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Club Taurin de Rieumes
NOV 2005
N°00 8
G
ACETILLA
[email protected]
Bulletin édité par
l’Association
“Club Taurin de Rieumes”
Déclarée à la Préfecture de la
Haute-Garonne N°1/ 05202
Siège Social : 1, Place d’Armes
31370 Rieumes
Contact / 06.11.14.22.25
www.clubtaurin.rieumes.free.fr
Edité et imprimé par l’association
Ne pas jeter sur la voie publique
Diffusion gratuite
“Esprit
Rieumes”
Le mot du président
A
YVES SAMYN
PRÉSIDENT
MERCI
à tous et à toutes
l'heure des bilans,nous ne pouvons qu'etre satisfaits de la réussite de nos journées
taurines 2005, et ce , nous ne le répèterons jamais assez, grace à vous tous ,les
quelques 200 bénévoles qui avaient œuvré en amont et sur le site ces jours là. Les conditions météo étaient favorables, ce qui a grandement contribué au succés populaire. Qu'il est réconfortant de
voir nos arènes bien garnies ! et je ne pense pas seulement au trésorier. Notre manifestation acquiers à
chaque temporada volume et notoriété ; pour preuve, la réussite du Samedi, ou nous revenons aux sources
et à la philosophie de nos débuts : la base de la tauromachie,avec les jeunes beccéristes, graines des
matadors de demain, et,bien sùr, le cheval, élément incontournable avec le toro.
Comme chaque fin de temporada, après un petit "break" ,il faut de suite embrayer sur la temporada suivante.
Plusieurs problèmes,et non des moindres, se profilent déjà et demandent une solution rapide . La " langue
bleue"qui a touchée le Nord de l'Espagne, et qui nous oblige de choisir notre bétail dés maintenant, car il est
fort possible qu'aucun Toro ne puisse passer la frontiere en 2006.
Autre problème aigue : le terrain. Nous ne pourrons plus bénéficier de " notre terrain " habituel ; il a été
préempté au profit de la communauté des communes pour y implanter une Z.A.C. et on ne nous aide pas trop
pour en trouver un autre ; certains doivent même s'en réjouir. Nous sommes habitués à ne compter que sur
nous même et, une fois encore nous saurons trouver la solution. Autre problème : les arènes. Vous savez ce
qu'elle nous coùtent chaque année ! elles consomment une grosse partie du budget annuel, et il nous serait
très confortable de diminuer la " pesanteur " de ce poste là. Nous sommes en négociation avec d'autres
utilisateurs pour un achat collectif de cet outil de travail ; à savoir : Fenouillet, Carcassonne, La Brède, Millas,
et St Martin se Crau, qui , comme nous, ont mesuré l'intèret de se regrouper.
Voila en quelques mots,les priorités qui vont occuper nos loisirs et même plus.
En attendant : SUERTE à tous.
L’édition “2005” à bouxté les
énergies et dégagé de nouvelles ambitions. Du défensif
des dernières années nous
voilà installé en position d’attaque-défense sur le modéle
des équipes professionnelles
de rugby. Certes nous avions
enregistrés quelques percées sur les ailes mais la
politique des blocs mise en
place par le bureau nous permêt aujourd’hui d’aborder les
groupés pénétrants puis d’alterner le jeu, nos bases étant
solides. Reste que les efforts
n’en demeurent pas moins
importants, permanents et
surtout se doivent d’être
toujours en coordination,
étudiés en amont, inscrits
dans un programe de dynamique réfléchie .
Chers amis continuons à
jouer en équipe mais surtout
en gardant l’esprit, la convivialité et l’heureux équilibre... une des clef du succés
du CTR et de l’édition 2005.
Le bureau
RIEUMES
À CARBONNE...
Le Club Taurin de Rieumes
est heureux de
vous accueillir à Carbonne...
et remercie les amis de
ce village pour l’organisation
de cette soirée.
L E S
B R E V E S
·
EXPO CONCOURS DE PEINTURE : Pierre Stefan reconduit l'expo de peinture au printemps. Contacter le : 05 61 91 03 28
·
TERRAINS A TROUVER : Après avoir préempter notre campo
d'arène, route de Poucharramet, la mairie est en quête…et nous aussi, de
notre emplacement pour 2006. Sinon… ?
·
ARENES EN COURS D'ACHAT : C'est un regroupement de
placitas et Fenouillet qui étudient l'achat d'une arène portative. Dossier fort
avancé. A suivre…
DES CHIFFRES : 1200 spectateurs le matin, 1700 l'après-midi, 200
repas d'intervenants, 750 repas au total, 580 voitures sur les parkings, 30 musiciens, 140 bénévoles. De ce fait, un bilan équilibré grâce à nous tous.
·
DES OREILLES : Une au Rejon !!! Deux à A.AGUILAR, le triomphateur. Une pour J.FEREIRA et une à M.SAVALLI, malheureux à l'épée.
·
Le C.T.R. était invité par la Pena Bordelaise à narrer son parcours et
son histoire juridique, son actualité et ses projets. Yves et Maurice étaient les
porte-parole de notre club le 28 octobre dernier. Très bon accueil de nos amis
Michel et Dominique.
·
LES RECORTADORES : Ils ont encore séduit et enthousiasmé. Ils
étaient apoderé par JL. POUS. Ils seront reconduits le 3 septembre 2006.
·
GRANDES RUMEURS DE NOTRE JOURNEE : Bonne organisation,
toujours la convivialité présente à Rieumes. Le Chef CALBET à féliciter ainsi
que tous les intervenants bénévoles.
·
ENCORE DES CHIFFRES : Il y avait des Rieumois dans l'arène,
beaucoup du Savès et de Haute Garonne. Peu de Gersois et d'Audois,
quelques Ariégeois et Pyrénéens. Un peu de Tarnais…à étudier !
·
DES SORTIES AU CAMPO SONT A L'ETUDE : Nous irons voir nos
élevages 2006. Préparer vos appareils photos pour le printemps prochain.
·
CE SONT 5 PHOTOHGRAPHES qui ont mitraillé les deux journées :
Voyez Christiane CLAROUS pour consulter ou acheter les clichés.
·
INVITES A UNE DE NOS REUNIONS : L'emblématique co-président
de Vic-Fezensac : Marcel GARZIELLI, le vétérinaire JF MEZIERES, ainsi que
des organisateurs de Ceret. Des soirées enrichissantes et très vivantes en perspective.
·
ELEVAGE 2006 : La Langue Bleue oblige, nous avons déjà retenu,
avec options, les élevages GRANIER et CALLET pour la matinée ; DARRE et
YONNET pour la Novillada.
·
LES GERSOIS A RIEUMES ?: Les Novillos de JL DARRE (origine
Guardiola) devraient venir aux arènes BICLAMOSA pour une première
piquée… Amèneront-ils , avec leur espoir de succès, l'aficion gersois ?
·
DES REUNIONS A THEMES : Nos réunions mensuelles à venir,
allégées du fait de nos progrès à maîtriser beaucoup de points, vont laisser la
place pour des invités, des éleveurs, voire des organisateurs qui nous feront
partager leur aficion.
·
LE PHENOMENE MEDHI devrait prendre l'alternative chez lui en
Arles pour la Féria du Riz 2006, soit quelques jours après Rieumes, où il est
programmé.
·
PROCHAINE REUNION : Premier mercredi de Décembre, soit le
7/12/2005, impasse sur le mois de Janvier et le premier mercredi de Février
(01/02/2006) sera notre Assemblée Générale à la Salle Denis Paunéro de
Rieumes (Cinéma).
·
RECHERCHE 1 : Sur Rieumes ou alentours, nous recherchons une
grange ou remise fermée pour stocker nos matériels : tuyaux, semelles bois,
câbles, signalétiques, etc .
·
LES MULES EN ARLES : HISTORIQUE ! Et oui, tout arrive. C'est l'attelage de JEAN CLAUDE qui a tiré la Corrida GOYESQUE du Riz ! Qui aurait
pensé cela il y a quelques temps ? Leur bonne prestation entraînerait un contrat renouvelable. Voir article par ailleurs.
·
LE CLAN DES RETRAITES s'enrichit de Pierre LAFON. Très bonne
recrue ! Et le prochain… ?
·
LES AMIS DU C.T.R. : Cette nouvelle association a été créée pour
acquérir des biens si besoin, conserver notre éthique et veiller à l'esprit du
C.T.R. Michel BILLIERE en est le Président.
·
ADHESION 2006 : La cotisation de 26 uros est à envoyer avec vos
noms et adresses . Penser à nous amener vos amis, vos voisins… Faites leur
vivre ou découvrir l'aficion et notre Club.
·
RECHERCHE 2 : Des étudiants stagiaires pour nous accompagner
toute l'année sur notre événement en secrétariat, force de vente, comptabilité
et communication.
·
RECHERCHE 3 : Quelqu'un qui aimerait reconstituer l'histoire et le
parcours de notre aventure depuis 1998. Afin que la mémoire reste…
RECHERCHE 4 : Recherche appartement sur Boulogne-Billancourt
(06 88 83 27 26)
Réunion tous les
premiers “mercredi”
du mois
Hôtel du Midi
Place Centrale à Rieumes
- 21 h -
Rieumes : la fête....
Le J’GO
sort les cornes...
PREMIERS LUNDI DU MOIS
Après le 7 novembre ou André Viard et Guy Tanguy
ont animé une soirée avec les Bonnet, pére et fils, et
le novillero “El Santo”, qui montera en “piquée” en
2006, c’est le lundi 15 décembre que sera
programmée la deuxième avec comme invité Julien
Lescarret.
Un numéro spécial “Encastre Veragua” sera
proposé par André Viard à travers “Terres Taurines”.
Le 9 janvier c’est Stéphane Méca qui sera à l’honneur
pour un tour de table exceptionnel au J’GO de
Toulouse.
Deux adresses pour nos lecteurs :
Restaurant J’GO à Toulouse
place Victor Hugo
réservations : 05 61 23 02 03
et à Paris, 4, rue Drouot dans le 9ième
réservation : 01 40 22 09 09
appel aux internautes
- e-mail des 200 plus importantes entreprises de la
région
- e-mail des partenaires du Stade et du TFC
- e-mail des comités d’entreprise de la région
- e-mail des radios régionales
- e-mail des journeaux régionaux
Mules
d’Ariège
en Arles
La Camargue n'en peut plus de recevoir trop
d'eau. Les routes sont coupées, les terres
inondées. Les cumulus menacent ARLES
qui termine les préparatifs de la FERIA du
RIZ .
Pourtant cela n'entame pas le calme et la
bonne humeur du muletier, choisi pour
mener ses deux grandes oreillardes grises
"tirer les taureaux" dans les arènes
antiques.
En toute modestie, pour l'Arrastre du CTR et
d'Ariège, se produire à ARLES équivaut en
rugby à évoluer au Stade de FRANCE.
L'émotion, la pression est à fleur de peau,
l'équipe qui constitue le "train d'Arrastre"
piaffe avec ses bêtes.
Depuis vendredi matin, la "CHOUAN" et "LA
MARTIN" ont quitté leur pré ariégeois et
perçoivent l'évènementiel tant par le décor
que par l'environnement. Le camion entre
en Arles et descend le boulevard des LICES
précédé par un motard de la police
nationale, c'est une première motorisée, la
magie joue déjà....elles rejoignent, ensuite,
le Mas " LA CHASSAGNE " pour une écurie
ou modernité et tradition les imprègnent,
une nouvelle fois, d'une odeur de "première", certainement comme pour l'équipe
l'émotionnel doit être là.. Les hommes sont
hébergés au Mas. Dehors, ils perçoivent les
troupeaux de taureaux braves et les beuglements annoncent la tombée de la nuit les
imprégnant de sensations nouvelles et
exceptionnelles.. ils sont rentrés de plein
pied dans le mundillo,.
Alors que la corrida Goyesque relookée par
le maestro de la couture "Christian Lacroix"
impose aux hommes de se vêtir de
"lumière", un sourire est perçu sur leur
naseaux...le rêve passe...
Puis c'est la sortie sous les flashes et les
ronronnements des caméras. La piste
décorée "haute couture" est magnifique et
magique... elles ne failliront pas à leur
mission, 6 toros seront tirés avec allégria.
Le lendemain sous une luminosité
provençale chère à Vincent Van Gogh les
mules refusent d'avancer ; en l'absence du
Maestro, les ariégeoises avaient été inversées. Gag ou erreur, on ne saura jamais...et
professionnelles jusqu'au bout ont rejeté
l'aléatoire, le changement... pour cette première. Il n'était pas question d'improviser.
La Reine d'Arles vient visiter l'attelage puis
au son d'une banda l'ensemble d'un bel élan
monte les marches de l'amphithéâtre sous
l'étonnement et les applaudissements de la
foule ... l'engouement est à son comble, la
Monarque provençale se trouble de joie et
embrasse mules et hommes peu surpris et
déjà habitués aux honneurs...
La photo ci-dessus marque le passage en
Camargue ... mais tous sont conscients de
TOULOUSE
l'importance de cette invitation. Arles est un
des points majeurs du "taurin mondial" et s'y
produire est une reconnaissance certaine.
Le train d'Arrastre recueille les lauriers d'un
savoir faire certain, qui leur ouvre de plein
pied le circuit taurin français.
Arles et Ariège ont en commun les deux premières lettres de leur nom mais aujourd'hui
2 mules grises en sus...
Nicole Fournié, Jean-Claude Eychenne et rédaction
En direct du mundill o . . .
MEDHI SAVALLI
AMBASSADEUR DE LA LIGNE
"GANADERIA"
Apres " La Torera " et " Mano à Mano ", le
styliste Patrick Ferrier vient de lancer la
marque " Ganaderia ". Il souhaitait associer
cette nouvelle ligne de vêtements à la ville
d'Arles comme d'autre le sont avec Dax ou
Bayonne. Et à Arles la valeur montante
étant le jeune novillero Medhi Savalli, c'est
tout naturellement lui qui a été choisi et qui
a accepté d'en être l'ambassadeur. Un logo
à la tête de toro pour chemises, sweats et
cravates disponible dans les boutiques
Mano à Mano
-Mano à Mano : 8 Rue Fauchier 13100 Aix
en Provence tel : 04.42.93.50.77
-Mano à Mano 5 Rue de la Place du
Forum13200 Arles tel: 04.90.43.37.50
LA FSTF
RÉAGIT AUX
CAMPAGNES
D'AFFICHAGE
La Fédération des Sociétés Taurines de
France a envoyé une "lettre ouverte aux
afficheurs sans scrupule" aux agences
"Clear Cannel" et "Viacom" qui ont accepté
de diffuser des affiches insultantes cet été.
A l'inverse, l'agence "Avenir" a été félicitée
pour son refus . La FSTF a apposé sur les
panneaux un texte : ‘ici la tauromachie
c’est notre fierté”.
Et SUD RADIO , par sa part, qui a relancé
le magazine “aficion” le lundi soir à 19h 45
a osé bafouer et caricaturer notre culture
dans deux émissions matinales.
Fidéle a notre position aucun “pro-corrida”
n’a accepté ce débat.
SITE INTERNET
“WWW.MANIFESTARPERLOCCI-
TAN.COM”.
GANADERIAS
PROBABLES POUR CERET
DE TOROS 2006
LE
LANGUE BLEUE - QUI AFFECTE
SALAMANCA- A
ENGAGÉ LES MEMBRES DE L'A D A C DE
CERET, ORGANISATEUR DE LA FÉRIA "CERET
DE TOROS" A S'INTERESSER AUX GANADERIAS
FRANÇAISES.
-UN LOT DE NOVILLOS SERAIT RETENU CHEZ
HUBERT YONNET, À LA BELUGO, POUR LA
NOVILLADA DU DIMANCHE DE FÉRIA.
-UN LOT DE TOROS EST EN VUE CHEZ LES
FRÉRES TARDIEU, À MAS THIBERT ARLES,
POUR L'UNE DES DEUX CORRIDAS DE TOROS DE
LA FÉRIA 2006.
-UN SECOND LOT PROVIENDRAIT DE LA GANADERIA D'HERNANDEZ PLA.... OU DU CURE DE
VALVERDE.
PROBLÉME LA
MAINTENANT UNE PARTIE DE
TOROSFRANCE 13/10/2005 21:03
FINALE
FRANÇAISE
DES NOVILLADAS
"GRAINES
DE TOREROS"
ST GILLES DU GARD QU'AURA LIEU
CE DIMANCHE LA FINALE DES NOVILLADAS
SANS
PICADOR
"GRAINES
DE
TOREROS".
LE PASÉO EST FIXÉ À 15 H 30 DANS LES ARÉNES
DE ST GILLES.
SIX NOVILLOS-ERALES DES FRÉRES JALABERT
(ARLES) SERONT COMBATTUS PAR LES TROIS
ÉLÉVES DU CENTRE FRANCAIS DE TAUROMACHIE DE NIMES:
- ANTONI CABALLE
- PATRICK VILLEBRUN
- VINCENT CARDO (QUI REMPORTA DIMANCHE
DERNIER LE TROPHÉE NIMENO II DANS LES
ARÉNES DE BELLEGARDE)
ENTRÉE GRATUITE SUR INVITATION.
INFORMATION: JEAN LOUIS POUS
C'EST
MEDHI SAVALLI ENLÈVE
LE ZAPATO DE ORO
Il remporte aussi le prix de la meilleure
estocade (Trophée Antonio Leon) et le jury
d'Arnedo a décerné le prix du meilleur picador à Marc Allien actuant dans la cuadrilla
du novillero arlésien. Ce trophée il l'a
obtenu en coupant quatre oreilles a une
encastée novillada de Fuente Imbro, dont
deux à son premier, honoré d'une vuelta al
ruedo. José Maria Lazaro, l'un des grand
favori et Alejandro Morilla, n'ont pu que constater l'évidence, Medhi Savalli a enchanté
le public qui remplissait entièrement les
arènes et a triomphé sans l'ombre d'un
doute.
MEDHI SAVALLI 26 ANS APRÈS RICHARD
MILIAN
Au palmares du celebre Zapato de Oro
d'Arnedo.
1979 Richard Milian; 1980 El Yiyo 1981 L-M
Campano; 1982 Vicente Yestera; 1983
Emilio Oliva; 1984 Pedro Larra; 1985 Ch.
de Albacete; 1986 "Jerezano"; 1987 César
Perez; 1988 Enrique Ponce; 1989 Jesulin
de Ubrique; 1990 Finito de Cordoba; 1991
Paquirro; 1992 Ricardo Ortiz Jesus
Romero; 1993 Jésus Romero; 1994 Javier
Conde; 1995 J-I Uceda Leal; 1996 Morante
de la Puebla; 1997 Miguel Abellan; 1998
Diego Urduiales; 1999 Rafaël de Julia;
2000 Luis Vilches; 2001 César Jimenez;
2002 Salvador Véga; 2003 Eduardo Gallo;
2004 Alejandro Morilla; 2005 Mehdi Savalli
FOIRE
BÉLESTA
ARIÈGE...
DE
EN
Le CTR a tenu “stand” à la foire de Bélesta
en Ariège. Des contacts, notamment avec
les institutionnels locaux ainsi qu’avec
quelques decideurs départementaux confirment la nécessité de pratiquer “le terrain”
pour monter en charge dans le promotionnel. Une expérience à renouveller aux
entrées des stades ou évoluent le TFC, le
Stade Toulousain mais également sur
certains salons voire foire à vocations
diverses et variées. Aller au devant ...
RIEUMES :
ILS
LA FAMILLE...
:
SONT CONTENTS ET LE DISENT
UN BON CAHORS
-
DOMAINE DE PECHAUSSOU, CHARLES PECHAU
À MAUROUX
46700
UN BON ALSACE
-
STRUSS À OBERMORSCHWIHR
68420
UN SUPER CHAMPAGNE
-
LIEBART-MIGUEL A VANDIERES
51700
UN GAILLAC SYMPA
RENE
TEULIERES ,
À GAILLAC
DOMAINE
DE
LAUBAREL
81600
UN ROUSSILLON QUI A DU CORPS
- LES VIGNERONS DE CASSAGNES-BELESTA
66720 A CASSAGNES
ET...PER LA LENGA OCCITANA...
SENSIBLE AU PATRIMONIAL Y COMPRIS A TRAVERS
LA LANGUE DE “CHEZ NOUS”, LE CTR SIGNALE UN
À
TOROSFRANCE 30/09/2005 22:51
CTR INTER-INFOS ...PROPOSE
- Des conseils et des bonnes adresses
sur l’Espagne et le Portugal et dans
notre région . Mutualisons notre savoir et
nos expériences en construisant une
banque de données à destination et à disposition de nos adhérents....
- A Tolède : l’hôtel résidence “la almazara”,
un rapport qualité-prix inégalé sur ce
secteur. Testé plusieurs fois.
- vous organisez une soirée “gypsy” ?
Gérard Ferrer au numéro 06 19 89 25 29
pour deux heures de musique gitane de
top-niveau... vu aux Saintes-Maries...
MARIAGE “classe” avec crooner sympa:
c’est jacques Perretin au 04 42 73 61 61 et
06 85 32 46 14 (très slow)
- conseils en communications pour la
conception et le rédactionnel de vos
bulletins municipaux ou associatifs :
06 98 83 27 26 (pro et étudié)
- immobilier sur Paris :
un numéro 06 87 41 15 55
- hotel “routard” sympa et agréable à
Cordoba : hostal Maestre au 957 47 53 95
FENOUILLET : LA FÉRIA AURA
LIEU LES 29 ET 30 JUIN ,
1ER ET 2 JUILLET.
UN SITE TRES ACTIF :
TORERIA.NET
Las Morénas, nouveau club taurin
de Fenouillet organise une soirée
,en partenariat avec la mairie, le
vendredi 9 décembre 2005 à 20 h.
Richard Millian sera l’animateur,
Stéphane Méca et Guy Tanguy les
témoins de cette nouvelle entité.
Réservations : 06 68 09 63 48.
Retrouvez toute l’actualité taurine tous les
vendredi sur :
www.toreria.net
BAISSER DE RIDEAU
Dernier succès pour Eugenio de Mora, six
oreilles, pour son solo du 22 à Tolède.
Dernier coup de corne, le même jour à
Madrid, pour le novillero Raoul Cuadrado :
20 cm dans le triangle de Scarpa.
CLASSEMENTS
Avec 107 corridas, El Fandi est en tête du
classement final des toreros par nombre de
corridas, devant Rivera-Ordonez et El
Cordobès. Sébastien Castella est quatrième. Mais au classement selon les catégories d’arènes, El Juli est en tête avec 25
corridas dans des arènes de première catégorie, devant El Cid, 23, Castella et Ponce,
19. Chez les novilleros l’Arlèsien Medhi
Savelli i se classe septieme, mais la
Fédération Royale Taurine d’Espagne, qui
réunit des associations d’aficionados, lui a
décerné le prix du meilleur novilleros. En
2005, il s’est fait, entre l’Espagne et la
France, 2026 spectacle taurins, soit 28 de
plus qu’en 2004. Cependant le nombre de
corrida qui est de 888 a baissé de 25. En
hausse, le nombre de novilladas et surtout le
nombre de spectacles mixtes (un torero à
cheval, un matador, un novillero), avec 26
supplémentaires, pour favoriser la saison
des novilleros Cayetano et Julio Benitez.
EN BREF .....
La grande saison mexicaine commence bien
: Rafael Herrerias, gérant de la Monumental
de Mexico a déclaré que le matador mexicain Rafael Ortega était un “indien dégonflé”
et que Eloy Cavazos, matador-vedette au
Mexique était un “voleur et une merde”. A
Zacatecas, le 16 du mois dernier, Zotoloco
et Rafael Ortéga avaient prolongé leur mano
à mano de l’après-midi en en venant aux
mains le soir au restaurant.
RIEUMES ...INFOS VOLEES...
Fidélité : Ce sont les musiciens 2005 qui
animeront le patio 2006 : “les Z’ incontournables “ et “lou b’erettes”... et nouveautés :
après le Portugal et l’Espagne un Mexicain
serait au “paséo du 3 septembre 20063.
RIEUMES ...INSTANTS
VOLES...
CLIN D’OEIL
À JEAN-C
CLAUDE
Samedi 28 juin 2003, j’assiste, en compagnie de mon épouse, à une des premières
courses de la première Féria de Fenouillet.
Au cartel, Joselin de Ubrique, El Juli,
Sébastien Castella, les toros de Torrestrella
(triomphe Del Juli, 3 oreilles). A mes côtés,
un personnage au béret, discret pendant la
corrida (ce qui n’est pas le cas de la part de
mes voisins), mais cependant connaisseur
vu ses quelques remarques pertinentes. La
sortie des toreros nous permet d’échanger
quelques propos. Et là, surprise ! Il est originaire du Couserans, comme moi (je suis
né à Saint-Girons) il est membre du CTR.
Hors coîncidence, bien qu’habitant
Lourdes, je viens justement d’adhérer au
même club, par amitié et solidarité avec les
“4 mousquetaires” et leur équipe, pour service rendus à la cause tauromachique. Avant
la sortie du dernier toréro, Jean-Claude
(c’est de lui qu’il s’agit) a eu le temps de
m’expliquer sa passion pour la corrida...
mais aussi son amour pour les mules et
leur dressage à Cérizols.
Durant les semaines et les mois qui vont
suivre, trainant mes basques sur la planète
toro du Sud-Ouest, comme du Sud-Est, les
diverses rencontres avec Jean-Claude ou
son “mentor”, le chef de l’arrastre
d’Hagetmau, m’ont permis de suivre son
évolution (un temps contrarié par sa malencontreuse blessure) et c’est avec un réel
plaisir que je l’ai retrouvé à la tête de ses
troupes, à Rieumes tout d’abord, le 5 septembre 2004, mais surtout au cours de
cette temporarda 2005.
J’ai eu, en effet, la chance d’apprécier son
travail, celui de son équipe... et de ses
mules à Gimont, le 14 juin 2005, puis (malgré mes réticences à pénétrer dans cette
féria “show bizz”) à Fenouillet, le 24 juin
2005, où heureusement ce jour là son
équipage a égayé un peu cet après-midi
ennuyeuse, enfin et surtout (cerise sur le
gâteau), le 10 septembre à Arles, en tenue
goyesque s’il vous plait (difficille de les
reconnaitre, mais quelle classe) sur un sol
richement décoré par Christian Lacroix et
qu’ils ont même su préserver, presque,
jusqu’à la fin.
Châpeau, et encore toutes mes mes félicitations à l’arrastre de Rieumes.
Lourdes, Yves Bizet
ps : c’est après avoir été interpellé par
M.Clarous, à la terrasse d’un restaurant en
Arles, à l’issue de la novillada du 11 septembre 2005, pour faire une chronique
dans la Gazetilla que j’ai eu l’idée de rendre
cet homage à Jean-Claude et aux siens,
qui officiaient encore ce matin-là.
Week-end ... d’El Pilar... à Saragozza
o c t o b r e
2 0 0 5
... à quelques heures de Rieumes...
un univers à la fois proche et différent...
Je ne sais plus
qui a dit :
" les fous sont
nécessaires ".
Ils permettent à la société bien pensante, de se donner un air intelligent et
innovant sans se poser la question de
savoir qui a été le premier à semer une
graine de " toro " dans la petite ville de
Rieumes ? Sûrement pas elle ! Mais
une catégorie d'individus qui cachaient
dans leur cœur une passion dévorante.
Je sais qu'ils sont fous et qu'ils n'ont
peur de rien, car je le suis aussi. Et
c'est pour ça d'ailleurs qu'ils m'avaient
demander de " monter " ma petite
arène portative chez eux, faisant fi des
pressions de toutes sortes. Les "
pisse-vinaigre " tirèrent à boulets
rouges, mais qu'importe !
Il est bon dans ce monde de " valets "
qu'il existe aussi des " valientes " qui
vont au bout de leurs idées, de leur
passion, sans se préoccuper de la
gente conservatrice aux idées préconçues et figées.
Devant le succès grandissant et qui va
aller à " mas ", moi le petit camarguais,
je suis content pour eux, et je leur
souhaite les meilleures journées tauromachiques qui soient.
Francs ESPEJO
VICE-Président de l'Ecole Taurine d'Arles
Président du CTPR Lou 'Fourmigo de Gimeaux
Cinq heures sonnent au clocher et Rieumes
ne s'éveille pas encore; pourtant 15 personnes se rejoignent, près du café Mazard, puis
s'engouffrent, silencieusement, dans le bus.
Une heure de route plus tard,celui-ci récupére
les “Ariégeois” du CTR qui attendaient,sagement, au péage de l'autoroute. Sur l'écran télé
défilent les cassettes de toutes les novilladas
Rieumoises . José est aux commandes. Lors
d'une halte casse-croûte à Puente de
Montanana, notre organisateur, distribue le
programme des festivités ainsi qu'un foulard à
damiers rouge et noir, couleurs de la ville de
Zaragoza. Pierre, le bibliophile, nous abreuve
de littérature taurine sans oublier le remarquable ouvrage relatant les 100 ans du rugby
Rieumois. La lecture nous fait oublier la pluie.
Aux alentours de midi, nous arrivons à Zuera
et déposons nos valises à l'hôtel. Zaragoza
est distante de 30 kms... encore un peu de
bus. Puis promenade en ville. Au détour d'une
rue nous découvrons la plaza de toros,
superbe monument de style mudéjar de 3
étages dont la puerta mayor est surmontée
d'un blason frappé aux armoiries de l'Aragon.
Après une vuelta extérieure nous permettant
d'apprécier la beauté de l'architecture et des
sculptures nous rentrons dans une bodéga où
nous rejoignent les Rosich (présents ici depuis
mardi) pour gouter aux tapas y manzanilla.
Vers 14 heures,direction le restaurant "el
campo del toro" face aux arènes; dès le seuil
franchi, le décor et l'ambiance qui y règnent
nous mettent en "suerte".Le soleil se met de la
partie. La plaza de toros connue sous le nom
de "el coso de Pignatelli" ou "la Misericordia"
est l'une des plus anciennes d’Espagne avec
plus de 200 ans d'existence. Elle est dotée
d'un toit (1998) de bache circulaire amovible
glissant sur des filins d'acier. Puis vint les
“toros” . Ces derniers héritiers de José
Cebada Gago , de Cadiz , hierro rouge et vert
, ont mis de l'alégria,notamment le 5è (vuelta al
ruedo) et le 6è. Pepin LIria a appliqué le minimum syndical, Jésus Millan fut dépassé, quant
à Luis Miguel Encabo il nous a gratifié d'une
très belle faena face à l'excellent n°5
"Aseadillo", un negro bragado de 545kg,
faisant tomber 2 appendices. La corida terminée nous avons eu l'autorisation de visiter
les "coulisses" avec sa petite chapelle sobre
et la salle d'équarrissage où deux grosses
matrones débitent les toros. Suit un grand
bain de foule dans le centre ville. Une foule
incroyable . Nous baignons en pleines fêtes
d'El Pilar, fête religieuse durant une semaine.
Tous les jours se déroule une allégence ou
une procession dédiée à la vierge d'El Pilar
dont la basilique fut érigée à l'endroit ou
apparut la vierge à l'apôtre Jacques
(Compostelle puis surtout la Reconquête...).
Le mercredi de la semaine sainte , particuliers,
villages et entreprises offrent à la vierge des
bouquets , des corbeilles et des compositions
rouges et blanches qui fleurissent la place sur
une surface de 200m2 et une hauteur de 10
mètres en cascade. Retour vers l'hôtel à
22h30 pour le diner et chacun rejoint sa chambre. Dimanche 16, debout à 8h, petit déjeuner,
puis retour vers Zaragoza pour une visite de la
Aljaferia, palais construit pour les rois musulmans (Taifa) au XI siécle.
Une partie de cet édifice, piéce maitresse de
l'art hispano musulman, abrite aujourd'hui le
siége des Cortes d'Aragon. Retour vers le
centre ville ou les enfants sont les rois de la
fête ce dimanche. Défilé de grosses têtes,
podiums avec musiques traditionnelles sur
chaque place, ambiance bon enfant. La ferveur religieuse constatée dans la basilique
m'a beaucoup touché. Construite dans la
basilique, une chapelle est dédiée à la vierge
d'El Pilar ou les nouveaux nés de l'année, coiffés du foulard noir et rouge, sont amenés pour
être bénis. Aprés un copieux petit déjeuner
pris au restaurant Los Aisas de Zuera, nous
avons repris la route vers 16h30 pour arriver à
Rieumes à 22h30. Encore merci à José et
Maryse Navarro ainsi qu'à Pierre Stephan
pour cette parfaite organisation.
Rédactionl sur des textes de José Navarro
et Jean-Jacques Joaniquet
Les
deux
textes
(Alvaro
Domecq
et
Trémendisme) sont de l’excellent journaliste
Jacques Durand et parus sur le journal
Libération. En phase avec l’actualité, l’histoire,
la passion alliée à la connaissance ils ont été
sélectionnés pour animer cette édition. Citer le
média et l’auteur est important et est une
reconnaissance pour leur action continue en
faveur de la tauromachie. Suerte.
Alvaro Domecq,
une vie bien remplie
La mort de cet illustre éleveur,
âgé de 88 ans, a endeuillé
le monde taurin, début octobre.
par Jacques DURAND de Libération
Dans son bureau, sous la tête empaillée du toro Lancero, fameux
étalon, Alvaro Domecq pouvait jouer aux dominos avec ses employés,
mais à sa table on était servi par le personnel en tenue et en gants
blancs. Il portait l'habit traditionnel du campo andalou ou pratiquait un
chic anglais : veste en tweed, casquette idem à carreaux rouille et olive,
courtoisie un peu froide, élocution rare et sourde. Alvaro Domecq,
décédé au début du mois à 88 ans dans son biotope, la propriété de Los
Alburejos à Jerez de La Frontera, a été le témoin privilégié de la tauromachie du XXe siècle. Il a connu Belmonte, les Bienvenida, Rafael El
Gallo, Ordóñez, il était le témoin de mariage de Rafael de Paula, et tous
les grands toreros, jusqu'à El Juli, lui donnait du Don Alvaro. Il fut l'ami
de Manolete, a assisté à sa mort à Linares, sera son exécuteur testamentaire. C'est lui qui aurait interdit à Lupe Sino, fiancée du torero,
d'entrer dans la chambre où il agonisait. Ce qu'il a toujours démenti.
Don Alvaro, lointain descendant de Domecq-Lembeye du Béarn
français venu en Andalousie à cause du phylloxera, était comme le
«padrino» de cette basse Andalousie latifundiaire, pour qui un néologisme a dû être inventé : l'Andalousie «domecquianisée». A savoir,
l'Andalousie des bois d'euyes, des lentisques, des chênes, des chevaux
qui dansent, des toros qui attaquent, du vino Fino. Accessoirement de
la banque et de la politique. Alvaro Domecq a été président de la
Diputación (le département) de Cadix, et maire de Jerez, nommé par
Franco dans les années 50. Au milieu des années 80, à la féria de
Jerez, on pouvait voir un grand portrait du dictateur à l'entrée de sa
caseta en dur, le long de l'avenue Alvaro-Domecq. Il avait fait des
études chez les jésuites à Bordeaux. Il était aussi membre surnuméraire de l'Opus Dei après avoir rencontré Escriva de Balaguer,
fondateur de l'ordre à Pampelune. Balaguer lui avait fait le signe de la
croix sur le front et, sachant qu'il avait des toros bravos, lui avait conseillé «de suivre ce chemin et de faire du mieux possible.»
Il conseillait de tout faire lentement
Alvaro Domecq, un moment directeur du holding viticole familial
Domecq, élevait des toros pour, disait-il, «l'amour de Dieu». Un fameux
éleveur. En 1954, il avait fondé sa ganadería de Valcargado, rebaptisée
Torrestrella, pour en faire une véritable race. Elle était au croisement de
«sangs» prestigieux : Carlos Nuñez, Jandilla, Duc de Veragua, dont son
père, Juan Pedro Domecq y Nuñez de Villavicencia, avait acheté l'élevage en 1930. Mais Alvaro avait préféré créer le sien propre, dans
lequel subsiste 3 % de sang Veragua. Sous la luminosité de Medina
Sidonia, il produisait des toros selon sa philosophie de l'art taurin et en
accord avec son parler, qui était lent. La lenteur était la clé de son
monde. Il conseillait de tout faire lentement. Boire du vin, dresser des
chevaux, élever des toros bravos, les toréer. Ses toros, ils les voulaient
racés, nobles, et d'une bravoure sans brusquerie pour favoriser l'art des
toreros.
Il a laissé son évangile et son expérience dans un ouvrage de référence
(1). Il y écrit que la bravoure du toro est une «qualité volatile», «une
poudrière de colère concentrée», dont il analyse toutes les subtiles
composantes : la force, la combativité, la mobilité, la promptitude, la
race, la caste, l'agressivité, l'assiduité, la mesure, le galop, le charger
droit, l'impassibilité, l'endurance, l'ardeur croissante. En résumé, «un
élan vers l'avant, tragique, insatiable, qui ne finit qu'avec la mort».
L'observation du toro aura été la grande curiosité de sa vie. Du sifflement au grognement, au beuglement et au brame du rut, il savait
déchiffrer son langage et évoquer son «émotivité». Il racontait qu'un des
vachers de son père avait, le 17 juillet 1936, entendu les toros émettre
un bizarre sifflement et que personne ne pouvait lui enlever de la tête
qu'ils annonçaient la Guerre civile espagnole, qui éclata le lendemain.
Paquirri, torero athlétique et puissant, aura, dans les années 70, été le
meilleur interprète des toros de Torrestrella. Sa faena du 24 mai 1979,
avec le violent, véloce, encasté Buenasuerte, à qui il coupera les deux
oreilles, fait partie des faenas les plus importantes du siècle.
Buenasuerte fera une vuelta posthume. Paquirri dira que de tous les
toros combattus par lui jusque-là, Buenasuerte a été celui qui lui a le
plus imposé le respect, qu'il avait l'impression qu'il lui parlait et qu'il
l'avait fait se sentir torero de la tête aux pieds. Mais avec quel profit ! En
1979, grâce aux Torrestrellas, Paquirri avait coupé trois oreilles et une
queue là où ça compte : Madrid, Séville, Bilbao, Jerez.
Pour obtenir sur le long terme (des dizaines d'années) un haut niveau
de bravoure, Alvaro Domecq opérait sur son troupeau, et via les tientas
de vaches, une sélection rigoureuse. Il donnait comme exemple la
poule Leghor, passée de 150 à 350 oeufs, grâce à la sélection. Il pouvait, sur un an, envoyer cent vaches à l'abattoir, pour garder «la fleur»
de sa race. Ses critères sélectifs : bravoure, classe, présence, allégresse, faculté de dépassement, mobilité, caste et «la volupté avec
laquelle la vache brava s'engage dans la muleta». Dans cette corporation très conservatrice des ganaderos, il sera aussi un pionnier en appliquant dans son élevage des méthodes scientifiques de pointe : création
d'une banque d'embryons congelés, insémination artificielle. Il avait
appris à ses vachers à la réaliser et savait, grâce à un appareil, quand
exactement ses vaches (plusieurs centaines pour vingt-sept étalons)
pouvaient être inséminées.
Une vie marquée par des tragédies familiales
Cet homme, qui parlait peu, était écouté de tous. Il restera aussi dans
l'histoire de la tauromachie pour avoir été, dans les années 40, le
célèbre torero à cheval, fondateur de l'Ecole royale andalouse d'art
équestre. Il toréait gratuitement au profit d'oeuvres de bienfaisance et a
révolutionné l'art du rejoneo, en adaptant le style de l'école portugaise,
celui du fameux Nuncio, à la forme andalouse de combattre à cheval.
Contrairement à son prédécesseur Cañero, qui utilisait la vitesse, lui a
été le premier, en Espagne, à laisser le toro charger d'abord tout en lui
présentant sa monture de face. Certains de ses chevaux, comme
Cartucho, Presumido qu'il donnera à Belmonte, ou encore Opus 72,
sont restés dans les mémoires. Le très catholique Alvaro Domecq évoquait peu sa vie privée, marquée par de terribles tragédies familiales.
Sur ses dix-neuf enfants, il lui en était resté deux. Dix-sept étaient
décédés en bas âge, dont l'un en tombant de cheval. En mars 1991, il
avait perdu quatre de ses petites-filles dans un accident de voiture. En
1965, une autre disparition avait lézardé le coeur du «Cabellero» : celle
de sa jument anglo-hispano-arabe, la légendaire Esplendida, morte à
27 ans. Esplendida, qui pratiquait le pas espagnol à la tête des toros, et
a donné naissance à de fameux chevaux-toreros, comme Triunfo, est
statufiée à Los Albujeros. Dans le patio qui porte son nom, un azulejo
rappelle le lien affectif qui unissait ces deux-là. Quelqu'un, à la mort de
la jument, avait glissé entre ses mâchoires un mouchoir marqué aux initiales de son maître : A.D. Une séquence du film Yo he visto la muerte
de José Maria Forqué, la met en scène. Tard dans sa vie, Alvaro
Domecq aimait chantonner ces paroles d'un fandango, entendues dans
sa jeunesse :
«La démarche de mon cheval,/même un peintre subtil ne pourrait la
peindre./Mais moi, je l'observe/Quand l'eau la reflète/dans les flaques
du chemin.»
(1) Alvaro Domecq y Diez Toro Bravo, Presses du Languedoc, 1993.
Le tremendisme
dans tous ses excès
Cette façon très décriée
de jouer sur l'angoisse
et la peur est vieille
comme la corrida.
par Jacques DURAND
du journal LIBERARATION
Sébastien Castella, Matías Tejela, César
Jiménez, Miguel Angel Perera : les jeunes
toreros de la nouvelle vague ont remis la
passe du pendule à l'heure et au goût du jour.
Elle se donne en tout début de faena. Le torero
est au centre. Il a sa muleta devant lui, dans la
main droite. Il appelle le toro qui est à vingt,
trente mètres. Le toro fonce. Au dernier
moment, le torero tend sa muleta dans son
dos et dévie in extremis sa ruée.
L'exactitude du balancier est la politesse du
pendule. Cette passe risquée, certainement
d'origine mexicaine, était pratiquée dans les
années quarante par Arruza, puis Lomelín, et
récemment par Alejandro Silveti. Elle est plus
périlleuse à faire devant les toros mexicains,
qui attaquent plus lentement. Silveti précisait
que le pendule était plus compliqué à exécuter,
mais moins spectaculaire quand le toro était
proche. Tremendisme. Mais la systématisation
du pendule lui fait perdre son impact émotionnel. Le public réagit moins à ce moment de
dangereuse théâtralité avec quoi les jeunes
toreros postmodernes introduisent leur travail.
A trop faire le pendule, on finit par perdre son
temps et le tremendisme s'use lorsqu'on s'en
sert.
Ostentation. Le tremendisme, un courant
esthétique né en Espagne au XXe siècle est,
selon le Diccionario enciclopédico, une «tendance artistique caractérisée par une ostentation accusée envers les valeurs esthétiques
formelles, et y compris morales, les plus communément admises». La tauromachie a gardé
le mot ostentation. Le torero tremendiste fait
étalage de son courage dans des figures spectaculaires, à défaut d'être vraiment profondes.
Il accroche le public par l'angoisse ou la peur.
Ses adversaires accusent le tremendiste de
toréer moins le toro que le pathos d'un public
candide. Illustres, les adversaires : Bergamín,
le critique Díaz-Cañabate, et même Michel
Leiris. Bergamín, dans l'Art du birlibirloque :
«Le pire truc du torero est la témérité. Le
torero truculent et fanfaron est un imposteur...
L'excès de courage est la preuve la plus évidente de sa peur.» Díaz-Cañabate remarquait
de son côté qu'en général, dans le
tremendisme, le toro n'était guère tremendo, à
savoir terrible et énorme. Leiris dénonçait l'imposture du tremendisme dans le poème
Fausse Vaillance : «Novillero sans recours qui joue la carte grossièrement coloriée du suicide - et cite les deux genoux dans le sable...»
Belmonte le disait autrement : «Quelqu'un
s'agenouille toujours quand sa guitare l'empêche de bien jouer.» Il était bien placé pour le
savoir. Un jour, à Séville, débordé par son toro,
il se mettra à genou devant lui en l'insultant :
«Tue-moi salaud, tue-moi !» Exhiber ses
couilles métaphoriques devant les toros est
illusoire. Belmonte en signalera la chimère au
novillero Espartaco, le père de l'actuel. Il le
surnommait El Remendao, «le reprisé», parce
qu'il finissait ses courses l'habit en lambeaux.
- Remendao !
- Oui Maestro.
- Va au burladero, cache-toi derrière,
accroupis-toi, et regarde le toro.
- Mais pourquoi m'accroupir, Maestro ?
- Pour que tu vérifies que ses couilles sont plus
grosses que les tiennes.
Le tremendisme taurin est bien antérieur au
mouvement esthétique du XXe siècle. Les historiens de la corrida pointent Paquiro comme
le premier torero à s'être mis à genoux devant
un toro, à Cadix, le 29 juin 1846. Pour d'autres,
le tremendisme a vu le jour à Grenade, en
1868, lorsque Frascuelo, qui toréait avec son
grand rival Lagartijo, s'allongera par terre
devant un toro de Saltillo. Il se fera d'ailleurs
engueuler par le président. Le mouvement fera
tache d'huile. Un jour, à Valencia, à la fin du
XIXe, Algabeño, pour enfoncer Villita, se met à
genoux, le dos au toro. Villita réplique en se
plantant à genoux face au toro. Commentaire
à haute voix de Algabeño : «Tu as plus de
couilles que Fabrilo». Fabrilo, troisième torero
de la course, étend sa cape sur le sable
devant le toro, et s'y allonge.
Jusqu'où peut aller le tremendisme ? Jusqu'à
la recherche du coup de corne. Galán pratiquait ce suicide dans les années 70. Il jetait sa
muleta et pour tuer, se précipitait sur le frontal
des Miuras à Séville et Pampelune. Il coupait
des oreilles au prix de cornades ou de fortes
commotions cérébrales. En 1936, au cri de
«Vive l'Espagne», La Serna se laissera volontairement encorner à Madrid parce que le public applaudissait le torero mexicain Armillita, en
civil dans les gradins. Par rage, Lorenzo Garza
se laissera massacrer un jour par un toro
parce que le public mexicain n'avait d'yeux que
pour Balderas. Il sera emporté à l'infirmerie
alors qu'il insulte son rival.
Camelote pathétique. Le tremendisme fait le
désespoir des aficionados exigeants, qui se
méfient de sa camelote pathétique. Mais la
corrida, spectacle ambivalent, mixe une
minorité d'aficionados, qui ont un point de vue
critique, avec un plus large public amateur d'émotions plus fortes que fines. L'énorme l'emporte sur la norme. Dans les années 20, les
affiches annonçaient que le torero de Bilbao,
Alejandro Sáez, dit «Ale» (ouf) «fera dimanche
à Madrid son fameux molinete à genoux».
«Ale» se faisait régulièrement écharper par les
toros. Au point qu'en 1929 une agence américaine annonce sa mort à Ocotlan, au Mexique.
On célèbre même ses funérailles à Bilbao où,
frais comme un gardon, il réapparaît l'année
suivante. Comme l'Espagne franquiste s'ennuyait, le tremendisme a connu une sorte
d'âge d'or dans les années 50 et 60 avec Litri
et Chamaco. Litri appelait les toros de quarante mètres et dépliait sa muleta au dernier
moment en fixant les gradins avec sa figure
triste de mercredi des Cendres. Chamaco a
rendu folle Barcelone avec des passes
exubérantes de dos, bras en l'air, à genoux.
Devant la prolifération de la tauromachie de
dos, de passes en regardant le public, de
passes du mépris, de passes circulaires et
profilées, le délicat Manolo Vázquez sortira de
sa retraite en 1964 en déclarant : «Le toreo est
de profil et moi, je viens pour le mettre de
face.» Il toréait de face par naturelles comme
son ami Antonio Ordoñez, qu'on n'a jamais vu
toréer de dos.
Le tremendisme est une forme d'expression. Il
peut être l'effet du désespoir, il peut masquer
un manque de technique, il peut être le reflet
d'un tempérament ou de la démagogie. C'est
un courant. Il a ses nuances : le tremendisme
d'El Cordobés était farceur et solaire. Celui de
Miguelín, au bord de la crise de nerfs. Celui de
Chicuelo II, cataclysmique, celui de Pedres,
lugubre. Mais Pedres en sortira pour devenir
un torero du grand goût classique. Le
tremendisme du Mexicain El Pana, né en
1952, est loufoque. Il dit : «Je veux être un
torero à l'ancienne, mais moderne.» Sa devise
: «Ne jamais passer inaperçu.» Son origine est
assez «tremenda» : un père policier assassiné
à coups de revolver, une mère veuve avec huit
enfants, et lui faisant mille métiers, de fossoyeur à boulanger, avant d'atterrir dans les
toros, où il ressuscitera la passe dite «impossible», créée par son compatriote Antonio
Campos et impossible à décrire.
Le Mexique est naturellement un grand foyer
de tremendisme. Valente Arellano, alias «l'express de Torreón», idole du pays en 1980,
fondu de montres et de motos, partait du
principe que «tout ce qui se fait avec la muleta peut se faire à la cape et réciproquement».
Il est l'inventeur de la passe du «ojala», du
«plaise à Dieu», sous-entendu «plaise à Dieu
que ça se passe bien». Valente Arellano, qui
recevait coup de corne sur coup de corne,
prendra l'alternative le 4 juin 1984. Il se tuera
sur sa Harley Davidson deux mois plus tard.
Tremendo.

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