arcane
jamais on n'a plus audacieusement révélé
l'identité
l'Hommed'essence
entre
Kadmôn
pnip
et Dieu manifesté.
Synthèse
Ce n'est pas sans les raisons
les plus profondes
a réservé
que l'hiérographe
pour le milieu de son
le symbole
pantacle
Verbe éternel.
C'est
Verbe
et
à
uni lui-même
l'incarnation
du
qui figure
en effet par. le Verbe,
dans le
travers
le Verbe
(indissolublement
à la Vie),
tant
choses,
que toutes
7~
ont été créées.
que corporelles,
erat
Verbum
principio
(dit saint Jean) et Verbum
erat apud Deum,
et Deus erat Verbum.
Omnia
est nihil
per ipsum facta sunt et sine ipso factum
spirituelles
» Si l'on veut
est. T~~pM vita erat.
garde à quelle partie de la figure humaine
prendre
est attribuable
le point central
la cirdéployant
quod
factum
on 'comprendra
conférence,
puissance
hiéroglyphique
mer ce mystère
fondamental.
Le rayonnement
lumineux
peut-être
l'Initiateur
fleurit
une rose
avec
quelle
a su
expric'est
alentour
l'astre
en cinq pétales,
à cinq
épanouie
du Microcosme
l'Étoile
pointes
kabbalistique,
de la Maçonnerie,
le symbole
de la
/Mm&oyaM~
Volonté
toute
puissante,
armée
du
glaive
de
feu
des Keroubîms.
Pour
rique,
du Christianisme
exotéparler le langage
c'est la sphère de Dieu le Fils, placée
entre
106
ESSAIS
celle
haut
de
DE
D~M
SCIENCES
Père
(la Sphère
où tranche
Aïn-Soph
et celle de Dieu
mineux),
~f~M<x~~
~npn
bas
où l'hiérogramme
ractères
noirs).
m
MAUDITES
d'ombre
d'en
lu~10 pu en caractères
~Msc~
le Saint-Esprit,
lumineuse
(la sphère
naK tranche
~?M~A
d'en
en ca-
comme perdues
sphères
apparaissent
dans les nuages
d'Atziluth
ni~x~,
pour indiquer
la nature occulte de la première
et de la troisième
Ces
deux
de la Sainte-Trinité
le mot hébreu
personne
qui
lumineux
ici
les exprime
se détache
en vigueur,
sur fond de lumière,
sur fond d'ombre,
là ténébreux
inapte à pépour faire entendre
que notre esprit,
nétrer ces Principes
dans leur essence,
peut seulement entrevoir
leurs
en
rapports
antithétiques,
de l'analogie
des contraires.
vertu
Au-dessus
de la sphère
cré de Iéhovah
ou Iahôah
triangle
Sans
phique
de ilamme,
comme
le mot
d'Aïn-Soph,
se décompose
dans
saun
il suit
dans
hiéroglyengager
l'analyse
surtout
sans prétendre
de ce vocable sacré,
nous
ANALYSE
DE
LA
ROSE-CROIX
à exposer
ici les arcanes
de
d'interminables
qui voudrait
107
sa génération
ce
développements
vue spécial, Toc~ 1
nous pouvons dire qu'a cepointde
le Père, Iah rf le Fils, Iahô in~ l'Epritsymbolise
vivant
et ce triangle
Saint, 7~Ada~ m')'! l'Univers
à la
de l'ineffable
sphère
le Père. Les Kabbalistes
ont
attribué
est
mystique
~m-<Sop~ ou de Dieu
.voulu montrer
par là que le Père est la source
la Trinité
toute entière,
et bien plus, contient
virtualité
occulte tout ce qui est, fut ou sera.
de
en
ou de l'Espritde la sphère d'~M~~
dans l'irradiation
même de la Rose-croix
et
Au-dessus
Saint,
sous
les pieds
tificale
prend,
courant
double
du Père
monte
du Christ,
son vol
ses deux
étendues
au
païen
symbole
autour
du caducée
Aux
seuls
enflammé
emblème
pondu
et de lumière qui descend
de Dieu à l'Homme
et re-
au Père
ailes
à tiare
d'amour
au Fils
du Fils
une colombe
initiés
des
de l'Homme
à Dieu
correspondent
deux
serpents
exactement
entrelacés
d'Hermès.
l'intelligence
de ce rapproche-
ment mystérieux.
Revenons
commentaires
ci-dessus
l'pW~-Sam~,
à la sphère du Fils, qui nécessite
des
Nous avons marqué
plus étendus.
le caractère
impénétrable
dans leur
envisagés
du Père
essence.
et de
108
ESSAIS
DE
SCIENCES
Seule, la seconde
personne
centralepar la Rose-Croix
MAUDITES
de la Trinité
perce
–-figurée
d'
les nuages
en y dardant
les dix rayons
ziluth,
séphirothiques.
Ce sont comme autant de fenêtres
sur
ouvertes
le grand
du Verbe, et par où l'on peut consa splendeur,
à dix points
de vue diffétempler
rents. Le Zohar
en effet, les dix Séphicompare,
~'o~
à autant de vases
de couleur
transparents
arcane
à travers
disparate,
aspects
divers,
lesquels
le foyer central
sous dix
resplendit,
de l'Unité-synthèse.
encore
une tour percée
de dix croiSupposons
sées et au centre de laquelle
brille un candélabre
à cinq branches
ce lumineux
sera visible
quinaire
à chacune
d'entre
celui qui s'y arrêtera
sucelles
cessivement
dents
aux
pourra
compter
cinq branches.
dix
candélabres
(Multipliez
le
arpenta-
en faisant
les cinq
par dix,
rayonner
à chacune
des dix ouvertures,
et vous aupointes
rez les Cinquante
Portes
de Z'MM'M'~rg.)
gramme
Celui
à la synthèse
doit entrer
dans
qui prétend
la tour. Ne sait-il que la contourner?
Il est un
analytique
pur. On voit à quelles erreurs
d'optique
il s'expose,
dès qu'il veut raisonner
sur l'ensemble.
Nous
dirons
séphirothique
mots plus loin du système
quelques
il faut en finir avec l'emblème
cen-
ANALYSE
tral.
Réduit
schéma,
Une
LA
ROSE-CROIX
aux
il peut
croix
DE
proportions
se tracer
ainsi
renfermée
C'est le quaternaire
le quinaire.
dans
qui trouve
109
géométriques
d'un
l'étoile
flamboyante.
son expansion
dans
la pure essence
en
qui se sous-multiplie,
descendant
au cloaque
de la matière
où elle s'embourbera
mais son destin est de
pour un temps
C'est
trouver
dans
son avilissement
de sa personnalité
et déjà
elle sent,
au dernier
échelon
sourdre
en elle,
en mode
même
la révélation
présage
de sa
de salut
instinctif,
déchéance,
la grande force
de la Volonté.
rédemptrice
C'est le Verbe, mn'
et devient le
qui s'incarne
Christ
douloureux
ou l'homme
m~rT',
corporel,
avec lui sa nature
jusqu'au jour où assumant
maine régénérée,
il rentrera
dans sa gloire.
hu-
110
ESSAIS
C'est
premier
seigne
DE
SCIENCES
là ce qu'exprime
tome d'Erreurs
que la
a interverti
chute
au
Saint-Martin,
l'adepte
et Vérité,
quand il ende l'homme
de ce
provient
les feuillets
qu'il
Vie et substitué
la
MAUDITES
du Grand
Livre
de la
page
(celle de la
et de la déchéance)
à la quatrième
corruption
ocelle de l'immortalité
et de l'entité spirituelle).
En additionnant
cinquième
étoilé,
tagramme
dont l'explication
le quaternaire
crucial et le penl'on obtient 9, chiffre mystérieux
nous ferait
sortir
du
complète
cadre
nous
que
nous
sommes
tracé.
Nous
avons
ailleurs
tome II, n° 12, pp. 327-388)
dé(Lotus,
taillé fort au long et démontré
de
par un calcul
comme quoi 9 est le nombre
kabbale
numérique,
de l'homme.
<MMt~Mg
1
à cette exposition.
Nous
renvoyons
le lecteur
Les exemplaires du Lotus étant devenus fort rares, on
nous saura gré de reproduire ici cette importante démonstration.
L'HIÉROGRAMME
D'ADAM
En affirmant que l'hiérogramme d'Adam recèle les plus
profonds arcanes de l'univers vivant, nous n'étonnerons pas
ceux qui ont fait du Sepher Berxshith une étude sérieuse.
En confrontant l'admirable traduction de Fabre d'Olivet et les
révélations pantaculaires du livre de Thoth, il n'est pas impossible de faire jaillir la suprême étince))eduvrai. Voici quelques
données qui aideront à y parvenir.
Adam 0"~ s'écrit en hébreu Aleph, Daleth, Mem.
Première clef du Tarot le Bateleur.) Dieu et
K (Aleph.
l'homme;
le Principe
(Daleth.
et la Fin,
l'Unité
équilibrante.
Quatrième clef du Tarot
l'Empereur.)
La
ANALYSE
Notons
Science
et
les
notons
la
Rose-Croix,
formée
de
tar
anneaux
des
nombre
Une
neu
analytique
importante
LA
ROSE-CROIX
car
encore
solues
de
DE
concordances
la
les
rose
est
de
chaîne
Haute
ab-
géométriques
traditionnellement
entrelacées,
sans
l'homme
remarque
en
sont
figures
f circonférences
d'une
tient
analogiques
dans
que
se
tout
111
fin.
à l'insToujours
le
9
et
qui
sera
une
con-
verbal. La muitiplica~on
et le Règne. Le quaternaire
Puissance
du cube.
C (Mem.
Treizième
clef
la Mort.)
Destruction
et Restauration.
Nuit et jour
moraux
et physiques.
L'éternité
de
La
Passivité
à
la
fois
du
l'éphémère.
féminine,
gouffre
passé
et matrice
de l'avenir.
du Principe
en son inacque Iod manifeste
Analyse ternaire
cessible
et synthétique
Adam
unité,
est, au fond, très anasi
à
fameux
dans les sanctuaires
Aum,
logue
l'hiérogramme
de l'Inde.
En Q*
au fére,
source de la Trinité;
correspond
Aleph
Daleth
au Fils (que la Kabbale
nomme aussi le Roi) et Mem
dont
le
au Saint-Esprit,
dévorateur
et féconcorps éthéré,
dateur
à la fois des formes
fait
fleurir
la Vie
transitoires,
et
inaltérable
en
son
sur
le
fumier
(intarissable
essence)
du
Devenir.
changeant
J'ai dit qu'am
est l'analyse
du Principe
dont
est
cyclique
l'inaccessible
Un
calcul
de
Kabbale
Numésynthèse.
simple
mon affirmation
les lettres
traduisons
en
rique va confirmer
chiffres (méthode
tarotique).
~=i 1
~=4 4
Q=13
9
1+4+13
==18.
En
18,1+8=
En Kabbale Numérique
d'Adam
absolue, le chiffre analytique
est donc 9. -Or,
nous obtenons
4 en ajoutant
à 9 l'unité spéet clôt l'anacifique, qui ramène le cycle à son point de départ
11.2
ESSAIS
firmation
nouvelle
tous
pour
que
intérieure
sur
sition
être
/~e,
ce
les
quatre
nous
est
évident,
notions
quelques
branches
de
la
Christ
les
aux
lettres
dutétragramme
Nous
avons
dit
et
hiéroglyphique
Il
le
par
Ae.
MAUDITES
théorie.
possèdent
marquées
vau,
que
notre
qui
(ngurée
doivent
SCIENCES
de
ceux
ésotériques,
Iod.,
DE
ne
bras
saurions
ailleurs'
croix
étendus)
revenir
de
la
compo-
de
grammaticale
ici
ce
mot
Et 10 est le chiffre correspondant
à
lyse dans la synthèse.
Iod
ce qu'il fallait établir.
Le vocable
donc l'évoQ"~ représente
hiérogrammatique
lution nonaire
du cycle émané
et qui se clôt en 10, en
de
et Fin de tout, Iod
retournant
à son point de départ,
Principe
révélé dans sa forme d'expansion
lertriune.
éternel,
Allons plus loin.
Nous avons
donc
le droit
d'ailleurs
(en notant
qu'Adam
diffère de Iod ou de Wodh comme l'ensemble
des sous-mulde l'Unité),
nous avons le droit
de dire, pourtiples diffère
suivant nos analogies
Adam-ah
Si Adam
= I-ah,
est égal à 7,
Et Adam.-eoë
= 7-ëoë
Hé i1 représente
la Vie universelle,
la Nature-naturante;
i
donc
uni
à
la
Adam
uni
à
D'' représente
vie, et nn*
la vie.
C'est à deux degrés
différents
toujours
(en tenant
de
la
distinction
notée plus haut), l'union
de l'Esprit
compte
et de l'Ame universels.
t~M 1 figure la féconEnfin, en *)T!~ comme en Dirra*
dité de cette union,
et le dernier
la Nature-nan symbolise
<Krëe (issue de la Nature-naturante
engrossée
par le Principe mâle).
Les quatre lettres de nifT' figurent
le ~M6[~eyH<Kre de Merles
six
lettres
le
de BercBs/n'
s<~Mtre
c~o~A;
d'ni'rQIK,
S.
Au
Lotus,
seuil
du mystère,
tome II, n" 12, pages
page
321-347,
34
de
passim.
cette
DE
G.
édition.
ANALYSE
sacré
les
DE
LA
commentaires
ROSE-CROIX
les plus étendus
et les
communément
dans les
se trouvent
plus complets
<Buvres de tous les kabbalistes.
jE~&<X~
ROSENROTH,
(V. de préférence
Denudata
LENAIN
la
FABRE D'OLIVET, jL<X~M6
Science
kabbalistique
hébraïque
ÉLIPHAS
restituée
Histoire
de la magie,
Rituel,
LÉVI,
Clef
élémentaire
et PAPUS, Traité
mystères,
occulte
et surtout
le Tarot.)
un instant
y voir le
le milieu
m'fT',
braïque
schin.
fameux
m6M, l'Homme
mot, la divinité
l'union
sintégration
divisionnelle
considérons
nn~n''
de quels
Chacun
composé?
peut
nifT', écartelé
par la lettre
tétragramme
puis ressoudé
par
hé-
ici l'aMt-~TeK~Or, nit~ exprime
en un
dans sa synthèse
intégrale,
manifestée
par son Verbe et figu-
féconde
Scinder
versels,
et
Dogme
des grands
de science
Mais
leschua
l'hiérogramme
se trouve-t-il
éléments
rant
113
de
de l'Esprit
et de l'Ame unice mot, c'est emblématiser
la déson
unité
et
la
multiplication
des
pour la génération
qui en résulte
Le schin v, qui rejoint
les deux
sous-multiples.
21 ou 0 du Tarot)
le feu
tronçons,
figure (Arcane
générateur
et
subtil,
le
véhicule
de la Vie
non
le Médiateur
universel
dont
différenciée,
plastique
le rôle est d'effectuer
les incarnations,
en permetdans la matière,
tant à l'Esprit
de descendre
de la
de l'élaborer
à sa guise
de l'évertuer,
pénétrer,
enfin.
Le
en trait
d'union
aux
deux
parties
s
du
114
DE
ESSAIS
SCIENCES
MAUDITES
de la
mutilé
est donc le symbole
tétragramme
dans le monde élémentaire
chute et de la fixation,
de son unité.
de nin~ désintégré
et matériel,
verau quaternaire
enfin, dont l'addition
le
bal, de la sorte que nous avons dite, engendre
ou nombre de la déchéance.
Saint-Martin
quinaire
C'est
a très
bien
la chute,
vu cela.
est aussi
de
5, qui est le nombre
et la
de la volonté,
le nombre
Mais
est l'instrument
volonté
Les initiés
savent
de la réintégration.
la substitution
comment
de 5
comdésastreuse
se vautre
le
déchu,
à conquérir
une
apprend
à 4 n'est
que transitoirement
dans la fange
où il
ment,
humain
sous-multiple
et consciente.
Felix
vraiment
libre
personnalité
De sa chute, il se relève plus fort et plus
culpa
c'est ainsi que le mal ne succède
jamais
grand;
et en vue de. réaliser
au bien que temporairement
le mieux
Ce nombre
mais
force
de nous
digressions.
du 5 dans
5 recèle
nous
trouver
est
les plus profonds
arcanes;
de faire halte ici, sous peine
dans d'interminables
compromis
Ce que nous avons dit du 4 et
leurs
rapports
fira aux Initiables.
Nous
Disons
quelques
mots
avec
la Rose-Croix
n'écrivons
à cette
que pour
heure
sufeux.
des rayons,
niD~nM~/coM~
La Victoire.
yesod
t1D~
Le Royaume.
Fondement.
Ho~
IID
Shaddaï
Ze-
~oA:M
~o/M
7/tô~
'Q']'~A~o/:a:Afe~e/c
')~
Dl~nX
ni!T'
&ao<A.
Le
DIKM
D''n~t<
Zebaoth.
L'Éternité.
Dl~~o/M:
7AôaA
La Beauté.
Ne~a/c.
Tiphereth.
Gebvrah
Ge~M/'aA
mr)~
ll~j
Q~n~K
Ghibbor
La Miséricorde.
~esec~
RAPPORTENT
Sabaoth.
Sabaoth.-
Ghibbor.
L'Éternel.
Le Seigneur
Roi.
Le Tout-Puissant.
Jehovah
~lohïm
~Etoha.
~Elohim
El.
Jehovah.
lah.
S'Y
m 7aA.
QUI
L'Être.
DIVINS
!T'f)K Aeïe.
NOMS
La Justice.
L'Intelligence.
La Sagesse.
La Couronne.
Binah
Hochmah.
.Ke~Ae/°.
n~
m~Bn
,lilz~
mnj
ion
na~n
iro
SÉPHIROTHS
>
g~3
S
Ut
R
?
0
?
0
m
S
t-~
t=<
S
tiB
M
pf
116
ESSAIS
au
de
nombre
dix,
ou d'Atziluth.
nuages
gore
DE
qu'on
rothique.
lumineux
la
qui percent
C'est le dénaire
classement
tracerons
les théologiens
a gravés
en
aux
Quant
traduction
roglyphique
l'Ame
à nos lecteurs
(v. page
divins,
des corres-
les dix séphires
donnés
à la divinité
et
entre
chacun
à l'une
115).
avoir
après
qui peut leur
qui constitue
absolu,
L'indissoluble
universels
être
l'essence
de
hiéésoimmar-
la vie.
et
l'Esprit
de
1.
Ceux qui savent lire les hiérogrammes
suivant
aussi
attribuée
où fermente
union
leur
donné
nous allons,
vulgaire,
déduire
de l'examen
que possible,
de chacun d'eux,
la signification
de l'Être
décomposant
kabbalis-
Séphiroths
un petit tableau
correspondent
noms
térique moyenne
rrnK.
Ce
rp.
~p/Mle plus
en langage
brièvement
cessible
émanation
par
hébreux
ces noms, que Khunrath
cercle
dans l'épanouissement
de la
flamboyante,
dix Séphires
des
des
région
de Pytha-
des
traditionnelles
pondances
noms
les dix principaux
rose
MAUDITES
appelle en Kabbale
Avant de présenter
nous
tiques,
SCIENCES
les
principes
radicaux
renversés,
établis
par
en les
Fabre
d'Olivet, constateront sans peine que cette méthode vient
confirmer encore les interprétations ésotériques que nous proposons ici.
Quelques exemples tn (Iah n'' inversé) constitue la racine
vitale par excellence.
(~ Su inversé) exprime le Mouvement sans terme,
/n~e/n.
ANALYSE
mn'
DE
engendrent
(Grand Arcane
m~
l'Univers-
du Verbe.)
de l'Unité-principe.
Le déploiement
dans l'Espace
et le Temps.
Dieu-les-dieux
des
a~n~.
et fe-
mâle
Principes
éternellement
qui
diffusion
li7
ROSE-CROIX
des
Copulation
melle,
vivant.
LA
Sa
ou
géants
des hommes-dieux.
Di~.
Dieu
niK~x ')in\
reneté
dans
Le 7be~A<~
l'un
(voir
ou du triomphe.
Septénaire
rn~ï
a~n~.
Dieux-les-dieux
ou du triomphe.
'n~.
Le Fécondateur,
en expansion
quaternis~e,
des
dieux.
plus
du
haut)
du Septenaire
par la Lumière
puis le retour
de cette
elle
d'où
à jamais occulte
principe
émane. (Masculin
de muy, la Fécondée,
la Nature.)
La multiplication
ou cubique
quaterne
du Devenir
de l'Unité-principe,
pour la production
Lumière
au
astrale
sans
changeant
puis l'occultation
le retour
p~ d'Heraclite
( le ~rx
finale de 'l'objectif
concret,
cesse
au subjectif
)
par
potentiel.
les deux racines dont la contraction forme ~T'
t~'T',
la Main du feu, la
(.S'A<K~atT)~ inversé) peut se traduire
Main
ignée.
La
signification
secrète
éclate
avec
évidence.
ab~ (Meleck *jSn inversé) est une contration des racines
Les idées de totalisation,
de /)er/ee<tOM d'une
aS'~3.
part, s'y unissent à celle d'un lien s~Mpa~At~Me et mutuel
de l'autre.
(Voir le Dictionnaire radical de Fabre d'Olivet.)
Le
que.
sens
contrôle
nouveau
manifeste
ésotériquement
ouvert par les clefs voulues.
à merveille
çelui
complète
normal,
déjà
l'hiérogramme
et
118
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
La Mort maternelle,
*)Sa.
grosse de la vie loi
fatale se déployant
dans tout l'Univers,
et qui inavec une force soudaine
son mouvement
terrompt
de perpétuel
échange,
fois qu'un
chaque
s'objective
sont ces hiérogrammes
secrètes.
significations
conque
Tels
Notons
au reste
du
(aspects
de Khunrath,
que
Verbe)
à l'un
dans
chacune
l'une
des
correspond,
des chœurs
être quelde leurs
dix
séphires
dans
le pantacle
idée
angéliques;
Les anges,
sublime,
quand on sait l'approfondir.
en Kabbale,
ne sont pas des êtres d'une essence
et immuable
tout se meut, évolue et
particulière
se
transforme
dans
En
l'Univers-vivant
aux hiérarchies
célestes
la belle
quant
son par laquelle
les auteurs
du Zohar
appli-
comparaitâchent
à
la nature des séphiroths,
nous dirons que
exprimer
les chœurs
à des ensont comparables
angéliques
et de couleurs
où
diverses,
transparentes
veloppes
viennent
briller
en plus splendide
ment affranchis
tour
à tour
d'une
lumière
de plus
et pure, les Esprits, qui définitivedes formes
montent
temporelles,
Cesens occulte s'irradie dans le vocable Malkouth niD~Q,
~e Ro yaume (d0° séphire), dérivé de .Me~eeA*))3, le Roi.
Ma</MM<A
exprime
en Kabbale
le
Royaume
de
l'Astral,
support des créations physiques, effectif des objectivations.
ANALYSE
les suprêmes
DE
mystérieux
mm occupe
A chacun des chœurs
encore
préceptes
arbitraire
119
de Jacob,
dont le
le sommet.
Khunrath
fait
angéliques,
l'un des versets
du décalo-
si l'ange
la .bouche pour
comme
ouvrait
degré
ROSE-CROIX
de l'échelle
degrés
correspondre
c'est
gue
LA
recteur
de
de la loi divine.
promulguer
Mais ceci semble
et moins
de fixer
digne
notre
chaque
l'un des
un peu
attention.
Une
idée plus profonde
du théosophe
de Leipzig
est de faire jaillir les lettres de l'alphabet
hébreu
de
la nuée d'Atziluth
criblée des rayons séphirothiques.
Faire
naître
Ténèbres
des contrastes
les vingt-deux
hiéroglyphique,–lesquelles
on sait, aux vingt-deux
lettres
de la Lumière
de l'alphabet
et des
sacré
correspondent,comme
arcanes de laDoctrine
Abso-
en pantacles
dans les vingt-deux
clefs
lue, traduits
du Tarot des Bohémiens,
n'est-ce pas condenser
en une image frappante
toute la doctrine
du Livre
de la Formation,
130 ).
Sepher-Yetzirah?
(r)~ï''
Ces
emblèmes,
en effet,
tour
à tour
rayonnants
et lugubres,
mystérieuses
figures
qui symbolisent
et le Ne fas de l'éternel
si bien le Fas
Destin,
les fait naître de l'accouplement
Henry Khunrath
fécond
de l'Ombre
la Vérité,
Être
Tels
et de la Clarté,, de l'Erreur
et de
du Mal et du Bien, de l'Être et du Nonsoudain
surgissent
à l'horizon
d'impré-
120
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
vus fantômes,
au visage souriant
ou lugubre,
splendide ou menaçant,
des
quand sur l'amoncellement
denses
et sombres,
une fois enPhœbus,
nuages
core
de Python,
vainqueur
Le
darde
ses flèches
d'or.
tableau
avec le sens
que voici va fournir,
réel des Séphirots,
les correspondances
qu'établit
la kabbale entre elles et les hiérarchies
s
spirituelle
(v. page
Pour
121).
les
compléter
avons pu produire,
nous
notions
élémentaires
touchant
le système séphice travail par le schéma
nous terminerons
rothique,
bien connu
du triple ternaire
le plus lumineux,
selon nous,
en précieux
Les trois
dans
les trois
corollaires
ternaires
que
ce
classement
et
le plus
(v. page 122).
la trinité
figurent
est
fécond
manifestée
mondes.
Le premier
ternaire
celui du monde intellectuel
est seul la représentation
absolue
de la
Trinité Sainte
la Providence
les deux
y équilibre
plateaux
de
la
Balance
dans
l'ordre
divin
la
et l'Intelligence.
Sagesse
Les deux ternaires
inférieurs
ne sont que les reles milieux plus denses des
flets
du premier,
dans
mondes
moral
et astral.
comme
surface
d'un
l'image
d'un liquide.
Aussi
objet
qui
sont-ils
inversés,
se réflète
à la
ni~QM~/CM~A.
Q~~
des
Le
principe
Formes.
Q~H
La
Yesod
T)D''
O~nS~
0\")~
~a:o<A
Seraphim
/seA:
CAe~oM&fM.
''3~ Be~e-~o/H/M.
~E/oA!m
A
de
glorifiées.
du feu
de
de la splen-
brûlant
Les ministrants
astral.
Les Ames
prb-
des roues
Les dieux (envoyés
Dieu).
Les fils des dieux.
Les Rois
deur.
Les Anges
zèle.
Les Lucides.
Les Puissants.
Les Moteurs
étoilées.
Les Intelligences
videntielles.
CORRESPONDENT
~f~maMm..
~4?'aj!m.
Ophanim
a~nSaMa~eAf~
a''31N?
a~DU?n
L'
Q~*)~
Q~SIK
m~D
~npn
jf~a/c/McMs/t
génération,
pierre
de la staangulaire
bitité.
L'Éternité
Hod
lin
de t'Être.
La Victoire
de la Vie
sur la Mort.
infi
toujours
Justice.
L'immarcessible
Beauté.
Netzak
Tiphereth
mKBn
équili-
Sagesse.
Miséricorde
nie.
L'absolue
La
n~~
Ge&MraA.
~<?~e~
"!0r!
mi~3
B~aA
H~n
L'Intelligence
active.
La divine
~oeAmaA.
nQDn
Providence
brante.
La
DE
~e~~y.
SÉPHIRES
in~
LES
t-~
t-a
t~
0
?)
0
M
0
M
M
f
t~
S
f
K<
60
M
>
122
ESSAIS
Dans
le monde
DE
SCIENCES
moral,
MAUDITES
(ou l'Harmonie
de la baplateaux
la Beauté
les
ou la Rectitude)
équilibre
la Miséricorde
et la Justice.
lance
Dans
instrument
astral, la Génération,
sur la
des êtres, assure la Victoire
le monde
de la stabilité
l'r~e
et le néant, en alimentant
par
tarissable
succession
des choses éphémères.
mort
l'in-
ANALYSE
DE
LA
ROSE-CROIX
123
le Royaume
des formes, réalise
Enfin, Malkouth,
en bas la synthèse
et parfaite
totalisée,
épanouie
des Séphiroths,
dont en haut Kether,
la .Pro~'c~Mce
renferme
la synthèse
(ou la Couronne)
germinale
et potentielle.
Bien
des
choses
de la Rose-Croix
Mais
il faut nous
nous
resteraient
symbolique
borner.
encore
de Henry
Au
ce ne serait pas trop
demeurant,
entier pour le développement
logique
des matières
que nous avons cursivement
à dire
Khunrath.
d'un
livre
et normal
indiquées
nous trou-
en ces quelques
aussi le lecteur
notes
vera-t-il
fatalement
et même
trop abstrait
obscur.
Nous
lui présentons
ici toutes nos excuses.
s'il prend
la peiné d'approfondir
la
Peut-être,
à ses sources
kabbale
ne sera-t-il
mêmes,
pas
au cours de cet exposé massif
fâché de retrouver,
et de
même
nombre
si fatigante
et
l'indication
lecture,
précise
en langage
d'un
l'explication
initiatique
assez notable d'arcanes
transcendants.
la kabbale
a ses équations
et
l'algèbre,
c'est
une
son vocabulaire
Lecteur,
technique.
à apprendre,
dont la merveilleuse
langue
précision
et l'emploi
coutumier
vous dédommageront
assez
Comme
par la suite
penser dans
des efforts
où votre
la période
de l'étude.
esprit
s'est
pu dé-
APPENDICE
III
DE L'ANDROGYNE
ANALYSE
D'HENRY
E Grand
tue
C'est
KHUNRATH
Androgyne
de prime
tique.
évidemment
aspect
le sens
il est aisé de s'en
l'emblême
à mi-corps
un pantacle
immédiat
constihermé-
et capital
de
convaincre
par l'exaautour
de la figure
men des accessoires
groupés
la lecture
en doutât,
centrale
et, pour peu qu'on
est
dont la planche
des textes latins, fort détaillés,
en trasuffirait à lever toute incertitude,
couverte,
hissant
la préoccupation
est avant tout
constante
du théosophe,
d'alchimie.
laquelle
Mais en Magie, les correspondances
analogiques
il en résulte
d'un monde à l'autre,
étant absolues,
dans
l'une des
proféré
que tout verbe occulte,
trois
sphères,
éveille
naturellement
un
écho
dans
ANALYSE
les deux
autres
DE
la même
c'est
vée ou descendue
125
L'ANDROGYNE
toujours
d'un octave.
Le sens
note, éledes symsur une
et peut s'établir
échelle rigoureusement
déterminable
a ~WoW.
de notre planche
corL'explication
hermétique
boles
est donc
multiple
au sens naturel
ou positif.
Le sens morespond
ral ou comparatif
une explication
requiert
psychoet le sens spirituel
ou superlatif,
une
logique,
explication
métaphysique.
Dans notre
commentaire
nous
Khunrath,
avons
pris
sur
la Rose-Croix
à tâche
d'amalgamer
en
nous essaie-
sorte les trois significations
quelque
rons cette fois de les indiquer
à part.
Ici d'ailleurs,
l'intérêt
se concentre
ment
toute
de
sur
l'interprétation
alchimique,
elle domine les deux
évidence
principalede
puisque
autres dans la
de l'auteur.
pensée
Il semble logique
celle-là
tout d'ad'exposer
bord
et nous pensons
surprendre
agréablement
notre
aussi
poussé
public,
connu
plus
en cédant
ici la plume à un confrère
de lui. Papus,
qu'apprécié
qui a
de la
avant que nous l'étude
pratique
réussir
spagyrie
(jusqu'à
d'un ordre très particulier),
faire cadeau
d'une de ces
crois, sait marier avec
des idées à la limpidité
diverses
Papus
expériences
veut bien nous
où lui seul, je
pages
un art exquis la profondeur
du style.
SENS POSITIF OU NATUREL DE L'EMBLEME
PAPUS
PAR
ous rendant
au désir
de notre
Stanislas
de Guaita,
nous
en quelques
de la figure
mique
Le cadre
le ~g~~MMyg~ëM~a~C/Mde Khunrath.
pantaculaire
lignes
est ainsi stricque nous nous traçons
limité et nous devons
borner
notre
~m&
tement
tion
à l'exposé
des grandes
cette
synthèse
magnifique
La Pierre
Philosophale
tence
ami et frère,
allons exposer
d'irréfutables
nous
sommes jadis
en main 1.
symbolique.
a donné de
preuves
~orce
que révèle
généralités
son
exis-
c'est
ce que nous
de démontrer,
histoire
vous souriez
~OM Dieu, oui, lecteur
sceptique,
en vain au récit de toutes ces légendes
de vieux
usant
leur vie et dilapidant
leur foralchimistes
du Grand
ce ne
tune dans la poursuite
Œ'M~ye
sont
p~s
brillantes
chimères;
La Pierre
Philosophale, preuves
existence, par Papus, chez Carré.
au
fond
irréfutables
de tout
de son
DE
ANALYSE
cela
se cache
L'ANDROGYNE
127
et les
rayon
de vérité
de ces matières
dix mille volumes
ne
qui traitent
ou d'impusont pas ~'ceMurg de jongleurs indignes
dents faussaires.
Les
livres
un ec~~a~~
d'alchimie
sont
écrits
de telle
sorte
du monde,
le plus facilement
que vous pourrez,
vous rendre
compte de tous les phénomènes qui se
dans la ~para~b~
de la Pierre
Phisuccèdent
sans
losophale,
jamais
parvenir
vous-même
à la
préparer.
La raison
Les maîtres
cachent
en est 6~~ 'wp
r~MMg
toujours
le nom de la matière
première
/'C8M~re et le moyen d'élaborer
et d'évertuer
pour
cette
matière
losophique
première
ou lumière
indispensable
de dire
qui marquent
la préparation
deux
des phénomènes
Philode la Pierre
mots
de ne jamais rien comprendre
que nous allons donner delaplanche
considérée
alchimiquede Khunrath,
sophale,
sous
à l'explication
symbolique
ment.
du feu phil'emploi
humanisée.
Or il est
par
astrale
Quand
vous
que vous
faites
peine
sur
avez placé les deux produits,
un prules alchimistes
gardent
l'origine
desquels
de l'athanor
dans ~'asM/* de verre
et
dent silence,
divers
sance
La
agir
le feu
phénomènes /br~
sous vos yeux.
matière
contenue
secret
~6~M~
dans
sur
ce mélange,
M~Mprennent
l'athanor
devient
128
ESSAIS
tout
d'abord
et
~gg
pendant
naît le
Cette
absolument
complètement
que l'alchimiste
MAUDITES
noire.
jE'~g semble
heures
l'évolution
du
les noms
de
persiste
plusieurs
jours
selon l'habileté
de l'artiste
Grand
Tête
M~
~aM~~OM,
sans transition,
la ~s~yg
matière j~e~
prend
blanche
assez éclatante.
Cette cou-
entre
les
que la combinaison
dans l'athanor
est effectuée
produits
placés
moitié du travail
accomplie.
couleur
suivant
variées,
de
ou plug~ sa
indique.
A cette
puce-
C'est
alors
perdue.
se rejouit;
car il recon-
couleur
~M~g,
suite, pre~~Me
presque
une coloration
leur
SCIENCES
stade
de
premier
stade
désigné sous
e~ de Chaos.
(SMorg,
Corbeau
sieurs
DE
deux
et la
succèdent
des couleurs
blanche,
une progression
ascendante
par
commenau spectre
c'est-à-dire
solaire,
dipa~~ au violet pour
s'élever
par des nuances
verses
au rouge
pourpre
qui indique
la fin de
~'Œ'MNr6.
rapport
A ces
d'autres
phénomènes
faits
de volatilisation
alternatives
physiques
de solidification
et de fixation,
purement
de JgMM-~Me/ac~OM.
conduit
les alchimistes
la Pierre
se rattachent
de coloration
Philosophale
matière;
à comparer
~ay l'homme
faits
qui
la création
l'Analogie,
donne
déductions,
raison
d'être
de toutes
ces
ont
à la création
de l' Univers par Dieu (phenomènalement
La grande
loi de la Science
occulte
la
et
parlant).
de
ANALYSE
mais
ce serait
DE
sortir
L'ANDPO&YNE
de notre
129
cadre
que de
nous
étendre
sur ces choses.
davantage
Retenons
les trois
simplement
OM passe
par
noir, le blanc,
le
de ces données,
l'ex-
et abordons,
munis
de notre figure.
rouge–
plication
Au premier
cercles
grands
trois
MM~grg
la
états
grands
trois
c~'<r~7, apparaissent
coup
subdivisés
eux-mêmes
chacun
en
autres.
au
~/6y~Mr
porte
lettres et en grec..le mot
grosses
Le cercle moyen
laisse ressortir
Le
cercle
centre
écrit
en
XAOE
(Chaos).
surtout
le mot
REBIS.
Enfin
AZOTH.
Chaos.
termes
notre
cercle
le
Rebis.
qui
vont
nous
Le cercle
Matière
NOIRE
présente
mot
le
tels sont les trois
Azoth,
donner le sens ~e~~r~~
de
figure.
CHAOS
vers.
~Mper~Mr
in férieur
première
(ler
cercle)
de la
enseigne
la création
nous montre
l'image de l'Uni-
Il symbolise
particulièrement
de ~'asM~rg ou Tête de Corbeau.
Nous
~o~a~
de la préparation
dans ce cercle;
entrer
y~e~jja~'
montrons
dans
la
COULEUR
tous les détails
~~ayo~~coM~e~Me~
simplement
la vérité
9
de
130
DE
ESSAIS
notre
mytho-hermétique
« Ce chaos
cet
J~6~oppa;M~
<6<XM ~M~ë
<ï6~e
du Dictionnaire
volatilisa~xxr
~O~r p~M <ï ~~M
~M&~ë en /MM<
?M6~M~ <~ ~M?M~Y6
C~m~
C'
~OMr~MO~
du
cru ~OM~o~r co?Mpay6r
ont
MAUDITES
un ea?~<
par
de ~r~e~
~cp~'ca~'OM
tion,
~~re
SCIENCES
Ae~Mt~~M~
~My o?M~rs, ou ce qui
p~M~M.~
Opër~'O~M,
~pa.
lors de la cr~OM
de ~M~gy~
au ~~g~OppOMeM~
M.
(Pernetty.)
REBis (2~ cercle)
cercle
Le second
nous présente
~'eMse de l'Androgyne
~Vb~g savant
/y~e
de e~~g
~~66<x~~M~
MOM~ ~M/6
ment
la
A~Mg~Mg
<?Ma~
de
la /Myw~ Mt~/s~(<So~ZMM.e).
montrera
le sens
~?Mpor~aM~
~M~e.
QM~f
dire
COULEUR
<X~C/H?M~Më~M'~Mg gaTpy~e
BLANCHE de ~'CSM~r~ y~M~~M~
de )!'MM!'o?tdes deux
et M~<x~
~y~c~6~~)o~
Etiam Mundus
Renovabitur
Igne, corau fameux
Renovatur
Igné Natura
Z'eK~~e
r~po~~a~~
Integra,
(iNRi
~'M(~Më que C'M~
~~a~re
p~'cs~'oM
Le
carre
des
-r~MC-~sco~Mgr~
occM~ë)~
ce mO~g~
que CO?MmgMCë ~pdu /gM~)Mo~opA~Mg.
e~m~
(Ignis,
Aqua, Terra,
de la constitution
de
Aër), en fermant le ~<a~~
<OM~e~"e (Anima, Spiritus,
Corpus),
rie du ~° e!~r~ de ~'(E'M~re.
~~Mg
~o-
DE
ANALYSE
Le
par
triangle
Separa,
Dissolve,
Solve,
quaternaire
la pratique
indique
le
crû
Depura,
dominé
ComFige,
Coagula,
de ce second
degré
de
pone,
~'<~Mu~ hermétique.
ces opérations
toutes
Enfin
la création
d'une seule g~~M~e
d'~M~p~y
Pernetty
« L'esprit
minéral
i31
L'ANDROGYNE
n'aboutissent
chose,
comme
qu'à
ainsi
REBIS,
de
l'eau, dit le
dans la pre-
bon Trévisan,
se mêle avec son corps,
mière décoction,
en le dissolvant.
C'est
pourquoi
de deux
on l'appelle
Rebis,
parce
qu'il est fait
c'est-à-dire
choses, savoir du mâle et de la femelle,
du dissolvant
et du corps dissoluble,
quoique dans
même chose et une même
le fond ce ne soit qu'une
matière
».
(Pernetty.)
AZOTH (3e cercle)
C'est
le
troisième
tères
est
Phénix
cercle.
alchimique
Le Feu astral
clairement
indiqué
que symbolise
le
avec tous ses mysdans cette merveil-
leuse
les
j~Mr~. Les plumes
de paon symbolisent
sous l'incouleurs
variées
que prend
la matière
de ce feu philosophique
sans
fluence
qui chauffe
de ce feu
brûler,
ailes du Phénix.
Le mot
de, toute
Azoth
humide
indique
la /~Myg.'
et subtil
du reste
~'Mre
par
les
à lui seul le sens
132
DE
ESSAIS
SCIENCES
MAUDITES
« Azoth, selon Planiscampi,
ou médecine
nion, de conservation
moyen
universelle.
d'uIl
remarquer
que le terme Azoth doit être
comme le principe et la
tout corps et
regardé
qu'il
ren ferme toutes les propriétés
cabalistiques,
comme il contient
et la dernière
lettre
~~rgMM'ere
aussi
fait
des trois
matrices,
l'Aleph et le Thau des
et ~O~M~a des Grecs,
l'A et le
Hébreux,
l'Alpha
»
Z des Latins.
langues
(Pernetty.)
~BLOÏM
Au-dessus
dans le
cercles,
rayonne
nom sacré
LUI-LES-DIEUX,
de ces trois
triangle
~Më
~Ë'M~,
Nous
symbole
entrons
de la kabbale;
M cette exposition
de la Pierre Philosophale
par faite.
ici de plainpied
dans le domaine
aussi croyons-nous
devoir limiter
déjà trop longue, que le lecteur
lui-même
à sa guise,
j30M~r~ développer
à l'aide
des quelques
éléments
que nous lui avons fournis.
PAPUS.
Nous
tion
nous
ajouterons
hermétique
bornerons
les
que possible,
figure centrale.
peu de chose à cette explicaNous
aussi large
que précise.
à esquisser,
en trai ts aussi brefs
deux
sens
kabbalistiques
de la
SENS
COMPARATIF
OU
DE
L'EMBLÈME
~.NDRo&YNE
la plus saisissante
image
hominal
ramené à son principe
est
du Règne
C'est,
PSYCHOLOGIQUE
intelligible.
en langue
le
purement
hiéroglyphique,
de cet Être
Virtuel
qui s'extério-
absolu
symbole
rise au moyen de ce que Fabre d'Olivet
appelle sa
« faculté volitive efficiente
de cet Être
Uni»,;
versel qui se particularise
par sa sous-multiplication indéfinie
à travers
et le temps;
de
l'espace
cet Être
Spirituel
dans
la matière,
et s'être éloigné
et source
Selon
les étapes
et tombe
enfin, qui se corpprMg
se faire centre
pour avoir prétendu
de l'Unité
essentielle
divine, principe
de toute spiritualité.
central
voici
Moïse
interprété
ésotériquement
de la chute: l'Universel
Adam
C'N
dé-
dès lors lui-même
devient Aïsh
.â~Aa~
n~
c'est l'Intellect
de l'homme
unn
_po~~
qui se
réalise
en déployant
Volonté.
Mais le mauvais
ploie
Voir Fabre d'Olivet, LaK~Me A~at~Me
res~'<H~e,tomeH.
134
ESSAIS
emploi
de cette
DE
SCIENCES
hévah
les fait
volonté
et femme
(homme
monde élémentaire
MAUDITES
Intellect
chuter
deux,
dans le
et Vouloir),
se métamorphose
Aïshah
Vie Matérialisée,
mn,
tous
en
de-
Adam
dont
vient
Fépoux.
On a vu l'explication
de
ailleurs
que j'ai donnée
Hévah
ou de Hévé mn.
Pour
ne pas compliau sujet de 7-gc~ et
quer ma note déjà fort longue
alors la conde marquer
de Adam-évê,
j'ai négligé
n Ng de mn, qui
version
en n Heth du premier
de la voyelle initiale
devient .tin. Ce durcissement
la
marque
hiéroglyphiquement
sa conséquence
la matérialisation
verselle
j~aw-jB~,
la matière
de Khunrath
l'Androgyne
ou l'Homme
et sombré
Universel
dans
prime le globe élémentaire
tient de ses mains.
et dans
de la Vie
et
uni-
en lui.
Eh bien,
Dans
d'Adam
chute
ce globe
ce carré,
âme, esprit.
Ce schéma
le
le
devenir
d'Hylé
triangle
géométrique
(YAH)
le carré
est inscrit
philosophale
équivaut
obtenue
des
adamique
strictementàFhiéroglyphedontusentles
de l'œuvre
hermétique
pour emblême
de la pierre
représente
dans
éparpillé
ce qu'exqu'il souéléments
corps,
et correspond
alchimistes
parachevée,
Le Grand
Mot inscrit au centre du globe et du triangle.
ANALYSE
Œuvre
bolisé
DE
135
L'ANDROGYNE
en effet à comprimer
l'Esprit
de
le triangle),
sous l'étreinte
consiste
par
(symla ma-
tière
Le
par la croix des 4 éléments).
(symbolisée
au contraire,
c'est la Ma.soufre des alchimistes,
tière dominée
aussi les adeptes,
par l'Esprit
qui
sont logiques,
par le même signe
l'expriment-ils
1.
renversé
en
revenir
inscrit
dans
Pour
carré
la
déchéance
quatre
parois
passons
treverront-ils
du
au
un
triangle
cercle,
de
l'homme,
de
sa
général
pas
mieux
peut-on
sinistre?.
au
particulier,
dans
ce
vivant
figurer
entre
claquemuré
geôle
un
qu'emprisonne
Et
les
initiés
ternaire,
si
les
nous
n'enque
naturel
de Saint-Martin,
dans
son
Tableau
du
a
donné
une
261-262
premier
tome),
explication
(pages
de ces deux signes.
foncièrement
erronée
Ce qu'il dit de l'un
s applique
avec rigueur
à l'autre
et réciproquement.
Rien de
confusion
chez un théosophe
pareille
plus surprenant
qu'une
de cette valeur.
Claude
ESSAIS
136
DE
SCIENCES
MAUDITES
et retient
captif le quaternaire
comprime
d'un redoutable
arcane?
l'emblème
)Mg~
des éléNe son-
d'abord
entraînée
adamique
vortex des générations,
puis se détorrents
en proie aux quatre
élémentaires
geront-ils
point
au vertigineux
à l'âme
battant,
Pauvre
entre
âme, écartelée
qui se la disputent?
de perdition,
elle lutte déces quatre
puissances
et conquérir
le point
pour atteindre
sespérément
l'intersection
cruciale,
unique;
équilibré
où son incarnation
s'effecle lieu sauveur
pourra
tuer du moins sous la forme harmonieuse,
ponde l'homme
dérée et synthétique
central,
elle
par malheur,
d'un des courants,
Si,
dérive
se
laisse
? Quelque
Ce qu'elle deviendra
ou bien, si elle trouve
nature,
inconscience,
pauvre
obscurée,
temps
étincelle
et captive
outrancières,
analytiques,
1
malité
sera
quel
à la
entraîner
son
sort?
élémental
dans
à s'incarner,
divine pour
la
une
l'une
longdes formes
anarchiques
de l'ani-
sous
Et pour envisager d'un coup d'oeil les deux genèses comcelle des principes
d'ordre intelligible et
plémentaires
celle des origines d'ordre sensible, évoquons un instant le
spectacle des milliers de spermatozoaires luttant pour l'existence dans une goutte de sperme humain! Quelle course au
clocher
un
sente
–Ah!
crime
une
ne rions
de lèse-humanité.
existence
humaine
pas, ce serait
presque
Chacun
de ces petits
en
possibilité,
ou,
un sacrilège,
êtres
reprécomme
dirait
Fabre d'Olivet, en puissance contingente d'être dans une puissance d'être. Car celui qui, parvenant au but le premier, féconde
ANALYSE
Reportons-nous
substantielle
sphère
perpétuellement
mundus
Etiam
DE
à la
L'ANDROGYNE
figure
d'Hylé,
la Lumière
137
magique,
à
cette
et rénove
qu'élabore
secrète
de l'univers
renovabitur
Du principe
igne.
à ladite
de l'incarnation~
correspondant
sphère,
à la réalisation,
à la mise en acte de ce
passons
C'est descendre
à la sphère
inférieure
principe.
a dessiné des continents
où Khunrath
et des mers;
c'est fixer nos yeux sur le globe terrestre,
envide condensasagé comme type de tous les centres
tion matérielle,
où l'universel
Adam-Êve
disperse
ses sous-multiples.
là
C'est
première
cet abîme
le règne
de ce XAOE,
la substance
&gAoM imi inn; de
créée; de ce Theouw'
potentiel
doubles-eaux
le souffle
exerce
Leipzig
arcanes
Les
valent
(Maîm
touchant
formules
d'être
L'universel
roulé
(Roûach
générateur
sa puissance
révèle ici,
jusqu'au
des
générateur
face desquelles
(TT~dm Qinn),
sur la
c~n),
~E7o/~m,
fécondante.
Le
ain~
théosophe
nn)
de
qui sait le lire, plusieurs
des mondes.
la genèse matérielle
pour
gravées
consultées
Adam
fond
sont
d'ailleurs
limpides,
et
attentivement.
a
de désintégration
de l'ornière;
il s'est vautré
en mal
l'ovaire, ouvre littéralement, la porte de la vie terrestre, pour
laisser passer l'une de ces âmes adamiques, âpres au gain
d'un corps physique, et qui se pressent en foule au seuil de
l'existence objective.
138
ESSAIS
DE
SCIENCES
la
dans
le
cloaque
de
duit
de
sa
même
voir
s'épuiser
de
vie
en
moins
les
tout
Mais
sa
l'infini,
son
unité
veut
dans
minérale,
ne
sera
pou-
des
âmes
après
se
moins
dans
-jusque
et du
les
deve-
divisé
s'être
après
qu'il
elle
sans
de
l'existence
dit
veut
dans
reconstitue
être
elle
descendu,
veut
qu'il
au
problème
à
évolue
enfin,
involué.
ne toucherons
Nous
blant
destinée
remonte;
s'être
après
de
pas
pro-
à profusion
intelligentes,
humbles
n'est
éparpillé,
conscientes,
ontologique;
qu'il
s'est
moins
et
plus
différenciée,
semant
en
morales
substance
il
jamais,
de moins
formes
nir.
chute
MAUDITES
pas
sa profondeur
végétale
totalement
occulte
et
des
animale
dévoilé
jamais
Mais
si
trou-
rédemptions
ce
en prenant
mystère
l'être
< Un mot
seulement;
écoutez,
vous tous qui savez saisir l'essous
le
travestissement
d'une image grossière
d'un
arcane,
prit
et matérielle.
Je ne dirai qu'un
mot.
est totalement
obscuréedans
la pierre,
Si l'âme spirituelle
aboutissement
de ~ooou plutôt
terme
ultime
infime
s'éventer
la
comment
Conscience
lution,
peut-elle
petit à
à travers
dans l'évolution
des formes
progressives,
petit,
animal
?.
les règnes
minéral,
végétal,
Quel Deus ex MacAtM~ lui vient donc en aide?
Comment,
en un mot, la Conscience
va-t-elle
se dégager
de l'Inconsau fur et à mesure de ~évoiution?
c:<?nee absolue,
n'a pas mis
Je vous demanderai,
moi, si l'Eternelle
Sagesse
et borné, par l'interposition
un terme à la déchéance
d'Adam,
du
d'une
infranchissable
sa descente
aux
barrière,
enfers
non-être
?i'
a nom la Matière.
Ce rempart
Une fois entièprovidentiel
rement
ne
possédé
par elle, l'esprit
peut
~tMS descendre.
Dieu même lui a dit
Tu n'iras
loin.
pas plus
ANALYSE
DE
adamique
aux
deux
alors
déjà
délivré
que,
entraves
potiques
nous
son
est
à sa
retour
Par
quels
à reconquérir
vailler
Avant
d'un
État,
Sur
tout,
sur,
la
supputer
en
verbale,
par
social
hiérarchique.
fonde
de
tel
État
physité;
lignes
quelques
l'Adam
chair
l'établissement,
un
des-
l'hominali
de sa divinité
tout,
se
quoi
jusqu'à
l'éden
et
étroites
dela.nature
évoluer
l'homme
de'retour,
voyage
des
partie
synthèse
efforts
son
le destin
de
permis
de
en
il a pu
quel'accablait,
il
tiers
dont
139
L'ANDROGYNE
social
céleste.
tra-
peut-il
collective?
dès
ici-bas,
?
Avant
.F<Mm~<?.
loin'du
un métal en fusion, dès qu'il bouillonne
foyer
se fige soudain,
de
sa
nature,
central,
propre
qui
prisonnier
ainsi l'esprit,
de
sa
source
est de durcir
au froid
éloigné
en s'objectivant
telle est l'origine
de la
divine, se compacte
de
de
entre
l'être
et
matière,
espèce
moyen terme,
compromis
le non-être
concrétion
et
passive que l'esprit
peut pénétrer
mais
non
outrepasser,
élaborer,
pas
Et comme,
sa
à cet
dans
se heurte
chute,
emporté
l'esprit
invincible
il
doit
nécessairement
d'où
obstacle,
rebondir;
l'évolution
récurrente!
ce mouvement
rédempteur
même de la chute adamique
détermine
la réasL'impulsion
cension.
La loi de Réaction
est
intervenue.
proportionnelle
A jamais incompatible
avec le Néant,
où il est en voie de
l'âme
déchue
trouve
dans la profondité
sombrer,
spirituelle
de sa nature occulte,
un principe
occasionnel
d'arrêt
brusque
et qui le rejette
en arrière.
à son terme
L'Involution
se heurte
fatal ou
irréfragable,
Le
mouvement
ne
saurait
s'anéantir
ou
providentiel.
acquis
il se fait répercussif
se perdre.
et rétrograde.
La décadence
involutive
est enrayée
la force même des
choses
nécessite
une réaction
a
l'Évolution
rédemptrice
naissance.
pris
Comme
1~0
ESSAIS
Sur
quoi
l'~LMMM~.
DE
SCIENCES
la Famille
repose
MAUDITES
?
Avant
sur
tout,
sous ses divers modes,
apparaît,
et l'instrule principe
essentiel
de la rédemption
de la réintégration.
ment primordial
L'Amour
nous
Par
aux individus,
l'Amour
est en effet
rapport
le nœud
moral
à la femme
qui lie l'homme
aux âmes, il est encore le magnétique
relativement
c'est lui qui, les envahisappel à la vie objective:
sant d'un trouble
de s'inles sollicite
délicieux,
carner
fatal
et les fait
des
l'amour
rouler,
au tourbillon
vaincues,
Vis-à-vis
de l'État social,
générations.
est enfin l'irrésistible
facteur
des
races
il obsède
leur
vent
sans
les amants,
les hante
et
les possède,
insufflant
une fureur
ne peuqu'eux-mêmes
assouvir
des sexes, il ouvre
que par l'union
cesse
l'existence
Ce n'est
types
aux
âmes la porte
pauvres
et terrestre.
physique
pas
individuels
tout
au
étroite
l'étrange
propagation
des
long de la chaîne
de
des
filia-
ce phénomène
tions
que le nom très vague d'atavisme
ne désigne
à l'attention
de tant de penseurs
eh bien,
mystère,
qu'à titre d'impénétrable
l'Amour
en tient les clefs
Nous verrons ailleurs
la Charité
c'est
que, sous sa forme sublimée
d'abord
encore l'Amour
qui opère, pour l'ascension
individuelle
addition
des âmes,
puis
pour leur
bisexués
et complémentaires,
nuptiale
par groupes
ANALYSE
dont
la
fusion
DE
en
harmonieuse,
resserre
la synthèse
thématique,
trouve son terme
absolu
141
L'ANDROGYNE
qu'en
ma-
progression
qui ne
relative,
Dieu.
est la troisième
personne de la ~MM'~g
le rapport
commun
des
car constituant
adamique;
leur
deux
leur
relativité
sentimentale,
époux,
L'Amour
en un mot, il procède
terme,
moyen
comme le Saint-Esprit
et de la femme,
Père
n'est-il
et du Fils 1. L'Amour
de l'homme
du'
procède
pas aussi le
de l'incarnation?
Celui de qui l'enagent
fant est en vérité conçu ? De même, il nous est mysdu Père,
enseigné
que, bien qu'engendré
tiquement
véritable
le
Christ
conçu du Saint-Esprit.
sont de la dernière
rigueur.
analogies
Le Saint-Esprit
l'Amour
rituel:
mique,
taire.
Toutes
est
n'est
l'Amour
divin,
comme
l'attraction
l'amour
re fracté
d'ailleurs
exalté
n'est
dans
lui-même
dans le monde
ces
que
spicos-
que l'Amour
élémenle monde
divin ou superCe qui est vrai dans les mondes
ne l'est pas moins dans
ou positif,
latif et naturel
L'Amour
est le
moral
le monde
ou comparatif.
troisième
c'est
né
terme
de lui,
du Père
nous
et
de
la
Trinité
humaine,
puisque
vu, qu'est conçu l'enfant,
le
de la Mère
et c'est pourquoi
l'avons
Ainsi )'A~o)!A des Sages; principe de l'attraction,
titue la troisième personne de la trinité hermétique
$, soM/y°e, sel et mercure (ouaxo~A).
conset
H2
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
et bat
phénix,
qui renaît de ses cendres,
s'épanouit
des ailes entre les deux têtes de femme et d'homme,
Emblème
de l'éternelle
le phénix figure
de
dans le pantacle
fécondité,
l'Amour,
kabbalistiquement
Khunrath.
le grand androgyne,
la tête de femme,
solaire;
apparaît
du signe sulfuDu sein droit,
marqué
sélénique.
et du sein gauche
marqué du signe salin G,
reux
à considérer
Naturellement,
la tête d'homme
jaillissent
des deux
sent
deux
sources
symbole
perpétuelles
active et passive,
énergies,
mutuellement
l'une
sur
qui réagisanipour
l'autre,
du
prolifique
Le signe mercuriel
$, placé
C'o?Mpo~7o~qpAa~.
de 0
sur le nombril,
le facteur
indique
moyen
mer
et pour
évertuer
la
substance
par
Les deux
bras,
où
ceptes mystérieux
Coagula,
la sphère des éléments
occultes.
nous
que le Mage
enseigne
ces
sont. inscrits
ou
deux
Solve,
présoutiennent
Par
Khunrath
là,
l'homme
complet,
le sceptre sur
désigné
par l'Androgyne,
peut tenir
le monde
et agir sur
élémentaire
tout entier,
Nature
naturée avec une sorte de toute-puissance,
en projetant
substratum
Envisagée
transmutations
ou en attirant
à soi la Lumière
de la quintessence.
comme
instrument
et le régulateur,
dont l'homme
la Lumière
des
la
astrale,
universelles
peut devenir le maître
astrale se révèle, dans
ANALYSE
DE
L'ANDROGYNE
de son action,
en caractères
d'ombre
dépar la formule
sur la gerbe
de feu,
et flamboie à la base
l'étendue
toute
coupée
143
triple et sextuple,
qui s'irradie
de la sphère centrale.
considérée
comme la substance
Mais,
l'Ame
vivante
et
Sages,
dont
surcroît,
l'emblème
lution
Au
de
nuances
de
comparatif,
comme
l'a
des
l'Azoth
dans
mille
figure
variées
jusqu'à
par
chan-
miroitent
l'oeuf,
reflets trompeurs.
la queue de
les innombrables
de
dit Papus,
de son évo-
à un point donné
Nombre
de couleurs
alors
paraissant
s'irriser
multicolore,
devint
La queue
l'androgyne.
oiseau
se voit anublé
cet étrange
est en alchimie,
de l'oeuvre,
sens
astrale
aux êtres
l'exprime
par l'hiéroglyphe
comme
un diadème
singulier,
spagyrique.
geantes
semblent
naissance
Khunrath
du phénix, installé
sur le double front
paon,
de
~3J
(Nephesh-ha-Haïah
et se spécifie sous d'innom-
universelle
qui se distingue
rrnn),
brables modes, pour donner
la Lumière
quatre
règnes~:
des
même
et
et
paon, riche
et les
formes
dont
la matière
l'infini,
évertuée
se
élaborée,
pénétrée,
par l'esprit
revêt dans la progression
ascendante
de tous les
êtres vers l'Être.
C'est le règne
d'Iônah
( n~T' ),
cette
intarissable
la multiplication
Minerai,
végétal,
iëcondité
quaternaire,
animal,
suivant
que déploie,
l'âme de vie distri-
hominal.
ESSAIS
i44
buée
sans
l'univers
DE
distinction
les
à toutes
1. L'hiérographe
L'Oiseau
d'Hermès,
précis
MAUDITES
SCIENCES
s'en
créatures
de
en termes
explique
c'est le 6~A<?w~Ma?
dans
qui, agissant
principe
de la vie végétative,
la profondité
des choses corporelles,
spiritueuse
est f~m~ même de la Nature,
ou la quintessence
toutes choses..
(tp~ à faire germer
Enfinle
de la pierre
suprême,
figuratif
lit
ce triangle
où Papus
parfaite,
philosophale
./E7o/Mm
et où nous
Lui-les-Dieux)
(a''r)SK,
triangle
le mot .AoMW~. a~l~,
les
plutôt déchiffrer
croyons
le principe
de toutes
les
Lumières
(c'est-à-dire
et spirituelle),
lumières
naturelle,
hyperphysique
c'est
la
s'irradie
à jamais,
l'essence
manifestation
d'en
sous
même
haut
un voile
ternaire
u~
~~c~.
du
qui
feu divin
Ce feu dissimule
d'impénétrable
de l'incommunicable
splendeur,
unité
prin-
d'où l'Universel
Adam
est émané à la
cipe causal
racine de l'involution;
final où, pour clore
principe
des êtres, il doit se réintégrer
l'évolution
générale
et s'occulter
enfin.
Voir dans le Lotus, n" 12, page 338-343, ce que je dis
d'7ônaA.
SENS
SUPERLATIF
DE
OU
MÉTAPHYSIQUE
L'EMBLÈME
ouR dégager
la signification
de notre
tacle, au point de vue métaphysique
il faudrait
révéler
tous les mystères
incommunicable
Tétragramme
nir~
panpur,
du
(lod-hé-vauvivant.
divine
de l'Univers
hé),
synthèse
de répéter
Or d'une part, il serait oiseux
ici les
assez détaillées
et décisives,
explications
déjà produites à diverses pages de ce livre;
et d'un
autre
côté, le caractère
mable manifesté
de nos langues
Nous serons
quelques
Qu'il
sente
par
convient
indications
nous
le
de l'Absolu,
cet Innonom de mrr, déne l'eubrt
et relatives.
analytiques
donc extrêmement
sobre
il
loppements
ineffable
suffise
de limiter
rapport
déve-
notice
à
fort brèves.
d'observer
qu'/Esch
repréqui tisse
pur, universel,
principiant,
de lumière
au mystique
intelligible
Être absolu par
!')ia p~, l'être-non-être
l'Esprit
.un vêtement
Aïn-Soph
cette
de
à lui-même,
car
il est
seul
au .sens
10
pri-
1~6
ESSAIS
DE
MAUDITES
SCIENCES
à nous, êtres finis
non-être
mordiall
par rapport
ne peut comprendre
car le Relatif
et contingents,
l'Absolu.
d'~oMWm
Le
triangle
indestructible
universelle
Faculté
chose
et ne fait qu'un avec elle;
nu et ne fait
la Lumière
universel
fait
plus avec
le Verbe.
Cet arcane
primé
-Du
figure
de l'Esprit
conjonction
Comme Adam-principe
produit
ainsi l'jE~r~
et ne
a''T)K
semble
une
qu'un
F~.me
seule
qu'une
encore
avec
elle
collective
et même
explus parfaitement
du grand Androgyne.
par la figure centrale
émane la lemelle
?M<~e
lah rr constitue
produit Èvecomme leFeu
produit
elle
le Verbe,
et de l'Ame
assimilation
n.
Leur synthèse
cohéhomogène,
le Fils
éternel du .P<?r<?, engendrant
symbole
ou Nature-natu(par le moyen de la Mère c~e
lui-même
dans la peret se reproduisant
rante),
sonne de ce Fils. Quant à l'oiseau
d'Hermès,
plail faut y voir le
de l'Androgyne,
nant au-dessus
sive
1, qui procède
Saint-Esprit,
de Dieu et de l'Humanité.
du Père
Enfin
et du Fils,
les globes
d'en
bas figurent
sphère
~.Ro;<M<Me(M<~AoM~rn~a),
l'intarissable
d'action
du deuxième
n, où s'exerce
yEM:e n~DK *)U~ !T'n~
~'jE~/°e est ~'E~ye.
yE:'ete asher
de
la
Son corolAxiome fondamental
théologie
kabbalistique.
ainsi
Sum,
portée, peut se formuler
laire, d'une incalculable
er~o Esse.
ANALYSE
fécondité
du
L'ANDROGYNE
monde
naturée,
147
dans
Tétragramme
nature
de la
DE
de
le
domaine
la
substance
des formes
des effigies.
sensibles,
plastique,
Au même titre que le quaternaire
jM-Ae~g
m.T',
le quaternaire
Agla nS~ peut servir de clef à notre
emblème
Le
premier
Aleph
l'Unité
(N === 1) exprimera
Ghimel
de l'Univers;
principiante
le ternaire des personnes
en Dieu;
du ternaire
le déploiement
dès
lors
(~ =~3),
Lammed
(~)== 1S),
multiplié
par le
spirituel
sensible
(3~4=
12) et la diffusion
Universel dans le Temps et dans l'Espace.
et
Enfin le dernier
rUnité
Aleph,
principiante
l'unité
de départ
et point d'arrivée
finale, point
quaternaire
de l'Être
suprême
où tout
rentre
après le double mouvement
de la Descente
et de l'Ascension',
hémi-cyclique
de la Désintégration
la Chute et de la
En rapprochant
émises,
et
il sera loisible
n'avons
au lecteur
de
précédemment
de déingénieux
à son profit
le sens super-
Androgyne
rien négligé
des principes,
nous
posant
les démontrer,
dans
la Réintégration,
Rédemption.
ceci des notions
et de compléter
velopper
latif ou divin du Grand
Nous
de
kabbalistique.
mais
d'essentiel
n'avons
en
pas prétendu
encore moins les élucider
jusque
les conséquences
qu'on en peut déduire.
Sur
l'échelle
de Jacob.
APPENDICE
IV
NOTICE
SUR DEUX SOCIÉTÈS
SECRÈTES
EN 1890
La Fraternité Martiniste et l'Ordre de la Rosé-Croix
'ON a beaucoup
écrit des Sociétés Secrètes;
et mal
je veux dire fort inexacbeaucoup
tement.
Ce n'est
borieuses
recherches
la passion
politique
pas sans doute que de lan'aient été accomplies
mais
s'en est mêlée, et le malheur
a
de faire prévaloir
une thèse
voulu, qu'impatients
à leurs préférences,
les historiographes
conforme
ne demandassent
de ces Fraternités
pour la pluau pêle-mêle
des documents
par eux amassés,
même
d'une
justificatives
quand
que des pièces
d'avance.
conçue
opinion
part,
D'ailleurs,
tendances
chose
des
plus
abstraction
faite
des
le propre
du sujet a toujours
mesure'
et de griser l'imaginaIls se révèlent
impartiaux.
impuis-
de parti,
outre
été d'exalter
tion
curieuse
NOTICE
sants
à trier
DEUX
SUR
SOCIÉTÉS
dont ils
les matériaux
rationnellement
à les examiner
regorgent,
149
SECRÈTES
au flambeau
d'une
saine
à les classer
enfin suivant
leur imporcritique,
tance et leur authenticité.
Loin d'en rien déduire
de lumineux,
de typique
et de péremptoire,
traînent
dans le.dédale
des plus
péniblement
deuses
ils se
hasarérudition
tout
d'une
pesants
mal
ces frelons en goguette,
ivres
sur place,
d'un miel de contrebande,
bourdonnent
ils ne savent plus se décider
à
l'aile frémissante
conjectures,
comme
digérée
essor, pour
prendre
les raisins
mûrs.
avoir
butiné
trop copieusement
il est réde Sociétés
Secrètes,
s'agit
le plus grand
marquable
que la passion
aveugle
nombre
et que
chacun
s'obstine
avec délices,
même contre l'évidence
d'où grand désarroi
dans
Dès
qu'il
les idées,
et solutions
les
les
sens
vains,
naissent
ces
que
sur
plus
comme
le
constituant
l'influence
d'autres,
au reste
réelle
très
associations
la marche
tiques
mable
qui se croient
contradictoires.
des
dans
Quelques
écri-
Mounier',
et souvent
mécondécisive
ont pu exercer
sociaux
et politel l'auteur
esti-
mystérieuses
événements
n'y voyant
du pamphlet
absolues,
de
18192
que
De f/K/~Menee attribuée o:Ma°pA:7osop/:es,e[M;E./ra;nessur la Révolution de France,
maeoKS et a;Ma°illuminés
par
J.-J.
Meunier.
Des Sociétés
illuminés.
Paris,
Paris,
secrètes
<8f9,
1822,
in-8.
en Allemagne
in-8.
et de la secte des
150
ESSAIS
DE
SCIENCES
de conspirateurs
révolutionnaires
plus
MAUDITES
et
des ruches
de
de
qualifient
Fraternités,
jongleries
et dénoncent
ou
des
conventicules
moins
farouches,
rites de ces
les
insignes
leurs
doctrines
comme
à l'usage
des naïfs, ou comme
trompe-l'œil
prétexte à dérouter
la méfiance
des gouvernements
établis.
Il faut
extrêmes.
Toutes
tiellement
Une
le vrai
chercher
deux
ces deux
opinions
d'ailleurs
par-
sont justes
que de s'entendre.
il ne s'agit
distinction
s'impose
<Soc~M~
entre
tout
d'abord,
entre
les
ou d'<??MgM/Mg?M6M~,et les
dogmatiques
de ~rop~aM.<~g
ou d'action.
L'ordre
des
Sociétés
dont nous avons touché un
Inconnus,
être pris pour type des premières
pourrait
des ~r~~c~-Tt~
que nous avons signalé
Philosophes
mot,
celui
plus au long sous le nom de Sainte-Vehme,
viendrait
comme type des secondes.
comme la Maçonnerie
D'autres,
primitive,
l'an-
CMMM6Rose-Croix
pro-
cèdent
Le
à la fois
Tombeau
et la Rose-Croix
de ces deux
occulte
de
avons
ailleurs
Paris,
an
l'ordre
V,
assez
in-32,
M~co~gWg,
des
fig.
rénovée,
classes.
de Jacques
Mo~
aucun
laisse
doute
ne
Gassicourt,
de l'<mc~M<?
caractère
con-
par Cadet de
sur le double
prolongement
Nous-même
Templiers.
nettement
éclairci
ce
point
NOTICE
SUR
DEUX
tun
que
Cadet
Théosophes
de
Gassicourt
attribue
aux
appellation
et confond
les
générale
Martinistes
dans
englobe
taires des hauts
toute
une
forme
parfois
équivoque,
en apparence,
blasphématoire
THÉORIES
n'est
pas
~M'OMg
DES
plusieurs
des hauts
L'amour
divin
ILLUMINÉS
dans
l'espace.
est homme et l'homme
divine
L'Essence
tance
sous
condensés,
ou même
paradoxale
de l'Occultisme.
mystères
Dieu
accorder
il va trouver
son attention
Dieu
Illuminés
il
laquelle
et les digni-
de la maçonnerie.
grades
le lecteur
initiable
nous veuille
Que
151
SECRÈTES
en soit, il ne paraît pas'inopporici le sommaire
des doctrines
décisif.
Quoi qu'il
de transcrire
SOCIÉTÉS
est Dieu.
est <x?MOMret sagesse.
divine
sont
et la sagesse
subs-
et forme.
L'usage
de
grés,
depuis
~M'a
l'homme;
~Mr,
principe
toutes
l'être
les créatures
le plus éloigné
et par
de tout
l'homme,
monte
par
de-
de fAo~MtgjMsCréajusqu'au
Voilà complète et même eompM~e, l'idée-mère autour de
Notons que dès
laquelle pivote toute la synthèse de Darwin.
très
curieux
sous ce
1768, J.-B. Robinet publiait un ouvrage
titre Gradation naturelle des Formes de l'Etre ou Essais
de la Nature qui apprend à faire l'homme. (Amsterdam,
in-8, figures.)
153
ESSAIS
Dieu
DE
SCIENCES
MAUDITES
est ~?K~eJaM~7e~)~~)6~
comme
dans
le plus grand.
Dans le monde spirituel,
on voit des terres,
comme dans le monde
eaux, des atmosphères,
turel
celles
mais
celles
du second
sont
(~M premier
sont
des
naet
spirituelles
matérielles.
de tout,
Jehovah ~'a pu créer l'Uce qu'il contient,
sans être homme.
dans les matières,
une Force
qui tend
Le Seigneur
nivers
et tout
Il existe,
à la production
des /brM~
des êtres.
Toutes les formes
des productions
de la nature
une espèce d'image
de l'homme.
présentent
Tout
ce qui est dans
1'.Univeî-s,
coMs~dr~
quant
une image
êtres,
~r~~e~~
de
différents
et atteste
l'homme,
que Dieu est homme
Volonté
Il
existe deux facultés
OM~~MC~p~,
et l'Entendement,
être les réceptacles
créés pour
aux
du Seigneur.
La vie de l'homme
est dans
ses principes
et ses
sont dans son cerveau.
principes
La vie corporelle
de l'homme
existe par la cordu vouloir
avec le casMr, et de l'enrespondance
tendement
avec le poumon
3.
1 Voir la note (2° partie de
l'Appendice) où nous expliquons t'identité d'essence de ni'f et d'm;TmK, de JeAoc~A
et d'Adam-Ève.
Les formules sont imparfaites, souvent mauvaises mais la
Doctrine rayonne encore sous ce vêtement indigne d'Elle.
3 Ne nous hâtons
pas trop de crier à l'absurde
NOTICE
Cette
sieurs
sagesse.
Quand
SOCIÉTÉS
sur
que sur
l'amour
on
du
la correspondance
et celle de l'entendement
connaît
ce
que
c'est
et la
c66Mr
avec le
~6
que
de
tient de l'Amour
Sagesse ou l'Entendement
de s'exalter,
le pouvoir
de recevoir
la ludu Ciel et de comprendre
ce qu'elle
ma-
divin
mière
nifeste.
L'amour
épuré
par la
sagesse,
devient
et céleste.
spirituel-
Mais
ces généralités,
débordent
notre cadre.
une
principes,
pour
si importantes
le lecteur
Que
y
semble,
garde.
y prenne
et transcrit
parenthèse
dont
avoir
nous
la portée
est
Secrètes,
de
doctrines.
de la distinction
soient-elles,
Pour
avoir
capitale
observations
d'en'traiter
en général,
ici,
ni de leurs
Néanmoins,
faite plus haut
c'est
qu'il
un
groupe
ni des
rites
et
à la faveur
nous
en quelques
traits assez fermes,
de deux sociétés
occultes
l'organisation
constitue
de ces
l'énoncé
préciser,
Le Martinisme
ou-
vraiment
joint quelques
n'avons
prétendu
Sociétés
leurs
dans
divin,
l'entendement,
vert
découvrir
pluce qui concerne
on connaît
poumon,
l'homme.
153
SECRÈTES
nous
peut
tant
et l'entendement
la volonté
La
DEUX
correspondance
choses ignorées,
la volonté
avec
SUR
reste
à
le but et
en 1890.
purement
154
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
une société d'enseignement
initiatique,
et de diffusion de l'Ésotérisme.
Dans
il faut
voir
un ordre
élémentaire
la Rose-Croix
à la fois d'Enseignement
et
d'Action.
Le
de la MaçonMartinisme,
fondé, à l'instar
sur le Ternaire
trois
nerie,
occulte,
comprend
à l'Apgrades
l'g
correspond
(1er degré)
l'Initié
au
maçon
prg~
correspond
(2e degré)
Compagnon;
l'Initiateur
au maître.
respond
Toutefois,
notre frère
(S.
3e degré)
1.
cor-
comme le fait judicieusement
observer
« L'instruction
d'un membre
Papus
du 1" degré des S.
I.
de beaucoup,
au
dépasse
celle d'un
non seulement
point de vue traditionnel,
»
mais celle d'un 33° franc-maçon~.
maître,
divisée
en trois
la RoseÉgalement
degrés,
Croix
vient
se greffer
sur le Martinisme
car,
il
au 1" grade de la Rose-Croix,
pour
prétendre
faut se justifier
titulaire
du 3° grade
martiniste
(S.).
mission.
C'est
une
condition
On peut donc être Initiateur
lier à l'ordre
de la Rosé-Croix
toutafulié
fut-il du
Rose-Croix,
sairement
gravi les trois degrés
Les enseignements
martinistes
Les Sociétés d'initiation
<:on, n" 7, page 13).
de
formelle
S.
I.
l'ad-
sans s'affi-
je le repète, 1
1er grade, a nécesmais
martinistes.
portent
sur
les
en 1889, par Papus (l'Initia-
NOTICE
SUR
DEUX
SOCIÉTÉS
de l'Esotérisme
principes
étant
Religions
qu'il soit
et sur
élémentaires,
de divulguer
défendu
doit être tenue
symbolisme
mons enfreindre
aucun serment
les détails
Le
qui
temple
chambre.
trouve
vont
suivre.
peut
être
Quand
entouré
SECRÈTES
la synthèse
ils n'offrent
en livrant
dans
est
profane
d'un
certain
des
rien
seule, la base du
secrète.
Nous n'esti-
tendu
le
155
au public
une
simple
il se
introduit,
nombre
d'hommes
en silence leur
masqués
qui sur sa poitrine pointent
de bandelettes
à l'égyptienne,
épée nue. Coiffés
ils se montrent
vêtus dans certains
cas, d'une robe
de pourpre
fait asseoir
laine
ou d'écarlate,
et flottante.
On
ample
sur un fauteuil
le postulant
drapé de
disblanche
en face d'un autel 1 où brillent,
posés dans
luminaires
l'ordre
teintesbien
tranchées.
en
nombre
poignard,
cles,
trois
fond
etc.)
un nombre
prescrit,
des
ce sont ordinairement
prénxe
(sphinx
tête de mort piquée
reposent,
circonstances
cierges
de
de
objets emblématiques
de bronze,
masque,
d'une
fleur,
pantaselon leRituel,
sur
groupés
de couleurs
Au
disparates.
tapis superposés,
de la pièce flamboie
le Pentagramme
Le récipiendaire
des
Divers
donné
rayonnant
l'Étoile
du Microcosme,
de la Sainte Kabbale.
sur l'enchaînement
est questionné
qui l'ont conduit au seuil de l'oc-
A défaut d'un autel, une table y peut suppléer, oblongue
ou carrée, soigneusement disposée comme il suit.
156
ESSAIS
cultisme,
et lui ont fait désirer
l'interroge
vant celui
sur
DE
SCIENCES
l'J?o?MMe
Dieu,
MAUDITES
Puis
l'initiation.
et l'C/M~r~.
on
Sui-
objets qui semble l'intéresà son aptitude
on conclut
ser davantage,
spéciale
ou les
ou la Psychologie,
pour la Métaphysique,
Naturelles
et l'initiateur,
dans ses enSciences
seignements
quence sur
de ces trois
ultérieurs,
des preuves
a soin d'insister
en consé-
tirés de
ou des' arguments
a paru précelle des trois sciences
que le néophyte
férer. Toutefois,
comme la Liberté est dans l'Ordre
un principe
fondamental
et absolu,
celle du proil est donc libre d'opest réputée
inviolable
à toutes ces questions.
poser un refus de répondre
le
On n'a droit d'exiger
de lui qu'une seule chose
serment
de taire la base du symbolisme
et aussi le
fane
nom de son Initiateur,
le seul de tous les assistants
lui est
qu'il soit censé connaître.
L'enseignement
et tous les membres
le
enfin transmis,
présents
consacrent
cas,
Affilié,
en le touchant
Un discours
et l'un
des
ou T~M~'a~My, suivant les
de leur glaive 1.
légèrerement
.7~!g
la séance,
clôt d'habitude
synthétique
S.
I.
reconduit
en silence
le réci-
jusqu'à la porte d'entrée.
le postulant
est connu comme
Lorsque
blement instruit
des vérités sur quoi roule
piendaire
préalale pro-
1 Parmi ces cérémonies, dont
j'ai indiqué les principales,
seulement
sont
de
stricte obligation les autres
quelques-unes
sont facultatives.
SUR
NOTICE
DEUX
les
martiniste,
gramme
être conférés
coup
« Aucune
trois
sur
SECRÈTES
157
grades
peuvent
en une séance
lui
coup,
à titre
est dit
d'initiation
mode
SOCIÉTÉS
somme,
si minime
ce
honorifique.
soit-elle,
ne doit
« être perçue pour l'initiation.
Le profane ne con« naît que son initiateur,
et doit cesser toute rela« tion initiatique
avec lui quand
« teur à son tour. La Conscience
« des
il devient
initia-
est le seul
juge
d'or-
actes
de l'Initié,
et aucun membre
n'a
« dres à recevoir
de qui que ce soit 1.
Chaque
« Initiateur
instruit
une foule
de membres,
qui,
« devenant
initiateurs
« mouvement
« Le
une
défaut
à leur
importance
série
« duellement
« doivent,
donnent
au
réelle.
de
martiniste
l'organisation
avis, de la liberté
« vient, à notre
« à chacun
des membres
« une
tour,
absolue
de l'Ordre.
prolaissée
Il en résulte
de groupes
séparés,
qui sont indivimais qui
très fortement
constitués,
à un moment
être susceptibles
donné,
« de se réunir.
C'est du reste ce qui se fait en ce
« moment.
» (PAPUS,
Sociétés
<yjM~M~M)M.,
page 13.)
Ces lignes, de notre ami complètent
nos indicaseutions et se passent
de commentaires.
Ajoutons
à l'un
lement que les Martinistes
sont redevables
des
grands
adeptes
En tant que Martiniste.
du
moyen
âge,
l'abbé
Jean
1S8
ESSAIS
d'un
DE
SCIENCES
MAUDITES
et qui
stéganographique
à l'heure
voulue
cette
leur permettra
d'accomplir
si désirable,
cette
mobilisation
théosoréunion
Tritheim,
procédé
attendue
de tous.
En tous cas ils trouvephique
ront toujours
dans la Rose-Croix
l'élément
de synthèse et d'unité qui leur a manqué
trop longtemps.
En effet,
des
si l'une
de liberté
principes
l'autre
individuelle,
d'autorité
principes
taire. Le Martinisme
deux
forces
scientifique
blier
de ces associations
sans
frein
est fondée
tout
collective
se réclame
et d'initiative
entière
sur les
et de Hiérarchie
uni-
constituent
et la T~o~-Cro~
dans toute la portée
complémentaires,
du terme;
puissent-ils
ne jamais l'ou-
L'Ordre
de la Rose-Croix
était près de
antique
il y a trois ans, quand deux héritiers
s'éteindre,
directs
de ses augustes
traditions
résolurent
de le
en l'affermissant
rénover,
on reconstitua
le Conseil
cadres
du 2e degré
Un cercle extérieur
la vie
colosse
Il
rajeuni.
nous
est
ea3~M~
ment
d'une
secrète
fut
loisible
constitution
de nouvelles
occulte
ne tardèrent
à flots dans
circule
sur
enfin
des
point
créé,
Douze
les
à se remplir.
et maintenant
l'organisme
de
bases
fournir
jusqu'alors
de la Rose-Croix
~M~ee.
mystique
ici
du
quelques
rigoureuse-
NOTICE
En
SUR
apparence
Société
patente
l'occultisme.
DEUX
SOCIÉTÉS
(et ea?~~),
et ~O~Mt~~Mg,
SECRÈTES
159
la Rose-Croix
_pOMr
est
une
diffusion
de
c'est une Société
secrète
(et intùs),
individuel
et récipour l'exhaussement
la dé fense des membres qui la composent;
En réalité
d'action,
proque
la M~-M~~p~c~~oM de leurs
vives par réverforces
des adeptes
de la magie noire
sibilité;
la ruine
à la théologie
chrée~m
lutte
pour révéler
tienne les magnificences
dont elle est
ésotériques
grosse
à son insu.
En somme, c'est un arbre
dont
leurs éléments nutritifs
~g~~MMgy
tile du
Dont
1er degré (Biologie);
les branches
doivent
les racines
dans
~M)"~r
doi-
lesol
fer-
en fraternité
dans le 2e degré (Théorie)
scientifique
Et fructifier
en eeM~~e~ dans le 3e degré
(Pra-
tique).
.D~MM
des Douze
p~p~~re
(3° c~/re)
e~M_preM~Mr degré, le Conseil
cAoM~ les M~gm&rg~ du se-
cond
degré.
Les m~~6/'g~
~cAga;
ceux
du
2" ~~r~
du 3~)~ or~aM~~M~
fortiori,
le cas
des co~/er~~ce~
160
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
des membres
l'enseignement
les études.
ils doivent
diriger
pour
dont
p~mc~ps~ est d'exécuter
seil des Douze.
du
1er degré,
Mais leur rôle
les instructions
du Con-
ainsi à chedu
Les adeptes
degré se trouvent
de l'Occùlte,
val sur le mur qui sépare le Patent
et la Société ouverte
l'Externe
de l'Interne,
c~M/la Société
~a~Mg~g
membres
du 2" degré
des ~ceM~c aux
Douze;
Les
ser
~cr~~
Réunis, ils
des conclusions
instructions
Les
doivent
se retirer
de tenir
crétion,
ne peuvent
c~'cc~o~.
ont le droit
mais
membres
obéissance.
du
2e degré
Néanmoins
en démissionnant:
en gens
sur tout
d'honneur
ce qu'ils
individuellement.
ni délibérer,
quelles qu'elles
des Douze.
reçues
d'adres-
soient,
niprendre
au sttjet
des
jurent
le secret
ils sont libres
et
de
à charge
simplement
leur serment
de disont pu
et de nos délibérations,
mystères
même qui a motivé leur retraite.
connaître
y compris
de nos
l'ordre
~M~a~
des JecMMM~
~rg~~gM~
les wg~&yg~ du
?K,~e des ~o~,
degré en ea?eson
Un ~6M~des Z)OM~6, 0~)(M6~
CM~M~
~CMr.
Les
Dot~e
VETO
r
SOCIETES
DEUX
SUR
NOTICE
r
v
SECRETES
161
SM~~ à .faire repousser
MM~rO;
à l'ordre ~M~'OMy~)Mr~
sans discussion,
formel,
et passer,
simple.
(et
Cependant
est
ce
fragment
de ceux-là seuls
connu
les membre
deuxième
paraphe
tous
degré
in fraternitate
d'un
Concordat
ceux
en
parmi
les
connus
un mot, dont le
est suivi de
~<.
R.
de six memcompose
inconnus
le rôle
et de six membres
des Douze
de ces derniers
consisterait
si jamais
sous-main,
à le dissoudre.
La T~g-C'roMcr~o~
millier
secret
jusqu'ici
qui l'ont signé
je veux dire
des Douze, et les chefs du
du Conseil
l'hiéroglyphe
Le Conseil
bres
restera
etc.
Douze).
Tel
ceci
se
à réédifier
une cause
compte
l'Ordre
venait
quelconque
déjà
en
d'un
plus
d'adhérents.
11
APPENDICE
v
DISCOURS
POUR
UNE
RÉCEPTION
TENUE
u as
INITIATIQUE
été
DU
MARTINISTE
3~
DEGRÉ
succesivement
grades
hiérarchiques
nous te saluons
S
auras
dras
transcrit
Initiateur
revêtu
des
trois
de notre
Ordre;
1.
tu
1, et quand
tu deviencahiers,
et médité
nos
à ton tour.
A tes mains
fidèles
sera
mission
la charge
t'inimportante
mais aussi
de former
un
l'honneur,
combera,
dont tu seras, devant ta conscience
et degroupe
le Père intellectuel
et à
vant l'Humanité
Divine,
commise
une
l'occasion
le Tuteur
Il ne s'agit
dogmatiques.
moral.
ici de t'imposer
Que tu te croies
point
des convictions
ou
matérialiste,
que tu fasses profession
spiritualiste,
ou idéaliste;
< S.. I.
= Supérieur Inconnu.
DISCOURS
de
Christianisme
proclames
ou
libre-penseur
absolu,
scepticisme
et nous ne froisserons
de Bouddhisme
que tu te
ou que tu affectes même le
peu
nous
soudre
cœur,
après tout
en molestant
que tu ne
ta conscience
dois
ré-
et dans
solennel
de tes passions
apaisées.
d'un amour véritable
qu'embrasé
Pourvu
tes frères
importe
pas ton
ton esprit
sur des problèmes
soudre que face à face avec
le silence
163
INITIATIQUE
humains,
les liens
tu ne cherches
de
solidarité
Hominal
Synthèse,
au Règne
tu es d'une
universelle
1,
étroitement
car
religion
c'est
elle
pour
à dis-
jamais
qui te rattachent
considéré
dans sa
et vraiment
suprême
et
qui se manifeste
il est vrai,
mais essentiels'impose
(multiforme
lement
à elle-même),
sous les voiles de
identique
tous les cultes exotériques
d'Occident
comme d'Orient.
donne à ce sentiment
le nom que
Psychologue,
Fratu voudras
Amour,
Solidarité,
Altruisme,
ternité,
Charité;
Économiste
ou
Philosophe,
lisme, si tu veux.
Collectivisme,
Les mots ne sont rien 1
Honore-le,
Mystique,
divine ou d'Esprit
Saint.
Mais
1 C'est
qui que tu sois,
le vrai sens
du mot
sous
n'oublie
catholique.
Socia-
appelle-le
Communisme.
les
noms
jamais
de
Mère
que
dans
164
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
les religions
réellement
vraies et profondes,
c'est-à-dire
fondées sur l'Ésotérisme,
la mise en
œuvre de ce sentiment
est l'enseignement
premier,
de cet Ésotérisme
même.
essentiel,
capital,
toutes
sincère
Poursuite
et
désintéressée
du
Vrai,
frater-
ce que ton Esprit se doit à lui-même
mansuétude
à l'égard
des autres
nelle
hommes,
c'est là ce que ton Cœur doit au prochain.
voilà
Ces deux
devoirs
tend pas t'en prescrire
pératif du moins.
Aucun
dogme
notre
exceptés,
d'autres,
philosophique
à ta foi.
imposé davantage
dont nous avons résumé
sous
Ordre
ne préun mode im-
ou
n'est
religieux
Quant à la doctrine
espour toi les principes
nous te prions
seulement
de la médisentiels,
ter à loisir et sans parti pris. C'est par la persua-
sion
seule
conquérir
Nous
que la Vérité
à sa cause
avons
ouvert
traditionnelle
à tes yeux
les
veut
sceaux
te
du
mais c'est à toi d'apprendre
à épeler d'aLivre;
bord la Lettre,
des myspuis à ~e~e~-er
l'Esprit
tères que ce livre renferme.
Nous
t'avons
commencé
le rôle
de
tes Initia-
DISCOURS
teurs
doit se borner
165
INITIATIQUE
là. Si tu parviens
de toi-même
tu mériteras
le titre
Arcanes,
à l'intelligence
des
mais sache
d'Adepte;
bien
en vain que
te voudraient
ceci
c'est
les plus savants
de la terre
mages
révéler
les suprêmes
formules
de la science
et du
la Vérité Occulte
se
ne saurait
pouvoir
magique
transmettre
en un discours
la créer
Tu
et la développer
es Initiatus
celui
la voie;
efforce-toi
de
qui a conquis la Science
chacun
doit ~o~Mer,
en soi..
ont mis sur
que d'autres
celui
devenir
Adeptus
en un mot
par lui-même
le fils de ses csM~rg~.
à
NotreOrdre,
je te l'ai dit, borne ses prétentions
de féconder
les bons terrains,
en semant
l'espoir
partout
I.
S.
la
bonne
graine
mais
sont précis,
Soit que ce programme
les
enseignements
élémentaires.
secondaire
suffise
des
à ton
soit que ta destinée te pousse un jour au
ambition,
où rayonne,
seuil du temple mystérieux
depuis des
Occile lumineux
siècles,
dépôt de l'Ésotérisme
écoute les dernières
de tes Frères
dental,
paroles
inconnus
puissent-elles
germer dans ton esprit et
fructifier
dans ton âme.
Je
te proteste
que
tu peux
y trouver
le crite-
166
ESSAIS
DE
SCIENCES
WMm m/<M~&~
voûte de la synthèse
ailleurs.
Mais
l'Occultisme
et que la clef de
est bien là, non pas
ésotérique
à quoi sert d'insister,
si tu peux
et si tu veux
comprendre
à quoi bon insister
traire,
Tu
MAUDITES
croire?
Dans
le cas
con-
encore?
ce qui me reste à
ou pour
une
allégorie
mystique
sans portée,
ou même
pour une
es bien libre
dire
de prendre
une
pour
littéraire
fable
audacieuse
M~pO~M~e.
Tu es
risse
libre;
la graine,
En principe,
mais
je vais
ou
Germe
ÉCOUTE.
pou-.
semer!
à la racine
de l'Être,
est l'Absolu;
L'Absolu
nomment
Dieuque les religions
ne se peut concevoir,
et qui prétend
le définir déna<My<?sa Mo~'6~, en lui assignant
« Un
des bornes
»
Dieu
est un Dieu
(~
Mais de cet insondable
Absolu
éternel-
émane
lement
la Dyade
formée de deux
~Mc~ro~Mg,
indissolublement
unis
V~î~principes
l'pr~
et l'Ame-vivante
universelle
$.
c<x~Mr
de leur
Le mystère
Arcane
du Verbe.
Or, le Verbe,
dans sa synthèse
Eliphas
Lévi.
c'est
union
l'J~o~~g
divine,
avant
constitue
le
Grand
collecti f considéré
sa désintégration.
DISCOURS
C'est
l'Adam
Céleste
avant
que cet
de
en passant
avant
sa chute
ne se soit
Universel
Être
167
INITIATIQUE
modalisé,
de l'Absolu
au Relati f; de la
l' Unité auNombre;
de 1' 7~/MMà 1'
Collectivité
à l'Individualisme
au
pace et de l'Éternité
Sur la Chute d'Adam,
de
Temps.
voici
traditionnel
l'enseignement
Incités par un mobile intérieur
taire
ici la nature
appelle
essentielle,
t~ru NAHASH, et que
quelques
notions
dont nous
devons
mobile
nous
que
définirons,
Moïse
situ
de l'existence
individuelle,
veux, la ~o~y égoïste
consnombre
de Verbes
Tin grand
fragmentaires,
en mode
éveillées
ciences ~O~M~'g~~
vaguement
d'émanation
dans
le
de ce Verbe
parèrent
Ils se détachèrent
sein du Verbe
Absolu,
contenait.
qui les
infimes
se sé-
sous-multiples
de l'Unité-mère
qui les avait engendrés.
Simples
ils dardèrent
à l'infini
rayons de ce soleil occulte,
dans les ténèbres
leur naissante
individualité,
qu'ils
souhaitaient
rieur,
Mais
d'une
indépendante
en un mot, autonome.
comme
le rayon
de
tout
lumineux
principe
n'existe
anté-
que
existence
l'a produit,
de principe
s'obscurèrent
relative,
par rapport, au foyer qui
ces Verbes également
dénués
relatifs,
autodivin
et
de lumière
propre,
à mesure qu'il s'éloignaient
du Verbe
absolu.
Ils tombèrent
dans
la matière,
mensonge
de la
168
ESSAIS
DE
substance
en délire
SCIENCES
MAUDITES
dans la matière.
d~o&ec~
ce que l'Esprit
est à 1'
qui est au Non-Être
ils descendirent
l'existence
élémentaire
jusqu'à
l'aM~o~é~
jusqu'au
végétal,
jusqu'au mila matière,
Ainsi naquit
qui fut aussitôt
jusqu'à
M~'a~/
de l'Esprit,
élaborée
vie ascendante,
cristallisation,
ser, de prier,
qui remonte
concret
prit
une
de la pierre,
apte
à la
susceptible
jusqu'à l'homme,
depend'assentir
et de se dél'intelligible
son semblable
~OMer pour
Cette répercussion
sublimant
et l'MM~~
sensible
dé
les formes
progressives
tâcher de sortir
de la Vie, pour
Science
contemporaine
l'Esprit
captif,
de la Matière
et
de sa prison
la constate
et l'étudie
la
sous
le nom d'j~o~MM.
c'est
l'universelle
de
L'Évolution,
.Rec~Mp~'o~
En évoluant,
remonte.
f~pr~.
l'Esprit
Mais avant de remonter,
était descendu
l'Esprit
c'est
ce que nous appelons
Comment
le sous-muliple
à un point donné de sa chute
permis
de rebrousser
chemin?
l'Involution.
verbal
? Quelle
s'est-il
arrêté
Force
Comment
lui a
la cons-
1 Ils descendirent jusqu'aux potentialités de ces choses, sur
le plan astral, bien entendu, qui est le plan normal de l'Involution, tandis que le plan physique est le 'plan normal de
l'Évolution.
En vertu de ce mouvement ascendant et répercussif qui a
nom I'Eco<M<:OK, les êtres apparaissent tour à tour et progressivement, sur la scène du monde matériel, en partant des
plus élémentaires.
DISCOURS
cience
obscurée
enfin réveillée
de sa (~M,~e
collective
en lui sous la forme
de la SocM~~?
parfaite
Nous
s'est-elle
encore
bien im-
Autant
de profonds
pas même aborder
si la
l'intelligence,
mystères,
que nous ne pouvons
ici, et dont tu sauras
acquérir
Providence
est avec toi.
Je m'arrête.
169
INITIATIQUE
t'avons
conduit
assez
avant
sur la voie; te voilà muni d'une
boussole
occulte
sinon de ne jamais t'égarer,
du
qui te permettra,
moins de retrouver
le droit chemin.
toujours
Ces
données
quelques
« grande
o~mre
le soin d'en déduire
blème
sont
précises,
1 de l'humaine
destinée
le reste,
et de donner
sur
la
à toi
au !pro-
sa solution.
Mais
une troisième
mon Frère,
comprendsbien,
et dernière
fois je t'en adjure,
bien que
comprends
l'Altruisme
est la seule voie qui conduise
au but
des
unique et final,
je veux dire'la réintégration
dans
l'Unité
Divine
la seule
sous-multiples
doctrine
le moyen,
qui en fournisse
qui est le déchirement
des entraves
matérielles,
pour l'ascenles hiérarchies
vers
sion, à travers
supérieures,
l'astre
central
N'oublie
dela
jamais
Saint-Martin.
et de la paix.
régénération
Adam
est un
que l'Universel
170
ESSAIS
DE
MAUDITES
SCIENCES
Tout
un Étre vivant, dont nous sommes
homogène,
et les cellules constitutives.
les atomes
organiques
Nous
vivons
tous
les uns
dans
les autres,
les uns
individuellement
et bussions-nous
par les autres;
sauvés
le langage
(pour
parler
chrétien),
ne cesserions
de souffrir
et de lutter
qu'une
tous nos frères
sauvés
comme
nous
fois
nous
conclut
L'Égoïsme
intelligent
conclu la Science
traditionnelle
donc
comme
l'universelle
a
fra-
c'est une réalité de fait.
un leurre;
autrui
soi;
pour
travaillepour
se blesse ou se tue;
qui tue ou blesse son prochain
s'insulte
soi-même.
qui l'outrage,
ne t'effarouchentpas
Que ces termes mystiques
ternité
n'est
pas
QM~ travaille
nous
sommes
les mathématiciens
de la méthaphysique.
Souviens-toi,
fils de la Terre,
de l'ontologie,
les
que ta grande
am-
algébristes
bition
doit
tu n'aurais
dans
être
dereconquérirl'.B'c~.s'oe~M'~d'où
et de rentrer
jamais dû descendre,
l'Ineffable
RIEN, et dans
C/m'~e,
le sein
HORS
LAQUELLE
TU
N'ES
tu trouveras,
et de tourments,
cette ~<Ma?
après tant de travaux
concéleste, ce sommeil conscient
que les Hindous
naissent
sous le nom de NIRVANA
la béatitude
suprême
de l'Omniscience,
de
DE
enfin
en
laquelle
Dieu.
S. DE G. rx.
S.I.
APPENDICE
VI
LE
ROYAUME
DE
DIEU
~S~ousreproduisons,
une
pour finir,
il y a trois ans dans La
publiée
1
notice
Jeune
France.
n'avait
encore publie
En 1887, Albert Jhouney
L'Étoile
de poèmes
volume
qu'un
mystiques
Sainte
1884, in-4°.)
Jouaust,
(Paris,
Il a donné
in-8°)
les Lys
Noirs (Carré
depuis
et le Livre
du jugement
(L'Étoile,
in-8").
Un
roman
Mage,
est anonncépour
sociologique
du
paraître
même
1888,
1889,
auteur,
le
prochainement.
Par Alber Jhouney, 1 vol. in-8, Paris, 1887.
Carré, éditeur.
Georges
172 °~
DE
ESSAIS
LE
SCIENCES
MAUDITES
ROYAUME
DE
DIEU
un
ont fait en Europe
théosophiques
tel chemin
et particudepuis un quart de siècle,
lièrement
en France
ces années
dernières,
qu'une
Les idées
récente
infiltration
cahulaire
disaient
verbale
coutumier
nos pères),
des
ou,
encore
que préoccupent
la Pensée.
Nombre
est à noter
dans
le vo-
honnêtes
gens (comme
si l'on veut, des hommes
de l'Art et de
les choses
à tort, sans
de mots, tombés
ou le ridicule,
ont recondoute, dans la désuétude
et, qui plus
quis droit de cité dans notre langage,
dans les cerest, repris une signification
précise
veaux
les
Kabbale
~n'g?
plus
est-il
Pour
rebelles
à l'érudition.
Pour
qui
de sorcel-
aujourd'hui
synonyme
Il n'est pas jusqu'au
personne.
terme
si décrié
de .M~'g,
en
produire
qui ne se puisse
sans évoquer,
public,
pour les esprits
passionnés
le spectre
de Robert
Houlointaines,
d'analogies
aux prestigieux
din, l'homme
Mais il y a mieux.
Nul
plus qu'un
transcendant
prévenus,
sens
se
sous
gobelets.
à cette heure
profondément
aux
dérobe
philosophique
yeux routiniers
les voiles
allégoriques
voire se hasardent
d'aucuns
Écritures;
que le Christ
prit soin
venir
car il faudrait
lui-même
torturer
n'ignore
de
les
des
et
ou
saintes
à rappeler
nous en prétextes
sacrés
LE
avec
faire
si
une
ROYAUME
intention
DIEU
vraiment
un autre
jaillir
connue
DE
sens
« La
173
frauduleuse,
pour
de la parole
Lettre
~<e;
évangélique
seul ~<
l'Esprit
»
homme
Qu'un
sérieux
et réfléchi,
qu'un homme
conteste
de bonne foi l'ésoté-
et de science
d'esprit
risme des livres saints,
c'est
ce qu'on
dort
ne me fera
L'Enfant-Vérité
croire.
là, comme
jamais
de langes plus ou moins
Jésus à Bethléem,
ligotté
le comprend,
chacun
d'intelliet, à défaut
épais
la sagacité
de le sentir?
gence, qui n'aurait
Au même
titre
que
les savantes
au même
anciennes,
mythologies
livres sacerdotaux
des sanctuaires
l'Ancien
et le Nouveau
numents
fermés
et cette
clef,
Le Zohar
quand
d'offrir
du vieux
Testament
il faut
sont
monde,
des mo-
une
clef pour les ouvrir
le Zohar
la donne à ses adeptes.
Un mot qui dit bien peu de chose,
pas tout
trésors
à tout
il ne dit
ses
des
allégories
titre que tous les
cet Évangile
il se dérobe
rissime~,
moire,
c'est
n'a garde
qu'il
ce vénéré
venant,
gride la sainte Kabbale
raaux investigations
du biblio-
Le Zohar n'a point été traduit intégralement. On en
connaît plusieurs éditions syro-chaldaïques;
les deux meilleures sont celles de Mantoue et de Crémone, publiées toutes
deux la même année (1539).
M. le baron Vitta, de Lyon, a
dernièrement acheté, pour la somme de 25,000 francs, une
traduction manuscrite, en latin.
Serait-ce la fameuse version
du
moine
Guillaume
en vain jusqu'à ce jour?
Postel,
version
Knorr
qu'on
a
de Rosenroth
recherchée
a traduit
174
DE
ESSAIS
SCIENCES
MAUDITES
obscur
et hiératique,
phile
au lecteur profane.
On
sait
il reste
le fameux
que
Lulle, moine espagnol,
mais en termes
voilés,
alchimiste
livra
les
dans
une
dire,
clef
clef,
Testament,
du magistère
puis il se réso-
arcanes
de cette
Raymond
son
de ce Testament,
il fit une Cle f
lut enfin à formuler
son Codicille,
ainsi
impénétrable
qui est, pour
et le plus intelli-
gible de ses écrits hermétiques
T~M~a? molis erat.
Ah
zut
diront
les
sceptiques.
ou non, c'est
Pardon,
assurément
grave lecteur;
sceptique
le mot qui voltige à cette heure sur tes lèvres hautaines
excuse
donc ce que peut avoir
ma franchise de blessant pour ta gravité pudibonde,
d'aussi
bon
cœur
à la légèreté
de
et prématuré.
superficiel
que je pardonne
son jugement
Mais à quoi bon tant
esprit,
la Kabbale
de mystères,
révélations
a d'importantes
sommairement,
mettre,
qu'elle s'exécute
sans figure
cure parabole,
mystique.
ton
enfin ? Si
à me prosans obsNul,
au
ne forme le noir dessein
de piller sa
demeurant,
les merveilles
caisse ou de saccager
que son coffreà secret.
fort recèle sous triple serrure
Qu'elle se
nous
rassure,
n'userons
dans sa Kabbala
1684,
Zohar
3 vol.
in-4,
le Siphra
pas de violence
Denudata
très
rares),
(Sulzbaci, 1677
les
de Zeiniûtha,
trois
l'Idra
traités
à son
en-
Francofurti,
fondamentaux
du
Raba et l'Idra Suta.
LE
droit.
mes
ROYAUME
Mais veut-elle,
yeux son trésor,
DE
DIEU
17S
en fin de compte, ouvrir sous
tadont on mène si grand
ainsi qu'on le laisse entendre,
page ? Dépositaire,
du flambeau
traditionnel
elle rayonner
C'est au grand
de l'Absolu,
que ne faitsur le monde cette lumière
si belle?
doctrine
jour de la science
qu'une
sublime
tout son prix; c'est au concours,
acquiert
à l'exposition
des idées qu'elle se juge
comparative
et se classe
équitablement
au seul
de la
criterium
raison.
Qu'en
sais-tu,
j'ai fait parler.
mais tu le traduis
commun,
homme.
pour
Passer
de la commune
là ta coutume
Prudhomme
? Car
c'est
toi
que
mot!
dis-tu?
Le beau
Raison,
aussi par sens commun,
et le sens
le sens
de M. Prudtoi, c'est
sur les génies
le niveau
égalitaire
c'est
médiocrité,
que tu incarnes
et tu nommes
cela: justice.
avouée,
Un
est absurde,
système
ne peut le contenir
cerveau
selon
car
ton
toi, quand
tu le crois infail-
et compréhensif
à l'infini,
ton pauvre
encémal façonné
au moule des catégophale à tiroirs,
ries d'Aristote
donc qu'il est des
Ignores-tu
idées de synthèse,
dont le vol d'aigle s'essore
d'un
lible
élan
les
à travers
toutes
les sphères
dans quelqu'un
et tu voudrais
en cage
des compartiments qui subdivisent
ta cervelle
?
Ces idées-là,
tu n'en
jamais
jamais tu n'en saisiras,
soupçonneras la portée.
Grâces
à Dieu, d'ailleurs,
et tu
mettre
176
ESSAIS
DE
en remercier
peux
celle
dans
ainsi
qu'à
une
SCIENCES
le Ciel
fougasse
prit
As-tu
du coup, les cases de ta
de ton esque l'étincelle
Et ton misérable
préhension.
sauterait
comme un marron
cuit.
parlé
l'étin-
C'est
panclastite
?
de ces verbes
farouches
se
osseuse,
pour peu
vînt à jaillir
dans un effort
J'ai
vu jaillir
de
l'explosion
fracassées
disjoindraient,
boîte
MAUDITES
à Prudhomme,
encore le rictus
qu'enlaidit
prit fort imbécile
de comsuprême
crâne scholastique
au gorille
philosophe
niais de l'athée,
à l'es-
au
spirituel,
qui nie le monde
stercoraire
qui nie la rose, à la taupe qui nie le
soleil. Me suis-je laissé emporter
à de vaines pa-
roles ? Il se peut.
A présent,
je m'adresse
au lecteur
in-
sérieux,
et
consciencieux,
toujours
telligent,
circonspect,
lent à prendre
un parti
soit qu'il conclue
à la néou qu'il s'abandonne
volontairegation
motivée,
ment
rénéchi.
à l'enthousiasme
Je dis à celui-là
Prenez
en langage
condenser
garde
phonéles arcanes
tique toute la vérité, préciser
suprêmes
en style abstrait,
cela ne serait point
seulement
c'est impossible.
Il
inutile,
dangereux,
sacrilège:
est des vérités
d'un ordre sublime,
synthétique,
articulé
est inhabile
à rendre
divin, que le Verbe
la seule musique
les
plénitude
intégrale
fait assentir
à l'âme;
la seule extase lui en donne
dans leur
la vision
absolue;
seul,
enfin,
le symbolisme
éso-
LE
DE
ROYAUME
DIEU
177
dans un mode concret,
térique les révèle à l'esprit
et sensible,
non plus intuitif
dès lors intelligible
seulement
et impressif.
un
Demandez
à un moine
exemple
de vous
demandez
bouddhiste,
àun brahmepundit
Soit qu'il élude la question,
soit
définir Nirvand.
Prenons
sa formule
sera nécessairement
y satisfasse,
et tronquée.
Et pourtant
Nirvanâ
incomplète
à la Séité uniun état très réel de retour
exprime
.qu'il
et sa définition
verselle,
peut-être
celle-ci
l'Espace,
et finale,
c'est
principe
divine.
la moins
« Hors
l'état
de stabilité
absolue,
et
de
radicale
où sont
les sous-multiples
du
réintégrés
dans
la synthèse
de l'unité
hominal,
» Est-il besoin
de dire que cette formule
ne livre
approximative
aucunement
la suprême
sien vain que le
de l'arcane,
car c'est
la demanderait
à tout
métaphysicien
ou à l'hiéroglyphique.
qu'au symbolique
gnification
prenne'au
serait
imparfaite
du Temps
caractère
tique, impuissant
absolues.
autre
verbe
s'en
Qu'on
relatif
de tout langage
phonéà traduire
les idées
par essence
court
à cette digression
et contentons
Coupons
nous
d'affirmer
ici que les voiles initiatiques
ont
leur triple raison
à trois
d'être
que l'Ésotérisme
degrés
peut
son
prendre
trois sphères
seul
à chaque
de
concept
dans les
développement
analogique
intellectuelle
et divine,
naturelle,
permettre
12
178
ESSAIS
auxquelles
l'Énonciatif,
Ne nous
les trois formes
effarouchons
de Lulle
est nécessaire
enfin
Clef indispensable
de son Testament.
à voir dans le Zohar
le
davantage
de l'Ésotérisme
et
pronaos
biblique',
la vraie clef qui nous ouvrira
ce por
tique, par où l'on
Kabbale.
où trouver
descend
cette
aux
de la
profondeurs
clef secrète?
un livre
qui vient de paraître.
L'on n'y cherchera
point une paraphase
mais
cative des textes syro-chaldaïques,
Dans
que
à la
pas
mystérieux
à chercher
Mais
du Verbe
et l'Hiéroglyphique.
plus à cette pensée,
de sa Clef, et cette
avoir
l'intelligence
pour
N'hésitons
MAUDITES
SCIENCES
correspondent
le Figuratif
du Coe~c~
l'étude
lecture
DE
métaphysique,
les mystères
un pont
de plain-pied
dans
par où pénétrer
du Zohar.
de Dieu tient
Le Royaume
toute la substance
cent pages,
de la Kabbale.
matique
d'alchimie
merveilleuse
expli-
enclose,
en moins
de
et dogthéologique
C'est
par une opération
a
que M. ALBER JnouNEY
la forme et le fond
tout en élucidant
su condenser,
ce que Rabelais
eût appelé « la substantimême,
» du Zohar.
ficque mouëlle
Voir aussi la Langue
d'Olivët
(Paris,
i8i6,
2 vol.
hébraïque
in-4).
restituée,
Ce vaste
ouvrage
par Fabre
peut
être
d'un secours unique pour l'intelligence hiéroglyphique des
mots hébreux. D'Olivet était un adepte et un savant linguiste;
la portée de son livre est colossale.
LE
ROYAUME
DE
DIEU
179
Et n'allez
maire,
tesque
un résumé,
un sompas vous figurer
ni vous attendre
à quelque
Épitome
pédand'une aussi massive
Rien n'est
compilation.
où tempersonnel
que le livre de M. Jhouney,
et hiératique
de l'adepte,
pérant le verbe abrupt
les délicatesses
de l'art le plus subtil
et le plus
plus
un accent
raffiné
apportent
savoureux.
Conçu
système
de modernité
sur le patron métaphysique
de l'Émanation,
contre lequel s'appuie
et exécuté
de la Kabbalah,
l'échafaudage
se divise en dix chapitres.
à l'une
Chacun
correspond
Ceux
rénétée
superposés,
successivement
sphères
le monde
le monde
dix Séphiroths.
notion de la théologie
des
ter-
de la Trinité
divine,
images
dans
chacune
des trois
religieux,
a donc
le monde
intelligible,
son
en
partagé
de trois
grandes
parties,
ces divisions
générales
.SmMMTM~.
neuf
chapitres
Dieu.
Un
chapitres.
forme
correspondant
épilogue
celle de Malkouth
ou du
dit
l'on
naturel.
M. Jhouney
Total
du
tout
de Dieu
leRoyaume
qui ont reçu quelque
des Hébreux
n'ignorent
point
que
les neuf premières
en trois
Séphirots
occulte
groupe
naires
vraiment
il résume
les
inductions
livre
l'une,
trois
et intitulé
Vdr~e.
dixième
à l'ultime
monde
chapitre
Séphire,
proprement
de l'auteur
sur
180
ESSAIS
l'avenir
DE
SCIENCES
MAUDITES
de l'univers
et porte ce titre
.PropA~'e-y.
Ce dernier
est le seul aux conclusions
chapitre
de souscrire,
duquel nous ferions quelque difficulté
du moins sans réticences
l'auteur
a exposé là des
idées
et dont la critique
qui lui sont personnelles,
entraînerait
fort loin, dans des voies d'ailleurs
nous
arides
autant
Qu'il nous suffise de
qu'épineuses.
nos réserves,
touchantcertaines
inductions
marquer
de l'épilogue
rendre
pour
pensée
nous
justice
se déploie
n'en
serons
que
à l'aise
plus
à l'ouvrage
où la
lui-même,
sans défaillance,
dans un verbe
simple
et magnifique.
manifeste
des qualités
de conLà, M. Jhouney
et d'exécution
de tout éloge
au-dessus
ception
le lecteur
si bien qu'en face de ce savant lyrisme,
s'arrête,
davantage
charmé,
le coup
ne sachant
d'aile
s'il
du poète
Soit dit
sied
d'admirer
ou la haute
en-
du penseur.
sans préjudice
vergure
de l'initié.
pour la science,
toujours
parfaite,
Voilà une œuvre profonde et charmante,
envolée
et robuste,
nourrie
de grandes
et fleurie
pensées
de pure poésie
et je le répète, c'est là le livre qu'il
faut lire pour s'initier
aux arcanes
du Zohar.
Je conseillerais
de plus à ceux qui n'ont
idée de la Kabbale,
d'avoir
entre les mains
lent ouvrage
de M. Franck,
de l'Institut
Kabbale,
i
vol.
in-8,
par
ou la Philosophie
Adolphe
Franck.
Paris,
religieuse
Hachette,
aucune
l'excelC'est
des Hébreux.
i843.
LE
DE
ROYAUME
un guide précis,
systématique
tiant aux mots et aux choses
sera
une excellente
DIEU
181
et sûr, qui, les inide la Kabbale,
leur
au livre
introduction
infiniment
il ne
de M. Jhouney
plus dense et plus profond
travail consciencieux
d'un
faut voirdansl'unquele
l'autre
est l'œuvre
d'un adepte.
érudit
critique
Écrit
surtout
diants
en
commentaire
gnement
des anciens
mettre
leur
la limpidité
Des
cercles
leurexprimât
Trinité.
§.
comprendre
nôtre
nous sauront
et métaphysiciens
sous leurs yeux cette
sous
à
hiératique,
de l'Orient.
fera mieux
la mesure
§.
hauts
et
sacrés
donnera
trines,
les étu-
volontiers
tout
néglige
pour se borner à un ensei-
explicatif,
sobre
rigide,
livres
ou du moins
il
occultisme,
Une citation
Lettrés
les initiés
pour
l'instar
pensée.
gré de
étonnante,
qui
de la profondeur
des docpage
cristalline
du style
dans un des plus
âmes, qui priaient
du paradis,
désirèrent
qu'une vision
du mystère
de laSaintel'intelligence
Elles
virent
alors,
dans
un ciel
noir
sans
et plus élevé que tous les cieux étoiles, le
astres,
sommet d'une montagne
dont la base plongeait
auet dont les flancs montaient
dessous
des enfers
à
travers
tous
§.
mait
De cette
les cercles
un fleuve,
cime
de l'éther
tombait
et le fleuve
immense.
une
baignait
source
qui foril
l'univers
182
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
sur tous les étages de la nuit, se
serpentait
précipitait en écumant
de l'un
à l'autre,
et portait
des
étoiles dans ses eaux.
Une splendeur
à la fois du fleuve
émanait
§.
et de la montagne
et les pénétrait
tous deux.
Alors un archange
dit à ceux qui voulaient
§.
le mystère
comprendre
§.
mondes
La montagne
ne peut
couler
comme le fleuve,
et le fleuve
meurer
immobile
au centre
des
à travers
les
ne peut demondes
comme la
montagne.
la splendeur
qui les unit, la montagne
la douceur
et la charité
du
magnifique
Sans
§.
ignorerait
fleuve
le
mondes,
la solitude
§.
comme
comme
fleuve
unir
S'il
entre
n'était
eux le Verbe
tout
entier
il ne jouirait
puissances,
autres.
S'il ne demeurait
§.
trois dieux finis, incapable
des deux autres.
§.
TRIPLE
Dieu,
en
nourrissant
les
de la montagne.
à l'Être
ne doit-il
Songez
parfait
pas,
la montagne,
rester
immuable
et solitaire;
le fleuve, vivifier
la création
comme la
splendeur,
§.
oublierait,
et la pureté
Dieu
est
pas
et l'Absolu
?
l'une de ces
qu'en
de la plénitude
des
pas un,
chacun
il
deviendrait
de la
volonté
UN parce
qu'il est infini. Il est
de
parce qu'il est illimité.–
(Le Royaume
I, sect. m, §. 12 à 22.)
p. 13-14, chap.
LE
On le voit,
ROYAUME
c'est
DE
183
DIEU
un monument
de.SaM<~<?cAr<?-
le jeune et saque nous donne aujourd'hui
vant adepte. Comme les œuvre splendides
d'Éliphas
tienne
Lévi,
comme
Khunrath,
Guillaume
le Royaume
de Dieu d'Alber
au grand courant
de l'Ésotë-
Postel,
se rattache
Jhouney
risme Judéo-Chrétien.
LeZohar
l'âme
de cette
d'Henri
Sapientix
de
absconditorum
l'Amphitheatrum
la Clavis
comme
a épousé
et des œuvres
l'esprit a fécondé
ont été les fruits
l'Évangile;
immortelles
à
La Kabbale,
devenue
catholique
l'école de saint Jean, le maître des maîtres,
incarne
admirable
et
dans une forme
métaphysique
union.
nullement
cerveaux
chagrins
et d'amour,
de justice
lettre morte
C'est
courants
de toute
que
l'pr~
l'ont jugé quelques
absolu de science
à
Esprit
qui, soufflant
sous le dôme de tous les sanctuaires
agite
la
qui ~M~g intérieurement
les orthodoxies.
ce même
à s'écrouler,
derrière
ainsi
bâtarde,
et soulève
grands
prêts
les voiles
survit,
lesquels
respire
la Vérité une et invariable,
dépôt
tionnel
de l'éternel
Ésotérisme.
disparates
et palpite
encore
vivant
et tradi-
antique est le centre fécond d'où rayonna
les
le monde entier la lumière
scientifique
L'Inde
sur
comme
relevaient,
prêtres
Trismégistes
d'Égypte
de la
du souverain
et comme enseignants,
pontife
emet c'est dans la science égyptienne,
Paradésa;
184
DE
ESSAIS
de Mitzraïm
portée
Benê-Israël,
diti.on sacrée
qu'il
SCIENCES
MAUDITES
par Moïse, lors de l'exode
de cette
faut voir la source
chez
qui se transmit
les Juifs
des
tra-
de gé-
en générations,
par voie orale, jusqu'aux
écrilesquels
dis ciples de Siméon-ben-Jochaï,
de ce maître,
vers le deuxième
virent sous ladictée
n rations
siècle
de
l'ère
ZM~ere(Zohar).
Salut donc
culte,
donné
à cette
à la vieille
Inde
de si grands
semble loin d'avoir
Mahatmas
le grand
chrétienne,
mère
Livre
de la science
oc-
avoir
après
qui,
au monde entier,
enseignements
dit son dernier mot 1 Salut à ces
vénérable,
du Thibet, qui conservent
encore, dit-on,
au sommet
sacré de l'ésotérisme
hindou,
le dépôt
de ces mêmes
mille
Je
où siégeait,
montagnes
Pontife du culte
le souverain
il y a huit
universel.
ans,
humble
Qu'il soit permis à un enfant de l'Occident,
d'adreshéritier
des traditions
judéo-chrétiennes,
un fraternel
et
ser, du fond de la Varaha
celtique,
Il ne
aux adeptes de l'Himalaya.
et ses
ses félicitations
manquera
pas d'y joindre
vœux à l'adresse
de cette vaillante Société de Théo-
lointain
hommage
~op/M'e, qui répand sur les deux
bre de ses rameaux
croissants,
et de paix.
de justice
vérité,
Sans doute
n'a
mondes, avec l'omdes doctrines
de
et le kabbaliste
garde de s'en défendre
lui tient
de l'Ésotérisme
chrétien
qui trace
la forme
ces lignes
judaïque
à cœur,
comme
LE
à tous
les
hindous
adeptes
des
langue
écrivait
des
son
DIEU
185
cercle.
frères
correligionnaires
ou, si l'on
une autre
qui parlent
étrangers,
que lui. Aussi ne peut-il que répéter
en 1886: « Dans les sanctuaires
de l'Hellade
et de l'Étrurie,
et les Hébreux,
Egyptiens
vêtu diverses
rence
de
DE
Il pense
même
qu'elle est plus conforme
que tout autre au génie
des races occidentales
il ne s'en est jamais caché.
Ce qui ne l'empêche
de voir dans les
point
veut,
frères
ROYAUME
aussi
ici ce qu'il'
de l'Iran,
bien que chez les
la même
a resynthèse
et les symbolismes
en appaformes
contradictoires
traduisent
pour l'Élu
les plus
la Vérité toujours
au fond,
invariable
une, dans la langue,
des mythes
et des emblêmes 1. »
STANISLAS
DE
GUAITA.
.Essais de sciences maudites. Au seuil du Mystère,
1 vol. grand in-8. Paris, Carré, 1886. (Première édition.)
p. 2,
TABLE DES MATIÈRES
0
AVERTISSEMENT
cette
pour
nouvelle
édition.
6
AVANT-PROPOS
La Synthèse
Loi de la Vie, équilibrée
par la
magique.
lutte fraternelle
La Causalité
dans les
des contraires.
Trois Mondes.
Identité
des doctrines
Objet de ces études ésotériques.
occultes
sous la diversité
Persécudes symbolismes.
tions dirigées
contre les adeptes.-Le
Règne de Dieu.
AU
SEUIL
DU
8
10
MYSTÈRE
et son
Le temple du mystère.
Le sphinx emblématique
Le serpent de
La réponse
de l'Inconnu.
énigme.
la Genèse
et le Dragon du seuil (Zanoni)
symbolisent
la même chose.
de
l'oncultisme
Pratiques
Dangers
La Nécropole
de la magie cérémonielle.
imprudentes
des Hautes Sciences.
et faux
essentielles
de l'Initié.
Charlatans
Qualités
L'alLes Mages persécutés
et pourquoi.
Adeptes.
chimie jugée par M. Berthelot,
de l'Institut.
Distinction
entre
la Magie, mère de toutes les religions
et aïeule de toutes les philosophies
et la Sorcellerie,
des
sorcières
de l'ancien
nations.
Sorciers
et
peste
13
18
188
ESSAIS
monde.
Philtres
DE
SCIENCES
de Canidie,
MAUDITES
Circé et Médée.
Em-
puses et Vampires
des Juifs
de l'antique
La Mission
Splendeurs
magie.
de Saint-Yves.
Le cycle de Ram et l'empire
du Bélier.
des métropoles
Énumération
lamiques.
Ruine de la priTransmission
du Sacerdoce
Magique.
mitive hiérarchie
et matérialisation
de l'enseignement
de Thôth-Hermès
le TrisUne prophétie
ésotérique.
attribués
à
Hermès.
Les
écrits
Causes
de
mégiste.
orthodoxes.
Les Mahatmas,
I'ido)âtrie.
Sanctuaires
le Théosophist
et ]a brochure
de M. Dramard.
sociale au temps de Moïse.
siècles
Décadence
Quelques
tôt
Dieu
et
Fo-hi
les fils de
s'éChristna,
Zoroastre
plus
taient évertués
à rétablir
l'ancienne
synthèse.
du divin Tétragramme.
Le Dualisme
de ZoMystères
roastre
n'est qu'apparent
Mithras-Mithra,
principe
et le Pantacle
Le sceau de Salomon
de
d'équilibre.
Fo-hi.
Écrits et génie de Moïse.
d'IsraëL
Moïse et la synarchie
vient restaurer
Moïse et Salomon.
Jésus-Christ
]a
loi de Moïse; il remplace
le voile suranné de la révélation
Réserves
de l'auteur.
sémitique.
personnelles
au Christ Simon le
Les Séïdes du paganisme
opposent
de
et
Thaumaturge
Apollonius
Thyane.
L'évangile
Julien le Sage et l'ad'Apollonius
par Philostrate.
gonie du vieux monde.
son caractère
esthétique.
Magie en Grèce
Orphée,
de
Moïse.–H
du Beau.
prêche
l'évangile
contemporain
et Platon
kabbalistes.
Amphion.
Pythagore
entre
la
compromis
Philosophie
Néoplatoniciens
plachrétien.
et
lamtonicienne
et l'ésotérisme
Porphyre
blique.
Clef du Bien et du
ésotérique.
L'église
perd la tradition
des
leur condamnaMal.
gnostiques
Hypocrisie
de l'Eglise
contre )a Magie.
Détion.
Anathèmes
Les papes
paroles de l'évêque
Synésius.
daigneuses
La sorcellerie
et le Saint
et la Tradition.
Siège
r.E'~e/n/OM
de Léon III et le grimoire
d'Honorius.
sont des sorciers:
Les premiers
Montan, Manès,
hérétiques
Arius.
d'Or
et la fable de PsyeAe.
L'âne
d'Apulée
Ovide et les M~amor~Aoses.
Virgile.
22
25
29
33
34
36
38
39
42
4.4
TABLE
DES
MATIÈRES
souverains
initiésàRome:
Numa Pompilius etJulien.
Les Gaulois et leurs druides
Enchanteurs
et sorciers
au moyen âge.
Charlemagne
établit
la Sainte
Justice
des
Vf/t~e;
péremptoire
Exécution
du
duc
Frédéric
de
BrunsFrancs-Juges.
wick, condamné
par le tribunal
Vehmique.
Les sorciers
et le Sabbat.
Sabbat
Sabbatcriminel,
Les crimes
de Gilles de Laval, maréchal
prétexte.
de Retz.Le Magnétisme
et la Sorcellerie.
Les philtres et les poisons.
Monomanie
du mystère au moyen
InSociétés
secrètes.
Philosophes
âge.
Templiers,
Rose-Croix
et Francs-maçons.
Nouvelle
connus,
et
mal
sur
bâtarde
l'ancienne
greffée
Maçonnerie
Asmohie.
Les grands
on voit pacollèges
initiatiques
disparus,
raître les spécialistes.
Division de la Magie, en trois
branches
Sciences
sciences
divinamétaphysiques,
de l'Antique
Cohésion
toires et sciences hermétiques.
189
Deux
synthèse.
Les Sciences
occultes
au moyen âge
Zédéchias
et l'art
des fascinations
Les photographies
astrales.
Le
il terrifie
ses
rabbin
Jéchielé
et son clou magique
de l'électricité.–
Albert le Grand
ennemis
par l'usage
et le Petit A~e~.
Les alchimistes
Lulle,
Raymond
Bernard le Trévisan et Basile Valentin.
Nicolas Flamel
de la Pierre philosophale
et l'existence
L'abbé Tritheim
et son élève Cornélius
leurs
Agrippa
le
universel
et la
œuvres.
Paracelse,
magnétisme
médecine
Le sentier
chymique.
sympathique.
Van Helmont
et le Magnétisme.
Mesmer surfait.
en lui
le
Khunrath
et son livre, il y a deux hommes
Khunrath
alchimiste.
et
le
mystique.
positiviste
Cardan.
Postel.
Oswald Croît
Gaffarel fait des
Livre
de
Knorr de Roà
son
signatures.
emprunts
senroth
et son inestimable
.K~:&6<~e Dëoot~ëe.
et Philalèthe.
Les adeptes
se multiplient.
Sendivogius
maître
Le président
Jacob Bohme,
d'Espagnet.
à
de
Saint-Martin.
Amende
honorable
posthume
Saint-Martin.
OEuvres de ce théosophe.
La PhiDivine
de
ben
Nathan.
losophie
Keleph
au xvm" siècle
Saint-Germain,
Personnages
énigmatiques
45
47
48
51
52
55
60
190
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
et Swédemborg.
Le
Lavater
Mesmer,
Cagliostro,
La Mort de
Cazotte.
Diable
aMOM?°eM.s de Jacques
exécuté comme
Cazotte.
Delormel
mystérieusement
parjure et révélateur.
Persécutions
Fabre d'Olivet
son génie et son oeuvre.
contre
lui.Il
sur
de Napoléon
publie coup
coup: No.
Les
Vers dorés
de
tions sur le sens de l'ouïe.
Ce que c'est que la Langue
hébraïque
Pythagore.
du
AMrestituée.-L'histoire
genre
philosophique
et la doctrine
des trois principes.
main,
Application
sociale de cette doctrine.
Commentaires
inédits
sur
Le Caïn de Fabre d'Olivet
la Cosmogonie
de Moïse:
dont le manuscrit
à
cette
oeuvre
n'est
peut suppléer
qu'égaré
et le mysticisme
bâtard des Fouriéristes
La Restauration,
Le Père Enfantin
et Victor
et des Saint-Simoniens.
Considérant.
Chercheurs
hardis
au xix* siècle.
Wronski,
Ragon,
Lacuria
Louis Lucas,
Le génie et l'oeuvre
d'un maître
complet.
Apparition
rendu
à
Lévi. Hommage
cet homme immense
d'Eliphas
et méconnu.
et sa synarchie.Saint-Yves
des
d'Alveydre
Explication
trois conseils.
La Synarchie
à
la
doctrine
comparée
Ces théories
sont toutes deux magnifiqued'Eliphas.
ment kabbanstiques.
Décadence
de notre
Morcelleépoque.
philosophique
à la méthode
Les
ments inhérents
analytique.
Mages
romanciers.
Péladan
et son oeuvre; il forJoséphin
ce que Balzac (Louis
Lammule de science
certaine
d'intuition.
bert,
Seraphitus,
etc.)a
a pressenti
de
de
M"
)a
duchesse
Pomar.
Opuscules
Tout est changé
édition
de ce livre
depuis la première
se multiplient;
les avenues
de la Haute
Les occultistes
se déblaient.
Science
et sa diffusion.
La Société
de
Éloge
Théosophique
M". Blavatsky comme écrivain;
les calomnies
dirigées
Son
œuvre
l'Isis
la
Doctrine
elle.
dévoilée,
.contre
de M" Blavatsky;
conAttitude
Secrète.
déplorable
et
de
ses
habitudes.
Rétraste
de ses prétentions
contre les Kabbalistes
Français
ponse à ses attaques
62
63
65
65
66
68
70
72
73
TABLE
DES
MATIÈRES
'elle voit la paille dans notre oeil; qu'elle prenne
garde
à la poutre
M. Gaboriau
et le Lotus.
Sinnett
et son Bouddhisme
MM. Sonbba
Rao,
Esotérique.
et Amaravella.
Hartmann
La Revue
théosophique
de Mme la Comtesse
d'Adhémar.
et
Deux nouveaux
MM. Alber
Kabbalistes
Jhouney
elles ont très largement
OEuvres de Papus
Papus.
contribué
Son Traité
à la diffusion
de l'occultisme.
élémentaire
de Science
occulte
est une excellente
sur le
de
-Son
grammaire
ouvrage monumental
Magie.
Tarot
lui assure
une place inaliénable
parmi les clasde
t'occulte.
siques
de
l'Esotérisme
dans les esprits
contemporains.
Progrès
Initiés
Le théosophe
F. Ch. Barlet.
Les Grands
de M. Schuré.
Le chanoine
Roca et le Rose-Croix
connu sous le nom d'Alta, prêtres initiés.
La Théorie
des tempéraments
de MM. Polti et Gary.
Diocèses
hétérodoxes
de l'occultisme
Magnévulgarisé
de
de vrais hommes
tiseurs
et Spirites.
Souvent
les magnétiseurs
ne s'entendent
science,
pas pourtant
de leur art.
sur le principe
Magnétiseurs
psycholode Mesmer à Dupotet.
fluidistes,
gues et magnétiseurs
théorie
devenue
Ouvrons une parenthèse
indispensable
sociétés
secrètes
de la Lutnièrè.
Grandes
générale
à
du
Nécessité
des épreuves
récipiendaire
réponse
?
la question
Que nous veux-tu
qui lui est posée
est
la
substance
Voir la Lumière
La Lumière
unique,
selon les mattres.
Les quatre manifestations
phénoméde
Elle est le point central
nales de la Lumière.
Le Grand Arcane, au sens
la synthèse
cosmique.
ou positif, n'est autre chose que la science de
naturel,
-La
Lumière
sa direction.
l'Aôd, l'Aôb
est.androgyne
le
Sel
des alchiet
Le Soufre, le Mercure
et l'Aôr.
des
et formation
de la Lumière
mistes.Condensation
corps matériels.
en tant
des savants
Aveuglement
qui nient la Lumière,
que Fluide universel.
suivant les maitres
Constitution
de l'homme
Corps, âme
de ce méNature
et médiateur
spirituelle
plastique.
Convenablement
diateur
ou corps
astral.
exercé,
dits
les phénomènes
il devient
l'instrument
de tous
191
733
78
79
81
83
86
192
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
miraculeux.
la Lumière
Comment
?
Caractère
de
eoyt/Mra~
astrale.
Fantômes
et extase somnambuCe
sont
les
élémentaires.
lique.
que
Esprits
l'occultiste
les domine et les dirige.
Comment
Les Mesmériens
n'ont que pressenti
cette grande
théorie
la
de
Lumière.
Le
s'ils
l'avaient
Tarot,
pivotale
les eût peut-être
édifiés sur cette importante
consulté,
à cette
Le seul des magnétiseurs
initiés
question.
théorie
Madame Mond.
L'abbé
inventeur
de la suggestion.
Faria,
L'anglais
Braid se contente
de rebaptiser
le Magnétisme
qui
devient l'Hypnotisme.
Les Corps savants,
n'ont
qui
font
pas eu assez d'anathèmes
pour le Magnétisme,
accueil à l'Hypnotisme.-Incontestable
valeur de l'école
de Nancy, fondée par le D*' Liébeault.
Le Spiritisme,
né d'une fausse interprétation
de la Kables esprits
élémentaires.
Ridicules
bale, touchant
du spiritisme.
Le Surnaturel
n'est pas; la Loi naturelle
qui régit les
du
fluide
astral
est
formidable
phénomènes
plus
que
toutes les fantasmagories
diaboliques.
et pour le mal, des
Un monde qui se sert, collectivement
hauts secrets de la Magie fluidique,
est un monde mauinvasion
de
barbares
dit, qu'une
peut seule déblayer.
Il est des sciences
fatales.
Les symboles
et
d'Endymion
de Phœbé.
Le fruit tentateur
de la Genèse.
Ces pages sont une manière
d'introduction
à des travaux
ultérieurs.
Sursum
corda
Les forts doivent
monter à l'échelle
de
Jacob, afin de se faire initier dans le monde intelligible,
et de là, redescendre,
tout radieux,
vers leurs
frères
les citoyens
du monde sensible.
Pour être
profanes,
devenus
enfants
du Ciel, ces élus n'en demeurent
pas
moins Fils de la Terre
de l'oublier!
qu'ils se gardent
87
91
92
93
94
94
95
95
96
TABLE
MATIÈRES
DES
193
APPENDICE
1
NOTICE
SUR
L'AMPHITHEATRUM
SAPIENTLE
DE
KHUNRATH
de ce livre. Il est sonvont
Importance
ia partie des gravures.
Divisions
Note du bibliophile
G.-F. de Bure.
dans
incomplet
do l'ouvrage.
99
II
NOTICE
SUR
LA
TIQUE
ROSE-CROIX
DE
PENTAGRAMMA-
EHUNRATH
Point central,
Mystères du Pentagramme.
déployant
la circonférence.
Identité
du Verbe et de l'Adam
Kadmôn.
Tout procède
de Lui, et rien n'est en dehors de Lui.
Les trois sphères d'A~op~.de/escAMNAetd'~TKe~A;
nature occulte du Père et du Saint-Esprit.
Les révolutions de 7aAôo;A.
L'embléme
de la colombe
et le
caducée
d'Hermès.
à travers
les nuées
L'Adam..Ka~mô/t
(ou 'Verbe) darde,
les
dix
d'Atziluth,
rayons
Multipliséphirotiques.
cation
du Pentagramme
le
Dénaire
des
par
Séphirots
les Cinquante
Portes
de Lumière
Emblème
de la Cro:a' au centre de rEfo~e~aTK&oya/t~e.
de Jahôah,
Ieschuah
Désintégration
qui devient
13
t04
106
108
194
ESSAIS
DE
SCIENCES
substitution
du 5 néfaste
Le nombre
9 est celui
de la Rosé-Croix.
MAUDITES
au 4 bénéfique.
de l'homme.
–4+S=9.
Les 9 sphères
109
d'Adam
9 se clôt en 10.
7od-~oë
L'hiérogramme
et .Ao~M-~oë.
7-aA et Adam-ah.
Le quaternaire
de Mercaoah
et le sénaire
de .Be/"a°s/n~A.
du Schin, ressoudant
les deux tronçons
de lahMystères
6NA désintégré.
La Chute et la Rédemption.
Les
nombres
5 et 4, selon Saint-Martin.
de
5, emblème
la chute, est aussi symbolique
de la volonté, facteur
de
la réintégration
des sous-multiples
dans l'Unité divine.
Caractère
relatif et transitoire
du Mal.
Les Séphiroths,
noms divins qui leur correspondent.
Sens ésotérique
de ces divers hiérogrammes..
moyen
1° Tableau de correspondances
kabbalistiques.
Les Séphiroths
et les sphères
Les Anges,
angéliques.
en Kabbale.
L'échelle
de Jacob.
Les Anges recteurs révetantiespréceptesdeta
Loi.
Génération
des lettres symboliques
de l'alphabet
sacré
elles naissent du contraste,
de l'ombre
et de la lumière.
2° Tableau de correspondances
Kabbalistiques.
3° Tableau
les Séphiroths
classés
en
Kabbalistique
trois ternaires.
des trois ternaires.
Explication
Malkouth,
synthèse
totalisée
et parfaite
des Séphiroths,
dont Kether
est la
et
germinale
potentielle.
synthèse
Densité
de
cette
notice.
La Kabbale
a
dogmatique
ses équations
comme l'algèbre;
c'est une langue à apUtilité
de
ce
mode de représenpratique
prendre.
tation des mystères théosophiques.
III
NOTICE
SUR
DE
C'est
un
pantacle
d'interprétations
LE
GRAND
ANDROGYNE
KHUNRATH
hermétique,
aux sens
mais
susceptible
et
psychologique
aussi
méta-
HO0
H3
116
113
118
121
1199
121
122
120
123
TABLE
physique.
pur.
1.
Papus
MATIÈRES
DES
va nous
donner
le sens alchimique
d24
DE L'EMBLÈME
La Pierre
(par
Papus).
n'est
un
elle
a
donné
des
leurre
pas
philosophale
de sa réalité.
Obscurité
du langage
des
preuves
raison
de
cette
obscurité.
Rien
n'est
claiMaîtres
plus
rement
décrit par eux que la suite des opérations
chimais
ils
tous
le
nom
de
la
cachent
Matière
miques
et
l'essence
du
feu
secret.
première
de la Matière dans l'œnf de l'Athanor.
Transfigurations
La succession
des couleurs
et le spectre
solaire.
Phénomènes
purement
physiques.
le premier
cercle est figuChaos
Les trois cercles.
le second cercle
ratif de la tête de copeau.
Rébis
à
la
terre
constitution
ontoMo~cAe~Mt~ëe;
répond
le troisième
de tout être.
~o~:
cercle
logique
Diverses
est celui du feu philosophal.
définitions
de Pernetty.
d'Œ~o/~M.
la pierre
Le triangle
symbolise
philosoSENS
phale
2.
i9S
POSITIF
COMPARATIF
figure le Règne hominal
d'Adam.
multiplication
vie
la
~oë,
matérialisée,
est l'époux.
le carré
Le cercle,
127
129
132
parfaite.
SENS
126
DE
L'Androgyne
Soussynthèse.
la volonté,
devient
Aïsha,
dont Adam, après sa chute,
L'EMBLÈME.
dans
sa
et le triangle;
hiécorrespondances
ternaire
Le
adamique
emprisonné
roglyphiques.
des éléments.
écartelée
dans le quaternaire
L'âme,
de la nature
aux quatre forces divergentes
élémentaire;
si la victoire lui
elle s'incarne
sous une forme humaine,
ou tombe dans
reste
sinon, elle devient un élémental,
Les
et la
les règnes
inférieurs.
spermatozoaires
l'existence
de
objective.
porte
du chaos;
la genèse
matérielle.
d'Hylé
règne
Sphère
La Rédemption.
L'involution
et l'évolution.
Note sur les rédemptions
minérale,
végétale et animale.
s'éveille-t-elle
la
conscience
Comment
progressivement au cours de l'évolution
?.
la Famille
et l'Amour.
L'État social terrestre,
Impor-
133
134
137
196
ESSAIS
DE
SCIENCES
MAUDITES
tance
occulte
de l'Amour,
aux individus
par rapport
La Charité,
forme
et aux collectivités.–
L'atavisme.
des
la
sublimée
de l'Amour,
opère pour
réintégration
sous-multiples.
de la trinité
L'ATKOMy, troisième
adamique.
personne
Dans le monde divin, l'amour, est le Saint-Esprit;
il se manifeste
dans le monde cosmique,
par l'attraetion. Le PA~/u'a? de Khunrath
l'amour.
symbolise
de l'ade la figure androgynique.
Explication
Empire
depte sur les forces fluidiques
Nephesh-ha-haiah,
Azoth
et ./ô~A.
est la manifestation
du Feu divin,
Le triangle
d'~o:{?°:m
de
de
l'involution,
~se/
point de retour
point
départ
de l'évolution
universelles
Le Tétragramme
incommunicable.
Aïn-soph
et son voile de splendeur,
~eA.
du Verbe, union de l'esprit
Mystère
qui est
Iah et 7o:Aô..
-Iod,
pur et de l'âme vivante universelle.
la
de
l'hiérogramme
figure pantacuApplication
Agla à
laire du grand
~te~y°o~ne.
3.
-SENS
SUPERLATIF
DE
140
141
143
144
L'EMBLÈME.
145
147
IV
NOTICE
SUR
ET
LA
L'ORDRE
FRATERNITÉ
DE
LA
MARTINISTE
ROSE-CROIX
La passion
communément
les historiographes
aveugle
des Sociétés
secrètes
solutions
contradictoires.
Le
constituant
et
Mounier
l'auteur
du pamphlet
de 18t9
contre
les Sociétés
secrètes
en Allemagne.
Distinction
entre les sociétés
et celles
d'enseignement
d'action
l'ordre
des Philosophes
inconnus
peut
être pris pour type de premières
la sainte
Vehme
Le Tombeau
de Jacques
pour type des secondes.
le
et
rôle politique
des Illuminés
Mo~
Théories
des Illuminés
d'après Cadet de Gasssicourt.
Portée capitale de ces doctrines.
147
148
IS1
TABLE
MATIÈRES
DES
197
et la Rose-Croix.
Constitution
terFraternité
c'est une société
martiniste
et
de l'occulte.
de
diffusion
purement
dogmatique
et d'acLa .Rose-jC'ro:a',
ordre à la fois d'enseignement
vient
se
sur
le
Martinisme.
Cooditions
tion,
greffer
d'admission.
Les enseignements
martinistes.
Détails curieux
et inédits
sur le cérémonial
martiniste.
d'une séance d'admission
prescriptions
Description
Initiation
dite à titre
du rituel.
honorifique
martiniste
et l'ordre
de la Rose-Croix
La Fraternité
constituent
deux forces complémentaires
puissent-ils
l'oublier!
ne jamais
Détails piquants.
curieux
récente
de la .Rose-CroM?
Rénovation
fragment
et inédit
d'une
constitution
secrète
rigoureusement
ce
jusqu'à
jour.
Le conseil
et son rôle occulte.
des douze
suprême
Le Martinisme
naire
de la
154
155
i58
<S9
16i
Y
DISCOURS
INITIATIQUE
POUR
UNE
RÉCEPTION
MARTINISTE
I. peut former
(Tenue du 3e degré.) Tout tn:Y{a;~eM/°S.
un groupe dont il est le père intellectuel.
Toutes
les
convictions
étant
sont admises, la liberté des Martinistes
l'amour
du
est
la
seule
toujours
respectée
prochain
loi qu'on leur impose.
Toutes les grandes
religions
sont
fondées
sur l'altruisme
et la solidarité.
La
Lettre
et l'Esprit
des mystères.
Les enseignements
martinistes
mais élémensont précis,
taires.
La science occulte ne saurait
se transmettre
en un discours;
chacun doit l'évoquer,
la créer,
et la
en
soi.
développer
Un mot seulement:
Clef de la synthèse
L'Abmagique.solu est ineffable,
inconcevable,
incompréhensible.
La dyade androgynique;
du Verbe.
Le
mystère
Adam avant sa chute.
Chute
Verbe, c'est l'universel
et le principe
Nahàsh
de l'involution.
d'Adam;
162
165
198
ESSAIS
DE
MAUDITES
SCIENCES
et tombe
L'étincelle
divine s'obscurcit
progressivement
évertue.
la
dans
matière
élabore,
qu'elle
pénètre,
la
ascendant
c'est
L'évolution
en mode
commence,
du mouvement
insur le plan physique,
répercussion
exercé
sur
le
astral.
Comment
l'évoluvolutif,
plan
de l'esprit?
La
tion est l'universelle
rédemption
Grande
de l'homme.
ayauye
réversibilité
du
de
l'universel
Homogénéité
Adam
sous-mulbonheur
et de ta souffranee.
Retour des
Dieu
Nirvand.
à
l'unité.
Omniscience
en
tiples
166
170
VI
LE
ROYAUME
DE
DIEU
D'ALBER JHOCNEY
Ouvrages de M. Alber Jhouney
Diffusion
des idées théosophiques
en Europe.
La
lettre
des
Saintestue et l'esprit
ésotérisme
vivifie:
Écritures.
Le Zohar
en est la clef.
Le Zohar
et la sainte Kabbale.
Raisons d'être de l'Ësoiérisme
et nécessité
des voiles symboliques.
Exprimer certains
est chose
en langage phonétique
mystères
non
immais rigoureusement
pas seulement
impie,
sens occulte
du mot nirvând.
possible.
Exemple
Les trois formes
du Verbe: l'énonciatif,
le figuratif
et l'hiéroglyphique
Pour bien comprendre
le Zohar,
il sera bon
le Royaume
de Dieu de M. Jhouney.
Valeur littéraire
et scientifique
de cet ouvrage.
général,
calqué sur les divisions
~MmaK~e.
Réserves
Vérité,
sions du livre de M. Jhouney;
le
p/K~t'es) parait contestable.
La lecture préalable
de l'excellent
sur la Kabbale
être d'un
peut
171
172
173
178
d'étudier
178
Plan
Dieu,
séphirotiques
au sujet des concludernier
chapitre (Prode
M. Jhouney.
Style
M. Franck
de
ouvrage
à ceux
grand secours
179
TABLE
DES
MATIÈRES
la pensée
intime de M. Jhouney.
qui veulent pénétrer
du Royaume
de Dieu.
Une page admirable
L'Ésotérisme
le Zohar
a épousé i'Ejudéo-chrétien;
a
fécondé
l'Ame.
Fruits
théosooa~~e.'
l'Esprit
est un, sous les voiles
phiques de cette union. -L'esprit
des
différents
cultes
d'Occident
comme
disparates
d'Orient.
L'Inde a été le centre irradiant
de la Lumière intellectuelle.
Salut aux Mahatmas.
Souhaits
de prospérité
à l'adresse
des membres
actifs
de la
Société théosopbique.
Sans doute,
l'auteur
se rattache
surtout
à la tradition
mais il admet toutes les formes symbolikabbalistique;
caché
Les
varient
seules;
l'Esprit
ques.
apparences
demeure
et la Vérité, toujours
à
invariable,
identique
éternellement
à
travers
le
tissu
elle-même,
rayonne
des mythes
de i'exotérisme.
protéiforme
FIN
Tours,
imp.
Deslis
frères.
199
180
183
184
TABLE DES MATIERES
AVERTISSEMENT pour cette nouvelle édition
AVANT-PROPOS
La Synthèse magique. - Loi de la Vie, équilibrée par la lutte fraternelle des contraires. - La Causalité dans les Trois Mondes
Objet de ces études ésotériques. - Identité des doctrines occultes sous la diversité des symbolismes. - Persécutions dirigées contre les adeptes. - Le Règne de Dieu
AU SEUIL DU MYSTERE
Le temple du mystère. - Le sphinx emblématique et son énigme. - La réponse de l'Inconnu. - Le serpent de la Genèse et le Dragon du seuil (Zanoni) symbolisent la même
chose. - Dangers de l'occultisme: Pratiques imprudentes de la magie cérémonielle. - La Nécropole des Hautes Sciences
Qualités essentielles de l'Initié. - Charlatants et faux Adeptes. - Les Mages persécutés et pourquoi. - L'alchimie jugée par M. Berthelot, de l'Institut
Distinction entre la Magie, mère de toutes les religions et aïeule de toutes les philosophies et la Sorcellerie, peste des nations. - Sorciers et sorcières de l'ancien monde. Philtres de Canidie, Circé et Médée. - Empuses et Vampires
Splendeurs de l'antique magie. - La Mission des Juifs de Saint-Yves. - Le cycle de Ram et l'empire du Bélier. - Enumération des métropoles lamiques
Transmission du Sacerdoce Magique. - Ruine de la primitive hiérarchie et matérialisation de l'enseignement ésotérique. - Une prophétie de Thôth-Hermès le Trismégiste. Les écrits attribués à Hermès. - Causes de l'idolâtrie. - Sanctuaires orthodoxes. - Les Mahatmas, le Théosophist et la brochure de M. Dramard
Décadence sociale au temps de Moïse. - Quelques siècles plus tôt les fils de Dieu Christna, Zoroastre et Fo-hi s'étaient évertués à rétablir l'ancienne synthèse
Mystères du divin Tétragramme. - Le Dualisme de Zoroastre n'est qu'apparent: Mithras-Mithra, principe d'équilibre. - Le sceau de Salomon et le Pantacle de Fo-hi
Moïse et la synarchie d'Israël. - Ecrits et génie de Moïse. - Moïse et Salomon. - Jésus-Christ vient restaurer la loi de Moïse; il remplace le voile suranné de la révélation
sémitique. - Réserves personnelles de l'auteur
Les Séïdes du paganisme opposent au Christ Simon le Thaumaturge et Apollonius de Thyane. - L'évangile d'Apollonius par Philostrate. - Julien le Sage et l'agonie du vieux
monde
Magie en Grèce; son caractère esthétique. - Orphée, contemporain de Moïse. - Il prêche l'évangile du Beau. - Amphion. - Pythagore et Platon kabbalistes. Néoplatoniciens: compromis entre la Philosophie platonicienne et l'ésotérisme chrétien. - Porphyre et lamblique
L'église perd la tradition ésotérique. - Clef du Bien et du Mal. - Hypocrisie des gnostiques; leur condamnation. - Anathèmes de l'Eglise contre la Magie. - Dédaigneuses
paroles de l'évêque Synésius. - Les papes et la Tradition. - La sorcellerie et le Saint Siège: l'Enchiridon de Léon III et le grimoire d'Honorius
Les premiers hérétiques sont des sorciers: Montan, Manès, Arius. - L'âne d'Or d'Apulée et la fable de Psyché. - Ovide et les Métamorphoses. - Virgile
Deux souverains initiés à Rome: Numa Pompilius et Julien. - Les Gaulois et leurs druides
Enchanteurs et sorciers au moyen âge. - Charlemagne établit la Sainte Vehme; Justice péremptoire des Francs-Juges. - Exécution du duc Frédéric de Brunswick,
condamné par le tribunal Vehmique
Les sorciers et le Sabbat. - Sabbat criminel, Sabbat-prétexte. - Les crimes de Gilles de Laval, maréchal de Retz. - Le Magnétisme et la Sorcellerie. - Les philtres et les
poisons. - Monomanie du mystère au moyen âge. - Sociétés secrètes. Templiers, Philosophes Inconnus, Rose-Croix et Francs-maçons. - Nouvelle Maçonnerie bâtarde et
mal greffée sur l'ancienne: Asmohle
Les grands collèges initiatiques disparus, on voit paraître les spécialistes. - Division de la Magie, en trois branches: Sciences métaphysiques, sciences divinatoires et
sciences hermétiques. - Cohésion de l'Antique synthèse
Les Sciences occultes au moyen âge; Zédéchias et l'art des fascinations: Les photographies astrales. - Le rabbin Jéchielé et son clou magique: il terrifie ses ennemis par
l'usage de l'électricité. - Albert le Grand et le Petit Albert. - Les alchimistes Raymond Lulle, Bernard le Trévisan et Basile Valentin. - Nicolas Flamel et l'existence de la
Pierre philosophale
L'abbé Tritheim et son élève Cornélius Agrippa; leurs oeuvres. - Paracelse, le magnétisme universel et la médecine sympathique. - Le sentier chymique. - Mesmer surfait. Van Helmont et le Magnétisme. - Khunrath et son livre, il y a deux hommes en lui: le positiviste et le mystique. - Khunrath alchimiste. - Cardan. - Postel. - Oswald Croll;
Gaffarel fait des emprunts à son Livre de signatures. - Knorr de Rosenroth et son inestimable Kabbale Dévoilée
Les adeptes se multiplient. - Sendivogius et Philalèthe. - Le président d'Espagnet. - Jacob Böhme, maître posthume de Saint-Martin. - Amende honorable à Saint-Martin. OEuvres de ce théosophe. - La Philosophie Divine de Keleph ben Nathan
e
Personnages énigmatiques au XVIII siècle: Saint-Germain, Mesmer, Cagliostro, Lavater et Swédemborg. - Le Diable amoureux de Jacques Cazotte. - La Mort de Cazotte.
- Delormel mystérieusement exécuté comme parjure et révélateur
Fabre d'Olivet; son génie et son oeuvre. - Persécutions de Napoléon contre lui. - Il publie coup sur coup: Notions sur le sens de l'ouïe. - Les Vers dorés de Pythagore. - Ce
que c'est que la Langue hébraïque restituée. - L'histoire philosophique du genre humain, et la doctrine des trois principes. - Application sociale de cette doctrine. Commentaires inédits sur la Cosmogonie de Moïse: Le Caïn de Fabre d'Olivet peut suppléer à cette oeuvre dont le manuscrit n'est qu'égaré
La Restauration, et le mysticisme bâtard des Fouriéristes et des Saint-Simoniens. - Le Père Enfantin et Victor Considérant
Chercheurs hardis au XIXe siècle. - Wronski, Ragon, Louis Lucas, Lacuria
Apparition d'un maître complet. - Le génie et l'oeuvre d'Eliphas Lévi. Hommage rendu à cet homme immense et méconnu
Saint-Yves d'Alveydre et sa synarchie. - Explication des trois conseils. - La Synarchie comparée à la doctrine d'Eliphas. - Ces théories sont toutes deux magnifiquement
kabbalistiques
Décadence philosophique de notre époque. Morcellements inhérents à la méthode analytique. - Les Mages romanciers. - Joséphin Péladan et son oeuvre; il formule de
science certaine ce que Balzac (Louis Lambert, Seraphitus, etc...) a pressenti d'intuition
Opuscules de Mme la duchesse de Pomar
Tout est changé depuis la première édition de ce livre: Les occulistes se multiplient; les avenues de la Haute Science se déblaient
me
La Société Théosophique et sa diffusion. - Eloge de M
Blavatsky comme écrivain; les calomnies dirigées contre elle. Son oeuvre: l'Isis dévoilée, la Doctrine Secrète. me
Attitude déplorable de M
Blavatsky; contraste de ses prétentions et de ses habitudes. - Réponse à ses attaques contre les Kabbalistes Français: elle voit la paille dans
notre oeil; qu'elle prenne garde à la poutre!... - M. Gaboriau et le Lotus. - Sinnett et son Bouddhisme Esotérique. - MM. Soubba Rao, Hartmann et Amaravella. - La Revue
me
théosophique de M
la Comtesse d'Adhémar
Deux nouveaux Kabbalistes: MM. Alber Jhouney et Papus. - OEuvres de Papus; elles ont très largement contribué à la diffusion de l'occultisme. - Son Traité élémentaire
de Science occulte est une excellente grammaire de Magie. - Son ouvrage monumental sur le Tarot lui assure une place inaliénable parmi les classiques de l'occulte
Progrès de l'Esotérisme dans les esprits contemporains. - Le théosophe F. Ch. Barlet. - Les Grands Initiés de M. Schuré. - Le chanoine Roca et le Rose-Croix connu sous
le nom d'Alta, prêtres initiés. - La Théorie des tempéraments de MM. Polti et Gary
Diocèses hétérodoxes de l'occultisme vulgarisé: Magnétiseurs et Spirites. - Souvent de vrais hommes de science, les magnétiseurs ne s'entendent pas pourtant sur le
principe de leur art. - Magnétiseurs psychologues et magnétiseurs fluidistes, de Mesmer à Dupotet
Ouvrons une parenthèse devenue indispensable: théorie générale de la Lumière. - Grandes sociétés secrètes: Nécessité des épreuves; réponse du récipiendaire à la
question qui lui est posée: Que nous veux-tu? - Voir la Lumière! - La Lumière est la substance unique, selon les maîtres. Les quatre manifestations phénoménales de la
Lumière. - Elle est le point central de la synthèse cosmique. - Le Grand Arcane, au sens naturel, ou positif, n'est autre chose que la science de sa direction. - La Lumière
est androgyne: l'Aôd, l'Aôb et l'Aôr. - Le Soufre, le Mercure et le Sel des alchimistes. - Condensation de la Lumière et formation des corps matériels
Aveuglement des savants qui nient la Lumière, en tant que Fluide universel
Constitution de l'homme suivant les maîtres: Corps, âme spirituelle et médiateur plastique. - Nature de ce médiateur ou corps astral. - Convenablement exercé, il devient
l'instrument de tous les phénomènes dits miraculeux. Comment? - Caractère configuratif de la Lumière astrale. - Fantômes et extase somnambulique. - Ce que sont les
Esprits élémentaires. - Comment l'occultiste les domine et les dirige
Les Mesmériens n'ont que pressenti cette grande théorie pivotale de la Lumière. - Le Tarot, s'ils l'avaient consulté, les eût peut-être édifiés sur cette importante question. Le seul des magnétiseurs initiés à cette théorie: Madame Mond
L'abbé Faria, inventeur de la suggestion. - L'anglais Braid se contente de rebaptiser le Magnétisme qui devient l'Hypnotisme. - Les Corps savants, qui n'ont pas eu assez
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d'anathèmes pour le Magnétisme, font accueil à l'Hypnotisme. - Incontestable valeur de l'école de Nancy, fondée par le D Liébeault
Le Spiritisme, né d'une fausse interprétation de la Kabbale, touchant les esprits élémentaires. - Ridicules du spiritisme
Le Surnaturel n'est pas; la Loi naturelle qui régit les phénomènes du fluide astral est plus formidable que toutes les fantasmagories diaboliques
Un monde qui se sert, collectivement et pour le mal, des hauts secrets de la Magie fluidique, est un monde maudit, qu'une invasion de barbares peut seule déblayer
Il est des sciences fatales. Les symboles d'Endymion et de Phoebé. - Le fruit tentateur de la Genèse
Ces pages sont une manière d'introduction à des travaux ultérieurs
Sursum corda! Les forts doivent monter à l'échelle de Jacob, afin de se faire initier dans le monde intelligible, et de là, redescendre, tout radieux, vers leurs frères profanes,
les citoyens du monde sensible. - Pour être devenus enfants du Ciel, ces élus n'en demeurent pas moins Fils de la Terre: qu'ils se gardent de l'oublier!
APPENDICE
I NOTICE SUR L'AMPHITHEATRUM SAPIENTIAE DE KHUNRATH
Importance de ce livre. Il est souvent incomplet dans la partie des gravures. - Divisions de l'ouvrage. - Note du bibliophile G.-F. de Bure
II NOTICE SUR LA ROSE-CROIX PENTAGRAMMATIQUE DE KHUNRATH
Mystères du Pentagramme. - Point central, déployant la circonférence. - Identité du Verbe et de l'Adam Kadmôn. - Tout procède de Lui, et rien n'est en dehors de Lui
Les trois sphères d'Aïn-Soph, de Ieschuah et d'Aemeth; nature occulte du Père et du Saint-Esprit. - Les révolutions de Iahôah. - L'emblême de la colombe et le caducée
d'Hermès
L'Adam Kadmôn (ou Verbe) darde, à travers les nuées d'Atziluth, les dix rayons séphirotiques. - Multiplication du Pentagramme par le Dénaire des Séphirots: les
Cinquante Portes de Lumière
Emblême de la Croix au centre de l'Etoile flamboyante. - Désintégration de Jahôah, qui devient Ieschuah: substitution du 5 néfaste au 4 bénéfique.
. - Le nombre
9 est celui de l'homme. - Les 9 sphères de la Rose-Croix
L'hiérogramme d'Adam: 9 se clôt en 10. - Iod-Hévê et Adam-Hévê. I-ah et Adam-ah. - Le quaternaire de Mercavah et le sénaire de Beroeshith
Mystères du Schin, ressoudant les deux tronçons de Iahôah désintégré. - La Chute et la Rédemption. - Les nombres 5 et 4, selon Saint-Martin. - 5, emblême de la
chute, est aussi symbolique de la volonté, facteur de la réintégration des sous-multiples dans l'Unité divine. - Caractère relatif et transitoire du Mal
Les Séphiroths, noms divins qui leur correspondent. - Sens ésotérique moyen de ces divers hiérogrammes
1° Tableau de correspondances kabbalistiques
Les Séphiroths et les sphères angéliques. - Les Anges, en Kabbale. - L'échelle de Jacob. - Les Anges recteurs révélant les préceptes de la Loi
Génération des lettres symboliques de l'alphabet sacré: elles naissent du contraste, de l'ombre et de la lumière
2° Tableau de correspondances Kabbalistiques
3° Tableau Kabbalistique: les Séphiroths classés en trois ternaires
Explication des trois ternaires. - Malkouth, synthèse totalisée et parfaite des Séphiroths, dont Kether est la synthèse germinale et potentielle
Densité dogmatique de cette notice. - La Kabbale a ses équations comme l'algèbre; c'est une langue à apprendre. - Utilité pratique de ce mode de représentation des
mystères théosophiques
III NOTICE SUR LE GRAND ANDROGYNE DE KHUNRATH
C'est un pantacle hermétique, mais susceptible aussi d'interprétations aux sens psychologique et métaphysique. - Papus va nous donner le sens alchimique pur
1. - SENS POSITIF DE L'EMBLEME (par Papus). - La Pierre philosophale n'est pas un leurre; elle a donné des preuves de sa réalité. - Obscurité du langage des
Maîtres; raison de cette obscurité. Rien n'est plus clairement décrit par eux que la suite des opérations chimiques; mais ils cachent tous le nom de la Matière première
et l'essence du feu secret
Transfigurations de la Matière dans l'oeuf de l'Athanor. - La succession des couleurs et le spectre solaire. - Phénomènes purement physiques
Les trois cercles. - Chaos: le premier cercle est figuratif de la tête de corbeau. - Rébis: le second cercle répond à la terre blanche feuillée; constitution ontologique de
tout être. - Azoth: le troisième cercle est celui du feu philosophal. - Diverses définitions de Pernetty
Le triangle d'Oelohîm symbolise la pierre philosophale parfaite
2. - SENS COMPARATIF DE L'EMBLEME. - L'Androgyne figure le Règne hominal dans sa synthèse. - Sous-multiplication d'Adam. - Aïsha, la volonté, devient Hêvê, la
vie matérialisée, dont Adam, après sa chute, est l'époux
Le cercle, le carré et le triangle; correspondances hiéroglyphiques. - Le ternaire adamique emprisonné dans le quaternaire des éléments. - L'âme, écartelée aux quatre
forces divergentes de la nature élémentaire; elle s'incarne sous une forme humaine, si la victoire lui reste; sinon, elle devient un élémental, ou tombe dans les règnes
inférieurs. - Les spermatozoaires et la porte de l'existence objective
Sphère d'Hylé; règne du chaos; la genèse matérielle. - L'involution et l'évolution. - La Rédemption. - Note sur les rédemptions minérale, végétale et animale. - Comment
la conscience s'éveille-t-elle progressivement au cours de l'évolution?
L'Etat social terrestre, la Famille et l'Amour. - Importance occulte de l'Amour, par rapport aux individus et aux collectivités. - L'atavisme. - La Charité, forme sublimée de
l'Amour, opère pour la réintégration des sous-multiples
L'Amour, troisième personne de la trinité adamique. - Dans le monde divin, l'amour est le Saint-Esprit; dans le monde cosmique, il se manifeste par l'attraction. Le
Phénix de Khunrath symbolise l'amour
Explication de la figure androgynique. - Empire de l'adepte sur les forces fluidiques: Nephesh-ha-haiah, Azoth et Jônah
Le triangle d'Aoûrim est la manifestation du Feu divin, Aesch, point de départ de l'involution, point de retour de l'évolution universelles
3. - SENS SUPERLATIF DE L'EMBLEME. - Le Tétragramme incommunicable. Aïn-soph et son voile de splendeur, qui est Aesch. - Mystère du Verbe, union de l'esprit
pur et de l'âme vivante universelle. - Iod, Iah et Iahô
Application de l'hiérogramme Agla à la figure pantaculaire du grand Androgyne
IV NOTICE SUR LA FRATERNITE MARTINISTE ET L'ORDRE DE LA ROSE-CROIX
La passion aveugle communément les historiographes des Sociétés secrètes: solutions contradictoires. - Le constituant Mounier et l'auteur du pamphlet de 1819 contre
les Sociétés secrètes en Allemagne
Distinction entre les sociétés d'enseignement et celles d'action: l'ordre des Philosophes inconnus peut être pris pour type de premières; la sainte Vehme pour type des
secondes. - Le Tombeau de Jacques Molay et le rôle politique des Illuminés
Théories des Illuminés d'après Cadet de Gasssicourt. - Portée capitale de ces doctrines
Le Martinisme et la Rose-Croix. - Constitution ternaire de la Fraternité martiniste; c'est une société purement dogmatique et de diffusion de l'occulte. - La Rose-Croix,
ordre à la fois d'enseignement et d'action, vient se greffer sur le Martinisme. Conditions d'admission. - Les enseignements martinistes
Détails curieux et inédits sur le cérémonial martiniste. - Description d'une séance d'admission; prescriptions du rituel. - Initiation dite à titre honorifique
La Fraternité martiniste et l'ordre de la Rose-Croix constituent deux forces complémentaires; puissent-ils ne jamais l'oublier! Détails piquants
Rénovation récente de la Rose-Croix: fragement curieux et inédit d'une constitution rigoureusement secrète jusqu'à ce jour
Le conseil suprême des douze et son rôle occulte
V DISCOURS INITIATIQUE POUR UNE RECEPTION MARTINISTE
(Tenue du 3e degré.) Tout initiateur S. I. peut former un groupe dont il est le père intellectuel. - Toutes les convictions sont admises, la liberté des Martinistes étant
toujours respectée; l'amour du prochain est la seule loi qu'on leur impose. - Toutes les grandes religions sont fondées sur l'altruisme et la solidarité. - La Lettre et l'Esprit
des mystères
Les enseignements martinistes sont précis, mais élémentaires. - La science occulte ne saurait se transmettre en un discours; chacun doit l'évoquer, la créer, et la
développer en soi
Un mot seulement: Clef de la synthèse magique. - L'Absolu est ineffable, inconcevable, incompréhensible. - La dyade androgynique; mystère du Verbe. - Le Verbe,
c'est l'universel Adam avant sa chute. - Chute d'Adam; Nahàsh et le principe de l'involution. - L'étincelle divine s'obscurcit progressivement et tombe dans la matière
qu'elle pénètre, élabore, évertue. - L'évolution commence, en mode ascendant: c'est la répercussion sur le plan physique, du mouvement involutif, exercé sur le plan
astral. - Comment l'évolution est l'universelle rédemption de l'esprit? - La Grande affaire de l'homme
Homogénéité de l'universel Adam; réversibilité du bonheur et de la souffrance. - Retour des sous-multiples à l'unité. - Omniscience en Dieu: Nirvanâ
VI LE ROYAUME DE DIEU D'ALBER JHOUNEY
Ouvrages de M. Alber Jhouney
Diffusion des idées théosophiques en Europe. - La lettre tue et l'esprit vivifie: ésotérisme des Saintes-Ecritures. - Le Zohar en est la clef
Le Zohar et la sainte Kabbale. - Raisons d'être de l'Esotérisme et nécessité des voiles symboliques. - Exprimer certains mystères en langage phonétique est chose non
pas seulement impie, mais rigoureusement impossible. - Exemple: sens occulte du mot nirvânâ
Les trois formes du Verbe: l'énonciatif, le figuratif et l'hiéroglyphique
Pour bien comprendre le Zohar, il sera bon d'étudier le Royaume de Dieu de M. Jhouney
Valeur littéraire et scientifique de cet ouvrage. - Plan général, calqué sur les divisions séphirotiques: Dieu, Vérité, Humanité. - Réserves au sujet des conclusions du
livre de M. Jhouney; le dernier chapitre (Prophéties) paraît contestable. - Style de M. Jhouney
La lecture préalable de l'excellent ouvrage de M. Franck sur la Kabbale peut être d'un grand secours à ceux qui veulent pénétrer la pensée intime de M. Jhouney. - Une
page admirable du Royaume de Dieu
L'Esotérisme judéo-chrétien; le Zohar a épousé l'Evangile: l'Esprit a fécondé l'Ame. - Fruits théosophiques de cette union. - L'esprit est un, sous les voiles disparates
des différents cultes d'Occident comme d'Orient. - L'Inde a été le centre irradiant de la Lumière intellectuelle. - Salut aux Mahatmas. - Souhaits de prospérité à l'adresse
des membres actifs de la Société théosophique
Sans doute, l'auteur se rattache surtout à la tradition kabbalistique; mais il admet toutes les formes symboliques. - Les apparences varient seules; l'Esprit caché
demeure invariable, et la Vérité, toujours identique à elle-même, rayonne éternellement à travers le tissu protéiforme des mythes de l'exotérisme
FIN

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