« La serva padrona » de Giovanni Battista PERGOLESI

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« La serva padrona » de Giovanni Battista PERGOLESI
« La serva padrona » de Giovanni Battista PERGOLESI
Livret de Gennaro Antonio FEDERICO
S’intéressant à la courte vie de Jean-Baptiste PERGOLESI,
l’Opéra-Studio de Genève propose, pour la saison 2006/2007,
un intermezzo en deux parties : « La serva padrona »,
sans décor, avec costumes et accessoires,
à jouer dans les salons, châteaux, musées et petites salles.
PERGOLESI a composé beaucoup de musique de chambre et de musique sacrée (dont le
célèbre Stabat Mater), des opéras sérieux et comiques. La Serva padrona est le seul qui
ait été régulièrement joué, et la fraîcheur de la musique est d’autant plus remarquable
que l’œuvre fut au cœur de la fameuse « Guerre des bouffons » à Paris.
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Fiche de présentation
Direction musicale et clavecin
Mise en scène et régie plateau
Assistante mise en scène et régie
Costumes et accessoires
Lumières
Administration
Chargée de production
Organisation tournée
Jean-Marie CURTI, Genève
Caterina PANTI-LIBEROVICI, Milan
Silvia GATTI, Torino
Cristina ACETI, Bergamo
à confirmer
Mireille BAILLIF, Genève
Claire GOUGAIN, Hermance
Carmelo FOTIA, Bogève
Les personnages
UBERTO, vieux maître de céans (basse)
SERPINA, sa servante (soprano)
et deux comédiennes
VESPONE, le domestique (rôle muet)
Raphaël MARBAUD, Avignon
Mercedez HERNANDEZ, Barcelona
Caterina PANTI, Silvia GATTI
marionnette
Une petite forme
Intermezzo en deux parties, version intégrale chantée en italien, extrait de l’opera seria
« Il prigioniero superbo » (1733), sans décor, avec costumes et accessoires, à jouer dans
les salons, châteaux, bateaux, musées et petites salles de théâtre.
La formation orchestrale
Quatuor à cordes d’instruments anciens, diapason 415, avec clavecin.
Durée
Une petite heure
Fiche technique
Spectacle apporté clés en mains. Espace au sol pour la scène : 6 x 6 m, fourniture de 2
prises électriques séparées de 220 volts chacune. Costumes, accessoires, régie lumières
et clavecin sont apportés par voitures particulières avec la troupe. Convenir du lieu et
des horaires des déchargement et chargement.
5'000 € ++ au départ de Genève (80 € de défraiement journalier repaslogement et 0,15 € par km et par personne), à discuter selon formule
orchestrale, prise en charge du séjour et lieu de représentation.
Prix
Disponibilité
dès août 2006, en tournée
Troupe en déplacement
14 personnes
Diffusion – régisseur de tournée
Carmelo FOTIA - Le Clos - F-74250 BOGEVE
Tél. – télécopie +33 (0)450 366 798
GSM +33 (0)609 427 169
Courrier électronique
[email protected]
Site Internet www.operastudiogeneve.ch
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
L’Opéra-Studio de Genève
Fondé en 1982 par le chef d’orchestre Jean-Marie CURTI, l'Opéra-Studio de Genève a
trois buts :
porter l'art lyrique en dehors des scènes traditionnelles (places de village, églises,
châteaux, bateaux, musées), avec une variété de formules et de styles serrant au
plus près l'ambiance propre à chaque spectacle. L'interpellation du spectateur est
ainsi forte et naturelle parce que proche de ses lieux de rêve ou d'existence ;
favoriser l'accès à la scène professionnelle pour les jeunes talents,
chanteurs, instrumentistes, danseurs, régisseurs et techniciens ;
donner principalement des créations ou des premières auditions, avec une mise
en scène permettant une compréhension aisée de la langue originale.
L'Opéra-Studio est une association à but non lucratif animée par un conseil de direction,
un bureau exécutif et quelques membres actifs dont la profession permet à l'OpéraStudio de résoudre, grâce à leur concours bénévole, les questions inhérentes à la
production d'un spectacle. Des sociétaires (entreprises et donateurs privés) le
soutiennent par un versement annuel. Un fichier d'adresses informe quatre fois par an et
gratuitement le public désireux de suivre ses activités.
En 2005, l'Opéra-Studio de Genève a terminé une résidence de 9 ans dans la commune
de Vernier (Genève, Suisse) ; elle a été ou est soutenu ponctuellement par la Ville et
l'Etat de Genève, le Centre européen de recherche nucléaire, la Loterie Suisse romande,
Pro Helvetia, plusieurs fondations et banques, la Fédération des coopératives Migros,
diverses villes ou institutions d'Europe au gré des spectacles en tournée.
De nombreux festivals ont déjà accueilli les productions de l'Opéra-Studio. Ses
partenaires réguliers sont actuellement Les Dominicains de Haute Alsace à Guebwiller,
les Soirées estivales de Brou à Bourg-en-Bresse (Ain), le Conseil général de la Savoie à
Chambéry, la Maison de la culture de Nevers (Nièvre). Pour sa part, la Commune
d’Hermance (Genève) a accueilli l’Opéra-Studio à de nombreuses reprises.
L’Opéra-Studio organise également chaque année des Rencontres d’été pour grand
orchestre, accueillies durant plusieurs années par les Fêtes de Genève, organisées
depuis 2005 dans le cadre des Musicales Morzine/vallée d’Aulps.
Parallèlement aux productions lyriques, il s’attache également à soutenir
ponctuellement des réalisations de concerts originaux, regroupant des chanteurs et des
instrumentistes venant de diverses régions d’Europe.
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Quelques réalisations de l’Opéra-Studio de Genève
Voici quelques unes de ses 70 réalisations en Suisse, en France, en Italie, en Belgique.
1983.- Le Jeu de Daniel, manuscrit de Beauvais (anonyme, XIIIe siècle)
1983.- La Fida Ninfa, Antonio VIVALDI
1984-1986-2003.- L' Arche de Noé, opéra d’église de Benjamin BRITTEN (35
représentations)
1984.- Le Combat de Tancrède et Clorinde, Claudio MONTEVERDI
1985.- Les Tréteaux de Maître Pierre, Manuel DE FALLA
1986.- Le Maître d'Ecole et Pimpinone, G.-Ph. TELEMANN
1987-1989.- La Flûte Enchantée présentée aux enfants, Wolfgang-Amadeus MOZART
(20 représentations)
1988-1989.- Griselda, Antonio SCARLATTI
1990.- Le Grand Tétras, Jean-Marie CURTI (600 interprètes)
1991-1994.- T'es fou Nicolas !, opéra de chambre de Jean-Marie CURTI (16
représentations)
1990-1991.- Sacra rappresentazione, G. TRICARICO
1992.- King Arthur, Henry PURCELL
1993.- Les sept pêchés capitaux, K. WEILL
1994.- Candide, opéra-comique, Jean-Marie CURTI
1995.- Le Jeu d'Hérode, drame liturgique, Fleury, XIIe siècle
1996-1997.- L'Histoire du soldat, RAMUZ, STRAWINSKY
1997.- La Bohème, Giacchomo PUCCINI
1998.- Lady, be good !, Georg GERSHWIN
1998.- Le jeu de Robin et Marion, Adam de LA HALLE
1999.- Les chercheurs d’or, création pour Vernier, Jean-Marie CURTI
2000.- Carmen, Georges BIZET
2000.- Barbe-Bleue, Jacques OFFENBACH
2001.- Les noces de Figaro, Wolfgang-Amadeus MOZART
2002.- Requiem, Giuseppe VERDI, mise en espace (tournée)
2002.- Carmina Burana, Carl ORFF, mis en scène et en ballet
2002.- La Traviata, Giuseppe VERDI
2003.- Samson et Dalila, Camille SAINT-SAENS
2003.- La damnation de Faust, Hector BERLIOZ
2004.- Venus & Adonis, J. BLOW / Dido & Aeneas, Henry PURCELL
2004.- Don Giovanni, Wolfgang-Amadeus MOZART
2004/2005.- La belle Hélène, Jacques OFFENBACH
2005.- Eugène Onéguine, Piotr Illitch TCHAÏKOWSKY
2006.- Le Jeu de Daniel, drame liturgique du XIIe siècle, nouvelle production en
tournée
2006.- L’enlèvement au sérail, MOZART, nouvelle production en tournée
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Biographies
Jean-Marie CURTI
Chef d’orchestre suisse, Jean-Marie CURTI est né à Montreux. Après une
formation littéraire à Fribourg, il effectue ses études musicales dans
diverses villes d'Europe dont l'Accademia Chigiana de Sienne. Etabli à
Genève, il fonde en 1975 l'Atelier Instrumental et, en 1982, l’OpéraStudio de Genève.
Jean-Marie CURTI dirige durant 20 ans un chœur de chambre, le Cantus
Laetus. En 1995 naît une nouvelle formation de musique médiévale,
Campus Stelle. Il est également nommé à la tête des Musiciens d’Europe,
orchestre en résidence aux Dominicains de Haute-Alsace (Guebwiller).
Durant plusieurs années, directeur artistique de l'Abbaye de Bonmont en Suisse, chef
invité permanent des CERN Choir & Orchestra durant six ans, puis de l'Orchestre des
Jeunes du Nord/Pas-de-Calais (Lille), Jean-Marie CURTI l'est maintenant régulièrement
dans toutes les régions de Suisse, de France, à Paris, en Italie, en Espagne, en Allemagne,
en Belgique, en Chine, en Ukraine et en Pologne. Il a dirigé les concerts de musique
classique aux Fêtes de Genève avec un grand orchestre ad hoc Europa Musa durant
plusieurs années, avant de déplacer cette action d’été à Morzine (Haute-Savoie).
Par ailleurs, chanteur haute-contre, organiste titulaire à Hermance/Genève, Jean-Marie
CURTI est également compositeur : le « Jeu de l'esprit », opéra d'église ; « L'appel »,
ballet avec percussions ; « L'espoir des fous », cantate pour chœur et orchestre ;
« Candide », opéra-comique sur le fameux conte de Voltaire ; « Le grand Tétras », opéra
pour 600 interprètes ; « T’es fou, Nicolas », théâtre musical avec cor des Alpes ; un
opéra pour la commune de Vernier : « Les chercheurs d'or »... Il a donné à Paris sa
musique de scène pour « Clitandre » de Pierre Corneille ; il a créé à Genève un poème
symphonique sur les « Béatitudes » avec Michaël Lonsdale.
Jean-Marie CURTI a également édité divers travaux musicologiques sur le Moyen-Âge et
anime régulièrement des stages sur les origines et l'évolution du drame liturgique.
Caterina PANTI-LIBEROVICI
Née à Turin, avec un diplôme de maturité classique en poche, Caterina PANTILIBEROVICI est aussi diplômée de théorie et de solfège au Conservatoire Giuseppe Verdi
de Turin (Italie), où elle a étudié la clarinette et le chant. Dès 1986, elle se lance
comme metteur en scène et comédienne dans la compagnie dont elle est la fondatrice :
« La Congrega degli Indomiti ». Diplômée de l'école du théatre Sibile de Turin, dirigée
par L. Ronconi, cette actrice trentenaire a suivi le stage triennal d’assistant à la mise en
scène au Théâtre de la Scala.
Caterina PANTI-LIBEROVICI a réalisé de nombreux opéras en tant que metteur en scène :
« Andrea Chénier » de Umberto GIORDANO (2004, théâtre Donizetti de Bergame),
« Rigoletto » de VERDI (2004, théâtre municipal d’Atri), « Les convenances et les
inconvenances tréâtrales » de Gaetano DONIZETTI (2003, théâtre national croate de
Zagreb), « Les Capulet et les Montaigu » de Vincenzo BELLINI (2002, théâtre national
croate de Zagreb), « La somnambule » de V. BELLINI (théâtre national croate d’Osjiek),
« Le mariage secret » de Domenico CIMAROSA (2001, théâtre national croate d’Osjiek),
« Chi dell'altrui si veste presto si spoglia » de D. CIMAROSA (2000, pour l’Académie des
Arts et métiers du théâtre de la Scala de Milan) et « La lettre anonyme » de G.
DONIZETTI (1997, pour l’Académie des Arts et métiers du théâtre de la Scala de Milan).
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Silvia Gatti
Née à Turin (Italie), Silvia Gatti débute son parcours professionnel comme danseuse
classique, s’orientant par la suite à la danse contemporaine et au théâtre danse. De
1980 à 1988, elle intègre la compagnie « Gruppo danza di Torino » dirigée par Sara
ACQUARONE.
De 1989 à 1995, elle danse au sein de la compagnie Sutki, dirigée par Anna SAGNA, et
avec laquelle elle participe à de nombreuses tournées en Europe et dans le monde
entier. De 1994 à 1997, elle donne des cours pour des enseignants au sein du projet
« Kaléidoscope » pour la ville de Turin. Dans les années 1996/97, elle collabore avec le
« Gruppo della Rocca », travaillant intensément sur le rapport entre le théâtre et les
porteurs de handicaps, réalisant avec celui-ci quelques performances.
En 1997, Silvia GATTI travaille comme professeur spécialisée en expression corporelle
dans le projet « Tespi » (ISRAE). Durant les dernières saisons, elle est engagée comme
danseuse dans les productions de la Scala de Milan et de la Fondation Arena de Vérone ;
elle est aussi chorégraphe dans diverses productions de l’Opéra de Zagreb (Yougoslavie).
Raphaël MARBAUD
Natif d’Avignon, Raphaël Marbaud se met à travailler le chant parallèlement à
l’apprentissage de la guitare et à des études de musicologie. L’essentiel de sa formation
vocale se fait avec Alain Charles, de l’Opéra d’Avignon . Il complète sa technique par de
nombreux stages avec différents artistes : Lise Arseguet-Romeny, Rudolph Baus. A l’issue
de ses études musicales, il dispose d’une licence de musicologie, d’un premier prix de
solfège et de solides connaissances en harmonie et contrepoint. Après quatre ans à
enseigner la musique dans le secondaire, il débute une carrière de chanteur en 1996.
Il s’illustre dans de nombreux domaines : la musique contemporaine, la mélodie, le lied,
la renaissance anglaise, le baroque et l’oratorio, avec entre autres à son actif, le
« Magnificat » et plusieurs cantates de Bach, « Les Sept paroles du Christ en croix » de
Schütz, « Jephté » de Carissimi, « Le reniement de Saint-Pierre » de Charpentier,
différentes messes de J. Haydn, le « Requiem » de Mozart, le rôle d’Hérode dans
« L’Enfance du Christ » de Berlioz ou encore Jésus dans « La passion selon Saint-Jean »
de J.-S. Bach , tout cela avec différents ensembles et orchestres régionaux comme le
groupe vocal Musicatreize, l’orchestre d’Avignon, l’orchestre de Cannes...
Il se tourne progressivement vers l’opéra où sa voix souple et agile lui permet d’aborder
un répertoire varié. Parmi les rôles à son actif, on trouve le Génie du Froid dans « King
Arthur », le Grand Inquisiteur dans « Don Carlo », Don Basilio dans « Le Barbier de
Séville », Zuniga dans « Carmen », Colas dans « Bastien et Bastienne », Méphistophélès
dans « Faust » de Gounod, Uberto dans « La Serva padrona », Masetto et le commandeur
dans « Don Giovanni », etc.
Parmi ses quelques incursions dans l’opérette, on trouve notamment le rôle du Baron
Grog dans « La Grande duchesse de Gérolstein » ou encore celui du mari dans « Un Mari
à la Porte » du même Offenbach. Les théâtres de province lui ouvrent régulièrement
leurs portes : Dax, Mont-de-Marsan, Salon-de-Provence, Aix-en-Provence, Agen, le
théâtre de l’Odéon à Marseille, le Théâtre antique de Sanxay, l’Opéra-Studio de Genève,
Draguignan, Grenoble, Saint-Etienne. Il a chanté dernièrement le Requiem et la Messe
du couronnement de Mozart au festival d’art sacré d’Antibes.
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Mercedes HERNANDEZ
Née à Saint-Jacques de Compostelle (Espagne), la
soprano Mercedes HERNANDEZ commence sa
formation musicale et chante dans plusieurs
chœurs dès son enfance. Si elle s’est spécialisée
en musique ancienne, elle étudie le chant au
Conservatoire de Toulouse (France), à la
Musikhochschule de Trossingen (Allemagne) et à la
Schola Cantorum Basiliensis (Bâle-Suisse), avec
des professeurs comme Guillemette LAURENS,
Richard LEVITT et Montserrat FIGUERAS.
Comme soliste, Mercedes HERNANDEZ se produit en Europe et en Amérique latine, avec
plusieurs ensembles et orchestres. Elle a chanté dans les festivals les plus renommés
(Beaune, Ribeauvillé, Biennale de Berlin...) et des salles de concert (Liceu de
Barcelonne, Konzerthaus à Vienne, Auditorio nacional de Madrid, Cité de la Musique à
Paris, Konzerthaus à Berlin...). Elle a enregistré pour plusieurs radios (ORF, RNE...) et
télévisions (TVE, TVG, SW...).
Depuis 1991, Mercedes HERNANDEZ chante avec « La Capella Reial de Catalunya »
dirigée par Jordi SAVALL, avec laquelle elle enregistre « Cantigas de Santa María-Alfonso
X » et « Misteri d'Elx ».
Elle a chanté aussi avec « Le Parlement de musique » dirigé par Martin GESTER, a
enregistré les « Vêpres de Noel-Bassani, Legrenzi », CD très loué par la presse, et un
autre CD avec des musiques de CARISSIMI et FRESCOBALDI.
Avec Fernando REYES, elle fonde en 1991 l'ensemble Resonet à Saint-Jacques-deCompostelle ; elle enregistre d’ailleurs quatre CD sur la musique des Chemins de SaintJacques. Avec l'ensemble UCS-Hannover, elle enregistre Fiesta española : rencontre
entre la musique ancienne et le flamenco, CD numéro 1 en Allemagne. Avec l'ensemble
Elyma, dirigé par Gabriel GARRIDO, elle enregistre « Fiesta criolla » et « Musique à la
cathedrale de Oaxaca ». Elle chante aussi avec le Harp Consort dirige par Andrew
LAWRENCE KING et La Fenice avec Jean TUBERY.
Dans le domaine du lied, elle travaille avec les pianistes Antonio LOPEZ et Manuel
BURGUERAS. Elle a exhumé des œuvres du valencien Martini SOLER.
Dans l'opéra, elle interprète au Théâtre de Bâle (Suisse) le rôle de Stonatrilla dans
l'opera seria de Floriano GASSMANN, et le rôle-titre dans « La Cleopatra » de Johann
MATHESON. Dirigée par Jordi SAVALL dans l'opéra de Juan HIDALGO, « Celos aún del aire
matan », elle chante Alecto à l'Auditorium de Barcelone et au Wiener Konzerthaus, et
« L’ange » dans la Representazioni d’anima e corpo de Emilio CAVALIERI à Graz.
En février 2001, elle débute au Gran Teatre del Liceu de Barcelona avec le rôle de la
Ninfa dans « L’Orfeo » de Claudio MONTEVERDI, dirigé aussi par Jordi SAVALL. Avec
Elyma, elle participe aux productions de « L’Orfeo » de MONTEVERDIet de « La Virtu
d’strali d’amore » de CAVALLI. Avec le Swiss consort dirigé par Christophe DORSAZ, elle
chante « La serva padrona » de PERGOLESI à Genève et à Champéry. Avec l’orchestre
Real Filarmonia de Galicia, elle participe à la production de « La flûte enchantée » de
MOZART à l'auditorium de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Elle a participé aussi à différentes productions théâtrales du Pegasus theater (Wiesbaden)
comme chanteuse, et avec Resonet, UCS et Swiss Consort, elle s’est produite dans
différents théâtres musicaux
(« Don Pantalone », « Une nuit dans les jardins
d’Espagne ») et autres concerts mis en espace. Elle a donné des cours de chant à SaintJacques-de-Compostelle et à La Habana (Cuba).
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Genèse de l’œuvre
Au cours du XVIIIe siècle, Naples était l’une des villes les plus populeuses d’Italie. A la
suite de la domination espagnole, presque bicentenaire – laquelle, disons-le en passant,
contribua forcément à la gestation du style musical napolitain de ce siècle -, cette
enclave géographique située entre le Vésuve et la mer, commençait à exercer une
certaine suprématie politique et sociale. La cour fastueuse aimait satisfaire ses appétits
artistiques par de la bonne musique : essentiellement dans le cadre de la mode
irrésistible de l’opéra.
Plusieurs théâtres importants fonctionnaient ; les conservatoires et écoles de chant
proliféraient. La ville atteignit alors le rang d’épicentre lyrique italien. Et un personnage,
capable d’agglutiner cette constellation favorable de facteurs sociaux et artistiques,
allait surgir au moment opportun : Alessandro SCARLATTI (1660-1725). Il réalisa la fusion
entre le goût musical napolitain inné et si particulier, et les nécessaires réformes des
libretti imposées par Apostolo ZENO (1668-1750) et le grand Pietro METASTASIO (16981782), lesquels prétendirent éliminer des textes la superficialité et l’hétérogénéité de
l’école vénitienne. De telle manière que s’est forgé un patron pour l’opéra, caractérisé
par la volonté de concrétion et de véracité dramatique, mais encore, par la fluidité
mélodique, la clarté harmonique, l’adoption déterminée de l’aria da capo et l’emploi de
chansons populaires.
Formé dans le climat, les goûts, la technique de l’école napolitaine et admirateur
inconditionnel de SCARLATTI, PERGOLESI (1710-1736) se révéla être le bénéficiaire
progressiste d’un tel patrimoine. Les joyeuses et populaires intentions de l’opera buffa
(ou opéra bouffe) ne tardèrent pas à s’opposer aux prétentions aristocratiques et
transcendantes de l’opera seria (ou opéra sérieux). Il faut en cherche les traits
essentiels dans les personnages de la commedia dell’arte, allégés par le brillant dialogue
et la désinvolture musicale inhérents à des situations et caractères pris dans la vie
quotidienne.
Un vigoureux réalisme comique émerge de la parodie ou de la caricature du talent
héroïque et pompeux de l’opéra dit sérieux :
• le nombre d’acteurs a été réduit (à deux, en général) ;
• l’emploi de chansons et de danses populaires augmente ;
• on cesse de faire appel aux castrats, dont les voix aigues diminuaient le naturel
de l’action ;
• on octroya davantage de liberté à la forme, de la simplicité à l’harmonie et de la
flexibilité à l’harmonie.
Ingrédients qui, au début, furent employés dans des scènes légères, festives et souvent
sans rapport entre elles, lesquelles étaient représentées durant les entractes d’œuvres
plus ambitieuses (cette habitude provenait des intermedi de la Renaissance, sortes
d’interludes musicaux destinés à remplir les intervalles de pièces théâtrales classiques).
Vers 1700, ces parenthèses manquant de cohésion s’étaient déjà cristallisées en entités
personnalisées et autonomes, bien qu’on ait continué à les mettre en scène en
complément de productions plus prétentieuses. Il en fut ainsi de l’opéra bouffe le plus
célèbre et décisif : La serva padrona (en français, La servante maîtresse), créé dans les
intermèdes de Il prigioniero superbo, également de PERGOLESI (Théâtre San Bartolomeo,
à Naples, le 28 août 1733).
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
L’œuvre principale remporta peu de succès, tandis que l’entremet distrayant fit l’objet
de soirées successives. Il conquit bientôt les publics italiens les plus divers, puis ceux
d’Europe (Allemagne, Suisse, Autriche, Angleterre, Espagne, Scandinavie…). En 1752, il
obtint un éclatant triomphe à Paris. Il déchaîna en outre la guerre des bouffons,
laquelle divisa les Parisiens en deux partis irréconciliables : les partisans de la simplicité,
de la transparence, de la chaude expressivité italiennes (le coin de la Reine, avec
ROUSSEAU et les Encyclopédistes à sa tête) et les défenseurs de l’intellectualisme de
RAMEAU et de ses acolytes (le coin du Roi, commandé par LOUIS XIV et la Pompadour).
On peut dès lors imaginer l’influence exercée sur la musique française de l’époque, en
particulier sur les débuts et le développement de l’opéra comique. Influence qui, de fait,
s’exerce sur l’évolution du genre lyrique en général, du baroque à MOZART. Le Figaro ou
le Don Giovanni du musicien salzbourgeois, dans l’exceptionnelle représentation de la
psychologie – en divers points inégalée -, des mœurs et de la société, ne font que
s’abreuver à la source stylistique érigée par le style buffo, parfaitement incarné par la
petite œuvre maîtresse de PERGOLESI.
Il semble que La serva padrona possède une capacité de suggestion intemporelle. Il ne
faudrait pas reconnaître ce don au seul PERGOLESI (nom dérivé de Pergola et de Iesi,
ville des marches d’où était originaire la famille de Giovanni Battista, lequel l’adopta
pour le substituer au patronyme paternel de DRAGHI). Le mérite revient aussi en partie
au poète napolitain Gennaro Antonio FEDERICO, qui réussit à écrire un livret simple et
au comique garanti.
Les péripéties dans lesquelles sont entraînés le vieux et grincheux UBERTO et SERPINA,
la servante dégourdie qui trame un plan machiavélique destiné à se marier avec son
maître bien candide, regorgent de vivacité et de picaresque. La fiction, toujours
efficace du déguisement fait de VESPONE, le domestique soumis et simple, par ailleurs
personnage muet (en raison d’une lésion organique ou d’une impossibilité de parler face
à l’irréfrénable loquacité de ses comparses), un impérieux et redoutable CAPITAN
TEMPESTA. Face aux exigences et aux menaces du prétendant imaginaire, le vieil
homme réticent finit par accepter de se marier. L’œuvre atteint le comble du comique
lorsque VESPONE est démasqué, épisode logiquement suivi d’une colère néanmoins
fugace du vieil homme dupé, UBERTO. Le langage direct, incisif et émaillé de tournures
populaires, contribue pour une large part à la grâce et à la causticité des actions.
Un comique qui s’appuie sur des moyens à l’efficacité reconnue : l’exagération des
caractères, le double sens du masque, les incongruités et faiblesses humaines. Cela,
sans éviter les incursions toujours délicates dans le ridicule, genre qui, selon la façon
dont il est traité, peut appeler la pure vulgarité aussi bien que le phénomène esthétique
à capacité hilarante garantie. Avec le talent de FEDERICO et de PERGOLESI, la seconde
formule l’emporte.
Ainsi, le vérifie-t-on dans le sentiment d’allégresse saine suscité chez l’auditeur par une
action et une musique qui semblent requérir des confidents ; qui incitent à une
participation presque familière. Peut-on demeurer insensible au pouvoir de suggestion
immédiate que la satire des vices et défauts humains impénitents entraîne
généralement ? Est-il possible de se soustraire à la floraison mélodique, naturelle et
concise, à l’incision rythmique, à l’accompagnement léger et caractérisé de l’orchestre,
à la riante spontanéité de cette partition ?
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Un semblable pouvoir de captation sensible trouve l’un de ses meilleurs atouts dans
l’heureuse interpénétration de la musique et du texte. L’idiosyncrasie (manière d’être
particulière à chaque individu qui l’amène à avoir des réactions, des comportements qui
lui sont propres), le climat créé par les paroles et les actions sont décrits avec une
précision admirable.
Rappelons, à titre d’exemple, la vivante simulation sentimentale de « A Serpina
penserete », avec ces brusques changements de tempo qui expriment si fidèlement le
passage de l’hypocrisie à l’auto-confidence chez la spirituelle servante ; ou les doutes
séniles et l’étourderie maladive de « Son imbrogliato io già… », présenté avec une très
vive impression mi-sérieuse mi-bouffonne, qui atteint son génie dans la phrase « Uberto,
pensa a te » ; ou encore les demandes et le manque de modestie de SERPINA, les
pleurnicheries et les protestations de UBERTO insérées dans le duo de l’ « Intermezzo
primo », dont la véracité psychologique annonce MOZART dans son art définitif – un
demi-siècle à l’avance.
Une sorte de plastique qui ressemble à une entité vivante, née de l’urgence
communicative, prend ainsi forme. La fugacité et le sentiment de l’instant présent et
passager sont appréhendés dans toute leur fraîcheur. Aussi, le discours général jouit-il
de cet insaisissable naturel, de cette inaltérable fermeté, comme s’il s’agissait d’une
phénomène biologique. En définitive, nous assistons à une caractérisation profonde et
subtile, qui marque une transition stylistique et historique décisive pour les possibilités
de l’expression musicale.
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève
Résumé de l’œuvre
« La Serva padrona » connut 100 représentations à l’Opéra de Paris, avant de passer, en
1753, à la Comédie française où elle fut jouée 96 fois. C’est un opéra à petite échelle,
l’orchestre n’étant composé que d’un quatuor à cordes. La pièce comprend une
ouverture et deux intermezzi distincts, composés chacun d’une aria pour les deux
personnages, et d’un duo.
Premier intermezzo
L’ouverture est joyeuse. Le rideau se lève : Uberto s’habille pour sortir, tout en se
lamentant d’avoir attendu trois heures un chocolat qui n’est toujours pas arrivé. Il
s’impatiente dans une aria moins formelle que celles qui suivront, toutes dans la forme
da capo. Ses reproches s’adressent à sa servante Serpina dans le récitatif qui s’ensuit.
Mais elle le bouscule et renvoie Vespone à ses affaires.
La fraîcheur de l’aria d’Uberto, « Sempre in constrasti », est assez typique de la
partition ; une grande agilité vocale est nécessaire pour la mener à bien. Serpina
sermone Uberto une fois encore dans l’aria allegretto « Stizzoso, mio stizzoso »
Uberto, exaspéré par une telle tyrannie, demande à Vespone d’aller lui trouver une
épouse. « Quelle excellente idée, rétorque Serpina. Pourquoi pas moi ! » Dans le duo
suivant, elle soutient qu’elle est un parti tout à fait acceptable, alors qu’il se dit décidé
à se débarrasser d’elle – tout en s’avouant quelque peu dépassé par la situation.
Second intermezzo
Serpina manigance un stratagème qui forcera Uberto à l’épouser. Vespone saura l’aider.
Elle annonce qu’elle a trouvé pour mari un soldat : la capitaine Tempête. Elle décrit son
mauvais caractère et ajoute, dans une aria pathétique (« A Serpina penserete »), qu’elle
espère n’être pas complètement oubliée après son départ. Elle apparaît alors comme
une toute autre femme.
Mais dès l’instant où elle voit un changement s’opérer sur le visage de son maître, le
tempo de la musique change également, et nous savons que nous avons toujours affaire
à la Serpina habituelle.
Dès la fin de son aria, Uberto lui a pris la main : la ruse a donc produit son effet. Uberto
ne sait plus quoi penser : « Son imbrogliato io già ». Serpina réapparaît, escortée de
Vespone. Il semble prêt à exploser de colère à la moindre provocation, mais n’en reste
pas moins parfaitement silencieux, comme toujours.
Uberto est horrifié par son comportement inquiétant. Est-ce vraiment là le mari qu’il
faut pour Serpina ? Elle répond que le capitaine réclame une dot importante ; à défaut,
il refusera de l’épouser et il faudra alors qu’Uberto le remplace.
Les fiançailles du maître et de la servante sont à peine conclues que Vespone arrache sa
fausse moustache et son déguisement militaire. Uberto proteste vainement. Dans le duo
qui clôt l’opéra, il avoue son amour pour Serpina.
« La serva padrona » de PERGOLESI
Production n°77 - Opéra-Studio de Genève

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