football

Commentaires

Transcription

football
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NOVÈS
MARQUE
SON
TERRITOIRE
(Page 12)
e
o
France métropolitaine
(Page 15)
TENNIS
(Page 12)
Le manager du Stade Toulousain
refusera que les membres
du staff de l’équipe de France
assistent à ses entraînements.
(Photo Jérôme Prévost)
Le deuxième-ligne toulousain, recordman
des sélections en équipe de France de rugby (118),
annoncera aujourd’hui sa retraite internationale.
(Photo Pascal Rondeau)
*62 ANNÉE - N 19 486 0,85 RENAULT INSISTE,
ALONSO RÉFLÉCHIT
SHARAPOVA
REGAGNE ENFIN
(Photo AFP)
RUGBY
FABIEN PELOUS
VA BAISSER
LE RIDEAU BLEU
AUTOMOBILE
(Photo Stéphane Mantey)
1
(Page 16)
www.lequipe.fr
Mercredi 7 novembre 2007
T 00106 - 1107 - F: 0,85 E
3:HIKKLA=[UU]ZY:[email protected]@[email protected]@a;
L’AVENIR DE VOTRE PEAU
EST ENTRE VOS MAINS,
VOUS LE VALEZ BIEN
VOIR EN DERNIÈRE PAGE
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
L’OL CROIT, L’OM PLOIE
Lyon joue son destin européen, ce soir (20 h 45), à Gerland, face à Stuttgart, lors de la quatrième journée de la Ligue des champions.
Une victoire garantirait au moins à l’OL une place en UEFA. Hier, l’OM, pas assez consistant, s’est incliné (1-2) à Porto.
(Pages 3, 4, 8 et 9, et notre éditorial, page 2)
RONALDINHO
DANS LA
TOURMENTE
MILAN
Y EST
PRESQUE
(Page 4)
Le retour en forme de son capitaine, Juninho (ici à gauche contre Farnerud, lors du match aller face à Stuttgart), n’est sans doute pas étranger à la montée en puissance de l’OL, qui vient d’enchaîner
six victoires, toutes compétitions confondues.
(Photo Jean-Louis Fel)
Ce soir, dès 23 h 00.
L’Édition de la nuit.
Retour sur la soirée européenne de football
avec les analyses d’Angel Marcos.
Les experts de l’info sportive sont sur
Disponible sur
, le câble, par ADSL et sur www.lequipe.fr
L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2,10 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,90 ; GRÈCE, 2 ; ITALIE, 1,75 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
(Page 5)
Bleu
Rouge
LIVERPOOL,
LE GRAND
HUIT
Jaune
Bleu
Jaune
À court de forme, le Brésilien
fait plus parler de lui par ses
frasques que par son talent.
(Photo Jérôme Prévost)
Noir
Noir
(Page 11)
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LA PAGE DEUX
,
ON EN PARLE AUJOURD HUI DANS «
37
TOUS SPORTS. Parallèlement à la procédure
contentieuse en cours, susceptible de traduire la France devant la Cour européenne de
justice, le gouvernement a renoué le dialogue
avec la Commission européenne, hier, au
sujet du monopole des jeux et des paris en
ligne. Le ministre du Budget, Éric Woerth
(notre photo), a été reçu par Charlie McCreevy, le commissaire européen en charge du
marché intérieur et des services. Appelant à
« développer un dialogue politique », Woerth
s’est dit prêt à « une ouverture maîtrisée des
(Page 14)
marchés des jeux ».
Bachelot
répond à Bordry
Herbin - Saint-Étienne : le ton monte
FOOTBALL. « On dirait que L’Étrat commence à ressembler à la Birmanie. » Robert Herbin,
personnalité historique des Verts, ne mâche pas ses mots. Pas plus que la direction de
l’AS Saint-Étienne qui, après lui avoir refusé l’accès au centre d’entraînement lundi, s’est
justifiée hier. « Devant le nombre croissant de sollicitations extérieures, elle a décidé,
comme toute entreprise privée, de réglementer l’accès à son siège social », a-t-elle expliqué, affirmant cependant « respecter la liberté d’expression de M. Herbin », chroniqueur à la plume souvent acerbe dans la Tribune - le Progrès.
(Page 4)
A RENCONTRE opposant
l’Olympique Lyonnais au VfB
Stuttgart, ce soir, au stade de
Gerland, sera l’occasion
d’assister à un événement
totalement inédit à ce niveau sur
notre continent. En alignant en
attaque trois joueurs issus de
leur centre de formation,
français par surcroît – Sidney
Govou, Karim Benzema et Hatem
Ben Arfa –, pour un match
DES RACINES
ET DES AILES
Caen
12
6
12
3
10
2
6
5
9
2
10
2
Nantes
9
-1
Poitiers
Auxerre
6
3
Rodez
Toulouse
(positions hier à 20 heures)
Multicoques 60 pieds
1. Lemonchois-Guichard (Gitana 11),
à 3 536,1 milles de l’arrivée
2. Bidegorry-Y. Ravussin (FRA-SUI,
Banque-Populaire), à 12,6 m. du leader
3. Cammas-S. Ravussin (FRA-SUI, Groupama),
à 14,2 m.
Monocoques 60 pieds
1. Guillemot-Caudrelier (Safran),
à 3 571,6 milles de l’arrivée
2. Desjoyeaux - Le Borgne (Foncia),
à 19,4 m. du leader
3. Peyron - Le Vaillant (Gitana-Eighty),
à 41,2 m.
10
2
Montpellier
16
13
16
6
Marseille
Eurosport 315 min
20.30
Ma Chaîne Sport 120 min
20.30
Nice
15
6
Ajaccio
Sport + 135 min
Ligue des champions. 1re phase. 4e journée.
Manchester United - Dynamo Kiev (UKR).
Canal + Sport 120 min
20.42
Ligue des champions. 1re phase. 4e journée.
FC Barcelone - Glasgow Rangers (201) ;
Sporting Portugal - AS Rome (202) ;
Inter Milan - CSKA Moscou (203) ;
Fenerbahçe - PSV Eindhoven (204) ;
Steaua Bucarest - FC Séville (205).
16
13
16
9
FOOTBALL
Foot + 138 min
20.45
Ligue des champions. 1re phase. 4e journée.
Lyon - Stuttgart (ALL).
d’Ascq) et P. Vincent (entraîneur de
Bourges) ; Au rayon sport, chronique consommation.
À 12 heures, 14 h 30 et 17 h 15 : Journal du golf.
À 17 heures : JT Équipe.
À 20 heures : RTL Foot.
Pour écouter RTL-L’Équipe, connectez-vous
sur le site Internet www.rtl-lequipe.fr,
www.lequipe.fr ou www.rtl.fr et téléchargez, si
besoin, le logiciel Windows Media Player 11
pour Windows ou le logiciel QuickTime 7 pour
Mac.
FOOTBALL
Canal + 115 min
Rediff. demain à 17 h 15 Canal + Sport
22.40
Ligue des champions. 1re phase. 4e journée.
Les rencontres de la soirée.
BASKET
Canal + 80 min
Rediff. à 0 h Canal + Sport
6. La Matinale Sport. 10. Le
Journal en continu. 17. La
Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
France Info. À .8 et à .38 de
chaque heure, chronique sportive. 5.16 et 6.48 Europe 1. Journal des sports. 5.30 et 6.45 RTL.
Sports. 16. RMC. Luis attaque.
18. RMC. Moscato Show.18.53
RTL. Mégasports. 19. Sud Radio.
Rugby & Compagnie. 19.20
France Bleu. Journal des
sports.20. RMC. Intégrale Foot.
20. Europe 1. Europe Sport. 20.
RTL. RTL Foot spécial Ligue des
champions. 23. RMC. After Foot.
22.45
Euroligue H. 1re phase. 3e journée.
Le Mans - Vilnius (LIT).
Sport + 90 min
À voir.
Rediff. demain à 13 h
HOCKEY SUR GLACE
Intéressant.
01.00
NHL. Pittsburgh Penguins - Philadelphia Flyers
puis Colorado Avalanche - Edmonton Oilers.
BASKET
6.30 Édition du matin. 10. Édition
de la journée. 18.30 La Grande
Édition (rediff. à 19.30 et 20.30).
19. Question de sport. « Que vaut
Richard Gasquet ? » (rediff. à
20., 21., 22. et à 0.15). Invités :
Patrice Dominguez, DTN de la
FF T e t Rom ai n Lefeb vr e
(L’Équipe). 21.30 Édition de la
nuit.
INFOSPORT
20.40
FOOTBALL
Perpignan
À 9 heures : Journal des sports.
De 10 heures à midi (et à 15 heures) :
Carrément Sport. Au sommaire : football,
Ligue des champions, retour sur Porto-OM
avec C. Rouquette (lequipe.fr), N. Baudens
(RTL), J.-L. Pacull (RTL) et S. Tarrago
(L’Équipe), présentation d’OL-Stuttgart avec
W. Maisonnasse (RTL) ; basket, Euroligue
féminine avec C. Lecoq (président de Valenciennes), A. N’Diaye (entraîneur de Villeneuve-
Eurosport 60 min
18.15
FOOTBALL
10
3
9
3
12.30
FOOTBALL
Grenoble
41%
DE REMISE
1. Nantes
2. Le Havre
3. Grenoble
4. Troyes
5. Bastia
6. Clermont
Montpellier
8. Angers
9. Sedan
10. Reims
11. Brest
12. Châteauroux
13. Dijon
14. AC Ajaccio
15. Boulogne/mer
16. Niort
17. Amiens
18. Guingamp
19. Gueugnon
20. Libourne-St-S.
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
33 15 10 3 2 26
31 15 9 4 2 28
26 14 7 5 2 18
25 15 6 7 2 22
24 15 7 4 4 22
22 14 5 7 2 19
22 14 6 4 4 19
22 15 6 4 5 17
20 14 5 5 4 17
20 15 6 2 7 15
19 15 5 4 6 14
18 15 4 6 5 16
18 15 4 6 5 12
17 15 4 5 6 15
17 15 4 5 6 18
14 14 4 2 8 10
14 15 3 5 7 12
13 14 3 4 7 13
11 15 2 5 8 16
9 15 2 3 10 19
c.
—
12
14
11
15
16
14
14
16
15
21
17
17
20
19
23
14
18
17
23
32
Diff.
—
+14
+14
+7
+7
+6
+5
+5
+1
+2
-6
-3
-1
-8
-4
-5
-4
-6
-4
-7
-13
Bastia a été sanctionné du retrait d’un point
au classement après les incidents survenus
lors de Libourne-Saint-Seurin - Bastia (2-4), le
14 septembre.
TENNIS (Masters WTA)
HIER
Henin (BEL) b. Chakvetadze (RUS),
6-1, 7-6 (7-4).
Sharapova (RUS) b. Hantuchova (SLQ),
6-4, 7-5.
AUJOURD’HUI
Henin (BEL) - Jankovic (SER).
S. Williams (USA) - Chakvetadze (RUS).
Ivanovic (SER) - Hantuchova (SLQ).
À ne pas rater
NASN 150 min
Rediff. demain à 10 h
04.00
NBA.
Seattle Sonics - Memphis Grizzlies.
NBA TV 180 min
Les cases bleues
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Demain, début de la Challenge Cup
AUJOURD’HUI
BASKET
EUROLIGUE (3e journée). – 20 h 30 :
Le Mans - LR Vilnius.
FOOTBALL
LIGUE 2 (15e journée). – Voir tableau
de bord.
LIGUE DES CHAMPIONS (phase de
poules, 4e journée). GROUPE E. –
20 h 45 : Lyon - VfB Stuttgart (ALL)
(Canal +).
HANDBALL
DIVISION 1 H (8e journée). –
20 h 45 : Nîmes-Ivry ; 20 h 30 : Montpellier - Villefranche-Beaujolais.
SQUASH
OPEN DE HONGKONG, jusqu’à
dimanche.
TENNIS
MASTERS F. À Madrid, jusqu’à
dimanche (Eurosport).
VOILE
TRANSAT JACQUES-VABRE.
Le Havre - Salvador de Bahia (BRE).
DEMAIN
BASKET
EUROLIGUE (3e journée). – 20 h 45 :
Barcelone (ESP) - Roanne.
FOOTBALL
ÉQUIPE DE FRANCE. – Annonce de la
sélection pour France-Maroc, le
16 novembre, et France-Ukraine, le
21 novembre.
COUPE DE L’UEFA (phase de
poules, 2e journée). – 19 heures :
Rennes - Brann Bergen (NOR)
(Sport +) ; 20 h 15 : Austria Vienne
OFFRE SPÉCIALE D’ABONNEMENT À
PLUS DE
15e JOURNÉE. – Lundi : Boulogne-sur-Mer Nantes : 4-0 ; hier : AC Ajaccio - LibourneSaint-Seurin : 2-3 ; Amiens-Bastia : 1-1 ;
Angers-Gueugnon : 2-0 ; Châteauroux-Reims :
0-1 ; Montpellier-Brest : 2-1 ; Troyes-Dijon :
3-0 ; Sedan - Le Havre : 2-1 ; aujourd’hui,
19 heures : Guingamp-Clermont ; 20 h 30 :
Niort-Grenoble (Ma Chaîne Sport).
AGENDA
Ligue des champions. 1re phase. 4e journée.
Slavia Prague (RTC) - Arsenal (ANG).
6
1
Diff.
—
+17
+13
+7
+4
0
+5
+3
+2
-2
+1
0
-2
-3
-3
-3
-10
-4
-6
-6
-13
Transat Jacques-Vabre
FOOTBALL
Besançon
c.
—
12
7
10
12
18
10
10
12
16
15
13
14
16
15
14
21
13
17
15
19
BATEAUX
Masters féminins. Round Robin. 2e jour.
À Madrid (ESP).
6
4
FOOTBALL (Ligue 2)
14e JOURNÉE. – Samedi 10 novembre,
17 h 10 : Le Mans - Saint-Étienne (Canal +) ;
20 heures : Lille-Nice, Metz-Lens, MonacoStrasbourg, Paris-SG - Nancy, SochauxAuxerre, Valenciennes-Caen (ces six matches
sur Foot +) ; dimanche 11 novembre,
18 heures : Lorient-Toulouse (Foot +), Bordeaux-Rennes (Canal + Sport) ; 21 heures :
Lyon-Marseille (Canal +).
Ligue 2. 15e journée.
Niort-Grenoble.
9
2
Lyon
Bordeaux
Biarritz
Strasbourg
Nevers
ClermontFerrand
13
5
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
31 13 10 1 2 29
2. Nancy
27 12 8 3 1 20
3. Rennes 24 13 7 3 3 17
4. Bordeaux 22 13 6 4 3 16
5. Le Mans 20 13 6 2 5 18
6. Strasbourg 19 13 5 4 4 15
7. Nice
19 13 5 4 4 13
8. Saint-Étienne 18 13 5 3 5 14
9. Valenciennes 18 13 5 3 5 14
10. Monaco
17 13 5 2 6 16
11. Lille
16 13 3 7 3 13
12. Toulouse 16 12 4 4 4 12
13. Lorient
15 13 3 6 4 13
14. Paris-SG 15 13 3 6 4 12
15. Caen
15 12 4 3 5 11
16. Auxerre
13 13 4 1 8 11
17. Lens
12 12 3 3 6 9
18. Sochaux
12 13 2 6 5 11
19. Marseille 11 13 2 5 6 9
20. Metz
7 13 1 4 8 6
TENNIS
Metz
Blois
La Rochelle
11
1
(Photos AFP et Mao)
FOOTBALL (Ligue 1)
Coupe du monde 2007. 1re phase. Groupe D.
France-Argentine. À Rio de Janeiro (BRE).
Charleville-Mézière
Paris
Rennes
12
3
10
3
(nombre de votants : 38 920)
Selon le résultat de vos votes
sur www.lequipe.fr et par SMS.
TABLEAU DE BORD
BEACH-SOCCER
Amiens
OUI ................................................ 26 %
NON ............................................... 69 %
Ne se prononcent pas .................. 5 %
(AUT) - Bordeaux (W 9) ; 20 h 30 : Toulouse - Sparta Prague (RTC) (Canal +
Sport).
RUGBY
C H A L L E NG E C U P . – J u s q u ’ à
dimanche.
VOLLEY
TOURNOI DE PRÉQUALIFICATIONS
OLYMPIQUES. À Ankara (TUR), jusqu’à dimanche.
VENDREDI
BASKET
PRO A (7e journée). – 20 heures :
Pau-Vichy, Hyères-Toulon - Clermont ;
20 h 30 : Orléans-ASVEL (Sport +).
FOOTBALL
LIGUE 2 (16e journée). – Voir tableau
de bord.
HANDBALL
D 1 H (8e journée). – 20 h 30 : Paris Pontault-Combault.
NATATION
COUPE DU MONDE (3e étape). Petit
bassin. À Moscou (RUS), jusqu’à
samedi.
RUGBY
COUPE D’EUROPE. – 20 h 45 : Perpignan-Newport (Canal + Sport).
SAMEDI
AUTOMOBILE
LE MANS SERIES (dernière épreuve).
Mil Milhas Brasil, à Interlagos (BRE).
BASKET
PRO A (7e journée). – 20 heures :
Le Havre - Roanne, Le Mans - Cholet,
Strasbourg-Chalon, Dijon - Paris-Levallois, Gravelines-Dunkerque - Nancy.
BOXE
CHAMPIONNAT DU MONDE WBAWBC DES LOURDS-LÉGERS. À Levallois : Mormeck-Haye (GBR) (Canal +).
FOOTBALL
LIGUE 1 (14e journée). – Voir tableau
de bord.
LIGUE 2 (16e journée). – Voir
tableau de bord.
HANDBALL
D 1 H (8e journée). – 18 h 30 : SaintRaphaël - Créteil ; Tremblay-en-France Chambéry ; 20 heures : Sélestat-Dunkerque, Istres-Toulouse.
HOCKEY SUR GLACE
LIGUE MAGNUS (17e journée,
matches avancés). – 18 h 30 :
Angers-Chamonix ; 20 heures : ToursStrasbourg.
JUDO
CHAMPIONNATS DE FRANCE PAR
ÉQUIPES. À Laval, jusqu’à dimanche.
RUGBY
PRO D 2 (3e journée). – 18 h 30 :
La Rochelle - Béziers, Aurillac-Tarbes,
Pau-Lyon, Limoges-Blagnac, Grenoble Mont-de-Marsan, Toulon-Oyonnax ;
Racing-Métro - Bordeaux-Bègles.
COUPE D’EUROPE. – 14 h 30 : Biarritz-Viadana (ITA) ; 14 h 35 : Stade
Français - Harlequins (Canal +) ;
16 h 30 : Édimbourg - Stade Toulousain
(France 2) ; 18 h 30 : Ospreys-Bourgoin
(Sport +).
SKI ALPIN
COUPE DU MONDE. Slalom F. À Reiteralm (AUT) (Sport +).
BULLETIN D’ABONNEMENT
OUI, je m'abonne à FRANCE FOOTBALL pour 13 semaines (mardi + vendredi) au tarif
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PAGE 2
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ANEQ
RCS Nanterre B 332 978 485
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Brest
FOOTBALL. En trébuchant hier soir à Sedan (1-2), le club normand n’a pas su capitaliser sur la lourde défaite du leader nantais, lundi, face à Boulogne-sur-Mer (0-4). Il s’en
est pourtant fallu de peu, Mokake inscrivant le but de la victoire dans les arrêts de jeu, à
la 93e minute. « À deux minutes près, c’était le scénario idéal », reconnaissait l’entraîneur du HAC, Jean-Marc Nobilo, « déçu de perdre de cette façon ». Les Havrais ont
ainsi laissé échapper l’occasion de s’installer en tête de la L 2.
(Page 10)
Bleu
12
7
11
5
12
6
Cherbourg
Eunice Barber sera-t-elle
prête pour l’heptathlon
olympique, en août 2008,
à Pékin ?
Le Havre rate le coche
avec
11
6
D’HIER
Jaune
Rouge
Jaune
12
9
BATEAUX. Partis un jour
après les monocoques,
emmenés par Guillemot et
Caudrelier (Safran), les trimarans les ont doublés hier. En
tête de la Transat JacquesVabre, Gitana 11 a choisi une
route à l’ouest de celle privilégiée par Banque-Populaire
et Groupama. Un choix
pour l’heure payant.
(Page 15)
LA TÉLÉVISION
Lille
13
10
ATHLÉTISME. Un javelot fiché dans son flanc avait brutalement écourté sa saison de saut en longueur. C’était le 13 juillet dernier, à Rome. Depuis, Salim Sdiri se
soigne. Muscles fondus et ceinture abdominale affaiblie, il n’a pas droit aux efforts
intensifs. Un peu de footing et de vélo, c’est tout. Mais son physique reviendra. Le
mental, lui, flanche encore. « Je referai de l’athlé, ne serait-ce que pour refaire du
sport, souffle-t-il. Mais la compétition, (…) Je verrai bien si j’en ai envie. Pour
l’heure, je ne sais pas. »
(Page 15)
la C 1 avec une équipe composée de gamins auxquels il avait
tout appris. Autant dire, aussi,
qu’on ne verra probablement
plus jamais non plus une demidouzaine de vainqueurs de la
Coupe Gambardella disputer six
ans plus tard la finale de la plus
prestigieuse compétition européenne, comme ce fut le cas en
1976 avec les jeunes Stéphanois
de Robert Herbin.
Il reste que la singularité de l’Olympique Lyonnais, bel
exemple de ce que
pourrait être la
fameuse « exception française »
rapportée au football, est le signe d’au moins
deux indiscutables réussites. La
première obtenue grâce à la
qualité du travail accompli en
son centre de formation depuis
de nombreuses années, Ludovic
Giuly le Romain et Frédéric
Kanouté le Sévillan, qui disputent, eux aussi, la Ligue des
champions cette saison, en sont
d’autres témoignages.
La seconde résultant de la
manière dont le club a su parfaitement gérer l’épineux dossier
qui se profilait lorsqu’il a senti
que ses jeunes pousses risquaient vite d’aller s’épanouir
ailleurs.
Et si ces deux façons de bien
faire ne seront peut-être pas suffisantes pour se hisser demain
sur le toit de l’Europe, cela ne
doit pas empêcher l’OL d’en être
vraiment fier.
LA MÉTÉO
Pour voter, connectez-vous sur
www.lequipe.fr. entre 6 heures et 22 heures
ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008
(0,34 euro + coût de 1 SMS).
Noir
Bleu
Noir
capital de la Ligue des
champions, les Lyonnais vont
réaliser ce que plus aucun club
européen de ce standing n’a
l’envie ou les moyens de faire
aujourd’hui.
L’arrêt Bosman – et les
suivants – ayant entraîné la libre
circulation des footballeurs,
l’économie de ce sport étant
devenue particulièrement
florissante et les résultats sur
investissements supportant de
moins en moins les délais, les
grands clubs européens ont
préféré, depuis quelques années,
se renforcer massivement en
acquérant à tour de bras des
garçons formés et ayant
commencé à faire leurs preuves
ailleurs plutôt qu’en investissant
sur le long terme.
Partant de là, plus aucun d’entre
eux n’a, depuis l’Ajax
d’Amsterdam en 1995, remporté
Fernando Alonso doit-il
retourner chez Renault ?
Sdiri, les bleus à l’âme
FOOTBALL
L
DU JOUR
BASKET. Étonnant alliage de fraîcheur et de maturité, l’ailier manceau expose son
talent en Euroligue depuis le début de la saison. Meilleure évaluation du club en Coupe
d’Europe avant la réception de Vilnius, ce soir, Nicolas Batum aurait pu se laisser étourdir par les scouts NBA qui l’ont approché l’an dernier. Il a choisi de grandir encore dans
son club de formation. « Je préfère jouer trente minutes en Euroligue, explique-t-il.
L’argent, c’était le premier mot qui arrivait dans les conversations. Mais il n’y avait pas
que çapour moi. » Alors, la NBA l’attendra.
(Page 14)
Les multis devant
TOUS SPORTS. Offusquée par les propos
de Pierre Bordry, le directeur de l’Agence
française de lutte contre le dopage, vexé de
n’avoir pas obtenu l’augmentation
escomptée de son budget, la ministre de la
Santé, de la Jeunesse et des Sports lui a
répondu lundi. Roselyne Bachelot a souligné que la subvention du ministère représentait, pour le budget 2007, « plus de
95 % du budget total de l’agence ».
(Page 14)
LES QUESTIONS
Batum, la tête sur les épaules
BOXE. L’âge de Frédéric
Klose qui, dans un mois,
affrontera l’Ukrainien Nuznenko pour le titre WBA des welters.
Champion de France à son vingt-etunième combat puis champion d’Europe à
son trente-septième, il a appris la
patience. Mais, les années passant, il a
conscience de jouer son va-tout. « Cela va
être le combat de ma carrière, confie-t-il.
C’est l’aboutissement, même s’il arrive un
peu tard. (…) En tout cas, je ne veux pas
avoir de regrets. Ce n’est pas à trente-sept
piges que je vais changer ma boxe. Ce qui fera la différence, à ce niveau,
c’est le mental. »
(Page 13)
Woerth : « Développer un
dialogue politique »
L’ÉDITO
»
3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée)
e
FC PORTO - MARSEILLE : 2-1
Marseille n’était pas loin
L’OM a perdu pour la première fois de la saison en Ligue des champions. Mais tout ne fut pas à jeter. Loin de là…
MARSEILLE A LÂCHÉ la première
place de son groupe de qualification
et voit revenir dans le viseur un Liverpool effrayant (voir page 5). Cette
simple constatation pourrait laisser
craindre le pire pour cet OM désespérant en Championnat et jusque-là
invaincu en Ligue des champions. Il
serait pourtant assez injuste de tirer
sur l’ambulance car les équipiers de
Cana ont affiché, hier, des vertus
intéressantes, propres à les rassurer
pour l’avenir. Gerets avait prévenu
que le contenu serait scruté à la
loupe et, de ce côté, l’entraîneur
belge aura eu des motifs de satisfaction.
En laissant Cissé sur le banc, en
incluant le jeune Ayew côté gauche,
il avait choisi dans l’esprit la même
option qu’à Liverpool, en 4-2-3-1.
Cela aurait bien pu fonctionner
même si la qualité technique des
Portugais, rodés et en confiance,
finit par payer sur la fin.
La première heure de jeu, avant la
sortie de Niang, rassura sur la capacité de cet OM à se façonner un style,
une âme. Mais la blessure du Sénégalais rappela qu’on ne joue pas
avec Cissé comme avec lui. D’un
coup, ses équipiers eurent bien du
mal à trouver l’international français, à l’utiliser comme appui et l’OM
tomba sous les vagues assassines de
Portugais parfois brillants dans leur
explosivité et leur intelligence situationnelle.
Cette défaite reste un très mauvais
résultat pour la suite de la compétition mais il y aura peut-être matière à
creuser. Sans un oubli de Taiwo, laissant filer Quaresma sur l’action amenant le second but, pas sûr que Porto
aurait arraché ce succès.
Le prochain voyage en Turquie
s’annonce décisif car, dans le même
temps, Liverpool et Porto vont se
chiper des points dans un duel à ne
pas rater. Avec cet OM, les aprèsmatches de Ligue des champions
proposent toujours des interrogations multiples. Voici la nouvelle :
quel visage promènera-t-il à Ger-
Gerets : « Des erreurs
qui coûtent cher »
PORTO –
de notre envoyée spéciale
« RESSENTEZ-VOUS une grosse déception après cette défaite ?
– Bien sûr, parce que Porto a été moins impressionnant qu’au match aller. La question est de
savoir s’ils n’ont pas été bons ou si nous étions
mieux organisés nous-mêmes sur le terrain.
– Avez-vous malgré la défaite des
motifs de satisfaction ?
– Quand on avait le ballon notamment, le secteur offensif, qui n’était pas très brillant ces derniers temps, a été bien meilleur aujourd’hui
avec un bon Mathieu (Valbuena) sur le côté
droit. Niang était bien dans le match, Nasri a
fait de belles choses. Ayew aussi. Nos deux
milieux défensifs (Cana et Mbami) ont été bons
également. Il est dommage que nos défenseurs
aient fait des erreurs de placement qui nous
coûtent cher. Mais ce sont de jeunes joueurs et
ils ont les qualités pour devenir de grands
joueurs.
– Des regrets sur le premier but ?
– C’est sa spécialité. Il (Tarik Sektioui, international marocain) a fait ça contre nous mais il l’a
fait auparavant. Je regrette quand même qu’il
n’y ait pas eu plus de pression au début de
l’action car une fois qu’il est parti, c’était difficile de le freiner.
– C’est finalement le secteur défensif
qui était le plus décevant ?
– Oui, sur des détails qui nous ont coûté très
cher. Des phases de jeu où tu ne peux pas te
permettre de te relâcher. C’est dommage parce
que les joueurs avaient le sentiment de pouvoir
se qualifier. C’est encore un coup au moral
assez dur mais après tout ce qu’ils ont vécu, ils
peuvent être contents de leur prestation. Pas
fiers mais contents.
– À combien estimez-vous vos chances
de qualification ?
– Il faut gagner un match, je ne peux pas être
plus clair, et le plus vite possible. Car si on
attend le dernier match contre Liverpool, ça
risque d’être un problème. Je ne serais pas
mécontent si on se qualifie à Besiktas. » – H. F.
land, dimanche ? La victoire à Liverpool s’était accompagnée d’un
néant en L 1. Le déplacement à Lyon
devrait livrer d’autres éléments. La
seule certitude, aujourd’hui, c’est
que l’OM joue sa place en Ligue 1 et
n’a pas assuré son avenir en huitièmes de finale de C 1. La Coupe de
l’UEFA semble en revanche plus que
jamais à portée de main. Ce serait un
moindre mal.
Le manque
de concentration
de Taiwo
La géniale percée du buteur Sektioui
(27e), effaçant d’abord Taiwo, puis
se faufilant entre Givet et Rodriguez,
troublé par l’appel de Lisandro
Lopez, aurait pu plonger Marseille
dans ses doutes. Il n’en fut rien.
L’OM sut ne pas se désunir. Le jeu
resta cohérent même s’il manquait
de percussion. Logique, le système
mis en place exigeait beaucoup
d’efforts dans la récupération sur les
côtés et cette débauche d’énergie
empêchait les Olympiens de venir
conclure des actions souvent bien
maîtrisées techniquement. L’idée
simple était de jouer court, de
s’appuyer sur Nasri dans l’axe,
d’écarter, de se servir de Niang
comme point d’appui.
L’OM ressemblait enfin à une équipe
et Porto, leader invaincu de son
Championnat, ne s’amusait pas dans
ce duel. Les inspirations des lutins
olympiens les ennuyaient diablement. Le danger rôdait toujours par
l’intermédiaire de Lisandro Lopez,
sorte de « mini Drogba », merveilleux dans ses appels et ses déplacements. L’OM eut même une occasion
en or de revenir avant la mi-temps
mais la contre-attaque amorcée par
une géniale inspiration de Valbuena
était avortée par Niang (39e).
L’OM proposait, en termes de cohérence, l’un de ses meilleurs matches
de l’année, l’un des plus aboutis.
Après Liverpool. Sur son seul tir au
but, Porto s’était projeté vers l’avant.
Dès l’entame de la deuxième
période, Marseille confirmait sa
forme et revenait sur une tête de
Niang, bien servi par Bonnart (47e).
L’OM allait-il trouver les ressources
pour se sortir sans encombre de la
gueule du Dragon ?
La sortie de Niang à l’heure de jeu,
victime d’un problème derrière la
cuisse gauche, changeait radicalement les choses. L’OM avait du mal à
trouver Cissé, donc à ressortir proprement. La fatigue conjuguée à
cette sortie et celle d’Ayew, remplacé par Arrache, laissait craindre le
pire tant les Portugais commençaient à peser. Et sur une erreur de
concentration de Taiwo, consécutive
à une touche, Quaresma partait dans
son dos, puis délivrait une merveille
de centre vers le crâne de Lisandro
Lopez, l’homme du match (77e).
Quelques minutes auparavant,
l’Argentin avait déjà frappé le haut
de la transversale… L’OM n’avait
plus les ressources physiques pour
revenir et concédait sa première
défaite en C 1. Elle peut s’ajouter,
évidemment, à la lente agonie du
club en Championnat.
HIER
Liverpool(ANG) - Besiktas(TUR) . 8-0
FC Porto (POR)- Marseille ....... 2-1
Pts J.
— —
1. FC Porto ...... 8 4
2. Marseille ... 7 4
3. Liverpool ...... 4 4
4. Besiktas ....... 3 4
Samir NASRI (Marseille) : « C’est une
déception certes en termes de résultat parce
qu’il y avait la place pour ramener des points
de Porto. Mais dans l’ensemble, on repart
avec plus de moral avec ce que nous avons
montré dans le jeu. Ce n’est pas cette défaite
qui va nous faire replonger. Il est nécessaire,
nous le savions déjà, de battre Besiktas à
Istanbul pour se qualifier. Nous avons montré de bonnes choses, avec peut-être tout de
même un manque d’agressivité. En Ligue des
champions, si nous montrons un autre visage
qu’en championnat, c’est que, Liverpool
comme Porto, nous ont laissé des espaces, ce
qui n’arrive pas en championnat. Ce sont
deux équipes joueuses, ce qui sera le cas également dimanche à Lyon et c’est intéressant
pour nous. En ce qui me concerne, cela va de
mieux en mieux dans la résistance au contact
et dans la percussion. J’avais affaire à un
rude client avec Paulo Assunçao mais j’ai
réussi à trouver des espaces. Plus générale-
ment, ce qui m’a plu dans cette rencontre,
c’est qu’à chaque fois que nous avons trouvé
l’ouverture, nous sommes parvenus à être
dangereux. C’est très intéressant pour la
suite. » – D. Ro.
Jesualdo FERREIRA (entraîneur de Porto) : « Le résultat est logique parce que Porto
a mieux joué en seconde période. Nous
n’avons pas été bons en première mi-temps
avec des transitions dans le jeu pas assez
rapides. Mais tout cela a pu être corrigé
ensuite. Nous avons eu deux ou trois occasions de plus que Marseille. Notre avantage
est mérité. Aujourd’hui, nous sommes dans
une position confortable mais nous jouerons
tous les autres matchs de la compétition pour
gagner. » - H.F.
Steve MANDANDA (Marseille) : » Nous
sommes très déçus ce soir car nous avons fait
un bon match, nous avons joué au foot et on
les a mis en difficulté. Il reste deux matches
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
pour nous qualifier, deux matches très difficiles mais on a su respecter les consignes,
être rigoureux, être bien en place. Quand on
fait des matches comme ça, ça rend notre
classement en championnat inadmissible. Il
va falloir maintenant qu’on grappille des
points pour avancer en Ligue 1, pour pouvoir
remonter au classement. » – H. P.
Laurent BONNART (Marseille) : « Entre
ce que nous avons pu montrer dans le jeu et le
résultat final, c’est la déception qui vient en
premier car dans le sport, seule la victoire est
belle. Il nous a manqué de réalisme à la fois
offensif ou sur l’occasion de Lorik Cana sur
corner et également sur le centre qui a amené
le deuxième but de Porto. À ce niveau-là, les
fautes se paient très cher. Nous avons enregistré la leçon, il faudra savoir s’en souvenir
dès dimanche à Lyon. C’est une énorme
déception mais il ne faut surtout pas se
démoraliser. » – D. Ro.
N.
—
2
1
1
0
P.
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0
1
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5
5
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c.
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4
12
Diff.
—
+2
+2
+6
-10
45 % Possession du ballon 55 %
13
Tirs
9
3
Tirs cadrés
4
5
Tirs non cadrés
4
77 %
Passes réussies
85 %
53 %
Duels gagnés
47 %
48 %
Temps chez l’adversaire
52 %
10
Corners
2
avec
FC PORTO - MARSEILLE : 2-1 (1-0)
Temps doux. Pelouse en bon état. 42 217 spectateurs. Arbitre : M. Stark (ALL).
Fucile
4
BBrunoo Alvves
caap..,, 6
Bonna
Bonnart
Valbuena
Valbu
6
6,55
Canna JJ. Roddriggguez
uez
c 6,5
cap.,
5
Niang
Niang
ngg
Lisssandrro 6,5
6
Manda
andaanda
d
NNaasri
Lop
Lop
opezz
5
6
7,55
Givvvet
Gi
ett
Mb mi
Mbam
5
66,55
Sekttioui
7
Cecch
5
Pauulo
AAssunnçao
65
6,5
Stepaaanoov
Raaul
44,55
Meireless
5
Q resmaa
Quar
B singw
Bosingwa
i
5
45
4,5
Heelton
lton
44,55
Nasri : « On repart avec plus de moral »
G.
—
2
2
1
1
PORTO qualifié s’il ne perd pas à
Liverpool.
MARSEILLE qualifié si :
– il gagne à Istanbul et Liverpool ne
gagne pas ;
– il fait match nul et Liverpool perd.
Les matches et les classements des
autres groupes sont en page 6.
HERVÉ PENOT
ILS ONT DIT
FC Porto 2 1 Marseille
GROUPE A
Remplacements. – 59e : Cech par HELDER
POSTIGA ; 68e : Raul Meireles par BOLATTI ;
87e : Sektioui par MARIANO GONZALEZ.
Non utilisés : Nuno (g.), Pedro Emanuel,
Leandro Lima, Adriano.
Entraîneur : J. Ferreira.
Suspendus pour le prochain match :
aucun.
AAyew
w
55
5,5
Taiwo
Taiw
4
Remplacements. – 63e : Niang par D. CISSÉ ; 77e : Ayew par ARRACHE ; 84e : Mbami
par Be. CHEYROU.
Non utilisés : Hamel (g.), Zubar, Oruma,
Zenden.
Entraîneur : E. Gerets.
Suspendus pour le prochain match :
aucun.
LES BUTS
1-0 : SEKTIOUI (27e). – Sektioui récupère le ballon à hauteur de la ligne médiane, élimine Taiwo
et repique dans l’axe. Le Marocain s’infiltre entre Givet et Rodriguez, élimine Mandanda à l’entrée
des seize mètres et glisse le ballon dans la cage vide de l’intérieur du pied gauche.
1-1 : NIANG (48e, passe de Bonnart). – Côté droit, près de la ligne de touche, Bonnart centre
au cordeau pour Niang, qui devance Stepanov au niveau du point de penalty et marque d’une tête
piquée en plaçant le ballon sur la gauche d’Helton.
2-1 : LISANDRO LOPEZ (78e, passe de Quaresma). – Côté droit, Quaresma fixe Taiwo et
centre dans la surface de réparation sur la tête de Lisandro Lopez, qui devance Bonnart et ajuste
Mandanda de près, sur sa gauche. Le ballon heurte le dessous de la transversale avant de franchir
la ligne.
LES CARTONS
2 AVERTISSEMENTS. – FC Porto : Helton (90e + 1, gain de temps), Fucile (90e + 2, tacle
irrégulier sur Valbuena).
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre envoyé spécial
Bleu
Rouge
PORTO –
Jaune
Bleu
Jaune
L’OM n’est plus maître en
Europe. Il n’est même
plus leader de son
groupe de Ligue des
champions. Les
partenaires de Samir
Nasri laissent la place à
leur tombeur du jour. La
défaite va les obliger à se
battre jusqu’au bout pour
espérer décrocher une
place en huitièmes de
finale. Mais Éric Gerets
peut aussi trouver
quelques motifs de
satisfaction dans cette
soirée portugaise avant
de se rendre à Lyon,
dimanche.
Noir
Noir
PORTO. – 48e minute de jeu : Helton est déjà en retard. Mamadou Niang, à terre au second plan, s’est jeté sur le centre de Laurent Bonnart et va égaliser. Pendant une demi-heure, Marseille tiendra ce résultat.
(Photo Nicolas Luttiau)
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée) – PORTO-MARSEILLE : 2-1
e
Mbami avait remis de l’ordre
Avec Cana, le milieu camerounais a discipliné le jeu marseillais, avant qu’une erreur de Taiwo ne vienne tout gâcher.
L’HOMME CLÉ : MBAMI, 6,5
Comme à Liverpool, Marseille a
retrouvé de la maîtrise, et le Camerounais en est l’un des principaux
artisans. Il fut efficace dans ses interceptions, comme dans ses transmissions, rapides et précises dans le jeu
court et long. Avec Cana, il fut
l’architecte de la meilleure tenue
marseillaise, les deux ex-compères
du Paris-SG se répartissant à bon
escient les tâches dans l’entrejeu.
PORTO –
de notre envoyé spécial
MANDANDA (5) : complètement
abandonné sur le but de Sektioui
dans une première période au cours
de laquelle il n’eut que deux sorties
aériennes à gérer (26e, 31e). Mais
beaucoup plus à la peine ensuite
dans ce domaine, il fut de moins en
moins rassurant.
BONNART (6) : il retrouva d’abord
Quaresma à qui il infligea le même
traitement implacable qu’à l’aller,
assez pour conduire le Portugais à
permuter côté droit. Pour le reste, il
soigna son entente avec Valbuena
et monta à bon escient pour adresser le centre sur lequel Niang marqua.
J. RODRIGUEZ (5) : un peu rouillé
au départ pour son retour, il eut de
plus en plus de mal avec Givet à
gérer le cas Sektioui en première
période. S’il prit le dessus face à
Lisandro Lopez dans les duels
aériens, la pression continue sur son
côté l’amena à commettre de plus en
plus de fautes.
GIVET (5) : dans son style volontaire, il batailla, livra un tacle précieux (23e), mais ne put arrêter
l’express Sektioui, le Marocain
l’effaçant facilement sur son but. Il
continua cependant à lutter sans
relâche.
TAIWO (4) : victime avant Givet de
Sektioui sur l’ouverture du score, il
hésita à se livrer offensivement,
faute aussi d’automatismes avec
Ayew. Il avait soigné son placement
défensif en lisant bien les trajectoires pour Quaresma, avant son
énorme erreur dans ce domaine sur
le but de Lisandro Lopez qui provoqua la défaite marseillaise.
CANA (6,5) : il est monté en régime
avec plus d’impact dans les duels et
un coup d’œil acéré, comme sur son
raid de 40 mètres, stoppé difficilement par Helton, ou sur sa tête qui
passa juste à côté du but portugais
(56e). On a retrouvé hier soir le guerrier, le leader de l’OM qui donna
l’exemple sans relâche dans un
entrejeu où son duel avec Assunçao
fut parfois épique.
MBAMI (6,5) : voir ci-dessus.
VALBUENA (6,5) : Fucile ne s’est
pas amusé avec lui avec ses percussions dans le couloir. À l’origine de la
course finalement ratée de Niang
(39e). S’il passa moins ensuite, il
continua à perturber Fucile sans
relâche.
NASRI (6) : avec Assunçao collé à
lui en permanence, il parvint peu à
trouver Niang. Petit à petit, il trouva
plus d’espaces pour jouer simple,
sauf sur un très bon mouvement
marseillais (65e). Il retrouve peu à
peu son niveau. Logique, après ses
ennuis de santé.
AYEW (5) : pour sa première, si son
apport global ne fut pas considérable, il créa toutefois du souci à
Bosingwa, lutta et chercha à percuter sans complexe. Remplacé par
ARRACHE (77e) qui ne toucha
guère que deux ballons.
NIANG (6,5) : en combattant qu’il
est, s’il a été peu trouvé et qu’il a fauté sur deux échappées (32e, 39e)
atteint aussi par la fatigue, il a marqué (48e) avant de sortir, touché à la
cuisse gauche. Remplacé par CISSÉ
(63e) qui à la fois ne fut pas trouvé à
terre, mais ne réussit pas non plus à
s’imposer dans les airs.
DOMINIQUE ROUSSEAU
PORTO. – Peu utilisé
depuis le début de la
saison, le Camerounais
Modeste Mbami a redonné
un peu de stabilité au
milieu, luttant pied à pied
avec Lisandro Lopez.
(Photo Nicolas Luttiau)
Lisandro Lopez,
l’activiste
PORTO –
de notre envoyé spécial
Lancé pour la première fois dans le grand bain européen,
André Ayew, fils d’Abedi Pelé, n’a pas déçu.
PORTO –
de notre envoyée spéciale
ÉRIC GERETS A REFAIT le coup de
Liverpool. À Anfield il avait titularisé
à la surprise générale Valbuena en
chef d’orchestre. À Porto, il n’a pas
hésité à laisser sur la touche Djibril
Cissé pour donner sa chance au
jeune Ghanéen André Ayew sur le
côté gauche. Là où il cherche désespérément quelqu’un qui puisse
déborder et centrer. Après les essais
Zenden et Arrache, l’enthousiasme
et le culot de la jeunesse l’ont tenté.
André Ayew est gaucher et ne
connaît pas la pression. Malgré son
jeune âge – dix-sept ans à peine –, il
n’a pas gambergé quand Éric Gerets
l’a intégré à sa mise en place tactique
lundi soir au stade du Dragon. À Porto, il a revêtu sans sourciller sa tenue
orange avec son numéro 29, sachant
que le nombre restreint d’attaquants
lui laisse toute latitude et que Gerets
fait facilement confiance au jeunes.
Ce jeune Ghanéen qui est arrivé à
Marseille il y a quatre ans ne souffre
d’aucun complexe. Il avait déjà bluffé le nouvel entraîneur marseillais en
déclarant après avoir raté une occasion il y a quinze jours en Championnat : « Ce sera pour la prochaine
fois. » Il en a raté une autre samedi
dernier contre Lorient d’une tête
qu’Audard détourna d’une claquette. Ce soir-là il se retrouve
encore en position d’attaquant de
pointe alors qu’il se définit lui-même
comme milieu gauche, plus « passeur que buteur », assure son directeur du centre de formation Roland
Gransart.
Son père lui prodigue
de nombreux conseils
Avant le match hier soir, il a fait sa
prière. Il a sûrement repensé à ce que
lui dit son père, Abedi Pelé. L’ancien
vainqueur de la Coupe d’Europe des
clubs champions en 1993 ne peut
pas venir en France pour le soutenir
pour l’instant mais il lui prodigue de
nombreux conseils au téléphone.
Face à Bosingwa, les premiers ballons d’Ayew ne sont pas forcément
faciles à négocier. Un peu plus costaud que son père, il prend sa part de
travail défensif, n’hésitant pas à
taquiner son vis-à-vis dès qu’il le
peut. Nasri, qui avait débuté à son
âge en Coupe d’Europe à Newcastle,
ou Cana l’encouragent tour à tour.
Lui-même de toute façon participe
sans retenue aux débats.
À la 62e minute, Niang laisse sa place
à Cissé sur blessure. Ayew lui tape
dans la main. Il est à son aise et ses
quelques fautes de jeunesse ont
droit à l’indulgence collective. À la
77e minute, Gerets le rappelle sur le
banc et le remplace par Arrache.
Mais même s’il peut sans doute
mieux faire, il a sans doute marqué
des points aux yeux de l’entraîneur
belge. Appelé depuis peu dans
l’équipe du Ghana par Claude Leroy,
il pourrait même jouer la CAN en janvier prochain.
HÉLÈNE FOXONET
de notre correspondant
permanent
ON EN ÉTAIT à la 63e minute de jeu,
il y avait toujours 0-0. Quand Carlo
Ancelotti, l’entraîneur de l’AC Milan,
décida de remplacer Alberto Gilardino par Filippo Inzaghi, 34 ans, et toujours aucun but inscrit en Championnat cette saison après onze journées.
La saison passée, « Superpippo »
n’avait trouvé le chemin des filets
que deux fois en Serie A. Mais il offrit
la Ligue des champions à son club en
réussissant les deux buts de la victoire en finale contre Liverpool (2-1)
le 23 mai dernier. Et le Milan accorde
beaucoup plus d’importance aux
Coupes d’Europe qu’au Championnat italien.
Trois minutes à peine après son
entrée en jeu, hier, à Donetsk, Inzaghi délivra son équipe. Parfaitement
lancé par Pirlo, il trompa du droit
Pyatov (1-0). Quelques minutes plus
tard, à la 72e, alors qu’il était dos au
but, il réussit à résister à la charge de
Yezerski et de Hübschman puis servit
Kaka qui doubla la mise (2-0). Dans
les arrêts de jeu, enfin, le Brésilien lui
rendit la politesse pour clore le score
et le match.
Inzaghi en est désormais à 62 buts
inscrits dans les différentes Coupes
d’Europe et se rapproche du record
de l’Allemand Gerd Müller. Il en a
marqué quarante-cinq en Ligue des
champions (si on compte ceux réussis en tour préliminaire), deux en
Coupe des Coupes, sept en Coupe de
l’UEFA, sept en Intertoto, un en
Supercoupe d’Europe. Inzaghi, après
le match, n’oublia pas de remercier
ses coéquipiers : « J’en suis là grâce à
eux. J’ai souffert ces derniers temps.
Mais j’ai attendu mon tour. Et j’ai
répondu à ceux qui disent que le
Milan a de vieux attaquants. »
Ronaldo, lui, n’est pas entré en jeu.
Ancelotti n’eut en effet pas besoin
des services du Brésilien, qui s’est
tout de même échauffé longuement
pendant la seconde période. Le
Milan, en tête de la poule, avec trois
points d’avance sur le Chakthior
Donetsk et le Celtic, a fait une excellente opération hier soir.
YOANN RIOU
UNE MINUTE DE SILENCE EN
L’ H O N NE U R D E NI L S L I EDHOLM. – Le match entre le Chakhtior Donetsk et l’AC Milan a été précédé d’une minute de silence en
l’honneur de Nils Liedholm, ancien
grand joueur et entraîneur du club
rossonero, décédé lundi à 85 ans. –
Y. Ri.
VOUS CHERCHEZ LES IMAGES ?
ELLES SONT SUR
Jeunechamp,
joker de Nice
Convoité par Nice depuis l’été
dernier, le Rennais Cyril Jeunechamp
signera, lundi, un contrat d’un an et
demi avec une année
supplémentaire en option en faveur
du club azuréen. Jeunechamp était
devenu la doublure d’Edman au
poste de latéral gauche. Âgé de
trente et un ans, le joueur arrivait en
fin de contrat avec le club breton en
juin prochain. – R. R. et Ja. G.
HENRIQUE À REPRIS. – Presque
six mois jour pour jour (il a été
opéré le 10 mai) après sa
ligamentoplastie, le buteur bordelais
de la finale de la Coupe de la Ligue
(1-0 contre Lyon) a rejoué hier soir
en match amical avec la réserve des
Girondins contre l’équipe de France
de l’armée de l’air (3-1). Le
défenseur central a joué une heure
complète sans ressentir la moindre
douleur. – L. L.
UNECATEF :
VINGT ET UN STAGIAIRES À
CLAIREFONTAINE (*). – Depuis
dimanche et jusqu’à aujourd’hui,
vingt-et-un entraîneurs sont réunis à
Clairefontaine par l’Unecatef, dans le
cadre du programme « dix mois pour
l’emploi » destiné à encadrer les
entraîneurs au chômage. Sur les
vingt-cinq stagiaires de départ, trois
ont retrouvé un poste – Éric Blahic à
Guingamp, Gérard Buscher comme
directeur du centre de formation de
l’Espérance de Tunis et, depuis
dimanche, Ladislas Lozano à Alkhar
au Qatar – et un autre, Sylvain
Deplace, blessé, était absent à ce
rendez-vous. – R. Po.
(*) Stéphane Adamietz, Gilles
Albert, Bruno Baronchelli, Xavier
Bernain, Michel Bibard, Daniel
Breard, Miguel D’Agostino,
Pierre-Yves David, Éric Duffour, Alain
Durand, Michel Ettore, Emmanuel
Hamon, Patrice Lair, Serge Le Dizet,
Christian Mattiello, Alain
Merchadier, Jean-Marc Pilorget,
Régis Roch, José Rodrigues, Albert
Rust, Hubert Velud.
LES RÉSULTATS EN IMAGES
TOUS LES 1/4 D’HEURE,
24H/24, 7J/7
LA CHAINE D’INFO SPORTIVE
DISPONIBLE SUR LE CABLE ET
PAGE 4
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Ayew sans complexe
TURIN –
Interdit d’accès lundi matin au centre d’entraînement de l’AS Saint-Étienne,
Robert Herbin a eu droit hier à un communiqué officiel du club. La direction
« s’étonne des propos tenus par Robert Herbin dans la presse. Devant le
nombre croissant de sollicitations extérieures, elle a décidé, comme toute
entreprise privée, de réglementer l’accès à son siège social. Ne sont reçues
que les personnes ayant pris rendez-vous avec un dirigeant ou un salarié ».
L’ASSE assure également que le club « respecte la liberté d’expression de
M. Herbin », chroniqueur souvent critique dans la Tribune-le Progrès, « et
souhaite que M. Herbin respecte également la procédure d’accès au siège ».
Enfin, la direction précise que cette procédure « n’est pas une réponse aux
critiques acerbes » d’Herbin, « candidat à un rôle de conseiller de l’entraîneur
en début de saison, et qu’elle s’applique bien à toute personne extérieure au
club ». Joint hier, Herbin précise « n’avoir jamais été candidat à quoi que ce
soit ». L’ancien joueur et entraîneur des Verts se dit « attristé » de la réponse
et de l’évolution du club : « Je ne suis jamais allé en Birmanie, mais on dirait
que L’Étrat commence à y ressembler… » – S. K.
LIVERPOOL : FEU VERT POUR LA
CONSTRUCTION DU NOUVEAU
STADE. – La mairie de Liverpool a
donné hier l’autorisation au
Liverpool FC de lancer la
construction de son nouveau stade
dont le coût pourrait approcher les
720 millions d’euros pour contenir
jusqu’à 76 000 places. La nouvelle
enceinte se trouvera à Stanley Park,
tout près d’Anfield, l’actuel stade
des Reds (45 400 places). Les travaux
débuteront au printemps et
s’achèveront en 2011.
BAYERN MUNICH : HITZFELD
POURRAIT PROLONGER. –
L’entraîneur du Bayern Munich,
Ottmar Hitzfeld, a admis que « la
tendance était plutôt à ce qu’[il]
prolonge » son contrat qui expire en
fin de saison avec le club bavarois,
tout en précisant qu’ « une décision
n’avait pas encore été prise ».
LE PRÉSIDENT DU FC BRUSSELS
PRÉSENTE SES EXCUSES. – Au
cœur d’une polémique après avoir
proféré des propos racistes à
l’encontre du joueur congolais Zola
Matumona, milieu de terrain de la
formation belge, le président du
FC Brussels, Johan Vermeersch, a
présenté ses excuses dimanche : « Je
n’ai jamais eu l’intention de faire
des insinuations racistes. Si j’ai
blessé quelqu’un par mes propos, je
dois m’en excuser. » Zola Matumona,
qui avait décidé de quitter le club à
la suite de l’incident, a réagi par la
voix de son avocat, Laurent Denis,
expliquant que « s’il avait bien
entendu les excuses, il ne s’orientait
pas pour autant vers un retour dans
le club ». Dans le camp du milieu
congolais, on n’exclut pas cependant
une rencontre avec les dirigeants du
club dans les prochains jours.
– H. De.
Bleu
Rouge
UN HOMME DANS LE MATCH
Inzaghi,
encore et toujours
Herbin - Saint-Étienne, la suite
Jaune
Bleu
Jaune
RÉGIS DUPONT
CHAKHTIOR DONETSK - AC MILAN : 0-3
Noir
Noir
HELTON (4,5) : pas toujours rassurant, peu présent dans les
airs, il a réagi à retardement sur la tête victorieuse de Niang.
BOSINGWA (4,5) : une rentrée difficile. Souvent secoué par
l’activité d’Ayew, il s’est montré plus consistant au fil des
minutes.
STEPANOV (4,5) : extraordinaire présence aérienne en
première période, mais gros oubli sur l’égalisation.
BRUNO ALVES (6) : promu capitaine en l’absence de Lucho
Gonzalez, il a été solide et propre dans ses relances.
FUCILE (4) : d’une fébrilité extrême pendant la première
demi-heure, il a alors presque tout raté avant de retrouver un
niveau technique acceptable. Le but marseillais est venu de
son côté, et ce n’est pas un hasard : il a constamment subi.
ASSUNÇÃO (6,5) : il a gratté de nombreux ballons et les a
transmis proprement. Impeccable.
RAUL MEIRELES (5) : moins en vue qu’à l’aller (il avait tiré
deux fois sur le poteau), il a beaucoup couru mais peu produit avant d’être remplacé par BOLATTI (68e).
M. CECH (5) : le remplaçant de Lucho Gonzalez a un profil
beaucoup plus défensif, et cela s’est vu. Son apport dans la
construction du jeu s’est révélé limité. Relayé par un HELDER
POSTIGA incisif (59e).
SEKTIOUI (7) : le Marocain avait vu son rendement fléchir
pendant le ramadan. Mais hier, il a confirmé son retour en
forme. Sa magnifique percée sur l’ouverture du score illustre
ses qualités. Suppléé sous les acclamations du stade par
MARIANO GONZALEZ (87e).
LISANDRO LOPEZ (7,5) : l’attaquant de pointe de Porto
n’est pas seulement un excellent technicien. C’est d’abord
un as du harcèlement, un hyperactif qui a constamment
gêné l’axe défensif de l’OM. Il a placé sur le haut de la transversale une énorme occasion (71e) avant d’en claquer une
deuxième en lucarne (78e). À l’aller (où il avait provoqué le
penalty) comme au retour, il a été le dragon le plus saignant.
QUARESMA (5) : l’artiste portugais ne traverse pas la meilleure période de sa carrière. Ses provocations ont rarement
débouché sur du concret. Il a quand même fini par surgir
dans le dos de Taiwo pour centrer vers la tête gagnante de
Lisandro Lopez (78e). Intermittent mais décisif, comme souvent.
5
Bleu
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Noir
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FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée)
e
LIVERPOOL - BESIKTAS : 8-0
Liverpool, historique
Les Anglais, qui ont battu un record offensif en Ligue des champions, restent en course pour la qualification.
LIVERPOOL –
LIVERPOOL. – Alvaro Arbeloa
joue les planeurs au-dessus
d’Yossi Benayoun, auteur de
trois buts : Liverpool avait
droit à toutes les
exubérances hier.
(Photo Phil Noble/Reuters)
de notre correspondant
« SI NOUS GAGNONS nos trois derniers matches, nous serons qualifiés »,
martelait Rafael Benitez depuis la
défaite à Istanbul (1-2), il y a quinze
jours. Ses joueurs l’ont écouté et ont
rempli, hier soir, face au Besiktas (8-0),
la première mission de leur opération
commando. Après une première moitié de parcours catastrophique (un
point en trois rencontres), les Reds se
sont réveillés. Et quel réveil ! Un cauchemar pour des Turcs martyrisés hier
soir à Anfield (8-0 !). Les fans de Liverpool ne s’étaient pas autant régalés
cette saison et se prennent à rêver d’un
nouveau sacre après une telle démonstration, même si, à choisir, ils préféreraient voir leur équipe remporter le
titre national qui échappe au club
depuis maintenant dix-sept longues
années.
Patience tout de même. Liverpool est
encore loin des huitièmes de finale de
la Ligue des champions mais, désormais troisième de son groupe avec
quatre points, la formation de Benitez
a toujours son destin en main avant
d’accueillir Porto dans trois semaines
et d’aller défier Marseille, le 11
décembre au Vélodrome.
Cette victoire a sans doute également
rassuré les propriétaires du club,
George Gillett et Tom Hicks, inquiets
des conséquences que pourrait avoir
une élimination prématurée sur leur
programme de financement du nouveau stade de 60 000 places, dont le
coût est estimé à 600 millions d’euros.
Mais comme l’a rappelé Benitez, Liverpool « joue pour gagner des trophées
pas pour sauver la situation financière
du club » . Dos au mur, ses joueurs ont
répondu à l’appel de leur capitaine,
Steven Gerrard, qui voulait voir ressurgir l’esprit de la campagne 2005 qui
fait de Liverpool une équipe jamais
battue.
Record battu
JAMAIS un écart aussi large n’avait
conclu un match de Ligue des champions depuis la création de celle-ci
(1992-93). Le record précédent, détenu par la Juventus (7-0) contre Olympiakos le 10 décembre 2003, venait
d’être égalé le 23 octobre dernier par
Arsenal contre le Slavia Prague. Liverpool a fait encore mieux hier.
60 % Possession du ballon 40 %
31
Tirs
4
16
Tirs cadrés
1
12
Tirs non cadrés
2
83 %
Passes réussies
74 %
53 %
Duels gagnés
47 %
60 %
Temps chez l’adversaire
40 %
3
Corners
2
avec
Ferguson,
un régime spécial
Après vingt et un ans et dix-huit titres
majeurs avec Manchester United,
sir Alex a toujours la même soif de vaincre.
LONDRES –
de notre correspondant
BRUNO CONSTANT
ALEX HAYES
DU 31 OCTOBRE AU 27 NOVEMBRE
Le Grand Jeu(2) continue...
JEUDI 8
NOVEMBRE
VENDREDI 9
NOVEMBRE
122
scooters
122
(1)
MERCREDI 7
NOVEMBRE
CONSOLES
DE JEU
(1)
Wii
122 bons d’achat
de
200 €
vos
pour
JOUETS
NOËL(1)
DE
SAMEDI 10
NOVEMBRE
30
POUR 2
CROISIÈRES
CHAQUE
JOUR
DES
(1)
MILLIERS
DE BONS
D’ACHAT
(1)
À GAGNER(1)
LUNDI 12
NOVEMBRE
MARDI 13
NOVEMBRE
122
122
WEEK-ENDS À
ENSEMBLES
DE CUISSON
FAURE
DISNEYLAND
4
(1)
POUR
(1)
(1)
Pour l’ensemble des magasins participants (2) EXTRAIT DE RÈGLEMENT : Jeu gratuit sans obligation d’achat valable du 31 octobre au 27 novembre 2007 réservé aux personnes majeures. Pour jouer, il suffit de passer en caisse pour recevoir entre 1 et 3 crédits jeu. Si vous n’effectuez pas d’achat présentez-vous à l’accueil de votre magasin pour obtenir un ticket jeu par jour et par foyer pendant toute la durée du jeu. Une dotation différente mise en jeu
chaque jour et 1 042 308 bons d’achat d’une valeur de 2€, 100 030 bons d’achat d’une valeur de 5€ et 25 030 bons d’achat d’une valeur de 10€, pour toute la durée du jeu. A gagner cette semaine : 122 cartes cadeaux valables aux rayons jouets d’une valeur unitaire de 200€ ; 122 scooters d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 799€ ; 122 consoles Wii d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 249€ ; 30 croisières pour 2 personnes d’une valeur
unitaire estimée au 31/07/2007 de 1494 à 1560€ (en cabine intérieure catégorie 1 ou 2 selon les navires) ; 122 week-ends à Disneyland pour 2 adultes + 2 enfants (de moins de 12 ans) d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 372€ ; 122 ensembles de cuisson Faure (four + plaque + hotte) d’une valeur unitaire estimée au 31/07/2007 à 1097€. Voir description des lots dans le règlement complet du jeu déposé chez Maîtres SCP DHONTE et BERA, huissiers
de justice associés, 36 rue de l’hôpital militaire, 59800 Lille. Règlement disponible gratuitement sur simple demande à l’accueil des magasins participants.
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
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Bleu
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Noir
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Ertugrul SAGLAM (entraîneur du Besiktas): «Nous avons été humiliés et je
m’en excuse auprès de nos supporters…» (Il se lève et quitte la salle de presse.)
Rafael BENITEZ (Liverpool) : « On est entrés dans l’histoire de la Ligue des
champions avec une telle victoire ! Avant, on se créait beaucoup d’occasions mais
on ne marquait pas de but. Ce soir, nous avons été efficaces. Nos attaquants ont
engrangé de la confiance. Je suis également content de ma défense car on n’a pas
encaissé de buts alors qu’on jouait sous pression. Maintenant, nous savons qu’il
faut encore gagner les deux prochains matches pour nous qualifier.» – B. C.
Gerrard signait le cinquième à la suite
d’un une-deux avec Voronine (67e),
Babel le sixième d’une talonnade (78e)
et le septième en contrant le dégagement de Toraman (81e). Avec le dernier
de Crouch, ça fait huit. Le compte est
bon.
Bleu
Jaune
Rouge
chaque fois dans des pieds anglais et
dont profitait Benayoun à deux
reprises (53e 56e).
En revanche, le premier des trois buts
du milieu de terrain israélien, également auteur de deux passes décisives,
ne devait rien à personne (32e). La rencontre tournait à la démonstration.
Jaune
Bleu
Noir
folle soirée (89e). Il est vrai que la partie
était pliée depuis un moment. Car la
défense turque n’avait pas résisté
longtemps aux vagues rouges qui
s’abattaient sur les cages du pauvre
Arikan, impuissant et souvent malheureux dans ses tentatives de repousser
les ballons qui revenaient presque à
décevantes, une Coupe d’Angleterre
sauvera sa peau en 1990. Suivront une
Coupe des vainqueurs de Coupe en
1991 et une Coupe de la Ligue en 1992.
Mais c’est le titre de champion
d’Angleterre en 1993, le premier des
Red Devils en vingt-six ans, qui servit
de vrai déclic.
Sir Alex va gagner huit autres titres
nationaux, quatre autres Coupes
d’Angleterre, une autre Coupe de la
Ligue et une Ligue des champions. Et
c’est cette C 1 remportée en 1999
après le titre et la Cup pour un triplé
historique qui restera à jamais le symbole de l’ère Ferguson.
Combien de temps encore l’Écossais
de soixante-cinq ans restera-t-il aux
commandes d’un des plus grands clubs
du monde ? Jusqu’à égaler les vingtcinq ans de la première légende du
club, sir Matt Busby ? Peut-être jusqu’au prochain triplé ? Ou peut-être
tout simplement tant qu’il gardera
cette flamme en lui… Une chose est
sûre, sir Alex n’est pas prêt pour ses
chaussons, sa pipe et une retraite méritée. « Je n’ai même pas encore les
chaussons », dit-il en souriant.
Noir
OÙ ÉTIEZ-VOUS il y a vingt et un
ans ? Au bureau, à la fac, à l’école, en
couche-culotte comme Wayne Rooney, ou même pas né comme le milieu
de terrain brésilien Anderson ? Pendant que le monde change et les gens
changent de monde, sir Alex Ferguson,
lui, reste inamovible, implacable et
surtout irremplaçable à Old Trafford.
Lorsqu’il débarque en provenance
d’Aberdeen, le 6 novembre 1986,
Manchester United est à la dérive. Pas
de titre depuis 1967, pas de discipline
et, pis que tout, pas d’âme : le challenge s’annonce coriace. Ça tombe
bien, c’est l’adjectif favori de sir Alex.
« Quand je suis arrivé, disait-il samedi
après le match nul contre Arsenal
(2-2), je savais que ça n’allait pas être
facile. Tout était à refaire. Ce que j’ai
tenté d’accomplir, c’est d’essayer de
rebâtir un club, pas seulement une
équipe. »
Après s’être débarrassé de plusieurs
joueurs « talentueux mais problématiques », Ferguson a petit à petit commencé à imposer son style et ses idées.
Malgré trois premières saisons très
Le triplé
de Benayoun
À l’image de Peter Crouch que l’on
croyait définitivement condamné au
banc de touche (une titularisation en
championnat, une autre en Ligue des
Champions) et sorti du chapeau par
Benitez dès le coup d’envoi. Et il n’a
pas été déçu. L’international anglais a
ouvert et conclu la balade des Reds. S’il
s’y était repris à deux fois en première
période pour marquer (19e), il n’eut
aucun mal pour conclure de la tête une
Liverpool 8 0 Besiktas
6
FOOTBALL
Bleu
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Suivez les matches
en direct
LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4e journée)
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GROUPE A
Liverpool (ANG) - Besiktas (TUR) .................................. 8-0
FC Porto (POR) - Marseille ......................................... 2-1
GROUPE B
Schalke 04 (ALL) - Chelsea (ANG) ................................. 0-0
Valence CF (ESP) - Rosenborg (NOR) ............................. 0-2
GROUPE C
Lazio Rome (ITA) - Werder Brême (ALL) ......................... 2-1
OlympiakosLe Pirée (GRE) - Real Madrid (ESP) ............. 0-0
GROUPE D
Celtic Glasgow(ECO) - Benfica (POR) ........................... 1-0
Chakhtior Donetsk (UKR) - AC Milan (ITA) .................... 0-3
PORTO qualifié s’il ne perd pas à Liverpool.
MARSEILLE qualifié si :
– il gagne à Istanbul et Liverpool ne gagne pas ;
– il fait match nul et Liverpool perd.
CHELSEA qualifié si :
– il gagne contre Rosenborg ;
– il fait match nul et Valence ne gagne pas.
ROSENBORG qualifié si :
– il gagne contre Chelsea et Schalke ne gagne pas.
Le REAL MADRID qualifié si :
– il gagne à Brême ;
– Il fait match nul et Lazio-Olympiakos ne se termine pas par un nul.
L’AC MILAN qualifié si :
– il ne perd pas à Lisbonne.
Temps couvert. Pelouse humide. 53 951 spectateurs. Arbitre : M. Busacca (SUI).
Avertissements. – Schalke 04 : Rakitic (85e, antijeu) ; Chelsea : Essien (84e, tacle
irrégulier sur Westermann).
SCHALKE 04 : Neuer – Rafinha, Bordon (cap.), Krstajic, Westermann – Jones,
Bajramovic – Asamoah, Rakitic, Özil (Lovenkrands, 60e) – Larsen. Entraîneur :
M. Slomka.
CHELSEA : Cech (Cudicini, 46e) – Belletti (Obi Mikel, 64e), Alex, Ricardo Carvalho, Bridge – Essien, Makelele, Lampard (cap.) – J. Cole, Drogba, Malouda
(Wright-Phillips, 78e). Entraîneur : A. Grant.
Temps doux. Pelouse sèche. 40 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Bebek
(CRO). Buts. – LAZIO ROME : Rocchi (57e, 68e) ; WERDER BRÊME : Diego (88e,
s.p.). Avertissements. – Lazio Rome : Stendardo (45e), De Silvestri (52e), Cribari
(54e, 86e), Rocchi (69e) ; Werder Brême : Diego (88e, 90e + 5), Andreasen (90e).
Expulsions.- Lazio Rome : Cribari (86e, second avertissement) ; Werder Brême :
Diego (90e + 5, second avertissement).
LAZIO ROME : Ballotta – Behrami, Stendardo, Cribari, Zauri (cap.) (De Silvestri,
18e) – Mudingayi, Ledesma, Mutarelli – Meghni (Manfredini, 74e) – Rocchi,
Makinwa (Scaloni, 87e). Entraîneur : D. Rossi.
WERDER BRÊME : Wiese – Fritz (Harnik, 76e), Mertesacker, Naldo, Pasanen –
Andreasen, Baumann (cap.) (D. Jensen, 31e), Borowski – Diego – Rosenberg,
Hugo Almeida. Entraîneur : T. Schaaf.
VALENCE CF - ROSENBORG : 0-2 (0-1)
OLYMPIAKOS LE PIRÉE - REAL MADRID : 0-0
Temps nuageux. Pelouse sèche. 40 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Yefet
(ISR). Buts : Iversen (31e, 58e). Avertissement. – Valence CF : Angulo (72e, antijeu).
VALENCE CF : Hildebrand – Miguel, Caneira, Helguera, Moretti (Angulo, 63e) –
Joaquin (Zigic, 63e), Albelda (cap.), Manuel Fernandes, David Silva – Morientes
(Vicente, 46e), Villa. Entraîneur : R. Koeman.
ROSENBORG : Hirschfeld – Stoor, Kvarme, Riseth, Dorsin – Skjelbred (Storflor,
80e), Tettey,A. Traoré–Sapara(Ya, 84e)–Iversen,Y.Koné.Entraîneur: T. Henriksen.
Temps doux. Pelouse sèche. 30 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Michel
(SLQ). Avertissements. – Olympiakos Le Pirée : Djordjevic (44e), Stoltidis (49e),
Pantos (71e) ; Real Madrid : Casillas (10e), Sergio Ramos (15e).
OLYMP. LE PIRÉE : Nikopolidis – Pantos, Zewlakow, Julio César (Mendrinos,
74e), RaulBravo(Archubi,53e)–L.Galletti,Patsatzoglou,Djordjevic(cap.)–Stoltidis, Lua Lua – Kovacevic (Konstantinou, 80e). Entraîneur : T. Lemonis.
REAL MADRID : Casillas – Sergio Ramos, F. Cannavaro, Heinze, Marcelo –
Robinho (Saviola, 82e), Ma. Diarra, Gago, Sneijder – Van Nistelrooy, Raul (cap.)
(Balboa, 82e). Entraîneur : B. Schuster.
LIVERPOOL - BESIKTAS : 8-0 (2-0)
SCHALKE 04 - CHELSEA : 0-0
Temps froid. Pelouse en bon état. 41 143 spectateurs. Arbitre : M. Merk (ALL).
Buts : Crouch (19e, 89e), Benayoun (32e, 53e, 56e), Gerrard (67e), Babel (78e, 81e).
Avertissements. – Besiktas : Ozkan (11e, antijeu).
LIVERPOOL : Reina – Arbeloa, Carragher, Hyypiä, Fabio Aurelio (Babel, 63e) –
Benayoun, Gerrard (cap.) (Lucas, 73e), Mascherano, Riise – Voronine (Kewell,
71e), Crouch. Entraîneur : R. Benitez.
BESIKTAS : Hakan Arikan – Kurtulus (Higuain, 62e), Diatta, Ibrahim Toraman,
I. Üzülmez (cap.) – Koray Avci, E. Cissé, Sedef (Ricardinho, 77e) – Delgado,
Ozkan (Tandogan, 46e) - Bobo. Entraîneur : E. Saglam.
FC PORTO - MARSEILLE : 2-1 (1-0)
Temps doux. Pelouse en bon état. 42 217 spectateurs. Arbitre : M. Stark (ALL).
Buts.– FC PORTO: Sektioui(27e), LisandroLopez (78e) ; MARSEILLE: Niang(48e).
Avertissements.– FCPorto: Helton(90e + 1, gainde temps),Fucile(90e + 2,tacle
irrégulier sur Valbuena).
FC PORTO: Helton– Bosingwa,Stepanov,Bruno Alves(cap.), Fucile– RaulMeireles (Bolatti, 68e), Paulo Assunçao, Cech (Helder Postiga, 59e) – Quaresma,
Lisandro Lopez, Sektioui (Mariano Gonzalez, 87e). Entraîneur : J. Ferreira.
MARSEILLE : Mandanda – Bonnart, J. Rodriguez, Givet, Taiwo – Cana (cap.),
Mbami(Be. Cheyrou,84e) – Valbuena, Nasri, Ayew (Arrache,77e) – Niang(Cissé,
63e). Entraîneur : E. Gerets.
1.
2.
3.
4.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
8 4 2 2 0 5 3
7 4
2 1 1 5 3
4 4
1 1 2 10
4
3 4
1 0 3 2 12
FC Porto
Marseille
Liverpool
Besiktas
Diff.
—
+2
+2
+6
-10
LAZIO ROME - WERDER BRÊME : 2-1 (0-0)
1.
2.
3.
4.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
8 4 2 2 0 5 2
7 4
2 1 1 5 3
4 4
1 1 2 2 3
3 4
1 0 3 2 6
Chelsea
Rosenborg
Schalke 04
Valence CF
Diff.
—
+3
+2
-1
-4
1.
2.
4.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
8 4
2 2 0 8 5
5 4 1 2 1 6 6
5 4
1 2 1 6 6
3 4
1 0 3 5 8
Real Madrid
Lazio Rome
Olympiakos
Werder Brême
Diff.
—
+3
0
0
-3
CELTIC GLASGOW - BENFICA : 1-0 (1-0)
Tempsfrais. Pelouseen bon état.58 000spectateurs.Arbitre: M.Hansson (SUE).
But : McGeady (45e). Avertissement. – Benfica : Maxi Pereira (42e). Expulsion. –
Benfica : Binya (85e).
CELTICGLASGOW: Boruc – G. Caldwell,Kennedy,McManus,Naylor – Hartley
– McGeady, S. Brown (Sno,89e), Jarosik (Donati,66e), McDonald– Vennegoor of
Hesselink (Killen, 66e). Entraîneur : G. Strachan.
BENFICA : Quim – Luis Felipe, Luisao, Edcarlos, Leo – Katsouranis,Binya – Maxi
Pereira(Di Maria, 61e), Rui Costa (Bergessio, 77e), C. Rodriguez– Cardozo (Nuno
Gomes, 77e). Entraîneur : J.A. Camacho.
CHAKHTIOR DONETSK - AC MILAN : 0-3 (0-0)
Temps très froid. Pelouseen bon état. 32 000 spectateurs. Arbitre: P. Vink (HOL).
Buts : Inzaghi (66e, 90e + 3), Kaka (72e). Avertissements. – Chakhtior Donetsk :
Fernandinho (45e, tacle par-derrière sur Kaka), Ilsinho (45e + 1, contestation) ;
AC Milan : Gattuso (19e, contestation), Kaka (32e, tacle dangereux sur Ilsinho),
Ambrosini (71e, charge irrégulière sur Brandao).
CHAKHTIOR DONETSK : Pyatov – Srna, Chygrinski (cap.), Yezerski, Rat (William, 73e) – Ilsinho, Hübschmann, Fernandinho – Jadson – Lucarelli (Castillo,
77e), Brandao (Gladski, 85e). Entraîneur : M. Lucescu.
AC MILAN : Dida – Bonera, Nesta, Kaladze, Serginho (Brocchi, 85e) – Gattuso,
Pirlo, Ambrosini (cap.) – Kaka, Seedorf (Maldini, 79e) – Gilardino (Inzaghi, 63e).
Entraîneur : C. Ancelotti.
1.
2.
3.
4.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
9 4
3 0 1 10
4
6 4
2 0 2 4 7
6 4
2 0 2 3 4
3 4
1 0 3 2 4
AC Milan
Chakhtior Donetsk
Celtic Glasgow
Benfica
Diff.
—
+6
-3
-1
-2
DÉJÀ JOUÉS
DÉJÀ JOUÉS
DÉJÀ JOUÉS
DÉJÀ JOUÉS
Mardi 18 septembre. – Marseille - Besiktas, 2-0 ; FC Porto - Liverpool, 1-1.
Mercredi 3 octobre. – Liverpool - Marseille, 0-1 ; Besiktas - FC Porto, 0-1.
Mercredi 24 octobre. – Marseille - FC Porto : 1-1 ; Besiktas - Liverpool : 2-1.
RESTENT À JOUER
Mardi 18 septembre. – Chelsea - Rosenborg, 1-1 ; Schalke 04 - Valence CF, 0-1.
Mercredi 3 octobre. – Valence CF - Chelsea, 1-2 ; Rosenborg - Schalke 04, 0-2.
Mercredi 24 octobre. – Chelsea - Schalke 04, 2-0 ; Rosenborg - Valence CF, 2-0.
RESTENT À JOUER
Mardi 18 sept. – Real Madrid - Werder Brême, 2-1 ; Olympiakos - Lazio Rome, 1-1.
Mercredi 3 oct. – W. Brême - Olympiakos, 1-3 ; Lazio Rome - Real Madrid, 2-2.
Mercredi 24 oct. – Real Madrid - Olympiakos : 4-2 ; W. Brême - Lazio Rome : 2-1.
RESTENT À JOUER
Mardi 18 sept. – AC Milan - Benfica, 2-1 ; Chakhtior Donetsk - Celtic Glasgow, 2-0.
Mercredi 3 oct. – Celtic Glasgow - AC Milan, 2-1 ; Benfica - Cha. Donetsk, 0-1.
Mercredi 24 oct. – Benfica - Celtic Glasgow, 1-0 ; AC Milan - Cha. Donetsk, 4-1.
RESTENT À JOUER
Mercredi 28 novembre : Liverpool - FC Porto, Besiktas - Marseille.
Mardi 11 décembre : FC Porto - Besiktas, Marseille - Liverpool.
Mercredi 28 novembre : Valence CF - Schalke 04, Rosenborg - Chelsea.
Mardi 11 décembre : Chelsea - Valence CF, Schalke 04 - Rosenborg.
Mercredi 28 nov. : Lazio Rome - Olympiakos, Werder Brême - Real Madrid.
Mardi 11 déc. : Real Madrid - Lazio Rome, Olympiakos Le Pirée - Werder Brême.
Mercredi 28 nov. : Celtic Glasgow - Chakhtior Donetsk, Benfica - AC Milan.
Mardi 4 décembre : AC Milan - Celtic Glasgow, Chakhtior Donetsk - Benfica.
BUTEURS
FC BARCELONE - GLASGOW RANGERS
1. Fabregas (Arsenal) ; Benayoun
(Liverpool) ; Cristiano Ronaldo (Manchester United) ; F. Inzaghi (AC
Milan) ; Van Nistelrooy (Real Madrid),
3 buts.
Un sommet inattendu
RÈGLEMENT
Barcelone et les Rangers se disputent ce soir la première place du groupe E.
BARCELONE –
de notre envoyé spécial
Incapable de trouver
l’ouverture il y a quinze
jours à Glasgow (0-0), le
diabolique lutin argentin
Lionel Messi (à droite)
espère que les Rangers
seront moins coriaces
au Camp Nou.
(Photo Christian Liewig/L’Équipe)
VOIR AUSSI PAGE 11
HUITIÈMES DE FINALE (tirage au sort
vendredi 21 décembre 2007, à Nyon, SUI).
– Aller : mardi 19 et mercredi 20 février
2008 ; retour : mardi 4 et mercredi
5 mars.
QUARTS DE FINALE (tirage au sort du
tableau, avec les demi-finales, vendredi
14 mars, à Nyon, SUI). – Aller : mardi
1er et mercredi 2 avril ; retour : mardi 8 et
mercredi 9 avril.
DEMI-FINALES. - Aller : mardi 22 et
mercredi 23 avril ; retour : mardi 29 et
mercredi 30 avril.
FINALE. – Mercredi 21 mai, à Moscou
(RUS), stade Loujniki.
AUJOURD’HUI
GROUPE E
FC Barcelone (ESP) - Glasgow Rangers (ECO)
Lyon - VfB Stuttgart (ALL)
GROUPE F
Manchester United (ANG) - Dynamo Kiev (UKR)
Sporting Portugal (POR) - AS Rome (ITA)
Le FC Barcelone qualifié s’il gagne contre les Rangers et que Lyon ne
gagne pas.
Les Rangers qualifiés s’ils gagnent à Barcelone et que Lyon ne gagne pas.
Manchester United qualifié s’il gagne contre le Dynamo Kiev et que l’AS
Rome ne perd pas.
L’AS Rome qualifiée si elle gagne à Lisbonne et que Manchester United ne
perd pas.
GROUPE H
Slavia Prague (RTC) - Arsenal (ANG)
Steaua Bucarest (ROU) - FC Séville (ESP)
Arsenal qualifié s’il ne perd pas à Prague.
FC BARCELONE - GLASGOW RANGERS
MANCHESTER UNITED - DYNAMO KIEV
INTER MILAN - CSKA MOSCOU
SLAVIA PRAGUE - ARSENAL
AUJOURD’HUI, 20 H 45, À BARCELONE, CAMP NOU (Foot +)
FC BARCELONE : Valdes – Puyol (cap.), Marquez ou Thuram, G. Milito, Abidal – Xavi, Y. Touré, Iniesta – Messi, Henry, Ronaldinho. Entraîneur : F. Rijkaard.
GLASGOW RANGERS : McGregor – Hutton, Cuellar, Weir, Papac – Beasley,
Adam, Ferguson (cap.), Hemdani, McCulloch – Cousin ou Darcheville. Entraîneur : W. Smith.
Arbitre : E. Braamhaar (HOL).
AUJOURD’HUI, 20 H 45 (19 H 45, HEURE LOCALE), À MANCHESTER,
OLD TRAFFORD (Canal + Sport)
MANCHESTER UNITED : Van der Sar (cap.) – W. Brown, R. Ferdinand, Vidic ou
O’Shea,Évra – C. Ronaldo, Hargreaves,Carrick, Nani – Rooney ou Saha, Tevez.
Entraîneur : A. Ferguson.
DYNAMO KIEV : Chovskovsky (cap.) – Ghioane ou Vachtchouk, Markovic ou
Dopilka, Diakhaté, Nesmachny – Rincon, Youssouf, Correa, Goussev – Chatskikh, Is. Bangoura ou Milevsky. Entraîneur : O. Loujni.
Arbitre : J. Wegereef (HOL).
AUJOURD’HUI, 20 H 45, À MILAN, SAN SIRO (Foot +)
INTERMILAN:Julio Cesar–Maicon,Cordoba,Samuel,Chivu –J.Zanetti(cap.),
Dacourt, Cambiasso,MaxwellouSolari–Ibrahimovic,Crespoou Suazo.Entraîneur : R. Mancini.
CSKA MOSCOU : Akinfeyev – A. Berezoutski, Grigoriev ou Ignachevich (cap.),
V.Berezoutski– Krasic,Semberas,Rahimic,Duduou Aldonin,D.Carvalho,Jirkov
– Jô ou Vagner Love. Entraîneur : V. Gazzaev.
Arbitre : P. Allaerts (BEL).
AUJOURD’HUI, 20 H 45, À PRAGUE, STADE EVZENA-ROSICKEHO
(Sport +)
SLAVIA PRAGUE : Vorel – Drizdal, Suchy (cap.), Brabec, Hubacek – Krajcik,
Svec, Tavares, Smicer, Pudil – Senkerik. Entraîneur : K. Jarolim.
ARSENAL: Almunia – Sagna, A. Song, Gallas (cap.), Clichy – Eboué,Gilberto
Silva, Flamini ou Diarra, Diaby – Adebayor, Walcott ou Eduardo. Entraîneur :
A. Wenger.
Arbitre : B. Layec.
SPORTING PORTUGAL - AS ROME
FENERBAHÇE - PSV EINDHOVEN
STEAUA BUCAREST - FC SÉVILLE
AUJOURD’HUI, 20 H 45 (19 H 45, HEURE LOCALE), À LISBONNE,
STADE JOSÉ-ALVALADE (Foot +)
SPORTING PORTUGAL : Stojkovic – Abel, Tonel, Polga, Ronny – Miguel Veloso, Joao Moutinho (cap.), Izmailov, Romagnoli ou Vukcevic – Liedson, Djalo ou
Purovic. Entraîneur : P. Bento.
AS ROME : Doni – Cicinho, Mexès, Juan, Cassetti – De Rossi (cap.), D. Pizarro –
Mancini, Perrotta, Tonetto – Vucinic. Entraîneur : L. Spalletti.
Arbitre : F. De Bleeckere (BEL).
AUJOURD’HUI, 20 H 45 (21 H 45, HEURE LOCALE), À ISTANBUL,
STADE SUKURU SARACOGLU (Foot +)
FENERBAHÇE : Volkan – Yasin Cakmak, Roberto Carlos, Edu Dracena, Gönül –
Mehmet Aurelio, Deniz, Alex (cap.), Gökçek Vederson – Kazim, Sentürk. Entraîneur : Zico.
PSV EINDHOVEN : Gomes – Kromkamp, Da Silva, Marcellis, C. Salcido – Bakkal, Simons (cap.), Perez, Mendez – Farfan, Lazovic. Entraîneur : J. Vouters.
Arbitre : A. Hamer (LUX).
AUJOURD’HUI, 20 H 45, (21 H 45 HEURE LOCALE), À BUCAREST,
STEAUA STADIUM (Foot +)
STEAUA BUCAREST : Zapata – Emeghara, Goian, Rada, Nesu – Nicolita,
O. Petre, Lovin, Croitoru – Dica (cap.), Badea. Entraîneur : M. Lacatus.
FC SÉVILLE : Palop (cap.) – Daniel Alves, Mosquera, Dragutinovic, Adriano –
Jésus Navas, Se. Keita, Poulsen, Capel – Kanouté, Luis Fabiano. Entraîneur :
M. Jimenez.
Arbitre : H. Fandel (ALL).
LYON - VfB STUTTGART
AUJOURD’HUI, 20 H 45, À LYON , STADE DE GERLAND (Canal +)
LYON : Vercoutre (g.) – Réveillère, Squillaci, Cleber Anderson, Grosso – Fabio
Santos, Juninho (cap.), Bodmer – Govou, Benzema,Ben Arfa. Entraîneur: A. Perrin.
VfB STUTTGART : Schäfer – Beck, Delpierre, Tasci, Osorio – Fernando Meira
(cap.), Khedira, Bastürk, Hitzlsperger – Gomez, Cacau. Entraîneur : A. Veh.
Arbitre : I. Baskarov (RUS).
1.
2.
3.
4.
GROUPE G
Inter Milan (ITA) - CSKA Moscou (RUS)
Fenerbahçe (TUR) - PSV Eindhoven (HOL)
FC Barcelone
Glasgow Rangers
Lyon
VfB Stuttgart
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
7 3
2 1 0 5 0
7 3
2 1 0 5 1
3 3
1 0 2 2 6
0 3
0 0 3 1 6
Diff.
—
+5
+4
-4
-5
1.
2.
3.
4.
Manchester United
AS Rome
Sporting Portugal
Dynamo Kiev
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
9 3
3 0 0 6 2
6 3
2 0 1 4 2
3 3
1 0 2 3 4
0 3
0 0 3 3 8
Diff.
—
+4
+2
-1
-5
1.
2.
3.
4.
Inter Milan
Fenerbahçe
PSV Eindhoven
CSKA Moscou
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
6 3
2 0 1 4 2
5 3
1 2 0 3 2
4 3
1 1 1 2 3
1 3 0 1 2 4 6
Diff.
—
+2
+1
-1
-2
1.
2.
3.
4.
Arsenal
FC Séville
Slavia Prague
Steaua Bucarest
Classement
Pts J. G. N. P. p. c.
—
— — — — — —
9 3
3 0 0 11
0
6 3
2 0 1 6 6
3 3
1 0 2 4 12
0 3
0 0 3 2 5
Diff.
—
+11
0
-8
-3
DÉJÀ JOUÉS
DÉJÀ JOUÉS
DÉJÀ JOUÉS
DÉJÀ JOUÉS
Mercredi 19 sept. – Glasgow R. - VfB Stuttgart, 2-1 ; FC Barcelone - Lyon, 3-0.
Mardi 2 octobre. – VfB Stuttgart - FC Barcelone : 0-2, Lyon - Glasgow R., 0-3.
Mardi 23 octobre. – VfB Stuttgart - Lyon, 0-2 ; Glasgow R. - FC Barcelone, 0-0.
RESTENT À JOUER
Mercredi 19 sept. – AS Rome - D. Kiev, 2-0 ; Sp. Portugal - Manchester U, 0-1.
Mardi 2 octobre.– ManchesterU - AS Rome, 1-0 ; D Kiev - SportingPortugal, 1-2.
Mardi 23 octobre. – D. Kiev - Manchester U : 2-4 ; AS Rome - Sp. Portugal : 2-1.
RESTENT À JOUER
Mercredi 19 sept. – PSV Eindhoven - CSKA Moscou, 2-1 ; Fenerbahçe - Inter, 1-0.
Mardi 2 octobre. – Inter - PSV Eindhoven, 2-0 ; CSKA Moscou - Fenerbahçe, 2-2.
Mardi 23 octobre. – CSKA Moscou - Inter, 1-2 ; PSV Eindhoven - Fenerbahçe, 0-0.
RESTENT À JOUER
Mercredi 19 sept. – Sl. Prague - Steaua Bucarest : 2-1 ; Arsenal - FC Séville : 3-0.
Mardi 2 octobre. – FC Séville - Slavia Prague : 4-2 ; SteauaBucarest - Arsenal : 0-1.
Mardi 23 octobre. – Arsenal - Sl. Prague : 7-0 ; FC Séville - Steaua Bucarest : 2-1.
RESTENT À JOUER
Mardi 27 novembre : VfB Stuttgart - Glasgow Rangers, Lyon - FC Barcelone.
Mercredi 12 décembre : FC Barcelone - VfB Stuttgart, Glasgow Rangers - Lyon.
Mardi 27 novembre : Manchester U - Sp. Portugal, D. Kiev - AS Rome.
Mercredi 12 décembre : AS Rome - Manchester U, Sp. Portugal - D Kiev.
Mardi 27 novembre : CSKA Moscou - PSV Eindhoven, Inter Milan - Fenerbahçe.
Mercredi 12 décembre : PSV Eindhoven - Inter, Fenerbahçe - CSKA Moscou.
Mardi 27 novembre : Steaua Bucarest - Slavia Prague, FC Séville - Arsenal.
Mercredi 12 décembre : Sl. Prague - FC Séville, Arsenal - Steaua Bucarest.
PAGE 6
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
CALENDRIER
Bleu
Rouge
JÉRÔME LE FAUCONNIER
(*) Avant son entrée de dimanche dernier, Darcheville n’avait plus joué depuis
le match de Motherwell, 1-1, le 29 septembre.
Après quelques turbulences en début
de saison, liées essentiellement aux
blessures (Eto’o, Deco, à un niveau
moindre Yaya Touré, Abidal ou Henry)
et à l’état de forme de Ronaldinho, tout
semble rentré dans l’ordre dans la maison blaugrana après la victoire
dimanche face au Betis (3-0). Intraitable à domicile depuis le début de saison, le Barça demeure aussi la seule
formation avec Arsenal à ne pas avoir
concédé le moindre but dans cette
compétition. En dehors de la blessure
de Zambrotta, qui devrait être suppléé
comme au match aller par Puyol, son
seul souci consiste à savoir de quelle
manière percer au plus vite le verrou
écossais.
« C’est toujours compliqué de jouer
une formation écossaise car elles sont
Jaune
Bleu
Jaune
L’Espagne ne sourit
pas aux Rangers
Noir
Noir
SIGNE DE L’INCROYABLE euphorie
dans laquelle baigne actuellement le
football écossais, à dix jours du crucial
Écosse-Italie, les supporters des Rangers ont littéralement envahi la Catalogne. Tous les vols en provenance de
Glasgow ont été pris d’assaut, plus
une seule chambre n’est disponible
dans les hôtels les plus courus de Barcelone, et les pubs des Ramblas ne
désemplissent pas. Alors que moins de
5 000 tickets leur avaient été initialement attribués, on estime à 20 000 le
nombre de fans des Gers qui ont effectué le déplacement pour voir leur
équipe en découdre avec le Barça.
Car, ce soir, c’est la première place du
groupe qui est en jeu. Avec sept points
chacun, Catalans (+ 5) et Écossais
(+ 4) ne sont séparés que d’une unité à
la différence de buts. En cas de mésaventure lyonnaise à Stuttgart, le vainqueur éventuel du Camp Nou aurait
même déjà en poche son billet pour les
huitièmes de finale. Si les Catalans,
vainqueurs de l’épreuve en 2006, ne
feraient alors que confirmer leur statut
de favoris du groupe, les Rangers réaliseraient pour le coup leur plus bel
exploit européen de la décennie.
« C’est vrai qu’on ne nous attendait
pas à ce niveau, confirme Brahim Hemdani, qui effectue son retour sur la
scène européenne. Plus que la victoire
sur Lyon (3-0), je crois que c’est le
match de Stuttgart (le 19 septembre,
succès 2-1 des Rangers) qui a servi de
déclic. On a su se sortir d’une situation
toujours très motivées face à des clubs
comme Barcelone. Et demain soir (ce
soir), ils voudront aussi faire plaisir à
leurs fans », souligne Frank Rijkaard.
Si l’Espagne n’a guère réussi aux Écossais dans le passé (six défaites et deux
matches nuls en huit confrontations
sur le sol espagnol), ces derniers
dédramatisent l’enjeu, répétant à
l’envi qu’ils n’ont rien à perdre. Une
attitude qu’ils avaient déjà adoptée
avant leur déplacement à Lyon…
« On sait ce qui nous attend contre
Barcelone, poursuit Hemdani. Lyon
s’est cassé les dents là-bas. Tout ce
qu’on pourra rapporter de ce match
constituera du bonus. Nous n’avons
aucune pression si ce n’est l’envie de
bien faire. »
Un refrain qui a des airs de déjà-vu.
difficile, en s’imposant après avoir été
menés au score. Si nous n’avions pas
engrangé autant de confiance ensuite,
nous n’en serions peut-être pas là
aujourd’hui. »
En plus de la présence de l’ancien Marseillais, Walter Smith se réjouit du
retour de Darcheville, qui a joué une
demi-heure le week-end dernier mais
demeure trop juste pour disputer
l’intégralité d’une rencontre. « C’est
un joueur très important pour nous,
indiquait hier le boss des Rangers. Il a
été très bon à chaque fois qu’il a pu
jouer. Le problème est qu’il n’a disputé
qu’une demi-heure lors des quatre ou
cinq derniers matches (*). »
Les huit premiers et les huit deuxièmes
de chaque groupe seront qualifiés
pour les huitièmes de finale (au cours
desquels les premiers recevront au
match retour et affronteront forcément des deuxièmes). Les équipes
classées troisièmes de leur groupe disputeront les seizièmes de finale de la
Coupe de l’UEFA. Les équipes classées
quatrièmes seront éliminées. En cas
d’égalité de points entre deux ou plusieurs équipes après les matches de
groupe, le classement sera établi selon
les critères suivants :
1. Plus grand nombre de points obtenus dans les rencontres directes ;
2. Meilleure différence de buts dans les
rencontres directes ;
3. Plus grand nombre de buts marqués
à l’extérieur dans les rencontres
directes ;
4. Meilleure différence de buts sur
l’ensemble des matches du groupe ;
5. Plus grand nombre de buts marqués ;
6. Points de coefficient obtenus par
l’équipe et son association lors des
cinq saisons précédentes.
Bleu
Rouge
Noir
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MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
PAGE 7
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Noir
Noir
Photographies © Corbis.
7
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée)
e
LYON - VfB STUTTGART
L’OL joue sans filet
Stade de Gerland
Lyon
LYON –
de notre envoyé spécial
QUAND ON PAYE plus cher que les
autres, on a le droit de choisir. TF 1 a
choisi : pour la troisième fois en
quatre rendez-vous de Ligue des
champions, la première chaîne a
décidé de retransmettre le match de
l’Olympique de Marseille, hier à Porto (voir pages 3 et 4). Sextuple champion de France, cache-misère assidu
du football hexagonal en C 1, l’OL
jouera sa survie sur Canal +, ce soir,
face à Stuttgart.
Le prestige de l’adversaire tient une
place essentielle dans les choix télévisuels. Mais il n’y a pas que cela. Si
le déficit d’image du club lyonnais
s’est amoindri avec le temps, il n’est
pas encore comblé. Le décalage
entre son talent, son passé récent et
sa reconnaissance peuvent toujours
conduire à la perplexité. C’est ainsi.
On ne lutte pas contre les phénomènes historiques et culturels. L’OL
n’est pas l’OM, et ne le sera sans
doute jamais, ni dans la passion qui
émane de lui, ni dans ses perversions
autodestructrices.
Ces derniers mois, pourtant, le
champion avait « tout fait pour ». Il
s’était mis à perdre (un peu), les états
d’âme de ses employés commençaient à s’étaler sur la place
publique, certains joueurs ou
membres du staff avaient prédit le
licenciement du nouvel entraîneur
avant la fin de l’hiver, celui-ci avait
été « recadré » par son président au
lendemain de la déroute face aux
Glasgow Rangers (0-3), le mois dernier. Et puis, le calme est revenu, à la
lumière insistante des résultats du
club en Ligue 1, à celle de l’avènement majeur d’un talent magnifique
(Benzema) et de l’épanouissement
fulgurant d’une petite merveille (Ben
Arfa). Dix matches, neuf succès, un
nul : l’OL plane à nouveau sur le
Championnat de France et son brutal
changement de communication sur
la question européenne (1) lui a permis de reléguer la C 1 au second
plan.
Les calculs
de Perrin
En Ligue des champions, les retardataires sont souvent condamnés à
s’inventer de nouveaux défis à Noël.
Giflé à Barcelone (0-3) puis par les
Rangers (0-3), Lyon s’est relancé
dans la course aux huitièmes de
finale en allant s’imposer à Stuttgart
(2-0), il y a deux semaines. Troisième
à 4 points des leaders, sa situation
n’est pas séduisante. Mais l’OL peut
échapper au destin auquel ses dirigeants s’attendent depuis la débâcle
écossaise.
S’il remporte ses trois dernières rencontres, face à Stuttgart, puis contre
le Barça et à Glasgow, il sera assuré
de se qualifier. Alain Perrin l’a appris
hier matin : « On pourra se projeter
sur une qualification quand on aura
assuré notre place en UEFA et quand
on connaîtra les résultats des autres,
expliqua le coach lyonnais lors de sa
conférence de presse d’hier.
Aujourd’hui, on n’est pas maîtres de
notre destin... » On lui fit remarquer
que ce n’était pas le cas. Il évacua
d’un sourire : « Je n’ai pas fait les calculs comme ça… » Il n’avait surtout
pas fait les bons calculs. Quelques
minutes plus tard, la conversation se
poursuivit sur le parking, et il fallut
encore un peu de temps pour le
convaincre. « Vous pouvez même
encore finir premiers », lui lança un
confrère pour plaisanter. « Bien sûr,
ironisa Perrin. Avec des si et des
rêves… »
Le coach lyonnais a surtout compris
le message présidentiel du mois dernier. Pour Jean-Michel Aulas, Lyon
doit au moins terminer à la troisième
place et obtenir son billet pour la
Coupe de l’UEFA. Il y parviendra dès
ce soir s’il bat Stuttgart. D’habitude,
l’OL est déjà qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des
champions, à cette époque (2). Les
temps ont changé. Les dernières
semaines ont pourtant créé un
souffle, suscité un espoir. Si sa
défense est encore discutable, Lyon
a dessiné une voie nouvelle. La
relève, incarnée par Benzema et Ben
Arfa, a pris les affaires en mains dans
le même temps où Juninho renaissait. Cela ne suffira peut-être pas, au
plus haut niveau européen. Mais
l’OL a au moins retrouvé du talent,
indispensable pour relever les défis
qui l’attendent contre Barcelone et
les Rangers, surtout s’il bat à nouveau Stuttgart, deux semaines après
avoir exploité les incroyables faiblesses défensives affichées ce soir-
GROUPE E
AUJOURD’HUI
FC Barcelone (ESP) - Glasgow R. (ECO)
Lyon - VfB Stuttgart (ALL)
Barcelone qualifié s’il gagne contre les
Rangers et que Lyon ne gagne pas.
Les Rangers qualifiés s’ils gagnent à
Barcelone et que Lyon ne gagne pas.
29
(1) J.-M. Aulas avait évoqué un objectif ambitieux en C 1 : les demi-finales.
Après les deux premières défaites, il ne
parlait plus que de la Coupe de l’UEFA.
(2) En 2005, 2006 et 2007, l’OL avait
assuré sa qualification après quatre
matches.
P.
—
0
0
2
3
p.
—
5
5
2
1
c.
—
0
1
6
6
Diff.
—
+5
+4
-4
-5
RESTENT À JOUER
Mardi 27 novembre : VfB Stuttgart - Glasgow Rangers, Lyon - FC Barcelone.
Mercredi 12 décembre : FC Barcelone - VfB Stuttgart, Glasgow Rangers - Lyon.
Les matches et les classements des autres groupes sont en page 6.
26
20
Révveillère
2
Khhedirra
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SÉBASTIEN TARRAGO
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. FC Barcelone 7 3 2 1
2. Glasgow R.. 7 3 2 1
3. Lyon ............. 3 3 1 0
4. VfB Stuttgart . 0 3 0 0
5
Boodmeer
Verrcout
rcccoutttre
re
là par le VfB. Derniers et quasiment
éliminés, les Allemands se portent
quand même mieux aujourd’hui. Ils
ont retrouvé certains joueurs blessés, notamment l’ancien Lillois
Mathieu Delpierre (voir page 9), et
viennent de remporter deux succès
en Bundesliga. C’est un constat. Pas
une invitation à l’angoisse.
Ben Arfaa
22
Clebbberr
Anddersoon
VfB Stuttgart
28
18
Grosso
rosso
Handicapé par un départ calamiteux en Ligue des champions, l’OL peut encore se qualifier.
Mais il doit battre Stuttgart, ce soir, et garantir la troisième place.
Les Lyonnais n’ont plus
de joker dans cette Ligue
des champions. Ainsi,
s’ils ne gagnent pas
ce soir, ils qualifieront
le vainqueur de FC
Barcelone - Glasgow
Rangers (s’il y en a un) et
il ne restera plus qu’une
place libre pour les
huitièmes de finale. S’ils
gagnent, ils auront au
moins assuré leur
présence en Coupe de
l’UEFA. Et plus si
affinités.
Arbitre : M. Baskakov (RUS)
11
30
En direct sur Canal +
20 : 45
8
JJuninho
i ho
14
cp
cap.
G vou
Gov
Hitzzlsper
p rger
g
3
Osorrio
Remplaçants : Roux (g.) (40), Clerc
(2), Belhadj (21), Källström (6),
Ab. Keita (23), Fred (9), L. Rémy (12).
Entraîneur : A. Perrin.
Absents : Coupet, Cris (genou),
Müller, Toulalan (reprise), Baros
(adducteurs), Paillot (hanche),
Hartock (g.), Beynié, Mounier.
Suspendus : aucun.
Suspendus au prochain avertissement : aucun.
Remplaçants : Langer (g.) (12),
Magnin (21), Gledson (4), Pardo
(13), A. Farnerud (8), Meissner (7),
Marica (20).
Entraîneur : A. Veh.
Absents : Boka (genou), Hilbert
(cuisse), Ewerthon, Perchtold, Pisot
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
Suspendus au prochain avertissement : aucun.
Bodmer plutôt
que Källström ?
Fernando Meira
au milieu
C’est à Cailloux-sur-Saône que les
Lyonnais ont peaufiné hier aprèsmidi leur préparation du match
contre Stuttgart. Le matin, Perrin
avait confirmé les forfaits de Toulalan et de Baros. En milieu de terrain,
Källström, fatigué, pourrait laisser sa
place à Bodmer, tandis que Ben Arfa,
remis d’une petite entorse de la cheville gauche, devrait reprendre le
couloir gauche. – C. C.
Principale information fournie hier
soir par Armin Weh : « Meira jouera
devant la défense. » Le coach de
Stuttgart a par ailleurs confirmé qu’il
comptait sur le Français Matthieu
Delpierre, qui sera associé en
défense centrale au jeune Tasci. Pardo devrait pour sa part s’asseoir sur
le banc, où il côtoiera Gledson,
« récompensé pour la qualité de son
travail à l’entraînement ». À
l’inverse, Ewerthon, jugé « en petite
forme », est resté à Stuttgart. – C. C.
L’exception lyonnaise
Avec Govou, Benzema et Ben Arfa, l’OL est la seule équipe de Ligue des champions à aligner trois attaquants formés au club.
LYON –
de notre envoyé spécial
vite eu sa bande d’amis et il n’a
jamais eu de plan de carrière.
Karim, enfin, a intégré le centre à
l’adolescence pour éviter les bêtises
à Bron. »
Une évolution
technique différente
seulement faire l’effort sur deux ou
trois joueurs par génération. « C’est
une erreur, tranche Robert Valette.
Si on prend les trois meilleurs et
qu’on laisse tomber les autres, les
trois meilleurs deviendront des
joueurs moyens. »
Arsenal rôde…
16
(ayant disputé
au moins 5 matches
en L 1 depuis 10 ans)
*
A. Caveglia*
F. Maurice *
C. Bardon (Levski Sofia)
F. Kanouté (FC Séville)
J.-D. Job (Nice)
F. Fiorese (OM)
F. Fouret (Gueugnon)
L. Giuly (AS Roma)
S. Govou (OL)
J. Viale (Brest)
B. Bergougnoux (Toulouse)
K. Benzema (OL)
H. Ben Arfa (OL)
R. Bettiol (Troyes)
L. Rémyy (OL)
* Retraités
13
joueurs de
l’équipe
de France
formés à l’OL*
R. Garde
L. Fournier
B. Ngotty
g y
F. Maurice
L. Giulyy
J. Bréchet
S. Malbranque
q
S. Govou
F. Jurietti
F. Clerc
K. Benzema
H. Ben Arfa
* depuis 20 ans
VINCENT DULUC
(*) Vercoutre, Réveillère,
Squillaci, Govou, Benzema, Ben Arfa, Clerc et Bodmer.
attaquants
formés à l’OL
12
joueurs formés
à l’OL évoluant
en L 1
13
joueurs formés
à l’OL évoluant
en L 2
10
joueurs formés
à l’OL évoluant
à l’étranger
e))
F. Jurietti (Bordeaux)
M. Thomas (Metz)
J. Berthod (Monaco)
F. Balmont (Nice)
D. Hellebuyck (Nice)
J.-D. Job (Nice)
J. Clément (PSG)
J. Bréchet (Sochaux)
R. Cohade (Strasbourg)
G. Lacour (Strasbourg)
(
g)
N PPuydebois
N.
d b i (S
(Strasbourg)
(Photo Pierre Lahalle)
ia))
G. Bettiol (Troyes)
( y )
A. Hauw (Gueugnon)
F. Fouret (Gueugnon)
( g )
L. Morestin (Gueugnon)
F. Martyy (Gueugnon)
D. Linarès (Dijon)
M. Benhamida (Montpellier)
M. Flachez (Grenoble)
J.-C. Devaux (Reims)
J. Truchet (Reims)
R. Sartre (Sedan)
J Viale (B t)
(Photo Bruno Fablet)
ville))
S. Malbranque (Tottenham)
B. Ngotty (Leicester)
L. Giuly (AS Roma)
L. Courtois (Levante)
C. Bardon (Levski Sofia)
C. Uras (Litex Lovetch)
C. Bassila (Energie Cottbus)
D. Plessis (Liverpool)
D. Touré (Grasshopper Zurich)
(Photo Richard Martin)
PAGE 8
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Pourquoi, au fond, Lyon a-t-il formé
autant d’attaquants ? « C’est un
mélange de hasard et de savoirfaire », avance Valette. Mais c’est
aussi l’émulation, souvent, qui
guide les générations spontanées.
Bernard Lacombe se souvient : « En
1999, quand j’étais entraîneur,
j’avais une attaque Caveglia-Maurice en D 1. En CFA, il y avait Bardon,
Kanouté et Job. Sur le banc, Fiorese
et Fouret. Tous formés à Lyon. » Et
les cinq premiers nés à Lyon ou dans
les environs. Alors, hasard ou émulation ?
Cet été, l’OL a perdu Damien Plessis, transféré à Liverpool. « Face à
un salaire multiplié par dix, un plan
de carrière pro sur cinq ans, à un
âge où l’on s’interroge sur l’avenir
du joueur, que faire ? demande
Robert Valette. Bordeaux a fait
signer des contrats pros à des
gamins de dix-huit ans. C’est une
bonne arme. Mais le contexte est
très difficile. On est obligés de
prendre une décision sur des
joueurs qui n’ont que vingt
matches en CFA.
Avant, on avait
cinquante
matches pour
décider… »
Face à la
concurrence
émerge une
tactique de dissimulation. « Il y a
des joueurs qu’on va mettre au
chaud, avoue le formateur lyonnais.
Arsenal tourne autour d’un de nos
joueurs de seize ans. Il faut trouver
une solution. Déjà, il ne faut pas
trop les montrer. On peut en faire
jouer un en 18 ans, et pas forcément
à son poste, plutôt qu’en CFA… »
Benzema et Ben Arfa, eux, avancent
depuis longtemps. En avril 2005,
Ben Arfa jouait déjà en quarts de
finale de la Ligue des champions à
Eindhoven (1-1, 2-4 aux t.a.b.).
Mais leur formation continue. En
équipe de France et en C 1, mais elle
continue. « D’ailleurs, remarque
Valette, la plupart des joueurs que
l’on recrute ont vingt-trois ou vingtquatre ans. Mais nous, entre vingt
et vingt-trois ans, on fait quoi des
joueurs qu’on a formés ? Les prêts
peuvent être menteurs. Regardez le
passage de François Clerc à Toulouse… Cet été, on a lâché Bettiol à
Troyes. Il a vingt et un ans, il venait
de marquer deux fois vingt buts en
CFA. Il va passer, c’est sûr. »
Pas à Lyon, c’est tout. Où la qualité
de formation des attaquants accentue la concurrence pour tout le
monde : Milan Baros n’a été titulaire que quatre fois cette saison. Et
Loïc Remy, né à Lyon en 1987
comme Benzema, international
Espoirs et meilleur buteur du dernier tournoi de Toulon, a seulement joué dix-sept minutes.
Bleu
Rouge
Walcott, est venu boucler la boucle
à la direction du centre de formation
de l’OL, son club formateur, avec
lequel il avait remporté la Coupe de
France 1973. Il relève : « Cela
montre que les gamins de la région
que l’on va chercher peuvent jouer
en C 1. C’est le travail effectué par
José Broissart, Alain Thiry et Alain
Olio. Mais ces joueurs vont partir
un jour et nous, au centre, on est
déjà dans l’après. »
La formation a enrichi l’OL, qui a
toujours vendu très cher ses meilleurs produits sous l’ère Aulas
(Garde, Maurice, Ngotty, Giuly,
Malbranque, Kanouté), et qui va
faire grimper toute l’Europe au plafond, ces prochaines saisons, pour
Benzema et Ben Arfa. Mais la nouvelle Europe fragilise cette politique. Il faut proposer des
contrats pros plus tôt,
avant vingt ans, pour
garder les joueurs. Et
les clubs ont tendance à vouloir
Jaune
Bleu
Jaune
Même leur évolution technique a
été différente. « Karim a toujours
marqué, mais, physiquement, ce
n’était pas un monstre, rappelle
Valette. Petit, il était même un peu
rond. Il a vraiment bien évolué,
c’est un athlète, maintenant.
Hatem, lui aussi, a beaucoup
bossé ; il s’est musclé le haut
en faisant des heures supplémentaires. Il a fait ça
tout seul. Karim a explosé à seize ans, alors que
Hatem était déjà la
nouvelle merveille du
football français.
Hatem, il a juste
fallu le convaincre du cadre, de la
discipline. La bonne surprise, c’est
Sidney. Au milieu, en jeunes, il faisait un peu tout. Et, sur le côté droit,
tout d’un coup, il a fait la différence.
C’est ça le critère. Cela fait douze
ans que je suis l’équipe de CFA : je
sais que ceux qui font la différence
en CFA passeront. »
Georges Prost, après vingt-cinq ans
de formation en France (Monaco,
Mulhouse, Marseille) et quatre ans
à l’académie de
Southampton,
d’où il a vu
sortir Theo
Noir
Noir
IL Y A DEUX SEMAINES, à Stuttgart (2-0), Sidney Govou, Karim
Benzema et Hatem Ben Arfa ont
dessiné une incroyable exception
européenne. Aligner trois attaquants nationaux est déjà une rareté, quand Arsenal, il y a deux
semaines, a joué avec un seul
Anglais (Walcott) et l’Inter sans
aucun Italien. Avec ses huit joueurs
sélectionnables sur treize à Stuttgart (*), l’OL maintient du reste une
représentation nationale qui n’est
pas exactement dans l’air du temps
depuis l’arrêt Bosman : seuls le
Steaua Bucarest et le Slavia Prague
dépassaient ce total lors de la troisième journée.
Mais c’est surtout d’aligner trois
attaquants formés au club, tous
internationaux A, qui fait de l’OL
une manière d’OVNI dans le ciel très
étoilé de la plus grande compétition
de clubs au monde. Les attaquants
sont la denrée la plus recherchée, la
plus chère, la plus mobile aussi : ils
sont transférés quand ils ne marquent pas assez, mais aussi quand
ils marquent trop. Parmi les quatrevingts attaquants titularisés il y a
deux semaines en C 1, moins de
dix jouaient pour le club qui les
a formés. Parmi eux, il est
vrai, figurent au moins
quatre grandes stars :
Messi (Barcelone), Totti
(Roma), Giggs (Manchester United) et Raul
(Real).
La spécificité lyonnaise est fonda-
mentalement anachronique. La
présence de Govou, Benzema et
Ben Arfa au plus haut niveau résulte
d’un même savoir-faire, mais de
trois cadres différents. Robert
Valette, ancien défenseur lyonnais
des années 1970, responsable de
l’équipe de CFA depuis douze ans,
décrit : « Sidney Govou jouait à
Brives-Charensac, un petit club à
côté du Puy. Armand Garrido l’a
repéré quand on a joué contre eux.
Il est venu chez nous à quinze ans.
Karim Benzema, lui, est arrivé à huit
ans. Il a tout connu ici. Hatem Ben
Arfa, enfin, était à Clairefontaine,
tout le monde le voulait et sa venue,
en 2002, a été incluse dans la politique de recrutement du club. »
Car, pour Ben Arfa, l’OL a pratiquement négocié un transfert.
Les formateurs lyonnais ont été
confrontés à trois profils différents.
Robert Valette, encore : « Quand il
a intégré le sport-études, on a vite
vu que, pour Hatem, ce serait surtout le sport. Il a été très choyé,
entouré par sa famille. Sidney, lui, a
eu le bac, il a même passé son tronc
commun du BE 1 (brevet d’État
d’éducateur sportif 1er degré) ;
l ’ a n n é e s u ivante, il a
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE DES CHAMPIONS (phase de poules, 4 journée) – LYON - STUTTGART
e
« J’ai retrouvé mon niveau »
CLEBER ANDERSON estime en avoir terminé avec son intégration à l’OL et se dit prêt à affronter la concurrence.
Il a fallu un bon mois à Cleber Anderson pour retrouver la
cadence après quatre mois d’inactivité. Mais aujourd’hui,
l’ancien capitaine des Corinthians se dit « pratiquement à cent
pour cent » et assure former un duo efficace avec Sébastien
Squillaci en charnière centrale.
LYON –
de notre envoyé spécial
permanent
« VOUS ÊTES LYONNAIS depuis
deux mois et demi. Votre acclimatation au club et à la ville
est-elle en bonne voie ?
– Je me sens très à l’aise à Lyon. J’ai
été très bien accueilli. Ma femme et
moi nous sommes bien adaptés à la
ville, qui est belle et agréable. Au
niveau professionnel, à Benfica, j’ai
eu deux ans pour m’acclimater au
football européen. Mon fils, qui avait
des problèmes de santé à Lisbonne,
s’est également très bien acclimaté.
Tout va bien !
– Qu’est-ce qui a été le plus
dur ?
– Ça reste la langue. Tant qu’on ne
parle pas la langue, c’est un peu difficile. Je prends des cours. Et d’après
Isabelle (l’interprète et professeur de
français des Brésiliens de l’OL), j’ai
pratiquement déjà rattrapé Fabio
Santos ! Mon but, c’est de pouvoir
vous répondre bientôt en français.
– Lyon est-il un club différent
de ceux que vous avez fréquentés précédemment ?
– À ce niveau, le plus difficile a
quand même été de passer du Brésil
au Portugal. En 2005, quand je suis
arrivé à Benfica, il a fallu s’habituer à
une préparation physique différente,
aux matches en nocturne. À Lyon, on
s’entraîne plus qu’au Portugal. Je
retrouve les cadences d’entraînement du Brésil. Le problème, c’est
que lorsque je suis arrivé à Lyon, cela
faisait quatre mois que je n’avais pas
sein d’un effectif aussi dense et
talentueux que celui de l’OL ?
– Aux Corinthians, une année, il y
avait un effectif de vingt ou vingtdeux joueurs qui avaient beaucoup
de talent. Mais Lyon, c’est un cran
au-dessus. Il y a vraiment beaucoup
de très bons joueurs. Benzema et
Ben Arfa pourraient non seulement
être brésiliens, mais même être en
sélection ! Je n’ai jamais joué dans
un groupe aussi fort.
– Vous évoluez défenseur
axial gauche. Sans problème ?
– Non, aucun. Ça fait quatre ans
que j’évolue à ce poste. Je ne suis
donc pas perdu. Si on me donnait le
choix, je préférerais évoluer axe
droit. Mais je joue là où l’entraîneur
me le demande.
– Si on vous suggère que Lyon
est déjà champion, qu’en pensez-vous ?
– Je réponds que la ligne d’arrivée
est encore loin. Pour savoir si Lyon a
une bonne chance d’être champion,
revenez me voir à cinq ou six
matches de la fin.
– Croyez-vous toujours à la
qualification en Ligue des
champions ?
– Si on bat de nouveau Stuttgart, si
on fait notre travail, notre chance
sera énorme. Mais attention, Stuttgart, qui finirait quatrième en cas de
défaite contre Lyon, va tout faire
pour nous battre. Moi, en tout cas, j’y
crois. »
joué. Il m’a donc fallu retrouver le
rythme. Aujourd’hui, je suis pratiquement à cent pour cent.
– Alain Perrin insiste depuis
quelque temps sur la nécessité
de mieux communiquer dans
l’équipe. Vous sentez-vous
concerné ?
– Je m’entends très bien avec
“Toto” Squillaci. Je comprends bien
ce qu’il va faire et inversement. Cela
dit, avec les clameurs des supporters, ce n’est pas toujours évident de
s’entendre lorsqu’on se trouve à dix
mètres l’un de l’autre. Maintenant, si
vous faites allusion au troisième but
des Glasgow Rangers (0-3), j’avoue
que si quelqu’un m’a parlé, je ne l’ai
pas entendu.
« Benzema et Ben Arfa
pourraient être en
sélection brésilienne ! »
– D’ici quelques semaines, Cris
devrait revenir. Qu’est-ce que
cela vous inspire ?
– Je prie pour qu’il revienne le plus
vite possible. Après, il y aura concurrence. Ce sera à l’entraîneur de choisir. Mais comme Lyon dispute près
de soixante matches par saison, il
devrait y avoir de la place pour tout le
monde. Le meilleur jouera et c’est
tout. J’aime évidemment être sur le
terrain. Aux Corinthians, j’étais le
capitaine, j’avais un statut privilégié.
Mais dans une grande équipe
comme Lyon, c’est normal qu’il y ait
plusieurs options à tous les postes.
J’ai connu cela à Benfica, avec Luisão
et Ricardo Rocha.
– Avez-vous déjà évolué au
CLAUDE CHEVALLY
Après des débuts plutôt
délicats en L 1, le défenseur
brésilien Cleber Anderson
(à gauche) a pris
ses marques au sein
de la défense lyonnaise.
(Photo Bernard Papon)
Delpierre est prêt
ALEXIS MENUGE
VEH : « DELPIERRE A SA PLACE EN ÉQUIPE DE
FRANCE ». – L’entraîneur de Stuttgart, Armin Veh, a indiqué hier que « Delpierre a beaucoup manqué à notre équipe.
Je le considère comme l’un des tout meilleurs défenseurs
évoluant en Allemagne. Je pense que Delpierre a sa place en
équipe de France. » – C. C.
COUPE DE L’UEFA (phase de poules, 2e journée)
AUSTRIA VIENNE - BORDEAUX (demain)
Diarra au repos
LES GIRONDINS s’envolent ce matin pour Vienne. Touché au ligament latéral
interne d’un genou, Alonso a surpris tout le monde hier en participant à l’entraînement. Mais l’Argentin se testait et le résultat a été négatif. Il n’est donc pas du
voyage, tout comme Jemmali (tendon d’Achille), Perea, et Alou Diarra, laissé au
repos. Laurent Blanc a retenu dix-neuf joueurs pour ce déplacement dont il attend
une victoire, ce qui serait un grand pas vers la qualification. Hier, la séance lui a
permis de faire réviser sa défense, avec du travail au poste très animé pour les deux
lignes de quatre joueurs qui se sont succédé. Le reste du groupe a fait un jeu réduit,
à une et deux touches de balle. – L. L.
L’équipe probable : Ramé – Chalmé, Planus, Diawara, Trémoulinas – Ducasse,
Fernando, Obertan, Wendel – Chamakh, Cavenaghi ou Bellion.
RENNES - BRANN BERGEN (demain)
Avec Emerson ?
LE BRÉSILIEN EMERSON, qui n’a
fait qu’une courte apparition en fin de
match face au PSG (3-1) depuis le
début de la saison, a repris l’entraînement avec le groupe hier. Il n’est pas
exclu que Pierre Dréossi l’inscrive sur la
feuille de match demain face aux Norvégiens de Brann Bergen. Sorlin reste
aux soins mais il devrait pouvoir tenir
sa place. Ce ne sera pas le cas en
revanche de Wiltord (mollet), Thomert
(épaule), Pouplin (reprise) et Mbia
(cuisse). Pour ce match que les Rennais
doivent absolument gagner, Dréossi
va sans doute aligner son équipe type.
Dix mille spectateurs tout au plus sont
attendus. – R. R.
L’équipe probable : Luzi – Fanni,
Hansson, Mensah, Edman – Cheyrou,
Didot – Leroy, Pagis ou Marveaux, Sorlin – Briand.
TOULOUSE - SPARTA PRAGUE (demain)
Cetto forfait
VICTIME D’UNE DÉCHIRURE de 3 centimètres à l’adducteur droit dimanche
contre Metz (0-0), Mauro Cetto manquera les rencontres contre le Sparta Prague
puis à Lorient dimanche. Le défenseur argentin sera remplacé par Dominique Arribagé, titularisé pour la deuxième fois de la saison seulement, après le match de
Coupe de la Ligue contre Caen (3-3, 2-4 aux t.a.b.). Achille Émana (cheville) et
Fodé Mansaré (ischio-jambiers) s’entraînent de nouveau normalement. Le gardien remplaçant Rudy Riou (contracture cuisse) est incertain. Santos (reprise),
Mathieu (pied), Jönsson et Dao (cheville) restent indisponibles. – N. S.
L’équipe probable : Douchez – Ébondo, Arribagé, Congré, Ilunga – Dieuze,
Sirieix – Paulo César, Émana, Mansaré ou Bergougnoux – Elmander.
Sagnol a repris
Pour la première fois de la saison,
Willy Sagnol a participé à
l’entraînement collectif du Bayern
Munich hier matin. Sept mois après
son opération au genou droit,
l’international français a confié ne
plus ressentir la moindre douleur et
être prêt à effectuer son retour.
Mais il devra se montrer patient, son
entraîneur Ottmar Hitzfeld ayant
déclaré qu’il ne comptait pas encore
l’utiliser tout de suite : « Je ne peux
pas encore aligner Willy. C’est trop
tôt. Il faut d’abord qu’il s’entraîne
dur avec ses coéquipiers, mais aussi
qu’il participe à un ou deux matches
de l’équipe réserve en Troisième
Division afin qu’il parvienne à
retrouver un certain rythme pour
pouvoir réintégrer le groupe. » En
revanche, celui-ci a fait savoir qu’il
comptait faire rejouer Valérien
Ismaël, qui a retrouvé ces dernières
semaines le rythme
de la compétition avec
la réserve. – A. Me.
FIGO ABSENT DEUX MOIS
ENVIRON ? – Le milieu de terrain de
l’Inter Milan, Luis Figo, qui souffre
d’une fracture du péroné droit
depuis le match contre la Juve
dimanche soir (1-1), a été opéré hier
en fin d’après-midi à Pavie. Le
Portugais pourrait être indisponible
deux mois environ. Et faire son
retour lors du match de
Championnat Sienne-Inter le
13 janvier prochain. – Y. Ri.
VITOR OLIVEIRA NOUVEL
ENTRAÎNEUR DE LEIRIA. –
Le Portugais Vitor Oliveira est le
nouvel entraîneur de l’Uniao Leiria
(dernier du Championnat portugais)
et succède à Paulo Duarte,
démissionnaire lundi après une
quatrième défaite d’affilée. Oliveira
avait déjà entraîné cette formation
(1997-1998), lui permettant
d’accéder à la Première Division.
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
MATTHIEU DELPIERRE répond rarement aux sollicitations médiatiques. « J'aime la discrétion et la tranquillité,
afin de pouvoir me concentrer à fond sur mon travail »,
dit-il. Au lendemain du match face à Lyon (0-2), voilà
deux semaines, l'ancien défenseur de Lille, vingt-six ans,
a pourtant fait une exception, acceptant de se confier longuement au siège du club.
SA BLESSURE. – « Je me suis fait opérer du tendon rotulien du genou droit il y a trois mois et demi. J'avais des
douleurs depuis la saison dernière et j'espérais qu'elles
disparaissent pendant les vacances ; mais lors de la
reprise, j'ai senti de nouveau des problèmes. C'est ma
première opération et ma plus longue absence. J'ai souffert. Je me suis aussi senti impuissant à suivre l'équipe des
tribunes. Désormais, le genou tient et je suis prêt à aider
l'équipe. J'ai les crocs. »
LA SAISON DE SON CLUB. – « Depuis le début de la
saison, nous vivons une période de doute. En tant que
champion en titre et finaliste de la Coupe d'Allemagne,
les attentes sont fortes. Il a été dur de se remettre dans le
bain après avoir tant donné. Mais la confiance s'est effritée, avec notamment beaucoup de défaites à l'extérieur.
On tente beaucoup moins de choses qu'avant. L'équipe
type n'a jamais pu évoluer ensemble. Quasiment tous nos
joueurs ont été victimes de blessures. On a un groupe très
jeune. Il faut retrouver un esprit guerrier. »
LE DÉPLACEMENT À LYON. – « Nous allons à Gerland
pour gagner. Certes, pour les huitièmes de finale, c'est
terminé. Mais pour la troisième place, tout reste possible.
Lyon est notre adversaire direct pour une qualification en
Coupe de l'UEFA. Si on veut rester européens, on n'a plus
le choix. Pour gagner, il va falloir être costauds à tous les
niveaux et faire preuve d'une grande solidarité. »
L'ÉQUIPE DE FRANCE. – « Le club a reçu un appel en
août pour le rassemblement des trente-cinq et pour
prendre de mes nouvelles, mais j'étais indisponible.
Ç'aurait été bien de côtoyer l'équipe de France. Mais si ça
ne vient pas maintenant, peut-être une nouvelle opportunité viendra. Pour l'Euro 2008, je pense que le sélectionneur dispose d'un groupe solide. Après, si j'enchaîne les
bonnes prestations et que le VfB retrouve le succès, peutêtre que les responsables des Bleus jetteront un œil sur
Stuttgart. Mais je ne sais pas si le sélectionneur vient souvent en Allemagne… »
SON AVENIR. – « J'ai eu quelques propositions, mais
j'ai prolongé mon contrat de quatre ans (jusqu’en juin
2012) en juillet. Malgré la situation difficile, je n'ai pas
regretté une seconde d'avoir paraphé un nouveau bail. Le
club veut arriver à être régulier comme le Bayern Munich
ou le Werder Brême. L'expérience actuelle nous sera
peut-être bénéfique pour l'avenir. Ici, je dispute ma quatrième saison et je m'y sens très bien. Cependant, si la
situation actuelle s'éternise, il faudra voir. Mais je reste
convaincu que l'équipe a largement le potentiel pour faire
mieux. Je ne suis pas inquiet. »
Bleu
Rouge
Jaune
de notre envoyé spécial
Jaune
STUTTGART – (ALL)
Noir
Bleu
Noir
Après cinq mois d’absence, le défenseur de Stuttgart veut aider
son club à poursuivre l’aventure européenne, malgré zéro point
au compteur.
10
FOOTBALL LIGUE 2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AMIENS - BASTIA : 1-1
Bastia n’en profite pas
TROYES - DIJON : 3-0 (1-0)
Temps frais. Pelouse en bon état. 7 406 spectateurs. Arbitre :
M. Rainville. Buts : Y. Kébé (30e), Noro (84e), Amzine (90e).
Avertissements. – Troyes : Amzine (55e, contestation), Obbadi (58e, contestation), Enza-Yamissi (72e, tacle par-derrière
sur Abwo), Danic (83e, charge sur Jarjat) ; Dijon : Mandanne
(25e, coup de coude sur Sanz). Expulsion. – Dijon : Loties (80e,
charge irrégulière sur Amzine).
TROYES : Merville – Berkak, Sanz (cap.), Drouin, EnzaYamissi – Obbadi, Amzine – Ib. Bangoura (Bettiol, 65e), Noro,
Danic (O. Sarr, 89e) – Y. Kébé (J. Perez, 74e). Entraîneur :
D. Troch.
DIJON : Bonnefoi – Tacalfred, Loties, Vosalho (Zywiecki,
58e), Jarjat (cap.) – Goulard – Linarès, M. Robail – Sahnoun
(Yenga, 68e) – Mandanne (Famery, 76e), Abwo. Entraîneur :
S. Romano.
APRÈS DEUX MATCHES d’une insigne faiblesse face à Grenoble et Gueugnon, Troyes s’est rassuré en battant logiquement
Dijon. Affirmant d’entrée leur suprématie sur le jeu, les hommes
de Troch ouvraient logiquement le score à la 30e minute grâce à
Kébé, qui reprenait un centre au cordeau de Bangoura. Plutôt
amorphes en première mi-temps, les Bourguignons repartaient
avec plus de conviction à la reprise, mais manquaient plusieurs
balles d’égalisation, notamment par Mandanne (58e) ou encore
Robail (69e). Ce sont finalement les Troyens qui allaient doublerla
mise par Noro (84e), avant qu’Amzine, dans les arrêts de jeu, ne
donne encore plus d’ampleur à la victoire en crucifiant Bonnefoi
(90e + 3). Un peu cruel pour les Dijonnais. – J.-P. K.
Denis TROCH(entraîneur de Troyes) : « On a entamé le match
comme il fallait. Je suis très satisfait de la première mi-temps, car
elle a fatigué nos adversaires, ce qui nous a permis d’inscrire les
deuxième et troisième buts. »
Serge ROMANO (entraîneur de Dijon) : « Le score final est
sévère, vu ce que nous avons produit ce soir. C’est frustrant pour
les joueurs qui ont réalisé de belles choses en deuxièmemi-temps.
Mais on a vu aussi ce qui nous manque, notamment en attaque. Il
faut vite zapper ce résultat pour préparer la venue de Boulogne
vendredi. »
Les Corses ont manqué la belle occasion offerte par la déroute nantaise la veille.
AMIENS - BASTIA :
1-1 (0-0)
Temps froid. Pelouse en bon état.
8 504 spectateurs. Arbitre : M. Grelot.
Buts. – AMIENS : Buengo (68e) ; BASTIA : Pentecôte (49e). Avertissements.
– Amiens : Kadir (70e, tacle irrégulier
sur Jau) ; Bastia : Ben Saada (21e, jeu
dur sur Contout), Lorenzi (66e, tacle
irrégulier sur Buengo), Méniri (81e,
simulation, et 88e, obstruction sur
Giresse). Expulsions. – Amiens :
D. Vairelles (35e, main volontaire
devantsa ligne de but) ; Bastia : Méniri (88e, second avertissement).
AMIENS: Chabbert–Lahaye,De Parseval, D. Vairelles, Hamed – Contout
(Kadir, 63e), Ba. Traoré, Levrat (cap.),
Giresse (Rabihou, 90e + 2) – Heitzmann (Perchet, 43e), Buengo. Entraîneur : L. Batelli.
BASTIA : Ejidé – Bridonneau, Méniri,
Lorenzi, Harek – Barthélémy (Bertin
D’Avesnes, 69e), Cahuzac (Licata,
42e), Y. Gomez, Ben Saada (K. Coulibaly, 75e) – Jau (cap.), Pentecôte.
Entraîneur : B. Casoni.
AMIENS –
de notre envoyé spécial
BERNARD CASONI, l’entraîneur de
Bastia, arborait la tête des mauvais
jours. Son équipe a pourtant étiré sa
série d’invincibilité à neuf rencontres,
avec cinq succès et quatre nuls. Mais,
pour lui, le score de parité enregistré
hier soir à Amiens (1-1), représente une
grosse déception : « On a perdu deux
points. Alors que la victoire nous tendait les bras, on a fait preuve de trop de
suffisance, surtout à onze contre dix, en
seconde période. On est retombés dans
nos travers du début de saison. Quand
on ne respecte pas le jeu, on se fait
punir. » En première mi-temps, ses
joueurs, sans doute émoussés, se mon-
AMIENS. – La bataille des deux Fabrice (le Bastiais Jau, à g. ; l’Amiénois Levrat, à d.) n’a pas
donné de vainqueur. Bastia aurait pourtant pu monter sur le podium.
(Photo Jacky Delorme)
traient prudents et contrôlaient des
Amiénois d’abord peu entreprenants,
qui accéléraient quelque peu après
vingt minutes. Buengo manquait une
grosse occasion de la tête (22e), puis
Traoré plaçait une autre tête juste à côté
(32e). Mais au terme de leur premier
véritable mouvement offensif, les
Corses obtenaient l’expulsion de Vairelles – qui se transformait au gardien
sur un tir de Barthélemy – ainsi qu’un
penalty, tiré au-dessus par Lorenzi
(36e).
Toutefois, après des tentatives de Ben
Saada (41e, 48e) et Barthélemy (41e), les
visiteurs profitaient quand même de
leur supériorité numérique : Gomez lançait Pentecôte qui marquait d’un tir
croisé du gauche (49e). Ce dernier manquait ensuite trois belles occasions (63e,
78e, 82e), butant sur un Chabbert bien
présent. Bastia les regrettera amèrement. Car Amiens égalisait grâce à un
tir du droit rageur de Buengo, après un
corner de Giresse (68e), sur sa seule
opportunité de la seconde période.
« C’est un très bon point, capital men-
SEDAN - LE HAVRE : 2-1 (0-0)
MONTPELLIER - BREST : 2-1 (1-0)
Tempsfrais.Pelouseen bon état.11 946 spectateurs.Arbitre: M.Piccirillo.Buts.– SEDAN:
Lucau(60e), Mokaké(93e).LE HAVRE:Hoarau (64e s.p.).Avertissement.–Le Havre :Mézague (10e, tacle irrégulier).
SEDAN : Regnault – J. Stinat, Baysse, Sartre (cap.) (Cerielo, 38e), Lachor – Abdoun, A.
Cissé, Le Moigne, Bonnet (Sow, 79e) – Mokaké, Boutabout (Lucau, 57e). Entraîneur : J.
Pasqualetti.
LE HAVRE : Revault – Hénin (cap.), Gillet, Nestor, Baca – Laurant (Davidas, 68e), Aït Ben
Idir, Mézague (Bouadla, 83e), Fontaine – Hoarau, Nikezic (Alassane, 68e). Entraîneur : J.M. Nobilo.
AUJOURD’HUI
20 HEURES
Nîmes - Ivry
20 H 30
RAGNAR OSKARSSON, satisfait du début de saison nîmois, se félicite de ses retrouvailles avec l’USI. Affectueuses mais sans nostalgie.
Montpellier - Villefranche-Beaujolais
VENDREDI
Ragnar
g
OSKARSSON (ISL)
29 ans,
né le 19 août 1978
à Reykjavik (ISL)
USAM Nîmes
îm
Demi-centre, 1,85 m ; 84 kg
Clubs successifs :
IR Reykjavik (1989-2000), Dunkerque
(2000-04), Skjern (DAN) (2004-05),
Ivry (2005-07), Nîmes (2007…).
« AVEZ-VOUS souvenir d’une aussi
bonne entame de saison ?
– Avec la victoire à Villefranche, on revient
un peu dans le coup, mais il faut tout de
même se satisfaire de cette cinquième place.
– On parlait d’entame personnelle…
– Vous savez, je pense d’abord collectivement. Les statistiques m’intéressent moins
que les résultats de l’équipe.
– Près de dix buts de moyenne, à 71 %
de réussite, c’est plus que convenable
pour une recrue…
– Mais vous avez sans doute aussi remarqué
que je perds plus de balles qu’à Ivry, que je
fais aussi moins de passes décisives… Néanmoins, je me sens bien dans cette équipe, j’y
ai vite trouvé ma place.
– Parce que son jeu n’est pas si éloigné de ce que pratique Ivry ?
19 HEURES
Guingamp - Clermont
20 H 30
Niort - Grenoble (Ma Chaîne Sport)
1. Nantes
2. Le Havre
3. Grenoble
4. Troyes
5. Bastia
6. Clermont
Montpellier
8. Angers
9. Sedan
10. Reims
11. Brest
12. Châteauroux
13. Dijon
14. AC Ajaccio
15. Boulogne/mer
16. Niort
17. Amiens
18. Guingamp
19. Gueugnon
20. Libourne-St-S.
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
33 15 10 3 2 26
31 15 9 4 2 28
26 14 7 5 2 18
25 15 6 7 2 22
24 15 7 4 4 22
22 14 5 7 2 19
22 14 6 4 4 19
22 15 6 4 5 17
20 14 5 5 4 17
20 15 6 2 7 15
19 15 5 4 6 14
18 15 4 6 5 16
18 15 4 6 5 12
17 15 4 5 6 15
17 15 4 5 6 18
14 14 4 2 8 10
14 15 3 5 7 12
13 14 3 4 7 13
11 15 2 5 8 16
9 15 2 3 10 19
c.
—
12
14
11
15
16
14
14
16
15
21
17
17
20
19
23
14
18
17
23
32
Diff.
—
+14
+14
+7
+7
+6
+5
+5
+1
+2
-6
-3
-1
-8
-4
-5
-4
-6
-4
-7
-13
La commission supérieure d’appel de la
FFF a confirmé la décision de la commission de discipline de la LFP concernant
Libourne-Saint-Seurin - Bastia (2-4), le
14 septembre (7e journée), au cours
duquel certains supporters corses
avaient eu un comportement raciste
envers Boubacar Kébé : Bastia a été
sanctionné du retrait d’un point au classement. Le club corse va saisir le
CNOSF.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
9 nov., 20 heures : Bastia - Sedan, Brest Reims, Dijon - Boulogne-sur-Mer, Gueugnon
- AC Ajaccio, Le Havre - Châteauroux ;
20 h 30 : Nantes - Angers (Ma Chaîne
Sport) ; samedi 10 nov., 20 heures :
Clermont - Amiens, Libourne-St-Seurin Guingamp ; 20 h 30 : Troyes - Niort (Ma
Chaîne Sport) ; lundi 12 nov., 20 h 30 :
Grenoble - Montpellier (Eurosport). MATCH
EN RETARD (9e journée). – Samedi
17 nov., 20 heures : Montpellier - Sedan.
BUTEURS. – 1. Hoarau (+ 1) (Le
Havre), 12 buts ; 2. Thil (+ 3) (Boulogne-sur-Mer), 9 buts ; 3. Deranja
(Libourne-Saint-Seurin), 7 buts; 4.
Alo’o Efoulou (+1) (Angers) ; Bagayoko, Goussé (Nantes) ; Fauré (Reims) ;
Noro (+1)(Troyes), 6 buts.
NÎMES - IVRY
« Je pense collectivement »
Il se sent bien partout. À Dunkerque, où il a débuté et tourné à 5,1 buts
de moyenne en quatre saisons. À Ivry, bien sûr, quitté l’an passé au terme
d’un parcours étourdissant, salué par le titre de champion de France
assorti de l’oscar du meilleur meneur de jeu d’un exercice dont il fut,
par ailleurs, le meilleur marqueur (6,7 de moyenne). Et enfin à Nîmes,
rallié cet été. En fanfare… 67 buts en 7 rencontres, à 71 % de réussite
(9,6 de moyenne) ; 4 matches à 10 buts et plus… Ce soir, il retrouve
son ancien club
AUJOURD’HUI
– C’est vrai que l’on marque beaucoup de
buts. Comme Ivry. Que l’on en encaisse également beaucoup. Ivry aussi. En fait, nous ne
disposons pas de grands gabarits et nous
axons donc nos stratégies sur la défense étagée, la montée de balle, la vitesse…
– E x ac tem ent l e j e u qui v o us
convient.
– J’aime bien, oui.
– Comme votre nouvelle vie dans le
Sud ?
– C’est sûr que nous nous sommes vite
adaptés. La vie est agréable, les gens ouverts.
Maintenant, ça tient aussi beaucoup à l’intégration par le groupe. Parfois, j’ai le sentiment que je suis ici depuis des années. Je
pense que ce doit être la même chose pour
Christophe (Kabengele) ou Mladen (Jovicic).
Les Nîmois savent accueillir.
– La vie dans la capitale ne vous
manque-t-elle pas ?
– Avec mon épouse et ma fille, nous avons
décidé de repartir de zéro. Les habitudes parisiennes ont disparu, tout a changé. C’était
notre choix, la raison pour laquelle nous
avons opté pour ce projet-là.
– La venue d’Ivry au Parnasse va rappeler quelques souvenirs…
– Je suis vraiment ravi d’accueillir Ivry, de
croiser mes anciens partenaires, mes amis.
Quand ils sont venus à Istres, j’ai effectué le
déplacement. Et tout était comme avant.
C’était assez étrange…
– Heykel M’Gannem, en début de saison, reconnaissait quelques difficultés à évoluer face à ses anciens coéquipiers.
– Moi, ça ne me pose pas plus de problèmes
que ça. J’avais réalisé un match moyen avec
Ivry face à Dunkerque, puis l’un de mes meilleurs là-bas, dans le Nord. Là, je vois surtout
un gros match pour les deux équipes.
« Faire le plein
à domicile »
– Un match particulier pour vous ?
– Particulier, oui, parce qu’Ivry est une très
grande équipe. Nous savons que, pour prétendre aller loin, il est impératif de faire le
plein à domicile. Qu’un match perdu bêtement peut pourrir une saison. Ivry a déjà pris
du retard mais aura aussi à se déplacer dans
d’autres endroits où il est difficile de l’emporter. Nous, nous avons les moyens d’exister
dans le haut du tableau. Mais nous ne disposons d’aucune marge. Nous ne pouvons par
exemple pas nous permettre de perdre beaucoup de joueurs en route. Ensuite, ça risque
de se jouer à des détails. À Villefranche, nous
n’avons pas été bons, mais c’est important de
gagner des matches sans bien jouer.
– Lorsque vous suivez les matches
d’Ivry en Ligue des champions, ne ressentez-vous pas un peu de nostalgie ?
– Aucun remords, aucune nostalgie. J’ai été
sacré champion de France avec Ivry, au terme
d’une aventure vraiment gratifiante.
– Avez-vous, jusqu’à présent, livré un
vrai match référence ?
– Non. Notre première mi-temps à Chambéry était excellente. Nous avons ensuite connu
quelques absences. Nous étions également
partis pour réaliser un gros match contre
Paris, mais notre deuxième mi-temps a été
nettement en dedans…
– Le temps est peut-être venu…
– Peut-être… L’équipe qui prendra le dessus
en défense aura de grandes chances de
l’emporter.
– Votre rayonnement risque de
convaincre Alfred Gislason, le sélectionneur islandais…
– Il ne m’a pas retenu pour les rencontres
que la sélection va disputer face à la Hongrie
avant l’Euro. Je suis un peu déçu, mais c’est
son choix et je le respecte. Je pense qu’il veut
ouvrir le groupe aux jeunes. Mais je me tiens
prêt, au cas où… »
PHILIPPE PAILHORIÈS
20 H 30
Paris - Pontault-Combault
SAMEDI
18 H 30
Tremblay-en-France - Chambéry
Saint-Raphaël - Créteil
20 HEURES
Sélestat - Dunkerque
Istres - Toulouse
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1. Montpellier .. 14 8 7 0 1 252 198 +54
2. Chambéry .... 12 7 6 0 1 202 183 +19
3. Ivry ................ 10 8 5 0 3 249 225 +24
4. Saint-Raphaël . 8 7 4 0 3 200 182 +18
5. Nîmes ........... 8 7 4 0 3 218 205 +13
6. Créteil .......... 8 7 3 2 2 200 194 +6
7. Tremblay-en-Fr. . 7 7 3 1 3 197 202 -5
8. Dunkerque . 6 7 3 0 4 198 191 +7
9. Istres ............ 6 7 2 2 3 197 193 +4
10. Toulouse ...... 6 7 2 2 3 204 203 +1
11. Paris ............. 6 7 3 0 4 173 190 -17
Sélestat ........ 6 7 2 2 3 194 211 -17
13. Pontault-Combault 2 7 1 0 6 164 214 -50
14. Villefranche-s.-S. . 1 7 0 1 6 186 243 -57
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
14 novembre :
2 0 h e u r e s , D u nkerque-Istres ; Chambéry-Sélestat ; Pontault-Combault Tremblay-en-France ;
Villefranche-Beaujolais - Paris. Vendredi
16 novembre :
20 heures, Toulouse Saint-Raphaël ;
20 h 30, CréteilNîmes. Déjà joué :
Ivry-Montpellier,
31-35.
EN DIRECT DE LA D 1
Nîmes avec Haon
Nîmes doit donc composer sans Guillaume Saurina (entorse) face à
Ivry, mais enregistre, en revanche, le retour de Jean-Philippe Haon, victime d’une entorse du pouce droit lors d’un entraînement il y a une
dizaine de jours. Alain Portes offrira par ailleurs une première chance en
Championnat à Ludovic Fernandez, le cadet de Jérôme, que l’on avait
déjà aperçu en Coupe de la Ligue face à Pontault-Combault. Les champions de France alignent le même effectif que devant Saint-Raphaël. Préservé dimanchedernier, Zoran Martinovic (doigt) devrait néanmoins disposer cette fois de temps de jeu.
Pour pallier les nombreuses absences, Montpellier continue, pour sa
part, de puiser dans son centre de formation. Patrice Canayer a, en effet,
convié Rémy Salou, susceptible d’épauler David Juricek au pivot, mais
également les arrières Adrien Di Panda et Alexandre Pongérard pour
affronter Villefranche-Beaujolais. Côté caladois, Ferdinand Junior
Kitsadi Zorrino, touché à un genou face à Nîmes, reste incertain. – P. P.
(avec nos correspondants)
LÉSION MUSCULAIRE
POUR KUCERKA. – Touché
à la cuisse lors de
l’échauffement précédant la
rencontre à Ivry, Josef
Kucerka, le gardien tchèque
de Saint-Raphaël, souffre
d’une lésion musculaire et
devrait, en principe, être
arrêté entre trois et six
semaines. Mais le capitaine
varois pourrait néanmoins
être aligné sur la feuille de
match, samedi devant
Créteil. – J.-C. Ma.
TROPHÉE UNFP L’ÉQUIPE RTL DU JOUEUR DU MOIS DE LIGUE 1
2
1
BENZEMA
La constance, la technique et l’efficacité
réunies à moins de vingt ans. Pour la
troisième fois en trois mois, l’attaquant
fait partie des nominés. Une évidence
pour le Lyonnais, qui profite notamment
de sa complicité avec Ben Arfa pour
enfiler les buts (11 en L 1).
3
LEROY
BEN ARFA
Le prodige tant attendu est en passe
de s’imposer. Buteur avec les Bleus
face aux Îles Féroé pour sa première
sélection, il a dynamisé le jeu du
champion de France et dynamité le
Paris-SG (3-2) en s’offrant un premier
doublé chez les pros.
JOUEUR DU MOIS D’OCTOBRE,
VOTEZ AVANT
LE 7 NOVEMBRE, MINUIT.
À 33 ans, le pouvoir créatif de l’ancien
Parisien, buteur au Parc (3-1), reste
intact. Preuve de son influence dans
le 4-4-2 de Dréossi, c’est tout le Stade
Rennais qui patine en cas de baisse de
régime ou d’absence de son accélérateur
de jeu (3 buts et 5 passes décisives).
PAGE 10
Sur
UNFP.ORG
,
RTL.FR
ou sur
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
AUJOURD’HUI, 19 HEURES, STADE DU ROUDOUROU
GUINGAMP : Gauclin – Deroff, S. Pelé, Felipe, Le Lan –
Jouffre, Djoman, Savinaud (cap.), Soumah – Eduardo, Suarez.
Remplaçants: Burlet(g.),Bodin,B.Koné,K.Touré, Helegbeou
Liabeuf. Entraîneur : V. Zvunka.
CLERMONT: Fabre – Bockhorni, Cordonnier, Haaby, Coué –
Chaussidière (cap.), J. Marveaux – Poté, Hamdani, Lesoimier
– Darchy. Remplaçants : Quiévreux (g.), Ponge, Grougi, Carlier ou M. Diaw, Diers. Entraîneur : D. Ollé-Nicolle.
Arbitre : M. Fraise
AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE RENÉ- GAILLARD (Ma
Chaîne Sport)
NIORT : Pontdemé – Lebrun, Fischer, Couturier,Ferrier (cap.)
– J. Chapuis, Tsoumou, Périatambée, B. Leroy – Gonzalez, J.F. Rivière. Remplaçants : Klein (g.), Da Silva, Jacuzzi, Biger,
Morisot. Entraîneur : J. Bonnevay.
GRENOBLE : Wimbée (cap.) ou Cattier – Mainfroi, Flachez,
Vitakic, Robin – Dimitrijevic, Kamisoko, Macquet, N’Ganga –
Dja Djedje ou El-Moubarki, Akrour. Remplaçants : Cattier (g.)
ou Maubleu (g.), Alphant, Yanev, Glombard, El-Moubarki ou
Dja Djedje. Entraîneur : M. Bazdarevic.
Arbitre : M. Grégoire.
HIER
AC Ajaccio- Libourne-Saint-Seurin . 2-3
Amiens - Bastia ............................... 1-1
Angers- Gueugnon ......................... 2-0
Châteauroux- Reims ....................... 0-1
Montpellier- Brest .......................... 2-1
Troyes - Dijon .................................. 3-0
Sedan- Le Havre .............................. 2-1
Bleu
DIVISION 1 HOMMES (8e journée, match avancé)
GUINGAMP - CLERMONT
NIORT - GRENOBLE
MARDI
Boulogne-sur-Mer- Nantes ............ 4-0
Jaune
Rouge
Jaune
Temps froid. Pelouse correcte. 5 992 spectateurs. Arbitre : M. Coué.
Buts. – MONTPELLIER : Aït-Alia (13e), Camara (62e s.p.) ; BREST : Ferradj (48e).
Avertissements. – Montpellier : Oliseh (65e, accrochage de Socrier). Brest :
Socrier (14e, contestation).
MONTPELLIER : Jourdren – Ngambi, Carotti, Yangambiwa, Padula – Aït-Fana
(L. Clément, 90e), Aït-Alia, E. Oliseh, Gr. Lacombe (Benhamida, 79e) – Montano,
So. Camara. Entraîneur : R. Courbis.
BREST : Elana (J. Lachuer, 74e) – Bourgis, Casartelli, Thomas, D. Stinat – Ferradj
(Sitruk, 76e), Guegan (Collet, 46e), Bouard, Bigné – De Carvalho, Socrier. Entraîneur : P. Janin.
LA BOULETTEde Socrier a permis à Montpellier de se refaire une santé après quatre
matches sans victoire. Seul à dix mètres des buts désertés par Jourdren, l’avantcentre a raté le cadre (77e). En même temps que son tir filait dans les nuages, les
espoirs brestois s’envolèrent.
En ouvrant le score dès la 13e minute,par une frappe enroulée d’Aït-Alia,Montpellier
et sa charnière inédite Carotti-Yangambiwa avait réussi pour une fois son entame.
Un avantage logique au regard de la première période, mais annulé dès la reprise par
Ferradj (48e).
S’en remettant à un jeu direct, Montpellier connut la réussite grâce à une faute dans
la surface de Thomas sur Montano, à la retombée d’une ouverture de Ngambi.
Camara (62e) transformait le penalty (62e) avant de buter un peu plus tard sur Elena
(71e). Mais en se jetant dans ses pieds, le gardien (qui devait quitter le stade sur des
nouvelles rassurantes) restait KO. Brest allait suivre le même chemin. J. Di.
Rolland COURBIS (entraîneur de Montpellier) : « Tout n’a pas été parfait dans
ce troisième match en une semaine, mais nous avons su trouver les ressources et
réagir après le coup au moral à la reprise. »
Pascal JANIN (entraîneur de Brest) : « Nous avons fait des choses cohérentes
dans le jeu. Malheureusement, nos absences défensives continuent à m’inquiéter.
Nous devons resserrer les boulons. »
Temps frais. Pelouse en bon état. 5848 spectateurs. Arbitre :
M. Biton. Buts : Alo’o Efoulou (5e), Ben Khalfallah (27e). Avertissements. – Gueugnon : Genevois (9e, tacle en retard sur
Alo’o Efoulou), Marty (20e, charge irrégulière sur Ben Khalfallah), Adam (26e, faute sur Alo’o Efoulou), Correia (40e, crocen-jambe sur Ben Khalfallah).
ANGERS : Padovani– M. Fall, B. Kouassi,Lécluse(cap.), Djellabi – Ben Khalfallah (Sola, 70e), Auriac, Moussi, Brunel –
Alo’o Efoulou (Tangeaoui, 81e), Do Marcolino (Stephan, 89e).
Entraîneur : J.-L. Garcia.
GUEUGNON : Peiser – Genevois, Adam, Morestin, Correia
(cap.) – Marty, Bertin, Colleau(Maurel, 78e), Hauw (Louhkiar,
71e) – Niflore, Vincent. Entraîneur : A. Dupont.
APRÈS TROIS RENCONTRES sans succès, Angers a retrouvé le
chemin de la victoire contre Gueugnon. Son entame était idéale.
Sur un centre de Djellabi, Ben Khalfallah remisait de la tête pour
Alo’o Efoulou qui inscrivait son sixième but de la saison, le troisième en deux matches(5e). La domination localeétait totale. Et si
Do Marcolino exécutait un penalty trop mollement pour inquiéter
Peiser (9e), Ben Khalfallah transperçait le mur gueugnonnais sur
un coup franc et doublait la mise (27e). La demi-heure de jeu
n’avait pas encore sonné mais le sort du match, lui, était déjà scellé. Angers maîtrisait la suite de sa rencontre, sans être en danger,
excepté sur un tir au-dessus de Marty (61e). Le promu n’était pas
loin de corser l’addition par Do Marcolino (72e), Sola (78e) et Tangeaoui (91e). – P. N.
Jean-Louis GARCIA (entraîneur d’Angers) : « C’est une
énorme satisfaction. Nous avons mis tout de suite beaucoup de
qualité dans nos enchaînements. L’objectif de la semaine est
atteint, nous irons à Nantes sans pression. »
Alex DUPONT (entraîneur de Gueugnon): « Il aurait fallu être
prêts dès le début. Nous avons traîné tout au long du match notre
très mauvaise entame. »
LIGUE 2 (15e journée)
Noir
Bleu
Noir
EN NET REGAIN, Sedan a coupé l’herbe sous le pied des Havrais en marquant le but
victorieux par Mokaké à l’ultime seconde. Le Havre subit sa seconde défaite de la
saison.
Sedan dominait l’entame mais Revault faisait échec à Le Moigne (4e), Boutabout (9e) et
surtout à un superbe coup franc de Sartre (11e). Regnault, lui, sortait une reprise de
Nikezic (12e), une tentative de Laurant (25e), puis une tête d’Hoarau (32e). Blessé,
Sartre, intraitable jusque-là, laissait sa place à Cerielo avant la mi-temps. À l’heure de
jeu, Lucau, d’une reprise en pivot, ouvrait le score. Le HAC réagissait du tac au tac et
obligeait Lachor à une faute dans la surface. Hoarau transformait le penalty et marquait son douzième but personnel (64e). Aussi sec, Bonnet répliquait sans réussite
(65e). Alassane échouait devant un Regnault encore vigilant (83e). Et sur une frappe
puissante de Sow, difficilement renvoyée par Revault, Mokaké surgissait... – P. R.
José PASQUALETTI (entraîneur de Sedan) : « Ce succès à l’ultime seconde est
tout un symbole. On ne lâche rien. On a pourtant été à deux doigts de la rupture contre
une équipe qui a justifié son statut. Mais nos qualités morales ont fait que nous n’avons
pas sombré. »
Jean-Marc NOBILO (entraîneur du Havre) : « À deux minutes près, c’était le scénario idéal. Je suis déçu de perdre de cette façon car un nul aurait mieux reflété la
physionomie du match. Sedan a eu le mérite d’y croire jusqu’au bout. »
HANDBALL
Beau temps. Pelouse en bon état. 4 937 spectateurs. Arbitre :
M. Jaffredo. But : Barbier (89e). Avertissement. – Reims : Henrique (87e, antijeu).
CHÂTEAUROUX : Fernandez – Allegro, Martini, Viator,
Bedimo – Sidibé, Grauss (Vandenbossche, 16e), Thiago –
Mathlouthi, Dufresne (cap.), (El-Jadeyaoui, 62e), Mauricio
(Sako, 79e) – Entraîneur : C. Daury.
REIMS : Inthasane – Henrique, Cherfa, Barbier (cap.), Fontenette – Ayasse, Taïder, H. Baldé, Assous (S. Didot, 79e) – Kermorgant, Fauré (Tourenne, 87e). Entraîneur : T. Froger.
ET BARBIER a surgi… À la 89e minute d’une très mauvaise rencontre, le coup de tête victorieuxdu capitaine champenoisa offert
un succès précieux à Reims, le second de la saison en déplacement. Un but qui vient souligner un peu plus encore les lacunes
castelroussines. Trop empruntés, les Berrichons ne s’étaient vraiment signalés que sur une reprise de volée de Sidibé (10e), sur une
tête non cadrée de Mauricio (56e) et sur un rush de Mathlouthi qui
venait s’empaler sur Inthasane (66e). Pour le reste, les hommes de
Cédric Daury avaient été renvoyés à leurs doutes du moment.
D’autant que Fauré, toujours intéressant dans ses prises de balle,
avait fait planer un danger constant, notamment de la tête, en
remise pour Taïder (21e) ou directement vers le but (87e). Ce travail de sape a finalement payé. – F. L.
Cédric DAURY (entraîneur de Châteauroux) : « Les garçons
étaient trop crispés en première période et le jeu trop haché. Nous
avons ensuite beaucoup tenté en deuxième période. Nous nous
sommes créé des situations pour faire la différence, mais il a manqué le petit geste qu’il fallait. Nous sommes dans une période
délicate. Il faut se réfugier dans le travail. »
Thierry FROGER (entraîneur de Reims) : « Cette deuxième
victoire à l’extérieur nous fait beaucoup de bien. Nous n’avions
pas pris de point depuis un moment. Nous avons fait un match
sérieux et mes joueurs ont su se mettre au service du collectif.
C’est bon pour la confiance. »
LUC HAGÈGE
Temps frais. Terrain légèrement gras. 1 200 spectateurs environ. Arbitre : M. Lecellier. Buts. – AC AJACCIO : Lucas (56e,
75e). LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Gimbert (28e, 68e), Martin
(32e). Avertissements. – AC Ajaccio : Mandrichi (52e, antijeu
sur Bocaly), Rocchi (57e, semelle sur Kaboré), Medjani (63e,
antijeusur Kaboré) ; Libourne-Saint-Seurin: Didion(77e, antijeu sur Mandrichi), Moura (81e, gain de temps), Brillault
(90e + 4, contestation).
AJACCIO : Debès – Mangani (Lucas, 46e), Medjani, R. Fournier – Dujeux (Avezac, 73e), Rocchi, Asuar, Darbion, Collin
(cap.) – Mandrichi, Marcos (Sylla, 83e). Entraîneur : G. Rohr.
LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Potel – Didion, Bocaly, Brillault, Faivre (cap.) – M. Ligoule, Kaboré – Dennoun, Moura,
Martin (Castant, 73e) – Gimbert (Kardum, 79e). Entraîneur :
D. Tholot.
LES LIBOURNAIS, qui n’avaient plus gagné depuis la troisième
journée contre Le Havre (3-1), ont renoué hier avec la victoire aux
dépens d’une pâle équipe ajaccienne. Certes, les Corses ont allumé les premières mèches, par l’intermédiaire de Mandrichi (9e,
25e) et Rocchi (20e), mais ils ont ensuite baissé de pied. Plus mordants,les Girondinsse sont rapidement assurésun avantage décisif par Gimbert (28e), puis Martin (32e). La rentrée de Lucas à la
mi-temps allait sonner le réveil des Ajacciens. Le Brésilien a inscrit
un doublé (56e et 75e), mais Libourne avait déjà scellé sa victoire
par Gimbert (65e). – D. F.
Gernot ROHR (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « Nous avons
attaqué le match avec un handicap de deux buts concédés en premièremi-temps sur des fautes individuellesde défense. La rentrée
de Lucas lors de la deuxième période de jeu a boosté l’équipe,
mais ce ne fut pas suffisant car nous sommes tombés sur une
équipe adverse bien organisée. »
Didier THOLOT (entraîneur de Libourne) : « La persévérance
et l’application ont fini par payer, d’autant que la chance semble
avoir tourné. En menant 2-0 à la mi-temps, nous avions fait un
grand pas vers la victoire. »
ANGERS - GUEUGNON : 2-0 (2-0)
CHÂTEAUROUX REIMS : 0-1 (0-0)
talement », pouvait se réjouir le coach
picard, Ludovic Batelli. « Après l’expulsion de Vairelles, on s’est mis en danger
en étant mené, mais à force de patience
et surtout de courage, on a su revenir. »
Ainsi l’ASC « qui cherche un joker offensif », sort de la zone de relégation, en
attendant le résultat de Guingamp ce
soir contre Clermont, qui peut dépasser
Bastia. Le club corse, pour l’instant
retombé à la cinquième place, a vraiment raté le coche.
AC AJACCIO LIBOURNE-SAINT-SEURIN: 2-3 (0-2)
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PROLONGATIONS
« RONNIE 2 » SE FAIT ATTENDRE
REPORTAGE
À court de forme, Ronaldinho ne s’est pas acheté une nouvelle conduite au Barça. Ses deux derniers buts cachent une forêt de défauts.
Dimanche, Barcelone a gagné. Dimanche, Ronnie a marqué deux fois. Mais la mauvaise impression qu’il donne
depuis quelque temps, au Camp Nou comme en ville, ne
s’estompe pas. Ses frasques alimentent les débats et attirent à lui les sifflets. Et, alors que le Barça accueille ce soir
les Glasgow Rangers, évoquer un départ du génial Brésilien n’est même plus un tabou.
BARCELONE –
de notre envoyé spécial
LE FC BARCELONE a signé
dimanche, à domicile, sa sixième victoire en six matches. Thierry Henry a
ouvert la marque et Ronaldinho a
inscrit deux buts sur coup franc. Qui
aurait raté ça et se serait branché à la
fin de la rencontre sur Barça TV, la
chaîne du club, serait tombé sur Joan
Laporta pour les premiers commentaires, pensant peut-être que le président évoquait un match de Ligue
des champions contre Milan ou
Liverpool : « Les trois attaquants ont
fait un très grand match et ont beaucoup travaillé. La participation de
Ronaldinho dans le jeu collectif a été
déterminante. Je suis très heureux
pour lui et pour Henry. Ils avaient
besoin de ces buts. »
En réalité, le Barça venait de battre le
fantôme du Betis Séville (3-0), dont
le niveau actuel le situerait dans la
tranche des relégables de notre
Ligue 2, au terme d’un match qui
n’avait rien d’un péplum. Tout
comme Ronaldinho n’est pas redevenu en un soir le « Ronaldinhus
Maximus », César du Camp Nou et
Ballon d’Or 2005. Le Brésilien a
certes marqué deux buts, mais sans
lever les doutes qui l’assaillent et qui
taraudent l’opinion depuis des mois.
Ses stats de la soirée, à l’image de ses
matches précédents, sont élo-
''
Ronaldinho, dimanche, après un de ses deux buts sur coup
franc contre le Betis Séville. Il s’empare du drapeau
pour un hommage au speaker du Camp Nou,
qui a l’habitude de le soutenir publiquement.
(Photo Manu Martinez/Reuters)
savoir ce qu’il a à faire, mais il doit le
faire. » Cruyff est-il trop dur ? Les
chiffres alignés par le numéro 10 du
Barça en onze matches de Liga tendraient à prouver le contraire : 5 buts
sur coups de pied arrêtés ; 15 tirs
dont 9 cadrés ; 68 ballons perdus.
Ses plus mauvaises stats depuis qu’il
est arrivé à Barcelone, en 2003.
Des chiffres qui n’affecteraient pas
l’unité du vestiaire, où ses compagnons, unanimes, volent à son
secours à la moindre occasion. Deco :
« Il faut tout faire pour essayer de le
récupérer au lieu de le lyncher. »
Zambrotta : « Nous sommes tous
adultes et responsables. Ce n’est pas
la fin du monde d’aller boire un verre
à deux jours d’un match si tu ne
rentres pas ivre. » Iniesta : « Il reste
un élément clé de notre dispositif.
Aucun de nous n’a son talent. Il peut
tout tenter, tout réussir, et il va revenir à son meilleur niveau. » Mais,
trop modeste, Andrés Iniesta ne dira
pas que le Barça a
mieux joué sans le
Brésilien qu’avec
lui.
Le problème de
fond peut se
ramener à l’implication du Ballon
(Deco, son coéquipier)
d’Or 2005 en
Barcelone, Ronaldinho a toujours
match et aux entraînements. « Ronété le joyau de la couronne, le somnie 2 » contre l’ancien meilleur
met d’une pyramide très solide, faite
joueur du monde. Belle affiche qui en
de pierres de valeur. J’ai vu plusieurs
laisse quelques-uns sceptiques sur
matches du Barça cette saison et je
son retour. Dans le proche entourage
n’ai pas reconnu cette équipe au
de l’équipe, une voix s’élève pour
football de grande conviction,
souligner que « ce n’est pas seuledébordante d’imagination. Il me
ment un problème physique mais de
semble au contraire que ça manque
mental ». « Avec son sourire, Ronnie
de relief, à l’image de Ronaldinho. Et
a changé le visage du club, mais
je pose une question : si le club ne le
maintenant je le vois triste. Difficile
juge plus indispensable, se risquerade dire ce qui se passe dans sa tête. »
t-il à parier sur les jeunes qu’il a forPartira, partira pas ? La sortie de
més, comme Messi, Giovani ou
l’artiste, sous contrat jusqu’en 2010,
Bojan ? La réponse tombera vite. Et
semble inéluctable. Quand ? « Pour
le départ de Ronaldinho n’est sans
que la question ait un sens, tranche
doute plus très loin. »
Ferran Soriano, le vice-président
Chez Johan Cruyff, impliqué dans la
financier du Barça, il faudrait que
vie du club au travers de Laporta (son
nous ayons reçu une offre et, je
avocat personnel) ou de Rijkaard
l’affirme, nous n’en avons eu
(qu’il a choisi), la réflexion est plus
aucune. » Il faudrait aussi que le prointense, plus fusionnelle. Cruyff n’a
chain club puisse avaler le salaire de
jamais ménagé personne dans ses
Ronaldinho, 10 millions d’euros par
critiques, Ronaldinho en premier.
an. Chelsea, avec Abramovich, peut
Exemple de flèche décochée la
le faire, le Milan de Berlusconi aussi.
semaine dernière dans sa chronique
Mais ce qui est nouveau aujourd’hui,
hebdomadaire dans El Periodico, à
c’est qu’à Barcelone on ne parle plus
propos des remplacements frédu transfert de Ronaldinho comme
quents du Brésilien : « S’il est bien,
d’un sacrilège.
pas de problème, qu’il débute et,
On est très loin de la crise de jalousie
sinon, qu’il joue le temps qu’il est
qui avait provoqué un schisme pour
capable de jouer. Jamais personne
la Saint-Valentin, en février dernier,
n’est mort pour avoir été douzième
à la suite du déballage de Samuel
homme. »
Eto’o, dont il suffit de donner un
Autre exemple tout aussi venimeux :
extrait : « S’il pensait au groupe, on
« C’est désespérant de voir le
le verrait davantage aux entraînemanque d’engagement chez quelments. Moi, même fatigué, je suis
qu’un qui devrait faire chaque fois
présent. » Plus tard, les deux attacomme s’il jouait la saison sur un
quants s’étaient réconciliés, mais en
match. » Et ce dernier uppercut
privé Ronaldinho, comme nous l’a
encore : « On ne vit pas de son passé
confié un témoin, avait pris Eto’o
mais de ce que l’on est. La condition
entre quatre yeux et lui avait dit ceci :
physique, personne ne t’en fait
« Moi, je ne suis un exemple de rien.
cadeau. » Ronaldinho, qui ne fait
Je ne suis pas un modèle de profesjamais une vague, a dû se sentir visé
sionnalisme mais je ne me mêle de
pour lancer sèchement cette
rien. Alors, s’il te plaît, tu ne te mêles
réplique sans prononcer son nom :
pas de ma vie privée. » La scène
« Moi, je me demande qui vit du pass’était déroulée dans le vestiaire du
sé depuis des années… »
Camp Nou, que Samuel Eto’o, blessé
Réaction presque instantanée de Rijdepuis le Trophée Gamper et qui fait
kaard, qui a vu passer la patate
cruellement défaut, rejoindra dans
chaude sous son nez : « Dans la vie, il
un mois.
y a des moments où il faut réagir, traPour asseoir, pour la première fois au
vailler, savoir souffrir, faire plus de
Barça, Ronaldinho sur le banc des
sacrifices pour arriver à un résultat.
remplaçants ?
Ronaldinho a démontré qu’il était un
GUY ROGER
grand joueur, il est encore un footVoir aussi la présentation du match
balleur phénoménal, il n’a pas
Barcelone-Glasgow, page 6.
besoin de conseil particulier pour
au rythme de la musique et de la fête.
Dans une interview concédée avanthier soir à Barça TV, l’« accusé » a
confié : « J’ai toujours eu la même
façon de vivre et la même ligne de
conduite. Mais, à ce jour, personne
n’est parvenu à démontrer quoi que
ce soit. Les gens inventent, il leur
faut ça. »
Passe encore si seule l’opinion
publique se détourne de lui, parce
que le Camp Nou connaît les mêmes
sautes d’humeur que Santiago-Bernabeu, Mestalla ou tout autre stade.
À Barcelone, on se prosterne et on
encense aussi vite qu’on jette et
qu’on brûle. En revanche, la remise
en cause devient plus gênante
quand elle est le fait de spécialistes
comme Fabio Capello, champion
d’Espagne avec le Real Madrid l’an
dernier et remercié le lendemain, ou
de Johan Cruyff, dont les piques sont
toujours acérées.
Que dit Capello ? « Depuis qu’il est à
pour le repos de son corps. Dans le
jeu du Barça, il n’est plus une pièce
inamovible, et Rijkaard l’a déjà remplacé à six reprises cette saison.
Dimanche soir, deux mois après
l’ouverture de la Liga, il a disputé son
premier match entier au Camp Nou.
Désormais, en Catalogne, tout ce qui
touche à Ronaldinho fait débat. Unanime et sous le charme durant les
trois premières saisons, le Camp
Nou, versatile, c’est vrai, a fini par se
lasser. Ronaldinho est même sifflé
régulièrement, alors que le nom de
Messi, pour bien marquer la différence, est chanté du parterre au poulailler. Aujourd’hui, ils sont de moins
en moins nombreux à soutenir
Ronaldinho et les sponsors illustrent
la tendance. Plaza de España, où il
n’y a pas si longtemps les bus à impériale faisaient un passage obligé
pour permettre aux touristes de
mitrailler avec leur objectif les panneaux publicitaires de la star, en
train de vanter une marque de voiture, ordinateurs, appareils de
remise en forme, chaussures,
lunettes, poudre à laver ou boisson,
alors éclairés comme à Broadway et
couvrant des murs entiers, ils ont
tous disparu.
Les rumeurs le cernent. Davantage
que des rumeurs, d’ailleurs. Ses
frasques, à Barcelone, à Paris ou à
Rio, tout le monde les connaissait,
mais personne n’en parlait. Parce
que le Brésilien
é t a i t i r r é p r ochable sur le terrain. Il était,
comme le souligne son illustre
compatriote Zico,
entraîneur de
Fenerbahçe,
(Ronaldinho)
« une sorte de
leader technique surdoué, un génie
capable d’inventer un dribble à la
dernière seconde et de débloquer
n’importe quel match ». Ronaldinho
était ce que Ramon Besa, journaliste
à El Pais, appelle le « symbole du
Veau d’or, de la victoire en Ligue des
champions 2006, le culte personnifié
de l’individu », avant d’y ajouter
cette conclusion : « Une histoire, en
général, qui ne finit jamais bien. »
Parce que sa méforme saute aux
yeux, que la rancœur après le titre
perdu en Liga l’an passé à la dernière
journée subsiste, il est accusé de tous
les maux. De manquer de rythme, de
recevoir le ballon, de l’arrêter, d’être
gros et, surtout, d’éteindre les
lumières des discothèques au petit
jour. À quarante-huit heures d’un
déplacement à Pampelune (3e journée), il a été vu, tôt le matin, au
« Bikini », endroit branché de Barcelone, où son frère, Roberto de Assis,
qui lui sert aussi de représentant, a
réglé ce jour-là une grosse note.
Ronaldinho a juré que tout était
mensonge, et Rijkaard, confiant en
sa parole, ne l’a pas sanctionné
comme l’aurait voulu le nouveau
code interne de discipline du Barça.
Le coach néerlandais a fait dans le
politiquement correct et, au motif
d’un problème musculaire, ne l’a pas
convoqué, la semaine suivante, pour
jouer contre Séville.
Il ne l’a pas davantage puni, récemment, pour être arrivé en retard à
Barcelone d’une journée, après un
match avec la Seleçao, prolongé en
boîte de nuit, avec Robinho, jusqu’à
8 heures du matin. Il en a souvent été
ainsi. Ronaldinho joue comme il vit,
''
Il faut tout faire pour
essayer de le récupérer
au lieu de le lyncher
J’ai toujours eu la même
façon de vivre
et la même ligne
de conduite
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité
commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9.
Tél. : 01-40-93-20-20
Ancien recruteur du RC Strasbourg, Omar Akkal approvisionne
aujourd’hui le marché tchèque en « spécialités » françaises.
CERTAINS ONT RÊVÉ toute leur
vie de passer à l’Ouest. D’autres font
aujourd’hui le chemin inverse avec le
sourire. Depuis décembre 1989,
lorsque la « révolution de velours »
précipita la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie, Prague
attire ces temps-ci de drôles de touristes en culottes courtes et crampons. La République tchèque se veut
accueillante, surtout pour les jeunes
footballeurs français en mal de
reconnaissance hexagonale.
Un homme, Omar Akkal, Algérien de
naissance résidant en France, a, le
premier, compris l’intérêt de créer
une filière entre Paris et Prague. « Au
départ, je n’y pensais pas, raconte-til. J’étais recruteur pour le RC Strasbourg, en charge de la région parisienne, et j’avais repéré un jeune de
dix-neuf ans à Versailles. Je l’ai proposé au Racing, mais après son essai
personne ne s’est vraiment prononcé
sur sa vraie valeur. J’en ai parlé à
Ivan Hasek, l’entraîneur des pros à
Strasbourg, qui m’a dit que le gamin
avait des qualités. Il m’a proposé de
l’emmener faire un petit tour en
République tchèque, où il aurait certainement sa chance. Voilà comment tout est parti. »
À l’été 2004, Omar Akkal accompagne donc Alexandre Mendy et
Jean-Arnaud Loseille « pour qu’ils se
sentent moins seuls » au Marila Pribam. Convaincre les jeunes joueurs
de tenter l’aventure tchèque ne sera
pas le plus difficile. « Je leur ai expliqué que ce Championnat représentait une opportunité pour eux, car ils
ne jouaient pas beaucoup en France.
Cela devait leur permettre de se lancer et de pouvoir rebondir de
manière positive dans un pays plus
huppé. » Contrairement à Loseille,
qui retournera vite en France, à Boulogne-sur-Mer, Mendy parviendra à
s’habituer au climat « footballistique » de cet État d’Europe centrale,
indépendant depuis le 1er janvier
1993. La voie était ouverte.
Aujourd’hui, ils sont sept petits Français à évoluer régulièrement dans le
Championnat de Première Division
tchèque. Deux au Slavia Prague
(Belaïd et Tavares), un au Mlada
Boleslav (Mendy), un au Sparta Pra-
gue (Sylvestre) – lequel va jouer
demain contre Toulouse en Coupe de
l’UEFA – et les trois derniers, « trois
jeunes, dont le petit frère de Mendy », à Most.
Entre 3 000 et
10 000 euros par mois,
selon le temps de jeu
Omar Akkal, qui possède un « talent
certain de détection de jeunes »,
selon Marc Keller, l’ancien directeur
sportif du Racing Club de Strasbourg, désormais à l’AS Monaco, se
considère davantage comme un
conseiller officiel plutôt que comme
un agent de joueurs. Pour le passage
de ses valeurs marchandes à l’Est, il
se fait rémunérer directement par le
joueur. « Je propose toujours des
joueurs libres, car les clubs tchèques
ne poss èdent pas beaucoup
d’argent. Le garçon, lui, est payé
entre 3 000 et 10 000 euros par
mois, en fonction de son temps de
jeu. S’il joue toutes les rencontres, il
peut facilement multiplier son
salaire par quatre ou cinq. Car ici, les
primes de présence, c’est 70 % du
SAS INTRA-PRESSE
Capital : 2.167.240 . Durée : 99 ans.
Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY.
Président : Marie-Odile AMAURY.
salaire. Et puis l’imposition ne représente que 16 % du revenu alors
qu’en France elle est de 50 %. »
Quand on est jeune, sans emploi ou
tout juste titulaire dans un club de
National, la République tchèque ne
peut laisser indifférent. Ludovic Sylvestre, qui va tout à l’heure retrouver
la France et Toulouse avec les couleurs du Sparta Prague sur le dos,
n’en doute pas. Ancien pensionnaire
de l’INF à Clairefontaine, huitième
promotion, sorti du centre en 2000, il
est d’abord passé par Guingamp
puis par Strasbourg, avant de planter
sa tante à Barcelone, où il est devenu
champion d’Espagne, il y a deux saisons, en disputant deux matches
avec l’équipe première. « Puis je me
suis retrouvé sans club. Omar m’a
alors proposé le Sparta. J’ai dit oui
immédiatement et je ne le regrette
pas, même si je joue un peu moins
que la saison passée, lorsque nous
avons remporté le titre. Prague est
une belle ville, l’aspect financier est
intéressant. Seule la langue me pose
des problèmes. Mais, avec mon
entraîneur, Michel Bilek, qui a joué
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Ludovic
Sylvestre (à
g.), ici contre
De la Peña
(Espanyol
Barcelone),
était sans
club après
son titre de
champion
d’Espagne en
2006 avec le
Barça. Il se
relance
aujourd’hui
au Sparta
Prague.
(Photo Samuel
Kabani/AFP)
en Espagne (au Betis Séville), nous
parvenons à nous comprendre. Le
Sparta, j’espère que c’est juste un
tremplin pour un Championnat plus
intéressant. »
Partenaire en France de la société
SEM (Sports Entertainment and
Media Group), qui représente outreManche les intérêts de grands
joueurs comme Rio Ferdinand, Omar
Akkal, trente-sept ans, ancien éducateur au PFC, espère bien rebondir
financièrement en revendant
quelques-uns de ses purs produits
français dans les Championnats
majeurs. « Mais, pour le moment, je
vis tout à fait normalement… »
S.N.C. L’EQUIPE
Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 26 juillet 1985.
Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT.
Principal associé : SAS INTRA-PRESSE.
Directeur général,
Directeur de la publication : Christophe CHENUT
Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT
Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI
VENTE : Tél : 01-40-93-20-05
Allemagne, 2 ; Andorre, 1,05 ; Antilles, la Réunion,
1,30 ; Autriche, 2,10 ; Belgique, 1,50 ; Canada,
2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark,
16 DKK ; Espagne, 1,90 ; États-Unis, 2,80 $ ; Gabon,
1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,40 £ ; Grèce, 2 ; Italie, 1,75 ; Luxembourg, 1,50 ; Maroc, 10 MAD ;
Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; USA, 2,80 $, Polynésie, 390 CFP ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,30 FS ;
Tunisie, 1,50 DIN.
ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60.
22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10.
France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 ;
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Commission paritaire
no 1207I82523 ISSN 0153-1069
SE
Tirage du Mardi 6 Novembre 2007 : 382 064 exemplaires
JEAN-PHILIPPE COINTOT
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
L’agent qui aime les Tchèques
Fondateur : Jacques GODDET
Bleu
Rouge
L’HISTOIRE
Jaune
Bleu
Jaune
''
Noir
Noir
quentes : deux buts, sept pertes de
balle, huit mauvaises passes, neuf
échecs sur neuf dans ses duels à un
contre un, face au modeste Croate
Babic, qui s’en souviendra, lui, toute
sa vie. Pas un seul débordement, ni
petit pont, ni passe de poitrine, ni
coup du sombrero, ni dribbles
enchaînés sur une rondelle de
citron ; en somme, aucun des tours
de magie qui ont porté le Brésilien au
pinacle. En seconde période, il a été
crédité d’un retourné qui a frôlé la
transversale, et s’est mis « en
ménage » avec Messi, oubliant totalement Henry, passé côté gauche,
dont les grands gestes du bras n’y
ont rien changé. Point final.
Le plus notable est sans doute le fait
que Ronaldinho joue de plus en plus
en marchant, donc ralentit le jeu
d’une équipe qui avait jusqu’ici toujours dérouté ses adversaires grâce à
sa vitesse d’exécution. N’en déplaise
au « metteur en scène » Joan Laporta, le Brésilien reste une énigme. Et
Frank Rijkaard – un entraîneur partisan de l’autogestion, qui n’a jamais
élevé la voix la saison dernière, ni
quand le jeu du Barça allait à vaul’eau, sur la fin, ni quand Ronaldinho
séchait les entraînements pour des
raisons pas toujours avouables – n’a
toujours pas réussi, au bout de deux
mois, à la résoudre.
En dépit d’une plus grande assiduité
aux entraînements, Ronaldinho
reste loin de sa meilleure forme.
Même après avoir eu de longues
vacances qu’il réclamait sur un ton
presque indécent pour le repos de sa
tête, même après avoir renoncé à la
Copa America, en juillet dernier,
''
12
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY ÉQUIPE DE FRANCE
« Ça se termine »
FABIEN PELOUS, le recordman français des sélections,
annoncera aujourd’hui sa retraite internationale.
Il n’avait pas voulu le faire savoir pendant la Coupe du monde.
Blessé aux côtes, après vingt-cinq minutes de jeu en demifinale contre l’Angleterre, Fabien Pelous savait fort bien qu’il
ne porterait plus le maillot bleu. Cet après-midi, au siège de la
Fédération française de rugby, il le confirmera. Mais il poursuivra sa carrière encore huit mois avec le Stade Toulousain.
TOP 10 mondial
des joueurs les plus ccapés
139
2
3
4
5
6
7
8
-
118
114
111
102
101
100
98
92
92
Du haut de ses 118 sélections, Fabien Pelous, s’illustrant ici lors de la demi-finale de la Coupe du monde perdue
contre l’Angleterre (14-9), a fait le tour de la question du rugby international. Aujourd’hui, le Toulousain
annonce qu’il met un terme à sa carrière internationale, débutée en septembre 1995.
(Photo Richard Martin)
Novès met les barrières
VOLLEY-BALL
Le manager général de Toulouse ne souhaite pas que l’encadrement de l’équipe de France
assiste à ses entraînements.
À L’HEURE où Marc Lièvremont, le
nouvel entraîneur du quinze de
France, et son staff se réunissent à
Marcoussis avec les membres de la
direction technique nationale pour
définir un nouveau mode de fonctionnement interne mais aussi envisager
leurs relations avec les clubs, Guy
Novès, le manager de Toulouse a défini les limites d’une éventuelle politique de rapprochement.
Sans vouloir polémiquer mais avec
une fermeté dans le propos et un refus
de donner dans le consensuel, qui
vont certainement faire grincer des
dents. « Il n’est pas question qu’un
membre du staff de l’équipe de France
assiste aux entraînements de Toulouse, nous a affirmé Guy Novès. Je ne
l’accepterai pas. Les clubs n’ont pas
été impliqués dans la nomination de
l’entraîneur de l’équipe de France, je
ne vois pas pourquoi je serais consulté maintenant. Lorsqu’on s’intéresse
à la Formule 1, on va voir les voitures
sur le circuit, on ne pénètre pas dans
le garage de Ferrari ou de McLaren
pour voir ce qui s’y passe. Le contenu
des entraînements, c’est une
recherche perpétuelle pour amener
des innovations et je ne vois pas pourquoi je les dévoilerais à l’équipe de
France. Et puis, la DTN est suffisamment compétente pour ne pas avoir
besoin d’aller dans les clubs. »
« Mon boulot, c’est de rendre les
joueurs du Stade Toulousain perfor-
PARIS.–
Marc
Lièvremont
(à gauche),
Émile Ntamak
(deuxième en
partant de la
droite) et Jean
Dunyach
(à droite),
le nouvel
encadrement
du quinze
de France,
étaient reçus
par Bernard
Laporte, hier
soir, dans
ses locaux
du secrétariat
d’État chargé
des sports,
Paris XIIIe.
(Photo
Pierre Lablatinière)
mants, pas de former des internationaux, même si je suis fier quand mes
joueurs sont retenus en équipe de
France », a-t-il poursuivi. « Comme
tous les autres entraîneurs de club,
j’ai des impératifs de résultats vis-àvis de mon employeur, qui est le Stade
Toulousain, pas l’équipe de France. »
Est-ce à dire que les relations entre
Toulouse et l’encadrement des Bleus
seront inexistantes ou aussi tendues
qu’elles l’ont été parfois avec Bernard
Laporte ? « Non, a assuré Novès. S’ils
veulent venir dans mon bureau, s’ils
veulent m’appeler pour connaître
l’état de forme des joueurs, cela se
fera sans problème. J’ai toujours été
ouvert à cela, simplement, Laporte ne
m’a téléphoné que trois ou quatre fois
en huit ans. »
Laporte était justement l’hôte, hier
soir au secrétariat des Sports, dans le
XIIIe arrondissement de Paris, de
Marc Lièvremont accompagné de ses
adjoints, Émile Ntamack et Didier
Retière, et de Jo Maso, le manager
des Bleus. – A. D.
Un match qui dérange
Les clubs devant fournir les joueurs invités par les Barbarians britanniques pour
affronter l’Afrique du Sud, le 1er décembre, à Twickenham, refusent de les libérer.
DEPUIS SON BUREAU du stade Géo-André,
Max Guazzini n’en finit pas de s’offusquer.
« Mais enfin, les Barbarians Britanniques,
c’est qui ? Une institution privée, commerciale, et après ? » Le président du Stade Français est mécontent et il le fait savoir. Comme
certains présidents de clubs anglais, comme
les responsables des provinces irlandaises du
Leinster et du Munster, il est courroucé par
l’organisation d’un match amical entre les
Barbarians Britanniques et l’Afrique du Sud, le
samedi 1er décembre à Twickenham, auquel
ont notamment été conviés Ignacio Corleto,
Mauro Bergamasco et Pieter De Villiers. Pour
mémoire, ce jour-là, le Stade Français accueillera Dax pour le compte de la quatrième journée du Top 14. En Angleterre se joueront des
matches de Coupe Anglo-Galloise et la veille,
le 30 novembre, est programmé à Cork le choc
irlando-irlandais de Celtic League entre le
Munster et le Leinster. Vendredi 2 novembre,
un fax est arrivé dans les services administratifs du club parisien confirmant que les trois
joueurs précités étaient invités par les « Baa
Baas ». Sur le document émanant de Mike
Burton, ancien pilier de l’équipe d’Angleterre
et des Lions Britanniques, aujourd’hui
membre des Barbarians Britanniques, les
modalités de la mise à disposition : défraiement pour le club de 5 000 euros par joueur
invité, plus le transport et l’hébergement
payés. « Sans compter l’argent qu’ils donneront directement aux joueurs (prime estimée :
8 000 euros) car ces Barbarians Britanniques,
c’est une affaire commerciale, rien d’autre,
poursuit Guazzini. En tout cas, nous concernant, la réponse est claire, c’est non ! Nos
joueurs n’iront pas, et ces gens-là sont indécents de les solliciter alors qu’on vient de les
laisser à disposition des équipes nationales
pendant quatre mois pour la Coupe du
monde. »
Dès lundi soir, un communiqué rédigé
conjointement par les provinces irlandaises
avait clairement signifié que ni Brian O’Driscoll, pressenti comme capitaine d’une sélec-
tion dirigée par Eddie O’Sullivan, ni Paul
O’Connell, le « Munsterman », ne seraient
libérés. Une position dans la lignée des
Anglais où les invités se nommaient, entre
autres, Regan, Sheridan et le « Frenchie » de
Sale, Chabal. Mark McCafferty, directeur de
Premier Rugby, l’équivalent de la Ligue nationale en France : « Les Barbarians nous ont
approchés il y a un an. Nous voulons bien travailler avec eux pour organiser des matches à
la fin de la saison mais là, nous leur avons indiqué que nous ne voulions pas que les clubs
libèrent les joueurs car c’est un week-end de
Coupe Anglo-Galloise et il n’est pas question
de dévaluer cette compétition. »
L’affaire est mal engagée car, au côté des Gallois M. Williams et Shanklin, les autres invités
de prestiges que sont Collins, Sivivatu,
Latham, Giteau, Elsom ou Ledesma apparaissent bien esseulés pour affronter les récents
champions du monde.
HAMID IMAKHOUKHENE
ÉQUIPE DE FRANCE : SELLA
SÉLECTIONNEUR. – En sa qualité de
manager des moins de 20 ans, Philippe
Sella intègre la commission de sélection aux côtés de Jean Dunyach, Jo
Maso, Marc Lièvremont, Émile Ntamack, Didier Retière et Jean-Claude
Skrela. Le dernier membre sera nommé
par Bernard Lapasset.
BIARRITZ : NGWENYA EST ARRIVÉ. – Takudzwa
NGwenya, l’une des révélations de la Coupe du monde,
portera le maillot du BO cette saison. Il est arrivé lundi
soir sur la côte basque. Âgé de vingt-deux ans, l’ailier
droit de l’équipe des USA (1,77 m, 85 kg), natif du
Zimbabwe, évoluait dans le club de Dallas Athletic. Le
joueur, crédité d’un chrono de 10,50 secondes sur 100 m,
s’était illustré lors du Mondial en inscrivant deux essais
face au Samoa et surtout face à l’Afrique du Sud, en
prenant de vitesse Bryan Habana, considéré comme
l’ailier le plus rapide du monde.
AFRIQUE DU SUD : SKINSTAD PREND SA RETRAITE.
– L’ancien capitaine de l’équipe d’Afrique du Sud, Bob
Skinstad (42 sélections, 12 capitanats) a annoncé hier
qu’il prenait sa retraite sportive, après un bref retour sur
les terrains, couronné par la victoire des Springboks en
Coupe du monde le mois dernier. « J’avais des offres, à la
fois en Europe et en Afrique du Sud, pour continuer en
2008, mais je sais qu’il est temps de dire au revoir en
tant que joueur, a déclaré au quotidien The Star le
troisième-ligne, âgé de trente et ub ans. Aujourd’hui, j’ai
décidé personnellement de quitter le rugby et avec le
plus merveilleux souvenir, celui d’avoir vécu l’excitation
d’une victoire en Coupe du monde. » Skinstad, considéré
comme un des meilleurs espoirs du rugby sud-africain,
avait percé sur la scène internationale en 1998, avant de
souffrir de plusieurs blessures. Il avait arrêté la
compétition en 2003, après avoir manqué la Coupe du
monde pour une blessure à un bras, et avait alors
travaillé dans un grand groupe de communication
londonien. Sollicité par l’entraîneur des Boks, Jake White,
il était revenu au rugby en février dernier.
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TOURNOI DE PRÉQUALIFICATION OLYMPIQUE FEMMES
Une aventure démarre
Très rajeunie, dotée d’un nouveau staff, l’équipe de France entame
sa reconstruction, à neuf mois des Jeux.
AUJOURD’HUI, À ANKARA,
19 H 30 (20 h 30, heure locale)
FRANCE :1 Kloster (1,88m, 18ans, Béziers) ; 3 A.Mauricette(1,78m, 22 ans,MVSLa
Rochette) ; 4 Bauer (1,96 m, 19 ans, Mulhouse) ; 5 Bousquet (1,76 m, 22 ans, Stade
Français) ; 8 Larnack (1,91 m, 25 ans, Mulhouse) ; 9 Rybaczewski (1,86 m, 25 ans,
Cannes) ; 10 Frick (1,80 m, 22 ans, Vandoeuvre) ; 11 Faesch (1,83 m, 25 ans, Mulhouse) ; 13 Djilali (1,86 m, 20 ans, Mulhouse) ; 15 Turiaf (1,82 m, 21 ans, Cannes) ;
16 Schleck (1,80 m, 21 ans, Albi). Libero : 18 Rochelle (1,68 m, 23 ans, Albi).
Entraîneur : F. Vial.
ESPAGNE : 1 Garcia (1,87 m ; 28 ans) ; 3 M. Fernandez (1,94 m ; 25 ans) ; 5 Perez
(1,68 m ; 23 ans) ; 7 A. Fernandez (1,88 m ; 24 ans) ; 8 Melean (1,78 m ; 32 ans) ; 9
Aranda(1,81 m ; 28 ans) ; 11 Delgado (1,78 m ; 16 ans) ; 12 Correa (1,86 m ; 22 ans) ;
14 Arranz (1,84 m ; 26 ans) ; 15 Weber (1,84 m ; 24 ans) ; 16 Gonzalez (1,90 m ; 23
ans). Libero : 10 Castano (1,74 m ; 24 ans). Entraîneur : A. Urena.
ANKARA – (TUR)
de notre envoyée spéciale
LA BELLE HISTOIRE du Championnat d’Europe appartient déjà au passé. L’inattendue huitième place
décrochée en Belgique, il y a un peu
plus d’un mois, par un collectif
mêlant, avec justesse, expérience et
jeunesse n’est plus qu’un souvenir. À
l’heure d’entamer les préqualifications olympiques aujourd’hui à
Ankara, les « anciennes », comme
on avait coutume de les appeler, ont
tiré leur révérence. Victoria Ravva a
retrouvé ses jumelles et son club de
Cannes ; Sandra Kociniewski se
consacre à son petit Nathan et à
Saint-Raphaël (N 1) ; Kinga Maculewicz, nouvelle capitaine de Palma de
Majorque, préfère ménager son
genou blessé en amont de l’Euro ;
Karine Salinas, étudiante en BTS
Tourisme, s’est, elle, glissée au sein
du staff tricolore. Estelle Quérard,
libero du Cannet, a, quant à elle, à
seulement vingt-huit ans, mis un
terme à sa carrière internationale.
C’est donc une équipe de France très
rajeunie, affichant 21,9 ans de
moyenne d’âge et pourvue d’un nouveau staff – à la tête duquel Fabrice
Vial (38 ans) a succédé à Yan Fang
(pigiste de luxe à l’Euro) – qui se
lance aujourd’hui sur la route des
Jeux de Pékin. Sans avoir la prétention de voir la capitale chinoise,
objectif bien trop élevé pour ce
groupe, mais avec la ferme intention
de lancer ce nouveau collectif sur de
bonnes bases. En décrochant, pourquoi pas, un billet pour le tournoi
européen de qualification olympique, en janvier en Allemagne (voir
formule). « S’il est peut-être un peu
tôt pour espérer une qualification
aux Jeux, on a par contre, avec les
filles, fixé l’objectif de terminer premiers de ces préqualifications »,
affirme Fabrice Vial, ex-adjoint de
Yan Sanchez (sélectionneur de 2004
à 2006), qui n’a eu que dix jours de
préparation, en commun avec la
sélection belge (battue deux fois 3-0
et 3-1), pour façonner son groupe.
Turquie et Croatie
revanchardes
En l’absence de l’ex-centrale cannoise Jelena Lozancic, mise au repos
pour se refaire une santé, les cadres
françaises s’appellent désormais
Anna Rybaczewski – qui a conservé
son capitanat – au poste de réceptionneuse-attaquante et Armelle
Faesch, qui endosse la rôle de passeuse no 1, à la suite de Karine Salinas. Au poste 4, Hélène Schleck
épaulera sa capitaine, avec davantage de responsabilités en réception
qu’à l’Euro. En pointe, Leslie Turiaf
cherchera à faire parler sa puissance.
Au centre, Christina Bauer et Myriam
Kloster, pas encore vingt ans, seront
sous l’œil de leur aînée Coralie Larnack. Enfin, la libero de poche Alexandra Rochelle, joker en ligne
arrière à l’Euro, aura un rôle à temps
plein.
Bref, le chantier qui s’ouvre est passionnant mais immense pour Fabrice
Vial et Laurent Laval, son adjoint
(entraîneur des cadettes). « Ces préqualifications olympiques sont une
première étape. Il nous faut
apprendre à aborder ce type de
match de plus en plus sereinement,
explique l’ancien réceptionneurattaquant du grand ASU Lyon.
L’autre objectif est de se qualifier
pour l’Euro 2009 et, par la suite,
d’accéder au Grand Prix féminin
(équivalent de la Ligue mondiale
masculine), une étape à mes yeux
indispensable pour la reconnaissance des filles et du volley féminin. »
Pour l’heure, les Bleues s’attellent à
une tâche compliquée mais ont un
vrai coup à jouer. L’Espagne, quinzième de l’Euro, et l’Autriche, adversaire le plus faible de la poule, sont à
la portée des Bleues. La Turquie,
chez elle, et la Croatie, revanchardes
après leurs défaites à l’Euro face aux
Françaises (3-0 et 3-1), seront certainement plus coriaces. Exemptes lors
de la dernière journée dimanche, les
Bleues devront peut-être attendre
les derniers résultats pour être fixées
sur leur sort.
« Plus que le résultat ou la qualification, l’important est qu’on parte
toutes avec le même objectif. Il faut
voir plus loin, ce tournoi doit servir à
former un groupe, assure Armelle
Faesch, la doyenne du groupe
(26 ans en décembre). J’espère que
les filles, qui sont là aujourd’hui,
reviendront l’été prochain. On sait
qu’on a des lacunes techniques,
qu’individuellement, on n’a pas la
capacité de gagner, mais on doit
miser sur notre envie, notre plaisir de
jouer ensemble. »
En d’autres termes, préparer l’avenir, faire éclore un potentiel. « On
m’a donné la chance de repartir avec
un groupe jeune, avec des filles pas
du tout matures mais qui présentent
un profil intéressant, confie Fabrice
Vial. Il me faut cependant faire attention à ne pas griller trop tôt les plus
jeunes, qui n’ont aucun vécu international. On ne doit pas tout leur pardonner mais je ne dois pas leur
demander des choses qu’elles ne
sont pas capables de faire pour ne
pas les écoeurer. » Et leur laisser
découvrir progressivement les exigences du plus haut niveau dans un
contexte européen très relevé.
MANUELA ECHILLEY
PROGRAMME
À ANKARA (TUR).
AUJOURD’HUI : 17 heures, Croatie - Turquie ; 19 h 30, France - Espagne.
DEMAIN : 16 h 30, Turquie - France ; 19 heures, Autriche - Croatie.
VENDREDI : 16 h 30, France - Autriche ; 19 heures, Espagne - Turquie.
SAMEDI : 14 h 30, France - Croatie ; 17 heures, Autriche - Espagne.
DIMANCHE : 12 heures, Espagne - Croatie ; 14 h 30, Turquie - Autriche.
Horaires en heure française.
Formule : le vainqueur du tournoi se qualifie pour le tournoi européen de qualification
olympique, du 14 au 20 janvier 2008, en Allemagne. Un deuxième billet pourrait aller au
deuxième du tournoi en fonction des résultats des sélections européennes à la Coupe du
monde, qui se déroule actuellement au Japon.
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
9
(1994 2007)
Pelous (FRA)
(1995-2007)
Leonard (ANG)
(1990-2004)
Sella (FRA)
(1982-1995)
Larkham (AUS)
(depuis 1996)
Campese (AUS)
(1982-1996)
G. Thomas (GAL)
(depuis 1995)
Ibañez (FRA)
(depuis 1996)
Fitzpatrick (NZL)
(1986-1997)
Llewellyn (GAL)
(1989-2004)
Bleu
HENRI BRU
Fabien PELOUS
(Toulouse)
33 ans, né le 7 décembre 1973,
à Toulouse.
1,98 m ; 115 kilos.
Deuxième-ligne.
118 sélections (dont 42 comme capitaine) ; 40 points (8 E).
Première sélection : France-Roumanie (52-8), le 17 octobre 1995 à
Tucuman (ARG).
Dernière sélection : AngleterreFrance (14-9), le 13 octobre 2007,
à Saint-Denis.
Participations CM : 3 (1999, 2003,
2007).
Palmarès : Tournoi des Cinq (1997
[GC], 1998 [GC]) puis Six Nations
(2002 [GC], 2004 [GC], 2006) ; Coupe
d’Europe (2003, 2005), champion de
France (1999, 2001), Coupe de France
(1998).
Clubs précédents : Graulhet
(1991-1993), Dax (1993-1997).
Jaune
Rouge
Jaune
ambitions dans le sens où on a misé un
peu sur l’occupation du terrain.
– Est-ce que, comme on a pu le
dire en 1999, vous avez payé
cette fois contre l’Angleterre la
victoire sur les All Blacks ?
– Nous n’avons jamais été dans
l’euphorie, mis à part le jour qui a suivi
la victoire sur la Nouvelle-Zélande. Et
encore, c’était une joie extrême plutôt
que de l’euphorie. Ce n’est pas pour
cela que nous avons perdu en demie
ensuite. Je sais qu’on a pu dire,
en 1999, que nous avions payé en
finale l’euphorie qui avait suivi la
demie. Mais je ne sais pas si cela
reflète la vérité. Après les défaites, tout
le monde a raison. La défaite engendre
tous les maux, la victoire efface tous
les défauts.
– À propos de souvenir, est-ce
que vous en garderez un spécial
du haka du quart de finale ?
– Quand on a fait face au haka, à Cardiff, je me suis senti fier comme rarement dans ma vie. Fier que Serge Betsen ait eu cette idée. Il y a des gens qui
ont dit que ce n’était pas bien, que
nous n’avions pas respecté leur tradition, leur chant. J’étais surpris de cette
réaction. Parce que ce n’était tellement pas ça. C’était : “Vous avez un cri
de guerre, le haka, et nous, on est en
bleu, blanc, rouge, on est fiers de ce
qu’on est aussi. On vous respecte, respectez-nous.” Afficher nos couleurs
comme ça et la fierté que j’ai ressentie
à ce moment-là, c’était vraiment
génial. Ça restera un des moments très
forts de mon parcours.
– Est-ce qu’il va être difficile de
poursuivre une saison lancée par
une Coupe du monde ?
– Je ne crois pas. J’adore le rugby. J’ai
très envie de bien finir cette dernière
saison. Le problème, c’est que je me
blesse. Ça fait deux ans que je me
blesse souvent. Il n’y a pas de hasard.
Ton corps est fragilisé. La blessure,
quelque part, engendre la blessure. Tu
fais beaucoup d’efforts pour revenir, tu
travailles plus que d’habitude, tu n’es
plus dans le même rythme. Pendant
dix ans, je ne me suis pas blessé, donc
Noir
Bleu
Noir
« VOUS NE SEREZ JAMAIS champion du monde. Allez-vous garder des regrets ?
– Je m’étais préparé. S’il n’y avait pas
eu la Coupe du monde en France,
j’aurais probablement arrêté ma carrière internationale plus tôt. C’était le
dernier objectif que je m’étais fixé avec
l’équipe de France. Voilà, ça se termine. La victoire en Coupe du monde,
j’en rêvais, mais elle n’allait pas de soi
et j’ai toujours envisagé qu’on ne
gagne pas. Je ne conçois pas le sport
sans sa part aléatoire.
– Av e z-v o us l e s e n t i m e n t
d’avoir tout mis en œuvre pour
parvenir à votre objectif ?
– Tout le monde le voulait très fort,
mais ce n’est pas pour cela qu’on y
arrive. Ni parce qu’on a mal préparé un
match, ou pas fait ce qu’il fallait. Il n’y a
pas eu un seul moment pendant cette
Coupe du monde où on ne s’est pas
respectés entre joueurs. Il y a une part
de destin là-dedans. Si le sport, c’était
des mathématiques, ce ne serait pas
très intéressant. Je n’ai rien contre les
mathématiques... (Rires.) Mais la
beauté du sport, c’est que parfois le
petit bat le gros. La plupart du temps,
le gros gagne, mais des fois… ; nous,
on a joué en tant que “petits” contre la
Nouvelle-Zélande et on les a battus, et
on pouvait considérer être les “gros”
contre les Anglais, et ce sont eux qui
ont gagné.
– Cela vous laisse-t-il de l’amertume, d’avoir terminé comme
cela ?
– Je n’ai pas de goût amer. J’ai la
déception, la frustration de la défaite.
Je crois qu’on avait fait ce qu’il fallait,
qu’on avait assez bien préparé la
Coupe du monde. Ce qui nous avait
posé problème en 2003, c’est qu’on
n’avait qu’un jeu, tout le monde a dit
que nous n’avions pas de plan B, mais
il n’y a pas à avoir de plan B, il y a à
avoir un jeu qu’on peaufine bien.
En 2003, on était tombés sur une
équipe plus forte que nous. Point.
En 2007, on prend un coup d’arrêt
d’entrée. On a restreint un peu nos
j’étais dans le même tempo, et il ne
m’arrivait rien de grave. Là, ça mine le
moral. Même si je ne le montre pas
beaucoup à l’extérieur. Ça peut me
faire passer pour quelqu’un de distant,
de détaché, alors que la plupart du
temps, c’est faux. Une défaite peut,
par exemple, m’empêcher de dormir.
Je suis un passionné de ce sport, je suis
un amoureux du rugby.
– Que manque-t-il au rugby
français pour franchir encore
une étape ?
– Il faudra que le rugby s’intègre
encore plus dans la société. On a été
champions du monde de foot parce
que les gamins jouent au foot dans la
rue et que tu multiplies les chances de
trouver de futurs joueurs champions.
On n’a pas en France un rugby de banlieue. Pourquoi ? On passe à côté
d’une richesse incroyable, même si ce
n’est pas facile parce que c’est un sport
qui n’est pas immédiatement accessible. Il faut être nombreux, tu prends
des coups, ça se joue en hiver. J’espère
que Cette coupe du monde aura permis d’avancer…
– En juin prochain, vous ne serez
plus joueur. Resterez-vous au
contact du rugby ?
– Quand j’arrêterai de jouer, forcément, une page sera tournée parce que
je ne pourrai plus agir directement, sur
le terrain. Mais, d’une manière ou
d’une autre, je ne quitterai pas le rugby. Entraîner ? Je ne pense pas. En tout
cas, pas dans l’immédiat. Cela dit,
dans un premier temps, je consacrerai
plus de temps à ma famille.
– Vous allez terminer votre carrière à Toulouse. Auriez-vous
aimé avoir la possibilité de jouer
dans l’hémisphère Sud, quand
vous étiez plus jeune ?
– À Toulouse, j’ai été béni des dieux,
de jouer chez moi, dans un des meilleurs clubs d’Europe et du monde.
Mais, c’est vrai, j’aurais aimé vivre un
temps la vie de rugbyman professionnel dans l’hémisphère Sud. Je comprends totalement Frédéric Michalak,
et j’aurais aimé être à sa place. Ce
n’était pas en vogue à l’époque, mais
c’est tentant pour l’expérience, pour
voir autre chose, pour l’ouverture
d’esprit. Là, j’espère prendre beaucoup de plaisir pendant encore
quelques mois. En vivant avec les
autres, en n’étant plus le capitaine qui
doit montrer l’exemple… »
13
Bleu
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SQUASH
BOXE
OPEN DE HONGKONG : GAULTIER
REPART. – Trois jours après sa finale perdue au Qatar face au numéro 1 mondial,
Amr Shabana, GrégoryGaultier, numéro 3
mondial, se relance à l’Open de Hongkong. Déjà demi-finaliste en Arabie saoudite il y a dix jours, il espère confirmer sa
forme ascendante, dans l’objectif des
Mondiaux aux Bermudes, du
23 novembre au 1er décembre. Tête de
série no 2 en l’absence du numéro 2 mondial, Ramy Ashour, il affronte au premier
tour l’Anglais Chris Ryder, issu des qualifications. Sur son chemin, dès les quarts de
finale, il pourrait rencontrer Thierry Lincou, tête de série no 4, opposé, lui, à
l’Anglais Bradley Ball. Dernier Français
engagé, Renan Lavigne n’aura pas la partie facile face à l’Égyptien Wael el-Hindi,
mieux classé que lui.
« Je touche au but »
SKI ALPIN
DU SLALOM POUR CHENAL. – Prévus à Levi, en Finlande,mais annulés faute
de neige, les premiers slaloms de Coupe
du monde de l’hiver se tiennent ce weekend sur le glacier de Reiteralm, en
Autriche. L’occasion pour Joël Chenal,
vice-champion olympique de géant, de
faire dimanche son retour entre les
piquets, qu’il n’a plus fréquentés à ce
niveau depuis le 22 janvier 2002. Côté
Français, il sera accompagné par JeanBaptiste Grange, le médaillé de bronze
mondial, dont c’est la rentrée en Coupe du
monde, Julien Lizeroux, sacré champion
de France indoor lundi, Alexandre Anselmet, Steve Missillier, Thomas Fanara, un
autre géantiste et deux ou trois autres
skieurs désignés après la Coupe d’Europe,
jeudi. Samedi, elles seront huit Françaises
au départ du slalom autrichien : Sandrine
Aubert, la championne de France indoor,
Florine de Leymarie, Vanessa Vidal, AnneSophie Barthet, Nastasia Noens, Claire
Dautherives, Aurélie Santon et Marion
Bertrand.
LES DESCENDEURS À TIGNES PLUTÔT QU’AU CANADA. – Avant d’attaquer la saison à Lake Louise, les 24 et
25 novembre, Dénériaz, Dalcin et compagnie devaient s’envoler aujourd’hui pour
un stage à Panorama, au Canada. Mais les
pistes étant pour l’instant impraticables,
c’est à Tignes, avec les descendeuses,
qu’ils peaufinent leur préparation cette
semaine.
PATINAGE
GREGORY : SON ÉTAT S’AMÉLIORE. – Transportée à l’hôpital de Québec dimanche, après avoir chuté sur un
porté en rotation de son partenaire Denis
Petukhov dans le programme libre du
Skate Canada, l’Américaine Melissa Gregory va mieux. Mais elle est toujours sous
le choc : « Elle se sent comme si un camion
l’avait percutée », a déclaré son entraîneur Priscilla Hill, sans préciser la date de
son retour à la compétition.
Il est devenuchampion de France
à son vingt et unième combat.
Championd’Europeàson trenteseptième. Et là, dans un mois, le
8 décembre au Cannet - Côte
d’Azur, il va enfin disputer un
grand combat de dimension
mondiale contre l’invaincu
Ukrainien Nuznenko (31 ans,
26 victoires dont treize avant la
limite) pour le titre WBA welters
par « intérim » (Cotto est considéré comme le super champion).
À trente-sept ans, Klose (46 combats, 41 victoires dont 8 avant la
limite, 5 défaites) ne veut pas
laisser passer cette chance.
« ENFIN VOUS ALLEZ disputer un
combat avec une ceinture mondiale en jeu. Vous avez dû trouver le temps long ?
– Disons que j’ai su être patient. Mais
à ce point-là, c’est même de l’inconscience. Michel Acariès (son promoteur) m’a toujours tenu au courant de
la situation. Et puis, à trente-sept piges
je ne pouvais pas attendre comme ça
sans rien voir venir.
– Vous allez affronter Yuri Nuznenko pour un bout de ceinture
WBA. Vous ne regrettez pas de
ne pas combattre face à un des
cadors de la catégorie (Cotto,
Mayweather, Hatton) ?
– C’est sûr. Mon truc à moi, ç’aurait
été de rencontrer vraiment un bon.
Mais bon… Moi, je veux vraiment
vivre le truc jusqu’au bout. Je sais que
je vais être critiqué parce que ce n’est
pas un vrai Championnat du monde.
Mais au point où j’en suis, je m’en fous.
Frédéric Klose avait souffert pour battre Harroche (à d.) lors de son dernier combat en juin à
Marseille : « Grâce à mon métier, j’ai réussi à sauver les meubles. »
(Photo Pierre Lablatinière)
– Que savez-vous de Nuznenko ?
– Ce n’est pas Mayweather ou Cotto.
En revanche j’ai déjà boxé un Ukrainien quand je suis devenu champion
d’Europe en 2003 contre Vetoux. Je
m’en souviens bien. On s’était fait mal
à la gueule pendant 12 rounds.
– Pendant toute cette attente,
avez-vous su garder la même
motivation ?
– Je n’ai plus envie de faire des combats de préparation. Pour mon dernier
combat à Marseille en juin je gagne
péniblement aux points. Grâce à mon
métier, j’ai réussi à sauver les meubles.
– Le 8 décembre, est-ce que cela
pourrait être votre dernier combat, en cas de défaite ?
– Oui, bien sûr. Il faudrait que je réfléchisse pour ne pas faire n’importe
quoi. Ça ne reste que du sport. Maintenant cela va être le combat de ma carrière. C’est l’aboutissement, même s’il
arrive un peu tard. Et pour moi, ce n’est
plus aussi important qu’il y a cinq ou
six ans. Avant je vivais boxe, je dormais boxe. Maintenant je suis plus
détaché. Je suis passé par tellement de
phases de remise en question.
– Et en cas de victoire ?
– Il pourrait y avoir de belles choses
derrière. En tout cas je ne veux pas
avoir de regrets. Ce n’est pas à trentesept piges que je vais changer ma
boxe. Ce qui fera la différence, à ce
niveau, c’est le mental. C’est à la première droite qu’on prend qu’on voit si
ça va aller.
– Êtes-vous un boxeur heureux ?
– Disons que je touche au but. Heureux ? Je ne sais pas. On verra le
8 décembre au soir. En tout cas ce soirlà une chose est certaine, je serai
apaisé. »
BRUNO VIGOUREUX
NATATION
SURF
GUSMAO CONTRÔLÉE POSITIVE. – Double médaillée d’or sur 50 m et 100 m aux
Jeux Panaméricains en juillet, la nageuse brésilienne Rebeca Gusmao a été suspendue
par la Fédération internationale depuis le 2 novembre, à la suite d’un contrôle positif à la
testostérone, pratiqué le 13 juillet. Réfutant la thèse du dopage, elle a expliqué que son
corps avait un taux de testostérone endogène plus élevé que la moyenne et qu’« il s’agissait d’une production naturelle ».
WCT – FANNING CHAMPION DU MONDE. – Avant l’ultime étape, à Hawaii en
décembre, le Championnat du monde WCT a connu son dénouement hier au Brésil avec
l’avènement de Mick Fanning. L’Australien, vingt-six ans, a remporté la manche de Santa
Catarina et, surtout, le championnat du monde pour la première fois. Leader toute la
saison et vainqueur de sa troisième épreuve après ses succès à Gold Coast et Hossegor,
Fanning a dominé en finale son compatriote Kai Otton (14,83 contre 10,50). – D. Mi.
AVIRON
LUNDI : NY Rangers - Philadelphie, 2-0 ; New Jersey - Pittsburgh, 0-5 ; Carolina - Washington, 5-0 ;
Florida - Tampa Bay, 4-3 ; Montréal - Buffalo, 2-0 ; Minnesota - Edmonton, 5-2 ; Colorado - Calgary,
4-1 ; Anaheim - Dallas, 0-5.
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Décision
d’ici à un mois
Des « anomalies » admises hier par
l’UCI, mais qui ne sauraient remettre
en cause la positivité des résultats. Et
encore moins les contrôles antidopage
dans leur principe. « Faut-il laisser
faire les tricheurs ? Tant que tous les
États ne prennent pas de mesures
satisfaisantes pour lutter efficacement
contre le dopage, il faut bien que des
organismes de droit privé, comme
l’UCI, remplissent ce rôle, dans un
cadre tout de même bien établi et
accepté par les coureurs qui prennent
une licence », plaide Me Jean-Luc Hordies, l’un des avocats de la Fédération
internationale, qui demande : « Si
Kashechkin était contre les contrôles,
pourquoi s’y est-il soumis ? »
Hier, les conseils de l’UCI, appuyés par
les groupes sportifs – qui ont alerté le
tribunal sur le risque de voir les sponsors déserter le cyclisme s’il donnait
raison à Kashechkin dans le contexte
actuel –, se sont principalement attachés à remettre en cause la compétence territoriale du tribunal de Liège à
statuer sur une telle affaire. « Un coureur kazakh, résident à Monaco, qui
s’oppose à une association de droit
suisse : quelle est la légitimité de traiter ça devant un tribunal de Liège ? »,
s’interroge encore Me Hordies. Qui
admet toutefois que « cette affaire
pose de bonnes questions qui méritent
d’être tranchées : le respect de la vie
privée, la fiabilité des tests, etc. Mais il
convient de discuter de ça devant les
instances idoines. » Le tribunal de
Liège devrait rendre sa décision d’ici à
un mois. Mais Me Hordies prévient :
« Je crains que ce soit le début d’une
longue bataille… »
JOSÉ BARROSO
Pensec quitte Bretagne-Armor Lux
Ronan Pensec a démissionné de la présidence de l’équipe
Bretagne - Armor Lux (qui évolue à l’échelon Continental),
qu’il occupait depuis le début de la saison. « Je n’ai pas
accepté ce poste pour y avoir un titre honorifique mais
pour m’impliquer sportivement, explique l’ancien
professionnel de Peugeot et de Z. À partir du moment où
on ne donne pas les moyens de le faire, je préfère me
retirer car ce n’est pas mon club, la structure existait
avant moi. » Pensec, qui a refusé le poste de président
du conseil de surveillance qu’on lui proposait, évoque
notamment des divergences sur « le management des
coureurs et le suivi des jeunes. Les remaniements que j’ai
proposés n’ont pas été acceptés, alors à quoi bon
continuer ? » Le Breton souhaitait mettre en place un
nouveau modèle d’équipe, avec des coureurs réunis toute
l’année en un même endroit (sur le modèle des clubs de
football). Il espérait même faire monter l’équipe en
Continental Pro, avec le rêve de disputer le Tour de
France 2008, qui s’élancera le 5 juillet prochain de Brest
et parcourra toute la Bretagne. « Je n’abandonne pas
pour autant mon projet d’équipe centralisée et je
travaille toujours à la recherche d’autres partenaires »,
précise Pensec.
T-MOBILE S’INTERROGE ENCORE. – Le groupe Deutsche
Telekom va se réunir dans les jours prochains pour étudier la
poursuite de son sponsoring de la formation T-Mobile après les
révélations de Patrik Sinkewitz (il a affirmé avoir pratiqué des
transfusions sanguines sur le Tour 2006, en concertation avec
les deux médecins de l’équipe, limogés depuis). « Il y a de
nouvelles informations et il faut les prendre en compte », a
expliqué Stefan Althoff, en charge des questions de sponsoring
à Deutsche Telekom. « Une décision responsable sera prise
dans un avenir proche », indique de son côté Christian
Frommert, porte-parole du groupe allemand. Cet été, le
sponsor avait déjà évoqué un retrait du cyclisme avant de
maintenir son engagement jusqu’en 2010, tout en prévenant
qu’il pourrait se retirer à la prochaine affaire. T-Mobile a
envoyé un courrier à l’UCI, à la Fédération et à la police
allemandes afin d’avoir connaissance des dépositions de
Sinkewitz.
CYCLO-CROSS : TROIS MÉDAILLES
FRANÇAISES AUX « EUROPE ». – Trois Français se
sont distingués le week-end dernier aux
Championnats d’Europe de cyclo-cross, à Hittnau
(Suisse). Arnaud Jouffroy, vainqueur de la
1re manche de Coupe du monde juniors à
Kalmthout, le 21 octobre dernier, a empoché la
médaille d’argent chez les juniors, battu par le
Tchèque Ludomir Petrus. Chez les femmes, la
championne du monde Maryline Salvetat et
Christel Ferrier-Bruneau se sont heurtées à la
suprématie de la Néerlandaise Daphny Van der
Brand. Elles se sont respectivement adjugé l’argent
et le bronze, tandis que Laurence Leboucher
échouait à la 4e place. Enfin, chez les Espoirs, le
Belge Niels Albert a été sacré pour la quatrième
fois. Le titre Élite hommes n’est pas disputé lors
des Championnats d’Europe.
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
NHL : HUET EN VERVE. – Cristobal Huet a réussi, lundi, le quatorzième blanchissage
de sa carrière, son premier depuis presque un an, tant les prouesses du Français dans sa
cage (29 arrêts dans ce match, 16 dans le 1er tiers ; 93 % d’arrêts, 8e de la Ligue) ont été
fragilisées parfois par le manque de consistance de sa défense cette saison. Le Canadien
de Montréal n’en est pas moins dans une bonne passe, deuxième de sa division et troisième de sa Conférence (6 victoires sur ses 8 derniers matches).
articles 6 (« droit à un procès équitable »), 8 (« droit au respect de la vie
privée et familiale ») et 11 (« liberté de
réunion et d’association »). « Le principe même des tests sanguins et l’obligation de renseigner sa localisation à
tout moment sont une ingérence dans
la vie privée des coureurs », détaille
Me Grégory Ernes, tandis que Me Misson regrette que « les juridictions
sportives ne donnent pas de garanties
suffisantes aux droits de la défense.
Porter atteinte aux droits fondamentaux d’un individu ne peut appartenir
qu’aux autorités publiques dans un
cadre strictement défini par la loi. »
Les avocats ont ensuite relaté dans le
détail le contrôle inopiné subi par leur
client le 1er août, relevant notamment
les « conditions douteuses » de transport des prélèvements et la réalisation
de la contre-expertise trois semaines
après l’analyse de l’échantillon A
(alors que le règlement UCI prévoit de
la faire dans les « 3 jours »).
Bleu
BLIN BLESSÉ. – Médaillé d’argent l’an passé en Coupe du monde à Lucerne avec le
quatre de couple, Daniel Blin n’a pas terminé le stage que l’équipe de France de couple
vient d’achever à Aiguebelette (Savoie). Il souffre très probablement d’une fracture de
fatigue à une côte et a déclaré forfait pour la tête de rivière (contre la montre) en skiff de
Turin à laquelle participeront dimanche les vice-champions du monde 2007 Adrien Hardy, Jean-Baptiste Macquet, Jean-David Bernard, Cédric Berrest, Julien Bahain, Julien
Coeffic, ainsi que Pierre-Jean Peltier. Ils y affronteront entre autres les champions du
monde du deux de couple, les Slovènes Cop et Spik, ainsi que le Néo-Zélandais Mahe
Drysdale.Ce dernier est déjà en forme comme l’a prouvé sa récente victoire à Berne sur les
9 kilomètres de l’Armada Cup. – M. V.
HOCKEY SUR GLACE
IL EST ARRIVÉ peu avant le début de
l’audience, dans un impeccable costume-cravate. Flanqué de ses avocats,
de son ami et ex-coéquipier Igor Abakoumov et d’une vingtaine d’adhérents de son fan-club belge, parmi lesquels les membres de sa famille
d’accueil lorsqu’il a débarqué en
Europe de l’Ouest, il y a huit ans.
Andreï Kashechkin était au tribunal
des référés de Liège, hier, pour la première étape de son combat contre
l’Union cycliste internationale (UCI).
Contrôlé positif aux transfusions
homologues le 1er août dernier alors
qu’il passait des vacances en Turquie,
l’ex-lieutenant de Vinokourov a été
licencié par Astana après la contreexpertise. Mais sans même attendre la
sanction disciplinaire de la Fédération
kazakhe, il a décidé de contre-attaquer
en mettant en cause toute l’organisation actuelle de la lutte contre le
dopage. « Si le tribunal des référés ne
nous donne pas raison, nous irons en
appel puis en cassation, voire devant
la Cour européenne des droits de
l’homme », prévient l’un des conseils
du coureur, Me Luc Misson, déjà à l’origine de l’arrêt Bosman.
Selon les avocats du Kazakh, qui ont
ouvert les plaidoiries (elles allaient
durer près de sept heures), les
contrôles antidopage contreviendraient à trois points de la Convention
européenne des droits de l’homme, les
Jaune
Jaune
Rouge
NFL (saison régulière, 9 e journée). – LUNDI : Pittsburgh - Baltimore, 38-7.
FRÉDÉRIC KLOSE, à un mois d’un Championnat pour le titre WBA des welters,
savoure l’opportunité qui lui est enfin donnée, à trente-sept ans.
Contrôlé positif le 1er août, le Kazakh a contesté hier, devant
la justice belge, le système antidopage actuel.
Noir
Bleu
Noir
FOOT US
CYCLISME
La contre-attaque de Kashechkin
14
BASKET EUROLIGUE HOMMES (3 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LE MANS - VILNIUS
Batum hausse le ton
GROUPE A
AUJOURD’HUI
Sienne (ITA) - Z. Kaunas (LIT)
Ljubljana (SLV) - CSKA Moscou (RUS)
DEMAIN
Attendu en NBA, l’ailier manceau s’attache pour l’heure à être efficace au meilleur niveau européen.
LE MANS –
de notre envoyée spéciale
c.
—
139
126
166
153
177
158
173
170
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Vilnius ...................... 4 2 2
2. Aris Salonique .............. 4 2 2
3. Malaga ................ 3 2 1
4. EP Istanbul ........ 3 2 1
5. Tel Aviv ............... 3 2 1
6. C. Zagreb ........... 3 2 1
7. LE MANS .......... 2 2 0
8. Milan ................... 2 2 0
P.
—
0
0
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1
1
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p.
—
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157
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c.
—
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151
163
163
187
143
163
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Real Madrid ............ 4 2 2
2. Panathinaïkos ........ 4 2 2
3. P. Belgrade ............. 4 2 2
4. Fenerbahçe ............. 4 3 1
5. Barcelone ................ 3 2 1
6. ROANNE ................. 3 2 1
7. Rome ....................... 3 3 0
8. Bamberg ................. 2 2 0
P.
—
0
0
0
2
1
1
3
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p.
—
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169
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151
232
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c.
—
155
144
165
228
148
149
260
130
GROUPE B
AUJOURD’HUI
A. Salonique (GRE) - C. Zagreb (CRO)
Le Mans - LR Vilnius (LIT) (20 h 30,
en différé à 22 h 45 sur Sport +)
DEMAIN
M. Tel-Aviv (ISR) - EP Istanbul (TUR)
Milan (ITA) - Malaga (ESP)
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
14 novembre : C. Zagreb - Milan, Vilnius Aris Salonique. Jeudi 15 novembre :
EP Istanbul - Le Mans.
GROUPE C
HIER
Fenerbahçe(TUR) - Rome (ITA) . 85-66
AUJOURD’HUI
Bamberg (ALL) - Real Madrid (ESP)
P. Belgrade (SER) - Panathinaïkos (GRE)
DEMAIN
Barcelone (ESP) - Roanne
(20 h 45, différé à 21 heures, Sport +).
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
14 novembre : Roanne-Fenerbahçe, Real
Madrid - P. Belgrade. Jeudi 15 novembre :
Rome-Bamberg ; Panathinaïkos-Barcelone.
Les cinq premiers plus le meilleur sixième qualifiés pour le Top 16.
FENERBAHÇE - ROME : 85-66 (20-10 ; 22-24 ; 23-13 ; 20-19)
FENERBAHÇE : White (2), Solomon (21), Turkçan (13), Onan (6), Basak, S. Erden (8), Kutluay
(17), Kaan (14), Savas (4).
ROME : Giachetti (2), Fucka (6), Tonolli, Stefansson (13), E. Lorbek (15), Ray (9), Ukic (9), Gabini (6), Hawkins (6).
COUPE ULEB (1re journée)
S’il a accepté de rester encore dans l’orbite européenne cette saison, Nicolas Batum (ici au lancer franc contre l’Aris Salonique) espère bien
avoir totalement déployé ses ailes au printemps prochain.
(Photo Thierry Gromik / L’Équipe)
d’être fiable (20 % à 3 pts en Euroligue). Et garder ce respect du jeu
qu’on sent chez lui. Edwin Jackson,
l’arrière de l’ASVEL boulimique du
shoot et son coéquipier chez les Bleus
lors du dernier Mondial 19 ans et
moins, l’a chambré sur sa frilosité à
prendre les tirs. Il en rit. « Oui, Edwin,
lui, il balance pas mal... Depuis le
début de l’année, j’ai fait quatre-cinq
matches à plus de dix tirs ; avant, ce
n’était pas concevable pour moi. Et en
fait, il faut que je trouve une stabilité.
En restant juste. Parce que je n’aime
pas forcer le jeu, perdre des ballons
bêtement ou bloquer le jeu. »
Ainsi avance avec beaucoup de maturité et dans sa tête une façon « de
rendre un peu hommage au père » ce
garçon de dix-neuf ans qui n’est pas un
égoïste. Ni dans le jeu ni pour les siens,
sa mère et sa soeur. « Je suis là aussi
pour assurer leur avenir. Ma décision,
l’an dernier, c’était aussi par rapport à
elles. Je sais que si je pars, elles me suivent. Je ne fais pas tout ça que pour
moi. » Et ça en dit beaucoup sur lui.
LILIANE TRÉVISAN
LE MATCH
Vujcic out
Bogavac diminué
AUJOURD’HUI, 20 H 30, ANTARÈS
(en différé à 22 h 45 sur Sport +)
LE MANS : 4 Bogavac (1,98 m, MON) ; 5 Batum (2,03 m) ; 6 Diot (1,92 m) ; 7 Koffi
(2,05 m) ; 8 Limonad(1,92 m, ISR) ; 9 Bokolo (1,89 m) ; 10 Leloup (2 m) ; 11 Bogdanovic (2,04 m, SER) ; 13 Ricci (2,03 m, USA) ; 15 Clancy (2,01 m, USA). Entr. : V. Collet.
VILNIUS : 4 Buterlevicius (2 m) ; 5 Slezas (2 m) ; 7 Stelmahers (1,90 m, LET) ;
8 Lukauskis (1,98 m) ; 10 Price (1,86 m, USA) ; 13 Batista (2,06 m, BRE) ; 15 Petravicius (2,07 m) ; 21 Jomantas (1,99 m) ; 22 Mitchell (1,81 m, USA) ; 31 Gecevicius
(1,93 m) ; 33 Eidson (2,02 m, USA) ; 41 Brazdaukis (2,05 m) ; 44 Nielsen (2,08 m,
AUS) ; 51 Bajramovic (2,07 m, BOS). Entr. : A. Trifunovic (SER)
CE SONT LES TOMBEURS du Maccabi Tel-Aviv (92-74) qui débarquent en
Sarthe. Invaincus, dotés d’un gros potentiel offensif (87,5 pts par match) les Lituaniens, comble de malchance pour Le Mans, ont récupéré depuis ce week-end l’exStrasbourgeois Chuck Eidson qui a rejoué (4 min) en Championnat ce week-end.
« C’est un beau collectif offensif, qui évolue avec beaucoup de vitesse. Il sera
impératif de les limiter, de les ralentir », anticipe le coach sarthois Vincent Collet,
impressionné par la prestation lituanienne face au Maccabi, un moment mené de
27 points (68-41) en Lituanie...
Chez les Manceaux, Neboja Bogavac, touché lundi à l’entraînement (légère
entorse de la cheville) a été dispensé hier. Mais il devrait tenir sa place. Ce qui ne
sera pas de trop pour aider le MSB « à trouver des solutions offensives en ayant du
mouvement » pour essayer d’accrocher ce qui serait une première victoire en
Euroligue. – L. T.
EUROLIGUE FEMMES (1re journée)
TOUS SPORTS
Victime d’une blessure à un genou
dimanche face à Galil Elyon en
Championnat d’Israël, la star du
Maccabi Tel-Aviv, Nikola Vujcic, sera
indisponible de quatre à six
semaines.
LEGNAME : SAISON
TERMINÉE. – Coup dur pour
Hyères-Toulon. Victime d’une
déchirure aux adducteurs à
l’entraînement lundi soir, l’arrière
Laurent Legname (30 ans, 9 min.
pour 2,3 pts) a eu confirmation hier
par le corps médical qu’il était out
jusqu’à la fin de la saison. Le club
s’est mis en quête d’un joker.
– P. Sav.
NBA : WADE S’ENTRAÎNE. –
Dwyane Wade, la star manquante du
Miami Heat, a repris l’entraînement.
Opéré du genou et de l’épaule le
15 mai dernier, Wade devrait encore
manquer à l’appel pendant trois
semaines. En son absence, Miami a
entamé la saison par trois défaites.
LUNDI : Dallas-Houston, 107-98
COLOGNE - CHALON : 94-84 (28-20 ; 22-26 ; 16-25 ; 28-13)
COLOGNE : Raivio (6), Nadjfeji (9), Bjelica (17), J. Bailey (18), Keselj, Sinanovic (4), McElroy
(19), Nikagbatse (12), Idbihi (9).
CHALON : Braud (13), Ekanga-Ehawa, Barrett (25), Corosine (6), M. Badiane (10), Guice (7),
Rogers (11), Ford (6), Kone (6).
KHIMKI MOSCOU - NANCY : 90-81 (23-25 ; 18-18 ; 27-15 ; 22-23)
KHIMKI MOSCOU : Fridzon, Dyachok, Morgunov, Veremeenko (14), Wilkinson (9), Rannikko (7),
Shabalkin (2), Ponkrashov (16), McCarty (28), Ewing (14).
NANCY : Dowdell (18), Amagou (4), Julian (22), J. Greer (2), T.J. Parker (12), D.J. Harrison,
Zaki, Samnick, R. Greer (15), Bauer (8).
LUDWIGSBURG - ASVEL : 72-90 (25-28 ; 21-15 ; 16-25 ; 10-22)
LUDWIGSBURG : Prewitt (9), Ferreira (4), McCray (5), C. Collins, Zdravkovic, Mittmann (7), Kesselring (1), F. Young (5), R. Ross (15), Dourisseau (8), Woudstra (18).
ASVEL : Nsonwu-Amadi (14), L. Wilson (16), Foirest (9), Troutman (19), Jeanneau (7),
Conley (10), Varem (2), Diakité (2), Cakarevic, E. Jackson (2), Sangaré (9).
QUACKENBRUCK - PAU-ORTHEZ : 85-74 (17-20 ; 21-15 ; 18-16 ; 29-23)
QUACKENBRUCK : Rowland (10), Goldsberry (12), Feist, Chubb (9), McIntosh (14), P. Johnson (5), Rohdewald (2), Hall (12), Madrich (2), T. Thomas (8), Freije (11).
PAU-ORTHEZ : Heurtel (2), D’Almeida (6), Fein (10), A. Mendy (2), Ferchaud (3), Rupert (16),
D. Young (16), Vaty, Dials (17), Withers (2).
HAPOËL JÉRUSALEM - STRASBOURG : 74-73 (17-24 ; 19-9 ; 17-22 ; 21-18)
HAPOËL JÉRUSALEM : Curry (16), Hagag (3), Shason (7), Pniny (13), Blalock, Orland, Slaughter (8), Bowers (9), Arnold (18).
STRASBOURG : Pettway (4), Darrigand, King (9), Giffa (8), Nissim (7), McCord (8), Obasohan (15), Shannon (18), Lewin (4).
PARIS EN LIGNE
En nombre et enthousiastes « Peu de temps mais des idées »
S’ils n’ont pas la force de frappe des ténors, les quatre clubs français
prennent le départ de la compétition reine avec quelques espérances.
ÉRIC WOERTH, le ministre du Budget, pense que Paris et Bruxelles peuvent rapidement s’entendre.
EXISTE-T-IL une équipe française capable
de s’opposer à des armadas comme celle du
Spartak Moscou, vainqueur de l’Euroligue
2007 avec des calibres de type Diana Taurasi
ou Tina Thompson, sans parler des Osipova,
Penicheiro ou Bibrzycka ?... La réponse est
non. Le basket français, présent pour la première fois de son histoire avec quatre clubs
dans une compétition phare rafraîchie, au
format élargi et enfin lisible (4 poules de 6,
puis huitièmes et quarts au meilleur des trois
matches et Final Four), peut-il y jouer un rôle
intéressant ? La réponse est oui. Avec des
ambitions nuancées, mais réelles. Le point.
VALENCIENNES
UN STATUT À ASSUMER
Le nouvel entraîneur Hervé Coudray travaille avec neuf nouvelles joueuses ! « Il
faut donner un peu de temps au temps mais
avec le statut du club, ne pas être dans le
haut du tableau serait un échec », souligne
un entraîneur plutôt rassuré par le début de
saison en Championnat. « Il reste beaucoup
de travail à effectuer pour trouver de la stabilité de jeu sur quarante minutes mais les
autres ne sont pas plus avancés. Namur a
récupéré ses joueuses juste une petite
semaine avant nous. À Brno, les étrangères
sont arrivées la semaine dernière… »
Dans la construction de l’équipe, Hervé Coudray a au moins un motif de satisfaction : « À
chaque fois, nous avons su trouver une
joueuse différente pour scorer… avec
Koehn loin du cercle, puis avec Ohlde près
des anneaux, une fois avec Zara, une autre
fois avec Gomis… »
Même si le projet avec le président Lecoq est
défini sur trois ans, VO entend bien assumer
son statut d’ancien double vainqueur de
l’Euroligue. Sabrina Reghaïssia l’exprime à
sa manière : « Après l’expérience avec
l’équipe de France, il y a chez beaucoup
d’internationales une énorme frustration.
Heureusement, tout est possible en club. Je
n’ai encore jamais vécu un Final Four. Pourquoi pas cette saison ? »
VILLENEUVE-D’ASCQ
POUR APPRENDRE
« On pensait avoir une certaine stabilité de
jeu en gardant le même effectif. C’est tout le
contraire qui se produit. » Battu lors de
l’Open contre Clermont (72-58), Villeneuve-
d’Ascq a été corrigé samedi à Bourges
(42-67)… « Le genre d’équipe qu’on aura
tout le temps face à nous en Euroligue »,
s’inquiète le coach Abdou N’Diaye. Pour
tout arranger, l’intérieure lituanienne Iveta
Marcauskaite (1,96 m, 24 ans) a annoncé
qu’elle était enceinte et mettait un terme à
sa saison.
Il faudra la remplacer. « Ce n’est pas si
facile, confie le manager général Yannick
Leborgne. Marcauskaite était la deuxième
marqueuse de l’équipe (13,8 pts en
2006-2007) et celle qui prenait le plus de tirs
à trois points. Trouver une joueuse intérieure comme elle, capable de s’écarter du
cercle, ressemble un peu à mission impossible. » Il faut encore ajouter le retour un peu
précipité de Géraldine Robert, opérée du
ménisque et « pas à cent pour cent » selon
Abdou N’Diaye.
Bref, l’ESBVA qui joue ce soir face à l’expérimenté Sopron le premier match d’Euroligue
de son histoire n’est pas dans les meilleures
conditions. « Nous prenons l’Euroligue
comme une étape d’apprentissage. La priorité des priorités reste le Championnat »,
conclut N’Diaye.
BOURGES
OPTIMISME RAISONNÉ
Bourges n’a connu que deux départs et
s’avance avec un effectif bien plus complet
que par le passé. D’où des objectifs plus
ambitieux, même si l’entraîneur, Pierre Vincent, mesure l’optimisme : « Avec ces onze
joueuses nous devrions proposer d’avantage de rythme et un jeu plus offensif. On
devrait être plus scoreur dans le jeu extérieur. Mais il faudra aussi savoir gérer cet
effectif puisque certaines risquent de rester
plus longtemps sur le banc. Nous nous
sommes renforcés pour l’essentiel avec des
jeunes, il faut parvenir à développer leurs
talents. Seule Belinda Snell a l’expérience du
haut niveau. On peut espérer faire des coups
mais sur l’ensemble de la compétition, il ne
faut pas rêver. Les clubs russes ont des
moyens énormes » .
Le budget du club est cette année de 2,2 millions d’euros, « très loin de ceux des armadas russes ou même des Espagnols, ces derniers quatre à cinq fois supérieurs » , note
aussi le président Pierre Fosset, persuadé
que le développement passe désormais par
un nouveau palais des sports : « un projet
est à l’étude, dit-il mais pour l’instant nous
n’avons pas de précision supplémentaire » .
La capitaine Céline Dumerc souffre d’une
fracture de fatigue au pied. Elle sera remplacée par Florence Lepron et Carine Paul.
MONDEVILLE
HIRSCH VEUT Y CROIRE
Repêché après la défection de Montpellier,
Mondeville entamera sa troisième campagne consécutive dans un groupe compliqué. « Aller en huitième serait un exploit »,
estime le président Daniel Dufour. Le coach
Olivier Hirsch, lui, se veut pourtant « ambitieux. Valence me semble au-dessus du lot
mais nous devons ensuite croire en nos possibilités. C’est un peu le mal français. Pourquoi ne pas croire en l’avènement d’un
groupe extraordinaire ? Nous avons de la
taille, du talent. Finir 2 ou 3 n’est pas irréalisable. » Les Normandes semblent armées
sur les postes extérieurs, avec Aubert, meilleure passeuse des dernières éditions, une
grosse shooteuse à trois points, l’Américaine
Williams, et l’une des meilleures marqueuses
de Ligue féminine l’an passé, Salagnac. Le
secteur intérieur va en revanche découvrir ce
niveau, et a été mis à mal par les blessures
durant la préparation. La Slovaque Janostinova manquera ainsi au minimum la première journée, Diawara peine à s’entraîner.
– H. Le., J. Ba. et D. Fa.
Groupe A. – AUJOURD’HUI : CSKA
Moscou (RUS) - Riga (LET) ; Fenerbahçe
(TUR) - Naples (ITA) ; Villeneuve-d’Ascq
- Sopron (HON) (20 heures).
Groupe B. – AUJOURD’HUI : Ekaterinbourg (RUS) - USK Prague (RTC) ;
Bourges - Sibenik (CRO) (20 heures), Salamanque (ESP) - Cracovie (POL).
Groupe C. – AUJOURD’HUI : Spartak
Région Moscou (RUS) - Kosice (SLQ) ; Brno
(RTC) - Gdynia (POL). DEMAIN : Namur
(BEL) - Valenciennes (20 h 30).
Groupe D. – AUJOURD’HUI : Valence
(ESP) - Faenza (ITA). DEMAIN : Dynamo
Moscou (RUS) - Pécs (HON) ; Vilnius (LIT) Mondeville (18 heures).
Les quatre premiers de chaque poule en huitièmes de finale.
Les échanges sur les paris en ligne et le monopole des jeux se sont apaisés, hier,
entre la France et la Commission européenne. Le contact est rétabli, à en croire
Éric Woerth, ministre du Budget, et Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’État aux
Affaires européennes. Accompagnés de leurs conseillers, ils ont été reçus, pour
la première fois, par Charlie McCreevy, le commissaire européen en charge du
Marché intérieur et des Services.
La discussion a duré quarante minutes, plus longtemps que prévu. Elle a permis
de jeter de nouvelles bases, plus politiques, et de définir un calendrier afin d’éviter que la procédure contentieuse aille à son terme. Mise en demeure le 11
octobre 2006, la France a répondu, le 29 octobre dernier, à une demande d’avis
motivé, qui peut être examiné dans un délai très court (le collège se réunira
désormais tous les mois et non plus tous les trois mois) et la conduire devant la
Cour de justice européenne.
BRUXELLES –
de notre envoyé spécial
« DANS QUEL CLIMAT s’est déroulée
cette prise de contact ?
– Plutôt chaleureux. Nous avons précisé la
position de la France. Nous avons d’abord
indiqué que, dans le cadre de la procédure
contentieuse en cours, nous pensions avoir
de bons arguments et que notre dossier était
solide. Naturellement, le commissaire
McCreevy a répondu que le sien l’était égale-
ment. Mais nous sommes convenus qu’il fallait, parallèlement à cette procédure, commencer et développer un dialogue politique.
C’était l’objet de cette réunion de lancer ces
discussions.
– Quels points avez-vous particulièrement défendus ?
– Nous avons indiqué que le gouvernement
était prêt à envisager une ouverture maîtrisée des marchés des jeux, dès lors que celleci s’inscrirait dans le respect des principes
fondamentaux qui sont les nôtres. Une
ouverture maîtrisée où nous choisirions les
opérateurs et qui devra s’accompagner
d’une lutte renforcée contre les sites illégaux, sauvages. Dans le domaine hippique, il
faut pouvoir conserver le caractère mutualiste des paris. Les problématiques de fiscalité, importants pour l’État, doivent être prises
en compte. Le commissaire a pris acte de tout
cela, sans protester ni agréer. Mais il a précisé qu’il souhaite que l’ensemble du système
– car d’autres pays rencontrent des difficultés – soit cohérent, respectueux du traité et
non discriminatoire.
– S’agit-il de construire un nouveau
modèle ?
– Il faut le respect des spécificités propres à
chaque pays. Nous avons dit que nous étions
favorables à cela et que nous allions proposer un système. Nous allons mandater une
mission ad hoc, associant l’inspection des
finances, l’inspection de l’agriculture, l’inspection générale de l’administration, qui
sera chargée, dans les trois mois, d’élaborer
des propositions.
– Quel sera précisément le calendrier ?
– Une prochaine réunion entre le commissaire européen et nous-mêmes sera fixée
DOPAGE
Bachelot recadre Bordry
MARC CHEVRIER
La ministre a répondu par lettre aux critiques du patron de l’Agence française
de lutte contre le dopage.
ROSELYNE BACHELOT ne décolère pas à
l’encontre de Pierre Bordry depuis que le
patron de l’Agence française de lutte contre
le dopage s’était montré très critique, devant
la presse, à l’égard du ministère de la Santé,
de la Jeunesse et des Sports (L’Équipe du
18 octobre). Ces attaques, sur le budget de
l’Agence notamment, alors qu’elle préparait
la Rencontre internationale de Paris sur le
dopage des 22 et 23 octobre, l’avait irritée.
Rappelant qu’avec « 7,3 millions d’euros (en
2008), l’AFLD sera[it] l’une des mieux dotées
parmi les agences européennes comparables », elle précisait que l’AFLD avait les
moyens de remplir ses missions, malgré une
progression de son budget 2008 limitée à
120 000 euros au lieu des 250 000 réclamés.
PAGE 14
Annoncer qu’il se rendrait « par pure courtoisie » au sommet antidopage, en stigmatisant « la présence d’un sous-chef de bureau
du ministère à l’une des tables rondes »,
relevait, pour Roselyne Bachelot, d’un manquement à ses obligations de fonctionnaire
d’État.
Elle le lui a fait savoir dans un courrier, daté
du 5 novembre, dont L’Équipe a eu connaissance. Au-delà de sa « stupéfaction », elle
justifie que Pierre Bordry n’ait pas été appelé
à participer à la table ronde « décisionnelle »
du sommet antidopage par « l’absence de
rôle international de l’agence en la
matière ». Le propos de Pierre Bordry concernant « l’intervenante du ministère à ces
tables rondes (la directrice des Sports,
vraisemblablement début février. Nous
remettrons un rapport préliminaire pour
essayer de trouver sur cette base un accord
en mars.
– Allez-vous sacrifier l’infime partie
du chiffre d’affaires de la Française
des Jeux sur les paris sportifs en ligne
pour sauver le Pari mutuel urbain ?
– Nous n’en sommes pas là. J’ai fait la différence entre les deux, aujourd’hui, afin de
souligner qu’il serait incroyable de fragiliser
un secteur économique, la filière hippique,
qui fonctionne bien. Le commissaire partage
cette opinion. Mais la plupart des principes
que j’ai développés valent à la fois pour le
PMU et pour la Française des Jeux. Maintenant, nous devons travailler en commun sur
les paris en ligne, les paris sportifs en ligne.
L’étude de l’inspection portera sur chaque
secteur, sur chaque opérateur.
– N’avez-vous pas l’impression d’être
engagé dans une course contre la
montre ?
– Nous disposons de peu de temps mais
nous avons des idées précises sur ce que
nous pouvons proposer. Nous vérifierons
qu’elles sont compatibles avec le traité.
– Il n’existerait donc plus aucun blocage ?
– Je ne dis pas ça. On cherche des solutions.
On devrait pouvoir y arriver, sinon nous irons
devant la Cour européenne de justice. »
madame Dominique Laurent) » lui semble
« indigne ». L’essentiel des réponses de
Roselyne Bachelot porte sur les questions
budgétaires. Concernant le budget de l’AFLD
pour 2007, « la subvention du ministère s’est
élevée à 7,18 M », soit « plus de 95 % du
budget total de l’agence ».
Pour 2008 est prévue « une subvention de
7,31 M, donc en augmentation. Par ailleurs, l’agence dispose d’un fond de roulement élevé, que l’on peut estimer à 1 M ».
Et la ministre lâche : « Le seul refus qui vous a
été opposé à ce stade porte sur votre
demande d’augmentation de 72,5 % de
votre propre indemnité. »
PATRICK ISSERT
LE BUDGET 2008 À L’ASSEMBLÉE. –
Les députés votent ce matin les crédits
Jeunesse, Sports, Vie associative du projet
de loi de finances 2008. La ministre
Roselyne Bachelot a annoncé une
enveloppe de 1,048 milliard d’euros,
contre 1,037 en réalisé 2007. La part du
sport y est en hausse (803 millions d’euros
contre 786 en 2007), grâce à une
augmentation à 266 millions (230 en 1997)
des fonds du Centre national du
développement du sport (CNDS). Une
situation que dénonce le député socialiste
Henri Nayrou, rapporteur : « le CNDS n’est
pas le budget de l’État », le budget stricto
sensu étant en recul de 19 millions sur un
an. Enfin, selon lui, avec 0,28 % du budget
de l’État (0,38 % CNDS inclus), la
promesse de Nicolas Sarkozy d’atteindre
les 3 % du budget de l’État ne paraît pas
tenable. – P. I.
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
d’interceptions en Euroligue en
33 min) est aujourd’hui la meilleure
évaluation européenne (16,5) du club
sous les yeux réjouis des scouts NBA.
Et de ses coéquipiers. Même les Américains lui renvoient le respect. Sam
Clancy n’a-t-il pas dit qu’il voyait en lui
« un joueur plus costaud que Kevin
Durant », la jeune star de Seattle ?
Pour autant, il a fallu une remise au
point dans le bureau du coach, après
un début de Championnat calamiteux,
pour que Nicolas Batum hausse le ton
de son jeu. « Depuis, il est très bien.
Très stable dans les attitudes, la
concentration et beaucoup plus
concerné par l’ensemble du jeu, apprécie Vincent Collet. Il est beaucoup plus
conquérant, plus agressif des deux
côtés du terrain. Mais ce qui va conditionner sa réussite, c’est son exigence
vis-à-vis de lui-même »... C’est une
manière pour le coach de mettre en
garde son ailier contre les tentations
de la facilité, ce côté très tranquille qui
l’habite parfois.
Nico prend acte. Sait qu’il doit travailler dur un tir extérieur qui est loin
GROUPE B. – HIER : Z. Belgrade (SER) - Ovar (POR), 89-79 ; Ventspils (LET) Besiktas (TUR), 79-87 ; Cologne (ALL) - Chalon, 94-84.
GROUPE D. – HIER : Khimki Moscou (RUS) - Nancy, 90-81, Wloclawek (POL) Mariupol (UKR), 66-70. AUJOURD’HUI : Valence (ESP) - Francfort (ALL).
GROUPE G. – HIER : Tallinn (EST) - Panionios (GRE), 81-68 ; Wroclaw (POL) Gran Canaria (ESP), 71-63 ; Ludwigsbourg (ALL) - ASVEL, 72-90.
GROUPE H. – LUNDI : Riga (LET) - Sofia (BUL), 77-58. HIER : Quackenbruck
(ALL) - Pau-Orthez, 85-74 ; Trévise (ITA) - Kiev (UKR), 73-77.
GROUPE I. – HIER : Kazan (RUS) - Zadar (CRO), 90-87 ; Hapoël Jérusalem (ISR) Strasbourg, 74-73 ; Zgorzelec (POL) - Den Bosch (HOL), 80-65.
Les trois premiers de chaque poule et les quatre meilleurs quatrièmes qualifiés pour
les seizièmes de finale.
Bleu
Le Mans poussa à sa décision un soupir
de soulagement, mais le plus dur commençait pour Nico : confirmer qu’il
pouvait être ce joueur majeur et décisif
au plus haut niveau, à commencer par
l’Euroligue, « la deuxième ligue du
monde », comme il dit. Ce pur ailier qui
impacte tous les secteurs du jeu
(11 pts, 4 rbds, 3,5 pds et autant
p.
—
162
150
188
157
173
139
152
141
Jaune
Rouge
Jaune
Au nom des siens
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
14 novembre : CSKA Moscou - Olympiacos,
V. Bologne - Sopot. Jeudi 15 novembre
Kaunas - Ljubljana, Vitoria - Sienne.
P.
—
0
1
1
1
1
1
1
2
Noir
Bleu
Noir
IL A PROLONGÉ l’entraînement
d’hier par une séance avec le préparateur physique et quitté le terrain quand
les autres étaient rhabillés depuis
longtemps. Nicolas Batum (2,03 m,
19 ans bientôt) trouve ça normal. Pourtant, cela fait un petit moment que rien
n’est plus vraiment normal dans la vie
du jeune ailier manceau, pris la saison
passée dans un tourbillon frénétique.
Désiré, traqué par les scouts NBA, on le
pressait de jeter son nom à la draft.
Oui, il y eut beaucoup d’excitation, de
conseils plus ou moins bien attentionnés, de paillettes et de millions de dollars agités sous les yeux de ce gamin au
basket si fluide qui venait d’être couronné meilleur joueur de l’équipe de
France des 18 ans et moins, championne d’Europe en 2006 face à la
Lituanie. C’est d’ailleurs ce souvenir
qui le ramène à des préoccupations
plus pressantes. Ce soir, il retrouvera
avec Vilnius le meilleur marqueur
lituanien d’alors, Martynas Gecevicius. « En finale, on avait gagné 77-72.
J’avais défendu sur lui, c’est un bon
joueur, mais c’est vrai qu’avec le
matos qu’ils ont à Vilnius, il ne joue pas
beaucoup », analyse le Manceau.
Aujourd’hui, dans la tête de Nicolas
Batum, la houle s’est calmée, les idées
se sont décantées avec sagesse. « J’ai
fait l’erreur en début de saison de ne
penser qu’à ça, et j’ai fait n’importe
quoi. Je déjouais. Alors, aujourd’hui
j’arrête d’y penser », dit-il avec une
clairvoyance étonnante.
Drôle d’histoire en effet que celle de ce
gamin, orphelin d’un père foudroyé sur
un terrain de basket du côté de Pontl’Évêque, alors qu’il n’avait que deux
ans. Superbe destin que celui de ce longiligne athlète dont l’envergure, la
mobilité, la gestuelle féline ne l’ont pas
empêché d’être sèchement… recalé
aux tests fédéraux de l’INSEP. « Il a un
nez pour le jeu », dit de lui son coach
Vincent Collet, qui le couve depuis ses
années espoirs au Mans où Nico
Batum suivait souvent aux matches un
ami de la famille, Dwayne Scholten, en
son temps intérieur du MSB.
Le gamin qui alors quémandait des
autographes à Keith Jennings ne pensait peut-être pas que sa destinée se
jouerait ici. Il aurait pu partir, il ne l’a
pas fait. « Pendant trois semaines, un
mois, ça a été la folie autour de moi.
Des gens à qui je ne demandais rien me
donnaient des conseils. J’ai écouté ma
famille, bien sûr. Et puis mes agents et
surtout le dernier conseil que j’ai
demandé c’est à Vincent. Lui m’a
beaucoup éclairé sur la décision à
prendre. Je préfère jouer trente
minutes en Euroligue. L’argent, c’était
le premier mot qui arrivait dans les
conversations. Mais il n’y avait pas que
ça pour moi. »
Sopot (POL) - Vitoria (ESP)
Olympiacos (GRE) - V. Bologne (ITA)
Classement
Pts J. G.
— — —
1. CSKA Moscou ........ 4 2 2
2. Sienne ...................... 3 2 1
3. Vitoria ...................... 3 2 1
4. Kaunas ..................... 3 2 1
5. Olympiakos ............. 3 2 1
6. Ljubljana .................. 3 2 1
7. Bologne ................... 3 2 1
8. Sopot ......................... 2 2 0
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AUTOMOBILE FORMULE 1
Briatore peut attendre
Schumacher
de retour
au volant
Le patron de Renault aimerait faire signer Alonso très vite. Mais il risque de devoir être patient.
termes, l’Espagnol garderait toute
latitude pour sauter sur l’occasion
si d’aventure un baquet se libérait
chez Ferrari. Pour l’instant, Kimi
Räikkönen est assuré d’un volant à
la Scuderia jusqu’en 2009 et son
coéquipier Felipe Massa pour une
année de plus après la prolongation de son contrat jusqu’en 2010,
il y a un mois. Mais il pourrait aussi
s’en aller en cas de résultats sportifs trop décevants pour l’Espagnol.
RIEN N’EST ENCORE signé. Mais
tout le monde le voudrait bien. À
commencer par le patron de
Renault F 1. Flavio Briatore avait
lâché la semaine dernière à La
Gazzettadello Sport que tout serait
réglé cette semaine. Il est de son
intérêt d’avancer vite dans ce
domaine. L’équipe française est la
seule pour l’instant à n’avoir
annoncé aucun de ses deux pilotes.
Et Fisichella et Kovalainen, sans
oublier le 3e pilote Nelsinho Piquet,
dont les deux derniers sont managés par Briatore, doivent commencer à s’impatienter. Et ils ne sont
pas les seuls à trouver le temps
long. À l’image de tous ces baquets
de la grille 2008 sans pilote dans
l’attente d’une décision d’Alonso
(voir infographie).
Rien n’est encore fait. Alors
Renault fait des efforts. Fernando
Alonso hésitait à revenir dans son
ancienne équipe car il ne voulait
pas s’engager sur le long terme.
Flavio Briatore, lui, souhaitait que
le double champion du monde
signe pour trois ans, histoire de
construire pour l’équipe française
un projet sur le long terme. Alors,
Fernando aura raison et Flavio pas
tort. Selon le quotidien espagnol
Marca, Alonso se serait vu proposer un contrat de trois ans mais
avec le droit de quitter Renault dès
qu’il le souhaite. En d’autres
Alonso
en vacances
Les baquets libres pour 2008
HHamilton
R ïkkönen
Ra
H
Heidfeld
RRosberg
C
Coulthard
T
Trulli
V
Vettel
B
Button
S
Sato
S
Sutil
Massa
Kubica
Webber
Bourdais
Barrichello
ATHLÉTISME
TRANSAT JACQUES-VABRE
Les multis à l’attaque
Menée par « Gitana 11 », la flottille des trimarans a doublé hier les monos de tête, « Safran » et « Foncia ».
DES ACCÉLÉRATIONS à plus de
30 nœuds, des vitesses moyennes
supérieures à 20 nœuds. Ces dernières vingt-quatre heures, les multicoques 60 pieds (18,28 m) ont fait
parler la poudre au large de
l’Espagne. Partis du Havre
dimanche, un jour après les monocoques, ils se portaient les uns après
les autres, hier après-midi, aux
avant-postes de la flotte de cette
8e édition de la Transat JacquesVabre en double à destination de
Salvador de Bahia, au Brésil, laissant
dans leur sillage les Safran (Guillemot-Caudrelier), Foncia (Desjoyeaux-Le Borgne) et Gitana 80
(Peyron-Le Vaillant) jusque-là en
position d’éclaireurs.
« Il y a beaucoup de vent et de mer,
quand tu passes dans la vague, c’est
impressionnant, racontait Pascal
Bidégorry, skipper du trimaran
Banque-Populaire. C’est court et violent, donc vigilance oblige. Même
pour barrer, c’est la croix et la bannière. » « On avance dans 40 nœuds
de vent, la mer est assez courte, soulignait Stève Ravussin, coskipper de
Groupama 2. Pour le moment, on a
trois ris dans la grand-voile (réduction de la surface) et la trinquette
(petite voile d’avant), mais tout va
bien car on porte très peu de toile. La
stratégie est de faire avancer le
bateau tout en faisant attention. »
un plan d’eau, ça devient dangereux. » Routeur du vainqueur de la
Route du Rhum, Sylvain Mondon, de
Météo France, expliquait qu’ils
avaient anticipé ce scénario avant le
départ. « Si Gitana 11 était parti
dimanche sur la même route que
Groupama et Banque Populaire, il
n’avait aucune chance de sortir de la
Manche par le sud. Nous avons donc
délibérément choisi de partir au nord
sachant que les premières vingtquatre heures ne seraient drôles ni
pour les hommes ni pour le bateau.
Mais l’option a payé et cela valait la
peine. »
Comment ce scénario va-t-il évoluer ? Personne ne le sait tant la
situation « mollissante » des trois
jours à venir s’annonce complexe et
hautement tactique, avec deux
options au choix : descendre le long
des côtes portugaises puis africaines
en quête d’un léger flux d’est ou rester au large à la recherche du vent de
sud-ouest généré par la dépression
positionnée aux Açores.
En monocoques, les équipages
s’offraient aussi quelques frissons et
montées d’adrénaline dans des surfs
à plus de 25 nœuds. « C’est très
rapide, on a même battu le record de
vitesse du bateau ce matin avec
28 nœuds, s’enthousiasmait Charles
Caudrelier, coskipper du bateau leader Safran. Je n’avais jamais été aussi vite en monocoque. On fait malgré
tout très attention au matériel car on
est obligés de tirer sur la bête. On a
eu une nuit virile, avec quelques
PASCAL SIDOINE
Démâtage
du monocoque
« Artemis »
Au-delà de ces conditions parfois difficiles à négocier, tous gardaient
parallèlement un œil inquiet sur le
tandem Lionel Lemonchois-Yann
Guichard (Gitana 11), décalé dans
l’ouest et pointé premier au classement de 20 heures devant BanquePopulaire et Groupama. « Gitana
nous a déjà fait peur hier et il nous
fait toujours peur, commentait Bidégorry. Car en course, dès qu’on se
retrouve à des endroits différents sur
APPELS DU LARGE
Jacques VINCENT (Brossard) : « Le
vent est bien monté, il est rentré petit à
petit hier en fin de journée. Actuellement
on tourne à 21-22 nœuds, avec un vent de
nord-est variable, dans des creux de 1 m,
1,50 m. Nous, on est partis pour opter pour
le large de la côte espagnole, et, niveau
sommeil, on dort deux heures maximum, il
faut être vigilants… »
frayeurs. Mais on n’a pas beaucoup
de choix, il y a du monde derrière, ça
pousse, ça pousse et on ne veut pas
perdre notre place. » Revenus respectivement à 4 et 8 milles à la mijournée, Michel Desjoyeaux et Loïck
Peyron mettaient effectivement la
pression sur Safran, mais l’écart était
revu à la hausse dans la soirée, passant à 19 et 41 milles. Un peu plus
loin derrière, Kito de Pavant
(Groupe-Bel), Jean Le Cam (VMMatériaux), Mike Golding (Ecover)
et Bernard Stamm (Cheminées-Poujoulat) résistaient afin de ne pas être
décrochés. Coup dur en revanche
pour les Britanniques Jonny Malbon
et Graham Tourell dont le monocoque Artemis, alors dixième au
classement, a démâté vers 15 h 20 au
large du cap Finisterre dans
35 nœuds de vent. Sains et sauf, les
deux hommes faisaient route hier
soir vers le port de Vigo en Espagne,
distant d’une centaine de milles.
Gildas MORVAN (VM-Matériaux) : « On a 25 nœuds établis, avec
des pointes à 30 nœuds, on a un peu de
mer, ça commence à être un peu formé
et ça va vite. Il faut surveiller dehors.
On a essayé de dormir un peu avant le
cap Finisterre. Maintenant, on est tous
les deux sur le pont pour surveiller le
vent qui forcit. »
Yannick BESTAVEN (Cervin-EnR) : « On a navigué à vue avec Akena-Varendas. Les conditions sont assez mollassonnes. Plus on descend vers le sud, plus le
vent reprend. En ce moment, on a 12 nœuds de vent avec un vent d’est. On pourra
atteindre le cap Finisterre d’ici 15 heures. Pour nous c’est calme, ça glisse tranquillement. Le temps est mou. On a beaucoup souffert du petit temps parce qu’on est
moins toilé que les autres, on apprend un peu le bateau. On commence à rentrer
dans des conditions plus adaptées à notre bateau et on va pouvoir aligner des
vitesses dignes de lui. Maintenant ça va être dur de recoller des bateaux nouveaux
type ROXY. »
MERCREDI 7 NOVEMBRE 2007
Lionel Lemonchois
et Yann Guichard
menaient hier soir la
flotte des multicoques
et également celle des
monos. Le trimaran
« Gitana 11 » a dépassé
les bateaux de tête de
la classe IMOCA.
(Photo Marcel Mochet/AFP)
RÉSULTATS
Positions hier à 20 heures
Multicoques 60 pieds : 1. LemonchoisGuichard (Gitana 11), à 3 536,1 milles de
l’arrivée ; 2. Bidégorry-Y. Ravussin (FRA-SUI,
Banque Populaire), à 12,6 m. du leader ;
3. Cammas-S. Ravussin (FRA-SUI, Groupama),
à 14,2 m. ; 4. Koch-Gendron (Sopra), et Bourgnon-Vincent (SUI-FRA, Brossard), non localisés.
Multicoques 50 pieds : 1. Escoffier-Fauconnier (Crêpes Whaou !) à 3 721,1 milles de
l’arrivée ; 2. Erussard-Dahirel (Laiteries de
Saint-Malo), à 74,7 m. ; 3. Caseneuve-Houdet
(Croisières Anne Caseneuve), à 100,2 m. ; etc.
Monocoques 60 pieds : 1. GuillemotCaudrelier (Safran), à 3 571,6 milles de l’arrivée ; 2. Desjoyeaux-Le Borgne (Foncia), à
19,4 milles du leader ; 3. Peyron-Le Vaillant
(Gitana 80), à 41,2 m. ; 4. de Pavant-Col
(Groupe Bel), à 42,5 m. ; 5. Le Cam-Morvan
(VM Matériaux), à 53,7 m. ; 6. Golding-Dubois
(GBR-FRA, Ecover), à 57 m. ; 7. StammCariou (SUI-FRA, Cheminées Poujoulat), à
57,4 m. ; 8. Eliès-Audiguane (Generali), à
86,7 m. ; 9. Davies-Grégoire (GBR-FRA, Roxy),
à 108 m. ; 10. Caffari-King (GBR, Aviva), à
141,4 m. ; 11. Le Cleac’h-Troussel (Brit Air), à
150,7 m. ; 12. Bestaven-Guerin (Cervin–EnR),
à 173 m. ; 13. Malbon-Tourell (GBR, Artemis),
à 179,2 m. ; 14. Basurko-Gandarias (ESP,
Pakea Bizkaia), à 184,7 m. ; 15. BoissièresChomette (Akenas Verandas), à 186,1 m. ; 16.
Dejeanty-Laurent (Maisonneuve), à 211,9 m. ;
17. Wilson-Birch (USA-CAN, Great American
III), à 247,6 m.
Monocoques 40 pieds : 1. LepesqueuxCubillos (Siegena-Aubi), à 3 797,2 milles de
l’arrivée ; 2. Bouchard-Krauss (Mistral-LoisirsElior), à 4,1 m. du leader ; 3. Clarke-Lindsay
(GBR, Clarke-OffshoreRacing), 6,2 m. ; etc.
Sdiri doute
encore
Encore interdit de musculation, le sauteur
en longueur, blessé par un javelot
le 13 juillet, hésite toujours à prolonger
sa carrière.
LA FLAMME EST LÀ, présente mais
vacillante. Quatre mois après son terrible accident sur le stadio Olimpico,
Salim Sdiri a repris le sport. Oh ! Rien
de trop violent : du vélo d’appartement et du footing. Rien qui n’ait
l’intensité du haut niveau, mais ces
efforts du quotidien ont donné un peu
de grain à moudre aux fourmis qui lui
dévoraient les jambes. « Ça permet
de se défouler car je devenais fou à ne
rien faire », sourit-il.
Transpercé par le javelot du Finlandais Pitkämäki, le 13 juillet dernier à
Rome, le sauteur en longueur avait
écopé : muscle grand dorsal sectionné, micro-saignements au foie et au
rein. Interdit de pointes, interdit de
Mondiaux, rivé au canapé. Il s’en
extirpa cet été pour s’adonner à la
pêche à la carpe, l’un de ses passetemps favoris, partir en vacances
(dans le Sud de la France, en Tunisie)
et soigner un moral chancelant. « Je
n’ai même pas envie de reprendre
l’athlétisme », disait-il le 25 juillet.
« Moralement, ça va mieux, même si
je ressens de petits pics parfois,
quand me prend l’envie de sauter ou
quand je discute avec d’autres
athlètes, explique-t-il aujourd’hui.
J’avais pris l’habitude de disputer les
grosses compétitions, de côtoyer certains sauteurs étrangers, toujours les
mêmes, avec lesquels on se chambre,
on rigole. Ça fait ch… Je me dis aussi
que, sans mon accident, peut-être
aurais-je fait quelque chose aux
Championnats du monde, peut-être
serais-je déjà qualifié pour les Jeux,
puisque le DTN va protéger certains
athlètes cette année, peut-être que…
C’est dur. »
Il a perdu sept kilos
de muscles
Et les questions qui se bousculaient
en juillet n’ont pas été éclaircies. Sur
le front des dommages et intérêts,
Sdiri a mis son sort entre les mains de
l’avocat parisien Me Lantourne, injoignable hier. « Le dossier suit son
cours, mais moi, je me suis mis en
retrait », glisse l’athlète. Sur le front
sportif, le recordman de France en
salle (8,27 m), l’un des premiers à
avoir paraphé son contrat pro, cogite
à Montargis. La Fédération française
prend régulièrement de ses nouvelles, lui dit qu’elle espère qu’il
reviendra vite arpenter les sautoirs.
Lui ne sait pas, pas encore. « Je vais
refaire de l’athlé, ne serait-ce que
pour refaire du sport, confie-t-il. Mais
la compétition… Je ne dis pas non, je
ne dis pas oui. Si l’envie me reprend,
pourquoi pas ? Mais c’est sûr que je
ne vais pas y aller pour galérer à
7,50 m. »
Alors, Sdiri se donne le temps. Il est
bien obligé. Le médecin ne lui a toujours pas donné le feu vert pour réattaquer à fond. Il n’a pas le droit de
tirer sur la ceinture abdominale affaiblie. Donc pas de sprint, pas de choses
lourdes à porter, pas de musculation.
« À part trois ou quatre flexions du
mollet, peut-être. » L’athlète se soumet à des examens réguliers – scanner, analyses d’urine, de sang –, le
dernier n’a pas donné pleine satisfaction. Donc, il faut attendre, contrôler,
revérifier avant de décider. Les autres
ont pourtant déjà débuté leur préparation, à l’orée d’une saison cruciale
car olympique. Sdiri pourra-t-il rattraper son retard ? « Mon entraîneur
(Danielle Deymier) me dit toujours
que quand j’arrête, j’ai la chance de
ne pas perdre beaucoup de ma qualité
musculaire. Mais bon, là, j’ai été
immobilisé, j’ai perdu sept kilos de
muscles… »
Dans la balance, il y a aussi toutes les
autres envies. Sdiri n’en manque pas :
« Je sais que certains pensent beaucoup à leur reconversion mais moi, ça
ne me préoccupe pas trop. J’ai plein
de centres d’intérêt, plein de débouchés potentiels. En athlé, je suis parti
de rien et j’ai beaucoup appris.
J’aimerais transmettre ce savoir,
apprendre à apprendre. Sinon, je
pourrais ouvrir une boîte informatique ou me diriger vers l’animation
auprès des jeunes… » Des projets qui
peuvent bien patienter un peu. Ce
serait dommage de clore, à vingt-neuf
ans, le chapitre piste sur une fin si
triste et abrupte. « Aujourd’hui,
j’attends déjà de reprendre la musculation et de pouvoir m’entretenir.
Ensuite, il faut du temps pour récupérer son niveau. Une préparation, c’est
deux entraînements par jour à bloc. Je
verrai bien si j’en ai envie. Pour
l’heure, je ne sais pas. Non, je ne sais
pas. »
JEAN-DENIS COQUARD
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BATEAUX
FRÉDÉRIC FERRET (avec A.G.)
Flavio Briatore, ici à Melbourne lors de l’ouverture de la saison 2007, aimerait bien faire revenir chez Renault Fernando Alonso, le pilote
avec lequel il conquit deux titres mondiaux en 2005 et 2006.
(Photo Sutton/Panoramic)
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Les
L pilotes 2007 pas assurés de leur avenir :
Fisich Kovalainen, R. Schumacher, Davidson
Fisichella,
Yamamoto, Nakajima, Liuzzi.
RALLYE-RAID : PÉTITION
ANTICHALEUR. – Les pilotes de
rallye-raid auto s’accommodent très
mal des nouveaux sous-vêtements
ignifugés, les mêmes que dans les
autres disciplines de sport
mécanique, dont la FIA a rendu le
port obligatoire depuis le 1er janvier
dernier. À manches et jambes
longues, ces dessous étouffent les
concurrents, qui passent de longues
heures dans des véhicules par
ailleurs surchauffés. À l’initiative des
pilotes VW, une pétition a circulé au
rallye du Maroc en octobre et à
Dubaï. Destinée à la FIA, elle
demande un retour au régime
antérieur, qui autorisait des tenues
plus légéres. – A.-J. D.
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McLaren
Ferrari
BMW
Renault
Williams
Red Bull
Toyota
Toro Rosso
Honda
Super
p Aguri
g
Force India
WTCC : MULLER EST DÉJÀ À
MACAO. – Le Français est en course
pour le titre mondial des voitures de
Tourisme. La dernière manche se
déroulera dans dix jours sur le circuit
urbain de Macao. Et pour être fin
prêt, Yvan Muller est parti dès hier
pour la capitale asiatique du jeu. Le
pilote SEAT est à égalité de points
avec le double tenant du titre Andy
Priaulx, pilote BMW.
Noir
Une fois la question de la durée du
contrat réglée se pose encore celle
du salaire. Car payer un double
champion du monde a un coût. Et
pas seulement en argent. Fernando Alonso veut une voiture
gagnante. Flavio Briatore lui a déjà
présenté des dossiers techniques
sur ce que sera la future R 28, remplaçante de la très modeste monoplace de l’année, auteur d’un seul
podium cette saison. Alors, pour
les émoluments de l’Espagnol et
afin d’assurer le développement
d’une F 1 capable de rivaliser avec
les Ferrari, McLaren, et autres
BMW, les entreprises espagnoles
mettraient la main à la poche avec
rien de moins qu’une soixantaine
de millions d’euros, selon As, un
autre journal espagnol. Et parmi
ces sociétés ibériques, on retrouverait Movistar, société parente de
Telefonica qui était sur les Renault
jusqu’en 2006, mais aussi Mutua
Madrilena, autrefois sponsor personnel de l’Asturian et cette saison
partenaire de McLaren, et Banco
Bilbao Viscaia. Seul problème, le
principal sponsor de l’équipe française est aujourd’hui ING, une
banque néerlandaise, concurrente
de l’entreprise basque.
Donc, rien n’est encore signé. Et
pour Flavio Briatore, tout comme
les pilotes encore dans l’incertitude, il risque de falloir encore
attendre un peu car Fernando
Alonso, fatigué par cette saison
difficile, est parti en vacances. Et sa
décision ne devrait donc pas être
connue avant une quinzaine de
jours.
Le septuple champion du monde a
repris goût à la course. Parti à la
retraite il y a de cela un an, Michael
Schumacher s’est essayé lundi à la
moto de compétition en pilotant la
Ducati championne du monde
MotoGP à Valence. Son meilleur
temps : 1’37’’, soit 5’’ de moins que
le meilleur temps de Pedrosa au
guidon de sa Honda lors de la course
de dimanche. Mais l’Allemand ne va
pas s’arrêter là et va goûter de
nouveau aux délices de la F 1 la
semaine prochaine dans une Ferrari.
Fin octobre, il avait déjà repris
contact à Maranello. Mais l’affaire se
déroulait dans le cadre d’une
démonstration pour FIAT. Cette fois,
Michael Schumacher pilotera encore
la F 2007 championne du monde.
Mais il va devoir cette fois remettre
son rouge de chauffe. Car ce retour
aux affaires se fait « à moitié pour
son plaisir, à moitié pour le boulot.
Mais en aucun cas en vue d’un
éventuel retour, expliquait l’attachée
de presse du pilote allemand avant
d’ajouter : « Michael a beaucoup
d’expérience avec des monoplaces
sans antipatinage. Il est sous contrat
avec la Scuderia. Et il a vraiment
envie d’aider Ferrari… » Le
règlement prévoit en 2008 la
suppression de toute aide
électronique au pilotage. – F. F.
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TENNIS MADRID (Masters WTA, indoor)
Mercredi 7 novembre 2007
Sharapova retrouve le sourire
La Russe a remporté hier contre Daniela Hantuchova son premier match depuis l’US Open.
sont plus les mêmes. Mais ce qui
compte avant tout, c’est que j’ai
gagné, que j’ai tenu le coup physiquement, que je n’ai pas perdu mon
calme lorsque Daniela a sauvé trois
balles de match sur trois services
gagnants puis une quatrième en faisant appel au Hawk-Eye. Je suis restée bien dans mon match jusqu’au
bout alors que la bagarre devenait
vraiment intense. »
Seule la victoire est belle.
C’est un peu ce que disait
Maria Sharapova après
sa victoire en deux sets
sur Daniela Hantuchova
(6-4, 7-5 en 1 h 48’).
Alors qu’on pariait sur
son forfait à Madrid à
cause de cette fichue
tendinite à l’épaule qui la
fait souffrir depuis des
mois, elle a surpris tout
le monde en se montrant
sous son meilleur visage.
Cela ne veut pas dire
pour autant qu’elle est
tirée d’affaire.
On ne lui donnait donc pas
beaucoup de chances de se
présenter à Madrid. Et puis
hier, on a revu la vraie
Sharapova, combattante
et dominatrice.
MADRID –
de notre envoyé spécial
ON S’ATTENDAIT À VOIR une
convalescente, l’épaule en loque,
mais c’est en fait une Maria Sharapova en pleine possession de ses
moyens, capable de frapper d’un
bout à l’autre du match des premières balles de service à 185 voire
190 km/h, qui a battu hier Daniela
Hantuchova (6-4, 7-5) pour son deuxième match joué en deux mois.
D’ailleurs, la terrible tendinite à
l’épaule droite qui la fait souffrir
depuis le début de l’année, la Russe
ne voulait plus en parler : « La seule
chose qui occupe mon esprit en ce
moment c’est de jouer au tennis. Je
ne voulais pas que la saison se termine pour moi par un nouveau forfait. J’étais rouillée, c’est sûr, j’avais
souvent du mal à retourner les services de Daniela car quand on coupe
trop avec la compétition, on perd le
rythme et les temps de réaction ne
Chaque jour, la Française nous raconte
son Masters, vécu de l’intérieur.
« Je découvre
un autre monde »
“
Je tourne 7 jours sur 7,
et pas question d’avoir l’air fatigué.
C’est la première fois que je vais sur un tournoi
sans savoir si on me demandera de jouer. Je pourrais
ressentir une certaine frustration mais, au contraire, je suis
fière d’être ici. Les dix meilleures de l’année sont là et je fais
partie de ce groupe, alors je ne me vois pas en position de me
plaindre. Pourtant, c’est curieux car jusqu’ici ça fait limite « tournoi
vacances ». Les conditions dans lesquelles les joueuses sont reçues, moi
y compris comme remplaçante, sont tellement extraordinaires que ce
n’est pas évident de trouver la motivation. L’hôtel dans lequel nous
sommes est superbe et je dispose de trois chambres, rien que ça !
Comme je suis seule avec mon père, il y en a une qui est inoccupée. C’est
la première fois aussi qu’on me donne une voiture avec chauffeur. Et tout
est à l’avenant, chaque jour, je trouve un nouveau cadeau dans ma
chambre. Si je veux aller au cinéma ou au théâtre, pas de problème, je
peux avoir des billets. Pour les filles qui sont dans le top 10 depuis un
moment, ça paraît peut-être normal, mais moi je découvre un autre
monde. Cela dit, je ne perds pas de vue que je vais peut-être jouer,
alors je m’entraîne comme s’il s’agissait d’un tournoi normal. Ce
n’est pas trop difficile, car d’une part, je suis habituée à me
donner à cent pour cent dans mes entraînements, et puis,
comme ici les matches ne commencent pas avant 18
heures et qu’il y a plus de courts d’entraînement
qu’on peut en trouver dans n’importe quel
autre tournoi indoor, je peux profiter de
Madrid le matin et travailler
l’après-midi.
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Justine HENIN (vainqueur
d’Anna Chakvetadze 6-1, 7-6) : « Je
suis contente de m’en tirer comme ça
au deuxième set car elle s’est mise à
bien frapper dans la balle et ce
n’était pas facile compte tenu du fait
que mon premier service ne passait
pas (45 % de réussite seulement
dans chacun des sets). Mais j’ai
retrouvé plus d’efficacité au tiebreak. Un premier match dans un
tournoi, ce n’est jamais une chose
facile à gérer et d’autant plus ici où
ne sont rassemblées que les huit
meilleures du monde. » – A.D.
RÉSULTATS
Dotation : 2 061 289 GROUPE JAUNE
Henin (BEL) b. Chakvetadze (RUS), 6-1, 7-6
(7-4).
GROUPE ROUGE
Sharapova (RUS) b. Hantuchova (SLQ), 6-4,
7-5 ; Ivanovic (SER) b. Kuznetsova (RUS) 6-1,
4-6, 7-5.
Suivez les matches
en direct
SUR
www. lequipe.fr
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – À partir de
18 heures (en direct sur Eurosport) : Henin (BEL) - Jankovic
(SER) ; pas avant 20 heures :
S. Williams (USA) - Chakvetadze
(RUS) ; Ivanovic (SER) - Hantuchova (SLQ). FACE-À-FACE :
Henin-Jankovic : 8-0 ; S. Williams-Chakvetadze : 0-0 ; Ivanovic-Hantuchova : 1-1.
Le maître décolle
TIRAGE AUJOURD’HUI. – Richard Gasquet sera fixé aujourd’hui sur la
composition de sa poule. Dans son groupe, il aura trois adversaires répartis
ainsi : le no1 ou le no2 (Federer, Nadal), le no3 ou le no4 (Djokovic ou Davydenko) et le no5 ou le no6 (Roddick ou Ferrer). La meilleure répartition, pour lui,
reviendrait sans doute à tomber sur Nadal, Davydenko et Roddick. À suivre…
à la Vitamine C
ALAIN DEFLASSIEUX
MASTERS ATP
RICHARD GASQUET s’envole cet après-midi pour Shanghai, avec son coach
Éric Deblicker. Les deux hommes logeront au Hilton, l’hôtel officiel avec tous
les autres « Maîtres » . Deux entraînements sont déjà prévus, un avec Fernando Gonzalez, l’autre avec Rafael Nadal.
Hier, Gasquet s’est consacré à une longue séance de jeu sur les courts couverts
de Roland-Garros, puis est passé entre les mains des ostéopathes. Il n’a pas
fait de physique : « Cela n’est pas nécessaire car l’heure est plus à la récupération, explique son préparateur physique, Nicolas Perrotte qui ne sera pas du
voyage. Richard sait ce qu’il a à faire : essentiellement des échauffements
basés sur l’intensité. »
Hier, enfin, Richard Gasquet et Yannick Noah « se sont parlé au téléphone » ,
confie Deblicker. – D. B.
DOUBLE : LES FRÈRES BRYAN
RENONCENT. – En raison de la
blessure à un coude de Mike Bryan,
les jumeaux Bryan n’iront pas à
Shanghai. La paire américaine,
numéro un mondiale, est remplacée
par le duo israélien formé par Jonathan Erlich et Andy Ram, qui participent ainsi à leur deuxième Masters
d’affilée.
Rouge
Marion Bartoli
Bleu
Rouge
Jaune
Le carnet de bord de
Jaune
Commentant sa prestation sans la
moindre excitation, Maria Sharapova confirmait l’impression qu’elle
avait laissée sur le court où elle fit
tout dans la simplicité : vestimentaire, tout d’abord, avec une tenue
tout ce qu’il y a de plus traditionnelle
composée d’une jupe portefeuille
beige rosée deux fois plus longue que
celle de Hantuchova, et d’un polo
marron d’une grande sobriété. Comportementale, ensuite, dans la
mesure où la Russe se contenta
d’accompagner ses frappes d’un
simple soupir et non des monstrueux
rugissements habituels qui percent
les tympans. Technique et tactique,
enfin, avec un jeu aussi dépouillé que
d’habitude pour chercher le coup dur
mais sans chercher non plus à en faire
trop. Repêchée pour le Masters grâce
au forfait de Venus Williams, Sharapova avait donc abandonné ses
allures de star pour effectuer d’une
manière beaucoup plus humble ce
qu’elle qualifie elle-même de
« come-back de la dernière chance
pour la saison 2007 ». Et il n’y a pas
vraiment d’exagération dans son
expression si l’on se réfère aux
galères qu’elle a traversées cette
année. Rappel…
En janvier à Melbourne, la Russe se
qualifie pour la finale après avoir frôlé la défaite au premier tour face à
Camille Pin. Écrabouillée par Serena
Williams, tout le monde a noté
qu’elle avait de gros problèmes au
service. Pourtant, Sharapova ne
souffle mot de ses douleurs à
Noir
MADRID. – Maria Sharapova
arborait une nouvelle tenue
hier, mais les regards
étaient aussi braqués sur
son service. Avec 69 % de
premières balles et des
missiles approchant les
200 km/h, elle a rassuré
tout le monde.
(Photo Javier Sorano/AFP)
Bleu
Noir
l’épaule. La semaine suivante, elle se
blesse à une jambe à Tokyo. En mars,
à Indian Wells, elle explique que ce
problème l’empêche de prendre ses
appuis au service, mais ne parle toujours pas de l’épaule alors que
quelques mauvaises langues racontent que son père croit à un maraboutage de la part de la famille Williams ! Battue au troisième tour par
Zvonareva, elle perd ensuite à Miami
6-1, 6-1 contre
Serena.
Quelques jours
plus tard, Sharapova passe une
IRM et avoue
enfin qu’une
sérieuse tendinite
l’empêche de servir depuis plusieurs semaines.
Elle zappe tous les tournois jusqu’à
Istanbul (battue par Rezaï) et
enchaîne sur Roland-Garros. Elle
compense alors son handicap au service par un désir féroce de se battre et
parvient jusqu’en demi-finales (battue par Ivanovic 6-2, 6-1). Sharapova
explique ensuite qu’il lui a fallu une
injection de cortisone pour être présente à Paris « mais je n’aime pas les
aiguilles et la cortisone n’est pas ce
qu’il y a de mieux pour une jeune
athlète. » Il faudra attendre Wimbledon et sa défaite en huitièmes de
finale face à Venus Williams pour
qu’elle se décide à modifier son geste
et à prendre une raquette plus légère.
Du coup, elle gagne à San Diego
début août mais en arrivant à l’US
Open quelques semaines plus tard, la
douleur est revenue. Comme en
début d’année, Sharapova préfère
dire que tout va bien, et perd au troisième tour. Personne n’est dupe et sa
fin de saison devient un calvaire. Elle
renonce à la Fed Cup, essaye de jouer
à Moscou mais cède dès le premier
tour et derrière, les forfaits s’enchaînent. On ne lui donnait donc pas
beaucoup de chances de se présenter
à Madrid. Et puis hier, après avoir
annoncé qu’elle n’avait recommencé
à servir qu’il y a une semaine, on a
revu la vraie Sharapova, combattante et dominatrice. Combien de
temps tiendra-t-elle comme ça ? Elle
même ne le sait pas mais hier, son
sourire faisait plaisir à voir.
NALBANDIAN, NON À SHANGHAI !
– David Nalbandian, l’homme en forme de
cette fin de saison, vainqueur coup sur
coup de deux Masters Series (Madrid et
Bercy) a terminé sa saison. « David n’ira
pas au Masters dans la peau d’un remplaçant, a affirmé Martin Jaite, son entraîneur.
Et comme Roddick et Davydenko ont
confirmé leur participation, David a préféré
partir en vacances. Nous allons avoir le
temps de bien préparer la saison 2008. »
Après sa victoire parisienne contre Nadal
(6-4, 6-0), Nalbandian a rejoint, lundi soir,
l’Argentine et sa province natale de Cordoba. Il a déjà confirmé sa présence à un tournoi exhibition en fin d’année à Buenos
Aires. Il commencera sa saison 2008 directement en Australie. – A. Ju.
NIEMINEN, SERVICE ADAPTÉ. – Dix jours après sa défaite face à Roger
Federer en finale du tournoi de Bâle, Jarkko Nieminen a changé de statut à
son retour en Finlande. Et pour cause, le 27e mondial a intégré la caserne de
Lahti, pour les six prochains mois, service militaire oblige. « Je vais connaître
de nouvelles expériences qui auront une influence positive sur ma carrière »,
a-t-il déclaré en tenue de camouflage. Nieminen touchera, durant sa période
de conscription, une solde mensuelle de 100 euros... Un appel sous les
drapeaux adapté aux sportifs de haut niveau qui ne lui fera pas manquer le
début de la saison prochaine puisque le gaucher a prévu de participer aux
tournois d’Adélaïde et d’Auckland avant de s’aligner à l’Open d’Australie.

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