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Horizon Sud
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n°11 • MARS - AVRIL - MAI • 2011
p
i
www.province-sud.nc
L’école de
la réussite
Dossier
n
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SOMMAIRE
3 3 questions à...
Eric Gay
4 Coup d’œil dans le rétro
L’actu comme vous ne l’avez pas lue…
6 www.province-sud.nc
Toute l’actualité du site provincial
7 Dossier
Mobilisation générale pour
la rentrée scolaire
14 Jeunesse
Bientôt un site web dédié aux jeunes
17 Coopération régionale
La province Sud,
partenaire historique du Vanuatu
7 Dossier
Une rentrée
très active
18 Zoom
Vers une réhabilitation de l’habitat spontané
19 Reportage
Après Vania, l’exécutif provincial
dans les squats
20 Patrimoine
28 Social
21 Rencontre
30 Équipement
L’orgue de la cathédrale en Italie
Sandrine Videault,
Calédonienne au parfum
24 Économie
L’attribution des subventions
revue et corrigée
HorizonSud
26 Entreprise
BP L1 - 98849
Nouméa Cedex
Tél. : 25 81 22
Courriel :
[email protected]
Édité à 40 000 exemplaires
par la province Sud
Nouvelle-Calédonie Initiative
plus que jamais impliquée
27 Association
Active, championne de la réinsertion
des demandeurs d’emploi
Directeur de la publication :
Frédéric Garcia
Directeur de la rédaction :
Jérôme Pourtau
Rédactrice en chef :
Christine Allix
Corrections :
Claudine Bousquet
PAO : Concept
Impression : IRN
Distribution : Totem
N° ISSN : en cours.
Le centre médico-social de Boulari
en mutation
Tour d’horizon des chantiers
du Grand Nouméa
33 Santé
La contraception, une affaire de choix
34 Environnement
Le lagon sous expertise
38 Sport
Le Centre des activités nautiques à la loupe
40 Balade
Voyage au cœur de Prony
43 L’agenda
Les principales manifestations
des trois prochains mois
46 La province Sud
à votre écoute
À la rencontre de Marie-Rose Wahetra
et de Suzelle Wilson
Photo de couverture : Fabrice Wenger
2
www.province-sud.nc
HorizonSud
3 questions à…
Éric Gay
Face à une situation financière très tendue, pourquoi
avez-vous décidé de préserver le secteur de
l’enseignement ?
« L’enseignement est la clé de voûte de toute société. Nous le savons
tous, c’est dans la classe, à l’école, au collège que se joue l’avenir de nos
sociétés. D’où notre volonté de maintenir un effort conséquent dans ce
secteur qui, primaire et secondaire confondus, représente un tiers de
notre budget. »
Au-delà de l’école, n’est-ce pas la jeunesse tout entière
que vous entendez accompagner ?
« Bien sûr ! La jeunesse d’aujourd’hui manque de repères, de valeurs
comme le respect des règles, le travail, l’assiduité et la solidarité. Il est de
notre devoir de responsables politiques de leur en donner. Et d’impliquer
dans ce combat les jeunes bien sûr, mais aussi les éducateurs et les
parents. Pour ne laisser personne au bord du chemin, il nous faut écouter
ce que les jeunes ont à dire et leur proposer tout un éventail d’actions
pour réussir et s’insérer. »
Photo : Fabrice Wenger
Que manque-t-il, aujourd’hui, pour que les jeunes se
sentent véritablement impliqués ?
L’enseignement
est la clé de voûte
de toute société.
« Trop longtemps, les choses ont été faites de façon diffuse. Nous avons
décidé de considérer la jeunesse dans sa globalité, dans tous ses temps
de vie, des loisirs à l’insertion professionnelle, en passant par la scolarité
et la famille. La création d’un pôle jeunesse va dans ce sens. Tout comme
le vaste plan « Agir pour la jeunesse : insertion et réussite » (AJiR) qui
concrétise et fédère les nombreux dispositifs provinciaux destinés à
accompagner la jeunesse, de la petite enfance à l’âge adulte. »
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3
L’ACTU EN BREF
De tout cœur avec les familles des victimes
du tremblement de terre de Christchurch
Pierre Frogier, président de l’assemblée de la province Sud, et les élus de l’assemblée de province ont
appris la disparition, chez nos voisins et amis néo-zélandais, de dizaines de personnes, causée par
le tremblement de terre qui vient de frapper Christchurch. Le président de l’assemblée de la province
Sud et les élus tiennent à adresser leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes de ce
drame épouvantable, ainsi qu’à monsieur Simon Draper, consul général de Nouvelle-Zélande, et à la
communauté néo-zélandaise résidant en Nouvelle-Calédonie.
« Un été au ciné »
fait un carton !
Une natte, un bon casse-croûte et, si possible, une météo
clémente. Tel est le trio gagnant de l’opération « Un été au
ciné » qui, cette année, a séduit plus de 6 000 personnes
autant attirées par les affiches proposées (Océan,
Invictus, Dragons…) que par la gratuité des projections.
Soixante-dix projections avaient ainsi été programmées
en plein air par la province Sud, en partenariat avec le
réseau national « Passeurs d’images » et le Ciné City,
dans les villages, les quartiers, les tribus et même sur
les plages. À noter que deux court-métrages calédoniens
ont été diffusés avant chaque film : Manou, de Manuella
Ginestre, et Winchester, d’Aline Da Silva.
Photos : Fabrice Wenger
Année de
la « zénitude »
60
stagiaires ont
pu s’initier à la
réalisation d’un
court-métrage
de fiction
dans le cadre
des ateliers
audiovisuels
proposés,
l’été dernier, à
Nouméa, Païta,
La Foa, Bourail
et Thio.
Tranquillité et paix, voilà ce qu’annonce
l’année du Chat, en astrologie chinoise.
Cette ambiance, la Maison bleue a pu
s’en imprégner lors de la soirée du Têt
co-organisée par la province Sud et les
associations asiatiques. Cérémonie des
pétards, danse du dragon, vœux du
président de l’assemblée de la province
Sud et des représentants des communautés
vietnamienne et chinoise, danses
folkloriques, défilé de costumes traditionnels,
démonstration de taï-chi, spécialités
culinaires... Rien n’a manqué pour faire de
cette soirée un vrai moment de rencontre et
d’échange.
4
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HorizonSud
En route
vers l’emploi
Ils sont jeunes et souhaitent répondre aux besoins
des cabinets d'expertise comptable, des entreprises
et des collectivités territoriales. Le mercredi
23 février, dix demandeurs d’emploi ont signé leur
contrat de qualification pour acquérir une licence
professionnelle, mention métiers de la comptabilité
et de la gestion, spécialité « révision comptable ». Ils
vont maintenant suivre, durant un an, leur formation
en alternance à l’université pour les cours théoriques
(501 heures) et en cabinet ou en entreprise pour
la formation pratique (1 171 heures). Dans cette
opération, la province Sud verse une aide financière
de 5 040 0000 F aux entreprises concernées.
Pierre Frogier,
président de l’assemblée de la province Sud,
à propos des grands chantiers de l’année 2011.
« L’une de nos priorités consiste à moraliser la vie publique. Les
élus sont certes concernés, mais pas seulement ; tous ceux qui
bénéficient de fonds publics doivent aussi se sentir impliqués. »
Ces jeunes ont du talent !
Leurs aînés avaient ouvert la route
l’année dernière. Résurrection Junior a
bien failli réussir l’exploit lors de l’édition
2011 du Boty. Les jeunes de RivièreSalée ont pourtant dû s’incliner devant le
brio et le sens artistique de leurs copains
de quartier, Urban Breaker crew, qui
se sont qualifiés pour le Boty France
2011 et qui ont, cerise sur le gâteau,
remporté le 1er prix de la meilleure
chorégraphie. Mohamed Belarbi,
membre du jury, s’est dit surpris par le
niveau des breakdancers calédoniens
– « des danseurs qui possèdent un fort
potentiel » –, mais aussi par leur état
d’esprit : « Ils se battent sur la piste, mais
se respectent en dehors. » En province
Sud, contrairement à de nombreux autres
pays où il est pratiqué, le hip-hop rime
avec respect, performance et créativité.
Qu’on se le dise !
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5
WWW.PROVINCE-SUD.NC
L’actualité du portail provincial
À votre service
Vous voulez télécharger le guide des aides, visionner les appels d’offres,
consulter les offres d’emploi, vous informer sur les enquêtes publiques en
cours, lire les délibérations provinciales, découvrir les services de proximité ?
Rien de plus simple ! Il vous suffit de cliquer sur la rubrique « La province Sud
à votre service ». Ces informations sont mises à jour régulièrement. Elles sont
répertoriées par secteur. À noter que l’espace « Appels d’offres » est dédié
aux professionnels et permet d’accéder à l’ensemble des consultations de la
province Sud ainsi qu’aux avis d'attribution de marché.
Quant aux délibérations votées par l'assemblée de la province Sud, elles sont
classées par séance d'adoption, depuis la création des provinces en 1989.
Les publications du
développement rural
Clic
Elles sont disponibles en téléchargement dans
la rubrique « Entreprises et agriculture ». Cela
va du répertoire des aides financières aux
guides pratiques, en passant par les brochures
et les dépliants. Parmi les dernières publications, on retiendra le Guide de la forêt cultivée :
pour une gestion sylvicole durable tournée vers
l’avenir, l’ouvrage consacré à la mise en place
de la protection biologique intégrée (PBI) en
Nouvelle-Calédonie, ainsi que les brochures
consacrées au réseau de suivi d'exploitations
bovines en province Sud, aux forages et aux
captages en agriculture.
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rubrique, vous pouvez
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Sud, aux antennes provinciales et aux médiateurs provinciaux.
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Le Tazar nouveau
est en ligne
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des
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N •12
Fév./mars 2011
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Dossier
l’été
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Portrait
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aux tricots
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Animaux m assez !
y en a
Si vous êtes perspicace, vous
avez remarqué que le Tazar
a quelque peu changé.
Dorénavant, il paraîtra tous
les deux mois, avec plus
de pages pour vous parler
de ce qui vous intéresse,
et en format poche pour
le côté pratique. Vous
pouvez le télécharger sur
notre site.
Sänh
1
www.province-sud.nc
DOSSIER
HorizonSud
L’école
de la réussite
Dossier réalisé
par Christine Allix
Photos : Fabrice Wenger
La jeunesse est
la grande priorité
de l’exécutif
provincial.
En attestent
les différents
dispositifs initiés
pour 2011 comme
les internats
d’excellence,
l’école de la
deuxième
chance ou le plan
quinquennal
pour les collèges.
Retour sur
une rentrée
scolaire riche en
nouveautés.
www.province-sud.nc
7
DOSSIER
20 396 écoliers
et un seul objectif :
la réussite !
Grande priorité de l’exécutif provincial, l’éducation est revenue
sur le devant de la scène au mois de février, avec la rentrée
scolaire. État des lieux.
T
oute rentrée scolaire se définit d’abord
par des chiffres. Pour cette année 2011,
on retiendra : 96 écoles publiques,
dont deux nouvelles à la Pointe à la
Dorade et à Robinson ; 20 396 élèves ; 1 489
personnels de l’éducation ; plus de 1,360
milliard de francs pour les bourses et aides
apportées aux familles...
Si les chiffres sont importants, les actions
concrètes
restent
primordiales.
Car,
comme Éric Gay, premier vice-président de
l’assemblée de la province Sud, ne manque
jamais de le rappeler, « l’accompagnement à
la scolarité est l’une des clés de l’égalité
des chances à l’école ». Hors temps
scolaire, les enfants et les
jeunes ne trouvent pas
toujours dans leur
6 620
millions de
francs seront
distribués aux
boursiers en
2011.
environnement familial et social l’appui et les
ressources complémentaires dont ils auraient
besoin pour réussir. La province Sud, par le
biais de sa direction de l’Éducation, doit alors
prendre le relais.
Cette année, elle a consenti un effort
particulièrement sensible pour les 25 écoles
dites prioritaires (24 écoles de la réussite
et 1 école de l’excellence) avec le renfort de
18 maîtres surnuméraires et la création de dix
prix de l’initiative et de l’innovation destinés,
notamment, à « stimuler et encourager
l’élaboration
d’actions
véritablement
innovantes ». Elle entend également multiplier
les actions éducatives liées à la sécurité
routière, à l’informatique et à l’Internet, aux
pratiques citoyennes, à la connaissance de
l’environnement naturel et historique ou à la
culture. Parce que ce type d’actions favorise
l’épanouissement de l’enfant et qu’un enfant
épanoui a forcément plus de chances de
réussir.
18
maîtres
surnuméraires
en renfort.
8
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HorizonSud
Parents
partenaires
Le fossé entre les parents et l’école n’a cessé de
se creuser ces dernières années. Pour renouer les
liens, la direction de l’Éducation a mis en place des
actions concrètes comme l’accueil des parents lors
de la rentrée des classes ou la semaine des parents
à l’école qui, cette année, est programmée du 2 au
6 mai. Cette dernière opération concerne toutes
les écoles publiques de la province Sud. Elle tend
à « initier un moment de dialogue, à l’échelle de la
province, entre enseignants et parents qui pourront
voir et comprendre l’école de leur enfant ».
Le primaire privé
pas oublié
Directeurs
déchargés
La province Sud soutient aussi l’enseignement primaire privé.
En 2010, elle lui a consacré un budget de 1,25 milliard en
fonctionnement et de 200 millions en investissement. Elle
prend notamment en charge les salaires des personnels non
enseignants, qu’ils soient d’éducation (surveillants d’éducation),
techniques ou administratifs, de la Direction diocésaine de
l’enseignement catholique (97 % de la dépense), de la Fédération
de l’école libre protestante et de l’Alliance scolaire de l’Église
évangélique. À cela s’ajoutent les coûts matériels des écoles
maternelles et, pour partie avec les autres provinces, les charges
de fonctionnement des directions. La collectivité participe
également, en lien avec l’État, aux constructions nouvelles, aux
remises aux normes et à l’entretien des établissements des
enseignements privés en province Sud.
Enfin, la Province a mis en place le régime de la « gratuité » pour
les familles des enfants boursiers, qui n’ont plus à participer aux
coûts d’hébergement et de restauration.
16
Dans son souci de « donner à chacun les mêmes
chances de réussir », la direction de l’Éducation a
fait un effort tout particulier en direction du personnel
encadrant, véritable pierre angulaire du dispositif
éducatif provincial. Le régime des décharges des
directeurs a ainsi été révisé et prend désormais en
compte la diversité des élèves (boursiers, élèves
en situation de handicap), la diversité des classes
(classes spécialisées, classes de proximité) et la
gestion des personnels de l’école. Avec pour objectif
d’alléger la masse de travail des directeurs concernés.
À noter que les directeurs auxquels n’a pas été
attribuée une décharge bénéficieront d’une journée
hebdomadaire : soit par l’affectation d’un stagiaire en
formation le jeudi, soit par l’affectation d’un remplaçant
une journée dans la semaine.
www.province-sud.nc
classes de 14 écoles
maternelles de
la province Sud
bénéficient d’un
enseignement en
langue kanak.
9
DOSSIER
Les collèges
respirent enfin !
La création de collèges a permis de désengorger les
établissements existants et facilite la prise en charge des
10 680 collégiens de la province Sud.
16
millions d’aides
seront versées
aux étudiants en
Métropole, en 2011.
L
ongtemps engorgés, les collèges
ont retrouvé une capacité d’accueil
acceptable et surtout adaptée
aux besoins grâce, notamment, à
l’effort de la province Sud pour la création de
nouveaux établissements.
Cette année, la collectivité va consacrer
758 millions de francs à la construction, à la
rénovation et à l’équipement des collèges, et
263 millions à leur fonctionnement. Une fois
encore, la province Sud s’engage, en matière
d’investissement, bien au-delà des recettes
que l’État lui verse au titre de la dotation
générale de construction et d’équipement des
collèges.
Parmi les projets de grande envergure,
une extension portera la capacité théorique
du collège de Katiramona de 300 à
500 élèves dès 2012. Quant au futur collège
de Dumbéa-sur-Mer, il sera livré courant 2014.
Parallèlement, la province Sud travaille
toujours sur la reconstruction du collège de
Yaté et sur la création d’un établissement à
Boulouparis.
Succès du numérique
Concernant les nouvelles technologies, le
« collège numérique expérimental », mis en
place à Plum à la rentrée 2010, est un réel
succès. Il continue sur sa lancée avec la
création, cette année, d’un espace numérique
de travail qui permet l’accès, via un service
en ligne implanté sur un serveur, pour tous
les « utilisateurs » du collège, aux ressources
dont ils peuvent avoir l’usage : évaluations ou
absences pour l’administration, échanges de
cours pour les enseignants, devoirs pour les
élèves, notes pour les parents…
Gratifications
Les encouragements à la réussite
prennent désormais trois formes :
récompense des bacheliers ayant
obtenu une mention (Très bien :
30 000 F, Bien : 20 000 F) ;
accompagnement social et du suivi des
étudiants ; prix d’encouragement ou prix
d’excellence pour les plus méritants
ou les plus talentueux.
10
www.province-sud.nc
HorizonSud
Des internats
qui visent l’excellence
La province Sud consacre 223 millions de francs aux internats (dont 137 en fonctionnement).
Cette année, elle a innové en lançant le dispositif « internats d’excellence » qui vise à améliorer
les conditions de réussite scolaire des élèves concernés et à favoriser la mixité sociale. Proposé
dès la classe de sixième et jusqu’à bac + 2, ce dispositif repose sur une aide aux devoirs ciblée,
des études surveillées, des activités sportives, scientifiques et culturelles organisées en fonction
du projet de l’établissement d’accueil. À ce jour, deux établissements sont conventionnés :
l’institut Jeanne-d’Albret, à Nouméa, et l’internat Le Rosey, du lycée Jean-XIII, à Païta.
Quarante-deux élèves sont concernés.
60
places à l’école
d’excellence d’ici
fin 2011
E2C pour repartir
sur de bons rails
Le dispositif concerne potentiellement 1 200 jeunes de
la province Sud et connaît un vif succès, depuis son
lancement en décembre 2010, dans l’immeuble
Le Surcouf, rue Frédéric-Surleau. L’école de la deuxième
chance s’adresse aux jeunes garçons et filles de 18 à
25 ans sortis du système scolaire sans diplôme depuis
au moins un an. Elle propose une formation, « très
personnalisée », selon son directeur, Didier Tauru, de
neuf mois à un an, leur permettant de maîtriser les savoirs
de base : lire, écrire, compter, notions d’informatique...
Les jeunes sont rémunérés au titre de la formation
professionnelle (environ un demi-SMG) et effectuent des
stages en entreprises. À l’issue de ce cursus, ils reçoivent
un certificat équivalant à un passeport d’entrée dans la
vie active. Ils sont ensuite accompagnés par E2C pendant
une période pouvant aller jusqu’à un an.
Les collèges à la fête
La province Sud a acté un plan quinquennal d’investissement des collèges publics de
7,1 milliards de francs dont 2,4 milliards pour la construction du collège de Dumbéa-sur-Mer.
Si la politique de proximité et de soutien, notamment en matière de sécurité, d’hygiène, de
pédagogie et de confort des élèves, est maintenue et intensifiée, deux nouveaux axes sont
privilégiés : la poursuite de la mise en place de collèges numériques et l’audit énergétique
visant à réduire la consommation d’énergie. Sur ce dernier point, le collège de Magenta servira
d’établissement test avec un gain énergétique estimé à 25 %, soit 1,6 million de francs. La
collectivité espère faire, grâce à cette démarche, 17 millions d’économies par an, soit 6 % de la
dotation de fonctionnement des collèges publics.
www.province-sud.nc
11
DOSSIER
Alexandre Dabin, directeur Par Marie-Lise Rousselot
« L’école ignore
les barrières
sociales… »
Photos : Marie-Lise Rousselot
À la tête de l’école élémentaire La Rizière,
à La Coulée, depuis 2007, Alexandre
Dabin a enseigné auparavant à l’île
Ouen et à Boulari. Une carrière dédiée
à l’enseignement, qu’il a choisie après
plusieurs expériences de jeunesse dans
l’animation en centres de vacances.
Toujours passionné par l’animation à
laquelle il consacre ses congés, ce Montdorien de 44 ans considère l’école comme
une ouverture vers le monde : « L’école
ignore les barrières sociales… »
À l’écoute de son équipe et doté d’un
certain sens de l’humour, « Monsieur
le directeur », comme l’appellent ses
élèves, compte bien tirer le niveau de son
école vers le haut. Car si sa réputation
sportive n’est plus à faire (elle a remporté
sept fois le Challenge Normandon qui
oppose les écoles de la commune),
l’école de La Rizière fait également
partie des 24 établissements prioritaires
de la province Sud. « Notre objectif
est de faire progresser le niveau, mais
aussi d’impliquer les parents dans la vie
scolaire. »
Nathalie
Boniface,
institutrice
Mieux vaut tard que jamais : telle pourrait être la devise de
Nathalie Boniface, institutrice depuis seulement quatre ans
après une carrière de salariée dans le secteur privé. Ce
sont les hasards de la vie qui lui ont permis de découvrir sa
vocation. « L’un de mes enfants a été évasané en Australie
pendant une assez longue période, se souvient-elle. Là-bas,
je jouais un peu à la maîtresse avec les autres enfants. Ça
m’a plu et, à mon retour en Nouvelle-Calédonie, j’ai passé
des concours et repris trois ans d’études pour devenir
institutrice. » Responsable d’une classe de 26 élèves de
CM2, à La Coulée, Nathalie semble avoir trouvé sa voie :
« J’ai le sentiment d’être utile… »
Le sourire aux lèvres, c’est dans la bonne humeur et avec
le soutien d’un matériel de pointe qu’elle anime ses heures
de cours. « J’ai en effet la chance de travailler avec un
tableau blanc interactif : un outil attractif, très motivant pour
les élèves, qui favorise vraiment leur participation orale… et
que j’aime beaucoup manipuler ! »
12
« J’ai le sentiment
d’être utile… »
www.province-sud.nc
HorizonSud
Patricia Roy,
conseillère principale d’éducation
« Ecoute et
disponibilité »
Originaire de Bourail, Patricia Roy a rejoint
l’équipe du collège de Boulari il y a deux ans.
Mère de trois enfants, elle tient, aux côtés
de sa collègue, un rôle central au sein de
l’établissement : « Les CPE sont des personnes
ressources, explique-t-elle. Nous gérons les
retards, les absences, le suivi des élèves… Le
tout en étroite relation avec les autres acteurs
du collège. »
Exigeante envers les autres autant qu’envers
elle-même, Patricia navigue entre téléphone
et ordinateur, son trousseau de clés à la main
et un œil sur la cour de récréation. « C’est un
métier polyvalent qui demande de l’écoute et de
la disponibilité, poursuit-elle. C’est très intense
mais j’adore ça ! »
À 53 ans, la CPE voit s’approcher l’heure de la
retraite. Mais pas question de rester inactive !
Passionnée par la question du handicap (elle
a participé à la création d’une association),
Patricia compte bien profiter de son temps
libre à venir pour s’investir, à nouveau, dans le
domaine social.
Stéphane
Chapusot,
infirmier scolaire
De services de réanimation en services de soins
intensifs, Stéphane Chapusot, 43 ans, a pratiqué
sa profession d’infirmier en structures hospitalières
pendant de longues années. Puis, l’envie de se
tourner vers la santé publique l’a poussé à suivre une
formation, en 2001, avant d’embrasser la profession
d’infirmier scolaire au collège de Boulari, en 2009.
« J’ai gardé le titre d’infirmier, explique-t-il, mais je
pratique un tout autre métier ! » Si la priorité est en
effet à ce qu’il appelle en plaisantant la « bobologie »,
son emploi du temps s’avère chargé et ses tâches
plutôt variées : « Coordination du comité d’éducation
à la santé et à la citoyenneté sur des thèmes tels que
l’obésité ou la sexualité, suivi des enfants en difficulté,
formation au secourisme… » Passionné de sport,
de musique (mais sûrement pas de télévision qu’il a
bannie de son domicile depuis vingt-cinq ans), tolérant
et à l’écoute, Stéphane a su gagner la confiance des
élèves du collège qui le disent « cool et choc ! ». www.province-sud.nc
Priorité à la
« bobologie »
et tolérance
13
Jeunesse
Carte jeunes,
atout majeur
Textes et photos : Marie-Lise Rousselot
La première Carte jeunes du territoire est en passe
de voir le jour. Éditée par la province Sud, elle
s’adressera aux quelque 40 000 Calédoniens de
12 à 26 ans résidant en province Sud.
D’une valeur de 1 000 francs pour trois ans de validité (500 francs pour les familles
nombreuses), cette carte permettra de bénéficier de réductions dans un large réseau de
commerces (vêtements, musique…), d’activités de loisirs, de tourisme et même de transport.
Futée, elle aura aussi vocation à encourager la citoyenneté. Ainsi, en participant à une action
d’intérêt général (nettoyage d’une plage par exemple), les titulaires de la carte gagneront
des points donnant droit à des récompenses sous forme de bons d’achat valables dans les
commerces du réseau Carte jeunes. Le total des points sera consultable par chacun dans son
espace perso sur le futur site provincial consacré aux jeunes. Un local dédié à la Carte jeunes
ouvrira ses portes prochainement... le temps pour vous de mettre un peu d’ordre dans vos
portefeuilles pour faire une place de choix à la Carte jeunes.
Melissa, 16 ans
ne
« C’est cool , enfin u
! »
carte pour les jeunes
Christopher, 22 ans
Valentin, 16 an
s
« C’est une bonne chose.
Cette carte sera très
pratique pour nous. »
Mara, 25 ans
« C’est super
de penser
aux jeunes ! »
« La Carte jeunes va
nous faciliter la vie… »
« Récompenser les actions
citoyennes des jeunes est
un bon moyen pour les
encourager. »
, 23 ans
Amaur y
14
Mana, 20 ans
faciliter
« La Carte jeunes devrait s :
isir
l’accès des jeunes aux lo
ve. »
c’est une bonne initiati
www.province-sud.nc
HorizonSud
Le CPJ
au travail
Dispositif du plan AJiR
pour la jeunesse, le Conseil
provincial des jeunes (CPJ)
lancé il y a quelques mois
fonctionne aujourd’hui à
plein régime.
Créé en juin 2010, le CPJ a pour objectif de favoriser l’engagement citoyen de la jeunesse au sein
de la province Sud en associant les jeunes à la vie publique et en encourageant leur réflexion
sur les projets et actions les concernant. Le CPJ est composé de soixante personnes, scolaires
issus des collèges et lycées de la province Sud et jeunes impliqués dans la vie associative des
communes de la Province. Il compte cinq commissions : « environnement », « arts, culture, sports
et loisirs », « enseignement, éducation et travail », « affaires générales » et « santé, sécurité et
affaires sociales ». C’est cette dernière qui a ouvert le bal des réflexions menées par le CPJ avec
une première réunion début février, qui sera reconduite une fois par mois. Objectif : rédiger un
projet de délibération sur le thème de la sécurité routière à soumettre au CPJ avant de le présenter à
l’assemblée de la province Sud.
La jeunesse
calédonienne
bientôt sur la Toile
La province Sud va lancer le premier portail
internet dédié à la jeunesse calédonienne.
Présentation en avant-première…
L’ouverture du premier site Internet des Calédoniens de 12 à 26 ans,
coloré, ludique et surtout riche d’une multitude d’informations en tous
genres, va être l’événement web des semaines à venir. Construit pour
répondre à toutes les questions que se posent les adolescents et les
jeunes adultes, ce portail sera leur guichet unique d’information.
Structuré par grandes thématiques (emploi, formation, santé, loisirs…),
le site compile l’ensemble de l’information provinciale, illustré par
des témoignages et étoffé de liens vers d’autres sites, de bons plans
ou encore de documents à télécharger. On y trouve aussi tout ce qu’il
faut savoir sur les aides provinciales à destination des jeunes, ainsi
que des forums, des zones de commentaires, des petites annonces ou
des sondages. Site d’information généraliste, ce portail jouera aussi la
carte de l’actualité en proposant, dès la page d’accueil, des news, des
portraits, des brèves ou encore le dernier Tazar à feuilleter en ligne.
Autre atout du premier portail web calédonien 100 % jeunes : l’espace
perso. Une zone à l’accès réglementé qui permettra à chaque membre
de consulter le solde de points cumulés sur sa Carte jeunes. Alors tous à
vos souris et rendez-vous sur la Toile !
www.province-sud.nc
Il est temps d’AJiR
pour la jeunesse
Depuis 2010, la jeunesse est
au cœur des préoccupations
de la province Sud. Avec le
lancement du plan AJiR (Agir
pour la jeunesse : insertion et
réussite), elle est désormais un
axe prioritaire.
« La société a légué aux jeunes d’aujourd’hui
ses dettes. Elle doit maintenant honorer
la sienne à leur égard et leur permettre de
prendre leur place sans délai et sans parcours
du combattant. » Cet extrait du livre vert de la
commission de concertation sur la politique de
la jeunesse (Haut-Commissariat de la jeunesse
– juillet 2009) résume les préoccupations de la
République française pour sa jeunesse.
Une position partagée par la province Sud qui a
décidé d’AJiR à travers un plan en six volets : la
mise en place d’un conseil provincial des jeunes,
la création d’un internat d’excellence, l’ouverture
de l’École de la deuxième chance, le lancement
d’un service civique volontaire, l’élaboration
d’un plan autisme et la naissance de la Carte
jeunes. De quoi aider chaque jeune à trouver sa
place au sein de la société.
15
Tous les garçons et les filles âgés de 17 ans minimum au premier jour
de la formation. Aucun niveau scolaire n’est exigé pour devenir animateur.
Où s’insrire ?
ACAF : 28 15 05 - 11, rue des frères Vautrin - Nouméa - [email protected] - www.acaf.to
AFOCAL : 76 12 25 - Immeuble le Yutaka - Païta village - [email protected]
Scouts et Guides de Nouvelle-Calédonie : 28 14 00 - 12, rue Engler - Nouméa - [email protected]
Les Villages de Magenta : 25 40 54 - 2, Rue Cécile-Peronnet - Nouméa - [email protected]
F.O.L : 27 21 40 - 51, rue du Pasteur Ariège - [email protected]
cactusstudiographique
Qui peut devenir animateur ?
COOPÉRATION RÉGIONALE
HorizonSud
Insérer la province
Sud dans son
environnement
Historiquement et politiquement, la province Sud entretient un
partenariat privilégié avec le Vanuatu.
Par Christine Allix
Depuis la loi organique, la coopération
régionale
fait
partie
intégrante
des
compétences attribuées aux provinces.
Pierre Frogier, le président de l’assemblée
de la province Sud, l’a compris qui a chargé
Pierre Maresca, son conseiller spécial, de
développer ce secteur. « La coopération,
parce qu’elle se situe au niveau économique,
social, culturel, humain et politique, permet
une véritable insertion de la province Sud
dans son environnement géopolitique »,
précise Pierre Maresca.
Le président de l’assemblée de la province
Sud porte une attention toute particulière
au développement des relations avec nos
voisins du Vanuatu. Les conventions de
coopération signées avec chacune des six
provinces (Malampa, Shefa, Tafea, Penama,
Sanma et Torba) en attestent, notamment
du fait qu’elles offrent un cadre propice au
développement des échanges dans tous les
secteurs d’activité.
Complexe sportif
et maison de retraite
À ce jour, deux projets principaux ont d’ores
et déjà été identifiés. Le premier consiste
en la construction d’un complexe sportif à
Santo (province de Sanma). La province
Sud a d’ailleurs récemment reçu de l’Adecal
Photo : Fabrice Wenger
une demande de financement de l’étude de
faisabilité. Le second concerne la construction
d’une maison de retraite de 20 lits à Port-Vila
(province de Shefa). À noter également que
la province Sud accueille régulièrement des
étudiants ou des Vanuatais en formation.
Une ouverture sur le Vietnam
Outre le Vanuatu, la province Sud tend à développer des échanges de bons procédés avec le conseil régional et le
conseil général de la Réunion. Elle a en effet ratifié avec ces deux collectivités une déclaration d’intention relative au
développement de partenariats dans des domaines aussi divers que l’éducation, le tourisme, les forêts, le développement
économique durable…
Très récemment, elle s’est aussi rapprochée du Vietnam. Ainsi, le 7 mai 2010, elle a signé un protocole de coopération
scientifique et technique avec l’Institut de recherche aquacole (RIA3) de ce pays. Un protocole qui prévoit l’accueil de deux
doctorants chargés de travailler sur le développement de l’aquaculture en province Sud, à charge pour la Province de
financer leur mission à hauteur de 2 millions de francs.
www.province-sud.nc
17
REPORTAGE
Visite dans les squats
Suite au passage de la dépression tropicale Vania,
Pierre Frogier, le président de l’assemblée de la province Sud,
Par Christine Allix est allé à la rencontre des habitants des squats.
Photos : Fabrice Wenger
La visite s’est déroulée
sous une pluie battante,
des circonstances qui ont
permis à la délégation
provinciale de prendre la
mesure des conditions de
vie des squatteurs.
Ce 27 janvier, il pleut. La dépression tropicale
Vania est enfin partie, sans faire de gros
dégâts. Pierre Frogier, le président de
l’assemblée de la province Sud, n’a que faire
des conditions climatiques. Accompagné
d’une importante délégation, il est sur le
terrain, dans le squat de Kawati. Et il écoute
les témoignages de ces habitants qui, pour
rien au monde, ne quitteraient leur cabane
en tôles. « Je suis originaire du Nord, raconte
ainsi Rose Naporapoé, la représentante de
Kawati. Je suis arrivée à 20 ans dans le Sud
pour travailler. J’en ai aujourd’hui 65. Je ne
peux pas payer de loyer. Nous ne sommes
pas contre des aménagements pour améliorer
18
notre vie quotidienne, mais nous voudrions
que les autorités tiennent compte de notre
mode de vie fait de chasse, de pêche et de
solidarité entre les habitants. »
Dumbéa en première ligne
Du côté de l’exécutif provincial, la réponse
est claire. Pas question de supprimer ces
habitats spontanés pour créer des immeubles
sociaux, mais plutôt d’améliorer le confort
sanitaire (eau courante, électricité et collecte
des ordures ménagères) des familles qui y
vivent. Et comme la province Sud ne pourra
pas traiter tous les squats d’un coup, elle a
choisi Kawati, le plus densément peuplé avec
www.province-sud.nc
HorizonSud
Les habitants du Caillou Bleu étaient très heureux d’accueillir
la délégation provinciale.
Les cabanes en tôles ont plutôt bien résisté à la dépression.
610 personnes, et le Caillou bleu, jugé comme
l’un des plus dangereux car situé en contrebas
de la voie express.
Pourquoi deux squats de Dumbéa ? Il faut
savoir que près de la moitié de la population
des squats du Grand Nouméa est localisée
dans cette commune. Cela représente plus
de 2 800 personnes auxquelles il faut ajouter
près d’un millier d’autres qui vivent de manière
temporaire dans les squats, hébergées par les
familles installées de manière permanente.
Mode de vie océanien
Et le phénomène ne risque pas de diminuer,
le choix du squat répondant très souvent à
www.province-sud.nc
Les habitants sont venus nombreux parler à l’exécutif provincial.
Vania n’a pas fait de gros dégâts si ce n’est dans les diverses plantations
entretenues par les habitants.
des impératifs économiques, de promotion
sociale pour les squatteurs originaires
de Brousse et des Îles, ou à des raisons
médicales (longue maladie). Les squatteurs
trouvent dans ce mode de vie ce qu’ils
ne trouveraient pas dans un logement,
même social : une impression de liberté, la
possibilité de cultiver, la vie en communauté
avec toutes ses formes de solidarité, et des
charges moins élevées.
En allant à la rencontre de ces citadins du
XXIe siècle, Pierre Frogier a simplement
voulu proposer une solution dans un secteur,
le logement social, qui ne peut pas répondre
à tous les besoins.
19
ZOOM
« À chaque squat, une
Pierre Frogier, le président de l’assemblée de la
province Sud, a présenté son projet de réhabilitation des
zones d’habitat spontané. Cynthia Ligeard, présidente
de la commission de l’habitat, de l’urbanisme et de
l’aménagement du territoire, détaille les grandes lignes
de ce programme innovant et indispensable.
3 930
Par Christine Allix
logements
locatifs
sociaux ont été
construits ces
dix dernières
années.
Photo : Fabrice Wenger
Pourquoi vouloir réhabiliter les
zones d’habitat spontané ?
Cynthia Ligeard : Nous partons d’un triple
constat. D’abord, malgré les efforts déployés
pendant vingt ans, le nombre de logements
construits n’a pas permis de résorber ces
zones d’habitat spontané. Ensuite, les
logements proposés, conçus pour un mode
de vie à l’européenne, ne répondent pas
forcément aux besoins de la population
océanienne. Enfin, une partie de la population
en mal de logement ne peut pas accéder aux
programmes de logements, même très aidés,
faute de répondre aux critères. La réponse
« béton » a montré ses limites. Aujourd’hui,
8 000 personnes, dont plus de la moitié sont
des enfants, vivent dans ces zones, et souvent
dans des conditions précaires. Il est de notre
responsabilité et de notre devoir d’améliorer
leur quotidien, leurs conditions sanitaires
et leur confort. Le rôle des politiques est de
savoir prendre en compte les réalités de
terrain, et de proposer les réponses adaptées,
quitte à bousculer un peu les schémas établis.
3 659
demandes
de logement
attendent d’être
traitées.
Vous êtes-vous inspirés d’un
modèle en particulier ?
C.L. : On sait surtout ce qu’on ne veut pas.
Aux Antilles, près d’un cinquième de la
population de Fort-de-France vit dans des
20
squats. À Pointe-à-Pitre, les
squats sont la plaque tournante
de tous les trafics de la Caraïbe.
Est-ce qu’on veut arriver à cette
situation chez nous ? Il n’est
pas question de régulariser la
situation des squatteurs, mais
de les prendre en considération
comme tous les autres habitants
de la province, d’améliorer leurs
conditions de vie et d’éviter de
laisser ces zones devenir des
lieux d’insécurité et de non-droit.
Que répondez-vous aux
détracteurs de ce projet ?
C.L. : La surprise, c’est qu’il
puisse y avoir des opposants
à ce projet. Comment peuton être contre une démarche
qui vise à humaniser des lieux de vie,
sans pour autant faire de l’assistanat ? Je
rappelle que les squatteurs ne vont pas
devenir propriétaires et qu’ils paieront leurs
abonnements aux différents réseaux (eau,
électricité …) comme tout un chacun. Bien
sûr que nous n’avons pas une idée précise
de l’investissement financier nécessaire,
mais comment pourrait-il en être autrement
puisque cela n’a jamais été fait auparavant
et que chaque squat est une situation
particulière ? Ce qui est clair, c’est qu’on
veut agir, pour éviter de se réveiller un jour
et constater qu’on ne peut plus rien faire.
Comment la province Sud entendelle procéder ?
C.L. : Pour réhabiliter ces zones, nous allons
devoir remettre en question tous nos schémas
traditionnels et faire preuve d’imagination et de
bon sens. Il n’est pas question de reproduire
les erreurs du passé. Un inventaire est en
cours. Ce qui apparaît d’ores et déjà, c’est
www.province-sud.nc
HorizonSud
solution spécifique »
Photo : Martial Dosdane
que certains squats, notamment parce qu’ils
sont situés dans des zones dangereuses ou
insalubres, ne pourront pas rester.
Dans le futur réaménagement,
avez-vous défini un ordre de
priorité ?
C.L. : Nous ne pourrons pas traiter les
70 squats du Grand Nouméa en même temps.
Nous avons décidé de commencer par deux
des plus anciens, historiquement parlant, à
savoir Kawati et le Caillou bleu, situés tous
deux en bordure de voie express et où plus
de 400 familles vivent actuellement.
Quelle forme va prendre la
réhabilitation ?
C.L. : Nous allons démarrer par des mesures
d’urgence. Les deux zones seront nettoyées
avec le concours des habitants. Les déchets
seront collectés par nos services. Des points
de dépôt des ordures ménagères seront
www.province-sud.nc
installés à l’entrée des squats et un système
de ramassage mis en place. Enfin, nous
réfléchissons à une sécurisation des accès
aux squats. La solution pourrait consister
en l’aménagement, pour les véhicules, de
voies de dégagement et d’accès et, pour les
piétons, d’un sentier intérieur qui partirait du
Caillou bleu, traverserait Kawati et rejoindrait
le pont de Kenu-in.
Comment comptez-vous financer
ce programme de réhabilitation ?
40
C.L. : Sachant que de très nombreux squatteurs
sont originaires de la province Nord, de celle
des îles et de Wallis, nous demandons à l’État
50 % des contrats provinciaux (contre 30 %
jusqu’à maintenant), soit 6,6 milliards de plus.
Aucune des collectivités interpellées pour la
création d’un fonds interprovincial n’a donné
suite. Il leur faudra pourtant bien, un jour,
assumer, d’une façon ou d’une autre, l’exode
de leurs populations.
ans que les squats
ont fait leur
apparition sur le
territoire.
21
PATRIMOINE
L’orgue de la
cathédrale en cure
Sept millions de francs pour rénover l’orgue de la cathédrale.
17
Par Christine Allix
L’orgue Mutin-Cavaille Coll de la cathédrale
Saint-Joseph de Nouméa a fêté ses cent ans
en 2009. Il méritait bien une petite cure de
rajeunissement. En novembre dernier, des
facteurs d’orgue de la Maison Marin sont
venus le démonter avant de transporter les
pièces à Gênes, en Italie, où elles seront
précautionneusement remises en état.
Les sommiers, qui fournissent l’air sous
pression aux tuyaux sonores en fonction
des touches actionnées et des registres
sélectionnés par l’organiste, ainsi que le
réservoir, qui assure l’émission sonore, vont
jeux composent
aujourd’hui
l’orgue, contre
11 à l’origine.
être réparés. L’orgue, apparenté à celui de
Notre-Dame de Paris, n’était plus étanche et
certains sons sortaient sans que l’organiste
l’ait décidé...
Pour remédier au problème, les 924 tuyaux
en étain et en plomb, dont la longueur et le
diamètre déterminent la hauteur de la note
émise et agissent sur le timbre, seront soit
nettoyés, soit remplacés.
La province Sud finance 70 % des travaux,
soit sept des dix millions nécessaires.
L’Association des amis de l’orgue de la
cathédrale a de son côté lancé une opération
de parrainage pour collecter les fonds
complémentaires nécessaires.
Rosace cachée
Le précieux instrument parti sous d’autres
cieux, la cathédrale va faire l’objet de tous les
soins, avec une réfection de la peinture, de
l’électricité, et un traitement antitermites de la
tribune. Les mélomanes pourront se consoler
en admirant la rosace jusqu’alors cachée par
l’orgue centenaire.
La cathédrale devrait retrouver son joyau fin
décembre 2011.
5 dates clés
1907 : commande de l’orgue à la Maison
Mutin-Cavaille Coll, à Paris, par le
révérend père Jean de Fenoyl.
1909 : inauguration, le 28 avril, un an après
sa construction.
1981 : première intervention de la maison
Gonzalez qui installe la mécanique et
trois jeux de pédalier.
1992 : classement au patrimoine historique
de la province Sud (arrêté
n° 10944.92/PS du 20/08/1992).
1995 : premier relevage ; suppression du
soufflet à pompes ; installation de
la nouvelle soufflerie électrique
Meidinger ; transformation de
Photo : Fabrice Wenger
l’octavium en doublette.
22
www.province-sud.nc
RENCONTRE
HorizonSud
Une Calédonienne
au parfum
quinquagénaire devient son
guide et Sandrine se forme
durant sept longues années
à la composition de parfums,
en parallèle des multiples
métiers, de l’enseignement au
marketing, qu’elle exerce.
« Créer des parfums, ce
n’est pas seulement être un
nez, précise t-elle. De même
qu’une personne qui a l’oreille
musicale n’écrit pas forcément
des partitions ! »
Lorsque Sandrine écrit un
parfum, elle raconte une
histoire en « domptant des
molécules ». Depuis son
laboratoire installé à Nouméa,
elle travaille pour le compte de
marques comme L’Oréal, Les
Néréides ou Sephora, ou pour
des particuliers désireux de
porter un parfum exclusif. Elle
Photos : Nelly Jutteau
met aussi son savoir-faire au
service d’artistes ou de musées
lors
d’illustrations
et d’installations olfactives.
Sandrine Videault est
« Dans ce cadre, l’idée est d’aborder le parfum
compositeur de parfums, un en tant qu’art appliqué et de lui redonner
métier qui requiert intuition et son espace de vie, c’est-à-dire l’air. » Lors
d’une prochaine installation itinérante et
« matière grise ». internationale, elle espère pouvoir développer
Par Nelly Jutteau
la mise en scène des odeurs.
Sandrine Videault se destinait à être cadre
dans l’import-export lorsque sa route croise
celle d’Edmond Roudnitska, un des plus
grands maîtres parfumeurs français. « Je
faisais mon mémoire de troisième cycle sur
la contrefaçon de parfums. Je suis allée à sa
rencontre pour mes recherches, parce qu’il
avait écrit le Que sais-je ? consacré au parfum.
Cela a été un vrai coup de foudre ! » Le génie
16
parfums, huiles
et essences
constituent le
Kyphi, un parfum
solide datant de
l’Égypte ancienne
que Sandrine a
été amenée à
ressusciter pour
le musée du Caire,
en 2002.
Parfum endémique
Mais cette « Calédonienne depuis six
générations », nourrit un autre rêve, celui
de valoriser une plante à parfum endémique
sur sa terre natale. « Cela pourrait devenir
un nouveau secteur d’activité à développer.
Ce n’est pas une chose facile, mais cela
reste moins long à mettre en œuvre que la
pharmacologie ou la cosmétique. »
Manoumalia ou l’âme wallisienne
L’histoire d’un parfum est un documentaire de 26 minutes réalisé par Caroline Martin et
financé par la province Sud, le gouvernement et le ministère des Affaires culturelles. Il retrace
les étapes de la création du parfum Manoumalia de Sandrine Videault. « C’est un parfum en
hommage aux Wallisiens qui ont une culture olfactive énorme ! » Un parfum commandé par
la marque LesNez, qui a été nommé au UK Fifi Niche Awards, l’équivalent des Oscars de la
parfumerie, et qui est vendu jusqu’au Vatican !
www.province-sud.nc
23
ÉCONOMIE
Aides financières,
une nécessaire prise
de conscience
et la plupart du temps d’obtenir, une aide
maximale. Fort de cette certitude, il ne prend
plus la peine de rechercher des fonds propres,
comptant sur la seule implication provinciale
pour faire aboutir, ou non, son projet.
Ce temps est révolu. La province Sud n’a non
seulement plus les moyens de fonctionner
ainsi, mais elle n’a surtout pas vocation à
remplacer les banques.
Plus question de dilapider les fonds publics ou
d’accepter aveuglément toutes les demandes,
y compris celles émanant de personnes
qui ont les moyens de financer leur projet.
Plus question non plus d’appliquer sans
discernement les textes en vigueur.
Coup de pouce
Photos : Fabrice Wenger
Les aides de la province Sud
ont vocation à donner un coup
de pouce aux projets, pas à en
financer la majeure partie.
Désormais, les sollicitations seront étudiées
au cas par cas, avec obligation pour le
demandeur d’inclure dans son prévisionnel
des fonds propres.
De son côté, l’administration va montrer plus
de souplesse quant aux secteurs aidés. Si
quelqu’un présente un projet intéressant dans
un secteur dit non prioritaire, il pourra tout de
même prétendre à un soutien financier.
En clair, les aides provinciales sont appelées à
redevenir ce qu’elles étaient lors de leur mise
en place : un coup de pouce aux investisseurs.
Par Christine Allix
« On a l’impression que plus rien, en province
Sud, ne peut se faire sans subvention.
L’initiative privée doit reprendre sa vraie
place. » Yves Lemaistre, le directeur de
cabinet de Pierre Frogier, le président de
l’assemblée de la province Sud, a été chargé
par celui-ci de rationaliser l’attribution des
aides provinciales en faveur des porteurs de
projets.
Ces aides sont multiples. Si la plupart ne
vont pas au-delà de 45 % du coût global,
certaines avoisinent tout de même les 80 %
de taux de couverture. Le problème ne réside
pas tant dans le montant de l’aide que dans
la perception qu’en a l’investisseur potentiel.
Ce dernier a pris l’habitude de demander,
24
www.province-sud.nc
HorizonSud
Au secours des
agriculteurs
sinistrés
50
La dépression tropicale Vania a fait
beaucoup de dégâts dans les exploitations
agricoles du Grand Nouméa. Ainsi,
Philippe Blanchard, à Mouirange, a perdu
100 % de sa production de concombres.
La bananeraie de Pierre Cochard a été détruite à 70 %. Quant aux cultures sous serre et sous
abri, elles ont subi entre 50 et 80 % de perte. Après un premier constat réalisé par les techniciens
des services provinciaux, dès le lundi 17 janvier, la collectivité a alloué 2,5 millions de francs à
chaque commune du Grand Nouméa (Le Mont-Dore, Dumbéa et Païta). Cette aide d’urgence
doit permettre aux victimes des intempéries de faire face aux premières dépenses. Par ailleurs,
la Province a mis à leur disposition 15 agents PPIC (programme provincial d'insertion citoyenne),
pour une durée d’un mois, pour les aider à remettre leurs plantations en état.
c’est le
pourcentage
estimé de
la chute de
production des
légumes sous
serre et sous
abri, suite au
passage de
Vania.
Deux conventions-cadres pour l’aquaculture
Édition 2010
La province Sud vient de signer deux
conventions-cadres dans le domaine
de la recherche et du développement
en aquaculture : l’une avec l’Université
de la Nouvelle-Calédonie, l’autre avec
Khanh Hoa, une province du Vietnam. La
première s’inscrit dans la continuité de
la mission effectuée au Vietnam en mai
2010. La province Sud accorde à l’Université une subvention
annuelle pour financer le recrutement de deux doctorants
vietnamiens de l’université de Nha Trang qui, pendant trois
ans, réaliseront des travaux de recherche sur l’aquaculture.
Ces travaux mèneront à la soutenance d’une thèse de doctorat
de l’Université de la Nouvelle-Calédonie
et porteront, d’une part, sur l’élevage du
crabe de palétuvier local et, d’autre part,
sur la pisciculture en alternance avec
la crevetticulture existante. La seconde
convention avait pour objet de fixer les
conditions de la prestation annuelle de
l’Institut de recherche en aquaculture
RIA3. Elle consistera en un transfert de technologie visant
l’accompagnement des actions menées en province Sud,
par les agents de la direction du Développement rural (DDR)
en matière d’extension et de diversification des élevages
aquacoles.
1 800
Un guide pour
la sylviculture
tonnes de squashs
ont été récoltées
en 2010 au lieu
des 3 000 tonnes
espérées et
habituellement
exportées vers
le Japon et la
Nouvelle-Zélande.
Les professionnels du secteur l’attendaient, la direction
du Développement rural de la province Sud l’a fait ! Son
département de la sylviculture et des sites dégradés a
en effet réalisé un guide sylvicole qui présente la forêt
cultivée, les facteurs permettant d’orienter le choix des
espèces à planter ainsi que les méthodes et techniques
recommandées par les professionnels de la Province.
Développer la filière bois est une priorité affichée de la
province Sud depuis plusieurs années. Pour y parvenir, la
collectivité intervient par la création annuelle de nouveaux
boisements sur ses périmètres et par l’incitation au
boisement ou au reboisement par les autres propriétaires
fonciers, via des aides en nature ou financières.Il est ainsi prévu de créer plusieurs centaines
d’hectares de nouvelles forêts d’ici 2015.
À noter que le guide est téléchargeable à l’adresse suivante : http://www.province-sud.nc/
actualites/entreprises/4400-guide-de-la-foret-cultivee-pour-une-gestion-sylvicole-durable-tourneevers-lavenir
www.province-sud.nc
25
ENTREPRISES
Des prêts à taux zéro
pour les PME
En quatre ans d’exercice, Nouvelle-Calédonie Initiative a
soutenu près de 150 entreprises avec ses prêts d’honneur.
Par Nelly Jutteau
les trois-quart de nos prêts concernent des
créations d’entreprises ». Autre piste de
réflexion, « pouvoir intervenir sur les reprises
et transmissions d’entreprises, actuellement
exclues de notre dispositif, alors même que la
demande est croissante ».
Enfin, l’équipe prévoit dans ses prochains
axes stratégiques d’encourager les femmes,
encore en minorité, ainsi que les projets à
caractère écologique.
Des prêts
pour qui ?
NCI finance des projets de 3 à 30 millions de
francs. Le prêt, plafonné à 4 millions peut
Photo : Nelly Jutteau
atteindre 25% du montant du projet. Il est
70
Nouvelle-Calédonie Initiative (NCI) œuvre en
faveur du développement économique, en
accordant des prêts personnels sans intérêts,
ni garantie, qui viennent consolider des fonds
propres, mais aussi faciliter l’accès au prêt
bancaire.
En quatre ans, l’association a multiplié
par quatre le nombre de projets financés.
« L’année dernière, nous avons financé
61 projets contre 14 en 2007 », indique
Isabelle Laran, responsable de l’association.
Des chiffres qui prouvent le dynamisme
entrepreneurial des Calédoniens, mais qui
révèlent aussi les secteurs porteurs sur l’île,
à savoir le transport, l’agriculture ou encore
les garderies. Cette réussite, l’association la
doit en partie au partenariat privilégié qu’elle
a noué avec la province Sud. La collectivité
présidée par Pierre Frogier a déjà investi
86 millions de francs pour fonds de prêt et
fonctionnement de la structure, et prévoit d’y
injecter plus de 18 millions en 2011.
emplois
devraient être
créés par les
entreprises de
la province Sud
soutenues par
NCI en 2010.
Intervenir sur les reprises et
transmissions
Parmi les idées dans les cartons, NCI
souhaite financer plus de projets de
développement. En effet, « pour le moment,
26
remboursable sur cinq ans au maximum,
incluant éventuellement une période de
différé d’un an.
Parmi les projets financés en province Sud,
on retiendra Âge d’or services, une entreprise
de service à la personne basée à Nouméa,
Blue Paradise, une société de sorties en mer,
de taxi boat et de pêche sportive installée
à Bourail, ou bien encore Caledonia Spirit,
une agence de tourisme en ligne localisée à
Nouméa.
Pour plus d’informations sur les
critères d’éligibilité, consultez le site
http://ncinitiative.com ou téléphonez
au 24 40 14.
www.province-sud.nc
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SOCIAL
Le CMS de Boulari
fait peau neuve
163
m2, c’est la surface
supplémentaire
dont disposera
le centre médicosocial de Boulari
après les travaux.
D’importants travaux sont menés au centre médico-social (CMS)
de Boulari, qui maintient ses activités. Par Marie-Lise Rousselot
Améliorer
l’accès
aux soins
135
millions de
francs, c’est le
montant des
travaux du CMS
de Boulari,
financés à
hauteur de 80 %
par l’État et
de 20 % par la
province Sud.
Les bénéficiaires de l’aide
médicale qui habitent
au Mont-Dore, après
Saint-Michel, et à Dumbéa, après la rivière,
peuvent désormais se rendre chez des
médecins libéraux de leur quartier. L’accès
au secteur libéral dans les zones éloignées
d’un centre médico-social provincial permet
aux populations les plus défavorisées de
bénéficier de soins de qualité. Jusqu’à
présent, ce secteur n’était pas autorisé
aux détenteurs de la carte A dans ces deux
communes.
28
Le centre médico-social provincial de Boulari,
au Mont-Dore, a ouvert en 1981. Son
bâtiment, assez ancien, avait bien besoin d’un
coup de neuf. « Les travaux ont été étalés
sur trois phases afin de ne fermer le centre
au public à aucun moment », précise Gilles
Courtois, chef du service des infrastructures
et de l’équipement à la Dpass Sud.
Le bâtiment actuel sera entièrement rénové
et bénéficiera d’une extension. Des modules
préfabriqués sont prévus au plus fort des
travaux afin de continuer à assurer les
services normalement.
« Entre la PMI, les soins, le service social,
nous pouvons recevoir jusqu’à soixante
personnes
en
une
matinée,
se
réjouit
Nathalie
Moeljono,
régisseuse au CMS. Cet
aménagement va nous
permettre d’améliorer
l’accueil du public. »
Les locaux seront en
effet plus spacieux. Les
usagers
patienteront
dans un double patio
lumineux et verdoyant.
« Nous allons aussi
gagner en qualité de
travail, notamment pour
le social », poursuit
Photo : Marie-Lise Rousselot
Nathalie.
Qualité d’accueil et de travail
Actuellement, les trois assistantes sociales
ne disposent que de deux bureaux, dont un
seul réservé aux entrevues privées. Difficile,
dans ces conditions de prendre des rendezvous. À la suite des travaux, elles auront
désormais chacune leur bureau. Le nouveau
bâtiment comprendra aussi une salle pour
la médecine scolaire, la sage-femme et
les urgences. « Même si ce n’est pas notre
vocation première, il nous faut pouvoir agir
vite dans des situations qui le nécessitent »,
souligne Gilles Courtois. La prise en charge
des personnes concernées n’en sera que plus
rassurante pour l’équipe soignante.
www.province-sud.nc
HorizonSud
Embaucher
les travailleurs
handicapés
Le service de l’emploi et de la formation
de la province Sud dispose d’un bureau
spécialisé dans l’accompagnement et le
recrutement des travailleurs handicapés.
Pour répondre à la demande des
entreprises, le service s’occupe des
personnes relevant du public bénéficiaire
de l’obligation d’emploi : les accidentés
du travail, les titulaires d’une pension
d’invalidité groupe 1 de la Cafat et les
travailleurs handicapés reconnus par
la CRHD (ex-CORH). Si vous avez un
diplôme ou une expérience, rapprochezvous de ce bureau.
Bureau des travailleurs handicapés,
tél. : 23 28 55. Ouvert du lundi au
vendredi, de 7h30 à 11h.
Logements sociaux
Sept opérations de logements sociaux vont être lancées à Dumbéa
et au Mont-Dore par la Société d’économie mixte de l’agglomération
(SEM AGGLO), avec le soutien de la province Sud. Cela concerne la
construction de 261 logements.
3
millions de francs,
c’est le coût de
la mise en place
de défibrillateurs
dans les structures
provinciales.
UR E
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L
I
A
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TRA
APÉ
HANDICÉTENT !
P
ET COM
L’emploi, SEF facile !
Défibrillateurs dans
des lieux publics
Afin de prendre en charge le plus rapidement possible des personnes
en arrêt cardiaque, des défibrillateurs automatisés externes (DAE) ont
été mis en place dans les structures provinciales, notamment celles
accueillant du public comme la Maison de la femme, le parc forestier,
le parc de la Rivière Bleue ou l’antenne de La Foa. L’arrêt cardiaque
résulte le plus souvent d’un rythme cardiaque anormal. Le défibrillateur
peut corriger cette anomalie en délivrant un choc électrique. Le DAE
étant entièrement automatique, l’utilisateur n’a qu’à l’allumer. C’est
ensuite l’appareil qui décide ou non de délivrer le choc électrique. Ce
geste peut sauver une vie en attendant les secours !
Bureau des Travailleurs Handicapés - service emploi FormaTion
30, route de la Baie-des-dames
ducos le centre
Tél. 23 28 55
www.province-sud.nc
29
Voirie
Le Grand Nouméa
fait route neuve
Entretenir et améliorer les voies de circulation de
l’agglomération est une volonté provinciale forte. Tour
Par Marie-Lise Rousselot d’horizon des chantiers passés, en cours et futurs.
Du Mont-Dore à Dumbéa, en passant par
Nouméa, les opérations de réfection de
chaussées sont nombreuses. Ainsi, 26
kilomètres de la route de Prony (entre la rivière
des Pirogues et La Capture) ont été rénovés
l’an dernier, pour un montant de 191 millions
de francs, en vue de la rétrocession de
cette voie à la commune du Mont-Dore au
31 décembre dernier.
53
kilomètres de
chaussées ont
été traités en
2010.
Prendre soin
des infrastructures provinciales
Toujours au Mont-Dore, s’est achevée en
novembre la réfection de la RT1 entre SaintMichel et le collège Thabor. Cette portion
ancienne de 1,3 km a été traitée de nuit afin de
limiter la perturbation du trafic. Dans la foulée,
la réfection de la traversée de Robinson
(84 MF) a été engagée ; ces travaux, réalisés
de jour, devraient s’achever début mars.
Autre réalisation importante, le renforcement
de la VE1 au niveau de Kenu-in, mené dans
le cadre de la remise en état complète et
progressive de cette voie engagée en 2006 par
la province Sud. Ce chantier nocturne, achevé
en décembre, a concerné 3,6 kilomètres de
chaussées pour 133 millions de francs.
Signalons enfin le lancement, en avril prochain,
des travaux de réfection de chaussée dans
la rue de Béchade (entre Rivière-Salée et la
Belle-Vie), qui visent à reprendre le profil en
long d’une portion d’un kilomètre. Un chantier
d’un montant de 53 millions de francs qui
sera mené de nuit afin de ne pas gêner les
usagers de la route.
L’intérieur
aussi
Le Grand Sud et la région de La Foa sont
également concernés par des travaux
de réfection de chaussées. La RP3, entre
le parc de la Rivière Bleue et les chutes
de la Madeleine, a ainsi été refaite à
neuf sur une portion de 17,5 km avec
la mise en œuvre d’un enduit coulé à
froid, moins polluant et plus résistant.
Photo : Marie-Lise Rousselot
Le deuxième trimestre 2011 verra la
rénovation et la stabilisation de la RP4
et de la RP5 au Col d’Amieu. Au total,
plus de 26 000 m2 de chaussées seront
traités pendant les quatre mois de
chantier prévus (85 MF).
Photo : Marie-Lise Rousselot
30
www.province-sud.nc
HorizonSud
De l’oxygène
pour Ducos
Avec plus de 60 000 véhicules par jour, Ducos est
saturé. Afin d’améliorer les conditions de circulation
dans la presqu’île, les travaux très attendus de
construction de la Voie médiane, nouvel axe de
circulation reliant le giratoire Forest II au rond-point
Ampère, ont débuté en août 2010. Cette première
phase de travaux concerne le terrassement et
la réalisation d’un cadre d’assainissement. La
seconde phase (travaux de voirie) démarrera dès
le mois de mars pour une mise en service de cette
nouvelle voie à partir de juillet ou août 2011. Cette
réalisation est financée dans le cadre du contrat
d’agglomération 2006-2010 pour un montant total de
300 millions de francs.
Amédée : un wharf
encore plus beau
8
appontements
relèvent de la
responsabilité
de la province Sud.
Du fait des vents et marées, les appontements
provinciaux demandent un entretien régulier.
Ainsi, le wharf de l’îlot Amédée vient tout juste
de connaître une cure de jouvence d’une durée
de sept mois pour un montant de 160 millions
de francs. Sa passerelle de 66 mètres a été
entièrement démontée et refaite à neuf, et une
partie de l’accostage a été rénovée. Objectif : offrir
plus de confort et de sécurité aux passagers des
différents bateaux (voyagistes, clubs de plongée,
plaisanciers…) qui y accostent.
Échangeur de Ko We Kara : c’est parti !
Photo : Fabrice Wenger
Afin de faciliter l’accès à Ducos, la construction d’un échangeur au niveau de
Ko We Kara a débuté, en septembre, par la phase de terrassement. Prochaines
étapes : construction de l’ouvrage, puis réalisation de la chaussée pour une mise
en service de l’échangeur à l’horizon 2013.
Beau comme un camion
En plus de l’entretien des routes provinciales, la subdivision nord de la direction
de l’Équipement assure celui des 750 kilomètres de routes des communes de
Boulouparis, Thio, La Foa, Moindou, Farino, Sarraméa et Bourail. Pour l’aider dans
cette mission, la province Sud a changé son camion point à temps pour un modèle
plus performant. Un investissement de 22 millions de francs qui permettra un
meilleur rendement, plus de sécurité et moins de pollution grâce une réduction des
émissions de fumées et à l’absence de rejets liquides.
www.province-sud.nc
Photo : Fabrice Wenger
31
SANTÉ
La contraception,
une affaire de choix
Brigitte Lèques, médecin au Centre de conseil familial (CCF) de
Montravel, fait le point sur les moyens d’éviter une grossesse
non désirée. Par Marie-Lise Rousselot
« En matière de contraception, le choix est
vaste, commente Brigitte Lèques. Et à part
les méthodes naturelles (méthodes du retrait
et du calendrier), tous les moyens sont très
efficaces, le plus important étant de choisir
une contraception avec laquelle on se sente
à l’aise. » La contraception se définit comme
l’ensemble des moyens que peut utiliser
un couple qui souhaite avoir des rapports
sexuels sans mettre en route une grossesse.
Elle s’est développée de façon importante en
Nouvelle-Calédonie ces dernières années et
on estime qu’environ une femme sur deux
l’utilise de façon régulière.
3 550
plaquettes de
pilules sont
en moyenne
distribuées
gratuitement
chaque année par
le médecin du CCF.
Enceinte si je veux
« On recense cependant encore plus de 50 %
de premières grossesses non désirées chez
les 16-24 ans, précise le médecin. Et ce malgré
tous nos efforts d’information et la gratuité
des consultations et des prescriptions. »
Une situation qui s’expliquerait par « une
méfiance vis-à-vis de la contraception (peur
de devenir stérile, de tomber malade…) de la
part des femmes océaniennes qui ne se sont
pas encore approprié ces méthodes ».
Donner la vie ou non est une responsabilité
qui incombe à chaque femme : à chacune
donc de s’informer pour mettre fin aux idées
reçues et faire le bon choix.
Pour en savoir plus
Centre de conseil familial,
145 rue Jacques-Iékawé,
Montravel. Tél. : 27 23 70.
Photos : Marie-Lise Rousselot
Consultations
gratuites
Afin de promouvoir la contraception et
de faciliter son accès, toutes les femmes
peuvent bénéficier d’une consultation
gratuite et d’une prescription dans les
différents dispensaires de la province
Sud (Kaméré, Saint-Quentin, Boulari,
Bourail, Ile des Pins, La Foa, Païta, Thio
et Yaté), ainsi qu’au CCF de Montravel
qui reçoit en priorité les jeunes filles,
scolarisées ou non. La délivrance
gratuite des contraceptifs est réservée
aux femmes non couvertes par la Cafat
et une mutuelle.
32
www.province-sud.nc
Forêts, lacs
marais, mangroves…
pRéSeRvonS
leS ZoneS HumIDeS !
AccèS gRAtuIt Aux SIteS
• Possibilités d’animations payantes
sur place : 200 F/Enfant, 500F/Adulte
(Randonnées et/ou visites guidées,
Canoë, VTT…)
INSCRIPTIONS AUx ANIMATIONS PAyANTES
AUPRÈS D’AVENTURE PULSION
Tél. 26 27 48 - [email protected]
Programme détaillé
des Journées Découverte
disponible sur
www.province-sud.nc
cAlenDRIeR 2011 DeS jouRnéeS DécouveRte
DeS ZoneS HumIDeS
• Samedi 5 et dimanche 6 mars
LA PLAINE DES LACS
• Dimanche 8 mai
LA RIVIÈRE BLANCHE
• Dimanche 10 juillet
LA RIVIÈRE DE LA DUMBÉA
• Dimanche 25 septembre
LA MANGROVE DE RIVIÈRE SALÉE
• Samedi 26 et dimanche 27 novembre
LA PLAINE DES LACS
Crédit photo : Martial DOSDANE - j-M. MEriOt
Dans le cadre de l’Année Internationale des Forêts et de la convention
Ramsar, qui protège depuis 40 ans au niveau mondial les Zones Humides,
la province Sud vous invite à découvrir ses sanctuaires de biodiversité
qu’il est indispensable de protéger.
ENVIRONNEMENT
Le lagon
sous expertise
6
sites sont inscrits
sur la liste du
Patrimoine
mondial : les atolls
d’Entrecasteaux,
ceux d’Ouvéa
et BeautempsBeaupré, le Grand
Lagon Nord, le
Grand Lagon Sud,
la Zone Côtière
Nord et Est et
la Zone Côtière
Ouest.
Loin d’être « une mise sous cloche », l’inscription du lagon au
Patrimoine mondial de l’humanité permet une gestion durable
de ses ressources. Par Nelly Jutteau
Un peu plus de deux ans après l’inscription
du lagon calédonien au Patrimoine mondial
de l’humanité et à l’approche de la première
expertise par les services de l’Union
internationale pour la conservation de la
nature, l’heure est au bilan pour le service de
la mer, en charge du dossier.
Rappelons que parmi les six sites inscrits tout
poissons… ». Dans le GLS, deux nouveaux
comités de gestion ont été créés, à Goro et à
l’île Ouen. Concernant celui de l’île des Pins,
il est toujours en discussion, mais devrait être
finalisé au cours de cette année 2011. En
outre, un pacte de développement durable du
Grand Sud a été signé et l’Œil, un observatoire
dont le rôle est de récupérer les suivis
environnementaux dans les zones maritime et
terrestre autour de l’usine, a été créé.
Réunions mensuelles
2011 se poursuivra sous le signe de la
concertation. « Nous continuerons nos
réunions de restitution des études qui sont
faites sur les zones, et nous prévoyons
d’organiser des réunions plus thématiques
dans chaque village ou tribu », annonce
Emmanuel Coutures. Un autre projet
consistera à « aborder le plan de gestion de la
ZCO de façon coutumière, avec des réunions
mensuelles tout au long de l’année ».
Photo : Martial Dosdane
autour de la Nouvelle-Calédonie, la province
Sud en compte deux : la Zone Côtière Ouest
(ZCO), une des plus petites zones avec ses
450 km2, et le Grand Lagon Sud (GLS), un
immense espace maritime de 3 140 km2.
« L’expert aura pour objectif de vérifier que
les engagements pris en 2008 ont été tenus,
explique Emmanuel Coutures, chargé du
dossier Patrimoine mondial, notamment du
point de vue réglementaire, de la mine, de
la gestion de l’eau et de l’implication des
populations locales. »
Le bilan réalisé en 2010, à l’occasion du 2e
anniversaire de l’inscription, a montré que
60 % des 100 actions prévues dans le plan
de gestion de la ZCO avaient été menées
dans les temps. Parmi elles, « le code de
l’environnement (notre petite bible verte !), la
création des conseils de l’eau, le lancement
d’études sur les zones de rassemblement de
34
Sous l’œil
de l’experte
Du 19 février au 4 mars, Josephine Langley,
scientifique travaillant pour l’Union
internationale pour la conservation de la
nature (UICN), elle-même mandatée par
l’Unesco, a mené une mission d’évaluation
du bien inscrit au Patrimoine mondial de
l’humanité. Cette visite était prévue et fait
suite à l’inscription d’une partie des lagons
de Nouvelle-Calédonie, à Québec, en juillet
2008. La scientifique a notamment rencontré
des représentants de l’industrie des mines et
de l’énergie, de l’œil, de l’IRD et de la tribu de
Goro. Elle a aussi visité l’usine du Sud, plongé
dans la réserve Merlet, survolé le Grand
Lagon Sud et parcouru la baie des Tortues.
Elle devrait rendre un rapport circonstancié
d’ici la fin de l’année.
www.province-sud.nc
HorizonSud
Les plans de gestion :
une vision collégiale
Photo : Fabrice Wenger
« Le grand changement depuis l’inscription au
Patrimoine mondial, c’est qu’on travaille de manière
totalement différente. Auparavant, beaucoup de
décisions étaient prises à Nouméa, alors que maintenant
nous travaillons en consultation », explique Emmanuel
Coutures. Sur la Zone Côtière Ouest ou dans le Grand
Lagon Sud, des comités de gestion ont été créés sous
la forme d’associations. Celles-ci rassemblent tous
les acteurs de ces zones inscrites ou des zones dites
tampons comme les techniciens provinciaux, les mairies,
les pêcheurs, les acteurs touristiques, les agriculteurs,
les aquaculteurs… Les comités élaborent les plans de
gestion sur leur zone. Ils sont les garants de leur mise en
œuvre et ont aussi pour rôle de sensibiliser et d’informer
les populations.
2011 : demandez le programme !
Deux projets verront le jour cette année. Une Fête de la baleine sera
organisée à l’île Ouen, au mois d’août et sur deux jours. Par ailleurs,
un Conservatoire des espaces naturels (CEN) va être créé. Il sera
chargé, en plus du programme « Forêt sèche », de coordonner le
dossier « Patrimoine mondial de l’humanité ». Un référent, véritable
lien entre les trois provinces, le gouvernement et l’État, les cinq
acteurs de ce projet pays, sera recruté à cet effet.
Guide du lagon
De la gestion des aires marines protégées à la réglementation de
la pêche, en passant par la protection des espèces emblématiques,
ou encore par les fiches pratiques de bonne conduite et les horaires
des marées, vous saurez tout sur le lagon et comment le protéger de
manière durable.
Attention !
Patrimoine
de l’humanité
Depuis quelques mois, des
panneaux fleurissent sur les
différents sites inscrits au
patrimoine de l’Unesco pour
indiquer aux populations et
touristes qu’ils entrent sur
des zones protégées.
www.province-sud.nc
Photo : Fabrice Wenger
Au rapport !
Les six sites calédoniens feront l’objet d’un suivi
régulier annuel « léger » de l’état de l’environnement,
suivi auquel sera largement associé le service de
la protection du lagon. Une étude approfondie sera
conduite, tous les six ans, par des experts, pour rendre
compte à l’Unesco de l’état de l’écosystème récifal
et des espèces emblématiques. La dernière étude
« lourde » ayant été menée en 2007 pour l’inscription,
la prochaine devrait avoir lieu en 2013.
35
MAISON DE LA FEMME
Les femmes
se racontent
Les états généraux diligentés tout au long de 2010 donnent
aujourd’hui une vaste photographie de la condition féminine en
province Sud. Par Annabelle Noir
14 122
personnes ont
été accueillies
par la Maison
de la femme en
2010. Plus de
1 050 femmes
ont été reçues
en écoute.
Il y a tout juste un an, les états généraux
de la femme étaient lancés. Initié par la
province Sud et confié à la Maison de la
femme, ce projet avait pour objectif de cerner
les préoccupations du public féminin, ses
difficultés et ses besoins. Il en est sorti un
état des lieux très attendu par les femmes qui
ont participé aux consultations. « Dans cette
synthèse, nous rapportons leurs propos »,
explique Marie-Madeleine Lequatre, directrice
de la Maison de la femme.
Tout est parti d’un slogan – « Parlez-nous de
vous ! » – qui invitait les femmes, toutes origines
et générations confondues, à s’exprimer sur
leur vie familiale, professionnelle, privée et
publique.
Dans les treize communes de la province Sud,
dans les tribus, jusqu’à l’île des Pins et l’île
Ouen, des groupes se sont constitués pour
discuter sur des thèmes comme l’éducation
des enfants, la vie chère, la santé, les droits,
les violences conjugales… « Nous avons
rencontré plus de six cents femmes », précise
Marie-Madeleine Lequatre.
Place maintenant aux actions
concrètes
En parallèle, ont été menés une importante
recherche documentaire, ainsi qu’un sondage
auprès de plus de sept cents femmes et
autant d’hommes. Les témoignages recueillis
ont permis, selon la directrice de la Maison de
la femme, « de mieux connaître la situation
des femmes ».
Plus globalement, le rapport établi à l’issue
de cette année d’échanges cible les priorités.
Il va maintenant déboucher sur des actions
concrètes.
Photos : Fabrice Wenger
Une mission
au quotidien
Maison de la femme
14 rue FrédéricSurleau, Nouméa.
Tél. : 25 20 47.
La Maison de la femme travaille déjà sur
des problématiques soulevées lors des
états généraux. C’est un lieu où les femmes
peuvent venir s’informer sur leurs droits.
Lors des ateliers, elles apprennent à prendre
confiance en elles. Au « café anglais » ou au
« café bouquins », les participantes abordent
des sujets sur la condition féminine et
l’identité culturelle. Petit à petit, la réflexion
sur l’image de la femme mûrit.
36
www.province-sud.nc
Chaque mercredi matin,
les mamans se retrouvent au...
Tous les mercredis de 8h30 à 10h30,
le Café Mamans attend toutes
les mamans à la Maison de la Femme
de la province Sud.
Le Café Mamans, c’est un espace privilégié de rencontre
et de partage entre les futures et les jeunes mamans.
Autour d’une collation offerte par la Maison de la Femme,
accompagnée ou non de vos enfants, vous pouvez
y parler en toute liberté et échanger des informations
sur tout ce qui concerne la maternité et la parentalité.
Renseignements auprès de la Maison de la Femme au 25 20 47
14, rue Frédéric Surleau - Centre ville (en face de la cathédrale) - Nouméa
Au Café Mamans, venez partager votre quotidien de maman !
SPORT
Petit centre nautique
devient grand
600
m2, de surface
pour les
nouveaux
bâtiments.
Afin d’accueillir un public plus nombreux, le Centre des activités
nautiques (Can) de la province Sud poursuit ses travaux
d’extension en 2011.
Par Annabelle Noir
300
Après la réalisation d’une seconde plage de
60 mètres de long et d’une nouvelle digue,
c’est au tour des bâtiments d’être construits.
Ils accueilleront un pôle hébergement
pouvant recevoir deux classes, un pôle
restauration avec un réfectoire d’une capacité
de 80 couverts, un pôle formation et un pôle
nautique comprenant un nouvel atelier.
« L’objectif de cette extension est de répondre
à la demande du public scolaire, explique Guy
Perrot, le directeur du centre. Nous sommes
la seule école de voile sur Nouméa à accueillir
des écoles et notamment les classes de
mer. Ces travaux vont permettre de doubler
notre capacité d’hébergement, actuellement
limitée à 30 élèves. » Plus de 4 000 élèves,
de l’école primaire au lycée, viennent s’initier
millions de
francs ont été
nécessaires à
cette extension.
Ils sont financés
à hauteur de 235
millions par la
province Sud et
de 65 millions
par l’État.
aux sports nautiques chaque année. Sans
compter la catégorie d’âge des 4-18 ans, qui
s’inscrivent aux stages organisés pendant
les vacances. Actuellement, l’équipe du
Can compte une quinzaine de personnes,
auxquelles s’ajoutent plus d’une vingtaine de
moniteurs vacataires pendant les vacances
scolaires.
Pas d’arrêt des activités
À noter que le centre est toujours en activité
pendant les travaux, la plus grosse partie
(pôle restauration, pôle formation et pôle
hébergement) devant s’achever en juillet
2011. Juste à temps pour les Jeux du
Pacifique qui organisent les épreuves de voile
sur le site de la Côte-Blanche.
Le Can prend le large
L’école de voile de la province Sud, qui a déjà une antenne à Poé, est en train d’en créer une
seconde au Mont-Dore. Cette année, la construction d’une nouvelle base nautique va démarrer
à Plum. Ce projet est développé en collaboration avec l’association des Piroguiers du MontDore et la commune. Le Can prendra en charge l’accueil des scolaires, tandis que l’association
s’occupera des compétitions. Les activités de loisirs seront organisées conjointement par les
deux écoles.
38
www.province-sud.nc
HorizonSud
Portrait
Nicolas Raison :
la voile comme école de vie
Nicolas Raison fait partie de l’équipe permanente du Can. Il initie les
enfants aux sports nautiques et s’occupe de la logistique. Et pourtant, à
l’âge des moussaillons de l’école de voile (4-6 ans), il ne pratiquait pas
encore ce sport. « En Métropole, se souvient-il, j’habitais dans le Maine-
et-Loire. La mer était loin ! » À 13 ans, un plan d’eau et un dériveur
suffisent à lui donner le virus. Trois ans plus tard, le club où il passe
toutes ses vacances scolaires lui offre la formation de moniteur général.
Par le biais des sports nautiques, il entend apprendre aux enfants « à être
à l’aise dans l’eau, à mieux connaître le milieu marin, mais aussi et surtout
l’entraide, le respect des règles de sécurité, et l’attention aux autres ».
Photo : Annabelle Noir
Parce que, selon lui, la voile est avant tout une belle école de la vie.
200
Dernier virage pour le stade du PLGC
millions de francs,
c’est le montant de
la dernière tranche
des travaux du
stade du PLGC.
Alors que l’aménagement paysager est maintenant bien visible, la cure de jouvence du stade
du PLGC s’achève par la construction d’un bâtiment annexe. Celui-ci comprendra un logement
pour le gardien, de nouveaux vestiaires, une infirmerie et, à l’étage, une salle polyvalente. Cette
phase inclut aussi la réfection des tribunes qui doivent être prolongées pour offrir des places
supplémentaires. La fin des travaux est programmée pour juillet 2011, et NC2011 a d’ores et déja
prévu d’y organiser sa compétition de football féminin !
Ça roule à la Netcha !
120
Les Boucles de la Netcha accueilleront les vététistes de tout
niveau à partir du mois de mai ! Située sur les communes
de Yaté et du Mont-Dore, la nouvelle base VTT propose
sept circuits qui permettent de se promener dans le secteur
de la plaine des Lacs, de la rivière des Lacs, à travers une
plantation de pins et de kaoris, ou encore d’admirer la baie
de Prony. « Les pistes offrent quatre niveaux de difficulté :
du vert, très facile, au noir, très difficile, en passant par le
bleu et le rouge », précise Christophe Chevillet, en charge
des projets sports nature à la direction de la Jeunesse et
des Sports.
Ce projet est d’autant plus exemplaire qu’il associe sport
et sensibilisation à l’environnement puisqu’il permet de
traverser un patrimoine naturel riche de la NouvelleCalédonie.
km de piste.
Photo : province Sud
www.province-sud.nc
39
BALADE
Port
en ruine
En 1953, sont
construits une station
de concassage, un
tunnel en béton pour
protéger le tapis
roulant, un quai et un
système de chargement
de navire. Les
installations ont cessé
de fonctionner en 1968,
mais quelques vestiges
témoignent de ce passé
industriel.
Prony, le village
prisonnier des banians
Par Christine Allix
Quand on arrive dans le village de Prony, on
ne voit qu’eux. L’homme ayant (quasiment)
déserté la place, les banians ont pris
possession des lieux. Leurs racines ont
emprisonné les pans des murs en pierre jadis
taillés par les bagnards. Ici, la domination
humaine n’est plus qu’un vague souvenir.
Et pourtant, quand les hommes sont arrivés,
en 1867, pour installer un village destiné aux
travailleurs dédiés à l’exploitation du bois, ils
se croyaient tout-puissants. Les forçats, les
exilés de la Commune, les condamnés, les
mineurs ont suivi, marquant temporairement
les lieux de leur empreinte avant de les quitter
aussi discrètement qu’ils s’y étaient installés.
Aujourd’hui, le village de Prony est quasiment
désert et aurait disparu si une association de
riverains ne s’était employée, patiemment et
passionnément, à le restaurer.
Pour la petite histoire, un forçat heureux au jeu
y est mort sans divulguer la cachette de son
butin, située quelque part dans le village… De
quoi encourager tout un chacun à faire une
incursion dans ce Sud qui regorge de trésors, y
compris ceux que l’on ne soupçonne pas !
Photos : Martial Dosdane
40
www.province-sud.nc
HorizonSud
Merveilleux
joyaux naturels
Mer intérieure
La baie de Prony,
immense, présente un
nombre impressionnant
de mouillages, très sûrs
par tous les temps.
Aiguille
Appelée aussi récif de
l’Aiguille, l’Aiguille de
Remonter la piste de la mémoire
Prony est une curiosité
unique au monde. Ce
grand édifice pyramidal,
En une heure et 2,2 km de marche, vous pouvez découvrir
l’ancien village de Prony et ses vestiges.
Le chemin, balisé, démarre du parking de
la baie de la Somme et monte légèrement
sur la colline. Il conduit au cimetière des
gardiens du bagne et des colons Libres. Les
tombes, à peine visibles, sont marquées
par la présence de coquillages. Le chemin
continue dans un sous-bois et passe devant
un autre cimetière, celui des condamnés.
Il descend ensuite légèrement, avant
d’arriver à un autre vestige du bagne :
souvent comparé à un
immense clocher de
cathédrale qui serait
hérissé de plusieurs
le traîneau pour le transport du bois, utilisé
à l’époque pour acheminer les bois vers la
scierie. Encore un petit effort et le village
historique de Prony se présente, pour une
découverte atemporelle des habitations et
des installations pénitentiaires. Le retour se
fait par un petit sentier qui longe le bord de
mer. Il suffit pour cela de rejoindre le traîneau
et, au niveau du panneau d’information, de
tourner à gauche.
clochetons, prend
racine à 35 mètres de
profondeur sur un fond
sablo-vaseux et s’élève
jusqu’ à 6 mètres sous la
surface.
Se baigner dans les sources thermales
Les sources thermales de Prony sont au nombre de trois. Elles ont été aménagées lors de la
En savoir +
période pénitentiaire du village de Prony, vers 1871.
La première, la seule située sur la terre ferme, est signalée par des murettes. Elle se trouve sur
Retrouvez sur notre site
la rive gauche de l’embouchure de la rivière des Kaoris. La deuxième est localisée en baie de
toutes les informations sur
Carénage et la troisième, entièrement sous-marine, au cœur de la baie de Prony. Elles génèrent
Prony
une eau légèrement sulfureuse à 43 °C et sont à l’origine de l’Aiguille de Prony.
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A noter que ce site est une des étapes du sentier de grande randonnée GR1-NC.
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41
ASSOCIATION
L’association
qui s’ACTIVE
L’Association calédonienne pour le travail et l’insertion
vers l’emploi (Active) œuvre depuis près de vingt ans à la
réinsertion des demandeurs d’emploi. Par Nelly Jutteau
Photo : Nelly Jutteau
L’association Active, ex-Régie des quartiers,
accompagne tous les demandeurs d’emploi,
quel que soit leur âge. En 1992, à sa
création, « l’idée était, selon Aurore Delvalle,
la directrice de l’association, de favoriser
l’insertion socioprofessionnelle d’habitants
des secteurs en difficulté, à travers des
activités qui valorisaient le quartier comme
des travaux d’entretien ».
En près de vingt ans d’existence, la structure
a diversifié ses activités, mais son action
phare reste le « parcours d’insertion » dans
lequel s’engagent chaque année entre 170
et 200 demandeurs d’emploi. « Le parcours
dure entre un et six mois pendant lesquels les
stagiaires sont indemnisés entre 65 et 80 %
du SMG. Avec pour objectif d’acquérir ou de
réacquérir les critères d’employabilité, c’est-àdire l’assiduité, la ponctualité, la présentation,
une bonne compréhension des consignes… »
Parmi les activités dont ils bénéficient, « les
Aurore Delvalle, la directrice
de l’association Active
chantiers, encadrés par des chefs d’équipe,
pour de l’entretien d’espaces verts, la pose de
clôtures, de la soudure, de la menuiserie, de
l’entretien de locaux, de la maçonnerie… ».
Association intermédiaire
Des chantiers menés pour le compte de
collectivités ou d’entreprises privées, car
les statuts d’Active, en tant qu’association
intermédiaire, lui permettent de se positionner
en marge du secteur privé, notamment en
proposant aux entreprises de leur prêter de
la main d’œuvre. « Active est un outil que les
collectivités publiques ont tout intérêt à utiliser
et à valoriser », souligne Aurore Delvalle qui
espère cette année offrir une plus grande
variété de travaux aux stagiaires. « On fait
beaucoup de propreté urbaine, cela nous
permet de mettre du monde au travail, mais
c’est important de leur donner les moyens de
toucher à autre chose. »
44 %
des stagiaires sont
des femmes contre
19 % il y a six ans.
Photo : Fabrice Wenger
12 chantiers d’insertion en 2010
En parallèle des chantiers prévus dans les parcours d’insertion, Active intervient aussi sur des
chantiers d’insertion en tribus, financés par la province Sud, tels que la réfection de maisons
communes, la construction de cuisines et de sanitaires, ou encore la restauration de chapelles.
Les jeunes, recrutés dans la tribu, apprennent ainsi à faire des fondations, du gros œuvre, de la
couverture, du carrelage… tout en étant accompagnés pour leur insertion.
42
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HorizonSud
AGENDA
AGENDA
Cinéma
Du 6 au 8 mai,
plus d’une
centaine de
films de moins
de trois minutes
diffusés au
centre culturel
du Mont-Dore.
Danse
« Alliance », de la
compagnie Mado, à
découvrir au Centre
d'art, du 19 au 29 mai.
Exposition
Les « Jardins japonais »
s’exposent au Parc forestier,
jusqu’au 8 mai.
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43
AGENDA
> SPORT
26e triathlon
international
de Nouméa
Qui succédera aux Néo-Zélandais Joanna Lawn et Ryan Sissons,
les vainqueurs du précédent triathlon de Nouméa ?
Réponse le dimanche 8 mai, à l’Anse-Vata.
Photo : Fabrice Wenger
> SOCIÉTÉ
Un nouveau
marché à
Borendi
La très active Association des femmes de Borendi
(commune de Thio) organise un marché qui réunit les
cinq tribus du district, chaque premier dimanche du mois,
à la tribu de Grand Borendi. Idéal pour dénicher produits
de la mer, fruits, légumes, plantes et objets artisanaux.
Photo : Thio tourisme
> MUSIQUE
C’est reparti
pour les concerts
Photo : Éric dell’Erba
Oasik’s !
44
En collaboration avec le café musique Le Mouv’,
le Centre culturel Tjibaou accueille des concerts
gratuits dans ses jardins. Avec, le samedi 5 mars,
Naya Roots (reggae), Kass’pa (reggae ska) et
Assanya (kanéka) ; le samedi 16 avril, Hnamus
(kaneka groovy), Half Way (rock) et Djazwid (reggae
fusion).
Renseignements au 41 45 45.
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HorizonSud
> EXPOSITION
« La création
artistique est un
sport de combat »
Un sujet d’actualité pour le projet Ko Névâ qui rassemble les
œuvres de plusieurs plasticiens et qui pose une question :
quel peut bien être le point commun entre l’art et le sport ?
Mais l’individu face à lui-même, bien sûr !
Jusqu’au 28 août 2011, au centre culturel Tjibaou.
Renseignements au 41 45 45.
> FÊTE
Photo : Éric dell’Erba
« J’habiterai la nuit »
Alexis Fichet met en scène l’œuvre d’Olivia
Duchesne. Cette pièce dresse le portrait de Nesta,
vigile de son état, « Kanak d’aujourd’hui, avec toute
l’épaisseur de son passé et la complexité de sa vie
d’homme ». À l’entrée du théâtre, les spectateurs
passent devant lui sans faire attention. Mais fait-il
partie du bâtiment ou bien déjà du spectacle ?
Nesta est interprété par Wkeu Fogaing, auteur et
acteur camerounais.
Au Théâtre de l’Île, les 31 mars et 1er avril,
à 20 heures ; 2 et 3 avril, à 18 heures.
Renseignements au 25 50 50.
Photo : Fabrice Wenger
J’entends le cerf, la crevette
et le poussin chanter…
Le cerf, la crevette… sans oublier l’écrevisse et le
poussin ! Boulouparis met à l’honneur ses filières
d’élevage lors de la 15e édition de sa traditionnelle fête
qui se déroulera sur le site de l’hippodrome, le samedi
14 et le dimanche 15 mai. Environ 11 000 visiteurs ont
participé aux festivités l’année dernière !
> THÉÂTRE
Mais aussi…
La Nuit des musées, le vendredi 27 et le samedi
28 mai. Les musées ouvrent leurs portes au public en
nocturne.
Le 24e carnaval de Nouméa, le samedi 16 avril.
Sortez vos tenues de sports pour un défilé déguisé et
physique ! Un avant-goût des Jeux du Pacifique…
Photo : Théâtre de l’île
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45
ILS FONT LA PROVINCE SUDPar Nelly Jutteau
Bio
Marie-Rose Wahetra
Ancienne joueuse de
cricket, cette jeune maman
s’adonne aujourd’hui à
des activités plus calmes
comme de longues
marches dans la nature.
« J’apprécie la tranquillité,
je ne peux pas rester
dans une grande ville
trop longtemps. En fait,
j’aime tout ce que fait une
Mélanésienne en tribu,
comme accompagner ma
belle-mère aux champs. »
re
Une voix et un souri
Marie-Rose est l’une des voix féminines qui décrochent lorsque vous
appelez le standard de l’hôtel de province. « C’est un travail très varié,
explique-t-elle. Je réponds aux coups de téléphone, mais j’accueille
aussi les visiteurs qui cherchent une personne ou un service en
particulier. » Marie-Rose aime ce contact avec les gens et s’applique
toujours à rester souriante car « un sourire s’entend toujours, même
au téléphone ». Elle a le sentiment du devoir accompli « lorsque les
gens repartent avec une réponse ». Une autre partie de son travail
consiste à effectuer des tâches administratives. « Je crée des supports
de travail pour le service des moyens, comme des procédures, des
tableaux ou des présentations power point… » Une bonne manière
de mettre à profit sa formation d’assistante de direction.
Photos : Nelly Jutteau
Parcours
Marie-Rose a grandi à Lifou avant de s’installer à Nouméa pour poursuivre ses études
supérieures. Elle suit alors un BTS d’assistante de direction avant de s’envoler pour le Canada
avec sa famille. Elle y restera trois années durant lesquelles elle découvre « les quatre saisons,
le rafting sur neige, le ski et la chaleur des Québécois ! » À défaut de trouver un emploi dans
ses cordes, Marie-Rose s’engage comme bénévole auprès de personnes âgées et handicapés.
« J’ai notamment été trésorière pour une association. » De retour sur le Caillou, elle devient
enquêtrice pour un bureau d’études. « Je réalisais des enquêtes sur la consommation ou encore
sur le tourisme auprès de la population. » En octobre dernier, elle intègre la province Sud comme
agent d’accueil. « Je compte prochainement entamer une validation des acquis de l’expérience
(VAE) pour décrocher mon diplôme et pouvoir évoluer. »
Bio
Née en NouvelleCalédonie, d’un « papa
tahitien de Bora Bora
et d’une maman
mélanésienne d’Ouvéa »,
Suzelle compte huit frères
et sœurs. Sa plus grande
passion ? « Ma famille,
c’est ce qui compte le
plus ! » Maman de deux
filles, elle aime passer
son temps libre en mer, à
la pêche, en balade et au
jardin.
Suzelle Wilson
s ongles !
Verte jusqu’au bout de
Suzelle Wilson, c’est un peu la « petite main verte »
de la province Sud. Chargée de communication à
la direction de l’Environnement et de la stratégie
provinciale pour le développement durable, elle a
pour rôle est de sensibiliser le public, mais aussi
les directions provinciales aux problématiques
environnementales. Son objectif : « Réussir à changer
les comportements des agents par la mise en œuvre
d’actions éco-responsables comme le tri sélectif,
l’achat de fournitures et de matériels écologiques,
l’économie d’énergie, le covoiturage… »
Son travail consiste à planifier les actions de
communication de la direction, à produire de
l’information à destination de la presse et du grand
public ainsi que des outils de sensibilisation destinés au jeune public et aux écoles en partenariat
avec le Centre d’initiation à l’environnement (CIE). « Mon plus beau projet dans ce domaine a
été la mise en place de classes et d’ateliers en environnement dans les lycées et collèges de la
province Sud, dispositif piloté par le vice-rectorat. »
Programme 400 Cadres
Suzelle a commencé sa carrière en tant qu’agent de guichet à La Poste avant de reprendre ses
études, à 23 ans. « J’ai saisi l’opportunité du programme 400 Cadres pour suivre un DUT en
gestion des entreprises et des administrations à Toulouse. » Elle poursuit son cursus à Perpignan
avec une licence et une maîtrise en tourisme et territoires, et termine à Angers par un master de
chargée de projet en développement des territoires, grâce à une bourse territoriale. En 2007, elle
intègre la direction de l’Environnement de la province Sud.
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HÔTEL DE LA PROVINCE SUD
DIRECTION DE L’ÉCONOMIE, DE LA FORMATION ET DE L’EMPLOI
ARTILLERIE 9 RTE DES ARTIFICES BP L1 98849 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 25 80 00 - Fax 25 80 44 - [email protected]
> Cabinet de l’exécutif :
- Présidence ([email protected])
25 80 00
- 1er vice-présidence
25 81 40
e
- 2 vice-présidence
25 81 48
e
- 3 vice-présidence
25 81 68/25 80 91
> Directeur de cabinet et chef de cabinet ([email protected])
25 81 40
> Secrétariat général ([email protected])
25 80 42/25 81 72/25 80 38 Fax 25 80 44
- Cellule communication ([email protected])
25 81 22
Fax 25 81 26
DIRECTION JURIDIQUE ET D’ADMINISTRATION GÉNÉRALE
ARTILLERIE 9 RTE DES ARTIFICES BP L1 98849 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 25 80 00 - Fax 25 81 12 - [email protected]
> Service des affaires juridiques, générales et de la documentation
25 80 55
> Service du secrétariat de l’assemblée et de la coordination administrative
25 81 88
> Service de la gestion et des moyens
25 80 59
Fax 25 80 29
Fax 25 81 12
Fax 25 81 84
DIRECTION PROVINCIALE DE L’ACTION SANITAIRE ET SOCIALE
IMM GALLIÉNI I CTRE VILLE 5 RUE DU GAL GALLIÉNI BP 660 98845 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 25 70 - Fax 25 13 63 - [email protected]
> Service de gestion du personnel (SGP)
24 25 88
> Service de gestion financière administrative et technique (SGFAT)
24 25 79
> Service infrastructures et équipement (SIE)
24 25 93
> Service réglementation épidémiologie évaluation et contrôle (SREEC)
25 26 45
> Service de l’action sociale - assistantes sociales (SAS)
24 25 84
> Caisse d’avance
24 25 83
> Sous-direction de la santé publique (SDSP)
24 25 85
> Service de l’organisation des soins et de la synergie médico-sociale (SOS)
24 32 80
> Service de prévention d’éducation sanitaire et de promotion de la santé
24 25 98
> Centre de dépistage anonyme et gratuit du SIDA (CDAG)
28 60 06
> Centre de Santé de la Famille « Docteur Lucie LODS »
Centre de la protection maternelle et infantile
- Protection Infantile
27 53 48
27 23 70
- Protection Maternelle
- Centre de conseil familial (CCF)
27 23 70
28 85 32
- Cabinet dentaire
- Centre médico-scolaire (CMS)
27 33 60 27 32 27
- Bureau Orthophoniste
27 33 60
- Pharmacie DPASS-SUD
24 25 80
27 79 17
> Centre médico-social de Kaméré
> Centre médico-social de Saint-Quentin
43 66 86
> ESPAS-CMP - Espace de prévention d’accompagnement
27 27 73
et de soins Centre médical polyvalent
> Sous-direction médico-sociale (SDMS)
24 39 47
> Bureau des aides sociales - Personnes âgées, handicapées
24 25 76
> Service de l’accompagnement des structures et des actions
24 25 74
associatives (SASAA) Handicap, exclusion, personnes âgées
> LE RELAIS - Centre de traitement des violences
23 26 26
conjugales et intra-familiales
> Service enfance famille (SEF)
24 25 90
> ENFANCE MALTRAITÉE (NUMÉRO VERT - APPEL GRATUIT)
05 44 44
> Foyer d’aide sociale « Les Bougainvilliers »
28 40 76
> Foyer - Logement d’aide aux personnes âgées Cité N’Géa
27 21 78
27 90 70
> Service des aides médicales et des aides sociales légales
Fax 24 25 79
Fax 24 25 96
Fax 23 21 93
Fax 25 13 63
Fax 24 39 45
Fax 27 90 72
Fax 24 25 97
Fax 25 13 63
Fax 24 39 46
Fax 28 55 28
Fax 27 53 49
Fax 28 58 04
Fax 28 58 04
Fax 28 58 04
Fax 25 96 87
Fax 25 96 87
Fax 24 10 23
Fax 28 27 62
Fax 43 88 74
Fax 28 55 28
Fax 28 55 28
Fax 24 25 75
Fax 24 26 47
Fax 23 26 27
Fax 24 39 49
Fax 24 39 49
Fax 27 40 76
Fax 27 22 02
Fax 27 90 90
Fax 27 05 77
Fax 27 05 92
Fax 44 11 20
Fax 46 11 06
Fax 44 70 08
Fax 35 21 01
Fax 46 40 21
DIRECTION DE LA CULTURE
CTRE VILLE 16 RUE DU GAL GALLIÉNI BP 2365 98846 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 60 90 - Fax 24 60 91 - [email protected]
> Service du patrimoine historique et culturel
24 60 90
> Service du développement artistique et culturel
24 60 90
> Bureau de la gestion des moyens
24 60 90
> Bureau de la gestion comptable
24 60 90
> Bureau de l’aide aux tournages
24 60 90
DIRECTION DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
CTRE VILLE 12 RUE DE VERDUN BP 725 98845 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 38 60 - Fax 24 35 98 - [email protected]
> Service de la jeunesse
24 60 99
> Service des sports
26 91 25
> Bureau du secrétariat du personnel et des moyens
26 46 26
> Bureau administratif et financier
26 49 82
> Piste cyclable de Tina
77 59 36
> Stade du PLGC
77 59 83
> Centre des activités nautiques
27 43 36
> Centre d’accueil permanent de Poé
41 25 75
MAISON DE LA FEMME
CTRE VILLE 14 RUE FRÉDÉRIC SURLEAU BP L1 98849 NOUMÉA CEDEX
Tél. 25 20 47 - Fax 25 00 18 - [email protected]
DIRECTION DU SYSTÈME D’INFORMATION
ARTILLERIE 55 RUE GEORGES CLÉMENCEAU BP 3215 98846 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 44 00 - Fax 24 44 50 - [email protected]
> Direction - Secrétariat
24 44 10
24 44 08
> Service des affaires budgétaires
> Service de l’éxécution budgétaire
24 44 17
Fax 24 44 57
DIRECTION DES FINANCES
ARTILLERIE 55 RUE GEORGES CLÉMENCEAU BP 3215 98846 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 44 00 - Fax 24 44 57 - [email protected]
> Bureau administratif et comptable
24 44 05
> Service de l’assistance et des infrastructures
24 44 45
> Service des applications métiers
24 44 51
ARTILLERIE 55 RUE GEORGES CLÉMENCEAU BP 3215 98846 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 45 00 - Fax 24 45 50 - [email protected]
> Service de gestion du personnel et de la rémunération
24 45 00
> Service de la formation, de l’insertion et de la prévention
24 45 00
> Service du développement des carrières du conseil et des relations sociales
24 45 00
> Cellule administrative et de gestion des moyens
24 45 00
DIRECTION DE L’ÉDUCATION DE LA PROVINCE SUD
CTRE VILLE 2 RUE DU GAL GALLIÉNI BP 3104 98846 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 60 60 - Fax 24 60 69 - [email protected]
> Service de l’enseignement
24 60 71
> Service des finances, des collèges publics et de l’enseignement privé
24 60 74
> Service des ressources humaines
24 60 70
> Service des bourses et aides aux élèves et étudiants
24 60 00
Fax 24 45 50
Fax 24 45 50
Fax 24 45 50
Fax 24 45 50
DIRECTION DE L’ÉQUIPEMENT
VALLÉE DU TIR 1 RUE ÉDOUARD UNGER BP H4 98849 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 27 28 11 - Fax 27 77 37 - [email protected]
> Direction - Secrétariat
27 02 50
> Service administratif et financier
27 28 11
27 28 11
> Service des études
> Service de l’urbanisme de l’aménagement et des transports
27 28 11
> Service de la construction
27 28 11
> Subdivision Sud
27 02 71
> Subdivison Nord
44 32 26
> Bureau des établissements recevant du public
27 28 11
DIRECTION DU LOGEMENT
24 32 82
23 28 12
23 28 11
Fax 27 77 37
Fax 27 94 17
Fax 27 94 10
Fax 27 94 11
Fax 27 94 10
Fax 27 44 48
Fax 44 33 23
Fax 27 77 37
DIRECTION DU PATRIMOINE ET DES MOYENS
DIRECTION DE L’ENVIRONNEMENT
CTRE VILLE 19 AV DU MAL FOCH BP 3718 98846 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 24 32 55 - Fax 24 32 56 - [email protected]
> Direction
24 61 75
> Service de prévention des pollutions et des risques (SPPR)
24 32 61
> Service de la mer (SM)
24 32 60
> Service de l’eau (SE)
24 32 66
> Service des milieux terrestres (SMT)
24 61 98
24 32 58
> Service de la valorisation et des moyens (SVM)
> Protection du lagon :
- Nouméa
24 35 01
- Grand lagon Sud (Prony - Yaté)
77 40 68
- Zone côtière Ouest (Ouano - Bourail)
46 95 73
24 32 67
> Patrimoine mondial
> Parc zoologique et forestier (PZF)
27 89 51
> Parc provincial de la rivière bleue (PPRB)
43 61 24
DIRECTION DU DÉVELOPPEMENT RURAL
CTRE VILLE 4 RUE DU GAL GALLIÉNI BP 2386 98846 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 27 26 74 - Fax 27 05 77 - [email protected]
> Secrétariat de direction
27 05 78
> Service de l’administration et des aides (SAA)
27 26 74
> Service de d’appui technique et de conseil de gestion (SATEG)
27 05 93
> Service des études et du développement local (SEDEL)
27 05 99
> Centre de ressources documentaires
27 05 82
> DDR Bourail
44 13 27
> DDR Île des Pins
44 11 06
44 31 53
> DDR La Foa
> DDR Mont-Dore
41 20 88
> DDR Païta
35 31 15
> DDR Saint-Louis (Bio fabrique)
43 82 96
> DDR Thio
41 18 31
> DDR Yaté
46 40 21
DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES
Voir aussi à BOULOUPARIS, BOURAIL, DUMBÉA, ÎLE DES PINS, LA FOA, MONT-DORE, PAÏTA et YATÉ
(Direction Provinciale de l’Action Sanitaire et Sociale ou Province Sud)
CTRE VILLE 12 AV PAUL DOUMER BP J3 98849 NOUMÉA CEDEX
Secrétariat : 27 31 61 - Fax 27 02 77 - [email protected]
> Service des aides aux personnes
> Service des aides à la construction
> Service de l’accompagnement au logement
DUCOS LE CENTRE ET LE FORUM DU CENTRE 30 RTE DE LA BAIE DES DAMES BP 7955 98801 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : Ducos le Centre 23 28 30 - Fax 23 28 31
Standard tous services : Ducos le Forum du Centre 23 33 72 - Fax 23 29 90- [email protected]
> Service du développement économique - SDE
23 28 33
Fax 23 20 80
> Service de l’emploi et de la formation - SEF
28 01 72
Fax 23 22 84
> Pôle Employeur
270 400
> Bureau de médiation et d’insertion de proximité- BMIP
23 28 32
Fax 23 29 90
Fax 24 32 57
Fax 24 32 57
Fax 24 32 56
Fax 24 61 90
Fax 24 32 56
Fax 24 32 56
Fax 24 32 56
Fax 24 32 56
Fax 24 32 56
Fax 24 32 56
Fax 27 89 50
Fax 43 61 34
ZI DUCOS 2 RUE FULTON BP 17022 98862 NOUMÉA CEDEX
Standard tous services : 26 31 24 - Fax 25 30 89 - [email protected]
> Service topographique et foncier
26 31 24
- Bureau topographique nord (Bourail)
44 12 92
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