POINTS CLES DU DIAGNOSTIC EMPLOI FORMATION

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POINTS CLES DU DIAGNOSTIC EMPLOI FORMATION
Gpe Domaine SEA - Partenaires Sociaux
GEXP Secteur Sanitaire et social - 18 juin 2013
SECTEUR PETITE ENFANCE
Rappel du champ de l’étude : accueil des jeunes enfants de 0 à 6 ans en établissements d’accueil (hors secteur hospitalier) ou à domicile. 
Principaux
métiers
 Le secteur a pour spécificité un lien fort, voire exclusif, entre un métier et le diplôme requis pour l’exercer. Les métiers
concernés s’articulent autour de 2 types de fonctions :
o Fonctions d’encadrement : correspondant aux diplômes de Puéricultrice et Éducateur de Jeunes Enfants,
o Fonctions de prise en charge des enfants : correspondant aux diplômes d’Éducateur de Jeunes Enfants et
d’Auxiliaire de Puériculture, ainsi qu’aux métiers d’Assistance auprès d’enfant et d’Assistant maternel.
 Près de 55 000 personnes exercent l’un de ces métiers en Rhône-Alpes, dont plus de 42 000 Assistants maternels, quel
que soit le lieu d’exercice.
 Conseils généraux, compétents pour l’agrément des structures et des assistantes maternelles.
Principaux
acteurs
 Caisses d’Allocations Familiales, compétentes pour le financement des familles et/ou des structures.
 Commission départementale d’accueil du jeune enfant (CDAJE) : instance de concertation sur la politique de la petite
enfance créée en 2002 et présidée par chacun des Conseils Généraux.
 Communes et/ou communautés de communes : financement des structures.
 Diversité des employeurs : publics, privés à but non lucratif, privés à but lucratif et particuliers employeurs.
EMPLOIS
POINTS
METIERS
CLES DU
ET
DIAGNOSTIC MARCHE
EMPLOI
DU
FORMATION TRAVAIL
Employeurs et
modes
d’accueil
 Diversité des modes d’accueil : individuel ou collectif.
 1 379 établissements d’accueil collectif sont recensés en Rhône-Alpes. Entre 2005 et 2010, le nombre d’établissements a
augmenté de +20% (données régionales les plus récentes).
 Près de 60% des structures d’accueil collectif sont gérées par les communes (données nationales). Le secteur
marchand tend à se développer, notamment avec les micro-crèches.
Marché du
travail
 Le secteur de la Petite enfance obéit à des normes concernant la qualification du personnel. Ces exigences de
qualification varient en fonction de la taille et du type d’établissement. Il existe 3 catégories de personnel selon le
décret du 7 juin 2010 du Code de la Santé publique :
o Au moins 40 % des effectifs doit être titulaire du diplôme d’Etat de Puéricultrice, Educateur de Jeunes
Enfants, Infirmier, Auxiliaire de Puériculture ou Psychomotricien,
o 60 % au plus des effectifs titulaires d’une des qualifications suivantes : CAP Petite Enfance, Technicien de
l’Intervention Sociale et Familiale, BEP Carrières Sanitaires et Sociales, Brevet d’Etat d’Animateur Technicien
de l’Education Populaire - option petite enfance, DEAVS (ex. CAFAD), Mention complémentaire Aide à
Domicile ; ou de personnes ayant exercé en qualité d’assistante maternelle agréée pendant 5 ans ou pouvant
justifier d’une expérience professionnelle de 3 ans auprès d’enfants dans une structure d’accueil de la petite
enfance,
o Un quart des effectifs peut être occupé par des salariés ayant des qualifications non citées précédemment ou
sans qualification.
 D’importantes difficultés de recrutement sont observées pour les Puéricultrices, Educateurs de Jeunes Enfants et
Auxiliaires de Puériculture. Les demandes de dérogation auprès des Conseils Généraux, pour l’ouverture ou le
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fonctionnement d’établissements, sont de plus en plus fréquentes et interrogent sur la qualité de la prise en charge.
 Les Départements de l’Ain, du Rhône, de la Savoie et de l’Isère ont exprimé de fortes tensions de recrutement,
essentiellement sur les fonctions d’encadrement (qualification Educateur de Jeunes Enfants et Puéricultrice). Des
difficultés particulières sont exprimées en zone rurale.
 16 000 personnes sont à la recherche d’un emploi « d’Assistance auprès d’enfants ». 70% ont un niveau V ou infra
(48% de niveau V). Près de 3000 personnes déclarent être détentrices du CAP Petite enfance, mais dans le même
volume que des personnes formées en secrétariat et services divers en recherche d’emploi sur le même type de poste.
 Stabilité des offres d’emploi « d’Assistance auprès d’enfants » confiées à Pôle emploi en 2012 en Rhône-Alpes avec
plus de 6700 postes.
 En 2011, les Centres de Gestion de la région Rhône-Alpes ont recensé près de 700 offres d’emploi, dont 376 Auxiliaires
de Puériculture, 227 Educateurs de Jeunes Enfants et 92 Puéricultrices.
 Difficultés à observer quantitativement l’offre et la demande d’emploi.
 Difficulté de disposer de données prospectives sur les créations d’EAJE et par conséquent sur les besoins en
professionnels.
Prospective
FORMATION
Principales
Certifications
 A défaut de disposer de données sur les perspectives d’ouverture de structures et de recrutements, les travaux se sont
articulés autour de faisceaux d’indices : taux de croissance démographique, taux d’équipement en structure d’accueil,
carte de formations actuelles…. L’analyse de ces indicateurs montre que les territoires du Nord Est de Rhône-Alpes
(départements de l’Ain et de la Haute-Savoie) seraient les plus en tension.
 Quatre diplômes d’Etat sont nécessaires à la reconnaissance de personnel qualifié de la première catégorie du décret.
Ils bénéficient d’une forte attractivité (taux de pression à l’entrée, forte affluence au Mondial des métiers…). Ils
représentent près de 870 diplômés chaque année.
o Niveau V : DE Auxiliaire de Puériculture (653 diplômés, dont 123 par VAE en 2011)
o Niveau III : DE Educateur de Jeunes Enfants (129 diplômés en 2011), DE Psychomotricien (53 diplômés en
2011)
o Niveau II : DE Puéricultrice (34 diplômés en 2011)
 CAP Petite enfance (niveau V) : près de 3 000 diplômés par an, dont 220 scolaires. La majorité des candidats se
présente en candidat libre. Forte attractivité de ce diplôme.
 Bac Pro Accompagnement, Soins et Service à la Personne (ASSP), option structure et Bac Pro Services Aux Personnes
et Aux Territoires (SAPAT) (niveau IV). Nouvelles certifications en remplacement des BEP, environ 3 000 diplômés
attendus à l’horizon 2014.
 Titres Assistant maternel – garde d’enfants ; Employé familial polyvalent ; Assistant de vie aux familles (niveau V).
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 Développer le partenariat avec les Observatoires de branche, les Conseils Généraux, les CAF et les CDAJE plus
particulièrement pour disposer de données prospectives sur les besoins en professionnels et sur les orientations
politiques dans le secteur de la petite enfance.
OBSERVATIONS DES
BESOINS EN EMPLOI /
FORMATION
 Améliorer la connaissance du marché du travail : profil des demandeurs d’emploi et des jeunes inscrits en Missions
Locales, nature des offres d’emploi, particularité d’exercice selon les employeurs.
 Fiabiliser les indicateurs de tension sur le marché de l’emploi.
 Poursuivre les enquêtes d’insertion des diplômés des principales certifications dans le secteur. Suivre l’insertion
professionnelle et les parcours des titulaires des Bac Pro ASSP et SAPAT.
 Emergence des fonctions de gestion administration dans les structures (en temps partagé), qui demandent une
connaissance de l’environnement petite enfance.
 Quel impact de la scolarisation des enfants de 2 ans et de la réforme des rythmes scolaires sur les besoins en emploi,
en équipements et la gestion des ressources humaines ?
INFORMATION SUR LES
METIERS ET LES
FORMATIONS
ENJEUX ET
PRECONISATIONS
 Forte attractivité des métiers de la Petite enfance.
 Mieux informer sur la réalité du marché du travail et les conditions réelles d’exercice de ces métiers.
 Faire connaître les nouveaux Bac Pro ASSP et SAPAT, informer sur le contenu de la formation (savoir et compétences
acquises…) auprès des employeurs du secteur et des institutions (Conseils généraux et CDAJE notamment).
 Interrogations des employeurs sur la place et la reconnaissance des nouveaux Bac Pro dans le secteur sanitaire et
social, notamment dans le secteur de la petite enfance :
STRUCTURATION DES
QUALIFICATIONS DANS
LE SECTEUR

EVOLUTION DE L’OFFRE
DE FORMATION
REGIONALE
o
Quel impact sur l’organisation des parcours de formation ? Quelle place dans la structuration actuelle des
qualifications du secteur pour ce diplôme de niveau IV ? Quelles passerelles possibles sur d’autres titres ou
diplômes ? Quel impact sur les terrains de stages, déjà saturés, en particulier pour le Bac Pro ASSP ?
o
Quel impact sur le marché de l’emploi ? Quelle reconnaissance de cette certification dans les normes
d’encadrement des structures, fixées au plan national ? Quelle reconnaissance par les employeurs et quel
impact dans les pratiques RH des structures ?
Pour les niveaux V, des dispenses d’épreuves sont envisagées pour permettre la validation partielle ou totale des
diplômes du secteur de la Petite enfance.
Depuis 2007, le nombre de places en formation EJE et AP a augmenté de façon importante en Rhône-Alpes, afin de
mieux répondre aux besoins du marché du travail et d’assurer une meilleure couverture territoriale de la carte des
formations (EJE : 330 places en 2011 sur Lyon, Grenoble et Valence, + 65% d’augmentation entre 2007 et 2011 - AP : 517
places en 2011, + 104% d’augmentation entre 2007 et 2011). Malgré ce développement de l’offre de formation, les besoins en
professionnels qualifiés (actuels ou prévisionnels) ne semblent pas tous couverts, notamment sur l’Ain, la Haute-Savoie et
le Rhône.
Afin de répondre aux besoins en professionnels qualifiés dans le secteur de la petite enfance, plusieurs pistes sont à
étudier :
POUR LES FONCTIONS D’ENCADREMENT :
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 Educateurs de Jeunes Enfants : développer l’offre de formation régionale soit par augmentation du volume de
places existantes, soit par création d’une nouvelle section dans le Nord Est de la région Rhône-Alpes (départements
de l’Ain et de la Haute-Savoie), soit en développant l’alternance (contrat de professionnalisation, contrat
d’apprentissage).
Point de vigilance : Question du financement de la formation (durée : 3 ans) et des indemnités en cours de formation.
Un candidat ne peut entrer en formation s’il n’a pas de financeur.
 Puéricultrices : maintenir l’offre de formation actuelle. Une augmentation du nombre de puéricultrices ne
permettrait pas d’augmenter les professionnelles d’encadrement de la petite enfance. En effet, 90% des puéricultrices
s’orientent sur les activités de soins à l’hôpital.
POUR LES FONCTIONS DE PRISE EN CHARGE DES ENFANTS :
 Auxiliaire de puériculture :
o
Ne pas augmenter (ou peu) l’offre de formation en parcours complet, dans la perspective d’une
reconnaissance de ce diplôme en niveau IV et permettre ainsi une équivalence avec les Bacs Pro.
Point de vigilance : sous réserve d’une évolution des textes réglementaires nationaux sur les normes d’encadrement.
Point de vigilance : pour cette formation, le financement est variable selon le statut de la personne en formation
(financement Région ou Pôle Emploi ou OPCA…). Si les enveloppes budgétaires des différents financeurs de
formation ne suivent pas l’évolution de la carte des formations, risque d’autofinancement de la formation par
l’élève (soit en moyenne 4 500 euros).
o
Développer l’offre de parcours partiels pour permettre, notamment aux futurs bacheliers, d’acquérir la
qualification d’auxiliaire de puériculture en bénéficiant des allégements qui devraient être mis en place
nationalement.
Point de vigilance : les différents financeurs devront s’adapter à cette évolution. La mobilisation des employeurs,
notamment via les contrats de pro et/ou d’apprentissage, devra être favorisée afin d’améliorer l’insertion de ces
publics. Dans le contexte actuel, le financement des parcours partiels est un point de difficulté et par ailleurs les
formations en parcours partiels sont hors programmation CPRDFP (faudrait-il les intégrer dans la régulation afin
d’avoir une vision globale parcours complets / parcours partiels?)
 CAP Petite enfance : Le nombre très élevé voir pléthorique de diplômés, en particulier ceux se présentant en qualité
de candidats libres, ne permet pas de répondre aux exigences attendues du milieu professionnel. Il serait nécessaire
de limiter de manière drastique ces formations et de privilégier ceux pour qui le diplôme a été créé à l'origine :
qualifier (professionnaliser) le personnel en poste et aider à la reconversion de personnel en perte d'emploi.
 Bac Pro ASSP : il est prématuré, à ce jour, de proposer des pistes d’évolution pour ce diplôme : les premiers diplômés
sortiront en juin 2014. Une vigilance doit cependant être notamment portée sur les questions des terrains de stage, des
poursuites d’études et de l’insertion professionnelle.
EVOLUTION DES
COMPETENCES DES
ACTIFS DU SECTEUR
 VAE : Mettre en place un accompagnement post jury pour les candidats ayant obtenu une validation partielle du
diplôme visé.

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