FICHE PÉDAGOGIQUE 9 mars, dès midi CÉSAR FRANCK sONaTE

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FICHE PÉDAGOGIQUE 9 mars, dès midi CÉSAR FRANCK sONaTE
LES BRUNCHS
Autour d’œuvres marquantes du répertoire classique ou plus contemporain, nous
vous proposons de partager un moment privilégié avec des artistes et
chambristes exceptionnels. Ces moments musicaux, imaginés autour et avec la
complicité du Trio Opus 71, ensemble associé à la vie du Théâtre 71 et formé de
Pierre Fouchenneret, Nicolas Bône et Éric Picard, sont présentés par PierreFrançois Roussillon, directeur de la Scène Nationale, afin d’apporter aux auditeurs
quelques clés d’écoute. Avant le concert, vous avez la possibilité de savourer un
brunch.
FICHE PÉDAGOGIQUE
9 mars, dès midi
CÉSAR FRANCK SONATE POUR VIOLON ET PIANO EN LA
MAJEUR | GABRIEL FAURÉ QUATUOR POUR PIANO ET
CORDES EN UT MINEUR, OP. 15, N°1
Pierre Fouchenneret violon | Nicolas Bône alto | Éric Picard violoncelle
THÉO FOUCHENNERET PIANO
Immersion dans le romantisme français pour ce programme consacré à deux
maîtres du genre. Un concert qui associera en parfaite harmonie la très célèbre et
élégante sonate de Franck, aux parfums subtils et au génie mélodique du
merveilleux premier quatuor de Fauré.
PROCHAIN BRUNCH
› 6 AVRIL
tarifs › 12€ tarif normal 6 € -18 ans, abonnés du Théâtre 71, adhérents La Fabrica’son, association des Z’amis du
Conservatoire et élèves du Conservatoire Intercommunal de Malakoff | 1 ticket-théâtre(s) = 2 entrées
ouverture du bar et accueil du public à 12h | début du concert à 13h30h | durée env. 50 min
restauration pensez à réserver votre brunch en même temps que votre billet de concert, le réglement (12€/repas)
s’effectue le jour du concert à l’accueil
M° ligne 13 Malakoff-Plateau de Vanves - PÉRIPHÉRIQUE PORTE BRANCION
ThEAtre71.COM SCÈNE NATIONALE DE MALAKOFF
3 PLACE DU 11 NOVEMBRE – 92240 MALAKOFF 01 55 48 91 00
INTERPRÈTES
Nicolas Bône alto
Il étudie au CNSMDP puis se perfectionne au contact de grands maîtres à la Banff School of Fine
Arts (Canada) et à Crémone (Italie). Il est lauréat des concours internationaux de Florence (1989)
et de Melbourne (1991). Alto solo de l’Orchestre National de France depuis 1992, il a occupé le
poste d’alto solo du Chamber Orchestra of Europe de 2000 à 2005. Il participe à de nombreux
concerts de musique de chambre en Europe dont beaucoup sont radiodiffusés.
Pierre Fouchenneret violon
Premiers prix de violon et de musique de chambre au CNSMDP, il est lauréat en 2003 de la fondation d’entreprise Banque populaire. Depuis il participe à de nombreux concerts, Récitals en
sonate, formation de musique de chambre ou en Soliste avec orchestre. Il fonde en 2010 le
quatuor Raphaël Avec lequel il remporte le deuxième prix du concours International de quatuor à
cordes de bordeaux.
Éric Picard violoncelle
Issu du CNSMDP où il obtient ses premiers prix, Éric Picard enchaîne avec le Premier Prix du
Concours international Finale Ligure. Nommé à vingt-trois ans Premier violoncelle solo de
l’Orchestre de Paris, il est récompensé par le Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour le
disque consacré à Xenakis et est actuellement directeur artistique de l’ensemble Diabolicus.
THÉO FOUCHENNERET PIANO
À l’âge de 3 ans, il est initié par son grand frère violoniste de 11 ans à l’époque, puis rentre au
CNRR de Nice à 5 ans dans la classe de Christine Gastaud. Il passe son prix de piano au
conservatoire à Nice, avant d’entrer au Pôle supérieur de Paris-Boulogne-Billancourt, dans la
classe d’Hortense Cartier-Bresson. En février 2011, il est admis à l’unanimité du Jury au CNSMD
de Paris dans la classe d’Alain Planès. À tout juste 20 ans, il s’est déjà produit dans de
nombreuses salles à Paris, Nice, Cannes…
CÉSAR FRANCK
(1822 - 1890)
César Auguste Franck est né à Liège (Belgique) en 1822. Son père est un agent de change
mélomane qui nourrit pour son fils de hautes ambitions et décide de faire de lui un virtuose du
clavier (et de son frère un violoniste). César Franck prend sa première leçon de piano à l’âge de
cinq ans. Il fait des progrès rapides et à douze ans, il est capable de se produire en public.
Quelques mois plus tard, la famille s’installe à Paris pour perfectionner les deux enfants au
Conservatoire de musique. Cependant, César Franck est solitaire et semble plus se destiner à la
composition qu’à la carrière de virtuose.
Malgré les conseils de son père qui voudrait le voir faire fortune dans l’opéra, Franck créé trois
trios pour piano, violon et violoncelle en 1843. Mais, après quelques insuccès, lui et son père se
séparent, d’autant que le compositeur épouse en 1848, une jeune fille peu fortunée, Félicité
Saillot Desmousseaux. À partir de 1858, Franck, qui est l’organiste de la basilique Sainte-Clotilde
de Paris, voit sa réputation croître rapidement. En 1872, il est nommé professeur d’orgue au
Conservatoire. Il ne fait plus de la composition son but principal, mais il improvise beaucoup.
Avec la défaite de 1870 contre les armées prussiennes, des compositeurs français, atteints dans
leur amour-propre, créent la Société Nationale de Musique qui tentera de s’opposer à la
musique allemande. Camille Saint-Saëns, qui la dirige, y entraîne Franck qui compose quelques
chefs-d’œuvre qui signalent le début du franckisme. Jusqu’à la fin de sa vie, le compositeur fut
extrêmement fécond.
César Franck meurt le 8 novembre 1890 à Paris, des suites d’une grippe mal soignée.
Compositeur irrégulier, il est l’auteur de pièces de peu d’intérêt (Hulda, 1882 ; Ghisèle, 1888)
comme de purs chefs-d’œuvre, parmi lesquels son Quintette pour piano et cordes (1878), les
Variations symphoniques pour piano et orchestre (1885), la Sonate pour violon et piano (1886)
et la célèbre Symphonie en ré mineur (1888). Franck développa la notion de construction
cyclique, où quelques motifs de base servent d’éléments unificateurs et structuraux à l’ensemble
de l’œuvre. Il inspirera directement de nombreux et prestigieux compositeurs français tels que
Vincent d’Indy, Ernest Chausson, Henri Duparc, Paul Dukas, Gabriel Fauré, Achille Claude
Debussy, Maurice Ravel...
GABRIEL FAURÉ
(1845 - 1924)
Né le 12 mai 1845 à Pamiers (Ariège) dans une grande famille, Gabriel Fauré est le fils d’un
instituteur. Dès neuf ans, remarqué par Louis Niedermeyer, il commence de sérieuses études
musicales à Paris. À la mort de Niedermeyer en 1861, Fauré rencontre Camille Saint-Saëns, qui
enseigne le piano, et qui lui fera découvrir Franz Liszt, Robert Schumann et Richard Wagner.
C’est là qu’il compose une vingtaine de ses quatre-vingt-seize mélodies. À 19 ans, il s’essaye à la
musique religieuse avec son célèbre Cantique de Racine (1865), pour chœur à quatre voix
mixtes, cordes et orgue.
Après la guerre de 1870, Fauré est nommé en 1871 organiste titulaire à Saint-Honoré-d’Eylau à
Paris puis à Saint-Sulpice jusqu’en 1874. L’année suivante, il achève sa Sonate pour piano (op. 13)
et du Nocturne pour piano (op. 33 n. 1). En 1878-1879, il se rend en Allemagne où il a l’occasion
d’écouter des œuvres de R. Wagner et de rencontrer F. Liszt. En 1883, le compositeur épouse
Marie Fremiet, fille d’un sculpteur, qui lui donnera deux fils.
À partir de 1879 et jusqu’en 1921, il publie plusieurs cycles de mélodies. En 1892, Fauré est
nommé Inspecteur de l’enseignement dans les conservatoires puis professeur de composition.
En 1896, il succéda à C. Saint-Saëns au grand orgue de la Madeleine. Il est ensuite désigné pour
remplacer Jules Massenet à la chaire de composition du Conservatoire de Paris, où il sera le
professeur, entre autres, de Maurice Ravel, Georges Enesco et Jean Roger-Ducasse. En 1905, il
prit la suite de Théodore Dubois à la direction du même Conservatoire. Il se lance dans la
composition d’un opéra, entre 1907 et 1913 : Pénélope. C’est un demi-échec qui le laissera
“aplati de fatigue“, selon sa propre expression.
Fauré termine sa vie en composant beaucoup de musique de chambre. Il meurt le 4 novembre
1924, reconnu par le public et les milieux parisiens. On lui doit nombre de pièces pour piano
(Barcarolles, Impromptus, Nocturnes) ainsi qu’une Ballade (1881), composée pour piano et
orchestrée par la suite, de la musique de chambre, notamment le Quatuor avec piano en sol
mineur (1887), qui révèle pleinement son art ; de la musique religieuse avec Maria, Mater gratiae
(1888) et surtout son œuvre la plus célèbre : le Requiem (1887).
Parmi ses mélodies, il faut citer les Cinq Mélodies, dites de Venise (1891), et la Bonne Chanson
(1894) sur des poèmes de Paul Verlaine. Peu tenté par le théâtre, Fauré trouvera dans un livret
de René Fauchois le sujet de son opéra Pénélope (1913). Modeste et discret, Fauré n’est pas le
musicien de salon qu’en a fait la postérité, mais un compositeur simple et original avec une
grande force intérieure.
SONATE POUR
VIOLON ET PIANO
EN LA MAJEUR
CÉSAR FRANCK
César Franck écrit sa Sonate en la majeur durant l’été 1886, à l’âge de 64 ans. Le compositeur
semble ne s’être intéressé à la musique de chambre qu’à la fin de sa vie ; en effet, si l’on excepte
les quatre Trios de jeunesse, les grandes pages marquantes du genre ont été composées entre
1879 (Quintette avec piano) et 1890 (Quatuor à cordes). La Sonate fut dédiée au violoniste belge
Eugène Ysaÿe, qui en donna la première audition à Bruxelles le 16 décembre 1886, avec Mme
Bordes-Pène au piano. L’immense succès remporté ce soir-là ne se démentit jamais.
Elle fut jouée pour la première fois à Paris, par les mêmes interprètes, le 5 mai 1887 à la Société
Moderne, récemment fondée. Par la suite Ysaÿe, d’abord accompagné de son frère Théo, puis de
Raoul Pugno, l’imposa à travers le monde avec le même succès.
On a prétendu que cette Sonate servit de modèle à Proust pour imaginer celle de Vinteuil. Or,
l’écrivain a affirmé dans deux lettres - l’une à Jacques de Lacretelle, l’autre au prince Antoine
Bibesco - que l’idée de la « petite phrase » évoquée par Swann lui était venue en écoutant le
second thème du premier mouvement de la Sonate n° 1 de Saint-Saëns.
Mouvements
1. Allegro ben moderato
2. Allegro
3. Recitativo Fantasia
4. Allegretto poco mosso
Durée
env. 29 minutes (7’/8’/8’/6’)
La Sonate
La sonate pour violon et piano de Franck, dite communément sonate de Franck (1888), est
d’après Vincent d’Indy ”Le premier et le plus pur modèle dans de l’emploi cyclique des thèmes
dans la forme sonate”. Bien qu’il existât déjà certaines œuvres à caractères cycliques, Franck fut
le premier à aller aussi loin.
La richesse thématique et la subtilité de la construction qu’on y observe l’inscrivent parmi les
œuvres les plus appréciées du compositeur.
La Sonate pour violon et piano, est une œuvre capitale dans l’évolution du genre. Jusqu’alors, la
musique de chambre française se résumait à quelques œuvres, -les sonates de Lalo (1855), de
Saint-Saëns (1872), et de Fauré (1876) - qui n’avaient jamais atteint la même intensité, et l’on
peut affirmer, avec Robert Jardillier, que Franck en apporte ici un magnifique couronnement :
comme le Quintette et comme le futur Quatuor -uniques en leur genre-, la Sonate « suppose
une méditation profonde et un effort considérable de renouvellement dans l’écriture ».
Écrite en quatre mouvements, le tempo choisi initialement par Franck était beaucoup plus lent,
et Ysaÿe avait insisté pour que Franck augmente le tempo.
Cette sonate a, parmi ses particularités, celle d’être cyclique : l’intervalle de tierce entendu au
début du premier mouvement est utilisé tout le long de l’œuvre comme un fil conducteur.
Presque tous les mouvements par la suite contiennent un thème basé sur cet intervalle. Et si ce
n’est pas le cas, ils portent des caractéristiques rappelant des thèmes entendus précédemment.
En plus de ce fil conducteur liant les thèmes entre eux, tous les mouvements citent des thèmes
des mouvements précédents. Par conséquent certains thèmes disparaissent et d’autres ressurgissent et sont plus ou moins mis en valeurs au fil des citations. Franck utilise donc à la fois des
rappels thématiques et des transformations thématiques.
La plupart des thèmes possèdent une caractéristique surprenante, et renforcent l’idée que la
tierce est un élément central dans cette sonate. Les thèmes sont presque tous modulants, et ils
modulent à la tierce supérieure.
L’œuvre fascine par sa richesse d’écriture, son alternance de rigueur et de fantaisie, ses divins
instants de profonde méditation et son souverain équilibre entre les deux instruments. L’Allegro
initial exige beaucoup de tendresse, de poésie et de mystère. Le deuxième mouvement est vif,
sombre et tourmenté. Le Recitativo doit être interprété comme une improvisation. Dans le
finale, on retrouve l’atmosphère mystérieuse du premier mouvement, alliée à une touchante
sérénité.
QUATUOR POUR
PIANO ET CORDES
EN UT MINEUR,
OP. 15, N°1
GABRIEL FAURÉ
Le Quatuor pour piano et cordes en ut mineur opus 15 est le premier des deux quatuors pour
piano, violon, alto et violoncelle de Gabriel Fauré.
Composé entre 1876 et 1879 et dédié au violoniste Hubert Léonard, la partition est écrite peu
après une période difficile pour le musicien. Le quatuor est créé le 14 février 1879 à la Société
nationale de musique à Paris avec Ovide Musin au violon, Van Waefelghem à l’alto, Mariotti au
violoncelle et le compositeur au piano. Le finale a été réécrit par Faure en 1883.
Mouvements
1. Allegro molto moderato (à 3/4)
2. Scherzo : Allegro vivo (à 6/8, en mi bémol majeur)
3. Adagio (à 2/4, en ut mineur)
4. Finale : Allegro molto (à 3/4, en sol mineur)
Durée d’exécution
environ une demi heure
Premier quatuor
Les années 1870 furent pour Gabriel Fauré une période particulièrement fertile en événements.
En 1871 son professeur, Saint-Saëns, l’invita à devenir membre de la toute nouvelle Société
Nationale de musique française, où il fit la connaissance de Franck, d’Indy, Lalo, Bizet, Duparc et
d’autres éminents musiciens français, et entendit beaucoup de ses compositions pour la
première fois. Saint-Saëns rendit aussi à Fauré le précieux service de le faire entrer dans la haute
société parisienne. Les soirées de la célèbre contralto Pauline Viardot en particulier firent une
impression profonde sur le jeune compositeur ; il y rencontra Flaubert, Tourgueniev, George
Sand et l’historien et critique Ernest Renan, et s’éprit rapidement de la fille de Madame Viardot,
Marianne. Malgré la timidité de Marianne, Fauré persista dans ses attentions pendant près de
cinq ans, et ils finirent par se fiancer en juillet 1877. Il semble cependant que l’amour de Fauré
n’était pas partagé, car Marianne rompit les fiançailles moins de quatre mois plus tard, et avoua
ensuite qu’elle avait trouvé son fiancé plus intimidant qu’attachant.
C’est pendant la dernière phase de ces relations frustrantes que Fauré commença à travailler à
son Premier Quatuor avec piano, pourtant malgré la sombre tonalité d’ut mineur, la musique ne
donne guère le sentiment de drame personnel. Comme dans l’autre chef-d’œuvre marquant de
cette «première période», l’intensité de sentiment est compensée par un souci d’élégance et de
lucidité formelle. Comme le fit remarquer Fauré lui-même au compositeur Florent Schmitt, le
but ultime de l’art doit être d’exprimer ce que l’on ressent avec sincérité, le plus clairement et le
plus parfaitement possible. Le premier mouvement, Allegro molto moderato, est une forme
sonate relativement conventionnelle : il ne faut pas s’attendre malgré tout à un drame puissant,
minutieusement argumenté à la manière de Beethoven. Fauré est un poète lyrique et non pas
un dramaturge : l’évolution mélodique est continue de la première à la dernière mesure et les
transitions texturales sont toujours habilement raccordées. Même la dernière apparition du
premier thème pointé en majeur est accomplie sans aucune impression de théâtre. Le Scherzo,
«Allegro vivo», est merveilleusement léger. Des accords pizzicato aux cordes, pianissimo, préparent la voie à un ravissant thème aérien au piano qui hésite de façon taquine entre la tonique
mi bémol et l’ut mineur du premier mouvement. De fréquentes alternances entre 6/8 et 2/4
ajoutent une touche d’humour, mais la plupart de la musique est légère comme du duvet.
Les cordes en sourdine tentent d’introduire un élément de sobriété dans le trio central, mais
leurs efforts sont contrecarrés par les triolets perlés et la ligne de basse quasi pizzicato du
piano. L’Adagio, en ut mineur, est l’un des plus beaux mouvements lents de Fauré. On a ici une
bonne indication des sentiments de Fauré pendant cette année traumatique de 1877.
Néanmoins, l’émotion est toujours noblement contenue, sans le moindre signe de
complaisance. Le premier thème solennel ne déparerait pas une œuvre liturgique (certaines
parties du Requiem furent aussi écrites en 1877) ; mais la coda conciliante a une intimité qui ne
convient qu’à la musique de chambre. Fauré était manifestement mécontent de son finale
d’origine, car il le récrivit entièrement en 1883, trois ans après la première exécution du Quatuor.
Malgré son énergie impétueuse, la continuité mélodique de cet Allegro molto est aussi
importante ici que dans les autres mouvements. Le deuxième sujet, présenté d’abord en mi
bémol majeur, est particulièrement mémorable, et on n’est guère surpris du fait que Fauré
l’utilise pour couronner son exultante coda en ut majeur.

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