Lundi 01 Juillet 2013

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Lundi 01 Juillet 2013
BÉJAÏA
Quatre
membres
d’une même
famille
meurent noyés
Lire en page 10 l’article
de Arezki Slimani
Le Quotidien
Lundi 1er Juillet 2013 n°3858 - Prix : Algérie 10 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
DES DIZAINES DE MILLIERS D’EGYPTIENS RÉCLAMENT LE DÉPART DU PRÉSIDENT
UNE JOURNÉE
NOIRE POUR MORSI
Sur la place Tahrir, dans le
centre du Caire, site
emblématique de la révolte
qui fit chuter le régime de
Hosni Moubarak en février
2011, la foule a afflué en
scandant « le peuple veut la
chute du régime ».
Lire en page 17
MOUVEMENT DANS LE CORPS DIPLOMATIQUE
LE FAUX DÉMENTI
DE MEDELCI
Ph: R. Boudina
Lire en page 24 l’article de Karim Aimeur
Le ministre des Affaires
étrangères,
Mourad Medelci,
a indiqué que
le Président Bouteflika
est le seul habilité
à opérer
un mouvement
dans le corps
diplomatique.
17es JEUX MÉDITERRANÉENS DE MERSIN
LE TAUX DE RÉUSSITE DU BEM DÉPASSERAIT LES 50%
RÉCOLTE POSITIVE
DES ALGÉRIENS
«PAPA, MAMAN,
JE PASSE AU LYCÉE»
Comme de coutume, ce sont les deux disciplines
phares du sport algérien, la boxe et l’athlétisme, qui
se sont taillé la part du lion, en matière de médailles.
Malgré l’échec, l’espoir est encore permis pour certains élèves qui
peuvent accéder au lycée grâce à la moyenne d’admission qui
comptabilise les notes obtenues durant l’année et la moyenne du BEM.
Lire en page 11
Lire en page 6 l’article de Walid Aït Saïd
POUR LA DIGNITÉ HUMAINE ET LA JUSTICE
MANDELA
EST ENTRÉ
DANS L’HISTOIRE
Lire en page 15 l’analyse
du Pr Chems Eddine Chitour
L’Actualité
LUNDI 1er JUILLET 2013
IL APPELLE À REMETTRE LA LADDH EN MOUVEMENT
Ali Yahia Abdenour accuse Benissad d’autoritarisme
Me ALI YAHIA ABDENNOUR accuse le président de la Laddh d’autoritarisme et d’avoir foulé aux pieds les idéaux et les valeurs
des droits de l’homme.
I KARIM AIMEUR
immobilisme qui a affecté
la Ligue algérienne pour
la défense des droits de
l’homme (Laddh) fait réagir son
président d’honneur, Ali Yahia
Abdenour.
Dans une lettre ouverte adressée à l’actuel président de l’organisation, Noureddine Benissad, Me
Ali Yahia Abdennour accuse ce dernier d’autoritarisme et d’avoir
foulé aux pieds les idéaux et les
valeurs des droits de l’homme.
« Le président de la Ligue ne
fait pas preuve de maturité et de
responsabilité en restant sourd aux
appels qui lui demandent de procéder aux réunions régulières du
comité directeur et du conseil
national et à l’application intégrale
de leurs décisions, souvent confisquées », écrit Ali Yahia Abdenour.
« Il (Me Benissad, Ndlr) n’a, à
l’esprit, qu’une seule urgence,
qu’une seule obsession, maintenir
le pouvoir dont il dispose sans partage, rester à la tête de la Ligue et
affaiblir ceux et celles qui le contestent, et faire taire les membres du
comité directeur qui posent des
problèmes », poursuit le président
d’honneur de la Laddh.
Pour Ali Yahia Abdenour, le
comité directeur désigné par Me
Benissad n’est que « décoratif ».
Ces graves accusations n’ont pas
suscité,
jusqu’à
preuve
du
contraire, la réactions de Me
Benissad. Ce dernier, dont nos tentatives de le joindre, hier, étaient
L’
Le torchon brûle entre les deux hommes
vaines, a commencé à être contesté
depuis quelques mois par les cadres
de la Laddh qui, en coulisse, chuchotent ,mais sans le dénoncer
publiquement pour le moment.
Voilà donc une lettre qui risque
de rouvrir la crise que la Ligue traverse depuis 2005, lorsqu’elle a été
divisée en deux ailes. La lettre de
l’un des fondateurs de la Laddh, en
1985, Ali Yahia Abdenour, pous-
sera-t-elle ces cadres à sortir des
coulisses pour se faire entendre en
public ?
Le président actuel de la Ligue
est accusé d’avoir immobilisé l’organisation connue pour son activisme.
« Il faut la remettre en mouvement », plaide Ali Yahia Abdenour
dans sa lettre où il n’a pas ménagé
l’ex-président de la Laddh, Mostefa
Bouchachi, député FFS. C’est
d’ailleurs sous le « règne » de Me
Bouchachi que les problèmes d’Ali
Yahia Abdenour avec la Laddh ont
commencé. En 2011, la Laddh était
l’une des organisations qui ont
lancé la Coordination nationale
pour le changement démocratique
(Cncd) dont l’objectif était le changement pacifique du système politique. Quelques mois après, la
Laddh, sous la conduite de
Me Bouchachi s’est retirée de la
Cncd, mais son président d’honneur avait tenu à son principe et
aux objectifs de la Cncd. Mostefa
Bouchachi a démissionné par la
suite de la Laddh pour se présenter
aux élections législatives du 10 mai
2012 sous la bannière du FFS, ce
qui avait mis hors de lui Ali Yahia
Abdenour.
Dans
sa
lettre,
Me Ali Yahia estime que la dérive
autoritaire au sein de la Ligue a
commencé par le changement des
statuts décidé lors du 3e congrès en
2010, avec l’arrivée de Mostefa
Bouchachi qui a « concentré tout le
pouvoir ». « Le comité directeur,
qui est l’exécutif de la Ligue, n’est
plus élu par le conseil national,
mais désigné par le président »,
souligne Ali Yahia Abdenour, estimant que cette concentration de
pouvoir supprime le « contre-pouvoir » que représentait le comité
directeur.
« Bouchachi, qui avait la haute
main sur l’argent de la Ligue, avec
le secrétaire général et le responsable des finances, ne se sont pas soumis à un contrôle financier par le
comité directeur et le conseil national », poursuit Me Ali Yahia, tout
en déplorant le refus de présentation d’un bilan financier.
Ce refus aurait poussé Kamel
Dine Fekhar, membre du comité
directeur, à afficher son intention
de déposer plainte auprès de la justice pour « détournement de fonds
de la Ligue par des personnes à leur
profit ».
K. A.
IL SERA AU MENU DE LA TRIPARTITE DE SEPTEMBRE
L’article 87 bis en sursis
CRITIQUÉ PAR les travailleurs qui ne comprennent pas pourquoi le Snmg englobe le salaire de base, les primes et les indemnités
quelle que soit leur nature, l’article 87 bis sera-t-il amendé comme promis ?
I KACI AGGAD
ans de très nombreux pays, les
smicards perçoivent un salaire
qui n’englobe pas les primes,
contrairement en Algérie où le Salaire national minimum garanti comprend le salaire de
base, bien sûr, mais aussi les primes et les
indemnités quelle que soit leur nature.
Pour des millions de travailleurs, l’article
87 bis, car c’est de lui qu’il s’agit, est un article de loi scélérat qui a mis, à la longue, tout
le monde dans la gêne. Particulièrement la
Centrale syndicale qui avait promis de peser
de tout son poids pour le supprimer définitivement. Son secrétaire général, Abdelmadjid
Sidi Saïd avait même fait part de l’abrogation
D
baisse, leurs ambitions, se contentant de
4 000 ou 5 000 dinars d’augmentation qui les
laissent encore loin du Salaire minimum
national garanti. Même avec les 11% qui leur
ont été accordés au titre de l’année 2013, des
centaines de milliers de retraités crient leur
détresse parce que leurs pensions seraient
inférieures au Snmg. Selon le ministre du
Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale,
les propositions de l’amendement de l’article
87 bis, relatif aux relations de travail, seront
débattues lors de la réunion de la tripartite
qui se tiendra en septembre. Intervenant en
marge du congrès de la Fédération nationale
des travailleurs de la sécurité sociale qui s’est
ouvert, samedi, dans la wilaya de Tipasa,
Tayeb Louh semblait très gêné soulignant
que « l’article 87 bis ne facilite pas la tâche au
de l’article en question, à l’occasion d’un rassemblement du Parti des travailleurs en
2012. Il avait précisé, cependant, que la phase
technique de l’opération nécessitait un peu
plus de temps et surtout beaucoup d’argent.
Les travailleurs qui avaient reporté tous
leurs espoirs sur la réunion de la tripartite,
furent très déçus, en apprenant que l’article
87 bis de la loi 90-11 d’avril 1990, était maintenu et que les augmentations substantielles
annoncées par l’Ugta étaient gelées, reportées et que c’est le président de la République
qui allait, lui-même, s’en charger.
La suite nous la connaissons. En dépit des
30 % d’augmentations décidées en faveur des
bas salaires, les bénéficiaires qui s’attendaient à un traitement égal au moins au
Snmg, c’est-à-dire 18 000 dinars, revirent à la
gouvernement en matière d’augmentation
des salaires, et crée beaucoup de problèmes ».
N’empêche, cet article suscite de plus en plus
de controverses dans le monde du travail et
son amendement est jugé salutaire pour améliorer les relations de travail et corriger les
erreurs et contradictions constatées. Un
énorme fossé sépare les bas salaires de ceux
des cadres et hauts fonctionnaires.
Certes, l’abrogation de l’article 87 bis
n’est pas une panacée, mais elle permettrait
à des millions de travailleurs et de retraités
d’améliorer leurs revenus. Le dossier y afférent aurait été envoyé au Premier ministère.
Selon certaines informations, le gouvernement serait d’accord, mais pour des raisons
d’argent, il aurait reporté la décision à sepK. A.
tembre prochain…
ENQUÊTE NATIONALE SUR L’EMPLOI DU TEMPS DES ALGÉRIENS
L’Algérien de 15 à 24 ans travaille 3,30 heures par jour
IL DORT et se repose 10,4 heures par jour en moyenne.
I ABDELKRIM AMARNI
es chiffres divulgués hier
à l’issue d’une enquête
nationale sur l’emploi du
temps « Enet 2012 » sont impitoyables. Il en ressort de cette enquête
que l’Algérien âgé de 15 à 24 ans,
travaille à peine 3,3 heures par jour,
au sens BIT du terme, (Bureau
international du travail) et dort et
se repose pas moins de 10,6 heures
journellement.
Un atelier des restitution des
premiers résultats de l’enquête lancée en mai dernier et organisée par
l’Office national des statistiques
(ONS), auquel ont assisté quelque
70 participants, s’est tenu hier à
L
Alger. Cette enquête annuelle, qui
sera bimestrielle à partir de cette
année, a été organisée pour collecter les données sur la façon dont les
Algériens organisent leur temps.
Usuelle dans les autres pays du
monde, cette enquête est à sa première expérience en Algérie. Elle a
été diligentée par 22 équipes de
quatre professionnels chacune que
sont un contrôleur et trois enquêtrices qui se sont adonné à une collecte méticuleuse de renseignements selon le procédé d’interview
directe. L’enquête a concerné
10 000 ménages d’environ quatre
personnes par famille âgées de 15
ans et plus en moyenne.
Les premiers résultats recueillis
font ressortir que pour la période
de référence (mai/juin 2012), les
Algériens âgés de 15 ans et plus,
ont consacré en moyenne 6,4 heures de travail par jour, avec des différences selon le sexe, à savoir sept
heures pour les hommes et quatre
pour les femmes. Cet atelier international, auquel assistait un représentant de l’ambassade de France,
a vu la participation du chef de division
statistiques
du
Haut
Commissariat au plan du Maroc, de
délégués du BIT et de l’Université
de Bruxelles, d’un expert consultant international ainsi que celles
de la conseillère régionale de
l’ONU-Femmes pour l’Afrique du
Nord, (entité des Nations unies
pour l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes), Mme
2
Nalimi Burn, et de la coordinatrice
de ce bureau régional onusien ainsi
que d’un expert international.
Aux côtés de représentants des
bureaux régionaux de l’ONS, nombre de ministères étaient représentés (Finances, Solidarité nationale,
Culture, Jeunesse et Sports, Santé)
ainsi que divers organismes socioéconomiques nationaux.
Ces résultats distinguent les
activités ménagères, physiologiques, de loisir et la participation
sociale. Il est intéressant de savoir
que la télévision semble être l’activité de loisir la plus dominante
dans notre pays avec une assiduité
de 2,5 heures/jour en moyenne pour
les hommes contre 2,7 pour les femmes. Il a été fait remarquer que les
activités de loisir sont plus fréquentes chez les jeunes en termes de
participation comme en termes de
nombre d’heures qui y sont consacrées.
Les intervenants ont traité du
temps des activités liées au soin des
enfants et des autres personnes,
passé dans le transport et les déplacements qui grignotent une part
non négligeable du temps quotidien. L’ONS, qui compte quatre
annexes régionales à Alger, Oran,
Constantine et Ouargla, prévoit
également élargir ses annexes à
d’autres wilayas (Batna, Tiaret et
Tlemcen) afin de renforcer sa production statistique et sa présence
dans tout le pays.
A. A.
L’Actualité
LUNDI 1er JUILLET 2013
LES PARTIS ET LA PRÉSIDENTIELLE DE 2014
A défaut de candidat, le consensus
DEVANT L’ABSENCE de figure charismatique au sein des partis politiques, ces derniers n’ont d’autre choix que celui d’aller
vers un consensus.
Le président du Front du changement, Abdelmadjid Menasra, a
affirmé, vendredi à Alger, que sa
formation politique proposait
« une initiative d’entente entre les
courants politiques» sur les candidatures à la prochaine présidentielle.
Le Front du changement propose «une initiative d’entente pour
la présentation d’un seul candidat
consensuel représentant les courants islamique, laïque et nationaliste», a indiqué M. Menasra lors
de l’ouverture des travaux de la
rencontre nationale des responsables de la jeunesse. Selon lui, le
candidat consensuel «doit s’engager à assumer un seul mandat
après son élection pour assurer un
véritable changement démocratique en Algérie».
Le
président de Tajamoue
Amal el Jazaïr (TAJ), Amar
Ghoul, s’est dit ouvert pour collaborer avec les différents courants
I NADIA BENAKLI
n nouveau langage poli tique va marquer la présidentielle
de
2014.
L’expression «consensus» est devenue l’option favorite des partis. Ils
sont nombreux à adopter cette formule. A huit mois du rendez-vous
électoral, les partis se projettent
déjà dans l’horizon 2014. Ces derniers s’agitent dans tous les sens à
la
recherche des alliances.
L’expression «consensus» revient
en force dans les discours de campagne préélectorale lancée par les
partis.
Devant l’absence de figure charismatique au sein des partis politiques, ces derniers n’ont d’autre
choix que celui d’aller vers un
consensus. Les candidats ne se
bousculent pas au portillon de la
Présidence. Jusqu’à présent, la
liste des candidats potentiels au
poste de premier magistrat du pays
ne connaît pas un grand engouement. Sur une soixantaine de partis, seulement deux ont, jusqu’à
présent, présenté des candidats. Il
s’agit du président du parti
El Karama, Mohamed Benhamou
et le président du Front national
algérien (FNA), Moussa Touati.
Cela en plus du candidat indépendant, l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour.
Les autres formations sont
sérieusement en panne de candidat.
Même les grands courants politiques sont dans l’embarras.
Frappés par un vent de renouvellement de têtes, les partis se
retrouvent avec des responsables
qui manquent d’expérience politique et d’expertise dans la gestion
des affaires d’Etat. C’est le cas du
MSP, du RCD et du FFS.
La démission de grandes figures
de la scène politique, à l’image
d’Aït Ahmed et Saïd Sadi, a posé un
sérieux problème de relève ; l’absence d’une élite politique capable
de prendre en charge la gestion des
affaires du pays ; certains partis
englués dans des crises internes
sans fin, à l’image du FLN qui n’arrive pas à sortir la tête de l’eau
pour se consacrer à l’important
U
E
L’ DITORIAL
La e-administration,
oui, mais… !
I ZOUHIR MEBARKI
Il ne reste que huit mois...
rendez-vous inscrit au calendrier
de 2014. Sans tête depuis plus de
cinq mois, l’ex-parti unique reste
incapable de désigner un secrétaire
général.
Parler de candidat pour le FLN
serait de l’utopie. L’éviction de
Abdelaziz Belkhadem qui ne
cachait pas ses ambitions pour la
magistrature suprême, a sérieusement bouleversé la maison FLN.
Idem pour le RND. La démission
d’Ahmed Ouyahia a chamboulé les
cartes du parti. Ses actuels responsables, demeurés dans l’expecta-
tive, attendent des signaux. Les
petits partis, surtout ceux du terroir, sont quasiment incapables de
créer l’événement. Fraîchement
nées, ces formations s’attellent à
développer leurs structures au
niveau de la base.
Devant cet état de fait, la scène
politique risque de connaître plusieurs scénarios lors de la présidentielle de 2014. Les partis vont se
constituer en plusieurs blocs pour
mener leur projet politique. Les
initiatives pullulent et les appels à
un consensus se multiplient.
CONVENTION NATIONALE DU PARTI
Le RCD plaide pour une Constitution «pérenne»
I MOHAMED BOUFATAH
ans une initiative sanctionnant sa convention
nationale tenue avant-hier, le RCD prône la
mise en place d’une Constitution « pérenne ».
Pour le RCD, il est évident que « l‘opinion publique en
attente de propositions adaptées à la demande nationale ne sauraient s’accommoder du statu quo actuel ».
De même, le citoyen, relève-t-on, « aspire au déverrouillage du champ politique et médiatique ».
La succession démocratique attendue « ne sera pas,
encore une fois, au rendez-vous », souligne le communiqué du RCD. Les incertitudes et les manœuvres
dominant la période actuelle faite d’un statu quo, tendent à baliser le terrain pour une éventuelle alternance
« clanique », qui aboutira comme de coutume à l’imposition d’un candidat dit de « consensus », est-il indiqué.
Par ailleurs, jusqu’ici, rappelle-t-on « la succession au
pouvoir consignée dans différentes révisions de la
Constitution, est frappée par la violation du droit au
libre choix et de la souveraineté populaire ».
« Le pouvoir a toujours refusé d’associer les représentants légitimes du peuple dans l ‘élaboration et la
conception de la loi fondamentale », peut-on également
lire sur ce document. L’ Algérie qui « a calqué son édifice institutionnel sur des schémas étrangers à son histoire, a besoin d’un nouveau projet constitutionnel qui
l’installera définitivement dans la démocratie », ont
jugé les intervenants lors de ladite rencontre.
Des suggestions visant à l’adaptation du régime
politique et des institutions aux réalités historiques,
sociales, culturelles et à la compétitivité économique,
D
afin de mener le projet Algérie.
Samedi dernier, le secrétaire général du mouvement Ennahda, Fateh
Rebiaï, a estimé à Biskra que « les
multiples défis auxquels est
confronté le pays ne peuvent être
relevés par un seul parti, mais par
l’ensemble des Algériens».
Le même jour, le président du
Mouvement de la société pour la
paix (MSP), Abderrezzak Mokri, a
appelé, à partir de Mascara, à un
pacte social démocratique entre les
acteurs de la classe politique permettant l’alternance pacifique au
pouvoir. Le RCD encourage le travail collectif.
«Il est plus que jamais temps de
dépasser les positions sectaires et
les cadres partisans réducteurs et
d’agir dans le sens de placer
l’Algérie au-dessus de tout autre
considération », a déclaré le président, Mohcen Belabbès.
N. B.
ont été formulées par les participants à la convention
nationale du RCD, selon le communiqué de ce parti.
Les participant ont rappelé que la liberté d’expression,
de presse, de pensée, de conscience est fondamentale. Il
ressort des témoignages apportés par les invités du
RCD, issus de pays nord-africains, « qu’il y a dans cette
région un vaste consensus pour des alternatives démocratiques revendiquant l’héritage de la liberté et de justice sociale, base des mouvements de libération nationale et assumant les valeurs de l’universalité ». Les
participants ont également appelé les élites de ces pays
à la mise en place d’une instance consultative pour
débattre des expériences menées par chaque pays aux
fins de relancer la construction de la fédération des
Etats nord-africains.
A cet effet, ils suggèrent l’installation d’un « comité
préparatoire » pour la mise en place d’un forum d’initiative démocratique en Afrique du Nord (Fidan). Par
ailleurs, des constitutionnalistes venus du Maroc, de
Mauritanie et de Tunisie pour présenter les expériences de leurs pays respectifs en matière de révision constitutionnelle ont été présents à la convention nationale
du RCD.
Pour ce parti, l’Algérie qui ne doit pas être l’otage
des affrontements claniques, doit cesser de céder au
chantage à l’islamisme. Il est à rappeler que lors de la
rencontre d’avant-hier qui a vu la participation de
Abderrezzak Mokri du MSP, Smaïl Saïdani de Jil Jadid,
de l’APN, Karim Younès, et d’autres représentants de
partis politiques, le RCD a proposé un « compromis »
politique pour consacrer une rupture avec les pratiques
anciennes.
M. B.
3
a sécurité sociale se met en ligne. D’un clic, sans chaîne au
guichet et sans préposé acariâtre, les employeurs pourront
faire les déclarations périodiques de leurs salariés à partir de
leurs bureaux. Le ministre du Travail, Tayeb Louh, a annoncé, samedi
dernier, que l’opération sera généralisée à partir du 1er janvier
prochain. Lancés avec succès en janvier dernier dans la wilaya de
Tizi Ouzou, les tests seront élargis dès le mois prochain à trois autres wilayas (Béjaïa, Blida et Tipasa) avant la généralisation progressive de l’opération l’an prochain à travers l’ensemble du pays. Voilà
qui est à saluer. Comme puissant moyen de lutte contre la bureaucratie, il est difficile de trouver mieux. Le ministère du Travail n’en est
pas à son premier coup contre le fléau. On a tendance à oublier le
gain de temps, de paperasse, d’attentes aux guichets, …que permet
la carte Chifa depuis sa généralisation. Y compris la fin de certaines
anomalies dont seuls les bureaucrates ont le secret. C’est certainement fort de ce premier succès que le département de Louh se permet d’ouvrir d’autres « fronts » contre les « paperassiers ». Deux
grandes administrations des finances se distinguent également dans
cette lutte. La direction générale des impôts (DGI) s’est dotée, voila
des mois d’un site Internet (www.mfdgi.gov.dz) où les contribuables
peuvent tout savoir de l’impôt. Du téléchargement des imprimés au
calcul des différentes taxes en passant par des données sur leurs
droits à l’information, au recours et à la confidentialité des informations qui les concernent. L’autre administration qui a suivi est la
direction générale des douanes (www.douane.gov.dz). Avec force
publicité à la télé et en plus de toutes les informations la concernant
(du tarif douanier aux enchères publiques en passant par les informations pratiques à l’intention des voyageurs), cette administration
est soucieuse de l’opinion des usagers (rubrique : la douane à votre
écoute). Ceci en plus du téléchargement d’imprimés. Que ce soit
pour les impôts, la douane ou la sécurité sociale, le recours au computeur pour répondre aux besoins des administrés est irremplaçable
comme moyen devant nous mener à un véritable Etat de droit. En évitant tous les travers et autres perversions qui découlent des pratiques bureaucratiques dont les citoyens ont grandement souffert
jusque-là. Le gouvernement ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Il devrait même accélérer la cadence et obliger toutes les autres
administrations à suivre la même voie de modernisation suivie par
les trois secteurs que nous venons de citer. Pas forcément par la relation à distance, mais en informatisant, comme cela a été réussi pour
les actes de justice ou ceux du registre du commerce, toutes les opérations de guichet. Tous secteurs confondus. Sans oublier les opérations liées au permis de conduire et aux cartes grises. Le jour où cet
objectif sera atteint, le diktat de la bureaucratie sera enterré et la
réconciliation des administrés avec leur administration sera réalisée.
Mais attention, la bureaucratie a plus d’un tour dans son sac. Elle est
« mutante ». La moindre parcelle de terrain perdue est vite retrouvée
ailleurs. Nous pensons à tous les organismes de crédit destinés aux
jeunes (Ansej et autres) qui travaillent à « guichets fermés » et qui
mettent à rude épreuve les nerfs des candidats. La nature humaine
étant ce qu’elle est, le moindre point négatif peut mettre à plat l’ensemble des efforts fournis. En clair, le ministère du Travail gagnerait
à veiller sur le bon fonctionnement de tous les organismes dont il a
la charge. Maintenant que « l’antidote » de la bureaucratie a fait ses
preuves, il est impératif d’en généraliser l’application. Pour éviter
toute « repousse » !
Z. M.
L
Opinion
LUNDI 1er JUILLET 2013
MALADIE DU PRÉSIDENT
HORAIRE DES PRIÈRES
PENDANT LE RAMADHAN
Ghlamallah appelle
au «respect»
du calendrier officiel
Le ministre des Affaires
religieuses et des Wakfs,
Bouabdallah Ghlamallah, a
appelé, hier à Alger, au respect
des horaires des prières fixés
dans le calendrier officiel au
moment de l’appel à la prière
dans les mosquées pendant le
mois sacré de Ramadhan.
« L’appel à la prière devra
intervenir conformément au
calendrier établi par les
observatoires astronomiques »,
a indiqué M. Ghlamallah, dans
une allocution à l’ouverture de
la réunion des conseils
scientifiques au niveau des
wilayas du pays. Il a insisté à
ce propos, sur la nécessité de
« respecter les horaires du
calendrier officiel sans avance
ni retard ». Il a qualifié de
« nul » le jeûne de toute
personne l’ayant rompu avant
l’horaire fixé pour la prière du
Maghreb durant le mois de
Ramadhan. Concernant la
prière de Tarawih, le ministre
des Affaires religieuses a
précisé que cette Sunna
(tradition) « doit être similaire
à travers toutes les mosquées
du pays », rappelant qu’elle ne
doit être ni prolongée ni
écourtée ». Il a fait remarquer
à ce sujet, que l’Algérie compte
un nombre important de
récitants du Coran grâce au
rôle de la mosquée et des
écoles coraniques. Par ailleurs,
M. Ghlamallah a affirmé que
la zakat de l’Aïd el Fitr peut
être collectée à partir
du 15e jour du mois pour être
distribuée aux nécessiteux
deux nuits avant la fête de
l’Aïd. Lors de cette rencontre,
le ministre a exhorté les
imams à sensibiliser le citoyen
à la modération et à la
consommation discernée. Il a
enfin, appelé les participants à
« former des groupes de travail
composés d’inspecteurs des
affaires religieuses pour
procéder à l’évaluation des
réalisations dans le cadre de
l’activité des conseils
scientifiques des wilayas avant
de la soumettre au ministère ».
ORAN
La poste de Sidi
Chahmi cambriolée
La wilaya d’Oran subit ces
derniers jours, nombre de
cambriolages. En effet, la
poste de la commune de Sidi
Chahmi a fait l’objet d’un
hold-up. L’acte a été perpétré
dans la nuit de samedi à
dimanche. Pour le moment,
aucune information n’a été
donnée sur le montant exact
qui a été dérobé ni encore
moins sur le nombre de
personnes qui ont pris part au
vol. Les enquêteurs ont
ouvert une enquête n’écartant
aucune piste. Le cambriolage
de la poste de Sidi Chahmi
n’est pas le premier dans son
genre. Récemment, la poste
de Misserghine a connu le
même sort. Un montant de
180 millions de centimes a été
subtilisé tandis que son
receveur a fait l’objet
d’agression qui lui a valu une
hospitalisation. La
gendarmerie en charge de
l’enquête a interpellé six
suspects.
W. A. O.
QUELQUES LEÇONS À TIRER
Il serait malhonnête
de ne pas reconnaître
que la situation
économique
et sociale de l’Algérie,
ne correspond
pas à ses potentialités
et elles sont énormes,
matérielles et surtout
humaines, richesse
bien plus importante
que toutes
les ressources
en hydrocarbures.
I ABDERRAHMANE MEBTOUL
1.-La Constitution actuelle
concentre tous les pouvoirs aux
mains du président de la
République, politique et économique, un pouvoir ultraprésidentiel, à la
différence des
Etats-Unis d’Amérique où existe
un contre-pouvoir
des deux
chambres,
tant
pour
les
nominations à des postes clés que
des questions stratégiques. Dans
ce cadre, en cas de faiblesse du
président de la République, au
lieu que ce soit les institutions
de la République qui comblent le
vide, le risque n’est-il pas de
voir son entourage qui n’a pas
été mandaté (l’occulte) accaparer
le véritable pouvoir, soit à son
insu ou faute de discernement ?
Il faut donc lever ce vide, en évitant cette concentration excessive du pouvoir sans contrepoids
démocratiques, en limitant le
nombre de mandats, en prévoyant des prérogatives éventuellement à un vice-président et
en réhabilitant les institutions de
contrôle gelées et prévues par la
Constitution sous l’autorité de la
présidence ( Conseil national de
l’énergie, Cour des comptes etc..)
alors que les autres institutions
relèvent de l’Exécutif.
Des partis d’une autre
planète
2.-.Les partis représentés en
majorité au Parlement sont des
appendices du pouvoir comme le
démontrent les crises internes
au FLN (dont le président d’honneur est le président de la
République)
et
au
RND,
(FLN/RND très mal élus
d’ailleurs moins de 10% par rapport aux inscrits selon les données du ministère de l’Intérieur,
peut-être moins par rapport à la
réalité) dont l’issue de cette crise
ne dépend pas de ses membres,
mais de l’évolution des rapports
de force au niveau des sphères
du pouvoir. Pour d’autres partis
ultragauchistes, ayant été par le
passé des relais du pouvoir mais
récemment mis sous veilleuse,
vivant sur une autre planète,
mais n’ayant aucun impact, ils
gesticulent en brandissant l’ennemi extérieur, diabolisent le sec-
La maladie du président de la République aura montré les limites de l’architecture institutionnelle actuelle
teur privé national et international, étant incapables de mobiliser les segments de la société
confrontés à la dure vie quotidienne (inflation, chômage etc).
Il faut donc une restructuration
tant du système partisan que de
la société civile loin des intérêts
de la rente, en renforçant avec la
révolution numérique le système
d’information par des espaces de
liberté.
3-Le poste de chef de gouvernement ayant été supprimé, le
Premier ministre n’est qu’un
Premier ministre, un simple
coordinateur, n’a aucun pouvoir
réel, gérant les affaires courantes, par délégation du pouvoir du
président, les grandes décisions
se prenant en Conseil des
ministres, n’ayant aucun pouvoir
de nomination de ministres,
walis, ou hautes fonctions, ni
d’emprise sur les affaires étrangères, de la défense , prérogatives du président
de la
République. Faute de suivi et de
coordination, (n’existant pas de
veilles stratégiques à l’instar des
présidences des pays développés
et pays émergents) devant distinguer stratégie et tactiques, cette
dernière devant s’insérer dans le
cadre d’un objectif stratégique,
nous assistons des pilotages à vue
au gré de la conjoncture, à de
nombreuses conférences
et
réunions, avec des coûts sans
impacts. Je rappelle que les plus
grands planificateurs, à ne pas
confondre avec la planification
bureaucratique de l’ex-camp
communiste sont les services de
sécurité et les multinationales
ayant un département de
management car vivant dans un
monde incertain et turbulent où
de fausses prévisions se soldent
en pertes de plusieurs milliards
de dollars.
Ainsi, le fameux pacte de
croissance, annoncé à grande
pompe, signé il y a de cela cinq
années sans résultats autant que
les différentes réunions gouvernement-walis, n’ont pas changé
la situation économique du pays.
La réunion walis/gouvernement
les 26/27 juin 2013 s’est inscrite
dans cette optique de combler le
vide afin d’éviter les tensions
4
sociales, l’objectif étant d’aller
vers l’élection présidentielle d’avril 2014, sans remous sociaux,
dépenser sans compter, en différant la résolution des véritables
problèmes et en essayant de tranquilliser la population avec un
discours optimiste (nous avons
encore des hydrocarbures) mais
que contredit tant la future géostratégie énergétique mondiale (
les réserves se calculant selon le
couple prix international /coût,
pouvant découvrir des milliers
de gisements non rentables face à
la concurrence) et la crise de
confiance reflet du divorce entre
l’Etat et les citoyens où l’absence
de morale en est l’essence. Il
faut rétablir la fonction de chef
de gouvernement, notamment en
matière de nomination et de gestion économique avec un équilibrage du pouvoir avec la présidence de la République dont la
fonction est avant tout d’élaborer la vision stratégique et de
veiller au bon fonctionnement
des institutions.
Le pouvoir bureaucratique
4-Le pouvoir centralisateur a
favorisé le pouvoir bureaucratique dominant qui fonctionne
en tant que pouvoir bureaucratique, donnant l’illusion qu’il
prend des décisions pour la majorité, à l’image de Narcisse, veut
faire croire que des lois résoudront les problèmes fondamentaux du pays. Or, il s‘agit de s’attaquer au fonctionnement de la
société pour déterminer les facteurs de blocage, les lois n’étant
qu’un moyen.
De ce fait en contradiction
avec
la loi universelle des
20/80%, où 20% d’actions biens
ciblées ont un impact sur 80% de
la société, et 80% d’actions désordonnées que l’on voile par l’activisme, ont un impact sur seulement 20%, l’on a abouti au
manque de visibilité et de cohérence dans la démarche face aux
enjeux irréversibles de la mondialisation où toute nation qui
n’avance pas recule , la maîtrise
du temps étant le principal défi
des gouvernants en ce XXIe siècle, la distribution de la rente et
les réserves de change qui ris-
quent de fondre comme un fromage au soleil, en Algérie donnant l’illusion d’une prospérité
artificielle. De ce fait, la sphère
économique publique est fortement connectée au politique, la
loi sur l’autonomie des entreprises publiques n’a jamais été
appliquée, limitant d’ailleurs la
dépénalisation de l’acte de gestion, n’ayant aucun sens sans
cette autonomie. La gestion
administrative l’emporte ainsi
sur la logique économique. Ainsi,
s’est installée une cour stérile,
aux ordres. Avec les différents
scandales de corruption touchant
des secteurs névralgiques de l’économie nationale, la suspicion
généralisée (alors que la majorité
des cadres sont honnêtes) bloque
toute initiative créatrice. Il faut
réhabiliter l’entreprise tant privée locale qu’internationale que
publique créatrice de richesses
en levant tous les obstacles à
l’environnement.
5-En résumé, la maladie du
président de la République, tout
en lui souhaitant un prompt rétablissement, aura montré les limites de l’architecture institutionnelle actuelle avec le blocage des
institutions ayant des répercussions sur l’économique.
L’idéal, surmontant les idéologies réfractaires, mais est-ce un
rêve, est-ce que le futur président, après des élections libres et
démocratiques, soit une femme
ou un homme de grande moralité (l’Algérie traversant une très
grave crise morale qui se répercute négativement sur l’économique) s’entourant également
de femmes et d’hommes compétents ayant une grande moralité
réalisant le consensus (non pas
l’unanimité) tant au niveau de
la société que de l’institution
militaire, seule force organisée
face à l’émiettement des partis
,sans impacts, afin de préparer
la transition démocratique et éviter un drame à l’Algérie, après
ce que l’on a qualifié peut-être
faussement de printemps arabe.
A.M.
(*) Professeur des Universités,
expert international
en management stratégique
De Quoi j’me Mêle
LUNDI 1er JUILLET 2013
GL Events porte plainte
contre Sonatrach
LE FEUILLETON SONATRACH est loin d’être fini.
Cette fois c’est le groupe français
d’événementiel GL Events, qui a déposé plainte
contre Sonatrach au niveau du tribunal arbitral
de Genève. L’audience aura lieu le 15 décembre
prochain, a rapporté, samedi 29 juin, le
magazine français Lyon Capitale. GL Events a
saisi le tribunal genevois après que Sonatrach
eut résilié le contrat de gestion du Centre des
conventions d’Oran, qui porte sur une durée de
10 années. Le groupe français réclame 16
millions d’euros de dédommagement pour
préjudice d’image et résiliation abusive, a ajouté
le média lyonnais en citant le patron de GL
Events, Olivier Ginon. Celui-ci a affirmé « n’avoir
jamais entendu parler de corruption » dans
l’organisation du Congrès mondial du gaz de
2010, abrité au Centre des conventions d’Oran.
Sonatrach accuse le groupe lyonnais d’avoir
bénéficié de contrats de gré à gré et d’avoir
confié ses services à ses filiales pour une valeur
de 400 000 euros, précise la même source.
La dette extérieure
publique du Maroc
s’aggrave
L’ENCOURS de la dette extérieure publique du
Maroc a atteint 216,6 milliards de dirhams
(1 euro= 11,10 DH) au 1er trimestre 2013, en
hausse de 3,9 mds de DH par rapport à fin 2012, a
annoncé le ministère de l’Economie et des
Finances dans un rapport imputant cette situation
essentiellement à la dette extérieure des
établissements et entreprises publics. L’évolution
du stock de la dette extérieure publique fait
ressortir une hausse de 5,3 Mds de DH de la dette
extérieure des entreprises publiques et une baisse
de 1,4 mds de la dette du Trésor.
Elle précise que les créanciers multilatéraux
constituent le premier groupement de créanciers
avec une part de 48,6% de la dette
extérieure publique, suivi des
créanciers bilatéraux avec 35,6% et des
institutions financières monétaires et
des banques commerciales avec 15,8%.
Al Qaradhaoui
lâché par
le Qatar ?
La Bourse d’Alger va
créer son association
La Commission
d’organisation et
de surveillance
des opérations de
Bourse (Cosob)
va créer cette
semaine l’association
de
la
Bourse d’Alger,
appelée à promouvoir le financement de l’investissement, a-ton annoncé, hier
de source proche
de la commission. En plus de
la Cosob, l’association
regroupera des dirigeants d’entreprises cotées à la
Bourse d’Alger,
des institutions
financières et des
représentants du
LE COURANT ne
semble pas passer
entre le «Mufti du
diable » Youssef Al
Qaradhaoui et le
nouvel émir du Qatar.
Nous apprenons de
sources concordantes
que le prédicateur de la
haine et du crime,
aurait été invité à
quitter Doha dans les
plus brefs délais.
Serait-ce une façon de
signifier à
Al Qaradhaoui
une fin de mission de
la part du prince Tamim
qui, lors de son
discours, a clairement
insisté sur le principe
de non-ingérence dans
les affaires internes
des pays arabes ?
patronat, indiquet-on de même
source.
L’association
devrait constituer
une force de proposition afin d’améliorer le financement de l’investissement productif à travers le
marché financier.
L’association
sera
lancée
conformément
aux orientations
du ministre des
Finances de créer
un cadre d’échange et de dialogue entre toutes les parties
prenantes
du
marché financier,
a-t-on également
précisé.
Les Finances
font le bilan du
cinquantenaire
LE MINISTÈRE des
Finances vient de publier un
ouvrage de 255 pages qui
retrace l’histoire et le bilan
des réalisations du secteur
des finances depuis
l’indépendance de l’Algérie.
Intitulé Ministère des
Finances, 50 ans de
réalisations - histoire &
évolution, cette publication
est consacrée à l’historique
du ministère, au système
budgétaire, à la sphère
financière, l’administration
fiscale ainsi que les services
de la comptabilité et les
organes de contrôle. 22
ministres se sont succédé à
la tête du département
chargé, entre autres,
« de l’élaboration du
budget de l’Etat ».
Selon la même publication, le
programme d’investissement
public retenu pour la période
allant de 2010 à 2014 a
impliqué une enveloppe
financière de l’ordre
de 286 milliards de dollars.
ON
remet
ENFIN, LA FIN DU MOIS !
ÇA
« Les hommes publics sont comme les filles publiques, incapables de prendre
leur retraite à temps. » Claude Frisoni
I SELIM M’SILI
l est bon de se réveiller tôt le
matin quand l’air est encore frais
et que le gazouillis des petits
oiseaux nous rappelle qu’aujourd’hui
ressemble étrangement à hier, puisque
le ciel est toujours à sa place et que
bientôt, grâce à la manne pétrolière, la
mauvaise odeur d’El Harrach ne sera
qu’un souvenir olfactif…
Et les préoccupations des Algériens
dans tout cela ? Elles se portent bien,
merci, et subissent comme tout corps
exposé à la chaleur: elles se dilatent,
en longueur, en largeur et en profondeur.
De bon matin, en fin de mois, ce
sont les bureaux de poste qui sont les
lieux les plus attractifs pour ceux dont
les mensualités sont essoufflées. Les
premiers arrivés sont toujours les vieux
retraités (ici, ce n’est point un pléonasme que de dire vieux retraité car
I
travaillé comme des ânes pour recevoir
en retour un salaire en monnaie de
singe. Les retraités en devises, eux, ne
se pressent pas pour venir cueillir les
dividendes de leur besogne passée: ce
sont des grands seigneurs et comme
l’euro est au top, leur moral suit fidèlement le mouvement ascendant du
mercure. D’ailleurs, ils se font hautains, de plus en plus, surtout si, pardessus le marché, ils disposent d’une
licence d’importation de véhicule...),
donc, les vieux retraités désargentés
se précipitent au bureau de poste dont
les portes sont encore fermées. Sur le
perron, ils commencent à échanger
bientôt, même s’ils ne se connaissent
pas, leurs sentiments sur les meilleurs
bureaux de poste de la région. C’est
leur première préoccupation en fin de
mois, quand les files d’attente commencent à s’allonger (la canicule n’y
est pour rien!) devant des ordinateurs
qui ne tarderont pas à tirer la langue à
cause de la canicule, de la surcharge
ou de la non-maîtrise de la technologie
j’en connais qui sont à peine quinquagénaires...).
Les vieux se lèvent tôt pour profiter
encore de l’air pur du matin avant que
ne commencent à pétarader les bus
usagés qui ronflent à l’arrêt pendant
une heure avant de démarrer, lourdement chargés d’une compacte cargaison humaine...mais ceci est une autre
histoire...Les vieux se lèvent tôt pour
voir, une fois de plus, le magnifique
spectacle du soleil qui se lève, presque
toujours à la même place. Il glisse un
peu entre les deux solstices, mais
garde toujours le cap. Les vieux se
lèvent tôt car ils savent, depuis qu’ils
ont été remerciés et honorés par l’entreprise qui les a employés plus de
trois décennies durant, que leurs jours
sont comptés et qu’ils ont hâte que la
nuit s’achève pour voir le jour se lever.
C’est pour cela qu’ils préfèrent l’été à
l’hiver. Tous les 22 du mois ( le 21
quand le 22 est jour férié), les retraités
du département 16, (il s’agit là des
seuls retraités en dinars, ceux qui ont
5
importée récemment. Les vieux établissent vite un hit-parade des bureaux
de poste: ceux à fréquenter, ceux à éviter. Ils mettent en avant la qualité du
receveur qui, selon eux, est déterminante et conditionne directement le
comportement des agents chargés
d’accueillir le public. Ils louent tel
responsable ou dénoncent l’exiguïté
de tel bureau qui n’a pas suivi l’explosion démographique du quartier. Ils
énumèrent les problèmes liés à la
sécurité des personnes âgées au sortir
du guichet... Enfin, les portes s’ouvrent, les vieux retrouvent leur vigueur
d’antan et s’empressent de s’engouffrer dans l’édifice sans oublier de jeter
un regard méprisant au distributeur
automatique placé à l’entrée et devant
lequel une autre chaîne attend depuis
déjà longtemps. Et chaque mois, c’est
le même spectacle, avec cependant des
variantes liées au climat et à la qualité
des billets que l’on vous sert au guichet. A l’intérieur de l’édifice, un autre
spectacle s’ébauche…
S. M.
L’Actualité
LUNDI 1er JUILLET 2013
LE TAUX DE RÉUSSITE DU BEM DÉPASSERAIT LES 50%
Le ministre des Transports,
Amar Tou, a appelé les
entreprises portugaises à
contribuer à la réalisation des
projets du secteur des
transports en Algérie,
soulignant l’importance pour
les entreprises des deux pays
de travailler dans le cadre de
sociétés mixtes, a indiqué, hier
un communiqué du ministère.
M. Tou, qui recevait
l’ambassadeur du Portugal à
Alger, M. Antonio Manuel
Pastana de Noroha Gamito, a
insisté sur « l’opportunité
d’une conjugaison souhaitée
des compétences entre les
entreprises algériennes et
portugaises dans le cadre de
sociétés mixtes ». Soulignant
la volonté de son département
de contribuer à la
concrétisation de cet objectif,
le ministre a expliqué que
l’Algérie dispose d’un cadre
juridique à même
d’encourager les sociétés
étrangères à réaliser des
projets dans le pays.
Sahli à Marseille
et Montpellier
Le secrétaire d’Etat chargé
de la Communauté nationale
à l’étranger, Belkacem Sahli,
effectuera du 1er au 4 juillet
une visite de travail à
Montpellier et Marseille pour
rencontrer des membres de
la communauté nationale
établie en France, a indiqué,
hier, le ministère des Affaires
étrangères dans un
communiqué. M. Sahli aura à
expliquer, durant son séjour,
aux membres de la
communauté nationale
établie en France, les actions
menées dans le cadre de la
mise en œuvre du
programme du
gouvernement, notamment
en ce qui concerne la
modernisation de la gestion
consulaire et la simplification
des procédures
administratives décidées en
faveur des membres de la
communauté algérienne à
l’étranger, a précisé la même
source. La réunion que
présidera M. Sahli verra la
présence des consuls de
Montpellier, Bordeaux, Nice
et Toulouse.
Le navire
Soummam au port
de La Corogne
Le navire école Soummam N°
de bord 937, a accosté, hier
au port de La Corogne
(Espagne), a indiqué le
ministère de la Défense
nationale dans un
communiqué. Après les ports
de Lisbonne et le Portsmouth,
le navire école Soummam a
été accueilli à La Corogne par
l’attaché de défense près
l’ambassade d’Algérie au
Royaume d’Espagne,
accompagné par le chargé des
affaires diplomatiques ainsi
que des membres du corps
diplomatique algérien
accrédité à Madrid. Cette
escale entre dans le cadre de
l’exécution de la campagne
d’instruction « été-2013 »
durant laquelle les élèves
officiers recevront une
formation pratique, a-t-on
souligné dans ce communiqué.
«Papa, maman, je passe au lycée»
MALGRÉ L’ÉCHEC, l’espoir est encore permis pour certains élèves qui peuvent accéder au lycée grâce à
la moyenne d’admission qui comptabilise les notes obtenues durant l’année et la moyenne du BEM.
I WALID AÏT SAÏD
tress, anxiété, angoisse,
déprime et même dépres sion. C’est l’état d’esprit
dans lequel se sont retrouvés,
samedi, les candidats au BEM et
leurs parents. En effet, les résultats sont tombés en ce dernier
week-end de juin. Dès la matinée,
la rumeur sur la publication des
résultats sur Internet s’est propagée comme une traînée de poudre.
«Les résultats du BEM ont été
publiés sur le Net», était la phrase
fatidique qui se répétait à tout
bout de champ. L’anxiété a alors
pris une autre tournure pour se
transformer en désarroi. «Qui a le
site de l’Onec ?», demandaient
désespéramment les candidats. La
saturation du site internet de
l’Office national des examens et
concours (Onec) n’a pas arrangé
les choses. «Pourquoi le site ne
veut-il pas s’ouvrir ?», faisait également partie des interrogations de
ces jeunes candidats au bord de la
crise de nerfs. Même les réseaux
sociaux sur lesquels s’est répercutée l’angoisse des futurs lycéens
dans l’attente de leurs résultats du
BEM n’ont pas été épargnés. Les
sites faisaient tous référence à ces
résultats que l’on pouvait consulter. La confusion était de mise
puisque ces résultats devaient, en
principe,
être
communiqués
demain (mardi). Mais le ministère
de l’Education nationale a avancé
leur publication de 4 jours !
Soudain, après la confusion et le
stress, place à la jubilation !
Les premiers résultats tombent. L’angoisse fait place aux cris
de joie accompagnés par des
assourdissants youyous. Les «je
l’ai eu, mon fils l’a eu, ma fille l’a
eu...» étaient plus nombreux que
les «il ou elle ne l’a malheureusement pas eu». La tendance s’est
confirmée le lendemain (hier)
lorsque les résultats officiels ont
été affichés dans les collèges. Les
jeunes qui avait vu les résultats la
veille sur Internet, sont venus
seuls, avec des camarades ou
S
Ph. : R. Boudina
Tou sollicite
les entreprises
portugaises
Après l’angoisse de la feuille blanche, voilà la peur du résultat
accompagnés de leurs parents pour
la confirmation. Les visages souriants étaient plus nombreux que
les vissages crispés. Comme au collège El Khensa de Hussein Dey qui
a vu. Soit un taux de réussite de
64%. Néanmoins, l’espoir est
encore permis même pour certains
élèves qui ont échoué. « Je n’ai pas
eu mon BEM, mais je pense passer
au Lycée grâce à la moyenne que
j’ai obtenue pendant l’année », fait
savoir Habib, un jeune dont cet
espoir avait réussi à estomper le
choc de l’échec. Les modalités de
réussite à cet examen qui conclut
la phase «fondamentale» du cursus
scolaire, permettent de passer au
lycée même si on n’obtient pas le
BEM. Il y a, en effet, deux possibilités. La première est d’avoir son
examen du BEM avec une
moyenne égale ou supérieure à
10/20. Les candidats sont admis
d’office sans prendre en compte les
notes obtenues au cours de l’an-
née, qu’elles soient bonnes ou
mauvaises. La deuxième possibilité
concerne ceux qui n’ont pas
obtenu le minimum de 10/20 à
l’examen du BEM, ils auront la
chance de passer s’ils obtiennent
une moyenne d’admission égale ou
supérieure à 10/20. Celle-ci est calculée comme suit: moyenne obtenue à l’examen + moyenne
annuelle du contrôle continu
(moyenne des trois trimestres de
l’année) le tout divisé par deux.
« Ce sont ces calculs qui ont retardé
la publication du taux officiel des
résultats », nous confie une source
au ministère de l’Education nationale. Selon la même source, le
ministère veut comptabiliser le
tout dans un seul taux. Une façon
de le gonfler ? Des rumeurs
avaient laissé entendre que le taux
de réussite au brevet ne dépasserait pas les 37%. Chose qu’a vite
démentie
le
ministre
de
l’Education nationale Abdelatif
Baba Ahmed qui les avait qualifiées de «pure spéculation». En
tout cas, d’après notre source, ce
taux de réussite dépasserait largement les 50%. Concernant le tiercé
gagnant de ce BEM dans sa cuvée
2013, notre source révèle que c’est
Jijel, Souk Ahras et bien sûr Tizi
Ouzou qui caracolent en tête.
Une confirmation pour la ville
des Genêts qui, chaque année, est
parmi les « bons élèves » des trois
examens nationaux. Pour les « derniers de la classe », ce serait
(encore) Djelfa qui fermerait la
marge. La même source nous a fait
savoir que la tendance « féminine »
de cet examen se confirme. « Le
taux de réussite chez les filles est
plus important que chez les garçons », souligne-t-elle. Félicitations
donc à ces jeunes qui vont passer à
une nouvelle étape de leur vie, le
lycée. Bravo les jeunes et bonne
continuation pour la suite de votre
W. A. S.
parcours scolaire…
UNE ÉLÈVE MEURT D’UN ARRÊT CARDIAQUE À AKBOU
L’échec fatal !
LA SURVALORISATION des examens de fin d’année y est, pour l’essentiel, dans cette hécatombe qui
devrait intéresser les spécialistes en la matière.
I AREZKI SLIMANI
lle était seule devant son pupitre. Elle a
indiqué son code d’inscription au BEM.
La réponse était dure à supporter. Son
cœur s’arrêta d’un seul coup; elle n’a pas supporté le choc de son échec. Elle, c’est une jeune
élève de la commune d’Akfadou, dont le décès a
plongé dans l’émoi toute une région. Comme
elle, de nombreux malheureux candidats aux
différents examens de fin d’année scolaire sont
soumis au même risque. Celui de perdre la vie
spontanément, comme c’est le cas de la jeune
fille d’Akfadou, ou par le geste fatal du suicide.
Chaque année, les résultats de fin d’année arrivent avec leur lot de joie et de malheur. Des jeunes filles et garçons partent à la fleur de l’âge
pour avoir échoué à un examen.
La survalorisation des examens de fin d’année y est pour l’essentiel dans cette hécatombe
qui devrait intéresser les spécialistes en la
matière. Depuis qu’un succès, aussi banal que
l’examen de 5ème est fêté à grande pompe, la
pression sur les candidats aux différents examens de fin d’année s’est démultipliée.
Les parents avides de succès de leur progéniture s’adonnent à un exercice aux conséquences incalculables. Réussir à tout prix.
E
Voilà le maître-mot chez de nombreuses
familles. S’il est légitime d’inciter son enfant
au travail dans le but de réussir, il reste la
manière de s’y prendre et surtout les motivations dont, notamment celle de réussir parce
que le fils ou la fille du voisin l’a fait, ce
qui induit des conséquences dramatiques.
Pour satisfaire l’intérêt des parents, il
arrive trop souvent qu’au cours de l’année de
l’examen, l’élève se démultiplie en vain. Parti
avec une base faible, engendrée par l’absence
de suivi durant les années qui précédèrent
l’examen, l’élève fait de son mieux pour réussir.
Ce n’est pas souvent facile. Et à l’annonce des
résultats, le drame arrive. A défaut d’une fête
grandiose rêvée à l’occasion, la famille vivra un
drame qu’elle n’a pas vu venir. S’il est évident
que l’examen du baccalauréat est le plus
important dans le cursus scolaire de chaque
élève, il n’en demeure pas moins que ces dernières années, même la 5ème et le BEM sont
placés sur le même piédestal, à telle enseigne
qu’ils deviennent une question de vie ou de
mort. Le succès de sa progéniture aux différents examens de fin d’année, entendre par là
le Bac, le BEM et la 5ème, est devenu une
obsession pour les familles. Outre le fait d’avancer leurs congés annuels pour aider leurs
enfants, les parents dépensent sans compter
6
dans les cours, qui n’ont de soutien que le nom.
Après tant d’efforts, ils sont gagnés plus que
leurs enfants par l’angoisse des résultats. On
les retrouve là, devant les centres d’examen à
espérer une fin d’année heureuse, récompensée
par le succès qui permettra à leurs enfants de
passer au stade supérieur.
La tension qui est présente chez eux se traduit souvent par une autre pression qui monte,
imposée au candidat à tel point qu’il s’oublie et
ne pense qu’à satisfaire ou plutôt à ne pas décevoir.
En Algérie, rares sont les parents qui pensent aux études de leurs enfants en dehors des
périodes d’examen. Cela bien sûr n’est pas
pour les soutenir afin de subir les épreuves
dans les meilleures conditions psychologiques,
comme cela se fait dans les pays avancés, mais
plutôt pour leur mettre davantage de pression.
La preuve, plusieurs candidats frôlent la
dépression le jour même de l’examen. Si certains arrivent à se maîtriser, d’autres cèdent. Il
en est de même lors de l’attente des résultats,
le jour de leur annonce et bien après. Face à ce
constat, il n’est donc pas étonnant d’entendre
parler de drames par-ci par là.
Ainsi va la scolarité des enfants algériens
dans une société où la provocation et l’égoïsme
A. S.
n’ont pas de limite.
L’Actualité
LUNDI 1er JUILLET 2013
LES RÉSULTATS
DU BEM CONNUS
ABDELAZIZ ZIARI AUX SYNDICATS DE LA SANTÉ
Tizi Ouzou à
la troisième
place
«Les insatisfaits n’ont qu’à aller au privé»
es résultats officiels du
BEM (Brevet d’ensei gnement moyen) sont
tombés avant-hier, tard dans
l’après-midi. Un communiqué
émanant de la direction de
l’éducation, fait savoir que le
taux de réussite est de 65,17%.
Pour cette année, sur les
15 519 postulants à l’examen,
10 114 collégiens ont décroché
leur diplôme pour le palier
secondaire.
Le communiqué de la direction de l’éducation de Tizi
Ouzou fait mention des trois
établissements qui ont obtenu
les meilleures moyennes. C’est
ainsi que l’on retrouve le CEM
d’Aït Agouacha dans la daïra
de Larbaâ Naït Iraten à la première place avec une moyenne
de réussite de 97,56%. En
seconde position, ce sont les
élèves du CEM d’Akerou dans
la région de Yakouren qui ont
obtenu un taux de réussite de
96,15% suivis immédiatement
à la troisième position par les
collégiens du CEM Hamouten
de Tizi Ouzou avec une
moyenne de 95%.
Pour cette année, l’exploit
revient à Hesak Siham, collégienne au CEM Metrek de Tizi
Rached. Elle a obtenu le BEM
avec une sacrée moyenne de
19,24/20. La direction de l’éducation mentionne également
que les élèves qui ont obtenu
une note moyenne supérieure à
18/20 sont au nombre de 22
alors qu’ils sont 104 à avoir
dépassé le seuil de 17/20.
Cette année, contrairement
aux années précédentes, la
wilaya de Tizi Ouzou a
régressé à la troisième place au
niveau national. Elle a été
dépassée par la wilaya de Jijel
qui lui a ravi la première place.
Cette régression n’a pas été le
cas des élèves qui ont passé
l’examen de la 5e. Dans ce
palier, Tizi Ouzou est classée
première, loin devant Alger.
Toutefois, les collégiens de l’enseignement moyen devraient
attendre d’être consolés par
les résultats des bacheliers. En
effet, l’on s’attend, ici à Tizi
Ouzou, à ce que les lycéens
reviennent sur le panthéon
cette année après l’avoir perdu
l’année dernière face aux élèves de la wilaya de Boumerdès.
L
Par ailleurs, il est à signaler
que l’annonce des résultats de
cette année a été émaillée par
de nombreuses défaillances.
Les parents des candidats ont
eu des sueurs froides, car l’attente n’a pas été uniquement
longue mais très stressante.
Des informations contradictoires ont circulé contraignant la
direction de l’éducation à
apporter des précisions plusieurs fois.
D’ailleurs, la défaillance a
été constatée plusieurs heures
avant l’annonce des résultats.
L’information selon laquelle la
wilaya est classée première a
circulé comme une traînée de
poudre à Tizi Ouzou avant d’être démentie par un communiqué de la direction de l’éducation.
K. B.
selon le Dr Aïssi, spécialiste en infectiologie.
I AMAR CHEKAR
e ministre de la Santé,
Abdelaziz Ziari, répond au
mouvement de protesta tion des syndicats de son secteur.
« Ceux qui ne sont pas satisfaits
des conditions de travail du secteur public, n’ont qu’à aller au
privé », a affirmé hier, le ministre
de la Santé en marge de l’ouverture du Salon de la santé, qui se
tient du 30 juin au 7 juillet à la
Safex aux Pins maritimes à
Alger.
Acculé par les journalistes qui
l’ont interrogé sur la question de
la prise en charge des patients
qui souffrent en silence et la solitude, qui sous-entend l’amélioration des conditions socio-professionnelles des personnels du secteur, toutes catégories confondues, le ministre rétorque : « Les
travailleurs ont soumis leurs
revendications, c’est au gouvernement d’étudier la situation, avant
de répondre à leurs doléances,
selon les moyens et les priorités »,
a-t-il ajouté.
A la question de savoir à quoi
répond l’opportunité de l’organisation du cinquantenaire du secteur de la santé, Ziari a souligné
que le salon permet de recueillir
l’ensemble des insuffisances et
problèmes soulevés par les exposants afin de pouvoir répondre
aux besoins, tout en révélant que
l’Algérie comptait 360 médecins
à l’Indépendance nationale, mais
à présent, elle enregistre 50 000
médecins, tout en reconnaissant
que malgré ce nombre, le secteur
enregistre un manque important
en matière de spécialistes et personnels du paramédical. Par
L
Ph. : R. Boudina
I KAMEL BOUDJADI
«LE MANQUE d’information et de sensibilisation augmente les risques du VIH/Sida en Algérie»,
Le ministre de la Santé
ailleurs, la majorité des exposants et stands qui relèvent des
établissements hospitaliers, les
instituts et les CHU, ont soulevé
leurs préoccupations, à l’image
du Centre national du dépistage
VIH/Sida/IST. Sans tenir compte
des milliers de personnes qui
n’ont pas été dépistées à présent,
le centre a enregistré un nombre
de 1 395 cas confirmés et 6 303
séropositifs, selon les statistiques
de l’Institut Pasteur qui vont de
l’année 1985 au 31 mars 2013.
Un chiffre qui reste très loin de
la réalité, sachant que le Pr
Kamel Sanhadji a avancé une
moyenne de 30 000 cas en
Algérie. Interrogé sur les causes
de l’évolution de cette maladie
qui reste taboue, le Dr Aïssi,
infectiologue répond : « Le
manque de sensibilisation constitue la cause principale dans l’évolution de cette maladie », selon le
Dr Aïssi, qui a ajouté « que l’éducation sexuelle doit s’inscrire
dans les écoles afin d’éviter le
pire ». Avant d’ajouter que les
conséquences du silence qui pèse
sur les esprits sont beaucoup
plus graves que nous ne le pensons. La prostitution, la toxicomanie, l’absence de culture de
prévention, le manque de sensibilisation à tous les niveaux, rendent complexe la situation».
Même son de cloche au niveau du
Centre antipoison d’Alger.
La médecine traditionnelle
ainsi que « la rokia », font des
dégâts chaque jour au vu et au su
de tous. « Malgré les dangers que
la médecine rationnelle présente,
bon nombre de citoyens continuent de faire confiance aux
méthodes dépassées par l’évolution de la médecine », a-t-on
déploré au stand du Centre
national de toxicologie.
A. C.
IMPORTATION DU CIMENT
Les quantités ont doublé en cinq mois
LA HAUSSE est due, notamment au lancement de nouveaux projets et la reprise des travaux
dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (Btph).
importation algérienne de ciment a
été marquée par une hausse de plus
de 100% en termes de valeur et de
quantité durant le premier semestre de l’année en cours. Selon les services des Douanes,
cette hausse entamée depuis l’année 2012
durant laquelle les importations ont presque
doublé, a été de près de 102% en valeur à
159,39 millions de dollars au cours des cinq
premiers mois de 2013, contre 78,90 millions
à la même période de 2012.
Les quantités importées ont connu
également une forte augmentation de plus
de 105%, passant de 870.127 tonnes à
1,791 million de tonnes durant la même
période, précise-t-on de même source.
La hausse est due, notamment au lancement de nouveaux projets et la reprise des
travaux dans les secteurs du bâtiment et des
travaux publics (Btph), depuis le début du
printemps, avec le début de la période sèche
(avril à octobre), propice pour le lancement
des chantiers de construction. Les importations les plus importantes en termes de
L’
valeur et de volume durant cette période de
référence ont concerné comme d’habitude les
ciments Portland (autres que blancs).
La valeur des importations de ciments
Portland (autres que blancs) a atteint 136,48
millions de dollars contre 64,48 millions
durant la période de référence, soit une
hausse de plus de 111%. En volume également, l’augmentation a été remarquable
(99,8%), totalisant 1,482 million de tonnes
contre 741 968 tonnes.
« La pénurie de ciment se pose de manière
récurrente depuis cinq années, notamment
durant “la période sèche” qui connaît habituellement le lancement de projets de construction et des travaux d’aménagement des
habitations », avait déclaré Abdelkrim
Selmane de l’Association générale des entrepreneurs algériens (Agea). Selon lui, « il suffit qu’une seule cimenterie effectue un arrêt
technique pour la maintenance de ses installations pour que les spéculateurs en profitent
pour créer une tension en stockant du ciment
pour le revendre à des prix excessifs ». A cet
effet, il préconise le renforcement des opérations de contrôle effectuées par les brigades
des services du commerce pour contrer cette
mauvaise pratique.
Pour satisfaire la forte demande, atténuer
la flambée des prix accentuée par la spéculation et éviter le retard dans les délais de réalisation des projets, le Groupe industriel des
ciments d’Algérie (Gica) a entamé dès le mois
de juin 2012, des importations mensuelles de
ciment qui se sont poursuivies jusqu’à ce
jour.
Le déficit de l’Algérie en ciment dépasse
actuellement les 5 millions de tonnes par an,
alors que la production nationale actuelle est
de plus de 18 millions de tonnes par an dont
11,5 millions de tonnes sont assurées par les
12 cimenteries publiques.
Afin de limiter cette hausse vertigineuse
des importations de ciment, un ambitieux
programme a été tracé et ambitionne de produire 20 millions de tonnes à l’horizon 2016
et 29 millions de tonnes d’ici à 2018.
R. N.
Djezzy organise une soirée en l’honneur de ses clients Elites de l’Est
jezzy, leader de la téléphonie
mobile
en
Algérie, a organisé
récemment une superbe soirée dédiée à ses fidèles
clients Imtiyaz de l’Est du
D
pays. Ils étaient nombreux
dans un grand hôtel constantinois. Les invités ont été
gâtés, à l’instar de ceux du
Centre. En plus de l’animation, du cocktail et du diner en
leur honneur, une tombola a
été organisée et les gagnants
7
ont eu droit à de magnifiques
cadeaux. L’événement fut une
grande réussite à en croire les
déclarations de nombre d’entre eux qui n’ont pas manqué
d’exprimer leur satisfaction et
leur gratitude envers leur opérateur préféré. La soirée était
animée par le grand artiste
Mohamed Rouane et son
groupe, accompagné d’une
chanteuse. A la fin de la soirée, tous sont repartis avec un
beau présent, fiers d’être les
fidèles clients du premier des
opérateurs algériens.
L’Actualité
LUNDI 1er JUILLET 2013
ALORS QUE LE CARBURANT SE FAIT RARE À ORAN
FABRICATION DE
MUNITIONS DE CHASSE
Un atelier clandestin
découvert à Tébessa
Les éléments de la Gendarmerie
nationale viennent de découvrir,
dans la localité de Chréa (40 km
au sud de Tébessa), un atelier
clandestin de fabrication de
munitions de chasse, ont
indiqué hier les services du
groupement de wilaya de ce
corps de sécurité. Les
gendarmes ont récupéré, lors
d’une perquisition opérée dans
cet atelier sur ordre du
procureur de la République près
le tribunal de Chréa, des
ceintures garnies de 98
cartouches de calibres 16 et 42,
en plus de 228 capsules, un sac
de poudre, quatre épées
traditionnelles et du matériel
utilisé pour la fabrication de
munitions de chasse, a-t-on fait
savoir de même source. Le
propriétaire de cet atelier, âgé de
29 ans, a été arrêté et sera
présenté devant la juridiction
compétente dès l’achèvement de
l’enquête en cours, a-t-on
également précisé au
groupement de la Gendarmerie
nationale.
BÉJAÏA
Deux morts dans deux
accidents
Une maman et son bébé de huit
mois ont trouvé la mort, samedi
en fin de journée, à Barbacha, à
70 km au sud est de Béjaïa,
après le dérapage du véhicule
qui les transportait et qui a fini
sa course dans un ravin,
apprend-on auprès de la
Protection civile. Les deux
victimes, à bord d’un véhicule
léger, sont décédées sur le
coup, alors que le père s’en est
sorti indemne, a-t-on précisé.
L’on ignore cependant les
causes de ce dérapage survenu
sur un chemin de wilaya (21),
reliant les localités voisines
d’Amizour, Semaoun et
Barbacha, et réputé pour son
étroitesse, a-t-on ajouté. Sur la
RN75, reliant Amizour à Sétif par
Barbacha, précisément au lieudit
« Iguenni Sihel », un accident de
même nature s’est produit
faisant sept blessés. Un véhicule
léger à bord duquel se
trouvaient l’ensemble des
victimes a dérapé et fini
également sa course dans un
ravin.
Les Tlemcéniens font la chasse aux hallaba
«LE CARBURANT connaît une forte demande ces derniers jours, en augmentation de 20%
comparativement à la même période de l’année dernière, a-t-on expliqué.
I WAHIB AIT OUAKLI
es
stations-service
connaissent un rush
exceptionnel ces derniers
jours, tandis que le carburant
continue à se faire rare. Samedi,
la tension était perceptible tout
le long de la journée sur le carburant au niveau de la totalité
des stations-service que compte
la ville d’Oran.
Cette situation perdure
depuis plus d’une semaine malgré la légère amélioration quant
aux moyens de transports supplémentaires des carburants
mobilisés par Naftal à l’effet
d’approvisionner les stationsservice d’Oran.
Les explications ne manquent pas. «Naftal a mis tous les
moyens qu’il faut pour répondre
à la demande», a-t-on expliqué
au niveau de Naftal, ajoutant
que «depuis trois jours, nous
assurons la livraison des carburants même durant la nuit».
Fait inattendu.
Les fournisseurs indiquent
que «le carburant connaît une
forte demande ces derniers
jours». Et d’ajouter que «cette
hausse est de 20% comparativement à la même période de l’année dernière».
Pour les responsables en
charge de l’approvisionnement,
la problématique ne réside pas
au niveau de la production
encore moins dans l’acheminement du carburant, mazout et
essence. «Ce n’est aucunement
le problème de pénurie des produits, ces derniers sont disponibles au niveau de la raffinerie en
quantités satisfaisantes», a-t-on
expliqué. «Aussi, les centres de
stockage de Petit Lac (Oran),
celui de Sidi Bel Abbès et celui
de Remchi (Tlemcen) sont alimentés sans interruption », a-t-
L
on expliqué. La distribution,
explique-t-on,
n’est
pas
défaillante étant donné qu’un
taux de 45% de la production de
la raffinerie d’Arzew est prélevé
par six opérateurs privés disposant de leur propre réseau de
distribution. Les gérants des
stations-service, eux, estiment
que «seul le retour à la normale
peut mettre à plat cette crise qui
perdure depuis plus d’une
semaine».
Des dizaines de clients ne se
gênent pas pour constituer des
stocks chez eux, notamment les
professionnels de la route, en
particulier les chauffeurs de
taxi. En tout cas, les longues
attentes sont observées quotidiennement au niveau des sta-
tions-service tant urbaines que
périphériques.
La même situation n’est pas
près de trouver une fin heureuse dans la capitale des
Zianides, Tlemcen, étant donné
que le carburant algérien est
illégalement exporté vers le
Maroc par voie terrestre, par le
biais de plusieurs centaines de
trafiquants de carburants appelés localement les hallaba.
Ces derniers, ne reculant
devant aucune force de l’ordre,
continuent à vider les réservoirs
des stations locales tôt le matin,
chaque jour, c’est-à-dire dès leur
approvisionnement par Naftal.
Les habitants de cette
wilaya, ne sont pas restés indifférents face à une situation qui
continue à prendre des courbes
fulgurantes. Samedi dernier, un
groupe de jeunes s’est rassemblé sur la place Khemisti pour
dénoncer ainsi la pénurie du
carburant «délibérément» provoquée : «Défaut de carburant
est égal à l’absence de l’autorité», «Grâce aux hallaba,
l’Algérie travaille pour le
Maroc», «Basta ya hallaba».
Tels ont été les principaux slogans qui ont été scandés par les
manifestants.
Le rassemblement en question est le deuxième en son
genre organisé en moins d’une
semaine après celui observé
lundi dernier devant le siège de
la wilaya.
W. A. O.
BÉJAÏA
Le prix du poulet flambe
BÉCHAR
Une imprimerie sera
inaugurée le 1er novembre
L’imprimerie de Béchar sera
inaugurée le 1er novembre
prochain, ce qui permettra de
résoudre le problème de
distribution de la presse dans le
sud-ouest du pays en attendant
la réalisation des projets
d’imprimeries prévus pour le
Grand Sud, a indiqué, hier, la
Société d’impression d’Alger.
L’inauguration de l’imprimerie
de Bechar « est prévue le 1er
novembre Prochain », a affirmé
M. Abdelmalek Bouzid chef de
département de la Société
d’impression d’Alger dans une
déclaration à l’APS. Il a précisé
à ce propos, que « les travaux
d’aménagement ont été achevés
et les rotatives ont été
commandées ». La capacité
d’impression de ces machines
qui est de «35 000
exemplaires/heure», permettra
de couvrir la région du sudouest particulièrement dans
l’attente de la réalisation des
autres imprimeries prévues pour
le Grand Sud (Tamanrasset,
Adrar, Tindouf et Illizi), a-t-il
poursuivi.
Le carburant algérien est exporté illégalement en grande quantité au Maroc
LA VIANDE BLANCHE (poulet, dinde) vient subitement de connaître une hausse sensible
des prix de vente.
I BOUALEM CHOUALI
es mois sacrés du Ramadhan se sui vent et se ressemblent. Pour preuve,
à 10 jours seulement du mois sacré
du Ramadhan, alors que les prix des fruits
et légumes se stabilisent relativement, la
mercuriale concernant le poulet est en
courbe ascendante depuis quinze jours. En
effet, le poulet prend des ailes depuis plus
d’une semaine dans les différents marchés
et boucheries de l’ex-capitale des
Hammadites.
La viande blanche (poulet, dinde) vient
subitement de connaître une hausse sensible des prix de vente. cédée quelques jours
auparavant à 240 DA le kilo pour la pièce et
260 DA pour le détail, le poulet était proposé, hier, à 350 DA, voire plus. « «Son prix
connaîtra une éventuelle autre hausse dans
les jours à venir notamment durant la première semaine du mois sacré» nous déclare
un marchand de volaille propriétaire d’une
boucherie au carrefour Aamriw dans le
chef-lieu de la wilaya avant d’ajouter pour
expliquer cette hausse soudaine : «Le prix
L
de la viande rouge est inaccessible, les gens
se rabattent, de ce fait sur le poulet.
Plusieurs personnes se sont approvisionnées en certaines quantités de poulet pour
les conserver avant le mois de Ramadhan.
C’est ce qu’explique en autre cette flambée
en quelques jours seulement. »
En outre, dans le même chapitre, il est à
noter la viande ovine et bovine fraîche reste
toujours inaccessible. Avec 1450 DA pour la
viande de mouton, et 1200 DA pour la
viande de bœuf. Idem pour la viande
caprine qui a connu une flambée fulgurante
ces derniers mois.
En espace d’une année, la viande
caprine est passée de 550 à plus de 1000 DA
selon les régions.
En ce qui concerne les fruits et légumes,
c’est l’accalmie. Pourtant, le directeur de la
régulation et du développement des productions agricoles au ministère de
l’Agriculture, M. Youcef Redjam, a affirmé
mardi, que le marché serait bien approvisionné, vu les quantités importées et stockées qui seront mises sur le marché pour
stabiliser les prix et répondre à la forte
demande pendant le mois sacré de
8
Ramadhan. Par ailleurs, c’est toujours à ne
rien comprendre. Même si la règle de l’offre
et de la demande a son mot à dire en la
matière, il n’en demeure pas moins qu’à
travers le monde entier quand la consommation augmente, les prix baissent en
général.
Pourquoi alors, cette règle ne s’applique
pas pour nous ? Si on n’arrive pas à réguler
un simple marché de la volaille, comment
peut-on réguler tout un marché lié à la
consommation ?
Pourtant, le ministre du Commerce et
son directeur de la régulation et du développement des productions agricoles, n’ont
pas cessé de déclarer que le marché serait
bien approvisionné, vu les quantités importées et stockées qui seront mises sur le marché pour stabiliser les prix et répondre à la
forte demande pendant le mois sacré de
Ramadhan.
Au lieu de se focaliser sur le fameux
couffin du Ramadhan, qui n’arrive pas souvent aux véritables nécessiteux, il est
indispensable, voire même primordial de
penser à réguler le marché d’abord.
B. C.
Tribunaux
Arracher
l’acquittement
Les trois défenseurs de Khalil,
cet ancien flic jugé pour
apologie de terrorisme avaient
tous la conviction que le gus
n’avait rien à se reprocher à part
d’avoir appelé le policier qui le
harcelait et le narguait en lui
répétant qu’il s’en remettait à
Allah, histoire de ne pas aller au
feu en s’en prenant aux collets et
terminer à la barre avec
l’inculpation de coups et
blessures volontaires à
l’encontre d’un policier dans
l’exercice de ses fonctions.
Comme d’habitude, et dégoûté
par une justice qui n’a aucune
crédibilité en plus d’une absence
flagrante d’indépendance, Maître
Amine Sidhoum a développé un
schéma juste de quoi pousser le
tribunal criminel vers
l’acquittement. Pour sa part,
sortant pour une fois de la
narration de l’histoire avec un
« H » majuscule, Maître Fatima
Benbraham n’a pas voulu trop
agacer les membres du tribunal
criminel en faisant court, bref,
concis et net. Etant plutôt
convaincue que son client était
hors de course, mais seulement
une victime d’agissements sots
d’un flic en mal de sensationnel
de mettre le grappin sur un
amateur d’apologie du
terrorisme, elle se rasseoit.
La dernière intervenante, Maître
Hamida Elaouadi est entrée
directement dans le vif du sujet
en mettant l’accent surtout sur le
fait qu’une enquête qui débute
mal et ce, dans tous les
domaines, ne peut que mal finir.
Elle supplie les membres du
tribunal criminel d’ouvrir l’œil.
« A vous messieurs les jurés, je
vous saurais gré si vous mettiez
au centre de votre réflexion
l’intime conviction ! » conclutelle avant de plier bagage
attendre l’annonce du début des
délibérations, de saluer ses
confrères d’Alger et de prendre
la direction de l’est d’El Harrach
i-e Bouira qui est désormais à 80
mn de la capitale ou plutôt
de…Rouiba. Entre-temps,
l’accusé, lui, avait la tête entre
les mains sans doute moites
surtout lorsqu’il imagine un
verdict allant dans le sens de
l’accusation. Brrr ! Maître
Benbraham, elle, était bien
installée sur le banc, préférant se
concentrer sur le prochain
dossier au civil. Une affaire aussi
sale du foncier que les
entourloupettes des adversaires
d’une justice propre, sereine et
rassurante en ces temps de
protestations, de manif, de cris
dans les rues et autres
désespoirs d’une population
livrée à l’incertitude du
lendemain.
A. T.
LUNDI 1er JUILLET 2013
Sur les béquilles, le dossier
LA CHRONIQUE
JUDICIAIRE
MAÎTRE Amine Sidhoum, l’un des trois avocats de l’accusé, était arrivé
sur les béquilles… le dossier aussi reposait…
ABDELLATIF TOUALBIA
rois avocats dont une
jeune venue des hauteurs
de
Bouira
avaient
concocté une sacrée stratégie de
défense pour tirer Khalil Y. né en
1973 à Bab Ezzouar (Alger)
accusé d’apologie du terrorisme,
articles 87 bis et 87 bis 4 du Code
pénal. Une drôle d’affaire avec
deux personnages principaux :
l’accusé et l’accusateur, un policier « invisible ». Il a déposé et
s’est volatilisé dans la nature,
sans plus donner de ses nouvelles. La composition du tribunal criminel d’Alger, ce lundi, était tout
simplement… royale. Jugez-en :
outre deux sympathiques chevronnés jurés tirés au sort, il y
avait ce soir Brahim Kherrabi,
comme président, Houria Nachef,
cette juge qui a un regard qui tient
en respect tous ceux qui veulent
la jouer et cette merveilleuse
Hakima Demouche aux yeux de
biche bien réveillée. Sur le siège
du ministère public, le massif
Mourad Hellal était décidé à faire
payer cher ce Khalil qui s’était jeté
dans les buissons ardents de l’apologie du terrorisme pour
ensuite, regretter toute sa vie…
car ce qu’il a fait ou censé avoir
fait, toujours selon un policier que
personne n’a plus jamais entendu
ou vu lors de toutes les étapes de
ce dossier vide, selon Maître
Amine Sidhoum, toujours aussi
incisif malgré qu’il soit venu plaider appuyé sur une paire de
béquilles en guise de secours.
Pour Maître Phil Benbraham
Fatima, cette affaire a commencé
par « l’évocation du nom d’Allah et
fini par le nom d’Allah ! ». Pour
Maître El Aouadi de Bouira, ce
citoyen honnête n’a pas à purger
de peine infamante : « Il n’a fait ni
dit de grave. Le tribunal criminel a
saisi le sens de tout ce qui était
écrit sur cette affaire qui n’en est
pas une », avait-elle dit, entre
autres, au cours de sa brève intervention. Kherrabi, le président, en
interrogeant Khalil, a laissé apparaître le fait que tout ce qu’a « dit »
et « épelé », ce fameux policier ne
peut être pris au sérieux. En
magistrat aguerri, qui s’est longtemps frotté aux procès les plus
rudes, mêmes ceux relatifs aux
affaires concernant le terrorisme,
le juge a vite compris de quoi il
T
retournait. Qu’a-t-il dit au cours
des délibérations dans la salle
réunissant les magistrats et
jurés ? Mystère, mais probablement sa conviction que ce policier
a dû régler ses comptes pour ne
plus donner signe de vie. Et c’est
ce point sombre du dossier qui a
dû être longuement débattu lors
des délibérations de plus de quarante minutes pour fixer l’intime
conviction des membres du tribunal criminel d’Alger.
Mais le plus important à signaler, c’est que l’accusation souligne
que le jour où Khallil a appelé le
policier pour lui dire qu’il s’en
remettait à Allah ou en dialecte
L’ŒIL
La jambe brisée ?
Et le cœur alors ?
Un magistrat de l’ouest de Constantine nous a
priés de le reprendre sous l’anonymat, bien
entendu, en vue d’une part, de lui transmettre
ses meilleurs vœux de prompt rétablissement
à la juge de Blida qui a chuté jeudi dernier
dans l’exercice de ses fonctions en s’en sortant
avec un plâtre et d’autre part, de nous dire son
courroux de vivre une période où certains
juges sans…chuter voient leurs cœurs brisés !
Il explique cette colère par la gestion de ce
noble corps qui est informé par radio-trottoir ou
pire, la sulfurante rumeur gonflante, puante,
déformante à la limite de l’agressivité.
« Voulez-vous monsieur le chroniqueur
judiciaire lancer un appel pressant en direction
du ministre de la Justice, garde des Sceaux qui
doit impérativement mettre un terme à une
« discipline » non enseignée dans les
universités de droit ou les instituts qui fait des
ravages actuellement : « La délation oui, en
2013, les magistrats s’épient et font des
« rapports de situation » à qui de droit sans
pour cela soit prévu par la loi dit, un sanglot du
fond de ses cordes vocales, notre interlocuteur
AU PALAIS
qui nous raconte qu’une collègue est
actuellement en poste, mais mise aux
oubliettes par le président de cour qui n’a pas
avalé qu’il ait rendu visite au procureur général
dans la résidence. Qu’y-a-t-il de mal à une
rencontre entre deux collègues, qui s’estiment
sans aucune arrière-pensée ? Mais ce que
veut dénoncer ce magistrat, c’est surtout que
celui qui a « rapporté » le moment d’amitié est
un magistrat qui réside dans les environs de la
résidence du procureur général, un gars bien
de toutes les façons et qu’on ne peut ni
attaquer, ni jalouser, ni encore moins espionner
au profit de X…magistrat en mauvaise posture.
Ce magistrat qui nous appelait souvent du
temps de l’ancien ministre, nous prie d’être le
fer de lance de tous les magistrats, depuis les
mal-aimés jusqu’aux opprimés en passant par
les mal installés, dans les têtes et dans les
cœurs, car c’est ça leur destin quotidien…
Quel…Bergueul
algérien : « Nouakal allik rabi. » Le
policier qui était au bout du fil avait
même ajouté l’expression : « Et ce
n’est pas fini ! » cette menace qui
était sortie de la bouche du jeune
homme, survenait juste après un
attentat commis à Alger. Et un
attentat à la bombe ! Sitôt
entendu, la machine policière se
mit en branle. Le procureur alla
droit sur les durs termes des articles 87 bis et 87 bis 4. « Semer
l’effroi au sein de la population et
créer un climat d’insécurité en
portant atteinte moralement et
physiquement aux personnes ou
en mettant en danger leur vie, leur
liberté ou leur sécurité, ou en por-
tant atteinte à leurs
biens… ». Nous nous
sommes limités à reproduire le seul alinéa 1 de
l’article 87 bis (ordonnance n°95-11 du 25
février 1995) juste pour
appuyer les termes qui
suivent, ceux de l’article
87 bis 4 de la même
ordonnance qui disposent
que : « Quiconque fait l’apologie, encourage ou
finance
par
quelque
moyen que ce soit, des
actes visés à la présente
section, est puni d’une
peine de réclusion à
temps de cinq à dix ans et
d’une amende de 5 000 à
500 000 DA. » C’est là où
Hellal, le procureur général, qui a dû puiser ses
arguments étant sûr que
ce Khalil, un ex-policier
qui avait dit qu’il avait
quitté la Dgsn en vivant un
cauchemar quotidien qu’il
n’avait pu supporter tant la
cruauté était de mise !
Et c’est aussi dans ce
contexte que le parquetier
a réclamé une peine de
cinq ans de réclusion criminelle pour « apologie de
terrorisme ». Dans la salle
d’audience où le service
d’ordre brille par une souplesse à saluer, seul dans
le box, Khalil Y. pleurait. Il
devait regretter d’avoir
téléphoné aux policiers
qui ont pris pour argent
comptant. Il a compris ce
jour-là que s’attaquer aux
services de sécurité, c’est
l’histoire connue de tous,
du pot de terre contre le
pot de fer. Même pour s’amuser, l’on ne devrait pas
aller au feu en se prenant
pour un Rambo de 2012.
Le résultat est là. Et
Brahim Kherrabi avec Nachef et
Demouche ont, eux aussi, compris que rien se sert à se faire justice. La justice n’aime pas l’adultère. Elle ne supporte pas d’être
trompée. Elle est là au service de
ceux qui la veulent nette, propre,
intègre, juste, agréable, délicieuse.
Et ces vœux tombent au bon
moment. Début juillet 2013, le
mois de la désertion des salles
d’audience, des tribunaux, des
cours et l’ouverture des bras, des
plages, des montagnes et de la
farniente.
A. T.
sciences humaines à Alger, s’est vivement
élevé contre la « marche » d’une plainte
déposée « sous la table » au parquet sans
son inscription sur le registre du ministère
public. « C’est une honte. Cette affaire qui
remonte au mois de mai 2004 lorsqu’un flic
a usé de son pouvoir pour piétiner la loi et
malmené mon client qui a vécu des
moments sombres, pénibles, qui ne font
pas honneur au corps des services de
sécurité. C’est une affaire purement
commerciale qui a pris une tournure digne
de séquences d’un film polar des années
1930-1940 où Dillinger, Baby Face et Al
Capone en seraient les héros », s’est fâché
l’avocat d’Alger, comme toujours révolté
par des manœuvres indignes et insalubres
sur le plan moral. Insistant sur la mauvaise
foi manifeste autour des coups bas nés
depuis le parquet dont les auteurs
n’honorent point la justice, le conseil a
promis qu’il n’allait pas arrêter à ce stade
des protestations : « Nous emprunterons
toutes les voies nécessaires en vue de
combattre les pratiques d’une autre ère.
Oui, des pratiques que nous avions
naïvement cru disparues après le 5 Octobre
!
Prenant le prétexte d’une cession d’une
puce de téléphone avec une dette de 85
millions de centimes, Maître Khaled
Bergueul, l’avocat d’un enseignant en
9
1988, cette date qui a mis « out » les
honteuses pratiques perverses et sombres,
juste de quoi décourager les justiciables à
demander justice. » Ce véritable réquisitoire
a eu six oreilles des trois magistrats de la
chambre correctionnelle d’Alger et deux du
procureur général. Fouzia Oudina, la
présidente, était non seulement bien
assistée de Chérif Bouhamidi et Abdelaziz
Omar, mais encore puissamment aidée par
ce fantastique Boubakeur Sakhri qui suit
moustache-en-va-t-en-guerre les débats
avec un sérieux que nous tenions à
souligner. D’ailleurs, par de pertinentes
questions, il a tout entrepris pour
déstabiliser Maître Bergueul difficile à
manier tant il tient le mors entres ses
mâchoires dures, dures, dures… La
plaidoirie terminée, l’avocat se retire,
convaincu qu’il venait de passer le
message à la chambre correctionnelle et
surtout au « chef » de la police judiciaire, le
procureur général, probablement heureux
qu’il y ait toujours un défenseur qui vient
abattre des tabous, ceux des maltraitances
et autres malheureux dépassements.
A.T.
L’Actualité
LUNDI 1er JUILLET 2013
BOUIRA
Les vols d’appartements en hausse
JEUDI DERNIER, deux appartements situés dans deux cités proches, les 5 Logements et les 130 ont reçu la visite
de ces spécialistes du vol par effraction.
I ABDENOUR MERZOUK
es vols des appartements
augmentent
d’une
manière
alarmante.
Quotidiennement, et aux quatre coins de la wilaya, des informations font état de cas où les
techniques utilisées défient
l’entendement et la logique. A
la cité des 250 Logements à
Bouira, les voleurs se font passer pour des installateurs de
paraboles. Ils déposent une
échelle, font semblant d’installer l’assiette et rentrent par le
balcon sous le regard passif des
présents qui sont tous tombés
dans le panneau.
A la cité des 50 Logements,
les malfaiteurs, prétextent des
travaux et avec de gros moyens,
ils tentent d’enlever carrément
la porte blindée du domicile en
cassant une partie du pilier et
des scellements. Le classique
agent de Sonelgaz, de l’ADE
venu pour faire le relevé et vérifier l’absence des occupants ou
l’agresseur des femmes seules,
ont laissé place à des techniques venues directement des
films d’action américains. Jeudi
dernier, deux appartements
situés dans deux cités proches,
les 5 Logements et les 130 ont
reçu la visite de ces spécialistes
du vol par effraction.
Si pour le premier logement
en chantier, les voleurs sont
repartis bredouilles, pour le
second, ils ont emporté un
micro portable de marque
Toshiba et un téléviseur LCD
L
Bouira fait parler d’elle, mais en mal
selon la victime. «L’horaire,
19h et la facilité avec laquelle
ont opéré les voleurs supposent
une complicité. Les guetteurs
surveillent les mouvements des
habitants, enregistrent leurs
habitudes avant que les exécutants ne rentrent en scène »,
pense un officier sous le sceau
de l’anonymat.
Pour l’une des victimes, la
preuve est faite que ces voleurs
ne peuvent pas opérer en toute
tranquillité dans un quartier
où ils ne connaissent personne.
Les enquêtes diligentées et
dénouées ont toujours abouti à
des complicités sur le lieu du
crime, fait ressortir l’étude des
bilans antérieurs.
Cette même étude conclut
aussi au fait que dans 90% de
cas, les appartements visés sont
ceux de personnes qui travaillent, donc vides la journée
ou leurs occupants sont partis
en vacances. La recrudescence
est due selon les spécialistes à
plusieurs facteurs. Le laxisme
du voisinage qui tend à opter
pour la politique de l’autruche
en faisant fi de toute présence
étrangère dans le quartier.
Tant que ce n’est pas moi, c’est
bon est la devise épousée par
l’ensemble.
L’inexistence de vrais comités de quartier, devenus par la
force du temps des organisa-
tions électorales plus que des
associations au service de la collectivité.
La déperdition scolaire et le
manque d’opportunités de formation ou de travail sont aussi
considérés comme des facteurs
avantageant la délinquance. Le
profit et le gain faciles restent
deux paramètres qui agissent
dans l’essor de ce fléau en ces
périodes d’été et des grands
départs. Nombreux sont ceux
qui achètent sur les trottoirs
des objets de valeur à moindre
prix. Les vendeurs sont dans la
majorité des mineurs. Ces acheteurs savent pertinemment que
cet achat est un recel donc passible d’emprisonnement, mais
l’influence de l’argent prend le
dessus. « La lutte contre le banditisme dans sa diversité n’est
pas l’apanage des services de
sécurité.
C’est l’affaire du citoyen, de
l’école, de la mosquée, de la cellule familiale…seuls des efforts
complémentaires et une concertation sauront mettre un terme
à des actes nuisibles à la
société », nous confie l’officier.
Pour Mustapha. R, une victime,
l’état doit frapper fort parce
qu’il reste le garant des biens et
des personnes. « Arrêtons d’ouvrir des prisons étoilées à des
personnes qui ont choisi d’être
contre la société quand nos
enfants, appelés au Service
national vivent dans des conditions climatiques atroces sur
nos frontières», commente un
retraité des services de police.
A. M.
ANNABA
BÉJAÏA
Un diplomate russe se noie
Quatre membres d’une
même famille meurent noyés
I WAHIDA BAHRI
L ’attaché de presse et culturel du consulat général de
la Fédération de Russie à
Annaba, Botross B., est mort
noyé dans la matinée de
vendredi dernier, apprend-on
de sources sécuritaires.
La victime passionnée de
plongée sous-marine, a été
vue à 8 h du matin par les
clients du bar le Vivier nom
également de la plage, où la
victime a effectué la plongée,
selon les propos des témoins
oculaires, a ajouté la même
source.
Deux heures plus tard, les
mêmes témoins ont remarqué le corps de la victime
flottant sur l’eau, avant d’aller à son secours, devait rapporter notre source.
Malgré leurs efforts, les
intervenants n’ont pu réanimer le diplomate, a expliqué
notre source.
Alertés par les présents
sur le lieu du drame, les éléments de la Gendarmerie
nationale se sont déplacés
accompagnés de la Protection
civile à la plage le Vivier où ils
ont constaté le décès de l’attaché de presse et culturel du
consulat de la Fédération de
Russie.
Une information judiciaire
a été ouverte pour déterminer
les circonstances du drame,
pendant que la dépouille a été
acheminée vers la morgue du
CHU Ibn Rochd.
L’autopsie qui sera connue
ultérieurement, déterminera
les raisons exactes du décès. Il
convient toutefois de signaler
que la plage le Vivier, est une
zone côtière rocheuse, souvent déconseillée à la plongée,
notamment lorsque la mer est
agitée. Rappelons que Botross
B. avait été pendant des
années l’attaché de presse et
culturel du consulat général
de la Fédération de Russie à
Annaba, avant d’être muté au
même poste dans un pays du
Golfe.
Amoureux de la ville de
Annaba, le défunt s’est parfaitement intégré au sein de
la population.
Le jeune homme a de tout
temps été apprécié et respecté
pour son comportement
exemplaire, surtout pour sa
bonne maîtrise de la langue
arabe.
Rappelons que cela fait à
peine six mois que l’attaché
de presse et culturel est
revenu en Algérie, à Annaba,
notamment.
W. B.
I AREZKI SLIMANI
Quatre personnes d’une même famille sont
décédées hier à 8h par noyade sur la plage de
Tassift dans la côte est de la wilaya de Béjaïa.
Le drame s’est produit sur une plage interdite
à la baignade et en dehors des heures de
surveillance. Il était décidé que les trois filles
âgées de 15, 17 et 19 ans et un garçon de 20 ans,
tous originaires de la wilaya de Biskra, ne
rentreraient pas en vie à leur domicile.
Depuis le début de la saison estivale, les
services de la Protection civile de la wilaya de
Béjaïa ont enregistré six cas de noyade, tous
survenus sur des plages interdites à la baignade
ou en dehors des horaires de baignade et que le
nombre de plages autorisées cette année dans la
wilaya de Béjaïa est de 32. Par ailleurs, un
accident de la circulation s’est produit sur le
chemin de wilaya 21. En effet, Un cortège nuptial
s’est transformé en drame, coûtant la vie à une
A. S.
mère et son bébé de huit mois.
TIZI OUZOU
Un enfant englouti dans une mare
Le corps d’un enfant de
11 ans a été repêché vendredi
par des citoyens d’une mare
d’eau de l’oued Sebaou, à
hauteur de la localité de Sidi
Naâmane où il a trouvé la mort
par noyade, a indiqué, hier, la
Protection civile. L’enfant,
originaire de la commune de
Baghlia (Boumerdès), s’est noyé
10
dans une profonde excavation
formée par l’extraction du
sable, ont indiqué des citoyens
de Sidi Naâmane qui ont
déploré la persistance de cette
activité préjudiciable à la nappe
phréatique de ce cours d’eau et
ce, en dépit de son interdiction
par la loi.
Cette victime s’ajoute aux
deux autres enregistrées, le
14 juin dernier, au niveau du
barrage de Taksebt et de l’oued
Sebaou, à hauteur de Sidi
Naâmane, deux points d’eau où
deux adolescents avaient trouvé
la mort par noyade, rappelle la
Protection civile qui déplore les
baignades
en
ces
lieux
« inappropriés ».
S ports
LUNDI 1er JUILLET 2013
17es JEUX MÉDITERRANÉENS DE MERSIN
TOURNOI
QUALIFICATIF
À L’AFROBASKET 2013
L’Algérie en quête
de rachat face
à la Tunisie
La sélection algérienne de
basket-ball (dames) s’est
inclinée avant-hier soir à
Hammam-Sousse face à la
Tunisie (42-53), en match
aller comptant pour le
tournoi qualificatif au
championnat d’Afrique
dames (Afrobasket-2013),
prévu du 20 au 29
septembre prochain à
Maputo (Mozambique). Le
match retour aura lieu
demain 1er juillet 17h30, à
Hammam-Sousse. Le
vainqueur de cette double
confrontation se qualifiera
pour la phase finale, et
sera logé dans le
groupe A en compagnie
du Mozambique (pays
hôte), du Sénégal, de la
Côte d’Ivoire, de l’Egypte
et du Zimbabwe. Le
groupe B est constitué,
quant à lui, de l’Angola,
du Mali, du Cameroun, du
Kenya, du Cap Vert et du
Nigeria.
MONDIAL 2013
DE VOLLEY-BALL
(U19/GARÇONS)
Algérie-Brésil aujourd’hui
pour l’honneur
La sélection algérienne
masculine de volley-ball
des moins de 19 ans (U19), s’est inclinée hier
face à la Corée du sud sur
le score de 3 sets à 0 (2225, 14-25, 15-25), en match
comptant pour la
troisième journée (Gr D)
du 13e championnat du
monde de la catégorie qui
se déroule au Mexique (27
juin-7 juillet). Il s’agit du
troisième revers de rang
des Algériens dans ce
rendez-vous, après ceux
concédés face aux EtatsUnis (3-1) et l’Egypte (3-0).
Les Algériens joueront
leur dernier match de ce
premier tour demain (1h
du matin) face au Brésil.
Cette 13e édition a vu la
participation de 20
nations, et cela pour la
première fois depuis la
création de ce rendezvous mondial. Les 20
sélections ont été
réparties en quatre
groupes de cinq. Les
quatre premiers de
chaque poule se
qualifieront pour le
second tour, alors que les
5e et derniers joueront les
matchs de classement
(17-20 place).
Récolte positive des Algériens
Comme de coutume, ce sont les deux disciplines-phares du sport algérien, la boxe
et l’athlétisme, qui se sont taillés la part du lion, en matière de médailles.
vec un total de 26 médailles
(9 or, 2 argent et 15 bronze)
remportées lors des 17èmes
Jeux méditerranéens de Mersin,
l’Algérie termine à la 10ème place
au classement général, un bilan
satisfaisant par rapport à la précédente édition 2009 de Pescara où le
sport national avait fait pâle figure
avec 17 médailles dont 2 en or seulement. Comme de coutume, ce sont
les deux disciplines-phares du sport
algérien, la boxe et l’Athlétisme, qui
se sont taillés la part du lion, en
matière de médailles, puisque à
elles seules, elles ont ramené
16 médailles, soit plus de la moitié
(60%) de toute la récolte des sportifs algériens. Il a fallu attendre la
7ème journée de compétition pour
voir venir la première médaille d’or
algérienne des JM, décrochée lors
des finales de boxe par le pugiliste
Mohamed Flissi (49 kg). Ses quatre
coéquipiers
finalistes,
Reda
Benbaziz (56 kg), Abdelkader Chadi
(64 kg), Lyes Abbadi (69 kg),
Abdelhafid Benchabla (81 kg),
allaient l’imiter par la suite, réalisant ainsi un succès inédit dans les
annales de la participation algérienne aux joutes méditerranéennes. Les boxeurs algériens ont
réussi un 100 % en remportant
leurs cinq finales, soit cinq titres
méditerranéens sur les 10 mis en
jeu. Mohamed Amine Ouaddahi,
qui a réalisé de beaux combats, a
pris la médaille de bronze de la
catégorie des 60 kg. Lors de la précédente édition, Pescara-2009, les
pugilistes algériens avaient remporté une seule médaille d’or par
Rachid Hamani (75 kg), deux
médailles d’argent par Abdelhalim
Ouradi (54 kg) et Abdelhafid
Benchabla (81 kg) et deux en
A
Les athlètes algériens ont fait mieux
que lors des JM de Pescara en 2009
bronze par Mohamed Amine
(Ouaddahi (57kg) et Samir Brahimi
(51kg).
Athlétisme : des performances
et des espoirs
En remportant dix médailles :
4 or, 2 argent et 4 bronze, l’athlétisme algérien a réussi un bon coup
aux JM de Mersin. Une performance qui dépasse les pronostics
avancés par les responsables de la
Fédération algérienne d’athlétisme
avant la compétition. « Nous avons
ici à Mersin, une nouvelle génération d’athlètes qui vont encore faire
parler d’eux dans un proche
avenir », a notamment affirmé
Amar Bouras, le président de l’instance fédérale. Les médailles d’or
ont été décrochées haut la main par
Rabah Aboud (5.000 m), Kenza
Dahmani (10.000 m), Amina
Betiche (3.000 steeple) et Yasmina
Omrani. Leurs coéquipiers Miloud
Rahmani (400 m haies) et Souad
Aït Salem (semi-marathon) ont pris
des médailles d’argent.
Quant aux quatre médailles de
bronze, elles ont été l’œuvre de
Imad Touil (1500 m), Othman Hadj
Lazib au 110 m haies, Souad Aït
Salem (semi-marathon) et Baya
Rahouli
au
Triple-saut.
L’haltérophile Walid Bidani (cat.
105 kg) a réalisé une performance
remarquable en remportant
la médaille de bronze, alors
qu’il est encore juniors. Il a
soulevé la barre des 171 kg
au 2e essai, ratant d’un kilogramme la médaille d’argent
et de deux l’or.
L’autre junior algérien
Hosseyin Fardjellah (77 kg) a
pris la 4ème place, alors
qu’Abdelkader Aïn Ouazène
(56 kg) a terminé 6ème. Les
sports de boules se sont distingués en décrochant deux
médailles de bronze grâce à
Sid Ahmed Boufateh au Tir
de précision et par Lamia
Aissioui dans la spécialité
Rafle. Le lutteur Mouatez
Djediat, de la spécialité gréco
romaine, a pu, lui aussi, se
frayer un chemin vers une
place au podium des 60 kg.
De même que le cycliste
Abdelbaset
Hannachi,
médaillé de bronze dans l’épreuve course en ligne.
Le judo, avec trois
médailles de bronze à
Mersin, a fait moins que lors de la
précédente édition des JM en 2009
à Pescara où les judokas algériens
avaient remporté 5 médailles de
bronze. Le karaté algérien s’est
contenté, pour sa part, de deux
médailles de bronze grâce au jeune
Mohamed Boudis (19 ans) dans la
catégorie des 67 kg et Missipsa
Hamadini chez les +84 kg.
Dans les sports collectifs, les
sélections nationales de volley-ball,
de basket et de handball se sont
mesurées à des formations de haut
niveau, et ont mis à profit la compétition des jeux méditerranéens de
Mersin pour préparer les prochaines compétitions continentales.
RÉALISANT DES PERFORMANCES TRÈS HONORABLES
Les techniciens algériens satisfaits
L’hymne national algérien a retenti pour la première fois à Mersin grâce à la boxe qui a offert
les premières médailles d’or à l’Algérie.
es techniciens algériens présents aux Jeux
méditerranéens de Mersin sont unanimes
à relever que la participation algérienne
est « plus que satisfaisante », avec un total de
26 médailles (9 or, 2 argent et 15 bronzes).
L’hymne national algérien a retenti pour la première fois à Mersin grâce à la boxe qui a offert
les premières médailles d’or à l’Algérie, après un
début des jeux difficile marqué par trois
médailles de bronze, remportées par les judokas
algériens. Dressant un bilan à l’issue du tournoi
de boxe des JM, le Directeur technique national,
Mourad Meziane, s’est montré « comblé » par
cette performance historique, jamais réalisée par
la boxe algérienne. « Avec cinq médailles d’or et
une en bronze, c’est la première fois qu’un pays
du bassin méditerranéen arrive à réaliser un tel
résultat qui permet à l’Algérie de remporter la
première place par équipe, une première historique pour la boxe algérienne », a déclaré Mourad
Meziane.
De son côté, le Directeur technique national
de judo, Salim Boutebcha, a qualifié également
de « satisfaisant » le bilan de la sélection algérienne (messieurs et dames), qui a arraché trois
médailles de bronze. La sélection algérienne de
L
judo a remporté deux médailles de bronze chez
les messieurs, grâce à Abderrahmane Benamadi
(+90 Kg) et Zouani Bilel (+100Kg), alors que les
dames se sont contentées d’une médaille de
bronze, œuvre de Oualal Kaouther (-78 Kg).
« Nous sommes amplement satisfaits des résultats obtenus par les judokas algériens lors des
JM-2013, par rapport à des critères ayant trait à
leur âge et d’autres aspects typiquement techniques », a déclaré Salim Boutebcha qui dressait
un premier bilan de la participation algérienne.
Lors des Jeux méditerranéens de 2009 à
Pescara en Italie, la sélection algérienne de judo
avait récolté cinq médailles de bronze grâce à
Leila Latrous (-57 kg), Kahina Saidi (-63 kg),
Rachida Ouerdane (-78kg), Amar Benyekhlef
(-100kg), Lyès Bouyacoub (-90kg). Avant de
prendre part à ces joutes méditerranéennes, le
président de la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA), Amar Bouras, s’est dit « très
confiant » quant à la capacité des jeunes athlètes
à remporter des médailles aux Jeux méditerranéens de Mersin.
La confiance de Amar Bouras s’est avérée
juste à l’issue de la dernière journée du concours
de l’athlétisme, où la sélection algérienne a rem-
porté dix médailles dont quatre en or, grâce à
Kenza Dehmani (10.000), Amina Bettiche
(3000steeple), Rabah Aboud (5000m) et Yasmina
Omrani (heptathlon).
La sélection algérienne a pris part aux épreuves d’athlétisme avec 19 athlètes (messieurs et
dames), dont la moyenne d’âge ne dépasse pas
les 24 ans. « Nous sommes plus que satisfaits des
résultats obtenus par nos athlètes. Au départ on
s’est fixé un objectif, celui de remporter au moins
deux médailles d’or, et à la fin de la compétition,
le bilan parle de lui-même, c’est vraiment encourageant pour l’avenir de l’athlétisme », a déclaré
Amar Bouras.
Dans la précédente édition des Jeux méditerranéens, organisée en 2009 à Pescara, l’athlétisme algérien avait décroché une médaille d’or
par Antar Zerguelaine au 1.500 m et une
médaille de bronze par Kenza Dahmani au 100
m. Ces joutes méditerranéennes ont également
permis à des jeunes athlètes de se mesurer à des
adversaires de haut niveau, et ils se sont permis
le luxe de figurer sur le podium et prendre la
médaille de bronze, à l’image de Mouatez Djediat
(lutte), Walid Bidani (haltérophilie) et Mohamed
Boudis (karaté).
CHAMPIONNAT D’ALGÉRIE DE CYCLISME (JEUNES)
Bouzidi et Hamza remportent la compétition
es coureurs Alaeddine Bouzidi (mini mes) et Yacine Hamza (cadets), sociétaires du Club de Batna et du GS Sofac
(Alger), ont remporté avant-hier à Batna le
championnat national de cyclisme pour les
jeunes catégories.
La capitale des Aurès a renoué avec la
petite reine à l’occasion de cette compétition
suivie par un public nombreux et qui a réuni
L
« très difficile et âprement disputée », le vainqueur chez les cadets, Yacine Hamza, a
remercié ses camarades du club de la Sofac
qui ont bien manœuvré pour l’aider à gagner
cette course animée en permanence par une
succession d’attaques, mais rapidement
mises en échec.
Chez les minimes, Alaeddine Bouzidi,
auteur d’un chrono de 1h40 mn, a devancé
326 jeunes coureurs issus de 22 clubs des
quatre coins du pays. Le coup de starter,
donné près du siège de la direction de la jeunesse et des sports, a « lâché » les coureurs
qui devaient parcourir une distance de 65 km
pour les cadets et de 45 km pour les minimes,
entre Sidi-Mansar, Timgad, Oued Taga et
Tazoult.
Déclarant à chaud que la course a été
11
ces rivaux au sprint grâce à une accélération
époustouflante au dernier kilomètre pour
s’adjuger le titre de champion.
Pas moins de quinze arbitres et officiels
ont encadré ce championnat qui s’est déroulé
par un temps très clément et dans de bonnes
conditions, signant le grand retour de la
petite reine dans la capitale des Aurès.
S ports
DIEGO GARZITTO,
NOUVEAU COACH
DU CSC
«Mon objectif,
terminer parmi
les quatre
premiers»
Le technicien franco-italien, Diego Garzitto, qui devait
s’engager hier avec le CS
Constantine pour « une saison
d’une année renouvelable », a
affirmé que son objectif est de
mener l’équipe la saison prochaine vers l’une des quatre
premières places du championnat. « Vu les moyens qui serons
mis à ma disposition, on s’est
mis d’accord avec les dirigeants
sur l’objectif de mener l’équipe
vers l’une des quatre premières
places en championnat. Il faudra
l’adhésion de tout le monde pour
réaliser quelque chose à la hauteur du standing de ce club », a
affirmé Garzitto.
Diego Garzitto (63 ans) va
succéder au Français Roger
Lemerre, qui a refusé de rempiler pour une autre saison.
Appelé à dévoiler les raisons qui
l’ont poussé à accepter ce challenge, l’ancien entraîneur du
Hilal Oum Durman (div 1 soudanaise), estime que le projet
sportif a fini par le séduire. « Le
projet sportif qui m’a été présenté est intéressant, et a beaucoup influé dans ma décision.
Le club dispose également
d’installations sportives correctes qui vont aider l’équipe à travailler dans les meilleures conditions », a-t-il ajouté.
Evoquant le staff avec lequel
il va travailler, Garzitto affirme
qu’il aura à ses côtés son fils.
« Après ma discussion avec les
dirigeants, j’ai exigé de ramener
mon fils, qui sera en quelque
sorte mon adjoint, en plus des
autres membres du staff qui
seront des Algériens ».
Outre le challenge du
championnat, Garzitto a relevé
également celui de la Coupe de
la confédération (CAF), compétition à laquelle va prendre part le
CSC la saison prochaine.
« C’est vrai que c’est une
épreuve intéressante, mais
nous devons nous concentrer
d’abord sur le championnat,
dans la mesure où notre entrée
en lice dans cette compétition
continentale se fera l’année prochaine », a-t-il souligné.
Pour ce qui est du recrutement, où le club constantinois
est considéré actuellement
comme le principal animateur du
marché estival, Garzitto s’est dit
« satisfait » des joueurs engagés jusque-là. « Le club a réussi
à engager des joueurs de talent,
mais la liste des arrivées n’est
pas encore fermée, puisque j’ai
exigé le recrutement de trois
joueurs que je connais déjà », a
précisé l’ancien coach du TP
Mazembe (RD Congo) avec
lequel ce dernier avait décroché
un triplé historique en 2009
(championnat-ligue des champions- surpercoupe de la CAF).
LUNDI 1er JUILLET 2013
CR BELOUIZDAD
Les supporters du Chabab voient rouge
Complètement dépités par ce qui se passe actuellement au sein du CRB, les fans belouizdadis ont décidé
de prendre les choses en main en se mobilisant pour tenter de sauver leur club avant qu’il ne soit trop tard.
BACHIR BOUTEBINA
e prestigieux et très populaire club cher à Laâqiba, se
retrouve aujourd’hui face à
une situation telle que les nombreux inconditionnels du CR
Belouizdad sont de nouveau montés
au créneau comme un seul homme.
Complètement dépités par ce qui se
passe au sein du Chabab, les supporters ont décidé de prendre les
choses en main, notamment en se
mobilisant pour tenter de sauver
leur club, avant qu’il ne soit vraiment trop tard, ce qui se passe
aujourd’hui au sein du CRB, perdure depuis la saison écoulée, et
même celle d’avant. Combien de
fois lorsque, l’Argentin Gamondi
avait drivé une première fois le
Chabab de Belouizdad, avant d’être
remplacé par Djamel Menad, les
joueurs avaient tiré la sonnette d’alarme, allant même jusqu’à observer plusieurs grèves. Depuis l’avènement de Gana à la tête du CR
Belouizdad, les Rouge et Blanc ont
souvent défrayé la chronique, à
cause d’une situation financière qui
n’a jamais pu être réglée de
manière à permettre à ce prestigieux club de la capitale de sortir
des sentiers battus.
La gestion interne du CRB a
montré ses limites depuis bien longtemps, et aujourd’hui la rue
Belouizdadie est de nouveau en
effervescence. C’est effectivement
le flou total autour de ce ténor du
football national qui risque à son
tour de connaître le même sort que
le destin a fini par réserver au RC
Kouba et qui menace aussi le non
moins
prestigieux
NAHD.
Aujourd’hui, les supporters du CR
Belouizdad ne comprennent pas
pourquoi un club comme le Chabab
n’est pas pris en charge par une
société nationale, comme cela est le
L
La crise perdure au CRB
cas pour d’autres équipes. Il est vrai
que du côté de tous ces supporters
qui ont décidé de se manifester, on
souhaite se faire entendre encore
une fois auprès des pouvoirs
publics.
Les multiples promesses non
tenues par les différents dirigeants
passés à la tête du CRB, ont fini par
exaspérer la rue et surtout le fief
attitré du Chabab de Belouizdad.
Plus personne n’est en mesure de
dire où va le CRB à cette allure,
d’autant plus que du côté de l’effec-
tif actuel tout porte à croire que
beaucoup de joueurs sont aujourd’hui dans l’expectative. Il y a bien en
ce moment Mokhtar Kalem et
Malek Réda qui font de leur mieux
pour essayer d’assurer l’opération
recrutement. Mais au regard de la
situation financière que continue
de traverser le CRB, les supporters
sont profondément pessimistes, et
surtout très inquiets. Il est vrai
qu’à cette allure, le CR Belouizdad
risque de perdre la plupart de ses
éléments- cadres, après les départs
des Boukria, Nassim Ousserir et
peut-être d’autres joueurs complètement dépités par les promesses
non tenues par Azzedine Gana et
l’ancienne
équipe
dirigeante.
Aujourd’hui on semble avoir opté
pour parer au plus pressé sans
aucune garantie. Comme quoi,
l’Argentin Gamondi s’apprête à
reprendre la barre technique du CR
Belouizdad dans un contexte déjà
vécu par ses soins, dès lors que les
inconditionnels du Chabab voient
B. B.
rouge aujourd’hui.
USM ALGER
Les Usmistes retrouvent Bologhine cet après-midi
La fameuse « Dream team » montée à coups de milliards il y a deux saisons, n’a finalement
pas connu de notables changements, avant l’entame du prochain championnat.
ontrairement aux deux dernières précédentes saisons, les Rouge et Noir effec tueront en fin d’après-midi d’aujourd’hui
une reprise officielle des entraînements presque
sur la pointe des pieds. Après avoir bénéficié
d’un mois de repos bien mérité, le club cher à
Soustara retrouve ce 1er juillet le stade OmarHamadi de Bologhine sans verser dans le moindre tapage médiatique, d’autant plus que les frères Haddad n’ont recruté pour l’instant aucun
nouveau joueur très demandé sur le marché
actuel.
La fameuse « Dream team » montée à coups
de milliards il y a deux saisons, n’a finalement
pas connu de notables changements avant l’entame du prochain championnat. Bien au
contraire, les Haddad et Rolland Courbis ont
visiblement décidé de tabler essentiellement sur
un effectif presque identique à celui qui a permis
aux Rouge et Noir de remporter coup sur coup,
et la coupe d’Algérie, ainsi que le trophée arabe
des clubs champions. Point de recrutement tous
azimuts au cours de ce mercato d’été en cours,
mais par contre, c’est toujours l’impasse pour les
C
joueurs portés sur la liste des éléments dont
Courbis veut absolument se séparer. Le technicien français qui se trouve toujours en France,
ne sera pas présent aujourd’hui au stade OmarHamadi, et laissera à son actuel staff technique,
avec à sa tête Bilal Dziri, le soin de diriger une
première séance au cours de laquelle, quelques
joueurs manqueront à l’appel, comme l’attaquant Malgache Andria. Ce dernier sera à Alger
dans quarante-huit heures, tandis que Rolland
Courbis ne devra diriger les séances d’entraînements qu’à partir de la semaine prochaine. Il
n’en demeure pas moins que les nombreux habituels supporters usmistes, vont certainement se
faire un point d’honneur pour être présents
aujourd’hui au stade de Bologhine, notamment
pour reprendre contact sur place avec l’ensemble
des joueurs. Toutefois, rien n’a encore officiellement filtré au sujet des 8 éléments toujours sous
contrat, mais que la direction du club a priés de
trouver au plus vite un éventuel club preneur.
Les Deham, Tedjar, et autres Hanifi sont toujours pour l’instant à l’USM Alger, contrairement au gardien de but Daïf qui a opté pour le
CR Belouizdad. Quelle décision a pris l’ensemble
des joueurs poussés vers la porte de sortie, dès la
fin du dernier championnat ? Si les excellents
jeunes Yettou, Bétrouni, ainsi que le jeune prometteur portier Kara ont accepté d’évoluer à
titre de prêt avec le MO Béjaïa, le cas du joueur
oranais Saïd Sayeh n’a pas encore été tranché.
Même le keeper Rafik Maâzouzi n’est pas encore
tout à fait sûr de figurer comme troisième suppléant, derrière le duo ZemmamoucheMansouri. Il est clair que lors de la reprise officielle des entraînements, le stade Omar-Hamadi
de Bologhine connaîtra cet après-midi une
atmosphère qui sera sans aucun doute marquée
par plusieurs interrogations quant à l’effectif
futur que compte retenir le cadet des frères
Haddad. Ainsi, beaucoup de supporters usmistes
sont contre le départ de Noureddine Deham, et
ne comprennent pas pourquoi, par contre
Abdelmalek Ziaya a été retenu dans l’effectif des
Rouge et Noir. Comme quoi, la grogne habituelle
des fans usmistes peut encore se manifester
aujourd’hui à Bologhine.
B. B.
ES TUNIS
Belaïli et Yahia éliminés en Coupe
ans une information livrée par le site
« Dz.foot », les deux joueurs algériens
de l’ES Tunis ont raté carrément leur
match ce week-end. Youcef Belaïli pourra
s’en vouloir après le match livré face au CS
Sfaxien en demi-finale de la Coupe de Tunisie
marqué par deux ratés sur penalty, qui se
sont avérés décisifs en défaveur de son
D
équipe. L’international Espoirs n’a pas été
heureux dans ses choix dans cet exercice cet
après-midi. Tout d’abord, celui qui est pressenti pour rejoindre l’Equipe nationale cet
été, rate un penalty dans la rencontre (81’),
son tir heurte la transversale.
Dans l’action consécutive, Antar Yahia, en
position de dernier défenseur, doit intervenir
fautivement, il récolte un second carton
jaune synonyme d’une exclusion (82’). Ben
Mansour (48’, avec Belaïli à l’origine) et
Kouyaté (60’) marqueront les deux buts de la
rencontre, qui s’achèvera sur un score de
parité (1-1), laissant place à la séance des tirs
au but à l’issue de la prolongation.
C’est dans cet exercice que se loupera une
12
seconde fois l’Algérien, cette fois, il pourra
s’en vouloir doublement, puisqu’il tente une
audacieuse et improbable «Panenka», qu’interceptera Rami Jeridi.
Le portier Sfaxien se chargeant dans la
foulée de transformer un dernier tir au but,
offrant la qualification pour la finale au CSS
(4 TAB à 3).
S ports
LUNDI 1er JUILLET 2013
JSM BÉJAÏA
NABIL GHILAS,
AVANT-CENTRE DE L’EN
Patrick Rémy proche de la Soummam
« Je suis très proche
du FC Porto »
Si côté recrutement, les choses s’annoncent plutôt bien, étant donné que tous les éléments ciblés ont gagné les rangs
de la JSMB, il n’en demeure pas moins que côté barre technique celle-ci n’a pas encore connu son épilogue.
L’attaquant international
algérien, Nabil Ghilas, a affirmé
hier qu’il n’est pas loin d’un
accord avec le FC Porto,
motivant son choix de porter le
maillot du champion du Portugal
en titre par la participation de ce
dernier à la prochaine Ligue des
champions d’Europe. « Je suis
beaucoup plus proche du FC
Porto, par rapport aux autres
clubs qui veulent s’attacher mes
services, mais rien n’est encore
fait d’une manière officielle », a
déclaré le joueur algérien, cité
par Sky sports. Meilleur buteur
de son équipe avec 13
réalisations, et l’un des meilleurs
baroudeurs du championnat
lusitanien, l’attaquant des Verts
a suscité l’intérêt de plusieurs
clubs au Portugal et ailleurs en
Europe. Des formations
anglaises, à l’image de West
Ham, Everton et West
Bromwich, souhaitent engager
le joueur de Moreirense, mais
ce dernier privilégie plutôt la
piste de Porto. « Je voudrais
jouer la Ligue des champions.
Aller en Angleterre pourrait être
parfait, mais quand le plus
grand club de Portugal vous
veut, vous ne pouvez pas rester
indifférent », a-t-il dit.
FC SOCHAUX
Le président sochalien
confirme les contacts
pour Boudebouz
L’international algérien du FC
Sochaux, Ryad Boudebouz,
sollicité par plusieurs clubs
depuis l’ouverture du mercato
d’été le 11 juin dernier, pourrait
quitter le club sochalien, a
indiqué avant-hier le président
du club de Ligue 1 française. Le
premier responsable du club
sochalien, Laurent Pernet, a
assuré dans les colonnes du
journal Le Pays avoir
« beaucoup de contacts » et de
« nombreux coups de
téléphone » pour son
international algérien, sans
préciser néanmoins les noms
des écuries intéressées. Les
Russes de Robin Kazan disent
être intéressés par Boudebouz,
mais le joueur, lui, ne se voit
pas en Russie, selon le Pays.
Pour l’heure, on en reste à ce
niveau de tractations, et le
meneur de jeu algérien sera
présent aujourd’hui au stade
Bonal à l’occasion de la reprise
des entraînements des
Sochaliens en prévision de la
nouvelle saison. Sous contrat
jusqu’au 30 juin 2014 avec les
Lionceaux, Boudebouz
intéressait l’Olympique de
Marseille lors de la dernière
fenêtre hivernale des transferts.
BOUALEM CHOUALI
lors que la reprise est fixée
pour le vendredi prochain, la
direction des Vert et Rouge
de la JSMB est appelée à accélérer
les démarches pour assurer une
bonne préparation d’intersaison. A
cet effet, Les dirigeants de l’équipe
phare de la Soummam s’apprêtent à
vivre une semaine très chargée.
Finaliser avec les nouvelles recrues,
négocier avec les anciens, conclure
avec le nouveau staff technique
dont l’entraîneur en chef en la personne de Patrick Rémy, préparer la
reprise des entraînements et le
stage de l’intersaison. Tel est le
plan de charge qu’attend la direction des Vert et Rouge durant cette
semaine considérée comme la dernière ligne droite avant la reprise le
vendredi prochain au stade de
l’Unité maghrébine de Béjaïa.
D’ailleurs, sur le volet recrutement, en plus de l’ex-Canari, en
l’occurrence, Chalali, qui a finalisé
son transfert à la JSMB hier dimanche, la direction attend aussi la
venue de deux autres FrancoAlgériens, le gardien Laurent
Messara et un milieu de terrain
dont l’identité n’a pas été divulguée. Ainsi, si côté recrutement les
choses s’annoncent plutôt bien
étant donné que tous les éléments
ciblés ont gagné les rangs des Vert
et Rouge, il n’en demeure pas moins
que côté barre technique qui
demeure la préoccupation majeure
des dirigeants, celle-ci n’a pas
connu encore son épilogue. A cet
A
effet, que le boss, Boualem Tiab qui
est actuellement en France pour des
soins devrait rencontrer le technicien français, en l’occurrence,
Patrick Rémy pour poursuivre les
négociations afin de finaliser avec
lui avant la reprise des entraîne-
ments. Ce dernier, semble, selon des
sources bien informées très intéressé de tenter une expérience avec
l’équipe phare de la Soummam. Le
président Boualem Tiab, qui a été
contraint de rentrer au pays à cause
du décès de son frère, est actuelle-
ment en France pour finaliser avec
le coach français et surtout se fixer
définitivement sur la composante
de la barre technique.
A cet effet, étant donné que la
reprise est fixée pour le vendredi
prochain, les dirigeants essayeront
de finaliser le volet de la barre technique avant la fin de cette semaine
afin d’engager un nouvel entraîneur qui aura la mission de bien
préparer la nouvelle saison et surtout de tracer le programme du premier stage d’intersaison qui aura
lieu à partir du 13 juillet prochain à
Sousse. Sur le volet effectif, on s’attellera aussi à négocier avec les
anciens joueurs, qui sont sous
contrat. Cette opération chapeautée
par le directeur général, M.
Redjradj en l’occurrence, a débuté
hier. Il existe deux catégories de
joueurs. Ceux qui veulent valoriser
leurs salaires d’un côté et ceux qui
sont tentés de prolonger leurs
contrats de l’autre côté. En outre,
en attendant d’arrêter la liste définitive de l’effectif des Vert et Rouge
pour la nouvelle saison 2013/2014,
la direction du club devrait procéder aussi à la résiliation des
contrats de certains éléments qui
n’ont pas donné satisfaction la saison précédente. Une autre tâche
attend aussi M. Redjradj. Ce dernier
doit aussi, préparer le stage d’intersaison de l’équipe, et ce, en concertation avec le président Tiab
Boualem et les autres membres du
CA. Une semaine chargée et décisive pour les dirigeants des Vert et
Rouge de Yemma Gouraya.
B. C.
MEZIANE IGHIL, NOUVEAU COACH DE L’ASO CHLEF
«Je reviens pour un nouveau challenge»
Le nouvel entraîneur de l’ASO Chlef, Meziane Ighil, a tenu une conférence de presse avant-hier
afin de présenter les grandes lignes de son programme avec sa nouvelle équipe.
EL BOUALI-DJILALI
ette conférence s’est déroulée à l’hôtel
El Hadef en présence de Abdelkrim
Medouar, président du CSA, et
Nouredinne Sbaihia P-D.G de la société. Ighil a
mis l’accent sur ses modalités de travail avec l’équipe et les objectifs qui lui ont été tracés par la
direction de l’ASO. « je suis très heureux de revenir de nouveau à Chlef, vu que j’ai de bonnes relations avec les responsables du club. J’étais en
contact avec les dirigeants depuis trois semaines.
Finalement, nous sommes tombés d’accord pour
prendre de nouveau cette équipe en main. Et
croyez–moi, mon rêve était de diriger ce club, car,
j’ai passé des bons moments lorsque j’étais
entraîneur il y a de cela trois ans. Le projet de
renouvellement à long terme et le rajeunissement
qui a été entamé par la direction m’a convaincu
pour accepter l’offre, car les dirigeants veulent
bâtir une grande équipe pour l’avenir en tenant à
ce que ce club fasse un parcours honorable.
D’ailleurs, ils tiennent à mettre tous les moyens à
ma disposition pour que mon passage au sein de
C
cette équipe soit une réussite », affirme Ighil. Le
nouvel entraîneur veut tout régler, tant sur le
plan administratif qu’organisationnel, avant le
début de la préparation prévu le 03 juillet selon
Ighil : « Ce mercredi, je serais à Chlef, pour entamer la préparation, il y’aura une petite réunion
avec les joueurs et les membres de la direction
pour expliquer ma méthode de travail et le plan
de route que je devrais mettre en place, afin d’entamer ma mission dans de bonnes conditions.
Ainsi, au début des entraînements, il faut que tout
soit prêt. En effet, lors de cette réunion, on doit
tout tirer au clair avec les dirigeants et les joueurs
ainsi que le staff technique pour l’intérêt du club»
dit-il. Concernant le volet du recrutement, Ighil
précise : « Cette équipe de l’ASO a besoin de renfort dans les trois compartiments surtout un gardien de but, et je veux quatre où cinq éléments
expérimentés afin d’aider les jeunes espoirs qui
ont été promus en senior, et avec l’apport de l’ossature qui a été gardée afin de réaliser un parcours honorable », explique-t-il juste après l’accord entre lui et Medouar. Au tour de l’équipe
chélifienne, tout le monde disait que l’objectif de
la saison prochaine sera les premiers rôles. Mais
le nouveau coach ne voulait pas précipiter les
choses : « On ne peut placer un objectif, alors que
la saison n’a pas encore débuté. D’ailleurs, l’équipe n’est même encore formée. Je vais tout faire
pour bâtir une grande équipe, mais sans trop précipiter sur l’objectif de l’équipe, et l’appétit viendra en mangeant. L’essentiel est d’entamer bien
le championnat afin de retrouver la confiance
pour le reste du parcours. Et après, on va gérer la
suite match par match, c’est ce qui déterminera
l’objectif de l’équipe. Mais, avec le travail sérieux
et la volonté des joueurs et l’aide de tout le monde,
on va faire une saison honorable inchallah». Ighil
espère voir le soutien du douzième homme aux
côtés de son équipe, afin qu’elle fasse mieux que
la saison passée : « Je connais très bien la galerie
de l’ASO qui suit de près l’évolution de son club.
Ainsi, la présence du public, notamment au début
du championnat, est indispensable. Les supporters ont un grand rôle à jouer cette saison vu que
l’effectif a été rajeuni ».
A propos de la composante du staff technique,
le coach de l’ASO a été évasif et il a souligné qu’il
voudrait avoir à ses côtés Benchioua, Lamine
E. B.- D.
Kebir et Sid Rouhou.
ABDERAHMANE MEHDAOUI, SÉLECTIONNEUR DE L’EN MILITAIRE
«Notre mission sera difficile à Bakou»
’entraîneur de la sélection militaire,
Abderahmane Mehdaoui, a indiqué
avant-hier à Alger que la mission de
son équipe de conserver son titre mondial
décroché en 2011 au Brésil « sera difficile », à
l’occasion de la Coupe du Monde 2013, qui
débutera demain en Azerbaïdjan. « Nous
sommes dans une phase décisive avant l’entame de la Coupe du Monde. Ce sera difficile
mais en football tout est possible.
Nous avons bénéficié de tous les moyens
pour une bonne préparation » a déclaré
Mehdaoui, quelques minutes avant le départ
de la délégation algérienne à Bakou pour
L
prendre part à la Coupe du Monde militaire,
prévue du 2 au 14 juillet prochain. Forte de
32 personnes dont 23 joueurs, la délégation
algérienne a quitté Alger samedi à 19h.
« Nous sommes conscients que notre tâche
sera difficile et que la pression est très forte.
Maintenant, il faut être costaud et aborder la
compétition avec détermination pour aller le
plus loin possible. La balle est désormais dans
notre camp. Je suis persuadé que les joueurs
seront à la hauteur de la confiance des responsables », a-t-il assuré. Le coach de l’équipe
militaire algérienne a rendu hommage à cette
occasion aux responsables du sport algérien
13
en général et du football en particulier pour
« leur encouragement ».
L’Algérie avait remporté le titre mondial
en 2011 à Rio de Janeiro (Brésil) en battant
en finale l’équipe égyptienne sur le score
de 1 à 0.
De son côté, le directeur du sport militaire
le général Megueded Benziane a indiqué dans
une brève allocution à l’hôtel Salil au Cercle
de l’armée populaire nationale à Alger, avoir
« mis tous les moyens à la disposition de l’équipe algérienne afin que les joueurs puissent
honorer l’Algérie lors du Mondial 2013. Je
suis conscient que le plus difficile est de
conserver le titre mondial ». a t-il dit.
Plusieurs personnalités du sport algérien,
entre autres les présidents du COA et de la
LFP, Mustapha Berraf et Mahfoudh Kerbadj,
ont assisté à la cérémonie organisée avant le
départ de l’équipe algérienne à Bakou.
La sélection algérienne militaire entamera la compétition mercredi prochain face
au Bahreïn, en match comptant pour la première journée (Gr B).
La sélection nationale enchaînera ensuite
avec le Kenya, le 5 juillet, avant de donner la
réplique à la France trois jours plus tard (8
juillet).
S ports
LUNDI 1er JUILLET 2013
AYANT FORMULÉ DES RÉSERVES AUPRÈS DE LA FIFA
Les Maliens à la recherche d’une réhabilitation
Aux dernières nouvelles, la Fédération malienne aurait envoyé des réserves à la Fifa sur le gardien de but béninois
et sur le joueur Kagere du Rwanda.
prochain au Caire. Seulement,
les Maliens auraient été mis au
courant par cette histoire du
gardien béninois Farnulle qui
aurait changé de nationalité
sportive. Quant au joueur
rwandais Kagere, il aurait été
naturalisé sans passer par la
Fifa. Et c’est pour ces deux raisons que les Maliens espèrent
avoir gain de cause pour les
matchs qu’ils n’ont pu gagner
contre ces deux équipes. En
d’autres termes, les Maliens
cherchent à gagner 5 points (3
contre le Bénin pour le match
aller) et 2 contre le Rwanda (11, retour).
Et si les Maliens auront gain
de cause ils dépasseront
l’Algérie d’un point au classement avant-dernier match en
Algérie entre les deux forma-
I SAÏD MEKKI
’aucuns se souviennent
qu’au lendemain des
deux nuls imposés
respectivement par le Rwanda
et le Bénin au Mali lors des
deux derniers matchs du
Groupe « H » des qualifications
du Mondial 2014 dont l’Algérie
est actuellement leader, le président de la Fédération malienne a été le premier « accusé
» de l’élimination prématurée
des Aigles maliens. Et c’est ce
qui explique que les responsables maliens cherchent à
gagner des points après avoir
été éliminés car ils se trouvent
deuxièmes au classement à 4
points des Algériens qui sont
leaders.
Aux dernières nouvelles, la
Fédération malienne aurait
envoyé des réserves à la Fifa
sur le gardien de but béninois
et sur le joueur Kagere du
Rwanda. Il faut se rappeler que
le président Hammadou Cissé a
été accusé de tout les maux
concernant ces deux semiéchecs obtenus par les Maliens
à Bamako alors que la sélection
des Aigles était bien la favorite
par rapport à l’algérienne qui
devrait effectuer deux déplacements au Rwanda et au Bénin.
Or, les Algériens ont réussi l’ex-
D
tions prévu le 16 septembre
prochain. En tous les cas, du
côté de la Fédération algérienne de football il n’y a point
d’inquiétude. Le seul argument
important est ce fameux passeport que possèdent les joueurs
concernés. C’est un document
officiel et rien n’y changerait
dans la donne.
En tous les cas et pour penser au pire pour avoir une idée
pessimiste, rien ne changerait
car les joueurs algériens qui
avaient arraché les six points
de leurs deux derniers déplacements au Rwanda et au Bénin
avaient déjà juré de gagner leur
dernier match contre le Mali en
Algérie. Ceci en étant déjà dans
la peau des premiers du groupe
alors ?....
S. M.
RC LENS
Kombouaré songe à Kamel Ghilas
ploit de se qualifier.
De plus, contre l’Algérie, les
Maliens n’ont aucune chance
compte tenu du présent classement du groupe « H ». En d’autres termes, pour la sélection
algérienne et malienne ça ne
serait qu’un match pour rem-
plir une formalité ou du moins
pour chercher à améliorer son
classement Fifa pas plus. Car le
sort du groupe vient d’être clos
et l’Algérie est la seule nation
qualifiée au dernier tour du
Mondial 2014 dont le tirage au
sort est prévu le 16 septembre
14
Les sites proches du club lensois annoncent que Kamel
Ghilas est dans le viseur du prochain coach Antoine
Kombouaré en vue de la saison prochaine. En effet, le site
Lensois.com déclare que le futur entraîneur Antoine
Kombouaré, bien qu’il n’ait pas encore été officiellement
nommé, est déjà sur le pont afin d’assurer le recrutement lensois. De ce fait, l’ex coach du Paris Saint-Germain aurait l’idée
de s’attacher les services de l’attaquant du Stade de Reims
Kamel Ghilas qui dispose d’une lettre de sortie après une saison noire sans aucun but marqué mais qui jouit toujours d’une
côte de popularité pour les clubs de Ligue 2.
Analyse
LUNDI 1er JUILLET 2013
POUR LA DIGNITÉ HUMAINE ET LA JUSTICE
MANDELA EST ENTRÉ DANS L’HISTOIRE
« Si on veut avoir un exemple
d’un homme absolument intègre,
cet homme, cet exemple est
Mandela. Si on veut avoir un
exemple d’un homme
inébranlablement ferme, vaillant,
héroïque, serein, intelligent,
capable, cet exemple et cet
homme est Mandela »
Fidel Castro 26 juillet 1991
I PR CHEMS EDDINE
CHITOUR *
es jours-ci la presse et les médias du
monde entier se pressent en Afrique du
Sud, Mandela est très malade. La fille de
ce dernier les a traités de vautours. Il est vrai
que Nelson Mandela a été placé sous assistance
respiratoire, le 26 juin. Nous lisons Le Monde :
« Devant une armée de journalistes venus du
monde entier, de nombreux anonymes se sont
pressés toute la journée et jusqu’à tard dans la
soirée devant un mémorial improvisé sur le mur
du Mediclinic Heart Hospital de Pretoria où a été
admis celui que la plupart des Sud-Africains
appellent affectueusement Madiba. Les problèmes pulmonaires à répétition du “père” de la
nation sud-africaine, sont probablement liés aux
séquelles d’une tuberculose contractée pendant
son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au
large du Cap. Il y a passé dix-huit de ses vingtsept années de détention dans les geôles du
régime raciste de l’apartheid. Libéré en 1990,
Mandela a reçu en 1993 le prix Nobel de la paix
pour avoir su mener à bien les négociations en
vue d’installer une démocratie multiraciale en
Afrique du Sud, conjointement avec le dernier
président du régime de l’apartheid, Frederik de
Klerk. Mandela a été de 1994 à 1999 le premier
président noir de son pays, un dirigeant de
consensus qui a su gagner le cœur de la minorité blanche dont il avait combattu la mainmise
sur le pouvoir. »(1)
C
Quelques rappels de la longue
marche vers la liberté
La maladie du héros national a déclenché
une multitude de vœux de rétablissements et
d’hommages. Les médias occidentaux parlent
du modèle exemplaire de l’Afrique du Sud qui a
réussi l’intégration et à créer, selon le bon mot
de Mandela, une « nation arc-en-ciel »
Souvenons-nous « l’ex-président sud-africain
Nelson Mandela et son parti politique, le
Congrès national africain, étaient sur la liste
noire des organisations que les Etats-Unis considèrent comme terroristes ». Durant tout son
mandat en tant que président élu de l’Afrique du
Sud, il ne fut pas reconnu et jusqu’en 2008, il
était toujours sur la liste des terroristes ainsi
que tous les dirigeants de l’ANC. Il a fallu attendre le 1er juillet 2008 pour que le président
américain George W. Bush signe une loi en vue
de retirer l’ancien président sud-africain Nelson
Mandela ainsi que son parti d’une liste américaine répertoriant des terroristes. La détention
de Mandela pendant 10.000 jours fut l’objet
d’un processus qui s’est accéléré en 1989. Le 2
février 1990, De Klerk annonce la libération de
Mandela. Le 11 février, ce dernier franchit à pied
les derniers mètres de sa « longue marche vers
la liberté ». Ce que nous retenons de Mandela,
c’est aussi ses prises de position courageuses
contre l’ordre occidental, contre la guerre en
Irak et son soutien sans faille à la cause palestinienne. 20 février 2010, après vingt-sept
années d’emprisonnement dans des conditions
souvent très dures, Mandela est relâché le
11 février 1990, et soutient la réconciliation et
la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. Nelson Mandela devient
le premier président noir d’Afrique du Sud en
1994. Il mène une politique de réconciliation
nationale entre Noirs et Blancs. Après un unique
mandat, il se retire de la vie politique active,
mais continue à soutenir publiquement le
Congrès national africain tout en condamnant
ses dérives. Elevé au rang de patrimoine commun de l’humanité1, il demeure une personnalité mondialement écoutée au sujet des droits de
l’homme et est salué comme le père d’une
Afrique du Sud multiraciale et pleinement
démocratique, qualifiée de « nation arc-enciel », même si le pays reste confronté à de graves problèmes d’inégalités économiques, de tensions sociales et de replis communautaires.
En 1963, il suit une formation militaire en
Algérie nouvellement indépendante et étudie
Carl von Clausewitz, Mao Zedong, Che Guevara
Un symbole pour l’humanité, toute entière
et les spécialistes de la Seconde Guerre des
Boers. Il est arrêté jugé et condamné à la prison
à vie. Le 2 février 1990, le président de Klerk
annonce la levée de l’interdiction de l’ANC et de
plusieurs autres organisations anti-apartheid,
ainsi que la libération prochaine et sans condition de Nelson Mandela après vingt-sept ans de
prison. Le jour de sa libération, Nelson Mandela
fait un discours depuis le balcon de l’hôtel de
ville du Cap. « Je suis là devant vous non pas
comme un prophète, mais comme un humble
serviteur du peuple » (…) Les premières élections nationales non raciales du pays à la date
son fixées à la date du 27 avril 1994, Nelson
Mandela est élu président de la République
d’Afrique du Sud. Lors d’un discours le 2 mai, il
prononce le « free at last - enfin libre » de Martin
Luther King (2)
Conformément aux négociations de la
période de transition, une commission de la
vérité et de la réconciliation, présidée par l’archevêque anglican et prix Nobel de la Paix
Desmond Tutu, est créée pour recueillir le récit
des exactions et des crimes commis sous l’apartheid par le gouvernement, les forces de sécurité, mais également par les mouvements de
libération comme l’ANC Pour Desmond Tutu,
« sans pardon, il n’y a pas d’avenir, mais sans
confessions, il ne peut y avoir de pardon ». Les
coupables de violence sont encouragés à se
confesser, une amnistie étant offerte en cas d’aveux. En l’absence de confession ou de refus de
se présenter devant la commission, des poursuites judiciaires peuvent être engagées si les autorités ont suffisamment de preuves pour engager
une procédure. (2)
Nelson Mandela ne manque jamais de saluer
les pays qui ont soutenu la lutte contre l’apartheid comme la Libye du colonel Kadhafi qu’il
qualifie de « leader moral » et auquel il décerne
l’ordre de Bonne Espérance en 1997, la plus
haute distinction du pays En juillet 2002, le président George W. Bush l’avait décoré de la
Médaille présidentielle de la liberté, l’appelant
« l’homme d’État le plus révéré de notre
temps ». Mandela s’oppose fermement à l’attaque des États-Unis et de leurs alliés contre
l’Irak, déclenchant la guerre du même nom sans
l’aval des Nations unies. Il accuse le président
George W. Bush de vouloir « plonger le monde
dans l’holocauste l’accusant d’arrogance et de
manque de vision et d’intelligence. Mandela, est
un héros pour Obama. Les deux hommes ne se
sont rencontrés qu’une seule fois en 2005, mais
le grand leader sud-africain a toujours eu une
place à part dans le panthéon du président américain. (3)
Usure du pouvoir et les
bienfaits de l’alternance
On sait qu’à partir de 1996, Mandela laisse à
Thabo Mbeki la gestion quotidienne du pays et
en décembre 1997 il quitte la présidence de
l’ANC, ce qui permet une passation des pouvoirs
en douceur et contribue à la stabilité politique
du pays et à conserver sa bonne image au
niveau international. Pour Aminata Traoré,
ancienne ministre de la Culture au Mali,
« Mandela est un grand homme. Un homme de
conviction et de courage qui a su libérer son
pays. Nelson Mandela est aussi un grand homme
15
qui a su quitter le pouvoir au moment opportun.
Cela est important, parce que les héros des luttes de libération nationale qui s’accrochent à
leur projet finissent comme Mugabe. » (4)
Justement, en 1998, peu avant la fin de son
mandat, Nelson Mandela, dressait un premier
bilan de son action lors d’un entretien accordé à
un mensuel sud-africain. (…) Sans nier les problèmes que traverse son pays, en particulier l’écart croissant entre les riches et les pauvres,
Mandela croit en l’avenir - celui de l’Afrique du
Sud comme celui du continent tout entier. Il
l’explique dans un entretien qu’il a accordé à
Leadership, une revue sud-africaine : « Chaque
jour, écrivent les journalistes, le Président se
lève vers 4 heures à son domicile de
Johannesburg, Mandela s’est rendu en voiture à
la Presidential Guest House à Bryntirion, le
quartier où résident les principaux membres du
gouvernement. La grande bâtisse dressée sur la
colline de Magaliesberg, est restée à peu près en
l’état - à l’exception du portrait de Mandela
suspendu dans l’entrée. La belle collection
d’oeuvres de Pierneef, de Gwelo Goodman et de
Maggie Laubser, entre autres artistes connus,
couvre toujours les murs entre les précieuses
armoires et tables africaines. On est loin de ce
qui se passe dans d’autres pays, comme le
Zimbabwe ou la Zambie, qui ont, après l’indépendance, dépouillé la plupart des bureaux et
résidences officiels de tout ce qui rappelait le
passé. » (5)
« A une question sur le rôle extraordinaire
qu’il a joué et aux craintes de l’après-Mandela,
mettant en valeur ses ministres, il leur attribue
toute la réussite : « Prenez, déclare-t-il, le ministre de l’Eau, le Pr Kader Asmal : à aucun
moment de notre histoire, ce portefeuille n’a eu
autant d’importance qu’aujourd’hui. Nous avons
fourni de l’eau potable à 2,6 millions de personnes. Ce n’est pas Mandela qui l’a fait, c’est Kader
Asmal. Prenez encore Trevor Manuel [le ministre des Finances] : il a su gagner la confiance des
économistes et des institutions financières de ce
pays et du monde entier. Ce n’est pas Mandela
qui a réussi cela, c’est Trevor Manuel. Voyez
Alec Irwin au Commerce et à l’Industrie : où
qu’il aille, il reçoit un accueil chaleureux en raison de son action. » (5)
S’agissant plus précisément de la relève,
Mandela n’est pas inquiet pour avoir mis en
place les mécanismes de la transition et les
hommes capables de poursuivre la longue marche : « Voyez le vice-président Thabo Mbeki :
nous avons là un homme extrêmement talentueux, c’est un réel atout pour nous, il est
aujourd’hui respecté, aussi bien ici, qu’à l’étranger et il joue un rôle très important sur ce continent et dans d’autres régions du monde. La
question de l’après-Mandela ne se pose absolument plus. Je pense que les louanges sont
davantage une marque de respect pour un vieil
homme qu’autre chose. » (5)
« Comment, sur le plan émotionnel, faitesvous face à une telle adulation? Comment peuton encore garder une certaine humilité ? »,
déclarent les journalistes qui l’ont interviewé. Il
répond d’une façon élégante : « C’est un hommage rendu non pas à une personne en particulier, mais à l’ensemble du peuple sud-africain.
Nous n’avons jamais été formés à gouverner. On
nous a littéralement sortis de la brousse pour
nous confier la tâche d’administrer un pays
avancé. Si on prend tout cela en compte, nous
avons fait du très bon travail, comparé au gouvernement précédent. » (5)
Cet aveu donne la dimension réelle du personnage qui fait preuve d’humilité et qui est là
pour apprendre armé seulement de son honnêteté et de son bon sens paysan.
S’agissant de la presse, les deux journalistes
interrogent Mandela sur l’indépendance de la
justice. Il répond d’une façon tout à fait naturelle : « Nous avons laissé clairement entendre
avant les élections de 1994 que nous voulions
une presse indépendante et forte, une presse
critique - et certainement pas une presse
“godillot”. Nous ne sommes pas intervenus.(…)
Nous ne l’avons pas fait parce que, comme je l’ai
expliqué maintes et maintes fois, nous voulons
utiliser la presse comme un miroir, où nous pouvons mesurer les résultats de notre action ». (5)
« S’agissant de certains Blancs qui ont quitté
le pays, avec l’avènement du nouveau pouvoir,
Mandela déclare qu’ils ont toute leur
place: « (…) Dans tous les pays colonisés,
lorsque des changements démocratiques surviennent, l’ancienne classe dirigeante préfère
partir. Les minorités ont très peur et quittent le
pays. C’est ce qui est arrivé en Afrique et en
Asie. Mais, une fois que ces gens s’aperçoivent
que tout se passe normalement, que leurs craintes sont infondées, ils reviennent(…) Il faut
écouter les déclarations qui ont été faites par
l’un des porte-parole des milieux agricoles. Il a
dit : c’est mon pays ; quelles que soient mes
inquiétudes concernant la criminalité, c’est mon
pays ; j’y reste, je ne vais nulle part ailleurs.
Quand on voit ceux qui sont fermement décidés
à rester dans leur pays, on voit que ceux qui
l’ont quitté ne représentent qu’une infime minorité. Néanmoins, nous voulons qu’ils reviennent
avec leurs compétences. » (5) On le voit,
Mandela a réussi à apaiser ses adversaires d’avant, lui qui a souffert plus que tout homme de
l’apartheid. Pour bâtir une nouvelle nation « arcen-ciel » il a eu besoin de tous les Sud-Africains,
Noirs et Blancs.
Justement, d’après un rapport publié par
l’Institut sud-africain des relations entre les
races, les Blancs s’en sortent bien mieux que
prévu depuis la fin de l’apartheid. Les Blancs se
demandent donc avec angoisse ce qui va se passer quand il mourra. (…). » (6)
Le parti de Mandela jouit toujours d’une
forte emprise sur la plupart des Noirs sud-africains et d’un respect de leur part. Malgré ses
insuffisances, il est toujours considéré par beaucoup comme la seule organisation capable de
restructurer fondamentalement la politique économique de l’Afrique du Sud. On le voit, l’usure
du pouvoir touche aussi les partis qui n’ont pas
su faire leur mue pour rentrer dans le XXIe siècle. A bien des égards, nous rêvons d’un
Mandela algérien qui aurait pu donner à
l’Algérie une autre dimension, celle de dirigeants fascinés par l’avenir, qui prônent et préparent l’alternance qui ne font pas dans l’exclusion au contraire. Des dirigeants capables de
réconcilier les Algériens avec eux-mêmes et
avec leur histoire.
Ce que l’on retiendra de Nelson Mandela,
c’est son capital humain et son extraordinaire
personnalité qui lui a permis de résister à la
haine pendant 27 ans de privations, de déni de
dignité et comment il a converti sa haine en
empathie pour devenir un homme de paix, lui
qui a combattu l’anti-apartheid pendant plus de
trente ans. Il a fait honneur à l’Afrique et à l’humanité. Il n’existe pas de personnages qui aient
marqué leur époque au XXe siècle comme le
Mahatma Gandhi ou son héritier spirituel,
Nelson Mandela. Au XIXe siècle, il y eut un
grand consensus pour désigner l’Emir
Abdelkader comme l’une des personnes ressources de l’humanité. Curieusement, l’Occident si
prompt à donner des leçons de droits de
l’homme, n’a pas vu émerger en son sein des
hommes de la trempe de ces géants qui nous
font espérer en la condition humaine.
1. Le Monde.fr avec AFP | 27.06.2013
2. Chems Eddine Chitour http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mandela-la-legendedu-matricule ? utm_source=feedburner&utm_
medium=feed&utm
campaign=
Feed%
3A%20agoravox%2FgEOF%20(AgoraVox%20%20le%20journal%20citoyen) 20 02 2010
3. Nelson Mandela : Encyclopédie Wikipédia
4.
Aminata
Traoré
:
Et
si
Mandela... http://www.alterinter.org/article23...
22 juillet 2008
5. Hugh Murray et Paul Bell : On nous a sorti
de la brousse pour nous confier le pays 3
Leadership 3 Décembre 1998
6. Sean Jacobs Mandela : un héritage en
question The Nation 26 juin 2013
Internationale
LUNDI 1er JUILLET 2013
VISITE DU PRÉSIDENT AMÉRICAIN EN AFRIQUE DU SUD
Obama au Cap, sur les pas du prisonnier Mandela
LE PRÉSIDENT américain Barack Obama a effectué hier un pèlerinage au bagne de Robben Island, au large
du Cap, où Nelson Mandela, actuellement entre la vie et la mort, a été emprisonné durant dix-huit ans.
n visite en Afrique du Sud,
dans le cadre d’une tournée
sur le continent, Barack
Obama devait annoncer dans la soirée l’organisation, l’année prochaine aux Etats-Unis, d’un sommet de dirigeants africains, pour la
première fois sur le sol américain. Il
doit également dévoiler un grand
projet de 7 milliards de dollars destiné à améliorer la production d’électricité en Afrique subsaharienne.
Arrivé en fin de matinée au Cap,
le président a mis le pied vers
14h00 (12H00 GMT) sur l’îlebagne de Robben Island avec sa
femme Michelle et ses deux filles
Malia et Sasha. Leur visite sera
d’autant plus poignante que Nelson
Mandela, qui va bientôt avoir 95
ans, est hospitalisé depuis plus de
trois semaines pour une nouvelle
infection pulmonaire, et se trouve
dans un état critique depuis plusieurs jours. L’ancien héros de la
lutte anti-apartheid et premier président noir, Nelson Mandela a passé
six semaines à Robben Island en
1963, puis près de dix-huit ans de
juillet 1964 à mars 1982. Il a
ensuite été transféré dans d’autres
prisons des environs jusqu’à sa libération en février 1990. Il a passé en
tout vingt-sept ans dans les geôles
du régime raciste. « Je suis content
que vous alliez visiter mon ancien
chez-moi, Robben Island », a lancé
à son hôte américain, samedi lors
d’un dîner de gala, le président sudafricain Jacob Zuma, qui lui-même
a été détenu pendant dix ans dans
ce sinistre bagne. « Ce qui est
E
SOUDAN
Appel à la fin
du régime
Bechir
L’ancien Premier ministre
soudanais et dirigeant de l’opposition Sadek al-Mahdi, a appelé à
des manifestations pacifiques pour
faire tomber le régime du président Omar El Bechir, devant des
milliers de partisans à Omdurman,
dans une démonstration de force
inhabituelle. « A partir de ce jour,
nous annonçons notre participation à la campagne de la libération,
en
vue d’avoir un nouveau
régime », a lancé M. Mahdi au
cours de ce rassemblement organisé samedi soir à Omdurman,
ville située en face de Khartoum,
la capitale, 24 ans après le coup
d’Etat qui l’a chassé du pouvoir. Le
chef du parti Umma a appelé ses
partisans à participer à des « sit-in
Pacifiques » pour obtenir « un nouveau régime » au Soudan. « Et
maintenant, nous appelons le
régime à partir », a-t-il ajouté. M.
Mahdi, qui a dirigé un gouvernement de coalition formé après les
élections de 1986, a été chassé du
pouvoir par un coup d’Etat sanglant mené par M. Bechir le 30 juin
1989. Le rassemblement de samedi
avait une ampleur inhabituelle. Il
a eu lieu dans le cadre d’une campagne de l’opposition destinée à
renverser par des moyens pacifiques le régime Bechir, qui est
confronté à des difficultés économiques, des rébellions armées et
des dissensions internes. Des policiers ont été déployés en force près
du lieu de la manifestation, de
même que des agents de la
Sécurité et des forces anti-émeutes
mais ils ne sont pas intervenus.
« Bechir, dégage », ont crié les
manifestants. L’ancien Premier
ministre a affirmé que le régime de
Bechir « représentait un quart de
siècle d’échecs » et appelé le parti
au pouvoir à se réformer. « Ils ont
pris un Soudan uni et maintenant
nous sommes divisés », a-t-il dit, en
mentionnant en outre la crise économique et les rébellions dans plusieurs secteurs du pays. Mais, s’adressant aux rebelles dans la
région du Darfour (ouest) et dans
les Etats du Kordofan-Sud et du
Nil bleu, il a souligné que « la lutte
armée n’est pas le bon moyen pour
renverser le régime ».
compris les nouvelles
découvertes de vastes
réserves de pétrole et de
gaz, et sur le potentiel de
développement d’énergies
propres,
géothermique,
hydroélectrique, éolienne
et solaire », a expliqué la
présidence américaine. Les
Etats-Unis vont d’abord
travailler avec l’Ethiopie,
le Ghana, le Kenya, le
Liberia, le Nigeria et la
Tanzanie, des pays affectés
par des coupures fréquentes. Le président américain devrait également
annoncer la tenue en 2014
d’un sommet AfriqueEtats-Unis, « le premier du
genre », selon le conseiller
adjoint à la sécurité de la
Maison-Blanche,
Ben
Rhodes. « Ce que nous vouLes couples présidentiels américain et sud-africain, M. et Mme Obama
lons faire, c’est poursuivre
et M. et Mme Zuma
sur la lancée des engagecentre que celui-ci a fondé pour ments de haut niveau que nous preimportant, c’est d’emmener votre
soutenir les jeunes séropositifs. Il nons lors de cette visite », a ajouté
famille avec vous. Vos charmants
prononcera enfin le principal disenfants doivent savoir ce qu’ont
M. Rhodes, précisant que l’idée
cours de sa tournée africaine depuis était « de rassembler les chefs
enduré Madiba et tous les combatd’Etat d’Afrique sub-saharienne à
l’Université du Cap (UCT). Il doit y
tants pour la liberté », a-t-il ajouté,
Washington ». Barack Obama, dont
appelant Mandela de son nom de annoncer un plan de 7 milliards de
le père était Kenyan, ne s’est rendu
clan, affectueusement adopté par dollars sur cinq ans destiné à doubler l’accès à l’électricité, selon la qu’une fois en Afrique sub-sahade nombreux Sud-Africains. Sur
rienne, lors d’une brève halte au
Maison-Blanche. Plus des deux
l’île, la famille Obama sera guidée
Ghana, depuis son accession à la
tiers de la population de l’Afrique
par Ahmed Kathrada, 84 ans, un
présidence. Face à la percée de la
subsaharienne vivent sans électriancien camarade de détention du
cité, et plus de 85% des habitants Chine et d’autres puissances émerhéros de la lutte anti-apartheid. Le
gentes, ses conseillers économiques
président américain doit ensuite des zones rurales n’y ont pas accès,
l’ont pressé de renforcer la préselon la Maison-Blanche. « Power
rencontrer l’ancien archevêque
sence diplomatique américaine sur
Africa va s’appuyer sur l’énorme
anglican du Cap et prix Nobel de la
potentiel énergétique de Afrique, y le continent.
paix Desmond Tutu, 81 ans, dans le
IL SERA À PARTIR D’AUJOURD’HUI SON 28e PAYS MEMBRE
La Croatie célèbre son entrée dans l’UE
HIER SOIR (Lundi à 00h locale) la Croatie est devenue le vingt-huitième membre de l’Union
européenne et le deuxième pays de l’ex-Yougoslavie à rejoindre l’organisation de Bruxelles.
a Croatie célébrait hier soir son entrée
historique dans l’Union européenne dont
elle deviendra le 28e pays membre le 1er
juillet, mais les festivités sont assombries par les
graves problèmes économiques qu’affronte cette
ex-république yougoslave, indépendante depuis
1991. Aujourd’hui à 00h00 locales (hier 22h
GMT) le panneau de signalisation frappé de
l’inscription « douane », a été symboliquement
retiré du passage frontalier avec la Slovénie, la
seule ex-république yougoslave qui ait rejoint à
ce jour l’UE (2004) depuis le démantèlement de
l’ancienne fédération communiste. Dans le
même temps un panneau portant le sigle de l’UE
a été installé à l’extrême Est du pays, à la frontière avec la Serbie, pays à qui Bruxelles à donné
vendredi son feu vert pour l’ouverture de négociations d’adhésion. Peu avant minuit, l’ode à la
joie de Beethoven - l’hymne de l’UE -, était
entonnée, puis le président de la Commission
européenne José Manuel Barroso et le président
croate Ivo Josipovic devaient prendre la parole
au cours de cérémonies sur la place centrale de
Zagreb.
L
Les présidents de tous les pays des Balkans
étaient au rendez-vous à Zagreb. Une centaine
de responsables internationaux - dont le président du Conseil européen Herman Van Rompuy
- étaient attendus pour assister dans la soirée à
la fête de l’adhésion. Outre les dirigeants européens, aucune personnalité internationale n’a
annoncé sa participation, mais la fête est davantage assombrie par la non participation de la
chancelière allemande Angela Merkel, en raison
de spéculations de la presse croate autour de son
absence. Car malgré les démentis de Berlin, la
presse croate assure que l’absence de Mme
Merkel est liée au refus de Zagreb d’extrader un
ancien chef du renseignement yougoslave
recherché par la justice allemande, en lien avec
le meurtre d’un dissident croate sur le territoire
allemand en 1983. Des milliers de Croates sont
attendus sur la place centrale à une fête qui sera
animée par 700 artistes, chanteurs, musiciens et
danseurs. La Croatie est le premier Etat à rejoindre l’UE depuis l’adhésion, en 2007, de la
Roumanie et de la Bulgarie.
Une tribune, enveloppée de bleu, la couleur
de l’UE, a été édifiée place Ban Jelacic, pour
accueillir les invités de marque. « Les cérémonies de célébration vont être belles et pleines d’émotions mais bien sûr elles vont être modestes
en raison de la situation économique » difficile, a
déclaré le président Ivo Josipovic. Il faisait allusion à la crise économique qui frappe la Croatie,
en récession depuis 2009, et où le taux du chômage touche 20% des quelque 4,2 millions d’habitants.
Le gouvernement de centre gauche espère
que l’adhésion à l’UE encouragera les investissements étrangers dont le pays a grandement
besoin pour relancer son économie en perte de
vitesse. « Le 1er juillet ouvre une toute nouvelle
perspective, un nouveau monde pour nous », a
déclaré le Premier ministre croate Zoran
Milanovic à la veille des cérémonies
En Croatie, le PIB est de 39% en dessous de
la moyenne européenne, seule la Roumanie et la
Bulgarie se placent derrière la Croatie, selon l’office des statistiques de l’UE. L’économie est en
récession depuis 2009 dans ce pays où le taux de
chômage est de 21%.
FIGURE EMBLÉMATIQUE DES SHEBAB SOMALIEN
Cheikh Aweys arrêté à l’aéroport de Mogadiscio
es forces de sécurité somaliennes ont
arrêté samedi soir une figure histo rique des islamistes shebab, cheikh
Hassan Dahir Aweys, à son arrivée à l’aéroport de Mogadiscio, a-t-on appris hier de
sources concordantes. « Il y a eu une vive
dispute, ça a tourné à la bagarre entre des
membres des forces de sécurité et la délégation de cheikh Aweys qui a été arrêté », a
indiqué à l’AFP un officier de police.
L’arrestation a été confirmée par un
responsable somalien arrivé à l’aéroport avec
Aweys. L’avion de Cheikh Aweys venait d’atterrir en provenance d’Adado (centre), capitale de la région autonome d’Himan et Heeb.
Le leader islamiste s’y était réfugié après des
affrontements dans le courant du mois avec
une faction rivale des shebab, plus au sud
L
dans le port de Barawe. Selon l’un de ses proches, il avait accepté de venir à Mogadiscio
après la promesse de négociations avec le
gouvernement.
Un avion spécial, avec à son bord plusieurs membres de son clan, avait été affrété
depuis la capitale somalienne pour l’escorter.
Yusuf Mohamed Siyad, général et ancien
ministre de la Défense avant de faire défection en 2010, a accusé le gouvernement d’avoir trahi ses engagements.
« Le gouvernement n’a pas respecté ses
promesses en arrêtant cheikh Aweys. Ils ont
aussi humilié les députés qui l’ont convaincu
de venir à Mogadiscio », a déclaré M. Siyad,
issu du même clan Hawiye-Ayr que le chef
islamiste. Visé par des sanctions américaines
et de l’ONU en raison de ses liens avec le ter-
rorisme, Cheikh Aweys, -quasi septuagénaire
ou octogénaire selon les sources- est un leader historique du mouvement islamiste de
Somalie. Il fut le chef de l’Union des tribunaux islamiques (UTI) qui contrôla la
majeure partie du pays, dont Mogadiscio,
durant le deuxième semestre 2006 avant d’être écrasé fin décembre 2006 en quelques
jours par les troupes éthiopiennes entrées en
Somalie. Après s’être réfugié en Erythrée,
ennemie jurée de l’Ethiopie, Aweys avait pris
la tête du mouvement Hizb al-Islam, qu’il
avait ensuite fusionné en 2010 avec les shebab, issus de la frange la plus radicale de
l’UTI.
Depuis plus d’un an, il s’opposait ouvertement à l’autorité d’Ahmed Abdi Godane,
chef suprême des shebab, désireux d’inscrire
16
la lutte dans le cadre plus large du jihad
mondial. Les shebab ont formellement rallié
la nébuleuse Al Qaîda en 2012. Depuis qu’ils
ont été chassés de Mogadiscio en août 2011
par l’Amisom, les shebab ont perdu la totalité
de leurs bastions du sud et du centre somaliens, mais ils contrôlent toujours de larges
zones rurales du sud et du centre du pays. Ils
privilégient désormais les actions de guérilla
et les attentats au combat militaire direct.
Stratège réputé rusé, Aweys est un ancien
colonel de l’armée somalienne qui combattit
durant la guerre Ethio-somalienne de 197778. Il commanda ensuite la milice islamiste
Al-Itihaad al-Islamiya (AIAI) durant la
guerre civile ayant suivi la chute du président Siad Barre en 1991 qui allait précipiter
la Somalie dans deux décennies de chaos.
Internationale
LUNDI 1er JUILLET 2013
TUNISIE
DES DIZAINES DE MILLIERS D’EGYPTIENS RÉCLAMENT LE DÉPART DU PRÉSIDENT
Des centaines
de réfugiés
refusent
de partir
Une journée noire pour Morsi
lusieurs centaines de
réfugiés ayant fui le
conflit en Libye en
2011 ont refusé de quitter le
camp de Choucha dans le
sud tunisien hier, date à
laquelle le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU
(HCR) avait fixé sa fermeture.
Privés depuis le matin
d’eau et d’électricité, des
centaines de réfugiés empêchaient toute tentative de
démanteler leurs tentes,
selon l’AFP qui a également
fait état d’un dispositif sécuritaire renforcé.
«Nous refusons de quitter
les lieux et même si les autorités tunisiennes démantèlent les tentes nous dormirons sous les étoiles», a
assuré Mohamed Taher, un
Soudanais de 33 ans, dénonçant les «promesses non
tenues du gouvernement
tunisien».
« Nous sommes pris en
otage par les autorités tunisiennes qui refusent de régulariser nos situations », a
renchéri Khaled Moujib, un
Palestinien de 32 ans.
« Si le gouvernement
tunisien me donne une carte
de séjour, je quitterai le
camp immédiatement », a de
son
côté
lancé
Paul
Constant, Ivoirien de 39
ans.
Le HCR avait annoncé le
30 mars qu’il fermerait trois
mois plus tard le camp de
Choucha. Aucun représentant de l’agence onusienne
n’était présent sur les lieux
dimanche.
Environ 700 personnes,
en majorité venues d’Afrique
subsaharienne,
vivent
encore dans ce camp proche
de la frontière libyenne.
Selon le HCR, quelque
250
réfugiés
attendent
d’être réinstallés aux EtatsUnis, autant se sont vu proposer des solutions en « zone
urbaine » en Tunisie.
Or certains réfugiés de ce
dernier groupe avaient mené
ces derniers mois des actions
de protestations pour réclamer leur départ vers
l’Occident, arguant notamment de l’absence de législation sur l’asile en Tunisie et
faisant état pour certains
de discrimination à leur
égard.
Une dizaine de réfugiés
avaient entamé une grève de
la faim, d’autres avaient
campé pendant plusieurs
jours devant le siège du HCR
à Tunis et Zarzis (sud).
Au total, la Tunisie a
accueilli sur son territoire
plus de 300 000 réfugiés
fuyant le conflit en Libye qui
a abouti à la chute du colonel
Mouamar
El
Gueddafi
en août 2011, dont de
nombreux
travailleurs
étrangers employés dans ce
pays pétrolier.
Au pic de la crise, le camp
de transit de Choucha a
accueilli 18 000 personnes.
P
SUR LA PLACE TAHRIR, dans le centre du Caire, site emblématique de la révolte qui fit chuter le régime
de Hosni Moubarak en février 2011, la foule a afflué en scandant « le peuple veut la chute du régime ».
es dizaines de milliers
d’Egyptiens sont descen dus dans la rue au Caire
et en province hier, premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir
du président Mohamed Morsi,
pour l’accuser de gouverner au
seul profit des islamistes et réclamer sa démission. Sur la place
Tahrir dans le centre du Caire,
site emblématique de la révolte
qui fit chuter le régime de Hosni
Moubarak en février 2011, la
foule a afflué en scandant « le
peuple veut la chute du régime ».
De nombreux manifestants
brandissaient des cartons rouge
portant l’inscription « dégage » à
l’adresse du président, issu du
mouvement des Frères musulmans. « C’est une deuxième
révolution, et Tahrir en est le
symbole », affirmait un manifestant de Damiette (nord) venu
participer aux rassemblements
dans la capitale. Des manifestations anti-Morsi ont également
lieu à Alexandrie (nord),
deuxième ville du pays, à Menouf
et Mahallah, dans le delta du Nil,
ainsi qu’à Port-Saïd et Suez, sur
le canal du même nom, ou encore
dans la ville natale de M. Morsi,
Zagazig, au nord-est du Caire.
Redoutant de graves troubles
dans cette épreuve de force, l’armée et la police se sont déployées
à travers le pays pour renforcer
la protection des installations
vitales, notamment du canal de
Suez.
Alors que des heurts entre pro
et anti-Morsi ont fait huit morts
cette
semaine
dont
un
Américain, les militaires se sont
dit garants de la stabilité du pays
si le climat de crise dégénérait.
Le gros des manifestations est
attendu en fin d’après-midi et en
soirée, avec plusieurs défilés
anti-Morsi qui doivent converger
vers le palais présidentiel à
Héliopolis.
Non loin de là, dans le quartier de Nasr City, des militants
islamistes campent depuis vendredi pour défendre la « légitimité » du premier chef de l’Etat
égyptien à avoir été librement
élu. Le Parti de la liberté et de la
justice, émanation des Frères
musulmans, a appelé à une
D
« Dégage » a été le mot de ralliement des anti-Morsi
« mobilisation générale » pour
soutenir M. Morsi, premier président civil et islamiste du pays.
Les manifestations islamistes
semblaient toutefois, dimanche
après-midi, nettement moins
nombreuses qu’au cours des derniers jours, et largement éclipsées par celles de l’opposition.
Cette journée constitue le
point d’orgue de la campagne
Tamarrod, le mouvement à l’origine des appels à manifester en
masse pour réclamer le départ de
M. Morsi le jour même de l’anniversaire de son investiture.
Tamarrod, soutenu par de nombreuses personnalités et mouvement de l’opposition laïque, libérale ou de gauche, assure avoir
collecté plus de 22 millions de
signatures pour une présidentielle anticipée, soit plus que le
nombre d’électeurs de M. Morsi
en juin 2012 (13,23 millions).
Après un an d’une présidence
mouvementée, déjà marquée par
plusieurs crises, M. Morsi vit son
« Jour du jugement », titraient
hier certains
journaux. Le quotidien alTahrir, proche de l’opposition,
barrait sa une d’un « dégage », le
slogan des manifestants. Le climat persistant de crise qui règne
en Egypte, pays le plus peuplé du
monde arabe avec plus de 80
millions d’habitants, pèse lourdement sur une économie marquée par une inflation et un chômage en hausse, et une chute de
sa monnaie.
Les adversaires de M. Morsi
dénoncent une dérive autoritaire
du pouvoir destinée à instaurer
un régime idéologiquement et
politiquement dominé par les
islamistes, ainsi que son incapacité à relancer l’économie. Ses
partisans en revanche soulignent
qu’il puise sa légitimité dans la
première élection présidentielle
libre de l’histoire de l’Egypte. Ils
accusent l’opposition laïque de
vouloir un « coup d’Etat », et de
faire le jeu des nostalgiques de
l’ancien régime.
L’opposition a refusé l’appel
au dialogue, jugé de « pure
façade », lancé cette semaine par
M. Morsi pour qui la polarisation
extrême du pays pourrait
conduire au «chaos».
Et samedi, Mohamed El
Baradei, l’une des figures de l’opposition, a appelé le président à
« écouter le peuple » et à laisser
se tenir une présidentielle anticipée avant la fin de son mandat en
juin 2016. Le même jour, le président américain Barack Obama
demandait à M. Morsi et à l’opposition d’engager un dialogue
« plus constructif ». Craignant
des dérapages violents, le département d’Etat a annoncé le
départ d’une partie de son personnel diplomatique et conseillé
aux Américains de différer tout
voyage non-indispensable en
Egypte.
Plusieurs pays occidentaux,
ont diffusé des consignes de prudence à leurs ressortissants, leur
recommandant d’éviter les rassemblements ou de limiter leurs
déplacements.
La crainte d’une aggravation
de la crise provoque en outre
depuis plusieurs jours une ruée
des automobilistes sur les stations service, et pousse de nombreux Egyptiens à faire des provisions. Hier, premier jour de travail de la semaine, de nombreuses entreprises et bureaux
étaient fermés par mesure de
sécurité.
LA MISSION DE KERRY S’ACHÈVE SANS RÉSULTAT
Israël poursuit un grand projet de colonisation à Al Qods
e secrétaire d’Etat américain John
Kerry a fait état d’un « certain nombre
d’obstacles » entravant la relance du
processus de paix israélo-palestinien, au
cours de sa énième tournée au Proche-Orient
qui s’est achevée hier sans « percée
majeure », selon les Palestiniens. A l’issue de
son cinquième périple dans la région, M.
Kerry a reconnu qu’il fallait « encore travailler sur quelques points » pour tenter de
relancer les discussions de paix entre
Israéliens et Palestiniens, à l’arrêt depuis
près de trois ans en raison notamment de la
poursuite de la colonisation. « Nous avons
convenu que nous avions fait un réel progrès,
mais nous devons encore travailler sur
quelques points », a déclaré M. Kerry aux
côtés du président de l’Etat de Palestine,
Mahmoud Abbas, au siège de l’Autorité
palestinienne à Ramallah (Cisjordanie occupée). « Nous avons commencé avec de profondes divergences et nous les avons comblées considérablement », s’est par ailleurs,
félicité le chef de la diplomatie américaine,
sans toutefois préciser la teneur de ses discussions avec les dirigeants israéliens et
palestiniens, faisant seulement état d’un
L
« certain nombre d’obstacles ». « Je suis absolument sûr que nous sommes sur la bonne
voie et que toutes les parties travaillent de
bonne foi afin d’aboutir », a-t-il conclu. A l’issue de la mission de Kerry dans la région du
Proche-Orient, le négociateur palestinien
Saëb Erakat a affirmé dimanche qu’il n’y
avait « pas eu de percée » dans le processus
de paix avec Israël. « Il n’y a pas eu de percée
jusqu’à présent et il existe encore un fossé
entre les positions palestiniennes et israéliennes », a affirmé M. Erakat après la rencontre entre MM. Kerry et Abbas.
Le négociateur palestinien a, par ailleurs,
argué que « personne plus que les
Palestiniens ne bénéficierait de la paix et personne ne souffrirait davantage qu’eux de ne
pas y parvenir. Il a, en outre, accusé Israël de
« vouloir toujours reprendre les négociations
pendant que la colonisation continue ».
Pour reprendre les pourparlers, la direction palestinienne réclame un gel total de la
colonisation et une référence explicite aux
lignes d’avant l’occupation israélienne des
Territoires palestiniens en juin 1967 comme
base des discussions. Le président Abbas
exige aussi la libération des prisonniers
17
palestiniens les plus anciens détenus par
Israël. Mais le Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahu rejette de telles
« conditions préalables » et poursuit sa politique de colonisation. Au moment où les
Américains s’efforcent de relancer le processus de paix, dans l’impasse depuis septembre
2010, Israël s’apprête à donner son feu vert à
la nouvelle étape d’un projet de construction
de 930 logements à ElQods-Est occupée et
annexée.
Le projet, lancé en 2011, concerne le quartier de colonisation de Har Homa (quartier
arabe de Djebel Abou Ghneim) près de la ville
palestinienne de Beitlhem, selon des médias.
Dans sa réaction immédiate à cette annonce,
Saëb Erakat, a estimé qu’il s’agissait de « la
réponse de Benjamin Netanyahu à tout ce
que dit Kerry, à ses idées et à tous ses
efforts ».
« Netanyahu seul est responsable de cette
tentative de sabotage de la mission de Kerry
et de la destruction de la solution à deux
Etats (palestinien et israélien) qui a le soutien de la communauté internationale », a-til accusé.
Culture
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LUNDI 1er JUILLET 2013
FESTIVAL ARABO-AFRICAIN DE DANSE FOLKLORIQUE
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LIVE
LE JAUNE des genêts se confondra à l’arc-en-ciel africain.
EL MOUGGAR
Harraga Blues
à l’affiche
Le film Harraga Blues du
réalisateur Moussa Haddad, une
coproduction Moussa Haddad
Prod (MHP) et l’Agence
algérienne pour le rayonnement
culturel (Aarc), avec le soutien
du ministère de la Culture
(Fdatic) qui a entamé sa sortie
nationale le 17 juin 2013 (au 29
juin) à la salle El Mouggar, verra
la prolongation de sa projection
dans la même salle du lundi
1er juillet au 7 juillet 2013.
LIBRAIRIE CHIHAB
Rencontre-débat
Mardi 2 juillet, à 14h30, les
éditions Barzakh vous
convient à une rencontre-débat
autour du livre Juste algérienne
comme une tissure, d’Eveline
Safir Lavalette et ce, à la
Librairie Chihab, 10, Ave
Mme Brahim Gharafa, Bab El
Oued, Alger.
2e FESTIVAL DE
CINÉMA JEUNE
PUBLIC À BÉJAÏA
Une dizaine de films
au programme
Une dizaine d’œuvres
cinématographiques, entre
courts et longs métrages, ainsi
que des documentaires sont au
programme de la 2e édition du
« Festival algérien de cinéma
jeune public », prévu à Béjaïa du
1er au 4 juillet prochain. Initié
par l’association Ciné+ de
Timezrit. Les organisateurs de
l’événement projettent de
renforcer les actions de
sensibilisation et d’éducation en
faveur de l’art inématographique
et occuper, en ce début d’été,
autant les jeunes, que le grand
public, par une animation qui
allie réflexion et frissons. Le
choix artistique proposé repose
pour l’essentiel sur des oeuvres
qui font la part belle à la
pédagogie cinématographique,
mais qui rendent aussi compte
de l’éclat du vécu quotidien et
des espoirs entretenus. En haut
de l’affiche figure, à ce titre, une
brochette d’œuvres fétiches, de
feu Abderrahmane
Bouguermouh, dont
l’engagement pour la promotion
d’un cinéma national et
authentique n’est plus à
démontrer. Kahla ou Beida
(1980), une comédie-hommage
aux supporters du club de
football de l’Entente de Sétif, Cri
de pierre (1986) et La Colline
oubliée, adaptée du roman
éponyme de Mouloud Mammeri,
en sont les plus expressives dont
le déroulement n’est pas sans
susciter de nouvelles émotions.
La manifestation, programmée
essentiellement à la
Cinémathèque de Béjaïa, va,
cependant, pérégriner dans
diverses régions de la wilaya
ayant impliqué une dizaine de
communes dont El Kseur,
Tinebadar, Timezrit, Tichy,
Amizour et Ifri Ouzellaguene.
Des conférences, notamment des
arrêts sur le parcours du cinéma
maghrébin, en général et celui
de la Tunisie, en particulier, sont
prévus et ce, en plus des débats
en présence de spécialistes en fin
de chaque projection. Ciné+ a
réalisé avec des jeunes de la
région plusieurs films
documentaires, insérés et formés
dans des ateliers techniques,
comprenant l’écriture, le
scénario, les techniques et la
production cinématographiques.
I KAMEL BOUDJADI
partir de mercredi pro chain, Tizi Ouzou se
parera
des
couleurs
d’Afrique. Le jaune des Genêts
se confondra durant plusieurs
jours de juillet à l’arc-en-ciel africain. C’est, en effet, à partir de
mercredi 3 juillet que débutera le
Festival arabo-africain de danse
folklorique. Un grand défilé
verra les troupes de près d’une
centaine de pays arabes et africains sillonner les principales
artères de la ville de Tizi Ouzou.
Cette édition sera marquée
par la tenue de plusieurs activités scientifiques comme les colloques et les conférences. Les
organisateurs s’interrogent sur
l’impact économique des festivals culturels dans une conférence qui sera animée par
M. Yahya N’Doye, président du
Conseil exécutif de l’Institut culturel
afro-arabe
(I.c.a.a)
Bamako, Mali. Toujours au
même chapitre, M. Mohamed
Doumbia, administrateur du
Festival sur le Niger évoquera
dans sa communication, le
thème, « Festival sur le Niger, l’économie créative comme un facteur de développement local ». La
fonction socioculturelle et économique des festivals sera aussi le
sujet sur lequel s’étalera M.
Noual Brahim, enseignant à
l’Institut supérieur des arts du
spectacle et de l’audiovisuel
Alger dans sa conférence intitulée « Les festivals de théâtre
comme exemple et référent. »
En fait, le Festival arabo-africain des danses folkloriques est
devenu à présent une tradition
dans la ville de Tizi Ouzou. La
manifestation est organisée
A
chaque année en ce mois de
juillet dans une ambiance festive
et chaleureuse. Et, à chaque fois,
sa clôture est un florilège de couleurs et de diversité culturelle.
A partir de mercredi, tous les
espaces culturels de la ville de
Tizi Ouzou et toutes les Maisons
de jeunes réparties à travers les
communes accueilleront des
manifestations et des spectacles
de danses présentés par les trou-
pes participantes. En fait, plus
les années passent, plus le festival croît en maturité.
Les organisateurs comptent,
en effet, permettre aux artisans
locaux de faire connaître leurs
produits dans une sorte de marché culturel et commercial. Il est
vrai que l’artisanat, pour qu’il
puisse devenir viable, doit faire
vivre les artisans. Ainsi, c’est une
occasion où un grand nombre de
pays est présent pour faire
connaître les produits du terroir.
Parallèlement aux différentes
manifestations culturelles, les
organisateurs ont prévu cette
année de zoomer sur un pays
particulier. Cette édition sera
consacrée au Sénégal.
Enfin, notons que ce festival
dans sa version actuelle prend en
compte plusieurs paramètres. Le
facteur économique domine toutes les activités, y compris la culture. C’est pourquoi, il devient
impérieux de réfléchir à rentabiliser économiquement les différentes activités culturelles. En
ce chapitre justement, le marché culturel et commercial qui
verra la participation des artisans locaux est un début. Dans
l’avenir, la mondialisation fera
que notre culture devra s’adapter à la loi du marché engendrée par la mondialisation galopante. Ceci est un constat vu
l’évolution des choses à travers
le monde.
Toutefois, cette réalité
devrait interpeller le monde
artistique et culturel. Le débat
sur l’intrusion du facteur commercial dans le monde de la culture ne fait que grandir depuis
plusieurs décennies. Nos artistes
et hommes de culture sont
contraints de rejoindre l’arène.
K. B.
DE PARIS À ALGER
Un hymne à «El Bahja» et ses habitants
POUR SAMIRA BRAHMIA, le principal message qui se dégage de la chanson est l’expression de l’amour
intemporel qu’ont les gens pour Alger la Blanche.
e Paris à Algerr, une chanson moitié
française moitié arabe, interprétée
en duo par l’artiste française
Stéphanie Sandoz et l’Algérienne Samira
Brahmia, est un hymne à «El Bahja» (Alger)
et à ses habitants, venant sceller une amitié
entre deux personnages rencontrés presque
fortuitement à Alger.
Dans un entretien à l’APS, les deux artistes se félicitent de cette expérience d’abord
humaine puis musicale, annonçant déjà,
alors que leur nouveau produit n’a que
quelques jours d’existence, le prochain objectif de partir ensemble en tournée.
Pour la chanteuse française, il s’agit d’un
rêve qu’elle caressait depuis des années
lequel vient de se concrétiser car, dit-elle, la
chanson lui a permis de finaliser un album
«Jetlag» pluriculturel, réalisé à la faveur
d’une tournée qui l’avait conduite dans plusieurs capitales du monde dont Alger. De
Paris à Alger, outre son interprétation
inédite en français et en arabe, la chanson
trouve aussi son originalité dans le mélange
des influences et des styles musicaux de chacune des deux artistes.
«Je pense que cette chanson a une âme!»,
a estimé la chanteuse française, se réjouissant que plus de 36 000 personnes aient vu le
clip la semaine de sa sortie. «C’est beaucoup... Enormément de fans nous remercient
pour ce trait d’union, nous disent que la
chanson réveille chez eux des souvenirs,
qu’elle les touche et qu’elle les rend heureux», s’est-elle félicitée. C’est à la faveur
d’un voyage éclair à Alger que Stéphanie
D
Sandoz a eu son «vrai
coup de foudre» pour
l’artiste qu’est Samira.
«Comme à chacune des
étapes de mon tour du
monde, j’ai voulu me
promener dans la ville
pour ressentir son
atmosphère et je me
suis laissé guider dans
un festival où Samira
chantait. «Sa voix m’a
touchée, j’ai su immédiatement que je voulais l’associer à mon
nouvel album», a-t-elle
confié signalant que le
mélange des deux
langues était «doux aux
oreilles des deux artistes» et leur paraissait
Un coup de foudre pour Alger
«naturel». Pour Samira
Brahmia, le principal
message qui se dégage de la chanson est l’ex- nuera», a ajouté l’auteure, compositrice et
pression de l’amour intemporel qu’ont les interprète dont la voix à la fois profonde et
gens pour Alger la Blanche.
suave caresse merveilleusement différents
«C’est surtout un message de paix et de styles, du pop, rock à l’oriental en passant
partage, car je crois que c’est la première fois par le chaâbi et les airs celtiques.
que deux artistes féminines des deux rives
Stéphanie Sandoz a fait récemment le
chantent Alger», a-t-elle dit, affirmant que le
tour du monde et son album raconte son
fait d’avoir été invitée par Stéphanie sur son
album lui donne de «l’espoir en l’humain et fabuleux voyage. L’œuvre artistique compile
en sa capacité d’ouverture et de tolérance». 13 titres originaux et autant d’étapes de son
«La façon avec laquelle le destin nous a périple. Elle est marquée par des collaboraréunis me permet de dire que l’aventure tions musicales avec des artistes internatiohumaine, qui est la plus importante, conti- naux de toutes les influences.
21
DERNIÈRE
HEURE
sur internet http://www.lexpressiondz.com
MOUVEMENT DANS LE CORPS DIPLOMATIQUE
SELLAL REÇOIT LE DIRECTEUR
GÉNÉRAL DE LA FAO
LE FAUX DÉMENTI DE MEDELCI
LE MINISTRE des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a indiqué que le Président Bouteflika
est le seul habilité à opérer un mouvement dans le corps diplomatique.
I KARIM AIMEUR
Ph. : R. Boudina
«Q
u’on cesse de faire
dans la rumeur et
qu’on prenne le
temps d’attendre que les décisions
soient prises, et lorsqu’elles le
seront, le ministère des Affaires
étrangères, lui seul, pourra les communiquer de manière crédible et
définitive. » C’est en ces termes que
le ministre des Affaires étrangères,
Mourad Medelci, a démenti, tout en
ne l’excluant pas, un éventuel mouvement dans le corps diplomatique.
Lors d’une conférence de presse
animée, hier, conjointement avec
son homologue éthiopien, le chef de
la diplomatie algérienne a toutefois
indiqué que seul le président de la
République est habilité à prendre
une telle décision. « Le mouvement
dans le corps diplomatique est
décidé,
conformément
à
la
Constitution par le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika.
Le président n’a pas encore pris de
décision (...) dans ce domaine », a
indiqué M. Medelci. Pourtant, c’est
au moment où on fait état du rappel
de l’ambassadeur d’Algérie en
France, Missoum S’bih, –information qui n’a pas été démentie – que
M. Medelci saisit l’opportunité pour
mettre un terme aux « spéculations ». Le ministre réagissait à une
information publiée, hier, par un
quotidien arabophone, faisant état
d’un large mouvement dans le corps
diplomatique, publiant même la
liste des diplomates concernés par
le mouvement. S’agit-il d’une manipulation ? Le ministre a-t-il
démenti l’information pour éviter
la polémique à propos de la conjoncture dans laquelle la décision est
prise ?
Les prochains jours nous le
diront. M. Medelci a souligné que
« tout ce que vous avez pu lire dans
M. Medelci et M. Ghebreyesus
la presse vous a certainement intéressé. Il nous a aussi intéressé et
quelquefois amusé de voir ce mouvement annoncé ».
En tout état de cause, l’Algérie
gagnerait à opérer un mouvement
dans le corps diplomatique, car
dans certains pays, les représentants de l’Algérie sont malades, ce
qui nuit à son image dans ces pays.
Sur un autre plan, le ministre
des Affaires étrangères a affirmé
que l’Algérie n’a été mandatée ni
par l’Ethiopie ni par l’Egypte pour
jouer le rôle de « médiateur » dans
leur différend à propos du projet
éthiopien de construction d’un barrage géant en amont du Nil.
« Nous avons discuté de cette
question avec l’un et l’autre.
L’Algérie a joué un rôle de facilitateur en raison des circonstances,
liées à la présence des deux
ministres en Algérie », a-t-il ajouté.
Concernant la visite effectuée
par le ministre des Affaires étrangères égyptien, Mohamed Kamel Amr,
à Alger, jeudi dernier, M. Medelci a
expliqué que M. Amr avait pris part
à la clôture des travaux de la
réunion du comité de suivi algéroégyptien préparatoire à la 7ème session de la grande commission mixte.
Il a ajouté qu’il était « tout à fait
normal » qu’il évoque la question
des eaux du Nil, « compte tenu de
son importance », avec ses deux
homologues (éthiopien et égyptien).
Pour sa part, le ministre des
Affaires étrangères éthiopien a indiqué que sa visite à Alger est une
simple coïncidence avec celle effectuée par le ministre égyptien des
Affaires étrangères, la semaine dernière en Algérie.
« Les Egyptiens sont nos frères et
nous devons parvenir à un accord
qui servira les intérêts des deux pays
(…). Nous, Ethiopiens et Egyptiens,
devons nager ensemble ou couler
ensemble et bien évidemment, nous
avons choisi la première option», a
souligné M. Ghebreyesus.
Concernant les relations bilatérales entre l’Algérie et l’Ethiopie,
l’hôte d’Alger a souligné que les
deux pays oeuvrent à les hisser à
un niveau « plus élevé ». Le ministre éthiopien a indiqué que les deux
pays ont signé une Déclaration de
partenariat stratégique qui va dans
le sens du renforcement des relations bilatérales, notamment dans
les domaines commercial et de l’investissement. Il a annoncé la création prochainement d’un Conseil
d’hommes d’affaires algéro-éthiopien ainsi que la mise en place d’un
cadre juridique devant protéger et
promouvoir les investissements
entre les deux pays, faisant part
aussi de l’intention des deux pays
d’établir une ligne aérienne directe
entre Alger et Addis-Abeba.
M. Ghebreyesus s’est dit également « heureux » d’annoncer que
l’Algérie a alloué à son pays deux
terrains au choix pour la construction du siège de la future ambassade d’Ethiopie à Alger.
K. A.
2e RENCONTRE DU FORUM DES PAYS EXPORTATEURS DE GAZ
La face cachée du sommet de Moscou
LES DOUZE PAYS membres du Fpeg (Forum des pays exportateurs de gaz) qui contrôlent près de 70%
des réserves mondiales de gaz aborderont inévitablement la crise syrienne.
I MOHAMED TOUATI
a guerre en Syrie sera certainement au
cœur des discussions de cette seconde rencontre qui se tiendra aujourd’hui dans la
capitale russe quand bien même qu’officiellement, il sera question de donner de la visibilité au
Forum des pays exportateurs de gaz en tant
qu’instrument « capable » de réguler le marché
mondial du gaz, garantir l’approvisionnement en
énergie et faire la promotion du gaz en tant qu’énergie propre et sûre. «Équilibrage de la demande
et de l’offre, la stabilité de l’énergie mondiale et la
sécurité dans son ensemble dépendent des actions
coordonnées des Etats membres du forum»,
seront au menu des discussions, a déclaré, à la
presse, le conseiller du Kremlin, Youri Ushakov.
Côté algérien « il sera l’occasion de rappeler les
principes relatifs à la pertinence des contrats de
gaz à long terme, en mettant l’accent sur l’impératif de la consécration d’un prix juste qui tienne
compte de son avantage environnemental et son
efficacité énergétique en se basant sur l’indexation du prix du gaz sur celui du pétrole », ont indiqué des membres de la délégation algérienne qui
sera conduite par le président du Conseil de la
nation, Abdelkader Bensalah, en sa qualité de
représentant personnel du président de la
République. Nul doute que ce sommet qui doit
prendre en compte l’exploitation du gaz de
schiste, aux Etats-Unis, notamment qui risque de
révolutionner le marché mondial, ne manquera
pas de revêtir un caractère hautement politique.
Les 12 pays membres du Fpeg (Forum des pays
exportateurs de gaz) qui contrôlent près de 70%
des réserves mondiales de gaz aborderont inévitablement la crise syrienne alors que l’Iran vient
L
d’élire un nouveau président et que les événements en Egypte sont en train de prendre une
tournure qui peut mettre sens dessus dessous le
pays des Pharaons.
On connaît le rôle qui est tenu par le président
russe dans la crise syrienne en particulier. Sa
position pour une solution politique négociée
défendue par l’émissaire de l’Organisation des
Nations unies pour la Syrie, le diplomate algérien
Lakhdar Brahimi qui tente depuis quelques mois
de mettre autour de la table le pouvoir et les
rebelles syriens que certains pays occidentaux ont
décidé d’armer. Et si Moscou décidait d’actionner
l’arme du gaz ? Cela paraît improbable a priori,
mais le scénario pourrait avoir des conséquences
désastreuses sur l’Europe en particulier. En 2009,
18 pays européens ont déclaré avoir subi une
baisse importante de fourniture de gaz naturel
qui transite par l’Ukraine en provenance de
Russie après que le géant gazier russe Gazprom
ait réduit, puis stoppé ses livraisons à l’Ukraine.
Cela donne une idée du poids que pèse la Russie
(premier exportateur mondial de gaz), qui
demeure aussi un allié précieux pour Téhéran
dont les déboires économiques ne sont pas terminés à cause de son programme nucléaire controversé. La République islamique qui n’a pas manqué à maintes fois de brandir l’arme du pétrole en
menaçant de fermer le détroit d’Ormuz par où
transitent plus de 30% du commerce du pétrole
n’a sans doute pas encore dit son dernier mot.
Autant de crises à dénouer qui auront une forte
odeur de gaz.
M. T.
CONSEIL FRANÇAIS DU CULTE MUSULMAN
DALIL BOUBAKEUR ÉLU PRÉSIDENT
L e recteur de la Grande
Mosquée de Paris,
Dalil
Boubakeur, a été élu, hier président du Conseil français du
culte
musulman (Cfcm).
Boubakeur qui dirige une
institution proche de l’Algérie,
« a été élu à une très large
majorité des membres du
Conseil d’administration », a
déclaré ce
responsable,
Abdallah Zekri, président de
l’Observatoire de l’islamophobie. M. Boubakeur, 72 ans,
succède au Franco-Marocain,
Mohamed Mous-saoui. Le rec-
teur de la GMP, l’une des trois
grandes
Fédérations
de
l’Islam en France, a déjà effectué deux mandats de 2003 à
2008 à la tête du Cfcm, mais
sans avoir été élu.
Cette fois-ci, il avait initialement
désigné
l’avocat
Chems Eddine Hafiz pour
représenter la GMP à la présidence du Cfcm. Mais ce choix
avait été contesté par d’autres
fédérations, notamment le
RMF, sous prétexte que celuici est l’avocat du Front
Polisario. Après des années
de crise, un accord a été
conclu pour la mise en place
d’une direction collégiale et
tournante.
En vertu de cet accord, des
élections ont eu lieu le 8 juin
qui ont vu la domination des
pro-Maroc avec 25 sièges,
contre huit aux pro-Algérie et
sept aux Turcs. Mais le scrutin
a souffert du boycott à la dernière minute de l’Uoif, ellemême tiraillée entre ceux qui
veulent jouer le jeu du Cfcm et
ceux qui préfèrent rester autonomes.
Le
Premier
ministre,
Abdelmalek Sellal, a reçu, hier
après-midi à Addis-Abeba
(Ethiopie) le directeur général
de l’Organisation des Nations
unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano
Da Silva. L’audience a eu lieu
en marge de la réunion de haut
niveau sur les nouvelles approches unifiées pour éliminer la
faim en Afrique. Au cours de
l’entretien, le directeur général
de la FAO a exprimé sa «gratitude» à l’Algérie pour son rôle
de «premier plan» dans les
efforts pour éliminer la faim en
Afrique, sa solidarité avec les
pays africains et son soutien à
la FAO. Il s’est également félicité de la participation algérienne au sommet des chefs
d’Etats et de gouvernement sur
les nouvelles approches pour
éliminer la faim en Afrique qui
se tiendra lundi. L’entretien a
aussi permis aux deux parties
d’aborder les thèmes à l’ordre
du jour du sommet et le projet
de déclaration qui sera adopté.
4 000 HABITATIONS AFFECTÉES
PAR LE SÉISME À BÉJAÏA
Près de 4 000 habitations
ont été endommagées, à des
degrés divers, par le tremblement du mois de novembre
dernier, dont 738 cas, classés
«orange 4», synonyme, d’une
réparation profonde et 26
frappés de couleur rouge,
signifiant l’impossibilité de
leur récupération, selon un
bilan de la daïra de Béjaïa. Le
séisme de magnitude 5,1 sur
l’échelle de Richter, qui n’a
pas fait de victimes, hormis
quelques blessés légers a
cependant, fragilisé tous les
vieux quartiers de la haute
ville, dont la construction
pour certains remontent à l’époque coloniale. Le bilan établi par une commission d’expertise, installée au lendemain de la secousse fait cas
globalement de 465 logements, plus ou moins
atteints, classés sous le triangle vert, 2 233 autres en
orange 3, et 738 en orange 4,
nécessitant pour l’extrême
majorité une reprise en main
vigoureuse, et dont les propriétaires ou les occupants
ont été autorisés à bénéficier
des aides de la CNL.
LES AUTEURS PRÉSUMÉS
DE VOL AU MUSÉE D’ORAN
ARRÊTÉS
Les services de la 3e Sûreté
urbaine d’Oran ont mis fin dernièrement aux agissements
d’une bande de malfaiteurs
impliquée dans le vol par effraction du musée du Moudjahid, au
chef-lieu de wilaya, et ont récupéré plusieurs objets volés, a
indiqué, hier un communiqué de
la Sûreté de wilaya. Quatre mis
en cause dans cette affaire,
âgés entre 16 et 17 ans, ont été
arrêtés et deux pistolets, deux
armes blanches anciennes, une
cartouche de calibre 23 mm et
un étui d’arme ont été récupérés. Ces individus ont volé dernièrement une motocyclette
d’une maison et ont commis
ensuite un casse, avant que la
propriétaire de cette demeure
ne les reconnaisse après
enquêtes approfondies.
Présentés devant la justice,
les mis en cause ont été placés
sous mandat de dépôt.

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