Place - Bordeaux Quartiers

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Place - Bordeaux Quartiers
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
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la volonté d’être à l’écoute et
au service de tous ceux qui
contribuent au dynamisme de
leur quartier. Il a pour seule vocation d’informer
et de distraire en étant un outil au service de ceux
qui vivent et font vivre leur territoire ».
Voilà ce que nous écrivions en octobre 2011
pour annoncer le pourquoi et le comment du
premier journal de quartier conçu et réalisé
par la société Page Publique.
Comme son nom l’indiquait, «à Fondaudège»,
était consacré à l’actualité du seul quartier
Fondaudège, où notre rédaction est implantée.
Le succès a été tel, tant auprès des lecteurs
que des annonceurs -grand merci à eux pour
leur confiance accordée à des « petits jeunes »
venus de nulle part-, que nous avons prolongé
cette aventure médiatique. En décembre de
cette même année, le magazine «ô Chartrons»
était diffusé, «à Saint-Seurin» en avril 2012 et
à «La Bastide» en décembre.
Pour tous ces titres, même motifs, même
rédaction, même motivation...
Avec ces quatre publications, nous étions à la
croisée des chemins sachant que Bordeaux
compte huit quartiers. Nous voulions à terme
suivre l’actualité de l’ensemble de ces villages
dans la ville.
Editer huit journaux distincts sur le modèle
des quatre premiers ou les regrouper en un
seul magazine ? Beau dilemme, le choix était
d’ordre stratégique dicté par des considérations
journalistiques comme économiques.
C’est la seconde option qui a été choisie. Vous
l’avez entre les mains, bonne lecture à tous
et rendez vous en décembre pour le second
numéro de Bordeaux
Quartiers.
A vous de nous dire si
nous avons
Bastide
réussi ce
«Grand 8» !
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Rédacteur en chef
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Secrétariat de rédaction
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Ont collaboré à ce numéro
Marine Decremps
Marine Le Bon
Marie Blanchard
Thomas Dusseau
Jean-Claude Meymerit
Francis Baudy
Publicité
Flore d'Anglade
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Bordeaux Quartiers est un magazine bimestriel
édité par Page Publique, SARL au capital
de 5 000 euros. RCS Bordeaux B 527 879 530.
Dépôt légal à parution
ISSN : 2119-7598
© Tous droits réservés. La reproduction, même
partielle, de tout article ou image publié dans
Bordeaux Quartiers est interdite sans autorisation préalable de l'éditeur.
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Ces grandes
gueules qui
font débats
Pour rouscailler, pétitionner, harceler les services, emm... le monde...
Les Grandes Gueules bordelaises sont au premier rang. Avec de
solides dossiers, ces chevaliers des temps modernes défendent de
nobles causes, comme la protection du patrimoine, la sauvegarde de
l'environnement, la préservation de la vie de leur quartier ou plus
prosaïquement leur « bout de gras ».
Toujours sur le qui vive, ces fortes personnalités traquent l'élu, le
service d'urbanisme ou les promoteurs qui ont "fauté". Indépendants
par nature, allergiques à la discipline des partis politiques, il est
difficile de museler ces rebelles francs-tireurs dans leur combat
citoyen. Par François Puyo
Richard Zéboulon,
le manège désenchanté
"L
e photographe le plus casse c... de Bordeaux". Richard Zéboulon aime à
citer cette définition que donne de
lui son ami... Hugues Martin. Son
ami ? Eh oui, Richard Zéboulon en a encore chez
les locataires du Palais Rohan. Ils sont en réalité
peu nombreux et le premier adjoint d'Alain Juppé
fait figure d'exception, Richard Zéboulon étant
en règle générale persona non grata
à l'Hôtel de Ville.
Cet éternel rebelle mène
une guerre acharnée
contre les incivilités,
les difficultés à
circuler en vélo, la
4
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
mal-bouffe, le relâchement des mœurs comme les
atteintes au patrimoine. Une moto mal garée, un
trottoir transformé en souk le révoltent autant
que le projet de construction d'un parking place
Charles Gruet. Parmi les cibles de son tir aux
pigeons, aux allures de manège désenchanté, les
élus sont en première ligne. Mais ses attaques
se concentrent sur ce qu'il considère comme
les vrais responsables de tous nos maux : les
fonctionnaires des collectivités locales comme
de l’État. Le discours de Richard Zéboulon est
sans concession : les politiques ne sont que des
marionnettes, les tireurs de ficelles se cachent
dans les rangs de la haute administration. Pour
donner du poids à ses combats, il fait appel à
ses amis, rebelles comme lui, Yves Simone ou
Michel Sufran, qui partagent ses valeurs. Si la
fontaine Walras comme la place Charles Gruet
ont été sauvées, tous les combats de Richard
Zéboulon ne sont pas couronnés de succès. Le
revers le plus cuisant a été sa condamnation
par la justice pour avoir traité de "connard" un
cadre de l'administration municipale sur son
blog aujourd'hui en sommeil. Richard Zéboulon
a dû casser sa tirelire pour payer les frais de la
procédure. Beaucoup de ses amis lui ont envoyé
des chèques de soutien. Qu'en a-t-il fait ? : "Ils sont
chez moi, je les ai encadrés, en souvenir".
dossier
Fabienne Vassel,
elle connaît ses dossiers
C'
est avec Patrick Laffargue, l'une des GG les plus
redoutées dans le quartier de la Bastide. La
rive droite bordelaise a toujours été rebelle et
Fabienne Vassel en est la digne représentante.
Même si elle manque parfois de diplomatie, elle connaît
ses dossiers, ce qui la rend crédible auprès de ses interlocuteurs. Tous ses combats pour défendre les quartiers de la
Bastide n'ont pas tous abouti aux résultats escomptés. Elle
est toutefois heureuse d'avoir contribué à la mise en place
de murs anti-bruit dignes de ce nom le long des voies de
communication. Avec l'association Cap Bastide, elle a obtenu
que les règlements d'urbanisme soient plus contraignants
pour les promoteurs (hauteur des nouvelles constructions
revue à la baisse).
Fabienne Vassel ne fait pas mystère de ses sympathies pour la
gauche. S'il elle a été un temps très proche du PS, elle ne l'est
plus. Elle s'en est éloignée pour ne pas renoncer à sa liberté
de parole. Le PS ne l'a pas retenue, estimant cette militante
trop indisciplinée. Sur un dossier comme celui du nouveau
pont Chaban, Fabienne Vassel a du mal à comprendre que
ses "camarades" socialistes l'encouragent à taper fort sur
le vice-président de la CUB et à épargner son président !
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
5
Dossier
Patrick
Laffargue,
le rouscailleur
«C
'est vrai, je rouscaille
souvent, il m'arrive
d'engueuler tout le
monde mais si je le fais c'est que j'ai
mes raisons». Patrick Laffargue
assume sans état d'âme son statut
de grande gueule. À la Bastide, on
l'aime bien (air connu). Il est célèbre
pour ses interventions musclées, lors
des réunions publiques. Elles sont
attendues et lorsqu'il n'est pas là pour
faire entendre sa grosse voix, chacun
convient qu'il manque quelque chose
à la soirée. Comme la plupart des
GG recensées, Patrick Laffargue est
soucieux du bien vivre de son quartier
et ses colères éclatent lorsqu'on y
porte atteinte.
De gauche, de droite, modeste
employé de mairie comme Maire de
Bordeaux, tout le monde en prend
pour son grade, dès qu'il estime que la
patrie bastidienne est en danger.
Alain Juppé bénéficie d'un traitement
de faveur, Patrick Laffargue le
reconnaît : «quand il le mérite, il prend
son avoinée comme les autres. En
public, je lui dis Monsieur le Maire et je
le vouvoie, en privé j'ai pas peur de lui
dire : "attention, là tu fais des
conneries".» La seule qui échappe à
son courroux, c'est Muriel Parcelier,
la maire adjointe de la Bastide : «elle,
je l’adore, je marche au feeling et je ne
veux pas la bousculer».
Patrick Laffargue, grande gueule
et galant homme.
Patrick Hourquebie,
agitateur d'idées
"A
gitateur d'idées" : La Fnac
s'est arrogé ce titre mais il
convient très bien à Patrick
Hourquebie. Son domaine
d'activité et de prédilection (le livre,
le disque, la diffusion de la culture...)
l’y incite. Tout au long de sa carrière,
Patrick Hourquebie n'a jamais manqué
d'idées, prétextes à secouer tous les
cocotiers trouvés sur sa route. Fonceur, il
a bousculé les habitudes en mélangeant
culture, littérature et vins avant que
l'on envisage de construire le temple
du dieu Bacchus à Bacalan. Sa GG, il
est arrivé que Patrick Hourquebie se la
casse. Son échec pour conquérir la rive
droite (implantation de l'ancienne gare
d'Orléans) et la fermeture de son Alice
Médiastor à Bordeaux Lac en sont des
exemples. Même dans l'adversité, il garde
un panache digne de Don Quichotte.
À défaut d'être le premier à Bordeaux,
Patrick Hourquebie l'est devenu au Cap
Ferret et à Arcachon. Son arrivée sur le
Bassin a donné lieu à quelques coups
d'éclat dont il a le secret. Ses engueulades
avec le maire d'Arcachon ont provoqué
de belles vagues. Patrick Hourquebie est
un iconoclaste, il a pris de court tous
ses amis du Ferret en annonçant son
vote en 2012 pour François Hollande
(son pote de promo à HEC). Comme
personne ne l'a cru, cela lui a évité de
se fâcher avec eux.
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dossier
Richard Muairon,
avis de tempête !
GUY SUIRE,
les mets, les mots
G
uy Suire est un épicurien. Un épicurien des mots et des mets. Un
homme de lettre avec un bon coup de fourchette. Personnalité
bordelaise haute en couleur, Guy Suire est un défenseur de son
patrimoine immatériel, en quelque sorte. Pour le présenter, trois
volets sont nécessaires. Entrée, plat, dessert. Trois chapitres, si l’on veut. Il y a
d’abord le journaliste. Radio, télévision, presse écrite. Guy Suire a dirigé l’atelier
de création de Radio France en Régions et tient sa généreuse chronique « Des
mots d’ici », chaque samedi depuis 25 ans dans les colonnes de Sud-Ouest.
Ah, le Sud-Ouest… Le sujet de ses bouquins. Dans ses ouvrages, la cuisine est
à l’honneur, en témoignent ces titres : La cuisine des fonds de tiroirs (2009,
éd. Confluences), Le petit livre des gourmandises et friandises du Sud-Ouest
( 2012, éd. Confluences) et sa collaboration aux Quatre saisons gourmandes
d’Aquitaine (2008, éd. Confluences). Écrits avec humour et générosité, ces
livres sont des manifestes contre le prêt-à-manger. Et puis, il y a l’amoureux
des mots et des expressions, l’auteur de Pougnacs et margagnes, dictionnaire
définitif du bordeluche chez Mollat en 2011. Le parler, le franc parler, il le
cultive dans son théâtre. Troisième corde à l’arc de ce bordelais de cœur. Le
premier café-théâtre de province, l’Onyx, né en 1967, voit encore passer sur
ses planches des textes anticonformistes.
Q
uand on a la stature de Richard Muairon, le coup
de gueule s'apparente à un avis de tempête. Une
soufflante qui part de sa hauteur (environ 2 mètres)
fait forcément du bruit.
Chef d'entreprise (patron de la SBI Meneret, spécialisée
dans le négoce de bois tropicaux) Richard Muairon a un
gros défaut : il sait de quoi il parle et comme il connaît
beaucoup de choses, il a du mal à supporter de voir
des ignorants asséner des âneries. Sa voix de stentor a
fait de lui le plus craint des avocats de la filière bois à
Bordeaux. Ses altercations avec les responsables d'un
port maritime paralysé par le corporatisme des dockers sont restées dans la mémoire syndicale. Homme
de culture, Richard Muairon et son épouse (qui a fait
carrière dans le monde de l'édition), se sont lancés dans
une nouvelle aventure : la création d'une librairie dans
l'ancien bateau de croisière, l'Aliénor. Une fois transformé,
ce bateau-lire sera amarré au nouveau ponton installé sur
la rive droite. Moins consensuel que Bernard Pivot, Richard
Muairon compte animer des rencontres littéraires en laissant
libre cours à ses goûts et humeurs. Ça devrait dégager !
Hervé Valverde
Quand on connait Eliane sa maman (restauratrice à la
Bastide), on sait d'où vient le tempéramment de feu de
son fils Hervé. Chez les Valverde quand ça va pas
on n'hésite pas à le dire.
Dans son très select « le Bistro du
sommelier » de la rue Georges
Bonnac, Hervé Valverde partage
avec ses clients quelques
coups de gueule retentissants. Pour la défense du
petit commerce indéIl figurait en 2011 dans le magazine l’Express à
pendant ou dénoncer
la rubrique « Les mécontents de Bordeaux. »
l'absurdité de certaines
Il côtoyait Fabienne Vassel, Stéphane Pusateri
décisions administratives,
et le bloggeur le plus irrévérencieux de la ville :
il n'a pas son pareil... Avec
Alain Youpi. Président d’Emmaüs Gironde ,
sa tchatche, il mériterait
Patrick Lafargue a son franc parler et plaide
de rejoindre la dream
la cause des exclus avec fougue et parfois
team de RMC.
quelques débordements d’énergie.
Il compte quelques inimités dans
le petit monde caritatif
bordelais.
Pascal
Lafargue
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
7
Dossier
GUY LENOIR,
l’engagé
F
ISABELLE KRAISER,
la femme pressée
A
ondateur et directeur artistique de l’association
Migrations Culturelles Aquitaines Afriques,
Guy Lenoir se bat pour la reconnaissance de
l’art contemporain africain depuis plus de 25 ans.
Connu à l’international, il reste une figure bordelaise
majeure, décrit comme un homme « entier, sincère,
pugnace avec un sacré caractère ». Créée en 1989,
MC2A a pour volonté de donner une visibilité aux
expressions artistiques africaines issues de la création
contemporaine ou héritage de sa diaspora. Après
dix années passées rue Ferrère, l’association est
aujourd’hui au 44 rue du Faubourg des Arts. C’est
un lieu d’exposition mais aussi d’accueil. Accueil, une
idée chère à Guy Lenoir qui attend avec impatience la
prochaine réforme sur le droit de vote aux étrangers.
Altruiste, généreux, ouvert et friand de métissage, Guy
Lenoir aime la sincérité. Utopiste ? Non, humaniste.
« Ma cause est de participer à l’invention d’un nouveau
monde, basé sur la créativité et le partage », explique cet
admirateur de Nelson Mandela. Sa devise ? « Aides-toi,
le ciel t’aidera » …
rtiste, plasticienne, performeuse, photographe… Isabelle Kraiser est
une bordelaise no limit. Sa vertu préférée ? « L’amour inconditionnel ».
Ses héros dans la réalité ? « Géronimo, Amma, le Dalaï Lama ».
Bordelaise d'adoption, Isabelle Kraiser parle aujourd’hui de Bordeaux
comme de « sa » ville : « elle me donne beaucoup et je le lui rends bien... Il
faut toutefois la quitter pour l'aimer encore plus. Elle est belle, douce, lumineuse, à taille humaine ». Avec un DUT carrières sociales en poche, elle
trouve sa place dans le milieu associatif et culturel. Elle participe à la
création de Rockotone :« à l'époque, Noir Désir avait gagné le premier
tremplin rock à la MJC du Grand Parc, se souvient-elle, et comme nous
« les
Le mentor de la nouvelle chaîne de restaurants
n'avions pas d'argent, on leur doit toujours un 45 tours ». De là elle
e dans sa poche. Il est
langu
sa
pas
n’a
»
t
Régen
s
Bistro
touchera à la bande dessinée, travaillera deux années chez Bulle
ents en
aujourd’hui à la tête d’une douzaine d’établissem
place du Parlement et co-organisera la venue de Tintin en gare
me,
l’hom
e
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devrai
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réussi
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Une
e.
Franc
de Bordeaux avec Casterman et les studios Hergé. Et ce n’est pas
plei2008,
de
ipales
munic
ancien candidat aux élections
tout… Elle monte au sein de la DRAC l’association BD Aquitaine
’il
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sera
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Il
ux...
heure
nement
qui promeut les artistes régionaux.
d’atfile
une
nts
verra à la porte de ses établisseme
Ces amis disent d’elle qu’elle est imprévisible, y compris dans ses
tente comparable à celle de l’Entrecôte... Avant
colères. Elles ne durent jamais longtemps, son accent chantant et son
cela, la bagarre continue. Faut que ça saigne !
humanisme débordant prennent vite le dessus
Marc
Vanhove
Daniel Korber
Un homme de communication qui a mis son savoir et
son carnet d'adresses au service des deux causes qui
lui tiennent le plus à cœur : la défense du patrimoine
bordelais et éviter que la ligne D du tram ne se fasse
comme prévue. La famille Korber est propriétaire du
Petit Hôtel Labottière (rue Francis Martin, près du
Jardin Public), parfait exemple de ce qu'il convient de
faire lorsqu'on veut réhabiliter un bâtiment ancien.
Pour le tram, son idée est d'étudier, de façon plus
sérieuse que cela ne l'a été fait par la CUB, un tram
circulant sur une voie unique dans les endroits les
plus étroits de l'itinéraire. La G.G. de Daniel Korber
n'a pas permis de faire bouger les lignes... la ligne.
8
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Nini
des Capus
Pourquoi Nicole Lucas, marchande
des quatre saisons aux Capucins et
mémoire - très vive- de ce quartier,
a été plébiscitée par tous ceux qui la
connaissent pour figurer dans cette
liste de GG Bordelaise ? Quand on
se pose cette question c'est qu'on ne
la connait pas... encore.
dossier
Jean-François Clédel,
un patron de chocs
J
Stéphane Pusateri,
Juppé a du mal
à le saluer
"S
ean-François Clédel
est devenu Président
du MEDEF de la
Gironde en 2011. Son prédécesseur, Pierre Goguet,
avait plongé cette institution patronale dans une
douce torpeur. Le nouveau venu a brutalement
réveillé la belle endormie.
Avec lui, aucun sujet n'est
tabou, la langue de bois et
le politiquement correct
ne sont plus le style de
la maison. Sa conférence
de presse de présentation
restera dans les annales. Jean-François Clédel venait de rencontrer Vincent
Feltesse quelques jours auparavant et il a rendu compte de son entretien
en ces termes : "Je me suis senti méprisé par un interlocuteur irrespectueux
et sectaire". Ses propos ont été rendus publics et le Président de la CUB
a rétorqué : "Monsieur Clédel est néfaste pour
la cause d'une entreprise qu'il est censé
défendre". Voilà qui crée des liens !
téphane Pusateri ? On l'entend moins qu'à une époque,
il a dû prendre du recul ou il manque de sujets". Voilà
ce que l'on entend dans les milieux généralement
bien informés. L'intéressé s'amuse qu'on le pense en
semi-retraite. Il explique sa relative discrétion du moment : "j'ai
plusieurs fers au feu, mais pour les faire avancer, je sais quand il faut
faire parler de soi et se faire oublier".
Fin tacticien, communiquant hors pair, Stéphane Pusateri est président de l'association des riverains et résidents de Bordeaux depuis
20 ans. Il est connu pour ses combats -souvent véhéments- contre
tout ce qui trouble l'ordre public, la sécurité et l'environnement.
Règlement-règlement, telle est la devise de cet empêcheur de
faire du bruit en rond. Il s'est fait, à ce titre, beaucoup d'amis,
notamment en centre ville, mais aussi de redoutables détracteurs parmi les cafetiers et restaurateurs contraints de la
mettre en sourdine. Les résultats dont Stéphane Pusateri
Celui que l’on surnomme «Le Pépère», nom
est le plus fier ? L'accès réglementé dans l'hypercentre-ville.
À ses yeux, les mesures coercitives (les bornes escamodonné à son bar à vin de la rue Georges Bonnac, ne
tables) devraient s'étendre à d'autres quartiers. Sa petite
demande qu’une chose : qu’on le laisse travailler
en paix et qu’il n’ait pas à hausser le ton pour y
fierté, c'est d'avoir reçu à son domicile, en 2008, les deux
candidats aux élections municipales. Ce franc tireur n'est
arriver. Malheureusement pour lui, des administrations (État, ville, Sacem...) tatillonnes
engagé dans aucun parti, tout en rappelant qu'il a des idées
et sectaires lui empoisonnent la vie.
mais qu'il les garde pour lui. Recevra-t-il à nouveau en mars
Résultat, coiffé de son célèbre
prochain les deux prétendants à la mairie ? Serge Pusateri est
chapeau, le Pépère fait de
dubitatif : "Feltesse, je ne sais pas mais Juppé ça m'étonnerait. En ce
la résistance.
moment, il me bat froid, il a du mal à me saluer. Il faut dire que je suis
sur un dossier qui le contrarie beaucoup". Lequel ? Mystère !
††http://bordeaux33.blogs.sudouest.fr/
Thierry
Rienner
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
9
bordeaux quartiers
Alriq : la Guinguette
a fermé ses volets
COMMERCE Depuis le 19 juillet, la guinguette des bords de Garonne est fermée pour
non-respect des règles d'hygiène. Les amoureux des lieux ont du mal
à digérer cette sanction administrative.
«L
a solution à mon problème ? Elle est en moi,
mais je ne suis pas actuellement capable de la trouver». Alriq n’a pas le moral et le rhume
carabiné qui l’handicape en cette veille
des journées du patrimoine n’arrange
rien à l’affaire.
«Patrimoine», sa célèbre Guinguette des
bords de Garonne mériterait presque d’y
figurer et d’être sauvegardée à ce titre. Ce
lieu insolite, hors du temps, des modes et
des règlements, se croyait à l’abri d’une
descente de la police de l’hygiène. Cette
opération s’est pourtant effectuée le 19
juillet et les narines des fins limiers du
service de la Préfecture ont été chatouillées à plusieurs reprises au cours de leur
inspection. Le chantier de nettoyage du
restaurant et la mise aux normes de ses
installations étaient tels qu’ils ont pris la
décision la plus radicale : la fermeture
immédiate et sine-die de l’établissement.
L’annonce par les médias qu’Alriq n’était
pas dans les clous n’a pas surpris grand
monde et notamment ses plus fidèles
clients. Tous les amoureux des lieux
admettent que le travail au grand air dans
les cuisines et le service des plus folkloriques concourraient à l’originalité de la
formule. Chez Alriq, il fallait s’armer de
patience pour être servi, nettoyer verres
et couverts avant le repas, accepter de
manger tiède et payer une facture approchant celle d’un «gastro»... Mais en
contrepartie, quel dépaysement et quel
bonheur d’être au milieu de nulle part.
De là à risquer l’indigestion à chaque
repas, sûrement pas. En tout cas personne ne s’est plaint à ce jour de tels
désagréments.
î Les mêmes règles pour tous
Il n’empêche que les règles d’hygiène sont
les mêmes pour un trois étoiles que pour
la plus modeste des guinguettes. Alriq
se trouve dans l’obligation de renouve-
10
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
»
Alriq
ler son matériel de cuisine défectueux,
de soigner la conservation des denrées
alimentaires et de nettoyer de fond en
comble ses installations. Ce genre de
sanction n’arrive jamais au bon moment
mais pour Alriq, sa fermeture administrative tourne à la catastrophe. «Nous
avons vécu un démarrage fracassant et
on nous a fracassés» résume-t-il avec le
peu d’humour qu’il lui reste. L’été 2013
demeurera dans les annales comme l’un
des plus ensoleillés qu’on ait connu à
Bordeaux et nul doute que la Guinguette
de la rive droite n’aurait pas désempli.
La contrariété a été maximale si l’on sait
qu’Alriq avait décidé de se séparer de son
restaurant après le coup de feu estival.
www.laguinguettechezalriq.com
lacompagniedufleuve.unblog.fr
Notre atoût : le conseil et la proximité !
Le Comptoir
de la Bastide
Prêt à porter Accessoires Déco
bastide
vécu un
démarrage
fracassant
et on nous a
fracassés
quartier
«Nous avons
Cela faisait longtemps qu’il y songeait,
lui qui tient cet établissement à bout de
bras depuis 23 ans. Des repreneurs se
manifestaient régulièrement sans succès,
la dernière offre semblait être la bonne.
La Guinguette ne sortait pas de la famille
puisque c’est sa nièce qui reprenait le
flambeau. Alriq avait prévu un départ
sur la pointe des pieds après une période
de transition. De son côté, sa nièce, propriétaire du café Ballon aux Chartrons
avait vendu au mois de juin son affaire.
Adieu veaux, vaches, cochons... Tous
ces projets sont suspendus. Tout va dépendre des capacités d’Alriq à rassembler
les fonds nécessaires pour effectuer les
travaux de remises aux normes. À l’entendre, la facture n’est pas rédhibitoire,
ce qui manque c’est son envie de mener
cet ultime combat. Pour l’heure, sur le
site, rien ne bouge. Conscient de l’état
de sa quasi dépression, tous les amis
d’Alriq ont battu le rappel pour l’aider
à surmonter cette mauvaise passe. Un
Comité de soutien (Les compagnons du
fleuve) a été créé, les réseaux sociaux
ont été mis à contribution.
En coulisse, le roi de la com’, Philippe
Barre, patron de la puissante maison
Darwin située à quelques pas de là,
manage le dossier Alriq avec le professionnalisme qu’on lui connaît. Quand
Alriq va-t-il être en mesure de remettre
le couvert ? Nul ne le sait et surtout pas
lui et c’est bien cela qui rend les orphelins de sa Guinguette bien pessimistes.
††Pour suivre l’actualité
«Guinguette» :
12
La Bastide
n’est pas
tombé dans
le panneau...
13
Welcome
to Bastide
mister
Shakespeare !
14
Attention,
les Loupiots
sont lâchés !
14
[email protected]
117, avenue Thiers - 33100 BORDEAUX - 05 56 40 15 47
Le ponton
Montesquieu
arrive à bon
port
lundi : 15h 19h, mardi 10h 19h, mercredi jeudi vendredi : 10h 13h30-15h 19h,samedi : 11h18h
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
11
Bastide
La Bastide n'est pas
tombée dans le panneau !
VOIRIE Au départ, une bonne idée : remettre de l'ordre dans la signalétique installée sur la voie
publique. À l'arrivée un imbroglio qui fait débat dans le quartier de La Bastide.
T
out est parti d'une rencontre entre
une société de communication, SICOM, et le club des entreprises du
secteur Bordeaux Maritime désireux de disposer d’une signalétique commerciale standardisée. Jusqu’alors, commerçants,
artisans et chefs d'entreprise, avaient leur
propre pancarte pour conduire à bon port
visiteurs, clients ou fournisseurs. Il y en avait
pour tous les goûts, toutes les couleurs, toutes
les tailles. C'est là que la société SICOM a
été convaincante en proposant au club des
entreprises locales de mettre en place une
signalétique professionnelle.
Le deal commercial était le suivant : la société
vendeuse d'espaces prenait à sa charge la fabrication, la pose et l'entretien des panneaux
indicateurs, en contrepartie, elle vendait aux
entreprises le concept. Cerise sur le gâteau,
le logo du club d'entreprise figurait sur les
potelets.
La ville de Bordeaux donnait son accord pour
ce pacte qu'elle pensait gagnant-gagnant. Dès
2011, d'élégants poteaux indicateurs ont été
scellés dans le sol en fonction des contrats
passés avec les enseignes intéressées par ce
Que se
passerait-il si
demain tous
les commerces
ou presque
voulaient
figurer en
bonne place ?
service. Celles qui n'ont pas mordu à l'hameçon
ont conservé leur propre signalétique et l'harmonisation promise laisse encore à désirer.
Fort de ce premier succès, la société SICOM a
voulu étendre son business sur la rive droite.
Et c'est là que les problèmes ont commencé.
La première difficulté tient à la nature des
lieux où sont implantés ces panneaux. Ce
qui se conçoit dans une zone d'activités est
plus difficile à admettre en milieu urbain.
L'efficacité de ces panneaux indicateurs n'est
12
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Un exemple
de poteau
retiré dans
les meilleurs
délais. On
ne sait pas
si la SICOM
compte
revenir à la
charge.
pas ici démontrée. Quand on est perdu dans la
pampa, on est content de trouver ce genre de
repère. Mais en centre ville, quel intérêt y a-t-il
comme c'est le cas, avenue Abadie de trouver
une indication "permis bateau". Le système
consistant à ne signaler que les commerces et
activités qui paient leur octroi a lui aussi ses
limites : que se passerait-il si demain tous les
commerces ou presque voulaient apparaître
en bonne place. Autre grief : la caution de
cette opération (le club d'entreprise Bordeaux
Maritime) figure sur tous les panneaux. Or, ce
club n'existe plus puisqu'il s'appelle désormais
Club des Entreprises de Bordeaux.
î Pas d’autorisation ?
Trois petits tours et puis s'en vont... Ces panneaux sont appelés à disparaître. Certains
ont été enlevés très rapidement, notamment
celui planté au pied de l'église Sainte-Marie
D'autres, plus éloignés de la place Stalingrad,
faisaient de la résistance. La société SICOM a
confondu vitesse et précipitation dans la vente
de ses espaces publicitaires. Elle les a installés
sans en avoir les autorisations.
Quand on sait ce que la ville demande aux
commerçants, et notamment aux restaurateurs, pour occuper le domaine public (terrasses, tableaux indicateurs...), Savoir que la
SICOM posait ses lucratifs supports (trois
panneaux coûtent 2 000 € pour trois ans) sans
en payer le prix a déclenché la colère des commerçants bastidiens qui ne participaient pas à
l'opération. Opération blanche ? On le saura
si la SICOM rembourse ses prestataires, ses
commerciaux et les commerçants ayant participé, sans le savoir, à ce vaste coup de bluff.
F.P.
Bastide
Welcome to Bastide
mister Shakespeare !
THÉÂTRE Le Poquelin n'est plus seul ! Un second théâtre s'installe
à la Bastide... et donnera des pièces en langue anglaise !
«T
he little cat is dead ! »
ou « but what
would he do so in
this mess ». Voilà
les célèbres répliques de Molière -in
english- que nous allons peut-être
entendre dès ce mois d’octobre, dans
un tout nouveau théâtre : le English
Com’Eddy Théâtre. Eddy Radburn en
est le directeur. Il est lui-même auteur
dramatique, metteur en scène et formateur. Il est assisté de Karinne Michel, biographe, scénariste et écrivain
public.
Ces deux passionnés de théâtre ne sont
pas inconnus à Bordeaux puisqu’ils
ont œuvré pendant sept ans sur la rive
gauche.
Cette adresse culturelle, avec sa cinquantaine de places, ne sera pas uniquement un théâtre comme un autre.
Il s'agira d'un centre de formation à
l’apprentissage et au perfectionnement
de la langue anglaise, avec comme
outil pédagogique la forme théâtrale
comique.
Les deux pugnaces créateurs de ce nouveau lieu veulent en faire un endroit
accueillant, convivial, de détente et
d’humour, à en croire les projets artistiques qui passent à cent à l’heure
dans leurs têtes. Ils misent également
beaucoup sur l’aménagement de cet
espace -aussi bien la décoration et l’accueil- que sur la création de spectacles
et d’activités de formation linguistique.
« On s’amuse mais c’est du sérieux » aime
à dire Eddy. Good luck ! JCM
††English Com’eddy théâtre
2bis rue de la Benauge
Bordeaux
Tél : 06 60 43 17 23
www.coursanglaisbordeaux
PUBLI-RÉDACTIONNEL
ERA Rive droite, l'agence coup de cœur
A
une époque où tout incite à
l'uniformisation, celles et ceux
qui se singularisent sont rares
et méritent à ce titre d'être
salués à leur juste valeur.
Laurent Boudaud fait partie de ces chefs
d'entreprise qui affichent leur volonté
de gérer autrement leur société dans un
secteur (les transactions immobilières)
encore très conventionnel.
Les méthodes de travail, la politique de
communication adoptée par l'agence
ERA Rive droite, le choix de ses visuels,
la présentation des biens immobiliers
mis en vente... tout a été (re)pensé pour
sortir des sentiers battus. Cette politique
commerciale différente s'avère payante
aussi bien en interne que vis à vis de la
clientèle. "L'équipe d'ERA Rive droite qui
m'entoure adhère à cette démarche qui
s'avère très mobilisatrice des énergies et des
capacités de travail de chacun" se réjouit
Laurent Boudaud.
Après une année d'activité, les premiers
résultats sont très prometteurs. Avec
320 mandats de vente actifs, l'agence de
l'avenue Thiers se situe régulièrement
aux meilleures places dans le classement
des 400 agences ERA de l'hexagone.
L'ensemble du marché immobilier est
abordé à travers trois pôles : les ventes
résidentielles (dans le secteur de la Bastide, Cenon, Floirac et Lormont) mobilisent sept négociateurs, le secteur de
l'Entre-deux-mers, cinq conseillers et le
marché destiné aux professionnels (bureaux, entrepôts, fonds de commerces...)
emploie trois personnes. Enfin, deux
négociateurs gèrent le service locations.
L'équipe est évidemment à votre disposition pour tout projet immobilier.
Comme on ne change pas une équipe
et une méthode qui gagnent, Laurent
Boudaud entend poursuivre et amplifier
cette politique ambitieuse de développement.
ERA Rive droite n'a pas fini de nous
surprendre.
††ERA Rive droite
49, avenue Thiers
05 40 12 94 40
www.era-rivedroite.fr
Laurent Boudaud et ses collaborateurs
placent régulièrement l’agence ERA Rive
droite en tête du classement national.
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
13
Bastide
Attention, les Loupiots
sont lâchés !
THÉÂTRE Une
troupe de minots de
la Bastide découvre le
théâtre avec la troupe
des Loupiots, leur
appétit d'apprendre
est… féroce
L
es Loupiots... pas d'inquiétudes,
ce ne sont pas des animaux sauvages mais un groupe de gamins, de mouflets ou de gosses,
comme on veut, qui animent le quartier
de la Bastide en découvrant l'art théâtral.
Elles et ils, se prénommentLéa, Louise,
Matys, Gabin, Angelo, Emilie, Salomé,
Zoé, Dylan, Charles... Ils sont au nombre
de trente. Ils habitent tous ce même
quartier.
Cette compagnie de jeunes a été créée
depuis trois ans, à l’initiative de JeanClaude Meymerit et sous la responsabilité
du Poquelin Théâtre (en partenariat avec
les établissements scolaires). La troupe
juvénile a déjà donné plusieurs spectacles
en plein air (au Jardin Botanique, sur le
parvis de la Maison cantonale ainsi que
dans la rue lors de visites historiques du
quartier).
Alors que certains jeunes répètent à la
Maison cantonale tous les mercredis
après-midi, d’autres, collégiens à Léonard
Lenoir, répètent dans leur établissement.
Ceci n’est qu’un début. De nouveaux partenariats devraient s’établir, des contacts
sont pris. Ne peut-on pas envisager d’avoir
demain des troupes dont le nom rappellera leur lieu de pratique : "les Loupiots
Cantonale", "les Loupiots Lenoir", "les
Loupiots Thiers", "les Loupiots Ellul",
"les Loupiots Ste-Marie", "les Loupiots
Nuyens", "les Loupiots Nuits" etc... ?
Toutes les répétitions sont organisées et
placées sous la responsabilité artistique
d’Anthony Tricard. Rattaché au Poquelin
Théâtre, il assure auprès de ces jeunes
tout un travail autour de l’occupation de
l’espace, de la voix et du geste théâtral.
Les trois premières années d’apprentissage ont porté sur des textes de Rolland
Dubillard et son théâtre dit absurde, de
Federico Garcia Lorca pour son écriture
poétique et d’Yves Robert pour l’occupation de l’espace et du jeu corporel..
Tous ces groupes de Loupiots d’âges et
de diverses provenances scolaires sont
réunis et présentent collectivement
le spectacle – sans qu’ils aient répété
ensemble –. C’est une des grandes originalités de ce travail.
14
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
î Ouvert à tous
Cette action culturelle de quartier s’inscrit dans une démarche de découverte
artistique ouverte à tous, utilisant des
lieux les plus variés et les plus insolites
de la Bastide. Le théâtre au service de
l’espace naturel ou l‘espace naturel au
service du jeu théâtral ?
Pour tous ces jeunes pratiquants, ces expériences sont déjà très encourageantes.
On constate de très belles avancées dans
leur comportement artistique et leur
manière d’appréhender le public : maîtrise du tract, adaptation immédiate
aux situations imprévues et aux lieux
insolites, découvertes de textes d’auteur.
Voilà qui confirme que le « talent n'attend
pas le nombre des années »...
Claude Deymet
††Les Loupiots du Poquelin
Théâtre Les Bains-douches
9 rue Etobon-Chenebier
Les Loupiots
en pleine
séance de
répétition
dans les allées
du jardin
botanique.
Le ponton Montesquieu
arrive à bon port
Les spécialistes pensaient qu'un seul
remorqueur ne suffirait pas pour sortir
la barge des Bassins à Flot et l'acheminer sur la rive gauche. Quand à son
amarrage aux deux poteaux préalable-
Grande
manœuvre
pour grand
ponton.
ment fixés dans le lit de la Garonne, il
semblait encore plus problématique.
Depuis la péniche le Royal, un public de
connaisseurs, monté à bord pour suivre
l'approche, croisait les doigts. Il y avait
parmi eux Denis Gestat, l'armateur du
Royal, Richard Muairon, l'armateur
du futur bateau-librairie (ex Aliénor)
et Franck Jouanny, propriétaire de la
péniche-hôtel, le Marco-Polo. Tous les
trois sont très motivés puisque c'est sur
le ponton en cours d'installation qu'ils
amarreront demain leurs navires. La
première tentative ne sera pas la bonne
mais la seconde forcera l'admiration des
spectateurs. Les applaudissements ont
crépités lorsque le pilote du remorqueur
est sorti de sa cabine. Il s'agit de Benjamin
Casimir, le fils de Jean- Michel Casimir,
l'un des plus talentueux capitaines qu'on
ait vu naviguer sur la Garonne.
Bon sang ne saurait mentir !
Bastide
nouveaux
commerces
Ils ont ouvert dans votre quartier...
O pizzas
d’Enzo,
la nouvelle
pizzeria
de l’avenue
Ma Cave à vins,
un prénom qui va
se faire un nom !
"Nicolas, voilà un prénom prédestiné pour
ouvrir une cave à vins...". On se croit toujours inspiré, or il arrive qu'on ne le
soit pas. Avec un petit sourire, Nicolas Laurent vous indique : "celle-là on
me la fait tous les jours". Dont acte. Le
benjamin des commerçants de l'avenue
Thiers a bien d'autres raisons d'être
caviste que son prénom. «Le vin, je
suis tombé dedans quand j'étais petit»
déclare-t-il à la façon d'Obélix. Son
master de gestion devait le conduire
dans une grande société. La bosse du
commerce et l'envie de monter sa "petite entreprise" l'ont amené à bifurquer.
Étudiant à la Bastide, il avait découvert
ce quartier et mesuré ses capacités de
développement. L'absence de cave à vins
dans le secteur de la place Stalingrad l'a
conforté dans son projet de s'y installer.
Les premières semaines d'activité ont
en grande partie validé sa démarche. Sa
clientèle est à l'image de la rive droite,
en pleine mutation. Les vieux bastidiens
sont venus en curieux pour encourager le minot qui a osé franchir le pont.
Viennent également les néo-bastidiens
qui habitent les nouvelles résidences
autour du Jardin Botanique. En règle
générale, ces derniers ne sont pas bordelais et sont tout heureux de bénéficier
de conseils pour choisir leurs vins. Nicolas Laurent a bien sûr des Bordeaux
à leur proposer, mais pas seulement.
Il compte créer un effet de surprise
et parie sur le besoin de dépaysement
de sa clientèle. Il a en rayon des vins
venus des Vallées du Rhône ou de la
Loire ainsi que des produits originaux
issus de vignobles de pays étrangers. Le
Champagne est également à l'honneur.
Il y en a pour tous les budgets : de 5,50 €
pour un Petit Gris à 43,50 € pour un Carbonnieux 2004. À noter que les soirées
privées de dégustation sont organisées
à la demande, dans la magnifique cave
voûtée de l'établissement.
††Ma Cave à Vins
3, avenue Thiers
Tél : 06 33 56 83 05
www.mcvbordeaux.fr
Après avoir transféré à Saint-Jean-d'Illac
son activité de cheminées et de cuisines
aménagées, Joëlle Nora, propriétaire
de ses locaux (situés à l'angle de la rue
Bouthiers et de l'avenue Thiers) a décidé
de créer une pizzéria et de la baptiser
« O pizzas d'Enzo ». Après les cheminées, place au four !
La transformation du local ne laisse
aucun doute sur cette nouvelle affectation. À la mi-septembre, il manquait
pourtant les tables et les chaises pour
accueillir les clients mais rien ne pressait
vu que la Licence II était en cours de
délivrance.
Pas de licence, pas d'autorisation de service en salle. Les tout premiers clients
d'Enzo ont dû emporter avec eux les
productions maison.
Les pizzas sont en haut de l'affiche, et
tous les accommodements sont prévus
pour ne pas dépayser les amateurs. De
copieuses salades et des préparations
à base de pâtes fraîches figurent également à la carte ainsi que des desserts. À
noter que le samedi soir et le dimanche
midi, O Pizzas d'Enzo fait rôtisserie.
Aux fourneaux s'affaire un duo composé de Patricia et Nicolas. Stéphanie
est chargée du souriant accueil et du
service en salle, quand salle il y aura !
††O Pizzas d’Enzo
1 rue Bouthier
Tél : 09 67 34 02 24
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
15
bordeaux quartiers
Les Bassins à flot
très vasouillards
URBANISME Alors que les programmes immobiliers s'élèvent à la vitesse grand V tout autour
des Bassins à flot, l'environnement du quartier est loin, très loin de correspondre aux plaquettes
promotionnelles vantant ses charmes.
L’
avenir annoncé comme
radieux de ce site semble
incompatible avec l’état de
quasi abandon dans lequel se
trouvent les Bassins à flot, leurs abords et
les écluses d’accès. Il suffit que les coefficients de marée soient faibles pour mesurer les dégâts. Le premier Bassin est
touché par un envasement chronique. La
Dame de Shanghai est la dernière victime
de ce cloaque. L’énorme péniche, restaurant-discothèque, avait prévu de longue
date de sortir des bassins pour effectuer
une visite de contrôle obligatoire. Pour
être sortie de l’eau, elle doit rejoindre un
chantier accessible depuis la Garonne.
Tout était programmé pour que cet impondérable soit le moins impactant sur
l’activité de l’établissement. Rien de ce
qui était prévu n’a pu être respecté, la
gangue de vase qui encercle le navire
l’empêche de rejoindre l’écluse.
Quand la manœuvre pourra-t-elle se
faire ? On ne le savait pas début septembre
vu que le désenvasement du port n’avait
pas encore débuté. On parlait au mieux
de l’automne, avec cette crainte d’une
sortie sans retour. Crainte fondée, vu que
le curage du Bassin n’est pas le seul travail d’Hercule à mener. Les deux écluses
d’accès ont elles aussi besoin d’une remise
en état. L’une a déjà été fermée avant l’été,
pendant plusieurs mois, pour des travaux
de consolidation et d’évacuation des sédiments. L’intensité avec laquelle ce chantier
a été mené n’a pas dû être à la hauteur des
enjeux puisque une nouvelle fermeture
est annoncée d’une durée équivalente.
Quant à l’autre écluse, la hauteur de la vase
solidifiée est telle que l’on pourra bientôt
aller à pied d’un bord à l’autre.
Plus au fond des Bassins, là où sont amarrés les bateaux de plaisance, la situation
est aussi alarmante. Il arrive que le niveau
d’eau baisse brutalement, ce qui oblige
les propriétaires de bateaux à surveiller
les amarres constamment pour éviter
la «pendaison» ! Les six mois de fermeture de la seule écluse en activité, sont
autant de temps où les bateaux seront
prisonniers des Bassins. Un plaisancier
16
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
privé de sortie, c’est contrariant, mais
pour un chef d’entreprise qui a besoin
de ces va-et-vient pour travailler, c’est
catastrophique.
Pierre Jeliazovski (le patron du Compas
Marin) n’est pas homme à se lamenter,
mais là il reconnaît que l’annonce du
blocage des écluses s’apparente pour lui
comme une double peine. Plus aucun
bateau ne pourra entrer ni sortir de son
chantier autrement que par un coûteux
transport terrestre. Cela équivaut pour
lui à une mort par asphyxie.
Le sourire -jaune- revient lorsque l’on
évoque avec lui le projet de créer un
autre chantier naval à Bacalan réservé
aux yachts de luxe. «Vous imaginez un
bateau de plusieurs millions d’euros s’aventurer dans une pareille zone, on a beau avoir
un site aussi exceptionnel que ce port en
centre ville, tant qu’il sera dans cet état là,
comment voulez-vous être un temps soit peu
crédible ? ». Il garde un peu d’espoir avec
ce raisonnement : «si les investisseurs qui
sont derrière ce projet arrivent à faire bouger
les choses, je serais le premier à les féliciter».
î D
es lourdeurs
administratives
Bassins qui s’envasent, quais à l’abandon,
écluses qui fuient, environnement dégradé, usagers mécontents... Que faire, que
dire ? Toutes les victimes de ces dysfonctionnements se tournent vers l’unique
responsable : le Grand Port Martime
de Bordeaux. Et les commentaires sont
unanimes : pris individuellement, les
hommes qui composent les services du
Une modeste
pelleteuse pour
nettoyer toute
une écluse, on
comprend que le
GPMB n’ait pas
terminé à temps
son chantier et
qu’il soit dans
l’obligation de
condanner
à nouveau l’accès
au bassins à flot.
GPMB sont, en règle générale, disponibles
et compétents, mais dès que l’on s’adresse
à l’entité GPMB, on découvre la lourdeur
administrative de «l’institution», son
incapacité à communiquer et son manque
de réactivité.
La «machine» GPMB devrait pourtant
mesurer l’urgence qu’il y a à solutionner
les problèmes récurrents qui se posent.
Un appel d’offre a été lancé auprès de
sociétés susceptibles de gérer en direct
le port de plaisance. Deux candidats
-sérieux- sont en finale, le lauréat du
concours est censé débuter les travaux
de modernisation du port au printemps
prochain. On le voit mal investir ses fonds
propres dans des eaux... aussi sales.
L’exigence de qualité risque de s’intensifier dans les mois à venir. Les apparte-
ments avec vue imprenable sur les Bassins
à flot se sont vendus à des prix qualifiés
d’exorbitants par les spécialistes du marché immobilier bordelais. Ils le seront
d’autant plus, si du haut des terrasses végétalisées, leurs propriétaires découvrent
le spectacle tel qu’il est aujourd’hui. Pour
les promoteurs de l’hôtel de grand luxe
qui est annoncé, comme pour les mécènes qui ont misé gros dans le Centre
Culturel du Vin, il serait préférable que
des améliorations soient apportées avant
la mise en service de ces équipements.
Mairie de Bordeaux, CUB et Région font
front commun pour obliger le GPMB à
entreprendre ce que de modestes plaisanciers et chefs d’entreprise ne peuvent pas
obtenir. La CUB et la Région cherchent
un terrain pour reloger provisoirement
le Compas Marin. La CUB et la Ville
s’efforcent de trouver dans les meilleurs
délais une solution définitive pour le
pont tournant sur lequel le tram est
censé circuler. Il est vrai que tant que
cette situation ubuesque perdure, Ville et
CUB auront du mal à exiger du GPMB,
rigueur et efficacité.
La solution ? Le Président de la Région
ne cesse de la réclamer. C’est d’obtenir
un transfert des compétences du GPMB
au profit du Conseil Régional «Rousset
à la barre», tout le monde le demande !
F.P.
chartrons
&bacalan
un site aussi
exceptionnel que
ce port en centre
ville, tant qu’il
sera dans cet
état là, comment
voulez-vous être
un temps soit peu
crédible ? »
Pierre Jeliazovski
quartier
« On a beau avoir
18
Le Bat Cub,
quelle galère !
19
Bordeaux
2013 : un
millésime
annoncé
en berne
20
Bateaux de
croisières, le
débarquement
américain
20
Centre
Leclerc
Saint-Louis,
en cure de
jeunesse
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
17
Chartrons&Bacalan
Les Bat Cub,
quelle galère !
TRANSPORTS L'Hirondelle n'a pas fait le printemps,
et encore moins l'été. Avec la Gondole, on se gondole...
Les navettes de la Cub sont à la dérive !
S
i la presse se plaît à remplir ses
colonnes en relatant les péripéties des trains qui arrivent en
retard, les médias locaux ont
trouvé dans les navettes de la Cub des alliés fidèles. Leur rocambolesque été, fait
de stop and go à répétition, est d'autant
mieux venu que la période est généralement pauvre en sujets d'information.
Pannes de moteur, incapacité à respecter
les horaires et itinéraires prévus, collision
en service avec le Pont-de-Pierre, choc
avec la passerelle d'embarquement... La
flottille de la Cub a enchaîné les faits
d'arme, comme dans le meilleur des
feuilletons. Le dernier épisode connu
(le scalp d'une partie de la cabine de
l'un des bateaux) donne l'impression
d'arriver à la fin de la saison 1.
Les deux navires ont quitté tour à tour et
pour de nombreuses semaines le théâtre
de leurs exploits. Sur les pontons, comme
sur les quais, c'est un sentiment de regret
plus que de défiance qui prédomine. Ces
navettes, même perfectibles, avaient
18
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
séduit les bordelais et leurs allers-retours
sur le fleuve devenaient familiers.
La durée de leur mise en service est trop
courte pour tirer des conclusions définitives sur les capacités de ces engins
à atteindre les objectifs fixés à Kéolis.
Peuvent-ils devenir à terme une alternative crédible aux bus ou aux trams pour
les déplacements urbains ? Les septiques
Le BatCub en
cale sèche,
à quand son
retour sur le
fleuve ?
Pour les parcours
les plus courts, le temps
réellement à consacrer
est le double de celui
annoncé.
notent que si la durée des trajets entre
chaque station est compétitive, il faut
y ajouter le temps nécessaire pour embarquer et débarquer les passagers. Or,
pour les parcours les plus courts, le temps
réellement à consacrer est le double de
celui annoncé. C'est notamment le cas
pour la liaison Parlier/Quinconces.
Il n'est donc pas surprenant que les touristes qui ne comptent pas leur temps
soient devenus les clients les plus réguliers de ces navettes. Les objectifs de fréquentation seront difficiles à atteindre,
surtout en dehors des périodes estivales
et des vacances scolaires.
î U
n rodage trop court ?
Un autre débat porte sur le manque
de fiabilité rédhibitoire de ces moteurs
hybrides. Pour l'expliquer, on parle à
leur sujet d'une période de rodage trop
courte. Commandés en novembre
2011, baptisés en novembre 2012, ces
bateaux sont arrivés à Bordeaux en avril
2013. Rappelons que Vincent Feltesse,
président de la Cub les attendait le 22
novembre 2012 ! On ne peut donc pas
parler de lancement prématuré. N'a-ton pas cherché à se compliquer la vie en
optant pour une motorisation inédite.
Là-aussi, des fusées de détresse ont été
lancées par certains constructeurs, et
non des moindres, lorsque le cahier des
charges a été établi. Un chantier naval
Chartrons&Bacalan
aussi prestigieux que le CNB a d'ailleurs
refusé de répondre à l'appel d'offre de la
Cub, estimant que ses exigences en terme
de modernisation hybride seraient une
source de déboires. Un constructeur
girondin, le chantier Dubourdieu a cru
pouvoir relever ce défi technologique.
Encore quelques mois de galère et il
ne serait pas surprenant d'entendre ses
responsables paraphraser le Petit Gibus :
"si j'avais su, j'aurais pas venu".
Ces ratés ont bien sûr des incidences
financières. Un déficit d'exploitation
semble inéluctable, les factures du "garagiste" s’amoncellent, et nul ne sait encore
qui va les régler. Le chantier arcachonnais comptait utiliser ces prototypes
bordelais comme modèles pour séduire
d'autres villes d'Europe, il va devoir différer ses démarches commerciales.
La construction de ces navettes, fruits de la
cohabitation politique à la direction de la
Cub, a été décidée de façon consensuelle.
Leurs défaillances ne devraient donc pas
être utilisées comme argument dans la
prochaine campagne électorale. Tout juste
Alain Juppé a pris ses distances avec ces
engins flottants en rappelant sa préférence
pour le co-voiturage afin de réduire le
trafic intra-muros.
La navigation de ces bateaux est déjà
tellement compliquée que leurs capitaines vont apprécier d'être épargnés
par les coups de barre à droite comme
à gauche !
Bordeaux 2013 : un millésime
annoncé en berne
VIGNOBLE Les
vendanges ont débuté
dans les vignobles
bordelais... Comment se
présente la récolte ?
Les spécialistes font
grise mine.
L
es violents orages du mois de
juin ont fortement perturbé la
floraison tardive des Merlots,
provoquant pour ce cépage une
coulure d’une exceptionnelle sévérité.
Compte tenu de l’encépagement du vignoble bordelais, près des 2/3 des surfaces
sont concernées. Comme si un malheur
n’arrivait jamais seul, une attaque de grêle
survenue le 2 août est venue altérer de manière plus localisée, mais significative, une
partie du vignoble de l’Entre-Deux-Mers.
En octobre, des Merlots fragilisés, devenus
très sensibles au Botrytis, et des Cabernets extrêmement tardifs, annoncent
un millésime à très faible rendement,
techniquement difficile à vinifier. Si la fin
de la décennie précédente a révélé deux
millésimes d’exception pour les vins de
Bordeaux, les trois millésimes suivants
vont contribuer à dégrader une situation économique déjà précaire depuis
bientôt 15 ans.
Face à une offre réduite, souhaitons que
la demande se raffermisse et que les mois
de septembre et d’octobre soient ensoleillés ! …
François Martin
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1 MOIS OFFERT
TOBRE 2013
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
19
Chartrons&Bacalan
Bateaux de croisières,
le débarquement américain
TOURISME Le Cyrano de
Bergerac et la Princesse
d’Aquitaine ne seront
bientôt plus seuls dans le
porte de la lune, la concurrence va débarquer, elle est
d'origine américaine.
M
aman, les gros bateaux qui vont sur
l'eau se sentent pousser des ailes... On arrive à cette conclusion en apprenant
que deux nouvelles compagnies de
bateaux de croisière vont s'installer
dans le port de la Lune au printemps
prochain. La première qui est dans la
place -la société Croisieurope- était
jusqu'alors basée à Strasbourg, les
nouvelles venues sont américaines,
il s'agit de la Viking River Cruises et
de l'Uniworld. Ces deux compagnies
Les bateaux
annoncés seront
encore plus
luxueux que
ceux que nous
connaissons
font partie des locomotives de la
profession. Les bateaux attendus seront, paraît-il, encore plus luxueux
que ceux que nous connaissons. Les
programmes pré-établis vont se chevaucher, vu les escales annoncées :
Bordeaux, Pauillac, Libourne, Blaye,
Cadillac. Ces destinations sont communes aux différentes flottilles, à
quelques détails près. Cette multiplication de l'offre laisse penser que
la demande existe, l'avenir dira dans
quelles proportions. En plus de ces
considérations économiques, des
questions pratiques se posent quant
aux capacités logistiques des quais
de Bordeaux pour accueillir autant
de navires. Le patron du Grand Port
Maritime de Bordeaux, Monsieur
Masson, s'est récemment entretenu
de cette question avec le maire de
Bordeaux. Un souci de plus pour le
GPMB qui n'en manque pas.
20
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Centre Leclerc Saint-Louis,
en cure de jeunesse
I
l arrive qu'un hypermarché
prenne des initiatives qui suscitent l'unanimité des commerçants et des habitants de
son quartier. C'est le cas du centre
Leclerc du Cours Saint-Louis. L'important chantier de rénovation lancé par ce magasin qui se targue d'être
le plus ancien du Sud-Ouest (il est
ouvert depuis 1973) était attendu depuis fort longtemps. Les plus sévères
parlaient à son égard de "verrue du
quartier". Ce qualificatif n'aura plus
cours dans quelques mois, le temps
pour ce centre de réaliser une transformation de fond en comble. A noter que le magasin restera ouvert durant les travaux qui vont se dérouler
par étapes.
Chartrons&Bacalan
nouveaux
commerces
Ils ont ouvert dans votre quartier...
L’Effet mer...
la scandinavie
à l’honneur
Du chat
au comptoir,
un siècle d’histoire!
En 1881, Rodolphe Salis fondait le
célèbre cabaret Le Chat Noir à Montmartre. En juillet 2013, Cécile RenaudSalis, son arrière petite-nièce, a inauguré Le Comptoir, rue Sicard à Bordeaux.
Plus d’un siècle les sépare et pourtant la
même passion pour la restauration les
anime! En revanche Cécile Renaud-Salis a laissé le cancan et l’absinthe à son
ancêtre pour se concentrer sur un lieu
dédié à la cuisine façon bistrot. Cuisine
du marché, plats traditionnels et ambiance familiale garantie !
††Le Comptoir, 10 rue Sicard
Paul Schiegnitz,
un chausseur
sachant chausser
«Quand je ferme une boutique, comme ce
fut le cas avec mon Comptoir du cours de
la Martinique, je fais la fête ; et quand j’en
ouvre une nouvelle, je fais aussi la fête»... La
bonne humeur de Peter Christiansen est
permanente quelle que soit la conjoncture et il y avait une belle ambiance le
jeudi 19 septembre pour l’inauguration
de son Sild 2. Ce nouvel établissement situé aux Bassins à flot (H 21) a été baptisé
« l’Effet mer ».
«L’Effet mer», c’est le cuisinier de la maison qui a trouvé ce bon mot pour baptiser
un restaurant-traiteur... éphémère.
La nouvelle aventure de notre robuste
danois connu à Bordeaux pour la sincérité de ses spécialités scandinaves faites
maison (saumon fumé, hareng, boulettes...) durera jusqu’au commencement
des travaux qui vont métamorphoser le
quartier.
Quand on a sûrement parmi ses ancêtres
des Vikings, on ne s’affole pas à l’idée de
devoir un jour plier bagages et reprendre
la mer. P. Christiansen a dû déjà lorgner
sur les bateaux du port pour ne pas être
pris au dépourvu lorsqu’il devra lever
l’ancre. Quand sa dérogation d’exploitation s’arrêtera-t-elle ? Dans un an sans
doute, deux peut-être. La précarité de sa
situation n’est pas pour lui un handicap,
c’est même une bonne raison pour se
donner à fond dans son boulot.
La formule reste à rôder mais P. Christiansen entend mener de front un restaurant traditionnel, la vente de ses produits,
des soirées gourmandes, des évènements
festifs et la location de sa salle pour des
réceptions privées. À la carte, comme
au menu, tous les produits phares de la
Scandinavie sont à l’honneur avec de copieuses salades (de 9 à 14 € où le saumon
est roi), une excellente bavette d’Aloyau
ou encore des pâtes toujours au saumon.
Une formule avec entrée/plat/dessert est
facturée 13 €. La bière danoise «Le Thor»
peut accompagner ces repas mais du vin
est également disponible. Le dimanche,
on «brunch» à l’ancienne de 11 h à 14 h 30.
††Sild L’Effet Mer - Rue Lucien Faure
H 21 Bassins à Flot
Tél : 09 73 56 82 09
Qu'il est -heureusement- loin le temps
où une épouse suivait le parcours
professionnel de son mari et jamais
l'inverse. Cela nous vaut de compter
à Bordeaux un artisan en tout point
remarquable. Paul Schiegnitz est né à
la Haye en 1984, il a fait ses classes en
Allemagne à Berlin, tout d'abord, puis à
Aix-la-Chapelle au sein de son «Académie design artisanal».
C'est là qu'il obtient son diplôme de
«Maitre Artisan designer» et qu'il
décide ensuite de suivre sa compagne à
Bordeaux.
Sa spécialité ? La conception et la réalisation de chaussures et de bottes
sur mesure. Ce travail d'orfèvre dure
environ trois mois entre le moment
où le bottier prend les mesure du pied
de son client et qu'il livre un produit
fini réalisé dans son atelier. L'élégance
de la finition est bien sûr exemplaire
comme les matériaux qui entrent dans
la fabrication. Paul Schiegnitz a installé
son atelier rue Lagrange après avoir fait
ses premiers pas dans la pépinière artisanale Sainte-Croix qui se révèle une
véritable couveuse de talents.
††92 rue Lagrange
Tél : 05 56 58 67 11
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
21
bordeaux quartiers
Magrez-Robuchon : un virtuose
au piano, attention à la note !
GASTRONOMIE Bernard Magrez étend son empire dans "son" quartier Labottière.
Après son Institut, il veut ouvrir un restaurant gastronomique et en confier
la gestion à Joël Robuchon.
E
n annonçant en tout début
d’année à ses fidèles son intention de créer un restaurant
gastronomique à Bordeaux,
Bernard Magrez a ouvert des appétits
et en a coupé quelques autres. Son sens
des affaires et son habitude à transformer
tout ce qu’il touche en or ont évité les traditionnels : «ça marchera pas» entendus
pour les projets sortant de l’ordinaire.
Contrairement aux hommes politiques
qui le courtisent, Bernard Magrez fait ce
qu’il dit et dit ce qu’il fait. Avec lui, point
de mystère, l’adresse de son futur établissement a été indiquée dès le départ, ce
sera rue Labottière, juste en face l’entrée
d’honneur de son Institut. On connaît
aussi le parrain de cette entreprise, Joël
Robuchon, déjà patron de 17 restaurants
en France et dans le monde, ce qui lui
vaut le titre envié de chef le plus étoilé
Un trois étoiles
Michelin
à Bordeaux ?
Bernard Magrez
a annoncé
son intention
d’atteindre aussi
vite que possible
les plus hauts
sommets.
du Michelin.
Bernard Magrez a toutes les cartes en
main pour réussir son nouveau pari.
Son Institut est désormais installé dans
le paysage culturel Bordelais. L’adresse
est connue et fréquentée par une intelligencia qui a les moyens financiers
d’aller dans ce type de restaurants.
Bernard Magrez reçoit dans ses autres
propriétés (Fombrauge, Pape Clément,
La Tour-Carnet...) des invités de marque
(clients, artistes, VIP...), et la perspective
de fréquenter une table estampillée Ro-
22
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
buchon ne sera pas pour leur déplaire.
À cette clientèle «captive» s’ajoutera
celle qui fréquentera les chambres et
suites de l’hôtel de luxe prévu à l’étage du
futur restaurant. Voilà qui lui assurera
un fonds de roulement appréciable. Il
sera nécessaire, mais pas suffisant pour
supporter les charges inhérentes à ce
type d’établissement. Il lui faudra séduire
un public complémentaire et c’est toute
la difficulté de l’entreprise. Bordeaux et
ses environs comptent plusieurs bonnes
tables mais aucune grande table triplement étoilée. Bernard Magrez qui ne fait
rien à moitié a annoncé son intention
d’atteindre le plus vite possible les plus
hauts sommets. La pyramide est pointue
et le Michelin ne galvaude pas ses étoiles.
De grands chefs n’ont été promus qu’au
terme de longues années d’effort,et certains déchus en très peu de temps. Joël
Robuchon a indiqué que son emploi du
temps de globe trotter ne lui permettrait
pas d’être physiquement à temps plein
dans les cuisines de la rue Labottière.
Soucieux de sa réputation et des enjeux,
il veut y installer ses meilleurs éléments.
Les saints peuvent-ils remplacer le bon
dieu ? Pas facile, mais pas impossible,
un Bernard Ducasse arrive à piloter à
distance plusieurs restaurants prestigieux de par le monde. Joël Robuchon
connaît lui aussi la recette de la délégation. Y a-t-il à Bordeaux une clientèle
qui dispose des moyens suffisants pour
déjeuner ou dîner dans un restaurant de
ce rang ? C’est toute la question. Réponse
très bientôt avec, semble-t-il un peu
de retard à l’allumage. On voit difficilement ce restaurant ouvrir comme
annoncé à la fin de l’année, vu que les
travaux, dans l’ancien hôtel particulier,
fermé de longue date, n’ont pas encore
commencé. Après avoir confié
à Matthieu Arama
son violon, Bernard Magrez va
installer Joël Robuchon derrière
les pianos de son
restaurant.
fondaudège
st-seurin
quartier
Denis Franc :
"c'est David
contre Goliath"
RÉACTION Installé
rue Croix de Seguey,
Denis Franc est l'étoilé
le plus proche du futur
restaurant de Joël
Robuchon. Le patron du
Pavillon des Boulevards
commente l'arrivée de ce
prestigieux confrère.
Quelle a été votre réaction lorsque
vous avez appris la création de ce
restaurant rue Labottière ?
Dire que cette arrivée ne suscite chez moi
aucune appréhension serait très vaniteux
de ma part. Maintenant, je ne pense pas
que je serais le seul impacté par le nouveau venu, tous les restaurants gastronomiques de Bordeaux sont concernés. Si
bien sûr il occupe notre créneau.
Quel est votre pressentiment ?
On ne devrait pas jouer dans la même
cour. Bernard Magrez annonce un trois
étoiles. Il a les moyens financiers d'y
arriver. Mais ce niveau d'établissement
et les prix qu'il devra pratiquer ne sont
pas les nôtres. Ainsi je pense que nous
devrions conserver notre clientèle et
ainsi notre part du marché.
Êtes-vous impressionné
par votre collègue ?
Comment ne pas l'être ? J'envie surtout
les moyens dont il dispose. Quand je
dois changer mon four cela me coûte
8 000 € et j'y réfléchis à deux fois. J'imagine que rue Labottière on n'a pas les
mêmes blocages. C'est l'éternel combat
du petit contre le gros. Le pot de terre
contre le pot de fer, David contre Goliath.
Tenez, d'ailleurs, ne retenez que cette
dernière comparaison, j'aime bien la
façon dont se termine cette histoire.
Alors totalement serein ?
Non, je vous l'ai dit. Mais l'arrivée de
Robuchon peut être une bonne chose.
C'est une motivation supplémentaire
pour faire mon travail encore mieux.
Je vais me battre avec mes moyens et
mon expérience. Il faudra compter
encore longtemps avec le Pavillon des
Boulevards !
24
Auditorium :
la clim’
c’est chaud !
25
Souscription
Plensa,
à votre bon
cœur M’sieur
dame !
VBurger
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
23
FONDAUDÈGE&ST-seurin
Auditorium :
la clim' c'est chaud !
FINITIONS L'auditorium est en passe de régler ses
soucis de finition dans la salle de concert, et voilà que
d'autres problèmes apparaissent dans les étages...
U
î L
es griefs vont crescendo
Dans ces lieux pourtant feutrés, les griefs
vont crescendo. L'isolation phonique de
ces habitations n'est pas en cause. Les
craintes d'entendre les coups de cymbales et le son du cor dans son salon ne
se sont pas concrétisées. La déception
de certains propriétaires -VIP bordelais à
tous les étages- vient du bruit incessant
Formule
à partir
avec café ou 1/4 de vin
24
provoqué par le système de climatisation
installé sur le toit de l'immeuble. Pour
ceux qui subissent cette soufflerie, cette
symphonie des ventilateurs n'a rien de
mélodique. Promoteurs et architectes
cherchent actuellement des solutions
pour corriger cette nouvelle fausse note.
Inquiets, ils le sont aussi en apprenant
qu’une baie vitrée de l’un des appartements avait explosé suite à des torsions
encore inexpliquées.
L’auditorium,
un chantier
permanent ?
Installé depuis sept ans dans des locaux
situés 56 rue de Tivoli, l’École Française
Supérieure des Opticiens a déménagé à
la mi-septembre. Élèves (environ 80 par
promotion), enseignants (11 professeurs)
et personnel administratif sont désormais regroupés au 190 de la rue Lecoq
dans le quartier Mériadeck. L'EFSO a
rejoint à cette adresse (les anciens locaux
occupés par la CUB) le Cours Gallien.
Cette école est présente dans la plupart
des grandes villes de France avec pour
spécialité de préparer les étudiants aux
concours médicaux. Les raisons du déménagement de l'EFSO ? Regrouper
les deux entités sous un même toit, et
profiter de la proximité de l'école de
médecine et de la ligne de tram qui dessert ce quartier. À ce sujet la directrice
de l'EFSO déclare : "rue de Tivoli, nous
avions l'espoir de voir le tram arriver à la
Barrière du Médoc, mais les retards annoncés dans le chantier ont précipité notre
déménagement".
J
Brasserie Le Johnson
Daniel Rivier
de 13,10€
entrée + plat ou
plat + dessert
EFSO
a d'autres vues
Ouvert midi et soir : lundi, mardi, jeudi, vendredi
Ouvert le midi : mercredi et samedi - Fermé le dimanche
30, rue Labottière • 33000 BORDEAUX
Tél. 05 56 01 03 57
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Les premiers
cèpes sont arrivés
r
À dé g
us
te
ne folle rumeur a couru
durant l'été concernant
l'Auditorium. On l'annonçait
"out" pour la rentrée vu que
les travaux prévus durant l'été ne seraient pas terminés à la date prévue. Que
nenni, l'écrin du cours Clémenceau s'est
ouvert comme convenu pour accueillir
les manifestations prévues dans le cadre
des Journées du Patrimoine.
Zéro défaut, notre bel Auditorium ? Pas
tout à fait, les pessimistes ont eu raison de
s'inquiéter quant à la finition des travaux
en temps et en heure. Si le revêtement
de sol, défectueux sitôt posé, a pu être
refait de fond en comble, d'autres travaux
correctifs n'ont pas été réalisés. Ils correspondent aux réserves émises par la ville de
Bordeaux au moment de la réception du
chantier. Les ouvriers reviendront dans la
saison, lorsque l'Auditorium fera relâche.
Rappelons qu’à cette salle de concert
s'ajoutait une opération immobilière
avec la construction d'un parking souterrain et l’aménagement d’appartements de haut standing. Contre toute
attente, celui-ci n'est toujours pas ouvert,
et plusieurs appartements sont encore
en chantier.
d’u
rgence !
omelette
aux cèpes
€
0
12,8
FONDAUDÈGE&ST-seurin
Souscription Plensa, à votre
bon cœur M'sieur dame !
ART DANS LA VILLE
L’idée a été lancée de
solliciter les Bordelais
pour participer à une
souscription en vue
d’acheter une œuvre de
Jaume Plensa.
Q
uand on parle de choc culturel
provoqué par un sculpteur
dont les œuvres ont été exposées sur le domaine public,
on pense bien sûr à Ousmane Sow et son
devenu célèbre Little Big Horn. Un choc
équivalent semble s'être produit avec
les travaux artistiques de Jaume Plensa
installés à Bordeaux depuis le 27 juin.
Le sculpteur catalan aime à dire que l'on
connaît la valeur de ses créations, une fois
qu'elles sont retirées. On le saura donc le 6
octobre, date officielle de leur enlèvement.
Avant même cette échéance, on peut, sans
se tromper, annoncer que leur valeur est
grande tant elles ont marqué les esprits.
La perspective de ne plus en voir aucune
a conduit un amoureux des arts et des
lettres, Jean-Claude Meymerit, a proposer
qu'une souscription soit lancée auprès de
tous les bordelais pour acquérir l'une des
sculptures de Plensa.
Le journal Sud-Ouest du 11 septembre a
relayé cette astucieuse et généreuse idée.
Dans le même temps Alain Juppé reprenait
ce concept au cours de sa conférence de
presse de rentrée.
î U
ne démarche
qui n’est pas inédite
Cet appel aux dons a été reçu cinq sur
cinq par de nombreux bordelais qui ont
applaudi l'initiative de J.C. Meymerit, allant jusqu'à lui proposer de lui envoyer de
l'argent. La collecte de dons pour l'achat
d'une œuvre d'art n'est pas une démarche
inédite. La Grande Bibliothèque de France
ou encore l'Opéra ont récemment lancé
des souscriptions pour acheter un ouvrage
ou restaurer des décors. La ville d'Antibes
a procédé de cette façon en 2009 pour
devenir propriétaire d'une sculpture de...
Plensa. Possible ne veut pas dire facile. JeanClaude Meymerit est le premier à rappeler
les limites de ses prérogatives : agitateur
d'idées, oui, promouvoir le concept, il sait
faire, mais devenir collecteur de fonds n'est
pas dans ses compétences. Voilà pourquoi
il a écrit au maire de Bordeaux et à son
adjoint à la culture Dominique Ducassou
pour qu'ils deviennent les trésoriers de
cette opération et bien sûr les principaux
mécènes.
Lorsque le cadre juridique sera trouvé,
il restera à résoudre d'autres problèmes
qui découlent de ces questions : combien
vaut une sculpture de Plensa ? Certaines
avoisinent le million d'euros ; en théorie
L’une des œuvres
de Plensa exposées au jardin public. Les enfants
avaient adopté
ces personnages
et en prenaient
grand soin.
Jean-Claude
Meymerit,
à l’origine de cette
riche... idée.
chaque bordelais devra donc verser 4 euros pour l'achat d'une création de ce prix.
Quelles œuvres sont à vendre ? La plupart
de celles exposées à Bordeaux ne l'était pas.
Et enfin, quelle silhouette les bordelais
souscripteurs veulent-ils acquérir ? JeanClaude Meymerit a un point faible pour
celle installée sur ses terres de la Bastide. Le
visage Sanna exposé la place de la Comédie
et celui de Paula, place Peyberland, ont fait
forte impression, les sept personnages méditant au pied des arbres du Jardin Public
fonctionnent parfaitement dans ce cadre
bucolique.
C'est à partir du 7 octobre avec le départ
des œuvres de Plensa que l'on mesurera la
motivation des bordelais pour permettre
le retour de l'une d'elles.
††Les bordelais sont invités
à dommer leur avis
à l’adresse suivante :
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Le samedi de 7h30 à 13h.
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
25
nouveaux
commerces
Ils ont ouvert dans votre quartier...
Le Poulailler d’Augustin :
l’aile et la cuisse
Augustin Jallon n'a que 22 ans et il n'a pas attendu que les poules aient des
dents pour se lancer dans le commerce des volailles dorées à la broche.
Aux Landes, à la Bretagne ou à la région mancelle, Augustin préfère se fournir
dans un lieu d'élevage réputé, celui de la région lyonnaise. C'est la maison
Mieral, l'un des grossistes les plus cotés qui lui fournit sa matière première.
Quant aux pigeons, ils sont élevés du côté de Toulouse. Les rôtisseries ont été
achetées à Paris et mon tout est à Bordeaux, face à l'église Saint-Seurin. Côté
déco, la touche la plus originale se situe au plafond avec une fresque peinte
dévolue aux gallinacées. Cette œuvre grand siècle a été réalisée par l'artiste
bordelais Jean-Michel Comby. Une table d'hôtes permet à une vingtaine de
convives de manger sur place les spécialités de la maison.
††1 place du Pradeau - Tél : 05 57 78 37 55
Oliv’art,
made in soleil
Optic 2000,
bien vu !
Oliv'art, c'est le nom de ce nouveau magasin gourmand destiné aux gourmets. L'enseigne annonce la couleur : ici l'huile d'olive est élevée au rang
d'oeuvre d'art. Nathalie Bernard fait partager à ses clients toutes les facettes
du talent de ses huiles. Des séances de dégustation démontrent la richesse de
ce produit béni des dieux (grecs). Si les projecteurs sont braqués sur l'huile
d'olive, cette épicerie fine rassemble un maximum de bons produits, tous
dénichés auprès de petits producteurs toujours soucieux de bien faire : des
vinaigres bien sûr, aux multiples parfums, des condiments (des tapenades
notamment) idéales pour l'apéritif, des pâtes, des biscuits ainsi qu'un choix
de vins qui ont un lien avec l'huile d'olive. Ils sont issus des mêmes terroirs
(le Languedoc-Roussillon en l'occurrence) et sont conçus par les mêmes
producteurs. C'est ainsi que la famille Cazes réalise l'Ostal Cazes. C'est le
nom donné à leur huile d'olive comme aux vins issus de ce terroir ensoleillé.
††4, rue Judaïque - Tél : 05 56 44 56 82
26
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Un opticien de plus dans ce secteur de Bordeaux qui en
compte déjà plusieurs ? On peut considérer de cette façon
l'ouverture d'un point de vente Optic 2000 place Saint-Seurin. Les spécialistes feront remarquer que l'enseigne en
question est l'une des plus performantes dans sa branche...
de lunettes.
Plus de 800 modèles sont présentés à la clientèle avec
notamment un grand choix pour les enfants.
Il y a aussi et surtout Sophie Jamois qui est là pour faire la
différence. Son sourire et sa patience sont à toute épreuve.
Sophie Jamois est diplômée d'Etat depuis 15 ans et son
expérience acquise l'autorise à prodiguer des conseils
éclairés. Visagiste, elle sait accompagner le choix de ses
clients en invitant les uns à plus de hardiesse et d’autres à
opter pour un classicisme de bon aloi.
Tout dépend des personnalités de chacun et du rôle dévolu
à sa paire de lunettes.
††Optic 2000 - 2, rue Georges Mandel
Tél : 05 57 88 08 37
Fondaudège&st-seurin
Little Fabrik,
pour retrouver
son âme d'enfant
Fou...
de mode
La Banque mène à tout, à condition d’en sortir,
Gabrielle Biaussat le prouve avec l’ouverture de sa
Little Fabrik. Le concept de son magasin est original,
on y présente tous les articles d’une boutique destinée aux enfants : vêtements, accessoires, linge, jeux,
jouets... S’y ajoutent des idées amusantes de décoration
et un choix de meubles surprenants. Gabrielle Biaussat
ne s’est pas contentée de pièces choisies chez de bons
fournisseurs, elle ajoute sa touche personnelle, pardon
sa «touch» en proposant à ses client(e)s d’authentiques
meubles vintage dénichés sur les brocantes et marchés
aux puces. Et ce n’est pas fini, Little Fabrik, ce sera
bientôt un étage où s’installera un coiffeur toujours
en direction des chères têtes blondes (ou brunes).
Little Fabrik unique à Bordeaux ? Sûrement, et en
France sans doute.
††17, rue Fondaudège
Tél : 06 40 07 55 22 - www.littlefabrik
Adrien Pistre,
opticien
In-dé-pen-dant... Adrien Pistre
insiste beaucoup sur son statut.
Non, il n'est pas le xième point de
vente d'une célèbre marque franchisée d'opticiens. Considérant qu'il
s'agit d'un atout commercial, il a
personnalisé son magasin jusqu'à
lui donner son nom. L'agencement
très réussi de son magasin s'est fait
en fonction de ses goûts et non
d'une réplique d'une charte imposée. Il se différencie dans le choix
des marques de ses lunettes : "en
dehors de Paul & Jo ou de Persol qui
sont incontournables, les autres collections de mon magasin sont uniques
à Bordeaux". Adrien Pistre est un
tout jeune homme (27 ans) mais
quand on lui en fait la remarque, il
précise qu'il a obtenu son diplôme
à 20 ans et qu'il a donc déjà acquis
une solide expérience professionnelle auprès de grandes maisons
d'optiques comme auprès d'artisans
indépendants.
††12, rue de la Huguerie
Tél : 05 47 29 32 23
www.ap-opticien.com
L'Espace Mère et Fille
prend ses marques
« J’ai appelé ma boutique
La Vida Loca car parfois
le monde est fou ! » diagnostique avec un accent
chilien Mirza Carcamo ! Née dans la patrie
d’Allende, elle est arrivée
à Bordeaux en 1977. « J’ai
toujours voulu faire du commerce. Lorsque l’on grandit
dans un pays pauvre on apprend très jeune les rouages
de la vente, j’ai cela dans le
sang ». Et quand Mirza
Carcamo a vu le local de
la rue Croix de Seguey
libre, elle a sauté sur l’occasion ! Dans sa boutique
elle propose des marques,
neuves ou d’occasion, et
surtout à petits prix. « Je
voulais ouvrir un magasin
où tout le monde puisse se
faire plaisir », explique-telle. À guetter : les arrivages qui se font tous les
quinze jours…
††Vida Loca
2 rue Croix de Seguey
Geneviève Deranlot vient d'ouvrir "l'Espace Mère et Fille"
rue de la Huguerie. Il s'agit d'un dépôt vente qui comme
son nom l'indique est destiné aux mamans et à leurs filles.
Comme les magasins de ce genre, Geneviève Deranlot veut
créer un flux de clientèle de son quartier (et plus, si affinité)
en renouvelant le plus régulièrement possible son stock. Son
premier travail est d'inciter toutes celles qui ne peuvent plus
fermer placards et dressings, à venir la voir. Elle compte sur
leur trop plein pour accrocher sur ses portants, les vêtements
et accessoires qui ont la cote. Les marques qu'elle attend ont
pour nom Zadig & Voltaire, IKKS, Sandro ou Maje. Le partage
des fruits de la vente se fait de façon équitable (50/50) entre
le magasin et la propriétaire des vêtements.
††59, rue de la Huguerie
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
27
bordeaux quartiers
Ramassage
des poubelles :
la Cub paie
sa tournée !
ORDURES Qui que soit
le prochain président
de la Cub, il sait déjà
qu'un dossier chaud
l'attend à son arrivée,
celui du ramassage
des ordures ménagères
et de la gestion du
service dédié à cette
tâche.
D
ans ce domaine, comme
dans d'autres, la campagne
des municipales aura permis de mettre sur la place
publique des problèmes structurels
mais aussi humains qui ne datent pas
d'aujourd'hui.
Les plus simples à régler consisteront à
doter ce service des moyens suffisants
pour remplir ses missions. Selon de
récentes estimations, il faudrait ajouter
au cinq cents postes existants un renfort
d'une quinzaine d'éléments pour que les
tournées ne soient plus annulées. Elles
Les éboueurs de la CUB
sont parmi les derniers
à bénéficier du régime
du «fini-parti».
le sont aujourd'hui dès qu'un membre
d'une équipe est manquant. La solution
est simple, mais coûteuse dans une
période de restructuration budgétaire.
Le futur président de la Cub devra aussi
en finir avec l'imbroglio réglementaire
qui perdure entre la Cub et la ville de
Bordeaux en ce qui concerne la répartition des compétences.
28
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Dans un souci de veiller à la propreté de ses rues, la ville centre possède
son propre service de nettoyage (200
personnes) qui interviennent sur son
territoire. Ce service est une anomalie
sachant que c'est la Cub qui a compétence dans ce domaine depuis.... 1966 !
À ce titre, la ville de Bordeaux paie à
la Communauté une redevance sans
exiger de prestations en retour. Elle
demande d'ailleurs à en être dispensée et à récupérer les sommes versées
jusqu'ici. Il y en aurait au bas mot pour
7 millions d'euros par an.
Sur le terrain, chacun constate que
cette répartition des tâches n'est pas
pertinente. Les éboueurs de la Cub sillonnent les rues pour vider les contenus
des poubelles, les sacs qui sont posés à
même le macadam sont ignorés. C'est
le service municipal qui intervient après
le passage des bennes avec les voitures
balai.
Ce compromis est source de doublon,
de surcoût et au final le service n'est pas
satisfaisant. Créer des binômes Cub/
ville pour des interventions conjointes
serait sans doute plus performant.
Si la répartition des tâches est à revoir, la
tâche elle-même est à repenser notamment le ramassage des ordures ménagères dans l'hypercentre ville. Les deux
poubelles réglementaires attribuées à
chaque logement de ce secteur posent
d'insolubles problèmes de stockage dans
des immeubles trop exigus. Résultat,
les poubelles restent sur les trottoirs.
La Cub avait annoncé la création de
plusieurs locaux collectifs pour déposer
ses sacs à ordures. À ce jour, un seul a
été créé rue Magendie. Celui de la rue
des Faussets est promis depuis... deux
ans. Le maire de Bordeaux s'impatiente.
Disposer de plus de moyens, clarifier
les règlements, repenser le ramassage
dans l'hypercentre... tout cela se gère aisément si la volonté politique le décide.
Il restera aussi à résoudre l'épineux problème humain sous-jacent à toutes ces
questions de résultats.
cœur
de ville
quartier
Les limites
du système
«fini-parti»
en image.
Le ramassage
des ordures
ménagères
et la propreté
des rues
nécessitent
quelques
heures supplémentaires.
30
Place
Lafargue,
Monique
se fait voler
dans les
plumes
î L
a médecine du travail
tire la sonnette d’alarme
Les éboueurs de la Cub sont parmi les
derniers à bénéficier du régime du "fini-parti". Leurs horaires ne sont pas
fixes, ils dépendent de la rapidité avec
laquelle ils effectuent leur tournée. Résultat, on voit sur le terrain des équipes
qui œuvrent à toute allure et d'autres
à un rythme plus normal.
La différence vient que souvent les premiers cumulent leur journée de travail
avec un autre job contrairement aux
autres. La médecine du travail tire depuis longtemps le signal d'alarme, en
constatant que les cadences infernales
que s'imposent certains éboueurs sont
source de traumatismes musculaires et
articulaires.
Une soixantaine d'agents sont aujourd'hui considérés comme inaptes
à leur travail. La plupart des éboueurs
sont très attachés au système du "fini-parti" et le remettre en cause doit
s'accompagner selon eux de compen-
sations financières.
La médecine du travail, toujours elle,
demande également que des contrôles
plus stricts soient effectués pour dissuader certains agents de recourir à
des arrêts de maladie de complaisance.
Actuellement, un contrôle ne peut se
faire que si l'agent est prévenu du jour
et de l'heure du passage du contrôleur.
Chacun sent bien que ce privilège est
source d'abus. On parle d'instaurer des
contrôles surprise, conformément à la
règle. On s'attend à ce que ces mesures
impopulaires soient source de tensions
et en cas de désaccord, de conflits sociaux.
Le président de la Cub qui est statutairement le patron des éboueurs peut-il
prendre ce risque politique à quelques
mois des élections ?
Au cours d'une récente opération de
communication électorale, il est allé à
la rencontre des ces personnels durant
leur service de nuit, l'histoire ne dit pas
s'il a abordé avec eux ces questions.
31-35
Nouveaux
commerces
36
Bordeaux
impair et
impasse
37
Pas de repos
pour le
shopping !
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
29
CœurDEVILLE
Place Lafargue, Monique se fait voler
dans les plumes
PORTRAIT En nourrissant
régulièrement et abondamment les
pigeons de la place Fernand Lafargue,
Monique mobilise les services de
nettoyage et irrite les commerçants.
Rencontre avec cette amie des bêtes.
P
lace Fernand Lafargue, la
vieille dame qui pousse son
caddie plein de blé, n’est pas
la bienvenue, sauf pour "ses"
chers pigeons. Son nom ? Monique
Camous, 75 ans, provencale d'origine
que la vie a mené à Bordeaux. Sa cause ?
Les animaux, tout simplement. Rencontrée alors qu’elle terminait sa distribution matinale, Monique Camous
hésite : « J’ai beaucoup de choses à faire
ce matin mais bon allons-y asseyons-nous
sur ce banc pour discuter ».
Monique Camous est fidèle à son poste
qu’il pleuve ou qu’il vente. « Oui, je
viens tous les jours. Lorsque je vivais
Monique, l’amie
des pigeons. Des
commerçants
cherchent à la
faire fuir en lui
jetant des sauts
d’eau.
«Pour moi la solution,
ce serait comme on
a fait dans le XX ème
arrondissement de Paris :
des grains contraceptifs
et un pigeonnier pour
la reproduction ! »
en Provence j’avais déjà ce rituel », raconte-t-elle. « Ce qui est idiot c'est que
les gens râlent mais les pigeons restent
un quart d’heure pour manger et après ils
partent pour la journée ! », explique-t-elle,
comme pour se justifier.
L'amour qu'elle porte aux pigeons n'est
pas partagé par les résidents de la place.
Les volatiles eux-mêmes seraient tolérés
mais les fientes laissées sur le macadam
exaspèrent beaucoup de monde. Ce
matin, Monique Camous est particulièrement courroucée. À son arrivée,
un riverain de la place a surgi avec un
saut d’eau qu’il a lancé en direction de
30
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
la septuagénaire. « Il m'a manqué de peu !
Alors je lui ai dit “vous êtes complètement
timbré vous !” ». Monique Camous en
rit aux éclats, il en faut plus pour l'impressionner. Elle entend continuer à nourrir ses pigeons qu'elle trouve jolis, comme les
moineaux, et tous les autres animaux.
La preuve : « J’ai eu trois chiens autrefois.
Aujourd’hui j’ai deux chats : Sophie et
Victor. J’aime tous les animaux. Ils sont
très mal acceptés dans notre société. Pour
moi, l'animal a des droits au même titre
que les humains, il faut se réunir pour
les défendre. Les associations sont toutes
débordées ! Les chats qui se reproduisent
dans les caves, on les ramasse pour les
éliminer, c’est un problème ça aussi !».
Alors qu’elle s’explique, Fidji, un chien
de la place s’approche et fait ses besoins.
« Avant ici il y a avait un massif de fleurs
mais aujourd’hui plus rien car les chiens y
font leurs besoins. Des solutions existent
pourtant », regrette-t-elle.
« Des pigeons il y en a partout ! Il faut
agir intelligemment et puis c’est tout ! »,
tranche-t-elle. « Pour moi la solution
ce serait comme on a fait dans le XXème
arrondissement de Paris : des grains
contraceptifs et un pigeonnier pour la
reproduction ! ».
î 2
2, vl’à les agents !
Lorsque l'on cherche à capturer « ses
amis », elle les défend en utilisant des
casseroles : « quand ils sont sur le point
d'attraper les pigeons, je fais le tambour
avec mes casseroles pour les avertir ! Le
bruit les fait fuir et les agents repartent
bredouilles. » Elle s'en amuse.
Sitôt 9 heures du matin, les voiturettes
de service nettoient la place. Les pigeons repus sont déjà partis en laissant
derrière eux le fruit de leur digestion.
Monique Camous continue sa journée.
Cinéphile, peut être ira-t-elle à l’Utopia
ou au Jean Eustache, à Pessac. Avec un
peu de chance, elle verra au ciné-club
un vieux film d’Alfred Hitchcock : Les
Oiseaux !
Marine Descremps
CœurDEVILLE
nouveaux
commerces
Ils ont ouvert dans votre quartier...
Au’pti-po
café, pause
kawa Avec son triporteur aménagé, Arthur Magne propose ses cafés aux passants du miroir d’eau ! « Cette
idée m’est venue après avoir travaillé dans divers
restaurants et bars sur Bordeaux et au Cap-Ferret » explique le jeune homme. «La proximité
directe avec le client change du commerce traditionnel. Sur le plan humain, dans la rue, on rencontre
des gens avec des profils très différents» poursuit-il. Produits de qualité, convivialité, partage… Arthur
Magne fait fort… de café !
L’Artisan du savon,
le savon sous toute
ses formes
††Au’pti-po café, autour du miroir d’eau,
Bordeaux
www.facebook.com/OPtiPoCafe
La rue du Parlement Saint-Pierre est une rue très parfumée. Aux effluves des nombreux
restaurants, s’ajoutent depuis peu les senteurs du savon. Lily, énergique femme coiffée
à la garçonne, a ouvert une boutique : L’Artisan du Savon. On le trouve (le savon, pas
l’artisan) sous toutes ses formes : en gâteau, à la découpe, en pain, en sel… « Je travaille
avec des artisans de Bergerac qui produisent des savons au lait d’ânesse ou au vin rouge, avec
l’Artisan du Savon de Biarritz, la maison Marius Fabre de Marseille, la savonnerie Aubagne,
les lyonnais Maxence pour les bougies et les diffuseurs, Tidom, une marque bordelaise de linge
de maison », énumère Lily. Chaque produit est soumis au test olfactif des visiteurs. Aux
murs de la boutique, des toiles d’Emmanuel Macouin sont exposées et vendues. C’est
l’animation du quartier Saint-Pierre qui a poussé Lily à ouvrir sa boutique, tous les
jours et en nocturne ! Depuis la rentrée, elle propose des Tea Time & Soap : des ventes
privées à domicile organisées par la clientèle du magasin. Passez donc prendre un savon !
††27, rue du Parlement Saint-Pierre
Tél : 06 80 59 02 23
www.artisandusavon-bordeaux.fr
Victor Hugo
se met au bio
On a longtemps cru que l’enseigne La Grande Récré allait s’installer
à cette adresse. Puis on a imaginé l’ouverture d’une succursale
des commerçants du marché Victor Hugo. C’est finalement
Bio’C Bon qui arrive ! Cet expert du bio s’implante ainsi pour
la première fois en Aquitaine. Les 300 m2 de plain-pied sont
consacrés à la vente de fruits et légumes et de produits secs. Un
rayon traiteur, un espace bébé et bien-être sont également les
points forts de ce magasin.
††Bio’C Bon - 93-97 cours Victor Hugo
www.bio-c-bon.eu
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
31
nouveaux
commerces
Ils ont ouvert dans votre quartier...
Bye Bye Bandit,
plus stylé que son ombre !
Instruits par leurs voyages en
Australie, Lucie Bellet et Benjamin
Marigot ont inauguré le 6 septembre
leur Concept store « Bye Bye Bandit »
26, rue de la Devise. Leur crédo ? : « L’accessoire ou la vie »… RDV
chez Édith
Bric à brac hétéroclite, caverne d’Ali baba
aux pièces inédites, lieu de cohabitation
des sciences et des arts… Alexandra Julien et Morgan Kanicki ont conçu avec
Edith un concept store, nouveau sur Bordeaux. Tournant le dos au monde de la
surconsommation, ce cabinet, héritier de la
Renaissance Italienne, version 2013, affiche
son originalité. L’espace, situé place Fernand
Lafargue, propose des articles dédiés à la
mode et au design, un lieu d’exposition et
un service d’architecture d’intérieur. La
boutique promet d’avoir une âme chaleureuse, accueillante, novatrice et inspirante.
Ici, Edith prend vie. ††Edith,
6 place Fernand Lafargue
http://edithstore.fr
32
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Au cours de l’été, Lucie et Benjamin ont repris
ce qui était auparavant un atelier d’artiste pour
l’aménager en Concept store, mi-boutique, milieu de vie. Lucie Bellet explique sa démarche
commerciale : « pour nos accessoires, nous favorisons les pièces de créations françaises comme les
fabrications artisanales ». Ainsi l’on peut dégoter
des sacs Baggu, fabriqués à Brooklyn en nylon
print ou en cuir, inédits à Bordeaux. Ils sont
présentés comme une alternative mode pour les
défenseurs de l’environnement. Ceux-ci côtoient
Les Bottes Gardianes, fabriquées à Nîmes et les
produits de cosmétique bio allemands Stop the
Water. Dans la vitrine sont exposés les bijoux
Trois Petits Points de la créatrice parisienne
Émilie. Dans le rayon papeterie on trouve le
Papier Tigre né de l’imaginaire écolo et malin
de graphistes de la capitale. Mise à l’honneur
cet automne, la collection de lunettes de soleil
en bois Waiting for the sun a été retenue. Cette
marque made in France créée par Julien Tual
et Antoine Mocquard propose des solaires en
bambou ou en bois de rose, fabriquées à la main.
c4u, coup
de style Ouverte durant l’été dans la rue
Sainte-Catherine, la boutique « Case
for You » propose une large gamme
de coques pour Smartphone et autres
tablettes. « Nous ne vendons que des
produits certifiés via des licences de
marques », indique Edouard, le responsable. Déjà implantée à Montpellier,
l’enseigne toulousaine entend donc
faire dans la qualité et dans le luxe :
Kenzo, Guess, Eleven Paris, Bugatti,
Pantone, Swarovski… Au prix des
téléphones, on ne lésine plus sur les
accessoires ! Comptez de 19 à 79 euros
pour les protections. Au 16 de la rue,
les nouvelles technologies ont remplacé les chocolats de Yves Thuriès qui
poursuivent leur carrière gourmande
au 38 rue des Trois-Conils à Bordeaux.
††16, rue Sainte Catherine
††26, rue de la Devise - Tél : 05 56 52 16 08
www.byebyebandit.fr
Le Ryuji marche
à la baguette
Le Ryuji est le dieu de la mer pour les Japonais et c'est le
nom d'un nouveau restaurant de la rue rue Esprit-des-Lois. Il
succède à cette adrese à la brasserie traditionnelle “le Bistrot
d’Eloi”; Le Ryuji est dirigé par Patrice Petit et en cuisine
c'est le chef Bao qui officie. Le premier a connu les cuisines
de grands établissements parisiens et son comparse est un
spécialiste des sushis et autres yakiniku. Dans une ambiance
moderne et épurée, imaginée par Alexandre Garreau, les
adeptes de poissons crus s’installent autour d’un comptoir
tournant. Itadakimasu !
††Le Ryujin, 1 rue Esprit-des-Lois
CœurDEVILLE
L’index, l’art jusqu’au
bout des ongles !
Originaire de Dordogne, titulaire d’une formation en
esthétique et dans le métier depuis dix ans, Olivia Jallet
a eu l’idée de se spécialiser en manucurie auprès de son
ancienne patronne. Bordelaise d’adoption depuis sept
ans, la jeune femme installée auparavant rue Bonnac
est ravie de faire partie des commerçants de cette rue
des antiquaires : « Il y a une belle énergie dans cette rue,
qui en plus sera semi piétonne l’an prochain », relate-t-elle.
Au mur de son atelier, Olivia Jallet expose des œuvres
d’artistes. Mais les cadres qui attirent le plus l’œil sont à
l’entrée : deux diplômes de meilleur ouvrier de France.
« J’ai reçu le MOF spécialité manucure or en Gironde et
argent en Aquitaine », annonce-t-elle. Les soins proposés
ici vont de la manucure express à la pose d’ongles, la
beauté des pieds, du regard et un bar à maquillage. ††L’Index, Les Ateliers, 18 Rue Bouffard
Tél : 05 57 22 32 84
www.lindexlesateliers.com
Tous au balcon !
Qui se cache sur ce balcon ? Rue Cheverus, sur une vitrine, une affichette
indique : « Les filles au balcon ». Un
tour sur internet suffit pour découvrir que cet intitulé fait référence à un
collectif. Il s'agit d'un rendez-vous des
parisiennes, créé par Agathe. Arrivée sur
Bordeaux il y a deux ans, la créatrice a
choisi le 29 de la rue Cheverus pour y
installer une boutique/appartement.
Elle y propose des accessoires de mode,
des tatouages éphémères Bloom, des
bijoux Mimilamour, des foulards red
Brick, des chaussettes Bonne Maison,
de la décoration (lampes Colonel), du
paper bag Uashmama, des petits objets de April Eleven, de l'épicerie fine,
de la papeterie inédite à Bordeaux.
Ouverture à guetter… prévue courant
septembre.
††Les filles au balcon
29, rue Cheverus
www.lesfillesaubalcon.blogspot.fr
La poissonnerie du Rince-doigts :
Oudot met le turbot...
Ouvrir une poissonnerie juste en face d’un
célèbre fabricant de filets de pêche installé au
cœur de Bordeaux, Mathieu Oudot en rêvait.
C’est devenu une réalité le jour ( très récent) où
il a pu installer ses étals dans les locaux de l’ancienne Reine Catherine, situés juste en face des
magasins Larrieu frères, rue Sainte-Colombe.
Déjà patron de la sympathique guinguette le
Rince Doigts ouverte place du Palais (on y sert
d’excellents fruits de mer à des prix très abor-
La Pâtisserie
Ferreyra ouvre
ses portes :
des financiers
place de la
Bourse !
Les gourmets gourmands l'attendaient de fourchette ferme,
le voici enfin qui débarque en
plein centre ville avec fouets et
rouleaux rue Fernand-Philippart, à deux pas de la place de la
Bourse. À Ambarès-et-Lagrave,
Geoffrey Ferreyra s'était déjà
taillé une solide réputation de
pâtissier à la créativité débordante, accordant une importance toute particulière à la
qualité des produits travaillés.
Depuis le 10 septembre, les Bordelais peuvent eux aussi succomber aux saveurs sucrées de
ses pâtisseries fines, chocolats
d'exception, et autres macarons… Dans le quartier, il parait
que la religieuse au café a connu
le succès à la vitesse de l'éclair !
"L'espiègle gourmandise taquine les papilles", peut-on lire
sur le mur en entrant dans les
locaux flambants neufs. Saurez-vous y résister ?
††Pâtisserie Ferreyra,
8 rue Fernand Philippart
Tél : 06 37 94 89 73
dables) et du Oenolimit place Fernand-Lafargue, Mathieu Oudot a voulu adopter un
style comparable à sa poissonnerie : commercer sérieusement sans se prendre au sérieux.
Un authentique poissonnier, Antoine Uminsk,
veille à la qualité des arrivages journaliers. Une
clientèle de proximité a très vite « mordu » à
l’hameçon après avoir constaté la fraîcheur des
poissons et fruits de mer qui sont proposés.
D’une visite à la poissonnerie du Rince Doigt,
on ne revient jamais bredouille !
††Le Rince-Doigts
32 rue Sainte-Colombe
Tél : 06 83 54 79 28
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
33
nouveaux
commerces
Ils ont ouvert dans votre quartier...
Ri-Do Mundi,
la machine est là
« Jean Claverie remercie les clients fidèles pendant
12 ans »… Voilà ce qu’ont pu lire les habitués du
disquaire Harmonia Mundi sur la vitrine du 15
rue des remparts. Victime du téléchargement et
des achats sur le net, le rideau est tombé sur le
commerce de musique classique. À la place de
cette référence ouverte en 2001, septembre a vu
l’ouverture d’une Machine à Musique. Née de
la volonté de Hélène de Ligneris – propriétaire
de la Machine à Lire de la place du Parlement –
cette nouvelle Machine vient ajouter une corde
à la défenseuse de l’accès à la culture. Une chose
est sure, une nouvelle partition est en train de
s’écrire au numéro 15 !
††La Machine à Lire - 15 rue des remparts
www.lamachinealire.com
Se faire une toile
rue Ravez !
Toys’r’us,
boutique
éphémère
en centre Depuis le début du mois d’octobre,
le centre commercial Saint-Christoly
accueille une boutique Toy’r’us ! L’enseigne ouvre de façon éphémère, pour
quelques mois au niveau 1. Si l’on ne
connait pas exactement la date de
clôture de l'activité, on imagine bien
que la vente battra son plein au moment des fêtes de fin d’année. Après...
rien n'est moins sûr ! La chaîne de
magasins de jouets créée aux EtatsUnis viendra grossir la liste des 30
enseignes du centre Saint-Christoly. ††Toys’r’us, C.C. Saint Christoly,
17, rue Père Louis de Jabrun
Tél : 05 56 52 98 67
www.saint-christoly.com
Rouge, jaune, orange, vert… le soleil catalan luit au-dessus de cette nouvelle enseigne de la
rue Ravez. Ouverte en mars dernier, la boutique – qui manquait à Bordeaux – propose tout
un panel de linge de table, rideaux, toiles d’ameublement, accessoires de la marque Les Toiles
du Soleil. « Il ne s’agit pas d’une franchise, la marque m’a simplement accordé l’enseigne »,
explique Valérie-Anne Aubry, la gérante. Après avoir travaillé dans la décoration florale et
d’intérieur pendant 10 ans à Paris, cette normande d’origine connaissait « très bien les fabricants de Toiles du soleil ». Ici l’on retrouve la qualité du savoir faire vieux de 200 ans : coton
grand teint – que l’on peut faire bouillir – grand choix de coloris et accessoires du quotidien. ††LesToiles du Soleil - 12, rue Ravez - www.toiles-du-soleil.com
Trafic, le deal futé
Une nouvelle enseigne rue du Loup ! Derrière le nom Trafic, on trouve un
vide-dressing avec un standing digne d’une boutique de prêt-à-porter. Ce
n’est « ni une friperie ni un dépôt-vente », assurent les créateurs sur leur page
Facebook. Dans le shop décoré avec du mobilier seventies sont proposés
des vêtements de qualité qui correspondent aux tendances du moment
et aux saisons. Bijoux, fringues, accessoires sont en bon état, rien n’est
laissé au hasard. Sans rendez-vous et ce tous les jours de la semaine, les fanas du tri pourront
aller déposer leur surplus. Une façon aussi d’arrondir les fins de mois :
les pièces sont rachetées par Trafic à 30% du prix de mise en vente. Une
"tri" bonne affaire ! ††73, rue du Loup - Tél : 06 83 98 12 81 - www.traficshop.fr
34
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
CœurDEVILLE
© Lady Brindille
Lady brindille :
Céline Zilly
retrouve
ses racines
Les voyages forment la jeunesse, ils apportent des idées d’évasion
et une imagination à revendre. C’est le cas de Céline Zilly.’ L’Australie, l’Angleterre, Paris, la planète Disney (celle de Marne-la-Vallée)
ont doté cette Bordelaise d’une envie de bien faire et de bien-être à
toutes épreuves. Au cours de ces différentes escales elle a appris et
exercé le métier de fleuriste.
Forte de cette formation et de son goût prononcé pour tout ce qui
touche à la nature, elle se positionne depuis peu sur le marché de
la composition florale, en mettant en avant sa vraie valeur ajoutée :
l’originalité de son travail.
Lady Brindille, surnom qu’elle s’est donné pour symboliser la légèreté de ses créations, entend innover, surprendre, dans un univers
encore très conventionnel.
Dis-moi comment sont tes bouquets et je te dirais qui tu es !
Lady Brindille entend partager et traduire les goûts d’une clientèle
qui ne craindra pas d’afficher (cérémonies, décors d’intérieur) des
compositions florale sortant des sentiers battus.
Pour pratiquer un art qu’elle exerce de façon décalée, Céline Zilly
s’est installée à la pépinière artisanale dans le quartier Sainte-Croix.
Son site internet sera bientôt en ligne et sa participation au «Funky
Wedding Festival» organisé les 8, 9 et 10 novembre au Garage Moderne permettront de découvrir tous ses talents.
Un Corner
pour deux
Arnaud et Lalaina Lerdou ont choisi le numéro 82 de la rue
du Tondu pour y poser leurs toiles et leurs tirages ! Arnaud
Lerdou est photographe et son épouse Lalaina est peintre.
Ensemble, ils ont inauguré en juin dernier My Petit Corner.
Il s'agit d'un espace dédié à l’art avec des expositions de photos et de peinture. On y trouve aussi des objets artisanaux,
comme des meubles, des bijoux et des vêtements. Dans la
veine des concept stores – mi boutique, mi lieu de vie – My
Petit Corner est prêt à accueillir des artistes d'autres ateliers
et ainsi participer à la vie de son quartier. ††My Petit Corner, 82 rue du Tondu
Tél : 09 81 76 16 03
Palais des thés,
ouverture en automne ††Lady Brindille - Pépinière Sainte-Croix
11 rue du Port - Tél : 06 76 25 98 95
www.ladybrindille.fr
Melting pote !
Au 10 de la rue Cancéra, un nouveau restaurant ouvre ses portes en octobre !
Le Miles promet d’être une table gastronomique originale. Et pour cause ! Les quatre
fondateurs du lieu – Gil, Ayako, Arnaud et Laura – sont quatre amis passionnés de
cuisine et surtout, d'origines très différentes : Israël, Japon, Viet-nam et NouvelleCalédonie. La carte sera « inspirée par la cuisine française tout à fait traditionnelle »,
la décoration, quant à elle, piochera dans la culture de chacun. « Les cuisines seront
ouvertes sur la salle », assure Gil. Si la rue perd la Toscane, voici un nouveau lieu qui
pourrait continuer de régaler nos papilles !
††Le Miles, 10, rue cancéra
Auparavant, les amateurs de thés s'approvisionnaient
en senteurs exquises au Palais des Thés des Galeries
Lafayette. Mais ça, c’était avant. Cet automne la
maison fondée en 1986 par François-Xavier Delmas
disposera d'un écrin cours de l’Intendance. À cette
adresse du très chic cours bordelais les amateurs
découvriront le thé du Hammam, le thé vert aux
agrumes et gingembre "Vive le Thé !". ainsi que le
"Grand Yunnan Impérial de Chine" sélectionné
spécialement pour le public bordelais. La boutique
présentera aussi d'autres spécialités comme des
bouteilles de grands crus ainsi que les accessoires
de mode et de décoration. Soucieux de l’environnement, le Palais des Thés a adopté depuis ses débuts
une démarche éco-responsable en favorisant les
cycles courts. La marque participe également au
programme de l’association Good Planet, présidée
par Yann-Arthus Bertrand. Il a pour but de diminuer
les gaz à effet de serre provoqués par les transports
aériens des thés rares. ††Palais des Thés
55, cours de l’Intendance
www.palaisdesthes.com
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
35
CœurDEVILLE
Bordeaux
impair
et impasse
URBANISME La mairie
de Bordeaux envisage la fermeture
de certaines impasses du centre ville,
jugées insalubres et dangereuses
«V
ous voulez connaître
le nombre d’impasses
dans Bordeaux centre ?
Aucune idée, nous
n’avons pas de décompte ». Pour arriver à
cette réponse – peu satisfaisante – le chemin est long. Mairie, CUB… Personne ne
semble savoir et pourtant elles sont bien
là. Faye, Sully, Fauré, Luckner, Soubiran, Clémenceau, Agen, Margaux, Saint
Amand… Et bien d’autres qui posent en
ce moment bien des soucis aux institutions et aux riverains bordelais ! Hygiène
et sécurité obligent.
Au mois d’août, Alain Juppé a donné
un accord de principe à la fermeture de
l’impasse Fauré. De nombreux riverains
s'étaient plaints auprès de Jean-Louis
David, l'adjoint en charge de la proximité,
du trop grand nombre de personnes qui
utilisait cette impasse comme urinoir.
Pour Élise, riveraine de l’hyper-centre,
les impasses sont des « coins insalubres
où les couples se retrouvent passablement
éméchés »… Toilettes publiques sauvages,
coins des amoureux, une vie nocturne,
passablement tapageuse en somme,
anime ces impasses. Mais selon Élise :
« si ce n’était que ça ! Je me rappelle l’his-
«Les impasses
sont dangereuses
et sales car on les
abandonne.
Si on les
entretenait et les
surveillait, il y
aurait moins de
problèmes »
Un riverain
de l’impasse Fauré
36
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Concilier
l’inconciliable :
le libre accès
à ces venelles
et le calme
et la sécurité
des riverains.
toire du jeune homme poignardé », relate
la jeune femme, faisant référence au
fait divers de juin dernier, impasse de
la Cité Pavie.
î R
éinvestir l’espace communautaire ?
La mairie réfléchit donc à un moyen
de sécuriser ces impasses, en limitant
l'accès aux seuls ayants-droit. Un accord
de principe a donc été passé pour une
fermeture sélective de l’impasse Fauré
et du passage de l’Hôpital. D'autres voiries vont-elles demander à bénéficier du
même traitement ? Et quid de la définition même de l’espace public ? Celui-ci,
en urbanisme et en droit, est un espace
qui appartient à tous. « Privatiser une
rue revient à priver les riverains de liberté
d’aller et de venir dans la ville ! », s’insurge
Pierre, un habitant du quartier. Alors que
faire ? « Les impasses sont dangereuses et
sales car on les abandonne », poursuit-il,
avant de noter que si « on les entretenait
et on les surveillait, il y aurait moins de
problèmes ». Et selon lui, les solutions
existent : éclairages renforcés, remise
en service d’urinoirs, installation de jardins partagés entre voisins dans lesdites
impasses… Et si on osait sortir de cette
impasse ?
Valeur Pierre,
l'immobilier ancien
reste un bon filon
PUBLI-RÉDACTIONNEL
Vincent Pâquier est diplômé d'un DESS banque finance.
Il a fondé en 2004 le cabinet de conseil en gestion de
patrimoine « Prométhée Conseil » à Bordeaux.
Frédéric Marchand est lui diplômé d'une école de commerce et d'un DESS de gestion du patrimoine. Ces deux
bordelais trentenaires ont associé leurs compétences et
leurs expériences pour créer Valeur Pierre.
Il s'agit du premier cabinet exclusivement consacré à l'investissement immobilier dans le bâti ancien de Bordeaux.
S'adresser à ce cabinet apporte la garantie d'un accès à la
solution d’investissement adéquate et à l’ensemble des
professionnels qui sauront la sécuriser.
Valeur Pierre s'adresse à tous types de clients : du plus
gros investisseur aux particuliers à la recherche d'un
placement sûr et performant pour son épargne.
Pour répondre à ces demandes, Valeur Pierre est à même
de proposer des biens immobiliers sous forme d'immeubles ou d'hôtels particuliers mais aussi des appartements et des échoppes, toujours dans l'ancien, accessible
à un plus grand nombre d'investisseurs.
††5 bis allées de Chartres
Tél : 05 35 54 64 00
www.valeur-pierre.com
CœurDEVILLE
Pas de repos pour le shopping !
COMMERCE De nombreux
commerces de l’hypercentre sont tentés par des
ouvertures dominicales.
Pour ou contre, il va falloir
pourtant s’y mettre…
L’
ouverture dominicale des
commerces en France est
une problématique lourde
et souvent abordée car
l’hexagone est la première destination
touristique mondiale. Très concernés,
les grands magasins parisiens plaident
depuis de nombreuses années pour
l’ouverture le dimanche, invoquant
que la clientèle étrangère représente
50% de leur vente. L’enjeu est le même
à Bordeaux. Selon le ministère du travail et de l’emploi, les dérogations sont
accordées pour les zones touristiques
ou frontalières avec plus d’un million
d’habitants. Les commerces de détails
alimentaires doivent fermer à 13h et
pour les autres, des dérogations prévoient l’ouverture cinq dimanches par
an, ces derniers étant largement choisis
au moment des fêtes. Les salariés travaillant ces jours fériés doivent être payés
un salaire au moins double et un repos
compensateur équivalent en temps (en
même nombre d'heures travaillées ce
jour-là) doit être alloué. Cependant, les
commerces de détail non alimentaires
situés dans une commune touristique ou
thermale, ou dans une zone touristique
d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente, peuvent,
sans autorisation préalable, ouvrir le
dimanche. Bordeaux bénéficie donc de
cette mesure dérogatoire puisque la ville
est reconnue d’intérêt touristique, par
arrêté préfectoral.
î Des avis mitigés
Linda, gérante d’un restaurant dans le
centre, se prononce pour, mais à certaines conditions. « Pour les personnes
qui travaillent six jours sur sept, l’ouverture
des boutiques le dimanche permet de faire
ses courses tranquillement. Je suis favorable
à cela mais pour les salariés il faut que cela
se fasse sur la base du volontariat et que le
salaire soit doublé », nuance-t-elle. Selon
Carole, «ouvrir les commerces le dimanche
est une bonne chose, cela limitera les bousculades que l'on déplore le samedi.» Côté
commerçants l’avis est assez unanime :
« travailler le dimanche ne me dérange pas.
J’aime au contraire avoir une activité »,
assure Marjorie, vendeuse dans une enseigne de la rue Sainte-Catherine. Pour
Edouard, responsable de la boutique
Case4You rue Sainte-Catherine l’ouverture le dimanche est perçu comme
un sacrifice : « nous n’avons pas le choix,
nous allons devoir nous y mettre, sinon
c’est un manque à gagner et un manque
de visibilité ». Personne n’a dit pas de
shopping après les prières du dimanche
matin, n’est-ce pas ?
Que dit la loi ?
La législation (notamment la loi du 10 août 2009) prévoit que l’ouverture
le dimanche d’un commerce employant des salariés n’est autorisée que
s’il existe des dérogations. Ces dernières concernent en permanence
les cafés, bars, restaurants, épiceries, fleuristes, stations-service,
magasins de meubles, les musées… Les autres commerces, situés dans
une station thermale ou une zone reconnue «touristique d’affluence
exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente», peuvent aussi
ouvrir le dimanche et accorder le repos hebdomadaire par roulement
aux salariés. La France compte près de 600 «communes d’intérêt touristique ou thermales», dont 17 en Gironde. Parmi elles figure Bordeaux.
Les commerçants
de la rue SainteCatherine tentés
par l’ouverture
dominicale.
Les hydroliennes
du Pont de Pierre
bientôt dans
le grand bain
Deux bouées, une rouge, une blanche,
luttant contre le courant au pied du
Pont de Pierre devant la Maison écocitoyenne... C’est le signe tangible que le
projet d’immerger des hydroliennes dans
la Garonne pour produire de l’énergie
n’est pas abandonné. L’installation imminente de bureaux-ateliers provisoires
sur le site enlèvera les derniers doutes.
Marc Lafosse, à l’origine de cette innovation, annonce même la pose des trois
premières hydroliennes expérimentales
au printemps prochain. D’ici là, les crédits promis au titre des investissements
d’avenir auront été débloqués, les autorisations délivrées et les fameuses bouées
installées depuis la rentrée auront fourni
les données attendues (mesure de la
puissance du courant). À terme, Marc
Lafosse et sa société Energie de la Lune
ambitionnent de faire fonctionner sous
les arches du Pont de Pierre douze hydroliennes capables de fournir 20 % de
l’énergie nécessaire à la ville de Bordeaux.
††www.energiedelalune.fr
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
37
bordeaux quartiers
Saint-Michel en travaux,
les commerçants montent en flèche
TRAVAUX L’association « Autour de la flèche » joue un rôle fédérateur
pendant la durée des travaux. Plusieurs manifestations sont d’ores et
déjà prévues pour maintenir une dynamique dans le quartier.
«C’est la vie
qui s’adapte
aux travaux»
Solange Marchives,
co-présidente
de Autour de la flèche
38
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
M
aintes fois repoussés au
cours des deux dernières
années, les travaux de rénovation de la place Saint-Michel ont donc fini par débuter. Pour de bon.
L’installation, début septembre, des barrières tout autour de la place est ainsi venue officialiser le lancement de ce long
chantier. « Ça a produit un choc pour les
commerçants. On parlait des travaux depuis
longtemps mais maintenant on les vit »,
témoigne Franck Uruty, le gérant de la
brasserie Le Passage et co-président de
l’association « Autour de la flèche ». Un
choc qui aurait peut-être même été davantage amplifié si cette association n’avait pas
existé. « Au départ on a voulu la créer pour
mobiliser les commerçants et anticiper cette
Comme leurs
collègues touchés
par le chantier
du tramway, les
commerçants
de Saint-Michel
veulent se faire
entendre auprès
des pouvoirs
publics.
période de travaux qui s’annonçait délicate.
Notre première mission était de devenir un
interlocuteur incontournable de la mairie
et prendre part aux réunions de chantier.
Mission accomplie », estime aujourd’hui
Franck Uruty.
Grâce à l’instauration de cet échange, les
commerçants avaient par exemple obtenu un petit délai pour l’installation des
barrières - leur permettant de profiter
tout l’été de leur terrasse - ou obtenir des
compensations comme l’exonération de
leurs droits de terrasse et d’enseigne. « On
est toujours dans la négociation et dans le
compromis », explique le patron de la
brasserie. On constate aussi des changements de comportement dans le quartier,
notamment des automobilistes. « La vie
Chez les commerçants, les incertitudes sur
le déroulement du chantier sont encore
nombreuses. On attend des précisions
sur des points techniques, ou relatifs au
calendrier par exemple. Pris par leurs activités respectives, Franck Uruty et Solange
Marchives ont donc décidé de créer un
poste de permanent pour l’association,
plus facilement identifiable auprès de tous
les commerçants et surtout capable d’être
plus disponible. Sans une organisation
carrée, Claire Ruggeri pourrait pourtant
vite couler sous la montagne de travail.
« Parfois je suis un peu la secrétaire de tout le
monde », confie-t-elle. Un rôle de coordination et de relais qu’elle s’attache en tout
cas à effectuer du mieux possible, tout
remplissant les autres missions de l’association. « Je récupère aussi des informations
auprès des commerçants. On voudrait faire
un trombinoscope par exemple, et puis je dois
aussi parvenir à les mobiliser pour les manifestations et les événements qu’on organise »,
explique la jeune femme, embauchée il y
a seulement trois mois et déjà très active.
Au delà de la question des travaux, elle s’est
par exemple particulièrement investie dans
l’organisation de la fête de la Saint-Michel,
organisée du 26 au 29 septembre. Cette
manifestation a proposé une multitude
d’animations dans le quartier, depuis la rue
des Faures jusqu’à la place Maucaillou. Au
mois de décembre, l’association organisera
la traditionnelle fête de la Saint-Nicolas
avant de se projeter dans la création d’une
manifestation plus inédite au printemps
2014 : un festival de musique classique
avec des concerts dans tout le quartier et
chez les commerçants. Promis, on vous
en reparlera.
Thierry Caspani,
l’artiste capillaire En venant s’installer à Saint-Michel, au début
du mois d’août, Thierry Caspani a fait un pari :
« rentrer dans mes frais et pourquoi pas faire du
bénèf dans trois ans, après les travaux qui vont
donner plus de valeur à ce quartier. C’était le
bon moment pour ouvrir quelque chose ici »,
estime-t-il.
Alors qu’il ne lui reste plus que quelques années
à travailler, ce coiffeur indépendant de 58 ans
a racheté le salon de coiffure « Le salon d’à
côté », rue Camille Sauvageau.
Si sa clientèle est principalement féminine,
Thierry Caspani coiffe aussi les hommes et
s’adapte toujours au budget de ses clients :
« Ici j’ai des gens qui ont peu d’argent, d’autres
qui n’en ont pas du tout et certains qui en ont
un peu plus ».
Passionné de musique, harmoniciste et clarinettiste, il a affiché sur les murs quelques
photos de son ancien groupe avec lequel il
jouait régulièrement devant son ancien salon.
Une expérience qu’il renouvellera peut-être
ici avec d’autres musiciens.
En attendant, il a installé une vieille clarinette
au mur et travaille toujours sur un fond de jazz
ou de salsa. Ses deux passions lui ont d’ailleurs
valu d’être surnommé « l’artiste capillaire de
Saint-Michel » par un client.
Saint-michel
NANSOUTY
î C
oordonner et animer
quartier
s’adapte aux travaux », résume Solange
Marchives, ancienne pharmacienne du
quartier, présidente de l’association Promotion du grand Saint-Michel depuis 1992
et co-présidente de Autour de la flèche.
Une figure dans le quartier. .
39
Thierry
Caspani,
l’artiste
capillaire
40
Victoire,
le vignoble
est dans
la place
††Le salon d’à côté. 30, rue Camille
Sauvageau. 05 56 91 69 59
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
39
saint-michel/Nansouty
AMOS, une économie
circulaire qui tourne rond
SOLIDARIté « Vivez la mode solidaire » c'est le nouveau slogan de cette association
de réinsertion qui ouvre à Bordeaux sa quatrième boutique, cours de l'Argonne.
N
ouvelle boutique, nouveau
logo, nouvelle communication ... AMOS donne un
sérieux coup de jeune à un
secteur -l'économie sociale- qui oublie
souvent, faute de temps et de moyens,
cet aspect du commerce.
Son nouveau point de vente est situé à
deux pas de la Victoire. Il a ouvert ses
portes avant l'été mais les élus bordelais
ne sont parvenus à glisser dans leur
agenda surbooké que la date du mardi
17 septembre pour l'inaugurer.
Une bonne affaire pour AMOS qui profite d'une promo en deux temps : une
fois pour l'ouverture et une fois pour
l'inauguration. Nathalie Lacoste, sa
directrice, a eu deux reprises l'occasion
de rappeler le principe de fonctionnement de son entreprise d'insertion
créée en 1994 par deux bonnes fées que
sont le Secours Populaire et le Diaconat
Protestant.
Sur le terrain, AMOS récupère des
dons (vêtements, accessoires...) par le
biais d'un réseau d'une vingtaine de
bornes-containers répartis sur le territoire de la CUB. Ce mode de collecte
est comparable à celui du Relais.
C'est ainsi que 200 tonnes de "fripes"
Deux salariés sur trois qui
passent chez AMOS retrouvent
ainsi du travail après cette phase
de réinsertion.
sont récupérées chaque année. La récolte est triée, sélectionnée (1/4 est
conservé, le reste rejoint la filière du
recyclage) nettoyée et mise en vente
dans l'une des six boutiques du réseau
AMOS. Cette économie circulaire
comme on aime à l'appeler emploie
une vingtaine de salariés, motivés par
le job, qui reste en moyenne un an dans
l'entreprise.
Ce laps de temps permet à ces personnes souvent dans le besoin de retrouver confiance en elles et de décrocher ensuite un job.
Deux salariés sur trois qui passent chez
AMOS retrouvent ainsi du travail après
40
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Alain Juppé était présent
aux côtés de Fabien Robert
et de Emmanuelle Ajon pour inaugurer
le nouveau point de vente Amos.
cette phase de réinsertion.
Pour parvenir à ce résultat, les candidats font l'objet d'une sélection avec
pour principal critère, la volonté de
se réinsérer dans le monde du travail.
Et cette nouvelle boutique du cours de
l'Argonne, comment est-elle ? Plutôt
flashy en tout cas moins tristoune que
d'autres points de vente de la même
enseigne.
Son implantation dans le quartier de la
Victoire a incité les concepteurs à oser
style vintage du meilleur effet. Nombreux sont les clients, jeunes pour la
plupart, qui entrent sans connaître la
spécificité des lieux.
Les bonnes affaires sont sur les portants. Il faut fouiner et être là le bon jour
pour profiter du bon arrivage. L'accueil
souriant et débrouillard est assuré par
Anait Avakian. Arménienne d'origine,
la jeune femme est diplômée de journalisme et en attendant une place dans
une rédaction, elle se familiarise avec
les ficelles du métier de commerçant.
En plus du diocèse et de l'église protestante, cette boutique AMOS a bénéficié
d'un coup de pouce de Norbert Fradin,
le bon Saint-Maritain bordelais de la
promotion immobilière. Propriétaire du
local, il a accepté de le louer à l'association comme il avait auparavant loué à la
Case un appartement rue Saint-James.
L'intéressé était là pour l'inauguration
aux côtés de nombreux élus : Alain
Juppé, Fabien Robert, maire adjoint
du quartier, Véronique Fayet adjointe
aux affaires sociales ainsi que Mathieu
Rouveyre et Emmanuelle Ajon venus
compenser l'absence de Vincent Feltesse.
††Les boutiques AMOS
19, cours de l'Argonne
146, rue Sainte-Catherine
51, rue des Menuts à St-Michel
1, Cours St-Louis aux Chartrons
208, avenue d'Arès à Mérignac
(entrepôt-boutique)
saint-michel/Nansouty
Victoire, le vignoble
est dans la place
ÉVÈNEMENT La Victoire
possède le plus vieux pied
de vigne de Bordeaux...
Avec la cuvée 2013,
on devrait produire
une demi douzaine de
bouteilles.
Une vigne qui
a de la bouteille
Pour les érudits, signalons que
cette vigne de la Victoire a été
plantée fin 18ème début 19ème par
la famille Duverger. Elle comportait à l’origine six pieds. La
ville de Bordeaux possède au
Parc Floral, dans son conservatoire, quelques spécimens de ce
très vieux cépage, le cruchennègre. Appélé «Tchacouli» le
raisin collecté est vinifié par
les services de l’INRA. Les
quelques bouteilles espérées
rejoindront ensuite la cave de
l’Hôtel de Ville aux côtés des
bouteilles en provenance de la
vigne de la Béchade, ces deux
productions justifiant l’appellation Vin de Bordeaux puisque
issues de ceps plantés dans Bordeaux intramuros.
P
aris a son célèbre vignoble de la
Butte Montmartre, Bordeaux
a le sien, plus discret, place de
la Victoire.
La récolte urbaine est beaucoup plus
modeste que celle de la capitale, mais en
banlieue, mieux vaut être à Pessac qu'à
Drancy pour remplir ses barriques. Et toc !
Pour modeste que soit le vignoble de la
Victoire, il bénéficie d'une attention toute
particulière de la part du service des parcs
et jardins de la ville. Il faut, pour tailler la
vigne et surveiller l'arrivée d'éventuelles
maladies, recourir à un véhicule équipé
d'une nacelle comme ceux utilisés pour
changer les ampoules des lampadaires.
Ce pied a eu la bonne idée de grimper
tout en hauteur ce qui le met à l'abri des
vendanges précoces occasionnées par des
piétons "gourmands".
Bon an mal an, cette treille produit de quoi
remplir une demi-douzaine de bouteilles.
Sylvie Caze, spécialiste viticole s'il en est,
participait à la dernière pré-vendange.
Elle s'est montrée très indulgente avec
la production locale. On a bien compris
que qualité et quantité allaient de paire.
Il n'empêche que ces vendanges précoces
ont été une fois encore prétexte à festoyer
sur la place de la Victoire. Des producteurs
locaux étaient de la partie pour faire déguster aux curieux quelques bons produits
des terroirs girondins.
Invité au micro, Jean-Pierre Xiradakis,
La treille de
la place de la
Victoire. JeanPierre Xiradakis
est monté dans la
nacelle pour couper les premières
grappes.
vehrtsCOMPANY
bleu
célèbre restaurateur aux succursales multiples de la rue de la Monnaie, a ouvert son
livre d'histoire pour évoquer la tradition
viticole de ce quartier, son quartier. Il a
émaillé ses propos d'anecdotes dont il a
le secret.
Les premiers vignobles datent d' il y a
deux siècles. À cette époque, Bonaparte
empruntait les pavés du Bordeaux encore
médiéval pour visiter l'ancien monastère
situé rue du Hamel. Certains noms de
rues du quartier de la Victoire témoignent
encore de ce passé : la rue des Vignes ou
la rue de la Treille. Ce sont les moines
bénédictins de Sainte-Croix qui furent
les premiers vignerons. Sur les 89 chais
recensés au 14ème siècle, 56 l'étaient dans
Le spécialiste des véhicules électriques
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Vente - Location - Réparation - Adaptation
vélo classique
FLASHEZ-MOI !
la paroisse de Sainte-Croix et 33 sur celle
de Saint-Michel. Les moines ont ensuite
quitté leur abbaye pour s'installer dans les
Graves, au Château Carbonnieux. Ils produisaient là-bas la fameuse eau minérale de
Carbonnieux et avaient comme principaux
clients les pays où l'alcool est interdit par
la religion. Preuve que nos moines étaient
œcuméniques et fins commerçants. La
légende dit que cette eau est arrivée sur la
table du Sultan de Turquie. Celui-ci aurait
dit : "si les eaux minérales françaises sont aussi
bonnes, pourquoi ces gens-là prennent la
peine de faire du vin ?". Preuve que le Sultan
n'avait pas en bouche tous les éléments de
comparaison et que la langue turque n'a
pas de secrets pour Jean-Pierre Xiradakis !
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
41
bordeaux quartiers
Caudéran, le coup de jeune
sur le commerce
ÉCONOMIE En quelques mois, une nouvelle vague de commerçants s'est installée à
Caudéran et en particulier place de l'église. Rencontre avec l'un d'eux, porte-parole de
cette génération : Christophe Bibes, patron du Café de la Place, établissement qui vient de
fêter son premier anniversaire.
Restaurateur de père en fils ?
Christophe Bibes : Pas du tout, dans
ces mêmes locaux, mon père a longtemps tenu un garage automobile. Une
institution à Caudéran qui est restée
en activité plus de 40 ans. La famille
Bibes est une des plus vieilles familles de
Caudéran, privilège que nous partageons
avec la boucherie Bost et le tabac presse
Molinat-Sarrot.
J'imagine que vous avez dû procéder à
quelques travaux de transformation ?
CB : Oui, on ne s'est pas contenté de
changer d'huile (rires) ! Il a fallu un an et
42
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
demi pour tout casser et tout aménager
et arriver au décor que nous connaissons
aujourd'hui.
Avez-vous trouvé la bonne formule
dès le départ ?
CB : Non, nous avons su évoluer en
fonction des demandes de nos clients.
Au départ nous étions une crêperie,
ensuite sont arrivées les salades, puis
les plats traditionnels d'une brasserie
et plus récemment les tapas. À ce jour,
les formules se sont ajoutées les unes
aux autres et notre carte est ainsi très
copieuse.
La dream-team du
Café de la Place,
qui concourt au renouveau du centre
de Caudéran.
Ce dont vous êtes le plus satisfait ?
Du succès de nos soirées tapas du jeudi. Peu de gens y croyaient alors que
nous sommes parvenus à fidéliser une
clientèle toujours plus nombreuse.
Beaucoup d'habitués des quatre coins
de la CUB sont ravis de participer à
ce genre de soirées sans être obligés
d'aller au centre de Bordeaux où il est
devenu pratiquement impossible de
se garer. Pour d'autres, nous sommes
une première halte sympathique d'un
périple qui se prolongera jusqu’à tard
dans la nuit.
un poissonnier,
il serait
le bienvenu !
»
Une préoccupation ?
CB : Ne pas s'endormir sur nos lauriers.
Rien n'est acquis. Le Café de la place, c'est
onze salariés, ça commence à compter,
il faut "envoyer", comme on dit dans la
profession.
Et le quartier, toujours aussi
désespérément calme ?
CB : Attention aux idées reçues. La place
de Caudéran ne ressemblera jamais à celle
de la Victoire, mais les choses évoluent
dans le bon sens. L'arrivée en quelques
mois de plusieurs nouveaux commerçants participe au regain d'animation
de notre secteur. Avec Thierry le caviste,
Stéphanie le salon de coiffure, Nathalie le
prêt-à-porter, Éric du restaurant l'Aneth,
David de Beauty Success ou Christophe
de l'Atelier d'Haritza, nous formons une
caudéran
quartier
«Il nous manque
bonne équipe. Nous avons tous intérêt à
créer une dynamique dans notre quartier,
à jouer collectif.. Et en plus on aime ça.
Des idées pour concrétiser
vos souhaits ?
CB : Nous voir régulièrement pour discuter
et coordonner nos initiatives. C'est ce que
nous faisons. Nous voulons aussi associer
"les anciens" qui nous font partager leur
expérience et leur bonne humeur. Nous
espérons que cette année les décorations
de Noël seront un peu plus "pêchues" que
les fois précédentes. Le marché bio du
samedi matin demande à être reboosté
et élargi à d'autres commerçants, la place
de l'église n'est pas assez utilisée comme
lieu de divertissement et de manifestations
culturelles ou commerciales.
Et l'arrivée de nouveaux collègues,
vous y songez ?
Bien sûr, il nous manque par exemple un
poissonnier. Il serait le bienvenu ! Et puis,
il n'y a pas que sur notre place que l'on
trouve des commerçants, il y en a aussi
place de Lestonnat, à Mondésir... Nous
devons les associer à nos campagnes de
promotion. À Caudéran, on recense près
d'une centaine de commerçants et cela
ne se sait pas assez.
Le tram a oublié Caudéran,
le regrettez-vous ?
CB : Je vais passer pour un extraterrestre
mais je continue à penser que la qualité de
vie de notre quartier-village, cet environnement qu'on nous envie, auraient pâti
du passage du tramway. Aucun regret !
44
AGJA,
bienvenue
en Caudéranie
45
L’Atelier
d’Haritza
fait le beau
Le premier cabinet exclusivement dédié aux investisseurs immobiliers bordelais
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
43
caudéran
ASSOS Comme la
plupart des associations
bordelaises, l'AGJA était
présente le dimanche 22
septembre au Hangar 14
pour participer au forum.
Une occasion de rencontrer
des membres de l'équipe
de direction de ce pilier
associatif de Caudéran,
son président Paul- Henri
Schmidt et son secrétaire
général Gérard Belda
AGJA, bienvenue
en Caudéranie
Pour vous, comment se déroule
ce forum ?
Paul- Henri Schmidt : Très bien, nous
sommes pour la première fois au 1er étage.
Nous voyons sans doute un peu moins
de monde qu'au rez-de-chaussée, mais
nous évitons la cohue.
Des personnalités sont-elles venues
vous saluer ?
Gérard Belda : Oh que oui, on a vu défiler presque tout le monde. Pas de doute,
on est entré en campagne électorale.
C'est le bon moment pour les dirigeants
d'associations d'exprimer des doléances
et faire passer des messages.
À l'AGJA, on sait
se montrer revendicatif ?
P.-H. S. : Non ce n'est pas le genre de la
maison et globalement nous n'avons pas
vrais motifs. Notre association fonctionne
très bien nous travaillons en bonne intelligence avec la ville de Bordeaux, nous
serions injustes de nous plaindre.
L'AGJA en bref c'est ?
P.-H. S. : Une vieille dame de 107 ans si
l'on se réfère à son histoire mais c'est aussi
une association dans la force de l'âge avec
plus de 4 000 adhérents, des activités par
dizaines et un encadrement qui dépasse
les 100 personnes.
On dit qu'à Caudéran,
vous êtes un état dans l'état.
G. B. : Pas du tout, nous sommes au service des habitants de notre quartier et
44
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
nous ne sommes pas la seule association
dans ce cas. Il est vrai que nos adhérents
représentent plus de 10 % de la population
de Caudéran.
L'AGJA, c'est presque une PME ?
G. B. : Nous tenons à notre statut d'association à but non lucratif. Le président et
les membres du bureau qui l'entourent
sont bénévoles. L'aspect entreprise, nous
l'assumons, sachant que nous établissons
110 bulletins de salaire par mois ce qui
équivaut à un effectif de 27 personnes
à temps plein. On est loin du patronage
des années 60.
Ce dont vous êtes le plus fier ?
P.-H. S. : De notre polyvalence et notre
capacité à nous adapter au goût de notre
public. Sous nos couleurs, on trouve aussi
bien une équipe de handball qui évolue à
un haut niveau, que des équipes de football, de basket, de volley engagées dans
leur championnat. Elles cohabitent avec
une multitude d'activités sportives ou
culturelles pratiquée sans esprit de compétition. Quant à la capacité à intégrer
de nouvelles disciplines, on la retrouve
dans notre offre d'activités : je cite de
mémoire la rando poussette, la danse
country, le Qi Gong ou le yoga destiné aux
enfants ainsi que des ateliers de bandes
dessinées, toujours en direction des ados.
Je trouve aussi que notre initiative la plus
récente, la Caudéranie, une randonnée
très conviviale dans notre quartier-village
est une réussite. La deuxième édition se
déroule le 29 septembre.
Avec la ville de Bordeaux,
comment cela se passe-t-il ?
P.-H. S. : Nous avons démontré que nous
étions des partenaires crédibles et efficaces, ce qui nous vaut notre statut de
maison de quartier depuis 1992. Avec
ce label, on nous confie la gestion et
l'encadrement de ce que l'on appelait
hier les centres aérés. C'est près de 700
enfants qui sont accueillis durant l'année scolaire, chaque semaine et durant
les vacances. Nous sommes également
partie prenante dans les discussions
pour appliquer à la rentrée prochaine
la réforme des rythmes scolaires.
L'AGJA a la réputation d'être riche ?
G. B. : Nous aimerions bien mais malheureusement... Cette réputation, vient
Paul-Henri
Schmidt et Gérard
Belda veillent
aux destinées de
l’AGJA ( Avant
Garde Jeanne
d’Arc). 10% de
la population
de Caudéran y
adhère... C’est la
taille patro(n).
caudéran
« Nous établissons
110 bulletins de salaire
par mois
ce qui équivaut
à un effectif
de 27 personnes
à temps plein.
L'atelier d'Haritza
fait le beau
DÉCO Tout nouveau tout beau, le design est à
l'honneur avec l'atelier d'Haritza, et le « chef d'atelier »
est très sympa, ce qui ne gâche rien...
»
du fait que nous sommes propriétaires
d'une partie des installations que nous
occupons. C'est l'héritage du patronage.
Notre siège social rue Gambetta nous
appartient et nous l'avons agrandi récemment en finançant les travaux sur
nos fonds propres. Nous sommes aussi propriétaires d'une grange dans les
Hautes-Pyrénées pour accueillir nos
randonneurs. On nous compare parfois
à l'AJ Auxerre de Guy Roux, seule équipe
de Ligue 1 à être propriétaire de son
stade et de ses installations et comme
Guy Roux, à l'AGJA, nous savons nous
montrer économes.
AGJA est né en 1972 de la fusion
de deux patronages catholiques,
l'Avant Garde de Caudéran et la
Jeanne d'Arc, que reste-t-il de votre
héritage confessionnel ?
P.-H. S. : Par tradition, nous maintenons
notre affiliation à la Fédération Sportive
et Culturelle de France qui regroupe tous
les patronages. Pour le reste, les temps
ont changé, nous ne sommes plus à
l'époque de la création de ces patronages,
celle où l'on promulguait la loi séparant
l’Église et l’État. Nous assumons notre
passé mais nous sommes devenu une
association résolument laïque.
Vous seriez un président
totalement heureux si ?
P.-H. S. : Si... la ville de Bordeaux décidait
prochainement de rénover la Chartreuse
du Parc de Lussy. Ce ne serait pas un
luxe, les locaux sont assez vieillots. Il
faut que j'en parle... Tenez cela tombe
bien, j'aperçois Monsieur Juppé qui vient
nous rendre visite, je vais lui en toucher
deux mots.
Bonne chance président !
††L'AGJA en bref
Maison de quartier
Siège social : 8, rue Gambetta
Tél. : 05 56 08 67 79
Tél. après 18 h : 05 57 22 91 35
Site internet : www.agja.org
S
i le succès d'un commerce ne
dépendait que de son emplacement, Christophe Casty-Rigal
ne serait pas aussi satisfait qu'il
l’est aujourd'hui.
Installer une boutique de déco à Caudéran, en contrebas de la place de l'Eglise
dans une rue où l'on circule plutôt que de
se promener, n'était pas chose évidente.
Et pourtant, l'Atelier d'Haritza cartonne
depuis son ouverture.
"La bonne bouille" de Christophe, son
sourire malicieux, la simplicité de son
accueil et sa passion pour son métier
compensent largement de ne pas être
rue Notre-Dame ou rue Bouffard.
Il sait parler avec simplicité de son métier et des objets de décoration qu'il a
sélectionnés avec goût et soin. Pas de
formules à la retourne ni de propos
emphatiques. C'est un peu comme si
on parcourait l'ouvrage : le design pour
les nuls.
On apprécie d'autant mieux la vaisselle
de chez ASA, les luminaires conçus par
la maison italienne Martinelli, les appliques de Valérie Boy ou les moutons en
résine, plus vrais que nature de Tex Artes.
La maison Bugatti ne fait pas que des
motos, pour preuve le matériel d'électroménager aux lignes très originales.
On trouve aussi les très demandés
fruits (pomme, cerise....) en céramique.
Ils viennent de chez Gardeco et ont été
dessinés par une créatrice brésilienne ;
ils proviennent aussi de chez Bull&Stein.
D'adorables compositions florales (avec
des fleurs fraîches) sont également
présentées et choyées par le maître des
lieux. Elles sont l'oeuvre de son... épouse
Frédérique. La plupart de ces pièces est
vendue en très petites quantités pour
éviter qu'on ne retrouve chez son voisin
une déco que l'on croyait résolument
originale.
Apprécier les grands tableaux qui sont
aux murs de ce magasin ira droit au cœur
de Christophe Casty-Rigal ... C'est lui qui
en est l'auteur.
L'homme a du talent … des talents
NB : Pour répondre à la demande, les murs
de cet atelier vont être prochainement poussés pour donner de la place à des pièces de
mobilier, design off course.
††Atelier d'Haritza
18 rue de l'eglise à Caudéran
Tél : 06 81 18 39 74
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
45
bordeaux quartiers
Francis Baudy,
la mémoire vive !
PORTRAIT À mi chemin entre le journalisme et le travail d’historien, Francis Baudy, l’enfant de
Saint- Aug’, poursuit ses recherches sur le passé de son quartier et de sa ville. Co-auteur de nombreux
ouvrages, avec lui le passé de Bordeaux se conjugue au présent.
Je participe à la publication de notre petit
journal de quartier et il m’arrive de faire des
émissions à TV7 avec Yves Simone. J’ai aussi
consacré beaucoup de temps à constituer
ma collection de près de 200 objets et outils
viticoles. J’ai retrouvé toutes ces pièces avec
l’aide de mon épouse Viviane.
Comment cette collection
a t-elle débuté ?
FB : Comme un peu toutes mes recherches, c’est le hasard d’une rencontre
avec une bouteille originale, la Bordelaise
de 75 cl de 1874. Elle provenait du château
Campeyraut, tout proche de chez moi. J’ai
voulu en savoir plus et ainsi tout a démarré.
Francis Baudy est
co-auteur avec
Jacques Clémens
de nombreux
ouvrages de
la collection
Mémoire en
images, parus aux
Editions Sutton.
Le dernier en date
qui vient d’être
édité est consacré
au quartier-gare
et un autre est
sous presse qui
racontera la vie
des barrières et
octrois bordelais.
Pour devenir historien, quel a été votre
parcours universitaire ?
Francis Baudy : Je n’ai pas eu cette chance,
je suis un pur autodidacte, sur le tard. Il
m’a fallu travailler très tôt pour gagner
ma vie et l’acquisition des connaissances
et l’intérêt pour cette discipline se sont
faites au fil du temps. C’est mon goût pour
les objets anciens qui m’a amené à m’intéresser à leur période d’usage. C’est encore
plus vrai pour les vieilles cartes postales. Je
veux toujours connaître l’envers du décor.
Je crois être quelqu’un de très curieux du
monde qui l’entoure.
Pour vous, Saint-Augustin, c’est...
FB : Mon lieu de naissance et de résidence,
la rue Thérèsia Cabarus. J’ai voulu d’ailleurs
tout en connaître et progressivement mes
recherches se sont élargies à l’ensemble du
quartier Saint-Augustin puis aux quartiers
voisins, et aujourd’hui je travaille à l’échelle
de Bordeaux. Il m’arrive aussi de faire des
escapades sur le bassin d’Arcachon pour y
46
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Comme les chercheurs
de champignons, vous n’allez pas
donner les coins de vos trouvailles ?
FB : Il n’y a pas de secret. Il faut aller fouiner aux puces à Saint-Michel, fréquenter
les vide-greniers et rencontrer des personnes qui ont parfois des trésors dans
leur armoire et qui ne les utilisent pas. Je
commence à être un peu connu et il arrive
que l’on me sollicite à ce sujet. Et comme
j’adore le contact...
faire des recherches notamment sur la vie
des ostréiculteurs et des forestiers.
À quelle histoire vous intéressez-vous ?
FB : A celles des gens modestes, comme
moi, je ne suis pas Stéphane Bern, la vie
des grands de ce monde m’indiffère. La
vie d’un maréchal ferrant, celle d’un bar
disparu, le destin d’un pont détruit sous
les bombes, retrouver une sépulture, tout
cela me passionne.
Vous êtes du genre chercheur solitaire ?
FB : Solitaire, moi, vous voulez rire. J’adore
le contact et le travail en équipe. Je suis
membre du club des cartophiles de l’EntreDeux-Mers, trésorier de l’association des
vieux papiers en Aquitaine, présidée par
mon ami Jacques Clémens. J’anime des
émissions de radio au CHU. J’organise des
manifestations à Saint-Augustin dans le
cadre des journées du patrimoine, ainsi
que des expositions en tant que membre
du club photos, la Mémoire de Bordeaux.
Vous êtes à mi-chemin entre le travail
de journaliste et celui d’historien, de
quelle enquête êtes-vous le plus fier ?
FB : Fier ? Ce n’est pas le genre de la
maison. Disons que nous avons fait
du bon boulot en approfondissant la
connaissance sur des personnages par
trop méconnus comme ce Robert Piqué,
ancien directeur de l’hôpital de Talence
et aviateur émérite. Nous avons retrouvé
son caveau au Père Lachaise. Grâce à
nous, on en sait un peu plus sur Victor
Segalen qui fût une sorte d’Indiana Jones
de son temps, un explorateur intrépide
et l’inventeur de l’ethnologie moderne.
Nous avons également fait un travail
intéressant sur la vie de Georges Juzan,
natif de Caudéran, mort à Bordeaux en
1912 et sans doute l’inventeur de la bicyclette moderne.
Toujours des projets ?
FB : Bien sûr, plein la tête et plein les cartons.
D
amien Lassus, était courtier
en vin. Attaché au quartier St
Augustin et désireux de se reconvertir, il reprend, le 1er avril
2011, le magasin « Le sommelier ». Histoire
de s’approprier les lieux et de les rafraîchir,
quelques travaux ont été réalisés : « J’ai
refait tout l’intérieur, les peintures, la déco.
Bientôt, on va refaire la façade » explique
le commerçant. Mais outre la couleur des
murs, la grande nouveauté de ce magasin,
c’est l’arrivée des bulles : « J’ai développé le
rayon de champagne et maintenant, j’ai plus
de 100 références en la matière, » nous annonce fièrement le caviste. D’où le nouveau
nom de l’enseigne : « Bordeaux Bulles ».
« Je vais sûrement développer mon rayon
de vin en m’ouvrant à des vignobles du sud
de la France comme les Côtes du Rhône ».
Cependant, il sait déjà qu’il sera difficile
de convaincre une partie de sa clientèle
à goûter ces breuvages venus d'ailleurs :
« J’ai deux types de clients : les retraités qui
restent très attachés aux vins de Bordeaux et
les plus jeunes qui ont entre 30 et 55 ans, plus
ouverts à la nouveauté. Eux, boire un vin du
sud de la France inconnu au bataillon, ça ne
les dérange pas » explique le commerçant.
Un client ouvre d’ailleurs la porte du magasin, salue le commerçant puis repart après
avoir échangé quelques mots : « Lui, par
exemple, c’est un client toujours curieux de
tout découvrir. Si je lui dis que j’ai rentré un
petit vin de la région de Montpellier, il va le
goûter. Ça, c’est sympa ! ».
Damien Lassus est donc devenu une figure
incontournable de la vie commerçante
de St Augustin en devenant LE caviste
des lieux. C’est tout naturellement qu’il a
rejoint le bureau de la fameuse association
des commerçants de Saint Augustin : « Je
suis devenu le trésorier de cette association, il
y a deux ans » précise-t-il. Créée en 1952,
celle-ci réunit les principaux commerçants du quartier. Ensemble, ils organisent
plusieurs manifestations pour animer
Saint-Augustin. « La fête de l’huître qui se
tient mi-mai est notre plus gros événement.
À la dernière édition, on s’est retrouvé un peu
débordés : 1 500 personnes étaient là le premier
soir ! Sinon, on a mis en place l’année dernière
le marché de Noël, poursuit le trésorier.
Malgré un démarrage timide, on renouvelle
l’opération cette année. Une autre nouveauté
aussi, c’est la fête du printemps qu’on a organisé en avril place Emile Gentil : on a fermé la
rue, on a mis des tables et des chaises et on a
fait venir des groupes de musique. » Malgré
une organisation de dernière minute, « ce
fût un succès » constate le trésorier-caviste :
« ça a bien marché, beaucoup de gens sont
venus, toutes générations confondues. C’était
vraiment sympa, on va recommencer » se réjouit-il. Une fête du printemps conviviale
et intergénérationnelle, à l’image de ce
quartier qui ne cesse d’évoluer, constate
Damien Lassus : « On est quelques-uns
déjà à avoir ouvert ces trois dernières années
comme le fromager, le chocolatier, l’agence
immobilière. La poissonnerie va rouvrir, et
bientôt, il va y avoir la brasserie place de
l’église ». Le cœur de Saint-Augustin n’est
pas prêt de s’arrêter de battre !
st-augustin
mouneyra
COMMERCE
Les commerçants de
Saint Aug’ ont confiance
en l'avenir de leurs
boutiques et de leur
quartier. Damien Lassus,
le sommelier du cru, y
croit, comme le démontre
son témoignage.
quartier
Saint Aug’
décoince les bulles !
48
Du parc
des sports au
stade ChabanDelmas
on refait
le match
49
Avenir
du stade
ChabanDelmas :
Mamère tacle
Feltesse
50
Pause
sucrée
à St-Augustin !
51
Nouveaux
commerces
Marie Blanchard
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
47
st-augustin&mouneyra
Du parc des sports
au stade Chaban Delmas :
on refait le match !
HISTOIRE L'avenir du stade Chaban-Delmas est au cœur de l'actualité,
une bonne occasion de se souvenir de son histoire
D
epuis l'automne 2009, la
Fédération Française de
Football a retenu la ville des
champions de France en titre
cette année-là, pour l'euro 2016. Le seul
problème c’est que le stade Chaban-Delmas, ainsi nommé depuis 2001, ne répond
plus au cahier des charges de la fédé, malgré les rénovations menées en 1986 et
1996. Cet équipement se retrouve de ce
fait sur la touche.
La capitale girondine s'est déjà trouvée
dans la même situation. Le premier stade,
construit en 1924 sur les plans du célèbre
architecte Alfred Duprat, a été partiellement démoli et remplacé par le "stade
municipal" à l'occasion de la coupe du
monde de 1938.
L'implantation successive de ces stades
sur le domaine de Lescure remonte à 1922
où Harry Scott Johnston vend 10 hectares
de terrain à la société immobilière du
parc des sports créée cette année là. Elle
est présidée par Daniel Guestier et Fernand Philippart, le maire de l'époque. La
construction du stade vélodrome d'Alfred
Duprat se compose de quatre groupes de
gradins, d'une piste cycliste en ciment et
d'un terrain de rugby. Sa capacité est de
10 000 places assises. Les angles entre les
tribunes sont réservés aux spectateurs
debout. La première pierre fût posée le
22 mars 1924 par Henry Pate, haut commissaire aux sports. De grosses difficultés
financières amèneront la société du parc
des sports à déposer le bilan en mai 1930.
Un an plus tard, la ville de Bordeaux en
fera l'acquisition et le nommera stade
municipal. Le 5 juillet 1931, le premier
passage du Tour de France à Bordeaux
voit la victoire du belge Amerlinck. Le
19 juillet 1933, le succès grandissant, des
milliers de spectateurs forceront les portes
du stade pour assister à l'arrivée de l'étape
remportée par André Leduc, futur vainqueur du Tour de France. Plusieurs blessés
sont à déplorer et une plainte est déposée
pour blessure par imprudence.
î U
n nouveau stade pour la
coupe du monde de 1938
En 1926, Jules Rimet lance l'idée d'une
coupe du monde de foot et après l'Uruguay et l'Italie, la France en est l'organisatrice pour l'édition de 1938.
48
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
À son époque,
le stade
de Bordeaux avait
déjà été recalé par
les organisateurs
de la coupe
du monde de 1938.
Le 19 juillet 1933, des milliers
de spectateurs forceront
les portes du stade pour assister
à l’arrivée de l’étape remportée
par André Leduc, futur
vainqueur du Tour de France
La restructuration du stade n'étant
pas envisageable, la construction d'un
stade moderne fait partie des projets du
Maire Adrien Marquet. Dès 1934, Raoul
Jourde (1989/1959) grand oncle de Gérard Pando, ancien libraire du quartier,
obtient le soutien de Jacques Boistel
d'Welles, architecte-ingénieur conseil
de la ville de Bordeaux, pour construire
un nouveau stade. D'Welles terminera
seul le chantier, suite à un désaccord
sur le coût des travaux. Il construit la
grande arche boulevard Leclerc et le
quartier des coureurs. Les travaux sont
confiés à l'entreprise France-Colonies,
avec l'ingénieur italien Dabbeni, Messieurs Sante Garibaldi, Fumagalli directeur des travaux et Deveze en est le
surveillant général. La construction du
stade débute officiellement le 25 janvier
1935 et son inauguration aura lieu le 12
juin 1938 lors de la rencontre de coupe
du monde Brésil/Tchécoslovaquie. Les
deux équipes font match nul et doivent
rejouer le match deux jours plus tard.
Les organisateurs n'ont pas prévu de
nouvelles billetteries et l'entrée des supporters dans le stade donne lieu à un
pugilat général. Pour la petite histoire,
le Brésil l'emporte 2/1.
Francis Baudy
st-augustin&mouneyra
Avenir du stade Chaban-Delmas :
Mamère tacle Feltesse
URBANISME Quel avenir pour le stade Chaban-Delmas lorsque celui de Bordeaux-Lac
sera opérationnel ? Le débat se joue sur le terrain politique.
D
ans sa recherche des sujets
susceptibles de faire contentieux, le candidat à l'élection
municipale, Vincent Feltesse, pensait inscrire l'avenir du stade
Chaban-Delmas dans sa liste.
Prendre à contre-pied le maire de Bordeaux était semble-t-il un bon choix
tactique. Alain Juppé avait annoncé,
voici quelques mois, qu'il ne voyait pas
d'avenir sportif au stade Chaban-Delmas
une fois la mise en service du nouveau
stade de Bordeaux-Lac.
Il estimait que ce nouvel équipement
serait suffisant pour accueillir le club des
Girondins, bien évidemment, mais aussi
les rugbymans de l'UBB qui pourraient
y disputer leurs matchs de gala.
Un concours d'idées avait été lancé l'an
dernier pour donner à l'emprise du parc
Lescure de nouvelles affectations (logements, bureaux, parcs...).
Une fois n'est pas coutume, Alain Juppé
a été contredit par des "joueurs" de sa
propre équipe. Alain Moga, maire-adjoint UMP et Nicolas Florian (délégué
à la Cub et cadre UMP) ont donné l'impression de tirer contre leur camp en
défendant l'idée de conserver à Chaban
sa vocation sportive et notamment rugbystique.
Une équipe divisée, un capitaine contesté... Il n'en fallait pas plus à Vincent
Feltesse pour flairer la bonne affaire et
L’un des projets
de reconversion
du stade (Cabinet
Ferret).
attaquer. Il l'a fait sous le maillot du président de la Cub en proposant au maire
de Bordeaux de payer à "ses" frais une
étude afin de démontrer que le stade
Chaban-Delmas, moyennant quelques
travaux, avait encore un bel avenir sportif
devant lui. Alain Juppé n'a pas apprécié,
estimant que son rival se mettait hors
jeu, vu que la Cub n'avait pas de compétences dans le domaine sportif.
Son offre d'études est donc retournée au
vestiaire. Prudent, le maire de Bordeaux
a tout de même lancé une contre-offensive en annonçant la création d'un
atelier de concertation sur l'avenir du
stade. Il en a confié l'animation à deux
de ses adjointes, Elisabeth Touton, la
bâtisseuse, et Arielle Piazza, la sportive.
Il laisse ainsi la porte ouverte à toute
éventualité, y compris un maintien du
sport à Chaban.
Match nul, se disait-on alors jusqu'à l'arrivée d'un renfort de poids dans l'équipe
Juppé, en la personne de Noël Mamère.
Le maire de Bègles a lui aussi des prétentions en matière de stade de rugby pour
accueillir l'UBB. Il voit l'équipe chez lui, à
Moga, aux côtés du centre de formation
et d'entraînement. Il demande expressément à ce que des moyens financiers lui
soient attribués pour agrandir le stade
de façon à accueillir 18 000 spectateurs.
Lorsque l'affluence dépassera cette jauge,
il est d'accord pour que les rencontres
aient lieu d'ici deux ans dans le nouveau
stade de Bordeaux-Lac.
Voilà un engagement qui siffle temporairement la fin du match, Alain Juppé a
maintenant tous les moyens de renvoyer
Vincent Feltesse dans ses 22 mètres.
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
49
st-augustin&mouneyra
nouveaux
commerces
Ils ont ouvert dans votre quartier...
Jo Marée
jette l’ancre
à Saint-Aug
Une grande
attente pour
un Petit Comptoir
Saint Aug’ en rêvait, Olivier
Boyer va le faire... Ouvrir place
de l’église un restaurant- salon
de thé, idéal dans ce décor de
village.
Une place de village avec sa mairie, son église,
sa salle des fêtes, son école... Manque à ce
tableau traditionnel une pièce indispensable
: le bistrot restaurant !
Cela fait des années que la place de Saint-Aug’
attend qu’un intrépide commerçant ouvre ce
type de commerce. Cette attente va prendre
fin prochainement puisqu’à compter du jeudi
10 octobre, le Petit comptoir aura pignon sur
rue. Sur ce petit comptoir, il n’est pas prévu
de servir l’apéro aux amateurs de Martini et
autres 51. La proximité d’un lieu de culte et
des écoles n’a pas permis au gérant de disposer d’une Licence IV qui autorise ce type de
prestations. Du vin, et du bon, et même du
Champagne à bulle pourront être servis mais
seulement au moment des repas. L’ouverture
de ce restaurant est une volonté de la mairie
de quartier. Elle n’a été possible que grâce
à la refonte des bâtiments municipaux qui
faisaient face à l’église.
Saint-Aug’ possède désormais une mairie
de quartier digne de ce nom, des salles de
réunion, une salle des fêtes, une bibliothèque
toute neuve et son Petit comptoir.
Pour arriver à ce résultat, Jean-Louis David,
l’élu du quartier, a lancé un appel d’offre
auprès des professionnels intéressés par ce
pas-de porte.
C’est Olivier Boyer qui a remporté la timbale.
Déjà patron du Comptoir-cuisine situé place
de la Comédie, il a été tenté par l’aventure
Saint-Aug’ : «L’endroit est charmant, la demande
est forte, à nous de proposer une cuisine conforme
à la clientèle de proximité et plus si affinité».
Pour y parvenir, il fait confiance à ses valeurs
sûres, comme son ancien responsable du Café
du port dont il a été un temps le propriétaire.
Un jeune cuisinier qui a fait ses classes au
Saint-James, Morgan Géraud, le secondera
en cuisine.
Les convives auront une idée précise de la
50
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Une nouvelle poissonnerie
vient d’ouvrir ses portes à
Saint-Augustin. Jo marée
est à la barre, cela méritait
mieux qu’un entre-filet.
dextérité du chef puisque l’aménagement prévoit
une cuisine ouverte sur la salle du restaurant. Une
vingtaine de places assises seront disponibles et
une terrasse a été autorisée par l’adjoint chargé de
ces questions à la ville de Bordeaux, un certain...
Jean-Louis David. Tout était paraît-il en règle, ouf,
qu’auraient dit les gazettes !
Olivier Boyer a opté pour une formule « 3 en 1 »,
avec une entrée, un plat, un dessert servis en même
temps pour une quinzaine d’euros.
À la carte, un choix d’entrées, de plats et de desserts
sera également proposé.
L’après-midi, le Petit Comptoir se transformera en
salon de thé, d’orangeades et de glaces. L’objectif est
de séduire la clientèle des parents venus chercher
leurs enfants à l’école. Une formule café du matin
est aussi envisagée.
Le nouvel ensemble mairie-salle des fêtes-commerces
sera en fête le 14 octobre, le jour de son inauguration
en présence d’Alain Juppé.
††Le Petit comptoir
20 place de l’Eglise
05 56 56 98 07
Caudéran, rue Turenne, Les Chartrons, Saint-Seurin... La famille Gimenez célèbre sous le nom de Jo Marée
(José est le père fondateur de l’entreprise) est connue à Bordeaux comme
le «loup» blanc (à écailles). Ses camions
frigorifiques sont présents sur la plupart des grands marchés de la ville et
ont ainsi fidélisé une clientèle amatrice
de bons poissons, de coquillages et de
crustacés.
La nouveauté c’est que Jo Marée a
décidé de jeter l’ancre (et l’encre à la
saison de la seiche) en s’installant dans
une vraie poissonnerie. En plus d’être
ambulant, le voici entre des murs. Et
ce nouveau port d’attache se situe 2
rue de Flornoy à Saint-Aug’ à deux pas
de l’église. L’équipe Gimenez (représentée ici par sa belle-soeur Florence
et Patrick Leroy cuisinier de métier)
est là tous les jours de la semaine à
l’exception du lundi et du mercredi,
jours du marché dans le quartier.
La nouvelle poissonnerie vend ce
qu’elle a trouvé de plus frais aux criées
d’Arcachon, de Saint-Jean-de-Luz, de
Royan ou de la Cotinière. Le prix au
kilo de tous ces poissons frétillants et
fruits de mer sautillants ? Il est plus
élevé que celui du poisson carré recouvert de chapelure trouvé en barquette
carton mais un rouget grillé, un bar en
croûte de sel, une fricassée d’encornets
ou de palourdes, c’est quand même
mieux pour avoir la pêche !
††2 rue Flornoy
06 36 84 78 30
st-augustin&mouneyra
Pause sucrée
à Saint-Augustin !
ASSOTous les vendredis à la sortie des classes,
l’association Saint Augustin 2015 propose un goûter pour
les enfants. L’occasion pour les parents de se rencontrer
tout en faisant vivre le centre névralgique du quartier.
V
endredi après midi, 16
heures 30, les tables s’installent, les plateaux se remplissent de gâteaux et les
orangeades sont débouchées. Dès la
fin des classes de l’école primaire Flornoy, la place se voit investie par une nuée
de bambins et… leurs parents. C’est là le
rituel hebdomadaire mis en place par l’association Saint Augustin 2015 ! Ils sont 15
bénévoles de l’association à se relayer. « Il
y a aussi des personnes âgées qui viennent
spontanément nous aider à servir les enfants.
Ils sont adorables et cela égaye leur journée.
C’est du lien intergénérationnel que nous
faisons ! » explique Thérèse Malicerte,
présidente de l’association.
Dans l’assemblée, les enfants courent,
rient, prolongent la récréation. Mais surtout ils picorent des bouts de gâteaux et
sirotent des jus de fruits chaleureusement
servis par les bénévoles. Et ça rigole dans
tous les sens ! Auprès d’un autre groupe,
le ton est plus sérieux : ici on discute
emploi du temps, devoirs, travaux et
vie en général… Ce sont les parents qui
profitent également de cette occasion
pour se réunir. « On joue aussi les prolongations ! C’est l’occasion de se retrouver
entre parents et de discuter pendant que
les enfants s’amusent », explique Azucena
accompagnée de Marie et de François.
« Nous restons là trois quart d’heure. Ce sera
terrible quand nous n’aurons plus d’enfant
scolarisé ici ! », s’amuse François.
î U
ne entité très active
Du CHU à la Glacière, de l’avenue d’Ares
à la rue Eugène Jacquet, l’association
Saint Augustin 2015 n’a de cesse de pro-
L’association Saint
Augustin 2015 aux
petits soins pour
la jeune classe.
poser des activités en vue de rassembler les riverains. Très active l’entité
organise, entre autre, Le Troc'Bouquins, "Le Petit Augustin", Les forums
thématiques, Le Printemps de Saint
Aug', Les ateliers de développement
durable… Les actions répondent parfaitement au slogan de l’association :
« Donner de l’A.I.R ». Comprenez A
pour « accueillir », I pour «informer »
et R pour « rencontrer ». Et quoi de
mieux qu’une place pour favoriser
les rencontres ? Pensé comme un
véritable village, le quartier tient à
garder une animation qui réunisse
les habitants. « Je me souviens avoir
dit à monsieur David* en 2000 qu’il ne
manquait plus que la place de l’église à
animer ! C’est chose faite ! », se souvient Thérèse Malicerte. Mission
accomplie !
* Jean-Louis de son prénom, l'omnipotent
maire adjoint de ce quartier
††www.saintaugustinavenir.com
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
51
bordeaux quartiers
Fleurs de bitume,
la rue Montfaucon a la main verte
ENVIRONNEMENT
De plus en plus de
Bordelais jardinent leur
bout de trottoir. Exemple
dans la rue Montfaucon,
où l’une des premières
initiatives du genre a vu
le jour.
Des rues plus
fleuries qu’elles
ne le sont, c’est
l’ambition de
l’association
Yakafaucon.
U
ne grande bouffée d'oxygène et de chlorophylle,
c'est ce que l’on ressent en
empruntant la rue Montfaucon depuis le cours de la Marne.
Entre l’agitation du cours et le charme
de cette grande rue à sens unique, il
faut dire que le contraste est saisissant.
Avec ses grandes jardinières en bois,
ses plantes installées devant la plupart
des maisons et ses belles façades végétalisées, on en oublierait presque que
l’on se trouve à seulement quelques
pas de la gare. Pourtant, la rue n’a pas
toujours offert un cadre aussi agréable
qu’aujourd’hui. « Il y a quelques années
c’était une vraie déchetterie au début de
la rue, on retrouvait des matelas ou des
«Quand ils nous voient
jardiner dehors
les passants s’arrêtent
pour parler avec nous
»
Céline Pinsard,
coordinatrice de l’association
frigos sur le trottoir », se souvient Claude,
un riverain. La création de l’association
Yakafaucon en 2008, à l’initiative de
quelques habitants désireux de faire
évoluer leur cadre de vie et de tisser
du lien social, a débouché sur l’idée de
végétaliser la rue.
« On était tous d’accord pour dire qu’il y
avait un manque d’espaces verts dans le
quartier et on s’est donc demandé comment
on pouvait agir à notre échelle sans avoir un
impact néfaste sur notre environnement »,
52
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
explique Céline Pinsard, coordinatrice de
l’association. Cette initiative a été élargie
depuis à tout le quartier Saint-Jean Sacré-Coeur. Des ateliers bricolage pour
construire les jardinières en bois ont donc
été organisés par les habitants et ont permis d’instaurer une véritable dynamique de
groupe dans la rue. « Cet été on était là au
mois d’août avec mon ami et on a récupéré
les clés de cinq ou six voisins qui n’étaient
pas là pour arroser leurs plantes », explique
Emmanuelle, ravie de constater l’impact
de cette végétalisation. « Les enfants jouent
dans la rue, les gens viennent promener leur
chien, et puis quand ils nous voient jardiner
dehors les passants s’arrêtent pour parler
avec nous », s’enthousiasme-t-elle encore.
Il a quand même fallu faire face aux vols,
La mairie sert de tuteur
La mairie de Bordeaux a mis en place une charte de végétalisation des
rues. Elle vise à garantir le cadre et la réussite des projets portés par
les habitants, les associations ou autres entités. La ville s’engage ainsi
à accompagner chaque projet en contrepartie du respect de plusieurs
conditions : le choix des végétaux, (les plantes épineuses, urticantes ou
hallucinogènes ne sont pas tolérées) ou encore l’interdiction d’utiliser
tout désherbant ou pesticide. Désormais, tout projet de végétalisation
doit faire l’objet d’une demande auprès de la mairie de son quartier,
puis d’une étude de faisabilité par les services techniques de la ville (en
fonction du passage des réseaux en sous-sol, du passage des piétons
sur le trottoir etc...). Si le projet est réalisable, la ville sollicite ensuite
une autorisation d’occupation temporaire à titre gratuit auprès de
la Cub, propriétaire des trottoirs. Une fois le projet validé, elle intervient alors pour creuser une fosse de plantation et fournir de la terre
végétale. Les premières plantes (semis ou plants) sont offertes ainsi
qu’une affichette de signalisation. Il faut compter entre 2 et 3 mois
entre la demande et la réalisation de l’aménagement.
SPECTACLE De passage à
Bordeaux début septembre,
deux artistes amateurs
argentins ont présenté leur
numéro barrière de Toulouse.
très fréquents au départ. « On plantait des
fleurs un jour, et le lendemain en ouvrant les
volets, quelqu’un avait fait un bouquet. On
a moins de chapardages depuis quelques
temps, il y a de plus en plus d’initiatives similaires et les voleurs de végétaux ne viennent
plus obligatoirement chez nous », explique
Claude, passionné par le jardinage. « Je
suis un fanatique. J’ai un jardin de 1 800 m2
dans ma maison en Bretagne », précise-t-il.
Autant dire que lorsque les habitants
ont besoin d’un petit conseil ou d’un
coup de main... verte, c’est vers lui qu’on
se tourne. Roses trémières, chèvrefeuille, jasmin, giroflée… Les plantes
ne semblent plus avoir de secret pour
lui. « Cet été, elles ont souffert avec la chaleur. Dans les grandes jardinières, elles ont
mieux résisté que dans les petites. C’est un
peu décourageant parfois quand il faut
repartir de zéro. C’est au printemps que c’est
le plus joli », prévient-il. En attendant,
les jardiniers urbains devront reprendre
l’entretien de certains bacs et faire les
premières plantations dès cet automne,
comme les tulipes. « Les premières fleurs
apparaissent en mars mais il faut les planter dès le mois d’octobre ou novembre »,
conseille Claude. Parole d’expert.
††Pour en savoir plus :
www.yakafaucon.com
Pablo et Frédérico, deux jeunes argentins originaires de Buenos Aires étaient de passage à
Bordeaux au début du mois de septembre et
en ont profité pour présenter leurs numéros
au feu rouge de la barrière de Toulouse. Des
spectacles d’une minute trente à peine, face
à un public constamment renouvelé. Flashés
par le radar installé sur le boulevard, quelques
automobilistes ne sauront donc jamais ce qu’ils
ont raté. Dommage, car le spectacle proposé par
Pablo et Frédérico était plutôt original. Pendant
que le premier jouait de la trompette, l’autre
démontrait en effet son talent de jongleur et
d’acrobate avec seul un chapeau pour accessoire.
Présenter un spectacle au feu rouge est une
pratique très répandue en Amérique du sud
et dans quelques pays européens, comme la
Belgique mais moins connue en France. « J’ai
commencé quand j’étais adolescent avec un ami,
dans les rues de Buenos Aires », explique Frédérico,
qui parvient à gagner un peu d’argent avec ça.
En réalité, tout dépend du temps que les artistes
consacrent à cette activité et de la générosité
des automobilistes, plus ou moins réceptifs à
chaque fois. Pour quatre heures de travail, il
arrive ainsi que les artistes gagnent plus d’une
centaine d’euros en petites pièces. Plus original,
un automobiliste leur a donné ce jour-là cinq
ou six jeux à gratter… Lesquels avaient déjà été
utilisés et étaient malheureusement pour eux
perdants… Ce qui ne les a toutefois pas empêchés de faire un dernier numéro et de compléter
leur cagnotte.
gare
st-jean
quartier
Plein feux sur
les jongleurs
de rue
54
Révolution
numérique
à l’école
Carles Vernet
55
Mac Do
entre en gare
et amuse
la galerie
56
Descas,
un fantôme
de château
58
Un piège
à cons...
ducteurs,
rue Tauzia
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
53
gare st-jean
Révolution numérique
à l’école Carles Vernet
ÉDUCATION Les enseignants de l’école maternelle Carles Vernet expérimentent une
table tactile avec leurs élèves. Un nouvel outil pédagogique qui permet une grande
interaction et une meilleure circulation du savoir.
Patrice Labèque
découvre cette année
ce nouvel outil pédagogique.
transversal où les enfants construisent
et partagent aussi leur propre savoir »,
explique-t-elle. î D
es films d’animation
Q
ue les parents d’élèves se
rassurent : les stylos et les
livres restent encore les
principaux outils d’apprentissage à l’école et ne sont pas prêts de
disparaitre. Pourtant, depuis quelques
années, les technologies numériques
sont progressivement introduites dans
les salles de classes, bouleversant ainsi
les pratiques pédagogiques. Cette évolution est encouragée par la mairie de
Bordeaux en partenariat avec la Direction des services départementaux de
l’Education nationale de la Gironde
(DSDEN). Elle s’est engagée à équiper
l’ensemble des écoles élémentaires de
la ville. Plus de trois cents tableaux
numériques ont ainsi été déployés et
toutes les classes profiteront bientôt de
ce dispositif reconnu notamment pour
susciter une attention plus forte chez
les enfants. Plus surprenant : les écoles
maternelles s’y mettent elles aussi.
Ainsi, l’école Carles Vernet est le seul
établissement de Bordeaux à tester
une table tactile. Une sorte de grande
télévision reliée à un ordinateur portable équipé du dernier Windows 8 et
«Avec la table tactile on est
vraiment dans un enseignement
transversal où les enfants
construisent et partagent aussi
leur propre savoir
»
Françoise Queille,
directrice de l’école Carles Vernet
intégrant une multitude de sources :
des logiciels pédagogiques, des images,
un navigateur internet etc. Et si la comparaison avec les tableaux numériques
peut sembler évidente, la directrice de
Carles Vernet, Françoise Queille, évoque
pourtant deux approches pédagogiques
très différentes. « Avec le tableau on
reste dans un enseignement frontal avec
un enseignant qui détient le savoir et le
transmet aux élèves. Avec la table tactile
on est vraiment dans un enseignement
Accompagnés par leur enseignant, Patrice Labèque, les élèves de moyenne et
grande section ont par exemple réalisé
des petits films d’animation, construit
des villes virtuelles en travaillant sur
les différentes formes géométriques
ou recherché des images sur internet.
« L’an dernier on avait un élève qui arrivait d’une île et était un peu perdu. Avec
Google Earth, on était allé au dessus de
son île pour qu’il nous montre sa maison,
il était super content » se souvient Patrice. En observant la classe quelques
minutes, on s’étonne d’ailleurs de voir
des enfants de quatre ou cinq ans si à
l’aise avec l’informatique.
î U
n travail collectif
« Les enfants arrivent très vite à lire et
déchiffrer des informations. Il y a une
vraie spontanéité et un travail collectif
dans lequel chaque élève a une vision de
ce qu’il fait », constate la directrice, qui
rappelle que cette table numérique n’est
seulement qu’un « outil » pédagogique
supplémentaire parmi d’autres. « C’est
une vraie révolution, c’est génial tout ce
qu’on peut faire », s’enthousiasme en
tout cas Patrice Labèque. Reste à savoir
si cette expérimentation, suivie depuis
le début par un chercheur de l’Espé
(ex-IUFM), permettra aux autres écoles
maternelles d’être à leur tour équipées.
En attendant, les enseignants de Carles
Vernet sont quant à eux assurés de
conserver leur table tactile.
54
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Thomas Dusseau
gare st-jean
Mac Do entre en gare
et amuse la galerie !
COMMERCE En marge du projet Euratlantique, la
gare Saint-Jean soigne son attractivité, elle compte
pour cela sur l'ouverture de nombreux commerces,
avec Mac Do pour locomotive !
î À
terme, 1 500 m2
dédiés aux boutiques
Réaménagés, les guichets de vente
situés au niveau -1 ont ainsi laissé la
place à Moa, une boutique d’accessoires de mode et à Découverte du
Sud-Ouest, où les touristes pourront
trouver toute une série de souvenirs.
La société Baillardran, qui disposait
déjà d’un chariot mobile dans la gare,
ouvre également un lieu de vente
de ses célèbres cannelés au même
niveau.
Au niveau supérieur, la boutique Hema devient également la
quatrième à ouvrir dans la ville.
Comptoirs de restauration rapide,
lieux gourmands… de nouvelles
installations auront lieu dans les
prochains mois, sans compter les
réaménagements comme celui du
café Colombus au -1. Tous ces chantiers devraient aboutir au printemps
prochain et porter à plus de 1 500
mètres carrés la surface consacrée
aux boutiques et autres points de
vente dans la gare.
Preuve qu’en gare SNCF,
il n’y a pas que les trains
qui sont en retard !
Thomas Dusseau
(1)
(1)
(1)
(1)
Voir
conditions
agence
www.societegenerale.com
(1)(1)
Voir
conditions
enen
agence
ouou
sursur
www.societegenerale.com
Attendu depuis plusieurs mois, le
Mac Donalds de la gare Saint-Jean
a ouvert ses portes le 24 septembre
dernier. Avec trois cents mètres carrés, une terrasse et ses deux entrées,
le fast-food participe à la métamorphose de la gare Saint-Jean, qui ne
représente plus seulement un lieu
de passage mais un lieu stratégique
pour développer des activités commerciales. Les enseignes l’ont bien
compris et s’installent depuis déjà
quelques mois dans l’enceinte de
la gare.
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
55
gare st-jean
Descas, un fantôme
de château
PATRIMOINE Lieu emblématique des quais de
Paludate, le château Descas est aujourd’hui en grande
partie fermé. Mais ses ailes sont toujours occupées
par des associations, des entreprises et même une
école depuis la rentrée.
S
i le château Descas se visitait
lors des Journées du patrimoine,
nul doute que les Bordelais s’y
presseraient par centaines.
Pourtant, on est encore bien loin de
voir des files d’attente se former devant
les grandes grilles de l’établissement.
Lieu emblématique des quais de Paludate, particulièrement connu pour
avoir accueilli ces dernières années un
cabaret, une discothèque ou encore une
salle de spectacle soi-disant hantée, ce
monument imposant de dix mille mètres
carrés renferme également une partie de
l’histoire de la ville et plus particulièrement celle de Jean Descas, un audacieux
et riche négociant en vin de la fin du
dix-neuvième siècle. Achevé en 1893,
le château était initialement un chai
à vins, le premier à s’installer de ce côté-ci des quais alors que ses principaux
concurrents se trouvaient aux Chartrons. Aménagés sur plusieurs niveaux,
les chais pouvaient alors stocker près
d’un million et demi de bouteilles ! Et
l’installation d’un système d’ascenseur et
de wagonnets permettant de faciliter la
manutention en faisait même à l’époque
un bâtiment ultramoderne.
Depuis l’interruption de l’activité viticole, dans les années 1970, c’est une
deuxième vie bien différente qu’a connue
le château. Au début des années 2000,
c’est le cabaret Le Caesar’s qui investit
les lieux après la destruction du Hangar
7 sur les quais. Mais les problèmes de
trésorerie du cabaret conduisent rapi-
Achevé en 1893, le château
était initialement
un chai qui pouvait stocker
près d’un million et demi
de bouteilles !
56
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
dement à sa fermeture. La discothèque
Rikiki Palace le remplace mais là encore
le succès est éphémère, une fois de plus
suite à des problèmes de caisse. Ouvre
alors le dernier établissement nocturne
qu’ait abrité le château, le Mystic. Une
expertise pointant des problèmes de sécurité consécutifs à des travaux conduit
là aussi à la fermeture de l’établissement.
S’en est suivi un véritable imbroglio judiciaire, la SCI propriétaire du bâtiment se
retournant contre la mairie de Bordeaux,
lui reprochant de ne pas avoir respecté
le bail de location signé avec elle en 2001
et d’avoir réalisé des travaux non prévus
pour le compte du cabaret Le Caesar’s.
Depuis, la partie centrale de la bâtisse est
fermée et il est impossible d’y pénétrer.
gare st-jean
«J’ai eu un vrai
coup de cœur
pour ce lieu.
Les corniches,
les moulures,
c’est magnifique.
»
Marie Renaux
directrice de l’ICPEM
Difficile de croire
que cet imposant bâtiment
idéalement situé
est partiellement
inoccupé depuis
de très nombreuses années.
î D
es cheminées cachées
derrière les cloisons
Un espace « immense », « grandiose »,
décrivent celles et ceux qui l’ont fréquenté. Mais si cet espace est donc
aujourd’hui inaccessible, les ailes du
château sont toujours occupées par des
entreprises, des associations et même,
depuis le début du mois de septembre
par un centre de formation en alternance. « J’ai eu un vrai coup de cœur pour
ce lieu. Les corniches, les moulures, c’est
magnifique », explique la directrice de
l’ICPEM, qui dispose d’un plateau de
deux cent quatre-vingts mètres carrés
comprenant plusieurs salles de formation, une cafétéria pour les étudiants
ou encore un immense bureau. Presque
un goût de luxe avec seulement une
cinquantaine d’étudiants inscrits. « Pour
l’instant c’est vrai qu’on a beaucoup d’espace
mais on compte se développer », poursuit-elle. Dans cette aile du château,
on trouve également plusieurs bureaux
dont ceux de l’association Aides, d’un
cabinet d’architectes ou de l’Agence de
l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie (ADEME), au troisième étage.
« Ca fait quatorze ans qu’on est là et on va
bientôt déménager. On s’est caillé ici l’hiver.
On a aussi eu la flotte après des gros orages,
un incendie même une fois dans une salle
de réunion », témoigne une salariée, ni
mécontente, ni vraiment ravie de quitter
les lieux. « Ca ne me fait ni chaud ni froid.
Personnellement j’ai jamais tellement aimé
ce lieu à part avant qu’on s’installe quand
on voyait les corniches ou les cheminées
mais il y a eu des travaux et depuis tout
est caché derrière les cloisons ». Quant à
l’aile gauche du château, on y trouve
aujourd’hui un club house de poker mais
qui devrait lui aussi déménager pour
s’agrandir, ainsi qu’un bar à vins fermé
depuis un moment et dont on ignore
pour l’instant ce qu’il deviendra. Malgré
plusieurs demandes de rendez-vous,
nous ne sommes pas parvenus à rencontrer le fantôme des lieux. La suite
au prochain numéro.
Thomas Dusseau
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
57
gare st-jean
Un piège à cons...ducteur,
rue Tauzia
DANGER Il ne fait pas bon circuler la nuit en vélo sur la plateforme du tram de la rue Tauzia.
Un brise-voiture moyenâgeux devient alors un redoutable piège pour les deux roues.
P
lace Paul Doumer, un piège
à deux roues a été repéré et
dénoncé par les médias. Pour
ceux qui le connaissent, ce
nid de poule situé à côté de la voie du
tramway, à l'entrée du cours de Verdun,
est effectivement très dangereux pour
un cycliste qui le découvre au dernier
moment.
Cette excavation de la chaussée est due
à un affaissement du macadam et des
travaux l’ont rapidement comblée.
Plus redoutable est le piège à deux roues
situé rue Tauzia.
Là, il ne s'agit pas d'une fissure dans
«Je n’ai rien vu
venir, pas le temps
de freiner, j’ai
ressenti un énorme
choc et j’ai été
projeté par dessus
mon guidon
»
Un cycliste pressé
le revêtement mais d'un vrai fossé de
plusieurs mètres de large et profond
d'environ 30 cm. Le plus surprenant,
c'est que ce "piège" a été creusé sciemment par les concepteurs de la ligne de
tramway. On devine bien sûr "l'utilité"
de cette crevasse : elle est là pour dissuader les véhicules d'emprunter la voie
du tram afin de rejoindre la gare le plus
vite possible.
Des automobilistes se font régulièrement surprendre à cet endroit. Ils sont
quittes pour une marche arrière s'ils
ont vu à temps le danger, ils peuvent
par contre endommager leurs pneus et
leurs carrosserie s'ils arrivent plus vite
dans ce guet-apens.
En vélo, le choc peut être beaucoup plus
problématique. La roue avant tombe
dans ce trou et vient buter contre l'arête
en béton. Un lecteur nous a récemment fait le récit de sa mésaventure.
Pressé par le temps, il roulait à vive
58
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
allure pour ne pas rater un train très
matinal. Ne connaissant pas le quartier,
il s'est engagé sur la voie de tram pour
rejoindre plus vite la gare. Le jour n'était
pas encore levé et l'endroit est faiblement éclairé, pas assez pour détecter à
temps ce « fossé ».
La suite, il nous la raconte : "je n'ai rien
vu venir, pas le temps de freiner, j'ai ressenti
un énorme choc, j'ai été projeté par-dessus
mon guidon et j'ai terminé mon vol plané
sur les pavés du tram en roulé-boulé".
î V
élo hors-service
Chanceux -nous étions le vendredi 13
septembre- le cycliste ne souffre que de
contusions légères. Mais l'angle fait par
la fourche de son vélo en dit long sur la
violence de l'impact. L'histoire ne dit
pas s'il est parvenu à monter dans son
train, à l'heure !
En médaillon,
l’état du vélo
à sa sortie de la
rue Tauzia.
La jante a survécu,
c’est la fourche
qui a amorti
le choc, jusqu’à
être parallèle
avec le cadre.
Selon les riverains de la station de tram que
nous avons interrogés, ce type d'accident
est relativement fréquent, même si dans la
journée les cyclistes parviennent à s'arrêter
avant la chute. De nuit, gare à ceux qui
ignorent la configuration des lieux. Il y a
quelques mois, une femme n’a pas eu la
chance de notre témoin, et souffre encore
aujourd’hui de ses blessures.
On fera remarquer que les cyclistes n'ont
pas à emprunter la plateforme du tram,
puisque des voies de circulation et des
trottoirs existent de chaque côté. Certes,
mais si toutes les initiatives de ce genre
doivent être sanctionnées de la sorte, où
va-t-on ?
Ne serait-il pas possible de dissuader les
voitures de prendre cet itinéraire par un
dispositif moins barbare ? Il devrait être
possible d'installer un système de bacs à
sable, de terre bien grasse ou de bornes
pour parvenir au résultat sans mettre en
danger la vie des cyclistes. À quand la mise
hors d'état de nuire de ce piège à cons...
ducteur ?
CLINS D’ŒIL
Pas de doute,
au 21, les cocktails
sont explosifs.
La musique adoucit
les mœurs, jusqu’à
un certain point.
Leurs tenues le prouvent,
Alain Juppé et Nathalie
Delattre sont entrés
en « campagne »
Les Bat’Cub trop
fragiles à l’usage...
La Cub a décidé de
renforcer sa flotte avec des
embarcations plus fiables.
Un bateau est venu quelques
jours à l’essai dans le port
de la Lune pour remplacer les
navettes. Ses temps de passage entre
chaque escale n’ont pas été jugés
assez performants !
Elle monte, elle monte la cote artistique
de Laurent Durrey, le plasticien installé quai
de Bacalan.
Entre deux œuvres de collage qui ont contribué
à sa réputation, il s’est attaqué à une nouvelle
composition. Laurent Durrey entend participer
à sa façon à la lutte contre le Sida, une maladie
qu’il veut faire capoter...
où trouver votre
magazine à bordeaux ?
Tous les deux mois, retrouvez BorDeAuxquartiers
dans plus de 350 points de dépôt à travers la ville :
Market,
Parkings couverts : Parcub, Effia et Vinci Super & Hyper : Auchan Lac, Carrefour Le Café
118,
Le
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Do,
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Restaur
Shop...
Casino
Spar,
Cocci Market, Simply Market,
ts Boulangeries :
Maritime, l’Ibaia, l’Alcazar, Le Grand Café, Café Opéra... et plus de 50 restauran
... Salles de
proximité
de
ries
boulange
60
de
plus
et
Pains
des
Ronde
Le 48, Les Pains d’Alfredo, La
universités...
sport : Aqualigne, Lady Fitness... Et aussi : commerces de proximités, mairies de quartier,
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
59
ACTU DES MÉDIAS
France Bleu Gironde
a franchi les ondes
RADIO Après Sud Ouest et TV7 , un nouveau média a
franchi les ondes de la Garonne : France Bleu Gironde.
Animateurs et journalistes disposent désormais de
superbes locaux, récemment inaugurés sur la rive droite.
L
es médias aiment les anniversaires qui sont autant d’occasion
d’articles et de reportages. Pour
l’inauguration des nouveaux
locaux de France Bleu Gironde dans le
quartier de la Bastide, le PDG de Radio
France, le sémillant Jean-Luc Hees, en
a évoqué un qui lui tenait à cœur. Cette
année, nous fêterons, le 14 décembre prochain le cinquantième anniversaire de la
création de la Maison de la Radio avenue
Kennedy.
Pour préparer cet évènement, il a fouillé
dans les archives de la Maison ronde et
retrouvé un discours inaugural prononcé
ce jour-là par le Général de Gaulle, homme
de radio s’il en est.
Jean-Luc Hees a évoqué la possibilité
d’imiter au micro le général avant de se
raviser. Dommage. Le souvenir du grand
homme lui a toutefois rappelé combien
la radio était un média essentiel dans l’information des citoyens et qu’elle était à ce
titre un rouage de la démocratie. De quoi
60
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
mettre la pression sur les 58 salariés de la
délégation aquitaine de Radio France et
notamment les 38 journalistes et animateurs qui font vivre la station France Bleu
Gironde. Après avoir découvert les moyens
dont ils disposent désormais (des locaux
splendides comparés à ceux occupés rue
Judaïque et du matériel dernier cri) JeanLuc Hees a tenu à rappeler au personnel,
ses devoirs bien plus que ses droits. Il a
fait pour cela clairement référence à la
nature des financements de ces antennes
de service public.
î P
lacer la barre haute
Un vrai discours de PDG qui aurait pu
couper l’appétit à quelques délégués syndicaux si le buffet de petits fours sucrés
n’avait pas été si appétissant.
En plaçant la barre aussi haute, Jean-Luc
Hees a incité les troupes à ne pas s’endormir sur leurs lauriers que sont les récents
résultats d’audience. France Bleu Gironde
a accru l’an passé ses parts de marché en
Populaire,
généraliste
et de proximité,
France Bleue
Gironde a trouvé
un slogan qui fait
des envieux.
augmentant le nombre de ses fidèles auditeurs. En moyenne 85 000 girondins
écoutent ces émissions chaque jour soit
14 000 de plus que l’an passé. On explique
ces bons résultats de FBG par le professionnalisme de ses équipes et les valeurs sûres
qui sont incontournables sur sa grille de
programme : service de proximité, musique un tantinet rétro, bonne humeur et
bulletin d’informations avec du contenu.
Alain Juppé a lui aussi parlé au micro lors
de cette inauguration. Il s’est félicité du bon
choix de la direction de Radio France de
venir s’installer sur la rive droite. Il a parlé
à ce sujet de la naissance d’un pôle média
avec dans un même périmètre, Sud-Ouest,
TV7 et désormais Radio France.
Alain Juppé a relevé dans les propos du patron de France Bleu Gironde les trois axes
de la campagne de promotion des radios
décentralisées : “populaire, généraliste et
de proximité”, en reconnaissant qu’il les
aurait bien repris à son compte, celui de
la campagne orchestré par Radio Juppé !
††France Bleu Gironde
91 rue Nuyens
Standard auditeurs :
05 56 19 10 10
Standard administratif :
05 57 81 20 20
légende
Isabelle Camus
s’attaque à la City
PURE PLAYER « My Global Bordeaux », le webzine d’Isabelle Camus, a fêté fin août sa première
année d’existence. Forte de ce succès, elle a lancé le 1er octobre, avec d’autres compères
« MyCityMedia », un nouveau media plein d’ambition. Il n’y a que my qui my.
R
ésolument local, mais aussi global, ce site, ouvert et
participatif, parle de culture,
d’écologie, de numérique…
La rédaction du MyCityMedia est composée d’une trentaine de contributeurs,
tous bénévoles, amateurs d’art, de mode,
de cinéma, de gastronomie, de littérature, photographes, écrivains... Tous en
chœur entendent faire partager leurs
coups de cœur et leurs coups de gueule.
Pour mener à bien cette aventure,
Isabelle Camus sera épaulée par deux
jeunes talents, Hugo Bazin et Alexander
Larter. Ces deux étudiants, respectivement en master de recherches sur
la communication numérique et sur
les mondes anglophones à l’Université
Michel de Montaigne à Pessac ont fondé
en 2010 l’hebdomadaire «Tintamarre
à la fac». « MyCityMedia » se veut un
site d’informations locales, baptisé aussi
« My Global Bordeaux ». Il proposera
chaque mois une enquête réalisée par des
journalistes professionnels. Ce seront les
lecteurs qui choisiront l’enquête parmi
trois sujets. Un concept qui fonctionne
plutôt bien sur Rue 89. Le site sera gratuit, mais les enquêtes seront payantes,
2 euros à l’unité. Est aussi attendue une
rubrique « MySecretCity », un site très
« girly » sur les bons plans bordelais.
La troisième pierre de l’édifice, « MyCityBlog », est une plateforme de blogs
existants ou à créer qui partageront les
services d’une même régie publicitaire
pour trouver des annonceurs.
En plus des recettes publicitaires, pour
financer l’ensemble de ce projet, un premier investisseur a apporté son écot,
d’autres ont été sollicités. Une activité
annexe de création de sites internet
devrait amener du beurre dans les
épinards. Fidèle à « son » quartier des
Chartrons, Isabelle Camus a remué
ciel et terre pour que « son » « MyCity
Media » s’installe dans la pépinière
éco-créative de la rue Darbon. Lorsqu’on la chatouille sur sa ligne éditoriale
et les engagements politiques que son
média compte adopter, elle répond avec
la plus grande fermeté : « On ne sera ni
à la botte de la gauche, ni de la droite ».
Le hasard fait bien les choses, le jour de
son point presse, Isabelle Camus portait
de jolies bottes blanches... symbole de
la neutralité !
«On ne sera
à la botte ni de
la gauche,
ni de la
droite
»
Isabelle Camus
††myglobalbordeaux.com
Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
61
CLINS D’ŒIL
Jean-Pierre Gauffre,
un humour very hotte
LIVRE Espiègle chroniqueur de
Radio France ( France Info et France
Bleu Gironde) Jean-Pierre Gauffre
est l’auteur de savoureux petits
dictionnaires édités par la docte
maison Feret. On attend celui sur
Bordeaux à la mi-octobre et pour
patienter, J-G G. nous ressert une
nouvelle édition ( sous-titrée seconde
vendange) de son Petit Dictionnaire de
la Vigne et du Vin. En voici quelques
extraits en guise de dégustation.
Aspirine : Complément indispensable des soirées dites arrosées -mais
pas d'eau - au lendemain desquelles
l'homme éprouve la désagréable sensation d'avoir l'intérieur du crâne colonisé par des kangourous forgerons.
A consommer sans modération pour
revenir à un état normal.
Caviste : Commerçant spécialisé dans
la vente du vin, contrairement à l'arabe
du coin qui vend aussi du céleri en
branche et des piles électriques. On
le visite souvent avant son heure de
fermeture pour acheter au dernier moment la bouteille qu'on apportera chez
des amis le soir même. Ne pas s'étonner
dans ce cas qu'il nous vende n'importe
quoi pour fermer boutique plus vite. Le
caviste a, lui aussi, une vie de famille.
Chambrer : Action que l'on réserve aux
bouteilles de vin rouge et aux joueurs
du PSG.
Classement : Truc encore plus compliqué à comprendre que le manuel
de montage d'une centrale nucléaire.
Si l'on a pas fait œnologie première
langue, on est perdu.
Confrérie : Secte entièrement vouée
à l'adoration du Dieu Bacchus. Les
confréries s'identifient à leur robe de
chambre ridicule, à leur galurin dément et à leurs rites étranges curieux
croisement entre la secte des Raéliens
et Jean Reno-Godefroy de Montmirail
dans les Visiteurs.
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
Le Petit
dictionnaire
Absurde
et impertinent
de la Vigne
et du Vin
Jean- Pierre
Gauffre
Editions Feret
Courtier : Parasite de la vigne dont
aucun traitement connu n'est jusqu'à
présent venu à bout. Un type qui,
moyennant une substantielle commission, est juste là pour signaler à
un négociant qu'il y a du vin à vendre
dans le secteur et à un viticulteur qu'il
y a quelqu'un, pas très loin, prêt à le lui
acheter, franchement cela ressemble à
une escroquerie.
Gel : Moyen très rapide de vendanger.
Le gel est, avec la grêle et le contrôleur
de l'INAO, l'ennemi le plus redouté du
viticulteur. D'où ce dicton : le vigneron
pleure trois fois dans l'année, en avril
parce qu'il a peur du gel, en août parce
qu'il a peur de la grêle, en octobre parce
qu'il manque de barriques.
Hectolitre : Représente généralement
cent litres. Cette mesure varie selon les
circonstances et selon la destination
finale de la quantité de vin considérée.
Exportation, consommation personnelle, déclaration de récoltes pour les
douanes et le fisc, discussion avec les
viticulteurs voisins.
Jésus-Christ : Sorte de hippie mystique
ayant vécu en Palestine il y a près de
2 000 ans. Inventeur de la technique de la
transformation de l'eau en vin. Personne
jusqu'à présent n'a réussi à reproduire sa
formule qui serait pourtant bien utile
aux viticulteurs lors des années à faible
rendement.
Nerveux : Se dit indifféremment du vin
qui allie force et vivacité ou du vigneron
quand il remplit son formulaire d'ISF
ou attend la visite du contrôleur de la
répression des fraudes.
Rosé : Vin qui facilite la sieste et améliore
les performances à la pétanque.
Parker (Robert) : Robert Parker adore un
certain type de vin, vanillé, boisé, torréfié.
C'est au fond bien pratique, en un seul
verre de vin, on prend ainsi un dessert
à la vanille, en même temps qu'un café
avec le cure-dents en prime. Bien qu'ils
passent tous les deux leur vie un ballon
à la main, Robert et Tony Parker n'ont
aucun lien de parenté.
à la
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1er site Oenotouristique d’Aquitaine, unique en Europe
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Bordeaux Quartiers - Octobre 2013
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