5 avril 2006 - La Voix Acadienne

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5 avril 2006 - La Voix Acadienne
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
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En vedette
cette semaine
Une
nouvelle
coopérative
est créée
Budget provincial
Le trésorier de l’Île, Mitch
Murphy, a présenté son troisième budget en carrière, le
jeudi à Charlottetown. Ce
budget réserve entre autres
de bonnes nouvelles pour
les petits entrepreneurs.
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Redéploiement
du personnel
Le processus de réorganisation communautaire a franchi une étape importante
samedi avec l’adoption par
consensus d’un modèle qui
suggère un redéploiement
des employés, plutôt qu’un
fusionnement d’organismes.
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SUMMERSIDE (Î.-P.-É.)
29e ANNÉE
LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
70 CENTS
(INCLUS
TPS)
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Douceurs du printemps
L’histoire se répète
Le dimanche 26 mars, quatre
personnages historiques ont
livré des textes publiés dans
l’Impartial au tournant des
19e et 20e siècles. On a alors
pu se rendre compte que bien
des préoccupations trouvent
des échos dans notre époque.
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Si la GRC vous
intéresse
Le mercredi 12 avril, la GRC
tiendra une réunion d’information et de recrutement
en français au Carrefour
de l’Isle-Saint-Jean. Nous
avons rencontré à cet effet
le caporal Denis Morin et la
recrue Kevin Dupuis.
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Deux patineuses
à Ottawa
Brittany Gallant et Jonel Richard partent ce mercredi 5
avril pour participer à une
compétition en patinage artistique, dans des épreuves
de danse biathlon. Elles ont
ravi le titre provincial en
février dernier.
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Bonne lecture !
(J.L.) Il y a cinq ans, nous avions fait un article sur des familles de Wellington qui entaillaient les érables sur les terres des
environs. En vedette, il y avait Roger Bernard, qui avait commencé l’aventure par curiosité. Depuis, son beau-père, Adolphe
Richard, a repris la taille des érables. Sur trois sites, avec sa famille, il entaille de 60 à 70 érables. Ces temps-ci, il fait pas
mal chaud dans sa maison car le poêle à bois chauffe sans arrêt. En effet, une fois recueillie, l’eau d’érable doit bouillir
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longtemps jusqu’à ce que l’évaporation ait laissé le sirop si savoureux de l’érable.
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
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Le budget promet un plus gros morceau
de tarte à l’éducation
Par Jacinthe LAFOREST
Faites l’exercice. Sortez une
belle tarte du four et essayez de
donner à tous les membres de
votre grande famille le morceau
dont il a besoin pour survivre
un jour ou…un an. Pas facile,
surtout lorsque la gourmandise
s’en mêle. Mais c’est une autre
question.
Le budget provincial est un
peu comme une tarte d’une grosseur déterminée. Elle ne suffit
pas à permettre à tous de survivre un an, si bien que chaque
année, on prend des morceaux
sur les tartes futures. On en a
déjà mangé pas mal de cette façon : la fabrique charge de plus
en plus cher pour nos tartes.
Bon, assez avec la pâtisserie.
Le trésorier de l’Île-du-PrinceÉdouard, Mitch Murphy, a présenté le jeudi 30 mars un budget
qui prévoit un déficit de 12,5 millions de dollars. «Nous aimerions
être capables de fonctionner à
l’intérieur de nos budgets, mais
la réalité est que les choses coûtent de plus en plus cher.»
Selon le ministre Murphy, si la
province refusait de faire un déficit, ce serait comme une personne
qui décide de réduire ses dépenses en vendant son auto, mais
qui a besoin d’une auto pour travailler et faire de l’argent.
À ce chapitre, les petits entrepreneurs seront heureux de constater que leurs impôts seront réduits, en vertu d’un plan de cinq
ans. Chaque année au premier
avril, commençant cette année,
leurs impôts seront réduit des 1,1 %
jusqu’à atteindre 1 % au bout des
cinq ans. Selon M. Murphy, il
s’agit d’une initiative qui vise à
donner une chance aux petits entrepreneurs de réinvestir davantage dans leur communauté et
leur développement, et de créer
plus d’emplois. Le taux de taxation des petites entreprises est
donc passé de 6,5 à 5,4 le 1er avril
dernier.
Une bonne partie du budget
concerne le ministère de l’Éducation. «Nous considérons que
l’éducation n’est pas une dépense, mais un investissement»,
a indiqué M. Murphy.
Cet «investissement» s’élève
à 7 100 $ par enfant par année
alors qu’il était évalué à moins
de 4 900 $ par enfant par année
il y a 10 ans. En 1996, le budget
de l’éducation était de 168 millions de dollars pour atteindre
230 millions 10 ans plus tard.
Inutile de dire que les résultats doivent être à la hauteur de
l’investissement. L’an dernier, le
groupe de travail sur le rendement scolaire a produit un rapport et des recommandations et
le gouvernement provincial a décidé d’investir 9 millions de dollars sur trois ans dans la mise en
œuvre de certaines recommandations du rapport. Le présent budget ne prévoit cependant qu’un
million de dollars et servira a assurer que les enfants qui arrivent
des travailleurs étaient au quai
de Cap-Egmont pour creuser le
canal d’entrée des bateaux, entre les deux brise-lames. Il faut
EN BREF
Le port de Souris
ne relève plus
du gouvernement
Mitch Murphy, trésorier de la province, a rencontré les journalistes
quelques minutes avant d’aller présenter son budget à l’Assemblée
législative.
à la fin de la 3e année soient tous
capables de lire à leur niveau.
Également, le plan de maintien
d’un ratio enseignant/élève adéquat qui avait été mis en suspens
l’an dernier pour des raisons financières sera repris. Six nouveaux enseignants seront embauchés. De plus, les 30 postes d’enseignement qui pourraient être
coupés en raison du déclin dans
le nombre d’élèves seront maintenus.
Prince-Ouest et Rustico
La province a rendu public
l’automne dernier un plan de cinq
ans en investissement capital. Ce
plan confirme un investissement
de 5,25 millions de dollars pour la
construction de l’École française
de Prince-Ouest. Rappelons que
plus de la moitié de cette somme
provient du fédéral et a été promise par le gouvernement de
Paul Martin.
Également dans ce plan de cinq
ans, le projet de Rustico se précise, avec un investissement de
175 000 $ dans l’année 2008-2009
(et non pas cette année comme
nous le disions la semaine dernière) et un investissement de
1 325 000 $ en 2009-2010, pour un
total de 1,5 million de dollars. ★
Les pêches du printemps approchent
et les quais se préparent
(J.L.) À l’approche des pêches
du printemps, il est essentiel que
les quais soient prêts à accueillir
les bateaux. Le samedi 25 mars,
&
En général
enlever le sable qui s’accumule
à cause des courants ainsi que
les algues qui peuvent nuire aux
hélices des bateaux.
La compagnie Northern Enterprise de Tignish a été retenue pour creuser le canal d’entrée des bateaux.
«On aimerait faire une meilleure job mais on ne reçoit pas
assez de fonds de Pêches et
Océans», dit Robert Gallant de
Mont-Carmel, président de l’administration portuaire du quai
de Cap-Egmont. Le problème ditil, c’est qu’avec l’argent qu’ils
reçoivent, les dirigeants du port
ne peuvent pas obtenir l’équipement dont ils auraient besoin pour
nettoyer le canal, sur toute sa
largeur, et aux endroits qui sont
problématiques. «C’est plus loin,
où les bateaux virent vers la mer,
qu’on a des problèmes et les machines qu’on a ne peuvent pas aller aussi loin. Cela nous prendrait
d’autres équipements», dit-il.
Même si le travail fait a été
bien fait, Robert Gallant pressent
que certains bateaux pourraient
avoir des ennuis durant la prochaine saison. On rappelle que
les bateaux doivent pouvoir sortir et entrer autant à marée basse
qu’à marée haute. ★
Le fédéral a annoncé la
semaine dernière qu’il cédait
le fonctionnement du port
de Souris à l’Administration
portuaire de Souris (Souris
Harbour Authority). La propriété transférée comprend
cinq hectares de biens-fonds
littoraux et un havre englobant 650 hectares de plans
d’eau. Elle comprend aussi
six quais et jetées, notamment le Usen’s Warf, le
Knight’s Landing, Boat Harbour, le Eastpack Wharf, le
terminal portuaire de Souris
et l’ancienne station de sauvetage de la Garde côtière
canadienne, ainsi qu’un briselames important protégeant
l’entrée du port. L’accord de
transfert prévoit une contribution financière de 22,5
millions de dollars du fédéral
qui devra servir exclusivement à absorber les coûts
d’exploitation et d’entretien
de l’infrastructure existante
au cours des 15 prochaines
années.
Projection
de La Passion
Le film The Passion, sera
projeté sur les écrans du cinéma Empire Studio 5 à Summerside le Vendredi saint, 14
avril prochain. Les billets se
vendent au bureau de l’église
communautaire de Summerside, au 340 rue Court (anciennement le Centre J. Henri
Blanchard). L’achat de billets
aide 14 membres de la Summerside Community Church
dans leur mission au Mozambique, où ils espèrent
construire un orphelinat.
Avril, Mois
du cancer
Traditionnnellement, le
mois d’avril est reconnu
comme le mois du cancer.
La Société canadienne du
cancer aide les Canadiens
victimes de cette maladie à
surmonter leurs épreuves. ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
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La réorganisation des organismes passe par un redéploiement des employés
Le consensus est atteint, les démarches continuent
Par Jacinthe LAFOREST
Des représentants de nombreux organismes ont consacré
un beau samedi de printemps
à une journée de travail sur le
fonctionnement des organismes acadiens et francophones de
l’Île-du-Prince-Édouard.
Au terme de la journée, le consensus espéré s’est matérialisé,
mais cela ne veut pas dire que le
travail est fini. «Cela va prendre
du temps, mais j’aime mieux
aller lentement que trop vite», a
affirmé Lizanne Thorne vers la
fin de la journée.
La directrice de la Société
Saint-Thomas-d’Aquin a aussi
précisé que la SSTA était en pourparlers avec les bailleurs de fonds
pour pouvoir procéder aux prochaines phases, incluant la mise
en œuvre, et elle ne pouvait donner d’échéancier précis.
Par contre, suite au consensus
atteint le 1er avril, le consultant
Ronald Bisson va compléter son
contrat en communiquant avec
les divers organismes pour préciser leurs besoins éventuels en
achat de services, afin d’établir
les protocoles d’achat de services.
Redéploiement
du personnel
Le modèle proposé par Ronald
Bisson ne comprend pas de fusion ni de disparition d’organisme. Au contraire, il croit que
le maintien de l’identité des organismes est essentiel au maintien de l’intérêt des bénévoles.
Ce qu’il propose par contre,
c’est un redéploiement des em-
ployés. «La communauté dispose
d’un grand nombre d’employés.
La difficulté est la suivante : les
tâches sont organisées pour répondre à la logique interne de
chaque organisme et non pas à
la logique de l’ensemble de la
communauté», dit Ronald Bisson
dans son rapport.
Plusieurs organismes n’ont
qu’un employé et pour Ronald
Bisson, c’est un problème. «Avec
un seul employé, c’est impossible de toujours avoir la bonne
personne pour toutes les tâches
au bon moment. C’est pourquoi
nous proposons l’achat de services.»
Ronald Bisson propose donc
que la gestion des finances comme la tenue de livres et les rapports financiers, du plus grand
nombre de groupes possible, soit
consolidée en un seul endroit (la
SSTA) et accessible aux organismes par l’entremise d’achat de
services.
Il y aurait également à la SSTA
une équipe de lobbyistes. Ces
personnes (dans un nombre à
déterminer, tout comme l’équipe
des finances) ne feraient pas le
lobbying à la place des régions
mais augmenteraient la capacité
des régions, par une expertise rajoutée. Et encore là, ces lobbyistes
seraient accessibles aux régions
par voie d’achat de service.
En plus d’une équipe financière et d’une équipe de lobbyiste, il y aurait, à la SSTA, deux
coordonnateurs de services provinciaux, capables de répondre
aux besoins ponctuels de La
Fédération culturelle, Jeunesse
Acadienne, la Fédération des pa-
Le consultant Ronald Bisson discute avec Jean Allain et Ricky Allain, président de Jeunesse Acadienne.
rents, les Francophones de l’âge
d’or et l’Association des femmes.
D’ailleurs Ronald Bisson propose que ces organismes, n’ayant
pour la plupart qu’un employé
à temps plein, procèdent par
achat de services plutôt qu’en
embauchant une direction générale. «Une telle approche permet
à ces organismes d’avoir accès
à 16 employés plutôt qu’à un
seul», lit-on dans le document
présenté par M. Bisson.
Bien que les représentants des
organismes présents aient donné
leur aval au modèle proposé,
certaines préoccupations ont été
soulevées. On craint notamment
que deux coordonnateurs ne
suffisent pas à la tâche. «Il y a
peu de temps, la Fédération culturelle a consacré beaucoup de
temps, de façon très intense, à
préparer une programmation
française pour le congrès de
l’AMCE. Si un coordonnateur
avait eu ce dossier, il n’aurait
pas pu travailler en même temps
pour les autres organismes, qui
auraient été pénalisés», a lancé
une participante.
Le modèle d’achat de services
pourrait ne pas se limiter à la
SSTA. Par exemple, une personne
spécialiste en communication ou
en technologie pourrait travailler dans un organisme qui ren-
drait ses services accessibles aux
autres organismes.
Le redéploiement se ferait non
seulement au provincial mais
aussi dans les régions. En vertu
du modèle, il y aurait trois personnes par région, directement
sur le terrain, pour faire du développement.
Ronald Bisson croit que le travail à la base est essentiel. C’est
là que le recrutement des ayants
droit, que le renversement de
l’assimilation commence. «Je
recommande d’ailleurs que dès
que des ressources financières
deviennent disponibles, elles
soient affectées aux régions», a
souhaité Ronald Bisson. ★
La coopérative de développement culturel
et patrimonial de Mont-Carmel est fondée
Par Jacinthe LAFOREST
Grâce aux efforts d’un groupe
de personnes convaincues du
potentiel culturel, touristique et
patrimonial du secteur de MontCarmel, une 17e coopérative a
été fondée dimanche soir dans la
À la fin de la réunion, les gens ont été invités à devenir membres de la
Coopérative et plusieurs sont allés payer leur cotisation, pour soutenir
l’organisme. Monic Gallant (à droite) s’occupait des nouveaux membres.
région Évangéline. Il s’agit de la
Coopérative de développement
culturel et patrimonial de MontCarmel ltée.
La mission de cette coopérative est de valoriser, développer,
promouvoir, diffuser et mettre
en valeur la richesse culturelle
et patrimoniale de Mont-Carmel.
Selon les statuts et règlements
adoptés lors de l’assemblée de
fondation, la Coopérative a les
objectifs suivants :
• rendre la culture accessible;
• favoriser la conservation et la
mise en valeur du patrimoine;
• Soutenir et améliorer la création, la diffusion et la promotion des arts et de la culture;
• Contribuer au développement
et à la diversification de l’économie locale et de l’industrie
touristique de Mont-Carmel et
des environs;
• Créer des occasions permettant
à la communauté d’élargir son
infrastructure touristique, culturelle et patrimoniale;
• Conserver et protéger les ressources culturelles et patrimoniales de Mont-Carmel.
Lors de la réunion de fondation,
un tout premier conseil d’administration a été élu et inclut
Monic Gallant, Nicole Brunet,
Christian Gallant, Urbain Arsenault, Roger Richard, Louise
Arsenault et Aldine Richard.
La saison touristique approche
à grands pas et la coopérative
a élaboré une programmation
culturelle pour l’été. «Ceci c’est
ce que nous voulons faire et aimerions faire, mais nous n’avons
pas encore reçu le financement.
Il n’y a donc rien de garanti.
Dès que nous aurons des réponses, nous pourrons aller de
l’avant», a lancé Monic Gallant.
Parmi les activités qu’on souhaite faire durant l’été, la priorité
est le souper-spectacle La Cuisine à Mémé, qu’on aimerait présenter quatre soirs par semaine.
Un de ces soirs serait destiné à
la communauté, avec un menu
différent et des prix plus bas. Les
activités au presbytère devraient
se poursuivre et on aimerait
ajouter à la programmation. La
boutique reprendra. On aimerait
aussi intégrer des présentations
sur l’histoire de Mont-Carmel,
de même que des vignettes historiques.
On fera une nouvelle tentative
du côté du café, en prenant soin
d’avoir tous les permis avant
de commencer. Également, on
aimerait avoir une série de petits
spectacles soit en soirée ou même
en après-midi. ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
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ÉDITORIAL
De budgets en développement communautaire,
en passant par la politique
Mitch Murphy a présenté son troisième budget jeudi dernier. Le document comporte quelques bonnes nouvelles mais aussi, quelques déceptions : il n’y a toujours
rien de prévu pour la Société éducative alors que l’Université de l'Î.-P.-É. et le Collège
Holland reçoivent une manne.
Toujours dans le domaine de l’éducation, la province a mis de côté 9 millions de
dollars, sur trois ans, pour mettre en œuvre des recommandations du groupe de
travail sur le rendement scolaire. Par contre, le gouvernement ne met qu’un million
de dollars dans la présente année financière. Ce n’est pas énorme, si on considère
l’importance que le gouvernement dit vouloir accorder à ce dossier.
Comme on le sait, Stephen Harper a l’intention de mettre fin aux ententes fédérales
provinciales sur les services de garde, après cette année financière. Nous avons demandé au trésorier Mitch Murphy comment la province avait l’intention de remplacer
l’argent (en tout, plus de 20 millions de dollars) qui serait venu à l’Île par cette entente.
Mitch Murphy a alors lancé que pour cette année, l’argent allait rentrer comme
prévu, et que les parents allaient recevoir cet été la somme de 1 200 $ imposable promises par les conservateurs fédéraux. Mitch Murphy ne semblait pas cependant, se
préoccuper des années suivantes, et c’est la preuve d’un gouvernement qui ne voit pas
très loin dans l’avenir, du moins pas beaucoup plus loin que la prochaine campagne
électorale provinciale, qui devrait être quelque part en 2007.
Peut-être Pat Binns espère-t-il que le gouvernement de Stephen Harper ne durera
pas assez longtemps pour réellement mettre ses menaces à exécution. On verra.
Parlant de Stephen Harper, combien de temps lui faudra-t-il pour transformer le
Canada en un prolongement des États-Unis?
En quelques semaines, il a américanisé la façon dont les juges de la Cour suprême
sont choisis; il a copié ses relations avec la presse sur le modèle utilisé par Georges
5, Ave Maris Stella,
Summerside (Î.-P.-É.) C1N 6M9
(902) 436-6005
Directrice générale :
MARCIA ENMAN
Comptabilité, préposée
aux abonnements
et au secrétariat :
Bush, un modèle qui fait fi de la transparence, en passant. Il a fait du Canada un
pays de guerriers, menaçant de détruire la réputation de fiers gardiens de la paix
que nous avions depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Tout cela rappelons-le, après une campagne électorale basée sur la transparence,
l’imputabilité et l’intégrité (des qualités qui faisaient défaut aux libéraux). Et après
avoir été élu, il s’est empressé d’aller chercher un ministre du côté des libéraux,
un geste qui a été blanchi par le commissaire à l’éthique, mais qui est encore à ce
jour, décrié par les électeurs de M. Emerson.
Alors qu’il favorise un Sénat élu, Stephen Harper a nommé un de ses amis et
collaborateurs au Sénat pour lui donner un poste de ministre. Que nous réservet-il encore? Le discours du trône d’hier donnait des indices. Malheureusement
trop tard pour cette livraison de La Voix acadienne.
La fin de semaine a été riche en décisions qui pourraient affecter, de façon positive espérons-le, le développement de notre communauté dans son ensemble de
même que dans ses parties. Un modèle de gestion communautaire a été approuvé,
pendant une longue journée de travail, samedi au Centre Expo-Festival. Lors de
cette réunion, on a parlé de la passion nécessaire au développement communautaire. Si le fait de passer un beau samedi en réunion après une semaine de travail
est un signe de passion, et bien, nous n’en manquons sûrement pas.
Également, on a fondé la Coopérative de développement pour Mont-Carmel. Cela
pourrait avoir un impact intéressant sur ce secteur riche en histoire et en culture.
Il est à souhaiter que le financement soit accordé.
Jacinthe LAFOREST
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MICHELLE ARSENAULT
Rédactrice :
JACINTHE LAFOREST
Préposé au montage :
ALEXANDRE ROY
Réviseur :
DAVID LE GALLANT
Site Web :
http://www.lavoixacadienne.com
Courriers électroniques :
[email protected]
[email protected]
[email protected]
Tirage : 977
(moyenne annuelle)
No. d’enregistrement 8286
«Nous reconnaissons l’aide du gouvernement du
Canada par l’entremise du Programme d’aide aux
publications pour nos dépenses d’envoi postal»
Au national (no d'enregistrement : 4194802)
Tél. : 1-866-411-7486
f Fondation
d Donatien
f
Frémont, Inc
ISSN 1195-5066
PRIX D'ABONNEMENT ANNUEL
32 $ à l'Î.-P.-É.
40 $ à l'extérieur de l'Î.-P.-É.
125 $ aux États-Unis et outre-mer
COUPON-RÉPONSE POUR UN ABONNEMENT
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Adresse _______________________________________________
Code postal ____________________________________________
Veuillez adresser votre envoi à:
La Voix acadienne ltée
5, Ave Maris Stella
Summerside (Î.-P.-É.) C1N 6M9
Tél. : (902) 436-6005 Téléc. : 888-3976
CGI crée 150 emplois
Le Groupe CGI inc., chef de
file mondial dans le domaine des
services en technologies de l’information (TI) et en gestion des
processus d’affaires, a choisi
Charlottetown, à l’Île-du-PrinceÉdouard comme premier emplacement satellite de son Atlantic
Global Delivery Center (AGDC).
Le bureau à l’Î.-P.-É., qui offrira
des services de développement
d’applications d’affaires et des
services de maintenance, créera
immédiatement 150 emplois à
temps plein avec des plans de
croissance à l’avenir. L’entreprise
établira un bureau temporaire
dans le Centre de technologie de
l’Atlantique avant de s’établir
dans un bureau permanent à
l’avenir.
L’ajout du centre à l’Î.-P.-É. est
une étape importante dans les
plans de CGI pour faire évoluer
son potentiel d’externalisation
proche au Canada atlantique afin
de répondre aux demandes croissantes de ses clients internationaux. À ce jour, CGI emploie plus
de 400 professionnels à Halifax.
«Nous sommes extrêmement
fiers du succès de notre stratégie
de prestation de service mondial
dans l’Atlantique et nous sommes heureux que notre croissance
ait mené à la création d’un centre
CGI à Charlottetown à l’Î.-P.-É.»,
a indiqué Cecil Smith, vice-président principal des provinces de
l’Atlantique de CGI.
Le premier ministre Pat Binns
a indiqué que la province est toujours à la recherche de façons de
créer des possibilités d’emploi de
haute qualité dans les secteurs de
la technologie de l’information
et de la communication.
De pair avec CGI, dit Pat Binns,
la province veut créer un avenir
pour les jeunes de l’Î.-P.-É. qui
pourront travailler dans un milieu professionnel avec une entreprise de TI solide. «Alors que
nous souhaitons à CGI la bienvenue à l’Î.-P.-É., nous voyons leur
arrivée comme un investissement
dans notre communauté des affaires, notre population et notre
économie», a-t-il ajouté.
CGI offre une gamme de services au moyen d’un modèle de
prestation de services éminemment souple et efficient, axé sur
la combinaison optimale de services offerts tant chez le client qu’à
partir des bureaux de CGI. Pour
la cinquième année de suite, CGI
est classé parmi les meilleurs
employeurs du Canada par
Mediacorp Canada.
CGI est actuellement à la recherche de réalisateurs de logiciels avec des compétences particulières dans trois domaines
principaux : création de pages
Web, ordinateur central et serveur
client. On encourage les personnes intéressées à envoyer leur
curriculum vitae à [email protected]
cgi.com ou à visiter www.cgi.com
pour consulter les possibilités
d’emploi actuelles. ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
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Daniel Richard mérite le prix
du «Jeune entrepreneur de l’année 2006»
Daniel Richard, un jeune homme de Mont-Carmel qui a fondé
deux entreprises depuis 2002,
soit une manufacture d’armoires
et un dépanneur, vient d’être
nommé «Jeune entrepreneur de
l’année 2006».
La Chambre de commerce
acadienne et francophone de
l’Î.-P.-É. lui a décerné ce prix le
11 mars dernier lors du Banquet
des entrepreneurs 2006 à Summerside, précisément pour reconnaître son courage et son merveilleux effort d’entrepreneuriat.
Ses entreprises sont Daniel’s
Custom Cabinets and Millwork
et le Magasin «Country Convenience» à Mont-Carmel.
C’est le 4 avril 1977 que Gary
et Carmella Richard ont accueilli
Daniel dans leur famille. Daniel
a toujours démontré un grand
intérêt pour le travail du bois.
Alors qu’il était en 11e et 12e année à l’école Évangéline, il a
participé à un programme lui
permettant de se rendre à Holland College à Summerside pour
la moitié de la journée, afin de
suivre un cours de manufacture
de cabinets.
Après avoir obtenu son diplôme en 1995, il a travaillé à plein
temps chez Lou-Mar Furniture
à Urbainville. Le propriétaire
Louis Gallant a reconnu le talent
du jeune homme et est donc devenu son mentor, lui montrant
plusieurs nouvelles façons de
faire les choses. Lorsque cette
entreprise a fermé ses portes,
Daniel a décidé de fonder sa propre entreprise, nommée «Daniel’s
Custom Cabinets and Millwork,
en 2002». Il a commencé à travailler dans l’atelier de son père,
qu’il a dû agrandir à mesure que
son volume grandissait. Il s’est
également construit un petit entrepôt.
Travaillant par lui-même, Daniel confectionne surtout des
armoires de cuisine sur mesure. Suivant la demande de ses
clients, qui se trouvent un peu
partout dans la région PrinceEst, il s’occupe du design, de la
construction et de l’installation
des armoires.
Daniel investit son cœur et son
âme à chacun de ses projets. Il
ne peut partir avant qu’il soit
complètement fier de son produit
et que le client soit totalement
satisfait du travail.
L’un de ses plus importants
contrats a été pour l’installation
de toutes les armoires dans le
nouvel Hôpital du Comté de
Prince à Summerside en 20022003. En février 2005, il est devenu sous-traitant pour Bayside Builders, entreprise de Peter
Brown de Richmond. Présentement, ils sont en train de transformer l’édifice du Journal-Pioneer
à Summerside en appartements
haut de gamme.
Il y a deux ans, Daniel entendait souvent des gens du village,
y compris sa mère, exprimer leur
peine face à la fermeture de la
Coopérative de Mont-Carmel car
c’était le seul magasin du village.
Un jour, à la blague, il a suggéré
qu’il pourrait ouvrir un magasin
dans l’ancien édifice de la coopérative.
La blague s’est transformée en
réalité en septembre 2004 alors
qu’il a ouvert le Magasin Country Convenience. Il a pu lui-même s’occuper des rénovations.
C’est sa partenaire dans la vie,
Kim MacLeod, qui gère princi-
Daniel Richard, propriétaire de «Daniel’s Custom Cabinets and Millwork» et du Magasin «Country
Convenience», accepte son prix du Jeune entrepreneur de l’année 2006 des mains de Maurice X. Gallant,
conseiller de la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Î.-P.-É.
palement le magasin et qui y
travaille comme caissière. Daniel
y passe également quelques
heures par semaine, comme le
fait la fille de Kim, Morgan, à son
retour de l’école. Les parents
de Daniel, et surtout sa mère, y
consacrent également beaucoup
de temps à titre de bénévole.
Le prix du Jeune entrepreneur
de l’année est présenté à une
personne entreprenante âgée
de 30 ans ou moins qui s’est démarquée de façon spéciale au
cours de la dernière année. ★
Douceurs du printemps
(J.L.) Si vous collectionnez les numéros de La
Voix acadienne, vous trouverez dans le numéro du 2 mai 2001 un article sur Roger Bernard qui entaille des érables. La photo, pourtant prise dans la troisième semaine du mois
d’avril, montre un sol encore recouvert de
neige épaisse. Adolphe Richard confirme que
cette année, le climat est exceptionnel. Il y a
deux ans, quand on a entaillé, il y avait trois
pieds de neige. Cette année, c’est vraiment
pas comme d’habitude.»
Il a fait ses entailles il y a environ deux semaines et certains arbres ont déjà fini de produire. «C’était beaucoup plus tôt ce printemps. Et je pense pas que ce sera très bon.
On a eu des nuits où ça gelait pas. Pour avoir
de l’eau, il faut qu’il gèle la nuit et qu’on ait
du beau temps le jour.»
N’empêche, Adolphe Richard aime se promener dans le bois et faire la cueillette de l’eau.
«On en fait juste assez pour nos trois familles.
Pour moi, c’est un beau passe-temps», dit
l’homme qui est habitué au travail en forêt.
JAM DE MUSIQUE
au Musée acadien de l'Î.-P.-É., à Miscouche,
le dimanche 9 avril, à 14h
Venez écouter des violoneux(ses) et autres musicien(ne)s
qui jouent ensemble chaque semaine depuis plusieurs années
au Club des garçons et filles de Wellington :
Marie Livingstone (née Arsenault), Edward P. Arsenault,
Marcia et sa fille Jocelyne Arsenault,
Norman et Paula Arsenault,
Amand (à Arcade) Arsenault,
Orrin Livingstone, Dorothy Farish
et autres musicien(ne)s
Adolphe Richard est bien fier de l’or liquide qu’il produit
pour sa famille. ★
DERNIÈRE JOURNÉE
POUR VOIR
L'EXPOSITION
« DES MAINS DE MAÎTRE »
Rafraîchissements!
Prix d’entrée : 2,00 $
Enfants, 12 ans et moins : gratuit
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/6
Les leçons d’un pont de pierre
et d’une peau d’image à tous les âges
Par Jacinthe LAFOREST
Pendant les Célébrations de la
francophonie, la compagnie théâtrale Théâtre Jeunesse en Tête de
la région d’Ottawa a présenté
une production intitulée, Le pont
de pierre et la peau d’image.
La pièce a été écrite par le
dramaturge Daniel Danis du
Québec et elle a été montée et
présentée dans plusieurs endroits dans le monde.
Le sujet de la pièce est passablement sérieux. Elle parle du vol
et de l’exploitation des enfants
qu’on fait travailler dans des
usines.
Lorsque la guerre menace, des
parents feraient n’importe quoi
pour sauver leurs enfants du
fléau. Et lorsqu’un homme se
présente à la porte en disant que,
contre une somme d’argent, il
pouvait emmener les enfants en
lieu sûr, dans un pays sans guerre, les parents paient l’homme et
les enfants partent avec lui.
Ces hommes sillonnent le
monde et volent des enfants un
peu partout. Lorsque ces enfants
arrivent à l’usine de tapis, ils
découvrent d’autres enfants qui
ne parlent pas la même langue
qu’eux. Ils apprennent pourtant
à se comprendre, à partager leurs
rêves, à être solidaires les uns
des autres.
Et puis, ils s’évadent, créent
leur propre pays sans guerre et
inventent une langue qu’ils apprennent tous en même temps
et qu’ils utilisent pour se comprendre dorénavant.
La pièce fait voyager le spectateur dans un monde rempli
d’émotions. Il y a la joie, bien sûr,
mais de l’intense chagrin aussi.
Il y a la tromperie, mais aussi
l’imagination et l’espoir d’un
monde meilleur.
«C’est une pièce très sérieuse,
qui parle de l’exploitation des
enfants mais aussi de l’intelligence créatrice que nous possédons tous et que nous pouvons
utiliser pour le pire, et aussi pour
le meilleur. Il y a là une question
de choix…», explique l’un des
comédiens, Sébastien Lajoie, qui
joue le rôle de Momo dans la
pièce.
Comme les autres, Momo a été
enlevé à sa famille. Dans le sac
qu’il a apporté et qui le suit partout, il transporte son rêve son
avenir : il sera faiseur de ponts
de pierre comme sa mère l’était
et comme son père à elle l’était
aussi.
Momo est devenu ami avec
Mung (Anie Richer). Dans la famille de Mung, on tisse des tapis
et des étoffes dans la joie et le
plaisir, pas comme à l’usine.
Dans ses bagages, elle a une peau
d’image, des dessins d’espoir et
d’histoire dessinés sur le cuir.
Nos artistes chez
Timothy
De gauche à droite, on voit les comédiens Ève Alexandre-Beaulieu (en bas), Sébastien Lajoie, Anie Richer et
Claude Lavoie.
«Les ponts, c’est ce qui unit
les peuples et les gens et la peau
d’image, c’est l’imagination, la
créativité», confirme Anie Richer.
Les deux autres comédiens
sont Claude Lavoie, qui joue le
rôle de Helmek et Ève Alexandre-Beaulieu, qui joue le rôle de
Woolei.
La tournée de 44 spectacles sur
49 jours de la troupe était rendue
possible par les Rendez-vous de
la francophonie. La pièce a été
présentée à Rustico le dimanche
26 mars, pour la communauté, et
au Centre des arts de la Confédération, pour les élèves de la
province, le lundi 27 mars. ★
La date limite pour s’inscrire au Gala
de la chanson de Caraquet approche
La date limite d’inscription à
l’édition 2006 du Gala de la chanson de Caraquet approche à
grands pas. C’est en effet avant
le vendredi 7 avril, à 16 h, que
tous les dossiers de candidature
doivent être parvenus au bureau
du Festival acadien.
Le formulaire d’inscription
peut être téléchargé directement
du site Web du Gala de la chanson au www.galadelachanson.ca.
Le Gala de la chanson de Caraquet est ouvert à tous ceux et celles qui sont âgés de 16 ans et
plus, qui sont francophones, originaires des provinces Maritimes
ou qui y vivent depuis au moins
deux ans. Il est possible de s’inscrire dans l’une des trois catégories suivantes : interprète, auteurcompositeur-interpète ou auteurcompositeur (chanson primée).
Wilfred Le Bouthillier, qui par-
raine la 38e édition du Gala de la
chanson, est très enthousiaste à
l’idée de donner des conseils aux
finalistes du Gala 2006. Il sera
d’ailleurs de la soirée, début août,
lors de la finale qui aura lieu au
Carrefour de la mer de Caraquet.
Les personnes intéressées à
obtenir plus de renseignements
peuvent soit visiter le site Web
www.galadelachanson.ca ou téléphoner au (506) 727-2787. ★
Grand concert du printemps
par des voix d’enfants
(J.L.) Les murs du populaire café Timothy’s, sur la rue Kent à
Charlottetown, accueillent ces temps-ci des photos que j’ai prises
pendant le congrès de l’Association de la musique de la Côte est, en
février dernier. Ce sont des photographies d’artistes acadiens et
francophones de l’Île et d’ailleurs, ainsi que des musiciens captés ici
et là. Il y a Blou, Stéphane Bouchard, Karine Gallant, Chiquésa, Chucky
Danger, les Trailor Park Boys, et plusieurs autres. Allez les voir. ★
La Chorale des enfants du Centre des arts de la Confédération
viendra célébrer l’arrivée du printemps durant son concert annuel
Voices of Spring (Les voix du
printemps), le dimanche 9 avril,
à 15 h, dans le grand théâtre.
Durant ce concert, la chorale
interprétera des oeuvres classiques de Bach, Haendel, Palestrina
et Pergolèse ainsi que des oeuvres
contemporaines et traditionnelles. Elle chantera aussi des oeuvres des compositrices/arran-
geuses canadiennes Eleanor Daly
et Ruth Watson Henderson.
Donald Fraser, directeur musical, dirigera cette chorale de
65 jeunes qui sera accompagnée
par Sara White. La Chorale des
enfants du Centre des arts de la
Confédération offre aux jeunes
de 8 à 20 ans une occasion unique
de développer leur talent musical
et de donner régulièrement des
concerts au Centre et à l’étranger.
La Chorale donne régulièrement des concerts au Centre des
arts de la Confédération et en
d’autres endroits. Par ailleurs,
ses membres ont enregistré le CD
intitulé On Tour et leur prochaine
tournée annuelle les amènera à
Toronto et dans les environs, du
21 au 27 avril.
Les billets pour ce spectacle de
«L’Île présente» se vendent 10 $
et on peut se les procurer à la
billetterie du Centre des arts de
la Confédération en composant
le 1-800-565-0278 ou en ligne à
www.confederationcentre.com. ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/7
Le dicton «Plus ça change et plus c’est pareil»
se confirme au fil du temps
Par Jacinthe LAFOREST
L’histoire se répète. On le dit
si souvent que cela devient un
cliché, une phrase tout aller. Or, il
arrive que l’histoire nous offre de
belles occasions de nous rappeler
à quel point les choses changent et
sont pourtant, toujours pareilles.
Le dimanche 26 mars, le Comité historique Sœur-AntoinetteDesRoches avait organisé un
événement intitulé «Défis d’hier
et défis d’aujourd’hui». Il s’agissait en fait d’une lecture publique
de plusieurs articles publiés au
tournant des 19e et 20e siècles,
dans les pages de l’Impartial, qui
a été publié à Tignish de 1893
jusqu’en 1915 environ.
Les textes étaient lus par l’éditeur lui-même, Gilbert Buote,
dont les habits étaient portés par
David Le Gallant ; par le fils de
Gilbert, François-Joseph, personnifié par Georges Arsenault ; par
la femme de François-Joseph,
Marie, incarnée par Mélina Gallant
et finalement, par un employé de
l’Impartial, Pierre Gaudet, joué par
Edmond Gallant.
Comme nous le disions plus
tôt, l’histoire se répète et les défis
d’aujourd’hui sont étonnamment
similaires à ceux d’il y a plus de
100 ans.
Dans un article publié dans
l’Impartial le 29 novembre 1894,
à la suite d’une assemblée des
instituteurs tenue à St-Philippe
dans la région Évangéline, on
pouvait voir que déjà à cette
époque, on se préoccupait de la
place grandissante de l’anglais
dans les écoles françaises.
Une résolution en ce sens a
même été adoptée, toujours selon
cet article de l’Impartial : «Vu que
la langue anglaise prend le des-
sus dans nos écoles au détriment
de la langue française et vu que
les instituteurs et autres personnes intéressées désirent porter
remède à cet état de chose, il est
résolu que les élèves français ne
commencent à étudier l’anglais
qu’après avoir repassé le 2e livre
de la série Montpetit.»
Sur un autre sujet, dont la
pertinence en 2006 est troublante,
malgré que l’article ait été écrit il
y a 105 ans, voici un article intitulé «Le temps passé», publié le
7 novembre 1901. «Autrefois, à la
fin d’une journée laborieusement
passée, la famille se réunissait,
l’hiver, au coin du feu, l’été sur le
seuil de la maison paternelle, et
l’on passait agréablement quelques heures à lire ou à discuter
paisiblement. Aujourd’hui, on
a l’air de se fuir ; on se disperse
immédiatement après le souper et
chacun va de son côté.»
«Les “vieux” passent souvent
en un isolement pénible les heures
de la veillée. Plus de lectures, plus
de causeries instructives et morales, plus de vie de famille! On va
veiller n’importe où, se promener
avec n’importe qui, loin de l’oeil
vigilant du père et de la mère.
David Le Gallant dans le rôle de
Gilbert Buote.
De gauche à droite, Georges Arsenault (François-Joseph Buote), Mélina Gallant (Marie Buote), David
Le Gallant (Gilbert Buote) et Edmond Gallant (Pierre Gaudet).
Il n’y a plus d’enfant. Les petites
filles de quatorze ou quinze ans
n’ont plus rien à apprendre, et les
garçons du même âge en savent
plus long que leurs parents.»
«Si l’orgueil et les prétentions
donnaient le mérite, la société
actuelle atteindrait bientôt le comble de la perfection. Malheureusement , il n’en est pas ainsi et nous
faisons du progrès à rebours.»
Finalement, dans un troisième
extrait, publié celui-là le 1er mars
1906, il y a donc tout juste 100 ans,
on parle de la fameuse politesse
acadienne, qui fait qu’on parle
anglais aussitôt qu’une personne
de langue anglaise est dans nos
parages.
Le texte est intitulé : Pourquoi?
«Oui, pourquoi faire des
excuses à nos frères de langue
anglaise lorsque nous avons des
soirées françaises? C’est assez
rare que nous avons la douce
satisfaction d’avoir des concerts,
des conférences, des soirées purement françaises, donc il est inutile
de présenter des excuses aux Anglais parce que nous parlons, ou
que nous chantons en français.»
Nous apprécions toujours la
présence de nos frères de langue
anglaise dans nos réunions, sans
doute ils apprécient aussi notre
présence dans leurs réunions.
Nous font-ils des excuses lorsqu’ils nous donnent des soirées
dans leur langue? Non. Et nous
avons rien à redire.»
«C’est un défaut, qui existe
parmi nous, de nous soumettre
aux exigences de quelques-uns
des autres nationalités, qui veulent que rien ne soit permis que
ce qui leur convient.»
«Inutile d’en dire d’avantage.»
«Parlons le français lorsque
cela nous convient, sans nous
inquiéter si cela plaît à monsieur
celui-ci ou madame celle-là. Parlons l’anglais aussi lorsque c’est
nécessaire, mais, n’abaissonsnous pas à faire des excuses pour
vouloir tenir à nos droits.»
Lors de l’événement bien plaisant du 26 mars, on a présenté
plusieurs autres extraits, qui ont
tous été appréciés par les personnes présentes. ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/8
La journée internationale de la femme
est célébrée à Prince-Ouest
Par Monique ARSENAULT
La Journée internationale de la
femme a été célébrée à l’auberge
Heritage Inn à Tignish le mercredi 22 mars 2006. La date officielle de cette Journée est le 8
mars mais l’activité a dû être
reportée pour respecter la tenue
d’un événement dans la région
de Prince-Ouest. Cette soirée
était organisée par l’Association
des femmes acadiennes et francophones de l’Î.-P.-É.
L’activité a débuté vers 18 h 30
avec plus d’une douzaine de dames provenant de Prince-Ouest
à Rustico qui se sont rencontrées
pour continuer ou reprendre des
amitiés. Un délicieux souper
composé de lasagne, salade
verte, d’une variété de légumes
et de très bons desserts aux
fruits a été servi.
Par après, Colette Arsenault,
directrice générale de l’Association des femmes acadiennes
et francophones de l’Î.-P.-É. a
dit quelques mots au sujet de la
Journée internationale de la femme ainsi que les sessions de santé
qui seront offertes par le ministère de la Santé prochainement au
cours des mois d’avril, mai et
juin à DeBlois, Charlottetown et
Souris.
Ensuite les femmes se sont mises à l’aise dans leurs belles grosses chaises confortables pour surveiller le DVD «Je peux le faire /
I can do it», une production de
l’AFAFIPE. En raison du manque de temps les femmes ont
seulement eu la chance de surveiller la version française.
Les dames ont bien apprécié
tout le travail mis par l’AFAFIPE
pour la production de ce DVD de
Le souper a été animé de convervations entre femmes.
qualité comme celui en question
ainsi que pour toute l’organisation de la soirée.
À la fin de la soirée, toutes les
femmes sont retournées à la maison avec un prix de présence, soit
un DVD ou une vidéocassette de
«Je peux le faire/I can do it», la
vidéocassette sur de l’estime de
soi ou un livre de recettes santé,
tous des articles produits par
l’AFAFIPE au cours des dernières années.
Les dames pouvaient aussi
choisir des livres de lecture donnés par la Société Saint-Thomasd’Aquin dans le cadre des Célébrations de la Francophonie. La
soirée a été un grand succès. La
directrice a invité toutes les personnes présentes à participer à la
réunion annuelle de l’Association qui aura lieu le samedi
après-midi 13 mai au Centre
Belle-Alliance à Summerside à
partir de 13 h 30. ★
Remerciements de la
communauté entrepreneuriale
Puisque le mandat du lieutenant-gouverneur de l’Île arrive à sa fin, la communauté entrepreneuriale
francophone de la province a voulu remercier M. Léonce Bernard et son épouse Florence pour avoir si
bien représenté la communauté acadienne et d’avoir continuellement reconnu la valeur du développement
économique. Lors du récent Banquet des entrepreneurs 2006 à Summerside, Claude Blaquière, à la gauche,
vice-président du Conseil consultatif de RDÉE Île-du-Prince-Édouard, et Raymond Arsenault, à la
droite, président du conseil d’administration de la Société de développement de la Baie acadienne, leur
ont remis un beau cadeau souvenir. Il s’agit d’une photographie populaire de Léona Arsenault, nommée
«Il faut jeter l’ancre». ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/9
Le succès du commerce électronique repose
sur la confiance des consommateurs
Le commerce électronique
connaît des progrès constants
d’année en année. Après l’infrastructure proprement dite, le
dernier grand obstacle à la croissance du commerce électronique est la confiance des consommateurs. Les sites sont-ils aussi
sécuritaires qu’on le dit? Puisje en toute confiance envoyer
mon numéro de carte de crédit
à une entreprise en ligne. Estce que je peux me «voler mon
identité»?
Même si les compagnies disent que les sites sont sécurisés et
sans danger, ces questions sont
ancrées profondément en nous
et nous empêchent de «faire des
affaires en ligne».
Par contre, une fois que la raison a surmonté les dernières
craintes, la variété des produits
offerts en ligne est pratiquement
illimitée.
Le commerce électronique et
les communications générales
par Internet ont fait l’objet de la
récente Foire-Info de l’Île-duPrince-Édouard, la troisième du
nom, qui avait lieu le lundi 27
mars au Centre des technologies
de l’Atlantique à Charlottetown.
Le thème de la journée était
L’économie locale et Internet. De
nombreux présentateurs ont participé à la journée, pour montrer
comment Internet avait changé
1364_04_2A_multiples
8:05 PM
Par Jacinthe LAFOREST
3/22/06
ou amélioré leur vie. Pour tous
les commerçants en ligne, les
gens qui font du télétravail et
qui doivent tranférer des données confidentielles, ou encore le
consommateur qui paie avec sa
carte de crédit, l’environnement
numérique doit être sans danger
et absolument sécuritaire et dans
une large mesure, il l’est.
«Moi aussi j’avais peur d’acheter sur Internet, mais j’ai essayé
et cela a marché. Une fois pourtant, mes informations ont été
volées et quelqu’un a essayé de
charger une grosse auto sur mon
compte. La banque a tout de suite
pris contact avec moi pour vérifier la transaction qui ne correspondait pas du tout à mes habi-
tudes. Par après, j’ai changé mon
mot de passe et je n’ai plus eu de
problèmes», souligne un participant à la Foire-Info.
Depuis quelques mois, un
catalogue en ligne appelé Franco
Boutique gagne en popularité.
Son fondateur et concepteur,
Pierre l’Héritier, lui-même artiste
peintre et sculpteur, était présent
sur Internet lors de la Foire-Info
2006, pour parler de la boutique,
qui se trouve à l’adresse www.
franoboutique.ca.
Présentement, francoboutique
compte une cinquantaine de
marchants de la Saskatchewan et
de l’Ouest du Canada en général,
de même que de Terre-Neuve-etLabrador. Jusqu’à présent, cela
semble surtout être les artistes
et les artisans qui sont inscrits à
francoboutique.
«Pour s’inscrire à francoboutique, il n’est pas obligé d’être
francophone, mais il faut avoir
une certaine capacité en français», disent les gens de francoboutique. D’ailleurs, francoboutique s’affiche en trois langues. Le
français est obligatoire mais il y
a aussi l’anglais et l’espagnol.
Le site est présentement en
changement. Par contre, ce qui
ne changera pas, c’est le système de sécurité du site qui serait
l’un des meilleurs, selon francoboutique. D’ailleurs, l’une des
niches de francoboutique est le
fait que bien des entreprises ne
veulent pas se donner le trouble
de monter un site sécurisé. Francoboutique leur offre donc ce
service contre un frais d’inscription de 50 $ et une taxe de 10%
sur chaque transaction. ★
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De gauche à droite, Stan MacDonald, conseiller de FutureTech West à O’Leary, Arthur Buote de Rustico, Jon
Parent, conseiller de Student Connections qui a parlé des services de formation offerts par son organisme, et
Marcel Caissie, le facilitateur de la journée.
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/10
Frères et sœurs sans jalousie ni rivalité
FORMATION À L’ANIMATION de l’atelier «Frères et sœurs sans jalousie ni rivalité»
PROGRAMME DʼENTRAÎNEMENT AUX HABILETÉS PARENTALES
créé par Adele Faber et Elaine Mazlish, traduit et adapté en français par Roseline Roy.
Est-ce que vous aimé échanger avec d’autres personnes sur des habiletés de communication
entre parents, enfants et adolescents?
Si oui, nous sommes à la recherche de personnes qui aimeraient suivre la formation
pour animer l’atelier «Frères et sœurs sans jalousie ni rivalité» dans les régions acadiennes
et francophones de l’Î.-P.-É. ou dans d’autres régions.
La session de formation aura lieu :
• le 28 avril de 18 h 30 à 21 h 00,
• le 29 avril de 9 h 00 à 16 h 00
• et le 30 avril de 9 h 00 à 16 h 00
Le lieu est à confirmer.
Veuillez sʼil vous plaît confirmer votre présence avant le jeudi 13
avril 2006 afin de permettre aux personnes responsables du projet
de coordonner les repas, les goûters et lʼhébergement pour les
personnes qui se déplacent de loin.
Dans les 15 heures de formation, les thèmes suivants seront
abordés :
★ Aider les enfants avec les sentiments quʼils éprouvent les uns
envers les autres. Comprendre les sources de rivalité entre frères
et sœurs ou entre autres enfants. Apprendre comment aider les
enfants à diminuer les sentiments hostiles quʼils éprouvent les
uns par rapport aux autres.
★ Les dangers de la comparaison et du partage égal. Comprendre
comment la comparaison alimente la rivalité et apprendre
comment éviter de comparer.
★ Frères et sœurs dans les rôles quʼils jouent. Les enfants ont
tendances a adopté des rôles différents pour se sentir unique.
Apprendre à éviter comment encourager ses rôles, surtout
lorsque certains sont des bourreaux et dʼautres des victimes.
★ Régler les disputes. Apprendre comment aider les enfants à
résoudre eux-mêmes leurs conflits sans prendre parti, même
quand un des enfants demande de lʼaide.
★ La résolution de problèmes. Une approche simple permettant
aux adultes dʼaider les enfants à résoudre eux-mêmes leurs
conflits.
★ Révision finale. Retour sur les thèmes de la formation. Échanges
et discussions.
Grâce à la formation reçue,
les personnes seront en mesure d’animer
les ateliers par la suite pour faciliter
le cheminement des parents ou tous autres
intervenants qui désirent améliorer
la communication
entre eux et les enfants.
Pour vous inscrire et pour recevoir plus d’information,
communiquez avec :
• l’Association des femmes acadiennes et francophones
de l’Î.-P.-É au 1 (902) 854-2906,
• le Centre de ressources familiales Cap enfants
au 1 (866) 854-2123 - sans frais,
• la Fédération des parents de l’Î.-P.-É.
au 1 (902) 888-1685.
Il y a un peu de fonds pour payer des déplacements
et des frais de gardiennes.
Cette page est marrainée par l’Association des femmes acadiennes et francophones de l’Î.-P.-É.
dans le cadre des fonds reçus de la Stratégie nationale pour la prévention du crime, le Programme de mobilisation des collectivités.
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/11
Si la GRC vous intéresse…
Par Jacinthe LAFOREST
La Gendarmerie royale du
Canada invite le public de la
région de Charlottetown à se rendre à une session d’information
sur les carrières dans la GRC. La
réunion aura lieu mercredi prochain, le 12 avril, à 18 heures au
Carrefour de l’Isle-Saint-Jean et
sera animée en français.
Le gendarme Kevin Dupuis
est une recrue à Charlottetown.
Originaire de Gatineau, où il
travaillait pour une compagnie
de sécurité, il a décidé de tenter
sa chance dans la GRC. «J’avais
des membres de ma famille qui
étaient dans la police et je trouvais que le travail avait l’air valorisant. J’ai fait les démarches
et j’ai été accepté pour suivre la
formation à Régina», dit le jeune
homme.
Il a reçu ses diplômes le 29
août 2005 et est arrivé à l’Île en
septembre. Il a ensuite complété
une période d’essai de six mois,
qui s’est terminée le 16 mars.
«J’aime mon travail car ce n’est
pas routinier. Chaque journée
est différente. Je peux aussi
bien faire la circulation que d’enquêter dans un vol avec effraction.»
Quand il a terminé sa formation, Kevin Dupuis était prêt à
aller n’importe où au Canada.
«J’ai été honnête avec eux, j’ai
une famille, deux enfants, je
voulais aller dans un endroit
où je pourrais acheter une maison et m’installer avec ma famille. Cela aurait pu être n’importe où.»
Le jeune homme semble bien
content de sa vie à l’Île. Selon
son choix de carrière, il pourrait y
rester quelques années où s’y
établir définitivement. C’est ce
qu’a fait le gendarme Denis
Morin, qui a fait toute sa carrière
dans la GRC à l’Île, dans différents détachements. Il travaille
présentement à Charlottetown
mais il a aussi travaillé à Alberton et à Summerside.
«Dans la GRC, il y a tellement
de choix de carrière. Tu peux
travailler pour les crimes commerciaux, les enquêtes sur les
drogues et les stupéfiants. Tu
peux aussi travailler avec les
chevaux, sur le Carrousel, ou
avec un chien comme maîtrechien. Tu peux travailler partout
dans le monde comme agent de
liaison. Les possibilités sont sans
fin», dit Denis Morin.
Dans le passé, il y avait des
critères de sélection stricts pour
les agents. Ils devaient être des
hommes, grands et forts. Depuis
les choses ont changé. «C’est
ouvert à tout le monde. Il n’y a
pas de limite d’âges, on accepte
les hommes et les femmes, de
même que des gens de différentes expériences de vie et de travail», dit Denis Morin.
Kevin Dupuis confirme que
pendant sa formation à Régina,
il y avait dans son groupe des
gens possédant déjà un vécu très
varié, ce qui favorisait les échanges et l’apprentissage informels.
«Le monde pense que les policiers pensent tous de la même
façon. C’est faux. Nous sommes
tous différents», dit Kevin Dupuis.
Une formation de six mois ne
fait pas d’une personne un spécialiste de tout. «On voit beaucoup de théorie sur les lois, le
droit, et on fait aussi beaucoup de
mises en situations, de scénarios
qui nous enseignent comment
réagir. On s’entraîne aussi dans
les techniques de combats, surtout de l’autodéfense.»
On ne peut nier que travailler
L’Expo-sciences
couronne ses vainqueurs
à François-Buote
Le jeudi 16 mars se tenait à
l’école François-Buote l’Exposciences 2006. Les classes de 4e,
6e, 7e et 9e y participaient.
Cette exposition des sciences
a été un succès autant pour la
participation que par la qualité des
projets. Les gagnants se rendront
à l’expo provinciale qui se tiendra en avril au Centre sportif
Chi-Wan au campus de l’Université de l’Î.-P.-É.
Les prix au niveau de l’école
sont allés à Catherine MacDonald
(Opération oignon), Paul Berthe
& Timothy Grandjean (L’huître),
Matias Méndez (Télé miroirs);
Sylvain Duguay (Les ponts en bâ-
tons de popsicle), William Ablett
(L’énergie des marées), Carolyn
Gallant (La flottabilité des liquides); Julien Lacroix (Les fruits
pourris), Sarah Beauregard (Survivre avec la science), Dominic
Chevarie (Co-voiturage); Jordan
Thibault (Boissons énergétiques),
Caroline Reid (Faire revivre une
carotte!? Comment?) Roxanne
Charlebois & Mélanie Gallant
(Un oeuf mou, un os qui plie,
qu’est-ce qui se passe ici?).
Les juges étaient Lolita Dalpiez, Jean Davis, Joanne Cathcart,
Monique Lafontaine, Reina Lamothe, Ginette Turgeon, Darlene
Upton et David Cairns. ★
comme policier soit dangereux.
«Oui, il y a des dangers, mais nous
sommes prudents. Nous savons
comment agir et réagir. Nous
prenons toujours les mêmes précautions, même s’il y a des appels
qui semblent moins sérieux que
d’autres. Et puis, la grande règle
c’est que nous traitons les gens
avec respect, comme nous voudrions être traités dans des situations semblables», dit Kevin
Dupuis.
Kevin Dupuis et Denis Morin
seront au Carrefour de l’IsleSaint-Jean le mercredi 12 avril
à 18 heures pour rencontrer les
gens qui pourraient avoir envie
d’une carrière dans la GRC.
Le processus de sélection peut
prendre de quatre mois à 18
mois. Le site Web de la GRC est
www.rcmp-grc.gc.ca.
Le gendarme Kevin Dupuis et
le caporal Denis Morin invitent
les francophones intéressés à une
carrière dans la GRC à venir les
rencontrer le 12 avril prochain
au Carrefour. ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/12
Les consultations pour l’Hôpital de Prince-Ouest débutent
Cecil Villard, directeur des hôpitaux communautaires et des
soins continus, a annoncé récemment qu’un comité de consultation pour l’Hôpital du comté de
Prince-Ouest a été établi.
Le comité planifiera et établira
un processus de consultation
afin de déterminer si un seul hôpital de soins de courte durée,
situé entre les hôpitaux actuels,
est une option préférable pour la
région.
Au cours de la session d’automne de l’Assemblée, le gouvernement s’est engagé à commencer le dialogue avec les communautés et les parties intéressées du comté de Prince-Ouest au
sujet d’un établissement hospitalier unique. On a constitué un
comité qui dirigera le processus
de consultation par lequel on invitera les citoyens, les communautés, les parties intéressées et
les partenaires à partager leurs
opinions et leurs perspectives à
ce sujet.
Le comité du projet est composé de douze membres : dix
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REQUIS!
Doivent obligatoirement parler
couramment en anglais sans accent,
avoir un véhicule et accès à Internet, et
être disposé(e) à voyager.
Intéressé(e)? Visitez www.thecrg.com et
cliquez “Mystery Shoppin” et Français.
membres votants représentant la
communauté et deux membres
sans voix délibérative représentant le ministère de la Santé.
Le président du comité est Ernest Hudson, président de l’ancien conseil régional de santé de
Prince-Ouest.
Le comité inclut trois anciens
membres du conseil régional
de santé de Prince-Ouest, soit
Barry Clohossey, Maxine Ellis et
Eva Rennie. Il inclut également
Thelma Sweet, vice-présidente
du conseil de l’hôpital communautaire d’O’Leary, ainsi que
Colleen Handrahan, vice-présidente du conseil de l’hôpital
Western.
Les autres membres du comité
sont le docteur Herb Dickieson,
le docteur Baldev Sethi, Dorothy
Ellsworth et Cheryl Doran. Les
membres sans voix délibérative
représentant le ministère de la
Santé sont Cecil Villard, directeur
des hôpitaux communautaires et
des soins continus et Gath Waite,
gérant des relations d’entreprise
et de l’évaluation.
Le comité du projet planifie
actuellement le processus de
consultation. Au cours des consultations, il y aura des présentations spéciales sur l’état des soins
de santé et des enjeux actuels
dans la région. Le comité sera à
l’écoute des opinions de toutes
les parties intéressées, y compris
le grand public, les dirigeants
municipaux, le personnel et les
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Un dernier patinage familial
en français à Prince-Ouest
À l’occasion des Célébrations de la francophonie, le Conseil Rév.-S.-É. Perrey inc. a organisé un patinage
familial à l’aréna de Tignish le dimanche 19 mars. Durant le patinage, on a fait jouer de la musique complètement française et acadienne dans l’aréna et les gens ont vraiment aimé l’atmosphère acadienne.
Environ 100 personnes de la communauté se sont rendues pour l’activité et ont profité d’un des derniers
patinages de la saison à l’aréna. Quelques employés du Conseil étaient présents pour accueillir les gens
et répondre aux questions des participants ainsi que pour présenter de la promotion aux gens intéressés
aux activités futures du Conseil. À la fin du patinage, quatre prix de présence, offerts par les Célébrations
de la francophonie, ont été attribués. (Monique Arsenault) ★
au Centre commercial Waterfront
Accès et stationnement gratuits
Service pour curriculum vitae disponible
Visitez les exposants suivants pour de l’information sur les emplois et les carrières.
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nification.
Cecil Villard, directeur des hôpitaux communautaires et des
soins continus, assure qu’il n’y a
encore aucun plan d’envergure
en ce qui a trait aux services hospitaliers dans le comté de PrinceOuest. «Le processus cherche à
obtenir l’avis du public avant de
prendre une direction.» ★
le jeudi 6 avril de 11 h à 17 h
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les citoyens auront l’occasion de
présenter leurs opinions. Autant
que possible, nous aimerions que
le processus ait lieu au cours du
mois d’avril afin de veiller à ce
qu’une consultation élargie ait
lieu avant les mois importants de
la saison de l'agriculture et de la
pêches», a indiqué Ernest Hudson, président du comité de pla-
Foire d’emploi 2006 de Summerside
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médecins. On invitera les parties
intéressées à donner leurs opinions et leurs perspectives au sujet d’un établissement hospitalier
unique situé entre les hôpitaux
actuels dans le comté de PrinceOuest.
«L’horaire de consultation sera
soumis aux médias dès que les
dates et les lieux seront fixés. Tous
Mulberry Motel
Amalgamated Dairies Ltd
City of Summerside
Kohltech International
Youth Works
Academy of Learning
PEI Agriculture Sector Council
Resort at Cavendish Corner
Rachael’s Ristorante
Testori Americas Corporation
The Friendly Fisherman
McDonald's Restaurant
Holland College
Clarica
D.P. Murphy Inc.
Rodd Hotels and Resorts
Abeqweit Associates
Atlantic Turbines
Aerospace PEI & Career Know How
East Prince Youth Development Centre
Brothers Two
Royal Canadian Mounted Police
Canada Revenue Agency
Loyalist Lakeview Resort
Stanley Bridge Country Resort
Island Bead Company
PEI Career Development Services
Slemon Park Hotel & Conference Centre
Service Canada
Atlantic Police Academy Holland College
Apprenticeship - Department of Education
Rol-land Farms
CCI-Cumi Canada Inc.
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Visitez le site www.epydc.org pour plus d’information ou composez le (902) 436-2815.
Financé par L’Entente Canada/Île-du-Prince-Édouard sur le développement du marché du travail (EDMT)
(www.lmda.pe.ca)
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/13
SPORTS
La saison des courses
commence
L’arrivée de la belle saison marque le début des courses d’auto sur les
grands circuits du monde, mais aussi, dans nos plus petits circuits,
comme celui qui avait été aménagé autour du centre préscolaire Le
Jardin des étoiles, au Centre Belle-Alliance à Summerside. Christien
LeBlanc en a profité pour se pratiquer à conduire tout en saluant de
la main de façon princière. ★
Que sont les maladies
chroniques et comment
les éviter?
On caractérise les maladies
chroniques comme étant des
maladies persistantes et non
transmissibles qui comportent de
nombreux facteurs de risque. Les
maladies chroniques sont parmi
les troubles de santé les plus courants et les plus coûteux touchant
les Canadiens et Canadiennes,
mais elles sont également les plus
évitables. Selon le Rapport sur
la santé dans le monde 2002, les
facteurs de risque majeurs incluent le tabagisme, l’alcool, l’hypertension artérielle, l’inactivité
physique, le cholestérol, l’obésité
et un mauvais régime alimentaire.
Le projet «Choix sains, communautés en santé» est actuellement
mis en œuvre et géré par le ministère de la Santé de l’Î.-P.-É. Le
projet a pour but de sensibiliser
la population acadienne et francophone aux facteurs de risque
d’un mauvais régime alimentaire,
de l’inactivité physique et du
tabagisme. Le projet informera le
public sur le rôle que jouent ces
facteurs dans le développement
de maladies chroniques.
La connaissance des facteurs de
risque et des façons de prévenir
les maladies chroniques mènera
à un mode de vie sain et actif.
Par exemple, cette année, plus
de 45 000 personnes mourront
au Canada en raison d’un cancer
ou d’une insuffisance coronaire
attribuables à l’exposition à la
fumée secondaire.
Une alimentation saine est essentielle à la croissance et au bon
développement. Elle joue un rôle
significatif pour réduire le risque
de développer des désordres alimentaires, des maladies du cœur,
le cancer, l’obésité, l’hypertension artérielle et l’ostéoporose.
L’activité physique réduit le
stress, renforce le cœur et les
poumons, augmente le niveau
d’énergie et aide à obtenir et à
maintenir un poids santé sain.
Une série d’ateliers sera offerte
gratuitement d’avril à juin dans
l’ensemble de la province. Il y aura
des annonces sur ces ateliers dans
les journaux locaux et par l’entremise de groupes communautaires et de bulletins.
La mise en œuvre de ce projet
a été rendue possible grâce à la
contribution financière de Santé
Canada par l’entremise de la Société Santé en français.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires ou pour
vous inscrire, communiquer avec
Susan Shive au 368-6713 ou avec
Claudine Emond, assistante du
projet, au 368-6523.
Pour en savoir davantage sur
les facteurs de risque qui entraînent des maladies chroniques,
veuillez consulter le site Internet
de l’Agence de santé publique
du Canada. ★
Championnes provinciales en danse,
elles tenteront leur chance à Ottawa
(J.L.) Jonel Richard et Brittany
Gallant, toutes deux du Club
de patinage artistique Évangéline, s’envolent pour Ottawa
aujourd’hui pour une compétition de danse biathlon, une discipline relativement nouvelle en
patinage artistique.
En février dernier, elles ont
remporté le championnat provincial lors de la compétition de
danse biathlon qui, comme son
nom l’indique, combine les résultats de deux épreuves.
«Les points sont partagés entre
deux danses et même trois. Une
partie des points viennent d’une
danse inventée, que nous avons
créée sur un air de valse viennoise. L’autre partie des points
vient de deux danses que nous
faisons, un fox-trot et une valse
européenne», expliquent les deux
jeunes femmes.
Comme ce sont des danses qui
s’exécutent le plus souvent en
couple, l’une d’elle fait les pas
d’homme et l’autre les pas de
femme. C’est Jonel qui fait les pas
d’homme. «Je suis la plus grande», dit-elle.
La compétition aura lieu les 6,
7 et 8 avril et ni les patineuses,
ni leur entraîneure, Julie McNeill,
ne savaient, au moment de l’entrevue, combien de patineurs et
patineuses seraient présentes.
«Nous n’avons pas vraiment
d’attentes en ce qui concerne
des médailles… nous allons là
pour l’expérience et pour faire
de notre mieux», disent les deux
patineuses.
Un séjour comme celui-ci coûte
Brittany Gallant et Jonel Richard partent pour Ottawa aujourd’hui, pour une compétition de danse en patinage artistique.
de l’argent. Jonel Richard et
Brittany Gallant ont eu l’aide
de Skate Canada qui assume les
frais d’inscription et une partie
des dépenses, à hauteur de 600 $
chacune. «Ce n’est pas assez
pour couvrir toutes les dépenses.
Alors nous sommes reconnaissants à toutes les entreprises
qui nous ont aidées à nous
rendre à Ottawa», dit Brittany
Gallant. ★
Jeux de l’Acadie : la Nouvelle-Écosse
est intéressée pour 2008
La Société des Jeux de l’Acadie
(SJA) amorçait en février dernier
le processus de sélection de la
municipalité hôtesse de la 29e
Finale des Jeux de l’Acadie de
l’an 2008.
Deux municipalités ont pris
part à la rencontre d’information
obligatoire pour toutes municipalités désirant postuler pour la
Finale des Jeux de l’Acadie de
l’an 2008. La SJA a accueilli des
représentants des municipalités
de Grande-Anse, N.-B. et de Halifax, N.-É.
L’objectif de la rencontre était
d’informer les municipalités des
exigences relatives à l’organisation d’une Finale des Jeux de
l’Acadie, du processus et des
critères d’évaluation ainsi que des
exigences du dossier de mise en
candidature.
«Les municipalités qui désirent
poser leur candidature officiellement ont jusqu’au 1er mai prochain pour le faire en envoyant
un formulaire de candidature et
la résolution du Conseil municipal. Elles auront ensuite jusqu’au
23 juin 2006 pour déposer leur
dossier officiel de mise en candidature qui sera évalué au cours
des semaines suivantes» précise
le président de l’organisme, Raphaël Moore.
Il est à noter que la Finale des
Jeux de l’Acadie ne s’est jamais
tenue en Nouvelle-Écosse alors
qu’elle a eu lieu 25 fois au Nouveau-Brunswick et à deux fois
à l’Île-du Prince-Édouard. Les
retombées économiques directes
et indirectes d’une Finale des Jeux
de l’Acadie ont été évaluées à
plus de 1,6 millions de dollars
pour une province hôtesse, dont
plus de 1,2 millions de dollars
pour la municipalité hôtesse uniquement. Les retombées sociales,
pour leur part, sont inestimables. En effet, les Jeux de l’Acadie laissent toujours un héritage
marquant dans une municipalité
hôtesse au niveau du développement chez sa population d’une
culture de bénévolat et de partenariat qui sert de levier dans son
développement communautaire
futur.
Rappelons que la Finale des
Jeux de l’Acadie de cette année
aura lieu à Campbellton du 28
juin au 2 juillet et que celle de
2007 sera présentée dans la ville
de Tracadie-Sheila, N.-B. ★
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/14
SPORTS
Des championnes midget A
LA CHRONIQUE HOCKEY
Par Alexandre Roy
Huet brille et le Canadien
se rapproche de leur but
L'objectif du Canadien d'atteindre les séries est en voie de se
concrétiser alors que le Canadien a collé les victoires lors des
deux dernières semaines. Avant la partie de mardi contre Boston,
le Canadien présentait la deuxième meilleure fiche de la ligue
lors des 10 derniers matchs avec un dossier de 7 victoires contre
3 revers. Durant cette période, Christobal Huet a, une fois de
plus, été le meilleur joueur de l'équipe. Le gardien français
ne cesse d'impressionner et plusieurs équipes le surveille de
près, lui qui sera joueur autonome sans restriction l'an prochain. Ses statistiques sont plus qu'impressionnantes, lui
qui domine la ligue pour le meilleur taux d'efficacité de
lancées bloqués et la moyenne de buts alloués par match. Avec
ses trois blanchissages lors de ses 10 dernières parties, il en totalise déjà sept, soit seulement un de moins que Miikka Kiprusoff
des Flames de Calgary et ce avec la moitié moins de matchs de
disputés que ce dernier. Impressionnant! On considère de plus
en plus Huet comme un candidat au trophé Vézina remis annuellement au meilleur gardien de la ligue. Il va sans dire que
Huet mérite d'être pris en considération, mais son nombre de
parties jouées risque de jouer en sa défaveur. Comment peut-on
remettre ce prix à un gardien qui n'a disputé son premier match
de la saison qu'en janvier?
Malgré la bonne séquence du Canadien, rien n'est encore
assuré pour eux puisque les équipes qui luttent avec eux pour
une place en série vont bien aussi. Les Panthers sont presque
imbattables par les temps qui courent. Ils présentent la meilleure
fiche de la ligue depuis la date limite des transactions. Les
Trashers d'Atlanta récoltent également les points sur une base
régulière. Il sera donc très important pour le Canadien de
continuer de travailler avec acharnement, car rien n'est encore
gagné. Les quatres prochains matchs ne seront pas faciles, car le
Canadien fera face deux fois aux Sénateurs, en plus de croiser
le fer avec les Sabres de Buffalo et les Devils du New Jersey.
Huet se devra d'être encore très solide et chaque joueur devra
donner son maximum comme ce fut le cas samedi contre les
Bruins où Garth Murray a marqué deux buts, permettant au CH
de l'emporter 2-0. Obtenu en retour de Marcel Hossa le 30
septembre dernier, Murray rempli de mieux en mieux son rôle
au sein de l'équipe. Il joue maintenant sur une base régulière,
tout comme le dur à cuire, Aaron Downey. Jan Bulis et Niklas
Sundstrom sont ceux qui sont le plus souvent laissé de côté. Les
chances sont faibles de voir le Canadien faire une offre de contrat à ces deux joueurs, eux qui seront joueurs autonomes au
terme de la saison.
Un autre joueur qui retient l’attention chez le CH dernièrement est certes Chris Higgins. Le jeune Américain a marqué 12
fois lors des 18 dernières rencontres et n’a besoin que d’un seul
autre filet pour atteindre le plateau des 20 buts cette saison. Pas
mal pour une recrue! Michael Ryder a réussi pareil exploit l'an
passé chez le Canadien avec 25 buts.
(J.L.) Le 19 mars dernier, O’Leary était l’hôte du
championnat provincial de hockey midget A féminin. Et c’est l’équipe hôtesse qui a remporté
la bannière et tous les honneurs, en l’emportant
5 à 2 contre Morell.
La gardienne de but de l’équipe est Lise Williams de la région Évangéline et deux autres
membres de l’équipe sont également de cette
région, soit Marise Gallant et Gisèle Gallant.
«Il n’y avait pas d’équipe ici dans la région
alors elles ont tenté leur chance avec cette équipe
et elles ont été acceptées», dit Roger Gallant, qui
est entraîneur adjoint de l’équipe.
«L’équipe au complet est très bonne. Toutes les
filles savent jouer et on a beaucoup de plaisir ensemble… on rit tout le temps», dit Roger Gallant.
L’équipe d’O’Leary avait fini en troisième place
de la saison régulière, sur un total de 10 équipes.
L’équipe d’O’Leary avait également gagné un
tournoi plus tôt en février à Summerside.
De plus, lorsque nous avons parlé avec Roger
Gallant, le jeudi 30 mars, il se préparait à mener
son équipe dans le gros tournoi annuel Spring
Thaw, qui met en présence toutes les équipes
des divisions AA chez les hommes et les équipes
midgets féminines.
Marise Gallant, Lise Williams et Gisèle Gallant avec
la bannière, tout de suite après la partie. (Photos :
Équipe midget fille)
Au premier rang, on voit Gisèle Gallant, Jillian Peters, Jill Gorrill, Katelyn Lidstone, Sarah Stewart et
Lise Williams. Au second rang, on voit la gérante Susan Shea, Jessica Cooke, Catherine MacWilliams,
Samantha Ellis, Whitney Willis, Marise Gallant, Tathnee O’Meara, l’entraîneur Harvey Stewart, et
l’entraîneur adjoint, Roger Gallant. Absente de la photo : Natalie Shea. ★
TABLEAU DES SÉRIES ÉLIMINATOIRES 2006
#1 Moncton
#8 Victoriaville
4
1
4
#2 Acadie-Bathurst
#7 Île-du-Prince-Édouard 2
#3 Cap-Breton
#6 St-Jean (T.-N.-L.)
4
1
#4 Lewiston
#5 Halifax
2
3
#1 Moncton
#4 Halifax ou Lewiston
#2 Acadie-Bathurst
#3 Cap-Breton
Finale
Coupe du président
Meilleurs pointeurs des séries
Québec #1
Shawinigan #4
Chicoutimi #2
Gatineau ou ee
Drummondville #4
4
1
Québec #1
Val-d'Or #8
4
0
Chicoutimi #2
Baie-Comeau #7
1 Rouyn-Noranda #3
4
Shawinigan #6
3
3
Gatineau #4
Drummondville #5
Joueurs
1- D. Krejci (Gat)
2- P. Dupuis (Mon)
3- M. Perreault (Bat)
4- M. Karsums (Mon)
5- D. Stewart (IPE)
6- A. Radulov (Que)
7- S. Goulet (Mon)
8- M. Melanson (Que)
9- D. Brassard (Dru)
10- M. Roy (Bat)
PJ
6
5
6
5
6
5
5
5
6
6
B P Pts
7 11 18
7 10 17
6 6 12
5 6 11
4 7 11
2 9 11
3 7 10
7 2 9
5 4 9
3 6 9
Résultats compilés le lundi 3 avril 2006
LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/15
Pélagie
et Henriette
les services de fiscalité
la comptabilité et la vérification
la consultation en gestion
la consultation en micro-ordinateur
L.L.P.
Numéro 14
Par Alice Richard
COMPTABLES AGRÉÉS
HENRIETTE : C’est-y pas trop d’valeur ?
PÉLAGIE : De quoi-ce que tu m’parles asteur ?
HENRIETTE : Veux-tu m’dire que t’as pas su quoi-ce qu’a arrivé
à Jean Caribou avant di-hiar à soir ? Beh ! Il s’en v’nait de veiller
par sus la glace pi y’a manqué son chemagne.
Immeuble Banque Royale
220, rue Water
Summerside (Î.-P.-É.)
(902) 436-9155
PÉLAGIE : Ah! Sainte et boune maria!
Personnes-contacts :
Peter Murray, C.A.
Blair Dunn, C.A.
HENRIETTE : Quand qui s’a aparçu, y s’en allait par la
boucanerie. Là, y’en a fait, pi y’en a fait des carnicroches
pour essayer de retrouver son chemagne. C’est coume ça qui
s’a rendu au débarris pi y’a pardu sa jument.
PÉLAGIE : Quoi-ce tu m’dis là ? Jean Caribou a pardu sa jument ?
T’cheux grand malheur!
HENRIETTE : Mais, y’a té mortellement chanceux que y’a
pu s’garrocher sus d’la glace solide pi se déhaler au bord de
la côte. Là, il se counaissait. Y’a parti à marcher dans la noireté.
Ça marchait mal, y’enfonçait dans la neige jusqu’aux genoux.
Ça y’a pris une boune élan à s’rendre au chemagne de par en bas.
Là, ça s’a adouné que Joe André passait en traîne pi il l’a fait
embarquer.
CARTES
PROFESSIONNELLES
PÉLAGIE : Il doit avoir eu une saprée peur.
Espace disponible
HENRIETTE : Sa mère aussi. Alle était toute sus ses narfes,
alle était assez intchette. Quand qu’elle l’a vu, alle l’a pas counu.
Ses hardes étiant pawêsées de glace, il tremblait coume une
feuille, y’avait des glaçans sus sa moustache pi sus ses zusses.
À part de ça, il était vraiment éreinté. Alle l’a embouré dans une
grosse couvarte de laine pi a’ y’a fait prendre tcheuques goulées
de thé sauvage. Après ça, a’y’a fait réchauffer des briques pour
mettre au pied d’son lit.
PÉLAGIE : Il sera chanceux si y’attrape pas le déclagne ou
tcheuque autre maladie après awoir eu une débarque coume ça.
HENRIETTE : Y’aurait dû sawoir mieux pi fare le tour par
le grand chemagne, même si ça l’élongeait d’un bon boute,
à la place de se fier sus la glace. Avec le ramollissement qu’on
a eu pi les grandes marées, j’crois qu’il était pas toute là.
PÉLAGIE : C’est aisé à se parde sus la grande mare.
C’est pas coume un champ, on peut pas se guider sus des
levées d’âbes ou sus des pitchets de bouchure.
HENRIETTE : Y’avait poudré une p’tite affare, les vieilles traces
étiont toutes couvries, c’est pour ça qu’il s’a écarté.
PÉLAGIE : C’est une parte pour sa jument. Quand même,
un chval, ça se remplace. Faut remarcier le bon Djeu que Jean
s’en a venu chu zeux en vie. J’sus sûre que ça va le bâdrer pour
une boune escousse.
HENRIETTE : Il va esssayer de s’fidjurer comment ça se fait que
ç’a pu y’arriver à lui. Si ça pouvait y fare penser que y’a parsoune
de parfait sus la tarre... pas même lui.
PÉLAGIE : Ça dounera p’tête une leçan aux autres aussi.
HENRIETTE : J’sus sûre que ceuze-là qu’avont té woir ça hier
matagne, y penserant deux fois avant de travorser sus la glace
au printemps dans la noireté.
Carnicroche : chemin tortueux
débarris : ouverture d’eau dans le détroit gelé
s’garrocher : se lancer, se jeter
pawêsé : tout recouvert
déclagne : déclin, tuberculose
débarque : chute
pitchets de bouchure : poteaux de clôture
s’écarter : perdre sa route
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LA VOIX ACADIENNE/ LE MERCREDI 5 AVRIL 2006
PAGE/16
Le Réseau des services de santé
en français de l’Î.-P.-É. recherche
Une classe de l’école Spring Park
gagne le concours «La radio-franco»
ADJOINT.E À LA COORDINATION
Relevant du coordonnateur, le titulaire du poste sera
responsable des activités quotidiennes du Réseau des
services de santé en français de l’Î.-P.-É., en fonction de
la vision du Réseau. Le poste a pour but de favoriser les
relations de travail avec les intervenants de la communauté
acadienne et francophone et le système de la santé et des
services sociaux.
Aptitudes requises : Le candidat devrait posséder un
diplôme dans une discipline connexe en plus d’avoir
d e l ’ e x p é r i e n c e d e t r a v a i l a u p r è s d ’ o rg a n i s m e s
communautaires. Le candidat doit être professionnel,
organisé et compétent en communication orale et écrite
dans les deux langues officielles. Une capacité reconnue
de travailler de façon autonome et des compétences en
gestion financière seraient des atouts.
Lieu : Le lieu de travail est négociable.
Salaire : À partir de 38 000 $ par année
37,5 heures par semaine
Pour soumettre votre candidature, envoyer un curriculum
vitae, à l’attention de Julie G. Gilman avant le 11 avril 2006 :
RSSFÎPÉ
Att: Julie G. Gilman
C.P. 2000, 16 rue Garfield
Charlottetown (Î.-P.-É.) C1A 7N8
Télécopieur: 902-368-4969
Courriel: [email protected]
Atelier : Gestion du temps
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Atelier : La Communication efficace
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Pour plus de renseignements ou pour vous inscrire, communiquez avec
Noëlla Richard par téléphone au (902) 854-3439, poste 221.
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Le prix à la classe gagnante a été présenté le vendredi 31 mars. À gauche on voit Ghassan Koussouf, représentant CPF et à droite on voit l'enseignante Gloria Doiron. (Photo Brian Simpson)
La division des programmes
en français en collaboration avec
Le Réveil (Radio-Canada) et
Canadian Parents for French, a
tenu la troisième édition du concours «La radio-franco», pendant
les récentes Célébrations de la
francophonie. Ce concours
s’adresse à tous les élèves de la
4e à la 12e année, français langue
première, français immersion et
français de base.
Le premier prix est un lecteur
de disques compacts et 12 disques compacts pour la classe, et
c’est une classe de l’école Spring
Park qui a remporté le concours cette année. Il s’agit de
la classe de 5e année enseignée
par Gloria Doiron. Un total de
20 classes étaient inscrites au
concours.
Le but de ce concours est de
montrer aux élèves qu’il existe une
variété de musique intéressante
en français. Les classes ont reçu
vers le début du mois de mars les
paroles de 12 chansons présélectionnées par l’équipe de RadioCanada à Charlottetown. Puis,
les classes ont été invitées à
s’inscrire au concours. Pendant
les Célébrations de la francophonie, du lundi 13 mars au jeudi
16 mars, les classes inscrites
participaient en écoutant l’émission Le Réveil au 88,1 FM, entre
9 h 30 et 9 h 45. À cette heurelà, l’animateur présentait trois
chansons par jour et chaque jour,
les classes étaient invitées à voter
(un vote par classe) pour leur
chanson préférée. Les classes
enregistraient ensuite leur vote
auprès des gens du Réveil, et
chaque vote représentait une
chance pour le tirage du grand
prix. ★
Un corridor touristique acadien et
francophone provincial sera proposé
lors d’une rencontre le 10 avril
Lors des Célébrations du 400e
anniversaire de l’Acadie en 2004,
les dirigeants des activités et attraits touristiques acadiens et
francophones de la province ont
constaté qu’ils pourraient certainement tous bénéficier d’une collaboration accrue et d’un partenariat provincial permanent.
Au cours de la dernière année,
la Société Saint-Thomas-d’Aquin
et RDÉE Île-du-Prince-Édouard
ont étudié à fond la suggestion
que l’on mette sur pied un corridor touristique acadien et francophone pour l’Île.
Les partenaires organisent une
rencontre publique le lundi 10
avril à 17 h au Centre BelleAlliance à Summerside pour
proposer un plan d’affaires pour
un regroupement touristique qui
se chargerait de la mise sur pied
d’un tel réseau. Tous les entrepreneurs et intervenants touristi-
ques francophones de l’Île, ainsi
que toute autre personne intéressée au concept, sont les bienvenus à y assister.
Grâce à une contribution de
Patrimoine canadien, on a pu retenir les services d’experts-conseils pour faire le portrait de ce
qui existe présentement au niveau
touristique, pour explorer les options et pour suggérer une approche pour former un corridor touristique acadien et francophone
provincial.
«Nous voulons connaître l’opinion du public sur ce projet. À la
fin de cette séance, nous voulons
arriver à un consensus pour
procéder à la mise en œuvre du
plan d’affaires», signale Lizanne
Thorne, directrice générale de la
SSTA. «Nous voulons également
voir à la création d’un nouveau
comité provisoire.»
Giselle Bernard, agente de dé-
veloppement de RDÉE Île-duPrince-Édouard, ajoute que ce
réseau pourrait impliquer toutes
les personnes et entreprises qui
œuvrent d’une façon ou d’une
autre dans le milieu du tourisme
– qu’ils soient propriétaires ou
gérants d’entreprises touristiques
proprement dites (restaurants,
hébergements, boutiques d’artisanat, attractions, etc.) ou encore
un organisme communautaire
qui coordonne des activités touristiques et culturelles.
Un service d’interprétation
simultanée du français à l’anglais
sera disponible et un repas sera
servi en début de soirée. Ceux
qui désirent participer à la soirée
doivent réserver leur place au
plus tard le 5 avril en communiquant avec Noëlla Richard au
(902) 854-3439, poste 221, ou sans
frais au 1-866-494-3439 ou par
courriel à [email protected]

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