Comité de Lecture

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« Nouveautés »
Mars 2013
Petite introduction La rentrée littéraire ! Voici un terme quasi intraduisible dans une autre langue, reflet de l’une des fameuses exceptions culturelles françaises. Une fois évacué le débat « Coup marketing ou pas ? », il reste que la rentrée littéraire demeure chaque année une apogée dans la vie du monde de l’édition. Elle entraine dans une même dynamique les auteurs, les jurys des prix littéraires, la presse et les médias, les libraires, les bibliothèques et leurs cercles de lecteurs…. et d’une façon générale, qu’il y souscrive ou pas, l’ensemble du lectorat. Le cru 2012 ne dément pas : on pourra choisir entre 426 romans français, dont 69 premiers romans. Un chiffre qui serait encore plus important si n’en étaient exclus romans sentimentaux, policiers et romans de science‐fiction. A noter que cette statistique prend en compte les ouvrages publiés entre mi‐août et fin octobre. A leurs côtés, paraissent 220 romans étrangers. Soit en tout 646 fictions pour la seule rentrée 2012 (contre 654 en 2011). Ce dossier se veut encore plus généreux : il propose une sélection élargie aux romans acquis depuis juillet 2012, sans distinction de genre, de façon à embrasser tous les plaisirs de lecture. Bonnes découvertes ! 1/ Les affligés / Chris Womersley. ‐ Paris : Albin Michel, 2012. ‐ 260 p. ; 21 x 14 cm. (Grandes traductions). Traduit de l’Australien Résumé : En 1919, la grippe espagnole ravage l'Australie. Des hommes armés imposent la quarantaine et interdisent les déplacements. Quinn Walker, soldat démobilisé, décide de retourner à Flint, une ville qu'il a fuie dix ans plus tôt suite au crime dont il a été accusé. En secret, il rend visite à sa mère mourante, puis se cache dans les collines, où il rencontre la mystérieuse Sadie Fox. Cote: R WOM. OVD : un sujet sombre mais bien traité – un livre apprécié également pour son style d’écriture ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 2/ Alger sans Mozart / Michel Canési. ‐ Paris : Naïve, 2012. ‐ 455 p. ; 19 x 15 cm. Résumé : Roman choral composé comme une fresque, mettant en lumière soixante années d'histoire commune algérienne et française. Cote: R CAN. JC : Voici un roman très beau et apaisé sur les relations haine‐amour entre l'Algérie et la France – quête d'identité de l'Algérie, mais également liens dont ne peut se défaire la France à l'égard de son ex‐colonie, servent de toile de fond à des personnages tour à tour heureux, déchirés mais toujours attachants ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 3/ Les amours de la Grenouille / Elise Fischer. ‐ Paris : Presses de la Cité, 2012. ‐ 252 p. ; 23 x 14 cm. ‐ (Terres de France) Résumé : La suite des tribulations initiatiques de la Grenouille : sa passion pour le théâtre, son engagement dans le scoutisme, ses révoltes qui lui font rencontrer d'autres jeunes gens, ses tentatives d'émancipation face à une mère omniprésente, et ce petit cœur qui s'emballe... Cote: R FIS. FN : Beaucoup, beaucoup de paroles – cela devient lassant ! JC : A réserver à ceux qui ont apprécié le personnage de la Grenouille dans l’ouvrage précédent ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 4/ L'arbre de l'oubli / Alexandra Füller. ‐ Paris : Deux terres, 2012. ‐ 333 p. ; 21 x 13 cm. Traduit de l’Américain. Résumé : A. Fuller raconte la vie de sa mère, personnage drôle et spontané attaché à sa famille, à son sang écossais et à sa terre africaine. Elle grandit au Kenya dans les années 1950 puis épousa un Anglais. La famille Fuller, restée en Afrique malgré la guerre civile, trouve la sérénité sous l'arbre de l'oubli. Cote: B FUL. MJB : Une famille un peu déjantée face à la dureté de la vie africaine – un peu difficile à suivre par manque de chronologie – décevant MBF : Vie d’une famille en Afrique – drôle et envoûtant ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 5/ Le bonheur conjugal / Tahar Ben Jelloun. – Paris : Gallimard, 2012. ‐ 363 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Blanche). Résumé : A Casablanca, au début des années 2000, un peintre célèbre est immobilisé dans un fauteuil roulant, suite à un accident cérébral. Déprimé et persuadé que son mariage est la cause de tous ses malheurs, il couche sur papier les difficultés liées à sa relation avec son épouse. Cette dernière découvre le manuscrit et entreprend de livrer sa propre version des faits. Cote: R BEN. AJ : Un roman en 2 parties. 2 récits ; 2 points de vue discordants mais aussi violents (homme/femme), sur l’enfer du couple. 1ère partie longue et pesante : L’homme, peintre, victime d’un AVC, dit les souffrances et humiliations liées au handicap et à la dépendance. Sur ce plan‐là, il attire la compassion‐ mais, plein de rancœur il rend sa femme responsable de l’échec (alors qu’il énumère longuement son passé de séducteur et la liste de ses maîtresses, …et fait beaucoup d’auto satisfaction). La 2ème partie, plus succincte, donne le point de vue de la femme, pleine de colère, elle se reconnaît cruelle, car blessée. Les récits, le regard sur le couple, sur la femme surtout, sont très durs ‐ ce livre donne également un point de vue sur la société marocaine, ses coutumes et la condition de la femme. Ne parvient pas émouvoir vraiment cependant MBF : Cruels mais intéressants, les récits du mari puis de l’épouse sur la vie de couple au Maroc FN : une histoire de couple dans laquelle chacun détient sa propre vérité – difficile de prendre partie ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 6/ Le carnet de la mathématicienne / Michelle Richmond. ‐ Paris : Buchet‐Chastel, 2012. 448 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Littérature étrangère). Traduit de l’Américain. Résumé : En 2009, au Nicaragua, Ellie Enderlin, une Américaine de 38 ans, rencontre Peter Mc Connell qui la fait replonger dans un passé douloureux. A San Francisco, 20 ans auparavant, sa sœur aînée, Lila, étudiante de doctorat en mathématiques à Stanford, est sauvagement assassinée et laisse sa famille dans un profond désarroi. Persuadée que Peter est son assassin, Ellie décide d'enquêter. Cote: RP RIC. AJ : La sœur d’une jeune et brillante mathématicienne assassinée reprend l’enquête 20 ans après, pour découvrir la vérité quant à l'assassin ‐ mi polar, mi étude psychologique, une histoire bien menée. Portraits bien campés, études de caractères, analyse des souffrances des proches des victimes et des accusés à tord, …. ‐ et on y parle beaucoup de café ce qui sera plaisant pour les amateurs ! Une lecture agréable et prenante NB : Un livre inattendu et très intéressant ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 7/ Certaines n'avaient jamais vu la mer / Julie Otsuka – Phébus, 2012 ‐ 142 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Littérature étrangère) Traduit de l’Américain. Résumé : En 1919, des Japonaises quittent leur pays afin de rejoindre aux Etats‐Unis des compatriotes auxquels elles ont été promises. Bercées d'illusions, elles vont endurer de cuisantes déceptions face à des maris brutaux, la xénophobie, un travail harassant, la barrière de la langue. Lors de la Seconde Guerre mondiale, suspectées par le pouvoir, elles sont enfermées dans des camps de concentration. Cote: R OTS. FN : Un beau livre qui signe la reconnaissance de l’histoire de ces jeunes femmes japonaises MJB : Historiquement intéressant – l’histoire d’une tragédie humaine BB : Un beau roman choral, complainte des Japonais émigrés au USA – presqu’un coup de cœur JC : la construction de ce livre est aussi intéressante que le fond – par petites touches, l’auteur constitue un kaléidoscope de personnages, de vies, et nous dévoile une société dont l’histoire est méconnue voire ignorée – délicat et très touchant – l’auteur a une formation artistique et cela transparait à travers ses mots très visuels ‐ coup de cœur ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 8/ Le corail de Darwin / Brigitte Allègre. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud, 2012. ‐ 385 p. ; 19 x 10 cm. ‐ (Un endroit où aller). Résumé : Suite à une annonce passée sur Internet, deux jeunes femmes, Vigdis et Livia, respectivement islandaise et italienne, échangent leurs maisons pour plusieurs semaines sans se douter que leurs vies viennent de basculer... Cote: R ALL. NB : Ces histoires parallèles d’une Islandaise et d’une Italienne, les cataclysmes bouleversant leurs vies accrochent le lecteur – original BB : Un livre vraiment sympathique que l’on n’a pas envie de rendre ! ‐ une belle écriture – une lecture dont il se dégage une certaine douceur et qui fait du bien – coup de cœur ! 9/ Le dernier Lapon / Olivier Truc. ‐ Paris : Métailié, 2012. ‐ 452 p. ; 22 x 14 cm. ‐ (Noir). Résumé : Un tambour de chaman, jadis offert aux Français de l’expédition de 1939 de P.‐E. Victor, est rapporté au village lapon de Kautokeino pour une exposition du centre culturel. Mais il est volé, et un meurtre est commis. Les deux enquêteurs, Klemet Nango et Nina Nansen, ont à dénouer d’anciens secrets pour résoudre l’affaire. Cote: RP TRU. JC : Des personnages attachants et forts nous plongent dans la tradition d’un peuple luttant pour sa survie culturelle. Un roman policier magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle. 10/ Les désorientés / Amin Maalouf. ‐ Paris : Grasset, 2012. ‐ 519 p. ; 24 x 16 cm. ‐ (Roman). Résumé : Adam, un historien, est venu du Proche‐Orient à Paris il y a vingt‐cinq ans, et n’est jamais reparti. Mais il reçoit un appel téléphonique : Mourad, un ami très proche de sa jeunesse, est à l’agonie. Adam prend alors le premier avion. C’est l’heure du retour et du bilan : l’amour et l’amitié, les idéaux et les compromissions, la politique, le désir, la trahison, le destin… Cote: R MAA. BB : Un regard bienveillant mais lucide sur les problèmes du Moyen‐Orient et de l’Occident – coup de cœur ! AJ : Adam (enseignant historien) résidant à Paris, retourne dans son pays d'origine (le Liban, même si le pays n’est jamais nommé) à l’occasion du décès d’un ancien ami ‐ dans ce pays, transformé par la guerre, les conflits, il se sent étranger mais retrouve une ancienne amie, renoue avec ses souvenirs et les camarades de jeunesse malgré leurs chemins divergents et assez peu conciliables. Un récit douloureux et très humain, non sans quelques pointes d’humour ‐ un regard éclairant sur l’Histoire, la guerre et les traumatismes de tout un peuple ‐ un rêve de coexistence entre les peuples, les cultures, les religions qui se révèlent impossibles. Passionnant et émouvant. Coup de cœur ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 11/ Deux sœurs / Dominique Bona. ‐ Paris : Grasset, 2012. ‐ 382 p.‐8 pl. ; illustrations en noir et en couleur ; 23 x 14 cm. Résumé : A partir de photographies, de lettres, de documents inédits et de tableaux qui les représentent, D. Bona retrace l'itinéraire des sœurs Yvonne et Christine Rouart‐Lerolle, dont la vie fut mêlée à celle des plus grands artistes de leur époque : peintres, musiciens et écrivains. Prix spécial du jury 2012 (prix Simone Veil). Cote: B ROU. JC : Un livre passionnant pour découvrir la vie artistique au temps des impressionnistes – Les Rouart et les Lerolle sont des familles clés pour l'histoire de l'art de la fin du XIXe début XXe. Ils sont très liés à Berthe Morisot et également à Degas, fréquentaient Debussy, Valéry, Bonnard, Vuillard, Gide, Francis Jammes…. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 12/ L'embellie / Audur Ava Olafsdottir. ‐ Honfleur (Calvados) : Zulma, 2012. ‐ 394 p. ; 20 x 13 cm. Traduit de l’Islandais. Résumé : En ce ténébreux mois de novembre islandais, exceptionnellement doux, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie, Audur, lui demander de s'occuper, pour une saison, de son fils de 5 ans. Elle part pour un tour de son île noire avec ce dernier, Tumi, étrange petit bonhomme presque sourd, mutique, avec de grosses loupes en guise de lunettes. Cote: R AUD. JC : Du même auteur, lire aussi le merveilleux « Rosa candida » ‐ ce second livre est aussi touchant que le précédent à travers cette « maternité par hasard » ‐ cocasserie, finesse des sentiments sur fond de splendides paysages nordiques – l’auteur fait mouche une fois de plus et est promise à coup sûr à un brillant avenir littéraire 13/ L'enfant grec / Vassilis Alexakis. ‐ Paris : Stock, 2012. ‐ 315 p. ; 22 x 14 cm. ‐ (Bleue). Résumé : Un homme vit entre les souvenirs du jardin athénien de son enfance et ses promenades dans le jardin du Luxembourg avec ses béquilles, le temps de sa convalescence. Les quelques personnes rencontrées ne comblent pas sa solitude qu'il conjure par l'évocation des lectures et des héros de son enfance. Prix de la langue française 2012. Cote: R ALE. BB : Tentative autobiographique décevante ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 14/ Les enfants du Pirée / Kóstas Mourselás. ‐ Paris : Cambourakis, 2012. ‐ 444 p. ; 21 x 14 cm. Traduit du Grec moderne. Résumé : Le roman d'un homme libre, Louïs, fabuleuse réincarnation de Zorba dans la Grèce de l'immédiat après‐guerre et d'une génération dans la tourmente qui a frappé aux mauvaises portes, dormi dans les mauvais lits, aimé les mauvaises personnes. Une satire sociale traversant quarante ans d'histoire politique grecque. Cote: R MOU. NB : Décevant – on commence la lecture avec enthousiasme mais celui‐ci diminue rapidement – un spectacle assez laid de la société grecque où tout s’achète ‐ le « héros » est un peu plus « pur » mais vit tout de même de petite escroquerie – on a du mal a venir à bout de ce livre ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ Best‐seller !!!! 15/ L'espionne de Tanger / María Dueñas. ‐ Paris : Laffont, Robert, 2012. ‐ 598 p. ; 25 x 16 cm. Traduit de l’Espagnol. Résumé : Entre guerre civile espagnole et Seconde Guerre mondiale, Sira, une couturière espagnole, va mettre au point un ingénieux système pour communiquer avec les agents anglais. De plus en plus impliquée dans son travail clandestin, Sira voyage entre Tétouan, Tanger, Madrid et Lisbonne, apparemment pour acheter des tissus. Mais l'espionnage va l'exposer à de réels dangers. Premier roman. Cote: R DUE. JC : En Espagne, pays de l’auteur, le livre s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, c’est dire…. Vargas Llosa lui‐
même en dit « Un merveilleux roman, dans la meilleure tradition du genre : amour, mystère, tendresse, personnages audacieux… » A conseiller donc ! 16/ Et puis, Paulette... / Barbara Constantine. ‐ Versailles : Feryane, 2012. ‐ 332 p. ; 22 x 15 cm. ‐ (Détente). Résumé : Les histoires personnelles de chacun amènent cinq personnes de 67 à 95 ans à cohabiter dans une ferme. Ils recrutent une élève infirmière, Muriel, contre le gîte et le couvert. Kim vient aussi de temps en temps entretenir le jardin potager. Bientôt, Muriel met au monde une petite fille dont elle ne veut pas s'occuper. Le club des cinq prend bébé Paulette sous son aile. Cote: R CON. MJB : Un livre dont on a fait beaucoup d’éloges mais qui ne touche pas tout le monde FN : Petites recettes de vie, solidarité entre générations – génial, touchant et drôle à la fois ! ‐ un grand coup de cœur AJ : Se dévore vite et facilement, tant pour le style simple, que pour l’histoire (un peu irréelle mais qu’importe) de solidarité, plutôt réconfortante et tonifiante ‐ réflexion sur la vieillesse, l’entraide, les relations entre générations… des personnages attachants … tout cela traité avec humour, vivacité et optimisme ‐ une véritable lecture plaisir. AD : Peut‐être pas de la grande littérature, mais voici enfin un roman qui donne envie de vieillir et qui fait du bien ! Un livre plein d’espoir – coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 17/ Le faucheur d'ombres / Jean Anglade. ‐ La Roque/Pernes : V. D. B., 2012. ‐ 476 p. ; 22 x 14 cm. Résumé : Après un an et demi de tranchées et trois ans de captivité chez l'ennemi, Maurice Poudevigne rentre au pays. Quel homme peut‐on être après tant d'années difficiles ? Cote: R ANG. FN : A lire pour le plaisir et la détente – de l’excellent « terroir », poétique à souhait ‐ coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 18/ Gains / Richard Powers. ‐ Paris : Cherche Midi (Le), 2012. ‐ 630 p. ; 22 x 14 cm. ‐ (Lot 49). Traduit de l’Américain. Résumé : A travers l'aventure de Clare Inc., une petite entreprise familiale américaine de savon créée en 1830 à Boston et devenue au fil des années une multinationale de la chimie, Richard Powers retrace un siècle et demi de capitalisme, évoquant au passage la mentalité des premiers pionniers, l'évolution du syndicalisme, du management, de la publicité et de la communication. Cote: R POW. JC : Une écriture assez efficace pour un roman qui devrait plaire aux amateurs d’auteurs américains ‐ on suit avec intérêt cette saga sur l’évolution implacable d’une société qui tend à se déshumaniser ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 19/ Un héros / Félicité Herzog. ‐ Paris : Grasset, 2012. ‐ 301 p. ; 21 x 13 cm. Résumé : L’auteure évoque une cordée trahie et une fratrie blessée, autour des figures de son père, Maurice Herzog, et de son frère Laurent : absences paternelles, rapports fraternels intenses et houleux, culte de l’exploit au sein d’un milieu aristocratique. Premier roman Cote: R HER. AD : Un style mondain, « aristo », l’auteur lave son linge en famille… plutôt décevant JB : L’homme public avait une image très médiatique, mais dans ce livre, la fille de Maurice Herzog dévoile la face privée peu glorieuse de son « héros de père » OVD : voilà qui s’appelle « déboulonner son père » ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 20/ L'hiver des hommes / Lionel Duroy. ‐ Paris : Julliard, 2012. ‐ 358 p. ; 21 x 13 cm. Résumé : Belgrade, novembre 2010. La fille du général Mladic s'est suicidée. Marc, écrivain passionné par le destin des enfants de criminels de guerre, veut comprendre pourquoi. Des lieutenants de Mladic l'encouragent à se rendre à Pale, la capitale historique de la République serbe de Bosnie. Marc découvre alors une population désespérée, abandonnée et persuadée d'avoir mené une guerre juste... Cote: R DUR BB : Un beau livre, sorte d’hommage funèbre aux victimes des guerres de l’ex‐Yougoslavie‐ l’auteur, journaliste de profession, sait de quoi il parle AD : Un livre qui nous éclaire sur le conflit dans les Balkans – le sujet est critique mais l’auteur sait ne pas prendre partie – du même auteur on peut lire également le très bon « Le chagrin » JC : Un roman très dense basé sur une triste réalité, où comment les différences ethniques et religieuses conjuguées à l’absence de dialogue et la peur de l’autre, peuvent mener à un conflit sanguinaire. Un véritable document 21/ L'hiver du monde / Ken Follett. ‐ Paris : Laffont, Robert, 2012. ‐ 995 p. ; 25 x 16 cm (Le siècle 2). Traduit de l’Anglais. Résumé : La vie des êtres dont le destin est marqué par l'ascension au pouvoir du IIIe Reich et les grands drames de la Seconde Guerre mondiale. Carla Von Ulrich, née à Berlin d'un père allemand et d'une mère anglaise, subit de plein fouet les affres du nazisme jusqu'à ce qu'elle décide d'entrer en résistance. Cote: R FOL SIE 2. JC : Il s’agit du tome 2 de la sage de 5 familles (anglaises, allemandes, américaines et russes) initiée avec « La chute des géants » et la Première guerre mondiale – on retrouve les personnages dans les années 30 – le travail de Ken Follett est toujours très bien documenté – bien qu’un peu manichéen, il permet de suivre « sur le vif » le 3e conflit mondial ‐ efficace ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 22/ Home / Toni Morrison. ‐ Paris : Bourgois, 2012. ‐ 151 p. ; 20 x 12 cm. ‐ (Littérature étrangère). Traduit de l’Américain. Résumé : Aux Etats‐Unis, dans les années 1950, le parcours de Frank Money, un vétéran noir de la guerre de Corée de 24 ans qui veut retrouver Cee, sa sœur malade... Cote: R MOR. BB : Roman dense, sans pathos qui déclenche pourtant peu d’empathie pour les personnages JC : Un livre porté très haut par la critique – dans toute son œuvre, l’auteur donne la parole aux Noirs des USA – ici, son récit est conduit à la première personne et entrecoupé de souvenirs d’enfance – le sentiment de culpabilité est très puissamment rendu – un livre efficace MJB : La condition des Noirs en Amérique dans le années 50 – les séquelles de la Guerre de Corée – un gros coup de cœur ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 23/ Immortel, enfin / Pauline Dreyfus. ‐ Paris : Grasset, 2012. ‐ 228 p. ; 19 x 12 cm. Résumé : Ce récit de la cinquième candidature de P. Morand à l'Académie française en 1968‐1969 mêle des flash‐back ressuscitant les grands moments de sa vie, de sa rencontre avec sa femme la princesse Soutzo à son amitié avec Marcel Proust. Il fait aussi apparaître une facette moins connue de l'écrivain, celle de la bienveillance et de la générosité en transmettant son expérience à de jeunes disciples. Prix des Deux Magots 2012 Cote: R DRE. NB : Que de mesquineries entre tous ces « immortels » ‐ un catalogue d’écrivains un peu oubliés – cependant finement écrit et très bien documenté JC : La face cachée de l’Académie française – intrigues, luttes d’influence… pas toujours très reluisant – livre fort bien renseigné où l’auteur étale ses connaissances sur une époque où la culture était aux mains d’une élite – malgré tout cela, ce livre réussit à être attachant ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 24/ Inséparables / Alessandro Piperno. ‐ Paris : Liana Levi, 2012. ‐ 393 p. ; illustrations en noir et blanc ; 21 x 14 cm. ‐ (Le feu ami des souvenirs; 2). Traduit de l’Italien. Résumé : Filippo, marginal et séducteur, et Samuel, financier brillant, sont deux frères inséparables. Alors que Samuel vit des jours difficiles, Filippo conquiert une célébrité inattendue grâce à la réalisation d'un film d'animation sur les violences faites aux enfants. La fratrie doit alors faire face à la renommée médiatique et à la résurgence d'un passé trouble : la mort de leur père. Prix Strega 2012. Cote: R PIP. BB : Il s’agit d’un deuxième volet (lire d’abord « Persécution ») ‐ le ton d’analyse des comportements est ironique, le récit émaillé de remarques plaisantes, la traduction excellente ‐ un grand plaisir de lecture ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 25/ L'invisible / Robert Pobi. ‐ Paris : Sonatine, 2012. ‐ 400 p. ; 22 x 14 cm. Traduit du canadien. Résumé : Montauk, Nouvelle‐Angleterre. Jack Cole, profileur travaillant en indépendant pour le FBI, enquête sur un double assassinat. Jack pense à un autre crime, jamais résolu : le meurtre de sa mère lorsqu'il avait 12 ans. Il pense aussi que son père, atteint de la maladie d'Alzheimer, connaît l'identité de l'assassin. La clé réside‐t‐elle dans les 5.000 tableaux peints par son père ? Premier roman. Cote: RP POB. NB : ‐ Une horrible double personnalité ‐ un livre très éprouvant ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 26/ Jeux de traîtres / Jon Stock. ‐ Paris : Fleuve noir, 2012. ‐ 393 p. ; 23 x 14 cm. ‐ (Thriller). Traduit de l’Anglais. Résumé : Daniel Marchant, un agent du MI6, se lance à la poursuite du terroriste le plus recherché de la planète, qui n'est autre que son demi‐frère... Cote: RP STO. JC : Qu’est‐ce qui lie le conteur de la place Jemaâ ‐El‐Fna au terroriste le plus recherché de la planète ? CIA, course poursuite dans le désert marocain… où sont les gentils, où sont les méchants….. nous sommes là face à un véritable roman d’espionnage démarré par l’auteur avec « Hors d’haleine » ‐ le tome 3 (déjà sorti au Royaume‐Uni sous le titre « Dirty little secret ») est fort attendu par ceux qui ont apprécié le rythme haletant de ce volume… ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 27/ Kaïken / Jean‐Christophe Grangé. ‐ Paris : Albin Michel, 2012. ‐ 472 p. ; 23 x 16 cm. ‐ (Thriller). Résumé : Olivier Passan, de la Criminelle, un solitaire fasciné par le Japon, s'est lancé sur les traces d'un assassin, l'Accoucheur, qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler leur fœtus. Sa vie personnelle est chaotique et il cherche à comprendre pourquoi, Naoko, sa femme, a demandé le divorce. Il existe des similitudes entre son histoire personnelle et celle du serial killer. Cote: RP GRA. JC : Toujours encensé par la critique, Grangé poursuit sa route sans défaillance : grande qualité d’écriture, récit ciselé, violence certes mais sans complaisance, intrigue qui tient le lecteur jusqu’au bout – pour les amateurs du genre, absolument impeccable ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 28/ Lame de fond / Linda Lê. ‐ Paris : Bourgois, 2012. ‐ 275 p. ; 20 x 12 cm. ‐ (Littérature française). Résumé : Un homme qui vient de mourir, Van, évoque, du fond de sa tombe au cimetière de Bobigny, les péripéties qui ont marqué la dernière année de sa vie d'exil en France. Sa femme, Lou, sa fille, Laure, une adolescente gothique, et une mystérieuse beauté eurasienne, Ulma, se racontent aussi tour à tour. Cote: R LE. BB : Sans intérêt et mal écrit NB : Difficile voire impossible d’aller au bout de cette lecture JC : Le style gâche le récit, dommage : une écriture qui se veut érudite, avec des redondances, trop de citations…. MBF : Un intéressant drame passionnel franco‐vietnamien 29/ Léon et Louise / Alex Capus. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud, 2012. ‐ 312 p. ; 22 x 12 cm. ‐ (Lettres allemandes). Traduit de l’Allemand. Résumé : Léon et Louise ont tous deux 20 ans lorsqu'ils se rencontrent à la fin de la Première Guerre mondiale. Séparés par les hasards de la vie et de l'histoire, ils ne s'oublieront pourtant pas. Cote: R CAP. AB : Deux jeunes gens s’aiment, sont séparés par un bombardement allemand, se retrouvent par éclipses et continuer à s’aimer – où comment l’auteur a le talent de transformer une banale intrigue en histoire ‐ un livre qui irradie de charme et de gaité à lire sans modération ! Coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 30/ Les lisières / Olivier Adam. ‐ Paris : Flammarion, 2012. ‐ 453 p. ; 22 x 15 cm. Résumé : L'écrivain et scénariste Paul Steiner laisse ses enfants chez son ex‐femme pour aller s'occuper de son père quelques semaines, le temps de l'hospitalisation de sa mère. De retour dans la ville de banlieue parisienne où il a grandi, il trouve un écho à sa sensation d'être à la marge de sa vie dans les récits d'anciens camarades de classe qu'il rencontre. Cote: R ADA. MJB : Trop de longueursdans le récit des banlieues – décevant pour un livre d’Olivier Adam AD : Sombre mais poignant malgré un style un peu lourd lié aux phrases à rallonge – réflexion sur la France, les problèmes des banlieues, le racisme, l’extrême‐droite, les parents qui vieillissent….. Très intéressant JB : Un livre intéressant – l’auteur, fidèle à lui‐même, ne décevra pas le lecteurs qui l’apprécient déjà – les autres risquent de trouver l’ouvrage un peu long… AJ : Quête d’un homme en souffrance, de retour vers ses parents et la banlieue parisienne de son enfance. Banlieue en « lisières » c’est‐à‐dire coupée de la grande ville, et lui‐même se percevant en « lisières » par rapport à ses anciens amis. Une analyse de notre société, de la morosité, du mal‐être ambiant, de la solitude de l’individu. Un roman amer et assez désespéré qui mérite la lecture malgré des longueurs FN : Une histoire sombre mais très actuelle ‐ presque qu’un coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 31/ La maison au bout du chemin / Michel Verrier. ‐ Romagnat (Puy‐de‐Dôme) : De Borée, 2011. ‐ 343 p. ; 24 x 16 cm. ‐ (Romans et récits du terroir). Résumé : Rémi Oswald vient d'arriver au village et transforme une vieille masure en une grande propriété. Son physique de blond aux yeux bleus plaît à Mathilde qui l'aide à se faire accepter des voisins. Rémi retrouve un manuscrit secret chez sa grand‐mère adoptive qui le mène au mystère de ses origines. Cote: R VER. FN : M. Verrier est toujours aussi agréable à lire – énigmes, petits drames… à lire avec bonheur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 32/ La maison de Leyla / Livaneli. ‐ Paris : Gallimard, 2012. ‐ 321 p. ; 21 x 14 cm (Du monde entier). Traduit du Turc. Résumé : Leyla, descendante d'une grande famille, était propriétaire d'une belle demeure sur les rives du Bosphore. Ruinée, elle vit dans une dépendance construite sur le même terrain. Lorsqu’ Omer, le nouveau propriétaire, l'expulse, elle est recueillie par Yussuf, le fils de son ancien jardinier. Elle noue une amitié avec Roxy, la femme de ce dernier. Cote: R LIV. FN : beau, touchant, bien écrit – une lecture agréable 33/ Marilyn, Elvis, le prince William et moi / Lucy Anne Holmes. ‐ Paris : Plon, 2012. ‐ 398 p. ; 23 x 15 cm. Traduit de l’Anglais Résumé : Si Gracie est craquante, elle ne se laisse pas pour autant démonter quand les catastrophes s'enchaînent. Cote: R HOL. JC : Les péripéties d’une agent immobilier gouailleuse et dotée d’une forte personnalité, ayant un penchant prononcé pour Nina Simone ‐ cette héroïne anticonformiste ne manque pas d’humour ‐ aucun temps mort pour cette lecture distrayante et facile à lire – intrigue un peu prévisible cependant ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 34/ Mensonges d'été / Bernhard Schlink. ‐ Paris : Gallimard, 2012. ‐ 290 p. ; 21 x 15 cm. (Du monde entier). Traduit de l’Allemand. Résumé : Ce recueil rassemble sept nouvelles autour de la thématique du mensonge dans le couple, qui abordent également des sujets comme l'euthanasie, la prostitution, la jalousie ou encore les conflits générationnels. Cote: R SCH. BB : Des nouvelles prenantes et touchantes AJ : Série de nouvelles (textes assez longs) qui à travers des personnages, des situations, des atmosphères très diverses étudient le problème de la dissimulation et du mensonge qui s’installent dans les relations (familiales, de couple, simples rencontres). En cause : les difficultés à communiquer, peurs (pour soi‐même ou crainte de blesser l’autre), la lâcheté, la non‐ compréhension ou méconnaissance des attentes ou des modes de pensée de l’autre, de certains traits psychologiques… Une écriture sans complication, sans moralisation qui se lit facilement. Presqu’un coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 35/ Mon pire ennemi est sous mon chapeau / Laurent Bénégui. ‐ Paris : Julliard, 2012. ‐ 314 p. 21 x 14 cm. Résumé : Laurent Minkowski, chercheur en génétique, est licencié par le laboratoire où il travaillait et ne retrouve pas de poste. Son médecin lui trouve de l'hypertension. Laurent cache son chômage à Juliette, sa compagne de vingt ans sa cadette. Il devient cambrioleur, mais se fait piéger : il est envoyé dans un appartement du XVIIe arrondissement où il découvre un couple abattu et un nourrisson...Cote: R BEN. JC : L’auteur sait manier l’humour et s’y entend pour placer ses personnages dans des situations invraisemblables ! Les quiproquos burlesques s’enchainent pour la pus grande joie du lecteur (du même auteur et dans la même veine, lire aussi « Le tournevis infiniment petit » ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 36/ Mother / Luc Lang. ‐ Paris : Stock, 2012. ‐ 299 p. ; 22 x 14 cm. ‐ (Bleue). Résumé : L'histoire d'une famille racontée par le fils, de sa propre naissance à la mort de sa mère : une étrange association familiale dont la destinée commune est tracée par Andrée la mère, un être tout en fureurs, aimée par Robert, un homme‐rocher à l'existence semée de deuils. Une tragédie clanique qui livre un portrait de la folie. Prix Thyde Monnier 2012 (SGDL). Cote: R LAN. JC : Un livre écrit avec fougue et mordant – l’histoire de l’amour fou, tantôt dépendant tantôt exaspéré, d’un fils pour sa mère – la mère qui se comporte avec lui comme s’il était adulte peut agacer… cela donne un livre assez puissant mais qui peut déranger ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 37/ Le mystère de Roccapendente / Marco Malvaldi. ‐ Paris : Loupe (La), 2012. ‐ 290 p. ; 22 x 15 cm. ‐ (18). Traduit de l'Italien. Résumé : En juin 1895, à Maremme, en Toscane, Pellegrino Artusi, auteur en gastronomie, est invité au château du baron de Roccapendente pour y déguster des plats préparés par une cuisinière hors pair. Le soir venu, un dîner réunit le baron, sa mère et ses trois enfants, Gaddo, Lapo et Cécilia. Le lendemain matin, le majordome Teodoro est retrouvé empoisonné. L'enquête commence. Cote: RP MAL. JC : Si l’intrigue de départ est classique, elle cache une satire sociale de cette bourgeoisie oisive – les personnages colorés et la présence de Pelligrino Artusi, l’un des maîtres de la cuisine italienne (auteur en 1891 de « La science en cuisine ou l’art de bien manger ») et amateur des romans de Conan Doyle, rendent ce polar fort sympathique – assez plaisant ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 38/ Némésis / Philip Roth. Gallimard, 2012. ‐ 225 p. ; 21 x 15 cm. ‐ (Du monde entier). Traduit de l'Anglais. Résumé : En 1944, dans le quartier italien de Newark, sévit la poliomyélite, cette maladie qui tue les enfants ou les paralyse. Bucky Cantor, un professeur de gymnastique juif, va prendre sur lui la responsabilité du mal. En effet, pour suivre sa fiancée, il a abandonné ses élèves malades, puis découvert qu'il avait lui‐même contracté la polio. Le récit d'un homme rongé par la culpabilité et le remords. Cote: R ROT. MBF : L’histoire d’un homme pleinement dévoué à un groupe de jeunes pendant une épidémie de polio – l’analyse de son sentiment de culpabilité est intéressante JC : Les amateurs de Roth vont adorer, d’autant que l’auteur a annoncé qu’il arrêtait de faire des livres – en occident, à l’époque de la vaccination obligatoire, on a un peu oublié l’aventure de la polio et ses ravages – ce livre fait donc un rappel historique touchant – quant au héros, tantôt on l’admire, tantôt on comprend mal son acharnement à vouloir se punir – mais son personnage est fort bien étudié : où comment une tragédie collective devient tragédie individuelle ‐ coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 39/ Les noces de soie / Jean‐Paul Malaval Les noces de soie. ‐ Paris : Calmann‐Lévy, 2012. ‐ 367 p. ; 23 x 15 cm. ‐ (France de toujours et d'aujourd'hui) Résumé : Dans les Cévennes, la famille Andromas élève des cocons pour faire de la soie. Les enfants, Pauline et Octave, ne souhaitent pas succéder à leurs parents. Octave se marie avec la fille d'un riche soyeux, mais le mariage ne semble pas partir d'un bon pas. Cote: R MAL NOC 1 La villa des térébinthes. ‐ Paris : Calmann‐Lévy, 2012. ‐ 372 p. ; 23 x 15 cm. ‐ (France de toujours et d'aujourd'hui) Résumé : Fils de paysan ardéchois éleveur de cocons de mûrier, Silvius épouse Roxane, fille d'un riche soyeux. Mais pour reconquérir son épouse qui s'éloigne, il espère réaliser un succès éclatant en affaires en investissant à Madagascar. Une saga familiale ardéchoise et lyonnaise, dans les milieux les plus divers, à la fin du XIXe siècle. Cote: R MAL NOC 2. JC : Rapport filiaux à un père autoritaire et protestant, condition féminine, désir de s’élever dans l’échelle sociale, monde de la soierie du producteur au soyeux…. Malaval sait être efficace. Cette saga familiale reprend toutes les ficelles du genre mais elle est assez bien documentée et facile à lire. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 40/ Nous étions faits pour être heureux / Véronique Olmi. ‐ Paris : Albin Michel, 2012. ‐ 229 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Romans français). Résumé : Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre accorder le piano de son fils. Suzanne n'est ni jeune, ni belle et apparemment ordinaire. Pourquoi Serge, qui a une vie professionnelle, amoureuse et familiale parfaite, va‐t‐il s'attacher à Suzanne et lui confier un secret d'enfance ? Une déclinaison des moments clés où les vies cherchent désespérément la note juste. Cote: R OLM. BB : Une impression de « déjà lu » ‐ un récit qui n’apporte rien JC : Les hommes préfèrent les moches parce qu’elles ont l’ouïe fine et qu’elles savent mieux écouter ??! Franchement, on y croit à peine et ça sent le réchauffé …… ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 41/ Oui, mais quelle est la question ? / Bernard Pivot. ‐ Paris : Nil, 2012. ‐ 268 p. ; 21 x 14 cm. Résumé : Depuis son enfance, Hitch pose des questions tout le temps et à tout le monde... Une autobiographie romancée avec des intermèdes autour de questions sans réponse comme l'identité de l'assassin de la mère de J. Ellroy. Cote: R PIV. JC : Une bio déguisée…. derrière le personnage fictif se cache bien entendu… l’auteur ! Questionneur incorrigible, spécialiste de la question « retournée à l’envoyeur », le clone de Bernard Pivot livre ici quelques trucs sur l’art d’interviewer – la lecture est facile et distrayante et quelques pages d’anthologie valent bien qu’on s’y intéresse ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 42/ Parfums / Philippe Claudel. ‐ Paris : Stock, 2012. ‐ 215 p. ; 22 x 14 cm. ‐ (Bleue). Résumé : Une soixantaine de fragments qui évoquent les souvenirs de l'auteur des parfums de son enfance et son adolescence : l'après‐rasage, la crème solaire, les Gauloises et les Gitanes, la cannelle, le charbon, l'encre, le foin, le pull‐
over de l'oncle... Ces évocations rendent hommage aux origines de P. Claudel, à sa famille et à la ville où il est né. Cote: R CLA. MBF : L’enfance revisitée par l’odorat – intéressant AJ : Depuis « Acacia » jusqu’à « Voyage », de courts textes parlant d’enfance, de souvenirs tristes ou joyeux. Un inventaire dans lequel on retrouve des senteurs et images familières (comme acacia, cave, cimetière, drap frais, droguerie, éther, feu de camp, fumier, mort, sauce tomate), mais qui globalement ont du mal à émouvoir ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 43/ La perle du Sud / Linda Holeman. ‐ Paris : Plon, 2012. ‐ 386 p.) ; 24 x 16 cm. Traduit du canadien. Résumé : Dans les années 1930, Sidonie O'Shea annonce à Etienne qu'elle attend un enfant. Celui‐ci disparaît. Elle part pour Marrakech à sa recherche. Elle est aidée dans sa quête par Aszulay, un troublant Touareg. Sa rencontre avec la demi‐sœur d'Etienne la conduit à penser qu'un secret de famille lui est caché... Cote: R HOL. AB : Un joli style d’écriture qui transporte le lecteur au Maroc grâce à des descriptions bien enlevées – une histoire prenante et les personnages attachants qui nous font passer par toute une gamme de sentiments. ‐ à lire avec plaisir ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 44/ Peste & choléra / Patrick Deville. ‐ Paris : Seuil, 2012. ‐ 219 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Fiction & Cie). Résumé : Construite autour de la figure d'Alexandre Yersin, cette aventure scientifique retrace le parcours d'un chercheur, disciple de Pasteur, qui fut associé à la découverte du bacille de la peste à Hong Kong en 1894. Prix du Roman Fnac 2012 et Fémina. Cote: R DEV. AJ : Le récit de la vie dense, reconstruit d’après documents, lettres, du jeune Suisse Yersin. Tombé dans l’oubli, il a pourtant travaillé avec Pasteur, avant de partir vivre à l’autre bout de la planète, et découvert le bacille de la peste et son vaccin (entre autres découvertes). Une écriture un peu surprenante, souvent en accumulation de phrases brèves sans verbes. De l’humour, une abondance de renseignements historiques… Un texte très riche que l’on lit sans le lâcher malgré quelques longueurs. BB : Intéressant pour l’enquête sur Yersin et pour la forme du récit MBF : La vie méconnue du scientifique Yersin. Un véritable récit d’aventures‐ intéressant MJB : Quelle énergie chez cet homme ! Une vie passionnante – un gros coup de cœur ! NB : Une belle biographie d’Alexandre Yersin et bien plus que cela – un vrai coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 45/ Pour seul cortège / Laurent Gaudé. ‐ Cergy‐Pontoise (Val‐d'Oise) : A vue d'oeil, 2012. ‐ 335 p. ; 22 x 15 cm. ‐ (18‐19). Résumé : Alexandre le Grand va mourir. Pour lui succéder à la tête du royaume, il faut trouver un homme tout autant animé par un insatiable esprit de conquête. Cote: R GAU. AB : La dépouille d’Alexandre le Grand est transportée vers son pays d’origine avec une escorte qui s’emploie à maintenir le deuil pour prolonger la paix ‐ le style sobre de l’écriture et de la construction confère une grande puissance à ce roman – l’auteur mêle avec brio faits historiques et fiction fantasmagorique – au final cela donne une épopée magistrale ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 46/ Prince d'orchestre / Metin Arditi. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud, 2012. ‐ 372 p. ; 22 x 12 cm. ‐ (Domaine français). Résumé : Alexis Kandilis est un chef d'orchestre de renommée mondiale au sommet de sa gloire. Lorsque son univers commence à s'effondrer, c'est au cœur de la musique qu'il trouvera les forces nécessaires pour sortir de la tourmente. Cote: R ARD. JB : Grandeur et décadence d’un homme qui était au sommet – un héros qui attendri et agace tour à tour – un livre fort bien écrit JC : Pour découvrir Metin Arditi, lire plutôt « Le Turquetto », véritable petit chef‐d’œuvre ! – le Prince d’orchestre » reste un bon livre (l’auteur, musicologue professionnel, sait de quoi il parle) même si on a parfois du mal à comprendre pourquoi le héros ne parvient pas à s’extraire de cette descente aux enfers MJB : Coup de cœur malgré la fin tragique du récit qui laisse une impression curieuse AJ : Quel plaisir d’avoir découvert Metin Arditi, tout d’abord avec « Le Turquetto », puis avec ce « Prince d’orchestre » ‐ un remarquable portrait psychologique d’un homme aussi insupportable que pitoyable ‐ un livre troublant ‐ coup de cœur ! ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 47/ La promesse d'Annah / Mohed Altrad. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud, 2012. ‐ 176 p. ; 22 x 12 cm. Résumé : De la Babylone antique à la Cisjordanie actuelle, récit d'un amour marqué par les grands tournants de l'histoire de la Méditerranée. Cote: R ALT. JC : Lié par une promesse ancestrale, un même couple se réincarne au fil des siècles, depuis les plateaux de Judée en 1400 av. J.C. jusqu’à un check‐point isolé de Cisjordanie. Il est juif, elle est musulmane, ou inversement, ils pourraient s’aimer mais leur éducation et leur religion font obstacle – la question se pose alors de savoir si cette situation verra un jour sa solution – l’auteur ne laisse guère d’espoir… MJB : Intéressant – la dernière nouvelle, magnifique, pourrait être développée et constituer tout un roman ! – enfant de Bédouins, tardivement scolarisé, l’auteur est aujourd’hui PDG d’un groupe mondial de BTP ! 48/ Réanimation / Cécile Guilbert. ‐ Paris : Grasset, 2012. ‐ 269 p. ; 21 x 13 cm. ‐ (Roman). Résumé : La narratrice et Blaise, artistes et mariés, vivent comme des adolescents, accrochés l’un à l’autre, insouciants. Mais Blaise, qui vient de fêter ses cinquante printemps, se retrouve atteint de cellulite cervicale, une forme de nécrose parfois mortelle des tissus du cou. Très vite hospitalisé, il tombe dans le coma. Pour la narratrice, les jours passent et la peur s'installe… Cote: R GUI. BB : Peu d’intérêt AJ : Récit d’un événement vécu (mari plongé dans le coma pendant plusieurs semaines), dans lequel se mêlent une chronique des faits, les émotions et réflexions qu’ils entraînent, mais aussi des souvenirs, des rêves, des références culturelles. Un texte qui ne parvient pas à accrocher malgré la qualité de réflexion et de style. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 49/ Reflets dans un œil d'homme / Nancy Huston. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud. 2012. ‐ 305 p. ; 22 x 12 cm. ‐ (Domaine français) Résumé : N. Huston convoque ici sa propre expérience, comme celles d'artistes qui l'entourent, pour analyser toutes les influences qui façonnent la femme contemporaine. Elle met en avant les contradictions d'une société qui nie la différence des sexes tout en l'exacerbant à travers l'industrie de la beauté et de la pornographie. Cote: 305.4 HUS. BB : « Coup de gueule » salutaire et quelques prises de position excessives – intéressant dans l’ensemble ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 50/ La rencontre / Isabelle Pestre. ‐ Paris : Belfond, 2012. ‐ 273 p. ; 23 x 15 cm. ‐ (Littérature française) Résumé : Aux confins de la lâcheté, alors qu'elle vient de commettre un délit de fuite, une jeune femme inverse le cours des choses et part à la rencontre de son courage. Elle franchit le seuil du parc de l'Yprée, un vaste domaine entretenu par le paysagiste Gaspard Davrière, voisin du Paradis, le jardin sauvage appartenant au père de la victime. Cote: R PES. FN : Un sujet difficile et décourageant – un livre qui peu donner un sentiment d’angoisse AB : Le livre se lit très bien mais le scénario est plutôt curieux voir peu crédible ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 51/ Rose déluge / Edem Awumey. ‐ Paris : Seuil, 2012. ‐ 206 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Cadre rouge). Résumé : Le jeune Sambo, venu du golfe de Guinée, transporte une boîte avec les cheveux et ongles de sa tante Rose Lafayette. La défunte, en proie à des hallucinations et qui attendait en vain l'arrivée d'un bateau mythique le Butterfly, voulait que ses restes soient ensevelis à La Nouvelle‐Orléans. En transit au Canada, Sambo fait la connaissance de Louise. Cote: R AWU. JC : Un livre fort au regard poétique sur l’errance, même si la construction peut freiner la lecture… Un bel « affrontement » entre 2 personnages, le calme Sambo et Louise la révoltée ‐ titulaire d’un doctorat en littérature francophone, Edem Awumey a reçu le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire pour son premier roman « PORT‐MELO » ET A ETE FINALISTE DU GONCOURT EN 2010 52/ Rue des Syriens / Raphaël Confiant. ‐ Paris : Mercure de France, 2012. ‐ 371 p. ; 21 x 15 cm. Résumé : Cette fresque historique évoque l'arrivée des Levantins sur l'île de la Martinique à la fin du XIXe siècle, à travers le récit des aventures du père Mansour, de Bachar qui épouse une métisse indienne ou encore de Wadi, qui tombe entre les mains de la fantasque Fanotte. Cote: R CON. AJ : Intéressant pour la découverte de l’immigration en nombre, vers les Antilles, fin 19ème/début 20ème, d’habitants des pays du Proche‐Orient, tous désignés là‐bas comme Syriens ‐ éclairage, très documenté, sur une société martiniquaise hétérogène, où se avec ses difficultés d’intégration (malgré les métissages) dues à la hiérarchisation ‐ mais l’introduction de locutions et proverbes créoles qui, certes, donnent saveur et pittoresque au texte, rendent la lecture parfois laborieuse. MJB : Récit sur le thème de l’exil et des difficultés d’intégration – un démarrage un peu long mais un livre intéressant ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 53/ Rue des voleurs / Mathias Enard. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud, 2012. ‐ 251 p. ; 24 x 15 cm. ‐ (Domaine français) Résumé : A Tanger, un adolescent libre penseur, assoiffé de liberté, connaît ses premiers émois avec sa cousine Meryem. Surpris par ses parents, pudibonds, obsédés par les questions d'honneur, de morale et du qu'en‐dira‐t‐on, il se fait rouer de coups, ce qui le décide à fuir et à vivre dans la rue, puis à traverser la Méditerranée. Liste Prix Goncourt, le Choix de l'Orient 2012. Cote: R ENA. MJB : Goncourt peut‐être, mais vraiment pas coup de cœur – décevant BB : Les tribulations d’un jeune Maghrébin candidat malgré lui à l’exil, racontées par lui‐même – intéressant AJ : Un roman passionnant en lien avec l’actualité des printemps arabes, de la montée de l’islamisme, de la crise économique et la misère, de la tentation de la violence du mouvement des Indignés en Espagne … Ces sujets sont abordés à travers le regard d’un jeune marocain, musulman très tiède mis à la porte par son père et récupéré par un groupe islamiste ‐ un peu candide, il va évoluer grâce à son rôle de libraire du groupe qui lui donne accès aux livres. C’est donc aussi un très beau livre sur la lecture et son pouvoir et un hommage aux livres, à la poésie. Des pages où l’inquiétude et la désillusion se mêlent à l’espoir. JC : Un héros très attachant – une vie qui tombe de charybde en Scylla malgré la force de caractère du personnage – un bon livre totalement dans l’actualité… on frémit…. ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 54/ Sarajevo omnibus / Velibor Colic. ‐ Paris : Gallimard, 2012. ‐ 173 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Blanche) Résumé : Portrait de la ville de Sarajevo à travers l'évocation de personnages historiques et de lieux emblématiques qui ont tous un rapport avec l'assassinat de l'archiduc François‐Ferdinand, le 28 juin 1914. Cote: R COL. JC : Regard un peu désabusé et en tout cas distancié de l’auteur, lui‐même bosniaque vivant désormais en France, sur l’enchainement des événements qui font la grande histoire du monde – indépendamment de l’admiration que l’on porte à l’auteur pour avoir écrit directement le texte en français, soit on appréciera l’aspect « conte » soit on s’ennuiera ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 55/ Le secret du maître de thé / Kenichi Yamamoto. ‐ Paris : Mercure de France, 2012. ‐ 369 p. ; 21 x 14 cm. ‐ (Bibliothèque étrangère). Traduit du Japonais. Résumé : Rikyû, grand maître de la cérémonie du thé, se voit imposer un suicide rituel par son shogun Toyotomi Hideyoshi, mettant un terme à une vie marquée par un amour impossible avec une princesse coréenne. Cote: R YAM. AD : On rentre ou pas dans le rythme de ce livre assez décourageant OVD : On apprend beaucoup de choses sur les mœurs japonaises du XVIE siècle ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 56/ Le sermon sur la chute de Rome / Jérôme Ferrari. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud, 2012. ‐ 201 p. ; 09203252522 x 12 cm. Résumé : Un petit village corse se voit ébranlé par les prémices de sa chute à travers quelques personnages qui ont tout sacrifié à la tyrannique tentation du réel. Cote: R FER. BB : Un regard pessimiste sur le monde d’aujourd’hui NB : Se lit facilement mais laisse perplexe – de quoi parle l’auteur : de la chute de la Corse ?? JC : Un récit métaphorique auquel on accroche difficilement ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 57/ La sirène / Camilla Läckberg. ‐ Arles (Bouches‐du‐Rhône) : Actes Sud, 2012. ‐ 413 p. ; 24 x 15 cm. (Actes noirs). Traduit du Suédois. Résumé : Une nouvelle enquête d'Erica Falck. Enceinte de jumeaux, elle mène des investigations autour d'un écrivain renommé qui reçoit d'inquiétantes lettres anonymes, alors que l'un de ses amis a disparu... Cote: RP LAC. AJ : 6ème roman d’une même série (peuvent se lire séparément mais les aborder dans l’ordre peut être facilitant en particulier pour la connaissance des personnages récurrents). Une série policière suédoise intéressante, avec des intrigues prenantes, imprévisibles et bien construites AD : Ce tome est légèrement en perte de vitesse par rapport aux précédents ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 58/ Les souvenirs sont au comptoir / Angelo Rinaldi. ‐ Paris : Fayard, 2012. ‐ 369 p. ; 24 x 16 cm. ‐(Littérature française) Résumé : Un dîner d'anniversaire dans un restaurant est l'occasion pour Conti, un célibataire vieillissant, de faire une autopsie de la société. Cote: R RIN. AB : cette cérémonie d'anniversaire dans un grand restaurant parisien est l’occasion pour l’auteur de livrer son regard très acéré sur la société – on retrouve ici le style proustien caractéristique de Rinaldi – soit on adore soit on déteste – Corse de naissance, journaliste à Nice‐Matin avant d’être chroniqueur et critique parisien, A. Rinaldi est membre de l’Académie française ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 59/ La Survivance / Claudie Hunzinger. ‐ Paris : Grasset, 2012. ‐ 278 p. ; 21 x 13 cm. Résumé : En faillite, un couple de libraires d’une soixantaine d’années se réfugie dans les Vosges, dans une maison en ruine nommée la Survivance. Ils ont avec eux des animaux et des livres et il leur faut s'acclimater à cette nouvelle existence, survivre aux intempéries dans cette société matérialiste. Dans cet âpre combat, la redécouverte des corps, l'apprentissage de l'isolement et la puissance de la littérature leur feront‐ils découvrir une nouvelle manière d'être au monde. Cote: R HUN. FN : Survivre mais pour aller vers quoi ? Une expérience intéressante, une lecture appréciée 60/ La table des autres / Michael Ondaatje. ‐ Paris : Olivier (L'), 2012. ‐ 257 p. ; 22 x 15 cm. ‐ (Littérature étrangère). Traduit du canadien. Résumé : Ce roman d'apprentissage relate le voyage du jeune Michael, qui quitte Colombo pour retrouver sa mère en Angleterre. Il embarque sur un paquebot et découvre, pendant les 21 jours de la traversée, l'existence de différentes classes sociales, l'amitié et le désir. Cote: R OND. AJ : Longue traversée en bateau entre le Sri Lanka (Ceylan à l’époque de ce voyage) et l’Angleterre, épisode de vie d’un jeune garçon de 11 ans qui y découvre un monde inconnu en compagnie de 2 garçons du même âge ‐ enquêtes, découvertes de la vie des adultes, personnages pittoresques… ‐ entre pages intéressantes et pages ennuyeuses, une lecture qui laisse une impression mitigée JC : Un récit initiatique – un jeune garçon découvre la vie au cours d’une traversée et à travers une galerie de personnages assez attachants – plutôt sympathique mais le récit aurait gagné en concision ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 61/ Tout a commencé à Monte‐Carlo / Elizabeth Adler. Belfond, 2012. ‐ 413 p. ; 24 x 16 cm. Traduit de l'Anglais. Résumé : Mac Reilly a encore repoussé la date de son mariage avec Sunny Alvarez. Furieuse, Sunny laisse sur la table sa bague de fiançailles et une lettre de rupture et s'envole pour Monte‐Carlo où les occasions de s'amuser entre beautiful people sont nombreuses. Loin de Mac, Sunny s'étourdit et se laisse embobiner par Mady, une mystérieuse Indienne et par Kitty, une femme peu scrupuleuse. Cote: R ADL. JC : L’auteur excelle dans ce style qui mêle amour, luxe, intrigue policière pour donner un excellent roman de détente – ce tome réunit à nouveau le duo des livres précédents (« Les nuits de Malibu » et « Un été à St‐Tropez ») ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 62/ Vengeance à froid / Douglas Preston. ‐ Paris : Archipel, 2012. ‐ 411 p. ; 24 x 16 cm. Traduit de l’Américain. Résumé : Judson Esterhazy affronte son beau‐frère Aloysius Pendergast lors d'une partie de chasse en Ecosse et lui avoue que sa sœur Hélène, épouse Pendergast n'est pas morte il y a 12 ans. Cote: RP PRE. NB : Sans début ni fin ! Sans cesse des références aux livres précédents de l’auteur… décevant ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 63/ La vérité sur l'affaire Harry Quebert / Joël Dicker. ‐ Paris : Fallois ; Lausanne (Suisse) Age d'homme (L'), 2012. ‐ 669 p. ; 23 x 16 cm. Résumé : Un jeune écrivain à succès vient en aide à son ami Harry Quebert, inculpé pour le meurtre d'une jeune fille de 15 ans avec qui il avait une liaison. Pour faire la lumière sur cet assassinat vieux de trente ans, il va mener son enquête et en faire un livre. Prix littéraire de la vocation Bleustein‐Blanchet 2012, Grand prix du roman de l'Académie française 2012, prix Goncourt des lycéens 2012. Cote: R DIC. MJB : Que de rebondissements…. Jusqu’à la fin qui surprend, un livre qu’on ne lâche pas – coup de cœur ! AJ : L’affaire, c’est la disparition et le meurtre d’une jeune fille dont un écrivain est accusé 30 ans plus tard à la découverte du cadavre ‐ son ami, ancien élève et jeune écrivain qui croit à son innocence va mener son enquête pour comprendre et éclaircir le mystère ‐ des réflexions sur le monde de l’édition, de la justice et des médias.‐ malgré quelques longueurs, l’intrigue est bien conduite, le suspense est maintenu vraiment jusqu’aux dernières pages, après une multitude de rebondissements inattendus‐ un réel plaisir de lecture 64/ La vie rêvée d'Ernesto G. / Jean‐Michel Guenassia. ‐ Paris : Albin Michel, 2012. ‐ 534 p. 21 x 15 cm. ‐ (Romans français). Résumé : Du Paris des années 1930 à l'effondrement communiste des années 1980, le parcours de Joseph Kaplan, fils et petit‐fils de médecins praguois : ses amours, ses engagements, ses désillusions et surtout la rencontre, en 1966, avec un révolutionnaire cubain, un certain Ernesto G., dans son sanatorium de Prague, qui bouleversa sa vie. Prix du roman Chapitre 2012. Cote: R GUE. NB : Intrigue passionnante malgré quelques longueurs AJ : Texte très documenté, mêlant le roman et le fond historique, éclairant les dérives du communisme dans les pays de l'Est (suspicion permanente, peurs, emprisonnements et condamnations arbitraires), et soulignant le poids des événements, des aléas de la vie et du monde sur une personnalité ‐ une écriture facile à lire, une lecture qui vous tient du début à la fin et qu’on a du mal à abandonner ‐ presqu’un coup de cœur ! AD : Captivant – livre riche d’enseignement social, culturel et historique – 100 ans d’une vie trépidante – gros coup de cœur ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 65/ Viviane Elisabeth Fauville / Julia Deck. ‐ Paris : Minuit, 2012. ‐ 154 p. ; 19 x 14 cm. Résumé : Viviane Elisabeth Fauville a 42 ans, une enfant et un mari qui l'a quittée. Elle vient de tuer son psychanalyste. Premier roman. Cote: R DEC. JC : Le lecteur se laissera t‐il convaincre par cette histoire un peu invraisemblable qui met en lumière la solitude des personnages et la superficialité de la vie moderne ? La narration passe du « je » au « vous » puis au « elle », on ne sait pas toujours si on se situe dans la réalité ou une réalité imaginée – à lire pour se faire sa propre idée, ce roman a au moins la qualité d’être original ‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐ 66/ Vous prendrez bien une tasse de thé ? / Claude Keller. ‐ Paris : Plon, 2012. ‐ 237 p. 23 x 14 cm. ‐ (Littérature française). Résumé : Ben est un petit délinquant amoureux fou de Dora, une jeune fille de bonne famille. Il est persuadé qu'elle va lui permettre de mener une vie meilleure mais un sombre évènement vient tout mettre en péril. Premier roman. Cote: R KEL. JC : Une écritoire brouillonne qui n’arrange pas le peu d’intérêt de cette histoire qui se déroule dans un immeuble lyonnais autour d’un kidnapping qui fait entrer en scène tous les habitants du lieu – certains personnages sont assez sympathiques cependant