Declaration SNEP-FSU Poitiers CR UNSS 290113

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Declaration SNEP-FSU Poitiers CR UNSS 290113
CR UNSS du 29 janvier 2013
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil Régional UNSS;
Le Sport Scolaire démontre chaque semaine
sa bonne santé et son efficacité,
particulièrement dans notre académie comme le démontrent les chiffres contenus dans les
documents préparatoires et sur lesquels nous ne manquerons pas de revenir.
Ce bilan d’activité très positif pour l’année 2011-2012 confirme la vitalité des professeurs
d’EPS-animateurs d’AS, et porte la marque de l’engagement de nos collègues cadres UNSS
qui ne comptent pas leurs heures pour le sport scolaire.
En tant qu’enseignants d’EPS (animateurs d’AS, coordonnateurs de district ou cadres de
l’UNSS) et chefs d’établissements (présidents de droits des Associations Sportives scolaires),
nous œuvrons conjointement au développement et la valorisation du sport scolaire, dans les
collèges, les lycées et EREA, car nous sommes convaincus de son rôle fondamental.
Organisé sous l’égide de l’UNSS, le service public du Sport Scolaire est un véritable outil
pédagogique qui contribue pleinement à la mise en œuvre de notre mission éducative auprès
des jeunes qui nous sont confiés. La dynamique collective dont les enseignants et les
personnels de direction sont porteurs permet l’encadrement de plus d’un million d’élèves dans
le pays, 29 000 dans l’académie de Poitiers, organisés au sein des Association Sportives
scolaires d’établissement. Cette réussite collective est à mettre à l’actif d’un engagement
professionnel quotidien de ces personnels de l’éducation nationale
Au moment où s’engage un processus de refondation de l’École, nous considérons que cet
investissement militant au service du plus grand nombre, récemment salué par le Ministre luimême ; pourra d’autant mieux se déployer que le Sport scolaire du second degré sera
conforté par des décisions politiques fortes que nous appelons de nos vœux :
- Confirmation du Statut particulier de l’UNSS, organisé sous forme associative au sein
de l’Éducation nationale du niveau national au niveau départemental, avec prise en charge
des emplois de directeur des services de l’UNSS par le Ministère de l’EN en mettant fin à leur
détachement et en les affectant en fonction de leur niveau de responsabilité auprès du
ministre, des recteurs et des DASEN.
- Publication d’un nouveau décret confirmant et pérennisant le forfait de 3 heures
consacré à l’animation du sport scolaire dans le service hebdomadaire de tous les
enseignants d’EPS.
- Maintien de la présidence de droit des Associations Sportives scolaires par les chefs
d’établissement, pour un meilleur ancrage du fonctionnement des AS et de l’UNSS au sein
des établissements et du système éducatif. Notre objectif est de poursuivre le développement
de l’efficience éducative du sport scolaire en garantissant la cohérence pédagogique, dont
nous sommes tous garants au regard des spécificités du terrain, par le biais du projet d’AS, du
projet d’EPS qui concourent à la réalisation du Projet d’établissement dans toutes ses
dimensions, organisé sous l’autorité du chef d’établissement-Président d’AS.
Fidèle à sa tradition d’échanges et de propositions, le SNEP-FSU n’est pas un partisan du
statut quo. Le sport scolaire doit évoluer pour se développer afin de remplir encore mieux sa
mission de service public, équitablement en tous lieux du territoire académique, en direction
de tous les jeunes, sans exclusive. En effet, les décisions, parfois difficiles que nous avons
collectivement à prendre dans cette instance doivent indéfectiblement êtres guidées par
l’intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers, surtout en temps de crise.
C’est pourquoi, nous tenons à réaffirmer que le PNDS qui a remplacé le PQO, sous
l’impulsion conjointe des élus des A.S et du SNEP n’est pas un contrat d’objectifs. Il s’agit
de faire des choix parmi les 100 propositions pour bâtir un projet académique volontariste,
porteur de valeurs émancipatrices gage de progrès social, car c’est dans l’école que nous
touchons tous les jeunes, et nous savons bien que la pratique sportive volontaire, hors école,
est la plus discriminatoire qui soit !
Comme le disait Dan Millman, champion du monde de trampoline et écrivain : « le secret du
changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau, et non pas pour se
battre contre l’ancien». Mais, regarder le passé est parfois nécessaire pour envisager
l’avenir, et là Monsieur le Recteur, permettez moi de vous dire qu’en matière de sport
scolaire, à Poitiers le changement a bien eu lieu, mais avec deux ans d’avance.
En effet, le travail mené par la Direction régionale nommée en 2011, en étroite concertation
et collaboration avec les cadres des 4 départements a permis, dans le respect des règles
mathématiques, de multiplier les signes moins et donc de faire plus.
• En 2 ans les coûts de fonctionnement de la direction régionale UNSS ont été divisé
par deux, en passant de 121 000 euros fin 2010, soit 14% du budget global à 7% avec
54 000 euros en 2012, grâce notamment aux efforts ayant permis de faire baisser
drastiquement les frais d’hébergement du service.
• Arrêt de l’augmentation exponentielle des frais de télécommunication de la Direction
régionale qui avaient été multipliés par 10 en 5 ans en passant de 834 euros en 2002
à 7676 en 2007, ainsi que des frais postaux et de standard qui ont régulièrement
dépassé les 1500 euros par an depuis 2006 pour finir à 1601 euros en 2008-2009.
• Et summum, exit les coûts de téléphone portable prohibitifs en juillet, août alors que
le service était fermé et autres communications supplémentaires pour un total de
1916 euros en 2007 par exemple.
Nous ne pouvons donc que nous féliciter qu’en deux ans les comptes de la DR UNSS aient
été apurés avec seulement 2211 euros de déficit pour l’exercice 2012, pourtant marqué par
un cadre budgétaire très contraint. Ceci a permis de faire le choix d’augmenter les crédits
d’animation, donc de dynamiser les A.S.
• L’aide apportée aux Directions départementales est passée de 6300 euros à 7350
euros, donc une augmentation de plus de 1000 euros en faveur de l’activité des
districts.
• Aidées financièrement pour se déplacer, de plus en plus d’A.S participent
maintenant aux journées promotionnelles (type sandball), et aux rencontres
académiques.
Par conséquent, la ligne budgétaire transport a donc nettement augmenté (+ 63 820 euros)
en passant de 348 637 euros en 2009 à 412 457 euros en 2013, soit +20%.
Paradoxalement ce dynamisme risque donc, à terme, de nous mettre en difficulté en
déséquilibrant le budget régional de l’UNSS. De plus, il nous reste des écueils à surmonter
et des solutions à trouver, notamment en direction des LP dont le premier obstacle est de
pouvoir s’affilier. Nous devons favoriser la pratique des filles et travailler au désenclavement
des A.S. de zones rurales. Même si nous avons déjà avancé, entre autres sur les LP, la
réflexion engagée depuis 2 ans sur l’analyse qualitative de l’activité et l’identification des
priorités régionales, sous forme de groupes de travail émanent du CR UNSS doit se
poursuivre.
Mais plus largement, au moment où le débat sur les rythmes scolaires fait rage, la question
de fond que nous devons nous poser est : Comment le sport scolaire peut-il contribuer à la
refondation de l’école ?
Face aux réformes très contestées et aux différents dispositifs concurrentiels au sport
scolaire, comme le volet sportif de l’Accompagnement Educatif et le SPAM (cours le matin,
sports l’après midi) véritables OPNI objets pédagogiques non identifiés, parfois survendu par
les échelons fonctionnels de l’administration, le SNEP a toujours affirmé que le Sport
scolaire c’est le bon rythme ! Contrairement au dictat récurrent de la cour des comptes, qui
rêve de nous faire intervenir dans les clubs, nous nous battons pour que le sport s’enseigne
à l’école, car le sport scolaire n’est pas le sport du monde fédéral, il en est les prémisses et
constitue une respiration sociale. Faire faire tous les jours de l’EPS et du sport c’est le bon
rythme scolaire. Pour changer l’avenir, en plus de la scolarisation des moins de 3 ans, de la
formation des enseignants, des 60 000 créations, il faut des postes pour l’EPS afin de
retrouver les forfaits AS supprimés, et ainsi donner au sport scolaire les moyens de son
dynamisme, de son rayonnement, au service de la jeunesse au sein de l’école de la
République.
Je ne voudrais pas conclure cette déclaration sans évoquer « l’effet papillon » des
nominations. En 2011, lors du changement de Directeur régional, Poitiers a fait partie des 9
académies qui ont perdu 1 poste de cadre sur les deux dernières années. A la rentrée, le
Ministre nouvellement nommé en a restitué 5, mais malheureusement pas celui de Poitiers
qui est pourtant la 3ème académie de France en volume de licenciés. Au gré des nominations
intra-académiques le Directeur chargé du département de la Charente a été amené à
assurer l’intérim au niveau régional, ce qui n’est pas un problème en soit, si l’on sait en tirer
les enseignements. Grâce au professionnalisme et à l’investissement hors norme de
Monsieur Sébastien Chauvet qui assure depuis l’année dernière le secrétariat du service
départemental UNSS de la Charente, employé sur un contrat précaire financé en partie par
la solidarité des 3 autres départements et de la Régionale, ce jeu de chaises musicales n’a
eu pour ainsi dire aucun effet en terme d’activité de la Charente. Conformément aux vœux
régulièrement formulés dans cette instance et aux multiples interventions au niveau de
l’UNSS nationale, ce poste aurait déjà dû être créé et pérennisé depuis 6 ans. Aujourd’hui
nous vous demandons Monsieur le Recteur, de tout faire pour que ça change car la
Charente ne veut plus être la cinquième roue du carrosse UNSS.