Icarisk 19

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Icarisk 19
N°19 / JANVIER 2007
Journal mensuel des Junior-Entrepreneurs en Gestion Des Risques – IRIAF
ICARE - Identification Conseil Analyse des Risques en Entreprises- est la première Junior-Création labellisée par le CNJE spécialisée en :
o Management de la Qualité, de la Sécurité et de l’Environnement
o Management de la Sécurité des Systèmes Industriels et des Systèmes d’Information
COUT D’OBTENTION
DE LA QUALITE p. 6/7
Un outil de pilotage
souvent méconnu
trop
Actualité
p. 3
Anciens GdR, que deviennent-ils ?
Sécurité & santé au travail p. 4
Le stress dans le milieu professionnel
Systèmes d’information
p. 8
Spam : le point sur un fléau du net
Environnement
p. 5
Maîtriser la démarche HQE à l’échelle
communale
Systèmes d’information
p. 9
Commerce électronique et sécurité
Sécurité industrielle
p. 10
ATEX : le risque des silos de stockage
Sécurité
p. 11
Intoxication au monoxyde de carbone
JOURNAL ICARISK NUMÉRO 19 / JANVIER 2007 / INTERDIT A LA VENTE / NUMERO ISSN EN COURS
2
News
Ecolo-innovation
L’édito
Bonne année !
Et bonne santé aussi. L’équipe
d’Icarisk vous présente tous
ses vœux pour 2007. Une
année qui, à n’en pas douter,
sera prolifique pour votre
journal préféré.
Le journal continue d’évoluer
tant en contenu qu’en forme.
Ce mois-ci nous rajoutons les
news,
une
sélection
d’informations que la rédac’ a
jugé intéressant de vous
présenter. D’ailleurs si vous
souhaitez vous aussi nous
faire parvenir des infos qu’il
serait intéressant de publier,
n’hésitez pas à nous envoyer
un lien ou un texte par mail à
l’adresse :
[email protected]
La rédac’ est heureuse de
souhaiter la bienvenue à
Antoine Durand qui intègre
l’équipe comme rédacteur SSI
avec un article sur le Spam.
Enfin, une petite annonce :
nous
recherchons
une
personne
motivée
pour
prendre la relève de Grégory
Le Gall à la tête de l’équipe de
relecture. Si vous êtes motivé,
n’hésitez pas à venir nous
voir.
La Rédac’
Cette année lors de Pollutec, l’ADEME a
remis le 1er prix du Trophée des
Technologies Economes et Propres à la
société Aprochim (53) pour son procédé
d’élimination du pyralène (PCB). La
société
spécialisée
dans
la
décontamination d’équipements a mis au
point une technique propre et économique
d’élimination en portant en phase gazeuse
les PCB, très dangereux pour la santé.
Alternative
rentable
Les nouveaux tarifs sur le rachat de
l’électricité à partir d’installations
photovoltaïques (fixés par arrêté du 10
juillet 2006) relance le développement
de la filière. Désormais, chaque kWh
produit rapporte 30 c€ au propriétaire de
l’installation si celle-ci est située en
France métropolitaine, ce qui améliore
la rentabilité du solaire. L’association
européenne
de
l’industrie
photovoltaïque (EPIA) estime que le
coût du kWh photovoltaïque sera
inférieur au kWh réseau classique dès
2010 dans les zones très ensoleillées où
l’installation pourra fonctionner 1800
heures/an et dès 2020 dans les zones où
l’installation pourra fonctionner 900
heures/an.
Erratum
L’Open Source,
grand séducteur
8 villes hollandaises étudient la
possibilité de migrer leurs
postes de travail vers le
système
GNU/Linux.
En
Finlande, le ministère de la
justice
n’utilise
plus
qu’OpenOffice au dépens de
Microsoft Office. Chez nous,
ce sont les parlementaires du
l’assemblée qui s’équiperont
en logiciels libre à compter de
juin 2007, sans compter les
étudiants de la région Centre
qui ont reçu des ordinateurs
portables sous Linux depuis la
rentrée 2006.
Académie propre
L’académie de Poitiers s’illustre en
matière
d’Education
à
l’Environnement
pour
un
Développement
Durable,
notion
introduite par la circulaire du 8 juillet
2004. En effet, elle vient de lancer
récemment le « collectif carbone ». Ce
collectif s’efforcera de trouver des
solutions pour réduire les émissions de
gaz à effet de serre d’établissements
scolaires de l’académie comme celui de
Parthenay (lycée Pérochon). Le recteur,
très satisfait, parle d’une réelle
démarche de développement durable.
Neo Noé ?
Lors du dernier numéro une
erreur s’est glissée dans l’article
« les gratte-ciel écolos ». En
effet,
le conseil de Paris à
interdit
la
construction
d’immeubles de plus de 37m lors
de l’adoption du PLU (Plan local
d’Urbanisme) en juin 2006. Cette
mesure
se
restreint
donc
uniquement à la ville de Paris.
Sources :
magazine
« ça
m’intéresse », octobre 2006.
Au beau milieu de l’arctique sur une île proche
du pôle nord, une chambre forte prête à
accueillir des millions de semences est en
construction. Cette arche de Noé servira à
conserver dans la glace les échantillons
génétiques des principales cultures vivrières de
la planète qui pourront être ainsi conservées
des centaines d’années. A l’initiative de cinq
pays nordiques et de l’ONG, cette mesure a
pour but de protéger l’approvisionnement
agroalimentaire mondial en cas de catastrophe
naturelle ou nucléaire.
ACTUALITE
3
Sur la trace
des « anciens GDR »
Entre deux verres lors de votre dernière rencontre,
avez-vous réellement retenu ce qu’ils sont devenus ?
LE GOASTER Alexandre
Ingénieur Sécurité des Systèmes
d’information et Evaluateur
Critères Communs au Centre
d’Evaluation de la Sécurité des
Technologies de l’Information
(CESTI) chez SILICOMP-AQL
à Cesson-Sévigné (35)
Cadre et en CDI, je travaille sur
l’évaluation de produits de
sécurité informatique selon la
norme des Critères Communs
(ISO 15408)
Contact : 02.99.12.52.39 et
[email protected]
MESTAS Christelle
Responsable SE au Groupement
Local Employeur à La Rochelle
Cadre et en CDI, je travaille
pour une association qui
regroupe différentes entreprises
d’une même région pour pouvoir
partager
des
compétences
communes. J’interviens dans
deux entreprises dans la zone
industrielle de Périgny (17) :
LEA NATURE (agroalimentaire
et cosmétique) et MAISON
SALBREUX
(matériel
de
pesage, cuisine prof. et froid).
L’avantage de ce type de
groupement c’est la découverte
de plusieurs secteurs d’activités
en même temps mais ceci
impose une bonne organisation.
Contact : 06 89 90 77 10 et
[email protected]
Et les autres…
Gournay Baptiste
Poursuit sa vie d’étudiant
en M2 « droit interne de la
défense et de la sécurité »
à l’université Lille 2, son
objectif : faire la fête tous
les jeudis sur Lille
Contact : 06 75 23 58 47
et [email protected]
JOUFFROY Julien
Consultant
Prévention
des
risques au Centre Européen de
Prévention des Risques à Niort
et au Ministère de l’Intérieur
Cadre et en CDD, j’analyse de
risques d’évènements de sécurité
civile.
AUGUSTIN Nicolas
Assistant
à
la
Maîtrise
d’Ouvrage à Viamédis à Le
Perreux sur Marne (94) en CDI
Contact : [email protected]
BUTIN Arnaud
Ingénieur
Qualité
Sécurité
Environnement chez EMIX au
Parc d'activités de la Croisière –
23300 St Maurice la Souterraine
Cadre et en CDI, je mets en
place le SMI.
Contact : 06 89 43 88 89 et
[email protected]
EMIX est une fonderie de
silicium à application photovoltaïque qui possède une
licence exclusive d'exploitation
mondiale
concernant
son
procédé de fabrication (coulée
par tirage continu de silicium à
partir d'un creuset froid électromagnétique).
Je suis de retour dans ma région,
le Limousin, avec en face de
mon bureau les chevreuils qui se
promènent... Je ne vous cache
pas qu'ici la qualité de vie est
vraiment appréciable !
Bon courage à tous les GDR !
RAMANANDRAY Tsirison
Stagiaire ingénieur sécurité chez
GIE SESAM-VITALE au Mans
[email protected]
JAMAIN Stéphanie
Ingénieur HSE chez Fichet
Serrurerie Bâtiment à OustMarest (80)
Cadre et en CDI, je gère la
sécurité
et
l'environnement
(ISO 14001 en mars 2007)
Contact : 03 22 61 27 00 et
[email protected]
SAWADOGO Ahouseny
Animateur QSE chez DLE
Nantes, La Réunion à OustMarest (80)
J’anime le QSE sur les chantiers
dans des zones sensibles du
point de vue environnemental.
Contact : 06 15 06 54 09
JONDOT Mathieu
Délégué
Régional
de
la
Prévention chez PREVENCEM
en Ile de France – Champagne
Ardenne - Picardie
Cadre et en CDI, je conseille les
carriers en prévention des
risques et des accidents.
Contact : 06 07 76 31 79 et
[email protected]
LACU Christophe
Ingénieur
Sécurité
chez
DESCHIRON (terrassement) à
Morangis dans l’Essonne
Cadre et en CDI, je gère le SMS,
statistiques sécurité, vérifications
périodiques, audits, formations,
incendie, veille réglementaire,
signalisation, affichage sécurité
[email protected]
PARIS François
Consultant
QSE
chez
Hémisphères (groupe Altran) à
Levallois-Perret (92)
Cadre et en CDI, j’analyse les
risques industriels, études de
dangers, POI, Modélisation de
scénarios accidentels, systèmes
de Management, audits…
Contact : 06 76 93 63 60 et
[email protected]
En bref
De nombreux
anciens GDR ont
trouvé le chemin
de l’emploi,
d’autres
cherchent
encore…
Cette liste
d’étudiants
malheureusement
très peu
exhaustive sera
complétée
courant année
2007 par la mise
à jour de
l’annuaire des
anciens étudiants,
enfin…
Une importante
base de données
de contacts qui
pourrait
certainement
s’avérer très
utile…
Des stats
Le soleil brille
pour les anciens
MSSISI avec plus
de 70% des
étudiants en CDI
obtenu ou à
venir.
Pour les MSESI,
les CDI sont plus
durs à obtenir
mais la demande
est là !
SECURITE ET SANTE AU TRAVAIL
4
Le stress au travail
Un risque majeur pour les hommes et les organisations
En bref
Le stress au travail
est un véritable
fléau qui révèle
souvent
un
malaise dû à un
management
oppressant ou à
une organisation
du travail peut
saine.
Véritable risque
majeur
nous
serons
les
premiers
concernés demain
pour prévenir ce
phénomène aussi
bien dévastateur
pour l’homme que
pour
les
organisations.
Quelles sont les
sources de stress ?
Quelles en sont les
conséquences ?
Comment créer un
climat social sain
et prévenir ce
risque ?
Des questions clés
auxquelles
cet
article donne un
début de réponse.
Des stats
28 % part de
salariés souffrant
de stress au travail.
78 % des cadres
ont une pression
(très) élevée.
20 Md € coût du
stress au niveau de
l’UE sur 1 an.
Le stress est à
l’origine de 50 % à
60
%
de
l’ensemble
des
journées de travail
perdues.
Qu’entendons nous par
stress ?
Un constat : 1 salarié sur 3
déclare souffrir du stress au
travail, ce phénomène n’épargne
aucun secteur et touche toutes
les personnes, des opérateurs aux
dirigeants.
D'après l'Agence Européenne
pour la Sécurité et la Santé au
travail, le stress « survient
lorsqu'il y a déséquilibre entre la
perception qu'une personne a
des contraintes que lui impose
son environnement et la
perception qu'elle a de ses
propres ressources pour y faire
face».
Le stress en milieu professionnel
peut être lié à plusieurs facteurs
classés en cinq catégories :
Facteurs liés à la tâche,
c'est-à-dire
au
contenu
même du travail à effectuer.
Facteurs liés à l'organisation
du travail.
Facteurs psychosociaux (liés
aux relations de travail).
Facteurs
liés
à
l'environnement physique et
technique (chaleur, bruit…).
Facteurs
liés
à
l'environnement
socioéconomique de l'entreprise.
Les effets du stress sur la
santé
Si notre organisme est soumis à
un stimulus stressant il va réagir
suivant trois phases : c’est le
syndrome général d’adaptation
(SGA).
L’alarme, la résistance et
l’épuisement.
Dans des situations de stress
chroniques
liées
à
des
contraintes durables dans le
travail, il apparaîtra au bout de
quelques semaines 4 types de
symptômes :
Physiques
Douleurs (coliques, maux de
tête, etc.), troubles du sommeil,
de l'appétit et de la digestion,
sensations d'essoufflement ou
d'oppression,etc.
Emotionnels
Sensibilité et nervosité accrues,
crises de larmes ou de nerfs,
angoisse, excitation, tristesse,
sensation de mal-être, etc.
Intellectuels
Perturbation de la concentration
nécessaire à la tâche entraînant
des erreurs et des oublis,
difficultés à prendre des
initiatives ou des décisions, etc.
Comportementaux
Modification des conduites
alimentaires,
comportements
violents et agressifs, isolement
social (repli sur soi, difficultés à
coopérer), etc.
Si cette situation perdure la
conséquence est le « burn out »,
c’est le stade ultime du stress il
est caractérisé par un état
léthargique de la personne.
Dans quelques cas plus rares, le
burn out peut entraîner la mort,
au Japon ce syndrome appelé
Karoshi est le degré le plus
absolu du burn out. La mort
résulte de la destruction des
glandes qui engendrent le stress,
les glandes surrénales. Mais
heureusement aucun cas n'a été
identifié en France pour l'instant.
Cela montre bien que gérer le
personnel par le stress c’est
prendre le risque de l’épuiser.
Le coût du stress : l’addition
svp !
Nous venons de voir les
conséquences pour l’homme,
pour
l’entreprise,
les
conséquences peuvent être très
lourdes
concernant
son
fonctionnement.
Voici ce qu’il faut évaluer pour
avoir une idée du coût engendré
par le facteur stress :
Gestion du turnover, de
l’absentéisme, des accidents
du travail ;
Remplacement
du
personnel, réorganisation du
travail ;
Difficultés de recrutement ;
Baisse de la productivité ;
Baisse de la créativité ;
Baisse qualitative du travail.
Comment détecter un
problème de stress au sein de
l’entreprise ?
Le management doit détecter ces
problèmes de stress grâce à des
indicateurs basés sur les points
abordés précédemment et aux
remontées d’informations du
CHSCT,
des
délégués
du
personnel…
Quelles mesures mettre en
place ?
Avant toute chose, il est
nécessaire d’agir en amont en
définissant une organisation et des
conditions psychosociales saines.
Selon un scientifique suédois le
travail doit être conçu pour :
Que chacun puisse influencer
sa vitesse de travail et ses
méthodes.
Que chacun a une vision et
une compréhension globale
du process.
Que chacun puisse utiliser et
développer
toutes
ses
ressources.
Permettre le contact humain
et la coopération entre les
acteurs.
Permettre à chacun d’avoir
du temps personnel (famille,
vie sociale…).
Par ailleurs, la prévention doit
aussi agir sur les situations déjà
stressantes
avant
que
des
problèmes
de
santé
n’apparaissent.
Ainsi, des actions doivent être
menées pour repérer ces situations
et les groupes de travailleurs y
étant exposés.
Ensuite il s’agira d’appliquer les 5
principes vus précédemment.
La réglementation ?
Le stress est reconnu comme un
risque professionnel et par
conséquent est soumis au code du
travail (article L 230-2 obligation
de l’employeur d’assurer la SST
des travailleurs) et doit être
intégré dans le document unique.
-LCEn savoir plus
Dossier web INRS : stress
au travail
Ouvrage INRS :
« ed 973 et ed 5021 »
ENVIRONNEMENT
5
La démarche HQE
Qu’est ce que la démarche HQE ? Dans quels projets s’inscritelle à l’échelle de la commune ?
La
haute
qualité
environnementale des bâtiments
ou HQE est un concept apparu
au début des années 90 et qui
s'est
depuis
largement
développé. Elle est aujourd'hui
au centre d’une politique de
développement durable qui
concerne l'ensemble du monde
du bâtiment. Elle vise à limiter
à court et à long terme les
impacts
environnementaux
d’une opération de construction,
de
réhabilitation,
ou
de
démolition tout en assurant aux
occupants des conditions de vie
saines et confortables. Il ne
s'agit pas d'une réglementation
ni d'un label, mais d'une
démarche
volontaire
de
management de la qualité
environnementale
(HQE® :marque déposée par
l’association HQE).
L'Association HQE basée à
Paris, a défini deux domaines
d'exigences
de
Qualité
Environnementale comportant
chacun deux sous-domaines :
Les cibles de maîtrise des
impacts
sur
l'environnement extérieur
(éco-gestion et l’ecoconstruction) ;
Les cibles de création d'un
environnement intérieur
satisfaisant (les cibles de
confort et de santé).
Il existe 14 cibles au total ayant
pour but d’améliorer la qualité
de vie des usagers (confort
thermique, qualité de l’air,
éclairage, bruit), de limiter les
nuisances locales, de réduire les
impacts et les consommations
énergétiques.
La Démarche HQE, s'appuie
d'une part sur un système
de
management
environnemental
de
l'opération, établi et
conduit
sous
la
responsabilité du maître
d'ouvrage,
d'autre part sur les
exigences
environnementales
définies à l'origine du
projet selon son contexte
et les priorités du maître
d'ouvrage.
En savoir plus
HQE, un article de
Wikipédia, encyclopédie
sur Internet ;
Ouvrage sur la
Définition des cibles de la
HQE des bâtiments ".
Association HQE. (1997).
Récupération des eaux de pluie
A l’échelle de la commune,
comment peut- on réaliser des
ouvrages
en
respectant
l’environnement ? C’est l’objet
du témoignage d’un adjoint à
l’urbanisme sur la commune des
Sorinières -44-. « Parmi les
cibles de la démarche HQE, 5
points importants sont à
souligner dans la gestion des
chantiers », a-t-il répondu.
« D’abord, nous faisons en sorte
de réaliser des chantiers
propres, c’est à dire intégrer la
sécurité, la gestion des déchets
(tri, pas de feu pour éviter les
émanations néfastes), des zones
de stationnement spécifiques aux
véhicules (rétention du fuel par
exemple).
Ensuite, nous installons des
systèmes d’eau chaude solaire
avec des capteurs individuels ou
collectifs. On peut également
utiliser
des
capteurs
photovoltaïques, l’intérêt est de
chauffer l’eau ou fournir de
l’électricité
au
réseau ;
concrètement ils sont aussi
utilisés sur les lampadaires dans
les
espaces
verts.
Troisièmement, nous intégrons
des
puits
canadiens
aux
habitations. Le puit canadien est
un réseau de tuyaux enterré sous
la maison où l’air chauffé par la
terre circule en permanence
(environ 14°C). Avec un système
de pompe en aval qui va
continuer à chauffer l’air, on va
pouvoir monter un chauffage au
sol basse température (35°C).
Les systèmes de récupération
des eaux de pluies sont
également très exploités, par
l’intégration notamment de
citernes (3 à 5 m3) dans la
construction.
Les
eaux
récupérées seront utilisées avec
le réseau d’eau de ville par le
biais d’un système alternatif
pour les chasses d’eaux par
exemple.
Enfin
d’énormes
progrès sont fait au niveau de
l’isolation
des locaux, on
privilégiera
des
matériaux
naturels comme le chanvre, la
ouate de cellulose, le béton
cellulaire, la brique multi
épaisseurs, et on verra de plus
en plus des maisons utilisant le
bois, la glaise ou encore la
paille ». A noter que le
chauffage collectif bois est en
projet sur la commune, et que
pour un chauffe eau écologique
il faut compter 5000 à 6000
euros supplémentaire par rapport
à une installation traditionnelle
avec un temps de retour sur
investissement inférieur à 10
ans.
-JM-
En bref
La démarche
HQE s’inscrit
dans une
politique de
développement
durable et vise à
limiter l’impact
négatif des
constructions sur
l’environnement.
Autrement dit,
elle définit la
capacité d'un
bâtiment à
préserver les
ressources
naturelles et à
répondre aux
exigences de
confort, de
qualité de vie et
de santé. Le
bâtiment doit
satisfaire ces
critères lors de sa
mise en œuvre et
au cours de sa vie
jusqu'à sa
déconstruction.
Des stats
En France, fin
2002 :
278 opérations
conduites selon la
démarche HQE
(dont 110 dans le
domaine de
l’enseignement).
LE DOSSIER DU MOIS
6
LE COUT D’OBTENTION DE LA QUALITE
Le « C.O.Q » dont il va être question par la suite n’est pas celui qui chante dans nos basses-cours, ni
celui qui indique le sens du vent au sommet d’un clocher….
En bref
Indicateur de pilotage performant,
le calcul du C.O.Q est méconnu
jusque là dans les démarches
qualité, prônant le concept
d’amélioration continue.
Clarifions le concept du C.O.Q,
pour ensuite comprendre quel doit
être le poids relatif des différentes
rubriques le composant, et enfin
aborder comment peut-on
simplement le calculer.
UN PEU D’HISTOIRE
Dans les années 70, diverses
publications des « maîtres qualité »
(JURAN,
DEMING,
CROSBY,
ISHIKAWA...etc.)
évoquent
directement ou indirectement la notion
de « coûts de la qualité ».
TAXONOMIE DES COUTS :
Par définition, le terme C.O.Q sera l’addition de deux termes conjugués :
D’autre part, le terme « Coûts de la Non-Qualité » qui désigne les dépenses
imputables à une mauvaise qualité.
D’une part, le terme « Coûts d’Investissement Qualité » qui désigne les dépenses
investies pour obtenir la qualité ;
c Les Coûts de Non-Qualité CNQ :
Ils sont liés aux défaillances d’un produit (ou service) et se classent en quatre catégories :
Coût de Non
Qualité
Exemples de CNQ
Direct
Frais dont les
conséquences sont
directement
chiffrables
Indirect
Frais dont les
conséquences sont
indirectement
chiffrables
FEIGENBAUM développe quant à lui
le concept de l’usine fantôme, qui est
une usine parallèle, dans lequelle il y a
un détournement de 40% de la
production de l’usine « officielle ».
Avant les années 2000, seuls les
référentiels propres à l’automobile
exigent de manière explicite la mise en
œuvre de la gestion des C.O.Q.
Sigles
*AFCIQ : Association Française de
Contrôle Industriel et la Qualité,
** MFQ : Mouvement Français pour la
Qualité
Interne
Frais encourus lorsque le
produit ne satisfait pas aux
exigences de qualité après avoir
quitté l’entreprise.
⇒ Rebuts, déchets matière
⇒ Frais d’élimination
⇒ Réparations, retouches…..
⇒ Désorganisation production
⇒ Sur-stockage marchandises
⇒ Changement du procédé de
fabrication…..
CNQ
externes
RETOUR CLIENT
PERTE DE CLIENTELE…
En 1981, l’AFCIQ*, ancêtre du
MFQ**a publié les résultats d’un
groupe de travail interprofessionnel
sous la forme d’un « Guide d’évaluation
des Coûts relatifs à la Qualité ».
En 1995, l’Union Européenne, dans le
cadre du programme PHARE, lance la
notion de C.O.Q pour développer des
mouvements Qualité nationaux des pays
de l’Europe de l’Est.
Externe
Frais encourus lorsque le
produit ne satisfait pas aux
exigences de qualité avant
d’avoir quitté l’entreprise.
⇒ Remboursement des frais
transport
⇒ Frais de retour de
marchandises
⇒ Avoir ou remises client …..
⇒ Perte de clientèle
⇒ Plaintes, procès
⇒ Baisse de l’image de
marque…..
CNQ
internes
REBUTS
STOCK EXCESSIF……
L’iceberg des Coûts de Non-Qualité
d Les Coûts d’Investissement Qualité CIQ :
Ce sont les coûts investis dans la qualité ; et ils sont décomposés en deux catégories :
Coût
d’Investissement
Qualité
Exemples de CIQ
Coûts de Prévention
Frais utilisés pour éviter
l’apparition d’une défaillance.
⇒ Coût du fonctionnement du
système qualité
⇒ Coûts formation du
personnel
⇒ Investissement dans des
procédés industriels …
Coûts d’Evaluation
Frais utilisés liés aux activités
de contrôle, vérification.
⇒ Coût métrologie, appareils de
mesure et de vérification
⇒ Activités de contrôle des
organismes extérieurs…
LE DOSSIER DU MOIS
7
LE COUT D’OBTENTION DE LA QUALITE
Des stats
…mais bien le sigle C.O.Q signifiant «Coût d’Obtention de la Qualité ».
LE JUSTE EQUILIBRE
La répartition des rubriques du
COQ au sein des entreprises
françaises est révélatrice d’une
« culture » fondée sur les activités
de contrôle :
Coûts de Prévention
Coûts d’Evaluation
L’analyse
de
la
répartition
mentionnée par les entreprises
japonaises les plus performantes
montre le lien de corrélation entre
l’augmentation des coûts de
prévention et la réduction des coûts
de contrôle et de non-qualité.
Vous privilégierez un consensus qui recueille l’assentiment
général plutôt qu’une méthode « à la virgule près », qui est
comprise que par le service comptabilité !
Pour établir un chiffrage du COQ, il sera nécessaire de chiffrer
les rubriques en terme simple et sur une période représentative
(sur plusieurs semaines ou plusieurs mois).
Par exemple, l’approximation du coût des rebuts (chiffrés à
9 000 € pour 3 semaines) peut être calculée annuellement par
une simple « règle de trois » : (9 000 / 3) x 45 semaines =
135 000 €/an.
Il faut récolter le maximum d’informations chiffrées,
notamment en allant cherchant les informations dans les
différents services de l’entreprise :
Données pour évaluer le COQ
Comptabilité /
Contrôle de Gestion
Contrôle de Production
A court terme, l’investissement
associée à la fonction qualité >>
réduction des coûts des anomalies.
A long terme, l’investissement
associée à la fonction qualité <<
réduction des coûts des anomalies.
Service client
CIQ
CNQ
Service du Personnel
CIQ
Optimiser le COQ
Exemple de données recueillies
Factures de la fonction qualité, calcul des coûts de revient,
imputation des coûts par catégorie …..
Gestion des stocks, rendements matière, temps d’arrêt
production …..
Coût du plan de formation, coûts des accidents du travail…
Nature et montant des avoirs client, montant imputé au suivi
des clients…
dComment présenter les résultats ?
Généralement présenté sous la forme d’un tableau de synthèse, je vous propose de présenter les
résultats sous la forme suivante, à travers un exemple :
Rubriques du COQ
Nature des
coûts
Sources d’
information
Méthode de
calcul
Coût
en k€ /an
Défaillance externe
Avoirs clients
Réclamations
Client
enregistrées
∑(total des avoirs en €
par mois /nombre de
réclamations)
50 000€/an
En pratique, il est vraisemblable que vous serez confronté à des incohérences entre des données
de provenances différentes. Dans ce cas, deux solutions s’offrent à vous :
o Soit ne retenir que l’évaluation la plus faible (si cet écart n’est pas trop important !) ;
o Soit de trouver une personne compétente dans l’entreprise qui prendra la
responsabilité de fixer des bases de calcul indiscutables.
COQ
optimal
« Juste qualité »
Selon une étude d’IBM en
1980, la répartition du COQ
dans leur firme était de 60%
de CNQ et 40% de CIQ (dont
15% de Prévention et 25%
d’Evaluation).
c Récolter les informations :
Le développement d’une démarche
qualité passe par trouver « le juste
équilibre » entre le poids relatif de
COQ (% chiffres d’affaires) et
l’objectif de la politique qualité que
l’on s’est fixé.
% Chiffres d’Affaire
CNQ
Par définition
COQ = CIQ + CNQ
Qualité +
COMMENT EVALUE LE COQ :
En milieu industriel, comme pour
les activités tertiaires, la collecte
des informations n’est jamais
immédiate. Dans le cadre de votre
fonction de responsable qualité,
vous êtes obligés de croiser les
informations entre celles données
par
la gestion comptable de
l’entreprise et celles recueillies sur
le terrain.
e Traitement des données :
Il faut veuillez à ce que les calculs soient fiabilisés et donc qu’ils ne soient pas contestés par la
suite. La restitution des résultats de votre analyse sur le calcul C.O.Q doit être effectuée au niveau
des différentes strates de l’entreprise. L’effort principal de communication est de faire comprendre
que le COQ est un indicateur permettant le pilotage quotidien d’une démarche Qualité.
CONCLUSION :
Depuis la parution de la norme ISO 9001 dans sa version 2000, la partie « Analyse de données », a
introduit cette notion de mesure des résultats en matière de qualité.
Très utilisé par ailleurs dans les référentiels d’autoévaluation (EFQM, Malcolm Baldridge Award...)
le calcul du C.O.Q est un moyen pour l’entreprise de se doter d’indicateurs économiques précis.
-FA-
SECURITE DES SYSTEMES D’INFORMATION
8
Le spam : pourriel de la toile
mondiale
Un point sur la lutte anti-spam pour les entreprises
En bref
Le spam est un
fléau qui coûte
aujourd’hui très
cher aux
entreprises en
terme de temps
donc de
productivité.
Pour contrer le
pollupostage, les
autorités
gouvernementale
s lancent
quelques projets
qui aboutissent
rarement
tellement
l’ampleur est
importante. Pour
répondre,
quelques
solutions simples
pour limiter leurs
effets et quelques
techniques de
filtrage sont
indiquées.
Des stats
Le
spam
représente 72% de
l’ensemble
du
trafic de courrier
électronique sur
tout l'Internet.
Coût du spam :
150 milliards de
dollars au niveau
mondial pour les
entreprises
en
2005
La définition la plus
courante du spam est « l’envoi
en
nombre
de
courriers
électroniques non sollicités ». La
démocratisation d'Internet a été
suivie par une vague de «
spammeurs » qui a pris de
l'ampleur avec le temps. Ainsi,
aujourd'hui, il n'est pas rare
qu'un
internaute
reçoive
plusieurs
dizaines,
voire
plusieurs centaines de spams
(publicités la plupart du temps)
dans sa boîte électronique
chaque jour ! Ce qui provoque
rapidement un ras-le-bol quand
il s'agit de classer / trier son
courrier électronique.
C’est pourquoi il est
essentiel pour une entreprise de
différencier
les
courriers
légitimes
des
spams.
Conscientes des problèmes
divers et variés que peut
provoquer le spam, plusieurs
grandes entreprises et plusieurs
gouvernements se sont penchés
sur cette pollution numérique.
Cela a donné naissance à
quelques projets, comme la
CAN-SPAM aux États-Unis qui
visent à s'attaquer directement
aux responsables d'envois de
SPAM. Malheureusement, ces
actions n'ont pas été totalement
couronnées de succès. Certes,
certains spammeurs ont arrêté
leurs activités, mais pour le
moment le phénomène du spam
En savoir plus
http://www.logicielantispam.com
Comment choisir son
logiciel anti-spam ?
http://halte.chez.tiscali.fr
Conseils pratiques de
lutte contre le spam
a
pris
une
ampleur
phénoménale : supprimer une
source de spam, c’est en faire
renaître 5 autres à la place…
Pour éviter la réception des
spams, voici quelques conseils
pratiques : premièrement, ne
JAMAIS répondre à un spam.
En effet, c’est grâce aux accusés
de réception, fournis par vos
réponses, que les spammeurs
découvrent si l’adresse en
question est valide ou non. Alors
plus vous répondrez et plus vous
aurez de spams.
De même, ne cliquez jamais sur
un lien fourni par mail pour se
désinscrire, il s’agit le plus
souvent d’un système permettant
de valider votre adresse. Si
jamais votre adresse est détectée
comme
valide
par
les
spammeurs, cela ne fera
qu’augmenter le nombre de
spams que vous recevrez.
Ensuite, pensez à détenir au
minimum 2 adresses emails. De
cette façon, il est possible
d’utiliser une adresse à des fins
privées comme par exemple
pour
les
correspondances
personnelles. L’autre adresse
servira uniquement pour les
inscriptions aux forums, salles
de discussion, listes de mailing,
etc. Cette seconde adresse sera
de préférence une adresse d’un
fournisseur d’emails gratuits
type Yahoo, Gmail, Caramail, et
autres. Enfin, assurez-vous que
votre
adresse
électronique
« privée » est filtrée par une
solution anti-spam.
Si ce n’est pas le cas, pensez à
installer une solution anti-spam
(Spamihilator, Altospam, …)
Il existe également certaines
solutions techniques de filtrage
du spam qui permettent d’en
limiter sensiblement les effets :
Analyse heuristique :
elle permet d’étudier tous
les mails, et trouver ceux
dont les entêtes et le corps
seraient susceptibles de
correspondre à certaines
caractéristiques ;
Listes noires : ce sont des
listes de serveurs connus
pour aider, accueillir,
produire ou retransmettre
des spams ou fournir un
service
pouvant
être
utilisé comme support
pour
l’expédition
de
spam ;
Filtres Bayésiens : C’est
une méthode probabiliste
de filtrage des courriers
électroniques. Elle se base
sur
une
distribution
statistique de mots-clé
présents dans les mails.
Ces solutions se mettent en place
à différents échelles : filtrage au
niveau du PC, au niveau du
serveur de messagerie, au niveau
de la passerelle internet ou
encore l’utilisation de logiciels
anti-spam (services de filtrage
externalisés).
En conclusion, le spam a
encore de très beaux jours
devant lui. Actuellement, la
solution idéale n’existe pas, il est
urgent qu’une législation «
globale » soit mise en place,
forçant les entreprises à ne faire
que du email « opt in » avec le
consentement du récepteur. Dans
un monde idéal, la seule façon
d’enrayer ce fléau serait de taxer
les emails comme le courrier
traditionnel, quelques projets
émergents, mais rien n’est prévu
à court terme.
- A. D. -
SYSTEMES D’INFORMATION
9
Le commerce électronique
est-il en péril ?
Tornade dans un verre d’eau ?
Le
18
novembre
dernier, le très respecté journal
« Le Monde » titrait « Les puces
ne garantissent plus la sécurité
des échanges en ligne ».
Quelques semaines avant noël,
cet article a fait l’effet d’une
bombe dans la petite bulle des
spécialistes
en
sécurité
informatique. Sur quels faits se
base un journal aussi prestigieux
que
« Le
Monde »
pour
démonter le peu de confiance
que les vendeurs en ligne ont
mis des années à acquérir ?
Revenons tout d’abord
sur le modèle de sécurité du
commerce électronique. Ce
dernier est basé sur la
cryptographie asymétrique et,
plus
précisément,
sur
l’algorithme RSA (du nom de
ses concepteurs : Rivest, Shamir
et Adleman). Cet algorithme
permet de crypter les messages
entre deux points, typiquement
un ordinateur client et un
serveur, pour garantir que tout le
trafic est confidentiel. Tout
repose sur les clés qui permettent
de crypter et décrypter les
messages. Ces clés sont des
suites de 1 et de 0 (des bits) dans
une quantité précise (512, 1024,
2048, …). Si vous connaissez la
clé (les 512 bits), vous pouvez
lire le message, un numéro de
carte bleue par exemple.
En savoir plus
Le Monde, « Les puces ne
garantissent pas la sécurité
des échanges en ligne »,
18/11/2006
« On the Power of Simple
Branch Prediction
Analysis », Onur Acıicmez,
Cetin Kaya Koc and JeanPierre Seifert
Et là, on parle du commerce
électronique mais c’est le même
algorithme qui est utilisé dans
les cartes à puces, les échanges
financiers inter-banques, les
systèmes de video-conférences
sécurisés, etc…
Bref, casser l’algorithme RSA,
c’est le Graal du pirate
informatique.
Les concepteurs de RSA
Si « Le Monde » s’est
permi un article aussi alarmiste,
c’est suite à la publication des
travaux
du
Professeur
Jean-Pierre Seifert (universités
d'Haïfa et d'Innsbruck). Lui et
son équipe ont approché de très
près ce Graal. Ils ont réussi à
récupérer la quasi-totalité d’une
clé RSA. Disposant de cette clé
(508 des 512 bits en fait, mais
trouver les bits manquants est
trivial), ils ont pu décrypter le
message.
Alors la sécurité des échanges
informatique est-elle mise en
péril ? En fait, oui et non…
Oui parce que cette faille est une
avancée majeure en matière de
sécurité. RSA et les algorithmes
à clés ne sont plus aussi
inviolables qu’on le pensait il y a
encore deux mois. Même si la
faille n’est pas directement
imputable à RSA, mais plutôt au
processeur qui ne protège pas
assez la clé lors de son
utilisation, le modèle classique
de cryptographie prend un sacré
coup dans l’aile, et ça, c’est une
révolution.
D’un autre coté, et c’est ce qui
me fait penser que le commerce
électronique a encore de beau
jours devant lui, l’article du
journal « Le Monde » était
faussement alarmiste. La lecture
des travaux du Pr Seifert apporte
des lumières que l’auteur Hervé
Morin a choisi, volontairement
ou non, de laisser de coté. En
effet, la clé RSA a été récupérée
dans des conditions extrêmement
favorables aux « pirates ». La
vitesse de traitement de la
machine attaquée a été ralentie,
il a fallut plus de 10 essais pour
trouver la clé dans le fouillis des
informations récupérées et,
surtout, ce travail a été
grandement facilité car les
chercheurs connaissaient la clé
et savait donc quoi chercher dans
le
micmac
d’expression
hexadécimales.
Donc, c’est une grande
découverte mais ce n’est pas la
bombe annoncée. On sais depuis
pas mal de temps que, pour
assurer un bon niveau de
sécurité, il faut utiliser des clés
plus grandes que 512 bits (au
moins 2048 bits) dans les
protocoles sécurisés.
On sait également que pour les
échanges vraiment sensibles, il
faut
utiliser
des
puces
cryptographiques spécialisées à
la place des processeurs
classiques comme ceux d’Intel
ou d’AMD. Pour le moment, ces
puces restent l’apanage des
systèmes ultra spécialisés mais
peut être les verra t’on un jour
arriver dans nos ordinateurs
portables.
Toutefois, et pour conclure,
force est de constater que cette
attaque est impressionnante !
Suffisamment pour que Intel et
AMD aient déjà pris des mesures
correctives. Car si une attaque
basée sur ces travaux venait à ce
répandre, cela pourrait faire très
mal.
- J. V. -
En bref
Le journal « Le
Monde » se base
sur les travaux
du Pr Seifert
pour remettre en
cause la sécurité
du commerce
électronique peu
de temps avant
Noël.
Sous cet article
alarmiste se
cache la
découverte d’une
faille très
puissante qui
pourrait remettre
en cause
l’utilisation de la
cryptographie,
pierre angulaire
de la sécurité sur
Internet, dans les
ordinateurs
personnels.
Des stats
5 mois : c’est le
temps qu’il a fallut
à des chercheurs
internationaux
pour casser une clé
RSA de taille 640
bits. Il faut
préciser que ces
derniers été
largement aidés
par les 30
machines
équipées de
processeurs
Opteron 2,2 Ghz
qui ont passés ces
5 mois à calculer
sans interruption.
SECURITE INDUSTRIELLE
10
Explosions de silos : un
risque peu connu
13 % des accidents de silos sont dus aux explosions. C’est la
typologie d'accidents la plus redoutable en raison de sa cinétique
et de la gravité des ces conséquences.
En bref
Parfois sousestimés, les
risques
d'explosion de
poussières dans
les silos ont fait la
une de l'actualité
lors du
dramatique
accident d'une
malterie à Metz
en octobre 1982
qui provoqua le
décès de 12
personnes.
Aujourd'hui les
acteurs de la
prévention ne
doivent plus
ignorer ces
risques.
Des stats
302 accidents
survenus en
France ou à
l'étranger avant le
31 décembre 2005
et concernant
directement ou
indirectement des
silos de matières
végétales.
En savoir plus
Préventique Sécurité
n°35 sept-oct 97
INERIS
http://www.ineris.fr/
BARPI
http://aria.ecologie.g
ouv.fr/index2.html
A première vue, le
stockage des produits dans un
silo à grains pourrait ne pas
poser de risque industriel
apparent. De même, le fait de
manipuler chez soi des produits
du même type que ceux stockés
dans les silos (farine, sucre
glace…) laisse à supposer qu’il
n’existe
pas
de
risque
d’explosion.
Mais que penser alors
des récents événements dont la
dernière explosion mémorable
remonte en 1997 à Blaye ? Cette
année là, l’explosion d’un silo
vertical de grains a fait 12
victimes (11 morts et 1 blessé).
La moitié de l’installation s’est
effondrée.
Qu’est-ce qu’un silo ?
Le terme "silo" recouvre les
cellules, les boisseaux, mais
aussi les tours de manutention,
les dispositifs de transport
(élévateurs,
transporteurs
à
chaîne, bandes transporteuses...),
les équipements auxiliaires
(épierreurs,
trémies,
dépoussiéreurs, tamiseurs...) et
les
équipements
connexes
comme les séchoirs.
Schéma d’une explosion de
silos
Dans le cadre de ces accidents,
nous sommes confrontés à une
atmosphère explosive ou ATEX.
Six facteurs entre en jeu dans la
constitution d’une explosion de
poussières:
Combustible (poussières),
Comburant (oxygène de
l’air),
Source
d’énergie
(étincelles, fermentation)
Confinement (silo)
Mise
en
suspension
(nuage de poussières)
Concentration suffisante
du
combustible
en
suspension
Par exemple, plusieurs
appareils
électriques
sont
installés dans les silos. La
poussière de maïs mise en
suspension lors du remplissage
des sacs de farine constitue notre
combustible. De l’air circule : on
a notre comburant. Nous
sommes en milieu confiné. Si un
appareil est défectueux, il
produit une étincelle (source
d’énergie) : on a alors notre
explosion !!
Et à la maison ?
Le même phénomène
peut se reproduire chez soi.
Soyez donc vigilant lors de la
célébration
de
votre
anniversaire !
Un
gâteau
saupoudré de sucre glace peut se
révéler dangereux lorsque l’on
souffle les bougies. Le sucre
forme des poussières mises en
suspension
lors
de
cette
opération. Tous les éléments
sont réunis pour faire de votre
anniversaire
une
« journée
mémorable » !!
Cet exemple n’est pas
assimilable à ce qui se produit
dans
un
silo
(pas
de
confinement) mais c’est assez
cocasse tout de même.
Qu’en
est-il
de
la
réglementation ?
La directive européenne
1999/92/CE
réglemente
l’amélioration de la santé et de la
sécurité des travailleurs exposés
aux risques des ATEX. En droit
français, les décrets 2002-1553
et 1554 modifient l’article
R.232-12-23 du Code du travail
sur la prévention des explosions
dans les lieux de travail. Ces
textes sont applicables pour le
travail dans les silos.
Un REX est aussi
possible grâce aux bases de
données des différents accidents
de travail.
On notera notamment la
base ARIA du BARPI soit le
Bureau d’Analyse des Risques et
Pollutions Industriels (voir « en
savoir plus »). Celle-ci analyse,
recherche et collecte les
informations disponibles sur les
accidents industriels.
Causes
principales
des
accidents
Si les sources d'ignition
peuvent être d'origines multiples,
l'empoussièrement est la cause
initiale de ces accidents.
Cependant, l’état de vétusté de
l’installation et les travaux de
maintenance associés (travaux
par point chaud) prennent part
aussi aux causes de ces
explosions.
De même, un produit à
forte teneur en lipides (céréales
oléagineux), la fermentation et la
pulvérisation d’additifs sont
autant de facteurs susceptibles
de conditionner une ATEX.
Quelques
conseils
de
prévention
Tous les points cités
précédemment sont des éléments
à prendre en compte lors de
l’analyse des risques. Cependant,
cette liste n’est pas exhaustive
car on doit aussi tenir compte de
la température de séchage et des
opérations de vidange et
remplissage.
Vous l’aurez compris,
la gestion des ATEX n’est pas
une mince affaire. C’est un
système complexe qui nous est
difficile de traiter dans sa
globalité.
Cependant,
la
réglementation évolue et seule
une prise de conscience réelle
dans les entreprises peut éviter
bien des accidents.
-M.C-J.L.B-
SECURITE
11
Attention au monoxyde de
carbone !
Un gaz inodore, invisible… mais mortel
Le CO, ou monoxyde de
carbone, est un gaz asphyxiant
que l’on ne peut détecter sans
appareil spécifique. On le
retrouve lors de la combustion
incomplète d’une substance
contenant du carbone. De densité
similaire à celle de l’air, il se
diffuse très vite dans un
bâtiment. Son caractère sournois
(pas d’odeur ni de couleur) et ses
propriétés toxicologiques en font
un gaz dangereux. En effet, il
agit en prenant la place de
l’oxygène dans le sang et
empêche ainsi les échanges
gazeux de se faire normalement.
On distingue deux types
d’intoxication oxycarbonée :
L’intoxication subaiguë
ou
chronique :
qui
provoque des maux de
tête, des nausées et un état
de fatigue ;
L’intoxication
aiguë :
rapide, elle entraîne des
vertiges, une perte de
connaissance, voire un
coma et la mort.
Il
faut
noter
que
l’amélioration de l’isolation des
logements et l’utilisation des
chauffages d’appoint (type poêle
à pétrole) accroît le risque
d’intoxication accidentelle au
CO dans les foyers.
Que dit la réglementation ?
Pour
lutter
contre
l’insalubrité, le décret n°20061147 du 14 septembre 2006
impose en cas de vente d’un bien
immobilier d’effectuer un état de
l’installation intérieure de gaz.
Une circulaire en date du
4 septembre 2006 préconise
l’installation dans certains lieux
publics de détecteurs fixes ainsi
qu’un entretien régulier des
appareils de chauffage. Elle
indique aussi la conduite à tenir
en cas de détection de signes
d’intoxication
ou
de
déclenchement d’un détecteur de
CO (évacuation, appel des
secours, etc.)
Enfin, n’obstruez jamais
les aérations des portes et
fenêtres.
Les bons réflexes
Si toutefois, vous êtes un
jour pris en plein hiver d’un mal
de tête et que vous vous rendez
compte que votre poêle chauffe
depuis le début de la journée,
c’est peut-être parce que les
rejets de CO sont importants.
Dans ce cas, il vous faut
immédiatement :
Aérer les locaux en
ouvrant toutes vos portes
et fenêtres ;
Arrêter vos appareils à
combustion ;
Evacuer les lieux avec les
autres occupants ;
Appeler les secours ;
Ne
réutiliser
pas
l’appareil suspecté avant
de l’avoir fait contrôler
par un professionnel.
Conseils de prévention
Ces
intoxications
provoquent, selon la gravité de
l’intoxication, des séquelles
invalidantes (troubles de la
motricité, migraines chroniques,
paralysies, etc.)
Accidentologie
Les statistiques montrent
que les principales causes sont
un défaut de fonctionnement des
appareils de chauffage et leur
installation (50% au gaz, 12% au
charbon, 7% au pétrole et 5% au
fioul).
En savoir plus
www.inpes.sante.fr/
www.interieur.gouv.fr/
Il paraît évident que pour
éviter tout dysfonctionnement
sur les appareils et installations
de chauffage, un entretien
régulier par un professionnel est
nécessaire.
Mais
il
faut
également observer certaines
règles de prévention :
N’utilisez
que
par
intermittence les appareils
de chauffage d’appoint ;
Faîtes
ramoner
vos
conduits de cheminées de
chaudière ;
N’utilisez
jamais
de
groupe électrogène en
intérieur ;
Faîtes régler par un
professionnel vos brûleurs
de gazinière ;
Campagne de sensibilisation
Une vaste campagne a été
menée par l’INPES (Institut
National de Prévention et
d’Education pour la Santé)
comme tous les ans, courant
octobre. Spots radio, dépliants,
la campagne, à destination du
grand public, portait sur une
sensibilisation conjointe au
risque d’intoxication CO et au
risque d’incendie domestique.
Judicieux quand on sait que de
nombreuses personnes meurent
chaque année chez elles, non pas
brûlées par les flammes mais
bien intoxiquées par les fumées
et les gaz de combustion.
-MB-RB-
En bref
Le monoxyde de
carbone est l’une
des premières
causes de mort
toxique
accidentelle en
France.
Elles sont souvent
liées aux mauvais
réglables ou au
défaut d’entretien
des appareils de
chauffage et de
production d’eau
chaude (à gaz) ou
lors d’incendies
domestiques.
Des stats
Chaque année :
6000 intoxications
300 décès
1000 ppm (soit
0,01%) : risque
d’intoxication
grave
5000 ppm (0,5%) :
mortel en 20
minutes
ICARE
Centre du Guesclin
Place Chanzy
79000 NIORT
ICARE
Congrès national des Juniors Entreprises
Les 24-25-26 novembre
2006, quatre membres du bureau
d’ICARE sont allés au congrès
national des Junior-Entreprises à
Talmont St Hilaire en Vendée
(85). Deux fois par an, toutes les
Juniors-Entreprises de France se
rassemblent en un lieu unique
dans le but de participer et
d’échanger sur des thèmes
particuliers :
organisation,
motivation,
partage
de
connaissances
et
retour
d’expériences.
Les appartements
Pour ce congrès, la
journée
du
samedi
était
entièrement consacrée à des
formations délivrées par les
partenaires de la C.N.J.E. ainsi
que l’association ICARE. Oui,
vous avez bien lu ! Pour cette
première participation, notre
belle asso s’est fendue de deux
modules distincts de formation à
la qualité (F.Tranchant et P-A
Charles Aristide ont sensibilisé
90 personnes au référentiel ASC
et à la mise en place d’un SMQ).
[email protected]
Bâtiment A – Salle 320
Tél / Fax : 05.49.06.53.51
http://www.icare-conseil.fr
Vous voulez
participer à Icarisk ?
Le bâtiment principal du congrès
Le
congrès
était
également l’occasion de faire
différentes
rencontres.
Notamment, la rencontre des
partenaires
institutionnels
représentés
par
leurs
responsables des ressources
humaines. Autour d’entretiens
formel ou au détour d’un couloir
les DRH ont discuté avec les
étudiants du CV et des lettres de
motivation
et
d’éventuelles
propositions de stage.
Enfin, c’était aussi l’occasion de
rencontrer
les
Juniors
Entrepreneurs de toute la France
et de partager des informations
(PIER, une junior spécialisée en
ingéniérie informatique, nous a
contacté pour travailler sur
plusieurs
supports
de
management). Rencontre qui
s’est immortalisée dans les règles
de l’art, par une grande soirée de
gala et un dimanche dans la
piscine !
Espaces partenaires
Partenaires institutionnels CNJE
N’hésitez pas à prendre
contact avec Julien
VEHENT (M2 MSSISI) ou
Romain BERTHE
(M1 MSESI). Nous avons
toujours besoin d’un coup
de main.
EQUIPE ICARISK
Président ICARE
Marlène DESGRAND
Directeur Communication
Pierre-Arnaud CHARLES-ARISTIDE
Rédacteurs en Chef
Julien VEHENT,
Romain BERTHE.
Rédacteurs
François ASTRUC -FA-,
Maxime BALTENNECK -MB-,
Romain BERTHE -RB-,
Loïc CAPOULUN -LC-,
Pierre-Arnaud
CHARLES-ARISTIDE -PACA-,
Antoine DURAND –AD-,
Estelle JEMY -EJ-,
Mathieu JONDOT –MJ-,
Julian LE BRAS -JLB-,
Maëva CHEVALIER-MC-,
Julien MOREL -JM-,
et Julien VEHENT -JV-,
Relecteurs
Aurore BOUCHET,
Guillaume GUERIN,
Grégory LE GALL,
Frédéric TRANCHANT.