Puligny-Montrachet : une cuisine bourguignonne aux

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Puligny-Montrachet : une cuisine bourguignonne aux
LE BIEN PUBLIC –Le 01/06/2012- GASTRONOMIE
Puligny-Montrachet : une cuisine
bourguignonne aux accents belges
Jean-Louis et Béatrice Choquet
ont ouvert leur restaurant Le
Pelugney au mois de mai. Photo
Bruno Cortot
Existe-t-il des hasards ?
C’est la question que pourraient se poser Béatrice et
Jean-Louis Choquet qui n’avaient aucune raison
d’ouvrir un restaurant à Puligny. Et pourtant…
Originaire du nord de la France, Jean-Louis Choquet s’installe en
Belgique, en 1973, en tant que cuisinier, puis professeur de cuisine.
C’est à l’école hôtelière provinciale de Namur qu’il rencontre et
épouse Béatrice, professeur de langue, pure Belge, « fille
d’agriculteur, moitié wallonne, moitié flamande », comme elle aime à
le dire.
En 1997, ils décident de prendre une semaine de vacances en
Bourgogne. « Nous avions décidé, reprend Béatrice Choquet, de
rebrousser chemin après deux journées, car nous avions été très déçus
de l’accueil général qui nous était fait dans les maisons qui ont pignon
sur rue. »
Une longue histoire d’amour
Mais le hasard des rencontres a rectifié le tir. « Alors que nous dînions
à une table d’hôte, Les Caves de la Madeleine, nous nous sommes
retrouvés à table avec deux journalistes du Bien public. “Comment
cela”, nous ont-ils dit ? », rapporte encore Jean-Louis Choquet. « Et sur
la note du repas, ils nous ont inscrit toute une liste d’adresses où ils
nous ont affirmé que nous serions bien reçus. Depuis ce jour, la
Bourgogne et nous, c’est une longue histoire d’amour. » Toutes les
années suivantes, la destination vacances était pour la Bourgogne et
plus précisément pour les chambres d’hôtes de Maria Adao, à PulignyMontrachet.
L’ancienne épicerie du village
Mais l’histoire allait se poursuivre. Alors que les époux Choquet sont
d’une humeur plutôt joviale et ne manquent pas d’humour, Jean-Louis
reproche, sur le ton de la blague, à Maria Adao, devenue pour eux une
amie, l’insuffisance de choix lors du service du petit déjeuner, alors
que la table regorge de nourriture. Pareillement avec ironie, cette
dernière répond : « Il y a l’ancienne épicerie du village qui est à
vendre. Tu n’as qu’à l’acheter et, comme ça, tu seras chez toi et
mangeras ce que tu veux ! » En 2006, l’épicerie est rachetée par
Béatrice et Jean-Louis Choquet. Ils ouvrent, en mai 2012, le restaurant
Le Pelugney, nom du village vers l’an 1000. Le restaurant est simple :
pas de congélateur, seize couverts seulement et que des produits frais
au menu, avec quelques petits clins d’œil à la Belgique : asperges à la
flamande ou un époisses servi avec un sirop de Liège ; et toute une
collection de bières, uniquement trappistes, à déguster.
Côté carte des vins, fidèle en amitié, ces deux “Belges” proposent une
gamme, avec un choix étendu de maranges.
Et comme ils ont tous les deux un respect important du hasard, trône,
dans la salle de restaurant, la note des Caves de la Madeleine sur
laquelle avaient inscrit les deux journalistes du Bien public la liste des
lieux à visiter.