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N° 57
Juillet-août 2005
1,80€
Le troisième
lundi du mois
Mensuel d’information de
Besançon et des cantons
d’Audeux, Boussières,
Marchaux, Quingey et Roulans.
Besançon…
la nuit
Pôle de compétitivité :
Besançon y croit encore
C’est avant la fin du mois de juillet
que Besançon sera fixé sur son
sort dans sa candidature au statut national de “pôle de compétitivité” microtechnique. Selon La
Presse Bisontine, le dossier manquerait de certains atouts.
p. 8
Du rififi dans les
transports en commun
- Qui vit la nuit à Besançon ?
- Plongée au cœur
du milieu de la nuit.
- Pendant que les Bisontins
dorment, d’autres travaillent.
- 9 pages de reportage.
Lire le dossier p. 13 à 21
DANS CE NUMÉRO, UN AGENDA SPÉCIAL ÉTÉ
Des transporteurs de voyageurs
privés s’insurgent contre la politique du Conseil général en matière d’attributions des circuits scolaires. Ils dénoncent un monopole
de la régie départementale.
L’événement p. 6 à 7
5 000 logements vides
dans le Grand Besançon
Même si leur nombre tend à diminuer, il resterait près de 5 000 logements vacants dans l’agglomération bisontine. Le point avec les
organismes H.L.M.
Rédaction : “Les Éditions de la Presse Bisontine” - B.P. 83 143 - 5 bis, Grande rue - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81
p. 24
À
BESANÇON
GRANDE
BRADERIE
D’ÉTÉ
8
JUILLET
Plus de 600
commerçants
dans les rues
du Centre-ville,
Battant,
côté Bersot
.
h
de 9 .
h
9
1
à
SAMEDI
9
JUILLET
VALENT’ imprimerie - R.C.S. Besançon B 403 838 501
VENDREDI
L’INTERVIEW DU MOIS
3
Éditorial
TÉMOIN
Équation
Christian Prudhomme :
“Besançon et le sport de haut niveau :
la difficile équation.” C’est en ces
termes que La Presse Bisontine avait
consacré il y a plus de deux ans, un
dossier à cette question. Visionnaire
? Le sport bisontin se portait alors à
merveille : un club de handball féminin qui multipliait les trophées, une
équipe de football en passe de retrouver la Ligue 2 et un B.B.C.D. aux portes
de l’élite nationale. Deux ans plus tard,
ce beau tableau s’est sérieusement
assombri. Le handball s’est enfoncé
dans les déficits. Aux déboires sportifs, le B.R.C. y ajoute une bérézina
financière et le basket ne brille guère plus. Le nœud du problème est bien
entendu l’argent. Entre temps, les collectivités publiques, ville de Besançon et Conseil général du Doubs en
tête, avaient largement soutenu l’ascension du sport bisontin, à coup d’investissements en Palais des Sports
et autres stade Léo-Lagrange. Le
Conseil général du Doubs a signifié
récemment son refus d’accorder une
rallonge à un B.R.C. moribond. Estce vraiment un mal que les collectivités aient un jour le courage de dire
stop ? Stop aux dérives d’un sport
professionnel tiraillé entre des exigences financières devenues insensées et nécessairement limité car
n’évoluant pas parmi l’élite nationale. N’y a-t-il pas aujourd’hui une certaine incohérence à financer avec de
l’argent public des clubs étranglés
par les exigences du sport moderne,
notamment des salaires ou les caprices
de “stars”, rétributions qu’elles ne
méritent parfois pas du tout ? Le problème de Besançon, c’est que la ville et l’agglomération n’abritent pas
d’entreprises assez solides pour devenir de vrais sponsors, fiables et généreux. Si les collectivités doivent bien
accompagner la construction et l’ascension du sport local, elles ne doivent pas en être les principaux
mécènes. Les collectivités ne doivent
être que les accompagnateurs du
sport et non les financeurs. Il est bien
là le mal bisontin : on en appelle aux
institutions publiques quand ça va
mal, car on n’a personne d’autres vers
qui se tourner. Les élus sont donc les
principales cibles des critiques lorsque
les clubs déclinent. Les raisons de
ces déclins massifs ne seraient-elles
pas à trouver au sein même des structures sportives. Leurs dirigeants vindicatifs devraient y réfléchir. O
Jean-François Hauser
est éditée par “Les Éditions de la Presse Bisontine”5 bis, Grande Rue
- BP 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81
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Besançon Médias Diffusion - Tél. : 03 81 67 90 80
Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641
Dépôt légal : Juin 2005
Commission paritaire : 1102I80130
Crédits photos : La Presse Bisontine, A.S.O., Casino Barrière,
la Citadelle, Cyclop sécurité.
Du journalisme à la direction du Tour de France
“Je souhaite un climat d’incertitude”
Journaliste, il commentait le Tour sur France 2. Depuis
un an, il est directeur du cyclisme d’Amaury Sport Organisation (A.S.O.). Bientôt, il prendra la tête du Tour de
France à la suite de Jean-Marie Leblanc.
a Presse Bisontine : Vous
êtes responsable du cyclisme chez A.S.O. (Amaury
Sport Organisation). Êtesvous pour autant patron
du Tour de France ?
Christian Prudhomme : Non, c’est
Jean-Marie Leblanc le patron
du Tour comme il l’est depuis
1989. Il en est la figure emblématique. En terme d’organigramme, je rappellerai que
Jean-Marie Leblanc est directeur général délégué d’A.S.O.
et moi je suis au sein d’A.S.O.
le directeur du cyclisme.
L
L.P.B. : Quelles sont vos missions
en tant que responsable du cyclisme ?
C.P. : C’est déjà de faire en sorte que la “boutique” tourne,
dans l’organisation d’un certain nombre d’épreuves, du
Tour du Qatar qui se déroule
fin janvier à celui du Burkina-Faso programmé début
novembre, avec en figure de
proue le Tour de France. J’ai
pris la responsabilité de
quelques courses comme le
Paris-Nice où j’étais entouré
d’une équipe remarquable. Il
y a aussi d’autres épreuves
comme le Tour de Picardie ou
le Tour du Qatar, où JeanMarie Leblanc n’était pas là.
Même si je n’avais préparé les
parcours, j’étais responsable
du dispositif sur le terrain.
Pour le reste, il y a un partage des rôles avec Jean-Marie
Leblanc, sachant que la transmission de témoin se fait progressivement entre nous. Il
reste en poste jusqu’à la fin
2006, ensuite il me passera la
main.
thèses ?
C.P. : Les patrons du Tour ont
les uns et les autres été journalistes. Dans le choix que j’ai
fait de venir, le fait que ces
personnages emblématiques
aient été journalistes, était
essentiel pour moi. C’est-àdire que d’une certaine manière, je pouvais quitter le métier
sans le trahir.
L.P.B. : Jean-Marie Leblanc est un
ancien coureur professionnel. Vous
ne l’êtes pas. Est-ce que c’est nécessaire d’être passé par le vélo pour
s’occuper de ce sport ?
C.P. : Jean-Marie Leblanc est
atypique. C’était le seul. Évidemment, dans la structure
d’A.S.O., il y a d’anciens coureurs professionnels qui ont
participé au Tour de France.
C’est clair qu’on ne peut pas
être une société qui organise
les plus grandes compétitions
cyclistes, sans anciens coureurs professionnels. Si dans
l’élaboration d’un parcours,
ces personnes-là estiment
qu’un peloton de 200 coureurs
ne passe pas à tel ou tel
endroit, je ne vais pas dire le
contraire.
Donc, est-ce que c’est vraiment indispensable d’avoir
été coureur pour être patron
du Tour de France ? J’espère
que non.
vitesses, comme ça a déjà été
fait sur le Mont Ventoux. Ponctuellement, sur telle ou telle
étape, on explique aux uns et
aux autres, et aussi à la presse, que les conditions habituelles peuvent changer sur
certains parcours qui ne sont
pas accessibles dans un format classique imposant.
L.P.B. : Vous voudriez l’emmener
où ce Tour de France ?
C.P. : Vous me reposerez la question quand je serais patron
du Tour. Je peux vous dire que
je m’inscris clairement dans
la continuité de Jean-Marie
Leblanc. On verra plus tard
si je suis dans la lignée.
L.P.B. : Vous préparez-vous à être
confronté à une situation de crise
sur le Tour de France comme en
1998 avec l’affaire Festina ?
C.P. : Non, on ne s’y prépare
pas. Le dopage est le fléau du
sport de haut niveau. On le
sait. L’opinion a un peu changé d’idée après les Jeux Olympiques d’Athènes en se rendant compte que le problème
n’était pas propre au vélo.
Maintenant, je suis convaincu qu’une majorité de coureurs
sont des sportifs de haut
niveau parfaitement honnêtes
qui respectent les règles. C’est
vrai aussi que le dopage est
un fléau qui guette et contre
L.P.B. : Vous vous sentez comment lequel il faut être armé.
dans vos nouvelles fonctions ?
C.P. : Plutôt bien. C’est très dif- L.P.B. : Comment se présente le
férent de la profession de jour- Tour 2005. Faut-il s’attendre à une
naliste, mais c’est un métier énième victoire d’Armstrong ?
dans lequel on voyage aussi C.P. : C’est le dernier Tour
beaucoup. Il faut prendre son d’Armstrong. Il l’a annoncé le
bâton de pèlerin et aller sur 18 avril dernier et il n’y a aucules courses qu’on organise. ne ambiguïté là-dessus. DerL.P.B. : Vous êtes le bras droit de Nous sommes à 68 jours de nier Tour, dernière victoire ?
Jean-Marie Leblanc et donc son compétition en 2005. Il y a Il est encore le favori cette
beaucoup de contacts. Je vois année.
futur remplaçant ?
C.P. : Je ne suis pas venu pour aujourd’hui d’avantage d’élus
autre chose. Alors que je que de champions. C’est un L.P.B. : On parle beaucoup en ce
n’avais rien demandé, je n’ai métier où il faut donner. Voir moment de Vinokourov. Est-il un
pas quitté pour rien le poste le bonheur que l’on peut com- adversaire sérieux pour Armstrong ?
que j’occupais à France Télé- muniquer dans les régions de C.P. : J’espère beaucoup en
visions, où j’étais très bien, France parce qu’on représen- Vinokourov qui est un coupuisque j’avais accepté de te le Tour, c’est extraordinai- reur magnifique, entreprenant, qui ose. Il a un sens tacre.
prendre la place de
tique et une intelligence de la
rédacteur en chef “Le parcours
L.P.B. : Êtes-vous tou- course très affirmée. Il est
des deux rédactions
des sports de la 2 est fait pour jours en phase avec capable d’attaquer partout et
Jean-Marie Leblanc ? surtout là où on ne l’attend
et de la 3. En plus,
ceux qui
C.P. : C’est évident pas. J’espère qu’il sera en
c’est relativement
que sur le thème mesure de créer un climat d’insympa de comosent.”
du gigantisme du certitude sur ce Tour, ça avait
menter le Tour de
Tour comme sur été le cas en 2003.
France. Mais quand
la proposition m’a été faite beaucoup d’autres thèmes, Tout ce que j’espère, c’est
par Jean-Marie Leblanc et nous sommes totalement en qu’Armstrong aura des adverPatrice Clerc de devenir res- phase. Pour moi, il faut que saires à son niveau, dignes de
ponsable du cyclisme à A.S.O., le Tour puisse toujours aller lui d’une certaine manière.
je ne me voyais pas dire non. où il veut aller sportivement. Ça n’a pas été le cas l’année
C’est nécessaire. C’est pour dernière. Vinokourov peut être
L.P.B. : Vous mettez donc votre car- cela qu’on travaille sur une cet élément déclencheur, ce
rière de journaliste entre paren- sorte de zone technique à deux catalyseur d’attaque. On aura
Christian Prudhomme : “Je m’inscris clairement dans la
continuité de Jean-Marie Leblanc.”
peut-être aussi un Ullrich convaincu qu’il sera encore là
devant, ce qui pourrait chan- pour animer la course.
ger la donne.
L.P.B. : Le parcours est plutôt favoL.P.B. : Et les coureurs français dans rable aux grimpeurs, aux rouleurs ?
C.P. : C’est un parcours fait
tout ça ?
C.P. : Si les Français sont pour ceux qui osent. J’aimeconcentrés sur un objectif pré- rais qu’on ne soit plus dans
cis, ils peuvent réussir. Mais quelque chose de trop strict
dans un registre particulier comme ces dernières années,
de victoire d’étape ou de prix où on sait que le Tour se joue
spécifiques. Si David Mon- à des endroits précis. Je rêve
coutier ou Christophe Moreau que ça puisse se jouer ailleurs
se concentrent sur le maillot mais qu’il n’y ait pas qu’une
à pois du meilleur grimpeur échappée chevaleresque d’un
après Richard Virenque, ils coureur qui ne vise pas le généseront des candidats sérieux. ral comme Richard Virenque
À mon avis, il ne faut pas à Saint-Flour en 2004. Il faunécessairement se concentrer drait que ce soit un des cousur une huitième, une dixiè- reurs qui visent le général qui
me ou une douzième place au se lance comme ça. Je souclassement général. Les Fran- haiterais un scénario qui sorçais seront dans ce registre- te de l’ordinaire. J’espère que
là. Par contre, pour terminer ce sera moins formaté que l’andans les cinq premiers du Tour, née dernière, quel que soit le
à moins d’un concours de cir- vainqueur.
constances, je n’y crois pas Quand j’étais gamin, la première semaine du Tour, il se
vraiment.
passait toujours quelque choL.P.B. : On se souvient de Cédric se. Ça n’arrive plus.
Vasseur qui avait fait très bonne
impression dans le Tour 97 en défen- L.P.B. : La direction du Tour a-t-elle
dant le maillot pendant douze jours. un rôle à jouer dans l’élaboration
Depuis, sa carrière est en dents de des parcours pour changer la donscie. Thomas Vœckler peut-il ne. Où alors le déroulement de la
course ne repose-t-il que sur des
connaître le même parcours ?
C.P. : Thomas Vœckler est un stratégies d’équipes ?
excellent coureur qui peut évo- C.P. : Selon la formule, ce sont
luer dans un registre de vain- les coureurs qui disposent. On
queur d’étape. Il a un vrai sens n’a rien d’autre à faire. Mais
tactique et un cœur extraor- une fois encore, j’espère qu’il y
dinaire. Après, il ne sera pas aura un climat d’incertitude. O
maillot jaune tous les ans pendant dix jours. Il a beaucoup
Propos recueillis
donné l’an passé. Je suis
par T.C.
RETOUR SUR INFO - BESANÇON
4
L’actualité bouge, les dossiers
évoluent. La Presse Bisontine
revient sur les sujets abordés dans
ses précédents numéros, ceux qui
ont fait la une de
l’actualité de Besançon.
Tous les mois, retrouvez
la rubrique “Retour sur info”.
Handball :
Besançon bientôt
fixé sur son sort
a fédération internationale
de handball fait durer le suspense. Elle devait rendre sa
décision en juin sur qui, de la
France ou de la Chine, accueillera les championnats du Monde
de handball féminin programmés
du 4 au 17 décembre 2007. La
date est arrêtée, mais on ne sait
pas encore sur quel continent
l’événement sportif se déroulera. Finalement, le verdict doit
tomber le 10 juillet.
La Ligue de Franche-Comté est
suspendue à cette décision. Car
si la France est retenue, elle déposera sa candidature pour accueillir
une manche de ces championnats à Besançon (qualifications,
huitièmes, ou quarts de finale).
Le 20 avril dernier, des représentants de la fédération internationale étaient présents dans
la capitale régionale pour faire
le bilan des infrastructures en
place. “Les membres de la commission sont repartis satisfaits”
commente la Ligue. Besançon
L
a de l’expérience dans le domaine. En 2001, la ville a déjà accueilli
une poule qualificative des championnats du Monde masculins.
Chaque année, la Ligue organise des matches internationaux.
“Il y a un vrai savoir-faire.”
Le seul point noir défavorable à
Besançon est l’hôtellerie. “En
2001, ça nous avait déjà posé
problème. À l’époque, sur demande de la ville, le groupe Accor
avait retardé la fermeture de l’hôtel des Bains. Ce qui manque ici,
ce sont des hôtels de 3 et 4 étoiles
comme le demande l’organisation. Si nous sommes retenus,
alors nous irons chercher des
établissements de ce niveau de
prestation à l’extérieur de la ville.” Reste à espérer que le cas
échéant, cet unique point faible
ne compromette pas les chances
à une terre de handball comme
la Franche-Comté de recevoir un
événement sportif de cette envergure. O
Le stade Léo Lagrange
se refait une beauté
e maire l’avait affirmé. Ce n’était pas
pour rien que la décision de reconstruire le stade Léo Lagrange, stade
attitré du club de foot du B.R.C., avait
été proposée la veille du match décision
pour le club au conseil municipal. C’était
“une marque de confiance” dans l’avenir. Le signal n’a finalement pas suffi à
sauver le B.R.C. de sa bérézina sportive. Mais le stade, lui, devrait bien être
entièrement rénové, aboutissement d’un
dossier qui traîne qui dure depuis près
de 10 ans. Selon le projet, les travaux
devraient se dérouler en plusieurs phases
successives. Première étape, la démolition de la tribune d’honneur, construite
L
en 1936 et où des fissures ont été colmatées puis sa reconstruction prévue
en 2008. La municipalité devrait dans
le même temps acquérir les tribunes
Nord du stade, installées le long de
la rue. Le stade devrait alors comporter 8 000 places, pour un coût
total de 9,3 millions d’euros. Un projet qui se veut “modulable” cependant. Et pourrait être porté à 12 000
voire 15 000 places selon les résultats sportifs et les nécessités. Voilà
les derniers rebondissements d’un
dossier plusieurs fois modifié, revu
à la baisse mais jamais abandonné
pour autant. O
Le bâtiment de la rue de Dole
ne devait pas être démoli
a n’était pas prévu. En tout cas pas
dans ces proportions. Le bâtiment de
7 000 m2 de la rue de Dole qui abritait
la concession Citroën aujourd’hui installée
dans ses nouveaux locaux a été totalement
détruit. Pour la municipalité de Besançon, le
propriétaire du site, la S.C.I. C.L.A.C. (Moselle), est allé au-delà des autorisations définies par le permis de démolir. “Il n’était autorisé à détruire qu’une partie du bâtiment. Or,
les travaux réalisés ne correspondent pas à
l’autorisation délivrée” souligne le service
urbanisme de la ville. Conséquence, le permis de construire qui prévoyait ensuite l’extension du bâtiment existant est caduc. “Il a
été refusé car il ne coïncide pas avec la réalité. Il faut donc refaire une procédure” qui
décale d’autant les projets de la S.C.I. Elle
précise que son but “est de faire un bâtiment
qui mixe à la fois des bureaux et une activité commerciale. Nous ne mettrons pas d’in-
Ç
dustrie sur ce site. Pour l’instant, les orientations précises ne sont pas arrêtées.”
On ne sait donc pas s’il y aura une ou plusieurs enseignes commerciales sur cet
espace. Par contre, dans tous les cas, la
C.D.E.C. devra donner un avis sur le projet. “À moins que l’investisseur fasse à
nouveau de l’automobile ou alors que la
surface commerciale ne dépasse pas
300 m2. Dans ces deux cas uniquement,
il échappe à la C.D.E.C.” précise Jacques
Canal de la direction de la concurrence
et de la répression des fraudes.
On connaît aujourd’hui la position de la
ville sur la maîtrise du développement
commercial qui est de favoriser la complémentarité des équipements. Il est
donc probable qu’elle guide la S.C.I.
C.L.A.C. dans le choix des futurs
enseignes. Des réunions sont programmées à ce sujet. O
Retrouvez le prochain numéro de
le 22 août 2005
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6
L’ÉVÉNEMENT
On se chamaille dans
les transports scolaires
La Régie Départementale des Transports du
Doubs livrerait une concurrence déloyale
aux entrepreneurs de transports privés, jusqu’à les mettre en difficulté. Le coup porté
contre l’Établissement Public Industriel et
Commercial créé par le Conseil général est
sévère. Mais l’enjeu est de taille. Car il s’agit
des transports scolaires grâce auxquels la
plupart des sociétés privées de transport de
voyageurs consolident leur chiffre d’affaires.
Le problème est que depuis quelque temps,
la Régie semble s’inscrire dans une démarche
de monopole. Comme les autres sociétés,
elle répond aux appels d’offres lancés par
le Département qui attribuent ensuite les
circuits. Petit à petit, elle décroche des marchés et gagne du terrain, mais dans quelles
conditions ? La question est posée par des
professionnels du transport. Ils tirent la sonnette d’alarme en se demandant si le Conseil
général n’a pas l’intention de confier à terme la plupart des circuits scolaires à la Régie
comme il est autorisé.
TRANSPORTS SCOLAIRES
Une inégalité de traitement ?
La régie départementale dans la ligne de mire
La R.D.T.D. serait avantagée sur le marché des
transports scolaires. Des entrepreneurs privés
parlent même de concurrence déloyale.
inquiétude est palpable dans
certaines entreprises de transports de voyageurs privées du
Doubs. L’activité touristique
ne fait plus recette. Aujourd’hui, pour
une partie d’entre eux, leur chiffre
d’affaires est bâti sur les transports
scolaires qu’ils effectuent pour le
compte du Conseil général. La collectivité consacre 17,8 millions d’euros à ce service délégué “à 29 sociétés de transport” par appel d’offres.
Ainsi, 25 415 élèves sont véhiculés
dans le département. Cela représente
au total 600 circuits à l’échelle du
Doubs. La procédure d’adjudication
est claire. “On commence par envoyer
des appels à candidatures. Tous les
transporteurs qui le souhaitent peuvent répondre” indique Catherine
Goyllot, directrice adjointe de l’éducation et des loisirs au Conseil général du Doubs. Elle ajoute : “Chaque
année, on remet un certain nombre
de circuits en appel d’offres pour une
durée moyenne de quatre ans.
D’ailleurs, on s’apprête à en relancer
L’
une dizaine.”
Chaque entreprise sera donc invitée
à se positionner, la régie départementale des transports au même titre
que les autres. C’est à ce stade des
opérations que se situe le débat. Car
la R.D.T.D. qui a été créée par le
Conseil général en 1982, sous forme
d’un établissement public à caractère industriel et commercial (E.P.I.C.)
est taxée d’être avantagée par ses
statuts sur un marché concurrentiel.
Cela lui permettrait de décrocher de
nouveaux circuits au jeu des appels
d’offres, au détriment de ses concurrents. Catherine Goyllot dément formellement. “La régie départementale est considérée au même titre que
les autres transporteurs. Elle est soumise aux mêmes règles.”
Pourtant, force est de constater qu’il
y a bien une nuance. La R.D.T.D. et
les entreprises privées ne répondent
pas aux mêmes conventions collectives. La Régie est affiliée à la V.F.I.L.
(voie ferrée d’intérêt local), alors que
la majorité des transporteurs répon-
dent aux obligations de la F.N.T.V.
(fédération nationale des transports
de voyageurs). La différence se situe
notamment au niveau de l’emploi des
salariés. Selon nos sources, la R.D.T.D.
ne se serait pas autorisée à employer
des chauffeurs à temps partiel. Or,
il s’avère que cette entreprise a déjà
proposé “un C.D.I. intermittent scolaire temps partiel” soit 1 300 heures
par an.
À l’inverse, dans les transports privés, des accords ont été signés le 18
avril 2002, sur l’aménagement, l’organisation, la réduction du temps de
travail et la rémunération des personnels. Ce sont des accords de modernisation sociale qui visent à mettre
l’ensemble des transporteurs de voyageurs sur le même pied d’égalité afin
d’éviter le dumping salarial et l’emploi précaire des chauffeurs. Des
accords reconnus comme “plus contraignants” qui prévoient des contrats
de 1 607 heures par an pour un temps
plein. “Mais nous sommes autorisés,
contrairement à la Régie, à proposer
1 200 heures à temps partiel. Ce qu’on
évite de faire car c’est trop précaire
pour la personne” indique un transporteur.
Le traitement social différent des
salariés entre la R.D.T.D. et les privés “a un impact direct sur les charges
et forcément ensuite sur les adjudi- 1995.” Quoi qu’il en soit, dans les
cations” constate Olivier Monier, deux cas, cela sous entend que la
membre de l’équipe animatrice de Régie, qualifiée d’être placée sur le
même pied d’égalité que les transl’union fédérale route C.F.D.T.
De facto, la Régie proposerait des porteurs privés, aurait donc bien pertarifs plus avantageux lors des appels çu des subventions.
d’offres. C’est ainsi que cet établis- De leur côté, des communes auraient
elles aussi contribué à
sement occuperait désorentretenir cette société de
mais, selon une source
“Aucune
transport. En 1996, des
proche du dossier, “21%
des transports scolaires.” subvention à documents transmis par
la C.A.D.A. (commission
Plus important encore, des
la régie
d’accès aux documents
transporteurs privés n’héadministratifs) mentionsitent pas à affirmer que
depuis
1992.”
nent que la R.D.T.D. a percompte tenu de son statut
çu 130 000 F des comd’E.P.I.C., elle percevrait
des “subventions de la part de la col- munes. Selon la direction de la Régie,
lectivité.” La Régie serait donc sous il s’agirait “d’une aide transmise en
perfusion, ce que dément formelle- réponse à un service rendu de qualiment le Conseil général. “C’est faux, té. Elle a été stoppée en 1999.” Pourcela voudrait dire qu’en percevant des tant, un rapport d’activité de la Régie
subventions d’équilibre, la R.D.T.D. fournit par la C.A.D.A. stipule bien
pourrait donc proposer des tarifs plus que la R.D.T.D. sollicitait des aides
avantageux lors des appels d’offres” communales.
et dans ce cas, “il y aurait une situa- Tous ces éléments viennent étayer
l’amertume d’une poignée de transtion de concurrence déloyale.”
Pourtant, selon nos sources, Claude porteurs privés du Doubs qui ont du
Jeannerot a déclaré en 2004 “que le mal à croire en l’autonomie éconodépartement du Doubs n’a versé aucu- mique et financière d’un établissene subvention à la régie depuis 1992”, ment dont le président, Michel Bourpour se contredire un peu plus tard, geois, est aussi vice-président du
en indiquant que le “Conseil général Conseil général du Doubs.O
n’a attribué aucune subvention d’équilibre à l’établissement public depuis
T.C.
L’ÉVÉNEMENT 7
SERVICE PUBLIC
Pas de subventions
R ÉACTION
Les privés ont des choses à se reprocher
La R.D.T.D. sur le
même pied d’égalité
que les privés ?
Olivier Monier :
Michel Bourgeois, président de la Régie
Départementale des transports du Doubs,
dément formellement les allégations selon
lesquelles cet établissement public serait
plus avantagé que les transports privés
sur un marché concurrentiel.
Membre de l’équipe animatrice à l’union fédérale route C.F.D.T., et négociateur national pour les transports interurbains de voyageurs, Olivier Monier
prend du recul par rapport au marché des transports que se partagent entrepreneurs privés et Régie départementale.
es accusations portées vice régulier ordinaire, 13,7%
contre la R.D.T.D. par une de transport occasionnel, et
partie de la profession des 5,9% de divers.
transporteurs privés sont La Régie affiche un chiffre d’afsévères. Mais infondée si l’on faires global de 6 millions d’euen croit Michel Bourgeois, pré- ros par an. “Notre budget est
sident de la Régie Départe- sincère et équilibré comme le
mentale. Il dément avec aplomb prévoit la législation” commente
et fermeté les allégations selon Michel Bourgeois, satisfait du
lesquelles l’établissement public résultat.
industriel et commercial dont Alors faut-il comparer les
attaques des transil a la responsabilité
porteurs privés à de
perçoit des subventions d’équilibre du “Nous payons la jalousie face au parcours de l’établisseConseil général. “C’est
une certitude. Je défie l’impôt sur ment public, à une
époque où le secteur
quiconque de trouver
des subventions attri- les sociétés d’activité fléchit ?
Sans aller jusque-là,
buées à la régie par le
Département. Ce n’est depuis 2001.” il y a un point sur
lequel la R.D.T.D.
pas possible. Nous
avons une personnalité juri- avoue avoir bénéficié d’un traidique propre et sans tutelle. En tement de faveur, c’est la fiseffet, il y a eu un prêt qui a été calité. “Nous payons l’impôt sur
fait à la R.D.T.D. dans les années la société (I.S.) depuis l’année
80 mais il a été remboursé” 2001. Avant, on ne le payait
explique le président en insis- pas. Mais nous avons toujours
tant aussi sur le fait qu’il ne fait nos déclarations aux serperçoit en plus “aucune indem- vices fiscaux. Eux nous réponnité” pour le poste qu’il occupe. daient finalement que nous
La réussite indiscutable de la n’étions pas imposables. DésorR.D.T.D. sur le marché du trans- mais, nous payons tous les
port en commun serait donc impôts, même la taxe profesliée à son organisation et à sa sionnelle.” L’argument selon
position de “mieux-disante” lors lequel la R.D.T.D. n’est pas soudes appels d’offres lancés par mise à la même convention colle Conseil général quand il attri- lective ne serait pas non plus
bue les circuits scolaires dans recevable pour incriminer l’étale Doubs. “En septembre 2004, blissement public.
400 circuits ont été remis en La Régie lutterait donc à armes
concurrence par le Département. égales avec les privés sur le
Sur ce total, nous en exploitions marché des transports scolaires.
50. Au final, après les appels Elle s’impose dans le jeu de la
d’offres, nous en avons récupé- concurrence et poursuit son
ré 90.” La régie a donc encore développement. Elle vient d’ingrignoté du terrain sur ses vestir 2 millions d’euros dans
concurrents privés en les coif- de nouveaux bâtiments à Thifant sur la ligne des appels se. Dans quelques mois, elle
d’offres. De telle sorte qu’au- quittera la zone industrielle où
jourd’hui, 31,6% du chiffre d’af- elle est trop à l’étroit pour améfaires de la R.D.T.D. provien- nager dans ses nouveaux locaux.
nent du transport scolaire, Mais où s’arrêtera-t-elle ? O
28,3% de son intervention sur
le réseau Ginko, 20,6% du serT.C.
L
Michel Bourgeois est formel : “La régie ne perçoit
aucune subvention du Département.”
“La Régie n’est pas le seul diable”
L
a Presse Bisontine : Comprenez-vous que
des entrepreneurs privés tirent à boulet
rouge sur la R.D.T.D. ?
Olivier Monier : La Régie Départementale
des Transports du Doubs n’est pas le seul
diable dans le département. Et je puis
vous dire que des entrepreneurs privés
font autant de mal que la R.D.T.D. sur
le marché. La Régie n’est pas la cible
principale. Des privés ne sont pas tout
blanc non plus. On sait que certains respectent les accords de modernisation
sociale du 18 avril 2002. D’autres n’en
sont pas encore là. Par leur comportement, ils se livrent aussi à de la concurrence déloyale. Le seul moyen de s’en sortir, c’est que chaque entreprise applique
les minima sociaux. C’est la base.
Nous n’en serions pas là si la profession
avait respecté les règles dès le début. Des
R ÉACTION
sociétés ne s’acquittaient pas de toutes
les charges. Résultat, ils arrivaient à présenter des prix 30% moins élevés que
leurs concurrents.
L.P.B. : La R.D.T.D. emploierait des chauffeurs à
temps partiel alors que la convention collective à laquelle elle adhère ne l’y autorise pas ?
O.M. : La V.F.I.L. (voie ferrée d’intérêt
local) interdit en effet l’emploi à temps
L.P.B. : Néanmoins, est-ce que de par son statut partiel. L’inspection du travail a d’ailleurs
d’établissement public à caractère industriel et indiqué à la Régie que si elle voulait
mettre en place des temps parcommercial, la Régie est avantagée ?
O.M. : Le problème avec ce type “Accentuer tiels, elle devait se conformer
aux accords sociaux du 18 avril
d’établissement, c’est que la collectivité peut accorder des sub- les contrôles 2002.
sides de façon à poursuivre tel
ou tel objectif. Ce n’est pas le cas dès 2006.” L.P.B. : Les reproches sont donc valables
pour les privés comme pour la R.D.T.D. ?
d’une entreprise privée qui ne
vit pas sur des subventions. La Régie est O.M. : Le seul moyen de s’en sortir est
un E.P.I.C. Elle est censée ne faire aucun d’accentuer les contrôles dès 2006. C’est
bénéfice. On peut se demander comment la volonté du ministère. O
se fait-il que cet établissement qui agit
dans l’intérêt de la collectivité fasse jusPropos recueillis
tement des bénéfices ?
par T.C.
Intervention à l’Assemblée Nationale
Françoise Branget
jette un pavé dans la mare
Député de la 1ère circonscription du Doubs, elle
dénonce l’inégalité de traitement entre la Régie départementale et les entreprises
de transports privés qui
seraient malmenées.
i on a décidé de tuer le transport privé dans le Doubs, et
bien qu’on le dise !” La
remarque de Françoise Branget, député de la 1ère circonscription du Doubs
est cinglante. Elle s’adresse sans
détour au Conseil général, qu’elle invite à être plus clair sur la ligne de
conduite qu’il s’est fixée dans la ges- Françoise Branget : “La situation des entreprises privées est préoccupante.”
tion des transports scolaires. L’élue
est montée à la tribune de l’Assem- procédures d’appels d’offres.” Sub- se de service public prive de travail
blée Nationale pour interpeller le ventions d’équilibre, fiscalité adap- les salariés des sociétés privées. Il fauministre de l’Équipement (qui était tée en termes d’impôt sur les socié- drait qu’on conserve un code de bonGilles De Robien) et attirer son atten- tés, conventions collectives différentes, ne conduite entre les régies et les entresont les arguments avan- prises privées. Qu’on laisse aux privés
tion “sur la situation
cés pour démontrer qu’en le droit d’exercer leur métier sans être
préoccupante des entre“Que la libre
France, à partir de confrontés à des difficultés qui metprises de transports en
l’exemple du Doubs,“les tent en péril leur activité.”
concurrence avec les
concurrence
régies de transports se En campant sur cette position, l’élue
régies départementales.”
Une concurrence qu’el- puisse s’exercer.” trouvent dans des situa- se fait le porte-parole des entrepretions d’exploitation dif- neurs privés qui dénoncent la situale qualifie de “déloyale”
dans le sens ou “les sociétés publiques férentes.” Elles bénéficient finalement tion de monopole instaurée progressivement par la R.D.T.D. sur les
et privées ne sont pas soumises à la d’un statut“privilégié.”
même législation. Elles ne sont pas Pour Françoise Branget, il n’y a pas transports départementaux. “Que la
sur le même pied d’égalité sur un mar- d’ambiguïté sur cette question. “Il libre concurrence puisse s’exercer” sur
ché concurrentiel qui s’appuie sur des n’est pas admissible qu’une entrepri- des bases équitables. O
“S
BESANÇON
8
ÉCONOMIE
Pôles de compétitivité
Besançon défend ses
chances jusqu’au bout
C’est avant la fin du mois de juillet qu’on saura si le gouvernement retient
ou non Besançon en tant que “pôle de compétitivité” national pour son
savoir-faire en microtechniques. D’après les informations recueillies par La
Presse Bisontine, le dossier bisontin ne comporterait pas tous les critères
pour être retenu dans un premier temps. Explications.
ans les couloirs du ministère
de l’Industrie, on ne s’avance
pas trop. Langage “diplomatique” oblige, on commente juste que
l’on “ne s’attendait pas à avoir autant
de bons dossiers.” 105 au total, dont
une moitié qui “pourrait avoir la dimension de pôle de compétitivité.” Mais
sur cette cinquantaine restante, tous
bien sûr ne seront pas élus. “5, 10 ou
15” tout au plus selon François Buffeteau, conseiller technique au cabinet du ministre François Loos et coordinateur national du dossier au
ministère de l’Industrie.
Aux dernières nouvelles et selon un
de ses proches collaborateurs, “le
ministre de l’Industrie” aurait été “un
peu réservé” sur le cas bisontin. Seulement, il s’agissait alors de Patrick
Devedjian, ministre de l’Industrie
avant l’installation du nouveau gouvernement De Villepin. Depuis que
François Loos lui a succédé, les infor-
D
mations sont plutôt floues. On sait a montré que la Franche-Comté était
seulement que, malgré le changement capable de faire preuve d’une véritable
de gouvernement, le calendrier doit dynamique collective entre le monde
être respecté. “Le comité interminis- de l’entreprise, de la recherche et de
tériel qui se prononcera doit toujours la formation. Nous sommes très optise réunir durant la première quin- mistes.”
zaine de juillet” annonce le cabinet Cet optimisme est plus mesuré si l’on
se réfère à l’entretien que le ministre
ministériel.
À Besançon, on est plus que jamais Devedjian avait accordé à une délémotivé et on y croit encore dur com- gation bisontine le 23 mai dernier.
Selon nos sources,
me fer. Présent aux
journées européennes Le dossier bisontin Patrick Devedjian
aurait à plusieurs
de la création d’entrereprises tenté de
prise au C.F.A.I. de
présenterait
convaincre cette déléBesançon les 10 et 11
juin derniers, Gérard certaines carences. gation composée d’élus
et d’industriels locaux
Fleury, un des fers de
lance du dossier bisontin, se dit déter- d’accepter le principe que Besançon
miné. Selon le président du comité ne soit pas immédiatement retenu
des microtechniques de Franche-Com- comme pôle de compétitivité. Le dosté (par ailleurs président de la socié- sier bisontin présenterait certaines
té bisontine Imasonic), “nous avons carences, notamment “l’absence de
des échos très favorables sur la qua- grands groupes industriels sur son
lité de notre dossier. Je crois que l’on territoire et de liens avec les autres
Pôles de compétitivité, pôles d’excellence
G RAND ANGLE
Le centre névralgique du futur (?) pôle des microtechniques franccomtois se situe sur la zone Témis. Notamment dans la future maison des microtechniques (arrière-plan), bientôt inaugurée.
grands pôles de la microtechnique”,
comme Grenoble par exemple. En
clair, le pôle microtechniques franccomtois manquerait de visibilité. Présent à ce rendez-vous parisien, le responsable
du
développement
technologique à l’A.D.E.D. (agence de
développement économique du Doubs)
pense malgré tout que “le dossier a
reçu une appréciation très favorable.”
La réponse définitive doit tomber avant
les congés estivaux. Une chose est certaine : si Besançon n’est pas retenu
parmi les pôles de compétitivité français, cette démarche aura eu le grand
mérite de rapprocher les mondes de
l’entreprise de ceux de la formation
et de la recherche. “En quelques mois
seulement, nous avons plus avancé
qu’en plusieurs années auparavant”
reconnaît Gérard Fleury. O
J.-F.H.
Le projet Minalogic
105 dossiers Grenoble a une longueur d’avance
Sérieux candidat au projet national “pôle de
déposés
compétitivité”, la région de Grenoble dispose d’atouts remarquables, notamment la préen France
sence de grands groupes industriels, moteurs
esançon est loin d’être
le seul postulant au statut de pôle de compétitivité, assorti au total d’aides
publiques à hauteur de 750
millions d’euros sous forme
d’accompagnement financier de l’État et autres exonérations de taxes. Cette
manne sera partagée entre
les quelques pôles retenus,
certainement entre 10 et 15
en France. 105 “régions” françaises ont répondu à l’appel
à projet lancé par l’État. Parmi quelques favoris à “l’élection”, on peut citer Toulouse
pour l’aéronautique ou encore Grenoble pour la microélectronique. Le ministère de
l’Industrie confie qu’il “ne
s’attendait pas à recevoir
autant de dossiers. Certains
faisaient 40 pages, d’autres
2 000. Mais la plupart d’entre
eux sont excellents.” Ces 105
dossiers ont été examinés
par un groupe interministériel qui a remis ses appréciations fin mai. Ils ont ensuite été transmis à “un groupe
de personnalités qualifiées
B
de 20 membres, présidé par
Anne Dutilleul”, responsable
d’un groupe industriel français. Cette dernière n’a pas
souhaité se prononcer sur
les chances de Besançon. Il
restera ensuite aux ministres
concernés de se prononcer
sur l’opportunité de retenir
tel ou tel pôle. Face au véritable afflux de dossiers, les
autorités ont décidé de créer
une deuxième catégorie à
destination des sites qui ne
seraient pas retenus comme
pôle de compétitivité mais
qui néanmoins ne déméritent pas : les pôles d’excellence. En revanche, le ministère de l’Industrie reconnaît
que “c’est encore l’inconnue
la plus complète concernant
les aides qui seront attribuées
aux pôles d’excellence.” En
même temps, il assure qu’ils
ne seront “pas des sous-pôles
et qu’ils auront ensuite vocation à devenir un jour des
pôles de compétitivité.” À
quelques jours des décisions
ministérielles, tout cela paraît
étonnamment flou. O
du projet. Ce dont Besançon ne peut pas encore se prévaloir.
inalogic. Derrière ce trie. “Comme partout ailleurs,
vocable créé pour nous avons la farine, le lait et les
répondre à l’appel à pro- œufs. Seulement, ça fait un long
jets de l’État se cache une puis- moment que nous mélangeons ces
sance industrielle et de recherche ingrédients” résume de façon imaimpressionnante. Minalogic pour gée Véronique Charreyron, du
MIcro NAnotechnologies et LOgi- C.E.A., implanté en 1956 à Greciel Grenoble-Isère Compétitivi- noble. Ce n’est certainement pas
té. À Grenoble, on voit grand. Si un hasard si Nicolas Sarkozy,
alors ministre de
bien que le dossier de can“Grenoble l’Économie, a choididature a été déposé offisi Grenoble pour
ciellement par le puisrépond à
annoncer
ce
sant groupe Schneider
fameux appel à
Electric, basé en Isère.
l’essentiel
des
candidatures “pôles
La différence avec le dossier de candidature bisoncritères de de compétitivité”.
L’ex-ministre
tin réside certainement
sur ce point. Là où la
sélection.” Patrick Devedjian
confiait en avril
Franche-Comté n’a pas
de véritable entreprise mondia- dernier que “Grenoble répondait
lement reconnue et pourvoyeu- d’emblée à l’essentiel des critères
se de centaines d’emplois dans de sélection : visibilité internales microtechniques, Grenoble tionale, concentration de la
aligne des références de taille : recherche, partenariats multiples.”
Schneider donc, mais aussi STMi- Faut-il voir pour autant Grecroelctronics, Thalès, Friscaal noble, candidat redoutable, com(ex-Motorola et Philips), Capge- me un concurrent frontal de
mini, et bien d’autres. Autre dif- Besançon dans le domaine de la
férence marquante de Grenoble microtechnique ? “Non, répond
par rapport à Besançon : les liens Mme Charreyron. Nous travaillons
anciens engagés entre les pôles en réseau et notre plate-forme est
recherche, formation et indus- bien sûr ouverte à toute sorte de
M
Selon le Bisontin Gérard Fleury, Grenoble doit être perçu
comme un “partenaire complémentaire.”
collaborations.” Un sentiment
que partage Gérard Fleury, du
comité des microtechniques de
Franche-Comté. “Grenoble est un
partenaire complémentaire, ce
n’est pas un concurrent de Besançon, pense-t-il. L’intelligence électronique développée par Grenoble
doit forcément être imprimée dans
de la matière. C’est là qu’intervient le champ de compétences
de la Franche-Comté. Je pense
qu’il y a une réelle opportunité
de faire émerger en France, un
pôle de micro-nano-mécanique,
visible en France et dans le Monde. C’est à cela qu’on travaille.”
Il reconnaît tout de même qu’à
l’avenir, pour que la FrancheComté ait cette fameuse visibilité mondiale, il sera “nécessaire de renforcer l’association avec
des pôles comme Neuchâtel, Lausanne et naturellement Grenoble.” O
J.-F.H.
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11
Journées mondiales de la jeunesse de Cologne
300 jeunes Bisontins en partance pour les J.M.J.
Les journées mondiales de la jeunesse, grand rassemblement incontournable de
l’Église catholique, devraient accueillir près d’un million de jeunes en août prochain
à Cologne. Parmi eux, 300 jeunes du diocèse bisontin.
es milliers de jeunes aus- l’appel “Nous sommes venus
si hystériques qu’à un l’adorer”, slogan des J.M.J. 2005
concert de rock qui scan- et devraient faire le déplacedent le nom du pape. À Cologne, ment. “On devrait d’abord être
en Allemagne, les journées mon- accueilli à Fribourg dans un
diales de la jeunesse devraient diocèse pendant la première
réunir du 11 au 25 août près semaine, avant de rejoindre
d’un million de jeunes, venus Cologne et le grand rassemblede tout horizon et des quatre ment. Mais certains ne viendront
que pour les temps
coins de la planète.
C’est Jean Paul II “J’étais sur un forts, à la fin”, explique
Sébastien Moine, qui
qui avait lancé il y a
20 ans cette mani- nuage pendant s’occupe de l’organides J.M.J. à
festation, sorte de
dix jours.” sation
Besançon.
grand pèlerinage spiÉtudiant en deuxièrituel et festif des
jeunes. Un succès qui depuis ne me année de fac d’histoire, il se
souvient encore du dernier rass’est pas démenti.
Cette année, plus de 300 jeunes semblement, en 2002 à Torondu diocèse de Besançon, âgés to. Il avait fait le voyage. “C’était
de 18 à 35 ans, ont répondu à d’abord une rencontre avec
D
Soldes d’été : le grand bazar
quelques jours des soldes dit-il. Chaque département fixe sa
fixés au 29 juin, la plus gran- date, sans aucune cohérence. Heude confusion régnait. Dans reusement, la Côte d’Or est finale Doubs, cette échéance avait été lement restée au 29 juin. Nous
fixée dès le 2 mai par un arrêté du avons déjà eu le cas cet hiver où
préfet qui avait d’ailleurs retenu cet- à Dijon, ils avaient décidé d’avante date pour les quatre départe- cer la date des soldes au 11 janments francs-comtois. Mais entre vier au lieu du 12 ici. Mais si le phétemps, d’autres régions qui s’étaient nomène de “fuite” des clients reste
mis au diapason, ont décidé de marginal, ce n’est jamais bon pour
changer d’avis. En Alsale commerce local. Sans
“Chaque compter toutes les
ce par exemple, mais aussi dans l’Yonne, où ces année, c’est grandes enseignes qui
font des opérations prosecteurs se sont alignés
sur la position de Paris la spirale.” motionnelles avant les
de retenir comme date
soldes. Nous sommes
de début des soldes, le 24 juin. en train de scier la branche sur
Cette “course à l’anticipation des laquelle on est assis.”
soldes” dénoncée par la Chambre Cette question est d’autant plus
de commerce du Doubs renforce primordiale que pour certains comencore un peu plus la confusion merçants de Besançon, les soldes
aux yeux des consommateurs.
d’été peuvent représenter jusqu’à
À Besançon, on milite pour le retour “un quart de leur chiffre d’affaires
à une date nationale unique. Jean- annuel.” Une harmonisation natioCharles Diéterlé, le président de nale permettrait certainement d’asl’union commerciale, ne mâche sainir le marché. Surtout dans un
pas ses mots. Il a décidé d’en appe- contexte actuel plutôt morose.
ler au ministre du Commerce. C’est le combat mené par l’union
“Chaque année, c’est la spirale, commerciale de Besançon. À
En bref
Théâtre
La Boutique du conte présente “le conte des mendiants”, sorte
de quête philosophique orientalo-occidentale. À découvrir à Pin
(1 km d’Émagny) les 1er et 2 juillet à 21 heures. Rens. 03 81 51 58 48.
Brésil
La Société Générale vibre au rythme des sons brésiliens, samba et capoeira. Sur l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon le 22 juin, elle convie les jeunes de 16 à 25 ans à des animations sur le thème du Brésil. Rens. au 03 81 84 57 00.
Recrutement
L’A.P.E.C. organise le vendredi 7 octobre prochain un forum de
recrutement des fonctions commerciales au palais des congrès
de Dijon. Rens. 03 81 25 52 90.
Eau
Les directions de l’eau, de l’assainissement et de la maîtrise de
l’énergie de la ville de Besançon changent d’adresse. Ces trois
services ont rejoint le nouveau centre technique municipal du
94, avenue Clemenceau.
d’autres jeunes. On ne parlait
pas forcément la même langue,
on n’avait pas forcément les
mêmes conceptions de la vie,
mais pourtant on se retrouvait
par notre foi, parce qu’on était
tous là pour la même chose”,
raconte-t-il. “J’étais sur un nua-
ge pendant dix jours. Tout le
monde se disait bonjour, on chantait dans le métro…”
Temps fort des J.M.J., la venue
du pape lors du dernier weekend devrait avoir cette année
une importance particulière.
Car pour la première fois, ce
sera Benoît XVI, sur ses terres
puisque le pape est d’origine
allemande, qui dirigera le rassemblement. Un moment que
Sébastien attend avec curiosité. “On a dit beaucoup de choses
sur ce pape. Alors on attend de
voir. On a envie de savoir ce qu’il
va nous dire. Bien sûr on regrette Jean Paul II, mais les J.M.J.,
ce n’était pas que lui”, dit-il.
En attendant, les jeunes Bisontins se préparent. Ils doivent se
retrouver le 26 juin pour mettre
au point les derniers détails d’organisation et réfléchir aux enjeux
spirituels mais aussi de la réconciliation franco-allemande. “Ça
nous a semblé important parce
qu’il y a 50 ans seulement, ce
genre de manifestation n’aurait
même pas été pensable entre les
deux pays”, reprend Sébastien.
“Et puis il va aussi falloir préparer les chants et les danses
pour présenter notre région.” O
S.D.
BESANÇON
12
I MMEUBLES
Jusqu’à 40 000 euros
Ascenseurs, attention travaux
La plupart des ascenseurs de Besançon devront faire l’objet de mises aux normes plus ou moins
coûteuses. La nouvelle législation exige qu’ils soient tous passés en revue d’ici 2008.
lus que la voiture, être visités par des sociétés
l’avion ou le train, l’as- spécialisées et, le cas échéant,
censeur est le premier devront faire l’objet de travaux
mode de déplacement d’amélioration. D’ici 2018 ensuidans le monde. Le parc te, plus aucun risque ne sera
d’ascenseurs est estimé à toléré.
Tous les syndics de
450 000 en France.
Forcément, le risque Les plus vieux copropriété sont déjà
ou seront bientôt
zéro n’existe pas. En
témoignent quelques
datent des alertés de cette question. “La partie trafaits divers dramatiques qui émaillent années 50 à vaux est découpée en
trois périodes-butoirs
parfois l’actualité.
Besançon. selon la vétusté de
Les cas d’accidents
l’appareil : 2008,
mortels d’ascenseurs
sont heureusement rares mais 2013 et 2018. Une chose est
pas inexistants. C’est pour évi- sûre, tous les ascenseurs sans
ter désormais le moindre risque exception devront faire l’objet
que la législation française a d’un contrat de maintenance
évolué. D’ici 2008, tous les renforcé et de travaux le cas
ascenseurs de France devront échéant” indique Jérôme Sain-
P
PHÉNOMÈNE
Au moins 25 à Besançon
Prostitution :
le fléau africain
es prostituées d’origine afri- plaque tournante de la prosticaine - essentiellement du tution.”
Nigéria - sont de plus en Chaque année, le Nid de Besanplus nombreuses en France. Au çon rencontre “une cinquantotal, on estime le nombre de taine de prostituées, à qui on
prostituées à 18 000 sur le ter- propose un accompagnement
ritoire national, dont un tiers social, des cours d’alphabétiest aujourd’hui originaire sation (les Nigérianes sont anglophones) ou l’accompagnement
d’Afrique sub-saharienne.
Le secteur de Besançon n’échap- chez le médecin ou le dentiste.”
Un travail d’autant plus
pe pas au phénomène.
Les membres du mou- Un état remarquable qu’il se fait
dans l’ombre, loin des
vement bisontin Le Nid
sont formels : “Les per- des lieux projecteurs. Pour tenter
d’appréhender ce nousonnes africaines sont
présentes depuis 2003. effrayant. veau fléau de la prostitution africaine, le Nid
Aujourd’hui à Besançon, il y a au moins 25 prosti- a invité Amely-James Koh Bela,
tuées d’origine nigériane” obser- membre de la fédération des
ve Sébastien Girin, bénévole agences internationales pour
au Nid. Ce sont essentiellement le développement. Une confédes personnes qui fuient leur rence publique a lieu jeudi 23
pays pour cause de violences juin à 20 heures salle de la Malinterethniques entre musul- combe. L’occasion de découvrir
mans et chrétiens. “Il y a aus- “un état des lieux effrayant des
si de nombreuses sectes implan- pratiques et des réseaux afritées au Nigéria qui est un pays cains en Europe”, fait de zooriche où les mafias sont puis- philie, scatologie, pédophisantes. Avec le Ghana voisin, lie,prostitution familiale et
cette région de l’Afrique est une drogue. Alarmant. O
L
Le mouvement du Nid suit une cinquantaine
de prostituées par an sur Besançon.
tot, responsable de la région
Est pour la société Koné.
À la société bisontine Gestrim
qui gère 350 immeubles sur
Besançon, on tente de prendre
les devants. “C’est une question primordiale qui va concer-
ner beaucoup de monde, observe Laurent Grimaud, directeur
adjoint. Les ascenseurs qui comportent encore des grilles doivent impérativement être changés avant 2008 par exemple.”
Les plus vieux appareils de
Besançon, situés aux abords
immédiatement de la Boucle,
datent du début des années 50.
La facture de rénovation ou de
mise aux normes d’un ascenseur s’annonce plutôt salée.
Elle peut se situer “entre
15 000 et 40 000 euros par appareil.” Pas étonnant dès lors que
certains copropriétaires doivent débourser dans les prochains mois plus de 2 000 euros
chacun. Mais la sécurité n’a
pas de prix. O
J.-F.H.
DOSSIER
13
Il est 21 heures,
Besançon s’éveille…
La nuit, Besançon baigne dans
une ambiance particulière. Un
calme apparent. À l’heure où
certains d’entre nous vont se
coucher, d’autres partent au
travail. Ils sont agent au centre
de tri de La Poste, boulanger,
policier, croupier au casino,
sage-femme, médecin, D.J., barman. Ce sont tous des professionnels qui ont pour point commun de partager le même
univers, celui de la nuit, mais
avec un regard différent en fonction de leur métier. Dans ce
numéro, La Presse Bisontine a
choisi d’aller à la rencontre de
ces hommes et des ces femmes
qui, par obligation ou choix délibéré, ont pris l’habitude de vivre
à un rythme décalé. Il est 21
heures. Besançon s’éveille.
Reportage, découverte.
SOLIDARITÉ
Une écoute 24 h/24
À S.O.S. Amitié, solidarité et écoute non stop
En permanence, de jour comme de nuit, l’association S.O.S.
Amitié offre une écoute à toutes les personnes dépressives, isolées ou traumatisées. Au bout du fil, un bénévole. Là pour prêter une oreille attentive, assurer une présence, sans jamais juger.
est un appartement, comme tant
d’autres, anonyme, de Besançon.
Selon les statuts de l’association,
le lieu doit être tenu secret et personne sauf les bénévoles n’en
connaît l’adresse. Au milieu du bureau, dans
la plus petite pièce, un téléphone blanc. À côté,
un poste de radio, plusieurs classeurs, des
livres de Boris Cyrulnik et des magazines de
psychologie. Lorsque quelqu’un compose le
numéro de S.O.S. Amitié, c’est là que l’appel
arrive.
Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tous les
jours de l’année, un bénévole de l’association
est au bout du fil. Ils sont une quarantaine à
se relayer, il en faudrait dix de plus pour que
le fonctionnement soit optimal. “Il a fallu que
je vienne ici pour comprendre certaines choses.
Au début, je pensais qu’ici appelaient surtout
des gens seuls, qui voulaient parler parce qu’ils
s’embêtaient. Mais c’est généralement un malaise plus profond”, résume Michel Vasseur, en
préparant le café. Vice-président de l’associa-
C’
tion depuis deux ans, c’est lui qui cette nuitlà, de 22 heures à 8 heures le lendemain, assure la permanence.
Retraité depuis huit ans, il est arrivé par hasard
dans l’association. “Une histoire débile”, comme il dit. “La personne qui s’occupait de régler
nos obsèques à l’avance nous a montré un article
sur l’association. On cherchait à s’occuper,
explique, laconique, Michel. Faut pas rester
tout seul. On peut tellement aider.”
L’année dernière, S.O.S. Amitié a reçu 17 700
appels. 2 000 de plus que l’année précédente.
“Comme quoi tout n’est pas rose en France.”
Des gens qui souffrent de la solitude, de traumatismes psychologiques ou de dépression souvent. Et qui cherchent plus une écoute qu’un
dialogue, parlent sans attendre de réponse.
Ce soir, le téléphone reste désespérément silencieux, puis sonne enfin. Au bout du fil, une
voix masculine, lasse, entrecoupée de longs
silences. Et qui en permanence répète que “ce
n’est pas évident” et se plaint de sa “misère
actuelle.” Devant lui, Michel remplit une peti-
te fiche statistique. Anonyme bien sûr, le prin- a déjà eu. Six en deux ans et demi. La précipe de base de S.O.S. Amitié. La situation de vention du suicide est d’ailleurs une des foncl’appel est classée selon un code chiffré. 45, tions premières de l’association née il y a 48
c’est les phonophiles. Des hommes souvent, ans. Mais les bénévoles ne peuvent prévenir
qui trouvent leur jouissance sexuelle par le les secours qu’avec le consentement de la percontact téléphonique. 45, c’est justement le sonne. Et il raconte cette nuit terrible où une
chiffre qu’est en train d’inscrire Michel sur la femme a téléphoné peu avant minuit. Elle
fiche. “Vous êtes en train de faire quoi là ?”, avait avalé des cachets en grande quantité,
demande Michel, ironique. “Je me branle, ça refusait d’être secourue. “À un moment, au
bout d’une heure, elle m’a dit qu’elvous dérange ?”
le allait raccrocher. On l’entendait
Mais la plupart des appelants sont
des habitués. Qui ont leurs surnoms. “On l’entendait frissonner de tout son corps sous
des médicaments. Puis elle
Il y a la dame de l’heure, “qui appelfrissonner de l’effet
m’a dit au revoir. En rentrant chez
le entre 8 et 9 heures presque tous
les jours pour nous demander l’heu- tout son corps.” moi, j’ai tout raconté à ma femme
et j’ai chialé.”
re trois ou quatre fois de suite.” Il y
a aussi “Mon ange”. Elle appelle un peu avant Pour supporter ces situations, savoir écouter
minuit. “Ma vie aurait dû s’arrêter il y a long- sans juger aussi, chaque écoutant a reçu une
temps. J’aurais pas dû naître”, confie la fem- formation de trois mois. Mais les appels trame. Elle parle sans s’arrêter pendant des giques sont rares. La nuit est déjà bien avandizaines de minutes, voix monocorde, se répè- cée. Dernier appel. Une femme encore, enjouée
te plusieurs fois, revient sur ses pas dans un cette fois, boulimique, parce que seule. “Dites
monologue. À l’autre bout du fil, Michel écou- donc, ça marche chez vous. Il y a toujours quelte, sans intervenir, ne pose pas de questions. qu’un quand j’appelle”, commence-t-elle en
“À part les petits vieux, qui nous appellent pour riant. Elle se plaint de sa solitude. “Il faut être
discuter parce qu’ils n’ont pas entendu une drôlement costaud pour faire ce que vous faites.
voix depuis longtemps, il n’y a pas de vraie Je vous félicite”, affirme-t-elle avec reconcommunication, de discussion”, reconnaît-il. naissance. “Je me suis livrée à vous, ça m’a
Il est un peu soucieux, “Mon ange” va mal. fait bien”, dit-elle encore. Et elle raccroche.
“Elle est passée du mauvais côté. Avant, elle Dans la pièce à côté, un lit attend, un téléphone au pied. Michel part se coucher. Prêt à
gardait encore l’espoir, plus maintenant.”
Des personnes au bord du suicide, Michel en répondre dès la première sonnerie. O S.D.
14
LE DOSSIER
POLICE
Ils patrouillent en civil
La B.A.C. veille sur la ville
La brigade anti-criminalité de Besançon a pour mission de prendre les auteurs d’un litige en flagrant
délit. Les patrouilles scrutent tous les quartiers,
attentives à tout ce qui se passe.
ercredi 15 juin. 21
heures. Commissariat central de
Besançon.
Jacques Monet,
officier de police judiciaire nous
accueille. La poignée de main
est ferme. Le ton est avenant.
Lui et son collègue Michel Valnet sont de service ce soir. Ces
deux hommes habillés en civil
font partie de la B.A.C. , la brigade anti-criminalité. Une unité de police un peu spéciale où
ceux qui y entrent le font librement. Tous sont volontaires.
La moyenne d’âge y est de 34
ans.
Pour l’instant, ils sont 17 à
Besançon, dont une femme. À
tour de rôle, en équipe, ils traquent tous les jours la délinquance dans les moindres
recoins de la ville de 16 heures
à 5 heures du matin. Pas de
signe distinctif, look passe-partout et voiture banalisée. La
règle : être discret. “Notre mission, c’est la recherche du flagrant délit. On fait de l’interpellation,
mais
pas
d’investigation. Dans 95% des
cas, on est appelé pour des cambriolages, des vols à la roulotte, des vols avec violence” précise Jacques Monet. Chaque
nuit, une à deux voitures de la
B.A.C. patrouillent en permanence. Nous partirons avec
l’une d’elle.
Ce mercredi, Besançon est calme. Pas d’appel précis à la radio
posée sur le coin du bureau. Il
faut dire que depuis les récents
événements de Planoise où des
véhicules ont été incendiés,
l’activité policière est renforcée en ville et principalement
dans ce quartier. À la demande du préfet, une vingtaine de
C.R.S. sont en faction. Une présence dissuasive qui freine sans
M
doute les ardeurs des délinquants.
Au bureau de l’avenue de la
Gare d’Eau, les deux hommes
en profitent pour parler de leur
métier. De ce quotidien dans
lequel “il faut aimer le contact
et le terrain” souligne Michel
Valnet. Personne n’ignore non
plus les risques potentiels. Les
situations de conflits sont permanentes. “Il faut savoir s’imposer, rester calme. À la B.A.C.,
il faut bien connaître sa délinquance, car elle nous connaît
bien aussi.”
Si ces hommes admettent être
craints lorsqu’ils sont en
patrouille, ils reconnaissent
aussi que de plus en plus de
jeunes individus “n’ont plus
peur de nous. Quand à 15 ans
on n’a même pas peur d’un policier, ça pose question.”
Pour autant, il n’existe pas à
Besançon de zone de non droit
où “nous n’intervenons pas.
Parfois, il faut être vigilant.
Par exemple, il y a un an dans
le quartier de Clairs-Soleils,
on nous jetait des pierres à chacune de nos arrivées. Pour les
auteurs, c’est un jeu” raconte
Jacques Monet. Un jeu de provocation. De gendarme et de
voleur. Pas vu pas pris.
22 heures. Il est temps de partir en patrouille et de vérifier
sur le terrain cette apparente
tranquillité de la ville. Les policiers s’équipent. Pas question
de sortir sans le gilet pare- balle. Cette protection pèse 1,5
kilo. “Ensuite, on prend le tonfa, un bâton de défense. On a
à la ceinture un revolver 6 coups,
le Manurhin, calibre 38. Il sera
bientôt remplacé par une arme
automatique.” Le flash-ball est
aussi du voyage. Le brassard
“police” est glissé dans la poche
arrière, il sera sorti en inter-
vention. Un coup d’œil sur le
scorpion, emblème de la B.A.C.
de Besançon, et c’est parti.
Avant de rejoindre le parking
où sont stationnés les véhicules
de Police, l’officier nous montre
les cellules de garde à vue. Le
confort est sommaire, la pièce
est exiguë, close, nauséabonde, et pourtant une nuit passée ici n’empêche pas la récidive. La patrouille commence
par sillonner le centre-ville.
Dans la voiture, la discussion
dérive sur quelques constats
tirés du quotidien. “S’il n’y avait
d’alcool, je pense qu’on diminuerait le nombre de litiges
d’au moins 50%.” L’ivresse fait
des dégâts. Le trafic de stupéfiants semble lui aussi en progression. Le cannabis surtout.
La patrouille est en bas du
quartier Battant quand l’appel tombe. Le central signal
une anomalie dans une maison avenue Villarceau. Peutêtre un vol par effraction. Le
chauffeur accélère. Il faut se
rendre le plus vite possible sur
les lieux pour tenter de prendre
les auteurs en flagrant délit.
Sur place, une alarme hurle.
Un deuxième véhicule de la
B.A.C. se présente avec trois
hommes à bord. Ils ont entendu l’appel. Les hommes se dispersent, s’infiltrent, pénètrent
dans la maison. Puis rien. Fausse alerte liée à une négligence du propriétaire.
La patrouille reprend sa route direction Planoise. Le quartier est calme. Quelques
groupes de jeunes sont dans
les rues. Les policiers s’arrê-
La B.A.C. intervient au domicile
d’un particulier rue Villarceau.
On suppose un cambriolage.
tent, engagent une discussion
sommaire et repartent. Ici, les
patrouilles de la B.A.C. sont
connues. Ces hommes visitent
tous les secteurs de la ville.
Plus tard, ils passeront à la
Butte, Palente, Saint-Claude
et les portes de la forêt de
Chailluz. R.A.S. sur l’ensemble
du parcours. Il est 2 heures, la
patrouille rentre avenue de la
Gare de d’Eau, le temps d’un
café, avant de repartir. Sa liberté d’action est totale. Elle se
déplace où bon lui semble. O
T.C.
Ronde parking Marulaz, un site coutumier aux vols.
“La vie est douce à Besançon”
Vérification de routine, quartier Pesty.
Constatations effectuées
à l’endroit d’une supposée
effraction.
En 2004, la brigade anti-criminalité de Besançon a interpellé 650
personnes dont 525 ont été placées en garde à vue. Les motifs
sont divers. Notamment, 150 d’entre elles ont été arrêtées pour
détention de stupéfiants, 60 pour le vol de véhicules, 80 pour des
dégradations gratuites, et 220 pour des délits commis sur la voie
publique.
Didier Perroudon, directeur de la sécurité publique remarque
que“sur les cinq premiers mois de l’année la délinquance a diminué de 9% par rapport à 2004. Sur la zone police, cela correspond
à un plus de 400 crimes et délits en moins.” Entre 10 000 et 11 000
faits sont enregistrés en moyenne par la police. “Le taux d’élucidation des affaires est de plus d’un fait sur trois. Ce qui est supérieur à la moyenne nationale.”
Malgré les récents événements de Planoise qui sont assimilables
à des “phénomènes inhabituels”, “la vie est douce à Besançon”
au regard des statistiques. Pourtant, selon Didier Perroudon, le
sentiment d’insécurité reste ancré dans l’opinion publique. “Il y a
un grand décalage entre le sentiment d’insécurité et la réalité de
la délinquance. Ça ne veut pas dire qu’il faille baisser la garde.”
LE DOSSIER 15
POLYCLINIQUE DE FRANCHE-COMTÉ
2 500 ACCOUCHEMENTS PAR AN
Des nounous pas comme les autres
Les 6 salles d’accouchement
sont toujours
opérationnelles.
Ce sont des mains qui donnent la vie. Les hommes et les femmes qui travaillent à la
maternité assistent l’enfant dans les premiers jours après la naissance et accompagne
la maman pour l’aider à devenir mère. L’attention est permanente, surtout la nuit.
out est prêt, au cas où.
Les six salles d’accouchements de la maternité de la Polyclinique
de Franche-Comté sont
opérationnelles pour accueillir
à tout instant une maman sur
le point de mettre au monde son
enfant. L’équipe médicale est
réunie. Cinq personnes, toutes
de garde, dont deux sagesfemmes, et le docteur Michel
Franck, gynécologue-obstréticien.
Il est 21 heures, l’établissement
est calme. Après Blanche, Loïc,
Maël et Ilian, nés dans la journée du 14 juin, c’est à se demander si d’autres bébés vont pointer le bout de leur nez sous cette
éphéméride. En tout cas, la soirée de la Saint-Élisée s’annonce plutôt tranquille à la maternité. Quatre naissances sur toute
la journée, c’est assez rare pour
la Polyclinique qui compte en
moyenne 6 à 7 accouchements
quotidiens, soit près de 2 500 par
an. “Pour le moment, c’est calme, mais on peut d’un coup faire cinq entrées en une demi-heure” nuance Estelle, sage-femme.
Justement, une patiente vient
consulter en urgence. Enceinte
de quelques mois, elle se plaint
de douleurs au ventre. Elle s’inquiète, car l’accouchement est
prévu pour le mois de septembre.
La petite équipe la prend rapidement en charge et la gardera
en observation, le temps de la
rassurer sans doute. Car a priori, sa grossesse ne présente pas
d’anomalies. Minuit approche et
pas de nouveau bébé.
Si pour l’instant le premier niveau
ne déborde pas d’agitation, le
deuxième étage où se trouvent
les chambres et la pouponnière,
est plus animé par “quatre nounous et un couffin” lance Yvette
avec une pointe d’humour, l’une
des trois auxiliaires de puériculture présente ce soir-là. Le
service vit au rythme des tétées
des nouveaux nés. De jour comme de nuit, le personnel de garde veille sur les enfants et les
T
Les auxiliaires
puéricultrices
répondent à
toutes les
angoisses
des jeunes
mamans.
Ambiance tranquille à la P.F.C.
Une partie de l’équipe de nuit
de la maternité dans le service
de néonatalité.
mamans qui ont besoin d’un nel. La question est récurrente
accompagnement après l’accou- dans les maternités. Les avis
chement. “Notre métier est de divergent. “Souvent, au moment
préparer ces mamans à leur rôle de l’accouchement, les mamans
ne savent si elles veulent allaide mère.”
Il arrive que des jeunes mères ter ou non leur enfant” regrette
qui ont quitté la maternité sol- Christine, infirmière puéricullicitent les auxiliaires, parfois trice. Elle ajoute : “Selon moi,
plusieurs semaines après la nais- c’est important d’allaiter. Car
sance. “Quelquefois en pleine c’est bon non seulement pour le
nuit, on reçoit des appels de bébé, car le lait lui apporte les
défenses immunitaires
mamans qui ont
besoin d’être rassu- “Nous sommes dont il a besoin, mais
c’est aussi un plaisir
rées. On les écoute et
là pour
pour la maman. Or,
on essaie d’apporter
on parle peu de l’aldes réponses à leurs
questions et de leur accompagner laitement qui doit
six mois pour
donner quelques petits
la normalité.” durer
être efficace.” Dans ce
conseils quand elles
service, tout le monsont dans une situation de crise d’angoisse” ajoute de semble convaincu du bénéfiSéverine. La peur de ne pas savoir ce de ce procédé. “Franchement,
s’occuper correctement de leur le lait maternel est bien embalbébé lorsqu’elle rentre à la mai- lé et toujours à bonne tempérason, ou de mal faire est fré- ture” résume une auxiliaire. Il
quente. Désemparée, la jeune est aussi question de pudeur, de
maman l’est d’autant plus que durée de congés de maternité
pendant toute la durée de son trop courts, pour expliquer pourséjour à la maternité, elle est quoi les femmes françaises ont
du mal à adhérer à cette idée.
“cocoonée.”
Rapidement, la conversation Il est rare que le personnel du
dévie sur l’allaitement mater- service ait le temps d’aborder
dans les détails ce genre de question. Trop sollicité, entre les
biberons et l’assistance aux
mamans. Il reste peu de temps
pour souffler. “Travailler la nuit
est éprouvant. Je crois qu’on ne
le reconnaît pas assez. Ce qui
est aussi pénible pour nous, c’est
quand le bébé va mal” lâche
Christine en préparant un biberon pour un enfant né à 7 mois
et demi, gardé en observation
en néo-natalité.
Malgré tout, chaque membre
de l’équipe à son niveau semble
passionné par ce métier où tous
les jours, il donne la vie. “C’est
exceptionnel car une femme qui
entre pour accoucher va bien en
général. Nous sommes là pour
accompagner la normalité et
prendre en charge les difficultés” indique le docteur Franck.
Il est 22 h 15, lorsqu’une dame
est accueillie en salle d’accouchement. Elle attend son sixième enfant. A priori, ce sera pour
cette nuit. Mais dans l’immédiat, la future maman est installée en salle de travail. Il n’y
a plus qu’à attendre. O
T.C.
L’ECM, l’école de Commerce et
Management de BESANCON
Dès la rentrée 2005, l’école de Commerce et Management de Besançon propose
aux étudiants et aux salariés, déjà diplômés ou ayant acquis une expérience professionnelle significative, des formations
diplômantes de haut niveau.
Une journée « Portes Ouvertes » exceptionnelle vous permettra de découvrir les
locaux, les consultants, le mercredi 29
juin de 14h à 19 heures.
Une offre attractive sur Besançon
L’ECM, membre de la F.E.D.E (Fédération Européenne des Ecoles), propose
en partenariat avec le CNAM FrancheComté des diplômes reconnus de niveau
II dans les domaines stratégiques de la
gestion, du marketing, des RH et du
management.
L’alternance école / entreprise
En s’appuyant sur le contrat de professionnalisation, l’ECM propose aux étudiants de concilier une formation de haut
niveau et une entrée progressive dans
le monde du travail, le tout financé par
les fonds de formation d’entreprise et
ouvrant droit à une rémunération.
Des programmes
“dirigeants et salariés”
L’ECM offre des solutions novatrices aux
agents de maîtrise et cadres, impliqués
dans leur évolution professionnelle (CIF,
DIF, formation continue,validation des
Acquis de l’Expérience…)
Les examens étant organisés en Unités
d’Enseignement (UE) capitalisables, chacun peut aménager son rythme professionnel avec celui de la formation.
Un réseau dynamique
Partenaire privilégié de nombreuses
entreprises régionales, l’école a mis en
place un comité de perfectionnement,
composé de chefs d’entreprise et de professionnels du conseil et du recrutement,
responsable de l’actualisation des programmes et de la sélection des candidats de l’ECM.
ECM 7 rue Alfred de Vigny Parc Lafayette 25000 BESANCON
Contact : 03.81.41.85.80
www.ecm-besancon.fr
16
LE DOSSIER
CENTRE DE TRI
De 800 000 à un million de lettres par jour
Parcours de lettres
Vous venez de déposer la carte d’anniversaire de votre grand-mère dans une des
boîtes jaunes de la Poste. Mais vous êtes-vous déjà demandé ce que devenait votre
lettre une fois déposée ? Parcours d’une lettre.
e centre de tri. Une fois
ramassée par le facteur,
placée dans des grands
sacs, c’est là que votre
carte va atterrir. Un
grand hangar avec ses longues
machines vertes et ses chaînes
qui ressemblent à celles d’une
quelconque usine. Tout le courrier du département y transite. Au total, 800 000 à un million de lettres suivant les jours,
traitées 24 heures/24.
Mais c’est le soir et la nuit que
l’activité est la plus importante.
Quand le courrier relevé des
boîtes - la dernière levée, celle de la boîte aux lettres au
pied du centre de tri est à
minuit - arrive au centre. Car
tout doit être traité, trié, rangé dans la nuit pour être dès
le lendemain matin distribué.
Seuls les plis économiques
attendent la journée. “82 % du
courrier est distribué à J + 1.
L’objectif, c’est 99 % en 2010,
pour faire face à l’ouverture du
marché prévu dans le domaine du courrier, et prouver qu’on
est un opérateur de qualité”,
L
affirme Laurent Schneider, le
directeur du centre de tri.
20 h 30. La trentaine d’employés du centre est au travail,
concentrée. Dans une demiheure, toutes les lettres pour
le national doivent partir en
camion. Des étudiants, qui travaillent deux à trois heures
par soir comme job d’appoint,
rangent les lettres triées dans
de grands sacs. Plus loin, un
homme et une femme fournissent la machine verte en lettres,
qui les avale au rythme de
35 000 par heure. Le tri est
désormais fortement mécanisé. Et près de 75 à 80 % des
lettres sont concernées. L’adresse est lue par une petite caméra, puis la lettre est orientée
vers l’un des petits bacs à l’arrière de la machine, qui correspondent chacun à un bureau
de Poste ou à une des 400 tournées de facteurs du département. “Et quand un doute existe sur l’adresse, on envoie une
image sur un ordinateur et c’est
un opérateur qui la saisit”, précise le directeur. Pour les lettres
qui ne passent pas dans les talité, c’est pas la même vie non
machines, ce sont des employés plus entre le jour et la nuit.
qui les trient manuellement, Chez nous, il y a une bonne
une par une. Car les machines ambiance, on n’a pas toujours
sont sensibles. Pour cela, la le patron sur le dos. La nuit,
Poste a édité des conseils, dis- le boulot passe plus vite”, ajoute son collègue, Frantribués dans toutes
les boîtes aux lettres, “C’est pas çois, en réceptionnant
les chariots de courpour faciliter sa tâche.
la même rier prêt à être acheComme ne pas mettre
minés.
de virgule entre le
numéro et la rue ou mentalité, Manutentionnaire
depuis 32 ans à la Posécrire en majuscule.
“Car pour nous, c’est c’est pas la te, toujours de nuit, il
évidemment un gain même vie n’a travaillé que trois
mois pendant la jourde temps”, reprend le
directeur.
non plus.” née. Une sanction disciplinaire. “AbomiDepuis 20 heures,
c’est l’équipe de nuit qui a pris nable, j’en étais malade.” La
son service. Jusqu'à 6 heures plupart des employés de nuit
le matin, quatre jours par sont des anciens. Qui contisemaine. À 42 ans, Pierre a nuent à travailler en horaires
presque toujours été de nuit. décalés par choix. Comme Ber“Je ne pourrais pas travailler nard, 32 ans de service lui ausautrement. Grâce à cela, j’ai si. “La nuit, ça m’a plu. Au
pu voir ma fille grandir, j’al- début, un ancien m’avait prélais la chercher à l’école. C’est vu. “Si tu aimes la nuit, faisun choix de vie.” Mais il se fait le mais pas trop longtemps pardu souci pour l’avenir, a peur ce que ça use.” Mais vous voyez
“que ça régresse comme par- ça va toujours”, affirme-t-il. Et
tout.” “C’est pas la même men- il ne se voit pas arrêter, sauf
pour raison de santé.
Les lettres pour le national
sont parties. Plus tard vers
3 heures, un autre camion
PRESSE
Le tri du courrier, exercice nocturne.
déversera les lettres provenant
de toute la France pour le
Doubs. Il faudra les trier rapidement. À l’aube, tout le courrier de la nuit sera acheminé
dans chacun des bureaux de
Poste du département. Pour
l’heure, Marie-Anne, Florence et Marie-Noëlle quittent leur
poste. Elles travaillent en soi-
rée uniquement. Pendant huit
ans, elles ont travaillé aux
horaires “boulangère”, de
3 heures à 10 heures Trop dur
pour elles. “En fait, tu ne peux
pas dormir. Parce que si tu dors
la journée, l’hiver tu te lèves, il
fait noir. Et tu es complètement
déboussolé.” O
S.D.
183 lieux de diffusion
Pour les journaux quotidiens, une course contre
la montre chaque nuit
Imprimés à Paris ou à Nancy, les journaux quotidiens
de la presse nationale arrivent en pleine nuit au dépôt
de presse de Serre-les-Sapins. Avant d’être acheminés
dans chaque kiosque.
inq heures et quart du
matin, dépôt de presse
de Serre-les-Sapins. Les
camions s’affairent à
charger la marchandise, rangée dans de grands bacs en
plastique numérotés. Ils sont
treize, à effectuer la tournée
des kiosques, maisons de la
presse ou supermarchés. 183
lieux de diffusions en tout,
entre Gray et Morteau, Baume-les-Dames et Pontarlier.
Et qui doivent impérativement
avoir leurs journaux et magazines au plus tard avant sept
heures et demi. “Parce que ni
nous ni le commerçant n’a intérêt à rater une vente. Nous
sommes rémunérés à l’exemplaire vendu”, explique Éric
Klufts, le directeur du dépôt
qui fait partie du réseau des
N.M.P.P., les nouvelles mes-
C
❑
La législation est de plus en plus rigoureuse. Se séparer
d’un bien ne se résume pas seulement à mettre une petite
annonce dans un magazine et à signer un compromis de
vente avec un acquéreur.
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Votre responsabilité de vendeur peut être engagée.
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sageries de la presse parisienne, tité avec chaque marchand de
qui contrôlent la diffusion de journaux, suivant les ventes
précédentes. Mais in fine, c’est
la presse en France.
Mais pour que vous puissiez l’éditeur qui décide. Et parfois
certains préfèrent
prendre votre petit
mettre beaucoup
dej’ tout en lisant
“Nous
d’exemplaires, tout
le compte-rendu du
en sachant qu’il y
match de la veille
sommes
aura des invendus,
de votre équipe de
foot préférée, le rémunérés à mais parce qu’ils y
gagnent en visibilitiming a été serré.
Une vraie course l’exemplaire té. Car s’il n’y a
qu’un exemplaire
contre la montre.
vendu.”
d’un titre dans un
Car à peine sorti
kiosque qui peut en
des rotatives à une
heure à Nancy - ou Paris sui- compter 4 000, il risque d’être
vant les titres -, les journaux noyé”, reprend Éric Klufts.
quotidiens nationaux sont En une heure, la dizaine d’emembarqués dans une camion- ployés a classé toutes les publinette pour Serre-les-Sapins. cations, fermé les caisses. Les
Où les exemplaires sont répar- camions partent. Et dès l’outis, en plein milieu de la nuit, verture de votre maison de la
entre les différents diffuseurs. presse, votre journal sera là,
“C’est nous qui fixons la quan- à vous attendre. O
LE DOSSIER 17
PETIT COMMERCE
Ouverts jusqu’à 2 heures
Le couche-tard, client roi
Ils sont épiciers, restaurateurs. Et ils ont fait le choix de rester ouvert tard
dans la nuit. Quand tous les autres ont fermé boutique, eux restent disponibles. Un choix commercial et un choix de vie aussi. Portraits croisés.
Lino, pizzeria le Mocambo :
“La nuit, ce n’est pas compartimenté,
il n’y a pas de classe sociale”
es stars dans son restaurant, il en a eu. C’était
à la belle époque quand
les artistes de passage prenaient leur temps. Lino se souvient de Carlos, Moustaki,
Cabrel, de quelques acteurs de
cinéma, en oublie beaucoup
d’autres. Récemment, il y a eu
aussi Nicolas Sarkozy, avant
qu’il ne soit ministre, venu
déguster une pizza merguez
avec du coca. “Je l’ai trouvé
direct et simple. Même si je ne
fais jamais de politique”, affirme Lino.
À 58 ans, Lino dirige depuis
trois décennies la pizzeria
Mocambo. La seule de la ville
D
à rester ouverte toutes les nuits représentations, des oiseaux
aussi tard jusqu’à 4 heures. de nuits en tout genre. “La
“Quand on a voulu se lancer, nuit, ce n’est pas compartiil y avait déjà quatre pizzerias menté. Il n’y a plus de classes
sociales. Dans mon
à Besançon. Nous on
ne voulait pas faire “Sarkozy, je restaurant, il peut y
avoir 30 personnes
la facilité, ce que tout
le monde faisait déjà. l’ai trouvé totalement différentes
pourtant tout va
Alors on a choisi un
direct et et
bien se passer”, se
créneau différent, la
nuit”, explique l’ansimple.” plaît-il à répéter. Il
aime maintenant ce
cien footballeur amamonde particulier, “si agréable,
teur du B.R.C.
Dans sa clientèle se mêlent les même si c’est parfois fatigant
“chômeurs et le président du de vivre avec un autre rythme.”
Conseil régional.” Beaucoup En a marre d’entendre toutes
de politiques, des gens du sortes de choses sur la vie nocthéâtre, de la musique, qui turne et sa dangerosité. Lui
viennent manger après les n’a jamais eu de problème, sauf
un imbécile de temps en temps,
“qui ne savait pas se tenir.” Il
veut plus retenir le côté enrichissant, ces contacts et les
longues discussions avec des
acteurs ou des musiciens.
“Même avec des politiques parfois. On apprend des choses.
Et puis, on fait du social aussi. Quand le directeur de banque
ou n’importe qui a un souci en
pleine nuit et veut se changer
les idées, il vient ici pour discuter avec les autres clients.
C’est un lieu d’échange.” Surtout peut-être, la nuit lui a
apporté une chose. “Tout le
monde me connaît dans la ville”, affirme-t-il fièrement. O
Ancien footballeur amateur, Lino a ouvert sa pizzeria en
1975. Artistes, hommes politiques et gens ordinaires y
défilent toute la nuit.
Bouzid, épicier : “Pas le temps de
s’arrêter pour fumer une cigarette”
n plein quartier Battant,
l’épicerie a deux visages.
Celui du jour, avec ses produits méditerranéens, une
vingtaine de sortes d’olives
différentes dans la vitrine et
une multitude d’épices colorées dans des petits pots derrière le comptoir. Et celui de
la nuit, au fond du magasin,
où les bouteilles d’alcool, surtout de bière s’entassent. “C’est
vrai qu’on ne vend pas tout à
E
fait la même chose le jour et
la nuit. C’est pas la même clientèle non plus. Et puis la nuit,
on vend aussi beaucoup de pizzas, de tartes au fromage”,
détaille Bouzid Hakkar, 43
ans, l’épicier de “l’Olive”. Sa
compagne tient la boutique la
journée, lui est là le soir, jusqu’à deux heures parfois plus,
“parce que je ferme après la
fin des bars. Beaucoup de
jeunes passent par ici et ils
Bouzid, épicier installé depuis trois ans, dans le quartier Battant. Avant, il tenait le bar juste en dessous de sa boutique.
savent que je suis ouvert s’ils
veulent finir la nuit.” Il aime
cela, lui qui se définit comme
un oiseau de nuit. Pendant
longtemps, il a été tenancier
de bar, juste en dessous du
magasin, avant de passer à
l’épicerie. Et il ne regrette pas,
“parce qu’à l’épicerie il y a plus
de passage. Et c’est festif aussi, on peut discuter avec les
clients.”
Dans l’épicerie, c’est un va-etvient permanent, presque un
client toutes les deux minutes.
La plupart sont des habitués,
l’épicier les appelle par leur
prénom. Deux hommes déposent une caisse de canettes
vides pour repartir avec les
même mais pleines. Une jeune femme vient chercher le
paquet de riz et la boîte de
conserve qui lui manquait. “Il
y a toujours quelqu’un. Parfois même on n’a même pas le
temps de s’arrêter pour fumer
une cigarette. C’est un coin étudiant, il y a du mouvement”
affirme Bouzid en souriant.
“J’aime cette rue. C’est comme
un village, tout le monde se
connaît. Ça arrive même que
des jeunes m’invitent à leurs
soirées étudiantes. C’est sympathique”, reprend-il. Il a
même reçu des cartes postales
de la part d’habitants du quartier ou d’habitués, qu’il cherche
un peu sous le comptoir près
des olives. Mais il ne les retrouve pas. O
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18
LE DOSSIER
SÉCURITÉ
700 à 800 interventions sur alarme par mois
“C’est la nuit que nous
avons le plus de travail”
À la station centrale de télésurveillance de Cyclop Sécurité, on reçoit
toute la nuit les informations en provenance des systèmes de sécurité
installés dans des entreprises ou chez des particuliers.
ne alarme sourde.
Sur l’écran en face de
Franck, opérateur de
station centrale, la
consigne s’affiche. Un
système de surveillance a
détecté une intrusion dans un
bâtiment. “Là apparaît la procédure à suivre qui consiste à
appeler des responsables désignés en cas d’alerte avant d’envoyer une équipe d’intervention sur place si nécessaire”,
explique l’opérateur en désignant du doigt les lignes affichées en rouge vif sur l’ordinateur.
Pour cette fois, fausse alerte.
Une employée est revenue chercher ses clefs sans se soucier
de l’alarme. “Les erreurs de
manipulation commises par nos
clients sur leur système d’alarme génèrent la majeure partie
des fausses alertes que nous
avons à traiter. La difficulté,
c’est de ne pas se laisser prendre
par la routine. Il faut rester vigi-
U
lant à tout moment car au milieu
de tout cela, il peut y avoir de
réels problèmes de sécurité”,
commente David Sergent, P.D.G.
de Cyclop Sécurité.
Cette entreprise privée de sécurité gère toutes les informations en provenance des systèmes
d’alarmes
de
professionnels et de particuliers. Elle compte aujourd’hui
près de 6 000 clients basés
principalement en FrancheComté, mais aussi dans toute la France.
Dans la centrale de télésurveillance, une pièce ultra-sécurisée, trois opérateurs reçoivent 24 heures/24 les
informations transmises par
les systèmes d’alarme en fonction des consignes de sécurité établies avec le client. Ils
jugent et décident de la conduite d’une intervention qu’elle
soit téléphonique ou physique.
Franck y travaille depuis deux
ans, deux semaines de nuit,
deux semaines de jour. “C’est me tous les agents d’interla nuit que nous avons le plus vention Cyclop, il est doté d’un
de travail, et le plus de contact système P.T.I.G. (Protection
avec les forces de l’ordre. Même du Travailleur Isolé Géolocasi ce n’est pas régulier. Pen- lisable) permettant de faire
appel à la station en
dant une heure, aucune alerte, nous n’avons
“Si c’est cas de besoin d’aide.
“Arrivés sur le site, si
rien à traiter et puis,
cela arrive en cascarare que nous constatons la présence d’intrus ou de
de, surtout après un
orage par exemple, ou ça tourne signes de tentatives
nous
pendant les périodes
mal, je d’effraction,
informons la station
de vacances, plus senengage alors la
sibles aux cambrion’y vais qui
procédure aux destilages” explique-t-il.
nataires d’alerte (proÀ l’extérieur du bâtijamais
priétaires, forces de
ment, Christophe,
agent d’intervention
serein.” l’ordre, etc. ). En ce
qui concerne l’interCyclop attend à bord
de sa voiture blanche identi- venant, il doit rester sur plafiable par le logo de l’entre- ce jusqu’à l’arrivée des perprise apposé sur le capot, un sonnes ou des services qui ont
œil jaune et bleu. Prêt à par- été appelés” explique-t-il.
tir si la centrale de télésur- Sur les 700 à 800 intervenveillance lui commande une tions par mois, une cinquanintervention sur alarme. taine à peine correspond à des
Quand il part en mission, il tentatives de vols effectives.
est seul dans sa voiture. Com- “Et même si c’est très rare que
AGRO-ALIMENTAIRE
La télésurveillance, une activité essentiellement
nocturne.
ça tourne mal, je n’y vais jamais
serein. Parce qu’on ne sait pas
ce qu’il peut y avoir sur le site.
On s’attend à tout, cela évite
les mauvaises surprises”,
reprend Christophe. Un peu
plus loin, son collègue reçoit
un appel de la station. Un
employé d’une grande société, équipé d’un téléphone portable amélioré permettant d’envoyer une alarme dès qu’il se
retrouve en position horizontale - en cas de malaise ou
d’agression - serait en diffi-
culté. Un quart d’heure plus
tard, l’agent est de retour. Là
encore fausse alerte. “Un responsable était en train de faire une démonstration avec l’appareil. Preuve que cela marche
et que nous sommes efficaces
et rapides !”, s’amuse-t-il. Christophe, lui, part pour sa ronde
nocturne durant laquelle il
effectuera un certain nombre
de tâches prévues parmi lesquelles la fermeture de
bureaux. O
30 000 petits pains par nuit
“Dans l’industrie, il y a un vrai confort.
Les heures sont régulières”
Boulangerie industrielle, la Comtoise des pains fournit tous les jours en pain
frais les cantines des collectivités locales de la région. Pour les employés, l’industrie est le garant de meilleures conditions de travail.
harlotte blanche sur
la tête, l’homme sort
un grand chariot. Puis
en attrape un autre,
rempli de petites boules de pâte
blanche et le place avec difficulté dans le grand four. Il fait
chaud, et l’air frais de la nuit
qui passe par la grande porte
ouverte n’y change rien. Ici, à
la Comtoise des pains, la boulangerie industrielle de Chemaudin, 30 000 petits pains,
8 000 baguettes sortent chaque
nuit des fours. À quoi s’ajoutent les pâtisseries, viennoiseries et autres pains spéciaux.
Demain matin, ils seront servis dans les cantines scolaires
- près de la moitié de la production -, les selfs de l’hôpital,
de l’armée, d’entreprises… ou
dans des hypermarchés.
“Pâtisserie et viennoiserie sont
faites pendant la journée, le
premier boulanger arrive à
17 heures le soir, ceux qui s’occupent du pétrissage de la pâte
à 19 heures, de la cuisson à
22 heures Et les camions par-
C
Un des boulangers strie les pains spéciaux - campagne,
seigle, lardons… - avant de les enfourner. Une manière
de les reconnaître après cuisson grâce à leur dessin.
tent entre 2 et 7 heures. En fait, Pendant 19 ans, il a dirigé sa
on ne ferme jamais”, énumère propre boulangerie artisanade tête le directeur, Arnaud le. Avant de devoir arrêter “pour
Bovigny. Après avoir passé plu- des raisons personnelles” puis
sieurs années dans l’artisanat, d’enchaîner les remplacements.
il a choisi l’industrie parce que Les heures, avant, il les enchaî“je voulais savoir ce qu’ils (les nait sans compter, “même s’il
industriels) avaient de plus. y avait des apprentis pour m’aiOn peut vraiment faire aussi der.” Alors pour lui, “ici, il y a
bien que le petit boulanger. un vrai confort. Les heures sont
C’est juste une autre façon de régulières. 35 heures”, explique
le boulanger.
travailler et la taille
des fours qui chan- “C’est juste une Tous parlent des
avantages du trage.”
Comme lui, la plu- autre façon de vail de nuit, “le
salaire plus intépart de l’équipe - une
travailler.” ressant et puis ni
petite dizaine de boubesoin de seconde
langers - est passée
par la boulangerie tradition- voiture ni de nounou” pour l’un
nelle. Avant de choisir une autre d’eux. Même si pour le direcvoie, souvent par usure. “Je ne teur, la réalité est peut-être
voulais plus du tout travailler plus nuancée. “Quand on a fait
dans l’artisanat, reconnaît Ben- passer les pâtissiers de travail
jamin, qui a rejoint la Com- de nuit au jour, il y a eu des
toise il y a à peine 6 mois. J’en protestations importantes.
avais marre de ne pas avoir de Maintenant, ils ne veulent plus
week-end, ni de jours de congé. changer, préfèrent rester avec
Quand tu travailles 6 jours des horaires de journée”, affirsur 7, c’est pas évident.” Un me celui-ci qui en même temps
constat que partage François. regrette la législation de plus
en plus stricte, “qui nous
empêche d’engager des apprentis avant 5 heures du matin,
ce qui n’est pas compatible avec
la boulangerie.”
Près des fours tournants, le
chef boulanger s’approche de
lui. On parle météo. “Un élément fondamental dans notre
métier. Suivant s’il fait plus
ou moins chaud ou humide, la
cuisson diffère. On peut croire
que c’est facile, le pain, mais il
n’en est rien”, reprend le chef.
Les pains spéciaux, placés sur
un tapis roulant, sortent progressivement du four central.
Dehors, sur la plate-forme d’embarquement, les caisses de pain
sont encore rares. Le mardi est
un jour calme, la plupart des
cantines scolaires sont fermées.
“Mais un jour normal, en fin
de nuit avant que les camions
ne partent, il n’est pas rare que
toute la place soit encombrée
par des paniers de pains en
attente de livraison”, affirme
le directeur, un brin fier. O
S.D.
LE DOSSIER 19
DISCOTHÈQUE
Un nouveau D.J. pour le KGB
Au plus chaud de la nuit
C’est de lui que dépend une partie de la réussite d’une soirée. Au plan musical en tout cas. Savoir chauffer l’ambiance, faire monter la tension, tout un art.
l est presque caché sur peux passer ce que je veux,
son perchoir qui sur- même quand ce n’est pas encoplombe la piste de dan- re diffusé à la radio. À Dole,
se. De là-bas, il embras- il fallait que ce soit connu pour
se du regard toute la salle, que le public accepte”, assèneencore vide en ce début de nuit. t-il.
Et casque sur les oreilles, repè- Petite barbichette branchée
re le goût musical des gens sur le menton, il a commencé
présents. “À leur façon de s’ha- en remplaçant au pied levé
biller, tu comprends tout de son frère dans une discothèque.
suite si tu as affaire à des gars Le virus est familial, son père
qui viennent pour le R & B ou aussi est dans la musique. Voie
qui sont fans de house. Ça se presque toute tracée donc.
sent au visuel”, affirme-t-il Autour de lui, dans son nid
d’aigle, des caisses de vinyle
d’un ton sûr.
Comme tous les D.J., il a un et de C.D. pleins à craquer
surnom un peu loufoque, amé- dans lesquelles il puise au
ricanisé. Lui, c’est Jeff. D.J. hasard. Petit à petit, sur la
Jeff. Il a 30 ans, dont 16 pas- piste, des jeunes se rapprosés dans la musique et la fonc- chent. “Plutôt R & B ce soir”
tion de D.J., ce qui commen- commente le D.J., tout en
ce à faire un joli palmarès. jouant avec la console qui commande les effets de
Depuis
deux
semaines seulement, L’oiseau de lumières. Il affirme
ne pas avoir de recetc’est lui qui officie
aux platines de la dis- nuit a touché te. Pour une bonne
soirée, “il faut juste
cothèque le KGB, une
à tout ou réussir à mettre ce
boîte installée dans
les gens attend’anciens entrepôts
presque. que
dent. Et quand ils
des Prés-de-Vaux,
démarrent au quart
après avoir été aux
manettes d’une des grandes de tour au moindre de tes
boîtes de Dole. Un transfert enchaînements, là tu prends
vers Besançon dont il n’est pas vraiment ton pied.”
mécontent. “Le public ici est L’oiseau de nuit a touché à
beaucoup plus pointu musi- tout ou presque. A aussi été
calement. Ils n’hésitent pas à animateur radio, puis compoapprécier les nouveautés, je siteur et producteur de ses
I
Pour D.J. Jeff, “à leur façon de s’habiller, tu comprends
tout de suite si tu as affaire à des gars qui viennent pour
le R&B ou qui sont fans de house. Ça se sent au visuel.”
propres disques. Son dernier
opus, de la house, son style
musical, marche bien dans les
boîtes de nuit partout en France, affirme-t-il. Jeff l’a conçu
la nuit, les jours de fermeture. “Parce que le jour, j’arrive
pas à me concentrer. Je sais
pas, ça vient de la lumière.
Moi, je ne peux bosser que la
nuit.” O
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20
LE DOSSIER
BARS
Calme plat après le départ des étudiants
Une nuit festive en manque de dynamisme
Fermeture à 1 heure du matin la semaine, absence de services de transport en commun la nuit, les
bars pointent toujours du doigt les mesures qui
handicapent leur activité. Et regrettent que la nuit
bisontine soit aussi peu “agitée”.
époque n’est pas des plus favo- teille de vodka et de rester chez un
rables pour étudier le micro- copain que d’aller ici ou en boîte”,
cosme de la nuit. “Nous, on regrette-t-il.
fonctionne à l’inverse de la Avant 22 heures, il n’a personne dans
côte d’Azur. Eux, c’est blindé pendant son établissement. “C’est une ville
trois mois l’été, nous on ne fonction- morte comparée à Dijon”, assène un
ne qu’avec l’année universitaire. Et autre tenancier de bar. Pour les boîtes
en ce moment, les étudiants ne sont de nuit, le constat est le même, décaplus là. Ils sont en partiels ou retour- lé dans le temps. “Parce que les jeunes
nés chez leurs parents”, constate commencent par aller danser dans
les bars et ne viennent qu’à
Fabien, le jeune gérant du
la fermeture, à partir de 3
Pop Hall, un bar immense
“C’est une heures. Ça nous laisse grosqui s’étale sur deux étages
so modo de 3 heures à 5
avec sa piste de danse.
Une soixantaine de jeunes ville morte heures du matin pour fainotre chiffre d’affaire”,
bougent en bas avec la
comparée à re
pointe le directeur du KGB,
musique, d’autres discuqui lui aussi multiplie tout
tent adossés aux murs.
Dijon.”
l’été les soirées “mousse”,
C’est une soirée spéciale
“latino” ou “plage” pour attiJamaïque. “On est obligé
de mettre cela en place, de se rer sa clientèle.
débrouiller pour les faire venir.” Et la concurrence pour les discoFabien en est persuadé, “il y a trois thèques est d’autant plus rude que
ou quatre ans, les jeunes faisaient les bars ne demandent aucun droit
plus la fête. Et quand ils sortent, c’est d’entrée. Les bars eux plaident pour
pour venir ici une heure avant la fer- un allongement de leurs horaires
meture, tout à la fin. C’est sûr, ça d’ouverture, fixé à 1 heure en semaicoûte moins cher d’acheter une bou- ne et 2 h 30 le week-end. “Notam-
L’
Au Pop Hall, comme dans de nombreux bars, l’activité culmine pendant l’année universitaire.
ment le jeudi soir, le jour des fêtes
étudiantes. En ce moment, on a le
droit d’ouvrir le dimanche jusqu’à 2
heures. Sauf que personne ne sort le
dimanche”, remarque Fabien, qui
soulève aussi le problème du transport. “Pourquoi n’y aurait-il pas comme cela existe déjà dans d’autres villes
des bus nocturnes ?” Mais ajoute-til, “À Besançon, ça bouge quand même.
Si on compare avec d’autres villes de
même taille, on n’est pas si mal.” O
LE DOSSIER 21
C ASINO
De 10 000 à 30 000 euros de gains
“On est aussi là
Chaud!
pour conseiller au Chaud!
joueur d’arrêter” Chaud!
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O
pier lance la boule sur gain.” Et “pour voir
une des deux tables de aussi comment ça se
jeu, au fond de la sal- passe dans d’autres
le. André Guillemin- casinos”, s’amuse-t-il.
Laborne surveille d’un Le soir, la clientèle
œil. À 37 ans dont 13 âgée a déserté les
de casino, il est chef lieux, place aux habide partie, dirige l’équi- tués. “Il y a une sorte
pe de deux croupiers de jeu entre eux, à celui
qui se relaient. “C’est qui réussira le plus
le même principe que beau coup. Certains ont
leur machine
la roulette
fétiche”, soumais beauLe
plaisir
rit le chef de
coup
plus
simple. La peut parfois salle. Combien jouentboule, c’est le
jeu historique,
tourner à ils en moyenne, on ne le
bien avant
l’autorisation l’obsession. saura pas.
Par contre,
des machines
à sous qui n’est inter- les sommes gagnées
venu qu’en 1987”, peuvent, elles, être
explique-t-il. Il faut importantes. Il n’est
miser sur un chiffre, pas rare qu’elles atteiet remporter la mise gnent 10 000 à 30 000
si la boule désigne le euros. Mais le plaisir
bon numéro. Caissier du jeu peut parfois
pendant un temps à tourner à l’obsession.
l’ancienne discothèque “Alors on est aussi là
des lieux, il est arrivé pour conseiller au
un peu par hasard au joueur d’arrêter. Surjeu de la boule. Pas for- tout quand ce sont des
cément passionné, il habitués, qu’on connaît
joue parfois, dans leurs limites, leur budd’autres casinos - les get, on se le permet. On
employés ne peuvent n’est pas là pour plupas jouer sur leur lieu mer les gens. L’imporde travail - mais plus tant, c’est quand même
pour le “côté ludique, de donner du plaisir”,
le plaisir que pour le conclut André. O
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n a à peine
franchi le
hall d’entrée,
avec ses distributeurs de
billets de banque où
des clients attendent
patiemment pour s’approvisionner. Et déjà
le bruit est là. Un bruit
de cliquetis, de ferrailles qui sonnent
avant d’être avalées
par les machines à
sous, de pièces qui tombent dans un joyeux
désordre - on a gagné
- et de petites mélodies
désuètes quand la
machine est actionnée.
Le casino est un monde de bruit autant que
de couleur. Parfois, une
musique retentit, plus
forte que les autres,
accompagnée d’un jeu
de lumière sur les plafonds. “Signe que quelqu’un vient de remporter un gain quelque
part. Et pour les habitués, ils devinent
même, à la mélodie diffusée, quel genre de
machine a remporté la
mise”, explique le chef
de salle, oreillette en
place.
“Faites vos jeux.” Un
peu plus loin, le crou-
*Hors adaptation au sol, VRD, papiers peints, peintures, moquettes et zone sismique. Photos non contractuelles. Aménagements extérieurs non compris. Offre valable jusqu’au 30 août 2005
Le jeu la nuit, loisir pour les uns, dépendance pour d’autres.
à envoyer à : BATILOR BP 3093
25047 BESANÇON CEDEX
Neptune, T6, surface aménagée 115,70 m2 + sous-sol complet
RETOUR SUR INFO - GRAND BESANÇON
L’actualité bouge, les dossiers
évoluent. La Presse Bisontine
revient sur les sujets abordés dans
ses précédents numéros, ceux qui
ont fait la une de
l’actualité du Grand Besançon.
Tous les mois, retrouvez
la rubrique “Retour sur info”.
Un ménage du
Grand Besançon
sur dix sous le
seuil de pauvreté
lus de 8 500 ménages
vivent actuellement sous
le seuil de pauvreté dans
l’agglomération bisontine, selon
le tableau de bord publié par
l’agence d’urbanisme de l’agglomération, l’A.U.D.A.B. Édité
pour la première fois, ce document qui réunit des données statistiques provenant des différents acteurs institutionnels dans
les domaines social, économique
ou environnemental, dresse un
panorama de l’agglomération.
Près d’un ménage sur dix vit
donc avec moins de 718 euros
par mois pour une personne seule, selon ces chiffres qui montrent également une forte progression de la paupérisation d’une
frange de la population, avec
1 000 foyers de plus concernés
par rapport à 1998. Et en tout,
ce sont près de 13 000 ménages
qui se trouvent dans une situa-
P
tion très précaire ou de pauvreté, proche ou inférieure au seuil
de pauvreté. La plupart (88 %)
résident à Besançon. Par ailleurs,
affirme l’étude, le nombre de
dossiers de surendettement
déposés à la Banque de France
augmente, avec 899 demandes
en 2004 contre 789 en 2003, souvent suite à des situations de
perte d’emplois ou de divorce.
Enfin, le nombre de chômeurs a
augmenté dans l’agglomération
en 2004, avec 12 609 demandeurs d’emplois enregistrés à
l’A.N.P.E., concentrés principalement à Besançon, Rancenay
et Champvans-les-Moulins où
le taux de chômage dépasse les
10 %. Et l’emploi devient de plus
en plus précaire. Dans le même
temps, 62 % des annonces diffusées par l’A.N.P.E. concernaient
des emplois d’une durée inférieure à 6 mois.
23
Contournement de Besançon :
le ministre saisi du dossier
e nouveau ministre des Transports et
de l’Équipement, Dominique Perben,
à peine installé, a déjà entre les mains
le lourd dossier “voie de contournement”
de Besançon. Après la manifestation des
élus en avril dernier devant la préfecture
du Doubs, après “le plan Marshall” (sans
résultat pour l’instant) demandé par le maire de Besançon, voilà que la députée du
Doubs Françoise Branget prend le relais.
Elle a poussé les portes de l’Élysée afin
d’obtenir un entretien rapide avec M. Perben, pour lui faire part, une nouvelle fois,
de l’impatience des Bisontins sur le sujet.
Une question officielle écrite à destination
du gouvernement est parue ce mardi 21
juin au journal officiel. Question dans laquel-
L
le Françoise Branget rappelle “le doublement du coût du projet”, passé de 73
millions d’euros dans l’avant-projet de
1993 à 150 millions aujourd’hui. D’après
nos informations, il aurait été proposé
de sortir ce lourd dossier du contrat de
plan et de constituer un avenant spécifique consacré au contournement de
Besançon. L’idée serait peut-être de
redéployer les crédits d’autres travaux
routiers non encore engagés pour les
recentrer sur la voie des Mercureaux.
Le nouveau ministre des Transports
devrait répondre à cette sollicitation
dans les prochaines semaines. “J’ai
demandé des réponses concrètes” termine l’élue bisontine. O
Bricostoc n’en
finit pas de liquider
a municipalité de Dannemarie-sur-Crète s’attendait à se voir soumettre des
propositions d’enseignes pour le printemps dernier de la part de la société Erdec
désormais propriétaire des bâtiments Bricostoc. Elle devait avancer une liste de magasins susceptibles de venir s’installer dans
ces vastes locaux (8 500 m2) à la suite du
départ de Bricostoc. Le problème est que
le discounter du bâtiment n’a pas terminé
sa liquidation débutée il y a un an. Il semble
vouloir aller jusqu’au bout du sursis de deux
ans qui lui a été accordé par le nouveau propriétaire pour cesser son activité. Selon nos
sources, le bail court jusqu’en 2006. À cette date, il est probable que le locataire devra
faire place nette.
Résultat, le projet de réaménagement commercial du site est retardé d’un an. “Per-
L
sonne ne semble se plaindre de cette situation” indique Gérard Galiot,
maire de Dannemarie-sur-Crète. Le
dossier ne semble s’accompagner
d’aucune polémique, ni du côté du
propriétaire, ni du locataire ou de la
municipalité. Il suffit juste de prendre
son mal en patience.
Erdec devrait lancer une nouvelle
campagne de prospection auprès
d’un certain nombre d’enseignes en
mesure d’être intéressées par les
locaux qui seront découpés en plusieurs cellules commerciales. Elle les
soumettra ensuite au printemps prochain. La commission départementale d’équipement commercial
(C.D.E.C.) devra se prononcer à terme sur les futurs commerces. O
Retrouvez le prochain numéro de
le 22 août 2005
LE GRAND BESANÇON
24
I MMOBILIER
Vacance en baisse
Logement social cherche locataire
Les bailleurs sociaux constatent que le nombre de logements vacants a tendance à
diminuer. Plusieurs explications sont apportées à ce phénomène. Le Grand Besançon compterait encore 5 000 logements vacants.
e calendrier est arrêté.
En 2007-2008, Habitat 25 va démolir l’immeuble situé au 2, 4, 6,
de l’avenue de l’Ile-de-France
à Planoise. Une soixantaine
de logements vont disparaître
et une trentaine de familles
sera relogée par l’organisme
bailleur. Les problèmes de
délinquance rencontrés dans
le quartier sont une des motivations avancées par Habitat 25 pour justifier cette décision. Mais ce n’est pas tout.
L’image de marque dégradée
de cette partie de la ville dissuade les candidats potentiels
à l’habitat social. “Rares sont
les personnes qui veulent habiter à Planoise. Pourtant les
logements sont de bonne qualité. Mais nous avons très peu
de demandes” commentent les
services d’Habitat 25.
Aujourd’hui, plus de 30 logements sur les 1 600 gérés par
cet organisme à Planoise sont
vacants. “Les chiffres ont été
plus élevés. Mais il n’empêche
que cette donnée est importante.” Sur l’ensemble du parc
immobilier d’Habitat 25 qui
compte 10 000 logements, 218
sont vides. “Il y a eu pire. Au
L
début des années 90, on en veulent déménager. C’est une
réalité.”
recensait 400.”
Bregille est dans la même situa- De façon plus nuancée, l’offition que Planoise, mais pour ce H.L.M. municipal qui prendes raisons différentes. “Les dra bientôt l’appellation de
logements qui datent des années Grand Besançon Habitat,
60 sont plus vétustes. Ensuite, confirme le constat dressé par
force est de constater que les Habitat 25. L’Office qui gère
familles hésitent à scolariser 5 000 logements sur Besançon
et le Grand Besanleurs enfants aux
Clairs-Soleils.”
“Les gens çon, dont 2 200 à Planoise indique que
Inversement, l’organisme H.LM. enre- souhaitent “75 % de la demande porte sur 25 % de
gistre des listes d’atvivre dans notre parc immobitentes de personnes
comme le souqui cherchent à s’insde petites lier”
ligne Denis Baud,
taller dans les quartiers comme Saint- structures.” président de l’Office.
Là aussi, la vacance,
Ferjeux ou les
qui est de 140 apparChaprais ainsi que
dans la plupart des communes tements aujourd’hui, a tende la proche périphérie de dance à diminuer. “C’est un
Besançon. Dans ces secteurs, point positif. Cependant, s’il y
la vacance n’existe pas. “Nous a une baisse, elle est due à la
sommes saturés de demandes. paupérisation des candidats à
C’est une évidence, les gens la location qui progresse. J’en
recherchent les quartiers calmes. veux pour preuve qu’en 2004,
Quand vous rentrez chez vous la moitié de nos nouveaux
et que la cage d’escalier est entrants se situe à environ 20 %
souillée où que vous êtes en deçà du plafond exigible.
confrontés à de la petite délin- Nous sommes confrontés à des
quance quotidienne, vous cher- gens qui sont dans une réelle
chez à partir. Actuellement, on situation de pauvreté. Des
reçoit énormément de dossiers familles de quatre personnes
d’habitants de Planoise qui ont des revenus qui ne dépas-
sent pas 700 euros par mois.”
À Planoise, 49 logements gérés
par l’office sont vides, “ce qui
est très peu. Il y a des secteurs
dans ce quartier qui se louent
mieux que d’autres” ajoute
Denis Baud. Fontaine-Écu est
le deuxième site où la vacance est la plus élevée avec 46
logements vides.
Par opposition à ces chiffres,
il faut préciser qu’actuellement,
1 500 personnes sont en liste
d’attente à l’Office Municipal
H.L.M. pour obtenir une location. Cela ne veut pas dire
qu’elles n’ont pas de toit, mais
elles cherchent au moins à en
changer.
Le problème est que l’habitat
collectif tel qu’il a été conçu
dans les années 60-70 “n’est
plus adapté aux attentes des
locataires, qui souhaitent vivre
dans de petites structures comme les nouvelles résidences Édith Piaf par exemple”, dans le
quartier Paul Pesty. La ville
souhaite favoriser à l’avenir ce
type de logements. En 2008,
elle devrait déconstruire à Planoise l’immeuble du 1, 3, 5, rue
de Cologne qui compte une centaine d’appartements. La barre située le long du boulevard
Offrez ou offrez-vous
Les résidences Édith Piaf, récemment inaugurées
par l’office municipal H.L.M. dans le quartier Pesty.
dans le quartier Fontaine-Écu
devrait connaître le même sort.
De son côté, H.D.L. lance une
opération en direction des privés. Cet organisme a recensé
à Besançon et dans neuf communes environnantes, “5 000
logements vacants.” Le but est
de proposer aux propriétaires
une subvention de 5 000 euros
par le biais de l’A.N.A.H. (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) pour réhabiliter ces biens et les mettre
ensuite sur le marché locatif. O
T.C.
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LE GRAND BESANÇON
LOISIRS
25
Qualité de l’eau
C’est l’heure du grand bain !
Dans la rivière Doubs, toutes les
baignades aménagées en milieu
naturel sont autorisées. C’est le
résultat d’une étude rendue par la
D.D.A.S.S. sur la qualité de l’eau juste avant la saison d’été. En revanche,
Loue et Ognon toujours interdits.
a Direction des affaires
sanitaires et sociales
vient de publier les
résultats d’analyses
2004 de l’eau des baignades en milieu naturelle du
Doubs. L’été dernier, elle a passé en revue les 10 plages aménagées qui ont toutes fait l’objet d’un contrôle bimensuel. Ce
dernier bilan ne présente pas
de grandes différences avec les
résultats relevés en 2003.
Le drapeau vert flotte toujours
sur la plage d’Osselle qui
obtient un A (eau de bonne qualité). C’est un classique. Brognard, près de Montbéliard,
décroche aussi un A, comme la
plage de Labergement-SainteMarie dans le Haut-Doubs.
Ensuite, Point-de-Roide et les
six autres baignades du Lac
de Saint-Point obtiennent un
B (eau de qualité moyenne).
Globalement sur ces sites, l’eau
est de qualité constante d’une
année sur l’autre. “On remarque
cependant qu’un certain nombre
de baignades sont passées de
L
A à B. C’est lié à des épisodes
orageux qui ont lessivé les sols.
Mais l’eau reste propre à la baignade” indiquent les services
de la D.D.A.S.S.
L’organisme sanitaire a aussi
constaté une évolution de la
transparence de l’eau à ces différents endroits. La rivière est
plus trouble. “C’est dû aux
caractéristiques des fonds géologiques. Il s’agit de fines particules d’argile qui remontent
à la surface.” Ce paramètre ne
suffit pas à interdire la baignade. Par contre, il impose
plus de vigilance envers les
jeunes baigneurs. “Ça peut
poser des problèmes de sécurité. Nous demandons dans ce
cas aux parents de veiller sur
les enfants.” Ce constat est particulièrement vrai pour la plage d’Osselle.
Juste avant le rush de cet été,
la D.D.A.S.S. a débuté une nouvelle campagne de prélèvements qui se terminera au mois
d’août et dont les résultats
seront livrés l’an prochain.
FERRIÈRE-LES-BOIS
En bref
Fermes
Le Chambre d’Agriculture du
Doubs organise le concours des
fermes fleuries 2005. Les exploitations recevront début juillet la
visite inopinée du jury. Rens. :
03 81 65 52 52.
Peinture
Le peintre bisontin Arnaud de
Vregille expose jusqu’au
10 octobre prochain à la villa
palladienne de Syam (Jura). Il
est décrit par l’encyclopédie
des arts en Franche-Comté
comme un “peintre atypique
qui recherche au sein de l’abstraction l’émergence lointaine
du figuratif.”
École
Le drapeau vert flotte sur la plage d’Osselle. C’est une constante.
Néanmoins, les premières données confirment la tendance
2004. Après 2 analyses, dont
la première remonte au 2 mai,
Osselle campe sur son A. Les
autres plages feront à leur tour
l’objet de tests. “Nous effectuons toujours un prélèvement
avant la saison, soit deux
semaines en moyenne avant
l’ouverture des sites aménagés
au public, afin de vérifier qu’il
n’y a pas de problèmes.”
Pendant ces opérations de
contrôle, les services de la
D.D.A.S.S. tiennent compte
d’un certain nombre de paramètres dont l’évolution indi-
quera le niveau de la qualité
de l’eau, propre ou non à la baignade. Il y a pour commencer
des estimations visuelles qui
permettent de qualifier les
caractéristiques physico-chimiques de l’eau (coloration
anormale, présence de mousses,
odeurs de phénols, transparence). Ensuite les échantillons
prélevés finissent au laboratoire où des spécialistes recherchent des bactéries indicatrices
de contamination fécale (streptocoques fécaux) ainsi que des
bactéries indicatrices de qualité du milieu naturel (coliformes totaux).
Si les eaux du Doubs sont toujours propres à la baignade, le
drapeau rouge flotte encore
sur les dix plages de la Loue
et de L’Ognon fermées par arrêtés municipaux, notamment à
cause de la qualité de l’eau. “Il
y a actuellement des contrats
de rivière sur ces deux cours
d’eau qui devraient permettre
d’améliorer la situation.” Dans
quelques années peut-être les
baigneurs auront le plaisir de
piquer à nouveau une tête
rafraîchissante dans une de
ces rivières. O
T.C.
L’E.C.M. (école de commerce
et management) ouvre ses
portes à la rentrée 2005 à Besançon. Située au parc Lafayette,
elle s’adresse à tous les étudiants qui souhaitent, après un
D.E.U.G. ou une licence universitaire, un B.T.S. ou un D.U.T.
tertiaire, préparer une formation diplômante de niveau II. Et
à tous les salariés souhaitant
exercer une fonction de cadre.
Rens. : 03 81 41 85 80.
Portes ouvertes le 29 juin au 7,
rue Alfred de Vigny.
Vacances
L’association Étoile sportive de
Saint-Ferjeux propose des
séjours été 2005 dans le HautDoubs pour enfants et adolescents. “Tout doux les vacances”
et “aventures dans les sapins”.
Rens. : 03 81 88 29 12.
200 spécimens en France seulement
Irish cob, mon amour
Depuis trois ans, Frédérique Beguenin a ouvert une ferme
équestre près de Saint-Vit et se consacre à l’élevage des Irish
cob. Une race rustique, d’origine irlandaise, encore rare en
France qu’elle entend bien promouvoir.
Le coup de foudre a eu lieu
devant la télé. Ce soir-là,
était diffusé un film, “le
cheval venu de la mer”, un conte
pour enfants, sur le sort réservé aux gitans dans la société
irlandaise. “C’est là que, pour
la première fois, j’ai vu ces chevaux, si particuliers. Aussitôt,
je me suis documentée sur eux,
j’ai fait des recherches. Et c’est
alors que j’ai su qu’ils faisaient
partie de la race des Irish cob”,
explique Frédérique Beguenin.
Dans la foulée, en 2002, la jeune femme longiligne aux cheveux bouclés est partie à
Dublin, et en a ramené deux
chevaux. Et s’est lancée dans
l’élevage. Désormais, elle possède 18 Irish cob dans sa ferme équestre. Des bêtes imposantes, à la carrure massive,
longs poils aux pattes et taches
blanches et noires sur le dos.
“Ça a été un vrai coup de cœur.
Au niveau du physique, j’adore leur côté rondouillard. Et
L
côté caractère, c’est des crèmes, Pour ses 30 ans, Frédérique,
ils sont même hyper pot de col- passionnée depuis son enfanle”, ajoute la jeune femme, en ce par les chevaux et l’équitacaressant la tête de Liffey, sa tion, a reçu sa première jument.
C’est là que la licenciée en psyjument préférée.
La race, originaire d’Irlande chologie a décidé de réaliser
son rêve d’enfance et de
et longtemps utili“faire quelque chose avec
sée principalement
par les gitans, est Elle dresse ma passion et réussir à
encore rare en Fran- le portrait en vivre.” A racheté la
ferme où elle est maince avec moins de 200
spécimens. “Mais on de chacune tenant installée, à la
sortie de Ferrière-lesest en train de s’organiser. Nous avons des bêtes. Bois et est partie chercher ses chevaux irlancréé une association
pour promouvoir la race il y a dais. “Au début, ce n’était pas
deux mois. Et nous nous dépla- si facile à faire accepter par les
çons sur tous les salons du che- autres agriculteurs. Une ferme
val pour les montrer. À Dijon, équestre, en plus tenue par une
à Mâcon, à Besançon pour la femme, c’était un peu mal vu”,
fête du poney”, explique Fré- raconte-t-elle.
dérique. Et les Irish cob atti- Dans le hangar, deux jeunes
rent de plus en plus de pas- stagiaires nourrissent la trensionnés. “Des groupes sont taine de chevaux et de poneys
venus de la Marne, de Suisse de la ferme équestre. Frédémême pour voir ces chevaux rique, elle, passe de l’un à
dont ils ont entendu parler mais l’autre, dresse le portrait de
qu’ils n’avaient pas encore vu.” chacune des bêtes, leurs petites
Avec sa ferme équestre, Frédérique Beguenin réalise son rêve d’enfant.
habitudes. Deux petits poulains Irish Cob sont nés cette
année. À côté de l’élevage, Frédérique organise aussi des randonnées équestres avec ses chevaux. “Ils sentent comment la
personne sur leur dos se sent.
Du coup, ils n’accélèrent pas
tant que le cavalier n’est pas
prêt et est stressé. Et même des
gens qui jusqu’à maintenant
avaient peur des chevaux y trouvent leur plaisir”, dit-elle.
À l’avenir, elle souhaiterait travailler avec les enfants en difficulté, faire de l’équithérapie,
parce que “c’est très valorisant.
Et les chevaux se prennent au
jeu. Il y a une vraie complicité qui se développe.” Depuis
quelques mois, un petit garçon autiste vient monter régulièrement dans la ferme
équestre. “Quand on voit son
sourire sur le cheval, c’est le
plus beau cadeau”, reprend
Frédérique. O
S.D.
ÉCONOMIE - COMMERCE
26
LARNOD
60 euros la nuit
Suites à la ferme comtoise
Un couple de Larnod, Angélique et Philippe Coullerez, a réalisé un vieux rêve et installé deux suites d’hôtes dans leur ferme
comtoise rénovée. Une formule qui séduit les touristes.
n fait depuis que je tons améthyste et chocolat pour
me suis lancée, j’ai l’autre, sa préférée.
l’impression de Pour elle, c’est avant tout la
revivre, d’être beau- réalisation d’un vieux rêve.
coup plus épanouie. C’est une “Cette ferme, on l’a achetée il
énergie très positive”, affirme y a trois ans. Et nous qui
Angélique Coullerez d’une voix aimons recevoir, on s’est dit
joyeuse. La jeune femme de 38 que faire une chambre et table
ans a ouvert une suite d’hôte d’hôtes serait bien. Et comme
dans une vieille ferme com- mon mari s’est retrouvé au chôtoise du XVIIème siècle de Lar- mage, on avait même fait une
nod. Puis une deuxième à la étude. Mais il a trouvé un
fin de l’été dernier. Des petits emploi au moment où il allait
appartements de 50 m2 envi- se lancer”, raconte Angélique.
Finalement, elle a
ron, avec leur salon particulier - ce qui justifie Angélique attendu un peu puis
s’est jetée à l’eau. “Ça
le terme de suite - et
baignoire thalassothésait ce a changé ma vie. Parce qu’on rencontre telrapie à 60 euros la nuit,
qui fait lement de gens diffépetit dej’ compris. “On
rents. C’est un vrai
voulait vraiment proposer quelque chose fondre le enrichissement sur le
de la culture”,
d’un peu différent. Et
client. plan
reconnaît-elle. Son
en même temps rester
mari s’occupe de la cuiavec un prix abordable
pour qu’un public varié puis- sine, fait partager sa passion
se en profiter”, explique-t-elle. de l’œnologie, elle gère le resElle a choisi elle-même la déco- te. “Nos amis ne comprenaient
ration, rustique pour l’une des pas. Avoir toujours des étranchambres, moderne dans les gers chez soi, leur confier les
“E
clefs, ça les dépassait.”
Certains clients sont devenus
des habitués. Comme ce commercial qui vient pendant toute la semaine depuis janvier,
“parce qu’il en a marre de manger tout seul avec son journal.”
Il y a aussi les belles rencontres,
ce couple d’Anglais resté à Larnod pendant trois jours qui les
a invités en Grande-Bretagne,
ou ce réveillon passé à discuter et faire la fête jusqu’au petit
matin.
Angélique sait aussi les petites
attentions qui font fondre le
client. Prépare des surprises
selon les circonstances. Cet
été, un couple en voyage de
noces a réservé. Ils auront droit
au petit chemin en pétale de
roses jusqu’à la chambre ou la
coupe de champagne au pied
du lit, elle l’a déjà prévu. “Ce
n’est pas une affaire pour moi,
c’est une passion. En fait, je ne
pourrais plus vivre sans”, sourit-elle. O
S.D.
Laissez-vous tenter par le Pain de la diligence
a boulangerie du “P’tit
Dép’ à Besançon a
ouvert un nouveau
point de vente à Larnod, route de Lyon. Il
s’agit du “Pain de la diligence”. Une enseigne située à l’entrée du village en bordure de
la R.N. 83. Pour l’instant, tous
les produits proposés (pain,
viennoiserie, épicerie, traiteur)
par Candy et Aline qui vous
accueillent sont fabriqués dans
le fournil du P’tit Dép’. “Mais
L
à l’avenir, il est prévu que la
fabrication se fasse à Larnod”
indique le gérant Romain Rougeot.
Cet artisan boulanger fabrique
le pain à partir du blé cultivé
par son frère Jean-Marc, agriculteur à Lavernay, qui est
ensuite transformé dans un
moulin à Fougerolles. Le pain
est presque une affaire de famille ! “Tout est fabriqué maison”
poursuit Romain Rougeot.
Depuis sa récente ouverture,
ce point de vente a trouvé son
public. Cependant, pour l’instant, les clients rencontrent
quelques soucis de stationnement qui ne sont que temporaires, le temps que le parking
situé devant le magasin soit
aménagé afin de favoriser l’accueil.
Le “Pain de la diligence” est
ouvert tous les jours de 6 h 30
à 13 h 30 et de 15 h 15 à
20 heures Le jour de fermeture est le mardi. O
Angélique Coullerez vient de terminer l’aménagement de ses “suites d’hôtes”.
Pikaprint’ donne des couleurs à vos impressions
n japonais, “pika” signifie être très réactif.” Un
“E
qualificatif taillé sur mesure pour Véronique Py, gérante de l’imprimerie Pikaprint’
qui emploie trois personnes.
Cette nouvelle enseigne installée depuis quelques mois
dans la pépinière d’entreprises du chemin de Palente
(anciens locaux Lip), se distingue par sa souplesse et sa
réactivité. Elle est équipée
d’une machine numérique
haute précision qui lui permet de réaliser tous types de
travaux. Brochures, dossiers
de presse, prospectus, dépliant
A 3, A 4, A 5, menus têtes de
lettre, cartes de visite, flyers,
étuis C.D.,faire-parts, les possibilités sont suffisamment
larges pour répondre à toutes
les demandes dans les
meilleurs délais. Pikaprint’
s’adresse aux professionnels,
aux associations et aux particuliers.
Les impressions se font sur
différents supports, de toute
une gamme de papier à l’adhésif vinyle en passant parle le calque. “On travaille avec
beaucoup de souplesse, c’està-dire que nous pouvons réaliser des petites ou des grandes
séries en fonction de la demande” indique Véronique Py. Si
un client a réalisé lui-même
un document et qu’il souhaite seulement l’imprimer dans
de bonnes conditions, il peut
aussi solliciter Pikaprint’.
Pour la rentrée de septembre,
cette imprimerie lance une
opération spéciale à destination des associations en leur
proposant de réaliser des programmes, flyers et autres
documents à des tarifs préférentiels. O
Renseignements :
03 81 80 45 26
Le Rallye étoffe son espace multi-services
e tabac-presse-loto Le Rallye situé au 51 de la rue de
LVesoul
élargit encore son offre
Romain Rougeot gère le “P’tit Dép” et le “Pain de la diligence”.
de services. Depuis le mois
de mai, le buraliste Dominique Mussot a équipé son
magasin d’une cabine automatique et numérique pour
permettre à sa clientèle de
réaliser librement des photos d’identité pour 3 euros les
6 clichés. Ce nouvel équipement vient s’ajouter à d’autres
prestations qui font du Rallye un point multi-services.
Location de cassettes et
D.V.D., plastification de documents, plans de Besançon,
photocopies, boissons chaudes
et fraîches, pains, articles
cadeaux, carterie événementielle, sont quelques-uns des
services quotidiens proposés
par ce commerce de proximité. “J’essaie de rendre tous
les services que me demandent mes clients. Sans arrêt
je suis à l’affût de nouvelles
prestations innovantes. Non
seulement cette démarche
motive le personnel, mais elle
conforte aussi la clientèle.
C’est un atout pour le quartier” explique Dominique Mussot.
Ce buraliste participe aussi
à d’autres opérations ponctuelles. Par exemple, après
les roses de la fête des mères,
il a mis en place une animation pour la fête des pères en
partenariat avec Sidaction.
Les 18 et 19 juin, des préservatifs étaient distribués à
l’entrée du Rallye. Une manière originale d’informer le
public sur un sujet qui reste
un phénomène de société. O
L’ÉCONOMIE
Une toute nouvelle carte Eté Midi et Soir... Le Restaurant Chez Barthod...
Avec ses assiettes repas à 17
€ ( Vin servi à discrétion),
un grand choix vous sera
proposé parmi le tartare de
saumon et St Jacques, en
passant par les brochettes
d’aiguillettes de canard aux
grillottes ou, sans oublier les
incontournables assiettes
régionales. Toujours d'ac-
LOISIRS
tualité, le Restaurant peut
vous servir sa formule midi
15 € ( Assiette + Vin servi à
discrétion).Enfin, si toutefois vous désirez passer un
bon moment gastronomique,
nous vous proposons le menu
coup de cœur à 50 € avec ses
accords, mets et vins .
27
Le Vin
Grande sélection pour les Rosés : De 3 à 22€50
Coup de coeur sur les doma- Grenache, Cinsault, Syrah.
niers 2004 Ott Sélection à 9€ Brillance et limpidité, fraicheur
Les Domaniers Rosé est issu de
vignes implantées en coteaux,
ce vin est le résultat savoureux
d'un assemblage typique de l'appellation Côtes de Provence :
de fruit accentué sur pêche et
abricot, notes de fleurs blanches
et d'épices. Délicieux sur charcuterie, volailles, viandes
blanches, poissons, plats provencaux et orientaux.
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Besançon Nautic, route de Beure
Denis Acerbi :
“Le bateau reste
un produit de luxe”
En cette période estivale, La Presse Bisontine se jette à l’eau
et fait le point sur l’activité nautisme. Besançon Nautic est la
plus ancienne entreprise bisontine de ce secteur d’activité a
priori marginal mais qui a pourtant de nombreux adeptes.
a Presse Bisontine : Une entre- çon Nautic était né. On était
prise de nautisme dans le sec- alors en pleine mode du ski nautique. En 1987,
teur de Besançon,
Nautic a
ça peut surUne école Besançon
même eu la “Rose
prendre. Comment est
né Besançon Nautic ?
de plongée d’or” de la meilleure progression du
Denis Acerbi : L’enavec deux chiffre d’affaires pour
treprise a été créée
la marque Jeanneau.
il y a 21 ans. Aupamoniteurs. J’ai repris l’enseigne
ravant, une péniche
il y a 5 ans, nous
était basée au bord
du Doubs, entre Besançon et sommes actuellement 6 perBeure. Le bateau faisait plus sonnes.
ou moins office d’atelier de réparation et de métallerie pour les L.P.B. : Comment se répartit l’activipêcheurs du coin. Les respon- té de Besançon Nautic ?
sables de cette péniche se sont D.A. : Nous faisons essentiellerendus compte qu’il y avait un ment de la vente et de la répacertain potentiel. Ils se sont ration de bateaux. Le plus gros
alors mis à vendre des moteurs des ventes se fait sur des
pour petits bateaux. M. Bertin, bateaux habitables de 7 ou 8
qui travaillait sur cette péniche, mètres pour les lacs ou la mer.
a décidé de créer une entrepri- Ce sont des sortes de campingse et de construire un bâtiment cars sur l’eau. C’est du nautisau milieu des années 80. Besan- me de loisir.
L
L.P.B. : Il y a une vraie demande de
ce genre de produits sur le Grand
Besançon ?
D.A. : Pas uniquement sur la
région. Nous travaillons notre
clientèle sur un secteur beaucoup plus large. Nous rayonnons sur toute la France, et
même à l’étranger : Espagne,
Maroc, Italie… J’ai eu récemment un client de la région de
Venise. Ce sont des personnes
qui recherchent tel type de
bateau ou qui repèrent une occasion qu’ils ne trouvent pas
ailleurs. La clientèle en provenance de la région représente
environ 35% du total.
L.P.B. : La part des bateaux neufs estelle plus importante que celle des
bateaux d’occasion dans les ventes?
D.A. : Aujourd’hui, il se vend
plus de bateaux neufs que d’occasion. Mais le marché du nau-
Denis Acerbi,
gérant de
Besançon Nautic.
moyenne de nos ventes se situe
entre 20 000 et 30 000 euros.
Mais c’est très variable. En 2003
par exemple, nous avons vendu un modèle à 198 000 euros.
Pour avoir un ordre d’idée, pour
20 000 euros, on a déjà un bon
produit, un bateau de 5 ou 6
mètres avec plusieurs
couchettes. Le genre
Entre 50 d’embarcation avec
on peut passer
et 100 laquelle
plusieurs nuits en mer
permis et faire des mini-croisières.
tisme de loisir est très fluctuant.
2003 a été par exemple une
excellente année, avec une augmentation de notre chiffre d’affaires de plus de 60% cette
année-là. 2004 a été une année
moyenne. Quant à 2005, on ne
sait pas vraiment ce qui se passe, mai et juin ont été
des mois très difficiles.
L.P.B. : Le phénomène du jet ski n’estil pas retombé?
D.A. : Il s’est stabilisé. Le problème sur le secteur de Besançon, c’est qu’il y avait 2 zones
de vitesse, dont une située dans
la Boucle, à hauteur du pont
Battant. Pour deux personnes
qui se sont plaintes du bruit,
cette zone a été supprimée l’an
dernier. C’est très dommage car
le jet ski est un sport sans risque
L.P.B. : Pratiquer le nautiset très sympa. Peut-être que du
me de loisir est-il accessible
côté de la gravière d’Osselle,
au plus grand nombre?
une zone sera bientôt aménaD.A. : Il faut reconnaître
gée. Pour l’achat d’un jet ski, il
que le bateau reste un
bateau
L.P.B. : Quelle est le volu- faut compter entre 5 et 15 000
produit de luxe. Cela
par an. me annuel de vos ventes ? euros selon le modèle.
coûte assez cher, en
D.A. : Selon les années,
argent mais aussi en
temps. Il ne faut pas croire c’est entre 30 et 40 bateaux, L.P.B. : Quelles sont les autres actiqu’une fois le bateau acheté, il ainsi que des moteurs seuls et vités de Besançon Nautic ?
ne faut plus s’en occuper. Nous 5 à 10 jet skis. Notre chiffre d’af- D.A. : Nous avons un atelier répaexpliquons à nos clients poten- faires se situe entre 1 et 1,5 mil- ration ainsi qu’une école de plontiels qu’un bateau, c’est aussi lion d’euros pour les bonnes gée avec deux moniteurs, et le
magasin d’articles de plongée,
de l’entretien. Côté budget, la années.
le plus complet de la région.
Plus un moniteur de bateauécole qui fait passer le permis
bateau. Nous sommes en train
de restructurer l’entreprise pour
bien séparer les activités avec
un gérant pour chacune d’entre
elles.
L.P.B. : Des projets ?
D.A. : Un projet de nouvelle activité qui reste à confirmer. Ce
serait dans un sport pour lequel
il n’existe quasiment rien dans
la région : le tir à l’arc. Sans
soute dans le courant de cette
année.
L.P.B. : Les adeptes au permis bateau
sont-ils nombreux ?
D.A. : Ils sont entre 50 et 100
par an. Il faut compter 3
semaines pour le passer. Pour
le forfait code et conduite, le
coût est entre 400 et 500 euros. O
L’atelier réparation de Besançon Nautic occupe deux des salariés de l’entreprise.
Besançon Nautic a été créé il y a 21 ans,
sur les bords du Doubs, route de Beure.
Propos recueillis
par J.-F.H.
28
REPORTAGE
Récit Solène Davesne
24 H E U RES AVEC…
e
d
é
r
u
c
n
u
e
n
g
a
p
m
a
c
ichel Jeanpierre est
prêtre. Curé de campagne. Sous sa charge, deux paroisses différentes. Celle du Val
des Salines et celle des rives de
l’Ognon, à cheval entre Doubs et
Haute-Saône, en tout près de 13 000
habitants et 21 villages disséminés sur des kilomètres. La diminution du nombre de prêtres a obligé l’Église à changer et à s’adapter
à la nouvelle donne. “Avant, le curé
était là pour le village. Là, on en a
20 à s’occuper et en plus, on est
ponctuellement chargé de s’occuper de tout un tas d’autres choses”,
s’amuse le prêtre. À côté de la porte du presbytère, à Miserey-Salines,
un agenda annonce les différents
rendez-vous, les lieux des deux
messes du dimanche, une pour
chaque paroisse, chaque semaine
dans une église différente. “On a
choisi de tourner, parce que comme cela, on ramène un peu de vie
dans certains villages isolés.”
Installé depuis trois ans dans sa
paroisse, il est prêtre depuis 18
ans. Ils étaient quatre à être ordonnés cette année-là, “maintenant,
c’est un tous les ans, et encore, le
diocèse est privilégié. Il y a des
endroits où ça fait cinq ans qu’ils
n’ont eu personne.” Depuis, il a vu
l’évolution de l’Église, “de plus en
plus importante, de plus en plus
rapide dans le partage des responsabilités.” Pour lui, maintenant, “il faut réinventer le minis-
M
Prêtre depuis 18 ans, Michel
Jeanpierre exerce son ministère sur deux paroisses du Nord
de l’agglomération bisontine.
L’équivalent de 13 000 habitants
répartis sur 21 communes différentes. Un périmètre toujours
plus grand qui oblige l’Église à
s’adapter. Désormais, les laïcs
sont de plus en plus intégrés à
son fonctionnement, pour
décharger un prêtre à l’emploi
du temps de ministre.
tère du prêtre, une nouvelle façon
d’être. On ne peut plus tout faire.”
Il travaille huit heures par jour,
“comme tout le monde”, mais veut
aussi préserver son temps libre “et
mettre une barrière. Ce n’est pas
parce que je suis prêtre que je n’ai
pas ma vie à côté.”
Dans le presbytère, une femme de
la commune vient d’arriver, tarte
aux pommes dans un panier. Ce
midi, c’est elle qui exceptionnellement prépare le repas. “Car cela
fait longtemps qu’on n’a plus de
bonne de cure”, s’amuse Michel
Jeanpierre. Comme tous les mercredis, tous les prêtres du doyenné - cinq au total - se retrouvent
dans le petit salon ouvert sur le
jardin pour manger ensemble. Tous
ont sorti leur bréviaire, entonnent
une prière ensemble. Avant de discuter des vacances de l’un dans le
Sud, ou de l’organisation de la
semaine de l’autre, “quatre mariages
samedi, il ne me manque plus qu’un
enterrement et c’est comme dans le
film.” Un moment de détente.
“Quand tu as prévu toute ta semaine avec des réunions à droite à
gauche et que tu as deux enterrements à faire en plus, il faut voir
où sont les priorités. Ça ne va pas
être possible d’être partout”, résume l’un d’eux.
Ils exercent tous dans la grande
banlieue de Besançon, se sentent
privilégiés par rapport aux zones
plus rurales. “Dans certains coins,
Chez Dominique, qui a des difficultés à se déplacer depuis des problèmes de santé, trois femmes se
sont réunies. Le prêtre va célébrer la messe pour elles à domicile, en milieu de semaine.
l’isolement des prêtres se sent davantage. La géographie, ça joue. À
Mouthe, le prêtre a une paroisse
qui s’étend sur près de 50 kilomètres
de long”, souffle un autre. Quand
des cérémonies se superposent, les
pères se remplacent mutuellement.
Précipitamment, le plus jeune des
prêtres quitte la table. Un enterrement à 14 heures.
Réunion avec l’équipe de laïcs en charge de la diffusion du journal paroissial. Les laïcs sont de plus en plus
impliqués par l’Église. Bientôt, ils pourront célébrer et accompagner seuls les enterrements.
Michel Jeanpierre, lui, enchaîne
sur une réunion de mariage. “Cette année, j’ai eu 39 mariages, au
rythme de trois réunions de préparation à chaque fois, ça fait déjà
presque 120 réunions”, s’amuse-til à calculer. Devant lui, Esther et
Joël, des amis de longue date, ils
se marient dans 10 jours. Ils ont
déjà participé à tout un week-end
de préparation organisé par une
association catholique, “pour réfléchir sur les grands sujets, le fond”,
à des réunions avec des laïcs aussi. Ne reste plus à régler que les
détails de la cérémonie, les chants
et les textes choisis par le couple.
Car Esther a une idée précise de
ce qu’elle veut, “quelque chose d’un
peu original, personnel. En tout
cas, pas ce qu’on voit à chaque
mariage.”
Dans sa pochette, elle a aussi apporté les dernières pièces administratives, certificat de baptême et
de mariage civil. Indispensables
pour que le mariage religieux puisse être inscrit au registre de la
paroisse.
Il est 20 h 30. Fin de la journée
presque et réunion de l’équipe de
laïcs qui secondent le prêtre. Majoritairement des femmes. Car l’adaptation majeure de l’Église ces dernières années, c’est la place de plus
en plus grande réservée aux laïcs.
“Comme aux premiers temps de l’É-
glise”, se félicite le prêtre. Préparations de mariage, de baptêmes,
distribution des journaux paroissiaux, tenue des registres…, ils
sont indispensables. Le bras droit
du curé est débordé. En septembre,
des équipes devraient progressivement prendre en charge toute
l’organisation des enterrements,
de la préparation à la cérémonie.
“Mon boulot maintenant, c’est de
mettre en relation les personnes,
faire que les équipes soient formées,
organisées”, reprend Michel Jeanpierre, à la façon d’un manager,
avant de lancer dans un grand rire,
“avoir l’impression de manier plus
souvent Internet que le goupillon.”
Ce soir-là, la réunion porte sur les
journaux paroissiaux. Les responsables de la distribution sont
là, comparent les chiffres. À peine
20 % des habitants payent une cotisation. Pas très brillant. “Et ce sont
les plus vieux qui donnent. Même
ceux qui baptisent leur enfant ne
répondent pas.” On échafaude des
nouvelles stratégies pour convaincre
les ouailles, on élève la voix sur les
améliorations à apporter à l’organisation. “Les gens, surtout les
jeunes, se disent chrétiens, mais
c’est du ponctuel. Ils ne sont pas
forcément là dans la durée, ajoute
Michel Jeanpierre. Les familles
sont demandeuses pour le baptême, puis le catéchisme. Mais on les
voit rarement entre les deux.” O
véritable saucisse de Morteau :
ne vous laissez pas
enfumer.
Aujourd’hui, entre deux véritables saucisses de Morteau,
les différences deviennent si importantes qu’il est temps
d’alerter chaque consommateur. Si vous aimez les produits
qui sentent bon le pays, la tradition, l’authentique, vous
avez le droit de savoir ce que vous consommez.
N’importe où en Franche Comté La mention « véritable »
ne garantit pas que votre saucisse est fabriquée dans le Haut-Doubs,
au pays des tuyés. Elle peut être produite en dehors de sa zone
historique, notamment dans la plaine.
Les 24 heures du vent Plus grave encore, ce qui fait la
spécificité et le goût de la véritable saucisse de Morteau, son
La Qualité vers le haut
lent fumage dans les tuyés traditionnels, à la sciure de
résineux du Haut-Doubs, n’est pas obligatoirement respecté.
Une « véritable » saucisse de Morteau peut avoir été fumée
dans des tuyés ventilés artificiellement, en à peine 24 heures.
Il y a saucisse et saucisse Que l’on ne s’y trompe pas, il ne
s’agit pas simplement de défendre la tradition pour la tradition :
dans votre supermarché aujourd’hui, c’est bien de différence
de goût, d’aspect et d’origine qu’il s’agit.
Morteau Saucisse, par respect du goût et de la tradition
Avec la filière, avec les producteurs, Morteau Saucisse a
décidé d’agir et de vous informer en alertant la presse. Nous
le respect de la tradition du fumage qui donne tout son goût
à la véritable saucisse de Morteau. Vous pouvez compter sur
Morteau Saucisse pour le faire savoir.
Plus de renseignements et dossier complet sur notre site : www.morteausaucisse.com
) D A R T A G N A N - 2005
sommes à Morteau depuis toujours. Nous savons que c’est
L’ÉCONOMIE
30
BESANÇON-C HALEZEULE
Zone commerciale des Marnières
La lente avancée de la zone commerciale de l’Est
Le projet de la zone commerciale des Marnières progresse
doucement. Le statut juridique de la zone doit être fixé en
juillet. Sur place, la S.P.A. et la menuiserie Javel attendent d’être
définitivement fixés sur leur sort.
n est en phase fina- entre les immédiats alentours
le de l’instruction du du magasin Carrefour de Chadossier. Des éléments lezeule et la zone supérieure
importants devaient être tran- où sont actuellement implanchés dans les jours qui vien- tés la S.P.A., Brico Dépôt ou la
nent et être validés en séance menuiserie Julienne Javel.
début juillet”, affirme Denis “Notre volonté politique, c’est
Baud, en charge du dossier à de rééquilibrer l’agglomération
avec une zone signila communauté d’agfiante à l’Est pour faiglomération du Grand
Le refuge, re pendant aux zones
Besançon.
commerciales du Nord
Le projet de la zone
commerciale des Mar- construit en et de l’Ouest et éviter
nières, à la sortie Est 1937 tombe ainsi les trafics transurbains”, affirme Denis
de Besançon, devrait
donc bientôt évoluer. en ruine. Baud.
En juillet, le statut juriSelon le projet initial
dique de la zone doit
développé par la
C.A.G.B., la future zone com- être tranché. Pour les premières
merciale des Manières devrait implantations de commerces,
couvrir 50 000 m 2 - à peine il faudra cependant encore
moins que celle de Château- attendre. Au moins jusqu’en
farine de l’autre côté de l’ag- 2007, pour ce qui concerne la
glomération - et se répartir zone inférieure, qui entoure le
“O
supermarché. Car pour la partie supérieure, l’affaire est plus
compliquée, le terrain étant
détenu entre différents copropriétaires.
Et pour eux, c’est l’attente.
“Rien n’est fixé. On nous a dit
que l’opération se ferait en cinq
phases, progressivement en partant du bas et des terrains
acquis par la C.A.G.B. et les
communes. Nous, on serait traité en dernier, c’est-à-dire dans
10 ans. Et si aucune solution
correcte n’est trouvée, on devrait
pouvoir rester sur place”, se
réjouit Yves Garret, le directeur de l’association Julienne
Javel, dont dépend la menuiserie au bord de la route nationale, qui emploie des personnes
en réinsertion sociale. L’association reste pour autant vigilante. Elle ne souhaite pas quit-
ter le lieu, “car la proximité
avec notre centre d’hébergement
de Chalezeule est indispensable
pour nous.”
À la S.P.A. au contraire, le
transfert est programmé et
attendu avec impatience. “D’ici
fin juin, on devrait avoir des
certitudes sur notre avenir. Je
croise les doigts pour que tout
soit décidé bientôt. Parce qu’on
souhaite vraiment que le nouveau refuge se construise l’année prochaine pour une ouverture fin 2006. Et on sait que les
démarches administratives
prennent du temps”, explique
la directrice de l’antenne S.P.A.
de Besançon. Car le refuge,
construit en 1937 tombe en ruine. “Et depuis 13 ans qu’on
nous parle de ce transfert, on
a bloqué tous nos investissements. Donc ça devient urgent.”
Le refuge pour animaux ne
devrait pas déménager très
loin mais devrait rester sur la
commune de Chalezeule. “Sur
un espace plus petit, mais mieux
conçu.” O
La physionomie des lieux sera profondément modifiée.
En bref
Combattants
La section bisontine de l’association des combattants d’Algérie-Tunisie-Maroc organise son méchoui annuel le dimanche
18 septembre prochain à Byans-sur-Doubs. inscriptions : Marcel West au 03 81 52 06 62.
Secours populaire
Un enfant sur trois ne part pas en vacances. Le Secours populaire organise le départ d’enfants en famille de vacances. Si vous
êtes disposés à accueillir un enfant, le Secours populaire organise cet accueil. Renseignements au 03 81 81 63 91.
Fleurs
La Communauté d’agglomération du Grand Besançon organise
une visite animée par la société d’horticulture du Doubs mercredi 6 juillet à la roseraie Sauvageot de Vaire-le-Grand, commune de Vaire-Arcier. Rendez-vous à 14 h 30.
GROUPE CONE-DEFFEUILLE
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tél. 03 81 54 25 25
S.D.
SPÉCIAL HABITAT
Où construire, où acheter dans le Grand Besançon : l’état des lieux réactualisé
Régulièrement, La Presse Bisontine publie la réactualisation des lotissements en projet ou en cours de
réalisation sur les communes du Grand Besançon. Cette liste a été arrêtée au 15 juin 2005 en lien avec
les municipalités concernées ou les promoteurs privés.
PLOMBERIE - SANITAIRE - CHAUFFAGE
SOLAIRE - CLIMATISATION - TRAITEMENT DE L’EAU
COUVERTURE - BARDAGE - ZINGUERIE
BESANCON
- 03 81 51 15 31
DÉPANNAGE PLOMBERIE 7J/7 : 06 13 97 04 53
www.scpz-besancon.com
LISTE DES DISPONIBILITÉS FONCIÈRES (au 15/06/05)
COMMUNES
NBRE DE PARCELLES
DISPONIBLES
DANNEMARIE-SUR-CRETE
5
DANNEMARIE-SUR-CRETE
1
CHÂTILLON-LE-DUC
4
MARNAY (70)
2
SERRE-LES-SAPINS
10
15
MYON
5
AUXON-DESSUS
2
TALLENAY
6
SAINT-VIT
5
MAMIROLLE
1
23
MORRE
4
MONTBOUCONS
1
BONNAY
4
AUXON DESSOUS
4
VALDAHON
8 et 51
TARCENAY
10
FOUCHERANS
9
GENDREY (39)
2
LOTS
PROPOSÉS
7,6 à 9,5 ares
7 à 15 ares
10 ares
8 à 12 ares
8 à 15 ares
11 à 16 ares
7,5 ares
13 à 16 ares
7 à 9,7 ares
11 à 12 ares
7,5 à 17,1 ares
6,4 à 25 ares
19 ares (viabilisé)
7 à 9 ares
13 à 32 ares
9 ares
8 à 12 ares
7,29 à 11,17 ares
8,5 ares
PRIX AU M2
à déterminer
à déterminer
75 euros (en moyenne)
36 euros
à déterminer
à déterminer
16,18 à 22 euros
67 euros
85 à 100 euros
à déterminer
50 euros
46 à 67 euros
à déterminer
178100 euros l’ensemble
à déterminer
43 euros (en moyenne)
à déterminer
69 euros
48 euros
33,63 euros
COORDONNEES
SARL AFON
03 81 47 41 10
SARL AFON
03 81 47 41 10
SAFC
03 81 41 27 29
Parimoine Terre & Conseil 03 81 87 59 45
Société E.B.B.
03 81 84 00 28
Société De Giorgi
03 81 46 71 87
ABC Immobilier
03 84 80 12 45
Batilor
03 81 88 26 26
Etude Marcot Pasquier 03 81 65 79 88
SARL AFON
03 81 47 41 10
Mairie
03 81 55 71 50
Fimogest
03 81 55 93 00
CEREST
03 81 47 18 47
ABC Immobilier
03 84 80 12 45
SARL AFON
03 81 47 41 10
SODITHIS
03 81 52 40 63
Mairie
03 81 56 23 88
06 87 26 77 35
FRANCELOT
0821 202 168
ABC Immobilier
03 84 80 12 45
Mairies, professionnels, si vous souhaitez figurer dans cette rubrique pour notre prochain numéro à paraître le 24 août, merci de nous transmettre les informations par fax (03 81 67 90 81) avant le 15 août. Cette rubrique est gratuite.
À partir du 6 juillet
À partir du 3 août
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et du mardi au samedi
9H-12H / 14H-19H
S P E C TAC L E
AGENDA
33
8ÈME NUIT DE LA CITADELLE - DU 4 AU 6 AOÛT
Nuits sauvages
Rens. 03 81 87 83 33
Les traditionnelles Nuits
de la Citadelle donnent
à nouveau rendez-vous
cette année à tous les
cinéphiles du 4 au
6 août. Un spectacle
complet avec la
projection de trois
grands films précédée
de “Which side story”,
création de danse
contemporaine autour
des origines de
l’humanité.
à la Citadelle
été sera animal ou ne sera me, “Which side story” se veut
pas. C’est tout du moins ce avant tout une conférence dansée.
que laisse augurer le pro- Validée scientifiquement, puisgramme des 8èmes Nuits de la Cita- qu’elle est présentée par Pascal
delle de Besançon, les 4, 5 et 6 août, Picq, paléoanthropologue et procentrées sur le thème de la vie sau- fesseur au Collège de France.
Comme chaque année, les
vage, explorée au travers
de films et de danses.
L’histoire Nuits de la Citadelle laissent place au cinéma avec
En prélude chaque soir,
des projections sur écran
c’est la compagnie Hallet
et le
géant à la belle étoile,
Eghayan de Lyon qui
ouvre le bal avec une créa- devenir de juste après l’ouverture
dansée. Et les stars seront
tion originale. Leur spectacle, baptisé “Which side l’homme. incontestablement les
animaux. Les oies saustory”, mêlant danse
contemporaine et théâtre, paroles vages du “Peuple migrateur” de
et expression du corps est un retour Jacques Perrin, prêtes à parcousur nos origines et revisite la décou- rir des millions de kilomètres
verte de la station debout et de la pour effectuer leur périple
bipédie par Lucie, Tumaï et nos immuable le 4 août. Les tigres
autres ancêtres. Première partie adorables du dernier film de Jeand’une trilogie sur la question de Jacques Annaud, le réalisateur
l’histoire et du devenir de l’hom- de l’Ours le dernier soir. Ou bien
L’
Les animations estivales de la Citadelle connaissent toujours
une belle affluence… Quand le temps est de la partie.
les mammouths et autres bestioles virtuelles et déjantées du
dessin animé “L’âge de glace”.
Comme à chaque fois pour nous
rappeler que même, si l’homme a
évolué depuis les cavernes, beaucoup lui reste encore à faire pour
préserver la nature. O
EXPOSITION - ART CONTEMPORAIN
Lumières nocturnes
Le fond régional d’art contemporain présente jusqu’au 28 août quelques-unes
de ses pièces au musée du Temps de Besançon. Baptisée “Glow in the dark”,
l’exposition explore le thème de la ville la nuit
a salle est plongée dans l’obs- la réflexion, les agressions de l’aire
curité. Sur l’un des murs, des urbaine sur la vie quotidienne. Arbre
enseignes lumineuses de néon, photographies de la lune et du
soleil… Une exposition cohégrandes villes asiatiques,
rente mais qui peut parfois
indéchiffrables, sont projeUne
paraître hermétique pour les
tées, pendant qu’un haut
parleur diffuse des bruits de immersion néophytes. “J’ai pas vraiment compris. À part une
la ville.
dans un vidéo, où j’ai eu l’impression
En six œuvres d’art, toutes
d’être en soucoupe volante.
contemporaines, présentées
univers Là, j’ai bien aimé”, avoue
au musée du Temps, le fond
un visiteur,
régional d’art contemporain
artificiel. laconiquement
à la sortie de l’exposition.
explore le thème de la ville
dans la nuit, “saturée par une multi- Une impression que Béryl, étudiantude de codes signalétiques, par ses te en licence en arts, ne partage pas.
lumières et par ses bruits”, explique “On sent bien cette immersion dans
le livret de l’exposition. Au cœur de un univers artificiel, cette agression
L
de la lumière. Et j’y vois aussi une critique des villes”, commente la jeune
étudiante, plongée dans la brochure
explicative qui accompagne l’exposition. Pour elle, le problème c’est surtout que “les gens n’ont pas l’habitude de l’art contemporain. Il faut de la
pédagogie. Les photographies, les montages vidéo, ce n’est pas encore entré
dans les mœurs. Dans l’art contemporain, on accepte toutes les
réflexions.” O
Exposition au musée du
temps jusqu’au 28 août
Entrée libre
PHOTOGRAPHIE - ROBERT DOISNEAU AUX BEAUX-ARTS
Les autos de Doisneau
Jusqu’au 15 août, le musée des Beaux-arts de Besançon accueille une exposition sur
la période Renault de Robert Doisneau. Une centaine de clichés pris entre 1934 et
1939 alors que le jeune photographe était employé par le constructeur automobile.
ur les murs blancs ou
béton du musée, s’étalent des cathédrales
industrielles, minces structures d’acier avec leurs
grandes cheminées, des
montages de pièces métalliques aux formes géométriques. Quand Robert Doisneau est embauché aux
usines Renault, en 1934, il
a 22 ans. Il y restera cinq
ans. Pendant cette période,
il explore les bâtiments de
l’usine, approche avec son
appareil au plus près les
ouvriers et fige sur la pellicule les moments qui ryth-
S
Renseignements : 06.82.11.48.48
ment leur vie, de la cantine aux vestiaires, réalise
aussi les premières publicités automobiles.
Ce sont tous ces instantanés, souvent intenses et
sublimes, que le musée des
Beaux-arts de Besançon
présente. Dans l’exposition,
la plus importante organisée sur cette période, on
découvre un peu plus d’une
centaine de ces clichés en
noir et blanc. Dont un certain nombre d’inédits, encore jamais dévoilés jusqu’à
présent au public. Et dans
la perspective des grandes
vacances, le musée a mis
en place pour ces chers bambins des visites ludiques.
“On s’intéresse aux photos,
on les commente et on dialogue autour de l’image. Puis
on passe à une phase de création artistique. Comme les
ouvriers des photos, tous les
enfants travaillent en équipe pour construire une voiture sur papier”, explique
Charlotte Roudot, qui organise et pilote ces visites
juniors, prévues pour les 715 ans. “L’idée ce n’est pas
de leur faire reproduire une
photographie, mais de leur
expliquer un point de vue.”
Pendant l’atelier, elle leur
fournit un appareil photo.
Pour s’essayer au portrait.
Le futur Doisneau sera peutêtre là. O
Entrée plein tarif :
5 euros. Gratuit
les dimanches et
jours fériés
Stage pour enfants
de 3 jours du 6 au 8
juillet, atelier pour
enfants sur
réservation tout l’été
MUSIQUE
Agenda
34
FESTIVAL - LES 8, 9 ET 10 JUILLET
Chemaudin passe
à l’heure celtique
Le club cycliste de Chemaudin pose le vélo pour préparer la première édition du festival celtique. Une manifestation durant laquelle le public va goûter à la culture
bretonne sous toutes ses facettes.
entente cycliste de tent dès le vendredi soir à
Chemaudin a mis partir de 18 heures avec un
entre parenthèses tremplin celtique. Six
l’organisation du “cir- groupes régionaux se parcuit des trois cantons” pour tagent la scène jusqu’à 2
préparer à la place la pre- heures du matin. Il s’agit
mière édition du festival de Hirlink, Lizerne,
Teuf&Co, Ogham,
celtique. Le club
The Schoepolipose le vélo le
shers et Black
temps d’une maniAu
Water. En plus de
festation autour de
la musique et de la programme mettre de l’ambiance, ces musicuisine bretonne
danse et ciens vont jouer
programmée les 8,
place pour la
9, 10 juillet à Chemusique leur
soirée du samedi.
maudin sur le site
de la Malblanche.
bretonne. Le jury va sélectionner un groupe
Les 80 bénévoles
pour assurer la
de l’association
sont mobilisés autour de cet première partie de Tri Yann
événement. Même les cou- et ses truculents troubareurs, plus habitués à dis- dours. Ce même jour, le
puter le sprint, assurent la matin, le public aura pu
promotion de la fête en dis- assister à l’exposition de
Harley Davidson.
tribuant des tracts.
Il faut dire que l’entente Pour clore le week-end, le
cycliste réalise un tour de dimanche dès 15 heures,
force pour mettre en place une Fest Noz animée par
un festival qui se déroule le groupe B.Z.H. avec tous
sur trois jours et sans temps les ingrédients de la fête
morts. Les festivités débu- bretonne, de la danse à la
LOISIRS
L’
cuisine. Car pendant ces
trois jours, les organisateurs ont prévu aux heures
de repas un menu adapté
à base de saucisses bretonnes marinées dans du
cidre.
Le premier festival n’est
pas encore passé que déjà
les organisateurs pensent
à la seconde édition.
Quelques aménagements
sont déjà prévus, en particulier pour le tremplin celtique qui devrait se dérouler le 17 mars, jour de la
Saint-Patrick. O
Renseignements :
03 81 58 61 90
06 82 11 48 48
Entrée payante
DÉTENTE - À COTÉ DU CAMPING DE CHALEZEULE
Le minigolf
passe à l’heure d’été
C’est un jeu qui se pratique en famille ou
entre ami. Le minigolf n’impose pas une
grande technique pour le pratiquer, mais il
demande un minimum de dextérité.
Le minigolf de Besançon la balle dans le trou en
situé juste à côté du cam- déjouant les pièges du parping de Chalezeule passe cours.
à l’heure d’été. Pendant tou- L’aire de jeu s’étend sur 30
te la durée des vacances sco- ares. Dans cet espace sont
laires et ce jusqu’à la rentrée, réparties des pistes en béton
de 10 m de long sur
il est ouvert tous les
1 m de large. Ici, les
jours de 14 heures à
une heure du matin. “Environ une joueurs ne swinguent pas, mais frapPour 4,50 euros (tarif
adulte et 3,5 euros heure pour pent tout en finesse
être sûrs de
pour les enfants juscouvrir le pour
marquer des points.
qu’à 10 ans) le visiteur a accès au par- parcours.” “Il faut environ une
heure pour couvrir
cours de 18 trous. Le
l’ensemble du parprix comprend la
location du matériel néces- cours” indique le gérant Fransaire à la pratique de cette çois Vuillaume. Parfait pour
discipline conviviale qui se distraire les enfants ou paspartage en famille. C’est une ser un tranquille début de soides caractéristiques de ce mini- rée entre amis. S’il fait trop
chaud, vous pouvez vous rafraîgolf ludique.
On vient à Chalezeule pour chir au minigolf qui est équipasser un bon moment. Si l’on pé d’un débit de boisson. O
veut se prendre plus au
Renseignements :
sérieux, ce “sport” demande
un minimum de concentration
03 81 80 94 31
et de dextérité pour pousser
Les truculents
troubadours
de Tri Yann
attendus
sur scène le
samedi soir.
MUSIQUE - HUIT BISONTINS
Hard as a rock
décrypte l’actu du Hard
L
L
Un magazine 100% bisontin.
e numéro 8 du maga- té est au rendez-vous.
zine “Hard as a rock” À l’auditeur de se faire son
vient de sortir. Petit à propre avis à partir des cripetit depuis trois ans, cet- tères d’analyse fixé par les
te publication qui brosse huit Bisontins qui forment
dans le détail l’actualité la rédaction. Journalistes
nationale et internatio- à leurs heures perdues, ces
nale du hard rock trouve passionnés de hard rock,
sa place dans le paysage bien rangés dans leur vie
culturel régional.
professionnelle,
Au sommaire des
une tribuTribune offrent
56 pages de cette
ne sérieuse à un
nouvelle édition, sérieuse à genre musical soules adeptes du
vent mal considégenre musical un genre ré. Leur média
pourront lire,
imprimé en noir et
musical blanc à l’exception
entre autres, l’interview de 24
de la couverture,
souvent dépourvu de toute
groupes français
qui ont bien vouvendu
décrié. publicité,
lu se prêter au jeu
2,50 euros (prix
des questionscoûtant) est proréponses. Les six dernières gressivement reconnu par
pages du “mag” sont réser- les artistes.
vées à la critique des der- De numéro en numéro, la
niers albums sortis sur le rédaction enrichit Hard as
marché. La rédaction ne a rock. Pour le prochain
mâche pas ses mots quand numéro, de nouvelles
il s’agit de qualifier une rubriques devraient voir le
production de “naze” jour. On y retrouvera des
quand elle est bonne à papiers sur des salles de
jeter au panier, ou alors concerts comme le Cylindre,
de la taxer de “tuerie de ou des professions comme
l’année” lorsque la quali- ingénieurs du son. O
35
IDÉES D’ÉTÉ - 7 BALADES POUR 7 JOURS
Flâneries estivales
à la découverte du Haut-Doubs
La Presse Bisontine a sélectionné quelques idées de balades pour sortir des sentiers battus
bisontins. Le dépaysement à une heure de la capitale comtoise. Il y en a pour tous les goûts.
CONSOLATION - LA PLUS GRANDE TYROLIENNE
HAUTERIVE-LA-FRESSE - OBSERVER LE CIEL
Un paradis
Un observatoire
grandeur nature
ieu d’accueil culturel, spirituel et touristique, Consolation poursuit la valorisation d’un site particulièrement
propice aux activités de pleine nature.
Par respect avec ses valeurs, Consolation
s’ouvre pour devenir un centre de découverte doux de la nature. La fondation dispose d’un magnifique domaine de 40 hec-
L
tares. Nouveauté cette année, l’installation d’une tyrolienne de plusieurs centaines de mètres, la plus longue de la
région. Émotions garanties. O
Fondation du Val de Consolation
03 81 43 67 67
au milieu des gentianes
ous les mercredis soirs de l’été, le Club
Astro de la M.J.C. des Capucins de Pontarlier ouvre son observatoire au public
à partir de 21 h 30. Sur la commune de Hauterive-la-Fresse, l’observatoire de la Perdrix
abrite un télescope Celestron 14 de 354 mm
de diamètre ce qui en fait un appareil très
performant pour un club amateur. Le club
touche un public de plus en plus nombreux.
T
VOISINE
SAINTE-CROIX - UN SPECTACLE PLEIN D’ÉMOTIONS EN SUISSE
sanat d’art. Une visite du musée C.I.M.A.
permet de s’immiscer dans ce monde merveilleux et insolite, riche en traditions et
poésie. Le C.I.M.A. (Centre International
de la Mécanique d’Art) est une fondation
créée en 1985 avec pour but de conserver et
montrer le passé industriel de Sainte-Croix
dont les collections s’articulent autour de la
boîte à musique et de l’automate mécanique. O
Renseignements :
00 41 24 454 44 77
E
VALLORBE - UN SPECTACLE MAGIQUE EN SUISSE VOISIN
Résonances cristallines
en Suisse voisine
uvertes au public depuis un quart
de siècle, les grottes de Vallorbe
offrent un spectacle fascinant de
beautés minérales mises en valeur par
un éclairage naturel. Jusqu’à la fin du
XIXème siècle, la montagne dominant Vallorbe resta préservée de toute incursion
et son secret demeura impénétrable. Les
premières explorations du site remontent
à 1883. Après plusieurs années d’exploration, de percement de galeries artificielles, les grottes de l’Orbe sont ouvertes
au public en 1974. Dès lors, l’infrastructure et les aménagements ne cessent d’être
améliorés. À l’entrée de ces cavités qui
figurent parmi les plus belles d’Europe
siège une exposition de minéraux : le trésor des fées regroupant une collection de
plus de 250 pierres du monde entier, présentées sous 4 coupoles creusées à même
la roche. O
O
Ces cavités figurent parmi les plus
belles d’Europe.
03 81 39 02 09
Là-haut dans
les cieux jurassiens
boîtes à musique
L
Renseignements :
PONTARLIER - UNE AVENTURE INOUBLIABLE
Au pays des
apidairerie dans le Haut-Jura, horlogerie dans le Haut-Doubs, les montagnons
ont su développer un savoir-faire précis, d’une grande ingéniosité. Du côté de
Sainte-Croix, en Suisse, on œuvrait et œuvre
toujours dans la musique d’art. C’est en 1796
qu’a été inventée la boîte à musique. L’horloger genevois Antoine Favre créa une petite merveille mécanique qui ne pouvait jouer
que mécaniquement en faisant vibrer en
moyen d’un cylindre pointé des lames d’acier
de différentes longueurs. Depuis 1830, Sainte-Croix est la capitale mondiale de cet arti-
Tous les mercredis de l’été, l’observatoire propose des soirées publiques qui rencontrent
un vif succès, environ 500 personnes y ont
participé l’an dernier notamment. O
Renseignements :
00 41 21 843 22 74
a société “Haut-Doubs Montgolfière”
basée à Pontarlier propose des volsdécouverte dans l’espace éolien du
Haut-Doubs. Séquence frissons. Quelle
que soit la saison, il y a toujours quelque
chose à découvrir à bord de cet appareil
qui vogue au gré des courants aériens. “En
décollant tôt, on est à peu près sûr d’assister au réveil de la faune sauvage” explique
le responsable. Retour au bercail du renard
ou du blaireau, sprint zigzaguant du lièvre,
course rapide du chevreuil ou encore escalade acrobatique du chamois, le film de la
nature jurassienne défile sous vos yeux.
L
Une telle séance se mérite. Outre le réveil
dès potron-minet, le passager participe
aux préparatifs de vol. “On sollicite leur
aide notamment pour installer et gonfler
le ballon.” Mais après l’échauffement, vient
la récompense. “On garantit une heure de
vol effectif.” Légère comme une plume, la
nacelle qui peut embarquer 3 personnes
en plus du pilote, s’élève silencieusement
dans les airs. “On définit l’aire de décollage en fonction des envies du client.” O
Rens.: 03 81 69 68 44
LES FOURGS - 150 ARTICLES DIFFÉRENTS
Un atelier d’ébénisterie
et de boissellerie à visiter
arie-Jo Chabod organise des visites guidées de
l’atelier tous les lundis,
mardis et jeudis après-midi.
Une séance instructive aux senteurs boisées. Ici, tout est fabriqué maison, rien n’est importé. C’est là tout l’intérêt de se
M
rendre dans cette boissellerieébénisterie. Le bois règne évidemment en maître dans le
magasin de vente où sont présentés tous les objets et ustensiles fabriqués dans l’atelier
voisin. Plusieurs ouvriers s’affairent à l’atelier. L’entreprise
concentre ainsi toutes les étapes
de transformation du produit,
de la matière brute à l’article
prêt à la vente. O
Renseignements : 03 81 69 40 54
GRAND’COMBE-CHÂTELEU - DIMANCHE 28 AOÛT
À la rencontre des
traditions oubliées
omme chaque année les membres de l’Association des Traditions Populaires du
Beugnon sont heureux de vous recevoir le
dimanche 28 août aux 14 coups de l’horloge, à
l’occasion d’un après-midi “portes ouvertes”.
Chacun d’entre vous, petit ou grand, pourra
satisfaire son appétit de saveurs gustatives et
patrimoniales honorées à la mode du quartier
des Cordiers, dans ce village aux fermes typiques,
C
où se concentre l’essentiel des festivités. Avant
de passer aux réjouissances du ventre, les invités pourront tout à loisir assister à des démonstrations relatives aux métiers du bois : scieurs
de long, boisselier, charron et au travail du fer :
forgeron, maréchal-ferrant, ferronnier… O
Renseignements : 03 81 68 86 90
D É C O U V E RT E
EXCURSION
AGENDA
UN VILLAGE À L’HONNEUR
36
En passant par… René Vanouche
ASSOCIATION
Foot “Les Quatre Monts”
tire sa révérence
Tarcenay R
Après cinq ans passés à la présidence du
club des “Quatre Monts” qui réunit cinq communes, il quitte ses fonctions le temps d’un
petit break d’un an.
DÉCOUVERTE
Une renommée internationale
Ô mon bateau !
Elle peut habiter en pleine nature, dans la campagne de Tarcenay, la
famille Terreaux a le pied marin. C’est ici qu’elle fabrique des poulies
pour des voiliers prestigieux du monde entier.
ené Vanouche a quitté pause d’un an. Le temps de
la présidence du club souffler, de faire le point pour
des “Quatre Monts” ensuite revenir au comité, si
(Tarcenay, Foucherans, c’est nécessaire. “Si au terme
Évillers, Trepot, Mérey-sous- de cette période je vois que les
Montrond) à la suite d’une “Quatre Monts” a des diffiassemblée générale extraor- cultés, alors je reviendrai.”
dinaire le 12 mai. Il cède sa Il décroche, mais gardera un
place à Jean-Claude Brand œil sur cette structure qu’il
après avoir occupé cette fonc- estime laisser dans un état
tion pendant plus de cinq ans. “sain. J’ai assuré mes arrières.
À 60 ans, l’homme a choisi de Et puis je ne reste pas loin.
faire une pause avec le foot, En cas de problème, le club
son “virus.” Des raisons per- peut compter sur moi. Mais je
sonnelles le poussent à ne m’inquiète pas, je connais
le nouveau président,
prendre des distances.
“Je faisais tout dans le “Le club c’est un peu la bible du
club.” Ce passionné a
club. J’étais aussi bien
secrétaire, entraîneur
peut pris soin de préparer
son départ avant de
qu’à la recherche des
sponsors. En plus, j’étais compter tourner les talons.
On le croisera probadans les commissions
de ligue, et secrétaire à sur moi.” blement les jours de
match sur les bords des
l’amicale des présidents
de clubs. Ça faisait beaucoup. terrains pour supporter toutes
Le bénévolat, est en crise, ce les équipes. Le club “Les
n’est pas un secret. On a des Quatre Monts” compte aujoursoucis, alors au bout d’un d’hui 250 licenciés, toutes les
catégories sont représentées,
moment, j’ai dit basta.”
René Vanouche s’accorde une même les filles.O
Un bateau équipé des poulies faites à Tarcenay.
e Bella Lucia n’attend
pas. Ce bateau à voile,
un vieux langoustier de
type Ketch est en cours
de rénovation. Amarré
dans un port quelque part aux
Canaries, il doit être opérationnel pour la régate qui se
prépare début septembre. À
4 000 kilomètres de là, loin des
eaux bleues des îles de l’Atlantique, la pression monte.
Nous sommes à Tarcenay. Plus
précisément aux Nargillats, un
L
des nombreux hameaux dispersés que compte cette commune de 1 300 hectares. La ferme est isolée, au milieu des prés,
avec vue sur la vallée de la Loue.
C’est le fief de la famille Terreaux. Rien à voir avec l’océan.
Et pourtant, Christian, Monique
et leurs deux fils Jean-Lou et
Sylvain s’affairent pour honorer cette nouvelle commande.
Avant la mi-août, 140 poulies
doivent être expédiées pour terminer d’équiper le Bella Lucia,
Les poulies de Dryade font le tour du Monde.
un voilier de 45 m de long. Le café. C’est à travers elles que
temps presse, il faut régler les circulent les cordes grâce auxproblèmes, répondre au télé- quelles on manie les voiles. Ces
phone, fabriquer. Le quotidien. pièces de bois sont de tailles et
De toute façon, à cette époque d’essences différentes. Penché
de l’année, alors que les amou- sur l’atelier, Sylvain, ébéniste,
reux de la mer commencent à met une dernière touche
sortir leur bateau pour navi- manuelle à l’une d’entre elles.
guer, eux sont sur le pont… où Il ponce. “C’est du jatoba dit-il.
Un bois du Brésil. En Guyane,
plutôt à l’atelier.
on l’appelle le courbaChristian et Monique
“Nous ril. Habituellement, on
Terreaux sont pasutilise le frêne blond de
sionnés de voile. Un
sommes la région pour ce genvirus qu’ils ont transde réalisations.”
mis à leurs trois
toujours re
La particularité des
enfants. Ensemble, ils
ont créé l’entreprise les seuls pièces qui sortent de
cette maison est
Dryade. Cette société
familiale fabrique l’ac- au monde.” qu’elles sont assemblées par visserie, et
castillage pour les
bateaux de plaisance classiques. non pas rivetées et collées. Le
Explications. “L’accastillage procédé présente l’avantage de
correspond à tous les équipe- faciliter l’entretien, car à tout
ments qui relient la main de moment on peut démonter entièl’homme aux voiles. Ça passe rement la poulie.
par toutes les pièces de fixa- L’astuce est de Christian Tertion, fermetures diverses, les reaux. Cette idée a contribué à
mousquetons, les poulies, et les donner une renommée monquincailleries” souligne Chris- diale à ses équipements. “Nous
sommes toujours les seuls au
tian en spécialiste.
Certaines des poulies en ques- monde à remplacer les rivets
tion ont la forme d’un grain de par des vis.” Résultat, en dix
80 % du travail est manuel.
ans, il a fourni les plus beaux
bateaux du monde, comme l’Aile VI (1928), l’Oiseau de Feu,
le Vanity V, ou le Catina VI. Le
rêve, pour un fondu de bateau
comme lui. Depuis son plus
jeune âge il s’imaginait d’embarquer sur un de ces voiliers
amarrés dans les ports.
L’aventure a débuté un peu
par hasard, lorsqu’il a acquis
un voilier à rénover qui trône
toujours devant la maison. La
coque attend son heure. Christian a commencé à dessiner
des poulies, puis à les fabriquer “pour les copains.” Le
bouche à oreille a fait le reste.
La technique s’est affinée avec
le temps. La passion est devenue un job. Dryade conçoit
désormais des pièces spécifiques qui allient classicisme
et technologie.
Régulièrement, cet urbaniste
de profession qui n’a pas pour
autant abandonné ce métier,
se déplace sur des salons, rencontre des clients aux quatre
du globe. L’entreprise est reconnue comme une spécialiste dans
ce domaine.
Pourtant, la famille Terreaux
est discrète. Enfin, qui viendrait chercher un professionnel de l’accastillage en pleine
nature, aux portes de la ville
de 100 000 habitants la plus
éloignée de la mer ? À un
moment donné, Dryade a hésité à déménager sur la côte pour
se rapprocher des bateaux. Un
choix recalé à l’unanimité, car
finalement l’air de la montagne
a aussi son intérêt. Mais jour,
peut-être, Christian Terreaux
prendra la mer sur son voilier
qu’il rénove à petit pas pour
sa “retraite.” Quand il trouvera le temps. O
UN VILLAGE À L’HONNEUR
AGRICULTURE
37
20 tonnes de gruyère par an
La fromagerie est une affaire de famille
Il y a des histoires qui méritent qu’on en fasse tout un fromage. Celle de la famille Rognon en fait partie. Pour diversifier
leur activité, ces agriculteurs producteurs de lait ont créé leur
propre fromagerie pour transformer cette matière première.
i c’était à refaire, Rémy, vendre le litre. À partir de là,
Clotilde, Sébastien et débrouillez-vous pour faire tourChristel Rognon se lan- ner votre boutique” dit-il.
ceraient à nouveau dans Pour la première fois en 30 ans,
l’aventure. Pourtant, le ces exploitants ont la possibipari est osé quand à la fin des lité de prendre en main leur
années 90 cette famille d’agri- destin professionnel. Avec une
culteurs décide de créer sa pointe d’audace, de la bonne
volonté et en utilipropre fromagerie.
sant les compétences
D’un autre côté la
“Notre
de chacun, l’affaire
nécessité de diversis’avérer
fier l’activité de la fer- fromagerie devait
viable.
me s’impose à Rémy
et Clotilde à une est alimentée Les rôles sont disDiplômé de
époque où leurs deux
par le lait tribués.
l’E.N.I.L. de Mamienfants, des frères
rolle (École nationajumeaux, envisagent
de notre
le de l’industrie laide rejoindre l’exploitation. “L’arrivée de
troupeau.” tière), Christel
occupera le poste de
nos fils nous a poussés à trouver d’autres sources fromager. Quant à Sébastien,
de revenus pour pouvoir assu- titulaire d’un B.T.S. d’analyse
rer les salaires. Alors nous avons de système de gestion agricodécidé de transformer nous- le, il épaulera Rémy dans la
mêmes le lait et de vendre direc- conduite de l’exploitation. Clotement les produits au consom- tilde se chargera de la comptabilité et de la vente au détail
mateur” raconte le père.
L’idée est osée. Mais pour Rémy des produits.
Rognon, c’est aussi une oppor- En 2001, après deux ans de
tunité à saisir pour accéder à démarches administratives et
l’indépendance totale en sor- de travaux, la fromagerie “que
tant d’un système agricole “où nous avons construite nouson vous fixe à la fois la quanti- mêmes” ouvre ses portes au
té de lait que vous devez pro- lieu-dit “la Baraque aux vioduire et le prix auquel vous allez lons” juste à côté de la ferme.
S
AMÉNAGEMENT
Comme toute nouvelle société
qui lance son activité, les débuts
sont durs. Tout d’abord il a fallu attendre 6 mois avant de
commercialiser les premiers
gruyères, le temps qu’ils s’affinent en cave. À ce momentlà, à raison de deux après-midi
par semaine, les jumeaux font
du porte-à-porte à Tarcenay et
dans les villages alentour pour
vendre aux particuliers les produits de la ferme. C’est un bon
moyen pour se faire connaître.
La petite équipe a tenu bon.
Quatre ans après, à force de
patience et de persévérance
dans le travail, les résultats
sont là.“On produit par an environ 20 tonnes de gruyère, 5 à 6
tonnes de yaourts, 3 à 4 tonnes
de fromage blanc, 3 tonnes de
beurre et 2 tonnes de crème”
indique Christel Rognon. Les
œufs et la charcuterie sont
venus étayer le petit magasin.
La clientèle vient parfois de
loin pour se fournir à la fromagerie ouverte tous les jours
de la semaine. “Il arrive qu’on
expédie des produits jusqu’en
Bretagne” ajoute Clotilde.
La maîtrise de toute la chaîne
de production, de l’élevage des
vaches laitières à la fabrica-
Regroupés en G.A.E.C., Rémy, Clotilde, Christel et Sébastien Rognon ont ouvert
la fromagerie familiale en 2001.
tion des produits laitiers est
un gage de crédibilité vis-à-vis
du client. En limitant les intermédiaires, cette entreprise agricole arrive également à tenir
des prix compétitifs.
Mais au fait pourquoi parle-ton ici de fabrication de gruyère alors que nous sommes sur
une terre à comté ? “Les règles
de l’A.O.C. sont strictes pour
fabriquer du comté. Il y a un
critère qu’on ne remplit pas.
Par tradition, le comté se
fabrique avec du lait de mélange, c’est-à-dire qu’il provient de
plusieurs exploitations. Notre
fromagerie est alimentée uniquement par le lait de notre
troupeau. On ne peut donc pas
prétendre fabriquer du comté” mentionne Rémy Rognon.
La ferme s’étend sur une centaine d’hectares et compte
une soixantaine de vaches laitières. Une taille adaptée pour
l’instant aux besoins de la
fromagerie. O
Une vingtaine d’hectares
Une zone d’activité économique est en réflexion
Le village a été retenu par la communauté de communes du Pays d’Ornans pour
accueillir une de ses trois zones économiques. Le projet est en réflexion. Il dépend
de la révision en cours du plan local d’urbanisme.
arcenay devrait occuper
une place prépondérante dans le développement
économique de la communauté de communes du
Pays d’Ornans. Avec L’Hôpital-du-Grosbois et Ornans, ce
village est un des trois sites
retenus par la collectivité pour
accueillir une zone économique
intercommunale. Pour l’instant, le chantier est à l’état
embryonnaire. Ni le lieu, ni la
surface du futur pôle d’activité ne sont encore arrêtés. Ces
facteurs sont conditionnés par
la révision en cours du plan
local d’urbanisme qui sera validé “à la fin de l’année 2005 ou
début 2006” indique le maire
Daniel Cuinet.
En revanche, ce qui n’est pas
discutable pour les élus, c’est
la position stratégique de Tarcenay dans une communauté
de communes traversée par la
vallée de la Loue. Cette caractéristique géologique est certes
un atout touristique, mais c’est
aussi une enclave et un frein
à l’essor économique. C’est sur
le plateau, dans des villages
comme celui-ci, que s’ouvrent
T
Jean-François Longeot, président de la communauté
de communes du Pays d’Ornans.
les perspectives économiques. vénient. D’abord la commune
Tarcenay est proche de la est à moins de 15 km de BesanR.N. 57 et se situe aux portes çon, et elle n’est pas dans un
de Besançon. “Quand la voie S.C.O.T. Elle ne peut sortir de
des Mercureaux sera terminée, cette impasse qu’à deux condice village se trouvera à quelques tions : soit par intervention
minutes de la future gare T.G.V. du préfet qui peut donner son
L’Hôpital-du-Grosbois et Tar- accord au projet suite à un avis
cenay sont deux points d’an- de la chambre d’Agriculture,
crage sur un axe de commu- soit en élaborant un S.C.O.T.
Actuellement, les élus
nication important”
de la communauté de
indique Jean-François Longeot, maire “Il faut être communes du Pays
d’Ornans réfléchissent
d’Ornans et président de la commu- cohérent.” à la seconde hypothèse. “Dans le cadre du
nauté de communes.
Des atouts grâce auxquels la Pays Loue-Lison qui regroupe
collectivité fera des yeux doux les cantons d’Ornans, Amancey et Quingey, on se demanaux investisseurs.
Mais des éléments extérieurs de si nous n’avons pas intérêt
pourraient venir retarder, voi- à mettre en place un S.C.O.T.
re compromettre ce scénario L’État semble d’accord sur le
idéal. Il s’agit de la loi S.R.U. principe” annonce Jean-Fran(solidarité renouvellement çois Longeot.
urbain) qui interdit l’aména- À terme, sur le Plateau de Saôgement d’une zone d’intérêt ne, on risque d’assister à une
économique à moins de 15 km concurrence entre les difféd’une agglomération de plus rentes zones économiques de
de 50 000 habitants si elle Mamirolle, reconnue d’intérêt
n’entre pas dans le cadre d’un communautaire par la comschéma d’organisation du ter- munauté d’agglomération du
Grand Besançon, de Saône, et
ritoire (S.C.O.T.)
Tarcenay a ce double incon- de Tarcenay “qui ferait une
vingtaine d’hectares.”
De part et d’autre, les élus veulent justement éviter les situations de concurrence sur un
Plateau de Saône dont le potentiel économique est en devenir. “Nous devons être complémentaires. Au-delà du
S.C.O.T. qui regroupe 133 communes dont celles de la
C.A.G.B., je crois que nous
devons réfléchir à des aménagements cohérents dans l’intérêt de l’aire urbaine. Nous
devons nous préserver de la
concurrence” relève Raymond
Reylé, chargé du S.C.O.T. à la
communauté d’agglomération.
Jean-François Longeot est lui
aussi conciliant. “Il faut être
cohérent. Si nous mettons en
place notre propre S.C.O.T., je
crois que nous devrons uniformiser les prix des terrains
avec la C.A.G.B.”
L’enjeu est de taille pour la
communauté de communes du
Pays d’Ornans et plus particulièrement pour Tarcenay
dont l’essor économique pourrait pâtir de l’absence de zone
économique proche des axes
de communication. O
LE PORTRAIT
38
CYCLISME
Huit ans au meilleur niveau amateur
Michel Pardon, coureur du dimanche
À 52 ans, Michel Pardon reste toujours un amoureux du vélo. À la tête
d’un magasin de cycles, président du
vélo-club de Saint-Ferjeux, il a pendant huit ans été coureur semi-professionnel dans les années 70 et côtoyé
les plus grand dans le peloton.
e déclic a eu lieu à 14 ans. ans, de 1972 à 1978. Huit ans
Un choc. “J’ai vu ma pre- à parcourir en amateur toutes
mière course cycliste à les grandes courses classiques,
Dole, c’était le circuit des de Paris-Roubaix au tour de
trois ponts, avec Anquetil, Pou- la Manche. Dans sa collection,
lidor… Tout de suite, j’ai su il ne lui reste qu’un maillot
que c’est ce que je voulais fai- de cette époque, il ne sait plus
re. Le lendemain, j’étais avec ce que sont devenus les autres.
mon père au vélo-club de la vil- Il n’est jamais passé professionnel, parce que affirme-tle et je signais ma licence.”
Michel Pardon est installé il, mieux vaut faire un bon
dans le petit bureau de son amateur qu’un mauvais pro.
magasin de cycles, rue de Dole. “On n’avait pas de salaire.
L’argent, il fallait aller
Régulièrement, les
habitués passent la “Le jour le chercher dans la course, à la gagne. Il fallait
tête à la porte, discutent un moment où il n’y être bon”, explique-t-il.
Il a eu des contacts avec
avec Antoine, le vendeur-mécanicien
aura plus le monde professionnel
un moment, fait des
affairé à réparer un
vélo. “Ici, ce sont sur- d’argent, essais avec l’équipe de
Poulidor, mais y renontout des habitués. Du
mercredi au vendre- il n’y aura ce. Il se définit comme
rouleur. Quelqu’un
di, ils viennent pour
plus de “un
de trop de gentil, pas un
parler de la course
qu’ils vont faire le dopage.” gagneur. J’étais celui
qu’on aime bien avoir
week-end. Et à partir du lundi, c’est pour com- dans l’équipe pour faire le tramenter celle qu’ils viennent de vail. Pas assez “mort de faim”
pour réussir en professionnel.
courir”, dit Michel Pardon.
Dans le petit magasin, au mur, Moi je faisais le boulot pour
il a accroché tous ses maillots l’équipe.”
de coureur cycliste depuis le C’est sur les routes qu’il a rendébut de sa carrière en 1968. contré sa femme, qui encouIl y en a de toutes les couleurs. rageait son cousin, cycliste lui
Toute une vie dédiée au cyclis- aussi. Et à force de courses à
me. Tout à gauche, ceux du étape presque tous les weekvélo-club de Dole, son premier ends, Michel Pardon a réussi
club, celui de ses 14 ans. “Les à s’acheter son magasin. “On
années nostalgie pour moi”, pouvait vraiment faire de l’arcommente-t-il. Son premier gent. Mais le but, c’était quand
vélo, il l’a reçu à Noël, l’année même de manger. Aujourd’hui,
d’avant. “J’en ai pleuré”, avoue les jeunes font du sport pour
gagner de l’argent. La menMichel Pardon.
Pendant 10 ans, il a roulé dans talité est différente. Nous, on
le club de sa ville natale. Jus- pouvait oublier la prime jusqu’à ce qu’un directeur spor- te parce qu’on voulait en
tif s’intéresse à lui et lui pro- découdre avec un autre gars.
pose une place dans une équipe On aimait plus le sport”, ajouparisienne. Il y a passé huit te Antoine, qui a lui aussi été
L
Depuis 28 ans, Michel Pardon est à la tête du vélo club de Saint-Ferjeux.
coureur cycliste en amateur.
Pas question pour autant de
raccrocher le vélo. Depuis 28
ans, Michel Pardon a pris en
main le club cycliste de SaintFerjeux - qui compte 35
membres - dont il est président et fait tranquillement ses
3 000 kilomètres par an. Son
leitmotiv, la camaraderie et
les sorties tranquilles. Il ne
fait plus de courses, même en
amateur. “Parce que je serais
trop tenté d’aller avec les
meilleurs, de me surpasser,
mais j’ai des problèmes cardiaques et mon cœur ne pourrait pas suivre.”
Il continue à regarder les
grandes courses, le Tour de
France. Même s’il n’a pas le
temps de se déplacer aux bords
des routes, il le suit à la télévision, “comme un spectacle.”
Offrez ou offrez-vous
Il n’a pas d’idole, ni de favori.
“Le plus beau, c’est de regarder les mecs qui se font mal à
la gueule, avant de savoir qui
va gagner. C’est tellement dur,
et on est bien placé pour le
savoir, qu’on les applaudit,
tous” affirme-t-il. Des affaires
de dopage qui depuis plusieurs
années secouent le microcosme du vélo, Michel Pardon pense qu’il ne faut pas faire “une
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partout, pas que chez nous. Le
jour où il n’y aura plus rien à
gagner, plus d’argent, alors là
il n’y aura plus de dopage. Mais
sinon, on ne pourra jamais rien
faire. Il y a trop d’argent en jeu.
La carrière d’un sportif c’est
court, 12 ans tout au plus. Les
mecs, ils font tout pour rester
au top et garder leur équipe.” O
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