Les TAP ? Tip

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Les TAP ? Tip
L’Ermitage du Vieux Poirier
BIBLIOTHÈQUE
Petits lieux pour bibliophiles
2014
SUPPLÉMENT ECONOMIE
grand
Angle
l’actualité
économique
de la montagne
thiernoise
> n° 13 - janvier
Grand Angle n°13
Confiance
Comme
partout, notre
économie locale
connaît un
ralentissement,
La Monnerie-leen particulier à
Depuis
Montel et Chabreloche. a
générale
deux ans, la crise
et l’artisanat,
précipité le commerce dans
tous secteurs confondus,
supérette,
la difficulté : fleuriste, de vêtements,
boucher, bar, magasin n’est épargné.
Nul
coiffeur, pizzeria…
il n’était pas
Dans un tel contexte,
le dossier FISAC
question de laisser
du ministère
traîner sur un bureau
du
de l’Artisanat et
du Commerce,
euros vont ainsi
Tourisme : 49 775
la CCMT pour
être attribués à
opération de
mener à bien cette
commerce (lire
du
revitalisation
& Couteaux).
aussi les actus Terre a payé.
Notre détermination
heureux car du
Nous en sommes
ténacité, beaucoup
courage et de la
le
font preuve sur
d’entre vous en
Boyer et Vincent
territoire. Patricia
Eleftériou, ou
Fayet, Véronique
et Coralie
encore Marie Phalente projets plein
ont des
Verdavaine qui
dans ce
la tête, sont à l’honneur cette voie,
dans
numéro. Persévérons réussite sera
la
gardons confiance,
rapido
etc.
entre terre & couteaux
TOURISME
> entrepreneurs
C tout Vert oh
riou
Véronique Elefté
e
a la main vert
au bout.
Christian Genest,
Vice-Président
journal édité
de communes
par la communauté
thiernoise
de la montagne
:
la publication
directeur de
Paul Rodier, Président
rédaction :
Jérôme Kornprobst
la petite
Eleftériou a racheté
une
un an, Véronique au Pont-de-Celles. Quand
Depuis bientôt
plantée
entreprise d’horticulture
patronne…
Soit j’arrivais à
salariée devient
L
l’urgence.
chef sur le
pour
à l’usine avec un
boucler mon affaire
2012,
traîner
e 23 décembre
du printemps,
dos, encore moins
ouvrir au début
la peine de
Véronique Eleftériou
à Pôle Emploi. J’ai
soit ce n’était pas
petite des mois
projet
période
est licenciée. La
donc construit mon
poursuivre car cette
activité. »
entreprise d’horticulture
pour racheter l’entreprise
est vitale pour mon
par son
effet,
familiale dirigée
liquidateur. » En
Paperasse, dossiers, de
la clé sous la au
elle ne
beau-père met
chez Pôle Emploi,
sessions à la Chambre à la
sa
cadeau de
porte. Drôle de
pas long feu. Dès
commerce, rendez-vous
plus de 15 fera
visite, bousculant banque… On lui annonce
Noël. Mais après
production premièreles habitudes, elle
huit mois
ans passés à la
un peu
un minimum de
cette
à son
à rencontrer la
puis à la boutique,
pour mener le projet
ne s’est demande
de
dispose que
femme de caractère
personne qui s’occupe
terme, elle n’en
créer
ou trois fois,
pas laissée impressionner.
ceux qui souhaitent dans
de trois ! « Deux
et fort ! Je
>>>
« J’ai cogité vite
leur activité. « J’étais
retourner
ne me voyais pas
n° 24// janvier 2014 // bulletin d’information de la Communauté de communes de la Montagne Thiernoise// www.ccmt.fr
RÉFORME SCOLAIRE
[email protected]
conception :
.com
www.oxygene-graphisme
<I
Les TAP ? Tip-top !
2 SOMMAIRE
sommaire
4
8
grand
Angle
l’actualité
économique
e
de la montagn
thiernoise
> n° 13 - janvier
2014
Confiance
Comme
partout, notre
économie locale
connaît un
ralentissement,
La Monnerie-leen particulier à
Depuis
Montel et Chabreloche. a
générale
deux ans, la crise
et l’artisanat,
précipité le commerce dans
tous secteurs confondus,
supérette,
la difficulté : fleuriste, de vêtements,
boucher, bar, magasin n’est épargné.
Nul
coiffeur, pizzeria…
il n’était pas
Dans un tel contexte,
le dossier FISAC
question de laisser
du ministère
traîner sur un bureau
du
de l’Artisanat et
du Commerce,
euros vont ainsi
Tourisme : 49 775
la CCMT pour
être attribués à
opération de
mener à bien cette
commerce (lire
revitalisation du
& Couteaux).
aussi les actus Terre a payé.
Notre détermination
heureux car du
Nous en sommes
ténacité, beaucoup
courage et de la
le
font preuve sur
d’entre vous en
Boyer et Vincent
territoire. Patricia
Eleftériou, ou
Fayet, Véronique
et Coralie
encore Marie Phalente projets plein
ont des
Verdavaine qui
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la tête, sont à l’honneur cette voie,
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numéro. Persévérons réussite sera
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I-IV
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journal édité
de communes
par la communauté
thiernoise
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directeur de
Paul Rodier, Président
rédaction :
Jérôme Kornprobst
ncek.com
[email protected]
conception :
aphisme.com
www.oxygene-gr
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Depuis bientôt
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Soit j’arrivais à
salariée devient
L
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chef sur le
pour
à l’usine avec un
boucler mon affaire
2012,
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du printemps,
dos, encore moins
ouvrir au début
la peine de
Véronique Eleftériou
à Pôle Emploi. J’ai
soit ce n’était pas
petite des mois
projet
période
est licenciée. La
donc construit mon
poursuivre car cette
activité. »
entreprise d’horticulture
pour racheter l’entreprise
est vitale pour mon
par son
effet,
familiale dirigée
liquidateur. » En
Paperasse, dossiers, de
la clé sous la au
elle ne
beau-père met
chez Pôle Emploi,
sessions à la Chambre à la
sa
cadeau de
porte. Drôle de
pas long feu. Dès
commerce, rendez-vous
plus de 15 fera
visite, bousculant banque… On lui annonce
Noël. Mais après
production premièreles habitudes, elle
huit mois
ans passés à la
un peu
un minimum de
cette
à son
à rencontrer la
puis à la boutique,
pour mener le projet
s’est demande
ne
de
caractère
dispose que
femme de
personne qui s’occupe
terme, elle n’en
créer
ou trois fois,
pas laissée impressionner.
ceux qui souhaitent dans
de trois ! « Deux
et fort ! Je
>>>
« J’ai cogité vite
leur activité. « J’étais
retourner
ne me voyais pas
<I
16
L’actu en bref 4
AGRICULTURE
Pour une agriculture viable et durable8
ÉCONOMIE
Grand Angle, l’actualité économique
en montagne thiernoise
I-IV
ÉCONOMIE
JPOE : Altia s’ouvre au public
15
20
ENFANCE - JEUNESSE
Réforme scolaire : les TAP ? Tip-top ! 16
ZOOM
Domaine de la Planche :
une référence
TOURISME
Ermitage du Vieux Poirier
Plénitude absolue
20
BIBLIOTHÈQUE
Petits lieux pour bibliophiles
entre terre & couteaux n°24 // janvier 2014
19
22
ÉDITO // 3
édito
Fier du travail accompli
Paul Rodier
président de la Communauté de communes
de la Montagne Thiernoise
Le personnel permanent
Au siège administratif
Christophe Castanié, directeur général des services.
Marie-France Chalencon, comptable.
Carole Sarry, coordinatrice de l’aide à la scolarité.
Emmanuelle Chevalerias, accueil et secrétariat.
Estelle Chambon, responsable tourisme, culture et communication.
Maléka Fournier, responsable habitat et politiques sociales.
Julien Lacroix, responsable de l’économie et de l’emploi.
Romain Mailhot, directeur du service enfance-jeunesse.
Pierre-Emmanuel Mulot, responsable environnement et gestion
forestière.
Martine Nollet, agent d’entretien.
À l’accueil de loisirs sans hébergement La Source
Élodie Roger, directrice.
Céline Guédon, directrice-adjointe.
Florence Georges, animatrice.
Au pôle enfance-jeunesse et tourisme
Isabelle Ravalomanda, directrice.
Stéphanie Mélon, directrice adjointe.
Marlène Emerard, assistante socio-éducative.
Sandra Chambriard, auxiliaire de puériculture.
Céline Chassangre, auxiliaire de puériculture.
Noëlle Dielen, animatrice du Relais Assistantes Maternelles.
Stéphane Brossard, animateur de l’espace jeunesse.
Marion Chastaing, accueil et animation de l’espace touristique.
Au moment où j’écris ce dernier éditorial de président de
la Communauté de Communes de la Montagne Thiernoise,
c’est avec beaucoup d’émotion que je pense à ces vingt années
passées depuis la création.
Aussi spectaculaires que soient les initiatives et les
réalisations, ont-elles été utiles pour le territoire ?
Le regroupement des communes tout d’abord : la
disparition des communes avait été annoncée comme une
fatalité évidente. Il n’en est rien. Si une telle volonté existe, le
regroupement apparaît d’avantage comme la parade que la
menace.
Ce regroupement nous a encouragés à imaginer ce qui
aurait paru inaccessible. Surtout, il nous a permis d’oser,
oser entreprendre ce que chacun chez soi n’aurait pas pu
entreprendre.
Le plus spectaculaire n’est pas forcément le plus
significatif. Ainsi le travail de la DRAC (Direction Régionale
à l’Action Culturelle) concernant l’inventaire du patrimoine
industriel a abouti à la parution de l’opuscule « Des paysans
à l’atelier ». Au-delà de ce travail, il a éveillé la conscience de
plusieurs couteliers à la culture dont ils sont dépositaires et
l’envie de la transmettre.
Autre action, celle concernant la forêt. En quelques
années, nous sommes passés de la résignation mortifère
que la forêt ne cesserait jamais d’avancer, finirait par
étouffer toute activité et toute vie, à une forme de maîtrise,
d’enthousiasme pour les plus convaincus, d’exploitation d’une
richesse, de reconquête de nos espaces, d’espoir vital.
Depuis deux années, nous avons engagé le même type
d’animation avec les partenaires de l’agriculture.
Certes, tout reste fragile et les équilibres précaires : une
tempête, la neige, tous les impondérables climatiques, mais
aussi réglementaires ou institutionnels, avec lesquels nous
devons composer nous amènent toujours à relativiser. Mais
là encore, grâce au partage de nos savoir-faire, une culture
enrichissante pour les différents partenaires et pour le
territoire se met en place.
En vingt ans, nous avons démontré que dans ce monde qui
s’emballe, où les rapports démesurés au temps et à l’argent
malmènent et perturbent l’humain, nous pouvions retrouver
des valeurs, des règles et des modes de fonctionnement
respectueux de notre environnement, de notre histoire, et
surtout des femmes et des hommes qui vivent ici.
Je suis heureux, bien sûr de laisser une institution en
pleine santé, je suis fier du travail accompli et conscient de ce
qu’il reste à faire.
Je souhaite donc à ceux que vous choisirez pour cela
courage et réussite.
Bonne année à tous.
Brigitte Rouchon, agent d’entretien.
Communauté de Communes de la
MONTAGNE THIERNOISE
Entre Terre & Couteaux
Pont de Celles
63250 Celles-sur-Durolle
Directeur de Publication : Paul Rodier
Rédaction : Agence k’ - Clermont-Fd
Conception graphique, PAO :
www.oxygene-graphisme.com
Crédit photo couvertures : © Jérôme Kornprobst
Crédits photos : Agence K’, CCMT, Kristel Schneider.
Impression : Color Team
N° ISSN : 1635-3730 dépôt légal 2012
janvier 2014 // entre terre & couteaux n°24
4 L’ACTU
EN BREF
Éveil
Petit-déjeuner et goûter
Les ateliers d’éveil corporel du Relais
Assistantes Maternelles sont désormais
ouverts aux familles du territoire. Les
jeunes enfants (0 à 4 ans) accompagnés
de leurs assistantes maternelles, gardes
à domicile, parents ou grands-parents
peuvent bénéficier d’un temps de
rencontre et d’échange entre adultes
et enfants articulé autour de l’éveil
corporel. Co-animé par l’animatrice du
RAM et une animatrice de l’ALSH La
Source, ayant chacune un diplôme pour
l’encadrement de cet atelier, il a lieu le 2e
et 4e vendredi de chaque mois de 10h à
11h (hors vacances).
Gratuits et accessibles à tous – Inscriptions
auprès de l’animatrice RAM à l’Espace petite
enfance (Pont de Celles)
Tél. : 04 63 62 30 03 – mail : [email protected]
Covoiturage
Ça y est, le parking, situé dans la
zone de Racine, tout près du péage
autoroutier à l’angle des Forges
Gauvin, et dédié au
Covoiturage, est
désormais achevé.
Il est même signalé
et n’attend plus que
vous.
www.covoiturageauvergne.
net/
À l’occasion de la semaine du goût, les
activités n’ont pas manqué pour les enfants
du territoire.
Le Multi-accueil
de la Montagne
thiernoise
avait inscrit
au programme
trois rendezvous gourmands pour éveiller les enfants
aux goûts de façon ludique grâce à des
dégustations de produits locaux en présence
des producteurs. Jeudi 3 octobre, c’était
miel et pain d’épices avec Alain Benoît à la
Guillaume pour la Cité de l’abeille !
Le 16 octobre, le RAM a organisé
quant à lui une rencontre avec les enfants
des ALSH et de l’Espace Jeunes autour de
délicieuses crêpes. Ce goûter terroir était
aussi un bon moyen pour les enfants,
leurs familles ainsi que les assistantes
maternelles de rendre hommage aux
producteurs locaux, toujours prêts à
jouer le jeu. Ce temps convivial autour
des produits de la
boulangerie Rose, des
salaisons Carton, de la
Cité de l’abeille ou de la
Ferme du Pô commun,
a été l’occasion de faire
un lien autour d’une
éducation alimentaire
saine et équilibrée.
Restauration
Avec l’ouverture prochaine des Chatilles à La Monnerie-le-Montel
(Ehpad), la Communauté de Communes réfléchit à une remise à plat du
système de restauration sur le territoire. Si l’approvisionnement local (dans
un rayon de 50 km) demeure un impératif, la question de la mutualisation
des cuisines reste posée avec plusieurs options possibles parmi lesquelles :
la remise à niveau de la cuisine de Chandalon ou la centralisation dans la
cuisine des Chatilles pour l’ensemble de la restauration collective (Chatilles,
Chandalon, ALSH La Source et AEP, multi-accueil, portage à domicile). Une
étude est en cours pour coller au plus près des besoins de la collectivité.
Photos !
Dans le cadre de l’opération de
renouvellement de sa photothèque,
la CCMT a pu compter sur la
participation de personnes bénévoles
lors des reportages destinés à
illustrer les activités touristiques du
territoire comme les
randonnées, le VTT,
la pêche ou les piqueniques. Qu’ils en
soient ici remerciés.
La photo est
d’ailleurs au cœur
du territoire puisque
l’Espace Jeunes de la
Montagne thiernoise
vient de lancer
les « Rencontres
entre terre & couteaux n° 24 // janvier 2014
photos », pour animer un groupe
de photo amateur. Cette action
contribuera elle aussi à alimenter la
photothèque du territoire.
Renseignements : Stéphane Brossard –
Tél. : 04 63 62 30 02
L’ACTU EN BREF // 5
Vivement
les vacances !
Mémoire
Dans le cadre de sa prochaine animation estivale,
l’association « les Amis des Bois Noirs » mène un projet
en lien avec le centenaire de la 1re Guerre mondiale : une
exposition racontant le vécu des habitants des Bois Noirs lors
de cette période et une publication. Elle fait appel à toutes les
bonnes volontés qui auraient des « histoires » de personnages
(soldats morts au combat, blessés, survivants, en campagne à
l’étranger, prisonniers… ou civils : femmes, veuves, notables
locaux, enfants…) pour chaque commune des Bois Noirs.
Contact : 04 73 51 41 12 ; [email protected] - www.amisdesboisnoirs.fr
FISAC, enfin !
Une vue splendide sur la vallée, des espaces cosy par
tranches d’âges (3/6 ans – 6/9 ans – 9/12 ans), une salle
informatique, une vaste salle d’activités, un mur d’escalade,
la possibilité pour les enfants de prendre leurs repas sur
place… Une fois encore, le bâtiment imaginé par la CCMT
pour accueillir l’ALSH La source à Arconsat offrira des
prestations de très belle facture. Tout sera prêt pour les
prochaines vacances d’été : ouverture en juillet prochain !
Forum
La Communauté de Communes a déposé en juillet 2011
un dossier FISAC pour une opération collective de
modernisation du commerce et de l’artisanat sur le territoire
de la Montagne Thiernoise. Objectif : favoriser la mise en
œuvre d’actions visant à maintenir et développer les activités
commerciales artisanales et les services de proximité. Il
s’agit notamment de permettre légalement à la CCMT de
pouvoir financer des projets de création, développement ou
modernisation d’entreprises locales, ce que la loi interdit en
dehors de ce type d’opérations collectives. Après une longue
période d’attente, et grâce au soutien de Monsieur le Député
André Chassaigne, la CCMT a reçu une réponse positive des
services de l’État le 4 novembre dernier : ainsi, 49 775 € vont
être attribués à la Communauté de communes pour mener
à bien cette opération. Une très bonne nouvelle pour les
entreprises du territoire !
Succès
Comme en 2011 mais à Palladuc cette fois, la CCMT
a organisé son forum des associations le 7 septembre
dernier. Pour cette deuxième édition, plus d’une
cinquantaine d’associations s’étaient donné rendezvous pour présenter leurs activités dans les domaines
de la culture et de l’animation, des sports, du social ou
encore de l’environnement. Pour mémoire, un guide
des associations a été publié en 2012.
Concerts de Vollore
En 2014, le territoire de la Montagne thiernoise
accueillera 7 concerts. Nouveauté cette année, vous pourrez
prendre vos billets à l’Espace touristique. Ouvrez l’œil !
Pour sa 5e édition,
le salon Au fil des
lames et métiers de
la Durolle a réuni 110
exposants au stade de
La Monnerie. Près de
1 800 visiteurs ont ainsi
parcouru les nombreux
stands pour découvrir
savoir-faire et créations autour de la coutellerie. Chantal
Avot s’est réjouie de la présence de jeunes comme les
apprentis du CFAI « qui font de belles choses et prennent
le relais sur des métiers que l’on pensait oubliés. »
Parmi les 7 prix décernés, Sébastien Pereira a remporté le
prix du plus beau laguiole, Joao Da Silva le prix du plus
beau couteau droit, Raymond Rosa le prix de la plus belle
création, Pascal Hémonnot le prix spécial du jury et Florian
Ponson celui du plus beau Thiers®. Les frères Teymen et la
coutellerie Arto ont quant à eux été les coups de cœur du
jury pour leurs couteaux Monnerie et Clermont.
janvier 2014// entre terre & couteaux n° 24
6 L’ACTU
EN BREF
68 !
avant
Signalétique
après
Le dernier programme d’amélioration
de l’habitat privé s’est achevé en
décembre. Depuis 2012, 68 logements
ont ainsi été réhabilités grâce à des
travaux d’isolation, d’installation de
chauffage central, d’amélioration
énergétique du logement, de mises aux
normes des installations électriques ou
gaz, d’accessibilité, mais aussi des sorties
d’insalubrité… Cinq logements locatifs
ont également été mis sur le marché par
des privés.
Ces dossiers ont généré
1 157 347,34 € HT de travaux. Pour la
CCMT, les aides octroyées s’élèvent à
108 184,84 €. Les subventions de l’ANAH
pour ces logements sont de 374 178,80 €.
Le programme a donc bien fonctionné,
l’objectif de 38 logements réhabilités
ayant été largement atteint !
En attendant la mise en place d’un
nouveau dispositif, la CCMT continue
à financer les travaux permettant le
gain d’au moins 25 % de la performance
énergétique du logement dans le cadre
du programme Habiter Mieux.
Toute la signalétique commerciale,
touristique et communale a été revue
sur le territoire de la Montagne
thiernoise. Il s’agissait de répondre
aux besoins des entreprises et
Bienvenue
Au premier
trimestre 2014,
une nouvelle
kinésithérapeute
va s’installer
à Chabreloche,
ce qui permettra
de compléter
l’offre de soins
médicaux sur
le territoire.
prestataires, d’améliorer leur
signalisation tout en respectant
la réglementation nationale : en
effet, la signalisation d’information
locale (SIL), récemment introduite
parmi les nouveaux panneaux de
signalisation routière, reste le seul
dispositif réglementaire dont les
collectivités disposent pour signaler
l’accès aux activités commerciales
et touristiques. La SIL ne peut en
aucun cas tenir lieu de publicité.
Plus de 400 panneaux et 180 mâts
ont été financés par la CCMT pour un
montant de 130 000 euros H.T.
Récompensé
Le chef
de l’Auberge
du Palais,
Jean-Philippe
Devaux, vient de
recevoir le label
« Restaurant de
qualité » décerné
par le Collège
culinaire de France. Une récompense qui couronne le
« 100 % fait maison » et décernée par un collège de chefs
prestigieux comme Alain Ducasse et Joël Robuchon.
Ce prix fait suite à la visite mystère d’un chef étoilé
clermontois qui a donc salué ici le travail de minutie
réalisé autour de produits frais, de terroir et de saison
par le chef et son second Ludovic Quintero. Félicitations !
Renseignements : Maléka Fournier - Tél. : 04 73 51 88 26
Étanche
Les premiers tests d’étanchéité
à l’air de la résidence des Chatilles
(ouverture prévue en janvier 2015)
ont été très concluants. Ces tests
effectués sur une zone témoin
mesurent la quantité d’air entrant
dans le bâtiment ; la norme Passiv
Haus a été largement respectée
avec un résultat de 0,36 vol./heure
obtenu contre 0,6 vol./heure requis.
La saison en dansant !
La saison culturelle 2013-2014 a été lancée
officiellement vendredi 4 octobre à 18 h 30 de la
plus belle des manières à l’Espace touristique
de la Montagne thiernoise à Celles-surDurolle par le président Paul Rodier qui n’a
pas manqué de rappeler « le bilan positif du
pôle enfance jeunesse tourisme avec plus
de 1 300 personnes accueillies au sein de
l’espace touristique en un an. » Les invités ont pu découvrir le fruit du travail
de la compagnie Daruma (en résidence sur le territoire en 2011) qui présentait
sa pièce chorégraphique déambulatoire « Ici et là ». Énergie, grâce, précision et
interactivité puisque les danseuses ont permis à certains de s’intégrer pleinement
dans le spectacle ! De quoi mettre l’eau à la bouche pour la saison 2014.
entre terre & couteaux n° 24 // janvier 2014
L’ACTU EN BREF // 7
Les rendez-vous culturels
RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS AU 04 63 62 3 000 (ESPACE TOURISTIQUE)
DIMANCHE 19 JANVIER 16H
revue-spectacle
SAMEDI 5 AVRIL À 21H
DIMANCHE 15 JUIN
EN DÉBUT D’APRÈS-MIDI
« POUPOUPIDOU » - Tout public
En partenariat avec l’association Les Amis de
Chandalon de Chabreloche
Durée : 80 minutes - Entrée : 10 € - gratuit pour les
– 12 ans - Salle Fernand-Bernard à Chabreloche
Billetterie à la mairie de Chabreloche et à la CCMT
MERCREDI 19 FÉVRIER À 15H
contes et lectures
« L’appel du large » - Jeune public
7-12 ans
En partenariat avec l’association Médiathèque Au fil
des Pages de La Monnerie-le-Montel et l’ABLF
Durée : 45 min environ - Entrée libre - Bibliothèque
de La Monnerie-le-Montel
SAMEDI 29 MARS À 15H
cirque/ théâtre d’objets
« En Piste !… » - Dès 3 ans
Par la Compagnie Entre Deux Rives (03), en
partenariat avec l’association des Parents d’élèves
de l’école du Chambon de La Monnerie-le-Montel
Durée : 40 min environ - Entrée libre - Salle des
fêtes de La Monnerie-le-Montel
concert
concert
Jazz traditionnel et swing avec New
Washboard Band - Tout public
« Chaud Dedans »
Par La Maison QuitientChaud (63)
En partenariat avec le Comité d’Animation
d’Arconsat
Durée : 2 x 45 minutes - Entrée libre
Place du 19 mars 1962 à Arconsat (école)
En partenariat avec l’association Savoir et Partage
de Viscomtat
Durée : 2 x 45 minutes - Entrée : 10 €, gratuit – 12
ans - Salle de l’Amicale Laïque de Viscomtat
Billetterie à l’espace touristique
VENDREDI 16 MAI À 21H
JEUDI 3 AVRIL À 10 H 30
LES EXPOSITIONS À L’ESPACE
TOURISTIQUE
concert-spectable
danse
« Lili Bigoudi » - Dès 6 mois !
Par le Collectif Le Pied en Dedans (63)
Entrée libre - Durée : 30 minutes - Réservation
conseillée à la CCMT - Salle des Sarraix, à Cellessur-Durolle
« Le Guinguette Show » - Tout public
Humour et chansons au son de
l’accordéon !
Exposition des travaux
pluridisciplinaires réalisés par les
enfants inscrits à l’ALSH La Source,
En partenariat avec l’association Laïcité
Monnerinoise de La Monnerie-le-Montel
Durée : 80 minutes
Entrée : 8€, gratuit pour les – 12 ans
Salle des fêtes de La Monnerie-le-Montel
Billetterie à l’espace touristique
Exposition d’illustrations jeunesse
par Fabienne Cinquin (Chamalières),
VENDREDI 13 JUIN
9H ET 10 H 30
Exposition de photographies
par Nicolas Pissis (Saint-Rémy-surDurolle),
spectacle musical humoristique
« Les pâtes au gaz » - écoles
primaires + 6 ans
Par la Cie Amplitude (Ardèche)
Durée : 60 minutes - Entrée gratuite - Réservation
obligatoire à la CCMT - Salle des fêtes de SainteAgathe
« Graines d’artistes » jusqu’au samedi 1er février
« Madame Mouche et compagnie » du samedi
8 février au samedi 22 mars
« La Ruralité autrement. #1, à domicile » du samedi
29 mars au samedi 10 mai
Exposition de peinture à l’huile et
lave émaillée par Monique et Hélène
Combronde (Celles-sur-Durolle et Vicle-Comte),
« Alliance « Hatypic » entre peinture à l’huile et lave
émaillée » du samedi 17 mai au samedi 21 juin
Exposition de carnets de voyages,
« Voyages de papier » du samedi 28 juin au samedi
6 septembre
janvier 2014// entre terre & couteaux n°24
8 AGRICULTURE
INSTALLATIONS, DIVERSIFICATION
Pour le développement
d’une agriculture viable et durable
Pour faire suite au diagnostic réalisé sur
le territoire, la Communauté de communes
et le Conseil général multiplient les initiatives
pour que l’agriculture perdure et demeure
le fer de lance du Puy-de-Dôme.
ÉTUDE DE FAISABILITÉ
POUR LA CRÉATION D’UNE
ASSOCIATION FONCIÈRE
PASTORALE (AFP)
Parmi les pistes de réflexion, la
création d’une Association Foncière
Pastorale (AFP) à Pitelet, hameau
de Saint-Victor-Montvianeix. « Une
conséquentes pouvant conforter
des exploitations déjà en place et/
ou favoriser des installations sur
le territoire. Le Conseil général
accorde donc une aide directe à celui
qui entreprend des travaux pour
rendre sa parcelle exploitable par un
agriculteur s’installant ou installé
depuis moins de 5 ans » Une autre
manière de libérer du foncier et ainsi
« Que l’agriculture se diversifie
avec une forte valeur ajoutée en
consommant moins de foncier. »
U
ne population
d’agriculteurs
vieillissante, peu de
repreneurs d’exploitation
ou de candidats pour
le remplacement d’associé au sein
d’un GAEC, un foncier délicat à
gérer… Conscients de ce constat,
la Communauté de communes
et le Conseil général ont fait de
l’agriculture durable un axe prioritaire
avec pour objectif de « travailler
pour que l’agriculture se diversifie,
créant ainsi plus de valeur ajoutée
et utilisant moins de foncier »,
selon Mathieu Belin, chargé de
développement de la filière agricole au
Conseil général.
association qui regrouperait plus
de la moitié des propriétaires d’un
secteur. Cette AFP deviendrait
alors l’interlocuteur unique dans
l’aménagement des parcelles,
la gestion des fermages… Le
propriétaire reste propriétaire
bien sûr, mais il est représenté par
l’AFP qui portera les projets. » A
l’étude sur Pitelet, cette association
foncière pastorale serait une première
dans le Puy-de-Dôme, « un véritable
atout pour les propriétaires, une
simplification dans les relations. »
DES AIDES POUR S’INSTALLER
EN DIVERSIFICATION ET
RÉHABILITER LES FRICHES EN
TERRES AGRICOLES
Pour que l’agriculture s’inscrive
dans la durée, des aides sont aussi
octroyées par le Département pour
favoriser le défrichage et la remise
en état agricole de terrains. « Il y a
beaucoup de petites parcelles en
friche et de multiples propriétaires.
L’addition de ces petites
parcelles représente des surfaces
entre terre & couteaux n°24 // janvier 2014
favoriser le développement d’activités
agricoles, en parfaite cohérence
avec les aides destinées aux jeunes
agriculteurs et à la diversification.
« L’Aide à l’installation en
diversification, dans le cadre d’un
contrat territorial d’agriculture
durable, s’est généralisée à douze
communautés de communes situées
en Combrailles et Livradois-Forez.
Cette aide, pouvant atteindre
10 000 €, concerne la création d’une
activité agricole en diversification :
agritourisme, transformation, vente
directe… » Par exemple en Montagne
Thiernoise, Simon Seychal a rejoint
le GAEC familial pour occuper la
place laissée vacante par son père.
Au passage, le jeune homme de 27
ans a ajouté l’élevage de volailles à
l’activité de ce GAEC. « J’élève les
volailles jusqu’à cinq mois. Une fois
abattues et conditionnées, elles sont
vendues en direct sur des marchés
clermontois ou dans notre boutique
du Pont de Celles. » Non loin de
là, Baptiste Treille vient de créer
un GAEC (avril 2013) avec son père
Gilles. À 23 ans, il est non seulement
AGRICULTURE // 9
jeune agriculteur mais apporte aussi
des compétences nouvelles. « Le
développement de la production de
viande bovine complétera un élevage
de poulets label rouge et un élevage
de volailles fermières, livrées
directement prêtes à cuire chez les
clients dans un rayon de 30 à 40
kilomètres. » Outre le développement
de cette vente directe, l’année 2014
devrait aussi voir la construction
d’une nouvelle stabulation. « On
s’accroche à notre passion », souligne
Baptiste. Acceptés par la CCMT puis
par la commission agricole du Conseil
général, leurs dossiers devraient
aboutir lors de la commission
permanente prévue en janvier. Dans
tous les cas, Mathieu Belin se veut
prudent : « Pour bénéficier de ce
dispositif, il faut s’adresser à la
CCMT pour déposer les demandes.
Aucune aide n’est rétroactive,
les demandes doivent donc être
formulées avant toute réalisation de
projet. »
Retrouvez le guide des aides agricoles sur
www.ccmt.fr, rubrique agriculture.
+ D’INFOS
Pierre-Emmanuel Mulot : 04 73 51 88 23
AVEC NATURA 2000
Exonération fiscale
et financement
des travaux
Depuis 1992, le programme européen Natura
2000 tente de préserver la diversité biologique
et de valoriser les territoires. Pourquoi et
comment protéger les Bois Noirs, tourbières
ou Vallées et Piémonts du Nord-Forez.
Signer la charte ou un contrat Natura 2000,
ça implique quoi ?
A
vec l’objectif de préserver la vallée de la
Credogne, les forêts de ravins et les berges
de la rivière, le Syndicat Mixte des Monts
de la Madeleine est devenu l’animateur du
programme Natura 2000 pour les Bois Noirs
(Sommet du Montoncel et Saint-Victor-Montvianeix), en
lieu et place du Parc Naturel Régional du Livradois-Forez.
Pour Armelle Sicard sa directrice, « ce site est complexe
et comporte des zones humides dont des tourbières
à préserver absolument. Les tourbières sont de
véritables éponges, elles garantissent nos réserves en
eau potable, il faut donc les protéger. » Pour cela, rien
de très compliqué : il faut s’abstenir de drainer, ne pas
creuser de fossés, proscrire les engins mécanisés dans
les tourbières, ne pas vidanger ni épandre des produits
toxiques… De simples recommandations de gestion de
bon père de famille ! « Le territoire de la Montagne
thiernoise comprend plus de 5 % de zones humides
contre moins de 2 % sur le territoire français. Notre
rôle d’animation consiste à faire prendre conscience à
tous les acteurs du territoire combien il est essentiel
de permettre à la tourbière de s’exprimer, de préserver
les habitats remarquables. »
Le site « Vallées et Piémont Nord-Forez » couvre une
surface de 465 hectares répartis sur les communes de
Sainte Agathe, Vollore-Ville et Olmet. Il abrite de très belles
hêtraies montagnardes (206 ha) ainsi que des milieux
tourbeux (Boulaie tourbeuse, tourbières hautes actives…)
de grande valeur patrimoniale. Le Grün de Chignore,
situé dans la forêt domaniale d’Ayguebonne, possède
également de très beaux éboulis (21 ha) en mosaïque avec
la lande sèche (13,7 ha). Le site abrite également plusieurs
espèces rares et protégées à l’échelle européenne comme
la Barbastelle (chauves-souris), le Lucane cerf-volant
(coléoptère) ou encore la Buxbaumie (mousse). À l’Office
National des Forêt, Laure Pélissier énonce les enjeux
de la conservation du site : « Maintien de la hêtraie
en favorisant une gestion forestière respectueuse,
conservation et restauration des habitats tourbeux,
maintien des milieux ouverts (éboulis, landes et prairies
janvier 2014 // entre terre & couteaux n°24
10 AGRICULTURE
Vallée de la Credogne
(Saint-VictorMontvianeix)
humides) et préservation des
espèces d’intérêt communautaire. »
SI VOUS ÊTES PROPRIÉTAIRE…
Vous pouvez alors vous engager en
faveur de la conservation des habitats
et espèces d’intérêt communautaire
en signant la Charte Natura 2000
pour une durée de cinq ans. Vous
vous engagerez à conserver les
zones humides présentes dans votre
parcelle, à conserver la hêtraie et
proscrire toute coupe rase supérieure
à 0,5 ha et à respecter un itinéraire
technique sylvicole proposé par
l’animateur. Pour les parcelles de
plus de 0,5 ha, vous vous engagerez à
maintenir au minimum la proportion
de 2 arbres morts ou sénescents et
deux arbres sains à cavités par ha
d’un diamètre minimum de 35 cm.
QUELLE CONTREPARTIE ?
Un avantage fiscal. En
contrepartie de ces engagements de
gestion durable, la signature d’une
charte Natura 2000 donne droit à
l’exonération de la taxe foncière sur
les propriétés non bâties (TFPNB)
et permet d’accéder à certaines aides
publiques (notamment en matière
forestière où l’adhésion à la charte
Natura 2000 constitue des garanties
de gestion durable des forêts situées
dans le site).
VOUS SOUHAITEZ VOUS
ENGAGER DAVANTAGE, À
QUOI AVEZ-VOUS DROIT SI
VOUS SIGNEZ UN CONTRAT
NATURA 2000 ? QUELLES
SERONT VOS OBLIGATIONS ?
Le contrat Natura 2000 est une
démarche volontaire qui permet
de s’engager concrètement dans
un programme d’actions en faveur
des habitats et des espèces d’intérêt
communautaire pendant cinq ans.
Il est signé entre le préfet et le
propriétaire.
Le contrat Natura 2000 définit
les actions à mettre en œuvre
conformément aux objectifs de
conservation du site ainsi que la
nature et les modalités de versement
des aides (100 % du montant des
travaux dans certains cas).
Les propriétaires souhaitant
s’engager dans des travaux de gestion
sylvicole favorable à la conservation
de la hêtraie pourront souscrire à des
actions telles que la conservation de
bois sénescents, la prise en charge de
certains surcoûts d’investissement
visant à réduire l’impact des dessertes
entre terre & couteaux n°24 // janvier 2014
en forêt, la prise en charge du
surcoût lié à la mise en œuvre d’un
débardage alternatif, la mise en place
d’une lisière étagée… Le cahier des
charges technique sera défini avec le
propriétaire.
SEREZ-VOUS CONTRÔLÉ ?
Le signataire du contrat peut
faire l’objet de contrôles de la part
des autorités chargées de la mise en
œuvre du dispositif afin de vérifier le
respect des engagements prévus dans
le contrat et les cahiers des charges
associés aux actions.
La signature d’un contrat Natura
2000 donne droit à une exonération
de la taxe foncière sur les propriétés
non bâties (TFPNB).
Réalisé avec l’aide d’Armelle Sicard,
directrice du Syndicat Mixte des Monts de
la Madeleine : 04 77 65 10 22 et de Laure
Pélissier, Office National des Forêts :
04 73 42 01 62.
+ D’INFOS
Pierre-Emmanuel Mulot : 04 73 51 88 23
rapido
grand
Angle
l’actualité
économique
de la montagne
thiernoise
> n° 13 - janvier 2014
Confiance
Comme
partout, notre
économie locale
connaît un
ralentissement,
en particulier à La Monnerie-leMontel et Chabreloche. Depuis
deux ans, la crise générale a
précipité le commerce et l’artisanat,
tous secteurs confondus, dans
la difficulté : fleuriste, supérette,
boucher, bar, magasin de vêtements,
coiffeur, pizzeria… Nul n’est épargné.
Dans un tel contexte, il n’était pas
question de laisser le dossier FISAC
traîner sur un bureau du ministère
du Commerce, de l’Artisanat et du
Tourisme : 49 775 euros vont ainsi
être attribués à la CCMT pour
mener à bien cette opération de
revitalisation du commerce (lire
aussi les actus Terre & Couteaux).
Notre détermination a payé.
Nous en sommes heureux car du
courage et de la ténacité, beaucoup
d’entre vous en font preuve sur le
territoire. Patricia Boyer et Vincent
Fayet, Véronique Eleftériou, ou
encore Marie Phalente et Coralie
Verdavaine qui ont des projets plein
la tête, sont à l’honneur dans ce
numéro. Persévérons dans cette voie,
gardons confiance, la réussite sera
au bout.
Christian Genest,
Vice-Président
journal édité
par la communauté de communes
de la montagne thiernoise
directeur de la publication :
Paul Rodier, Président
rédaction :
Jérôme Kornprobst
[email protected]
conception :
www.oxygene-graphisme.com
> entrepreneurs
C tout Vert oh
Véronique Eleftériou
a la main verte
Depuis bientôt un an, Véronique Eleftériou a racheté la petite
entreprise d’horticulture plantée au Pont-de-Celles. Quand une
salariée devient patronne…
L
e 23 décembre 2012,
Véronique Eleftériou
est licenciée. La petite
entreprise d’horticulture
familiale dirigée par son
beau-père met la clé sous la
porte. Drôle de cadeau de
Noël. Mais après plus de 15
ans passés à la production
puis à la boutique, cette
femme de caractère ne s’est
pas laissée impressionner.
« J’ai cogité vite et fort ! Je
ne me voyais pas retourner
à l’usine avec un chef sur le
dos, encore moins traîner
des mois à Pôle Emploi. J’ai
donc construit mon projet
pour racheter l’entreprise
au liquidateur. » En effet,
chez Pôle Emploi, elle ne
fera pas long feu. Dès sa
première visite, bousculant
un peu les habitudes, elle
demande à rencontrer la
personne qui s’occupe de
ceux qui souhaitent créer
leur activité. « J’étais dans
l’urgence. Soit j’arrivais à
boucler mon affaire pour
ouvrir au début du printemps,
soit ce n’était pas la peine de
poursuivre car cette période
est vitale pour mon activité. »
Paperasse, dossiers,
sessions à la Chambre de
commerce, rendez-vous à la
banque… On lui annonce
un minimum de huit mois
pour mener le projet à son
terme, elle n’en dispose que
de trois ! « Deux ou trois fois,
>>>
<I
>>>
j’ai cru que je n’y arriverais pas. Il
ne faut pas se démotiver, celui qui
n’est pas courageux jette l’éponge.
Et je dois reconnaître que mon
plus gros soutien a été celui de
mon banquier1 ! » Pourtant, la
situation de cette femme de 48
ans est loin d’être dorée. « J’ai
profité d’une négociation pour
mon découvert pour lui présenter
mon projet et le solliciter pour
son financement. J’y suis allée
s’initier avec Javotte la carotte
ou Moustique le basilic… Côté
fleurs, vous trouverez de tout :
vivaces, plantes annuelles,
légumes pour une activité qui
reste saisonnière : « Les deux
grosses périodes sont le printemps
bien sûr, avec le début des
jardins potagers3, et la Toussaint
avec les chrysanthèmes. » Et si
elle a débuté par une année
particulièrement difficile sur
Chauffeurs de taxis
Un rôle social
Le territoire compte six entreprises de taxis. Parmi
les chauffeurs, Patricia Boyer et Vincent Fayet
racontent un peu de leur quotidien.
L
au culot, ça a marché et c’est
sans doute grâce à lui que j’ai pu
ouvrir. » Pugnace, elle achète
alors le terrain et l’entreprise
du Pont-de-Celles, lance
des travaux pour améliorer
la boutique notamment. Le
8 mars 2013, C tout Vert Oh
ouvre ses portes, pari tenu !
Fleurs et boutique
cadeaux
Pour débuter, Véronique a
essayé de tout prévoir en
provisionnant ses indemnités
de chômage (ACCRE) pour ses
premiers salaires. Côté activité,
elle a abandonné la production
bien sûr « impossible à mener
seule, trop coûteuse, trop de
risque de pertes. » En revanche,
elle a réaménagé l’espace2 et
investi dans un grand chalet qui
abrite la boutique déco avec des
cadeaux à tous les prix : bougies
parfumées, petits accessoires,
kit ludique de jardinage pour
les enfants qui seront ravis de
1
2
Crédit Agricole de La Monnerie-le-Montel
500 m2 dont 300 m2 de serres.
II >
« J’ai fait preuve
de culot,
ça a marché ! »
le plan de la météo, Véronique
reste plus que jamais optimiste :
« Tout se passe bien, j’aime
travailler dehors et je suis ma
propre patronne ! L’affaire est
viable pour une personne seule, le
bouche-à-oreille fonctionne bien,
les prochaines années seront donc
bonnes. De toute façon, je n’ai pas
le choix ! »
C tout Vert oh
Pont-de-Celles
Tél. : 06 66 37 70 40
Et sur Facebook !
3
C’est l’une des nouveautés, Véronique
vend des pommes de terre à planter.
a fin de journée est
proche, Patricia Boyer
attend le retour de son
dernier chauffeur qui rentre
de Clermont-Ferrand après la
dialyse de l’un de ses clients.
Dans ses nouveaux locaux de
la zone de Racine, elle mesure
le chemin parcouru depuis
1993 où elle roulait avec sa
mère, Marie-Jeanne. « J’ai été
salariée, je suis aujourd’hui
patronne, je sais ce qui est
important pour l’équipe, le bienêtre prime. Ces nouveaux locaux
répondent aux règles fixées
par l’ARS (Agence Régionale
de Santé), tous les véhicules
peuvent stationner dans le
hangar, on est chez nous. »
394 m2, deux chambres, deux
espaces vestiaires-sanitaires…
La PME Taxi et Ambulances
Boyer fondée par Patricia
« On les conduit,
on les entoure,
on les bichonne. »
en 2002 se porte bien : deux
taxis et une ambulance en
2007, deux ambulances, un
VSL (Véhicule Sanitaire Léger)
et six taxis aujourd’hui. « J’ai
créé l’activité ambulance en
2007 pour suivre mes clients
le plus longtemps possible »,
justifie celle qui a aussi été
ambulancière au début de sa
carrière. « On noue des liens
et on veut les accompagner
jusqu’au bout. » Car taxis
ou ambulances, en milieu
rural, l’activité de Patricia
Boyer repose à 95 % sur le
médical via le transport assis
professionnel (TAP).
À moins de 10 kilomètres de là,
Vincent Fayet prépare le planning
de la prochaine journée. Cet
ancien monteur-vendeur en
optique lunetterie s’est reconverti
dans le taxi. « Mon père était
routier, j’aimais bien aller avec
lui, j’ai toujours aimé la voiture.
J’ai alors décidé de passer mon
certificat de chauffeur puis
d’ambulancier. » Après quatre
années passées au volant d’un
véhicule Boyer, il s’est lancé
dans une nouvelle aventure en
rachetant les Taxis Theuil, une
institution à Chabreloche. « J’avais
envie de plus de responsabilités
et le feeling a été très bon avec
Sylvie et Jean-Pierre Theuil. J’ai
débuté comme salarié, pour mieux
connaître leur fonctionnement
et leurs clients, aujourd’hui c’est
l’inverse. Je suis leur patron. Je
souhaitais qu’ils continuent avec
moi pour assurer une continuité et
franchement, c’était une excellente
décision. » Avec trois voitures et
Chabreloche
une dizaine de courses chaque
jour par véhicule, Vincent Fayet
ne manque pas de travail,
n’hésitant pas à solliciter les
collègues des environs : « Les
journées commencent tôt et
se finissent tard, le travail ne
manque pas ; il y en a pour tout
le monde sur le territoire. » Aux
Taxis Vincent, l’activité repose
quasi exclusivement sur le TAP.
Ainsi par exemple, chaque lundi
matin, Vincent Fayet débute
sa semaine à Saint-Etienne
pour conduire un enfant à son
internat spécialisé à Riom. « Dans
ce cas, le trajet est payé par l’école.
Pour les trajets liés à la santé, ce
sont les caisses qui règlent, d’où un
gros travail administratif. Avec les
chèques Mobi+ du Conseil général,
les personnes âgées nous sollicitent
aussi pour les emmener faire des
inhérents à une santé fragile…
Patricia Boyer et Vincent Fayet
sont d’accord sur un point : au
fil des courses, ils deviennent
aussi des confidents. « J’ai vu
le profil de mes clients évoluer.
Avant, ils avaient plus de 60 ans ;
aujourd’hui, certains ont 30 ou 35
ans. On fait partie de leur vie, ils se
confient et certains sont bien plus
que des clients. Dans tous les cas,
on les entoure, on les bichonne
pour qu’ils soient sereins… Ils
ont suffisamment de raisons de
s’inquiéter, notre rôle est aussi de
les rassurer », souligne Patricia.
Même son de cloche chez Vincent :
« On s’occupe de leurs papiers, on
les décharge au maximum. Parfois,
on les conduit tous les jours et
puis… Plus rien… C’est difficile à
vivre. »
Avec son activité ambulance,
Patricia Boyer assure aussi des
astreintes : « Deux personnes avec
une ambulance bloquées de 20h à
8h au cas où le service du 15 nous
appelle. » Et toujours beaucoup de
sentiments : « Dans l’ambulance,
je préfère conduire car j’ai horreur
d’être secouée (sourire). Mais
avec certains clients, je monterais
toujours avec eux à l’arrière. »
Les formations pour devenir
chauffeur de taxi : 3 mois et demi
(2 500 € environ)
auxiliaire-ambulancier : 15 jours
(600 € environ)
chauffeur-ambulancier : quatre mois
et demi (2 500 € environ)
courses, aller chez l’ophtalmo, chez
la pédicure… Un moment spécial,
d’échange, que j’aime beaucoup. »
De son côté, pour le printemps
prochain, Patricia réfléchit à
l’idée de lancer un service de
ramassage à destination du
marché de La Monnerie, chaque
vendredi.
Des confidents
Être chauffeur de taxi en milieu
rural est bien plus qu’un acte
banal qui consiste à conduire
un passager d’un point à un
autre. Consultations médicales,
traitements réguliers de plus en
plus lourds, soucis quotidiens
Hep, taxi !
> Taxis et Ambulances Patricia Boyer
Celles-sur-Durolles,
Tél. : 04 73 51 87 47
> Taxis Vincent, Chabreloche,
Tél.: 04 73 94 40 58
> Taxi Tej,
Palladuc, Tél. : 04 73 94 03 92
> Taxi Service Perrot,
Celles-sur-Durolle,
Tél. : 04 73 51 57 36
> Taxi Jocelyne Georges,
Arconsat, Tél. : 04 73 94 20 64
> Taxis Boyer Marie-Jeanne
Celles-sur-Durolle, Tél. : 04 73 51 54 01
English,
only for you*
Tout est dans
le titre ! À
Chabreloche,
Coralie Verdavaine
propose aux
entreprises des
formations à la
demande pour une
mise à niveau ou un perfectionnement
en anglais. Un volume d’heures destinées
aux débutants comme aux confirmés, pour
préparer le TOEIC et le TOEFL, progresser
dans la traduction des mails en anglais et
ainsi coller aux besoins des entreprises,
notamment celles tournées vers l’export.
Spécialisée dans la formation pour adultes
— elle collabore notamment avec le GRETA
—, Coralie Verdavaine peut aussi intervenir
dans le domaine de la traduction ou
encore aider vos enfants à franchir un cap
dans la langue de Shakespeare en prévision
d’examens.
> English, only for you
Coralie Verdavaine - Chabreloche
Tél. : 06 86 84 12 91
* L’anglais, juste pour vous
Le TOEIC®
Il permet d’évaluer les compétences
de compréhension écrites et orales en
anglais de personnes non anglophones
dans le milieu international des affaires,
du commerce ou de l’industrie. Il est
reconnu par des milliers d’entreprises et
institutions.
Le TOEFL®
Davantage destiné aux étudiants, Le
TOEFL évalue vos aptitudes à parler et à
comprendre l’anglais, tel qu’il est parlé,
écrit et pratiqué dans l’enseignement
secondaire et supérieur.
Norme internationalement reconnue
de maîtrise de la langue anglaise
(américaine), ce test est exigé notamment
des étudiants non anglophones
d’Amérique du Nord pour l’admission dans
un établissement supérieur anglophone,
ainsi qu’à l’entrée de certaines grandes
écoles françaises. Le score obtenu au
TOEFL® IBT est valable deux ans.
< III
> brèves
> gros plan
> Derself
La main tendue
de Marie Phalente
Adjointe de l’agent comptable à l’Université d’Auvergne, Marie Phalente
aimerait faire bénéficier de ses compétences aux petites et moyennes
entreprises du territoire. Et tendre la main aux profils qui peinent à
s’intégrer dans le monde du travail.
davantage un investissement, un
pari sur le long terme. »
M
artiniquaise
au profil
atypique, Marie
Phalente exerce ses talents
en qualité d’adjointe aux
recettes à l’Université
d’Auvergne. Mais surtout,
elle réfléchit à la création de
son activité pour apporter
un éclairage différent aux
chefs d’entreprise, souvent
contraints de s’improviser
experts dans des
domaines qui parfois leur
échappent : optimisation
des investissements,
clôture, plan de
financement, contrôle
budgétaire, diagnostic des
immobilisations… « Une
niche pour donner un coup
de pouce utile et ponctuel
à un chef d’entreprise. Je
peux l’aider par exemple à
constituer un dossier pour une
demande de financement à la
banque. Un outil plus pointu
et plus performant qu’un
simple bilan ou qu’un résultat
net qui, à lui seul, ne signifie
pas grand-chose. Tout chiffre
nécessite un accompagnement
et une explication… Il est
pénalisant de se contenter de
faire confiance à son banquier
IV >
qui ne regardera que ce qui
l’intéresse. »
Le concept proposé par Marie
Phalente, déjà opérationnelle,
repose sur une originalité
rare : un détachement complet
de la nécessité de réaliser du
chiffre. « J’ai un poste qui me
permet de vivre, j’ai donc tout
mon temps pour rencontrer les
chefs d’entreprise qui voudraient
en savoir plus. Une fois qu’ils
auront compris l’intérêt de
ma démarche, la pertinence
de ma mission, je pourrai les
accompagner, qu’ils dirigent
une TPE ou une PME de vingt
personnes. Il y a toujours des
moyens de gagner de l’argent
pour une entreprise mais
elle ne le sait pas toujours.
Parfois, il suffit de changer ses
habitudes et de faire confiance
à un œil extérieur. » La valeur
ajoutée de Marie Phalente,
en concurrence ni avec
les comptables ni avec les
experts-comptables, repose sur
l’optimisation et l’efficacité. Et
dans un premier temps, pas
question de parler d’argent. « Il
faut sortir du schéma où toute
intervention doit être facturée.
Ma première démarche est
En cas de succès dans ce
projet, elle se verrait d’ailleurs
s’entourer en sollicitant
d’autres autoentrepreneurs
comme des femmes qui
peinent à se réinsérer dans la
vie professionnelle après une
maternité. « Ne pas pouvoir se
rendre sur son lieu de travail
parce que son enfant est malade
ne signifie pas que l’on ne peut
pas travailler. Mais une grande
majorité d’entreprises françaises
ne parvient pas à comprendre
cela. Beaucoup de gens, hommes
et femmes, ont un potentiel
et des compétences qu’ils ne
sont pas en mesure d’exploiter
car ils ne rentrent pas dans le
cadre classique. Il y a beaucoup
de précarité à cause de cela.
Au cours de ma carrière, je
n’ai jamais été confrontée au
chômage qui dure, j’ai toujours
eu l’opportunité de rebondir
rapidement. Tout le monde n’a
pas cette chance, ma démarche
est donc aussi de tendre la main
à ce type de profils. »
Un double objectif donc :
remettre le pied à l’étrier pour
des individus en difficultés
afin qu’ils renouent avec le
cercle vertueux de l’activité
professionnelle et permettre
aux chefs d’entreprise de
mieux dormir la nuit.
Contacter Marie Phalente
Tél. : 07 63 05 02 35
Mail : [email protected]
La CCMT s’est engagée en 2013
avec le Parc Livradois Forez, la
CCI, la Chambre de Métiers et de
l’Artisanat, la CARSAT Auvergne,
les Communautés de Communes
de Courpière et de Lezoux, la
DIRECCTE, Macéo, Plate-forme
21, dans le Développement de
la Responsabilité Sociétale des
Entreprises en Livradois-Forez
(DERSELF).
La Responsabilité Sociétale des
Entreprises (RSE) est la prise
en compte des préoccupations
sociales, environnementales, et
économiques dans leurs activités.
Il s’agit par exemple de veiller au
respect des droits de l’homme
chez les fournisseurs étrangers,
de diminuer la fréquence et la
gravité des accidents du travail,
d’aider les entreprises à protéger
leur propriété industrielle, de
réduire les émissions de gaz à
effet de serre, renforcer le lien
école-entreprises pour trouver
des jeunes dans l’industrie… Des
actions concrètes vont ainsi être
mises en place pour accompagner les entreprises à améliorer
leurs pratiques et les aider à anticiper les évolutions de production
et de consommation.
> Solidarité
Les élus ont reçu les représentants
du personnel de l’entreprise Elba
lors du Conseil Communautaire
du 12 décembre. Ces derniers ont
informé les membres du Conseil
sur les avancées des négociations
avec l’entreprise dans le cadre du
Plan de Sauvegarde de l’Emploi.
Ils ont également présenté le
comité de soutien qui a été créé.
La CCMT a décidé d’apporter une
subvention de 1 000 euros à cette
association.
Communauté de Communes de la
MONTAGNE THIERNOISE
Communauté de Communes
de la Montagne thiernoise
Pont de Celles
63250 Celles-sur-Durolle
Tél.: 04 73 51 89 93
Fax : 04 73 51 89 00
www.ccmt.fr
ÉCONOMIE // 15
JOURNÉES PORTES OUVERTES EN ENTREPRISES
Altia s’ouvre au public
Les Journées Portes Ouvertes en Entreprises ont connu un
beau succès les 4 et 5 octobre derniers grâce à la participation
de trois entreprises basées en Montagne thiernoise : Altia, la
Cité de l’abeille et Ludibois. Une centaine de visiteurs a ainsi
pu découvrir l’envers du décor de ces entreprises locales et
notamment, une cinquantaine d’élèves de troisième scolarisés
aux collèges de Thiers et Lezoux.
les sceptiques : « trop de bruit » pour
les uns, « trop fatigant, on bouge trop
les bras » pour d’autres…
Altia en bref
Groupe de 4 500 personnes en France
40 usines en France
5 divisions : Stamping (emboutissage),
machining (pièce de précision faite en
décolletage, tournage), division structure
(soudure, ensemble mécano soudé), division
metal - plastic et division caddie (leader
mondial des caddies de grandes surfaces)
http://altiagroup.fr/
OBJECTIF 4 M€
L
a visite se déroule en
groupes, au rythme
lancinant du bruit des
machines. Chez Altia, le port
des bouchons d’oreilles est
vivement recommandé, l’envers du
décor passionnant. Le guide du jour,
c’est Alexandre Gomes, responsable
qualité et technique de 27 ans,
passionné par son métier et fervent
défenseur du secteur industriel. « Je
ne suis pas là pour vendre l’industrie
mais c’est vrai que c’est un secteur
où il y a beaucoup de possibilités
d’emplois, dans des domaines très
différents. Je m’efforce de casser
la mauvaise image de l’industrie
surtout avec des jeunes qui sont
amenés à faire un choix d’orientation
en fin d’année scolaire. » Le ton
est convaincant et malgré une
attention très relative d’élèves qui
ont du mal à lâcher des yeux leurs
écrans de smartphones, Alexandre
Gomes poursuit : « Mon métier est
transversal, je suis en contact
avec tous les services, c’est très
enrichissant. J’aime ce mouvement
perpétuel dans l’industrie, une
remise en question permanente.
Cette envie de performance existe
moins dans le tertiaire. Ici, on est sur
les chapeaux de roue tous les jours. »
Pas encore suffisant pour convaincre
Côté production, la spécialité
d’Altia est l’emboutissage d’aciers
(laminé à chaud, laminé à froid, inox,
aluminium, laiton). L’occasion pour
Alexandre Gomes de préciser un peu le
process de fabrication. « Notre cœur de
métier, c’est la découpe-emboutissage
sur outil à suivre. Chaque année, cela
représente 3 500 tonnes de matières
transformées. Tout commence avec
ces bobines d’acier (1 tonne !) que
l’on passe dans un redresseur pour
casser la fibre de la matière. »
Matrice, poinçonnage… Avec 25
étapes successives, la fabrication d’une
petite pièce destinée au système de
freinage d’un véhicule Caddy nécessite
beaucoup plus de travail qu’il n’y
paraît. Côté machines, les femmes sont
particulièrement bien représentées :
« Elles font preuve de dextérité, sont
plus rigoureuses que les hommes. »
Implantée à Celles-sur-Durolle, cette
belle PME de 25 personnes peut
produire jusqu’à 2000 pièces par heure
pour répondre aux commandes passées
par des clients comme Bosch (60 %
du CA), fournisseur de 1er rang pour
Dacia, Volkswagen, Nissan, le groupe
PSA ou encore Plastic Omnium.
« Nous souhaitons aussi nous
ouvrir à d’autres types de marchés
comme celui de la soudure. Nous
venons d’intégrer un robot de
soudure et à terme, l’objectif est de
passer en mode de production 3x8h
pour dépasser les 4 millions d’euros
de chiffre d’affaires. »
De nombreux
débouchés
Sorti de l’école il y a quatre ans, Alexandre
Gomes a validé son BTS électro-technique
avant de passer une licence qualité, un
Master 1 sécurité-environnement et un
Master 2 gestion des risques et des crises.
« J’ai privilégié l’alternance pour emmagasiner
de l’expérience. Je vante l’alternance auprès
des jeunes car elle permet de mettre
des lignes sur un CV. » Côté débouchés,
Alexandre Gomes est catégorique : il y a
du travail dans l’industrie à tous les niveaux
de qualification : opérateur de production
(main-d’œuvre non qualifiée), régleur (de
bac à bac+2), responsable maintenance ou
logistique (bac+2 minimum)… Et le diplôme
ne fait pas tout : l’entreprise pouvant proposer
des formations, la motivation est aussi un
atout essentiel.
Du CAP à la
Direction
Dans l’industrie, il n’y a pas que le diplôme
qui compte. Avec un CAP en poche, José
Michel a débuté tout en bas de l’échelle. Mais
grâce à son envie et ses compétences, il a su
gravir les échelons un à un : opérateur sur un
tour, cariste, responsable de ses expéditions,
responsable logistique, responsable de la
production et de la logistique… à 40 ans, il est
aujourd’hui le directeur du site.
janvier 2014 // entre terre & couteaux n°24
16 ENFANCE
- JEUNESSE
RÉFORME SCOLAIRE
Les TAP ? Tip
Imposée par décret, la réforme des rythmes
scolaires est appliquée sur le territoire de la
montagne thiernoise depuis la rentrée 2013.
Et si les plus petits semblent souffrir de fatigue
en fin de semaine en raison de l’école le
mercredi matin, les TAP, eux, font l’unanimité.
L
undi 4 novembre, 15 h 15… Les vacances de la
Toussaint sont bien finies. Pourtant, dans la
petite école de Palladuc, pas l’ombre d’un élève
en classe.
À cause ou grâce
à la réforme des rythmes
scolaires selon chacun, ils
sont en TAP (temps d’activité périscolaire). La directrice
Géraldine Escriva et son équipe mettent ce temps à profit
pour se réunir, s’avancer dans leur travail. De l’autre côte
de la rue, dans la salle des fêtes, un groupe d’élèves tente
top !
d’apprivoiser cette petite balle de ping-pong qui s’efforce
de leur échapper sans cesse. « Avant les vacances, nous
avons fait de l’acrosport, gymnastique et contorsion
corporelle sous forme de pyramide. Désormais, c’est
une session ping-pong, ils apprennent à maîtriser
la balle », explique Alexis Pierson, éducateur sportif
multisports mis à disposition par le GE Sports 63. Alors
cette réforme scolaire, juste une récré supplémentaire ?
« Non, ce sont de nouvelles activités, encadrées, avec
des contraintes », souligne Géraldine Escriva. À Palladuc,
les enfants semblent avoir
rapidement pris le pli de cette
nouvelle organisation. « Ils se
sont adaptés très vite même
s’il y a eu un petit moment de flottement au début. »
« Des TAP gratuits et
facultatifs. »
entre terre & couteaux n°24 // janvier 2014
Pour Aurélie Lanouzière, professeure des écoles qui
encadre les CE1-CE2, « ils attendent ce moment, ils
ENFANCE - JEUNESSE // 17
en parlent et sont ravis d’aller au TAP ; mais ils sont
contents aussi de revenir en classe ».
NOUVELLE ORGANISATION
Pour ces 75 élèves répartis en quatre classes, le
planning scolaire s’est donc calqué sur la réforme des
rythmes scolaires qui, rappelons-le, institue par décret le
retour à la semaine à quatre jours et demi d’enseignement
et de l’école le mercredi matin. Du coup, il a fallu alléger
deux après-midi par semaine avec l’instauration de ces
fameux TAP. « Il y a désormais cours le mercredi matin
de 8h55 à 12h05 et nous travaillons en classe 1h30 au
lieu de 3h le lundi et le jeudi. Deux fois par semaine,
les enfants sont libérés à 16h au lieu de 16h30. »
S’ils sont théoriquement libres plus tôt de rentrer chez
eux (15h le lundi), ces petits écoliers sont pourtant tous
inscrits aux activités proposées dans le cadre du TAP
imaginé par les élus de la CCMT avec les professionnels
de l’enfance. « Je n’ai pas vraiment le choix », soupire
Ludivine dont trois des cinq enfants sont scolarisés à
Palladuc. « Ils sont répartis dans trois groupes d’âge
différents. S’ils ne participaient pas aux TAP, pas un
n’aurait les mêmes horaires. Alors si je ne veux pas
passer la journée plantée devant l’école, je n’ai pas le
choix… »
Delphine, elle, préfère relever l’excès de fatigue de
Joris, en CE2 : « Avant, il pouvait dormir le mercredi…
La fatigue s’accumule et avec ces horaires qui bougent,
j’avoue qu’il est plutôt chamboulé. » Sur le plan des
activités proposées en revanche, le succès est au rendezvous : « Il préfère ça aux math, c’est certain ! »
Géraldine Escriva tempère : « La réforme est là, c’est
un fait. Le programme et l’organisation mis en place
par la CCMT sont cohérents. Les activités diffèrent
selon les niveaux et les âges des enfants, et changent
selon les périodes : ludothèque, arts plastiques, sport,
musique, théâtre… Franchement, au sein de l’école, tout
le monde vit cela très bien, enfant comme professeures.
La CCMT a bien fait les choses. »
Ludivine n’en démord pas : « Dans le cadre de l’école,
les enfants sont surchargés d’activités dans un laps de
temps restreint. La mise en place a été trop rapide, on
aurait dû attendre la rentrée 2014. »
En bref
La réforme1
La mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles
de la CCMT fait suite au décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif
à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et
élémentaires. Ce dernier institue notamment un retour à la semaine à
4 jours et demi d’enseignement, se traduisant par le retour de l’école le
mercredi matin.
Les objectifs de la réforme
- D’une part, un allégement quotidien du temps d’enseignement
scolaire, la durée hebdomadaire d’enseignements restant à 24 heures
mais répartie sur 9 demi-journées au lieu de 8.
- D’autre part, la mise en place par les collectivités d’un temps
d’activités périscolaires (facultatif pour les enfants) sur le temps libéré
les jours d’école. Ce temps doit favoriser une ouverture culturelle
accessible à tous les enfants scolarisés par la mise en place notamment
d’activités sportives, culturelles et scientifiques diversifiées tout en
tenant compte du rythme de vie des élèves.
La réforme en chiffres en Montagne thiernoise
- 8 écoles concernées (environ 650 élèves) dont 2 écoles privées.
- 585 inscrits soit 90 % de taux d’inscription et de fréquentation réelle.
- Répartis sur 33 groupes soit une moyenne de 18 enfants par groupe.
- 17 intervenants en tout (dont 5 sont des intervenants associatifs).
- Le taux d’encadrement moyen se situe autour d’1 adulte pour 10
enfants
- 3 périodes dans l’année soit la possibilité, pour 1 enfant, de découvrir
6 activités différentes dans l’année scolaire (car 2 TAP d’1h15 par
semaine)
1
lire aussi Entre Terre & Couteaux n°23, actus
Reportage fait à l’école de Palladuc
- 75 élèves
- 4 classes : grande section/CP – CE1/CE2 – CM1/CM2
- 4 professeures : Géraldine Escriva (directrice), Aurélie Lanouzière,
Solange Laurençon, Clotilde Voldoire (remplaçante)
Comme le prévoient les textes de loi, la CCMT propose
ces TAP à tous les enfants scolarisés en primaire dans les
huit écoles du territoire. Compte tenu des caractéristiques
locales et des contraintes imposées par le législateur, la
CCMT a donc opté pour l’instauration de deux TAP d’1h15
par semaine et par école. Et s’ils sont gratuits, ils sont
surtout facultatifs.
janvier 2014 // entre terre & couteaux n°24
18 ENFANCE
- JEUNESSE
CONFÉRENCE
Véronique Sztark pose des limites
Mardi 15 octobre, le multi-accueil de la Communauté de communes de la Montagne
thiernoise a organisé une soirée sur le thème : « Grandir avec des limites et des repères : les
limites chez le jeune enfant ». Une conférence animée par Véronique Sztark, psychologue et
formatrice de l’association PiklerLóczy-France.
P
as de recette miracle ! Les
assistantes maternelles
et les parents présents
ne le savent que trop
bien. Véronique Sztark,
psychologue formatrice à l’association
PiklerLóczy-France a pourtant
insisté sur ce point. « Le chemin de
la socialisation est très long. Le
jeune enfant doit apprendre à se
contenir, se retenir, intégrer la règle
sociale donc la comprendre pour se
l’approprier. » Pour cela, il a besoin
d’un guide fiable : l’adulte. Au début
de sa vie, ce besoin sera alimentaire,
comme un instinct de survie : il crie
parce qu’il a faim, l’adulte répond à sa
demande. « Il a alors un sentiment de
toute puissance, l’illusion qu’il crée
le monde. » Mais rapidement, vient le
temps des premières désillusions avec
les premières règles. « Le petit enfant
doit prendre conscience que son désir
n’est pas toujours compatible avec
ce que l’autre veut. Les limites ont
donc une fonction structurante. » Le
plus important sans doute, c’est son
besoin d’être considéré pleinement
comme une personne à part entière.
« Il veut être reconnu dans ce qu’il
souhaite même si on ne répond pas
favorablement à son désir. »
FAIRE CONFIANCE
À L’ENFANT
Pour cela, le petit enfant doit
pouvoir faire une confiance totale à
l’adulte, d’où la nécessité de cohérence
dans la règle et les interdits. « L’enfant
doit savoir à quoi s’attendre… Ne
pas être tributaire d’une règle
qui changerait selon l’humeur de
l’adulte. » Autre point crucial selon
Pickler : l’adulte doit aussi faire
confiance à l’enfant et mettre en place
un cadre pour l’aider à respecter les
règles. « Des interdits, il y en aura
toujours, des frustrations aussi…
Parfois, on peut
donc s’efforcer
de limiter les
tentations
ou lui donner
l’impression
que c’est lui qui
décide. Dans
certains cas,
il est même
possible de
négocier, dans le
choix d’un yaourt
ou d’une histoire
par exemple. »
Ce qui peut
paraître anodin
pour l’adulte
peut s’avérer
au contraire
très important
pour l’enfant
dans sa capacité
d’intégrer la règle.
Aucune souplesse
par exemple
quand il s’agit
de violence (un
enfant qui tape)
ou de sécurité
(la prise électrique, la rue). Mais si le
petit enfant semble vous provoquer,
rassurez-vous. « Il fait preuve de
curiosité, d’interrogation et vérifie
si le comportement de l’adulte
va perdurer dans une situation
identique. » Pas nécessaire de se
fâcher inutilement, l’explication sobre
de l’interdit étant plus efficace. Car
pour Pickler, la compréhension et
l’intégration des règles passent par
l’instauration d’un équilibre entre
l’enfant et l’adulte : « Ce n’est pas
l’adulte qui domine, il faut préserver
la notion de conquête du monde par
l’enfant tout en dosant le fait qu’il
accepte progressivement un certain
nombre de règles. Moins il y a de
règles et plus elles sont faciles à
entre terre & couteaux n°24 // janvier 2014
intégrer, à respecter. » Grandir c’est
aussi renoncer, l’histoire de la vie en
société.
En bref
L’Association Pikler Lóczy-France est un
centre de réflexions, de recherches, de
documentation et de formation sur la petite
enfance et par extension sur la notion
de soin à toute personne en situation de
dépendance (personne en développement,
malade, âgée, enfant handicapé…).
Elle s’appuie sur les travaux d’Emmi Pikler,
pédiatre hongroise, sur la motricité libre, sur
sa découverte de compétences du jeune
enfant à prendre une part active dans son
propre développement.
www.pickler.fr
ZOOM // 19
DOMAINE DE LA PLANCHE
Après quatre ans d’exploitation
Une référence
Depuis son ouverture au grand public en février 2010, le domaine de La Planche a vu son
activité croître chaque année. Pour l’association des Éclaireurs et éclaireuses de France qui
gère le site1, le domaine est même devenu une référence.
E
n février 2010, le Domaine de La Planche ouvrait
ses portes au grand public avec l’objectif de proposer
hébergement et restauration et de prendre ses
racines au cœur du territoire. « La première année a
constitué une phase de découverte, notamment pour
la population locale. Nous avons créé du lien avec le tissu
local pour que la population s’approprie le lieu », se souvient
Éric de Francisi, directeur à La Planche. C’est véritablement
en 2011 que le Domaine a vu son activité s’envoler. « Grâce
à un bon travail avec l’Inspection académique, nous avons
pu élaborer un cahier pédagogique qui recense toutes les
activités que nous pouvons proposer. Nous avons alors pu
ensuite accueillir des écoles du territoire, du département
et même des écoles parisiennes pour des classes vertes. »
Land’art, faune, forêt, jardin pédagogique… Le Domaine de la
Planche privilégie les ressources locales pour animer ses ateliers
comme c’est le cas avec Corinne Pigeard (Le Potager) pour le
jardin bio ou Alain Benoit à la Guillaume (La Cité de l’abeille)
sur le thème des insectes pollinisateurs. « Nous avons accueilli
des journées de formation pour les enseignants sur le
développement durable, celles des délégués de classes de tous
les collèges et de
tous les lycées
du territoire…
Un formidable
moyen de faire connaître le domaine. » Outre son
positionnement de centre de vacances et d’hébergement
touristique, La Planche est désormais bien identifié aussi
comme un centre d’accueil pédagogique accueillant des classes
sur le thème de l’environnement. « Notre force est de pouvoir
accueillir des publics très différents en même temps –
particuliers, groupes, associations… – en répondant à la
demande de chacun. »
« C’est fou ce qui
a été fait ici. »
IMAGINER DE NOUVELLES ACTIONS
Ce lien fort avec l’école publique ne laisse pas Emmanuel
Louis indifférent. Délégué territorial des Éclaireurs et
éclaireuses de France, il accompagne les antennes régionales
ou les centres comme celui du domaine de La Planche pour
qu’ils s’ancrent dans une dynamique locale. « C’est fou ce qui
a été fait ici en trois ans. Quand on voit les liens avec le
rectorat… On atteint un double objectif : le rayonnement
du territoire et la création d’un outil au service de l’école
publique. Pour nous, ce centre est une perle, peut-être un
modèle de développement de nos centres permanents. »
La CCMT est propriétaire du lieu, l’association des Éclaireurs et éclaireuses
de France en assure la gestion.
1
Au domaine de la Planche, on forme aussi les animateurs de demain
comme ici avec les candidats aux BAFA et BAFD.
Et si le Domaine accueille chaque été le rassemblement
des Éclaireurs et éclaireuses de France (150 enfants en
campement) ou des formations BAFA et BAFD, Emmanuel
Louis se pose bon nombre de questions quant à l’avenir du
site : comment imaginer de nouvelles actions avec des jeunes
du territoire en associant un groupe de l’Espace jeunes de la
CCMT ? Comment devenir un centre de ressources en matière
de loisirs éducatifs de plein air ? « En scoutisme, nous avons
l’habitude de poser la question : et vous, vous voulez en faire
quoi de ce centre ? » Et pour cela, pas besoin d’être éclé : ceux
qui veulent réfléchir et participer seront les bienvenus !
Le Domaine de La Planche
C’est aussi pour vous !
Avec 60 lits et des formules d’accueil en pension complète,
hébergement libre, camping ou repas sec… Le Domaine offre une
multitude de possibilités pour les rassemblements d’associations
(assemblées générales notamment) ou des fêtes de familles. Ainsi
par exemple, La Planche a accueilli les Pompiers de Paris invités par
l’association de gymnastique de Viscomtat.
http://domainedelaplanche.ecles.fr
janvier 2014 // entre terre & couteaux n°24
20 TOURISME
ERMITAGE DU VIEUX POIRIER
Plénitude absolue
Avec ses 3 épis aux Gîtes de France, l’Ermitage du vieux
poirier se cache à 780 mètres d’altitude au cœur d’un site
somptueux, surplombant parfois une mer de nuages.
Pour ceux qui aiment la nature et la tranquillité…
I
l est possible d’avoir un avantgoût de ce que pourrait être le
Paradis. Pour cela, direction le
hameau de Dassaud, commune
de Saint-Victor-Montvianeix
et le gîte de l’Ermitage du vieux
poirier, nom donné en l’honneur
de ce vieux poirier qui trône dans
le jardin et s’efforce encore chaque
année de donner quelques poires.
Là, Isabelle Ang vous accueillera
avec bienveillance dans cette vaste
maison typique du territoire,
impeccablement retapée. Seize mois
de travaux (avec le précieux concours
du cabinet d’architectes Esquisse)
pour transformer cette bâtisse en
éco-gîte : « Nous avons acheté en
1994 et refait le toit pour protéger
la maison. Ensuite, j’ai dû attendre
décembre 2010 pour lancer les
travaux !  », se souvient l’hôtesse des
lieux. Mais l’idée du gîte lui trottait
dans la tête depuis un bon nombre
d’années : « Mes premiers contacts
avec les Gîtes de France remontent
« Je suis très sensible à l’aspect
environnemental. »
entre terre & couteaux n°24 // janvier 2014
TOURISME // 21
à 2007-2008. Je dois reconnaître
qu’ils m’ont bien aidée dans mon
projet. »
Ouate de cellulose insufflée pour
l’isolation des murs déjà très épais,
double vitrage à tous les étages,
peinture sans composés organiques
volatils (COV), bois traité avec des
produits écologiques, eau chauffée
grâce à des panneaux thermiques…
L’Ermitage du vieux poirier a satisfait
aux nombreux points requis pour
décrocher le label éco-gîte. « Je
suis très sensible à cet aspect
environnemental. Je fournis même
les produits de nettoyage bio et je
loue du linge de maison en coton
biologique. »
COMME UNE IDÉE
DE NIRVANA
À votre arrivée, Isabelle Ang fera
tout de suite en sorte que vous vous
sentiez à l’aise, comme chez vous.
« J’explique le fonctionnement
du lieu et présente l’ensemble
des activités à faire. Elles sont
nombreuses entre les balades,
randonnées, le plan d’eau de
Saint-Rémy. » La voix est douce,
chaleureuse. Puis vous prendrez
possession des lieux : 5600 m2 de
verdure, un jardin un peu sauvage,
fouillis ; et entre les feuillus, une
fenêtre sur la chaîne des Puys,
somptueuse. Une fois dans la maison,
idéale pour accueillir six personnes,
vous pourrez profiter des 110 m2
aménagés avec goût et sobriété. « Le
plancher est d’origine au rez-dechaussée et au premier étage, les
chambres sont grandes, 15 m2, et
l’une d’elle possède un espace avec
un clic-clac très apprécié par les
enfants qui en font rapidement
leur domaine. » Une vraie maison de
famille ! Le livre d’or placé aux côtés
des guides et cartes touristiques
est éloquent. « Comme une idée de
Nirvana ; un petit coin de paradis en
famille… » Le petit Aurélien, 5 ans, a
même dessiné des sapins en signe de
gratitude.
Avec des prix attractifs (340 €
la semaine en basse saison et hors
vacances scolaires, 420 € la semaine
pendant les vacances scolaires hors
été avec chauffage en sus et 650 € la
semaine en été), une attention de tous
les instants et un site remarquable,
Isabelle Ang vise désormais le
quatrième épi.
Sur les pas de
Montaigne…
Depuis un an, la Communauté de
Communes du Pays d’Astrée (Loire)
travaille sur le projet de réalisation
du Chemin de Montaigne afin de
faire revivre sur le terrain le voyage
de ce philosophe dans le Forez.
En 1580, après la publication
des deux premiers livres des
Essais, Montaigne entreprend un
grand voyage à travers la Suisse,
l’Allemagne et l’Italie, à la fois pour
soigner sa maladie, la gravelle,
que pour se libérer de ses soucis de
maître de maison. C’est en rentrant à
Bordeaux où il vient d’être élu maire
que Montaigne, venant de Feurs, fit
étape dans plusieurs communes de
nos territoires.
Afin d’aller plus loin dans la
démarche, la Pays d’Astrée a sollicité
les communautés de communes
du Haut-Forez, de la Montagne
Thiernoise et de Thiers Communauté
pour intégrer le groupe de travail et
faire de ce projet un projet original
rassemblant quatre communautés
de communes entre Rhône-Alpes et
Auvergne.
Laoli Lou
Le vieux poirier en chinois. Née d’un père
chinois et d’une mère alsacienne, Isabelle
Ang est maître de conférence au collège
de France. Passionnée par le thème de la
religion en Chine, elle a soutenu une thèse
sur l’histoire d’un saint immortel. « En Chine,
beaucoup d’humains sont divinisés après
leur mort parce qu’ils ont accompli des actes
de bravoure ou de générosité. »
L’ensemble du tracé (50 km
environ) a déjà fait l’objet de trois
randonnées test. En Montagne
Thiernoise, celui-ci passe par les
communes de Viscomtat et Ste
Agathe et représente environ
13,5 km. Le groupe de travail affine
le dossier notamment sur la question
du mobilier qui sera implanté tout au
long du parcours. À suivre !
janvier 2014 // entre terre & couteaux n°24
22 BIBLIOTHÈQUE
Petits lieux pour biblio
Les trois bibliothèques du territoire multiplient les initiatives pour promouvoir le livre
pour tous. Beaucoup d’énergie et de passion au service de la lecture.
L’
école vient de se terminer à La Monnerie-leMontel. En quelques minutes, les enfants ont
rejoint la bibliothèque municipale qui jouxte la
cour de récréation. Yvonne Dumas, Aline Dassaud
et Martine Robert, bénévoles pour l’association
« Au fil des pages » sont là pour les accueillir, avec sourire
et bienveillance. « La bibliothèque doit son succès à ces
bénévoles », souligne la présidente Florence Douris. « En
entre terre & couteaux n°24 // janvier 2014
2012, 125 personnes ont pris un livre au moins une fois et
c’est entièrement gratuit. »
à Viscomtat, Jeanne Hérody a fondé l’association « Savoir
et partage » qu’elle préside et qui gère la bibliothèque. « Un
livre, c’est rapidement 20€ s’il n’existe pas en poche.
Nous voulions donner les moyens de lire au plus grand
nombre. » Installée dans deux anciennes salles de classe,
la bibliothèque de Viscomtat qui compte aujourd’hui 105
BIBLIOTHÈQUE // 23
philes
lecteurs fidèles propose aussi des ateliers « pour que ceux
qui ont un savoir puissent le partager et le transmettre. »
Tricot, mosaïque, expositions, carnets de voyages avec
l’école… Bien plus qu’une simple bibliothèque communale.
Trésorière des « Amis de la Bibliothèque de Chabreloche »
(ABC), Éliane Ponson se souvient du temps où, enfant,
« elle se laissait raconter des histoires ». Aujourd’hui, elle
consacre une bonne partie de son temps à l’ABC. Toutes ces
bénévoles ont la même passion : celle des livres et de la lecture.
« Je suis tombée dedans quand j’étais petite », avoue
Florence Douris.
Et leur rôle ne se cantonne pas au simple accueil du public.
Elles étiquettent, couvrent les livres, cotent, désherbent,
gèrent les relations avec l’ABLF1 ou avec la BDP2 – ce fameux
camion qui peut fournir jusqu’à 600 bouquins mais qui ne
vient plus que deux ou trois fois par an – et imaginent des
actions pour la promotion de la lecture, comme à Viscomtat.
« Chez nous, les polars séduisent un large éventail de
lecteurs. Nous participons au Classé polar proposé par
l’ABLF. » Autres actions de sensibilisation partagées par les
trois bibliothèques : les lectures contées programmées dans
le cadre de la saison culturelle de la CCMT, en partenariat
avec l’ABLF. BD, livres audio, livres en gros caractères
(gros succès auprès des personnes âgées), tout est fait pour
favoriser l’accès à la lecture. Quitte même à livrer les ouvrages
à domicile ! Principale difficulté : le manque de volontaires
bénévoles. « Toutes celles et ceux qui souhaiteraient
d’investir sont les bienvenus », clament-elles en chœur.
À CHACUN SES HABITUDES
Si toutes ces passionnées s’accordent pour associer la
lecture à des moments d’évasion et de détente, Jeanne Hérody,
qui peut lire plusieurs ouvrages en même temps, va plus
loin : « c’est un moment à soi. Quand je prends un livre
et que je lis, je n’appartiens plus à personne, plus rien
ne compte. Je lis de préférence au petit-déjeuner, je suis
plus disponible. » Éliane Ponson, elle, préfère s’installer
confortablement dans son lit. « Je lis avant de m’endormir.
Je m’installe sur le côté, je place mon livre sur mon oreiller
un peu en hauteur… » Quant à Florence Douris, elle aime
les plages de lecture longue durée. « Quand je commence un
livre, j’ai du mal à m’arrêter. Je peux lire tout l’après-midi,
à plat ventre jusqu’à trois heures du matin ! »
Ces bénévoles sont donc de belles ambassadrices pour la
promotion de la lecture sur le territoire. Mathias, 10 ans et
demi, est un fidèle lecteur de la bibliothèque de La Monnerie.
Et même s’il sait que l’année prochaine le CDI du collège sera
bien fourni, il l’a promis, il continuera à venir passer une
partie de son temps libre au fil des pages.
ABLF : Association des bibliothécaires du Livradois-Forez
Depuis sa création en 1986 sur l’initiative du Parc naturel régional
Livradois-Forez, l’Association des Bibliothécaires du Livradois-Forez (ABLF)
conduit une politique d’animation territoriale favorisant le développement
des pratiques de lecture et de diffusion du livre en milieu rural.
1
2
BDP : Depuis mars 2011, la Bibliothèque Départementale de Prêt du Puyde-Dôme s’appelle la Médiathèque Départementale (MD63). Parmi ses
missions : conseiller les élus sur l’équipement des bibliothèques et les aides
financières qu’ils peuvent solliciter, former les bibliothécaires bénévoles et
salariés, promouvoir le rôle des bibliothèques dans l’action culturelle des
territoires, prêter des documents aux communes par le biais des Bibliobus.
Au Fil des pages, La Monnerie-le-Montel
Adhésion gratuite
Emprunt : 4 livres maximum par personne
Ouverture : mardi 15h-17h30 – Jeudi 15h-17h – samedi 10h-12h
Tél. : 04 73 53 95 33
ABC, Chabreloche
Adhésion : 7 € par famille
Emprunt : libre
Ouverture : lundi 16h30-17h30 – mercredi 14h30-16h30 – jeudi 17h30 à 19h
Tél. : 04 73 94 99 30
Savoir et partage, Viscomtat
Adhésion : 10 € par famille
Emprunt : 3 livres, 1 CD, 1DVD par personne
Ouverture : mercredi 16h-18h et samedi de 10 h 30 à 12h30
Tél. : 04 73 51 89 83 – Mail : [email protected]
janvier 2014 // entre terre & couteaux n°24
etc.
entre terre & couteaux
n° 24// janvier 2014 // bulletin d’information de la Communauté de communes de la Montagne Thiernoise// www.ccmt.fr
Retrouvez
toute l’actu de la ccmt
sur www.ccmt.fr

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