Filières vivrières destinées à l`exportation dans les marchés

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Filières vivrières destinées à l`exportation dans les marchés
COOPERATION CAMEROUN-UNION EUROPEENNE
CAMEROON-EUROPEAN UNION COOPERATION
Programme d’Appui et de Soutien à l’Accord de Partenariat Economique
PASAPE
CONTRAT DE SERVICES
N°022/MINEPAT/PASAPE/DP3/2012
ELABORATION DU PLAN D’INTERVENTION ET DE
L’OBSERVATOIRE SUR LES MECANISMES DE
DIALOGUE ENTRE OPERATEURS ECONOMIQUES
EUROPEENS ET CAMEROUNAIS DANS LE
SECTEUR AGRO-INDUSTRIEL
ETUDE DES FILIERES VIVRIERES DESTINEES
A L’EXPORTATION DANS LES MARCHES EUROPEENS
RAPPORT PROVISOIRE
JUILLET 2012
E2C
EDEN CONSULTING & ENGENEERING Sarl
Conseil Juridique – management – études économiques
B.P. : 6620 Yaoundé - Cameroun Tél. : 75 17 10 71 N° Contribuable : M071100037403E
SOMMAIRE
SOMMAIRE.......................................................................................................................................... 2
LISTE DE TABLEAUX........................................................................................................................ 3
1. INTRODUCTION..................................................................................................................... 4
2. PRINCIPALES CULTURES VIVRIERES DU CAMEROUN .................................................. 4
3. PRINCIPALES FILIERES VIVRIERES DESTINEES A L’EXPORTATION DANS LES
MARCHES EUROPEENS................................................................................................................. 7
3.1.
Caractéristiques générales et contraintes des cultures vivrières.....................................................10
3.1.1.
Structuration et segmentation des spéculations vivrières ...............................................10
3.2.
Caractéristiques des marchés locaux des différents produits ........................................................11
3.2.1.
Les principales contraintes au développement des filières vivrières ................................12
3.2.2.
Acteurs actuels et potentiels ...........................................................................................13
3.2.3.
Organisation et relations entre les acteurs......................................................................17
4. DESTINATION DES PRODUCTIONS VIVRIÈRES .............................................................18
4.1.
Identification des produits et marchés européens........................................................................18
5. IDENTIFICATION DES EXPORTATEURS .........................................................................21
5.1.
Contraintes majeures à l’exportation des productions vivrières ...................................................22
6. BESOINS EN INFORMATIONS DES OPERATEURS ..........................................................24
7. SOURCES D’INFORMATIONS...............................................................................................26
8. FICHES PRODUITS ................................................................................................................28
8.1.
La Banane dessert.................................................................................................................28
8.2.
La Mangue..........................................................................................................................30
8.3.
Ananas ................................................................................................................................32
8.4.
Chikwangue et Saka-saka......................................................................................................33
8.5.
Haricots...............................................................................................................................34
8.6.
La papaye ............................................................................................................................35
8.7.
Safou (Dacryodes edulis) .......................................................................................................37
8.8.
Poivre Blanc ........................................................................................................................38
8.9.
Les autres filières vivrières attrayantes ....................................................................................38
9. QUELQUES REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .............................................................39
10.
ANNEXES.............................................................................................................................41
10.1. Informations sur les filières vivrières majeures objet d’exportation en Europe
10.2. Saisonnalité et fenêtres de commercialisation sur les marchés de l’UE
10.3. Normes et autres exigences de qualité
10.3.1. Norme codex pour les ananas
10.3.2. Norme codex pour les bananes
10.3.3. Norme codex pour les haricots verts et les haricots beurre surgelés
10.3.4. Norme codex pour les haricots verts et les haricots beurre surgelés
10.3.5. Norme codex pour les papayes
10.3.6. Norme codex pour les mangues
10.3.7. Code d’usages pour l’emballage et le transport des fruits et légumes frais
10.4. L'Observatoire Régional des Fruits et Légumes ORFL
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
2
LISTE DE TABLEAUX
Tableau 1: Évolution de la production des principales cultures vivrières ............................................................ 5
Tableau 2: Principales spéculations vivrières exportées en Europe .................................................................... 7
Tableau 3: Principaux produits horticoles objet du Commerce international...................................................... 8
Tableau 4: Données sur les exportations de produits horticoles (2007-2008) et destinations ........................... 10
Tableau 5: Exportations de produits vivriers vers l'Europe (2007-2010) ........................................................... 11
Tableau 6: Principales structures exportatrices de productions vivrières en 2011 ............................................ 14
Tableau 7: Principaux acteurs et intervenants dans les filières vivrières en 2011.............................................. 15
Tableau 8: Marchés potentiels de quelques productions vivrières du Cameroun.............................................. 20
Tableau 9: Structures membres de l’AAFEX et de Rhorticam exportatrices de produits vivriers (2010)........... 21
Tableau 10: Besoins en informations de marchés, format et canaux de communication .................................. 24
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
3
1. INTRODUCTION
Le Cameroun bénéficie de conditions agroécologiques privilégiées pour une large
variété d’activités agricoles, pastorales (viande bovine et lait) et sylvicoles en mesure de
subvenir largement aux besoins d’une population de plus de 18 millions d’habitants
affichant une croissance annuelle de 2,19%. Employant 60% de la population active
(industrie = 13%), le secteur agricole fournit 19,8% du PIB, assure 55% des recettes
d'exportations (2/3 vers l’Europe) et reste ainsi le principal pourvoyeur de devises hors
pétrole. La Stratégie de Développement du Secteur Rural (SDSR, 2005) constitue pour
le Gouvernement l’outil essentiel de réduction de la pauvreté. Le Document de
Stratégie de la Croissance et de l'Emploi (DSCE, 2009) confirme le rôle central attribué
à l’élevage et à l’agriculture dans la création d’emplois et l’accroissement des revenus
des citoyens ruraux.
L’agriculture camerounaise s’articule autour de deux secteurs majeurs: le secteur
traditionnel (artisanal, traditionnel et semi-traditionnel) dominé par la culture des
produits vivriers et le secteur moderne d’agriculture dominé par les cultures dites de
rente et dont la destination première des produits est l’exportation.
Les données du Ministère des Finances indiquent que le sous-secteur des cultures
vivrières et de rente représentent en 2008, 75% de la Valeur Ajoutée du secteur
primaire qui contribue à environ 23% du PIB.
2. PRINCIPALES CULTURES VIVRIERES DU CAMEROUN
Les cultures vivrières selon le dictionnaire Encarta (2009) font référence aux cultures
qui fournissent ou constituent des aliments par opposition aux cultures dites de rente et
dont traditionnellement les plus en vue étaient constituées de Café, Cacao, Thé, coton,
etc. Les cultures vivrières peuvent également être considérées comme essentiellement
tournées vers l’autoconsommation et l’économie de subsistance. La production n’étant
pas à l’origine destinée à l’industrie agroalimentaire ou à être exportée.
Au Cameroun les cultures vivrières rassemblent l’essentiel de la production agricole
(statistiques agricoles, 2010). Ces cultures se recrutent dans les productions dites du
secteur traditionnel et comportent plus de vingt-cinq spéculations importantes suivant
les régions (Agristat, 2010).
L’agriculture vivrière associe en général des plantes qui fournissent la base des plats,
céréales (mil, sorgho, maïs) ou féculents (igname, manioc, banane), de nombreux
légumes et condiments, destinés à l’élaboration des sauces (piment, gombo, etc.) et
des plantes chargées de fournir les matières grasses, qu’il s’agisse de cultures
(arachide) ou d’arbres qui souvent ne sont pas cultivés mais simplement protégés
(palmier à huile en régions équatoriales, néré, karité en zone tropicale).
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
4
On parle d'agriculture vivrière d'autoconsommation lorsque la production est
principalement consommée par le paysan qui la met en œuvre et d'agriculture vivrière
commerciale lorsque la production est principalement vendue sur les marchés.
A ce titre, les cultures vivrières destinées à l’exportation vers l’Europe sont celles dont
les produits sont destinés en premier lieu à la consommation, qu’elle soit humaine ou
animale.
Au Cameroun, la production des cultures vivrières est importante et essentiellement
l’œuvre des petites exploitations familiales agricoles. Selon la Banque Mondiale, les
principales productions vivrières au Cameroun sont la banane plantain1 avec plus de 2
millions de tonnes, le manioc avec 3 millions de tonnes, le maïs2 avec 1 million de
tonnes, le macabo/taro avec 1,3 million de tonnes en 2002 contre 540.000 tonnes en
1994, l'igname (300.000 tonnes en moyenne), le riz, le mil/sorgho (500.000 tonnes en
moyenne), la pomme de terre (220 500 tonnes) l’arachide (295.00 tonnes
annuellement), etc. La production de fruits tels que l’ananas, la banane douce, le melon
et la pastèque, le concombre, le gingembre, le gombo, la tomate, la mangue, la
mandarine, le pamplemousse, l’avocat et les légumes tels que le haricot sec, le haricot
vert, le soja, le niébé, le voandzou, l’huile de palme, le piment, l’oignon et l’ail.
Tableau 1: Évolution de la production des principales cultures vivrières
Cultures
Mais
Riz
Mil/sorgho
Manioc
Macabo/Taro
Igname
Pomme de terre
Patate douce
Banane Plantain
Banane douce
Oignon
Tomate
Ananas
Arachide
Concombre
Gingembre
Gombo
Pastèque/Melon
Niébé
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
813
461
42 065
861 456
912
291
47 175
966 106
1 178
291
84 197
1 249 656
1 394 832
1 661 832
89 249
1 354
940
98 334
72 009
123 211
764 485
781 304
977 250
1 006 478
1 055 530
2 837 876
2 882 734
2 941 367
1 481 750
1 490 875
380 720
2 939
313
1 398
460
394 087
399 615
399 808
147 509
44 546
49 958
1 103
282
280
326
139
341
185
980
1 275
362
743
466
71 990
1 127
555
286 494
2 776
787
1 240
037
372 524
142 407
177 817
181 729
220 000
145 018
190 071
242 481
247 816
230 777
237 496
1 314
898
797 739
1 670
686
815 375
1 722 477
2 280
600
912 820
2 500 639
2 550 320
916 969
933 435
73 718
111 838
114 552
104 211
112 441
113 721
398
150
46 968
408 054
639 874
655 231
558 003
572 219
573 610
48 424
100 139
102 843
112 741
127 070
128 535
225 720
346 448
414 046
124 997
130 373
140 143
7 761
218
087
122
306
7 931
8 106
8 284
11 336
34 120
34 938
35 777
34 902
39 519
1 056
294
268
387
133
407
178
059
1 199
820
645
746
68 655
1 079
533
274 292
380
039
389 150
44 186
45 555
203
587
124
685
7 593
210 712
33 320
136 342
181 976
1 237
014
692 886
70 303
127 429
1 267 318
841 467
28 504
29388
30 299
41 238
30 666
33292
87 503
90 478
71 990
73 718
79 381
95 372
1
Les marchés camerounais sont friands de ces denrées et absorbent 90% de la production
Le développement de cette culture est au cœur des préoccupations car elle a des effets d’entraînement
importants sur des filières telles que l’aviculture, les industries brassicoles.
2
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
5
Haricots
Piment
Voandzou
Soja
Huile de palme
180
793
6 685
186 940
199 968
234 218
7 287
193
296
7 942
8 783
248 180
259 511
270 642
8 657
14 178
18 228
9 082
9 391
9 711
20801
19 630
22 027
23 882
6082
6295
6 515
6 743
144
454
153 121
162
308
172 047
7 113
7 555
7 801
8045
198 325
205 318
Source : Agristat No 16, 2008
L’évolution de l’agriculture vivrière présente des résultats encourageants qui ne
suffisent pas à masquer les nombreux problèmes que rencontrent les agriculteurs.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
6
3. PRINCIPALES FILIERES VIVRIERES DESTINEES A
L’EXPORTATION DANS LES MARCHES EUROPEENS
L’analyse documentaire, les rencontres avec les opérateurs du secteur horticole et les
résultats d’enquêtes (administration de différents guides d’entretien) révèlent l’existence
au plan national de plusieurs produits vivriers faisant l’objet d’exportation mais dont les
volumes et les fréquences sont variables et essentiellement tributaires, soit de la
demande, des prix offerts par le marché ou encore des disponibilités de fret ou de la
saisonnalité mise à mal par les changements climatiques nettement perceptibles en
cette année 2012. En effet toutes les productions vivrières camerounaises importantes
pour l’autosuffisance alimentaire ne font pas l’objet d’exportation vers l’Europe ou vers
la sous-région. Les productions vivrières faisant l’objet d’un commerce international
soutenu en direction de l’Europe sont répertoriées dans le tableau ci-dessous.
Tableau 2: Principales spéculations vivrières exportées en Europe
Spéculation
Qté /an (t/an)
Valeur / an (milliards fcfa)
Banane-dessert
262 900
60,5
Papaye
17 600
2,9
Ananas
6 300
2,3
Haricot vert
2 500
1,3
Safou
190
0,26
Ndolè (vernonia spp)
64
0,08
Mangue
113
0,05
A coté des petites exploitations familiales agricoles, un groupe d’opérateurs regroupés
autour de l’interprofession RHORTICAM constitue dans le Grand Sud-Cameroun
l’essentiel des acteurs actifs dans la production et l’exportation des productions
vivrières vers l’Europe. Le tableau ci-dessous répertorie les spéculations majeures objet
du
commerce
international.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
7
Tableau 3: Principaux produits horticoles objet du Commerce international
Ananas
X
X
X
Avocat
X
X
X
Banane douce
X
X
Banane plantain
X
X
Cabosse de cacao
X
X
Canne à sucre (en
nœuds et épluchée)
X
X
Casse muette
X
Drupe de palmier
X
Fruit de la passion
(jaune et pourpre)
X
X
Gingembre
X
X
X
X
X
X
X
GREEN
VALUE
AFRIQUE
MARAICHAI
RE
GIC
PRODIVF
GIC YELLO
SOTRADIF
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Macabo
X
X
Mangues
X
Noisette de Cayenne
X
Papaye (solo et autres)
X
Patate douce
X
Poivre vert frais
X
X
X
X
X
X
Safou
X
X
X
X
Pistaches
Ramboutan
X
X
X
X
Piment frais
X
X
Haricots
X
X
X
X
X
X
X
Taro
X
X
Feuilles de Manioc
(saka-saka)
X
X
Gombo
X
X
Oranges
X
Pamplemousses
X
Limes
X
Arachide fraîche (nue et
avec coque)
X
X
Aubergine
igname
X
GIC FRUIT
BIOCA
ETS
TEUGUIA ET
FILS
Produits Frais
GIC AGRO
EXPORT
GIC UNAPAC
ETS YEMDJI
Gic Tropical
Fruit Export
EXOTIC
NGALENA
ETS
GNEPIBA
EXO
TROPIQUES
BIO
TROPICAL
TERRESPOI
R
CAMEROUN
PRODUCTIONS HORTICOLES OBJET DU COMMERCE INTERNATIONAL DES MEMBRES DU RHORTICAM
X
X
X
Arachide rouge D
Jack fruit frais
X
Noix de coco fraîche
X
Jus d'ananas
X
Jus de mangue
X
Sapote mamey
X
Sapote yellow
X
Aloès Vera
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
8
Ananas séché
X
Arachide (coque) sec
X
Banane gros Michel séchée
X
Banane figue séchée
X
Banane plantain séchée
X
Cacao sec entier
X
Gingembre séché moulu
X
Jack fruit séché
X
Mangue séchée
X
Noix de coco séchée
X
papaye séchée
X
GIC YELLO
GIC
PRODIVF
GREEN
VALUE
AFRIQUE
MARAICHA
IRE
SOTRADIF
EXOTIC
NGALENA
ETS
GNEPIBA
ETS
YEMDJI
Tropical
Fruit Export
GIC
UNAPAC
GIC AGRO
EXPORT
GIC FRUIT
BIOCA
TEUGUIA
ET FILS
X
X
X
X
Piment séché
X
Confitures
X
Poivre séché
EXOTROPI
QUES
BIOTROPIC
AL
IR
CAMEROU
N
Produits Secs et Transformés
X
Djansang
X
X
Noix de cola
X
X
Ekok
X
Bobolo/Miondo
X
X
X
X
Chikwangue
X
X
X
X
X
Farine de manioc
X
X
X
X
Huile de palme
X
Soussou
X
safroutis
X
Gari
X
Ndolé (Vernonia)
X
L’on relève des flux importants dans les produits suivants:
-
les fruits : la banane douce, les mangues, les ananas, l’avocat, la papaye, le safou et la
kola ;
les légumes : l’oignon, la tomate, le gombo, le piment, chou et les feuilles (manioc, ndolè,
oseille de guinée, okok).
Racines et tubercules : le manioc (frais et/ou transformé), le macabo, l’igname et la patate
douce
En termes de volumes, les principaux produits horticoles exportés en Europe sont la bananedessert (374 485 tonnes), la papaye (17 647 tonnes), l’ananas (6 347 tonnes), le haricot vert
(2 549 tonnes):
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
9
Tableau 4: Données sur les exportations de produits horticoles (2007-2008) et destinations
Produits horticoles
Orange
Papaye
Mangue
Ananas
Banane
Avocat
Safou
Exportation (tonnes)
95
17 647
550
6 347
374 485
631
474
Principaux pays d’exportation
Europe, Gabon, Guinée Eq
Europe, Gabon
Europe, Gabon, Guinée Eq
Europe, Gabon
Europe
Europe, Gabon, Guinée Eq
Europe, Gabon, Guinée Eq
322
1995
382
29
66
144
Europe, Canada, Gabon, Guinée
Europe, Guinée Eq, Nigeria
Europe, Gabon
Europe, Gabon, Guinée Eq
Europe, Guinée Eq, Nigeria
Europe, Gabon, Guinée Eq
498
416
2 549
Europe, Gabon, Guinée Eq, Nigeria
Europe, Gabon, Guinée Eq
Europe
1 620
169
Europe, Gabon, Guinée Eq, Nigeria
Europe, Gabon, Guinée Eq, Nigeria
Europe, Gabon, Guinée Equ.
Europe, Gabon, Guinée Eq
Europe, Gabon
Légumes-feuilles traditionnels
Feuilles (Manioc)
Okok
Oseille de guinée
Amarante
Ndolè
Aubergine
Légumes Européens
Chou
Poireau + Persil + Céleri
Haricot vert
Légumes-fruits
Tomate
Piment
Melon
Aubergine
Oseille de Guinée
144
382
Source : CDDR-SAILD, 2004 ; Agri-Stat 2005-2007
3.1.Caractéristiques générales et contraintes des cultures vivrières.
Les systèmes de production des cultures vivrières sont extrêmement diversifiés et sont
le fait d’Exploitations Familiales Agricoles de superficies moyennes d'environ 1,5
hectare. Ces exploitations se caractérisent par une faible productivité de la terre et du
travail, la faiblesse des surfaces cultivées à l’échelle individuelle, malgré des surfaces
cultivables assez importantes à l’échelle nationale ; la pénibilité du travail en raison de
son caractère manuel, une main d'œuvre exclusivement familiale et un accès difficile
aux intrants agricoles de qualité car très peu d’institutions financières acceptent de
financer cette activité
Son taux de croissance annuel se situerait aux alentours de 4 % par an pour les années
2008-2011, selon la Banque Mondiale.
3.1.1. Structuration et segmentation des spéculations vivrières
Ces filières se caractérisent également par :
§
La prédominance du segment traditionnel de production comprenant les exploitations en
majorité familiales qui utilisent les semences et plants « tout venant », peu de pesticides et
d’engrais et une faible mécanisation où domine la polyculture, et qui produisent (les citrus,
la banane-dessert, la mangue, le safou, les légumes-feuilles traditionnels (amarante, ndolè,
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
10
feuilles de manioc, morelle, oseille de guinée, Okok etc.) les racines et tubercules) pour
l’autoconsommation et le marché qui sont vendus dans les centres urbains (Douala,
Yaoundé, Bafoussam, Garoua, Maroua, …) ;
§
Les segments artisanal et semi-moderne en développement, constitués des exploitations
d’ananas, de papaye solo, manguiers greffés, de légumes européens (oignon, chou,
carotte, laitue, tomate, …) de féculents (manioc, aracées et Bananier Plantain) qui utilisent
les intrants sélectionnés, peu de matériels et d’équipement d’irrigation et de
conditionnement. La production est vendue dans les villes locales et exportées (Europe et
zone CEMAC). Une sous-filière biologique, naissante, produit les ananas et la papaye solo
destinée à l’exportation en Europe. Une autre sous-filière (horticulture péri-urbaine), en
émergence autour de Yaoundé, Ngaoundéré, Garoua, Maroua, produit essentiellement des
légumes (laitue, tomate, carotte, …) qui sont vendus aux citadins.
§
Un segment moderne ou en cours de modernisation assez concentré concerne des
exploitations de monoculture d’ananas, de papayer solo, la banane-dessert, le poivre dans
le Moungo; l’ananas, la Banane dessert dans le Fako, le haricot vert et des productions
maraîchères dans le Noun à Foumbot, des vergers de manguiers au Nord-Cameroun, etc.
Ces exploitations fonctionnent sous forme d’entreprise et sont dotées de système
d’irrigation moderne, des équipements lourds pour la production et le conditionnement de la
banane qui est exportée directement en Europe.
3.2.Caractéristiques des marchés locaux des différents produits
La plupart des marchés de transaction des cultures vivrières au Cameroun souffrent d’un
manque :
§ de magasins, hangars et étalages adaptés pour la conservation de la fraîcheur des produits,
de la qualité sanitaire et organoleptique ;
§ d’unité d’informations qui fournit les renseignements aux visiteurs et qui collecte les
quantités et prix des différents produits transactés.
En plus, on observe une ruée, surtout en période de rareté des produits, des importateurs
Gabonais et Equato-guinéens vers certains marchés où ils négocient les prix et quantités
directement avec les producteurs pour la plupart peu organisés pour influencer les transactions.
Cette situation se manifeste dans les grands marchés tels que Foumbot, Mbouda, Sandaga,
New-Bell et Mfoundi. Elle crée des disparités souvent importantes sur les prix d’un même
produit sur le marché.
Parmi les principaux produits transactés sur nos grands marchés de fruits et légumes, on peut
citer :
§ La banane-dessert, la tomate, l’avocat et la mangue à Kousseri pour exportation au Tchad
(N’djamena) et au Soudan ;
§ L’ananas, la pastèque, tomate, carotte, le chou et safou à Yaoundé (Mfoundi et Mbankolo)
pour consommation urbaine et exportation au Gabon et en Guinée Equatoriale ;
§ La tomate, carotte, le chou et l’oignon à Douala (Sandaga et New-bell) pour la
consommation urbaine et l’exportation vers le Gabon et la Guinée Equatoriale.
En période de rareté, les prix des produits sont 1,5 à 2,5 fois plus chers qu’en période
d’abondance sauf pour les produits fortement demandés comme la tomate qui passe de 2000
fcfa/carton à 15 000 fcfa/carton ; l’oignon dont le prix du sac varie de 10 000 fcfa à 50 000 fcfa ;
le piment qui atteint 10 000 fcfa/carton à Kousseri et 70 000 fcfa/sac à Sandaga ; le poivron
dont le prix est multiplié par 4 et le haricot vert qui passe de 3000 fcfa/filet à 15 000 fcfa/filet.
Tableau 5: Exportations de produits vivriers vers l'Europe (2007-2010)
Destination
Produit
Quantité (tonnes)
Prix
Valeur (FCFA/an)
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
Observations
11
Europe
Banane-dessert
Papaye
Ananas
Haricot vert
Safou
Mangue
Ndolè
Chou
Avocat
Banane-dessert
Okok
Oignon
Papaye
Ananas
Haricot vert
Tomate
Mangue
Safou
Avocat
Poivron
Chou
Ndolè
Carotte
Mandarine
Piment
Pastèque
Gombo
242 993
17 611
6 296
2 516
190
113,4
64
44,8
17
(FCFA/kg)*
249
170
360
515
1360
425
1300
260
500
60 505 257 000
2 993 870 000
2 266 560 000
1 295 740 000
258 400 000
48 195 000
83 200 000
11 648 000
8 500 000
Classement des spéculations par ordre d'importance
262 890
71 110 358 000 Tchad, Europe
4 119
9 885 000 000 Nigeria
11 006
3 384 782 350 Tchad, Gabon, G.Eq
17 611
2 993 870 000 Europe
6 296
2 266 560 000 Europe
2 516
1 295 740 000 Europe
4 618,6
1 035 011 000 Tchad, Gabon, G.Eq
Tchad, Gabon, G.Eq.
1560,4
767 920 000
Eur.
473,4
612 650 000 Europe, Gabon, G.Eq
Tchad, Gabon, G.Eq.
834,4
378 996 000
Eur.
484,1
179 117 000 Gabon, G.Eq.
487,8
115 753 000 Gabon, G.Eq., Europe
64
83 200 000 Europe
482
74 710 000 Gabon
103
59 225 000 Gabon
153,3
46 750000 Gabon, G.Eq.
60,4
33 220 000 G.Eq.
100
28 000 000 G.Eq.
Sources : Agri-stat, 2007-2008, DDADR Logone et Chari, 2010 ; Résultats d’enquêtes de
terrain
3.2.1. Les principales contraintes au développement des filières
vivrières
Le développement des filières vivrières fait face aux contraintes identiques à celles des autres
productions agricoles camerounaises notamment :
1. Les difficultés d’accès des acteurs aux intrants, matériels, équipement, informations et
financements nécessaires à la réalisation de leurs activités de production, conservation,
commercialisation et transformation ;
2. L’absence des magasins, équipements et infrastructures appropriés pour la conservation
des productions dans les bassins de production avant le transport, dans les aéroports
de Douala et Yaoundé, et au port de Douala avant leur expédition en Europe, Guinée
Equatoriale et au Gabon ;
3. L’amateurisme et le manque de professionnalisme de plusieurs acteurs (producteurs,
transformateurs, exportateurs, …) et des organisations interprofessionnelles encore en
début d’activités.
4. L’insuffisance criarde des infrastructures routières (entretenues et bitumées) pour
faciliter l’évacuation des produits des bassins de production vers les marchés
d’exportation ce qui renchérit le coût du transport des produits, et occasionne
d’importantes pertes ;
Les pertes en fruits et légumes peuvent atteindre 30 à 40% de la production. Elles sont
aggravées par :
§ Le mauvais état des routes de desserte faiblement entretenues par les autorités
municipales et le MINTP ;
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
12
§
La durée de transport assez longue (3 à 4 jours, voire 1 semaine en saison des
pluies) entre le Sud-Cameroun et le Nord-Cameroun pour l’acheminement des
produits périssables comme l’ananas, la tomate et l’avocat ;
§ Le manque de matériels et équipement appropriés pour le conditionnement et le
transport des productions vivrières;
§ L’absence au niveau des marchés, des aéroports et ports des équipements et de la
logistique infrastructurelle de conservation des produits avant leur expédition en
Europe.
5. L’absence d’une politique précise et claire de soutien aux activités et
d’accompagnement des acteurs depuis le désengagement de l’Etat au début des
années 90 ;
6. La rareté des informations statistiques viables sur la production, la commercialisation et
les prévisions de récolte et de mise en marché.
Les données et informations sur les superficies, productions et ventes des cultures
vivrières sont assez rares. Les responsables attribuent cette situation au manque de
moyens financiers, matériels et humains pour assurer une collecte régulière sur le
terrain et dans les marchés. Les données collectées par certains projets et ONG sont
souvent parcellaires et ne permettent pas de constituer des agrégats fiables. Compte
tenu de l’importance grandissante de ces spéculations au Cameroun, dans la sousrégion et au niveau international, la constitution d’une base des données et informations
est capitale pour toute initiative de développement de ce secteur.
3.2.2. Acteurs actuels et potentiels
Les producteurs (plus nombreux) et disséminés dans toutes les zones agroécologiques
sont encore mal organisés et ne tirent pas des bénéfices notables de leurs efforts: les
produits sont achetés bord-champ à des exploitants qui ignorent encore tout des
mécanismes de formation des prix et encore moins des exigences normatives des
marchés. Ce sont les intermédiaires (grossistes et semi-grossistes) ainsi que les
exportateurs qui au final, réalisent des marges très importantes sur les prix pratiqués. Il
y’a donc nécessité de sortir ce secteur de l’informel pour prétendre à un meilleur
approvisionnement des marchés nationaux et internationaux.
Plusieurs structures sont actives dans la production et l’exportation des productions
vivrières vers l’Europe. Toutefois, les plus en vue se recrutent parmi les membres de
RHORTICAM ainsi que dans certaines coopératives (AGROPROVINOUN, etc.). Le
tableau ci-dessous présente l’essentiel des structures exportatrices de cultures vivrières
membres de Rhorticam.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
13
Tableau 6: Principales structures exportatrices de productions vivrières en 2011
MAT.
STRUCTURES
REPRESENTANTS
CONTACTS
RH001
XAPO’O
Florent ONGUENE
99 81 59 11
RH002
BIOTROPICAL
Jean Pierre IMELE
77 08 60 18
RH003
GIC-UNAPAC
Jean Marie SOP
77 75 03 95
RH004
GIC-EXOTROPIQUES
Jean Pierre TCHATOU
99 89 65 23
RH005
RH006
GIC-TROPICAL FRUIT
LA MARAICHERE
Nestor SOH
Pascaline TCHALE
77 73 23 71
99 57 22 95
RH007
TERRESPOIR
Bosco TEDOM
77 38 18 94
RH008
EXOTIC NGALENA
Marcelin BILOGO
99 95 31 93
RH009
COMACAM
Olivier GNETIGA
77 62 42 43
RH010
FRUIT BIOCA
Martin SOP
99 62 62 06
RH011
GIC-PRODIVF
Ludovic MAKOUBA
99 76 41 31
RH012
AGRO EXPORT
Léon TCHAKAM
79 80 54 18
RH013
SOTRADIF
ZOCK à NTA
94 42 77 27
RH014
GIC DEBASS
Jésus MASSODA
97 23 74 47
RH015
ETS TEUGUIA ET FILS
Jean KAMHOUA
77 87 27 19
RH016
AFRICA BIO
Calvin PICKER
77 62 61 97
RH017
B4 SARL Cameroun
Charles PETOUMA
79 49 24 01
RH018
Ets Fruits et Légumes Exotic d'Afrique
Mathias DEMSHU WEPPEH
96 86 41 36
RH019
GREEN VALUE
Guy NGAPOUT
77 53 60 64
RH020
TOUT VA BIEN
Belmond SIMENGUI
99 57 93 01
RH021
GIC-YELLO
Joseph DEUTCHOUA
96 12 87 03
RH022
ETS YEMDJI
Jean Pierre YEMDJI
99 99 85 09
RH023
GIC- MAPROV
François TCHINDJI
99 95 41 58
RH024
LE GOMBO QUOTIDIEN
Sylvestre MOUTOUMBA
96 96 59 58
RH025
COOPBIOCAM
Jean Marie TETANG
77 70 68 65
RH026
FARL
Claire EBONG
79 80 54 58
RH027
SINDAGRA INTERNATIONAL
Christian BETTA
97 58 77 02
RH028
Ets WADSSE
Désiré WANDJA
78 88 28 78
Les Groupements d’intérêt commun ainsi que plusieurs membres individuels constituent
le panel des acteurs potentiels susceptibles de grandir les rangs des acteurs actuels,
pourvu que des moyens appropriés soient mis à leur disposition tels que :
-
Informations sur les exigences normatives et réglementaires requises ;
une information fiable, structurée et stratégique de chaque filière
Les informations sur les marchés en temps réel,
La logistique nécessaire aux opérations commerciales (transport, silos, etc.)
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
14
Tableau 7: Principaux acteurs et intervenants dans les filières vivrières en 2011
Maillon
Recherche
Structure/
Organisation
IRAD
IRAD
ICRAF
Semences
et Plants
CRA
Grenier du Monde
Rural
Structure
étatique de
recherche
Territoire
National
Structure
étatique
Structure Int'le
de recherche
Structure
étatique
Territoire
National
Entreprise
privée
ADER
Multinationale
JACO
Entreprise
privée
FIMEX
Multinationale
YARA
Entreprise
privée
CIPCRE
Enviro-Protect
Ouest
Territoire
National
Ext.Nord
Cameroun
Territoire
National
AGRO-MAC
Entreprise
privée
OPC
Matériels et
Equipements
Nord
Cameroun
Manu Cycle
Variétés, Semences et
plants ; Techniques de
transformation,
Itinéraires techniques,,
Producteurs,
Transformateurs
Plants fruitiers
(Production et vente)
Importateur et
distributeur des
semences
Importateur et
Distributeur
Production et vente
compost et fumier
Fourniture des
équipements agricoles
(Motopompe,
pulvérisateur)
Producteurs
Fourniture des
équipements agricoles
(Motopompe,
motoculteur, tracteur,
attelage)
Producteurs,
transformateurs
Fourniture du matériel
de transformation
Transformateurs
Fabrication et vente
matériels de labour,
charrette
Producteurs
Fabrication et vente des
semoirs, pressoirs,
séchoirs
Producteurs et
Fabrication et vente des transformateurs
CTM / CTG
Structure
missionnaire
Nord
Cameroun
CENEEMA
Structure
étatique
Territoire
National
Entreprise
privée
Territoire
National
Fabrication et vente des Producteurs et
emballages
transformateurs
GIC
Littoral
Facilitation à l’achat des
intrants et à la vente
des produits
Plasticam
OK Plast
Biotropical
Production
Bénéficiaires
Producteurs
JACO
Emballages
Nature des activités
ou appuis
Producteurs
Ouest
ONG
Fourniture des
intrants,
Matériels et
Equipements
Zone
d'action
SEMAGRI
Phytograines
Engrais
et Pesticides
Statut
semoirs, séchoirs,
décortiqueurs
UNAPAC
GIC
Littoral et
Ouest
Facilitation à l’accès
aux matériels agricoles;
Achats groupés des
intrants; Vente groupée
des produits
BINUM
Coopérative
Ouest
Facilitation à l’achat des
intrants et à la vente
des produits
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
Membres et
producteurs
associés
15
Bionatura
GIC
Littoral
BINUM
Coopérative
Ouest,
Douala,
Yaoundé
Biotropical
Exotropic
GIC
Locale
Commercialisation
Export
Facilitation à la vente
des produits
Membres et
producteurs
associés
Transformation des
ananas et mangues
Commerçants et
producteurs
contractuels
Transporteur des fruits
et légumes (axe
Yaoundé –
Ngaoundéré)
Producteurs,
Commerçants
Transporteur des fruits
et légumes (axe
Douala/Yaoundé –
Europe)
Exportateurs
Financement des
projets et campagnes
agricoles et des usines
de transformation
Producteurs,
transporteurs,
transformateurs
Finance les microprojets productifs
(régions Nord, Ouest,
Sud, Sud-Ouest,
Adamaoua)
Producteurs
Formation des acteurs
horticoles
Producteurs
Développement des
fruitiers et amélioration
de la nutrition
Producteurs,
transformateurs
Vulgarisation des
techniques agricoles et
de transformation
Producteurs,
transformateurs
Journées d'information,
Journal LVDP, CDDR
Acteurs du
monde rural
Littoral
CAMLAIT
Transformation
FRESHCO
Entreprise
privée
Territoire
National
Ets Fruitscam
Transport
CAMRAIL
Entreprise
privée
Camair-Co
Entreprise
privée avec
actions de
l’Etat
Air France
SN Brussels
EMF (Crédit du
Sahel, La Régionale,
CAMCCUL)
Banques
commerciales
(BICEC, SGBC,
Financement
Territoire
National
Entreprise
privée
Douala,
Yaoundé
Entreprise
privée
Territoire
National
ACEFA
AFOP
Projets et
programmes
étatiques
PACD
PNSA
PNVRA
Programme
étatique
SAILD
ONG
Territoire
National
ENSAI
Formation et encadrement
FASA
Transformateurs
Structure
étatique
Formation diplômante
CRA / ETA
Producteurs
Collège BULLIER
Structure
missionnaire
Diocèse
Formation diplômante
Producteurs,
Transformateurs
Chambre
d'agriculture
Structure
étatique
Territoire
National
Réunions et fora
d’échanges
Acteurs du
monde rural
ECOCERT
Représentation
Territoire
des structures
National
internationales
Certification des produits
IMO
Administrations
(MINADER,
Mincommerce,
Police, Communes,
Gendarmerie)
Contrôle de qualité et
Producteurs,
certification des produits
Exportateurs
destinés à l’exportation
Définition et contrôle
des normes
ANOR
Règlementations et normes
Producteurs
Structure
étatique
Territoire
National
Transformateurs,
Exportateurs,
Contrôle du respect de Commerçants,
la réglementation et des Producteurs,
transporteurs
normes
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
16
RHORTICAM
PLANOPAC
Interprofession
Combat pour le
développement des
filières horticoles au
Cameroun
GIC, Unions,
Acteurs
horticoles
Plateforme
d’échanges
Plateforme de
discussions et
d’échanges entre tous
les acteurs du monde
rural ; Représentation
des acteurs et défense
de leurs intérêts auprès
de l’Etat
GIC, Unions,
Fédérations
Territoire
National
Représentation / Défense
des intérêts des acteurs
Consommation
COSAC
Association
ACDIC
Association
Combat pour
l’amélioration des
conditions de vie des
producteurs ruraux
Producteurs
AGROCOM
Interprofession
Facilitation des activités
des horticulteurs
Acteurs
horticoles
FEPRODEX
Fédération
ExtrêmeNord
Cameroun
Coopérative
TIGNERE
Coopérative
Nord
Cameroun
ACDIC
Association
Territoire
National
Facilitation à l’achat des GIC, Unions et
intrants et à la vente
producteurs
des oignons
d’oignon
Promotion de la
consommation des
produits locaux
Consommateurs
et grand public
3.2.3. Organisation et relations entre les acteurs
Dans l’ensemble, les relations sont assez réduites entre les différents acteurs ou structures
d’appui œuvrant dans le même maillon.
Entre les acteurs des différents maillons, les relations commerciales sont les plus actives,
surtout entre :
§ Les producteurs et les fournisseurs d’intrants (engrais, pesticides, semences, plants) ;
§ Les producteurs et les commerçants ou exportateurs.
Par contre, les relations sont distantes d’une part, entre les encadreurs/formateurs et les
producteurs ou transformateurs, et d’autre part, entre les financiers et les producteurs ou les
transformateurs. Cette situation montre ainsi la faiblesse des services d’appui financier et en
encadrement aux acteurs du secteur agricole et notamment des productions vivrières.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
17
4. DESTINATION DES PRODUCTIONS VIVRIÈRES
4.1.Identification des produits et marchés européens
Les principaux produits vivriers camerounais objet des transactions internationales vers
l’Europe et autres continents sont répertoriés ci-dessus. L’analyse des principales
destinations fait ressortir la prédominance pour les pays de l’Europe, huit principales
destinations :
Les principaux marchés de transaction des produits vivriers camerounais en Europe
sont :
- La France
- La Belgique
- Le Royaume uni (Angleterre)
- L’Allemagne
- L’Italie
- La Suisse
- L’Espagne
- Les Pays-Bas
Ces marchés se caractérisent par la constance des approvisionnements à l’image des
marchés agricoles de l’Union Européenne en général et dont les principaux atouts
sont :
-
Concurrence entre les différents fournisseurs du marché et pour lesquels la part
de l’Afrique est marginale et celle du Cameroun encore plus infime et concernant
essentiellement les produits vivriers
La standardisation des pratiques commerciales avec des prix serrés et dont la
différenciation est tributaire de la qualité des produits ;
Exigences de fiabilité, de régularité, et de respect des mesures de traçabilité, de
contrôle sanitaire et phytosanitaire ; etc.
Au niveau des caractéristiques de la chaine, on peut relever pour l’exportation un circuit
court se limitant généralement à trois ou quatre intervenants majeurs: le producteur,
l’exportateur, le transporteur et l’importateur.
On a ainsi les petits producteurs qui vendent bord champ aux grossistes-exportateurs et
autres intermédiaires. L’exportateur en assure la collecte, le conditionnement et
achemine l’ensemble à l’aéroport où le transitaire l’évacue vers le client (l’importateur
direct ou son intermédiaire).
Sur le marché européen, le prix qui intéresse l’exportateur est le prix au stade de la
vente de l’importateur au grossiste ou à la centrale d’achat. C’est pour lui le prix auquel
son produit est payé (FOB port/aéroport d’embarquement). Il devra cependant en
déduire les frais de la commission de l’importateur. Les prix varient suivant la loi de
l’offre et de la demande. Il n’est pas rare, pour peu que la qualité soit médiocre, que les
comptes de vente soient négatifs.
Au niveau législatif
La législation européenne soutient la production et la commercialisation des produits
agricoles tout en prenant en considération la spécificité de chaque produit. En
2007/2008, l'ensemble de ces règles ont connu une période de transition entre une
approche sectorielle, où chaque catégorie de produits est régie par son organisation
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
18
commune de marché (OCM), et une nouvelle approche unifiée (OCM unique) qui
couvre tous les produits. Malgré cette révolution sur le plan technique, les principes
adoptés dans le cadre de la politique agricole commune (PAC) sont maintenus.
Principes de la PAC
Les mécanismes de la PAC sont fondés sur trois principes :
-
Un marché unifié, avec la libre circulation des produits agricoles et des mécanismes communs dans
l'ensemble de l'Union ;
La préférence communautaire, qui permet de favoriser les produits européens par rapport aux
importations, grâce aux droits de douane ;
La solidarité financière, l'Union européenne (UE) prenant à sa charge les coûts de la PAC.
L’Union européenne a mis en place des règles communes en ce qui concerne les
marchés agricoles. Ces règles concernent notamment les interventions publiques sur
les marchés, les régimes de quotas et d’aides, les normes de commercialisation et de
production ainsi que les échanges avec les pays tiers3. Les caractéristiques des
différents marchés des pays de l’UE sont donc en majorité similaires en raison de
l’existence de la PAC. Toutefois certains pays ont des restrictions à l’importation des
produits agricoles et des exigences qualitatives normatives plus rigoureuses. Les
caractéristiques des marchés des filières vivrières en Europe ainsi que les exigences à
respecter sont répertoriées dans les actes ci après :
Règlement (CE) n° 1182/2007 du Conseil du 26 septembre 2007 établissant des règles
spécifiques pour le secteur des fruits et légumes, modifiant les directives 2001/112/CE
et 2001/113/CE ainsi que les règlements (CEE) n° 827/68, (CE) n° 2200/96, (CE) n°
2201/96, (CE) n° 2826/2000, (CE) n° 1782/2003 et (CE) n° 318/2006, et abrogeant le
règlement (CE) n° 2202/96.
En absence de normes spécifiques, celles du Commerce Mondial sont applicables et en
matière d’exigence normatives, celles du Codex Alimentarus sont communément
acceptées.
La CE considère le développement d’une production de qualité comme étant un moyen
de relever le défi de plus en plus pressant posé par les producteurs à faible coût dans
les pays tiers, à l’ère de la libéralisation commerciale. Pour relever ce défi, il faudra que
les agriculteurs offrent « aux consommateurs exactement ce qu’ils recherchent, en
singularisant leurs produits sur le marché et en obtenant ainsi des prix plus élevés pour
ces derniers ». Dans l’approche de la CE, la qualité signifie la fourniture de produits
répondant aux caractéristiques recherchées, qui sont de plus en plus nombreuses et
diverses. La qualité a trait aux caractéristiques du produit et/ou aux méthodes de
production. Les opportunités présentées ci-dessous sont indicatives d’autres niches
commerciales peuvent apparaitre au gré des humeurs du marché et des partenaires
professionnels
3
Règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil du 22 octobre 2007 portant organisation commune des marchés dans
le secteur agricole et dispositions spécifiques en ce qui concerne certains produits de ce secteur (règlement
«OCM unique») [Voir acte(s) modificatif(s)].
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
19
Tableau 8: Marchés potentiels de quelques productions vivrières du Cameroun
Marchés Européens
Produit/période/transport
Banane douce/
toute l’année
Avion et Bateau
Ananas/ Septembre-Juin
Avion et bateau
Haricot Vert XF
Principaux pays cibles
France, Suisse, Belgique, et
UE
Principaux pays concurrents hors
UE
Pays Latino-Américains
France, Suisse, Belgique et
UE
France, Belgique, Suisse
Côte d’Ivoire - Ghana - Pays LatinoAméricains
Kenya, Burkina Faso, Maroc,
France et Europe
Kenya, Maroc,...
France, Belgique, Suisse, UK
et UE
Côte d’Ivoire, Ghana, ...
UK et UE
Brésil, Costa Rica, Thaïlande, ...
France, Belgique, Suisse et
UE
France, Belgique, UE
France, Belgique, UK et UE
Antilles, Thaïlande, Maroc, Kenya
France, UK et UE
Brésil, Côte d’Ivoire, Ghana,
Jamaïque, RSA, Egypte, Costa Rica
France, Suisse UK, Belgique ,
et UE
France, Suisse, Belgique et
UE
Costa Rica, Colombie, Antilles, Côte
d’Ivoire,...
Côte d’ivoire,
Burkina Faso, Mali, Floride,
Mexique,...
Nov-Avril – Avion
Haricot Vert XF Surgelé/
Octobre –Juin
bateau
Feuilles TropicalesToute l’annéeFrais avion
Gingembre sec
Toute l’année –Avion et bateau
Piment frais
avion et bateau
Cola /avion et bateau
Gombo frais
Toute l’année
Avion
Tubercules et racines/
bateau
frais ou transformé
Banane Plantain
Avion et bateau
Mangue Colorée
Mi-Avril Mi-Juin
Avion
Mangue verte
Avion
Lime Tahiti
toute l’année
Avion
Papaye Solo
toute l’année
Avion
Melon
Avion et bateau
Safou /
Avril-Octobre
avion et bateau
Tomate /avion et bateau
Thaïlande, Kenya, Mexique
France, Belgique, UK, ...
France
UK, Pays Bas, Suisse, UE
Mexique, Brésil, San Salvador,
Venezuela,...
Pays Bas, UK, Allemagne,
France
Brésil, Jamaïque, Ghana, Côte
d’Ivoire, Costa Rica
Europe du Nord et du Sud
(selon variétés)
Brésil, Guatemala, Antilles,
Honduras, RSA, Maroc, Egypte,
Israël, Soudan,...
France et UE
France et UE (tomates
cerises)
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
Israël, Sénégal,
20
5. IDENTIFICATION DES EXPORTATEURS
Les principaux exportateurs de productions vivrières camerounaises vers l’Europe sont
en majeur partie membres de RHORTICAM. Toutefois d’autres opérateurs nonmembres existent et l’exploitation des données aux points de sortie des produits
vivriers objet du Commerce international ainsi que les données du commerce extérieur
permettent de répertorier un ensemble d’opérateurs actifs au nombre desquels :
- Les entreprises agroindustrielles telles que la PHP, la SBM, le SPM, Del Monte,
PROLEG S.A. etc. actives dans les filières telles que la Banane dessert,
l’ananas, le Poivre, les haricots verts et dans une moindre mesure les fleurs et
feuillages tropicaux.
- Les entreprises semi-modernes, dont les membres sont des adhérents des
interprofessions représentées localement ou à l’international (COLEACP,
AAFEX, RHORTICAM, AGROCOM, etc.).
De taille moyenne, ces opérateurs sont pour la plupart actifs dans les filières telles que
l’ananas, la papaye, les variétés exotiques de Banane dessert, Banane plantain, les
mangues, les safous, et autres fruits et légumes.
-
Les petits producteurs, exportateurs occasionnels de fruits et légumes et autres
produits vivriers, agissant pour la plupart dans l’informel. Le tableau en annexe
présente les principaux acteurs de l’exportation des produits vivriers destinés à
l’Europe.
Tableau 9: Structures membres de l’AAFEX et de Rhorticam exportatrices de produits vivriers (2010)
No
Stru ctu res/
resp o n sab l es
Ad r ess e
Pro d u cti o n s expo rtées
1
BI OT RO PI CAL
Mr. Jean Pierre IMELE
BP 12 315 Douala – Cameroun
Tel: (237) 33 39 32 96/ Fax: (237)
33 39 34 31
[email protected]
[email protected]
[email protected]
2
F AMI L L E
K AMG ANG
Mm e G eorget t e
KAMG ANG
BP 108 Loum Ville – Cameroun
Tél : (237) 77 33 11 34
Tél/Fax: (33) 2 47 53 15 82
Cell: (33) 6 17 52 30 09
[email protected]
Production, transformation et
commercialisation de fruits et
légumes Bio-Equitable : ananas,
mangue, banane, papaye,
gingembre séchés, pulpes
d’ananas, de mangue, de fruit de
la passion, sirop de gingembre et
fuit de la passion…
Fruits frais – fruits séchés – Epices
– Café – Fruits transformés
3
F AL P*
Mm e EBO NG Cl ai re
Sol ange
Avenue des Palmiers, Bonapriso,
Douala B.P. 4480
Tél : (237) 33 04 22 82
Cel: (237) 79 80 54 58
[email protected]
Transformation agro – pastorale :
charcuterie, poisson fumé,
légumes surgelés (ndolè, feuille de
manioc, basilic, etc.
4
G I C AF RI Q UE
NO UVEL L E*
Mm e BIAPO
Vi ct ori ne
(Dél égué e)
BP 33 Bafoussam - Cameroun
Cel: (237) 99 25 40 30
Fax: (237) 33 44 41 29
[email protected]
Epices (gingembre, piment,
poireau, persil, basilic, céleri,
poivron, etc.) , fruits (banane,
papaye, mangue, ananas, etc.),
légumes (ndolè, morelle noire,
Folon, citronnelle, etc.)
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
21
5
G I CEXOT RO PIQ UES
(BIO EXO T ICA)
Mr Jean-Pi erre
T CHAT O U
BP 5877 – Douala
Tél. : (237) 99 89 65 23
Fax. : (237) 33 40 16 77
[email protected]
Ananas, avocats, papayes,
mangues, bananes bâties (figues),
fruits de la passion, safou…
(conventionnels et biologiques
certifiés ECOCERT)
6
G I C UNAP AC*
Mr Jean Mari e
SO P
Production d’ananas, mangue,
avocat, papaye, fruit de la passion,
pomme de terre
7
RHO RT I CAM
Mr. Fl orent
O NG UENE
8
T RO PI CAL F RUIT
EXPO RT
Mr Nest or SO H
BP 190 Loum Ville – Cameroun
Tél : (237) 33 02 87 29
[email protected] /
[email protected]
BP : 4636 Douala – Cameroun
Tél : (237) 99 81 59 11
Fax : (237) 33 42 83 17
[email protected]
[email protected]
BP 15312 – Douala
Tél. : (237) 33 47 23 65
Fax. : (237) 33 42 16 47
[email protected]
9
UCC AO
Mr. F rançoi s
MEF I NJA FO KA
(Di rect eur G énéral )
Avenue Samuel Wanko
BP 1002, Bafoussam
Tel : (237) 33 44 17 49
Fax: (237) 33 44 18 45
Cell :(237) 99 91 37 43
-M. Foka
Cell : (237) 77 77 15 15-M. Tchatat
[email protected]
www.uccao-cameroon.com
Production, transformation et
vente à l’export de café, vert et
moulu, et de cacao, production et
commercialisation des jus de fruits
naturels aviculture, maïsculture.
Organisation professionnelle des
operateurs de la filière horticole
Ananas, papayes, fruits de la
passion, ramboutant, safou,
manioc frais
5.1.Contraintes majeures à l’exportation des productions vivrières
Les Contraintes rencontrées par les exportateurs de produits vivriers sur les marchés
européens concernent :
-
-
L’irrégularité des moyens de transport et des difficultés d’accès dans les zones
de production avec son corollaire de pertes élevées ;
Les exigences normatives très restrictives (Qualité des produits très souvent
critiquée, présentation du produit peu attrayante, problèmes de résidus,
conditionnement ; problèmes parasitaires, ..)
L’absence de structure ou de mécanisme de suivi des transactions en Europe
Les informations parcellaires sur les exigences des consommateurs et du
marché
Les prix de vente fixés (imposés) par le client indépendamment des coûts réels ;
L’absence de lisibilité sur le marché (informations sur les marchés peu fluides ;
absence d’informations actualisées sur les marchés)
L’exigence des certificats pour accéder au marché (barrière non tarifaire)
imposée par la CE et appliquée dans chacun des états de l’UE
Les capacités de fret avion réduite en période de pointe
Impuissance devant les divers litiges.
Le marché est à 80% informel.
-Difficulté d’accès aux marchés intérieur des pays de l'UE, exemple:
Bordeaux,Milan, Francfort, Verviers, berne).
Recouvrement difficile.
Etc.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
22
Locale
-Prix assez variés et fluctuants sur le même marché
-Nombreux marchés non construits et non équipés par la commune
Sous-régionale
-Absence de magasins de stockage et de hangars de vente dans
plusieurs marchés de transactions
-Faible maîtrise par plusieurs acteurs des normes à l’exportation des
produits
-Mauvais état des routes qui limite les exportations Camerounaises
et qui augmente le coût du transport
Internationale
-Exportateurs encore en début d’organisation, peu professionnels et
peu dotés des grandes capacités managériales pour affronter la
concurrence internationale
-Faible maîtrise par les acteurs des normes à l’exportation des fruits,
légumes
-Coût élevé de transport par rapport aux concurrents des autres
pays
-Emballage et conditionnement non compétitifs
-Capacités limitées de fret pour fruits et légumes dans les avions par
rapport aux demandes des exportateurs
-Taxes d’exportation très élevées
Générale
-Absence d’un système fonctionnel et fiable d’informations sur les
marchés nationaux, sous-régionaux et internationaux, sur les
procédures et normes et sur les préférences des consommateurs
-Pertes élevées au stockage (10% – 20%) et pendant le transport
terrestre et maritime
-Absence de magasins, chaine de froid et structures de conservation
dans les zones de fret aérien, maritime et ferroviaire des aéroports
de Douala, Yaoundé, Maroua, … et au port de Douala
-Absence d’une organisation dynamique des
commerçants
-Faible importance accordée au secteur
horticole par l’Etat et les communes
- Amateurisme de plusieurs commerçants
-Absence d’un système d’informations fiable
-Grand retard du Cameroun dans le
bitumage des routes
Exportateurs et Interprofession peu outillés
en techniques de négociation de
partenariats, de plaidoyer et de lobbying
- Amateurisme de plusieurs exportateurs
-Absence d’un système d’informations fiable
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
23
6. BESOINS EN INFORMATIONS DES OPERATEURS
Suivant le volume de leurs transactions, la nature des contrats signés avec les
importateurs, le niveau de technicité et infrastructurel des structures exportatrices
(disponibilité en TIC, connexion internet, disponibilité d’une couverture du réseau de
téléphonie mobile,…) les besoins en informations sur les marchés sont variables d’un
opérateur à un autre. Il en est de même pour le format, la fréquence et les canaux de
communication à utiliser. Outre les aspects techniques relevés par les opérateurs
camerounais, il importe d’en élargir l’assiette afin de permettre une bonne fluidité et
transparence des transactions commerciales à tous les stades de la filière.
Des entretiens avec les opérateurs actifs, les axes majeurs ci-après peuvent être
retenus :
Les acteurs agricoles ont besoin d’être informés d’une part, sur ce qu’ils demandent, et
d’autre part, sur les opportunités (demandes non exprimées) dont ils ne sont pas
toujours conscients ou simplement qu’ils ignorent.
Pour les producteurs, les besoins en informations sont liés à la conduite et la gestion
plus moderne de l’exploitation agricole, aux activités de transformations agro
alimentaires, aux sources d’approvisionnement et aux prix des intrants agricoles
(semences sélectionnées, engrais, pesticides, etc.), aux équipements et matériels de
transformation, aux conditions d’accès au marché (opportunités de vente, aspects
qualité et normes) ; débouchés pour les produits agricoles surtout vivriers,
Besoins en information des exportateurs
Outre les besoins ci-dessus concernant les informations relatives à la filière et aux
autres acteurs, les exportateurs ont principalement besoin des informations relatives
aux transactions commerciales, aux segments de marchés, aux prix, à la logistique de
transport (Capacité Fret minimum: Jour/destination), potentiels acheteurs par centre
d’intérêt, prix des produits (détail et gros) ; besoins en informations sur potentiels
clients, etc.
Tableau 10: Besoins en informations de marchés, format et canaux de communication
Besoins
en
informations
prix offerts sur le marché
pour
les
différents
produits ciblés
Quantités demandées
Format
Fréquence
Prix min, prix maxi et prix
modal
Journalière/hebdo
Journalière/hebdo/semaine
Stocks disponibles
Quantité min, max et
modale
En tonne
Quantités offertes
Idem
Journalière /semaine/mois
Potentiels acheteurs
Nom, adresse tel et mail,
quantités souhaitées
hebdo
Hebdo/mensuelle
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
Canaux
de
communication
SMS, Quick info,
bulletin, Télé
Site Web
SMS, Radio rurales,
quick info, journaux
SMS, Radio rurales,
quick info journaux
SMS, Radio rurales,
quick info journaux
SMS, Radio rurales,
quick info journaux
24
Capacités de Fret
Fret disponible
Prévisions de récolte
quantités
Prévisions de ventes
(mise en marché)
Prévisions de mise en
place
Informations sur les
marchés des produits
vivriers
Quantités,
variétés,…
volumes,
Quotidien/hebdomadaire/me
nsuel
Quotidiennes, hebdo,
mensuelles
hebdo
Prix, quantités, circuits,
transport, entreposage,
stocks…
SMS, Radio rurales,
quick info journaux
SMS, Radio rurales,
quick info journaux
SMS, Radio rurales,
quick info journaux
SMS, Radio rurales,
quick info, bulletin
SMS, Radio rurales,
quick info journaux,
site Web
D’autres informations, canaux et formats peuvent être définis de manière spécifique en
fonction des segments de marchés visés (marché de gros, marchés de détail, marchés
ethniques, marché Bio, etc.).
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
25
7. SOURCES D’INFORMATIONS
Diverses sources d’informations sur les marchés peuvent être répertoriées tant au
niveau national qu’au niveau international.
Sur le plan national, les acteurs actifs dans la production et la commercialisation
(locale et exportation) constituent une des premières cibles. Les commerçants de
produits vivriers constituent les principales sources d'information sur les marchés
agricoles (primaires, secondaires et terminaux). Leur présence permanente sur les
places de marché leur permet d'avoir des informations valides et actualisées sur les
marchés et leurs caractéristiques. Le mode de collecte de l’information est via des
interviews et enquêtes terrain.
Les groupements et associations de commerçants (OC) et de producteurs (OP),
associations professionnelles et interprofessionnelles, les autres structures d’appui à la
commercialisation
(chambres
d’agriculture
et
de
commerce,
centres
d’information).constituent également une source privilégiée d’informations sur les
marchés.
Les services publics et privés (Ministères en charge du Développement rural) à travers
leurs démembrements tels :
- Le MINADER
§ la Direction des études et des projets / Cellule des enquêtes et des statistiques
du MINADER
§ le SNAR (système National d’Alerte Rapide)
§ Cellules des coopératives et groupes d’initiatives communes (COOP / GIC)
§ Divers projets en cours tels que le PACA, ASPA, AFOP,
- Le MINEFI (Direction de la statistique et de la comptabilité nationale / Service des
statistiques du commerce extérieur (MINEFI / DSTAT – Yaoundé), les Douanes aux
points de sortie;
- MINCOMERCE
- MINTRANSPORT
- GICAM
- Etc.
Au plan international, plusieurs sources d’informations existent. Les plus pertinentes
en rapport avec les marchés de l’UE et les informations sur les marchés en général
sont :
- FAO STAT ; COUNTRYSTAT, (www.fao.org ) etc.
- La CNUCED via son site Web www.unctad.ord
- Marché de Rungis, Munich Grossmark,
- SNM, le CTA à travers son site web et Agritrade, AFRISTAT,
- Les Points d’Information Commerciale Agricole (PICA)
- Site web du CIRAD, de l’IRAD, …
- Plusieurs sites WEB relayeurs des informations sur les marchés :
- www.fruits-et-legumes.net
- www.jetro.go.jp
- www.acpsec.org
- www.promusa.org
- www.coleacp.org
- www.aafex.net
- www.iita.org
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
26
-
www.globalgap.org
Investir en zone franc (www.izf.net )
Site web de la CE (www.europa.eu )
Site web du CBI ( www.cbi.nl )
www.frespplaza.com
Agribusiness online
Le site Web de la CE, etc.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
27
8. FICHES PRODUITS
8.1.La Banane dessert
Spéculation
Production
Exportation
Destinations
Exigences
normatives
Banane dessert
Premier fruit exporté du Cameroun. Production en nette augmentation tant
au niveau des
exploitations familiales agricoles qu’au niveau des
plantations agroindustrielles pour se situer en 2011 à plus de 300 000
tonnes. La quasi-totalité des bananes dessert faisant l’objet d’exportation
est du type Cavendish. Il existe cependant plusieurs variétés exotiques très
prisées dans certaines niches de marchés.
Exigence de conditions climatiques spécifiques pou leur développement.
Culture presque exclusive dans les pays en développement (environ 98%
de la production mondiale). Les pays développés sont les débouchés
traditionnels des bananes d'exportation. En 2007, environ 130 pays
produisaient de la banane, toutefois, la production à l'instar des exportations
et des importations est très concentrée. Le Cameroun a produit 950 000
tonnes en 2010
Les exportations camerounaises de banane dessert concernent
principalement les agro-industries (PHP, SBP, Del Monte,…). Le Cameroun
exporte principalement vers la France, le Royaume Uni … En 2010, les
exportations ont atteint 232 808 tonnes et 252 000 tonnes en 2011. Les
quatre premiers pays exportateurs de banane l'Équateur, le Costa Rica, les
Philippines et la Colombie, représenteraient 64% des exportations
mondiales.
France, Allemagne, Angleterre
Les consommateurs européens (principalement l'Europe occidentale)
montrent également une préférence croissante pour de nouveaux goûts,
réclame donc de nouvelles variétés de bananes. Il en a résulté un marché
pour ce qu'on peut appeler les bananes exotiques ou ethnique. Autres
«ethnique» des variétés de bananes que les bananes dessert habituelles ou
Cavendish, sont les bananes rouges, les bananes et les bananes bébé
pomme. Les bananes plantain sont encore en grande partie consommée
par les minorités ethniques
Le Gabarit (longueur+épaisseur), l'homogénéité de la maturation, l'absence
de défauts et l'organisation des régimes déterminent les aspects qualitatifs
dont les standards peuvent varier d'un marché à l'autre. Toutefois, les
minimas de qualité pour les bananes sont définis pour le marché Européen
et international. Trois classes ou catégories sont définies :
Classe "Extra" : Les bananes classées dans cette catégorie doivent
être de qualité supérieure et représentatives de la variété et/ou du type
commercial. Les fruits doivent être exempts de défauts, à l'exception de très
légers défauts superficiels et à condition qu'ils n'affectent pas l'aspect
général du produit, sa qualité, sa conservation et sa présentation dans
l'emballage.
Catégorie I : Les bananes de cette catégorie doivent être de bonne
qualité et présenter les caractéristiques de la variété. Elles peuvent toutefois
présenter les légers défauts des doigts (légers défauts de forme ou de
coloration; - légers défauts épidermiques dus au frottement et autres
défauts superficiels, à condition que la surface totale affectée ≤ 2 cm².), à
condition que ceux-ci ne portent pas atteinte à l'aspect général du produit, à
sa qualité, à sa conservation ou à sa présentation dans l'emballage :
Ces défauts ne doivent en aucun cas affecter la chair du fruit.
Catégorie II : Cette catégorie comprend les bananes qui ne peuvent être
classées dans les catégories supérieures, mais correspondent aux
caractéristiques minimales définies à la Section 2.1 ci-dessus. Elles peuvent
toutefois présenter les défauts suivants, à condition que les bananes
conservent leurs caractéristiques essentielles de qualité, de conservation et
de présentation : - défauts de forme ou de coloration, à condition que le
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
28
Marchés
Opérateurs
prix
Transport
Saisonnalité
produit conserve les caractéristiques normales des bananes; - défauts
épidermiques - éraflures, cicatrices, abrasions, meurtrissures, etc.,
n'affectant pas plus de 4 cm² de la superficie totale. Ces défauts ne doivent
en aucun cas affecter la chair du fruit.
UE notamment la France, Allemagne, Pays-Bas,
Les niches de marchés (commerce équitable et filière Biologique)
constituent également un débouché intéressant pour la filière banane.
Structures agroindustrielles (PHP, CDC, SBM, SPM, Del Monte) , petits
producteurs (Biotropical, etc.)
En règle générale, les prix du marché au niveau international sont
déterminés par le jeu de l'offre et de la demande
Le transport de la banane se fait dans des navires dits P.C.R.P. (Porte
Containeurs Réfrigérés Polyvalents) assurant une liaison entre le pays
producteur et l’Europe.
Les bananes ne s’abîment pas en vieillissant, sauf si elles ne sont pas
manipulées soigneusement. Elles deviennent jaunes en mûrissant et
finalement noires. C’est un processus naturel initié par l’éthylène, un agent
mûrissant présent dans la peau de la banane.
L’éthylène transforme la banane verte en ce fruit jaune du supermarché.
Cependant, l’éthylène continue le processus de mûrissement et la banane
devient graduellement noire.
Il n’existe aucun moyen d’arrêter ce processus mais il peut être ralenti en
entreposant la banane dans un endroit frais.
Cependant, la mettre au réfrigérateur la fera noircir plus rapidement.
L’air froid entraîne la formation de produits noircissant connus sous le nom
de polyphénols.
Pour éviter de déclencher le processus de mûrissement des fruits au cours
du transport, il faut les maintenir à une température comprise entre 12 et
13°C. Rappelons que la température moyenne sur les lieux de récolte est
d'environ 28°C. Trois cas se présentent :
• Certains containeurs disposent d'un système de réfrigération
autonome et la mise au froid est alors effectuée dès le hangar
d'emballage.
• Les containeurs non préréfrigérés, sont branchés sur "le mur de
froid" à leur arrivée sur le port. Il s'agit d'une station de réfrigération
où l'on produit de l'air froid que l'on fait circuler dans les containeurs
en attendant leur chargement sur le navire. La récolte peut donc se
faire plusieurs jours avant l'expédition.
• La réfrigération des bananes récoltées le jour même de l'expédition,
dites "bananes chaudes", se fera ˆ bord.
Dès leur embarquement, les containeurs sont mis sur le mur de froid du
navire. Ils sont disposés par piles de deux à sept. Grâce à un système de
ventilation, l'air est aspiré au travers d'une batterie de réfrigération qui le
refroidit à 13°C puis il est soufflé dans les containeurs par l'opercule
inférieur. Il est repris par l'opercule supérieur. Tous les containeurs d'une
même pile sont connectés au même réseau. L'air frais est pris sur le pont
au travers d'un col de cygne et l'air vicié, appelé encore air de reprise, est
rejeté par un autre. C'est par la surveillance permanente des
caractéristiques de cet air de reprise (température et odeur) que l'on peut
détecter un début de mûrissement de certaines bananes. Si cela se produit,
on supprime le couplage des containeurs incriminés au niveau de leur air de
reprise, tout en conservant le soufflage. On procède alors à la ventilation de
la cale et de nouvelles rondes aux odeurs permettront ou non de rétablir les
connexions.
Toute l’année
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
29
8.2.La Mangue
Spéculation
Production
Exportation
Destinations majeures
Exigences normatives
(elles sont définies par les normes du
Codex Alimentarius).
www.codexalimentarius.net
Mangue (fruit du manguier Mangifera indica L
Fruit tropical du manguier appartenant à la famille des
anacardiacées. Il existe plusieurs centaines de variétés de
mangues, mais seulement quelques-unes font l’objet d’un
commerce international intense (Tommy Atkins, Keitt, Kent,
l’Osteen, Haden, et Valencia Pride. Hors banane, la mangue est le
fruit tropical le plus consommé au monde à cause de ses
nombreuses qualités nutritives, riche en sels minéraux, en fibres, en
vitamine C, vitamine B et A et en provitamine. Au Cameroun, la
variété Améliorée du Cameroun (mangue verte) est la plus
répandue
Le premier pays africain producteur est le Nigeria (830 000 tonnes),
puis l’Egypte (450 000 tonnes). La mangue est avant tout un fruit de
consommation locale. Bien qu’en progression constante, le
commerce international de la mangue ne représente que 3% des
volumes produits. La fragilité et périssabilité de la mangue rendent
son commerce délicat tandis que les attaques de larves de
mouches du fruit deviennent un problème majeur.
113,4 tonnes en moyenne ont été exportées du Cameroun en 2011
Pays bas France, Allemagne, Royaume uni, Belgique et Espagne
CARACTÉRISTIQUES MINIMALES
Dans toutes les catégories, compte tenu des dispositions
particulières prévues pour chaque catégorie et des tolérances
admises, les mangues doivent être:
- entières, saines; sont exclus les produits atteints de pourriture ou
d’altérations telles qu’elles les rendraient impropres à la
consommation;
- propres et exemptes de matières étrangères visibles et de
dommages causés par des ravageurs;
- exemptes d’humidité extérieure anormale, exception faite de la
condensation qui apparaît lors du retrait de la chambre froide;
- exemptes de toute odeur et/ou saveur étrangères;
- fermes, d’aspect frais,
- exemptes de dommages causés par de basses températures;
- exemptes de taches ou de traces noires nécrotiques;
- exemptes de meurtrissures prononcées;
- suffisamment développées et parvenues à un degré de maturité
satisfaisant.
Lorsqu’il y a un pédoncule, sa longueur ne doit pas dépasser 1 cm.
Le développement et l’état des mangues doivent être tels qu’ils leur
permettent: de poursuivre le processus de maturation jusqu’à ce
qu’elles atteignent le degré de maturité correspondant aux
caractéristiques de la variété;
- de supporter le transport et la manutention; et d’arriver dans des
conditions satisfaisantes au lieu de destination.
CLASSIFICATION
Les mangues sont classées en trois catégories, comme suit:
Catégorie « Extra »
Les mangues de cette catégorie doivent être de qualité supérieure.
Elles doivent présenter les caractéristiques de la variété. Elles
doivent être exemptes de défauts, à l’exception de très légères
altérations superficielles, à condition que celles-ci ne portent pas
atteinte à l’aspect général du produit, à sa qualité, à sa conservation
ou à sa présentation dans l’emballage.
Catégorie I
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
30
Transport
Marchés et prix
Opérateurs
Saisonnalité
Les mangues de cette catégorie doivent être de bonne qualité. Elles
doivent présenter les caractéristiques de la variété. Elles peuvent
toutefois présenter les légers défauts suivants, à condition que
ceux-ci ne portent pas atteinte à l’aspect général du produit, à sa
qualité, à sa conservation ou à sa présentation dans l’emballage:
- léger défaut de forme;
- légers défauts épidermique épidermiques dus aux frottements ou
aux brûlures de soleil, taches liégeuses dues à l’exsudation de
résine (y compris traces allongées) et meurtrissures cicatrisées
2
dans une proportion ne dépassant pas respectivement 3, 4 et 5 cm
pour les calibres A, B et C.
Catégorie II
Cette catégorie comprend les mangues qui ne peuvent être
classées dans les catégories supérieures, mais correspondent aux
caractéristiques minimales définies ci-dessus. Elles peuvent
toutefois présenter les défauts suivants, à condition que les
mangues conservent leurs caractéristiques essentielles de qualité,
de conservation et de présentation:
- défauts de forme;
- défauts épidermiques dus aux frottements ou aux brûlures de
soleil, taches liégeuses dues à l’exsudation de résine (y compris
traces allongées) et meurtrissures cicatrisées dans une proportion
2
ne dépassant pas respectivement 5, 6 et 7 cm pour les calibres A,
B et C.
Dans les catégories I et II, des taches de rousseur éparpillées sont
admises, de même que le jaunissement des variétés vertes dû à
l’exposition directe au soleil, à condition que la proportion de
superficie affectée ne dépasse pas 40% et qu’aucun signe de
nécrose n’apparaisse.
Par avion essentiellement au Départ du Cameroun eu égard aux
quantités exportées ; conditionnement dans des cartons ;
Possibilités de transport par voie maritime ; Cartons ondulé
Pays-Bas le principal importateur et distributeur de la mangue en
Europe. Royaume-Uni et France importateurs et marchés de
consommation importants
L’offre et la demande sur le marché mondial sont le principal facteur
influençant les prix à l’exportation. Variété, qualité et origine sont
aussi des facteurs importants dans la détermination des prix
Biotropical, Africa Bio, Exotropiques, Export agro, UJEAS,
Mi-janvier à Octobre
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
31
8.3. Ananas
Spéculation
Production
Exportation
Destinations majeures
Exigences normatives
(elles sont définies par les
normes du Codex
Alimentarius).
www.codexalimentarius.net
Il existe cependant des
normes privées plus
restrictives, en fonction du
segment de marché
Ananas comosus
2ème à l’exportation après la banane. La qualité des ananas expédiés
par avion (essentiellement du Cayenne Lisse) est appréciée par le
consommateur européen, et le potentiel de la filière est réel. Prix à
l’export rémunérateurs mais le manque de suivi et de rigueur ainsi que
des mesures concernant la qualité et les difficultés liées à l'organisation
et au coût du fret affectent le processus de commercialisation. Des
quantités de Sweet sont acheminées par Bateau.
La production nationale se situerait à près de 136 800 tonnes en 2010 –
il faut relever une part importante de la production issue de la PHP
(Sweet)
Les volumes à l’export UE se situent autour de 12 000 tonnes (avion et
bateau
France, Allemagne, Belgique et Pays-Bas
Dans toutes les catégories, compte tenu des dispositions particulières
prévues pour chaque catégorie et des tolérances admises, les ananas
doivent être: entiers, avec ou sans la couronne; sains; sont exclus les
produits atteints de pourriture ou d’altérations telles qu’elles les
rendraient impropres à la consommation;
- propres, pratiquement exempts de matières étrangères visibles;
- pratiquement exempts de ravageurs affectant l’aspect général du
produit;
- pratiquement exempts de dommages causés par des ravageurs;
- exempts d’humidité extérieure anormale, exception faite de la
condensation qui apparaît lors du retrait de la chambre froide;
- exempts de toute odeur et/ou saveur étrangères;
- d’aspect frais, y compris la couronne; lorsqu’elle est présente, celle-ci
doit être exempte de feuilles sèches ou mortes;
- exempts de dommages causés par de basses et/ou hautes
températures;
- exempts de brunissement interne; et exempts de tâches prononcées.
Lorsqu’il y a pédoncule, sa longueur ne doit pas dépasser 2 cm, et sa
coupe doit être transversale, droite et nette. Le fruit doit être
physiologiquement mûr, c’est-à-dire exempt de signes d’immaturité
(chair opaque, sans saveur, excessivement poreuse1) ou de maturité
excessive (chair excessivement translucide ou fermentée).
Les ananas doivent avoir atteint un degré de développement et de
maturité satisfaisant selon les critères propres à la variété et/ou au type
commercial et à la région de production. Le développement et l’état des
ananas doivent être tels qu’ils leur permettent:
- de supporter le transport et la manutention; et
- d’arriver dans des conditions satisfaisantes au lieu de destination.
Critères de maturité
La teneur totale en solides solubles dans la pulpe du fruit, doit être d’au
moins 12°Brix (douze degrés Brix). Pour la détermination du degré Brix
on prélèvera un échantillon représentatif du jus de tout le fruit.
CLASSIFICATION
• Il existe trois classes de qualité: les catégories Extra, I et classe II.
Pour la catégorie I ananas (la classe la plus demandée) les critères
suivants s'appliquent:
Les ananas de cette catégorie doivent être de bonne qualité. Ils peuvent
toutefois présenter les légers défauts de forme, de coloration et légers
défauts épidermiques à condition que ceux-ci ne portent pas atteinte à
l’aspect général du produit, à sa qualité, à sa conservation ou à sa
présentation dans l’emballage
CALIBRAGE (Poids moyen (± 12% ) en grammes
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
32
Marchés et prix
Opérateurs
Saisonnalité
Le calibre est déterminé par le poids moyen du fruit avec un poids
minimal de 700 g – a l’exception des variétés de petites tailles (variété
Victoria et Queens), dont le poids minimal peut être de 250 g
Des quantités significatives d’ananas sont conditionnées et vendues par
référence au nombre par carton. Les cartons sont remplis pour répondre
aux poids minimum demandé, soit 10 kg, en fonction des différents
marchés. Les fruits sont triés pour le conditionnement en fonction de
poids qui correspondent approximativement aux codes de calibre cidessus, mais peuvent ne pas répondre à un calibre unique, tout en
conservant l’uniformité requise par le code.
Les principaux marchés sont : la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays
bas, la Belgique. Les prix sont variables en fonction des origines, de la
demande et de l’offre
Biotropical, Exotropique, Tropical Fruit Export, etc. PHP, Delmonte, …
Disponible toute l’année avec des Pics de Novembre à Avril. Comme
beaucoup de fruits exotiques, ne supporte pas les températures
inférieures à 8°. Il se conserve 2 jours à température ambiante, et une
fois coupé, de 3 à 5 jours dans le réfrigérateur. Pour accélérer la
maturation du fruit il est important de l’envelopper d’un papier kraft et le
laisser à une température ambiante.
8.4.Chikwangue et Saka-saka
Spéculation
Chikwangue et SAKA SAKA
Sous-produits de la transformation des racines tubéreuses
de manioc d’une part et des feuilles de manioc d’autre part,
ces deux produits sont exportés vers l’Europe à destination
des communautés ethniques d’Afrique
Production/transformation
Exportation
Destinations majeures
Exigences normatives
Marchés et prix
Opérateurs
Saisonnalité
Principe de la double cuisson de la pâte rouie de manioc emballée
dans les feuilles de joncs puis sous vide ;
Feuilles de manioc pillées et surgelées Les volumes à l’export se situent autour de tonnes 10 000 tonnes
/an (avion) et bateau pour le Chikwangue et de l’ordre de
plusieurs centaines de tonnes pour le Saka-saka
France, Allemagne, Belgique, Canada et Amérique du Nord
Aucune norme n’est disponible à l’international pour ces
produits de manière spécifique. Toutefois les normes
européennes en matière de présentation, conditionnement
et emballage des fruits et légumes frais ou transformés
s’appliquent.
Les principaux marchés sont : la France, l’Allemagne, l’Italie, les
Pays bas, la Belgique. Les prix sont variables en fonction des
origines, de la demande et de l’offre
Exotic Ngalena, Tout va bien, Ets Yemdji, SOTRADIF, AGROEXPORT, EXOTROPIQUES.
Toute l’année avec des pics en saison sèche
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
33
8.5. Haricots
Spéculation
Production/transformation
Exportation
Destinations majeures
Exigences normatives et
conditionnement
Pour l’exportation en Europe,
le Codex Alimentarius définit
les conditions minimales de
qualité applicables en
absence de normes
spécifiques
.
Marchés et prix
Opérateurs
Haricots verts (Phaseolus spp)
Les haricots verts sont un légume constitué par les gousses
immatures du haricot commun (Phaseolus vulgaris). Selon les
variétés, leur couleur peut varier entre le jaune (haricots « beurre
»), le vert et le violet.
Des variétés ont été sélectionnées spécialement dans l'objectif de
ce type de récolte avant maturité, en recherchant certaines
caractéristiques comme la tendreté, l'absence de fils...
Les haricots « mangetout » sont des variétés de haricots à gousse
sans parchemin d'où leur nom. Ils peuvent se consommer à un
stade de maturité avancée avec des graines bien formées, mais
encore jeunes, sans que la cosse soit devenue ligneuse.
Les haricots verts sont essentiellement produits à l’Ouest et au
Nord-Ouest du Cameroun. Ils ont connu un essor important durant
la décennie 90, mais la logistique de transport et les infrastructures
aux points d’embarquement ont limité son expansion. Une
amélioration de ces dernières pourrait permettre aux opérateurs de
s’intéresser de nouveau à ces produits notamment les pois
mangetout.
Environ 2516 tonnes de haricots sont exportées vers l’Europe
France, Belgique, Allemagne
Les haricots verts sont très sensibles à la chaleur et doivent être
refroidis immédiatement après la récolte à une température de 7 à
o
10 C. Cette température doit être maintenue tout au long du
transport et de la conservation. Des indications pratiques
spécifiques pour les températures de manipulation pendant le
transport et le conditionnement existent.
Plusieurs conditionnements existent en fonction des exigences du
marché (cartons, sachets, etc.)
Les haricots verts sont commercialisés soit en frais, soit surgelés
ou en conserves
Une seule entreprise horticole est active : Proleg S.A. ;
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
34
8.6.La papaye
Spéculation
Production
Exportation
Destinations
majeures
Exigences
normatives et
conditionnement
Pour l’exportation en
Europe, le Codex
Alimentarius définit
les conditions
minimales de qualité
applicables. Les pays
exportateurs n’ont
pas encore défini des
exigences spécifiques
particulières à
l’exception des
normes privées.
Marchés et prix
Opérateurs
La papaye (Carica papaya)
Est également appelée melon des tropiques, ce fruit riche en vitamine C,
en potassium et enzymes facilitent la digestion. La papaye est pauvre en
calorie et en sodium. La ressemblance de ses feuilles avec celle du figuier
explique le nom générique de carica (latin : figuier). Plusieurs variétés
existent et les plus en vue sont la Goliath et la solo N°8.
Produite majoritairement dans le Moungo, la variété solo a de nombreuses
perspectives de développement, mais qui sont en bute à l’état
d’inorganisation des acteurs, aux multitudes itinéraires techniques ne
respectant ni les conditions ni les produits de traitements et à
l’inorganisation du marché. Les semences sont dégénérées et ne reflètent
plus les critères de qualité de la Solo N°8.
L’exportation de papaye de haute qualité papaye nécessite une
manipulation délicate qui est difficile à maîtriser et peut impliquer des coûts
élevés. Les tendances et évolutions du marché sont à observer. Une
tendance donnée peut être en même temps une menace pour certains et
une opportunité à d'autres. Ces tendances devraient donc toujours être
soigneusement analysées par rapport aux circonstances spécifiques de
l'entreprise.
France, Royaume Uni, Allemagne, Espagne et Portugal et Pays-Bas sont
les principaux pays importateurs de papaye du Cameroun.
Les Pays-Bas est le premier importateur et distributeur de la papaye dans
l'UE. Le Royaume-Uni et l'Allemagne sont également de grands
importateurs et ont des marchés de grande consommation
La papaye est un fruit délicat qui nécessite une manipulation minutieuse
afin de minimiser les meurtrissures.
Fruits meurtris ou endommagés sont très sensibles à la pourriture postrécolte qui se propage facilement à d'autres fruits. La papaye peut être
transportée par navire sii cueillies vertes à maturité. Pour l'expédition de
longue distance, les fruits doivent être cueillis verts autant que possible.
Cela nécessite une grande expérience de distinguer le fruit vert mature du
fruit vert immature. Les fruits mûrs peuvent être stockés pendant une
semaine mais les fruits verts immatures ne murissent plus après un
transport frigorifique de longue durée.
Trois principales catégories de fruits sont distinguées pour la papaye: la
catégorie Extra de qualité supérieure, la classe I pour une bonne qualité
(très peu de défauts admis) et la classe II pour les fruits avec défectuosité
mineure. Les fruits sont emballés dans des cartons, dans le sens vertical,
et souvent les fruits sont emballés individuellement dans de la mousse. Le
nombre de fruits dépend de la taille du fruit individuel (3,5-4 kg/carton pour
6-12 fruits, ou 8 kg/carton pour les fruits très volumineux
Etiquetage : Chaque colis doit indiquer les renseignements suivants relatifs
à l’exportateur (Nom et adresse), de l’emballeur et/ou de l’expéditeur, la
variété, le pays d'origine, la classe, le code de taille, le poids, nombre…
Pour l’approvisionnement des grandes surfaces, il est indispensable d’être
certifié GlobalGAP / ou HACCP de vente au détail. Le respect des LMR
(Limites Maximales de résidus ) est également requis. Certains
importateurs spécialisés exigent des papayes biologiques ou du commerce
équitable.
Prix variables suivant les origines, les saisons, l’offre et la demande sur les
marchés
Plusieurs entreprises exportent ce produit principalement vers la France, la
Belgique et l’Allemagne. Les plus en vue sont : Exotropiques, - UNAPAC,
Biotropical dans le cadre des productions bio. Le marché reste dominé par
les petits producteurs ACP et reste donc ouvert.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
35
Saisonnalité
Conditionnement
Toute l’année ; Les supermarchés, fruiteries et marchés de rue sont le
principal débouché pour la papaye. Les ventes de la papaye montrent un
pic au cours de la Noël et les vacances de Pâques. La disponibilité de la
papaye diffère par pays de l'UE. Le commerce de la papaye n'est pas aussi
concentré que dans d'autres fruits tropicaux, tels que les bananes ou
d'ananas
Cartons ondulés dans le respect des normes de l’UE
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
36
8.7.Safou (Dacryodes edulis)
Spéculation
Safou (Dacryodes edulis)
Le safou est le fruit du safoutier, arbre fruitier pouvant croitre et
atteindre 10 à 15m de haut. Il existe plusieurs variétés, le safou se
distingue par la variété de ses couleurs d'un fruit à un autre, du rose
clair au bleu marine en passant par le bleu ciel et le violet. Il
renferme un noyau. La chair du safou est souvent grasse
Production
Au Cameroun, les principales zones de production du Safou sont
dans les régions du Centre, de l’Ouest, du Littoral et du Sud-ouest.
Le fruit du Safoutier est exporté vers l’Europe avec des principales
destinations que sont la France, le Royaume Uni, la Suisse et la
Belgique. En 2010, environ 473,4 tonnes ont été exportées.
Exportation et
destinations
Exigences normatives et
conditionnement
Aucune exigence normative n’est définie. Les exigences minimales
demeurent celles définies dans la CE concernant les fruits et
légumes. Toutefois les exigences minimales requises pour les fruits
s’appliquent notamment en raison du caractère essentiellement
périssable du safou qui impose pour la récolte un certain nombre de
précautions.
- Les récoltes doivent être programmées de manière à être
exécutées dans un environnement dépourvu d’humidité. Les récoltes
dans les premières heures de la matinée lorsque les fruits sont
couverts de rosée, ou les récoltes par temps pluvieux sont donc à
proscrire.
- Les lésions que subissent les fruits lors d’une chute constituent
généralement le point de départ de leur ramollissement. Il faut éviter
autant que possible toute action qui peut entraîner des lésions sur
les fruits au cours de la récolte. Lorsque les arbres sont bien taillés,
bien formés et facilement accessibles, les fruits peuvent être récoltés
aisément et mieux conservés. Le point d’insertion du pédoncule
constitue, dans la grande majorité des cas, le point de départ du
ramollissement précoce du fruit. La technique de récolte qui laisse le
morceau de pédoncule sur le fruit permet une conservation de durée
relativement longue.
Marchés et prix
Opérateurs
Saisonnalité
Conditionnement
Les prix sont variables et fonction de l’offre et de la demande
Petits producteurs et exportateurs membres ou non de RHORTICAM
opérant surtout dans l’informel. Potentiel immense à exploiter. Filière
à organiser.
Eu égard à la diversité climatique des régions, les périodes de
disponibilités sont étalées d’avril à octobre avec une période
d’abondance entre Mai et août.
Sacs filets et cartons perforés
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
37
8.8.Poivre Blanc
Spéculation
Production
Exportation et
destinations
Exigences normatives
et conditionnement
Marchés et prix
Opérateurs
Conditionnement
Poivre (Pepper nigrum)
Le poivrier est une liane qui pousse sur un tuteur. Arrivée à maturité, sa
baie est débarrassée de sa peau et devient le poivre blanc. Le Cameroun
regorge d’un potentiel important quant à la production de poivre.
Initialement confinée dans le Moungo, de nouvelles plantations voient le
jour dans d’autres régions du Pays. Toutefois le poivre produit à Penja
encore dans des quantités modestes est considéré comme l’un des plus
raffinés au Monde.
Il est en voie de labellisation soutenu par des opérateurs économiques
considérés comme des pionniers dans le domaine..
Doux et raffiné le poivre de Penja s'accorde parfaitement aux saveurs
musquées du porc, donne de la vigueur au boeuf, du relief au gibier et
exalte la finesse des poissons. Grace à un terroir volcanique le poivre de
Penja est exceptionnel et jouit d'un énorme succès auprès des
connaisseurs.
La production camerounaise est en nette croissance et est estimée à
plus de 100 tonnes par an
France, Pays bas, Allemagne,
Plusieurs conditionnements existent et sont fonction des exigences du
Marché.
Principalement la France
Plusieurs petits producteurs, PHP, SBM, …
Pots de verre et métal
8.9.Les autres filières vivrières attrayantes
Le Cameroun réunit les conditions naturelles pour le développement de nouvelles
filières porteuses de croissance, à l’instar du poivre et autres épices, les autres racines
et tubercules tels que l’igname, la patate douce, le Macabo et le taro, les fruits tels que
l’avocat, les agrumes, la pastèque les aubergines, les courges et courgettes les
légumes feuilles tels que les vernonia (Ndolé), morelle noire et grande morelle, l’Okok
(Gnetum africanum), etc. De bonnes perspectives de développement de ces activités
existent dans la zone forestière monomodale (Littoral et du Sud-Ouest) et bimodale
(centre, Sud, Est) et la zone des Hauts Plateaux de l'Ouest et du Nord-Ouest.
L’amélioration de l’emballage et le respect des normes techniques de production ainsi
que l’analyse des signaux et tendances des marchés ciblés devraient favoriser la
commercialisation tant dans la sous région que vers les marchés de l’UE.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
38
9. QUELQUES REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
AGROCOM, 1997. La lettre d’AGROCOM, Journal No 4, juillet 1997. 2ème année
CORNUEJOLS Consultants SARL, 2008. Etude de marché des produits ethniques
dérivés du Manioc dans 3 pays de l'U.E. Une étude financée par "The Regional
Cassava Processing and Marketing Initiative" Rapport de mission, 120 pp
Ebelle Georges & P.R. Moukoury-Njoh, 2008. Étude sur les possibilités de
commercialisation des produits dérivés du manioc sur les marchés CEMAC. Initiative
Régionale pour la production et commercialisation du manioc (IRPCM) IFAD, July 2008.
272p
EUREPGAP, 2001. EUREPGAP protocol for fresh fruits and vegetables. Ver1, 2001,
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Massamba Joachim, G.M. Adoua-Oyila, S. Treche, 2001. Perception et acceptation
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Exportateurs.
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Fruits, vol 51 (2), 83-98.
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
40
10.
ANNEXES
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
41
10.1. Informations sur les filières vivrières majeures objet d’exportation en
Europe
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
42
Spéculations
porteuses
Zones adaptées à la
production
Banane-dessert Moungo, Fako, Lékié, Mbam,
Haute Sanaga
Tomate
Mangue
Avocat
Oignon
Poivron
Safou
Chou
Okok
Ndolè
Papaye
Foumbot, Mbam, Lékié, Périurbain(Maroua, ndéré)
Vina, Ouest Diamaré, GancéTolkomari, Moungo, Lékié,
Mbam
Marchés actuels et
potentiels de vente
Régularité de
l’offre
Europe,
Tchad, Centres urbains
locaux
Bonne
Tchad, Gabon, Guinée
Equatoriale, Centres
urbains locaux
Europe, Tchad, Gabon,
Guinée Equatoriale,
Centres urbains locaux
Foumbot, Mbouda, Lékié, Vina
Europe, Tchad, Gabon,
Guinée Equatoriale,
Bénoué, Ouest Diamaré, abords
Centres urbains locaux
logone
Gabon, Guinée
Foumbot, Mbouda, Santa
Equatoriale, Centres
urbains locaux
Europe, Gabon, Guinée
Mbam, Lékié, Moungo
Equatoriale, Centres
urbains locaux
Centres urbains locaux,
Exportation au Gabon
Menoua, Bamboutos, Foumbot
et en Guinée
Equatoriale
Littoral, Centre
Nigeria
Moungo, Fako, Foumbot
Europe
Moungo
Bonne
Haricot vert
Moyenne
Bonne
Manioc
Macabo/taro
Igname
4
Europe
4
Littoral, Sud-Ouest, Centre, Sud Europe et sous-région
Grand Sud Cameroun
Europe et sous-région
Grand Sud Cameroun
Europe et sous-région
Grades à établir,
Traçabilité à
organiser
Moyenne
Saisonnière
Moyenne
Faible
Moyenne
Grades à
Traçabilité
organiser
établir,
à
Moyenne
Existence
de
plusieurs
grades
sur
le
marché,
traçabilité
à
organiser
Bonne
Existence de
plusieurs grades
sur le marché,
Moyenne
Existence de
plusieurs grades
sur le marché,
Moyenne
Bonne
Bonne
A organiser
Moungo, alentours Mfoundi,
Mbam
Foumbot
Traçabilité à
organiser
Faible
Europe, Centres
urbains locaux
Ananas
Qualité et
traçabilité des
produits
Existence de
plusieurs grades
sur le marché,
traçabilité à
organiser
Segments de marchés spécifiques et marchés ethniques
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
43
10.2. Saisonnalité et fenêtres de commercialisation sur les marchés de l’UE
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
44
Oct
Produits
Nov
Déc
Jan
Fév
Mar
Avri
Mai
Juin
Juil
Août
1 Banane douce
Fenêtre commerciale UE
Production
2 Ananas
Fenêtre commerciale UE
Production
3 Haricot Vert frais
Fenêtre commerciale UE
Production
4 Haricot vert Surgelé
Fenêtre commerciale UE
Production
5 Pois Mange-Tout
Fenêtre commerciale UE
Production
6 Feuilles tropicales
7
8
9
10
11
12
Fenêtre commerciale UE
Production
Gingembre sec
Fenêtre commerciale UE
Production
Piment frais
Fenêtre commerciale UE
Production
Piment sec
Fenêtre commerciale UE
Production
Cola
Fenêtre commerciale UE
Production
Gombo frais
Fenêtre commerciale UE
Production
Basilic
Fenêtre commerciale UE
Production
13 Tubercules et racines divers
Fenêtre commerciale UE
Production
14 Banane plantain
Fenêtre commerciale UE
Production
15 Mangue colorée
Fenêtre commerciale UE
Production du Nord Camer
16 Mangue verte
Fenêtre commerciale UE
Production du sud Cam
17 Passiflore/pulpe
Fenêtre commerciale UE
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
45
Sept
Production
18 Goyave acide/pulpe
Fenêtre commerciale UE
Production
19 Papaye Solo
Fenêtre commerciale UE
Production
20 Melon
Fenêtre commerciale UE
Production
21 Safou
Fenêtre commerciale UE
Production
23 Tomate
Fenêtre com UE (cerise)
Production
24 Légumes tempérés divers
Fenêtre commerciale UE
Production
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
46
10.3. Normes et autres exigences de qualité
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
47
10.3.1. Norme codex pour les ananas
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
48
10.3.2. Norme codex pour les bananes
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
49
10.3.3. Norme codex pour les haricots verts et les haricots beurre surgelés
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
50
10.3.4. Norme codex pour les haricots verts et les haricots beurre surgelés
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
51
10.3.5. Norme codex pour les papayes
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
52
10.3.6. Norme codex pour les mangues
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
53
10.3.7. Code d’usages pour l’emballage et le transport des fruits et légumes
frais
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
54
10.4. L'Observatoire Régional des Fruits et Légumes ORFL
Etude des filières vivrières destinées à l’exportation vers le marché européen
55