COMMUNIQUE DRAC AUVERGNE SUITE A L`ASSEMBLEE

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COMMUNIQUE DRAC AUVERGNE SUITE A L`ASSEMBLEE
COMMUNIQUE DRAC AUVERGNE SUITE A L'ASSEMBLEE GENERALE DU 23 JUIN 2011
A la suite de la journée de grève du 21 juin des personnels de la DRAC Auvergne il a
été décidé de réunir en assemblée générale les agents (37 personnes !) auxquels s'est
joint notre directeur.
Notre directeur nous a informé de la surprise du ministère de voir partir la rébellion
d'une DRAC aussi exemplaire en terme de chiffres et d' engagements et aussi peu
impactée par la baisse des effectifs par rapport à d'autres DRAC !?!
(de notre côté nous comptabilisons 10 % des effectifs non remplacé mais les jeux
d'écriture entre les départs en retraites, les arrêts longues maladies, les postes tout
simplement évaporés comme par magie, ne nous permettent plus de suivre...)
Ce cynisme et ce mépris affichés par notre administration centrale ne nous étonnent
plus. Cela démontre une fois de plus la vision purement comptable des missions des
DRAC et des personnels qui les assument.
Rappelons tout-de-même que le malaise ne date pas d'hier : depuis 2009 nous
assistons à une véritable hécatombe chez nos collègues se traduisant par une grande
souffrance au travail dont le ministère avait été averti. L'alerte avait été donnée par
les représentants du personnel et un rapport du médecin de prévention fait état de ce
mal être en le reliant directement avec les conditions de travail de plus en plus
insupportables.
Sur le fond, peu de réponses nous ont été apportées par notre directeur aujourd'hui.
S'il a ouvert la porte aux négociations sur le fonctionnement interne de la DRAC, il
semble impuissant à enrayer la chute des effectifs, la destruction des métiers au profit
d'une gestion indifférenciée des postes et les aberrations de Chorus (nous annonçant
même de probables nouvelles suppressions de postes après la mise en place du
traitement centralisé des payes... nouveau scandale en perspective pour 2012).
Suite à cette discussion, l'ensemble du personnel réuni en assemblée générale a
demandé au directeur de préciser rapidement les modalités de mises en œuvre des
engagements qu'il a pris, de donner un point précis sur les effectifs présents et à venir.
Nous resterons tous vigilants et mobilisés pour que les promesses faites soient tenues.
Il reste qu'aucune DRAC ne gagnera seule dans son coin : nous sommes tous
confrontés aux mêmes problèmes car ils sont partout dus à la même volonté politique
de casse généralisée du service public, de nos missions, de nos métiers. C'est donc
ensemble, pourquoi pas dès la rentrée, que nous devons nous organiser, réagir enfin.
L'intersyndicale DRAC Auvergne
Les agents de la DRAC de Basse-Normandie solidaires de leurs collègues d'Auvergne
Réunis ce jour, 23 juin 2011, en AG, les agents de la DRAC de Basse-Normandie ont tenu à
manifester leur solidarité avec leurs collègues grévistes de la DRAC d'Auvergne. Tous les maux
décrits peuvent se décliner en Basse-Normandie.
Sans revenir sur la politique globale du Ministre de la Culture, nous voulons dénoncer ici ses effets
très concrets et les mécanismes d'effondrement qui sont maintenant bien rodés :
• réduction drastique des effectifs soit par fermeture des postes (au moins 5 depuis deux ans)
soit par les difficultés éprouvées à remplacer les collègues mutés (au moins 4 aujourd'hui).
On ne peut compter avec certitude tant la valse des départs est étourdissante.
• deux projets de services consécutifs qui n'ont fait que brouiller le sens des missions des
agents
• des méthodes de management opaques et brutales pouvant aller jusqu'à entraîner des
demandes de mutation
Ces mécanismes sont aggravés par la mise en place très difficile des nouvelles procédures
comptables due à l'adoption précipitée du logiciel Chorus par l'ensemble des services de l'État. La
gestion budgétaire des DRAC s'en trouve très fortement alourdie, ce qui impacte l'ensemble des
agents et provoque une importante surcharge de travail.
Chorus n'est pas seul responsable de cet accroît de travail. Les réductions d'effectifs, joliment
enrubannées dans les projets de service, le sont tout autant : 7038 heures supplémentaires ont été
effectuées par les agents en 2010, heures qui témoignent du sens du service public de nos collègues
et qui n'ont bien sûr pas été récupérées et encore moins rémunérées.
Tout cela se traduit par une importante souffrance au travail qui peut se mesurer par l'augmentation
sensible des congés maladie constatée depuis quelques mois à la DRAC de Basse-Normandie.
Les agents ne peuvent que déplorer l'absence de réaction de l'administration face à la dégradation de
l'ambiance de travail et observer un abandon généralisé de la gestion des ressources humaines en
DRAC de Basse-Normandie. Nous devons pourtant, comme pour l'Auvergne, être une DRAC
« exemplaire »...
C'est pourquoi les agents soutiennent leurs collègues
auvergnats et se réuniront prochainement pour décider des suites à donner à leur action.
Avec le soutien de la section Sud Culture de Basse-Normandie
A Caen, le 24 juin 2011
COMMUNIQUE DRAC PICARDIE
A l'appel de leur intersyndicale, une trentaine d'agents de la DRAC Picardie se sont réunis en
Assemblée Générale ce 24 juin 2011. Il s'agissait de démontrer que le mouvement de protestation
est aussi fort en Picardie qu'ailleurs.
Cette assemblée générale a résonné du même écho d'inquiétude et de colère devant la casse
du service public en général et du Ministère de la culture et de ses services déconcentrés en
particulier.
C'est dans ce contexte que s'est déployé le tentaculaire logiciel chorus dont les calamiteux
essais dans les ministères pilotes ont trouvé leur aboutissement à la DRAC. L'hémorragie causée par
le départ plus ou moins « volontaire» de nos collègues du service financier vers les CSP, a engendré
des difficultés pourtant amplement prévisibles. Pour pallier ces difficultés, la direction n'a trouvé
d'autres moyens que de redistribuer le travail aux uns et aux autres, au détriment de nos propres
missions. Ce qui n'empêche pas les dysfonctionnements (arrêts de chantiers MH, retards de
paiement jusqu'aux mises en demeure, relances incessantes,...) qui se traduisent, en bout de chaîne,
par le mécontentement légitimes de nos fournisseurs et autres partenaires.
Pour aggraver cette situation, la DRAC Picardie souffre d'un taux de vacance
particulièrement élevé (actuellement 10 ETP) qui oblige ses agents à travailler à flux tendu pour que
leurs missions soient accomplies avec un maximum d'efficacité. Dans ce contexte, les arrêts
maladie en forte augmentation, voire même les congés annuels, handicapent fortement l'activité de
nos différents services. Et les heures supplémentaires sacrifiées par les agents en place ne sont, bien
entendu, ni évaluées ni même reconnues. C'est ainsi qu'est alimenté le cercle vicieux du mal-être, de
la surcharge de travail, facteurs de stress et de souffrance au travail.
Face à cette situation, la direction, l'œil rivé sur sa satanée charte d'emplois, reste incapable
de trouver des solutions pérennes, donnant l'impression que notre DRAC est désormais un navire
sans pilote, sans cap et sans perspective d'avenir. C'est légitimement que plusieurs collègues, malgré
les difficultés qui leur sont opposées, cherchent à trouver des cieux plus cléments.
Autre fait significatif, le poste de DRAC adjoint est, comme dans l'ensemble des DRAC,
remis à la vacance. Alors que les échéances sont désormais proches, le titulaire actuel du poste n'a
n'a jamais été consulté sur son avenir professionnel. Ce qui témoigne d'un rare mépris de
l'administration.
Dans l'immédiat l'Assemblée générale, fermement déterminée à ne plus subir la dégradation
du service culturel de l'État et de nos conditions de travail :
*Décide de la distribution à chaque agent de la DRAC d'un questionnaire individuel (anonyme ou
non) les appelant à détailler l'impact des récentes « réformes » et dysfonctionnements sur leurs
missions et leur environnement de travail. Les résultats de cette consultation seront portés à la
connaissance de la direction de la DRAC et du ministère (à l'occasion du prochain CTPM).
*Demande une mission d'inspection du ministère dans les plus brefs délais, pour évaluer les impacts
de la mise en place de Chorus.
*Demande à la direction de la DRAC de prendre enfin la mesure des problèmes et d'apporter des
propositions d'améliorations dans un calendrier déterminé.
*Concernant le poste de Drac adjoint, demande que soient pris en compte les états de service de
l'intéressé ainsi que l'état de désorganisation actuelle qui ne saurait être aggravée par l'arrivée d'un
ou d'une postulante inexpérimenté-e.
*Appelle l'ensemble des autres DRAC à se mobiliser pour préparer au mieux, et dans la plus large
unité et la solidarité, un mouvement d'action général dès la rentrée de septembre.
Il ne sera pas dit que la DRAC Auvergne ramera seule...... !
COLLECTIF INTERSYNDICAL – LANGUEDOC ROUSSILLON
Le 10 juin, avec le concours de leurs organisations syndicales représentatives réunies en
intersyndicale, nos collègues auvergnats ont décidé de se réunir en assemblée générale . Ils
ont récidivé les 21 et 22 juin.
A la lecture de leurs compte-rendus on pourrait remplacer "Auvergne" par "Languedoc –
Roussillon", on n'y verrait que du feu !
Leur situation, comme nombre de leurs inquiétudes nous semblent pouvoir être largement
partagées.
Depuis quelques temps déjà, on sent poindre un mal-être croissant dans notre belle maison.
Aucun service, aucune catégorie n'est épargné.
Nos conditions de travail se dégradent.
Il nous faut réagir !
Jeudi 30 juin 2011, à partir de 10 h Salon de Musique, DRAC LR
L'ensemble des organisations syndicales représentées à la DRAC LR, réunies en
intersyndicale; vous invitent à participer à une assemblée générale de tous les personnels pour
débattre ensemble, analyser la situation languedocienne, poser nos revendications et décider
des propositions d'action les plus appropriées pour les satisfaire.
Il nous paraît indispensable que chaque DRAC fasse remonter au ministre ces mêmes
difficultés, afin d'avoir une chance d'être entendus.
Notre devenir est entre nos mains.
Parmi les points qu'il nous semble nécessaire d'aborder :
- Effectifs et moyens, en constante réduction
- Chorus, dont la mise en place s'avère chaque jour plus chaotique
- Missions et projets de service, mal définis et inopérants
- Évolutions réglementaires, devant lesquelles chacun doit se débrouiller
- Manque de communication, en interne mais aussi avec les services centraux
- Urgences permanentes, générant stress
- Dégradation du service rendu, générant une baisse d'image de la DRAC
- In fine souffrance au travail, pesant sur nombre d'entre nous
Qui ne dit rien, consent... !