Enquête Conditions de Vie des Etudiants de Lille 3

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Transcription

Enquête Conditions de Vie des Etudiants de Lille 3
O
F
I
V
E
Observatoire des
Formations, de l ’
Insertion et de la
Vie
Etudiante
Enquête
Conditions de Vie des Etudiants
de Lille 3
Le logement et les transports
Réalisation : Jean-Philippe QUAGLIO
Sous la direction de :
Stéphane BERTOLINO
Avril 2006
Sommaire
Avant-propos……………………………………………………………..……………………………….………………………………………….2
Introduction……………………………………………………………………………………………….……………………………………………4
1. Le logement étudiant………….………………………………………………………………………………..………..……………..5
1.1. La décohabitation…………………………………………………………………………….………………………………….…5
1.1.1. En fonction de l’âge…………………………………………………………………………….…….…….5
1.1.2. En fonction du niveau d’études.…………………………………………………..…………..……6
1.1.3. En fonction de la PCS parentale……………………………………….…………….……………….6
1.1.4. En fonction du revenu parental…………………………………………………..…….…………..6
1.1.5. En fonction de l’éloignement géographique……………………………………….……….….7
1.2. Taille des logements………………………………………………………………………..……………………………..…….7
1.3. L’équipement des logements…………………………………………………………………………….…………………..8
1.4. Le montant du loyer………………………………………………………………………………………………………...…..9
1.5. L’aide au logement………………………………….……………………………………………………………….…………..9
1.6. L’accès au logement……………………………………………………………………………………………………….……10
1.7. Les changements de logement………………………………………………………………………………….….……..11
1.8. Les résidences universitaires………………………………………………………………………………….…….….…12
1.9. Le retour chez les parents…………………………………………………………………………………….…….………13
1.10. Le jugement sur le logement actuel…………………………………………………………………………………...14
2. Les transports liés aux études………..…………………………….……………………………………………………….……..15
2.1. Les moyens de locomotion……………………………………………………………………………………………….…….15
2.2. Le temps de transport……………………………..……………………………………………….…………………….…….16
2.3. Les dépenses de transport………………………………..……………………………………………….………………….17
Conclusion………………………………………………………………………………………………………………………………….…………18
Enquête CVE - OFIVE
1
Avant-propos
Le groupe de travail et les collaborations
L’enquête a été pilotée par l’Observatoire des Formations de l’Insertion et de la Vie Etudiante
(OFIVE) qui s’est s’appuyé sur un groupe de travail constitué (sur la base du volontariat) des
principaux acteurs intéressés par les problématiques liées aux conditions de vie des étudiants ;
lesquels ont apporté une aide précieuse à la concrétisation du projet, qu’ils en soient tous ici
remerciés.
Le groupe de travail
L’équipe de l’observatoire
-
-
BERTOLINO Stéphane (Responsable)
QUAGLIO Jean-Philippe (Chargé d’études)
PERU Estelle (Chargée d’études)
Les personnes associées
-
CHADOURNE Jean-Paul (Directeur du Service Commun de la Documentation)
CHIMOT Jeanine (Directrice du CROUS site du Pont de Bois)
COULIER Dorothée (Assistante sociale du CROUS)
DEMAY Laurence (Chargée de communication Lille 3)
DECHARNE Marie-Noëlle (Observatoire Régional des Etudes Supérieures)
DERVAUX Yvette (Centre Universitaire de Prévention de la Santé)
DESNOULEZ Monique (Assistante sociale du CUPS)
DUCOURANT Didier (Responsable des restaurants universitaires CROUS site du Pont de Bois)
GOTTE-MOKEDDEM Laurence (Service Universitaire d’Accueil d’Insertion et d’Orientation)
LELEU Sophie (Assistante sociale du CROUS)
LEWERS Catherine (Assistante sociale du CUPS)
MATHYS Michèle (Conseillère municipale à la Mairie de Villeneuve d’Ascq)
MENU Brigitte (Responsable du Bureau de la Vie Etudiante/DAEVU)
MOODY Eléanor (Vice-Présidente Etudiants)
ROUSSELET Anne-Victoire (Elue étudiante CEVU)
SAQUER-SABIN Françoise (Chargée de mission « Politique étudiante »)
TRUFFERT Françoise (Adjointe au Directeur du SCD)
VERFAILLIE Mickaël (Elu étudiant CEVU)
Collaborations
-
POLLET Delphine (Assistante chargée d’études OFIVE) : Extraction enquête postale, redressement des
fichiers
OSINSKI Arnaud (Graphiste Lille3) : Création graphique (questionnaire, affiche)
CARON Denis (Imprimerie de Lille 3)
FRANCK Christiane (CRI/USTL) : Saisie des questionnaires et élaboration des fichiers
L’équipe d’étudiants vacataires (Passation des questionnaires, codage) : AZARZAR Souad, ABESSOLO
Vénusia, CARDINAL Charline, FACHE Elodie, GOTHIERE Anaëlle
Remerciements
Pour leurs précieux conseils méthodologiques
-
-
VOURCH Ronan (Chargé d’études à l’Observatoire National de la Vie Etudiante)
BENOIT Sylvain (Responsable de l’Observatoire des parcours étudiants de l’Université de Limoges)
Pour leur aide à la passation et à la collecte des questionnaires
-
Les Directeurs et Responsables administratives d’UFR, les secrétariats pédagogiques d’UFR, les
Enseignants et les services où pouvaient être déposés les questionnaires remplis.
Enquête CVE - OFIVE
2
La méthodologie
Le questionnaire
Nous nous sommes fortement inspirés du questionnaire de l’OVE et de celui de Limoges pour
élaborer notre propre outil de collecte des données. Notre principal souci a été d’adapter le
questionnement à nos problématiques locales tout en essayant de conserver certaines questions
permettant d’établir des comparaisons avec les résultats nationaux.
Le choix du groupe de travail a été de conserver la quasi totalité des thèmes abordés dans
l’enquête nationale. Ce choix ambitieux mais néanmoins légitime nous a conduit à construire un
questionnaire de 18 pages, comprenant 133 questions et une demi-page de libre expression.
Le champ de l’enquête
Compte tenu de la spécificité de certains publics étudiants, nous avons exclu du champ de
l’enquête les doctorants, les étudiants qui suivaient les cours exclusivement à distance, les
étudiants de la formation continue (adultes en reprise d’études) et tous ceux âgés de plus de 35
ans. La population mère ainsi constituée représentait au final 16 000 individus sur les 21 621 inscrits
à Lille 3 en 2004/2005.
La collecte des questionnaires
Il était évident du fait de nos moyens humains et financiers que nous ne pouvions interroger à
l’exhaustif cette population de référence. C’est pourquoi, nous avons opté pour une méthode de
collecte des données en deux phases permettant d’alléger l’opération en limitant les biais. La
campagne de passation et de collecte des questionnaires s’est déroulée durant la période allant du
15 mars 2005 à fin avril 2005.
Une enquête postale a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population mère. Cet
échantillon a été élaboré par une méthode de tirage par strates. Les strates ayant été construites
en prenant comme variables de référence : le sexe, l’âge, le niveau d’études, la PCS d’origine, le
fait d’appartenir ou non à une UFR délocalisée et si la formation suivie est professionalisante ou
non.
2 000 questionnaires ont été ainsi administrés (sans relance). En retour, 600 étudiants ont répondu,
soit un taux de réponse de 30%.
Dans le même temps, 8 000 questionnaires ont été distribués sur les lieux d’études selon un
planning permettant de toucher le plus grand nombre des formations dispensées à Lille 3. 1510
questionnaires ont été ainsi collectés. Soit 19% du volume de questionnaires mis à disposition sur
sites.
Au total, 2110 questionnaires ont été collectés sur les 10 000 distribués soit un taux de réponse
de 21%.
Le redressement du fichier d’analyse
Un premier redressement a été effectué sur l’échantillon représentatif (enquête postale) afin
d’obtenir une population « témoin ». Cette population ainsi redressée a servi de base pour corriger
les biais produits par l’enquête sur site qui n’a concerné que les étudiants encore présents à
l’université au deuxième semestre. Les variables présentant un biais important sur lesquelles a été
effectué ce redressement étaient le niveau d’études, l’âge et la présence ou non aux examens du
premier semestre. Enfin, les deux fichiers fusionnés (enquête postale + enquête site : 2110) ont été
pondérés par rapport à la population mère (16 000) sur les variables sexe, âge et niveau d’études.
Le fichier d’analyse ainsi corrigé porte sur 2031 individus.
Enquête CVE - OFIVE
3
Introduction
Pour beaucoup d’étudiants, la question du logement est au centre de leurs préoccupations,
notamment pour ceux qui ont cessé d’habiter uniquement chez leurs parents, ceux que l’on
nommera, tout au long de cette étude, les décohabitants.
Qui sont ces étudiants qui ne vivent plus exclusivement au domicile parental ? C’est la question à
laquelle nous répondrons dans un premier temps.
Ensuite nous nous intéresserons aux caractéristiques des logements en terme de taille, de loyer et
d’équipement, aux aides perçues, aux modalités d’accès au logement, au phénomène du retour
chez les parents (quand il a lieu).
Nous verrons également quelles sont les appréciations portées par les étudiants sur les résidences
universitaires et le jugement sur leur logement actuel.
Le problème du transport dans et autour d’une grande agglomération comme l’est la métropole
lilloise touche autant les étudiants que la population active. Les moyens de transport, le temps de
trajet du domicile au lieu d’études et le budget consacré à ce secteur de dépenses seront abordés
dans la seconde partie de ce document.
A chaque fois que possible les variables qui pèsent le plus sur les différents aspects du logement ou
des transports liés aux études seront mises en évidence (âge, niveau d’études, PCS et revenus
parentaux, situation géographique).
Enquête CVE - OFIVE
4
1. Le logement étudiant
1.1. La décohabitation
Près de 60% des étudiants sont décohabitants (ne vivent plus exclusivement chez les parents), au
niveau national* cette part atteint 62%.
Le logement étudiant
propriétaire
1,2%
en location
ou
colocation
33,6%
chez les
parents = cohabitants
40,8%
chez une
tierce
personne
5,5%
en résidence
universitaire
18,9%
57% des étudiants décohabitants sont en location ou colocation, 32% vivent en résidence collective
(CROUS ou privée), 9% habitent chez une tierce personne (famille, ami) ou dans un logement
appartenant aux parents et 2% sont propriétaires de leur habitation.
Le CROUS loge 13% des étudiants de Lille 3, c’est le double de la moyenne nationale* (6,6%).
1.1.1. En fonction de l’âge
décohabitation selon l'âge
100%
88,7%
90%
80,8%
76,7%
80%
74,0%
66,9%
70%
59,5%
60%
50%
53,2%
55,1%
48,6%
40%
- de 20
20
21
22
23
24
25
26 - 27
28 et +
La décohabitation augmente avec l’âge, 49% des moins de 20 ans n’habitent plus chez leurs parents,
ils sont 89% dans ce cas pour les plus de 27 ans. Ces chiffres sont comparables avec les données
nationales*.
*source : enquête nationale « conditions de vie » de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
5
1.1.2. En fonction du niveau d’études
décohabitation selon le niveau d'études
85%
80%
73,7%
71,7%
75%
70%
65,8%
65%
57,8%
60%
55%
Plus on monte dans les
niveaux d’études, plus le
pourcentage
de
décohabitants augmente.
Ainsi 51% des étudiants
inscrits à un diplôme de
niveau bac+1 n’habitent
plus chez leurs parents
contre 74% de ceux à
bac+5.
50,5%
50%
45%
40%
BAC + 1
BAC + 2
BAC + 3
BAC + 4
BAC + 5
1.1.3. En fonction de la PCS parentale
Les enfants d’employés ou
d’ouvriers ont des taux de
décohabitation nettement
inférieurs à la moyenne
(respectivement 54% et
48% contre 60%).
décohabitation selon la PCS parentale
81,5%
68,0%
69,1%
72,1%
56,5%
53,6%
employé
ouvrier
prof.
intermédiaire
artisan,
comm et CE
prof. libérale
et cadre sup.
professeur et
prof.
scientifique
48,2%
agriculteur
85%
80%
75%
70%
65%
60%
55%
50%
45%
40%
1.1.4. En fonction du revenu parental
décohabitation en fonction du revenu parental mensuel
85%
80%
75%
70%
64,3%
65%
60%
57,9%
58,9%
de 1000 à 1999€
de 2000 à 2999€
55,2%
55%
50%
45%
40%
moins de 1000€
Enquête CVE - OFIVE
6
plus de 3000€
Plus le revenu parental est
élevé, plus la part de
décohabitants
est
importante, elle passe de
55% à 64% entre les
catégories extrêmes.
type de logement des décohabitants (en %) en fonction du
revenu parental mensuel
100%
80%
44,0
60%
68,7
69,1
71,0
71,6
79,5
31,3
30,9
29,0
28,4
20,5
40%
56,0
20%
logement
individuel
résidence
collective
0%
moins
de
1000€
de 1000 de 2000 de 3000 de 4000 5000€ et
à 1999€ à 2999€ à 3999€ à 4999€
plus
Dans un second temps, le
revenu parental joue un rôle
important sur le type de
logement des décohabitants.
En effet, les étudiants dont
les revenus parentaux sont
inférieurs à 1000 € par mois
sont en proportion presque
trois fois plus nombreux à
vivre en résidence collective
(résidence
universitaire
publique ou privée) que ceux
dont les parents gagnent plus
de 5000 €.
1.1.5. En fonction de l’éloignement géographique
décohabitation selon la distance entre le domicile parental
et le lieu d'études
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
95,3%
98,4%
100 à 300 km
> 300 km
62,1%
16,1%
< 30 km
30 à 100 km
L’éloignement géographique
du domicile parental par
rapport au lieu d’études est
une raison très importante de
décohabitation. En effet, la
grande majorité des étudiants
dont le domicile parental est
à plus de 30 km du lieu
d’études sont en situation de
décohabitation.
NB : 5% des étudiants pour lesquels la distance domicile parental/lieu d’études est de 100 à 300km,
et 2% de ceux pour lesquels elle est de plus de 300km, habitent chez leurs parents au moment de
l’enquête. Ils sont en fait pratiquement tous en stage dans un lieu proche du domicile parental,
c’est ce qui explique qu’ils soient en situation de cohabitation malgré la distance.
1.2. La taille des logements
Nombre de pièces disponibles par étudiant
décohabitant
3 pièces et
+
15,7%
2 pièces
22,2%
1 pièce
62,1%
Le nombre moyen de pièces
disponibles (hors cuisine et salle
de bains) est de 1,6 pour les
étudiants ne vivant pas chez
leurs parents contre 1,8 sur le
plan national*. Plus de 6
étudiants sur 10 disposent d’une
seule pièce, 22% ont un
logement de 2 pièces et 16%
disposent de 3 pièces ou plus,
contre respectivement 56%, 23%
et 21% au niveau national*.
*source : enquête nationale « conditions
de vie » de l’Observatoire National de la
Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
7
1.3. L’équipement des logements
niveau d'équipem ent du logem ent des décohabitants
81,9%
77,0%
67,2%
70%
60%
50%
62,5%
36,1%
40%
30%
20%
31,0%
25,4%
5,1%
lave-linge
téléphone fixe
congélateur
magnétoscope
ou lecteur
DVD
chaîne hi-fi
four microondes
téléviseur
10%
0%
lave-vaisselle
90%
80%
Les loisirs sont déterminants dans le niveau d’équipement des logements des décohabitants. En
effet, le téléviseur est l’équipement le plus largement répandu, 82% des étudiants en sont équipés
et, de la même manière, une grande majorité d’entre eux dispose d’autres matériels audiovisuels
(hi-fi à 67% et magnétoscope ou lecteur DVD à 63%).
Par contre, mis à part le four micro-ondes (77%), les équipements électroménagers sont loin d’être
généralisés (congélateur 36%, lave-linge 25% et lave-vaisselle 5%), signe sans aucun doute que la
conquête de l’indépendance, liée à l’âge et à la vie de couple, est en cours d’évolution mais non
encore aboutie pour nos décohabitants. En effet, le niveau d’équipement des logements est très
supérieur pour les étudiants vivant en couple (mariés ou non) par rapport aux autres, surtout en ce
qui concerne l’électroménager.
niveau d'équipem ent du logem ent des décohabitants
lave-vaisselle
lave-linge
10,6%
3,5%
51,7%
17,5%
téléphone fixe
24,5%
congélateur
30,5%
magnétoscope ou lecteur DVD
52,1%
54,0%
57,0%
vit en couple
80,8%
chaîne hi-fi
72,1%
65,8%
four micro-ondes
74,9%
téléviseur
80,1%
0%
Enquête CVE - OFIVE
84,9%
20%
40%
8
60%
80%
87,9%
100%
vit seul
1.4. Le montant du loyer
loyers en fonction du type de logement
€
374 360
400
324 320
350
326 320
300
250
200
198
loyer moyen
163
loyer médian
150
100
50
0
résidence
collective
CROUS
résidence
collective
privée
logement
ordinaire
ensemble
Les étudiants décohabitants qui ne sont pas logés gratuitement ont un loyer moyen de 326 € par
mois et la moitié d’entre eux paye plus de 320 €.
Par rapport aux étudiants vivant dans un logement ordinaire, le loyer de ceux vivant en résidence
collective (résidence universitaire publique ou privée) est en moyenne 37% moins élevé (237 € au
lieu de 374 €), et parmi eux, ceux qui logent en chambre ou studio du CROUS ont un loyer moyen
inférieur de 39% à ceux vivant en résidence privée (198 € contre 324 €).
Pour information : prix des loyers en euros à Lille en 2005 (source : vie universitaire, octobre 2005).
chambre
studio
T1
T2
T3
logements CROUS
124 à 201
168 à 441
300 à 459
390
468
logements privés
180 à 260
240 à 400
305 à 430
350 à 490
440 à 730
1.5. L’aide au logement
La part des étudiants de Lille 3 décohabitants qui bénéficient d’une allocation logement (50%) est
de 10 points supérieure par rapport au niveau national*.
revenu parental mensuel
Moins de 1000€
de 1000 à 1999€
de 2000 à 2999€
de 3000 à 3999€
de 4000 à 4999€
5000€ et plus
% de bénéficiaires
d'une AL
44,0%
51,6%
49,3%
51,3%
50,9%
60,3%
montant moyen de
l'AL
113 €
133 €
131 €
125 €
138 €
145 €
On peut noter que l’attribution des aides au logement (AL ou APL) n’étant pas liée aux revenus des
parents mais à celui des étudiants locataires, il n’y a donc pas de relation entre le revenu parental
et le fait de bénéficier d’une allocation logement, c’est pour les étudiants dont le revenu familial
est le plus élevé (plus de 5000€) que le taux de bénéficiaires d’une allocation logement est le plus
important (60%) et que le montant de cette allocation est en moyenne plus élevé (145€), et c’est
pour ceux dont le revenu parental est le plus faible (moins de 1000€) que le taux d’allocataires et le
montant sont au plus bas (respectivement 44% et 113€). Pour information complémentaire,
signalons que ce ne sont pas les locataires des logements les plus grands qui bénéficient le plus de
ces allocations.
A la vue de ces résultats qui mériteraient d’être approfondis, on peut légitimement se demander si,
pour les étudiants, les aides au logement ne renforcent pas les inégalités sociales, au lieu de les
réduire comme elles le devraient !?
*source : enquête nationale « conditions de vie » de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
9
1.6. L’accès au logement
Par quel m oyen les décohabitants ont-ils trouvé leur logem ent ?
famille
8,4%
annonces de
particuliers
22,7%
amis et relations
17,3%
mutuelles
étudiantes
0,8%
agences
immobilières
25,4%
CROUS
25,4%
On sait que la recherche d’un logement pour les étudiants s’avère parfois très difficile, nous avons
donc cherché à savoir par quels moyens les étudiants de Lille 3 avaient trouvé le leur.
Le CROUS est le principal concurrent des agences immobilières comme moyen d’accès au logement
des étudiants décohabitants avec 25% de part de marché chacun. Pour le premier, c’est 10 points de
plus qu’au niveau national* où il n’arrive qu’en 3ème place derrière les agences (26%) et les annonces
de particuliers (20%). Pour les étudiants de Lille 3, les réseaux relationnels ou familiaux ont été
dans 26% des cas la solution pour trouver un logement.
facilité pour trouver un logem ent
100%
90%
29,4%
80%
34,3%
36,6%
70%
60%
difficilement ou très
difficilement
50%
40%
70,6%
30%
63,4%
65,7%
logement ordinaire
Ensemble
facilement ou très
facilement
20%
10%
0%
résidence
collective
Plus du tiers des étudiants décohabitants (34%) ont éprouvé des difficultés pour trouver leur
logement, c’est notamment le cas pour 29% de ceux habitant en résidence collective, contre 25% au
niveau national*.
*source : enquête nationale « conditions de vie » de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
10
com m ent ont-ils trouvé leur logem ent actuel ?
100%
12,6
90%
80%
27,1
39,3
47,0
48,8
difficilement ou
très difficilement
70%
60%
50%
87,4
40%
30%
facilement ou très
facilement
72,9
60,7
53,0
51,2
20%
10%
0%
Annonces
Agences
de
immobilières
particuliers
CROUS
amis ou
relations
famille
Le réseau relationnel ou familial permet un accès plus facile au logement pour les étudiants
décohabitants, alors que ceux qui sont passés par le CROUS ou par les annonces de particuliers ont
eu beaucoup plus de difficultés mais, pour les uns comme pour les autres, on ne connaît que le
moyen qui a permis de trouver le logement, l’enquête ne permettant pas de savoir s’ils en ont
utilisé d’autres, sans succès, simultanément ou antérieurement.
1.7. Les changements de logement
raisons du changem ent de logem ent
réorientation autres
11,2%
2,0%
stage
3,9%
pour améliorer
la qualité de
vie
11,8%
raisons
économiques
20,4%
En général peu d’étudiants
changent de logement en
cours
d’année,
ce
que
confirme l’enquête puisque
seuls 14% des décohabitants
ont changé de logement au
moins une fois au cours de
l’année universitaire. Parmi
eux, plus de la moitié (51%)
l’ont
fait
suite
à
un
changement dans leur vie
privée et 1 étudiant sur 5 pour
des raisons économiques.
changement
dans la vie
privée
50,7%
intention de conserver le logement durant l'été suivant
80%
71,4%
70%
63,3%
60%
50%
46,5%
40%
30%
20%
10%
0%
résidence collective
Enquête CVE - OFIVE
logement ordinaire
Ensemble
11
Par contre, la période estivale
est
plus
synonyme
de
déménagements. En effet,
63%
des
étudiants
décohabitants ont manifesté
le souhait de pouvoir garder
leur logement pendant l’été
suivant, mais ce n’est pas le
cas de la majorité de ceux
vivant en résidence collective
(résidences
universitaires
publiques ou privées) qui ne
sont que 47% dans ce cas.
1.8. Les résidences universitaires
Les résidences universitaires ont été notées de 1 à 5 par tous les étudiants, même par ceux qui n’y
ont jamais résidé et pour lesquels nous avons cherché à savoir l’idée, la représentation qu’ils en
avaient.
appréciation des résidences universitaires : les cham bres
1,8
taille des logements
calme
2,0
2,1
2,2
2,2 2,3
propreté
2,4
confort et équipement des logements
appréciation générale
2,5
2,6
2,4
2,6
2,7
2,8
3,1
3,1
2,9
3,3
3,4
équipements et services de la cité U
sécurité
réglement intérieur
ambiance générale
prix
non résidants
résidants
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
Le jugement porté par les résidants sur les chambres est dans l’ensemble meilleur que celui des
étudiants qui n’y ont jamais résidé. Seuls l’ambiance générale (2,9 contre 3,1) et les équipements
et services de la cité U (2,4 contre 2,6) sont jugés moins favorablement par les résidants que par
les non résidants. C’est la taille des logements qui est le plus sévèrement notée (note moyenne de
1,9), alors qu’à l’opposé le prix est le critère le plus apprécié par l’ensemble des étudiants
(moyenne de 3,3).
appréciation des résidences universitaires : les studios
calme
2,5
taille des logements
2,5
3,2
3,5
2,7 2,9
2,7
équipements et services de la cité U
confort et équipement des logements
propreté
2,7
sécurité
2,7
appréciation générale
2,9
réglement intérieur
2,9
prix
3,3
non résidants
3,3
résidants
3,4
3,4
3,0
3,1
ambiance générale
3,5
3,2
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
Pour les studios des résidences universitaires, les mêmes critères ont été soumis à l’évaluation des
étudiants. Le jugement est plus favorable que pour les chambres (moyenne de 3 contre 2,5 pour
l’appréciation générale), que les étudiants aient déjà résidé en résidence universitaire ou non. Le
seul critère faisant exception est le prix jugé moins favorable en studio qu’en chambre (moyenne de
3 contre 3,3). A noter que l’écart d’appréciation entre les deux types de logement est plus marqué
pour les résidants. Au niveau national*, il était demandé aux étudiants de juger les cités
universitaires et on observe la même hiérarchisation entre les critères d’évaluation d’une part et
entre résidants et non-résidants d’autre part.
*source : enquête nationale « conditions de vie » de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
12
1.9. Le retour chez les parents
nuits passées chez les parents pour les étudiants
décohabitants
jamais
21,6%
au moins 1
fois/semaine
39,1%
plus rarement
10,0%
1 fois/mois
14,4%
2 à 3 fois/mois
14,9%
nuits passées chez les parents par les étudiants
décohabitants
jamais
37,9%
16,9%
11,4%
9,6%
plus rarement
vit en couple
1 fois/mois
15,2%
14,2%
2 à 3 fois/mois
10,6%
15,9%
vit seul
25,0%
au moins 1 fois/semaine
0%
10%
20%
30%
Comme
on
l’a
vu
précédemment, le processus
d’émancipation
des
décohabitants
n’est
pas
encore totalement arrivé à
terme, 54% d’entre eux
dorment chez leurs parents
plus d’une fois par mois et
pour 39% c’est même au moins
une fois par semaine.
La volonté d’autonomie est
fortement liée à la mise en
couple et à l’avancement en
âge. Ainsi, 38% des étudiants
vivant en couple ne dorment
jamais chez leurs parents
contre seulement 17% de ceux
vivant seuls, alors qu’à
l’opposé ils ne sont que 25% à
le faire au moins une fois par
semaine contre 43% pour ceux
qui vivent seuls. De même, la
part des décohabitants qui
dorment au moins une fois par
semaine chez les parents
décroît avec l’âge, passant de
62% pour les moins de 20 ans à
14% pour les plus de 27 ans.
43,4%
40%
50%
proportion de décohabitants passant au m oins une nuit par sem aine chez
les parents en fonction de l'âge
70%
62,1%
60%
49,3%
50%
44,9%
36,9%
40%
25,5%
30%
20%
24,6%
13,3%
11,3%
14,3%
10%
0%
- de 20
20
21
22
23
âge
Enquête CVE - OFIVE
13
24
25
26 - 27
28 et +
1.10. Le jugement sur le logement actuel
Globalement, 69% des étudiants se déclarent satisfaits de leur logement, 23% le trouvent acceptable
et 8% en sont insatisfaits, mais il y a une nette distinction entre les étudiants en situation de
cohabitation et les autres, les décohabitants se montrant un peu plus critiques (avec seulement 57%
de satisfaits) mais parmi eux ce sont surtout ceux vivant en résidence collective (résidence
universitaire publique ou privée) qui sont les moins satisfaits (35%), avec surtout une large part
(45%) d’étudiants qui trouvent leurs conditions de logement simplement acceptables.
jugem ent sur le logem ent en fonction du type de résidence
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
2,2%
20,2%
8,7%
11,3%
8,3%
22,6%
23,4%
Insatisfaisant
44,9%
Acceptable
86,5%
69,1%
67,9%
34,9%
résidence
collective
(CROUS ou
privée)
logement
ordinaire
logement
parental
(cohabitant)
ensemble
La question des raisons de l’insatisfaction n’a pas été posée.
NB : voir dans le paragraphe 1.8. l’avis porté sur les résidences universitaires.
Enquête CVE - OFIVE
14
Satisfaisant
2. Les transports liés aux études
2.1. Les moyens de locomotion
moyens de locomotion entre le domicile et le lieu d'études
90%
NB : La somme des
moyens de locomotion est
supérieure à 100% car un
certain
nombre
d’étudiants en combinent
plusieurs sans qu’on puisse
savoir s’ils en changent au
cours d’un même trajet ou
d’un jour à l’autre.
80,5%
80%
70%
60%
50%
42,2%
40%
30%
21,5%
20%
7,6%
10%
1,5%
0,2%
Tr
an
sp
or
ts
en
Vo
i tu
re
Au
t re
s
se
ul
(e
)
co
m
m
un
0%
81% des étudiants de Lille 3 utilisent les transports en commun pour se rendre sur leur lieu
d’études, c’est un taux largement supérieur à la moyenne nationale* (51%) ainsi qu’à la moyenne
des villes de plus de 300000 habitants* qui est de 48%. L’université est en effet particulièrement
bien desservie par les transports en commun, bus et métro, qui permettent en plus un accès rapide
aux gares lilloises.
A contrario, l’utilisation de la voiture, seul(e) ou à plusieurs, vient loin derrière avec
respectivement 22% et 8% d’utilisateurs (contre 33% et 12% au plan national*) et le vélo est
marginalisé (1,5% contre 6% au national*).
42% des étudiants pratiquent la marche à pied (dans la plupart des cas conjointement avec un autre
moyen de transport) pour venir dans l’établissement, ce qui est comparable aux données
nationales* (40%).
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
moins
de 20
principaux moyens de transports utilisés en fonction de
l'âge
20
21
22
transports en commun
23
24
25
Les transports en commun
et la voiture sont des
moyens de locomotion
concurrents. Jusqu’à 25
ans la part des premiers
diminue alors que celle du
second
augmente.
L’utilisation de la voiture
augmente avec l’âge au
détriment des transports
en commun.
26 - 27 28 et +
voiture seul(e) ou à plusieurs
marche à pied
*source : enquête nationale « conditions de vie » de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
15
2.2. Le temps de transport
Le temps de transport moyen entre le domicile et le lieu d’études est de 37 minutes pour les
étudiants de Lille 3, alors qu’au niveau national* il est de 31 minutes pour l’ensemble des étudiants
et de 29 minutes pour ceux qui étudient dans des agglomérations de plus de 300000 habitants. Cela
s’explique en partie par le fait que, comme on l’a vu précédemment, nos étudiants sont en
proportion beaucoup plus nombreux qu’au plan national à utiliser les transports en commun, or
comme l’indique le graphique ci-dessous, ces étudiants mettent en moyenne plus de temps que les
autres (mis à part ceux utilisant le covoiturage) pour aller de chez eux à l’université. Les cyclistes
ont le temps de trajet moyen le plus court.
temps de trajet moyen pour un aller simple entre le
domicile et le lieu d'études selon le moyen de locomotion
vélo
50%
des
utilisateurs
de
transports
en
commun
mettent moins de 30 minutes
pour effectuer un aller simple
entre leur domicile et leur
lieu d’études, les utilisateurs
de la voiture (seul ou à
plusieurs) sont 55% dans ce
cas et les cyclistes 70%.
28
marche à pied
34
voiture seul(e)
38
40
transports en commun
46
voiture à plusieurs
0
10
20
minutes
30
40
50
temps de trajet moyen selon le type d'habitation
minutes
60
49
50
37
40
30
20
37
31
31 29
24
national
18
10
0
résidence
collective
Lille 3
logement
ordinaire
cohabitation
parentale
ensemble
Le temps de trajet moyen
pour un aller simple entre le
domicile et le lieu d’études
est beaucoup plus élevé pour
les étudiants qui vivent chez
leurs parents (49 minutes) par
rapport aux décohabitants,
que
ceux-ci
vivent
en
logement
ordinaire
(31
minutes) ou en résidence
collective, CROUS ou privée
(24 minutes dans ce dernier
cas soit 2 fois moins de temps
que les cohabitants).
On retrouve les mêmes phénomènes au niveau national mais avec des temps de trajet moins
importants. La décohabitation raccourcit considérablement les temps de trajet, c’est sans doute
même sa fonction principale : permettre à l’étudiant de vivre plus près de son lieu d’études.
En ce qui concerne les formations délocalisées, les temps de trajet moyens sont sensiblement les
mêmes pour LEA et Infocom situées à Roubaix (respectivement 38 et 37 minutes), ce qui est proche
de la moyenne de l’ensemble de l’université (37 minutes), alors que pour les étudiants de l’IUT B de
Tourcoing le temps moyen de transport est sensiblement inférieur (34 minutes). Pour ces derniers la
marche à pied est le mode de transport le plus courant, ils sont 62% à y avoir recours et 52%
seulement utilisent les transports en commun. De plus, c’est à l’IUT de Tourcoing que la part
d’étudiants décohabitants est la plus importante (71% contre 59% pour l’ensemble de l’université),
et notamment ceux vivant en résidence collective (34% contre 19%) qui, comme on l’a vu ci-dessus,
ont le temps de parcours moyen le plus faible.
*source : enquête nationale « conditions de vie » de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
16
2.3. Les dépenses de transport
La dépense moyenne mensuelle en frais de transport (abonnements, tickets, essence, entretien…)
est de 50 € et la médiane est de 40 €, c’est sensiblement inférieur aux valeurs observées au niveau
national* qui sont respectivement de 82 € et 60 €, la moyenne pour les grandes villes étant de 80 €.
Ces dépenses comprennent tous les frais de transports y compris ceux qui ne sont pas liés aux
études.
dépenses m ensuelles m oyennes en frais de transport en fonction
de l'âge
€
65
70
63
59
60
50
50
47
54
54
51
moyenne :
50€
42
40
30
20
10
0
- de 20
20
21
22
23
24
25
26 - 27
28 et +
D’une manière générale, les dépenses moyennes de transport ont tendance à augmenter avec l’âge,
or comme on l’a vu précédemment, l’utilisation des différents moyens de transport évolue selon
l’âge, et les dépenses de transport varient fortement en fonction du mode de locomotion utilisé
pour rejoindre le lieu d’études (cf. graphique ci-dessous). On peut donc en déduire qu’avec
l’avancée en âge, l’utilisation de plus en plus fréquente de la voiture entraîne une augmentation
des dépenses moyennes de transport.
dépenses m ensuelles m oyennes en frais de transport selon le
m ode de locom otion
€
140
119
120
92
100
80
69
80
60
60
45
Lille 3
national
40
20
0
voiture seul(e)
voiture à plusieurs
transports en commun
Du point de vue du coût, on observe la même hiérarchie entre les différents modes de locomotion à
Lille 3 et au niveau national, ce sont les étudiants qui utilisent la voiture qui ont le plus de dépenses
de transport. Par contre, quel que soit le mode de transport, les frais sont nettement inférieurs
pour les étudiants de Lille 3.
*source : enquête nationale « conditions de vie » de l’Observatoire National de la Vie Etudiante, en 2003.
Enquête CVE - OFIVE
17
Conclusion
Pour les étudiants de Lille 3, les critères qui jouent le plus sur le fait de décohabiter sont d’une part
l’avancée en âge, qui correspond à un besoin d’émancipation progressif et naturel vis à vis des
parents, et d’autre part l’éloignement géographique du domicile parental par rapport au lieu
d’études, qui entraîne une décohabitation plus ou moins imposée par la distance.
Les revenus des parents ont également une influence sur la décohabitation des étudiants, mais
surtout sur le type de logement des décohabitants. Plus ces revenus sont importants, plus la
proportion de locataires en logements individuels est importante, cela s’explique en grande partie
par les loyers, bien plus élevés que ceux des logements collectifs (notamment des résidences
universitaires du CROUS). Ce phénomène explique également en partie le paradoxe des aides au
logement qui semblent bénéficier plus largement aux étudiants décohabitants dont les parents ont
les revenus les plus élevés, cela semble plus logique lorsque l’on constate qu’ils habitent plus
souvent en logement individuel.
Les résidences universitaires sont assez sévèrement jugées par les étudiants de Lille 3 qui ont
répondu à l’enquête, ceux qui en ont l’expérience étant un peu plus indulgents que les autres. On
retiendra surtout comme points négatifs la taille des chambres, le manque de confort,
d’équipements, de calme et de propreté.
La décohabitation permet de réduire de façon importante le temps de trajet moyen entre le
domicile et le lieu d’études. Pour rejoindre ce dernier, les transports en commun sont de loin le
mode de locomotion le plus utilisé par les étudiants de Lille 3, et ce au détriment de la voiture qui
gagne cependant du terrain au fur et à mesure de l’avancement en âge, ce qui entraîne une
augmentation des dépenses liées aux transports, la voiture étant le mode de transport le plus
onéreux.
Enquête CVE - OFIVE
18