Synthèse 2009 - Conservatoire de Paris

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Synthèse 2009 - Conservatoire de Paris
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SYNTHÈSE
1. Entrée en vigueur de la réforme LMD.
En septembre 2008 a eu lieu le premier concours d’entrée
donnant directement accès en 2è cycle de musique. Malgré un
nombre de candidats limité (comme prévu, en raison du prérequis d’un 1er cycle supérieur, les candidats recevables étaient
principalement étrangers), le recrutement est demeuré de très
haut niveau ; les places non attribuées parmi les places qui
avaient été réservées (dans la proportion de 2/5, s’agissant des
deux dernières années d’un cursus de cinq ans) ont été attribuées
aux candidats admis en 1er cycle sur liste complémentaire.
Parallèlement, la procédure de reconnaissance du grade de
master pour le diplôme de 2e cycle s’est poursuivie avec une
visite du comité d’experts de l’Agence pour l’évaluation de
le recherche et des enseignements supérieurs (AERES) au
printemps 2009, qui a donné lieu à un rapport (consultable sur
le site de l’AERES) extrêmement positif. La décision finale du
ministère de l’enseignement supérieur, après consultation du
CNESER (Comité national de l’enseignement supérieur et de
la recherche) est attendue au 1er semestre 2010.
Parachevant l’édifice avec le troisième degré du LMD, le
premier concours d’entrée en 3ecycle de musique des musiciens
interprètes s’est déroulé en septembre 2009, avec un nombre
de candidats très satisfaisant pour une première occurrence et
un niveau tout à fait remarquable. Le jury, commun aux deux
voies ouvertes aux candidats (doctorat d’interprète et diplôme
d’artiste interprète) a retenu une dizaine d’admis, qui suivront
soit un cursus de trois ans conjoint avec l’Université de Paris IV
(doctorat d’interprète), soit un cursus d’un an, éventuellement
renouvelable (diplôme d’artiste interprète).
Le projet de réforme des études chorégraphiques, mené
conjointement avec la réflexion initiée par le ministère de
la culture avec les écoles nationales de danse, a débouché
au printemps 2009 sur l’habilitation de l’établissement à la
délivrance du DNSP Danseur à l’issue des trois années du
1er cycle supérieur (précédé de deux années préparatoires).
Une convention de partenariat avec l’Université de Paris VIII
permet aux étudiants qui le souhaitent d’obtenir une licence
des arts du spectacle couplée avec leur diplôme. La réforme du
premier cycle entre en vigueur à l’automne 2009.
En outre, une réforme des cursus de notation du mouvement
Benesh et Laban a permis notamment d’adopter une
organisation modulaire mieux adaptée aux besoins des
professionnels souhaitant accéder à cette formation. Ce cursus
est susceptible ultérieurement de participer à l’élaboration
d’un deuxième cycle d’études chorégraphiques, sur lequel une
réflexion est en cours avec le ministère de la Culture.
Ces différents événements marquent l’aboutissement de la
réforme conçue, discutée et arrêtée sous la direction d’Alain
Poirier, qui s’est attaché d’une part à consolider la lisibilité
internationale des cursus de l’établissement, désormais mieux
repérables à l’étranger grâce à la référence au schéma LMD
et d’autre part à faire connaître et reconnaître, avec l’aval de
l’Université, la contribution à la recherche propre au CNSMDP
en matière de recherche artistique, soulignée dans le dossier de
demande de reconnaissance du grade de master et matérialisée
par la création d’un 3e cycle.
Avec l’entrée en vigueur de la réforme du LMD ont été créées
de nouvelles disciplines dites « spécifiques », obligatoires pour
tous les étudiants. Ont été ainsi développés et intégrés dans les
cursus obligatoires du 1er cycle les enseignements dédiés à la
connaissance du contexte professionnel : journées d’orientation
en 1ère année (125 étudiants), journées de la profession en 2è
année (200 étudiants), ateliers de communication organisés
avec le Cité de la musique (170 étudiants) ; ainsi qu’en 2è
cycle les conférences sur les aspects pratiques du métier :
connaissance de l’environnement artistique, social, juridique…
(155 étudiants).
De nouveaux enseignements ont par ailleurs été entièrement
créés à destination du 2e cycle. L’initiation au travail de
recherche a été lancée au premier semestre par des séances
d’initiation à la méthodologie de recherche, prises en charge
par les enseignants d’analyse instrumentistes, qui ont débouché
au deuxième semestre sur la remise par les étudiants de leur
choix de sujet de « travail d’étude personnel » à conduire sur
le semestre et demie suivant, avec le concours d’un « tuteur »
désigné à cet effet : près de 140 étudiants étaient concernés.
Enfin une initiation à la pédagogie a été organisée par le
département de pédagogie en deux séries de 3 week end
chacune (soit 12 journées et 36 heures de cours par étudiant,
alternant cours et ateliers), suivies par 124 étudiants.
Pour la mise en place effective de la réforme, la direction
des études musicales, chargée du LMD, a conduit un travail
considérable d’adaptation des textes et des cursus, de
préparation des dossiers d’habilitation, de négociation avec
l’Université et d’information des différents publics concernés.
On trouvera le résumé de tout ce travail dans le rapport de la
direction des études musicales, dont l’expérience a bénéficié
à la conduite de la réforme des études chorégraphiques, détaillée
dans le rapport de la direction des études chorégraphiques.
Synthèse
L’année scolaire 2008-2009 a vu l’entrée en vigueur du 1er cycle
de musique, débouchant dès juillet 2009 pour les étudiants de 3e
année sur un diplôme national supérieur de musique (DNSPM)
dans les disciplines où il a été créé ; les étudiants inscrits
parallèlement à l’Université de Paris IV pourront également
obtenir une licence en musique et musicologie couplée avec
leur diplôme.
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2. Les composantes de l’excellence : forte sélection à l’entrée, excellente insertion à la sortie et
soutien des élèves en situation de précarité.
Les données statistiques figurant en annexe démontrent une
fois de plus la force d’attraction du Conservatoire : en 2008 2009, il a accueilli 1 225 étudiants, dont 1 002 français et 223
étrangers (soit 18 %), chiffres qui connaissent une très grande
stabilité.
Il a attiré 1 739 candidats aux concours d’entrée, dont 1 373
français et 366 étrangers (soit un taux de candidats étrangers
de 21 % marqué par une grande stabilité). Le nombre total de
candidats a connu une diminution importante (320 candidats
de moins) qui s’explique par la suppression du concours
d’entrée en cycle de perfectionnement (199 candidats l’année
précédente) et l’absence de concours d’entrée en formation
de directeurs (91 candidats l’année précédente), ainsi que par
le relèvement dans le domaine de la danse, des âges minima
pour les concours d’entrée en cycle de formation supérieure
(59 candidats en moins). Mais le taux de sélectivité s’est plutôt
durci, passant de 19,33 % en moyenne à 17,83 %. Le taux de
sélectivité du concours d’entrée en 1er cycle se situe même à
14%, alors qu’on observait l’année précédente un taux de 19 %
à l’entrée en cycle de formation supérieure.
Interrogés trois ans après leur sortie, les diplômés 2004
connaissent un taux d’insertion dans une activité artistique
correspondant à leur référentiel de compétence de 64 % auquel
s’ajoute une insertion dans des activités d’enseignement de
18% et un taux de 14 % de poursuite d’étude, soit un taux
global de 97 % très stable depuis plusieurs années. Stable aussi
la répartition entre emplois permanents (45 %) et intermittents
(55 %) désormais majoritaires.
On trouvera un détail de toutes ces statistiques en annexe
du rapport d’activité (rapports de la mission études
et statistiques et de l’observatoire de l’insertion
professionnelle) .
Par ailleurs, le soutien aux étudiants connaissant des
difficultés financières s’est élargi, en matière d’attribution
des bourses sociales, avec la revalorisation par l’Etat des
plafonds de ressources de l’échelon 0 des bourses (permettant
l’exonération des droits de scolarité et d’affiliation à la sécurité
sociale étudiante) : augmentation d’environ 50% des boursiers
à l’échelon 0 et par répercussion augmentation d’environ
15% du nombre de boursiers (192 au total). De plus 23
aides exceptionnelles ont été accordées, en augmentation par
rapport à 2007/2008, pour faire face à des situations d’extrême
précarité. S’y sont ajoutées 229 aides privées, accordées
grâce à la générosité de mécènes fidèles et ciblant souvent,
outre l’excellence des projets présentés, les situations les plus
urgentes, notamment parmi les étrangers qui peuvent rarement
bénéficier des bourses publiques à caractère social.
Enfin, la demande de logement (253) reste supérieure à
la capacité de logement (168) pour les élèves majeurs, les
loyers des résidences proposées par le Conservatoire étant
très attractifs et inférieurs à ceux du marché. En revanche, la
demande d’hébergement à la résidence pour mineurs est en
diminution assez nette, du fait en particulier du relèvement de
l’âge minimum d’entrée au Conservatoire pour les danseurs qui
constituent la plus grande partie des effectifs de l’internat :27
élèves mineurs pour 40 places (les places disponibles ont été
attribuées à des élèves majeurs). On trouvera le détail de ces actions de soutien (matériel mais
aussi moral) accomplies par les agents de la sous-direction
des affaires scolaires dans le rapport de celle-ci.
3. Poursuite des actions de professionnalisation :
Au cœur de la professionnalisation, caractéristique majeure des
enseignements du Conservatoire et soutenue par des dispositifs
très variés suivant les parcours de formation, l’apprentissage de
la scène est bien entendu essentiel : c’est pourquoi le service qui
en a la charge, anciennement appelé « service de production »,
a été rebaptisé « service de l’apprentissage de la scène » pour
mieux en souligner la finalité, au service des étudiants. Pour
un apprentissage de la scène mené dans des conditions
professionnelles, ce service s’est attaché, en relation avec les
responsables pédagogiques, à développer ou à renforcer les
coproductions et les partenariats avec de nouvelles institutions,
ainsi qu’avec les ensembles et les orchestres français et
étrangers.
Il a ainsi organisé 300 manifestations publiques (253 hors
examens publics) dont 104 à l’extérieur du Conservatoire en
partenariat avec d’autres structures ; de plus 62 nouveaux
concerts de musique de chambre, dont 37 à l’extérieur du
Conservatoire, ont été organisés suite à la mise en place du
master de musique de chambre.
Plus de 50 partenariats ont ainsi été négociés et conduits :
avec des salles, à Paris et en région, des écoles, des orchestres,
des musées … On trouvera la liste, impressionnante, de
ces partenariats artistiques dans le rapport du service de
l’apprentissage de la scène.
De nombreux temps forts ont marqué ces manifestations,
dont on trouvera le détail dans les rapports des départements
pédagogiques concernés. Se sont ainsi déroulés :
•
•
•
des spectacles lyriques : La petite renarde rusée de
Janacek en coproduction avec les opéras de Rouen,
de Liège et de Reims, L’amour masqué de Messager
en coproduction avec le Musée d’Orsay, Le viol de
Lucrèce de B. Britten, Athalie de Racine, musique de
Jean Baptiste Moreau.
L’Orchestre du Conservatoire a été dirigé par Zsolt
Nagy pour la fin de l’année Messiaen avec la maîtrise
de Notre Dame de Paris, à Notre Dame de Paris,
à la basilique Saint Rémi de Reims et à l’Auditorio
Nacional de Musica de Madrid ; il a poursuivi son
partenariat avec l’Ensemble Intercontemporain
dirigé par Suzanna Mälkki et a été accueilli à la salle
Pleyel sous la direction de Yukata Sado, soliste Cédric
Tiberghien.
L’Orchestre des Lauréats, soutenu par le Mécénat
musical de la Société Générale, a accompli ses
missions au service des examens de fin d’études :
- des classes de composition sous la direction de
Autre volet essentiel de l’apprentissage du travail d’orchestre :
- les « Académies d’orchestre » avec tant l’Orchestre de Paris
(7 étudiants dont un a été engagé depuis par l’Orchestre) que
l’Orchestre Philharmonique de Radio France (2 étudiants) et
les stages à l’Orchestre du Capitole de Toulouse (5 étudiants)
se sont poursuivies et élargies à l’Orchestre de la Musique de
l’Air (5 instruments).
- Le travail en ensemble de chambre, qui a connu cette année
un rapide développement (62 nouveaux concerts) a aussi été
mis en valeur par la tenue au Conservatoire d’une session
internationale de l’Académie européenne de Musique de
Chambre fondée par Hatto Beyerle avec Philippe Muller, Alain
Planès et Peter Cropper et la venue de nombreux ensembles
européens.
- Les étudiants en musique ancienne ont de nouveau participé à
l’Académie de musique baroque d’Ambronay dirigée par Serge
Saïtta et à l’Orchestre français des jeunes baroques dirigé par
Paul Agnew.
Enfin, plus de 500 étudiants ont participé aux 44 master
classes données notamment par Christoph Eschenbach,
Ton Koopman, Heinz Holliger, Evan Parker, Pierre Laurent
Aimard, etc … On trouvera tous ces éléments dans le rapport
de la sous direction des affaires extérieures et de la
communication.
4. Le rayonnement international du
Conservatoire.
La position de leader international du Conservatoire se
traduit en particulier par une intense activité de relations
internationales avec un réseau de plus de 40 établissements
dans plus de 40 pays. Cette année a été marquée en particulier
par :
• L’accroissement significatif des échanges d’étudiants et
d’enseignants :
- pour l’accueil, 51 étudiants contre 34 en 2007- 08 et 14
enseignants contre 9 en 2007- 08 (plus de 100 étudiants
ont posé leur candidature à un séjour au Conservatoire) ;
parmi les étudiants reçus, 46 sont issus de l’espace européen
«Erasmus ».
- Quant à l’envoi, le nombre d’étudiants participant aux
échanges continue à augmenter : 27, dont 21 Erasmus contre
respectivement 17 et 14 en 2007- 08. La mise en place cette
année, en liaison avec la Ville de Paris, de bourses Erasmus
attribuées sur critères sociaux a permis d’aider 5 étudiants
partants. Le nombre de départs d’enseignants, stable, fait une
place importante à la composition (3 sur 13).
- Le nombre important de projets de coopération menés avec
l’Amérique Latine, dans le cadre de l’année de la France au
Brésil ou de la poursuite du projet Préfalc
- L’ouverture de discussions avec nos homologues chinois
(Shangaï et Pékin)
- L’aboutissement des projets Paris-New York-Berlin
(création et diffusion)
- Le développement (en cours) d’un master européen de jazz
avec 4 écoles partenaires et la participation du département
jazz au congrès de l’IASJ à Lucerne
- la réflexion menée sur un master européen de musique
de chambre, notamment à l’occasion de la session ECMA
(European Chamber Music Academy)
On trouvera le détail de ces nombreuses actions dans le rapport
de la sous direction des affaires extérieures, qui anime la
forte présence du CNSMDP dans de nombreuses instances
internationales, ainsi que dans le rapport de la direction des
études chorégraphiques pour ses actions spécifiques.
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5. L’effort en faveur de la recherche.
Le Conservatoire a poursuivi ses efforts pour mieux valoriser
ses nombreux atouts en matière de recherche. Avec en tout
premier lieu la présence d’un corps enseignant de haut niveau,
publiant ses recherches par des éditions écrites ou sonores
dans de nombreux champs de la connaissance artistique
et conférant à la recherche qui s’y déroule une dimension
singulière car spécifiquement artistique.
Longtemps réservées à certains parcours de formation
(mémoires de recherche des étudiants en musicologie et
analyse, formation supérieure aux métiers du son, pédagogie
/ formation à l’enseignement), les disciplines de recherche
ont été étendues aux 2e cycles des autres parcours à partir de
septembre 2008, sous des formes appropriées (travail d’étude
personnel). Va dans le même sens la création d’un 3e cycle à
partir de septembre 2009.
Pour soutenir cet effort accru de recherche le Conservatoire
a poursuivi ses partenariats avec des centres de recherche
universitaires :
• CNRS : poursuite du séminaire de « Composition et
musicologie contemporaines », dirigé par Frédéric
Durieux et Laurent Feneyrou ; avec le Laboratoire 200
(Institut de recherche sur le patrimoine musical français),
poursuite des séminaires sur les méthodes de recherche
en musicologie ; avec Laurent Feneyrou, sur le thème
« Création musicale, histoire et trauma », séminaire autour
du « Requiem pour un jeune poète » de Bernd Alois
Zimmermann, avec notamment la présentation de Pour
adoucir le cours du temps par Tristan Murail
• EHESS : accueil d’étudiants du Master en sciences
sociales / spécialité Musique dans les séminaires d’histoire
de la musique, d’ethnomusicologie, d’iconographie et
d’esthétique
Synthèse
Dominique My et de Guillaume Bourgogne,
- de la classe de direction d’orchestre de Zsolt Nagy au
Phénix de Valenciennes,
- de la classe d’initiation à la direction d’orchestre de Claire
Levacher,
- de la classe d’écriture XXème-XXIème siècles d’Alain
Mabit, sous la direction de Jan Krejcik
- des concerts des lauréats du concours des Avant Scènes
à la Cité de la Musique sous la direction de Graziella
Contratto ; Il s’est également produit à la Cité de la
musique et au Grand Théâtre de Provence d’Aix, sous la
direction d’Emmanuel Krivine, soliste Nelson Goerner.
• La classe de direction d’orchestre de Zsolt Nagy a
pu s’essayer à diriger l’Orchestre Symphonique de
Hongrie à Miskolc et l’Orchestre Philharmonique
Janacek à Ostrava.
12
•
Université de Paris VIII : accueil d’étudiants en séminaire
d’esthétique.
Le Conservatoire met également au service de la recherche les
capacités de ses centres de ressources :
•
son service audiovisuel de pointe, alliées à celles de
la formation supérieure aux métiers du son, pour
les enregistrements et l’outillage des enseignements
: 3e édition du concours « Innovatoires », destiné
à stimuler la recherche sur le renouvellement
des formes du concert ; série des « Concertslecture », permettant notamment la présentation
de Solid Noid de Nicolas Vérin, œuvre qui requiert
d’importants moyens techniques ; enregistrements
des « Laboratoires » d’expérimentation de l’écriture
pour orchestre ; achèvement du DVD sur Peter
Eötvös avec l’interprétation de Shadows, complétée
d’un documentaire sur l’œuvre comprenant des
commentaires du compositeur et une analyse de
l’œuvre par Claude Ledoux et l’interprétation
de Atlantis,complétée d’une longue interview du
compositeur réalisée par Anne Aubert. Le service
audiovisuel joue à la fois un rôle de producteur,
de conseil et de veille technologique essentiel :
action de sensibilisation aux nouvelles technologies,
principalement en multicanal, auprès des classes de
composition et de jazz ; numérisation des archives
audio de musique contemporaine, en vue de leur
mise à disposition progressive via le serveur de la
médiathèque sur le portail de musique contemporaine.
•
Le Conservatoire s’est également doté d’un nouvel
outil avec l’achèvement de la nouvelle installation
informatique dans la salle de cours (444) dédiée
aux traitements du son, également accessible au
département écriture, composition et direction
d’orchestre (cours de musique pour l’image, de
nouvelles technologies et de notation assistée par
ordinateur).
•
Le Centre de recherche et d’édition du Conservatoire
apporte naturellement sa contribution à cet effort de
recherche, avec notamment l’édition des CD « Jeunes
solistes », soutenus par la Fondation Meyer, et le
« Prix de composition ».
•
La Médiathèque Hector Berlioz participe également
à cette action soutenue en faveur de la recherche : sa
politique documentaire permet d’accompagner par
des acquisitions ciblées les travaux de recherches des
étudiants ; elle a intensifié son action de formation
des étudiants à la pratique des outils de recherche
et de documentation, consécutive à l’extension des
disciplines de recherche à tous les étudiants du 2è cycle,
avec pour corollaire une augmentation notable du
nombre de documents consultés et des demandes plus
variées et plus pointues ; elle a poursuivi ses efforts
pour l’ouverture d’un accès des étudiants via internet
aux bases de données externes auxquelles elle est
abonnée. On trouvera dans son rapport une analyse
détaillée sur l’évolution des pratiques des usagers, ainsi
que de ses problèmes malheureusement récurrents
de fonctionnement, qui ont cependant connu cette
année une amélioration avec le renouvellement des
équipements informatiques, du mobilier de la salle de
lecture et des dispositifs antivols.
On trouvera le détail des nombreuses actions menées dans
les rapports du service audiovisuel, du département de
formation supérieure aux métiers du son, du Centre
de recherche et d’édition du Conservatoire et de la
médiathèque.
6. Une communication pour aujourd'hui et pour
demain .
Après le travail de réflexion entrepris en 2008, à l’occasion de
la réorganisation de la fonction de communication au sein de la
sous direction des affaires extérieures, pour dégager les grandes
orientations de la communication du CNSMDP (étudier, se
professionnaliser et agir pour la recherche et l’innovation au
Conservatoire), le travail d’information et de communication
s’est poursuivi en 2009, malgré un contexte budgétaire tendu,
pour proposer une image de marque cohérente et positive du
Conservatoire. L’information diffusée en début de saison par
la brochure annuelle, qui a été repensée et retravaillée, a été
relayée tout au long de l’année par des supports ciblés, dont
certains (affiches, programmes) ont également été repensés
pour travailler à la recherche de nouveaux publics. Parmi les
actions marquantes, citons la campagne d’information sur
l’offre pédagogique du 3e cycle supérieur à destination des
interprètes ou le plan de communication de la journée « Portes
ouvertes » du 6 décembre 2008, date anniversaire des 18 ans de
l’installation du Conservatoire sur le site du Parc de la Villette
(35000 flyers, 1500 affiches dont 500 hors établissement,
2000 exemplaires du programme complet de cette journée) ;
pour soutenir la démarche de recherche de mécènes ou de
partenaires et de collecte de la taxe d’apprentissage, l’édition
d’une plaquette institutionnelle présentant le Conservatoire et
ses grandes missions ; l’édition sous une forme renouvelée du
rapport d’activité du Conservatoire, etc …
Un effort particulier a été fait pour renforcer la communication
interne. Le Journal trimestriel du Conservatoire vise à exprimer
au mieux l’institution en mouvement et ses valeurs et à faire
écho à la vie de l’établissement. Cet espace d’échange et de
transversalité cherche à décloisonner le fonctionnement
des différents services et fait appel à la participation de
l’ensemble des acteurs de l’établissement. De plus, le service
communication a entrepris d’informer l’ensemble du personnel,
des enseignants et des étudiants chaque lundi de l’actualité de la
semaine par l’envoi d’une lettre électronique
Une webmaster à plein temps assure désormais la mise à jour
du site Internet en lien permanent avec les autres services.
Elle met en ligne régulièrement les événements et activités
de l’établissement. Elle réalise également la newsletter
hebdomadaire, les communiqués de presse et cartons
d’invitation en version numérique.
Les manifestations organisées au Conservatoire (qui ont
nécessité la mise à disposition de 333 hôtes et hôtesses
d’accueil par l’AVEJ, association de prévention du site de La
Villette) ont généré la publication, avec une moyenne de 150
programmes par concert, de près de 30 000 programmes au
total sur l’année. Plus de 33 000 spectateurs ont assisté aux
manifestations proposées par le Conservatoire soit sur son
site (16 000 personnes) ou dans les salles avec lesquelles nous
sommes partenaires. Parmi les projets pour persévérer dans l’amélioration de
l’identité visuelle du Conservatoire et de la cohérence de ses
messages, la réflexion sur le projet de refonte indispensable
d’un fichier contact devrait se concrétiser en 2010. Le site
Internet actuel du CNSMDP ne répondant pas suffisamment
aux besoins et à l’image de l’établissement, une étude sur
l’analyse des besoins d’un nouveau site devrait démarrer en
2010 et donner lieu à la rédaction d’un cahier des charges. Un
chantier de réflexion a également été amorcé dans le domaine
de la signalétique d’information et d’orientation, tant intérieure
qu’extérieure au Conservatoire.
On trouvera le détail de ces actions dans le rapport de la sous
direction aux affaires extérieures et de la communication.
A noter qu’une amélioration de la communication interne
est également recherchée par la mutualisation des outils
informatiques dédiés à la gestion des activités pédagogiques
ou des manifestations publiques et à l’allocation des salles : le
service informatique, qui développe un système d’information
en cours de construction à partir du logiciel Phoenix de
gestion de la scolarité, a ainsi déjà lancé un module de gestion
des productions ; on en trouvera le détail dans le rapport du
service informatique ; un module de gestion des salles est
également prévu pour 2010 avec le service intérieur.
7. Efforts de rigueur budgétaires et tension sur les
effectifs
Le budget 2009 a été marqué par une forte tension sur les
crédits de fonctionnement, affectés tout au long de l’exercice
par une mesure de gel, puisque le dégel n’est intervenu qu’en
toute fin d’exercice, assorti d’une affectation obligatoire de
son impact (positif) sur le fonds de roulement au financement
des coûts de mise en conformité à la loi sur l’accessibilité.
Témoignent de l’effort de rigueur budgétaire la quasi stabilité
des dépenses totales (progression sur un an de 0,66 %) et la
progression limitée (1,85 %) des dépenses de personnel qui
représentent 65 % des dépenses de fonctionnement (les autres
dépenses étant donc en diminution de 1,45 %).
13
Du côté des recettes, la subvention a progressé, mais plus
faiblement qu’auparavant (+ 1,34 % contre 2,5 % l’année
précédente). Malgré la tendance à la diminution de certaines
ressources propres (produits de la redevance pour mineurs,
produits de locations de salles, produits financiers), celles
ci apportent une part de contribution stable aux recettes
(9 %) ; à noter que les efforts envers la collecte de la taxe
d’apprentissage en ont maintenu le niveau (en augmentation
l’année précédente), mais sans l’accroître pour l’instant.
Finalement, l’exercice a dégagé un excédent de fonctionnement,
du fait d’un taux d’exécution des dépenses de 97 % (avec
un niveau de reports sur l’exercice suivant égal aux années
antérieures), alors que le taux d’exécution des recettes a été de
98 %. Cette capacité d’autofinancement a permis de financer
totalement les opérations d’investissement mandatées sur 2009
et de dégager un apport au fonds de roulement.
Parmi les efforts d’économies, partagés par tous, il faut noter la
poursuite de l’effort accompli pour faire jouer la concurrence
via les marchés publics, que ce soit dans des domaines déjà
explorés tels que l’achat de pianos (compensés en partie
par des ventes d’instruments à un bon niveau de prix, car
bien entretenus) ou les fournitures audiovisuelles, ou dans
des domaines nouveaux, tels que le marché de fabrication
d’instruments anciens, s’adressant principalement à des artisans.
L’aboutissement de ces procédures, dont certaines avaient
été initiées dès 2008 ainsi que la réalisation d’opérations
importantes sur le bâtiment se sont traduites par une
augmentation du budget d’investissement de 52 % par rapport
à 2008. L’établissement a également poursuivi ses efforts pour
améliorer le taux d’engagement et de mandatement de ses
investissements, conformément à l’objectif fixé dans le contrat
de performance.
A noter que la part de l’investissement pris en charge par l’Etat a
évolué de 13% en 2007 à 125% en 2008, puis 73% en 2009 : cette
importante progression est due aux versements exceptionnels
par le ministère de la Culture et de la Communication d’une
subvention complémentaire d’un million d’euros en 2008 et de
931 000 € en 2009, au titre des recettes du contentieux relatif
au bâtiment. Si l’on neutralise cette subvention exceptionnelle
en 2009, la part de l’investissement pris en charge par l’Etat
revient au niveau de 2007, soit 13%.
Synthèse
Le renforcement de notre présence dans les médias a également
été recherchée avec tous les mois des communiqués de presse
en rappel de nos activités et le suivi des parutions mentionnant
le Conservatoire (la couverture des activités du Conservatoire
représente 1122 articles entre le 3/11/2008 et le 3/11/2009).
Pour la fidélisation et le développement des publics, des fiches
de renseignements, disponibles à l’accueil et sur les lieux de
concerts extérieurs, ont permis d’enregistrer près de 200
nouveaux contacts, par demande d’information volontaire,
permettant de constituer progressivement un fichier public
qualifié. La lettre d’information électronique couvrant
l’actualité hebdomaire a été demandée par 400 personnes à fin
décembre. Le réseau social Facebook du CNSMDP développé
et animé par la communication est passé à une communauté
de 1540 membres. Grâce à de nombreux partenariats avec
d’autres structures culturelles, notamment celles du site de la
Villette, celles ci proposent chaque mois à leurs abonnés une
information sur nos concerts, distribuent nos flyers et nos
affiches.
14
On trouvera le détail des actions menées dans le rapport du
service des affaires générales et financières.
Côté ressources humaines, une gestion rigoureuse a permis de
contenir les dépenses au maximum et de respecter les plafonds
d’emploi fixés par la tutelle. On en trouvera le détail ainsi que
des actions de formation menées par le service des ressources
humaines dans le rapport de ce dernier.
On observe cependant une certaine tension sur les crédits
de vacation des personnels administratifs, due à un facteur
externe : le non remplacement de certains agents relevant de
l’Etat. En effet, une difficulté inattendue (et non communiquée
à l’établissement) sur le plafond d’emplois des effectifs mis à
disposition par l’Etat a empêché en 2008, pendant plusieurs
mois, la publication des avis de vacances de plusieurs postes
à pourvoir dans le service du bâtiment et de la sécurité.
L’établissement a dû alors « geler » des remplacements devant
intervenir sur d’autres postes tenus par des agents de l’Etat,
pour surmonter ce problème de plafond d’emplois et obtenir
la publication des avis de vacances au service du bâtiment
et de la sécurité ; mais finalement ceux-ci, malgré plusieurs
publications, n’ont pas trouvé preneurs. L’établissement a dû
pourvoir en vacations aux vides ainsi créés pour assurer le
fonctionnement a minima du service bâtiment et sécurité et
des autres services où des postes ont dû être gelés. En mars
2010, il faut noter que ce problème lancinant depuis la rentrée
2008 n’a toujours pas été réglé, malgré les risques encourus
en matière de maintenance et de sécurité et les répercussions
sur les recettes propres (gel des locations de salles, faute de
personnel suffisant pour mettre en place les instruments qui
font l'attractivité de ces locations).
Ces difficultés récurrentes mettent en péril le fonctionnement
du bâtiment et de la sécurité, alors qu’il doit faire face à
l’évolution de la réglementation, des normes applicables et à
une certaine inadaptation du bâtiment originel aux fonctions
qui s’y sont développées et au manque général d’espace. On
trouvera le détail des actions menées dans le rapport du service
du bâtiment et de la sécurité.