n° 32 - Chambre régionale d`agriculture Midi

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n° 32 - Chambre régionale d`agriculture Midi
BULLETIN DE SANTE
DU VEGETAL
MIDI-PYRENEES
Grandes Cultures - n°32
11
Action pilotée par le Ministère
chargé de l'agriculture, avec
l’appui financier de l’Office
national de l'eau et des milieux
aquatiques, par les crédits issus
de la redevance pour pollutions
diffuses attribués au financement du plan Ecophyto 2018.
TOURNESOL
Phomopsis : risque faible à moyen avec une aggravation possible selon
l'importance des précipitations (orages) des prochains jours.
Mildiou : en cas de fortes attaques, contactez Terres Inovia ou la FREDON
Aquitaine.
Verticillium : tous premiers symptômes observés sur variétés sensibles.
Repérez les parcelles concernées.
MAÏS
Sésamie: Stade baladeur atteint entre le 06 et le 11 juin, des secteurs
les plus chauds aux plus froids de la région.
Pyrale: Forte augmentation globale des captures de papillons. Pic de vol
entre le 08 et le 16 juin, des secteurs les plus chauds aux plus froids de la
région.
Vers gris: Quelques dégâts diffus en culture. Surveillez quotidiennement
les derniers semis, en particulier les bordures.
Pucerons: Présence avérée. A surveiller.
Cicadelle bleue: Présence en hausse. A surveiller.
Scutigerelles: Premiers dégâts constatés. Merci de nous les signaler.
SORGHO
Cicadelle bleue: Symptômes visibles, risque faible, poursuivre la surveillance.
Pucerons : Risque faible. Suivre l'évolution des populations.
Taupins : Dégâts ayant parfois nécessité un se-semis.
ANNEXE
Note nationale : «Gestion des adventices dans les rotations de grandes cultures par
des méthodes alternatives»
TOURNESOL-ÉDITION MIDI-PYRÉNÉES & AQUITAINE
• Stades phénologiques et état de la culture
Les conditions climatiques actuelles sont très favorables à une croissance rapide des tournesols.
Quelques jaunissements, dus à un manque d'absorption d'azote, sont observés dans les secteurs
les plus secs d'Aquitaine.
La majorité des tournesols se rapproche du stade E1 (apparition du bouton floral étroitement
inséré au milieu des jeunes feuilles : stade bouton étoilé).
Globalement les stades s'échelonnent de B4 (4 feuilles) à E3 (bouton séparé de la dernière feuille,
avec un diamètre entre 3 et 5 cm) pour les parcelles les plus avancées, notamment en Aquitaine.
A noter que selon les secteurs et les parcelles, il y a une forte hétérogénéité de stade et les
manques de pieds liés aux dégâts de ravageurs (taupins, oiseaux...) sont encore fréquents cette
année.
Directeur de publication :
Jean-Louis CAZAUBON
Président de la Chambre Régionale
d'Agriculture de Midi-Pyrénées
BP 22107 – 31321 CASTANET TOLOSAN Cx
Tel 05.61.75.26.00 – Fax 05.61.73.16.66
Dépôt légal : à parution
ISSN en cours
juin 2015
BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 32 DU 11 JUIN 2015 – Page 1/6
• Phomopsis
Les observations réalisées en 2014 sur les parcelles de tournesol du Sud-Ouest ont montré que la
maladie était présente de façon significative, ce qui maintient l’inoculum, en particulier sur MidiPyrénées (excepté l'Ouest du Gers).
Le modèle Asphodel n'indique pas de nouvelle phase de contamination significative depuis mi-mai.
Mais localement, les perturbations actuelles pourraient favoriser de nouvelles contaminations.
Période de risque : la période de risque se situe au stade limite passage tracteur (stades E1 – E2).
Évaluation du risque : compte tenu des prévisions météo, le risque phomopsis est à ce jour faible à
moyen pour les variétés PS (peu sensibles) atteignant le stade limite passage tracteur en sols
profonds ou moyennement profonds avec au moins un des caractères suivants :
– semis avant le 15 mai,
– ou peuplement de plus de 60 000 plantes/ha,
– ou reliquats azotés élevés avant semis, apport régulier de fertilisation organique.
Le risque concerne également les variétés S (sensibles), dans toutes les situations, dès lors que les
tournesols atteignent le stade limite passage tracteur.
Dans ces situations à risque phomopsis, en cas de pluies significatives (au moins 2 jours
consécutifs), le risque pourra localement être accentué.
A noter que le risque est nul sur les variétés R (résistantes). Les parcelles ayant dépassé le stade
limite passage tracteur ont maintenant dépassé la période de risque.
Attention, avec les conditions climatiques actuelles et à venir, le tournesol peut prendre plusieurs
centimètres par jour.
Consultez régulièrement le BSV pour suivre l’évolution du risque.
• Mildiou
Quelques nouveaux cas de mildiou sont observés, mais aucune
attaque forte (>10% de plantes touchées) n'est signalé à ce jour.
Évaluation du risque : Selon les périodes d'implantation, les
conditions humides autour du semis ont été favorables aux
contaminations. Surveillez vos parcelles dès le stade 6-8
feuilles pour repérer la maladie.
Le mildiou est classé comme un organisme réglementé. Dans le
cadre de l'évolution de la résistance au traitement de semences,
un suivi des races de mildiou est organisé.
Si vous rencontrez des situations avec un taux d'attaque significatif
(>5% de pieds touches en moyenne sur la parcelle), contactez
Terres Inovia ou la FREDON Aquitaine (05.56.37.95.98) afin de Symptômes de mildiou (Source : Terres
réaliser un prélèvement pour déterminer la race présente.
Inovia)
Pour en savoir plus sur le Mildiou consultez le site Terres Inovia avec le lien suivant :
http://www.terresinovia.fr/tournesol/cultiver-du-tournesol/maladies/mildiou
• Adventices
Des abutilons et daturas, entre les stades « cours de levée » et 3 feuilles, sont observés dans
certaines parcelles de tournesol. Dans ces situations, si le stade de la culture le permet, un binage
peut être effectué.
Pour plus d'informations consultez la note « Gestion des adventices dans les rotations de grandes
cultures par des méthodes alternatives » en annexe de ce BSV.
BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 32 DU 11 JUIN 2015 – Page 2/6
MAÏS
• Stades phénologiques et état des cultures
Avec le maintien d'un climat estival, le développement a tendance à s'accélérer.
Les parcelles les plus avancées peuvent dépasser 14 feuilles. La majorité des parcelles présente des
maïs entre 10 et 12 feuilles.
• Réseau de surveillance 2015
Le réseau maïs de la surveillance biologique du territoire est composé d’un réseau de parcelles fixes sur
lesquelles sont positionnés des pièges. On compte cette année 32 sites avec un piège lumineux et 13 sites
chacun avec un piège à phéromones spécifique pour la pyrale et un spécifique pour la sésamie.
Les pièges sont relevés deux fois par semaine.
Afin de compléter ce dispositif, des boites d’élevage sont également suivies pour compléter
l'information, sur pyrale et sésamie, concernant la nymphose et le début du vol.
Enfin, l'utilisation de modèles de prévision du déroulement du cycle, de la sésamie et de la pyrale,
finalise le dispositif concernant ces deux ravageurs.
Sur les parcelles recevant les pièges, une surveillance des ravageurs, autres que pyrale et sésamie,
est également réalisée.
Un réseau de piégeage de la chrysomèle va par ailleurs se mettre en place début juillet.
L’ensemble des partenaires de la filière est par ailleurs susceptible de faire remonter des observations
ponctuelles qui, une fois validées, viennent renforcer le réseau de base.
BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 32 DU 11 JUIN 2015 – Page 3/6
• Sésamie – Sesamia nonagrioides
Globalement, les piégeages stagnent, ils diminuent sur le
secteur Garonne amont.
Le stade baladeur est atteint pour l'ensemble de la région.
Avec la prise en compte des sommes de températures
accumulées ces derniers jours, les résultats de la
modélisation positionne le stade baladeur du 06 au 11 juin,
des secteurs les plus chauds aux plus froids de la région.
Évaluation du risque : Les parcelles les moins avancées durant le vol ont pu concentrer les pieds de
ponte. Depuis le précédent bulletin, des parcelles présentant des pieds de ponte ont été signalées
dans l'ouest de la région. La fréquence de pieds touchés n'y dépasse pas 3%. Il est à noter que ces
parcelles atteintes côtoient des parcelles indemnes, le stade du maïs étant le même dans les deux
cas. Les conditions climatiques actuelles et à venir sont moyennement favorables à la survie des
larves.
• Pyrale - Ostrinia nubilalis
Depuis la semaine dernière, les captures recensées dans les pièges sont en
forte augmentation sur l'ensemble de la région et particulièrement dans le
secteur Garonne aval.
Pour les secteurs les plus chauds, le pic de vol est atteint.
Les résultats de la modélisation positionne le pic de vol entre le 08 et le 16
juin, des secteurs les plus chauds aux plus froids de la région.
Évaluation du risque : La pyrale représente le risque «ravageur aérien»
majeur pour le maïs de la région, y compris en première génération. Les semis les plus précoces,
donc les plus avancés, restent les plus attractifs, ce facteur étant d'autant plus marqué dans les
secteurs ou deux ou trois vagues de semis se sont succédées. L'hygrométrie persistante y compris
dans les jours à venir devrait favoriser la survie des pontes et des larves.
• Vers gris - Agrotis segetum et Agrotis ipsilon
Toujours quelques cas de dégâts diffus signalés. L'attaque semble
rester modérée.
Seuil de nuisibilité : Dès l'apparition des premiers symptômes
sur la culture, compte tenu de la rapidité des dégradations qui
se traduisent le plus souvent par des pertes de plantes.
Évaluation du risque : La vigilance doit se poursuivre, surtout dans
les parcelles les moins avancées et en particulier dans les bordures. Le
climat des prochains jours ne devrait cependant pas favoriser
l'intensification des attaques.
V e r s g r is e t d é g â t - S o u r c e A R V A L IS
• Pucerons
La présence de pucerons a été constatée en culture. A ce jour, ce sont
essentiellement Metopolophium dirhodum et Sitobion avenae qui ont été
identifiés ponctuellement. La maturation accélérée des parcelles de
céréales pourrait favoriser la multiplication du Sitobion avenae sur la culture
du maïs. A surveiller régulièrement.
Seuils de nuisibilité :
Sitobion avenae : 500 pucerons par plante (avec de nombreux ailés)
sur des maïs à moins de 8-10 feuilles.
Metopolophium dirhodum : le seuil est différent selon le stade du
maïs :
- 5 pucerons / plante avant trois à quatre feuilles
- 10 pucerons / plante entre quatre et six feuilles
BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 32 DU 11 JUIN 2015 – Page 4/6
- 20-50 pucerons / plante entre six et huit feuilles
Rhopalosiphum padi : une panicule sur deux colonisée (période floraison + 3 semaines après
fécondation)
Évaluation du risque : Le risque est faible à ce jour. A surveiller.
• Cicadelle bleue - Zyginidia scutellaris
Depuis le précédent bulletin, leur présence s'est renforcée et la densité de piqûres sur les feuilles inférieures
est en forte augmentation, particulièrement pour les derniers semis. Le climat à venir devrait tempérer le
développement de ce ravageur.
Période de risque : de l'apparition de la feuille de l'épi à la
fin du vol.
Seuil de nuisibilité :atteint quand la feuille de l'épi porte des
traces blanches et que les feuilles immédiatement inférieures
sont desséchées.
Évaluation du risque : Risque faible.
C ic a d e lle b le u e - S o u r c e A R V A L IS
• Scutigerelles - Scutigerella immaculata
Depuis le précédent bulletin, il n'y a pas de nouvelles parcelles identifiées faisant suite aux premiers
dégâts mis en évidence à l'extrême ouest du Gers, dans des parcelles non concernées jusqu'à
présent.
SORGHO
• Stades phénologiques et état des cultures
Sur les parcelles du réseau, les semis de sorgho ont été réalisés au cours des 2 premières décades
de mai. Les conditions climatiques au cours de la période ont été marquées par un déficit hydrique
plus ou moins marqué qui a pu entraîné des levées hétérogènes, plus particulièrement pour les semis
les plus tardifs.
Les stades observés se situent entre 4 et 8 feuilles.
• Cicadelle bleue - Zyginidia scutellaris
Les symptômes sont bien visibles dans la plupart des parcelles (petites tâches blanches liées à la
piqûre de l'insecte). La nuisibilité est à ce jour considérée comme peu marquée mais nous disposons
de peu de références sur sorgho. Il convient donc de s'appuyer sur les connaissances disponibles sur
maïs.
Période de risque : mi à fin montaison du sorgho.
Seuil de nuisibilité : présence de symptômes sur les 2 ou 3 dernières feuilles sorties et feuilles
immédiatement inférieures desséchées..
Évaluation du risque : Le niveau d'attaque est en progression mais la période de risque n'est pas
atteinte. Le risque est jugé faible.
• Pucerons
La plupart des parcelles présente des infestations faibles en pucerons, principalement de type
"Sitobion avenae".
Seuil de nuisibilité : en l'absence de seuil sur sorgho, les seuils maïs ont été adoptés :
Sitobion avenae : 500 pucerons par plante (avec de nombreux ailés) sur des sorgho à moins de 810 feuilles.
BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 32 DU 11 JUIN 2015 – Page 5/6
Metopolophium dirhodum : le seuil est différent selon le stade du sorgho :
- 5 pucerons / plante avant trois à quatre feuilles ;
- 10 pucerons / plante entre quatre et six feuilles ;
- 20-50 pucerons / plante entre six et huit feuilles.
Rhopalosiphum padi : une panicule sur deux colonisée au cours des 3 semaines après l'épiaison.
Évaluation du risque : A ce jour, au niveau des parcelles du réseau, les infestations sont faibles à
nulles. De fait, le risque est faible.
• Taupins
Des dégâts plus ou moins sévères ont été observés dans certaines parcelles non protégées y compris
sur des situations considérées à priori a risque faible (rotation blé-tournesol). Des attaques en phase
de germination - levée ont pu nécessiter des re-semis dans les cas les plus graves ; l'expression des
dégâts a pu être accentué par le rafraîchissement des températures dans la période 15-23 mai. Des
attaques plus dispersées sont encore visibles sur des plantes plus développées (2 à 6 feuilles) avec un
flétrissement de la dernière feuille associé à une perforation au niveau du collet entraînant la mortalité
de la plante.
REPRODUCTION DU BULLETIN AUTORISÉ SEULEMENT DANS SON INTÉGRALITÉ (REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE)
Ce bulletin de santé du végétal a été préparé :
–
pour la partie tournesol par l'animateur filière colza de Terres Innovia et élaboré sur la base des observations réalisées par
AgriAgen, Antedis, Areal, Arterris, CAPEL, CASCAP, Cetiom, Chambres d'Agriculture de l'Ariège, de la Haute-Garonne, des
Hautes-Pyrénées, du Lot, du Tarn et du Tarn-et-Garonne, Conseiller privé, Epi de Gascogne, Epi Salvagnacois, Ets
Ladevèze, Euralis, Gersycoop, Novasol, Qualisol, RAGT, Sica Rouquet, Silos Vicois, Val de Gascogne, Vivadour et les
agriculteurs observateurs. Pour la région Aquitaine, les observateurs sont précisés dans le BSV « Grandes cultures » d'
Aquitaine
–
pour la partie maïs par l’animateur filière maïs d’ARVALIS-Institut du végétal et élaboré sur la base des observations
réalisées par Arterris, Arterris Semences, Caussade semences, Chambres d’agriculture de la Haute Garonne, du Tarn et
Garonne, Agrod'oc, Euralis Semences, Fredon, Pioneer Semences, Qualisol, Ragt, Ragt Semences, Val de Gascogne,
Vivadour, les agriculteurs piégeurs, ARVALIS-Institut du végétal
–
pour la partie sorgho par l’animateur filière céréales à paille d’ARVALIS – Institut du végétal et élaboré sur la base des
observations réalisées par les Chambres d'Agriculture de la Haute-Garonne, du Tarn et du Tarn-et-Garonne, Val de
Gascogne, Arterris, Euralis et ARVALIS-Institut du végétal.
Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles. S'il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne
peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. La CRA Midi-Pyrénées dégage donc toute responsabilité quant aux
décisions prises par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base des
observations qu'ils auront réalisées et en s'appuyant sur les préconisations issues de bulletins techniques.
BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL – GRANDES CULTURES N° 32 DU 11 JUIN 2015 – Page 6/6
Note nationale
Gestion des adventices dans les rotations
« grandes cultures » par des méthodes
alternatives
ACTA, Arvalis institut du végétal, CETIOM, ITB,
Direction Générale de l’Alimentation (DGAL)
D’après un document préparé par Ludovic Bonin, Franck Duroueix, Lise Gautellier-Vizioz, Céline Gouwie,
Jean Lieven, Pascale Métais, Emilien Quilliot, Alain Rodriguez, Cédric Royer, Danièle Simonneau,
Catherine Vacher.
1 - Les principes de la lutte agronomique
Le succès de la gestion agronomique des
adventices repose sur la mise en œuvre de
pratiques préventives, seules ou combinées,
raisonnées à l’échelle de la parcelle en fonction
de la connaissance de la biologie des espèces et
de l’historique du salissement, du matériel
disponible sur l’exploitation et du contexte
pédoclimatique local.
Diversifier les cultures et les périodes de
semis dans la rotation
Les plantes ne sont jamais présentes par hasard,
elles sont le reflet du milieu où elles se
développent et de l’historique des pratiques.
Outre les facteurs liés à la nature du sol (pH,
humidité, texture), la succession de cultures est
prépondérante dans la composition de la flore
adventice. Un grand nombre d’espèces est
inféodé à un type de cultures précis par leur
époque préférentielle de levée : automnale,
hivernale, printanière ou estivale. A titre
d’exemple, le vulpin des champs et le gaillet
gratteron colonisent fréquemment les céréales et
le colza d’hiver ; les levées de géraniums sont
simultanées à la levée du colza ; les renouées et
les chénopodes infestent les cultures de
printemps et d’été tandis que le datura et les
panics s’observent essentiellement en maïs ou
tournesol. Cette adaptation de la flore adventice
aux cycles des cultures peut être gênée voire
rompue si on diversifie les cultures dans la
rotation. En variant les époques de semis et en
allongeant les délais de retour d’une même
culture dans la parcelle, la diversité des cultures
de la rotation favorise une flore adventice
disparate et peu abondante à l’inverse des
rotations courtes concentrées sur peu d’espèces
différentes (ex : colza-blé-orge, monoculture de
maïs ou de blé, maïs-soja). Elle sera d’autant plus
efficace que la persistance du stock semencier de
l’adventice visée est faible et que son époque
préférentielle de levée est courte.
En
agriculture
biologique,
de
nombreux
agriculteurs recherchent le caractère « nettoyant »
des têtes de rotation (luzerne, prairies…) et
s’appuient sur la concurrence des cultures aux
dépens des mauvaises herbes.
Bien que robuste, cette pratique doit être modulée
et complétée impérativement par un raisonnement
du travail du sol en fonction des espèces
majeures de la parcelle.
Note méthodes alternatives : Gestion des adventices en rotations de type « grandes cultures »
ACTA, Arvalis-Institut du végétal, CETIOM, ITB, DGAL
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les semences dans les horizons superficiels et en
modifiant la rotation simultanément, la présence
des adventices dans les cultures est ainsi
esquivée ainsi que l’augmentation significative de
l’efficacité des déchaumages d’interculture. En
effet, la levée de dormance des semences alors
exposées aux variations de température,
humidité, taux d’oxygène, ou encore prédation est
favorisée. Idéalement, le labour ne devrait pas
être réalisé avant d’avoir suffisamment épuisé le
stock (2 ou 3 cultures).
Bleuet. Photo CETIOM.
Travail du sol : labour, déchaumage et
faux-semis à la rescousse
Le labour enfouit une grande majorité des
graines de l’année et élimine simultanément les
repousses et les jeunes adventices. Cette
pratique limite considérablement les levées dans
la culture qui suit. Les graines en profondeur
perdent leur viabilité au cours du temps, les
graminées beaucoup plus rapidement que les
dicotylédones. En revanche, le labour remonte,
depuis les horizons profonds, une fraction du
stock de graines et favorise le « réveil » d’un
certain nombre d’espèces. Après le labour il faut
donc laisser passer suffisamment de temps pour
que les graines enfouies dépérissent. Un bon
compromis est de labourer occasionnellement,
une fois tous les 3 ou 4 ans. Ce labour modéré
est aussi favorable pour la lutte contre l'érosion
des sols. L'abandon d’un labour systématique
favorise l’enrichissement du sol en matière
organique, l'activité des vers de terre et la lutte
contre les gaz à effet de serre en stockant du
carbone et en consommant moins de carburant.
Les
systèmes
en
«non-labour
continu»
accentuent le risque de salissement des parcelles
car ils concentrent les graines en surface, zone
plus favorable aux germinations et levées. .
Le
déstockage
(effet
désherbant
du
déchaumage) consiste à faire lever les
adventices dans l’interculture qui seront détruites
par un nouveau travail du sol. Il contribue à
réduire le stock semencier dans l’horizon travaillé,
pour empêcher la grenaison des adventices en
interculture. Il permet aussi de faire lever les
repousses, les premières plantes adventices
d’automne (bromes et ray-grass notamment) et
certaines espèces à période de levée indifférente
pour peu que les pluies d’été et des températures
estivales soient au rendez-vous dans les jours qui
suivent l’intervention. Selon le matériel utilisé, les
opérations de déchaumage peuvent épuiser les
organes souterrains de réserve des espèces
vivaces et faire remonter à la surface les
rhizomes, drageons et racines colonisatrices. Un
des meilleurs exemples de la sensibilité aux outils
à dents est le chiendent pied-de-poule, ce n’est
pas aussi net sur chiendent rampant.
Il faut orienter le raisonnement sur les principales
espèces problématiques :
S’il s’agit d’espèces dont les semences perdent
très rapidement leur viabilité dans le sol
(graminées sauf folles avoines, nombreuses
composées…), le labour sera très efficace à lui
seul et pourra être réalisé dès la récolte. Pour
renforcer la maîtrise, il sera éventuellement
possible de modifier la succession de cultures si
les espèces sont liées à un type de culture
spécifique.
Dans le cas d’espèces dont les semences sont
persistantes, il faudra éviter de les enfouir après
la récolte et modifier la succession de cultures à
venir (voir paragraphes précédents). En laissant
Déchaumage. Photo ACTA
Le faux-semis consiste à faire lever les
adventices qui devaient naturellement se
développer dans la culture à venir et qui seront
Note méthodes alternatives : Gestion des adventices en rotations de type « grandes cultures »
ACTA, Arvalis-Institut du végétal, CETIOM, ITB, DGAL
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détruites au plus près du semis (au maximum 1
mois avant le semis) soit par un travail du sol très
superficiel (outil à dents ou herse étrille). Chaque
passage d’outil doit être moins profond ou
équivalent au précédent afin d’éviter de remonter
les graines. La réussite de ces opérations est
intimement liée aux conditions météorologiques.
Avant culture d’été, les faux-semis se justifient
pleinement car ils réduisent fortement les
populations adventices dans la culture.
Attention !
Ambroisie à feuille d’armoise. Photo AGPM
•
•
Le semis en combiné peut parfois
provoquer des levées supplémentaires
par rapport à un semis classique.
Les passages répétés d’outils légers
superficiels (herse étrille) peuvent
favoriser la formation d’une croûte de
battance par un affinage excessif.
Dans les sols fragiles (sols limoneux)
préférer un déchaumeur à faible
profondeur et finir avec un seul
passage de herse étrille s’il y a lieu.
Avant culture d’hiver, les faux-semis sont utiles
pour réduire les fortes infestations de graminées
(sauf folles avoines) en l’absence de labour.
Cependant l’affinage du sol peut augmenter le
temps de ressuyage et retarder d’autant la date
de semis et ainsi nuire à la qualité d’implantation
de la culture. Dans ce cas il est possible de
simplement reporter la date de semis sans
travailler le sol.
Pistes innovantes et exploratoires
Le semis direct et strip-till : certaines plantes
adventices
voient
leur
taux
de
levée
significativement diminuer dans la culture qui suit
ce type d’implantation (géraniums en colza,
graminées en céréales..), par rapport à une
implantation classique en non-labour. Moins le sol
sera brassé, moins les germinations seront
activées. La stratégie est donc de ne travailler que
le strict minimum nécessaire (uniquement la ligne
de semis pour le strip-till).
La date de semis
Retarder la date de semis est une technique
efficace pour esquiver des périodes de levées
préférentielles de certaines mauvaises herbes.
Dans le cas des céréales d’hiver (blé et orge),
cette technique conjuguée au faux-semis, permet
de faciliter la gestion des graminées adventices.
Le report de la date de semis du tournesol (fin
avril, début mai) a été testé avec succès pour
limiter voire résoudre les problématiques liées à
l’ambroisie, à la lampourde à gros fruits et au
tournesol sauvage.
Dans les cultures d’hiver, la date de semis
conditionne, dans de nombreux milieux, la
faisabilité d’interventions mécaniques ultérieures.
Positionner les graines à profondeur constante,
semer suffisamment dru et réussir la levée d’un
couvert homogène constituent aussi un gage de
réussite pour le désherbage mécanique en
culture!
Plantes de services : Photo ACTA.
Couplée à la technique du semis direct,
l’association à la culture d’une plante «de
service» (exemple colza + vesces + trèfle) a déjà
montré un intérêt non négligeable dans la lutte
contre les mauvaises herbes.
Le couvert multi-espèces parvient dans certaines
conditions à étouffer et réduire la croissance des
adventices (et donc souvent la quantité de graines
à maturité si ces dernières viennent à grainer).
Note méthodes alternatives : Gestion des adventices en rotations de type « grandes cultures »
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En agriculture biologique, dans des systèmes
avec labour, les associations céréales d’hiver –
légumineuses (ex : blé + pois protéagineux ou
fourrager) poursuivent, entre autres, cet objectif
de maximiser la concurrence culture-adventices.
Cette pratique s'observe dans les zones d'élevage
depuis de nombreuses années.
Règles de bon sens
A ces pratiques agronomiques, doivent s’ajouter
quelques règles de bon sens pour limiter
l’importation des graines d’adventices dans les
parcelles :
•
•
•
•
Utiliser des semences propres ou
certifiées ;
Nettoyer les outils de travail du sol,
moissonneuses-batteuses, pneus, etc.
Soyez vigilant sur ce point lors des
travaux d’entraide entre agriculteurs
ou lors des chantiers réalisés par les
Entreprises de Travaux Agricoles ;
Eviter la montée à graines des
adventices aux abords de la parcelle ;
Arracher ou biner manuellement les
plantes adventices constituant des
foyers potentiellement problématiques.
Pour certaines espèces, il est
rentable d’investir quelques heures
donné que de multiplier les travaux
applications herbicides pendant
années.
Chardons. Photo Nicole Cornec
souvent plus
à un moment
du sol ou des
de longues
Note méthodes alternatives : Gestion des adventices en rotations de type « grandes cultures »
ACTA, Arvalis-Institut du végétal, CETIOM, ITB, DGAL
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2- Les principes de la lutte mécanique
http://www.infloweb.fr/
Recommandations d’utilisation des outils
mécaniques en culture
Les techniques de désherbage mécanique
présentent une alternative ou un complément
crédible aux herbicides. Quel que soit le type
d'intervention envisagé (bineuse, herse étrille,
houe rotative), la lutte mécanique se prépare dès
la préparation de semis des cultures. Les mesures
agronomiques visant à prévenir les infestations
d’adventices dans les parcelles sont d’une
importance capitale pour conduire au succès du
désherbage mécanique curatif.
Le type d’adventice conditionne l’efficacité : les
graminées sont moins sensibles aux outils que les
dicotylédones. Les vivaces sont particulièrement
difficiles à éradiquer par les seuls outils
mécaniques. Au sein de la famille des
dicotylédones, il y a des différences de tolérance
des mauvaises herbes à l’action des outils, liées à
la morphologie des plantes et leur capacité à
s’enraciner puissamment dans le sol.
Le stade des mauvaises herbes au moment de
l’intervention
mécanique
conditionne
les
performances du désherbage mécanique.
Recommandations par culture
Blé / orge d’hiver
Herse étrille
Un passage à l’aveugle en prélevée (7-8 km/h)
peut s’envisager en veillant à ne pas
endommager le coléoptile (jeune germe). L’outil
est ensuite utilisable à partir du stade 3 feuilles de
la céréale (à 3-4 km/h, faible agressivité des
dents) puis tallage/début de montaison (à 6-8
km/h agressivité moyenne à forte des dents) voire
2 nœuds-épiaison pour les interventions tardives
sur gaillet par exemple (à 8-10 km/h, agressivité
moyenne des dents). Par contre, il conviendra
d’augmentez la densité de semis du blé (+10 à +
15 %) afin de compenser les pertes éventuelles
de pieds. Enfin, en complément, des passages
croisés de herse étrille peuvent être envisagés.
Houe rotative : utilisable en sols battants pour
écroûter et désherber les très jeunes adventices
en prélevée (12-15 km/h), puis de 2-3 feuilles à
fin tallage (15-20 km/h).
Les réglages d’outils sont essentiels pour
préserver les cultures et détruire un maximum de
mauvaises herbes. Pour chaque parcelle à
désherber, il est conseillé de tester préalablement
les outils sur une distance courte mais suffisante
pour que la vitesse de travail soit atteinte. En
matière
d’équipement,
les
constructeurs
proposent des types de dents et de socs
permettant des combinaisons variées.
Les
conditions
pédoclimatiques
sont
déterminantes : absence de pluie le jour de
l’intervention et temps séchant pendant 3 à 5
jours suivant l’intervention.
Les plages d’intervention doivent être décidées de
manière à épargner les cultures et à maximiser
les chances de destruction des mauvaises
herbes. Les recommandations suivantes précisent
les interventions en fonction des stades des
cultures.
Houe rotative. Photo ARVALIS Institut du végétal.
Bineuse : à condition de semer à écartement
compatible avec celui de l’outil, la bineuse est
utilisable dès le début du tallage jusqu’à épiaison.
Les écartements larges sont à éviter car ils
peuvent augmenter l’impact sur la culture en
place.
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Adaptez la profondeur de travail du binage pour
ne pas déchausser la culture.
Colza d’hiver
Herse étrille : Un passage à l’aveugle en prélevée
(7-8 km/h) peut s’envisager si la profondeur de
semis est adaptée en amont. L’outil est ensuite
utilisable à partir du stade 3 feuilles (3-4 km/h,
faible agressivité des dents) puis 4 feuilles vraies
du colza (6-8 km/h, agressivité moyenne à forte
selon la croissance du colza). Les pertes
éventuelles de pieds devront être compensées
par une augmentation de la densité de semis (+10
%) et par un semis plus profond du colza. Houe
rotative : utilisable en sols battants pour écroûter
et désherber les très jeunes adventices quel que
soit le stade du colza. Le colza supporte bien cet
outil.
Bineuse : à condition de semer à écartement
compatible avec celui de l’outil, la bineuse est
utilisable dès deux feuilles (protèges plants) et
plus commodément à partir de 5-6 feuilles du
colza. Il doit être rappelé ici que le semis à
écartement large du colza n’impacte pas le
rendement.
Bineuse : utilisable à partir de 6-8 cm (3-5 km/h)
jusqu’à 25 cm de hauteur de la culture. Les
systèmes de guidage (type caméra ou GPS)
autorisent des passages plus précoces entre 4 et
7 cm de hauteur du lin (vitesse 3-4 km/h).
Féverole d’hiver et de printemps
Herse étrille : Un passage à l’aveugle en prélevée
(7-8 km/h) peut s’envisager à une profondeur de
2-3 cm. Ensuite, elle peut s’utiliser entre le stade
2 feuilles (3-4 km/h, agressivité faible) au stade 68 feuilles (4-10 km/h, agressivité forte).
Houe rotative : Même périodes d’intervention que
pour la herse étrille. L’outil est déconseillé après 8
feuilles, pour éviter la casse des tiges.
Bineuse : utilisable à 2-4 feuilles de la féverole (3
km/h) si la bineuse est équipée de protèges plants
ou de lames Lelièvre. Utilisable entre 4 et 8
feuilles (5 km/h) avec buttage éventuel lors du
dernier passage. Binage à éviter en présence des
fleurs de la culture ou lorsque la hauteur de la
culture dépasse la hauteur de dégagement de
l’outil.
Betterave
Lin de printemps
Herse étrille : utilisable entre le stade 5 et 10 cm
du lin. Agressivité moyenne et vitesse maximale 6
km/h. Les passages à l’aveugle ne sont pas
recommandés.
Houe rotative : peu de références.
Bineuse avec moulinets Steketee. Photo ITB.
Herse étrille. Photo ARVALIS Institut du végétal.
Les passages de bineuse à moulinets, de houe
rotative ou de herse étrille avec réglages par
ressort présentent des risques de pertes de
plantes lorsqu’ils sont réalisés avant ce stade de 4
feuilles vraies de la culture, de l’ordre de 5 à 20 %
selon les situations. Au-delà du stade 10-12
feuilles, les roues occasionnent des dégâts aux
betteraves par éclatement, dégâts qui peuvent
rapidement être excessifs. L’efficacité des houes,
de la bineuse à moulinets ou de la herse étrille
avec réglages des dents par ressort est donc très
dépendante du stade des adventices au moment
de l’intervention. Elle est bonne avant le stade
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cotylédon voire 2 feuilles des adventices et chute
rapidement lorsque les adventices dépassent ce
stade.
L’efficacité de ces machines est faible sur les
adventices vivaces et les graminées qui doivent
être gérées dans la rotation et par ailleurs
maîtrisées dans la culture .
moyenne) voire 2 nœuds-épiaison pour les
interventions tardives contre gaillet notamment (810
km/h,
agressivité
forte).
Augmentez la densité de semis de l’orge de
printemps (+10 à + 15 %) pour compenser les
pertes éventuelles de pieds.
Semez légèrement plus profond si des passages
en prélevée sont envisagés.
Houe rotative : utilisable entre le stade 3 feuilles
et le stade épi 1 cm (12-18 km/h, agressivité faible
avant tallage, moyenne à forte ensuite). L’outil
perd de son intérêt après le stade 1-2 nœud de la
culture.
Bineuse : possible à partir du stade 3-4 feuilles, à
condition que l’orge soit bien développée, pour un
écartement de 20 à 40 cm. Utilisable à 3-4 feuilles
(3-4 km/h) puis lors du tallage te de la montaison
(6-8 km/h). Les systèmes de guidage améliorent
inéluctablement la précision et la finesse du
travail.
Rampe de localisation. Photo ITB.
Les passages mécaniques exigent un bon
nivellement du sol, l’efficacité est largement
tributaire des conditions météorologiques. Il est
nécessaire d’avoir un minimum de temps sec
après le passage mécanique. Les plages horaires
d’intervention pour les passages mécaniques sont
toutefois moins contraignantes que pour les
traitements herbicides : si les conditions de la
journée sont favorables (sol sec, absence de
pluie), l’intervention peut se faire à n’importe
quelle heure contrairement aux pulvérisations.
L’homogénéité du sol et de la population de
betteraves permettront une meilleure efficacité de
ces machines. Le travail de ces matériels sera
plus difficile en cas de levées échelonnées, de
dégâts sur betteraves dus à des parasites ou de
terres à cailloux. Les houes rotatives pénètrent
plus difficilement dans des sols durs ou certains
types de sols (craie, cranette).
Maïs
Herse étrille: utilisable en prélevée du maïs (8-12
km/h, agressivité moyenne à forte) puis du stade
3-4 feuilles (3 km/h, agressivité faible) à 4-6
feuilles (4-5 km/h, agressivité faible à
moyenne).Passé le stade 3-4 feuilles, la herse
étrille peut occasionner des pertes ou des
blessures de feuilles non négligeables. Ajustez au
mieux les réglages d’outil à la culture.
Houe rotative : utilisable en prélevée du maïs (1520 km/h) puis du stade 3-4 feuilles (12 à 15 km/h)
à 4-6 feuilles (15 à 20 km/h). Les passages au
ère
stade coléoptile ou 1
feuille du maïs
occasionnent des pertes pour la culture.
Orge de printemps
L’orge de printemps est sensible en début de
cycle. Les outils doivent être maniés avec grande
précaution.
Herse étrille : Un passage à l’aveugle en prélevée
(8-10 km/h) peut s’envisager en veillant à ne pas
endommager le coléoptile (jeune germe). L’outil
est ensuite utilisable à partir du stade 3 feuilles (34 km/h, faible agressivité des dents) puis
tallage/début de montaison (6-8 km/h agressivité
Bineuse Maïs. Photo ARVALIS Institut du végétal.
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Bineuse : utilisable à partir de 2 feuilles, en
présence d’équipement protège-plants. Utilisable
entre 4 et 10 feuilles (vitesse entre 6 et 10 km/h)
avec buttage apprécié lors du dernier passage.
Stratégies mixtes : De nombreuses possibilités
sont envisageables, avec des performances très
variées. Les plus fiables consistent à introduire un
binage.
Stratégies tout mécanique : Les stratégies
mécaniques strictes présentent l'intérêt d'un coût
modéré et d'un IFT nul ; par contre, il est
souhaitable de les réserver à des flores de
dicotylédones annuelles dominantes, l'efficacité
sur graminées et sur vivaces étant parfois
insuffisante.
Binage tournesol. Photo CETIOM
Tournesol
Soja
Herse étrille : Un passage à l’aveugle en prélevée
(8-10 km/h, agressivité des dents moyenne à
forte) quelques jours après le semis peut
s’envisager. L’outil est ensuite utilisable à partir du
stade B1-B2 une paire de feuilles (2-3 km/h, faible
agressivité des dents) jusqu’à 5-8 feuilles selon
l’état de végétation (3 à 5 km/h, agressivité des
dents moyenne). Les interventions sont délicates.
Elles causent moins de blessures de plantes en
présence de température élevées. Ajustez la
densité de semis au nombre d’interventions
mécaniques envisagées.
Herse étrille : utilisation possible 3 à 7 jours après
le semis « à l’aveugle », juste avant la levée du
soja (8-12 km/h, agressivité des dents moyenne).
ère
Ensuite la herse étrille peut s’utiliser au stade 1
feuille unifoliée (2-3 km/h, agressivité des dents
faible à moyenne) jusqu’à 10-20 cm de hauteur (4
à 7 km/ha, agressivité des dents moyenne à
forte).
Semez entre 4 et 5 cm de profondeur si vous
envisagez des passages de herse étrille ”à
l’aveugle »
Houe rotative : utilisable à l’aveugle, en prélevée
(15 km/h) puis avec précaution dès le stade
cotylédon du tournesol (8 km/h). Les passages les
moins préjudiciables sont du stade B1-B2 une
paire de feuilles à B3-B4 deux paires de feuilles
(10 à 15 km/h).
Houe rotative : les périodes d’intervention
recommandées sont les mêmes que pour la herse
étrille. Evitez les passages aux stades crosse &
cotylédon et quand le soja dépasse 20 cm
environ.
Bineuse : complète efficacement l’action des
désherbants chimiques, dès l’apparition de la
première feuille trifoliée jusqu’au stade limite de
passage de tracteur ou de la bineuse. Le binage
est préconisé en présence d’adventices qui n’ont
pas été contrôlées par les programmes mis en
œuvre (spectre d’efficacité insuffisant, conditions
sèches après l’application).
Bineuse : outil de prédilection pour le
tournesol. Utilisable dès le stade une paire de
feuilles (3 km/h, avec équipement protègesplants), jusqu’au stade limite de passage du
tracteur ou de la bineuse. Choisissez les
accessoires (nombre et type de dents, socs,
disques, doigts rotatifs) selon le sol et sa charge
en cailloux et l’objectif recherché : déchaussage
du tournesol, sarclage, buttage. Pour une
efficacité du binage sur le rang, préférez les socs
pattes d’oie ou, en l’absence de cailloux, les
doigts rotatifs. A partir de 6-8 feuilles du tournesol,
augmentez la vitesse de passage (6 à 9 km/h)
pour améliorer l’effet buttage escompté.
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3- Pour en savoir plus
4- Contacts
Ludovic BONIN (E-mail : [email protected])
http://www.acta.asso.fr/
Franck DUROUEIX (E-mail : [email protected])
http://www.arvalisinstitutduvegetal.fr/
Lise
GAUTELLIER-VIZIOZ
[email protected])
http://www.cetiom.fr/
(E-mail :
Celine GOUWIE (E-mail : [email protected])
Jean LIEVEN (E-mail : [email protected])
http://www.itbfr.org/
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METAIS
[email protected])
(E-mail :
http://www.florad.org/moodle/
Emilien QUILLIOT (E-mail : [email protected])
http://www.infloweb.fr/
Alain RODRIGUEZ (E-mail : [email protected])
Cédric ROYER (E-mail : [email protected])
http://www2.dijon.inra.fr/hyppa/hyppaf/hyppa_f.htm
Danièle
SIMONNEAU
[email protected])
(E-mail :
Catherine
VACHER
[email protected])
(E-mail :
En lien avec les actions du RMT Florad. Gestion de la flore adventice
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