L`École des Mines d`Albi déploie et renforce ses partenariats

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L`École des Mines d`Albi déploie et renforce ses partenariats
Mines Albi
Magazine de l’École des Mines d’Albi
Sommaire
N° 6 / Juin 2014
DOSSIER
Sur le terrain de la mondialisation
Innovation
AVENE-PME,
un dispositif pour
accompagner
les entreprises
Page 2
L’École des Mines d’Albi
déploie et renforce
ses partenariats
internationaux
Stratégie
François Bourdoncle
dévoile les enjeux
du Big Data
Page 6
Partenariat
Vincent Pégoud,
directeur délégué de
SITA Sud-Ouest
Page 7
Création d’entreprise
[email protected] choisit
l’incubateur
de Mines Albi
Page 7
« Bonne réussite à la coopération des échanges de l’Université de Tongji et l’École des Mines d’Albi ! Que les échanges de nos deux écoles ouvrent de nouveaux chapitres sur la culture et l’éducation entre la Chine et la France ! »
Zu Yi ZHOU
Président de l’Université de Tongji ( Shanghai )
( Livre d’or de Mines Albi )
EDITO
EDITO
Mines Albi, Campus international
À la fois héritière d’une longue tradition et
toute entière tournée vers l’avenir, l’École des
Mines d’Albi n’oublie jamais sa vocation essentielle : former des ingénieurs pour l’économie
d’aujourd’hui et celle de demain.
Dans un environnement mondialisé et hautement concurrentiel, cet engagement passe par
une condition désormais indispensable : la dimension internationale.
C’est en ce sens que la dynamique « Mines Albi
Campus International » constitue l’un des axes
majeurs du plan de développement de l’École.
Elle se traduit par une nette accélération du
Alain Schmitt
Directeur de l’École
nombre d’échanges, de partenariats, de « vides Mines d’Albi
siting professors », d’accords de doubles diplômes avec des écoles et universités prestigieuses sur tous les
continents. On pourrait y rajouter la création de futurs masters
dispensés en langue anglaise, ou évoquer les nombreuses collaborations associant les équipes de nos centres de recherche…
Plus qu’un catalogue d’actions, il s’agit d’une démarche stratégique
globale, volontariste, qui permet à Mines Albi de se positionner au
cœur d’un réseau scientifique et industriel de taille mondiale.
C’est, pour nos entreprises partenaires, la source de nouvelles
opportunités.
D’une part, cette approche internationale donne aux futurs diplômés les clefs qui leur permettent de répondre aux nouveaux
défis. Avec des stages et séjours à l’étranger de plus en plus significatifs et une montée en puissance des enseignements en anglais,
nos élèves ingénieurs ou doctorants sont en capacité d’agir et
d’être porteurs d’innovation dans un environnement international. Au-delà de leurs connaissances scientifiques et techniques, ils
apportent grâce à cette expérience une valeur ajoutée importante
dans l’entreprise.
D’autre part, cette dynamique participe indirectement au rayonnement industriel français. Qu’ils viennent de Chine, du Brésil,
d’Europe, d’Afrique ou des Etats-Unis, les étudiants étrangers sont
de plus en plus nombreux à choisir Mines Albi pour compléter
leur formation. Futurs décideurs sensibilisés à la culture française,
ils y nouent des liens qui perdurent et, de retour chez eux, sont
autant de points d’appui pour des partenariats futurs. D’autres, et
des exemples récents en témoignent, intègrent après leur stage
de fin d’études des entreprises régionales pour développer ou
animer leurs filiales à l’étranger.
Génératrice d’opportunités pour nos partenaires économiques et
industriels, structurante pour le développement de l’École, l’internationalisation du campus albigeois va se poursuivre. Ce sera
d’ailleurs l’une des missions attachées à la création du Fonds de
Dotation que nous venons de mettre en place, et qui permettra,
entre autres actions, d’attribuer des bourses pour permettre aux
meilleurs étudiants étrangers de venir étudier ici.
Ouverture, exigence, rayonnement : l’École relève le défi de la
mondialisation.
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AVENE-PME
L
catalyseur d’innovation
au service des entreprises
e dispositif AVENE-PME a pour objectif
d’accroître la compétitivité des TPE/PME/
ETI dans le domaine des énergies nouvelles,
en leur permettant de s’appuyer sur l’expertise
technologique des centres de recherche de deux
Instituts Carnot M.I.N.E.S et Carnot Energies du
Futur.
Mis en place jusqu’en 2016 dans le cadre du
grand emprunt, ce programme cible cinq grands
secteurs : industrie, transports, services, bâtiment,
réseaux intelligents.
Sur le terrain, les Chargés de Soutien à l’Innovation
(CSI) vont à la rencontre des petites et moyennes
entreprises pour identifier leurs besoins. Ils
peuvent ensuite les orienter vers les laboratoires
scientifiques les plus à même de les aider à trouver
des solutions.
« Notre mission est d’être des catalyseurs d’innovation,
explique Guillaume Leduc, CSI pour les régions
Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Nous
pouvons guider les PME vers plus de 30 centres de
recherche, leur faciliter l’accès vers des plateformes
de recherche et d’innovation telles que MIMAUSA
ou ValTheRA à Albi, leur proposer des formations
spécifiques ou bien les accompagner dans le montage
de dossiers comme le crédit impôt-recherche. »
L’objectif étant, en identifiant les meilleurs outils,
de stimuler durablement l’innovation des PME
dans les nouvelles technologies de l’énergie.
Information et contact :
www.avenepme.eu
Guillaume Leduc,
tel. 05 63 49 30 15
ou 06 86 89 11 23
[email protected]
Mines Albi Innovation
N° 6 - Juin 2014
Directeur de la publication : Alain Schmitt.
Comité de rédaction : Jean-Michel Alaverdov, Michel
Baron, Claire Bernigole, Marie Caria,
René David, Nelly Delmas, Rita Franco,
Paul Gaborit, Jean-José Orteu, Jean-Paul Ramond.
Coordination : Jean-Michel Alaverdov.
Rédaction et mise en page : J. Marc Vilches.
Crédit photo : Mines Albi.
DOSSIER
DOSSIER
Mines Albi, une présence croissante
sur la scène internationale
Elargir les horizons, développer les collaborations avec les
universités étrangères, tisser sur les cinq continents un réseau
relationnel avec des partenaires industriels : fermement ancrée
sur son territoire régional, l’École des Mines d’Albi affirme sa
vocation internationale.
R
adu Barna, Directeur des relations internationales, l’indique sans détour : « L’internationalisation du campus est l’un
des objectifs stratégiques de l’École ».
Initiée depuis plusieurs années, la dynamique d’échanges internationaux prend une ampleur croissante et se décline sous toutes
les formes : accueil d’étudiants étrangers et stages d’élèves albigeois dans de nombreux pays, conventions de doubles diplômes
avec des universités, multiplication des contrats de recherche
internationaux... Dans le cadre des accords internationaux (plus
d’une centaine) mis en place par l’Institut Mines-Télécom et par
l’Université de Toulouse, l’École des Mines d’Albi est présente
sur tous les continents. La très bonne renommée de la formation
d’ingénieurs généralistes à la française associée à la notoriété de
Mines Albi dans ses domaines d’excellence (bio-santé, énergies,
matériaux...) explique cette progression.
Europe, Amérique du sud, Japon, Chine, Etats-Unis, Canada, Inde,
Vietnam, Indonésie, Maghreb, Afrique du sud, Afrique centrale... :
le réseau de coopération ne cesse de s’étendre et de se renforcer.
« Ces collaborations ont pour vocation de se développer sur les axes
principaux que sont la formation, la recherche, mais aussi le développement économique » souligne Radu Barna. Des contacts sont ainsi
pris, souvent avec l’appui des Ambassades de France et de Campus France, avec des universités et entreprises étrangères.
Réciproquement, l’École accueille des étudiants venus du monde
entier qui, au cours de leur cursus, réalisent des stages dans les
entreprises françaises. Un mélange des cultures qui permet aussi
de tisser des liens durables, les élèves ingénieurs d’aujourd’hui
étant les décideurs de demain !
Doubles diplômes : des formations à haute valeur ajoutée
L’École des Mines d’Albi est déjà engagée dans 17 doubles
diplômes dans le monde, au Brésil, au Burkina Faso, au Canada, en Chine, en Inde, en Roumanie, en Russie, au Sénégal, en
Tunisie, aux États-Unis et au Vietnam.
Langues étrangères
Des formations innovantes
Depuis le début de l’année scolaire, les étudiants
allemands de Birkenfeld et les étudiants albigeois
ont travaillé en binôme sur des sujets techniques
touchant aux énergies renouvelables. Un « apprentissage croisé » innovant qui a permis de
se familiariser avec la langue du binôme et d’acquérir une grande aisance à l’oral : un plus pour
leur future carrière professionnelle !
Ingénierie des matériaux, pharmaceutique et bio-santé
Des partenariats stratégiques avec la Chine
Un accord de double diplôme a été
finalisé au printemps entre l’École des
Mines d’Albi et l’université de Tongji
à Shanghai. Portant sur l’ingénierie
des matériaux avancés et des structures dans le domaine de l’aéronautique, il concrétise plus de trois ans
d’échanges et de collaboration entre
les équipes pédagogiques des deux
écoles.
En mai, c’est avec l’université SYPHU de Shenyang, l’une des plus grandes universités
pharmaceutiques chinoises qu’a été signé un Memorandum of Understanding, préalable à de futures coopérations. Ces partenariats revêtent un intérêt stratégique pour
l’industrie française : ils permettent de former des ingénieurs français connaissant
bien la culture chinoise, mais aussi d’avoir en Chine des ingénieurs francophiles qui
pourront être plus tard des interlocuteurs utiles pour les entreprises françaises.
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DOSSIER
Une école tournée vers l’international
DOSSIER
4
Destination Brésil
Le Brésil ne se réduit pas à la Coupe du Monde de football 2014, même si cet
événement planétaire attire tous les regards. Cinquième pays du monde par sa
population, membre du G20, deuxième économie du continent américain après
les Etats-Unis, le Brésil est un acteur industriel majeur.
Les échanges académiques importants, l’accueil de stagiaires brésiliens, les
coopérations de recherche et industrielles constituent des opportunités à saisir
pour les entreprises régionales.
L
e Brésil s’est engagé depuis près d’une dizaine
d’années dans une politique fortement
volontariste de formation à l’international
de ses jeunes diplômés. Le programme Brafitec
(Brasil France Ingénieurs Technologie), établi
entre les gouvernements brésilien et français et
coordonné par la Conférence des directeurs des
écoles françaises d’ingénieurs, génère notamment
un échange important d’étudiants et d’enseignants
entre les deux pays. C’est par exemple dans ce
cadre que de jeunes brésiliens viennent passer six
mois à l’École des Mines d’Albi, avant d’effectuer
six mois en industrie dans une entreprise française.
Ces échanges peuvent constituer des ouvertures
intéressantes pour les entreprises régionales,
les jeunes stagiaires accueillis pouvant former
des « passerelles » entre les deux pays et étant,
pour une bonne part, appelés à devenir les futurs
responsables économiques brésiliens.
Un groupe d’étudiants brésiliens
en escapade dans le Tarn. Futurs
ingénieurs ou chercheurs, ils
nouent au travers de ces échanges
des liens forts avec la France et sa
culture industrielle.
« Les liens avec Albi et la
France restent forts »
/ Henrique Massard da Fonseca, Docteur de Mines Albi
D
octorant à l’École des Mines d’Albi de 2008 à 2011,
lauréat du prix Embraer 2012 récompensant au
Brésil la meilleure thèse de doctorat, Henrique
Massard da Fonseca garde un excellent souvenir de ses
années françaises. « Sur le plan personnel, cela a été une
expérience fantastique, qui m’a permis de découvrir la culture
française mais aussi de rencontrer des gens du monde entier
sur le campus de l’École ». Aujourd’hui ingénieur pour une
société pétrolière brésilienne, il mène des travaux de recherche pour l’amélioration des outils
d’extraction, et confirme la bonne image des écoles et des entreprises françaises : « C’est une
image de sérieux, de personnes qui travaillent bien, qui ont des compétences sur le plan industriel ». Plus
largement, « avoir fait des études à l’étranger et particulièrement en France est très bien perçu ici, c’est une
preuve de dynamisme et d’ouverture d’esprit. J’espère que cette collaboration entre l’École des Mines d’Albi
et les universités brésiliennes va se poursuivre, car tout le monde a à y gagner ! ».
DOSSIER
DOSSIER
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Action internationale
Une équipe connectée au réseau
mondial d’écoles et universités
C’est le nombre d’étudiants brésiliens que l’École des Mines d’Albi
accueille cette année, en licence, Master 1 et Master 2.
Maria-Ines Ré,
un lien direct avec le Brésil
Directrice de la plateforme de recherche et d’innovation
Gala®, directrice adjointe du centre RAPSODEE, MariaInes Ré entretient des liens actifs avec le Brésil, son pays
natal, où elle a été chercheuse pendant 20 ans avant de
venir en France. Ses collaborations régulières avec cinq
universités brésiliennes sont autant d’opportunités pour favoriser les
échanges d’élèves et encadrer des travaux de thèse en co-tutelle francobrésilienne. Sans perdre de vue la dimension industrielle : « Nous avons
accueilli récemment à Albi des doctorants travaillant sur des sujets de thèses
proposés par des entreprises brésiliennes, ce qui est assez rare mais présente un
véritable intérêt industriel. Nous avons également reçu des industriels brésiliens
lors des journées Gala®, et nous pouvons aussi faciliter la prise de contact pour
les entreprises françaises ».
À noter qu’elle est également membre du groupe de travail mis en place par
le Ministère de la Recherche afin d’identifier les thématiques de recherche
pour la stratégie de coopération France-Brésil.
Rafael Yassushi Oki
/ Élève ingénieur Brésilien, porteur de projet au sein de l’Incubateur
Élève en Master 2 Génie Industriel, Rafael Yassushi Oki est accueilli à l’École
dans le cadre du programme « Sciences sans frontières » organisé par Campus
France en partenariat avec le Brésil. Il accomplit son stage de fin d’études dans
l’incubateur de Mines Albi sur son projet de création d’entreprise.
Qu’est-ce qui vous a amené à poursuivre vos études en France ?
Je souhaitais venir étudier en France depuis l’âge de 13 ans. Je crois que c’était
une décision liée à image de la France comme un pays qui a révolutionné
le monde avec son idéal de Liberté, Égalité et Fraternité. Je voulais surtout
connaître la culture française et d’autres pays européens.
Il était très difficile d’avoir la possibilité d’étudier dans un autre pays avec
une bourse du gouvernement. Pour venir pour la premiere fois en France,
en 2011, il a fallu que je sois parmi les trois meilleurs élèves de mon école
au Brésil.
Que vous a apporté cette expérience ?
J’ai toujours voulu être un entrepreneur, donc j’ai cherché à acquérir pendant
mes études les connaissances les plus diverses, dans des domaines tels que
les méthodes de gestion, l’organisation, la stratégie, la culture...
Je crois que la France m’a apporté un peu de toutes ces connaissances, en
particulier sur la culture et sur les
​​ méthodes.
Que vous apporte l’Incubateur de l’École des Mines ?
L’incubateur m’a apporté la possibilité d’héberger mon projet dans l’école
et d’utiliser pour le développer le réseau de contacts de l’École des Mines
d’Albi. Cela me permet aussi de profiter des conseils d’enseignants et de
professionnels du monde de l’entreprise.
Une partie de l'équipe de la Direction à
l'Action Internationale autour de Radu Barna.
Elle est en contact permanent avec les
laboratoires,
écoles
et
universités
étrangères.
Faire émerger des complémentarités, établir
des liens de confiance, renforcer le réseau des
partenaires institutionnels et économiques
est une tâche de longue haleine qui impose
une présence constante sur le terrain
international.
Contact : [email protected]
TEMOIGNAGE
« Accueillir des stagiaires de
cultures différentes est
enrichissant pour l’entreprise »
F
/Fabien Marion, Directeur de la VOA
iliale du groupe Saint-Gobain, la VOA
Verrerie d’Albi reçoit chaque année
près d’une quarantaine de stagiaires
de différents niveaux de formation. En 2013,
l’entreprise a ainsi ouvert ses portes à cinq
élèves ingénieurs de l’École des Mines et a déjà
eu l’occasion d’accueillir des stagiaires étrangers
en formation à l’école. « En termes de ressources
humaines, estime le directeur Fabien Marion,
intégrer des personnes de différentes cultures est très
enrichissant et va dans le sens de la diversité que le
Groupe met en oeuvre. La différence de nationalité
ne pose pas de problème d’intégration, car les élèves
de l’école sont bien préparés et savent généralement
bien s’intégrer, à l’image d’un jeune stagiaire marocain
qui, l’an dernier, a réalisé une étude remarquable sur
la capabilité des machines de contrôle. »
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ACTUALITE
ACTUALITE
Recherche et industrie
Numérique
I-ESA
La 7ème Conférence Internationale I-ESA’14, organisée par INTEROP-VLab (le laboratoire virtuel européen pour développer
l’Interopérabilité d’Entreprises)
et Mines Albi s’est tenue en mars
à l’École.
Soutenue par la Fédération internationale pour le traitement
de l’information, cette rencontre
a permis de nombreux échanges
autour de l’impact pour l’industrie des nouveaux logiciels et applications développés pour l’interopérabilité des entreprises.
Contact : [email protected]
AMPAS, un nouveau
mastère spécialisé pour
la filière aéronautique
Le mastère AMPAS (Advanced
Manufacturing Processes for Aeronautical Structures) est proposé conjointement par l’École
des Mines d’Albi et l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de
l’Espace (ISAE Toulouse).
Dispensé en anglais, il prépare les
étudiants à intégrer des unités de
production industrielles spécialisées dans la production de pièces
unitaires ou de composants assemblés pour l’aéronautique.
Contact :
[email protected]
François Bourdoncle :
comprendre l’enjeu du Big Data
Copilote du programme Big Data dans le cadre des plans industriels
pour la France, François Bourdoncle était présent à Mines Albi en avril
dans le cadre de la Semaine de l’Industrie, pour présenter aux acteurs
économiques les nouveaux enjeux numériques.
F
rançois Bourdoncle l’a rappelé devant les
futurs ingénieurs et les chefs d’entreprise
réunis à l’Ecole des Mines : « Le Big Data
est un enjeu stratégique de la guerre économique
des prochaines décennies. Si l’on reste spectateurs,
des pans entiers de notre économie subiront la suprématie des géants du numérique ! » Fondateur
d’Exalead, chercheur et ingénieur au parcours
prestigieux, il pilote aujourd’hui le plan de reconquête industrielle pour la France dans le domaine
du Big Data et appelle à une contre-offensive des
entreprises françaises : « Les acteurs du numérique
viennent de plus en plus s’intercaler entre le métier et le client, explique François Bourdoncle. Ils
introduisent une intermédiation, ce qui leur permet
de capter une partie de la valeur produite par l’entreprise
Big Data : derrière ce terme se cachent les mais aussi, et c’est plus grave, de
immenses quantités de données numériques connaître les attentes des clients
générées par internet. Web, réseaux sociaux, mieux que l’entreprise, qui se
achats en ligne… en permanence, les géants trouve dépossédée de cette
du numérique tels que Google, Apple ou connaissance stratégique. » La
Facebook collectent des informations relatives réponse ? « Inciter les entreà nos préférences, nos goûts, nos habitudes. prises à maîtriser leurs relations
Des données précieuses pour l’économie clients, à traiter elles-mêmes les
numérique, mais qui viennent aussi modifier données disponibles pour être
l’environnement concurrentiel de tous les plus performantes et plus comsecteurs industriels.
pétitives. »
La métrologie, gisement de compétitivité pour les PME
Dans le cadre de la Semaine de
l’Industrie, l’École des Mines d’Albi a
présenté une formation à la métrologie.
Les notions de base de la métrologie
sont souvent mal connues dans les PME,
engendrant des problèmes de surcoûts
de production, de rebuts ou de surqualité.
Le LNE (Laboratoire National de mé-
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trologie et d’Essai, www.lne.fr) a conçu
la première formation en ligne, gratuite,
abordant l’essentiel de la métrologie.
Cette formation dédiée aux PME a été
réalisée avec le soutien du Ministère du
Redressement productif.
Organisée en 14 modules, cette
«e-formation» propose de découvrir
les fondamentaux d’un processus de
mesure et les outils du métrologue. Déjà
suivie par plus de 2 000 personnes, elle
s’avère être un outil simple et efficace
pour acquérir rapidement les notions
de base en métrologie. La formation
est en ligne sur http://e-formation.lne.fr/
Contact : [email protected]
PORTRAIT
PORTRAIT
Témoignage
Vincent Pegoud
/Alumni (Ancien élève), Directeur délégué Sita sud-ouest
« L’École des Mines dispose d’un ancrage régional important
auprès des acteurs économiques et industriels »
D
irecteur Général Délégué de Sita sud-ouest, filiale
de Suez Environnement spécialisée dans le recyclage et la valorisation des déchets, Vincent Pégoud
est en terrain connu lorsqu’il arrive à l’École des Mines d’Albi pour participer à un jury d’examen. Et pour cause : c’est
ici qu’il a suivi sa formation d’ingénieur, sortant diplôme en
poche en 1997.
Dix-sept ans plus tard, les liens avec l’École restent forts et
se traduisent par plusieurs types de coopérations. « Au-delà
de l’accueil régulier de stagiaires, il nous arrive de nous engager sur des accompagnements spécifiques, explique Vincent
Pégoud. Par exemple, Sita sud-ouest a financé récemment la
formation d’une élève de Mines Albi qui a travaillé sur les nouveaux modes de rémunération de la collecte, formation qui a été
prolongée par une embauche. »
L’entreprise est également partenaire de l’association
PHyRENEES, qui oeuvre pour la mise en place de filières
autour de l’utilisation de l’hydrogène. « PHyRENEES témoigne de la capacité de l’École des Mines à se différencier et
à s’engager sur des projets
innovants. Pour Sita, c’est
l’opportunité d’un partenariat intéressant, tant en
matière de motorisation de
nos véhicules que de positionnement sur une filière
émergente. »
Si Vincent Pégoud assume la dimension citoyenne qui conduit l’entreprise à accompagner l’École, il ne minimise pas
l’intérêt bien compris de la démarche : « L’École des Mines
dispose d’un ancrage régional important, avec des acteurs économiques et industriels tels que Pierre Fabre, ou institutionnels
comme Trifyl. À ce titre, elle peut faciliter la mise en réseau de
différents partenaires. Par ailleurs, sur des thèmes tels que les
déclinaisons des Grenelle de l’Environnement, fortement liées à
notre cœur de métier, il est enrichissant de confronter notre lecture de l’innovation à celle qui apparaît dans les études réalisées
par les élèves. »
Création d’entreprise
L
[email protected] a choisi
l’incubateur de Mines Albi
e monde connecté offre
une multitude d’usages
dont beaucoup restent à
imaginer.
Pour Nicolas Loiseau, chercheur en santé animale à l’INRA, l’idée de [email protected]* a
germé il y a près d’un an. Elle
poursuit aujourd’hui sa croissance au sein de l’incubateur
de l’École des Mines. L’idée ? créer un pendentif connecté
pour chiens et chats, qui va enregistrer en continu l’activité
physique de l’animal. Les données sont alors envoyées sur
un serveur qui les analyse et les corrèle au profil personnalisé de l’animal (race, âge, poids...). En fonction de la dépense
d’énergie mesurée, le propriétaire est en mesure de savoir
très précisément quelle est l’alimentation dont l’animal à
besoin pour être au top de sa forme.
« L’appui des professionnels du réseau de l’École des Mines
m’a été utile pour valider la viabilité économique et technique
du produit, explique N. Loiseau. L’École disposait notamment
des compétences nécessaires pour déterminer le choix des matériaux après analyse des contraintes mécaniques. Elle a aussi
facilité les contacts avec Initiatives Tarnaises et la pépinière d’entreprise Albisia. »
Après intégration de l’incubateur en 2013, la jeune société
est aujourd’hui en phase de création. Le business-plan a été
bouclé, et les premiers prototypes seront réalisés en septembre, pour une mise sur le marché prévue en fin d’année
2014.
*Canhegat, de l’occitan can (chien) et gat (chat)
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www.mines-albi.fr
Stages, missions, prestations, recherches en partenariat...
Avec plus de 1000 entreprises partenaires, l’École des Mines d’Albi est
un acteur du développement scientifique et économique du territoire.
Retrouvez toutes les actions et outils mis à disposition des entreprises
sur le nouveau site de Mines Albi !
Contact : [email protected]
École des Mines d’Albi
Campus Jarlard - 81013 ALBI CT Cedex 09
Tél : 05 63 49 30 00 - Fax : 05 63 49 30 99
www.mines-albi.fr