Le Recteur William Marois découvre la scolarisation de

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Le Recteur William Marois découvre la scolarisation de
Le Recteur William Marois découvre la scolarisation de jeunes sourds
au lycée Gérard de Nerval de Noisiel le 2 décembre 2011
dans le cadre de la Journée de sensibilisation au handicap
Objectifs de cette journée et ressources sur Eduscol
Le 3 décembre, la Journée internationale des personnes handicapées a eu 20 ans. Créée en 1992 par
l’assemblée générale des Nations Unies, cette manifestation a pour objectifs de sensibiliser davantage les
populations, d’améliorer la situation des personnes handicapées et de leur permettre de bénéficier des mêmes
chances que les personnes valides, notamment en affirmant leurs droits à l’accès à l’éducation, à la vie
sociale, au travail, à la vie économique et politique.
Pour changer le regard collectif sur le handicap à l'école, une journée de sensibilisation est programmée le 2 décembre 2011,
veille de la journée mondiale du handicap, dans tous les établissements scolaires, avec pour objectifs :
- de sensibiliser les élèves et la communauté éducative aux enjeux de la scolarisation des élèves handicapés ;
- de valoriser les actions engagées par le ministère de l'Éducation nationale, les académies et leurs partenaires.
La HALDE a publié en mars 2011 un sondage sur la scolarisation des enfants handicapés : la scolarisation en milieu ordinaire
progresse ; elle est bien acceptée et positive pour l’ensemble des élèves là où elle est effective. La mobilisation des acteurs de
l’éducation est donc effective et l’engagement de chacun doit se poursuivre pour améliorer encore la réussite de tous.
En Seine-et-Marne également, la scolarisation des enfants handicapés continue à progresser : près de 3500 élèves handicapés
(3456), scolarisés dans les 1er et 2nd degrés, bénéficient pour cette rentrée des mesures d’un Projet Personnalisé de Scolarisation,
soit une augmentation de près de 11% par rapport à l’année dernière. Parmi ces élèves, 1108 sont scolarisés dans le cadre d’un
dispositif adapté (CLIS/ULIS), soit une augmentation de plus de 16% par rapport à l’an passé. Par ailleurs, plus de 1300 jeunes sont
accompagnés dans le cadre d’une scolarisation en classe ordinaire par un AVSi (Auxiliaire de Vie Scolaire individuel).
Pour souligner l’importance de cette journée de sensibilisation, le Recteur de l’académie de Créteil et l’Inspectrice d’académie
DSDEN (Directrice des Services Départementaux de l’Education Nationale) de Seine-et-Marne se sont rendus au lycée Gérard de Nerval de
Noisiel pour y découvrir les spécificités de la scolarisation de jeunes sourds.
Ce lycée est en effet à la tête d’un Pôle qui reçoit depuis plusieurs années des
déficients auditifs et qui assure un cursus scolaire complet, avec une offre de
communication majoritairement en LSF (Langue des Signes Française).
Ce Pôle pour l’Accompagnement à la Scolarisation des jeunes Sourds (PASS) piloté par Pascale Derrien, IEN ASH Centre, pilôte du PASS académique. Il
regroupe en effet : les écoles maternelle et élémentaire Les Deux Parcs à Champssur-Marne, qui disposent au total de 3 CLIS TFA (Classes d’Intégration Scolaire Troubles de
la Fonction Auditive) avec 23 écoliers - plusieurs élèves sourds étant également
scolarisés en classe ordinaire dans les écoles du secteur - ; le collège Le Luzard à
Noisiel, qui offre une ULIS TFA (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) de 11 collégiens ;
le lycée Gérard de Nerval et l’université de Marne-la-Vallée.
Le personnel éducatif spécifique (en particulier les interprètes LSF) est fourni
par le SSEFIS Laurent Clerc - Service pour enfants sourds de Marne-laVallée - , qui rendent possible la scolarisation et permettent aux jeunes de
s’intégrer, en évoluant dans un monde « entendant ».
« Pour cette année 2011-2012, notre lycée accueille 5 élèves sourds »,
précisent M. Menault, Proviseur du lycée Gérard de Nerval, et son adjointe,
Mme Queille, en introduction à la réunion organisée avec l’ensemble des
acteurs du dispositif (Mme Derrien, l’équipe pédagogique et les partenaires).
« 2 sont en 2nde, 1 en 1ère et 2 en terminale : ils y suivent certes les cours
ordinaires (sauf en anglais, enseignement essentiellement oral) mais il est
nécessaire de garder à l’esprit qu’ils se fatiguent rapidement puisqu’en
situation de traduction permanente nécessitant une concentration constante.»
En effet, telle Léa, la lycéenne de 1ère rencontrée en cours
de mathématiques, ils ne suivent qu’à l’aide des gestes de
leur interprète et ne s’expriment eux-mêmes qu’en signant, en situation de bilinguisme permanent avec deux langues qui
ne leur sont pas « naturelles ».
« C’est parfois difficile », avoue Léa au recteur Marois ;
« mais je m’accroche car j’ai conscience de tout ce qui est
mis en œuvre pour m’aider à réussir dans la vie malgré mon
handicap… » De fait, c’est toute l’équipe pédagogique, mais
aussi les élèves, qui doivent s’adapter pour intégrer au mieux
ces élèves particuliers et faciliter leurs apprentissages
spécifiques et leur quotidien.
Changer le regard collectif sur le handicap à l’école demeure
donc plus que jamais nécessaire, - objectif de la Journée de
sensibilisation du 2 décembre…

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