J`ai cherché Celui que mon cœur aime…je l`ai trouvé et ne le

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J`ai cherché Celui que mon cœur aime…je l`ai trouvé et ne le
Sœur Marie de Jésus
(Josette Volle)
1926-2014
« J’ai cherché Celui que mon cœur aime… Je l’ai trouvé et ne le lâcherai plus. »
Trois mois après la découverte du cancer qui avait avancé sournoisement et inexorablement
sans qu’on en prenne garde, notre sœur Marie de Jésus s’est endormie aux premières lueurs
de l’aube du lundi de Pâques, dans l’amour de son Bien Aimé, après l’avoir attendu jour
après jour...
« Je sais où je vais ! », avait-elle dit à l’annonce de la gravité de sa maladie.
Entrée au monastère dans la fraîcheur et l’élan d’une jeunesse marquée par le guidisme, la
guerre, de solides amitiés qui sont demeurées fidèles jusqu’à la fin, elle a aimé cette vie
monastique dominicaine !
Son tempérament déterminé et fort ne craignait pas d’affirmer avec conviction ses positions
dans les discussions communautaires ou avec ses amis.
Dans sa prière les frères de l’Ordre avaient une grande place : elle les portait dans « le
sanctuaire de son cœur » avec fidélité et grande discrétion.
Entièrement donnée à ses sœurs, elle s’est dévouée sa vie durant, ne ménageant jamais sa
peine et laissant son propre travail pour rendre service.
Bien des frères et sœurs de divers Ordres ont bénéficié de sa compétence pour s’initier à la
cithare. Cithare, cadeau des frères Bénédictins d’En Calcat et dont elle était si fière…..
Autodidacte, elle s’était formée peu à peu, grâce aussi à une session, à la science des
archives : elle y travaillait durant ses temps libres, recueillant les conseils éclairés de frères
qu’elle appréciait tels frère André Duval(+) et frère Bernard Montagnes. Des années durant,
elle collationna tous les renseignements qu’elle put obtenir sur l’histoire du monastère qui
lui tenait tant à cœur et comme elle connaissait tout cela dans les moindres détails, elle
imaginait difficilement que ses sœurs n’en sachent pas autant !
Sa passion pour apprendre, sa soif de connaître se vérifiait aussi dans ses lectures : elle lisait
en même temps, au moins trois livres et sa mémoire vive retenait parfaitement les détails de
chacun.
La couture n’avait plus de secret pour elle...Telle « Dorcas » dans les Actes des Apôtres,
vaillante, elle confectionnait bien des habits et veillait à ce que chacune ait bien ce dont elle
avait besoin….
Du temps où elle le pouvait encore, elle aimait jardiner et pendant de longues années, elle
dédia les après-midis du Dimanche à aller marcher dans la campagne.
Sa vie durant, elle a servi dans les emplois qui lui ont été attribués : lingerie, buanderie,
icônes, reliure, maîtresse de maison à l’infirmerie, réparations des mille objets abîmés, suivi
du travail des ouvriers etc… : rien n’avait de secret pour elle !
A un âge où beaucoup n’apprennent plus rien de neuf, elle s’était mise à l’ordinateur pour
communiquer avec famille et amis, mais aussi pour son travail sur les archives. Lors de nos
journées communautaires en février dernier sur la communication, c’est elle qui avait
expliqué le fonctionnement d’internet, avec beaucoup de pédagogie, aux sœurs de sa
génération…
Lucide sur son mal, elle a tenu sa famille informée sur son avancée. Elle a eu la joie de
pouvoir revoir ses sœurs, frère et nièces au monastère avant sa pâque.
Elle était prête pour attendre son Seigneur. Si elle savait où elle allait, elle n’en savait pas le
comment et la souffrance a été son lot les derniers jours. Jusqu’au bout, elle a gardé le souci
de ses sœurs ; son regard perçant scrutait aux alentours de son lit pour découvrir quelle était
la sœur qui était auprès d’elle : alors, un sourire illuminait ses yeux bleus, leur donnant une
joie profonde.
Elle laisse un grand vide dans notre communauté dont elle était une formidable cheville
ouvrière… Une racine profonde… Nous sommes certaines qu’auprès du Seigneur, elle
n’oubliera pas « sa petite plantation de Prouilhe », comme elle qualifiait volontiers cette
fondation de St Dominique.
Notre mémoire gardera sa présence intacte et nous garderons le précieux héritage que
toute sa vie nous a enseigné.
Merci Sœur Marie de Jésus !
La célébration de ses obsèques
aura lieu le mercredi de l’octave pascale, 23 avril 2014, à 15.00 h.
Nous la recommandons à votre prière.
Monastère Ste Marie de Prouilhe
11270 Fanjeaux
[email protected]

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