mutualisation des outils de cao/cfao/fao/simulation de flux, usine

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mutualisation des outils de cao/cfao/fao/simulation de flux, usine
11ème Colloque National AIP PRIMECA
La Plagne - 22-24 avril 2009
MUTUALISATION DES OUTILS DE CAO/CFAO/FAO/SIMULATION
DE FLUX, USINE NUMERIQUE
RETOUR D’EXPERIENCE AU SEIN DU PÔLE AIP-PRIMECA DES
PAYS DE LA LOIRE
Thomas Boudard1, Yann Dupont2, Yannick Graton3, Sébastien Le Loch4
[email protected]
1
IUT de Nantes, 3 rue du maréchal Joffre, 44041 Nantes cédex
Université de Nantes, DSI1 2 chemin de la Houssiniére 44000 Nantes
3
AIP Primeca Pays de la Loire, Université de Nantes, 2 avenue du professeur Jean Rouxel 44445 Carquefou
4
IUT de Nantes Université de Nantes, 2 avenue du professeur Jean Rouxel 44445 Carquefou
2
Résumé :
Les pôles AIP Primeca, centres de ressources et de compétences permettent au travers de projets, de mutualiser
des outils autour de la Mécanique, de la Conception de Produit et de la Productique. Le projet de partage de
licences Dassault Systèmes (CATIA, DELMIA, QUEST, LMS Virtual Lab) sur l’AIP Primeca Pays de la Loire
s’inscrit dans cette logique cependant il dépasse les seuls cadres de l’accès aux jetons sur plusieurs sites et de la
dotation de logiciels aux établissements partenaires du pôle. Quatre objectifs principaux sont affichés : la
formation de formateurs, la communication vers les enseignants et les référents informatiques (accès aux
documentions, aux logiciels…), la virtualisation du serveur de jeton afin de s’affranchir du matériel, la
réservation des ressources et la supervision de l’utilisation des licences. Le retour d’expérience au sein du pôle
Pays de la Loire doit permettre de faire un point sur la démarche entreprise en explicitant les outils déployés et
sur les bénéfices d’une telle démarche (centralisation des serveurs de jeton, formations de formateurs et service
client gérés par le pôle, outils d’aide au suivi de la plateforme et à la réalisation de bilan à posteriori).
Mots clés : Logiciels CAO/CFAO/FAO, simulation de flux, serveur de licence, métrologie informatique,
Virtualisation
Préambule : Ce projet n’aurait pas pu voir le jour, si de nombreuses personnes, de l’équipe dirigeante du pôle
Pays de La Loire aux informaticiens en passant par les enseignants et les chercheurs ne s’étaient pas mobilisés et
investis, chacun apportant sa pierre à l’édifice. Qu’ils en soient remerciés.
1 Introduction
En 2006, sous l’impulsion de plusieurs enseignants en CAO Mécanique, Simulation de flux, l’AIP Primeca
des Pays de la Loire a lancé une réflexion autour de l’acquisition de logiciels afin de répondre aux besoins de
formations aux concepts de la chaîne numérique en général et sur des outils de CAO/FAO/simulation de flux,
PLM en particulier.
L’objectif important de ce projet a été de fédérer sur le plus grand nombre de formations de l’Université de
Nantes, de l’Ecole Centrale de Nantes et du CER Ensam Angers, des outils autour de la CAO et de la simulation
afin de créer une dynamique entre les filières et les établissements mais aussi entre la pédagogie projet et la
recherche.
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Direction des Systèmes d’Information
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Dans cette communication nous souhaitons faire part de notre retour d’expérience. Nous expliciterons dans
un premier temps les raisons du choix de ces outils et l’intérêt pour la pédagogie et la recherche. Le déploiement
à une grande échelle avec des acteurs multiples nous a amenés à établir une infrastructure fiable, pérenne et nous
permettant une surveillance et un suivi en temps réel de l’utilisation des logiciels : deux points seront plus
particulièrement développés à ce sujet, la virtualisation du serveur de jeton et la mise en place d’une plateforme
de métrologie et de suivi des licences. Nous conclurons sur le bénéfice de la mise en œuvre de cette plateforme
au niveau humain ; technique mais aussi les perspectives d’amélioration.
2 Présentation du Projet
2.1 L’existant avant 2006
Du fait du nombre de modeleurs CAO ou encore d’outils de simulation FAO existant, de part
l’historique de chaque département d’enseignement ou de recherche de chaque établissement, les logiciels de la
chaîne numérique de réalisation de produits utilisés par les acteurs du pôle AIP Primeca Pays de la Loire étaient
très nombreux et parfois en petites quantités. Chaque département d’enseignement ou de recherche ayant souvent
son « expert » dans le logiciel choisi, il incombait alors à celui-ci de suivre les évolutions du produit, lancer les
achats de nouvelles licences ou mises à jour, gérer les difficultés de configuration, etc.
Deux entités du réseau AIP Primeca des Pays de la Loire venaient de changer à cette date de modeleur
CAO, un pour Solidworks (Dassault Systèmes), un pour Inventor (Autodesk), tandis que l’on pouvait retrouver
CATIA V5 (Dassault Systèmes), Pro/engineer, les outils Missler, et Solidworks sur les autres sites.
2.2 Les enjeux
S’il y a à travers toute mutualisation, la notion « d’achat groupé », donc de diminution des coûts des
licences, ce n’est pas l’objectif recherché ici. Comme introduit précédemment, l’utilisation des outils de la
chaîne numérique de conception, simulation, fabrication, gestion de production impose un suivi qu’il est délicat
de laisser au seul service informatique mais ponctuellement difficile à assumer par les enseignants :
- Les évolutions des produits sont nombreuses et peuvent avoir de réels apports en pédagogie mais il
faut être certain des impacts de celles-ci sur le reste de la chaîne. Par exemple une évolution sensible de la FAO
va-t-elle perturber le fonctionnement des post-processeurs pour les machines outils ? L’évolution du modeleur
est-elle compatible avec les outils de simulation dynamique ? Ces points nécessitent l’intervention « d’experts »
pédagogiques ou la mise en place de procédures ad hoc.
- La vision de l’évolution des pédagogies et des thématiques de recherche doit elle aussi être prise en
compte, vers quelles technologies va s’orienter mon département : la réalité virtuelle, l’intégration du design ?
- Enfin l’évolution des enseignants est primordiale, pour former soit les nouveaux enseignants soit aux
nouveaux produits et pour partager autour de l’utilisation pédagogiques des logiciels.
Mutualiser ce suivi, à travers des procédures (installations, mises à jour, tests, métrologie) et des
interlocuteurs privilégiés (mixant service informatique et pédagogie) pour chaque entité utilisatrice de ces
moyens, est un enjeux impactant le travail aussi bien des informaticiens, que des formateurs et des utilisateurs
ayant à leur disposition un produit à jour et fiable.
Le projet présenté ici concerne une quinzaine de filières, du premier au troisième cycle, soit 1350
étudiants, avec la mise à disposition de 150 licences CATIA V5 mais aussi DELMIA V5, DELMIA QUEST,
LMS Virtual.Lab. Autour de ces outils une centaine d’heure de formations de formateurs ont été réalisées par des
enseignants des établissements de l’AIP Primeca des Pays de la Loire.
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3 - Mise en place de l’infrastructure informatique
Nous avons étudié et mis en place le serveur de jetons ou de licences sur un serveur virtualisé intégré à
l’infrastructure système et réseau déployée sur l’Université de Nantes. Nous avons complété la plateforme en
installant un système de surveillance et de suivi du serveur de jeton.
3.1- Infrastructure informatique
3.1.1 - Serveur de jeton
L’infrastructure informatique (Figure 1) est relativement simple, nous avons déployé le serveur central de
jetons à la DSI de l’Université de Nantes. Il supporte les logiciels de gestion des licences :
- LUM pour les logiciels CATIA et DELMIA,
- Flexlm pour les logiciels QUEST et LMS Virtual Lab.
Afin de sécuriser le système, le serveur comporte deux interfaces. La première interface est privée et n’est
atteignable que par les composantes de l’Université de Nantes. La deuxième interface est publique mais
restreinte aux établissements extérieurs (CER Ensam Angers, Ecole Centrale de Nantes). Le filtrage se fait par
l’intermédiaire des plans d’adressage de ces établissements.
Nous avons également conservé les deux serveurs de jetons Catia implantés des établissements extérieurs à
l’université de nantes. Ces établissements peuvent facilement via le fichier de configuration venir soit récupérer
une licence en local, soit sur le serveur distant de manière automatique. Si le besoin se faisait sentir, la solution
inverse pourrait être également implantée. On pourrait également envisager le rapatriement de l’ensemble des
licences sur le serveur central à la DSI.
Le serveur est managé à distance via un client déporté VNC2. Les administrateurs réseau ou système
peuvent ainsi relancer des services, installer les nouveaux fichiers de licences, ou visualiser les connexions au
serveur.
Figure 1. Infrastructure informatique du serveur centralisée de licences
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Virtual Network Computing
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3.1.2 - Virtualisation du serveur de jeton
Initialement, ce serveur mutualisé fut déployé sur une machine modeste, non redondante, avec les
inconvénients habituels : fragilité (stabilité de la machine, infrastructure non redondante), pérennité du système.
Mi 2007, il a été décidé d'évoluer vers une solution plus solide, hébergée par la DSI et virtualisée.
Un des intérêts de la virtualisation [1] est de s’affranchir de la plateforme matérielle, et ainsi, pérenniser le
service en lui assurant un cycle de vie plus long, avec moins de temps d'arrêt. La DSI a une bonne expérience de
la virtualisation [2] et gère depuis des années plusieurs centaines de serveurs virtualisés sur une infrastructure
matérielle redondante à plusieurs niveaux, assurant ainsi une bonne sécurisation. L'opération de virtualisation
elle même est maintenant bien connue et ne pose pas de problèmes.
En mai 2007, deux technologies de virtualisation étaient déployées à la DSI en fonction des besoins : Linuxvserver (uniquement utilisable avec Linux) et Xen en mode paravirtualisé (utilisable avec des systèmes open
source). Le serveur à déployer étant sous Windows, cela a quelque peu pimenté l'affaire, les technologies
utilisées ne supportent pas cette plateforme. La DSI pouvait alors faire évoluer la technologie Xen pour supporter
Windows, ou trouver une autre solution.
La DSI étant très attachée aux produits open source, il a été choisi de donner sa chance à une technologie
émergente : KVM3. Techniquement, comme d'autres solutions, il s'agit d'un hyperviseur allouant des ressources
aux machines virtuelles, permettant leurs exécutions, organisant leurs communications, et fournissant les
couches d'émulations nécessaires à un fonctionnement transparent comme sur une machine classique.
L'originalité de ce produit est que l'hyperviseur est tout simplement un noyau Linux standard. KVM est en effet
intégré depuis mi 2007 au noyau Linux standard, et repose sur les capacités de virtualisation intégrées aux
processeurs récents.
Par rapport aux solutions concurrentes, les intérêts de KVM sont multiples :
il permet de faire fonctionner nativement n'importe quel système d'exploitation dont Windows.
peu de paramétrages sur la machine hôte, impliquant facilité de mise en œuvre et grande pérennité.
chaque machine virtualisée dispose d'un serveur VNC intégré permettant l'administration à distance
(reboot, accès au BIOS, changement de cdrom...)
− Promesse de performances excellentes, la virtualisation étant gérée nativement par les processeurs.
−
−
−
L'analyse du serveur physique en fonctionnement a vite montré que les ressources exigées étaient assez
modestes, et ne seraient pas un souci. La DSI s'est assurée que le transfert du serveur physique vers le serveur
virtualisé serait transparent; par exemple la licence des serveurs de jetons est liée à l'adresse physique de carte
réseau (adresses MAC), la machine virtuelle devait conserver cette adresse. Selon les principes de la DSI, le
serveur virtuel n'héberge qu'un seul service : Les serveurs de licences à l'exclusion de tout autre service.
Il a été choisi de tailler la machine virtuelle ainsi : Windows XP,1 CPU, 512 Mo de ram, 1 disque de 8 Go,
et de l'héberger sur une machine assez puissante pour laisser la possibilité d'augmenter les capacités si le besoin
s'en faisait sentir. Le serveur est une lame disposant de 8 Go de Ram, équipée de deux processeurs bi-cœurs, de
deux cartes gigabit et de deux cartes fibre channel. Le système d'exploitation est une Debian Etch en mode 64
bits. Cette lame est intégrée dans un blade complètement redondant. Les deux cartes réseaux virtuelles du
serveur de jeton sont connectées à des switchs ethernet virtuels gérés par la machine maître, chacun d'entre eux
étant connecté à un VLAN distinct par les cartes ethernet physiques de la machine maître. Cette structuration
permet de surveiller facilement le trafic réseau par les outils de surveillance au niveau de la machine maître, mais
aussi de le filtrer pour renforcer la sécurité d'accès au serveur virtuel.
Installée en mai 2007, et après une période de test probante, la plateforme a été démarrée en production sans
soucis, remplaçant de façon transparente le précédent serveur. Malgré sa jeunesse, cette solution a été d'une
stabilité extrêmement satisfaisante.
Les performances étaient bonnes, sauf pour les entrées/sorties. Contrairement aux processeurs, les
périphériques standards actuels n'ont pas de support matériel pour la virtualisation. Pour s'en accommoder,
KVM.présente au système virtualisé des périphériques standards, gérés via ses pilotes habituels (carte ethernet
de type intel pro 1000, disque IDE standards), créés via une couche d'émulation s'appuyant sur le logiciel
QEMU. Cela fonctionne parfaitement, mais pénalise les performances. Néanmoins, les faibles besoins du serveur
de jetons en ce domaine ont permis d'éviter toute conséquence désagréable. Ce problème a été définitivement
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Kernel-based Virtual Machine
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réglé au premier trimestre 2008, par l'ajout de virtio4. La couche d'émulation disparaît au profit d'une porte de
passage direct entre la machine virtualisée et KVM. Pour en profiter, il suffit d'installer des drivers virtio
spécialement conçus, sur les machines virtuelles et de re-paramétrer le profil des machines virtuelles.
Actuellement, le système hôte est désormais une Debian Lenny. La version de KVM a également évolué
plusieurs fois en un an et demi, avec des périodes de stabilité d'une demi-année, afin de profiter des nouveautés
fonctionnelles de ce produit en évolution rapide. Enfin, il a été rajouté les librairies libvirt pour permettre des
lancements et une surveillance automatisées des autres machines hébergées.
Quant au serveur de jetons proprement dit, il n'a pas été modifié depuis juin 2007, les changements effectués
sur la machine maître ne l'ont pas affecté. Il pourrait également migrer sur une autre machine physique sans le
moindre souci (et de façon quasi transparente, sans reparamétrage) mais il ne semble actuellement pas nécessaire
d'augmenter ses capacités, la machine virtuelle actuelle semblant bien taillée. Quant à la machine maître, elle
héberge actuellement sept autres machines virtuelles, de taille, capacité et systèmes différentes, et a les capacités
pour en héberger davantage.
Pour la petite histoire, en 2008, fort de son expérience démarrée avec le serveur de jetons, la DSI a
progressivement remplacé le reste de ses serveurs Xen par KVM.
3.2 Système de métrologie et de surveillance
3.2.1 Objectifs du système mis en place
Les objectifs affichés de cette partie du projet sont de répondre aux problématiques de surveillance du
serveur du jeton ainsi qu’au suivi et à la gestion de l’utilisation des jetons. On peut également parler de
supervision de l’installation.
Nous devons, tout d’abord, prendre en compte le périmètre élargi de l’utilisation du serveur de jeton, tant au
niveau des utilisateurs qu’au niveau des informaticiens de proximité dans les établissements composants le pôle
AIPPRIMECA Pays de La Loire (UFR, départements, laboratoires,…). La surveillance du serveur de jeton doit
garantir une haute disponibilité du système afin que l’on puisse assurer à tout moment à l’utilisateur l’allocation
d’un jeton. C’est pourquoi, la solution adoptée apporte des réponses à la plupart des collègues sur les points
suivants :
- pas de réservation "à priori" de licences dans une utilisation difficile à prévoir autour des cours, des
projets, des travaux pratiques dans un contexte multi - établissements et multi - disciplinaires,
- surveillance en temps réel de l'activité du serveur (état des services, du réseau, utilisation de 70 % du
nombre de licences...),
D’autre part, le suivi de l’utilisation des jetons permet de mesurer l'activité "a posteriori" de la plateforme
pour nos bilans et ce afin de gérer au mieux le nombre de licences.
3.2.2 Le principe de gestion et de surveillance (Figure 2)
On va s’appuyer sur les commandes en ligne [3] qui sont associées au gestionnaire de licence LUM (License
Use Management)5 pour CATIA et DELMIA, et Flexlm6 pour le logiciel QUEST afin de connaître l’utilisation
des licences en temps réel (toutes les 5 minutes).
Ces commandes vont être utilisées pour récupérer les informations utiles à la supervision des services (état
des serveurs Flexlm et LUM, nombre de licences utilisées ou libres). La mise à disposition de ces informations
sera assurée par un agent SNMP7 installé sur le serveur de licences et interrogeable par notre machine de
métrologie et de suivi. L'interface entre l'agent SNMP et les programmes Flexlm et Lum, c'est à dire le
lancement et l'analyse des commandes associées, est assuré par un script perl. L’agent SNMP accepte des
requêtes du même nom, ce protocole est un standard dans la surveillance et la supervision des équipements dans
le monde informatique (équipements actifs, serveurs…) La solution choisie est totalement symétrique pour le
LUM et Flexlm afin d’avoir une solution paramétrable si nous devions gérer d’autres services de licences
flottantes.
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Il s'agit d'une couche dite de paravirtualisation, c'est à dire de la virtualisation assistée.
ftp://ftp.software.ibm.com/software/lum/doc/V4.6.8/lumusg.pdf
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http://www.macrovision.com
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Simple Network Manager Protocol
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Concernant les requêtes snmp, les contrôles consistent à récupérer le nombre de licences libres et utilisées,
et les comparer à un seuil fixé. L'état du serveur lui même est contrôlé par des pings et des tentatives de
connexions sur les ports TCP de fonctionnement des services. En cas de problème (serveur inaccessible ou
nombre de licences libres trop faibles), une alarme se déclenche avec envoi d’email sur une adresse générique et
sur une messagerie instantanée de type jabber.
Figure 2. Principe du suivi des licences flottantes et surveillance des services
3.2.3 Choix des outils d’affichage graphique et état serveur
La DSI de l'Université de Nantes utilisait déjà une solution basée sur Nagios/Centreon8 et rrdtool9 pour la
métrologie et le monitoring de ses services (courrier électronique, wifi…). Celle ci s'étant avérée concluante,
c'est donc tout naturellement que nous avons opté là aussi pour ces outils afin d'intégrer ce service à l'existant.
Il est à noter que l’implantation de cette solution est modulable. Il est concevable d’implanter les outils de
récupération des données sur les serveurs de licences (script Perl, agent SNMP) sans utiliser obligatoirement les
solutions d’affichage graphique et de remontée d’alarme sur le serveur de métrologie. De même les scripts Perl
peuvent être implantés dans un autre langage. Une explication précise du fonctionnement de l’installation est
décrite dans le rapport « Métrologie et suivi des licences Dassault » [5].
3.2.4 Résultats obtenus
La solution déployée apporte pleinement satisfaction, elle est fiable et robuste. En 2008, nous avons intégré
un nouveau logiciel, LMS Virtual Lab, sur le serveur de jeton, la solution modulaire au niveau du système de
métrologie a permis un déploiement rapide en quelques minutes de configuration [4]. Au-delà, de la génération
des graphiques d’utilisation des licences (Figure 3), les informaticiens apprécient la notification d’incidents, de
seuil atteint …. via courriel ou messagerie instantanée.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Nagios, www.nagios.org
http://oss.oetiker.ch/rrdtool/, http://ed.zehome.com/?page=rrdtool
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Figure 3. Mesure de l’utilisation des jetons : graphes mensuel et annuel
4 – Supports de communication autour du projet
Une partie importante du projet a consisté à diffuser les informations auprès des utilisateurs du pôle Pays de
La Loire. Nous avons choisi plusieurs canaux de diffusion sachant que les utilisateurs sont multiples et impliqués
à des degrés divers dans ce projet :
- les utilisateurs du pôle (enseignants, enseignants/chercheurs, chercheurs, ingénieurs,
techniciens),
- les référents pédagogiques, généralement un ou deux collègues dans chaque établissement,
département ou UFR, et qui sont l’interface avec les utilisateurs dans ce projet,
- les correspondants informatiques dans chaque établissement.
Les supports utilisés pour véhiculer les informations sont variés, nous avons mis en œuvre différents médias
qui couvrent l’ensemble des besoins en communication :
- un site web permettant de capitaliser et de centraliser les informations,
- une liste de diffusion de l’ensemble des acteurs du pôle,
- une liste des référents pédagogiques et correspondants informatiques,
- des réunions du comité d’orientation du pôle avec la diffusion des comptes-rendus de réunions,
- un site ftp permettant de mettre à disposition les fichiers ISO des différents logiciels.
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Le site web contient principalement des informations liées (Figure 4) :
- aux objectifs du projet, l’infrastructure informatique déployée, la charte d’utilisation des
logiciels…
- aux formations (date, inscription, contenu des informations…),
- aux fiches d’installation des logiciels,
- aux informations sur le SVP-CATIA
- aux fichiers de configuration des logiciels (i4ls.ini, …)
Figure 4. La home page du site consacré au projet
Une partie du site Web comporte une interface de réservation des logiciels, notamment Quest, Delmia et
LMS , leur nombre de jetons étant restreint et limité à 20 (Figure 5). Le tableau (Figure 6) présente les supports
utilisés suivant les informations véhiculées.
Figure 5. La page Web permettant de réserver les jetons Quest, Delmia et LMS Virtual Lab
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Figure 6. Supports de l’information
Le retour d’expérience pour cette partie de projet n’est pas facile à appréhender. Il s’avère que globalement
les informations circulent, cependant aucun indicateur ne vient étayer ce propos. Le point le plus délicat est la
réservation de jeton pour les logiciels au nombre restreint de licences. Il est nécessaire d’améliorer la solution
déployée en utilisant des outils plus performants et dédiés à la gestion de ressources, nous expérimentons en ce
moment la solution Zimbra10 de partage de calendrier. Un autre point est susceptible d’être déployé à l’échelle du
réseau AIPPRIMECA, il s’agit d’un serveur ftp pouvant contenir l’ensemble des logiciels Dassault avec les
dernières versions ainsi que les services Pack associés pour l’ensemble des utilisateurs des pôles.
A noter que le site Web aip1.iut-nantes.univ-nantes.fr/ds n’est pratiquement plus maintenu, certaines
informations ayant été localisées sur le serveur Quickplace au niveau national11, a terme, l’ensemble des
informations sera disponible au niveau national.
5 - Conclusion
Après 15 mois de mise en place de la plateforme, nous avons maintenant quelques reculs. Globalement
l’ensemble des objectifs est atteint. En premier lieu, les TPs, les projets se déroulent normalement avec un taux
de service proche de 100%, la plateforme de surveillance du serveur permet de réagir rapidement aux incidents.
Les solutions mises en place sont stables. D’autre part, les formations de formateurs au-delà de la dissémination
des connaissances, permettent de créer une communauté d’utilisateurs. Des projets naissent ainsi mélangeant la
pédagogie, la recherche et le transfert de technologie. On peut noter que la centralisation des jetons et l’accès au
SVP CATIA déchargent les filières et les établissements de ces problématiques techniques. Les jetons mutualisés
à l’échelle du pôle permettent d’autre part de réduire drastiquement les licences achetées dans son coin et le plus
souvent sous employées. Cette mutualisation fonctionne pleinement et nous n’avons aucun problème à pouvoir
fournir nos taux d’utilisation. Des projets transversaux mélangeant pédagogie, recherche et transfert de
technologie ont vu le jour par exemple dans le domaine de l’archéologie numérique montrant ainsi la dynamique
de la démarche [5].
Le taux d’utilisation monte régulièrement et la solution de réservation de ressources via le logiciel Zimbra
(agenda partagé) doit permettre la mise en place d’une solution pérenne et robuste au cours du temps. La solution
de serveur de métrologie et de surveillance peut être déployée en l'état dans les autres pôles. Cependant elle peut
être amendée, adaptée suivant les différents pôles et peut être source d'autres développements. Le pôle Lorrain a
déployé cette solution, d’autres pôles sont intéressés.
Le serveur de jetons est accessible via l’accés vpn (nomade) de l’Université de Nantes, les enseignants
apprécient cette fonctionnalité. Nous étudions la possibilité de l’étendre à l’ensemble des enseignants de l’Ecole
Centrale de Nantes et du CER Ensam Angers mais également aux étudiants sur leur portables pour des projets
industriels précis.
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http://www.zimbra.com
http://quickplace.aip-primeca.net/aip-primeca
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Il nous faut améliorer l’accès des fichiers ISO d’installation des logiciels afin d’avoir rapidement les
dernières versions et Service pack, cela passera par la mise en place à l’échelle du réseau AIPPRIMECA d’un
serveur ftp.
Nous devons établir une communication plus importante vers l’ensemble des composantes/filières sur
l’utilisation possible de ces logiciels mutualisés, cela passe par des canaux de communication nouveaux.
[1] Pour en savoir plus sur la virtualisation - http://www.jres.org/tuto/tuto6/index
[2] Restructuration et consolidation de services informatiques par la virtualisation - Yann Dupont, Michel
Allemand , Arnaud Abelard, Jacky Carimalo – Décembre 2005 in Actes Jres 2005
[3] Métrologie et suivi des licences Dassault Principes et Guide de d’installation - Version 1.0 – Thomas
Boudard, Yannick Graton – Septembre 2007 sur le site aip1.iut-nantes.univ-nantes.fr/ds
[4] Métrologie et suivi des licences Dassault : Actualisation des données sur la solution implantée et
compléments d’information : Ajout d’un logiciel à surveiller - Thomas Boudard - Octobre 2008 sur le site
aip1.iut-nantes.univ-nantes.fr/ds
[5] Bilan activités AIPPRIMECA 2007-2008
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