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expertise
Les chantiers urbains sont souvent considérés comme des épreuves
à subir, qu’on espère les moins longues et douloureuses possibles…
Une réponse : plébisciter les principes du « chantier furtif », atténuer
son impact, mieux expliquer ses enjeux.
un défi et un nouveau métier pour les ingénieurs et techniciens d’Egis.
Vous avez dit
« chantier furtif » ?
Quelques pistes
pour réussir
4 Se concerter avec les commerçants
et les services municipaux, pour
élaborer des dispositifs permettant
une meilleure visibilité et
accessibilité des commerces.
4 Annoncer des délais réalistes.
4 Limiter les ouvertures de tranchées
réitérées et objectivement
anarchiques pour le profane.
4 Informer avant le début des travaux.
4 Informer pendant toute la durée des
travaux (panneaux d’information
clairs à proximité des chantiers,
information régulière des personnes
susceptibles d’être gênées par les
travaux…).
4 Veiller au comportement des
entreprises sur le chantier qui
doivent être à l’écoute des riverains,
commerçants ou habitants pour être
en mesure d’apporter les solutions
ponctuelles nécessaires à leur mieuxêtre : positionnement de passerelles
d’accès, assistance ponctuelle, voire
modifications mineures du projet
lui-même (positionnement de
bateaux, type de revêtement sur
certains espaces, etc.).
© Denis Darzacq
4 Organiser de véritables événements
sur certains chantiers urbains
particulièrement longs (tramways,
bus à haut niveau de service, travaux
importants sur des voiries urbaines
structurantes…) : visites de chantier,
organisation de manifestations
culturelles, intervention d’artistes
plasticiens (façades, commerces,
palissades) ou d’artistes de rue…
P
articulièrement touchés par les nuisances qui accompagnent les chantiers (bruit, vibrations, poussière,
boue, mauvaises visibilité et accessibilité de leurs commerces, congestion automobile…), les riverains sont toujours
affectés par les chantiers. Mécontentement inévitable et impossible à apaiser ?
« Les nuisances et désagréments qu’ils entraînent
sont considérés comme « techniquement » inévitables mais généralement bien acceptés par les habitants et usagers pour peu qu’ils perçoivent chez
les entreprises une réelle volonté de les minimiser
et d’en réduire la durée, d’en expliquer les enjeux,
de le rendre acceptable… », explique Christian
Deuré, directeur commercial d’Egis France.
« La “furtivité” est à la fois une affaire de techniques
et de procédés, de transparence et de communication : il faut parler de soi pour mieux s’intégrer
et mieux tenir compte des autres. »
Rendre acceptable le chantier, c’est l’objectif du programme de recherche FURET (pour
Furtivité urbaine réseaux et travaux) dans
lequel Egis est engagé depuis trois ans. Financé
par l’Agence nationale de la recherche (ANR)
dans le cadre de l’appel à projets 2008 de son
programme de recherche « Villes durables », ce
travail s’intéresse aux conditions techniques et
organisationnelles d’une meilleure acceptabilité des chantiers urbains par les habitants et
usagers des villes.
Outre l’amélioration des solutions techniques
et la préconisation plus systématique de nouvelles méthodes constructives avec l’aide des
entreprises (promotion des travaux sans tranchées, des ouvrages préfabriqués, des terrassements alternatifs, des galeries techniques…),
les pistes dégagées par le projet de recherche
FURET convergent toutes vers la nécessité de
consacrer une vraie période à la préparation des chantiers en amont : connaissance
parfaite du sol et du sous-sol, de l’attitude
et des préoccupations des concessionnaires,
des contraintes des commerçants et des riverains, établissement et comparaison de scénarii identifiant les points durs et permettant
de choisir entre différentes options.
Egis est également très actif lors des travaux
réalisés sur autoroute en service, en proposant par exemple à ses clients les outils
d’écocomparateur de la furtivité de ces chantiers.
Ce programme de recherche, qui produira ses résultats complets fin 2012, devrait aboutir à la
mise en place d’une méthodologie sur les chantiers pour diminuer leurs nuisances. Il a déjà permis
d’avancer sur des méthodes pour diminuer les risques liés à une mauvaise connaissance du soussol et permettre une meilleure acceptabilité des chantiers par les riverains. Un outil informatique
spécifique d’aide à la décision, intégrant l’ensemble des contraintes locales et des interfaces entre
gênes et usages, est en construction.
Il permettra d’évaluer des scénarii de chantiers (programmation, durée, phasage) et de choisir des
solutions de moindre gêne ou de gêne « acceptée ».
Egis est engagé depuis trois ans dans ce travail qui implique également le CETE Île-de-France,
l’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF), des collectivités locales (Ville de Paris, Lille
Métropole), l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des
réseaux (IFSTTAR), le Laboratoire régional de l’Ouest parisien (LROP), la RATP, l’entreprise Colas Rail
et des laboratoires universitaires.
Contacts (Egis France) : [email protected] ; [email protected] ; [email protected]
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egis contact - février 2012
© Cédric Papin/Egis
Le programme FURET (Furtivité Urbaine Réseaux
Et Travaux) : comment diminuer les nuisances
des chantiers urbains

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