Sylvain Rifflet Alphabet Ronnie Lynn Patterson Trio

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Sylvain Rifflet Alphabet Ronnie Lynn Patterson Trio
Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
Jazz Marseille 2013
Jeudi 14 mars
Sylvain Rifflet Alphabet
Jeudi 28 mars
Ronnie Lynn Patterson Trio
Jeudi 4 avril
TARBABY invite Marc Ducret
Jeudi 11 avril
Cédric Chauveau Trio invite Craig Handy
Jeudi 2 mai
Michel Benita - Manu Codjia Ramblin’
Jeudi 16 mai
Yaron Herman Quartet
Jeudi 23 mai
Isabelle Olivier Solo
Jeudi 30 mai
Diego Imbert Quartet
Jeudi 6 Juin
Au Secours
Le Cri du Port
8 rue du Pasteur Heuzé -13003 Marseille
Infoline : 04 91 50 51 41
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Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 14 MARS 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
SYLVAIN RIFFLET ALPHABET
Sylvain Rifflet (composition, sax., clarinette,
ordinateur)
Joce Mienniel (flûtes, guimbarde, ordinateur)
Benjamin Flament (percussions, métaux
traités, électronique)
Philippe Giordani (guitare et électronique)
Poursuivant sa recherche de nouveaux horizons sonores, Sylvain Rifflet présente Alphabet, son nouveau groupe.
site des artistes :
http://www.sylvainrifflet.com/alphabet.html
A lire sur citizenjazz.com :
http://www.citizenjazz.com/Sylvain-Rifflet-Alphabet,3467190.html
A écouter :
http://www.sylvainrifflet.com/indexfr.php?view=musique
A voir sur youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=bXMc27Dd8jU
Accompagné du flutiste Joce Mienniel (ONJ, JM Machado ...), du guitariste Philippe Gordiani (i-overdive trio, Libre Ensemble...) et du
percussionniste Benjamin Flament (Radiation 10, MétaLophone ...)
il propose une musique dans la droite ligne de Rockingchair, son
groupe précédent.
Emprunte de mélanges : d’acoustique et d’électronique, de rock et de
jazz, influencée par Tom Waits, Radiohead, Steve Reich ou encore Cliff
Martinez la musique s’est construite tant autour des compositions
originales du saxophoniste que des apports sonores de chacun des
membres de l’orchestre.
L’absence de batterie, remplacée ici par un set de métaux traités
apportant une couleur originale,
un son différent.
Lieu du Concert - Le Cri du Port
8, rue du Pasteur Heuzé. Marseille 3e
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Billetterie :
Tarifs : normal 12 € / réduit 10 € (hors frais de location)
www.criduport.fr / www.digitick.com
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Espaceculture_Marseille
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Sylvain Rifflet - composition, saxophone, clarinette
Musicien français formé par Pascal Dupont puis Michel Goldberg et Philippe Portejoie, diplômé du Conservatoire National de
Musique de Paris, a reçu le premier prix de groupe au concours National de la Défense et un "Django d'or" (nouveau talent)
en 2008.
Il s’est produit avec Riccardo Del Fra, Michel Portal, Aldo Romano, Kenny Wheeler, Gabor Gado, Didier Levallet, Joey Baron,
Hermeto Pascoual, Pascal Schumacher, au sein du Pandémonium de François Jeanneau, du European Jazz Youth Orchestra,
du Mégaoctet d’Andy Emler, du Sacre du Tympan de Fred Pallem, du Gros Cube d’Alban Darche et de l'Orchestre National de
Jazz.
Il publie en 2007 le premier disque de Rockingchair, puis en 2010 "1:1" le second album du groupe pour le compte du label
allemand Enja.
En 2008, il compose, joue et enregistre la musique du film “Dernier Maquis”, long-métrage du réalisateur Rabah Ameur-Zaïméche (Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, prix de la meilleure musique de film au festival international du film
de Dubaï), ainsi que celle des documentaires d’Arthur Rifflet "Sin maïs no hay païs" et "La grippe du laisser-faire".
Entre 2009 et 2012 il compose et dirige plusieurs projets pédagogiques pour le compte de Banlieues Bleues (Culture au
collège) et de l'Adiam du Val d'Oise (Forum des écoles de musiques). "Artiste en résidence" du festival Jazz au fil de l'Oise
pendant deux ans, il crée "Beaux-Arts" pour trio en et quatuor à cordes en 2010 puis en 2011 Alphabet, son nouveau groupe,
dont le premier disque paraît en 2012.
En 2011, il joue la partition contemporaine du compositeur P. Marcland pour saxophone seul et électronique dans la pièce
"Rue Saint-Denis" écrite et mise en scène par Alain Foix. Il est l’auteur de plusieurs "remixs" notamment pour le compte du
label nantais Yolk ainsi que de pièces contemporaines pour le trio Futurum.
En 2012, outre la publication des disques "Beaux-Arts" et "Alphabet", il participe à la nouvelle création de la compagnie Labkine, et créé l'ensemble Art Sonic aux côtés du flûtiste Joce Mienniel.
Discographie sélective :
«Alphabet» : 2012 (Top 6 JazzNews, Élu Citizenjazz,**** Freejazz, **** Jazz Magazine, France Inter, France-Musique ...)
«Beaux-arts» : label Sans Bruit - 2012 (élu Citizen jazz)
Rockingchair «1:1» : label Enja - 2010 (choc jazzman/jazzmag, France-Inter, élu Citizen jazz, Libération, La Croix …)
Rockingchair : label Chief Inspector - 2007 (choc de l’année, disque d’émoi de l’année, sélection Libération, fff Télérama)
L’encodeur - label Drugstore Malone - 2012
Joce Mienniel «Paris short stories» - label Drugstore Malone - 2012
Riccardo del Fra Jazoo Project «Roses and Roots» avec Joey Baron : label Nocturne - 2004
Le Gros Cube d’Alban Darche «La Martipontine» : label Yolk - 2005 (choc jazzman)
Le Gros Cube d’Alban Darche «Polar Mood» : label Yolk - 2008
Alban Darche «Trumpet Kingdom» : label BMC - 2008
Didier Levallet «Songes / Silences» : label Sans Bruit – 2011
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Joce Mienniel - flûtes
Flûtiste classique de formation, mais également saxophoniste, compositeur, orchestrateur, arrangeur et touche-à-tout en
électronique musicale, c’est en juin 2004 qu’il sort avec le Premier Prix de Jazz à l’unanimité et avec les félicitations du jury
du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris.
Il est depuis le début de l’année 2009, membre de l’Orchestre National de Jazz sous la direction de Daniel YVINEC.
Le très large spectre de ses influences et activités rend ce musicien définitivement hors normes, difficile à classer. Jazz et musiques improvisées, pop, rock, chanson française, musiques du monde, musique classique, sans oublier les compositions pour
le petit et le grand écran, Joce MIENNIEL déploie ses talents dans autant d’univers qui font de cet artiste de trente-neuf ans
un caméléon recherché et estimé. Il se livre avec une égale maestria aux instruments du monde, au saxophone, aux claviers
et à l’exploration électronique, tel un prodigieux créateur d’ambiances.
Le premier disque de l’ONJ “Around Robert WYATT” récompensé par les Victoires du Jazz 2009, lui permet de collaborer avec
des artistes tels que CAMILLE, ARNO, Yael NAÏM, Rokia TRAORÉ, Erik TRUFFAZ, Perry BLAKE ou Daniel DARC. Le second, « Shut
up and dance » nominé aux Grammy Awards 2012, sera l’occasion d’une collaboration très forte avec le batteur new-yorkais
John HOLLENBECK, puis le dernier en date autour de la musique de PIAZZOLLA, avec Gil GOLDSTEIN.
En 2006, le pianiste Jean-Marie MACHADO fait appel à lui pour créer son nouveau projet autour d’un nonet «Danzas» aux côtés entre autres, de François MERVILLE, Andy SHEPPARD, André MINVIELLE, Gyorgy KORNASOV, Clauss STÖTTER où François
THUILLIER.
En jazz d’une manière générale et en musiques improvisées, il est amené à participer à de nombreuses formations telles que
Eumir DEODATO, Le Sacre du Tympan dirigé par Fred PALLEM, Cosmic Connection avec Laurent de WILDE, Gaël HORRELLOU,
Philippe «pipon» GARCIA, le X-Tet et le Brass-Tet de Bruno REIGNIER, mais aussi avec François JEANNEAU pour l’Orchestre Europe-Afrique, où sur des rencontres éphémères avec Walt WEISKOPF, David LINX, Steve LACY, Glenn FERRIS, Benoît DELBECQ,
Eric LONGSWORTH, ...
Il participe à de nombreux enregistrements dont TOM & JOY aux côtés entre autres de Tony ALLEN et Linley MARTHE, où
pour un des membres du GOTAN PROJECT, Roy DUBB.
Il tient également la direction artistique de plusieurs autres projets tels que L’Encodeur avec Sylvain RIFFLET et “Remembering
CHET BAKER” au sein duquel il chante également.
En Télévision, et pour le cinéma il travaille sur plusieurs projets comme compositeur, films d’animation, courts-métrage... en
France et à l’étranger.
En 2002, il travaille sur la création d’une pièce symphonique pour le soliste de Jazz Don BRADEN avec le NNC Symphonic
Orchestra de Groningen aux Pays-Bas.
En 2007, «Les 15èmes Rencontres autour du Violoncelle du Festival de Beauvais» lui commande une pièce de musique
contemporaine “Reaching the shore...” pour violoncelle solo, interprétée par François SALQUE et recréée dans le cadre de
l’émission “Le cabaret classique de Jean-François ZYGEL” sur FRANCE MUSIQUE.
Il partage depuis plusieurs années avec François SALQUE de nombreux récitals classiques aux côtés de Vincent PEIRANI où
Pascal CONTET à l’accordéon, il vient d’ailleurs de finir une pièce contemporaine pour Ney, Violoncelle et Bajan : “Baïkal”, et
prèpare une nouvelle création pour Violoncelle et Bajan autour des chants grégoriens.
Ses activités musicales s’étendent également au format des musiques du monde avec AYOKA (afro-beat), de la pop avec
GONZALES, DOMINIQUE A, Robin LEDUC, Diane BIRCH, du reggae avec Beta SIMON (Côte d’Ivoire) et de la chanson française
avec Charles AZNAVOUR, TANIA DE MONTAIGNE, Sophie FORTE, Elie SEMOUN, DONZELLA, avec qui il sort en février 2007, le
second album chez NOCTURNE «Bandit de grands sentiments» avec en invité Henri SALVADOR.
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Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 28 MARS 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
RONNIE LYNN PATTERSON Trio
Ronnie Lynn Patterson (piano)
Felipe Cabrera (contrebasse)
John Betsch (batterie)
site de l’artiste :
http://www.ronnielynnpatterson.com
A lire I.T. sur citizenjazz.com :
http://www.citizenjazz.com/Ronnie-Lynn-Patterson.html
A écouter :
Ronnie Lynn Patterson trio
Music /Outnot / Harmonia Mundi 2010
A voir sur youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=nJZ2Svw-PYM
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« C’est un poète du clavier et un pianiste totalement autodidacte.
Enfin deux disques de jazz du magnifique Ronnie Lynn Patterson, un
homme discret, personnage humble, authentique et attachant pour qui
la musique n’est pas un métier mais une mystique.
Jazzman, disciple avoué de Keith Jarrett, dont il possède le toucher raffiné et le goût de la liberté. Il a toujours une partition de Rachmaninov
ou Morton Feldman sur son piano ! Ce remarquable pianiste livre une
musique ou plane le vent de liberté, une musique aux couleurs et rythmes subtils, remplie de douceur et de générosité, dans laquelle transparaissent les qualités de l’homme, au delà du musicien.
Il marque les esprits coup sur coup avec 3 disques : Palais De Mari
de Morton Feldman (2001), Mississippi (2003) et Music (2010) qui
reçoivent de nombreuses récompenses. Un artiste exemplaire qui a su
tout à la fois prendre ses distances avec ce qui existait avant lui et ce qui
existe en dehors de lui et s’investir corps et âme dans ce même matériau
grâce à lui sublimé c’est-à-dire passé de l’état de matière compacte à
celui de matière volatile - celle dont sont faits les songes. »
Thierry Quénum
Avec Ronnie Lynn Patterson, deux musiciens hors pair : John Betsch
(Steve Lacy, Mal Waldron, Eric Watson) à la batterie et le cubain Felipe
Cabrera (Herbie Hancock, Wayne Shorter ou Omar Sosa) à la contrebasse.
Un concert exceptionnel à ne pas rater !!!
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1. Ronnie Lynn Patterson - piano
2.
3. Né le 7 mars 1958 à Wichita, Kansas, Ronnie Lynn Patterson grandit sur les bases militaires où son père est infirmier ; la vie familiale est rythmée par des déménagements réguliers : Kansas, Espagne, Mississippi, et Caroline du Sud. Devenu adulte, la route
de Ronnie passera encore par Washington DC et Montréal pour s’arrêter à Paris. Ces tranches de vie ont fait de lui un musicien à
l’univers singulier, un autodidacte ouvert et curieux.
4.
5. De 1966 à 1970, son père est envoyé en Espagne et il installe sa famille près de Madrid ; c’est à Alcalà de Henares - la ville de
Cervantès - que Ronnie se met spontanément à la batterie : s’entraînant d’abord à l’aide de cintres sur une planche à repasser,
il participe finalement avec des musiciens espagnols à une jam session organisée sur la base américaine de Torrejon de Ardoz,
grâce à son père, passionné de jazz. RLP gardera de ce séjour une curiosité jamais démentie pour l’Europe et ses langues ; à 50
ans, outre sa maîtrise de l’anglais, de l’espagnol et du français, il se débrouille aussi en italien et en basque. Et s’il vit en France
depuis 1991, il cultive des liens privilégiés avec l’Espagne, ce dont témoigne aussi son album The Gernika Suite (2006) en duo
avec le batteur Didier Lasserre.
6. Agé de 12 ans en 1970, Ronnie aborde son adolescence au Mississippi : retour à la vie sur la base militaire de Columbus... La
pratique de la batterie devient un refuge contre l’ennui et il en acquiert vite une maîtrise qui lui vaudra de remporter vers 14-15
ans le 1er prix de caisse claire du Mississippi Allstates Symphony Orchestra ; cela grâce aux cours particuliers de Marshall Howell,
batteur et pianiste concertiste classique qui joue aussi dans un groupe rock.
7.
8. Mississippi (2003) - 1er CD en trio publié sous son nom - est à la fois un hommage rendu à l’un des berceaux de la musique
afro-américaine et l’acte de naissance d’un pianiste qui ne hiérarchise pas la musique. De ses années en Caroline du Sud, dans
la banlieue de Columbia où il termine ses études secondaires à la fin des années 70, il se souvient des heures passées à écouter
des disques de jazz, qui vont le pousser à étudier seul l’harmonie sur le piano de sa mère, elle-même pianiste amateur. Vers 20
ans, les albums de Mc Coy Tyner et de Keith Jarrett lui font franchir le pas : c’est désormais au piano qu’il veut se consacrer, corps
et âme. Il part alors tenter sa chance à Washington DC où il vivra 8 ans dans les années 80. Là, c’est dans la communauté latino
qu’il trouve ses meilleurs partenaires musicaux, qui le surnomment bientôt «el montunero yankee». Il participe aussi en tant que
pianiste et «vocal back up» aux tournées des frères Grainger (batteur et bassiste funk).
9. Lassé des gigs sans lendemain et étonné d’être resté aussi longtemps dans une même ville, Ronnie passe ensuite 18 mois à
Montréal ; il y pratique le piano-bar en même temps qu’une langue étudiée au lycée, le français. Paris s’impose comme sa prochaine étape : il y débarque en juillet 1991, à l’âge de 33 ans... Les premières années à Paris font écho à celles passées dans la
capitale fédérale américaine : vie matérielle précaire et difficulté à intégrer la communauté des jazzmen. S’il en développe parfois
quelque amertume, ces obstacles renforcent sa ténacité et sa curiosité le pousse par ailleurs à élargir son répertoire : Ronnie
se lance dans le déchiffrage de partitions de Rachmaninov, puis de Morton Feldman - gageure pour un pianiste autodidacte qui
jusqu’alors n’avait pas appris à lire la musique. En 1994-95, il remporte au Concours National de Jazz de La Défense, un 2ème
prix de soliste et un 3ème prix de groupe (pour son trio avec Gildas Scouarnec et Tony Rabeson).
10. En 1997, son mariage lui apporte une stabilité nouvelle, qui lui permet enfin de poser sa valise et d’en extraire quelques unes
des compositions qui l’ont habité durant ses années difficiles. En 1999, le batteur Aldo Romano l’invite à enregistrer son album
Corners ; cette première participation en tant que sideman, lui offre alors un début d’existence médiatique.
11.
12. En 2001, il grave pour le label L’Empreinte Digitale, une interprétation de deux oeuvres contemporaines du compositeur newyorkais Morton Feldman : Piano 1977 et Palais de Mari, interprétation remarquée par la critique classique et jazz (Le Monde de
la Musique, Télérama, Vibrations, Les Inrockuptibles...).
13. Puis en 2003, il autoproduit l’enregistrement de ses propres compositions en trio, Mississippi, qui sort sur le label Night Bird
Music. Cet album personnel est très bien accueilli par la presse (Télérama, Le Monde, Le Nouvel Observateur, Classica Répertoire...). En avril 2006, c’est l’enregistrement co-produit par le label bordelais Amor Fati et le Bordeaux Jazz Festival de The
Gernika suite, musique improvisée avec le batteur Didier Lasserre, en hommage au peuple basque. La même année, la Ville de
Paris fait appel à lui pour participer au jury du Concours International de Piano Martial Solal.
14. En 2007, le cinéaste Franck Cassenti monte, dans le cadre du festival de jazz de Porquerolles, un spectacle musical, Thelonious
Sphere Monk (adaptation du livre Jazz impro de Geoff Dyer) ; pour revisiter l’univers de Monk, il fait appel au pianiste et au
contrebassiste Jean-Jacques Avenel.
15. En mars 2008, Ronnie enregistre en trio pour le label parisien Zig-Zag Territoires, avec Stéphane Kerecki et Louis Moutin, l’album
Freedom fighters.
16. En 2010, parait l’abum Music enregistré en trio avec les frères Moutin. Outnote / Harmonia Mundi).
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Au sujet de
RONNIE LYNN PATTERSON : MUSIC
(Outnote / Harmonia Mundi 2010)
On aime passionnément
Ronnie Lynn Patterson est un pianiste rare : exceptionnel et trop peu présent sur les scènes européennes. En revanche,
sa production discographique, quoique discrète, est plus continue, notamment en trio avec contrebasse et batterie. Ainsi,
Freedom Fighters (2008) avait manifesté l’esprit qui anime cet Américain de Paris : la résistance au prêt-à-écoute.
Le paradoxe de Music réside en ceci que les thèmes sont connus (Lazy Bird, de Coltrane, Evidence, de Monk, All blues, de
Miles Davis...). Le terrain paraît familier, et que découvrons-nous ? La musique elle-même, telle que la revit avec sensibilité un
artiste au toucher et aux phrasés vraiment singuliers : percussifs, libres, rêveurs.
On se rappelle alors qu’avant de se consacrer au piano et de s’inspirer d’abord de McCoy Tyner puis de Keith Jarrett, aux
styles si opposés, Ronnie Lynn Patterson avait joué de la batterie et qu’il a enregistré des pièces pianistiques très lunaires de
Morton Feldman. Alain Gerber, dans son texte de pochette, parle à juste titre d’une « Patterson touch », qui allie autorité et
fragilité, affirmation et questionnement. Un style finalement bouleversant, magnifié par le contrebassiste François Moutin et
le batteur Louis Moutin, qui se livrent toujours aux aventures exigeantes, et par une prise de son où rien ne se perd. Music
touche à l’es­sentiel de cet art propre au jazz moderne : l’art du trio.
Michel Contat - Telerama n° 3155 Le 03/07/2010 -
Chronique de l’album
**** RONNIE LYNN PATTERSON : « Freedom Fighters »
Ronnie Lynn Patterson (p), Stéphane Kerecki (b), Louis Moutin
(dms). HHHH
Zig Zag 2008
A ma droite, la mélodie, la musique classique européenne et la main
droite du pianiste. A ma gauche, le rythme, le jazz afro-américain
et la main gauche du pianiste. Au centre, Ronnie Lynn Patterson,
pianiste afro-américain installé à Paris, passionné de musique classique et de jazz ! Un toucher de piano fin, délicat, élégant et sensible,
rarement entendu depuis Bill Evans (Freedom Fighters en version
adagio ou allegro). Un travail passionnant sur le rythme, un sens
du swing évident (Santa Fe) et une certaine ferveur accentuée par
des racines blues et gospel (Faith). Un bel hommage à la période
free de Keith Jarrett (Mandala) et aux conceptions harmolodiques
d’Ornette Coleman dans les délirants développements de For Ornette Coleman. Une vieille chanson traditionnelle My Wild Irish
Rose (que Jarrett avait reprise dans Melody at Night with you), jouée dans une version totalement épurée, où les silences
crées par les notes détachées du piano font partie intégrante de la mélodie. Un clin d’œil subtil à Rachmaninov à l’intérieur
du très lyrique Leslevret. Vous l’aurez compris il s’agit d’un disque sublime d’un pianiste mature, au sommet de sa créativité
artistique. Un pianiste remarquablement bien entouré par deux musiciens que l’on connait bien en France : le contrebassiste
Stéphane Kerecki et le batteur Louis Moutin. A eux trois, ils forment un trio très organique et magique où l’alchimie musicale
n’a d’équivalent que dans les célèbres trios de Bill Evans ou de Keith Jarrett.
Lionel Eskenazi
Septembre 2008 - Les DNJ
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1. John Betsch - batterie
2.
3. Né le 9 octobre 1945 à Jacksonville en Floride. Sa mère était organiste et pianiste ; sa sœur aînée une chanteuse soprano
dramatique. John a commencé la batterie au conservatoire à l’âge de 9 ans. À 18 ans, alors qu’il était encore étudiant à l’Université de Fisk (Nashville, Tenn), il commence à jouer professionnellement avec les pianistes Bob Holmes, Ernest Vantrease, et
le trompettiste Louis Smith. John a étudié à la Berklee School of Music de Boston et l’Université du Massachusetts Amherst sous
Max Roach et Archie Shepp. Il a enseigné à UMASS et dans des programmes d’éducation en univers carcéral.
4. En 1975 il emménage à New York City où il joue avec Roland Alexander, Dewey Redman, le Paul Jeffrey octet, les chanteuses
Jeanne Lee, Abbey Lincoln, et le Ted Daniel big band. Il a beaucoup tourné aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Afrique,
notamment avec Max Roach (Newport 1974), Dewey Redman (1979), Kalaparusha (Berliner Jazztage 1976), Adullah Ibrahim
(1979), le Klaus Konig Orchestra et Steve Lacy.
5. Depuis son départ pour l’Europe en 1985, John a participé à des enregistrements et tournées des saxophonistes Mike Ellis, Hal
Singer et Jim Pepper ; des chanteurs Ozay et Annette Lowman; des pianistes Mal Waldron, Alain Jean-Marie, Claudine François
et Kirk Lightsey. Il a tourné au Japon avec Steve Lacy, Mal Waldron, Eric Watson et Michel Sardaby. John Betsch travaille actuellement avec Steve Lacy, Achille Gajo, Karen Edwards et Alain Jean-Marie.
6. John Betsch est un batteur à la frappe sèche et précise, et sa maîtrise de la polyrythmie en fait l’un des héritiers directs de Max
Roach.
7.
8.
9.
10.
11.Felipe Cabrera - contrebasse
12.
13.Après quatorze ans passées avec « Gonzalo Rubalcaba Proyecto », partageant la scène avec Herbie Hancock, Michael Brecker,
George Benson, Wayne Shorter... Felipe Cabrera avait laissé entendre avec son premier album «Made In Animas» qu’il n’était pas
seulement un des meilleurs bassistes de la scène jazz internationale, mais qu’il se profilait aussi comme un compositeur prometteur et original. Son quintet dégage une énergie impressionnante, délivrant un jazz métissé, contemporain, servi par la fine
fleur des musiciens de jazz cubain et latino-américain. Felipe Cabrera fait de l’inventivité, de la richesse harmonique, rythmique,
et d’une grande exigence technique sa véritable signature. Voici la marque d’un grand musicien de ce temps.
14.
15.Né le 15 août 1961 à la Havane, Felipe Cabrera appartient à la génération montante de ces premiers musiciens et compositeurs cubains « produits de la révolution « qui ont choisi le jazz et sa grande liberté de création comme forme d’expression. Il
commence à étudier la musique à l’âge de 8 ans et suit un parcours classique sur une période de 18 ans, dont les 5 dernières
années au célèbre « Instituto Superior de Arte ». Il entre alors au prestigieux National Symphony Orchestra en tant que premier
basson et entreprend d’étudier par lui-même la basse. En 1984, il devient le bassiste de Gonzalo Rubalcaba dans la formation
« Proyecto » et par la suite le « Cuerteto Cubano ». Leur collaboration durera quatorze années. Une période riche en concerts
à travers le monde entier.
16.En 1999, Felipe Cabrera s’installe à Paris. Il débute sa carrière solo avec un premier album « Made in Animas » produit à Cuba
(Abdala), puis « Evidence from El Cayo » produit en France, et se révèle un compositeur inspiré et original. Il poursuit également
une carrière internationale de sideman auprès de Julien Lourau avec le très beau et remarqué « Julien Lourau et Rumbabierta
» (Label Bleu), la nouvelle tournée 2008-09 de Omara Portuondo, et aussi Chico Freeman, Roberto Fonseca, Raul Paz, Omar
Soza, Anga Diaz, Eddy Palmieri…
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Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 4 AVRIL 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
TARBABY invite MARC DUCRET
Orrin Evans (piano)
Eric Revis (contrebasse)
Nasheet Waits (batterie)
Marc Ducret (guitare)
site des artistes :
http://www.tarbabymusic.com
http://www.marcducret.com
Photos : Emra Islek et M.Kytoharju
Tarbaby groupe à direction tricéphale nous ouvre les portes d’un
jazz américain authentique où chaque musicien puise dans sa riche
carrière pour nous offrir le meilleur de lui-même caractérisé par une
forte cohésion que l’on retrouve dans leur superbe album The End
of Fear.
Depuis 1994, Orrin Evans dirige ses propres formations et enregistre
pour le label Criss-Cross. Il joue avec Wallace Roney, Pharoah Sanders, Antonio Hart, The Mingus Big Band, Roy Hargrove, Brandford
Marsalis...
Eric Revis, est révélé dans les années 90 par Betty Carter, à partir
de 1997, il intègre les groupes de Brandford Marsalis. En 2004, il
débute sa carrière de leader et joue avec Kurt Rosenwinkel.
Lieu du Concert - Le Cri du Port
8, rue du Pasteur Heuzé. Marseille 3e
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Billetterie :
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Fnac, Carrefour, Géant
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Nasheet Waits, fils du légendaire percussionniste Freddie Waits. Introduit auprès du M’Boom percussion de Max Roach par Michael Carvin,
Nasheet a collaboré depuis avec : Fred Hersch, Antonio Hart, Joe
Lovano, Jason Moran, Eddie Gomez, John Medeski... Mark Turner.
Tarbaby est un ensemble variable où des musiciens de même opinion
sont invités à venir le rejoindre. Afin d’illustrer leur principe d’accueil
c’est au singulier guitariste français Marc Ducret qu’ils ont refait appel.
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Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 11 AVRIL 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
Cédric Chauveau Trio invite CRAIG HANDY
Cédric Chauveau (piano)
Nicola Sabato (contrebasse)
Mourad Benhammou (batterie)
Craig Handy (saxophone ténor)
site des artistes :
http://craighandy.com
http://fr.myspace.com/cedricchauveautrio
Lieu du Concert - Le Cri du Port
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Originaire de Californie, installé à New York depuis1986, Craig Handy
y est alors reconnu comme un musicien ayant un son puissant, l’esprit
vif, et surtout une personnalité affirmée. Il collabore avec des artistes
de renom : Roy Haynes, Abdullah Ibrahim, Betty Carter... et intègre le
Mingus Orchestra. Craig Handy fait ses débuts en tant que leader en
1992, enregistre les albums Split Second Timing et Introducing Three
For All + One, salué par la critique comme l’un des meilleurs enregistrement jazz de l’année. En 1996, il fait une apparition remarquée au
cinéma dans le film de Robert Altman Kansas City, et part en tournée
avec Herbie Hancock. En France, on peut l’entendre régulièrement
aux côtés de Dee Dee Bridgwater.
Actif sur la scène jazz depuis 1998, Cédric Chauveau fonde son trio
en 2004. Son répertoire alterne entre compositions originales et arrangements personnels de grands standards dans un style inspiré
des plus grands : Oscar Peterson, Monty Alexander ou McCoy Tyner.
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Craig Handy - saxophone
Né à Oakland, en Californie, le 25 Septembre 1962, Craig Handy a appris la guitare, le trombone et le piano avant de choisir le saxophone après avoir entendu Dexter Gordon à la radio. « J’ai été captivé par la profondeur et la richesse du jeu de Gordon », explique
Handy. « La fulgurance de ses idées m’a aussi impressionné. »
Après avoir fait ses classes à Berkeley, il remporte le prix Charlie Parker, une bourse d’étude qui lui permet d’étudier à North Texas
State University.
Dès son arrivé à New York à 23 ans en 1986, Craig Handy est reconnu comme un musicien ayant son puissant, l’esprit vif, et surtout
une personnalité affirmée. Il collabore rapidement avec de nombreux musiciens de renom : le batteur Roy Haynes, le pianiste Abdullah
Ibrahim ou la chanteuse Betty Carter.
Handy intègre le Mingus Orchestra et contribue à lui donner un ton nouveau.
Il enregistre le générique du célèbre Cosby Show pour la saison 1989-90, puis la musique de la saison 1994-95 de The Cosby Mysteries.
Craig Handy fait ses débuts en tant que leader en 1992 avec l’album Split Second Timing sortie sous le label Arabesque. Deux ans plus
tard, en 1994, également pour Arabesque, Handy enregistre Introducing Three For All + One, salué par la critique comme l’un des
meilleurs enregistrement jazz de l’année.
Il apparaît ensuite sur deux enregistrements avec les Chartbusters, groupe composé de Craig Handy, du saxophoniste alto Harrison
Donald, de l’organiste Dr Lonnie Smith et du batteur Idris Muhammad. Sorti en 1995 sur le label New York, Chartbusters ! Volume 1,
premier disque du groupe, acclamé par la critique, a rendu hommage à la grande époque Blue Note des années 50 et 60. Mating Cal,
deuxième album du groupe co-produit par Handy, a été publié par Prestige.
En 1996, Craig Handy fait une apparition remarquée au ciméma dans le film de Robert Altman Kansas City.
Cette même année, il part en tournée avec le pianiste Herbie Hancock. Craig Handy déclarait : « Lorsque j’entends ses compositions, je
me rappelle que, malgré toute la négativité dans le monde, l’humanité tout entière partage des émotions comme la joie et l’espoir. La
musique de Herbie unit les gens. Il est définitivement un de mes héros et de tourner avec lui, c’est comme un rêve devenu réalité. »
En France, on peut l’entendre régulièrement aux côtés de la chanteuse américaine Dee Dee Bridgwater. Craig Handy sera sans aucun
doute réaliser les rêves de nombreux autres artistes, comme il s’efforce de contribuer, solo après solo, à étoffer un peu plus la belle
histoire du jazz.
Cédric Chauvau - piano
C´est à la suite d´une série de hasards que Cédric Chauveau finit par choisir l´activité de pianiste comme principale
source d´épanouissement personnel. Sa rencontre avec le pianiste Antoine Pinilla-Munoz en 1993 lui permet d´étudier l´harmonie et de
découvrir la musique de Ray Charles et d´Oscar Peterson, deux références qui le conduiront à étudier le jazz puis le gospel.
En 1998, il fait ses premières armes en duo (contrebasse-piano et chant-piano) et multiplie les expériences et intègre différentes formations. Il joue avec le Swing Fever Quartet et intègre le groupe Zigjazzeurs, quartet de la saxophoniste Muriel Pellecuer.
Avec le contrebassiste Nicola Sabato et le guitariste Dano Heider, il joue un répertoire influencé par les trios de Ray Brown.
En 2002, il rencontre le saxophoniste Esaïe Cid et intègre le groupe Jazzpel. Il rencontre alors la chanteuse Rachel Ratsizafy. Cette aventure humaine et musicale devient le fil conducteur de sa jeune carrière. C’est au sein de cette formation qu’il écumera de nombreux clubs
de jazz prestigieux, participe à des festivals de jazz (Enghien, Val de Cher, Font Robert, St Germain des près …), partage la scène avec
quelques grands musiciens (Birelli Lagrène, Zanini, Didier Lockwood…) et voyage au delà de l’hexagone (Italie, Espagne, Allemagne,
Sénégal, Suisse…). Rachel Ratsizafy et Cédric Chauveau élargissent rapidement leur collaboration en intégrant parallèlement le
groupe Gospel Soul, formation de gospel moderne. Cela leur permet de sillonner l’Espagne.
Depuis 2004, il accompagne également la chanteuse Carole Gabriel, participe à de nombreuses aventures musicales et pédagogiques et
intègre la formation du batteur et percussionniste Tony Savannah (rencontre entre musique africaine et jazz). Par ailleurs, il se produit
régulièrement en solo.
En 2007, il devient pianiste et co-arrangeur du Juliette Pradelle 4tet. Parallèlement, il fonde le Cédric Chauveau trio dont le répertoire
alterne entre compositions originales et arrangements personnels de grands
standards dans un style inspiré des plus grands comme Oscar Peterson, Monty Alexander ou McCoy Tyner.
Depuis 2009 avec le Rachel Ratsizafy 4tet, Cédric Chauveau signe les arrangements et amorce un nouveau tournant de sa carrière.
Leur collaboration s’intensifie autour d’autres projets comme le Petit de Choeur de Celleneuve (chorale Gospel), des concerts en duo
et trio, des sessions de stages, etc.
En 2010, il rencontre le saxophonistes Serge Casero avec lequel il devient co-directeur artistique de Domaines du Jazz (programmation
de concerts à l’Illustre Théâtre de Pézenas) et partage la scène à de nombreuses reprises. En 2011, il participe au projet Messengers
octet autour de Rachel Ratsizafy. Il participe également à l’enregistrement du 1er disque de son 4tet, Out Of This World, enregistré en
octobre 2011.
Musicien ouvert et accompagnateur affirmé, Cédric Chauveau trouve dans le jazz, le blues, le gospel et le swing une inépuisable source
d’inspiration et de motivation à partager des émotions résolument positives.
- 12
Nicola Sabato - contrebasse
Autodidacte, il se forme à l’écoute des maîtres Ray Brown, Paul Chambers, Oscar Petitford, Sam Jones... Il fait ses débuts
professionnels sur la scène montpelliéraine et « monte » à Paris en 2000.
Nicola Sabato parfait alors sa maîtrise de l’instrument avec Pierre Boussaguet et a même le privilège de suivre un cours
(unique mais décisif) avec le grand Ray Brown.
Nicola Sabato se lie également d’amitié avec l’un des meilleurs batteurs du monde : Jeff Hamilton. Ce dernier le présente au
contrebassiste et arrangeur John Clayton avec qui il étudiera lors des séjours en Europe du maître. En très peu de temps, il
devient une figure des clubs parisiens et parcourt les festivals dans toute l’Europe.
Sideman précieux, car d’une grande finesse, on peu le voir aux cotés de musiciens prestigieux tel que: Harry Allen, Brad
Leali, Pierrick Pedron, Anne Ducros, Alain Jean-Marie, Joe Lee Winson, Nicolas Dary, Ahmet Gulbay, Jesse Davis, Ted Curson,
Doug Raney, Mandy Gaines, Hervé Meschinet, Marc Fosset, André Villéger, Ronald Baker, Marcel Azola, Doug Sides, Ignasi
Tarreza…
Il se fait également leader en montant un trio, avec le guitariste Dano Haider et le pianiste Florent Gac, dans la tradition
musicale de Nat « King » Cole ou Oscar Peterson mais avec un son et une approche moderne.
Apprécié des grands solistes américains, il accueille régulièrement en France, au sein de ses formations, des invités de
marque comme Jeff Hamilton ou Harry Allen. Il a, par ailleurs, signé deux albums magnifiques d’énergie et d’assurance On A
Clear Day et Lined With A Groove (featuring Jeff Hamilton).
Mourad Benhammou - batterie
Mourad Benhammou naît à Paris en 1969. A l’âge de 15 ans, il découvre la batterie et apprend seul en autodidacte à manier
l’instrument. Habitué des clubs parisiens dès 1992, il se perfectionne auprès des nombreux musiciens qui l’accueillent sur
scène. René Urtreger, François Chassagnite, Michel Grailler, Jimmy Slide, Paul Bollenback, et surtout Sunny Murray constituent pour lui autant de guides qui lui permettent très tôt d’exprimer en public les différentes facettes de son art.
En 1996, Mourad Benhammou intègre le trio d’Alain Jean-Marie et Jean Bardy Hommage à Monk. Un an plus tard, il crée
son propre groupe Interplanetary Music Orchestra, orchestre de 9 musiciens comprenant en particulier Steve Potts et Alex
Tassel. Inspirée de la musique de Sun Ra, la formation donne une série de concerts et enregistre en 1998 un disque, premier
album de Mourad Benhammou en tant que leader : The Interplanetary Music Orchestra « Suite ».
En 1999, Mourad rejoint le quartet de David El Malek dans lequel il rencontre Baptiste Trotignon, puis le nonette de Raphaël
Imbert, hommage à la musique sacrée de Duke Ellington.
Au cours des années 1990 et 2000, le jeune batteur devient une pièce maîtresse de la scène jazz parisienne,
participant, en concert et en studio, aux formations de Pierre Christophe, Fabien Mary, Hugo Lippi et David Sauzay et accompagnant en France comme à l’étranger de nombreux musiciens tels que Peter King, Mino Cinelu, Ted Curson, Joe Lee Wilson,
Christian Escoudé, Bobby Porcelli, Bobby Few, Barry Harris, James Spaulding, Frank Morgan, David Murray, Ricky Ford et
Doug Raney.
Passionné par l’histoire du jazz et de la batterie, musicien érudit et collectionneur, Mourad Benhammou part en 2004 pour
les Etats-Unis où il entame une série d’entretiens avec des batteurs légendaires de la scène bop. A New York, il rencontre
Louis Hayes, Grassella Oliphant et surtout Walter Perkins, qui deviendra pour lui un mentor. De sa rencontre avec Walter
Perkins naît un nouveau projet, Mourad Benhammou and The Jazzworkers, quintette rassemblant Fabien Mary à la trompette, David Sauzay au saxophone, Pierre Christophe au piano, Fabien Marcoz à la contrebasse et Mourad Benhammou à
la batterie.
En février 2009, est sorti en France, Perk’s Snare premier opus des Jazzworkers, rendant un vibrant hommage à Walter
Perkins disparu en 2005. L’album comporte des thèmes phares du répertoire hard bop du MJT+3 ainsi que des compositions originales.
Se produisant dans les plus grands festivals du moment, collaborant aussi bien avec des jeunes musiciens qu’avec des légendes vivantes du jazz américain, Mourad a su imposer son swing, sa musicalité et son implacable efficacité. Maintes fois
collaborateur de musiciens qui ont fait le bop et le hard bop, médiateur entre les générations, Mourad se sent investi d’un
« devoir de mémoire » dont il a fait sa mission. En effet, pour lui, être musicien c’est aussi transmettre une technique, un style,
une tradition orale, bref un art de vivre.
- 13
Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 2 mai 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
MICHEL BENITA - MANU CODJIA
Ramblin’
Michel Benita (contrebasse)
Manu Codjia (guitare)
site des artistes :
http://www.michelbenita.com/Michel_Benita/home
Lieu du Concert - Le Cri du Port
8, rue du Pasteur Heuzé. Marseille 3e
infoline 04 91 50 51 41 - www.criduport.fr
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Tarifs : normal 12€ / réduit 10 € (hors frais de location)
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Fnac, Carrefour, Géant
Espaceculture_Marseille
Projet écrit pour deux jazzmen, Ramblin’ est né de l’idée de Michel
Benita de « s’emparer d’un répertoire folk rock idéal » (dixit Les Inrockuptibles). Réputé dans le milieu du jazz européen, Michel montre
déjà un beau parcours de sideman avec Daniel Humair, Archie Shepp,
Enrico Rava, Jean-Luc Ponty, Charlie Mariano… avant d’être un temps
contrebassiste de l’ONJ. C’est au sein du « Ladyland » d’Erik Truffaz
qu’il rencontre l’un des guitaristes multicartes les plus doués de sa
génération, Manu Codjia, musicien voisin, puisque haut-marnais.
Ramblin’, mot évoquant l’errance, le vagabondage, est « né d’improvisations atmosphériques » que développèrent les musiciens lors
de cette aventure commune. Sur scène, avec grâce et force talent, les
duettistes « revisitent les incontournables du folk mondial », depuis
les origines celtiques (Planxty, The Chieftains, Bert Jansch), jusqu’aux
voix les plus originales du bluegrass d’aujourd’hui (Alison Krauss,
Gillian Welch), en passant par la tradition mexicaine (Dos Arbolitos de
Linda Ronstadt, les chants mariachis), le Protest song (Joan Baez,
Bob Dylan) ou Round and round de Neil Young. Choix « non exhaustif,
mais bien sensible et personnel », en phase avec la réplique de Thelonious Monk faite à Dylan qu’aime rappeler Michel : « You know… We
all play folk music. » Un bel hommage au folk, derrière la délicatesse
du jeu intimiste de deux jazzmen hors pair.
Le Cri du Port a accueilli ces deux musiciens pour la création « Ladyland » d’ Erik Truffaz, Michel Benita avec Nguyen Lê et Peter Erskine
(E.L.B), Manu Codjia avec Mathieu Donarier, Rémi Vignolo….
- 14
Michel Benita - contrebasse
Né le 29 juillet 1954 à Alger, Michel Benita arrive en France cinq ans plus tard. Il étudie d’abord la guitare puis la contrebasse
au conservatoire de Montpellier. Sa carrière professionnelle débute en 1976 avec des musiciens habitant la région, tels que
Jean-Marc Pavodani Guy Lafitte ou Bill Coleman. Ouvert à toutes les propositions et prêt à se déplacer n’importe où, il multiplie
les rencontres, de festival en festival : avec Henri Texier notamment, mais aussi Michel Mare, Hervé Bourde ou Colette Magny.
En 1981, il s’installe à Paris. Aujourd’hui il est considéré comme l’un des meilleurs contrebassistes français. Très polyvalent,
il joue aussi bien avec les étoiles du jazz, Erik Truffaz en tête, comme avec ces compagnons de toujours : Peter Erskine ou
Aldo Romano. Aujourd’hui son objectif est d’aider la nouvelle génération à éclore.
Contrebassiste à la sonorité chaude et profonde Michel Benita est devenu en 20 ans un vivant pilier du jazz européen.
Il côtoie les plus grands (O.N.J., Nguyên Lê, Paolo Fresu, Aldo Romano, M. Portal, Peter Erskine, Rita Marco Tulli, Eric Trufazz,
...) avant de rejoindre le jazz à travers sa passion de l’électronique et des ordinateurs.
Discographie sélective :
Preferences, 1990
Soul (1993)
Palatino, (1995)
ELB, (2001)
Drastic, (2004)
Ramblin’, (2008)
Ethics, (2010)
http://www.michelbenita.com
lien ecoute cd
http://www.michelbenita.com/Michel_Benita/ramblin.html
lien chronique
http://www.culturejazz.fr/spip.php?article1177
Emmanuel Codjia - guitare
Né le 25 septembre 1975 à Chaumont.
Il débute l’étude de la guitare classique en 1985 puis du jazz (avec François Arnold) à l’école de musique de Chaumont. Il
étudie ensuite au CIM en 1993, puis au CNSM de Paris (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris
de 1994 à 2000. Il y fait la connaissance de nombreux musiciens élèves ou intervenants (Christophe Monniot, Matthieu
Donarier, Marc Ducret...). Il intègre l’ONJ (Orchestre National de Jazz) de Paolo Damiani en 2000.
Il obtient de nombreux prix au concours national de jazz de la Défense :
le 1er prix de soliste (1999)
le 1er prix de groupe avec le Matthieu Donarier Trio (1999)
le 2e prix de groupe avec les Spice Bones (1999)
le 3e prix de groupe avec le Gueorgui Kornazov 5tet (1999)
le 1e prix de groupe avec Dr. Knock (2001)
le prix FNAC avec Alerta G. (2001)
Il fait parti notamment des groupes : Erik Truffaz Ladyland, Daniel Humair Baby Boom 5tet, Christophe Monniot Moniomania,
Matthieu Donarier Trio, Gueorgui Kornazov 5tet, Remi Vignolo 4tet, Henri Texier Strada sextet...
Discographie sélective
Christian Lété 4tet « Cinque Terre » - Charlotte Records
Erik Truffaz « Mantis » - BLUE NOTE / « Saloua » - EMI / « Face à Face Disc 1 » - EMI (Live)
Matthieu Donarier Trio « OpicTopic » - Yolk
Daniel Humair « Baby-Boom » - Sketch
Dr Knock « Dr Knock » - Chief Inspector
MonioMania « MonioMania 2 » - BMC, 2006
Manu Codjia « Songlines » - BeeJazz, 2007
- 15
*** MICHEL BENITA featuring Manu Codjia: « Ramblin ‘»
Michel Benita (b, cb), Manu Codjia (g)
Il y a dans le jazz des albums que l’on pourrait qualifier d’album d’atmosphère. Cet album de Michel Benita (aujourd’hui l’un
des plus grands contrebassistes français) qui accueille pour l’occasion le guitariste Manu Codjia est en une parfaite illustration. Car ce dont il s’agit dans cet album c‘est une ballade, autant dans le sens musical du terme que dans celui d’un road
movie qui nous ferait traverser de grands espaces américains. Empreint de folk et country à la manière de Bill Frisell qui est
ici une référence évidente d’un bout à l’autre de l’album, l’ensemble se fonde sur la mise en valeur de mélodies qui semblent
justement tirées d’un folk songbook à l’image des deux titres qui ouvrent l’album (Farewell Angelina de Dylan ou Round and
round de Neil Young). Les réverbérations de la guitare de Codjia et les rondeurs profondes de Benita (comment ne pas penser
à Charlie Haden) s’associent à merveille. Elles nous font voyager des paysages désolés jusqu’aux confins du nouveau Mexique. Les grands espaces sont ainsi balayés du regard. Comme un plan fixe suivi du regard à la vitre d’un greyhhound (ces
bus qui traversent les États-unis), ils évoquent des paysages solitaires animés par la légèreté de ballots de paille dansant au
vent et traversant la plaine déserte et sauvage.
Jean-Marc Gelin - les DNJ
- 16
Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 16 mai 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
YARON HERMAN Quartet
Yaron Herman (piano)
Emile Parisien (saxophone ténor)
Stéphane Kerecki (contrebasse)
Ziv Ratiz (batterie)
site de l’artiste
http://www.yaron-herman.com
Pour Yaron Herman, Alter Ego est bien plus que le titre de son nouvel
opus - surprenant et intime -, il nous dévoile un voyage intérieur et
un processus issu d’une longue réflexion musicale. Son « autre moi »
affirme un refus du confort, un désir de l’inattendu.
Les compositions de ce disque reflètent les moments clé de sa vie,
des émotions de joie ou de tristesse qu’il souhaite partager. Pour la
première fois, c’est en quartet que Yaron Herman s’exprime sur un
disque.
A ses côtés, Emile Parisien, au saxophone, un autre ambassadeur
brillant de cette jeune génération décomplexée, libre, bouillonnante.
A la contrebasse, Stéphane Kerecki, l’ami fidèle, un bassiste hors pair
qui se produit régulièrement en tournée avec lui.
Enfin, « le frère de toujours », Ziv Ravitz, batteur israélien qui complète à merveille l’équipe.
Lieu du Concert - Le Cri du Port
8, rue du Pasteur Heuzé. Marseille 3e
infoline 04 91 50 51 41 - www.criduport.fr
Billetterie :
Tarifs : normal 15 € / réduit 12 € (hors frais de location)
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Espaceculture_Marseille
- 17
YARON HERMAN : « Alter ego »
ACT 2012 ( dist. Harmunia Mundi)
Yaron Herman (p), Logan Richardson (as), Emile Parisien (ts,ss),
Stéphane Kerecki (cb), Ziv Ravitz (dm)
Je fais partie de ceux qui tiennent cet album pour une étape majeure dans l’œuvre que le pianiste Yaron Herman poursuit
depuis quelques années d’abord chez Laborie puis maintenant chez ACT. Bien qu’il s’en défende et affirme que cet album est
un autre visage de lui-même, un « Alter ego », il marque à mon avis un vrai tournant dans sa carrière de pianiste compositeur,
arrangeur et surtout dirigeant ici d’un exceptionnel quintet.
On ne saura d’abord que se réjouir de ces retrouvailles entre le pianiste et le contrebassiste Stéphane Kerecki compagnon de
longue route mais que le parcours discographique de l’un comme de l’autre avait un peu éloignés. Leur entente, ici appuyée
par les trésors et les perles magiques de Ziv Ravitz en font ici un trio de très très haute volée. La pulse grave et le battement
frémissant. Mais l’autre coup de génie de cet album est aussi d’avoir associé deux saxophonistes immenses : Emile Parisien
d’une part, jeune prodige de Marciac qui phagocyte avec autant de gourmandise que de talent inouï la scène du jazz ( avec
entre autres Daniel Humair, avec Jean-Paul Céléa ou encore avec son propre quartet), et le saxophoniste américain exilé
depuis peu dans notre capitale, Logan Richardson dont nous suivons (depuis Cerebral Flow, son premier album chez Fresh
Sound) le parcours de très très haute classe.
Vrai tournant dans la carrière du pianiste qui met là ses compositions au service d’autres interprètes que lui. Qui offre avec
générosité des plages d’improvisations superbes.
Dès l’ouverture avec Atlas et Axis on entre dans un univers très personnel du pianiste auquel on aurait bien du mal à rattacher
un autre modèle qui l’aurait précédé. Et le fait qu’il ne s’expose pas seul ou en trio, n’empêche pas Yaron Herman, de livrer
ici un de ses albums les plus personnels. Oubliées les références explicites à Keith Jarrett (elles sont implicites). Oubliées les
reprises pops ( elles sont implicites aussi) mais en revanche bien présentes et prégnantes, les racines culturelles qui effleurent ( sur Hatikva ou encore sur ce thème de Gideon Klein sublimement arrangé) et enfin plus que jamais la passion pour un
certain classicisme ( on pense à Debussy ou Fauré sur Your eyes par exemple).
Comme toujours avec Yaron Herman la musique est dense, ensorceleuse, faite du syncrétisme de tout ce que l’on vient de
citer. Une musique à la fois intelligente et sensorielle et qui respire avec une certaine urgence à être ( Mojo) ou à exprimer
une forme de dramaturgie intérieure ( Heart break through). Et puis il y a des fulgurances, celles notamment de l’expression
du son de Logan Richardson se jouant de la défragmentation du tempo (Madeleine) et, chez le saxophoniste cette façon de
chercher et de fouiller les harmonies justes, la phrase juste ( Kaos).
Il est des albums qui parce qu’ils ont leur propre existence relèvent presque d’une certaine forme de philosophe. Celle de
Yaron Herman groove terriblement, emballe tout, fait danser et respirer et d’une certaine manière nous appelle à l’intelligence
des sens.
Jean-Marc Gelin - les DNJ
- 18
Jazzman / Jazz Magazine (FR)
November 2012
Auenstraße 47 I D - 80469 München I Tel. 089 / 72 94 92 0 I Fax 089 / 72 94 92 11 I www.actmusic.com
Auenstraße 47 I D - 80469 München I Tel. 089 / 72 94 92 0 I Fax 089 / 72 94 92 11 I www.actmusic.com
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Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 23 mai 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
ISABELLE OLIVIER SOLO
Isabelle Olivier (harpe)
site de l’artiste
http://www.isabelleolivier.com
Photo : Ursula K.
A écouter l’album
Dodecasongs -2012 / Enja
Harpiste d’exception sollicitée tant en musique classique qu’en jazz
et dans les musiques actuelles, compositrice recherchée par Agnès
Varda, Adbellatif Kéchiche ou Emilie Valantin entre autres, Isabelle
Olivier a sorti un double album Dodecasongs en 2012 pour fêter ses
20 ans de scène.
Ecouter l’émission Summertime par Elsa Boublil sur
France Inter
http://www.franceinter.fr/emission-summertime-isabelle-olivier
Lieu du Concert - Le Cri du Port
8, rue du Pasteur Heuzé. Marseille 3e
infoline 04 91 50 51 41 - www.criduport.fr
Billetterie :
Tarifs : normal 12 € / réduit 10 € (hors frais de location)
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Espaceculture_Marseille
Directrice artistique de la compagnie Métamorphose, Isabelle Olivier
explore une vision inédite de la harpe. Sa démarche audacieuse s’illustre dans une prise de risque permanente et l’ouverture à de multiples collaborations.
« Je cherche sans cesse de nouveaux sons, de nouvelles alchimies,
pour dévoiler un univers musical à partir de l’acoustique de la harpe.
J’y ajoute même parfois des accessoires pour détourner le son de
l’instrument. Mes pièces inédites sont construites avec une recherche poétique et ludique à partir des fondamentaux de la musique :
mélodie, harmonie et rythme. Le changement de l’un de ces fondamentaux me permet par exemple de détourner certains standards
ou chansons très anciennes pour créer un nouvel univers porteur de
l’imaginaire qui m’habite. »
- 19
Interview Isabelle Olivier
Lorsqu’on lui a annoncé qu’elle était nominée aux Victoires du Jazz, elle n’en est pas revenue. Persuadée qu’il y avait erreur
sur la personne elle s’est précipitée sur son téléphone pensant que cette distinction était en fait réservée à un autre Olivier,
Temime celui là. Il faut dire qu’il y a avait de quoi s’étonner de voir la harpe ainsi propulsée sur le devant de la scène. Car les
jazzmen sont souvent devant cet instrument comme une poule devant une brosse à dent et depuis les quelques essais plutôt
pas convaincants de Alice Coltrane, on croyait cet instrument jazzo-incompatible.
Mais Isabelle Olivier tout comme sa consoeur Hélène Breschand ou, Zenna Parkins de l’autre côté de l’atlantique font
aujourd’hui la démonstration inverse. Conscientes des limites de l’instrument qui, comme le dit Isabelle Olivier, ne modulera
jamais comme un saxophone, elles en démontrent en revanche l’immense potentiel mélodique et rythmique. Et depuis plus
de 10 ans Isabelle Olivier évolue au sein du groupe Océan. Mais son dernier exploit carrément fou a été de se lancer dans
l’aventure du solo tout juste accompagnée par les touches électro et délicatement impressionnistes d’Olivier Sens. Un album
de harpe en solo ! Une artiste totalement casse cou qu’il était donc indispensable de vous faire découvrir.
Comment en es tu venue au jazz ?
I.O. : J’ai d’abord commencé par la harpe celtique. Puis j’ai intégré le CNSM.
Mais pour moi le jazz c’est surtout l’écoute. J’allais très souvent au petit Op’ où l’on avait une super proximité avec les musiciens. Et puis j’ai été séduite par la joie de jouer de tous ces musiciens. En fait dans le milieu classique les musiciens font tous
la tête. Et ce qui m’a frappé avec les musiciens de jazz, c’est le vrai plaisir qu’ils semblaient avoir sur scène tout en jouant des
choses très complexes.
Un jour Louis Moutin que je connaissais m’a demandé de venir jouer dans leur formation jazz. Je n’avais qu’à improviser un
peu. Et là j’ai été terrifiée. Toutes ces années d’études pour me rendre compte que j’étais incapable de sortir la moindre
note du moment qu’elle n’était pas écrite ! Du coup je me suis mise à envier la formidable liberté dont ils jouissaient et j’ai
eu envie de tout réapprendre. A ce moment il m’est apparu qu’il fallait me vider de tout ce que j’avais appris précédemment.
Désapprendre en quelque sorte.
Cela m’a amené aussi à un certain esprit critique sur l’enseignement classique que l’on reçoit. On a un enseignement qui va à
l’envers. A l’époque baroque ce n’était pas cela du tout. Je pense qu’à côté de apprentissage de l’écrit il faut aussi cultiver un
enseignement de l’oral. C’est en fait comme si tu demandais aux gens de communiquer uniquement en lisant de livres et de
ne plus parler en conversation. Il n’y a pas longtemps je suis allée animer une master class au conservatoire de Dijon. A un
moment j’ai eu envie de mélanger tous les âges et je me suis rendue compte que ceux qui se débrouillaient le mieux c’étaient
les petits. Parce qu’ils ne se posent aucune question, ils jouent alors que beaucoup de ceux qui ont 15 ans de harpe derrière
eux sont bloqués sur plein de choses.
Tu as fréquenté les écoles de jazz ?
I.O. : Jamais ! Je n’y ai jamais mis les pieds. D’ailleurs lorsque l’on a commencé le groupe Océan, Louis (Moutin) m’a dit «
surtout ne va jamais dans les écoles de jazz, joue ! ». Je suis allé simplement voir le regretté Bernard Maury. Lui m’a dit d’envisager l’affaire sous le plan modal. Il m’a dit « dis toi que chaque accord génère des modes ». Ensuite c’est François Moutin
qui m’a appris à faire sonner les lignes de basse. Et puis à chaque rencontre, chaque musicien m’a apprit chaque fois quelque
chose de nouveau. Avec Sylvain (Beuf) j’ai été un peu désarçonnée par ses compositions et les difficultés harmoniques qu’elle
présentaient. Je mettais parfois six mois avant de les intégrer parfaitement.
Tu disais que la harpe était un instrument avec lequel il n’était pas possible de jouer tout le répertoire jazz et que notamment
le be-bop était inadaptable à la harpe. Pourtant dans ton dernier album tu reprend le plus parkérien des thèmes, « Donna
Lee ».
I.O. : C’était drôle de prendre ce thème qui était totalement injouable et qui n’arrête pas de moduler. En fait ce qui m’intéresse
surtout c’est la mélodie. Et je me suis rendue compte que même avec un thème comme celui là, les aspects mélodiques pouvaient être exploités et retravaillés et ‘est ce qui m’a intéressé dans ce morceau. Et puis je me rends compte que je n’en suis
qu’au tout début de mon apprentissage et je vois bien toutes les potentialités de cet instrument. Elles sont incroyablement
diverses et riches qu’elles soient mélodiques bien sur mais aussi harmoniques ou rythmiques.
- 20
Interview Isabelle Olivier
Comment intègres tu ces difficultés dans ton écriture. Composes tu d’abord pour la harpe et ensuite pour les autres instruments ?
I.O. : Suivant les morceaux, ça change. Il y a des morceaux que j’écris d’abord à la table. D’autres au piano. C’est clair aussi
qu’il y a des morceaux plus harpistiques. Sinon j’écris surtout en pensant à la musique et après en pensant à l’instrument. E
qui demande beaucoup de travail.
Tu joues des deux harpes ?
I.O. : oui j’ai toujours une harpe celtique avec moi. Simplement j’en joue un peu moins. Même su j’y reste fondamentalement
attachée, il est vrai qu’avec la petite harpe cela tourne un peu en boucle parce qu’on ne peut pas changer les harmonies.
Mais je reste attaché aux deux. Mais ce sont deux instruments qui racontent deux histoires différentes. Et c’est vrai qu’avec
le public, le son plus cristallin de la harpe celtique entraîne plus l’adhésion.
Tu écoutais du jazz à côté de études classiques ?
I.O. : Oui ma sœur me faisait écouter des disques de Basie ou d’Ella.
J’ai lu quelque part que tu écoutais aussi beaucoup de pop et, (cela m’a fait plaisir), que tu étais une fan de Genesis
I.O. : Ah oui, absolument ! Quand j’entends quelqu’un comme Peter Gabriel, c’est un vrai modèle. Il n’y a rien à jeter. Même
ce qu’il a fait récemment c’est génial. Je l’ai vu il y a deux ans et je trouve qu’il évolue extrêmement bien. C’est un artiste en
perpétuelle évolution et à la fois scéniquement et musicalement c’est top.
On te demande souvent s’il est facile pour une femme d’intégrer une formation de jazz, essentiellement masculine. J’aurais
plutôt tendance à te demander s’il n’est pas difficile pour un garçon d’intégrer le milieu des harpistes ?
I.O. : Ça c’est un cliché. D’abord l’un des plus grands maîtres de la harpe en France est Pierre Jammet à qui nous devons tout.
Ensuite moi je vois ce qui se passe dans ma petite ville de Marcoussis. Je suis agréablement stupéfaite de voir que dans cette
petite ville j’ai 26 élèves dans ma classe de harpe et qu’il y a beaucoup de garçons.
On te connaissait surtout pour ton groupe Océan mais en fait tu viens de dévoiler un nouvel aspect de ton travail avec un
disque en solo. Ce n’est pas trop risqué un disque en solo à la harpe ?
I.O. : c’est un truc de fou tu veux dire. En fait l’idée au départ ne vient pas de moi. J’avais signé un contrat d’artiste avec
Nocturne et un jour Yann Martin m’a suggéré l’idée de faire un album en solo. J’étais un peu réticente mais aussi tentée par
l’aventure. Du coup j’ai intégré d’autres éléments à mon travail comme la patte de Olivier Sens qui ajoute ses effets électroniques et sa magnifique programmation.
Propos recueillis par Jean Marc Gelin
- 21
Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 30 mai 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
DIEGO IMBERT Quartet
Alex Tassel (piano)
David El-Malek (saxophone ténor)
Diego Imbert (contrebasse)
Franck Agulhon (batterie)
site de l’artiste
http://diegoimbert.com
A écouter l’album
Next Move - 2011
EPK Diego Imbert Next Move
http://www.youtube.com/watch?v=5iuifBHFX-Q
Chronique de l’album A l’ombre du Saule Pleureur :
http://www.citizenjazz.com/Diego-Imbert-Quartet.
html
Lieu du Concert - Le Cri du Port
8, rue du Pasteur Heuzé. Marseille 3e
infoline 04 91 50 51 41 - www.criduport.fr
Billetterie :
Tarifs : normal 12 € / réduit 10 € (hors frais de location)
www.criduport.fr / www.digitick.com
Fnac, Carrefour, Géant
Espaceculture_Marseille
photo : C.C. Cordat
Diego Imbert est un des contrebassistes français les plus demandés. Il accompagne notamment Bireli Lagrène depuis 1998 et Sylvain
Beuf depuis 2000. La diversité des projets musicaux auxquels il a
participé ainsi que ses multiples expériences de musicien de studio
font de lui un musicien complet.
Ses rencontres musicales diverses lui ont permis de développer sa
propre voix en synthétisant toutes ces influences. C’est donc tout
naturellement qu’il décide de monter sa propre formation en 2007,
avec Alex Tassel au bugle, David El-Malek au sax ténor et Franck
Agulhon à la batterie.
Le quartet a enregistré deux disques : A l’ombre du Saule Pleureur
(2009) et Next Move (Such Prod/Harmonia Mundi 2011), uniquement constitué de compositions que Diego a écrit spécialement pour
cette formation. Les concerts ont permis à ce groupe de développer
une grande complicité et une direction musicale encore plus personnelle.
- 22
DIEGO IMBERT : « Next move»
Such Prod 2011
Sortie le 29 septembre
David El Malek (ts), Alex tassel (fch), Franck Agulhon (dm), Diego Imbert (cb)
C’est avec le quartet pianoless qu’il a créée en 2007 que Diego Imbert publie son deuxième album. Diego Imbert (que l’on connaît pour
le rôle important qu’il a longtemps joué aux côtés de Bireli Lagrene ) ou encore aux côtés de Sylvain Beuf (où il joue avec Franck Aghulon) est aussi un amoureux de l’écriture et de la composition. Les atmosphères vaporeuses et presque Shorteriennes sont là pour nous
séduire ( November’s rain). Tout y est bien cadré, bien contrôlé dans une écriture très précise qui évite l’écueil du trop d’espace ou du
trop dense. Appuyés par une rythmique que l’on sait depuis longtemps exceptionnelle ( l’association Imbert/ Aghulon est remarquable),
les deux solistes trouvent de l’espace en questions-réponses, en contrepoints, en contrastes. Ça joue et ça joue à haut niveau. Alex Tassel
qui (avouons-le honteusement) ne m’avait jamais bluffé jusqu’à présent prend ici une dimension magnifique, comme si le trompettiste
avait enfin trouvé une voix plus personnelle dans l’expression de son jeu. Dans cette nouvelle maturité, il y a de l’ampleur.
Cette belle écriture pourrait aussi bien nous laisser sur notre faim. A vouloir absolument privilégier les harmoniques il se crée des espaces
qui parfois se perdent dans leurs développements. C’est vrai dans le cas des Suites qui ouvrent l’album et appellent à une orchestration
plus large. Si Fitfth Avenue semble aussi peiner à trouver une construction, il est en revanche prétexte à l’expression d’un groove qui
emporte tout. Ce groove irrésistible, torrent sage qui nous embarque et que l’on retrouve dans ce Barajas qui convainc et qui confirme
Diego Imbert en véritable socle indéfectible qui affiche ici des épaules larges, des épaules de géant, véritable colonne dorique. Comment
alors, lorsque l’on est soliste et que l’on a la chance de jouer avec ces deux pièces maîtresses, ne pas se sentir emportés, portés par le
mouvement du groove.
On entend distinctement cette affection de Diego Imberrt pour ce jazz de l’après-bop, ce jazz exigeant nimbé de volutes bleutées qui
sentent la moiteur des clubs et les odeurs de Whisky. J’ai Joe Henderson en tête un soir dans un club D’Oakland. Pourquoi pas.
Puis à partir de Next Move et jusqu’à la fin de l’album, la musique prend une autre tournure. Non pas qu’elle perde sa nervure. Non. Elle
est juste dans cette lumière tamisée qui nous égare dans ses méandres où il est surtout question du « son » du quartet. Ces méandres
qui ont le charme du Quintet de Miles. Sauf qu’ici ils sont 4 qui jouent avec une économie de moyen, en emphase totale, attentifs à créer
ensemble ce mouvement sensuel qui dérive lentement. On se laisser porter par l’aire, avec un plaisir suave. La respiration de la musique
se ralentit et le torrent sage devient alors source de sérénité et de zénitude.
Jean-Marc Gelin - Les DNJ Lundi 26 septembre 2011
http://www.lesdnj.com/article-diego-imbert-next-move-82640015.html
- 23
Le Cri du Port le lieu de tous les Jazz (s)
communiqué
Jeudi 6 juin 2013
20h30 - LE CRI DU PORT
AU SECOURS
Jacques Menichetti (guitare baryton)
Claude Vesco (guitare)
Jean-Louis Margaillan (basse)
Michel Jullien (batterie)
photo : D.R.
Au Secours fut fondé en 1976 à Marseille par Jacques Ménichetti
(alors bassiste) dans un style référent à des groupes tels que Magma, James Blood Ulmer ou Soft Machine. Ses premiers compagnons
de route sont les guitaristes Marc Lonchampt et Thiery Mougenot, le
batteur Yvon Rolland. Cette formation de jazz-rock qui compte des
musiciens venus du «hard-rock» (M. Lonchampt) mais aussi de la variété se produit dans la région jusqu’à ce que les destinées de chacun
se réalisent, dans la plupart des cas par la « montée » à Paris, laissant
un épais sillage de souvenirs, d’amitiés.
Lieu du Concert - Le Cri du Port
8, rue du Pasteur Heuzé. Marseille 3e
infoline 04 91 50 51 41 - www.criduport.fr
Billetterie :
Tarifs : normal 12 € / réduit 10 € (hors frais de location)
www.criduport.fr / www.digitick.com
Fnac, Carrefour, Géant
Espaceculture_Marseille
Trente ans plus tard, Ménichetti décide de reformer le groupe avec
quelques musiciens proches. Le batteur Michel Jullien, le guitariste
Claude Vesco sont comme Ménichetti des « anciens » du « central
», bar légendaire situé sur la canebière, qui servait (entre autre)
d’agence pour les musiciens marseillais au cours des années 60 et
70. Ils rejoignent ce projet pour retrouver une ambiance dont ils ont
sans doute la nostalgie, mais ne nous y trompons pas, ils jouent une
musique actuelle, naviguant au gré des idées de Jacques Ménichetti
dans la fusion et les méandres d’un jazz et d’un rock qui continuent
d’inspirer tant de musiciens par delà le temps et les époques. On a
remarqué Jacques Ménichetti, ce guitar heroe marseillais auprès du
Big Band de Vincent Seno, lors d’un rapide passage chez Magma,
mais aussi comme compositeur des bandes sonores de Guédiguian
(notamment Marius et Jeannette).
- 24
8, rue du Pasteur Heuzé. 13003 Marseille
Infoline 04 91 50 51 41
www.criduport.fr
Infos pratiques :
Adhésion saison 2012 - 2013
Le Cri du Port est soumis selon la législation au principe du Cercle Privé. Pour pouvoir consommer le public doit s’acquitter de son
adhésion saisonnière. Ainsi deux choix sont proposés :
- une adhésion PARKER à 10€ qui fait aussi bénéficier du tarif réduit sur tous les concerts de la saison, et à des invitations
- ou une adhésion ZAZOU à 2€ qui permet simplement d’accéder au bar.
Les cartes sont établies sur place.
Pour venir :
Le Cri du Port est situé dans le bâtiment du Parvis des Arts (entre la Joliette et la Gare Saint-Charles),
à deux pas de la place de Strasbourg.
Métro :
ligne 1 - stations : Saint-Charles, Colbert,
ligne 2 - stations : Saint-Charles, Jules Guesde ou Désirée Clary
Bus : arrêt Place de Strasbourg (ligne 32, 70 ou 89)
Billetterie :
www.criduport.fr
Pour les concerts ayant lieu au Cri du Port, la billetterie est ouverte 45’ avant le concert. Il est aussi possible de commander ses billets
directement au Cri du Port. Tél : 04 91 50 51 41
Espaceculture_Marseille. 42, la Canebière. Marseille 1er. Tél : 04 96 11 04 61 www.espaceculture.net
Digitick www.digitick.com
FNAC, Carrefour, Géant www.fnac.com
Contact presse :
Tél : 06 08 91 61 13
[email protected]
Les dossiers de presse et visuels sont aussi en téléchargement sur la page :
http://www.criduport.fr/pages/prompt.html
Nous vous communiquons le mot de passe, au cas où il vous serait demandé : prompt
Le Cri du Port est subventionné par :
L’association est membre de :
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