courrier – mars-juin 2015 - Acf-Vlb

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courrier – mars-juin 2015 - Acf-Vlb
Courrier ACF-VLB Vannes-Lorient
Mars – Avril – Mai – Juin 2015
Après-midi d'étude
Rencontre Art et Psychanalyse
A quoi œuvrent les artistes au XXIième siècle ?
Freud voyait déjà dans la création artistique une voie qui précédait le psychanalyste. Dans
Délire et rêves de la « Gradiva » de Jensen, en 1907, il dit à propos du romancier « La
représentation de la vie psychique humaine est en effet son domaine propre ; il a toujours précédé
l'homme de science, et en particulier le psychologue scientifique. »1
Et même s'il précisait en 1910 dans Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci, « le don artistique
et la capacité de travail étant intimement liés à la sublimation, nous devons avouer que l'essence de
la fonction artistique nous reste aussi, psychanalytiquement inaccessible »2, l'ensemble de cet
ouvrage nous montre qu'il appliquera la théorie psychanalytique au processus artistique et surtout à
la psychologie de l'artiste.
A son tour, Lacan s'intéresse à l'art mais il prendra le phénomène sous un autre angle. Il ne
s'agit pas pour lui d'interpréter l'art en y appliquant ou en y retrouvant les concepts
psychanalytiques, d'alimenter l'art d'un sens hors de son champ, mais réellement d'enrichir la théorie
psychanalytique par ce que nous apprend l'art. Il nous montrera en quoi l’œuvre opère plutôt du côté
du vidage de sens, en tant qu'elle s'organise autour d'un trou. Das Ding au temps du Séminaire VII,
d'un objet a « couleur de vide » dans le Séminaire XI. L’œuvre d'art montre ce que nous ne pouvons
pas voir, un objet en ce qu'il montre le vide autour de quoi vient se nouer un rapport inédit du désir
et de l'objet.
Jacques-Alain Miller va jusqu'à faire de l'objet artistique un objet à part, distinct de l'objet
naturel et de l'objet de la culture. L'acte de création, l'objet artistique et l'artiste sont autant de points
de passage pour suivre le circuit de la sublimation, ce que nous allons continuer de questionner dans
nos prochaines après-midis d'étude. Après nos rencontres autour de la danse, du théâtre et de
l'écriture, nous poursuivons notre dialogue avec les Beaux-Arts et le Cinéma.
Sylvaine Hebert
1 Sigmund Freud, Délire et rêves dans la « Gradiva » de Jensen, Idées Gallimard, p 175.
2 Sigmune Freud, Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci, Idées Gallimard, p 149-50
Paroles aux invités
Suite à l'après-midi du 31 janvier 2015, Sophie Marret-Maleval nous a écrit ce texte inspiré
de sa rencontre avec Eric Vuillard.
L’après midi suivit le fil du mythe autour d’Ophélie et de Buffalo Bill, pour évoquer le
travail de l’écrivain, de Shakespeare et d’Eric Vuillard. Rien d’évident pourtant dans la mise en
tension de ces deux figures, car nous partions aussi de deux compréhensions différentes de la
notion de mythe. Pour Ophélie, il s’agissait de saisir les caractéristiques de la construction de cette
figure, sa fonction dans la pièce de Shakespeare, qui a contribué à ce qu’elle conserve un poids
spécifique et traverse les âges, plutôt par le biais de l’image, comme l’a évoqué Anne Goalabré, ce
qui résonne avec le silence essentiel du personnage. Ophélie redouble l’énigme d’Hamlet
contribuant à révéler le secret du désir, le manque à être du sujet. Buffalo Bill est tout le contraire,
une construction idéologique, dont Eric Vuillard s’attache à démonter les rouages. Mais au cœur
de son succès le moment d’émotion qui prend la foule demandant à voir rejouer la mort de Sitting
Bull, avant de retourner vers les objets de consommation qui entourent la fabrique du spectacle.
Puis il y a les flocons, « il n’y en a pas deux pareils », pures singularités qui ravissent le regard
fasciné. Derrière l’assemblage, l’énigme et ce rien que peut-être recherche le regard ; derrière
l’héroïsme, le moment de vérité, le pathos de la mort, un brin d’humanité. Eric Vuillard nous dit
avoir procédé d’une volonté de désépaissir des noms devenus trop lourds de sens, Shakespeare
interroge au bord du sens les présupposés essentialistes de la pensée de son temps. Les grands
écrivains ont sans doute en commun de s’attaquer aux pesanteurs . ». Sophie Marret-Maleval
Dates à retenir ici...
«
Ce que nous voyons, ce qui nous regarde
»
Rencontre avec Les Beaux-Arts
Comment peut-on définir l'art contemporain ? Comme l'art de l'époque actuelle de la même façon
qu'on parle « d'histoire contemporaine » ou comme l'art de l'irrévérence et de la discontinuité ?
Qu'est-ce qui de l'art s'enseigne ? Comment évalue-t-on qu'un processus artistique surgit ? Est-ce
que quelque chose se répète au fil des œuvres d'un même artiste ? Autours de quoi ça tourne ?
Pourquoi la psychanalyse s'intéresse-t-elle à l'art ?
Au programme :
Présentation par deux anciens étudiants de leurs œuvres et parcours
Ponctuation d'Armelle Guivarch sur la sublimation
Daniel Challe, artiste et enseignant à l'EESAB nous présentera son
œuvre photographique
Ponctuation de Maryvonne Michel sur l'objet regard
Intervention de Valérie Gaillard, enseignante à l'EESAB sur le
rapport de l'art et de l'enseignement
Ponctuation de Lennig Le Touzo sur l'art et la folie.
samedi 28 mars 2015
à 14h à l'EESAB (Ecole Européenne Supérieure d'Art de Bretagne)
1 avenue de Kergroise
56100 LORIENT
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Rencontre Cinéma et Psychanalyse
Avec Muriel Lutz, chef-opératrice. Elle a obtenu
notamment le 1er prix du festival international du
film d'art de Paris en 98.
et Élisabeth Marion, psychanalyste au Mans,
responsable de Cinéma et Psychanalyse
Il sera question du traitement du réel dans le cinéma,à travers les regards croisés de Muriel LUTZ
qui témoignera de son travail sur l'image (notamment la lumière,le cadrage) pour lequel elle a
obtenu de nombreux prix, et d'Elizabeth MARION qui nous présentera le travail de quelques
cinéastes de son choix.
samedi 06 juin 2015
de 14h à 17h à l'Auberge de Jeunesse
(Etang du Ter)
41 rue Victor Schoelcher
56100 LORIENT
… et ailleurs
Samedi 21 mars 2015
Journée Institut de l'Enfant
Interpréter l'Enfant
Palais des Congrès – Issy-Les-Moulineaux
[email protected]
Les 9 et 10 mai 2015
Congrès de la New Lacanian School
Moments de crises
Genève
Samedi 30 mai 2015
Colloque Uforca
Modes de jouir, le temps pour choisir
Maison de la Mutualité
24 rue Saint Victor – Paris Vème
[email protected]
les 4 et 5 juillet 2015
3ème Congrès Européen de Psychanalyse
Pipol VII Victime !
Bruxelles
http://www.pipolnews.eu/shop/
Le désir, ça travaille !
Soirées Sipol à Vannes
Pour ce Séminaire d'Introduction à la Psychanalyse d'Orientation Lacanienne (SIPOL), le thème
de l’année 2014/2015 est : Manifestations de l’inconscient ; la découverte freudienne et
l'enseignement de Lacan.
Au cours des deux dernières années a été abordée la question du rêve. Nous poursuivrons, en
octobre, avec les lapsus, les mots d’esprit et symptômes qui manifestent l’inconscient à Freud.
Lacan renouvelle et poursuit cette recherche et son enseignement. Notre travail s’appuiera
notamment sur ces principaux ouvrages :
- Abrégé de psychanalyse, S. Freud, PUF Bibliothèque de psychanalyse
- Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, S. Freud, Gallimard
- Séminaire V Les formations de l’inconscient, J. Lacan, Seuil
- Séminaire VI Le désir et son interprétation, J. Lacan, Seuil
- Séminaire XX Encore, J. Lacan, Seuil
- Les complexes familiaux, J. Lacan, Navarin Ed. Ou Autres écrits, Seuil Ed.
- Un secret, Philippe Grimbert, Grasset
Au CMPP de Vannes, 35 rue des grandes murailles les mardis à 21H :
Dates : 07/04 et 05/05.
Contacts :
René Saboural [email protected]
Simone Portier [email protected]
Tuija Corrignan [email protected]
Le Champ Freudien NRC, groupe « Petit Jean », à Auray.
Le travail du groupe « Petit Jean » pour cette année 2014-15, s'organisera autour de l'un des cinq
axes dégagés par la commission d'accueil et d'orientation pour la journée de l'Institut de l'Enfant
du 21 mars 2015, sous le titre : « L'interprétation en jeu ».
Rencontres les samedis de 9H30 à 12H.
Dates : 04/04 ; 23/05 et 06/06
Au CMPP d'Auray, 77 rue amiral Coudé.
Contacts :
Mathieu Personnic : [email protected]
Gwenhaela Dagorne : [email protected]
Désir de cartel … car tel est mon désir …
« Le cartel est un dispositif de travail en petit groupe autour de séminaires, de textes ou autour
d'un thème davantage clinique. Chaque cartellisant est invité à déplier une question singulière.
Trois à cinq personnes, plus une, forment le cartel. Pour Jacques Lacan, quatre personnes, plus
une, est "la juste mesure". » D. Allio
Si vous désirez travailler en cartel, Contacter :
[email protected] ou par téléphone au 06 03 01 66 72.
Deborah Allio, déléguée aux cartels ACF-VLB, Vannes-Lorient
Association de la Cause Freudienne Val-de-Loire Bretagne
http://www.causefreudienne.net/
Déléguée Vannes-Lorient
Marielle Le Floc'h
[email protected]
Co-déléguée Vannes-Lorient
Sylvaine Hebert
[email protected]
Courrier
Carole Allio
[email protected]

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