discussions très approfondies

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discussions très approfondies
ww FOOTBALL : MISE
DANS LA POUDRE DE LAIT
À JOUR DE LA LIGUE 1
PLUS DE 150 KG DE COCAÏNE USMA-JSK : FAUX
SAISIS AU PORT D’ ALGER
PAS INTERDIT
Horizons
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ww MENACE ACRIDIENNE
L’ ALGÉRIE PARÉE
À TOUTE ÉVENTUALITÉ
e risque d’une
invasion acridienL
ne à court terme est
minime, a assuré,
hier,
Rachid
Benaïssa, ministre
de l’Agriculture et du
Développement
rural, lors de la 4e
réunion du comité
interministériel
de
lutte antiacridienne à
Alger.
Ph: Fouad S.
ww DISSIMULÉS
.PAGE 4
MARDI 30 OCTOBRE 2012 - 14 DHOU EL HIDJA 1433 - N° 4724 - PRIX 10 DA
HILLARY CLINTON À ALGER
DISCUSSIONS TRÈS
APPROFONDIES
SUR LE MALI
Photo: APS.
l Le président
Bouteflika reçoit la
Secrétaire d’Etat US
ous avons fait le point sur nos relations bilatérales extrêmement fortes et nous avons souligné le fait que nous venons
N
tout juste de tenir une excellente conférence de dialogue straté-
«
gique qui s’est tenue la semaine dernière à Washington, comme
nous avons eu des discussions très approfondies sur la situation
dans la région (Sahel) et surtout la situation qui prévaut dans le
nord du Mali», a déclaré, hier, à la presse, la Secrétaire d’Etat
américaine, Mme Hillary Rodham Clinton, à l’issue de l’audience
que lui a accordée le chef de l’Etat. «J’ai beaucoup apprécié l’analyse du président Bouteflika qui est fortement enrichie de sa très
longue expérience de la région pour faire face à la situation très
complexe et aux problématiques très compliquées au nord du
Mali, mais aussi pour faire face aux problèmes du terrorisme et de
trafic de drogue dans la région», a-t-elle souligné. «Nous sommes
convenus d’assurer le suivi de ces discussions par le biais des
experts en mode bilatéral et dans le cadre de concertation avec
les partenaires de la région, avec l’Union africaine, la Cédéao et
les Nations unies pour essayer de trouver des solutions à ces problèmes», a-t-elle ajouté
.LIRE EN PAGE 24
LAKSACI DEVANT L’ APN
LA STRUCTURE DE L’ ÉCONOMIE
PÈSE SUR LA STABILITÉ FINANCIÈRE
de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a mis en garde, hier, à l’APN, contre la faiblesse de la diversification de l’économie nationale qui
la stabilité financière de l’Algérie «relativement précaire» depuis plusieurs années face aux chocs extérieurs liés au marché mondial de l’énergie.
Lerendgouverneur
.
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:
Alliance Assurances :
Le remboursement
des dommages des
véhicules en 24h à partir
de 2013
Forêt du Bois des Cars
de Dely Ibrahim :
Inauguration du Village
marathon expo
’indemnisation des dommages matériels
des véhicules et autres accidents sera
remboursée en 24 heures à partir de 2013,
par Alliance Assurances, a indiqué son PDG
en marge d’une journée d’étude organisée à
Tlemcen. Un centre d’une superficie de 2000
ha est en cours d’achèvement à Alger, a-t-il
ajouté. Celui-ci sera doté de tous les moyens
humains et matériels notamment des experts.
Hassan Khelifati a rappelé que la part de marché de la compagnie représente près de 5%,
avec des perspectives prometteuses. Cette
société, qui a plus de 400.000 clients à
l’échelle nationale, a un plan de développement et d’implantation des agences, innovation et création de nouveaux produits d’assurances, fourniture d’un service de qualité ainsi
qu’une bonne maîtrise des coûts opérationnels. La branche automobile représente plus
de 60% des primes collectées.
L
A
G
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N
sé essentiellement des sponsors et partenaires du 4e Marathon international
d’Alger, et sera implanté à l’intérieur de la
forêt du Bois des Cars, du 30 octobre au
2 novembre prochain, à l’initiative de
Sport Events International, avec le soutien du Groupe Astalavista. C’est au cœur
de cet espace, lieu de passage oblige de
tous les participants, que sera installée
également l’arche de la ligne d’arrivée
que les coureurs franchiront pour l’ensemble des cinq courses programmées
pour la journée du 3 novembre. Diverses
activités sont au programme : animation
musicale, défi avec les champions de la
course à pied, etc.
A
M. Moussa
Benhamadi, ministre
de la Poste et des
Technologies de l’information et de la
communication, présidera, aujourd’hui, à
08h54, au siège du
Cerist de Ben
Aknoun, l’ouverture
officielle de la
réunion de la
Commission nationale du Large Bande
(haut et très haut
débits).
A
N
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ww CRASC
Dans le cadre du colloque internatinal «Champ littéraire et stratégies d’écrivains», organisé par
le CRASC et l’UCCLLA les 7 et 8
novembre, une conférence de
presse aura lieu le 31 octobre à
10h au siège du CRASC.
ww ARTS ET CULTURE
L’Etablissement Arts et Culture
organisera, aujourd’hui, à partir
de 14h au Centre culturel
Appreval (Kouba), la lecture
théâtrale de la nouvelle «Je n’aime pas ça», présentée par Walid
Grine.
A
Le
Quelque 50.000 à 60.000
nouveaux cas d’AVC par an
en Algérie
Quelque 50.000 à 60.000 nouveaux cas de personnes ayant subi
des accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont recensés chaque
année en Algérie, a indiqué, hier, le Pr. Mohamed Arezki, président
de la Société algérienne de neurologie. «Parmi ces cas recensés,
30% des malades décèdent dans le mois qui suit leur AVC, d’où la
nécessité de prendre en charge cette maladie grave», a affirmé le
Pr. Arezki dans une déclaration à l’ APS à l’occasion de la Journée
mondiale de lutte contre les AVC, célébrée le 29 octobre de
chaque année. Tirant la sonnette d’alarme sur la gravité de cette
maladie, le spécialiste a affirmé que «les malades qui ne meurent
pas suite à leur AVC développent des handicaps». Le Pr. Arezki a
ainsi dénombré 30.000 handicapés par an en Algérie suite à des
accidents vasculaires cérébraux. «Il est nécessaire de mettre en
place des structures adaptées pour la rééducation fonctionnelle
des malades qui ont subi des AVC», a insisté le spécialiste.
A
G
E
N
D
A
DGSN
Dans le cadre de la réalisation de son plan
de communication, et dans le cadre du 58e
anniversaire du 1er Novembre 1954, la
DGSN organise aujourd’hui, à partir de
09h30, un programme de festivités au
Musée central de la police de l’Ecole de
police Ali-Tounsi, sise à El Biar.
Forum du quotidien Echaâb
Le forum du quotidien Echaâb
organise aujourd’hui, à 11h, une
conférence intitulée «La défense des
militants du Mouvement national
et de la guerre de Libération», animée par M. Ammar Bentoumi.
g
ww MPA
ww FORUM
D’EL WASSAT
M. Tahmi au 6e Forum international
«Paix et Sport»
Quotidien d’information
édité par la SPA "HORIZONS"
au capital social de 160.000.000,00 DA
REDACTION ADMINISTRATION
20, rue de la Liberté - Alger
Tél. : 021-73.67.24 / 73.59.69 / 73.63.05
Téléfax : 021-73.61.34 / 73.67.29
ww RÉSEAU NADA
Le Réseau algérien pour la
défense des droits des enfants
(Nada), en partenariat avec
l’Association des ulémas musulmans, organisera, le 3 novembre
à la salle de Dar
El imam, à 09h, un séminaire sur
les droits de l’enfant en islam et
la convention internationale.
L’association «Les amis de la rampe
Louni-Arezki», le Festival national de
la chanson chaâbi, l’ONDA, organisent, le 1er novembre, à 10h au cimetière d’El Kettar, une cérémonie de
recueillement à la mémoire du Cheïkh
H’cicene.
CNASPS
g
g
M. Mohamed Tahmi,
ministre de la Jeunesse et
des Sports, représentera le
président de la République
aux travaux du 6e Forum
international «Paix et
Sport» organisé du 31
octobre au 2 novembre à
Sotshi en République
Fédérale de Russie.
M. Habib Yousfi, président de la
Confédération général des opérateurs économiques algériens
(CGOEA), sera l’invité, aujourd’hui, à 14h, du forum d’El
Wassat.
Recueillement à la mémoire du Cheïkh H’cicene
g
Le Mouvement populaire algérien présentera, aujourd’hui, à
partir de 15h, à l’hôtel Essafir,
les candidats de la liste électorale d’Alger centre.
M. Hocine Necib, ministre
des Ressources en Eau se
rendra, aujourd’hui, dans
la wilaya de Sétif pour une
visite d’inspection et de
travail.
HORIZONS
SUR INTERNET :
http://www.horizons-dz.com
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Télex...
▼
M. Hocine Necib
à Sétif
Horizons
G
R
adio Tizi Ouzou lancera, demain, un
«radio-thon» au profit du nouveau
musée de Tizi Ouzou. Le musée, dédié à
la mémoire de Tizi Ouzou mais aussi à
toute la Kabylie, sera inauguré le 1er
novembre. Le projet, qui sera érigé au
sein même de l’ancien siège de l’APC, est
initié par le wali de Tizi Ouzou, Abdelkader
Bouazghi. On y retrouvera tous les écrits,
œuvres littéraires et historiques sur l’histoire, la géographie, la culture et l’artisanat
de la région. Pour M. Doumi, chef de
daïra, ce musée «tentera d’être ce témoin
de la mémoire de cette région, qui a relevé
bien des défis». Le journaliste, Omar
Zeghni, de Radio Tizi Ouzou, dira que son
institution fera appel à toutes les âmes
charitables détenant «des œuvres, des
manuscrits, voire des photographies
d’époque pour les mettre à la disposition
de ce musée».
g
g
Un «radio-thon» pour le
nouveau musée de la ville
de Tizi Ouzou
a cérémonie d’inauguration du Village
expo marathon d’Alger aura lieu,
Ldemain à
14h00. Ce Village sera compo-
▼
Chiffre
S
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Moussa Benhamadi
D
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HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
Le CNASPS organise, demain à
10h, au siège de l’Onec, la session
de la coordination du Front citoyen
africain de la démocratie et contre
le retour du colonialisme en
Afrique et à 13h, à l’hôtel Safir, une
rencontre de solidarité avec le
peuple sahraoui.
PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL : Larbi TIMIZAR
DIRECTEUR DE LA RÉDACTION : Liesse DJERAOUD
BUREAU DE TIZI OUZOU : Cité GENICIDER 600 Logts Bt 7 n°12 Nouvelle ville — Tél. : 026 21.28.28 —PUBLICITE : S'adresser à HORIZONS 20, rue de la Liberté Alger
Tél : 021 - 73.59.69 ou à : l’Agence Nationale d’Edition et de Publicité “ANEP” ALGER : avenue Pasteur — Tél. 021 - 73.76.78 73.71.28 — Fax : 021- 73.95.59
IMPRESSION : Centre : S.I.A. — Est : S.I.E. — Ouest : S.I.O. — Sud : S.I.A. Unité Ouargla Fax : 029.76.38.82
DIFFUSION - HORIZONS — Tél : 021- 73.59.69 — MPS : Oran : 041 53 81 19 - 07 71 98 39 04 SODIPRESSE Est : Constantine : 031 68 39 84 - 031 68 38 28—
Sarl «T.D.S» Diffusion «Sud» - Tél : 06 61 24 29 10 — 029 71 38 25
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation.
ALGERIE
3
ACTUALITÉS
w w w . h o r i z o n s - d z . c o m
En présentant le rapport de la Banque
d’Algérie devant l’APN sur «les développements économiques et monétaires de l’année 2011», M. Laksaci a souligné que «de
manière générale, la situation financière
extérieure nette de l’Algérie s’est renforcée
de manière prononcée durant le 1er semestre
2012 grâce à une gestion prudente des
réserves de change officielles». «Les
réserves de change officielles de l’Algérie
ont atteint, à fin juin 2012, 186,32 milliards
de dollars contre 182,22 milliards de dollars
en 2011, selon les chiffres présentés par le
gouverneur de la BA qui a indiqué qu’une
gestion prudente des réserves de change
par la BA va stimuler un suivi rigoureux et
une gestion des risques, avec un niveau de
rentabilité acceptable. M. Laksaci a estimé
le volume de la balance globale des paiements à 10,32 milliards de dollars, durant le
1er semestre 2012, alors que la dette globale
extérieure a baissé à 3,99 milliards de dollars contre 4,4 milliards de dollars en
décembre 2011. Du point de vue de la situation financière extérieure nette, l’Algérie est
classée parmi les premiers pays émergents,
a ajouté M. Laksaci. Ces indicateurs positifs
ont été obtenus grâce à un cours de pétrole
de 113,37 dollars/baril durant le 1er
semestre 2012 contre 112,92 dollars/baril,
durant la même période de l’année 2011, ce
qui a relevé les exportations des hydrocarbures à 37,50 milliards de dollars durant le
1er semestre 2012, soit une augmentation de
4,05% par rapport au 1er semestre 2011.
Les exportations hors hydrocarbures, quant
à elles, sont restées à un niveau faible, ce
qui confirme, encore une fois, la faiblesse
de la diversification de l’économie nationale dont la capacité de compétitivité est évidente. Les importations des produits ont
augmenté de 3,5 % au 1er semestre 2012 à
23,90 milliards de dollars contre 23,09 milliards de dollars, durant la même période
de 2011, a poursuivi M. Laksaci, imputant
cette faible croissance à l’augmentation substantielle des importations de produits de
consommation non alimentaires, alors que
les importations de produits alimentaires et
d’équipements industriels ont régressé successivement de 11,9% et 16,7%. La moyenne
du taux de change du dinar par rapport à
l’euro durant le semestre 2012 s’est améliorée de 0,43 %, par rapport à la même période de 2011, tandis que la moyenne du taux
de change du dinar par rapport au dollar
US a enregistré un recul de 2,82%.
ALGÉRIE-PORTUGAL
Protocole d’accord dans
le domaine de l’habitat
Un protocole d’accord algéro-portugais
portant sur la création de joint-ventures
pour la réalisation de plusieurs projets de
logements publics et d’équipements
d’accompagnement a été signé, hier, à
Alger. Ce protocole, signé en marge de la
visite à Alger du secrétaire d’Etat portugais
en charge de l’Economie et du
Développement régional, Antonio Almeida
Henriques, permettra l’installation en
Algérie des plus «importantes» sociétés
portugaises dans le domaine de la
construction de logements, et de transférer
leur savoir-faire, à travers des entreprises
mixtes. Le document a été paraphé par le
secrétaire d’Etat portugais et le ministre de
l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid
Tebboune. Ainsi, la partie algérienne,
représentée par la SGP Indjb, s’associera à
51% au capital de ces joint-ventures, avec
des entreprises leaders en Portugal et
réputées par leur bonnes prestations en
matière de qualité de construction et de
délais de réalisation.
LE RAPPORT
DE LA BANQUE
D’ALGÉRIE DEVANT
LES DÉPUTÉS
LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE D’ALGÉRIE,
Mohamed Laksaci, a mis en garde, hier, contre la
faiblesse de la diversification de l'économie nationale qui rend la stabilité financière de l'Algérie
«relativement précaire» depuis plusieurs années
face aux chocs extérieurs liés au marché mondial
de l'énergie.
Laksaci met en garde contre
la faiblesse de la diversification
de l'économie
une conjoncture marquée par un excédent de fluidité au niveau du marché de
change, et par une épargne financière en
dinars en augmentation constante, ce qui
a contribué à renforcer la stabilité financière de l'Algérie».
A
u cours de la présentation
du rapport de la Banque
d'Algérie sur les développements économiques et
monétaires en 2011 devant
l’APN, M. Laksaci a souligné que la croissance économique globale a reculé en 2011 de 2,4% contre 3,4% en
2010 à cause du ralentissement du secteur des travaux publics, une situation
qui a engendré un recul de la croissance
hors hydrocarbures de 5,2% en 2011
contre 6% en 2010.
Autre baisse : celle des exportations
des hydrocarbures (- 4,89%) alors que les
exportations hors hydrocarbures ont
augmenté de leur côté de 25,77% à 1,22
milliard de dollars contre 970 millions de
dollars en 2010, "ce qui confirme la
constance de la faiblesse structurelle des
exportations hors hydrocarbures et la faiblesse de la diversification et la compétitivité de l'Algérie à l'étranger", a fait
remarquer le gouverneur de la Banque
d'Algérie. Les importations ont atteint,
quant à elles, 44,94 milliards de dollars
en 2011en augmentation de 15,56% par
rapport à 2010 en raison de l'augmentation des importations des produits alimentaires et de consommation. 3,26 milliards de dollars. Les réserves de change
se sont élevées à 182,22 milliards de dollars, soit en augmentation de 20 milliards
de dollars par rapport à 2010. M. Laksaci
a affirmé qu'"une gestion prudente"des
«UNE INFLATION STRUCTURELLE»
Photo : APS.
La situation
financière extérieure
s’est renforcée le
1er semestre 2012
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
réserves de change pour sécuriser les
investissements et réaliser un rendement
appréciable va de pair avec l'objectif stratégique visant à renforcer à moyen terme
les finances extérieures.
Selon le gouverneur de la Banque
d'Algérie, le recul de la croissance n'a pas
empêché l'économie nationale en 2011 de
résister à la crise économique et financière mondiale. La raison ? «La non-mobilisation des ressources financières extérieures, même vis-à-vis des filiales des
banques étrangères exerçant en Algérie",
a expliqué M. Laksaci. A cela s’ajoute
l’évolution positive des indicateurs
financiers du secteur des banques «dans
ENERGIE
SONATRACH SIGNE DEUX
CONTRATS DANS LE TRANSPORT
DU GAZ ET L'ENGINEERING
Le groupe Sonatrach a procédé, hier, à Alger, à la signature
d'un contrat avec un consortium
d'entreprises publiques portant
sur la réalisation d'un gazoduc
reliant Reggane (Adrar) à Hassi
R'Mel (Laghouat) et un mémorandum d'entente avec une
société sud-coréenne dans le
domaine de l'engineering. Le
projet de réalisation du gazoduc
GR5, d'une longueur de 783 km,
reliant Hassi R'mel à Reggane en
passant par la localité de
Krechba (Ghardaïa), a été confié
à un consortium composé de
Cosider canalisations et à GCB
(société de génie civil et batiment) et GTP (Grands travaux
pétroliers), filiales du Groupe
Sonatrach. D'un montant global
de 87,15 milliards de dinars, ce
projet devra être réceptionné en
novembre 2015. "Je suis heureux
que la réalisation de ce projet
soit à 100% algérienne. Ce gazoduc servira aussi bien la
consommation nationale que
l'exportation de gaz naturel.
Confier des projets d'une telle
envergure à des entreprises
publiques permet non seulement de réduire les coûts de réalisation, mais aussi à ces entreprises d'améliorer davantage
leurs performances", a déclaré le
ministre de l'Energie et des
Mines, Youcef Yousfi, à l'issue de
la signature du contrat. "Fidèle à
sa politique de soutien à l'industrie nationale, Sonatrach a confié
la fourniture des tubes à l'entreprise publique Alfapipe", a indiqué le PDG du groupe,
Abdelhamid Zerguine.
D'autre part, Sonatrach a
signé un mémorandum d'entente avec la société sud-coréenne
GS
Engineering
and
Construction, ayant pour objectif
de définir les principes devant
régir le partenariat entre les deux
parties et le plan d'action à
mettre en œuvre pour la création
d'une joint-venture. A travers cet
accord, la société sud-coréenne
apportera ses connaissances
dans la réalisation d'études d'engineering, de supervision de la
construction, de management de
projets, d'audit d'installations ...
n R. N.
S'agissant du taux d'inflation estimée
à 5,7% en 2011, M. Laksaci a souligné que
la politique monétaire suivie par la
Banque d'Algérie était de maîtriser l'inflation "devenue structurelle" au cours de
ces dernières années et dont le rythme
s'est accéléré durant le second semestre
2012. Le cours du dinar s'est amélioré en
moyenne, en 2011, de 2,1% face au dollar
par rapport à 2010 alors qu'il a baissé de
3% face à l'euro.
L'intervention de la Banque d'Algérie
dans le marché des changes a permis de
garder le cours effectif réel proche de son
niveau d'équilibre et d'améliorer sa
moyenne annuelle de 0,25%, a souligné
M. Laksaci. A ce propos, le gouverneur
de la Banque d'Algérie a mis l'accent sur
la nécessité "de renforcer les fondamentaux du cours de change par le biais
notamment de l'amélioration de la rentabilité dans les secteurs hors hydrocarbures et de la compétitivité extérieure de
ces secteurs". Au terme de l'intervention
de M. Laksaci, les députés ont entamé les
débats sur le rapport de la Banque
d'Algérie.
n R. N.
FORUM ÉCONOMIQUE
ALGÉRO-ESPAGNOL
«Une occasion pour nouer
des partenariats gagnantgagnant», selon Rahmani
Le forum qui a regroupé, hier, à Madrid, des
opérateurs économiques algériens et espagnols constitue
une occasion pour nouer de nouveaux partenariats
gagnant-gagnant entre les deux pays, a affirmé le
ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de
l'investissement, Chérif Rahmani. "Nous voulons
construire des partenariats produit par produit et projet
par projet, pour que les Espagnols ne considèrent pas
l'Algérie comme seulement un marché et le partenaire
algérien comme une clientèle, mais comme étant un
partenaire qui peut partager la valeur ajoutée, dans le
cadre d'un partenariat gagnant-gagnant où tout le
monde est porteur de positivité", a-t-il déclaré à l'APS. Ce
forum, qui se tient parallèlement à la semaine culturelle
algérienne en Espagne, tend à rapprocher les opérateurs
économiques algériens et espagnols, avait indiqué le
ministère. La délégation algérienne est composée
d'opérateurs économiques et d'hommes d'affaires des
secteurs privé et public représentant plusieurs activités
dont l'agriculture, le textile, la maroquinerie, l'industrie
papetière, pharmaceutique, chimique et mécanique. Les
hommes d'affaires algériens examineront avec les chefs
des 300 entreprises espagnoles, qui prendront part à cette
rencontre, les opportunités d'affaires et de partenariat,
dans les deux pays. L'Espagne compte parmi les plus
gros opérateurs économiques en Algérie. Elle est le
troisième client de l'Algérie (7,2 milliards de dollars) et
son quatrième fournisseur (3,3 milliards de dollars),
selon les chiffres des douanes algériennes.
n R. N.
4
ALGERIE
ACTUALITÉS
w w w . h o r i z o n s - d z . c o m
ACTIVITÉ ACRIDIENNE
DANS LE SAHEL
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
LE RISQUE D’UNE INVASION ACRIDIENNE à court terme est minime, a assuré,
hier, Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, lors
de la 4e réunion du comité interministériel de lutte antiacridienne à Alger.
Le ministère de l’Agriculture
écarte tout risque immédiat
Photo : Fouad S.
L
e risque ne serait pas totalement écarté
durant la période de printemps, «d’où la
nécessité de traiter avec les pays du Sahel
afin de neutraliser la menace avant qu’elle
ne parvienne jusqu’à nous», indique-t-il.
Au niveau de ces pays, en effet, des activités acridiennes ont pu être observées au Tchad, au
Niger, au Mali et en Mauritanie, signale M. Moumen,
directeur général de l’Institut national de la protection
des végétaux (INPV). «Au Tchad et au Niger, ainsi,
d’ailleurs, qu’en Algérie, il y a eu signalisation de présence d’individus solitaires et immatures mais, comme
ils sont dispersés, ils ne nécessitent pas de traitement.
Il se peut qu’il y ait des intrusions sans gravité mais
l’invasion est peu probable», affirme-t-il. Et pour cause,
les pluies survenues ces derniers temps au Sahel ont
généré des conditions écologiques favorables au maintien des criquets au niveau de cette région. «Grâce à ces
pluies, la végétation est très dense. Les criquets donc,
pour le moment du moins, n’ont pas de raison d’aller
ailleurs», souligne-t-il. A contrario, une sécheresse
pousserait les criquets à émigrer vers le nord, l’Algérie
notamment. Or, selon le représentant de l’Office national de météorologie, il n’y aura pas beaucoup de pluie
en ce mois de novembre au Sahel. «Toutefois, des
dépressions courtes sont attendues mais suffisantes
pour offrir un cadre écologique adéquat», précise-t-il.
Dans tous les cas de figure, assure le ministre, notre
pays est prêt à parer à toute éventualité, les équipes
d’intervention étant en alerte au niveau des wilayas de
l’extrême-sud mais aussi dans les hauts plateaux et,
progressivement, au nord. Surtout que le financement
ainsi que les moyens de lutte comme les pesticides sont
assurés.
Chose que confirme le DG de l’INPV. «Nous
sommes à l’aise financièrement. Une enveloppe de 6
milliards de dinars est mobilisée pour financer les opérations de prévention et d’intervention. Nous sommes
prêts à faire face à n’importe quel scénario. Nous avons
aussi des quantités importantes de pesticides pour couvrir, non seulement nos besoins, mais aussi ceux de certains pays du Sahel, que nous assistons, le Tchad
notamment et le Mali, avec le concours de la FAO»,
conclut-il, en assurant que la situation acridienne n’est
pas aussi catastrophique que l’a estimée la FAO.
n Farida Belkhiri
SAISIE DE PLUS
DE 150 KG DE
COCAÏNE PURE
AU PORT D’ALGER
ILS ONT RECONNU LES FAITS DEVANT LE JUGE
D’INSTRUCTION
LES ASSASSINS DU JEUNE AGHILÈS ÉCROUÉS
Les quatre personnes accusées de l’assassinat du jeune Aghilès Hadjou ont été
écrouées, hier, par le juge instructeur près
le tribunal d’Azazga dans la wilaya de Tizi
Ouzou après avoir reconnu les faits dont ils
sont accusés. C’est vers 15h30 que le juge
instructeur chargé de l’affaire a rendu sa
décision après plus de 7 heures d’audition.
Trois des mis en cause sont poursuivis pour
les chefs d’inculpation d’association de
malfaiteurs, d’homicide volontaire avec
préméditation, d’enlèvement et de séquestration.
Le quatrième mis en cause, âgé de 33
ans, est poursuivi pour non-dénonciation
d’un crime. Ce dernier, le plus âgé des
accusés, avait été mis au courant par les
auteurs de leurs intentions. Selon une sour-
ce proche de l’enquête, ce dernier, qui a vu
les auteurs entraîner le jeune dans un garage où a eu lieu le crime, n’a pas informé les
services de sécurité ni la cellule de crise et
le comité de village qui ont lancé une opération de recherches pour exiger des «terroristes» sa libération. Toutefois, l’inculpé
avait nié lors de son audition par les enquêteurs de la Gendarmerie nationale avoir eu
connaissance de la liquidation physique de
la victime.
L’audition des assassins présumés du
jeune Aghilès par le juge d’instruction s’est
déroulée sous haute surveillance. Le
magistrat a, en premier lieu, auditionné les
mis en cause avant de procéder à une
confrontation entre eux sur la base de leurs
déclarations aux enquêteurs de la
UN RÉSEAU DE FAUSSAIRES ET
DE PROSTITUTION DÉMANTELÉ
À TAMANRASSET
Gendarmerie. Ils ont reconnu les faits
devant le juge instructeur tout en tentant à
chaque étape de l’audition de «justifier»
leur acte barbare par un «sérieux» différend avec la victime. Ils seront jugés par le
tribunal criminel près la cour de Tizi
Ouzou. Il est à rappeler que les accusés
sont des «amis» de la victime. Le jour du
crime, ils l’ont appelé au téléphone pour
l’inviter à une «rencontre amicale» dans
une villa en construction. Arrivé sur les
lieux, Aghilès sera assassiné par strangulation avant d’être enterré près d’une plage.
Les accusés ont été transférés à la prison
d’Azazga. Aucun incident n’a été enregistré. «La présentation s’est déroulée dans le
calme», rapportent des sources locales.
n
Neila B.
DÉNONCÉ PAR UN REPENTI
Un ex-patriote devant la justice
Saisie d’héroïne, de
passeports contrefaits et
de matériel informatique
Un réseau spécialisé dans la prostitution, le trafic de
stupéfiants et la falsification de documents administratifs vient d’être démantelé par les services de
police de la wilaya de Tamanrasset. Selon la cellule
de communication de la DGSN, le réseau est composé de ressortissants d’Afrique subsaharienne en
situation irrégulière. Les faits remontent à la fin de
cette semaine, suite à un renseignement faisant état
d’un mouvement suspect de ces ressortissants dans
la ville de Tamanrasset. La perquisition du domicile
des suspects a permis l’interpellation de huit d’entre
eux, âgés entre 21 et 32 ans, dont cinq femmes,
constituant un réseau de prostitution. Le réseau est
impliqué aussi dans la commercialisation de stupéfiants et la falsification de documents administratifs.
Les policiers ont récupéré 109 grammes de drogue
dure (héroïne), cinq cartes de demande d’asile falsifiées, divers documents servant à la falsification de
passeports, trois ordinateurs, des passeports de différents pays, deux appareils photo et des produits et
liquides utilisés dans la falsification de documents.
n
Neïla B.
Le président du tribunal criminel
près la cour d’Alger, le magistrat
Omar Benkharchi, a décidé, dans la
soirée d’avant-hier, à la demande de
la défense de Tadjer Saïd, le report du
procès d’un ex-patriote poursuivi
pour appartenance à un groupe terroriste qui a ciblé un convoi militaire
dans la commune d'Ahnif (wilaya de
Bouira) le 16 juin 2006. L’attentat a
coûté la vie à 7 militaires. Le magistrat a également exigé une expertise
psychiatrique de l’accusé ainsi que la
présence du dénonciateur, le repenti
Hamdane, condamné en 2008 à une
peine de 3 ans de prison, en tant que
témoin dans une audience programmée le 9 décembre prochain. Ce dernier avait déclaré que Tadjer Saïd
alias Farouk avait participé à cet
attentat. Une accusation qui lui a
valu une condamnation à la peine
capitale par contumace. Mais son
jugement a eu lieu suite à son arrestation il y a cinq mois. Maître Hassiba
Boumerdassi, l’avocate de l’accusé, a
insisté sur la nécessité de la confron-
tation de son client avec le terroriste
repenti qui l’a dénoncé. Elle a rappelé au tribunal que son client n’a pas
été auditionné par le juge d’instruction chargé du dossier. Sur quoi, le
magistrat a décidé d’auditionner sur
place l’accusé en présence de ses avocats dans une salle spéciale. L’avocate
a indiqué aussi que plusieurs personnes citées par ce même repenti
ont été relaxées suite à une confrontation avec lui. «Mon client faisait partie du premier groupe de patriotes.
Il n’a aucun lien avec le terrorisme, je demande la présence du
repenti pour éclaircir cette affaire. Il
s’agit certainement d’une autre personne qui porte le même nom. Les
Tadjer sont connus à Boumerdès et
Tizi Ouzou pour leurs liens avec le
terrorisme»,
a-t-elle
expliqué.
L’accusé, âgé de 57 ans, interrogé par
le tribunal, affirme qu’il faisait partie
du premier noyau de GLD dans la
wilaya de Bouira. Son groupe a neutralisé plusieurs chefs terroristes dont
l’émir Sbaâ.
n Neïla B.
La drogue
était
dissimulée
dans de la
poudre de lait
De la cocaïne dans de la
poudre de lait ! C’est la découvert faite par les éléments de la
section de recherches relevant
du groupement territorial de la
Gendarmerie nationale de la
wilaya d’Alger dans un conteneur au port d’Alger. Les 150 kg
de cocaïne pure étaient dissimulés dans de la poudre de lait
destinée à l’Office national du
lait (Onil). Selon une source,
c’est suite à un renseignement
que les gendarmes ont intercepté un conteneur au port sec à
l’est de la capitale. La fouille a
permis la découverte de cette
quantité importante destinée à
la commercialisation à l’étranger. «Il s’agit de la pure cocaïne», précise notre source.
Les investigations ont fait
ressortir que la drogue était
«exportée» vers Algérie à bord
d’un bateau en provenance de
Nouvelle-Zélande.
L’enquête
est menée, actuellement, en
coordination avec Interpol, afin
d’identifier le réseau derrière ce
trafic. Plusieurs personnes ont
été auditionnées par les enquêteurs de la GN pour situer les
responsabilités. Il s’agit entre
autres d’un inspecteur et d’un
officier de contrôle des douanes
et d’agents ainsi que de l’importateur.
n Neïla B.
SOCIÉTÉ
Le département de
M. Benbada remercie
les commerçants
Dans un communiqué rendu public, hier, le
ministère du Commerce a tenu à remercier
l’ensemble des commerçants qui ont adhéré à la circulaire interministérielle relative
aux permanences. Le département de M.
Benbada a, également, rendu hommage
aux commerçants non concernés par ces
permanences, mais qui ont, toutefois, activé durant ces jours fériés. Selon le ministère, 95,60 % des 14 576 commerces concernés par la circulaire ont assuré leurs services. Seuls 640 commerçants n’ont pas respecté la note d’application de la circulaire
interministérielle relative aux permanences. De ce fait, le ministère a demandé à
ces derniers de fournir des justifications
pour les étudier avant de prendre des sanctions, à savoir la fermeture de leurs commerces pour une durée d’un mois au maximum, à l’encontre de ceux qui n’en fourniront pas.
n R. N.
ARTISANS ALGÉRIENS
L’UGCAA noue un
partenariat avec IBC
Donner un second souffle à l’activité
artisanale en l’intégrant dans des projets de
construction de logements de luxe et
personnalisés est, désormais, possible grâce
un partenariat avec Investment Building
Corporation (IBC) une entreprise algérienne
immobilière. Les détails de cet accord ont été
présentés, hier, au forum d’El Moudjahid,
animé par Saleh Souileh, secrétaire général
de l’UGCAA. L’orateur soulève les
préoccupations des 420 000 artisans
algériens affiliés à l’Union et leurs difficultés
à persévérer dans leur activité, alors qu’ils
sont détenteurs de la carte d’artisan et du
registre du commerce. Cette situation est
également la résultante de l’absence d’une
coordination entre le secteur économique et
les artisans. Le partenariat lancé avec IBC
permettra, selon M. Souileh, «d’intégrer les
artisans dans un créneau porteur, celui de la
construction». «Ces artisans peuvent même
suivre une formation et se mettre au
diapason des nouvelles techniques utilisées
dans la construction», expliquera-t-il, tout en
affirmant que des discussions sont en cours
avec le ministère de la Formation et de
l’Enseignement professionnels pour assurer
l’encadrement de ces artisans-stagiaires. De
son côté, le directeur général d’IBC, Karim
Megharbi, a affirmé que «la démarche
effectuée auprès de l’UGCAA répond à nos
attentes. Car nous activons dans un segment
de haut standing et nous avons une
clientèle, dont 70 % vivent à l’étranger, et
qui aspirent à personnaliser leurs logements.
A travers ces artisans, nous pouvons
répondre positivement à leurs attentes. Ce
partenariat nous permet aussi d’assurer le
service après-vente». Pour ce qui est de la
formation et du recyclage des artisans, le
ministère de la Formation, représenté par
Mohand Cherif Abad, chef du département
des entreprises privées, s’est dit prêt à
assurer la formation continue, en sus de la
formation initiale. Il appellera, dans ce sens,
les acteurs économiques à prendre attache
avec le ministère «pour adapter les
formations aux besoins et afin que nos
stagiaires, dont certains sont au chômage,
soient opérationnels». L’UGCAA,compte
créer une Fédération nationale des artisans.
Un bureau a été ouvert dans cette
perspective à Alger.
n Souhila Habib
SÉMINAIRE
SUR LA FORMATION
ARTISTIQUE
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
LE MAZAFRAN HÔTEL ABRITE, depuis hier et ce,
jusqu’au 31 octobre, un séminaire de mise en
œuvre de la réforme de l’enseignement artistique décidée en 2009, validée et enrichie en
2011.
Elever le niveau
des instituts
P
armi les objectifs assignés à ce séminaire,
l’uniformisation
des
méthodes de gestion et
d’organisation pédagogique
(propositions
relatives au document concernant les
instruments de gestion pédagogique),
recyclage et perfectionnement des
enseignants, présentation des bilans
(concours, état des effectifs : étudiants, enseignants, administratifs,
etc.). Dans son allocution d’ouverture
des travaux, la ministre de la Culture,
Mme Khalida Toumi a insisté sur la
nécessité d’«élever le niveau de nos
instituts», de «former des professionnels aux compétences avérées», et de
«s’ouvrir sur la société via des classes
pour amateurs après les heures de
cours». Cela est d’autant plus important à l’ère où la mondialisation exige
de faire un effort sur soi et un effort
sur autrui. «On revoit le programme
de formation en essayant d’algérianiser le programme pédagogique. Notre
pays recèle une culture dite savante
qui mérite d’être enseignée, à savoir la
musique andalouse inscrite dans les
instituts nationaux ou instituts régionaux pour former de futurs enseignants. Il est inconcevable qu’un
enseignant de l’art ignore sa propre
culture. Cette culture qu’est la nôtre,
doit être intégrée dans les programmes pédagogiques pour que les
Photos : Slimene S A.
PERMANENCES
DURANT L’AÏD
5
élèves connaissent cette musique de
manière scientifique», a déclaré le
musicologue, Nasserdine Baghdadi.
«On doit unifier l’enseignant de la
musique algérienne puisque c’est le
même programme pour tous dans
tout le pays. Cela permet d’élever le
niveau et de nous donner ce qui nous
appartient. Cela ne nous empêche,
évidemment pas, d’apprendre autre
chose en guise d’ouverture sur le
monde. Cela commence donc, par la
connaissance de soi, d’abord, d’autrui, ensuite», a-t-il poursuivi. Ceci
pour le pôle musical. Pour les beauxarts, l’heure est également aux dernières retouches pour parfaire le pro-
gramme d’enseignement. «On va uniformiser les programmes définitivement. Nous allons revoir ce qui a été
fait lors des rencontres de 2009 et
2011, et nous allons uniformiser les
outils pédagogiques (tous les instruments pédagogiques) pour que toutes
les écoles d’art plastique des beauxarts puissent avoir les mêmes instruments et évoluer en même temps et de
la même manière. Nous devons sortir
de ce séminaire avec un programme
définitivement arrêté pour les beauxarts», a déclaré Kaddour Athmane,
directeur de l’Ecole des beaux-arts de
Tipasa.
n Rabah Douik
JOURNÉE MONDIALE DU PSORIASIS
UNE MALADIE CHRONIQUE
ET INVALIDANTE
A l’occasion de la Journée
mondiale du psoriasis, célébrée
les 29 octobre de chaque année, le
Pr Ammar Khoja a animé, hier,
une conférence de presse, à Alger,
pour exhorter les pouvoirs
publics à reconnaître cette pathologie et ce, pour une meilleure
prise en charge. Elle se définit
comme une dermatose érythémato squameuse qui évolue par
poussées. Ce sont des plaques
rouges
qui
se
recouvrent
d’épaisses squames blanches. Les
parties touchées le plus souvent
sont les coudes, les genoux, le bas
du dos, le cuir chevelu, les pieds
et les ongles. Ce n’est pas une maladie contagieuse mais
elle engendre tellement de souffrances psychologiques,
qu’elle peut mener au suicide. Méconnue du grand public,
la plupart du temps, les personnes atteintes vivent une
véritable souffrance psychique conduisant à un comportement d’évitement à l’égard des autres. Cet état de fait a un
impact sur la vie affective et sociale des personnes malades
de même que le retentissement sur l’apparence et l’estime
de soi. «L’origine de cette maladie est méconnue, mais elle
n’est pas dû au stress, même si ce dernier est un facteur
favorisant», a expliqué le Pr. Khodja. Il ajoutera que plus
de 500.000 personnes en Algérie en
sont atteintes dont 30% sont des
enfants. Dans certains cas, le psoriasis peut évoluer et toucher les articulations des extrémités (arthropathie). Les autres origines du psoriasis sont des facteurs génétiques, les
terrains infectieux comme la rhinopharyngite, les facteurs psychologiques tels que les chocs et les traumatismes affectifs et la sécrétion
accrue de neuromédiateurs et
d’hormones surrénaliennes.
«Le challenge, estime ce professeur,
est de reconnaître cette maladie
comme affection de longue durée,
qui est un enjeu majeur dans notre
pays». Cette reconnaissance permettrait aux patients
d’avoir un accès plus facile à l’arsenal thérapeutique disponible ainsi que le remboursement par la sécurité sociale
de tous les médicaments prescrits. L’autre volet abordé par
le Pr Khodja est la création d’associations de malades du
psoriasis, gérées exclusivement par les malades. Le rôle de
l’association est de briser l’isolement des malades, mettre à
jour les connaissances scientifiques et œuvrer à la disponibilité des médicaments comme les rétinoïdes qui ne sont
plus importés depuis 6 ans.
n Rabéa F
HISTOIRE
w w w . h o r i z o n s - d z . c o m
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
PARTIR À LA RECHERCHE DE SISBANE, l’un des armuriers de la Révolution, dans les Aurès, est
une aventure quelque peu dépaysante puisqu’il faut traverser des chemins montagneux bordés de vergers de pommiers et d’oliviers, entourant des maisons en pierre se confondant avec
les tons ocrés des collines ou les teintes cuivrées distillées par un matin d’automne.
Sisbane, sur
les traces d’un
des armuriers
de la
Révolution
D
ans un modeste atelier, à l’abri des
regards curieux, travaille Sisbane, de
son vrai nom Mohamed Delendli. Sa
petite boutique est située à l’est de
Batna, dans la commune de Oued Taga,
plus exactement à Bouhmar, une localité qui tiendrait son nom, dit-on, d’Abou Himar, surnom d’Abou Zeïd, prédicateur allié aux Aghlabides,
opposés à la dynastie naissante des Fatimides.
LE MÊME ÉTABLI DEPUIS 65 ANS
A 8 h, le vieux Sisbane est déjà au travail depuis
deux heures, en train de réparer un fusil semblant provenir de l’antiquité. Il préfère ainsi manipuler cette
pièce dès le réveil, dans le calme et la sérénité, sur le
même établi qui est le sien, depuis maintenant 65 ans.
Sisbane confie d’emblée à l’APS qu’il a hérité ce métier
de son frère aîné le moudjahid Salah Delendli. Sisbane
avait alors 16 ans. Aujourd’hui à 81 ans, il n’a pas quitté ce métier et c’est, dit-il, avec «la même émotion que
j’examine une arme, comme à l’époque où j’ai eu entre
les mains mon premier Stati (marque italienne de
fusils, Ndlr)». Il reconnaît en Salah Delendli, décédé en
2003, non seulement le frère mais également le vrai
maître armurier car, soutient-il, il n’avait pas son pareil
dans toute la région pour réparer un fusil. «Dans les
Aurès, vers les années 1930 et 1940, il faut s’imaginer
ce que représentait un fusil pour une famille : un bien
sacré aussi cher qu’un enfant», confie le vieux Sisbane.
RÉPARATION DES PREMIÈRES
ARMES DE LA RÉVOLUTION
Coiffé de son éternel turban et fronçant les yeux
sous ses lunettes épaisses pour mieux préciser son
geste, il est fier de raconter que Belkacem Grine, qui
avait pris le maquis en 1947 avant de rejoindre la
Révolution dès son déclenchement, était venu le voir
pour réparer son arme. «Notre atelier était alors situé à
Mechta Krouma Dib, non loin de Bouhmar. Belkacem
Grine est venu nous voir en 1951 et j’étais présent lorsqu’il avait dit à mon frère Salah qu’il aurait bientôt
besoin de ses services», se rappelle-t-il. A l’époque,
Sisbane ne savait pas que Grine faisait allusion à la
Révolution qui n’allait pas tarder à être déclenchée.
«Avant même le 1er novembre 1954, nous avons, mon
frère et moi, effectué pas moins de 1.800 réparations
d’armes», affirme-t-il, avant de poursuivre que son
frère aîné et lui-même suspendirent toute activité artisanale après le 1er novembre 1954. «Mon frère Salah
qui a rejoint les rangs de l’ALN sera arrêté mais s’évadera rapidement du camp de Djorf près de M’sila. Au
début de 1955, il demanda à me voir par l’intermédiaire d’un groupe de moudjahidine». Sisbane poursuit
son récit en évoquant cette période héroïque au cours
de laquelle il était installé au «markez» de l’ALN, à
Barhoum et dans la région de djebel Boutaleb où il
réparait différentes armes, la plupart prises sur l’ennemi au cours des engagements de l’ALN sur le terrain.
DES BOMBES COLONIALES
TRANSFORMÉES EN MINES ANTICHAR
Les deux armuriers des Aurès créaient à cette
époque des mines antichar en transformant des
bombes larguées par des avions et récupérées lorsqu’elles n’explosaient pas, confie encore à l’APS le
vieux Sisbane. Il ajoute qu’après six mois passés dans
Photo : APS .
IL ÉTAIT UNE FOIS
LE 1er NOVEMBRE...
7
les régions de Barhoum et Boutaleb, les deux armuriers reviennent secrètement dans les environs du village natal de Bouhmar où ils ont travaillé à réparer des
vieux fusils ou a dépanner des armes de combattants
enrayées dans des ateliers itinérants, installés dans les
grottes ou les casemates. Une période dont il garde
jalousement une relique précieuse, un étau dont il ne
se séparerait pour tout l’or du monde, affirme-t-il.
Depuis l’indépendance, Sisbane ne fait que réparer
des fusils de chasse, trois par jour en moyenne. Ses
clients viennent de tout le pays. «A ce rythme je ne suis
pas près de m’inscrire au chômage», plaisante-t-il.
Sisbane n’a interrompu son travail que pendant une
année, au début des années 1990, pour des raisons
liées à la situation que vivait alors le pays au plan sécuritaire. Ce qu’il aime par-dessus tout dans ce métier,
raconte-t-il, c’est de «relever le défi qui se pose à
chaque cas, récupérer une arme apparemment hors
d’usage, réparer un détonateur ou mieux encore, rénover une crosse en bois de noyer, à l’identique de l’original». Aujourd’hui, l’atelier de Mohamed Delendli
dit Sisbane est un véritable musée d’armes de chasse.
Chaque pièce renferme toute une épopée racontant les
plus belles pages de la saga des Aurès.
MOHAMED MECHATI RACONTE
LES PRÉPARATIFS DU DÉCLENCHEMENT
DE LA GUERRE DE LIBÉRATION
Le déclenchement de la guerre de libération était le
thème «principal et unique» retenu «à l’unanimité»
lors de la réunion historique du groupe des 22 en juin
1954 à Alger, a affirmé Mohamed Mechati. Les participants à la réunion historique du groupe des 22 en
juin 1954 à Alger ont accepté «à l’unanimité et avec
enthousiasme» le passage à la lutte armée, convaincus
que c’était le seul moyen de se libérer du joug colonial, a indiqué Mechati, qui est un des cinq membres
encore en vie qui ont pris part à cette réunion aux
côtés de Belouizdad Othmane, Zoubir Bouadjadj,
Ammar Benouda et Abdelkader Lamoudi. Dans une
interview à l’APS, Mechati a évoqué la constitution
d’un petit noyau de cinq personnes (Mohamed
Boudiaf, Didouche Mourad, Larbi Ben M’hidi,
Mostefa Benboulaïd et Rabah Bitat) chargé des derniers préparatifs de la révolution, et dont les membres
ont tenu avec Krim Belkacem, à la fin octobre à Alger,
une autre réunion qui fut couronnée par la décision
de déclencher la révolution le 1er novembre et la désignation de la majorité des responsables des différentes régions du pays. Au terme de cette réunion,
Mostefa Benboulaïd a été chargé de rencontrer
Messali El Hadj pour le convaincre de se regrouper
sous une seule autorité contre le colonisateur, idée que
ce dernier «a catégoriquement rejetée», arguant :
«C’est moi qui déclencherai la révolution» et jugeant
que «le moment n’était pas opportun» pour le faire,
raconte Mohamed Mechati. Le début de l’action
armée remonte, se rappelle-t-il, à 1947, date où le
Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) a décidé de créer une Organisation
spéciale paramilitaire (OS), sur une décision du
congrès du parti. Mechati adhère à cette Organisation
à la fin de la même année, avant d’être désigné en
1949 dirigeant de la région centre (capitale) à
l’Organisation, chargé de préparer les militants à
effectuer des opérations armées contre les patrouilles
militaires coloniales. Ses déplacements entre les différentes régions relevant de son commandement, de
Boudouaou à Thenia et de Birkhadem à Ksar El
Boukhari et Chellala s’avéraient, par la suite, de plus
en plus dangereux, eu égard aux conditions sécuri-
taires marquées par une vague de persécutions et
d’arrestations. Après la dissolution de l’OS, Mechati a
été transféré vers Oran pour y renforcer l’action politique. Il revient sur certains aspects de discorde qui
ont marqué alors la lutte pour la cause nationale, la
région étant affectée par ce qu’on appelait «la crise
berbère». A cet effet, il a proposé la constitution d’une
assemblée générale des militants du parti et de ses
responsables locaux au cours de laquelle il a souligné
que «la lutte pour la libération est l’avenir commun de
tous et partant l’union est vitale. La politique de discorde est un outil utilisé par le colonisateur pour
dominer l’Algérie et les Algériens qu’il faut éviter».
Les différends se sont ravivés avant d’atteindre leur
pic en avril 1953 lors du 2e congrès du parti, où l’OS
était représentée par Abdelmalek Ramdane, choisi par
Boudiaf et Ben M’hidi, car étant le «plus qualifié» et le
«moins connu» par la police à Alger. Lors de ce
congrès, les différends ont éclaté entre les membres
du comité central et Messali El Hadj qui voulait «présider le parti à vie avec de larges pouvoirs et prérogatives», allant jusqu’à les accuser de «déviation de la
voie de la révolution», alors qu’eux l’accusaient de
«mégalomanie et d’incompétence». La discorde qui
marquait la direction s’est vite fait sentir au niveau de
la base où la majorité des cadres du parti ont soutenu
le comité central sous la direction de Hocine Lahouel,
alors que la base populaire s’est réunie autour de
Messali El Hadj qui jouissait d’un grande popularité
depuis l’Etoile nord-africaine (ENA). Pour remédier à
cette situation, Hocine Lahouel a appelé Boudiaf qui
activait en France auprès de la communauté algérienne, pour relancer l’OS et faire renaître l’espoir du passage à l’action armée «avec ou sans Messali El Hadj»,
et c’est exactement se qui s’est passé en mars avec la
création du Comité révolutionnaire pour l’unité et
l’action (CRUA). «Nous étions une nouvelle génération impatiente de passer à l’action et déterminée à
lutter malgré tout, à la faveur d’une action où se
mêlaient désespoir et défi», a-t-il résumé la volonté
qui motivait les militants pour passer à la lutte armée
et arracher l’indépendance après avoir constaté l’inefficacité de l’action politique.
CULTURE
11
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
Clair-obscur
RENCONTRE AUTOUR DU FILM D’ANIMATION
Les Autrichiens tendent la
main aux cinéastes algériens
L’AMBASSADE D’AUTRICHE À ALGER, en partenariat avec la Cinémathèque algérienne, a organisé
toute la journée de dimanche dernier à la Cinémathèque d’Alger, une rencontre-débat autour du
film d’animation. Une rencontre élargie ces prochains jours à d’autres villes du pays.
nir», a-t-il poursuivi. Le film d’animation
en Algérie « tâtonne » au vu de l’isolement
de ses auteurs, et excepté le génie créateur
de certains comme la toute fraîche expérience de Djilali Beskri qui compter réaliser
54 épisodes de « Papa N’Zenu conte
l’Afrique », en référence à 54 pays africains, beaucoup reste à faire pour voir
émerger, demain, l’art de l’animation
propre aux Algériens et même Africains à
même de rivaliser avec le reste du monde.
«Beaucoup de jeunes souhaitent faire de
l’animation, ils ne savent pas comment s’y
prendre en production et post-production.
J’espère que les quelques jeunes qui ont
marqué leur présence vont prendre contact
avec l’ambassade d’Autriche», a-t-il préconisé.
Il est vrai que c’est le public qui a brillé
par son absence au cours de cette rencontre, et le directeur du Centre algérien
de la cinématographie, Lies Semiane
«regrette ce manquement qu’il ne s’explique pas», surtout de la part «des étudiants». Parallèlement, une écrivaine algérienne et non moins professeur de cinéma
à Barcelone, Ouardia Oussedik, en l’occurrence, a affirmé qu’elle répercutera cette
nouvelle expérience algéro-autrichienne
lors d’une prochaine rencontre qui se
déroulera en Espagne.
A noter, enfin, que pas moins de 10
films sélectionnés ayant obtenu le prix Ars
Electronica ainsi que quelques films d’animation algériens ont été projetés dans la
salle.
nRabah Douik
C
ette rencontre a eu lieu en
présence de l’ambassadrice
d’Autriche,
Mme.
Aloisia Wörgetter, du
directeur de la cinémathèque
d’Alger,
Lyès
Semiane, de Benmehdjoub de l’ISMAS,
de Beskri de Dynamic Art-Vision, de
Djilali de Djinn, de Tayeb de Studio
Elbouraq et Mlle Viktoria Metschl,
jeune experte de film éduqué à Vienne.
Une première du genre qui a permis
d’évaluer la situation des lieux, et par
la même occasion d’entrevoir des solutions à même de rendre plus efficace la
coopération algéro-autrichienne en
matière de cinéma.
«Mon vœu à travers cette initiative
est de voir prochainement des cinéastes
algériens concourir au festival Ars
Electronica et le faire connaître à travers les villes algériennes », a déclaré
l’ambassadeur d’Autriche à Alger,
Mme Aloisia Wörgetter. Ars Electronica
est un festival international qui se
déroule chaque année, au mois de septembre, en Autriche dans la ville de
Linz avec, pour principal but, de promouvoir et soutenir l’art d’animation
des artistes indépendants du monde
entier. «Il faut que les Algériens osent
tenter l’aventure en proposant leurs
films. Le plus souvent, les jeunes ne
sachant pas comment démarrer un projet, là l’ambassade d’Autriche leur
montre le chemin à parcourir en leur
demandant de venir les voir. C’est une
porte qui s’ouvre», a déclaré Djilali,
producteur de «Djinn».
Il n’est pas fortuit non plus d’avoir
choisi le 28 octobre pour le lancement
de cette activité car cette date marque la
journée internationale de l’art d’animation par l’association ASIFA. «Cette initiative va permettre de souligner qu’aujourd’hui (dimanche, Ndlr) est la journée mondiale du film d’animation, et
peut-être donnera une idée pour l’ave-
Métiers
POURSUITE DE LA RENCONTRE AUTOUR DU FILM D’ANIMATION À TRAVERS
LES SALLES DE RÉPERTOIRE DE LA CINÉMATHÈQUE ALGÉRIENNE.
Hier, 29 octobre 2012 g Cinémathèque d’Oran à 17.00 h
Aujourd’hui, 30 octobre 2012 g Cinémathèque de Sidi Bel Abbès à 15.00 h
Demain, 31 octobre 2012 g Cinémathèque de Tlemcen à 15.00 h
Vendredi, 2 novembre 2012 g Cinémathèque de Béjaia à 15.00 h
Samedi, 3 novembre 2012 g Cinémathèque de Tizi Ouzou à 15.00 h
PORTRAIT D’UN PASSIONNÉ DU 7E ART
CHRISTIAN ROUAUD, DE L’AMOUR
DES LETTRES À L’IMAGE
Christian Rouaud a projeté
son film documentaire « Tous
au Larzac » dans le cadre des
rencontres du cinéma français
qui vient de s’achever à la cinémathèque d’Alger, devant un
public quasi inexistant.
Un portrait s’impose. Avant
de passer derrière la caméra,
Christian Rouaud a été professeur de lettres. Puis sa passion
pour le 7e art le pousse à devenir responsable de la formation
audiovisuelle dans l’éducation.
Durant cette période, il réalise
des films pour le système édu-
catif, participe à différents projets sociaux culturels notamment un circuit interne de télévision à la prison de Fresnes ou
encore à la création de l’association audiovisuel.
Il réalise plusieurs films destinés à l’enseignement, comme
« Plus poète que moi » et
« Autour de Dom Juan » avant
de tourner divers documentaires « Le Fleuve », « La
Vision », puis il sort son premier
film, « Le Sujet », chronique sur
une femme entre deux âges.
Après avoir filmé les « Histoires
de paysans » et « La Bonne longueur pour les jambes », il joue
dans « Lapin intégral », et réalise « Une maison radieuse » et «
L’Homme dévisagé »… Ce n’est
pas tout, Christian Rouaud réalise un remarquable documentaire intitulé « Lip », l’imagination au pouvoir, long-métrage
sur la grève des usines Lip à
Besançon, filmant des portraits
d’hommes et de lutte pour sauver la célèbre entreprise de
montres.
En 2011, il présente « Tous au
Larzac » au Festival de Cannes
(hors compétition). Il décroche
le césar 2012 du meilleur documentaire.
n Samira Sidhoum
Créer une
synergie entre
jeunes
créateurs
et producteurs
L’émancipation du film d’animation en Algérie est tributaire de plusieurs facteurs financiers et techniques adossés à
une «culture» du genre,
«quasi inexistante» en Algérie,
estiment des réalisateurs et
producteurs de films d’animation.
A la faveur d’une table ronde
organisée, dimanche, à la
cinémathèque d’Alger à l’occasion d’une journée consacrée à la présentation du festival autrichien «Ars
Electronica», dédié à l’art
numérique et à la promotion
de la création numérique, la
situation du film d’animation
algérien, les moyens d’assurer
son développement et le cadre
de travail des artistes, ont été
évoqués, entre autres. La communication entre producteurs
algériens de films d’animation
dont le nombre est assez
réduit, leur relation avec les
jeunes talents (scénaristes et
dessinateurs), était le point
sur lequel les orateurs ont
insisté pour dire toute son
importance pour garantir une
relance réussie de ce genre
cinématographique. Les volets
formation, encadrement et initiation au langage technique
spécifique pour préparer un
story-board ou la réalisation
d’un film ont également été
abordés par les producteurs
qui ont mis en avant la nécessité de créer une dynamique
dans ce domaine pour pouvoir faire face aux difficultés
qui freinent la production de
ces films en Algérie et pouvoir, par la suite, créer un
marché et même une industrie
du film d’animation. En
déplorant l’existence d’un
«décalage» entre les jeunes
créateurs et le monde professionnel, les producteurs
étaient unanimes à plaider
pour franchir cette «barrière
virtuelle» qui sépare deux
parties complémentaires et
empêche les jeunes talents de
s’exprimer, d’étaler leur art et
de nourrir leur don. « Les
talents existent. Les idées proviennent des jeunes créateurs.
Nous devons créer une synergie avec ces jeunes et également penser à communiquer
davantage et se réunir plus
souvent entre producteurs», a
indiqué à ce propos le responsable de «Dynamic Art», le
producteur-réalisateur Djilali
Beskri, lauréat du «Pharaon
blanc», la plus haute distinction annuelle de l’Association
internationale du film d’animation (Asifa). Pour ce qui est
du statut du film d’animation
en Algérie, M. Beskri a estimé
que la réalisation de ce genre
de film était «difficile» et
«sinueuse», car «la culture du
film d’animation est inexistante chez nous» et «les réalisateurs et les producteurs qui se
comptent sur les doigts d’une
seule main sont dispersés».
ivresque
L
n
nn
12
13
Hebdo
DJAMEL LOUNIS EST UN JEUNE CARICATURISTE DE TALENT. Il écume depuis quelques années la dernière page du
quotidien Le jour d’Algérie. Dans cet entretien, il se livre à cœur ouvert à nos lecteurs. Il parle avec passion de son
métier et de ses premiers pas dans ce domaine. La caricature, pour lui, est une catharsis, voire une bouffée d’oxygène.
CHIKH MOHAND U LHOCINE
LE SAINT DU VERBE
C’EST DANS LE PETIT
HAMEAU NOMMÉ ATH
AHMED, du village Taqqa
de la tribu d'Ath Yahia, que
naquit Chikh Mohand U
Lhocine aux environs de
1830. Issu d’une famille
pauvre, il fut d’abord
berger avant de se
passionner pour l’ascétisme.
Pendant des années, il
s’initia auprès de plusieurs
saints, hommes de Dieu et
autres possédés en passant
inévitablement par l’ordre
de la confrérie Rahmaniya
dirigée, alors, par son chef
spirituel, Chikh Aheddad de
Seddouk.
n
nn Débats
R
ou l’angoisse aiguillonne, composèrent cette marée humaine. Chaque
jour femmes et hommes venaient,
en petits groupes, chantant en
chœur les poèmes religieux (dkar).
Le Chikh qui recevait des offrandes
en argent ou en nature (moutons,
boucs et bœufs) nourrira tout son
monde en faisant servir par ses servants permanents ou occasionnels,
du couscous ordinaire pour certains
et pour d’autres un couscous royal
beurré et accompagné de viande. La
consultation se faisait le matin dans
une grande salle, où les visiteurs
sont introduits par un préposé
khouan. Des plaintes pathologiques, des querelles de villages,
des vendettas, les mariages, les
négoces et les conflits de tout ordre
furent tour à tour traités. Autant
dire que l’image complète de la
société kabyle défila quotidiennement dans ce havre de grâce qu’est
Ath Ahmed. On crédita Chikh
Mohand du pouvoir de voyance, de
guérisseur et tous ses vœux furent
exaucés.
DE LA CULTURE ORALE
Peu avant sa mort survenue le 8
octobre 1901, il reçut la visite du
célèbre poète Si Mohand U M’hand,
qui lui dédia l’un de ses plus beaux
poèmes. Dommage que la fin de
leur entrevue soit plutôt houleuse,
dans la mesure où le Chikh prédit
au poète de mourir hors de chez lui,
car celui-ci refusa de lui répéter son
vers. L’opinion personnelle de
Chikh Mohand ou son usage ne
HAMID GRINE À PROPOS DE L’ÉCRITURE SIMPLE
Entretien réalisé par Djamel O.
fera, évidemment pas, force de loi.
Les clercs étaient là pour l’édicter et
lui-même ne pouvait se soustraire.
C’est donc loin de toute autorité
impérative et du dogme de la vérité
révélée, que le Chikh évolua remarquablement. Illettré, il produisait
dans une langue entièrement orale,
à une époque où la France voulait
détruire la culture traditionnelle
algérienne, laminant la société qui
devait, en toute logique, se préoccuper plus de sa survie immédiate,
plutôt que d’être toute ouïe aux
révélations de son verbe. Vers 1930,
dans leur prêche d’un islam réformé, les ouléma iront jusqu’à s’élever contre ce qui fut convenu d’appeler le phénomène maraboutique
étant donné que le Chikh était de
cette mouvance. Bien au contraire,
ses paroles et ses pensées transcen-
dèrent les bornes fortuites que l’histoire voulait leur imposer. N’ayant
jamais quitté la Kabylie au sein de
laquelle il s’était formé, Chikh
Mohand savait tout de la condition
humaine, en se frottant au plus près
et au plus profond de la vie des
hommes et des femmes, dans un
pays bourré de traditions, de
valeurs, de saints lieux, de saints
hommes, de folles légendes et de
dures réalités. En parlant d’eux,
c’est comme s’il traitait de l’humanité entière. En fait, Chikh Mohand
avait l’envergure humaine.
n Rabah Douik
In « Yenna-yas Ccix
Muhend » (Le Cheikh Mohand
a dit) de Mouloud Mammeri,
Alger, Laphomic, 1989.
UR UN E
«U NE NO UV ELL E RÉ PU BLI QU E PO
TEM PS
RIN
«P
DU
T
NO UV ELL E SO CIÉ TÉ, L’E FFE
UM
ZO
AR AB E» DE ZO UB IR ZEM
Un essai sur la genèse
de «l’effervescence populaire»
Ph. : Slimene S. A.
problèmes », explique-t-il, avant de souligner que ce
qu’il a écrit est sa réalité à lui et pas nécessairement
celle du lecteur. L’auteur affirme, en outre, être marqué d’une manière ou d’une autre par les personnages auxquelles il consacre des portraits, relevant
que tout le monde veut écrire ce qu’il écrit. «A
chaque parution d’un portrait, je reçois une cinquantaine de messages de la part de mes lecteurs»,
dit l’écrivain qui, parfois, réécrit des textes au
vitriol, particulièrement lorsqu’il s’agit de dénoncer
certains comportements. C’est ce qu’il fait dans le
portrait qu’il consacre à Azzouz Begag. Le portraitiste affirme, en outre, que les portraits qu’il réalise
sont parfois inspirés d’une simple discussion et
aussi du parcours des personnes auxquelles sont
dédiés ces portraits. M. Grine, par ailleurs, estime
nécessaire le respect de soi. «Je pense qu’il est nécessaire de respecter son statut, lorsqu’on a un statut
social, pour se faire respecter», indique-t-il, ajoutant, dans le même ordre d’idées, que «dans
l’amour, autant que dans la vie, tout est affaire
d’harmonie». M. Grine révèle, sur un autre plan,
que lorsqu’on lit certains auteurs algériens, on a
l’impression de lire un écrivain espagnol ou italien
qui parle de notre pays, tant ce qu’ils racontent ne
reflète pas la réalité.
n DJ. O.
Qui est Lounis Djamel ?
Je suis un dessinateur de presse et caricaturiste
au quotidien Le jour d’Algérie. Je suis né à Alger,
exactement à Notre-Dame d’Afrique sur les hauteurs de Bab El Oued. Comme tout dessinateur, j'ai
commencé à dessiner très jeune, avant même d’aller à l’école. Le dessin est pour moi une véritable
passion, des bouffées d’air sans lesquelles je mourrais étouffé. Je dois avouer que je n’étais pas encouragé ; ni par ma famille ni par mes enseignants.
Pour mes parents, mes études passent avant tout.
Mais j’avais à cette époque-là, auprès de mes camarades de classe, à l’école primaire, un grand succès
pour les dessins animés qui passaient à la télé dans
l’année quatre-vingt que je reproduisais sous forme
d’un petit album. C’est au collège et au lycée que
j’ai vraiment trouvé ma vocation pour la caricature.
J’ai commencé par réaliser des croquis de mes amis
et de mes profs. Toutefois, par manque d’encouragements, j’ai dû abandonner le dessin et réfléchir
sérieusement à un autre métier. Cependant, au
début des années 2000, je suis revenu au dessin de
presse et à la caricature par la démocratisation et
l’accès à Internet dans notre pays ainsi que par la
découverte de ce domaine, au-delà de nos frontières.
Quand avez-vous exposé pour la première
fois ?
J’ai exposé à Alger en 2007 en collaboration avec
le centre culturel allemand (Institut Goethe), deux
mois après une exposition à Berlin, en Allemagne.
En 2009, j’ai participé à une exposition au festival
de Doha au Qatar, où j’ai exposé mes œuvres avec
celles de défunt célèbre caricaturiste palestinien
Naji Al-Ali. Depuis, j’ai exposé maintes fois en
France. Cette année, j’ai été primé deux fois en
France où j’ai reçu un prix public en janvier, alors
que j’ai remporté le prix du jury (Chichi d’or) septembre dernier et au Festival international de la
caricature du dessin de presse et la satire de
Marseille.
Quels sont les domaines où le caricaturiste
peut évoluer ?
Le caricaturiste peut évoluer dans les domaines
où existe un espace qui lui permet de s’exprimer
n
nn A la page
«L’emphase est synonyme
d’absence de talent»
Hamid Grine, invité dans l’après-midi de mardi
dernier au rendez-vous hebdomadaire «maw’id
maâ el kalima» qu’organise l’Onci (Office national
pour la culture et la communication) à la salle Atlas,
plaide pour une écriture simple.
Cela aide beaucoup les lecteurs, argumente-t-il, à
mieux comprendre le message. La simplicité dans
l’écriture, précise-t-il, n’est pas fortuite mais le fruit
de longue haleine. «Journaliste, je donne toujours
mes articles même au planton pour les lire. Quand
celui-ci me dit qu’il ne comprend pas tel ou tel mot,
je l’enlève de la phrase», soutient-il. Cela étant,
l’écrivain précise qu’il y a une grande différence
entre écriture simple et écriture simpliste. M. Grine
pense que la belle phrase est toujours nue, aride et
ne contient pas beaucoup d’adjectifs. L’emphase est,
selon lui, synonyme d’absence de talent. Et d’enchaîner : «L’écriture est subjective, d’ailleurs, je
revendique la subjectivité». M. Grine qui s’exprime
sur son dernier ouvrage «Sur les allées de ma
mémoire», édité récemment par Casbah éditions,
affirme avoir sélectionné environ une centaine de
portraits pour les faire publier sous forme de livre.
«Parmi ces portraits que j’ai fait paraître dans les
colonnes du quotidien Liberté, j’en ai choisi environ
une centaine, parce que certains sont parfois dépassés par l’actualité, alors que d’autres m’ont posé des
DJAMEL LOUNIS, CARICATURISTE
«ON A BESOIN DE LIBERTÉ
D’EXPRESSION»
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
n
nn Evocation
apidement, il se distingua des adeptes
ordinaires en parcourant tous les
lieux
fréquentés
comme les marchés,
les mausolées, les sanctuaires,
accompagné par une troupe
d’adeptes férus, comme lui, d’extases. Il grimpa les échelons de la
hiérarchie Rahmaniya jusqu’à devenir Mokaddem (lieutenant) de
Chikh Aheddad, même si ce titre lui
fut institutionnellement contesté,
car plébiscité seulement par le
peuple. Il se retira donc dans son
village natal où il installa ses quartiers dans un petit sanctuaire, qui
recevait
quotidiennement
des
foules considérables…Parti de
l’ordre confrérique, Chikh Mohand
s’en était détaché, pour emprunter
une voie, certes, différente, néanmoins complémentaire de la confrérie Rahmaniya, qui fut un mélange
de mysticisme religieux et de thaumaturgie (miracles). Si Chikh
Ahheddad s’adonna aux rites de la
dévotion dans l’ermitage le plus
complet, Chikh Mohand, par
contre, créa un véritable microcosme en prise directe sur le siècle et
ses agitations. Durant près de 40
ans, il dispensa l’enseignement de
son verbe et de ses actions à des
foules venues de tous les coins et
recoins de la Kabylie. Des paysans,
des artisans, des marchands, des
clercs, des meddahs, des bandits,
les poètes, des jeunes et des moins
jeunes, bref tous ceux que l’espoir
Interface
une nouvelle
« Une nouvelle République pour », édité par
e arab
ps
ntem
«Pri
du
et
l’eff
société,
zoum dont la
l’Anep, est un essai de Zoubir Zem
Mohamed
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préface est signée par
ayant assuré
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Saïd
différents
plusieurs postes de responsabilité dans TV, El
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S,
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dont
médias publics
ffervescenMoudjahid et El Djeïch, analyse « l’e nord et du
du
pays
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ce popu
les « enjeux
sud de la Méditerranée. Il explique
ion par la
et défis » d’une telle vague de protestat dialisé »
mon
me
talis
capi
du
tème
«sys
du
crise
i à la chute du Mur de Berlin
comme il le qualifie, remontant ains la doctrine politique et écoet de
et la remise en cause des fondements nouveaux facteurs agissant en
nomique du capitalisme en raison de s, dans l’annexe 2, l’essayiste
« intra-muros et hors frontières ». Mai isme et le capitalisme titrant
établit un lien direct entre le commun
talisme ». Dans l’annexe 1, l’au« Quand le communisme sert le capi n dans les deux idéologies. Il
uctio
prod
teur développe le mode de
e » qui a mené au « Printemps
décrypte le « cheminement historiqu ces pays et l’émergence d’une
arabe » avec la chute des dirigeants dansisme » qui trouve son essence
nouvelle idéologie dite le « souverain la société». Dans le deuxième
dans l’« organisation démocratique det institutionnel » et le retour du
chapitre, il conclut avec «l’agencemen de la démocratie représenta« pouvoir au peuple » dans un «système
tive ».
n F. M.
librement. La presse reste à mon avis un espace de
prédilection et, surtout, de liberté d’expression
pour le caricaturiste.
A quand remonte les débuts de la caricature
dans notre pays ?
La caricature remonte, dans notre pays, au lendemain de l’indépendance. Mais à l’époque, il n’y
avait pas beaucoup de journaux pour que les dessinateurs travaillent. En outre, le régime du parti
unique ne favorisait pas l’éclosion et l’épanouissement de la caricature. C’est pour cela qu’à l’époque,
la majorité des dessinateurs faisait pratiquement
tous de la bande dessinée.
Le caricaturiste serait-il classé comme l’empêcheur de tourner en rond ?
Oui, évidemment, d’autant plus qu’il commente
l’actualité d’une autre manière. Par le truchement
de seulement quelques traits, il touche directement
à l’essentiel. Ce qu’un journaliste explique en un
papier, le caricaturiste, lui, le fait en peu de traits.
La caricature a-t-elle un fond toujours
critique ?
Oui, c’est son principal rôle de critiquer et de
dénoncer, mais cela dépend en général du caricaturiste et du journal. Cela reste insuffisant à mon avis.
C’est vrai que la nouvelle génération de caricaturistes apporte un nouveau souffle à la caricature
algérienne, mais beaucoup reste à faire. Pour s’exprimer librement, sans contrainte aucune, le caricaturiste a besoin d’un espace de liberté.
Quelle est, à votre avis, la différence entre la
caricature et la photo ?
La caricature est un art de déformer une chose,
accentuer un trait et lui donner un aspect comique,
satirique et humoristique. C’est aussi un moyen de
faire passer une opinion, une idée, contrairement à
l’image qui est une représentation réelle de la
chose.
Quels sont les caricaturistes qui vous inspirent ?
Les dessinateurs de talent, qu’ils soient algériens
ou étrangers. Dans notre pays, j’avoue que Dilem,
Hic, Baki et Slim m’inspirent beaucoup. Ce sont des
artistes qui ont grandement contribué à l’essor de
la caricature en Algérie. Il y a également des dessinateurs européens qui je rencontre dans les
salons et les expositions. Chaque caricaturiste est
une école.
Quelles sont les limites dans la caricature ?
Le caricaturiste seul se fixe une limite et voit où
il doit s’arrêter. Cela dépend des ses convictions
ainsi que d’autres facteurs.
Parlez-nous du titre que vous avez obtenu
dernièrement...
J’ai eu le prix Chichi d’or lors de la première édition de Festival international de la caricature et du
dessin de presse et de la satire de l’Estaque à
Marseille. J’ai également obtenu le prix public
(Panisse d’or) à l’occasion d’une exposition à
laquelle ont pris part des dessinateurs professionnels représentant la France, l’Espagne, le Portugal,
la Belgique et l’Iran.
n Dj.O
n
nn Rencontre
LE 3E COLLOQUE EST CONSACRÉ À L’HOMME ET À L’ŒUVRE
Redécouvrir «Nedjma» vie et poésie
La direction de la culture de la wilaya
de Tizi-Ouzou, le comité des activités
culturelles et artistiques de la wilaya,
en collaboration avec la maison de la
culture Mouloud-Mammeri et le
théâtre régional Kateb-Yacine organisent du 29 au 31 octobre en cours la 3e
édition du Colloque consacré à
l’œuvre et à la vie de Kateb Yacine :
une vie et une poésie nommées
«Nedjma». La thématique de ce colloque portera cette fois-ci sur «La
configuration de l'amour de la patrie
dans l'œuvre de Nedjma». Il aura
pour cadre la maison de la culture
Mouloud-Mammeri et le théâtre
régional Kateb Yacine. Outre l’exposition permanente autour de la vie et
de l’œuvre de Kateb Yacine à travers
des travaux, livres, articles, manuscrits, brouillons, photos et autres
objets personnels du poète écrivain, il
est prévu de nombreuses autres activités tel le concours autour de l’écriture de Kateb par les étudiants de la
Faculté des lettres et des langues de
l’Université
Mouloud-Mammeri
(Département de lettres et littérature
arabes, langue et culture amazighes
et français), des lectures de textes dédica- dans ce programme. En effet, il est prévu
cés par M. Lakroun Mahfoud, ancien des animations théâtrales par des troupes
comédien chétif de Kateb Yacine, de venues de divers horizons comme l’assotextes et de la poésie de l’œuvre majeure ciation Les Compagnons de Nedjma de
katebienne : «Nedjma», «Soliloques» et Kateb Yacine de Sétif, du Théâtre régioautres. Comme il est aussi inscrit dans le nal Kateb-Yacine de Tizi-Ouzou la
programme de ce colloque des confé- Coopérative théâtrale «Macahu» avec la
rences débats animées par
pièce intitulée «La
IL EST PRÉVU EN
des enseignants et cherguerre de 2000 ans»
OUVERTURE DU
cheurs à l’image de Mmes
de Salah Houche de
COLLOQUE DES
Boukhellou
Malika,
Tizi-Ouzou.
Avant
TÉMOIGNAGES DE
«Nedjma au rendez-vous
l’entame de toutes
MEMBRES DE LA
de
l’Histoire»,
Yamilé
ces activités, il est
Ghebalou, «La puissance
prévu en ouverture
FAMILLE, D’AMIS ET
poétique des poèmes liés de
D’ANCIENS COLLÈGUES de ce colloque des
la célébration de Nedjma
des
DE KATEB YACINE QUI témoignages
dans Solliloques de Kateb
membres de la familSE SUCCÉDERONT SUR
Yacine», Betouche Aïni, «Le
le, amis et anciens
LA SCÈNE DU PETIT
devenir de l’instance sujet
THÉÂTRE DE LA MAISON collègues de Kateb
dans Nedjma de Kateb
qui se succéderont
DE LA CULTURE
Yacine», Ait Aider «Moi,
MOULOUD- MAMMERI. sur la scène du petit
l’Autre et la Patrie dans le
théâtre de la maison
roman Nedjma de Kateb
de
la
culture
Yacine» et par notre confrère Bouziane Mouloud-Mammeri. Enfin, en guise de
Benachour «Kateb Yacine, l’amour, la clôture de cette 3e édition, une cérémonie
révolution» et M. Said Chemakh «Kateb de recueillement est prévue au cimetière
Yacine et la question amazighe». Le d’El Alia où une gerbe de fleurs sera
théâtre qui a été aussi la sève qui avait déposée sur la tombe du défunt écrivain.
nourri Kateb Yacine ne sera pas en reste
nRachid Hammoutène
u d o k u
L e
Fo
u i l l i s
t s
Par R. Djermane
Billet de banque, dans les pays aunglo-saxons.
DÉFINITION
Mo
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
(en 8 lettres).
f l é c h é s
MISÈRE
BOUC
CRÊTE
FLOU
TOBOGAN
PERLE
IMAGINATIF
BRAQUET
ARDENTE
AGONIE
DÉDAIN
CLAVETTE
CAUTION
Mo
RAMAGE
DESCENTE
ENERGUMÈNE
JURISTE
JOUTE
DYNAMITE
COULOIR
MARRON
ORGIE
EXHALER
RÉSIDUS
BORNE
DORSAL
t s
ULTRA
SOUK
SENS
GALÈRE
BURNOUS
NATURE
64 MOTS
MÉRITE
CRAINTE
VIAGÈRE
IMPLACCABLE
KARTING
BUSTE
AVARIE
DYNASTIE
SONDAGE
SOUSCRIT
RUDIMENT
RANÇON
VOÛTE
ALLIÉE
AUDACE
RENIER
SANGSUE
FRAUDE
CENTIMÈTRE
AMPLEUR
SOUTE
DÉCENCE
MÉTRAGE
MORIBOND
EXCUSE
ADONIS
SURSAUT
AMBIGUË
AMPÈRE
OUVRAGE
RANCUNE
ARRIÈRE
HARA-KIRI
S
D
ÉTENTE
SOLUTION DU JEU PRÉCÉDENT
16
c o d é s
Règle
du jeu
Dans la grille
ci-contre,
les lettres ont été
remplacées par
des chiffres.
Un même chiffre
représentant
toujours la même
lettre.
Reconstituez les
mots au fur et à
mesure que
certaines lettres
apparaissent
dans la grille.
Pour commencer
le jeu, trouvez le
mot dont les
premières lettres
sont déjà
indiquées dans
la grille.
J O U R … S O L U T I O N S
D U
Mots codé s
D U
Sudoku
Mots Flé ché s
S O L U T I O N S
J O U R …
D
S
ÉTENTE
y m b i o s e
RÈGLE DU JEU :
D’une manière imprévue, au moment où s’y attend
le moins (10 lettres)
1
2
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
PAR RACHID DJERMANE
Positionner les mots qui se trouvent dans la marge dans
leurs cases initiales. En plus, les cases ayant un cercle
forment la définition suivante :
M OTS
17
TAXE
VENIN
VEDETTE
FOURGON
FUTUR
TAUREAU
RÉSEAU
GOURMANDISE
EMERVEILLER
DIFFICILE
RAPIDE
IDIOME
DEÏSME
DESTIN
VOISIN
LEITMOTIV
ENTÊTÉ
GRENAILLE
EMBOUT
IMPORTANT
SOUPER
MARDI
BESEF
BONSOIR
BÉGIN
VANDALE
PARVIS
RAISONNER
HABILE
INFIDÈLE
COSTAUD
SERVIABLE
CABARET
LUNETTE
TAUPE
SONDE
MENTION
GRABUGE
TUNNEL
IVRESSE
RÉEL
AMUSEUR
TACOT
SOLEIL
GALON
DESPOTISME
CÉLESTE
SUPRA
PANACHE
CAPABLE
TRAQUENARD
AVERTI
AMPÈRE
TRÉPASSER`
DIRECT
LUNDI
REQUIN
DRAGON
FIGURE
ATHLÈTE
PROGRAMME
Mardi 30 octobre 2012
09h30 : Darna lekdima
10h00 : Teb el badile
10h30 : Fairouz oua el Mordjane
11h00 : Questions d'actu
12h00 : Journal en français+météo
12h30 : El assifa e'samita
13h30 : National géographiques
14h10 : Dalila oua el zaybaq I
14h50 : Ya ouled
16h00 : Tabaluga II
16h25 : Ardh el khouyoul
16h40 : Sahla mahla
17h15 : Takder tarbah
18h00 : Journal en amazigh
18h30 : Darna lekdima
19h00 : Journal en français+météo
19h30 : Les cuves de la mort
20h00 : Journal en arabe
20h45 : Le onze de l'indépendance
21h20 : L'opium et le bâton
23h30 : Expression livre
C R O I s E S
3
4
5
6
7
Ce soire a 21h00
8
9
10
HORIZONTALEMENT
I. Méprises
II. Lichen. Maison d’un paysan russe
III. Préposition. Ancien Etat d’Europe. Copulative.
IV. Eprouve. Voyelle double
V. Propositions qui n’admettent aucune contestation.
VI. Organisation palestinienne. Pieds de vigne.
VII. Cheveu rebelle. Personnel. Monnaies roumaines.
VIII. Partie postérieure du cou. Génitrice.
IX. Petit vautour. Or.
X. Araignée. Nombre.
I
II
III
IV
V
VERTICALEMENT
1. Processive.
2. Ville française. Plutonium.
3. A la mode. Qui supporte la douleur avec courage.
4. Plante aromatique. Canton suisse.
5. Qui rachète.
6. Recueil plaisant. Béryllium.
7. Test d’intelligence. Prix total. Particule.
8. Emploie. Fleuve africain.
9. Obéissai à un ordre.
10. Possessif. Supports des véhicules.
VI
VII
VIII
IX
X
L’opium
et le bâton
de Ahmed Rachedi
D U
J O U R …
Avec Marie-José Nat, Sid Ali Kouiret, JeanLouis Trintignant, Mustapha Kateb, Ahmed
Rouiched, Mahieddine Bachtarzi,
Abdelhalim Raïs, Ahmed Safiri, Fettouma
Ousliha, Brahim Hadjadj.
GÉNÉALOGIE
Symbiose
MOTS CROISES
S O L U T I O N S
À la fin des années cinquante, pour éviter
d’être arrêté par les parachutistes qui
contrôlent Alger, le docteur Bachir Lazrak
quitte précipitamment la ville pour se
rendre en montagne, à Thala, son village
natal en Kabylie. Deux camps s’y
affrontent : celui des maquisards algériens
et celui des forces d’occupation.
LES COURSES À TIARET
Les outsiders
2-4-5-6-11
Les plus joués
3-1-7-12-9-8-10
22
7- Quods (0)/ 1- Nour El Mels / 3- Nihed/ 8- Yatim De Mehareche (0) /
9- Quadhi (0)/ 12- Gez M’hareche (0)/ 11- Ouided / En H.S: 7-1-3-8-9-X
TURF
APTITUDE
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
L’ENTRAINEMENT
L’ENTRAÎNEMENT
K. FEGHOULI EN FORCE
O
SOCIÉTÉ DES COURSES HIPPIQUES ET DU PARI MUTUEL
MARDI 30 OCTOBRE 2012
QUARTÉ-QUINTÉ
TIARET
n aura cette fois treize
coursiers de race arabe
N.E.E en Algérie qui s’aligneront sous les ordres du
starter ce mardi à l’hippodrome Kaid Ahmed de
Tiaret dans le prix Serguine qui servira de
cadre aux paris Quarté et Quinté et qui se
disputera sur la distance de 1.400 mètres.
Une épreuve à caractère des plus ouvertes
qui se caractérise par un équilibre des
forces en présence à l’exception de la pouliche de 3ans Quanelle qui reste sur une
longue série d’échecs et qui risque encore
une fois d’avoir fort à faire en pareille
compagnie. Les autres concurrents sont
tous susceptibles de venir prendre part à
l’arrivée de ce pari mutuel des plus équilibrés ou l’entraînement K. Feghouli sera
représenté en force avec pas moins de 5
coursiers à la qualité reconnue et qui peuvent tous prétendre à une place payante à
l’arrivée. Pour ma part, j’accorderai les
faveurs des pronostics au brillant cheval
Nour el Mels qui reste sur une très belle
victoire et dont son association avec le
talentueux
jockey
S.
Boumediene
devraient porter ses fruits, cependant,
Nihad, sa compagne d’écurie qui reste la
jument la plus titrée du lot ne se laissera
pas conter fleurette et peut aisément lui
rafler les 170.000 DA revenant au vainqueur de ce pari mutuel, qui devrait tenir
toutes ses promesses car pratiquement
tous les concurrents possèdent des atouts
pour venir se placer au sprint final l’image
du jeune poulain de 3ans Quods piloté par
le grand jockey K.Haoua et dont il faudra
se méfier particulièrement car il reste
capable dans un bon jour de jouer un tour
pendable a ses compagnons d’écurie. Ce
trio de charme constituera à mon humble
avis le champ D de base de l’épreuve qui
nous intéresse et qui s’adresse aux chevaux de 3 ans et plus, Arabe pur N.E.E
n’ayant pas gagné deux courses depuis le
01/04/12 à ce jour. Poids 3ans 50kg, 4ans
51kg, 5ans et plus 53kg, avec surcharge de
1kg par tranche de 60.000Da cumulés en
gains et places depuis la même date d’effet de la condition.
n Y. S.
03
04
05
06
07
08
09
10
11
12
10 DA
20 DA
50 DA
100 DA
175 DA
280 DA
420 DA
600 DA
825 DA
1.100 DA
Total
Simple
l 1re course l 350.000 DA l 1.400 mètres
PROPRIÉTAIRES
N°
CHEVAUX
Ah. Feghouli
1
Nour El Mels
S. Boumediene
58
07 K. Feghouli
Des chances
Mn. Metidji
2
Latinat (0)
Az. Athmana
56
09 Proprietaire
Du métier
Haras G.T.F
3
Nihed
Ys. Badaoui
56
06 K. Feghouli
Peut gagner
Ah. Feghouli
4
Naoufel
M. Djellouli
56
01 K. Feghouli
Capable de rachat
Mn. Metidji
5
Oualid
L. Boubekeur
55
08
S. Chabbi
6
Nassima (0)
M. Chadouli
55
05 Proprietaire
Possible
Haras G.T.F
7
Quods (0)
K. Haoua
55
11 K. Feghouli
Belle carte
M. Khaldi
8
Yatim De Mehareche (0)
S. Benyettou
54
10 S. Rouane
Tient la forme
Quadhi (0)
M. Senouci
54
12 Proprietaire
Bien monté
M. Bouguetaya 9
JOCKEYS
PDS
CDS
ENTRAÎNEURS
H. Fatmi
Ap. B. Feghouli 53.5 03 K. Feghouli
NOTRE AVIS
Ne pas négliger
B. Feghouli
10
Sakhi
T. Arab
11
Ouided
R. Belmorsli
53
04 Al.Feghouli
Bel engagement
L. Khaldi
12
Gez M’hareche (0)
L. Rahmoune
53
02 S. Rouane
Bien placé
Mn. Metidji
13
Quanelle
Ap.A.Belhouari
50
13
Méfiance
H. Fatmi
Barrée
03- Nihed
01-Nour El Mels
05-Oualid
04- Naoufel
07- Quods (0)
08-Yatim De Mehareche (0)
12-Gez M’hareche (0)
09-Quadhi (0)
FORME
03- Nihed
01-Nour El Mels
05-Oualid
07- Quods (0)
08-Yatim De Mehareche (0)
09-Quadhi (0)
10- Sakhi
11-Ouided
MEILLEURES
PERFORMANCES
03- Nihed
01-Nour El Mels
07- Quods (0)
02-Latinat (0)
06- Nassima (0)
11-Ouided
05-Oualid
CLASSE
01-Nour El Mels
03- Nihed
07- Quods (0)
09-Quadhi (0)
12-Gez M’hareche (0)
05-Oualid
CONCLUSION
03- Nihed
01-Nour El Mels
07- Quods (0)
09-Quadhi (0)
05-Oualid
12-Gez M’hareche (0)
08-Yatim De Mehareche (0)
(0) : Chevaux portant des œillères.
É
T
R
A
QU
Faites vos jeux
Simple
Nombre de
chevaux désignés
15h30
PRIX : SERGUINE
ARABE N.E.E. EN ALGERIE
MEILLEURES CHANCES
LE PRONOSTIC
VÉRITÉ
Les abandonnés
13
Total
Simple
30 DA
120 DA
10 DA
120 DA
10 DA
600 DA
25 DA
300 DA
30 DA
75 DA 1.080 DA
600 DA
105 DA
1.050 DA 175 DA 4.200 DA
280 DA
1.680 DA 350 DA 8.400 DA
2.520 DA 630 DA 15.120 DA 630 DA
3.600 DA 1.050 DA 25.200 DA 1.260 DA
4.950 DA 1.650 DA 39.600 DA 2.310 DA
6.600 DA 2.475 DA 59.400 DA 3.960 DA
Total
600 DA
3.600 DA
12.600 DA
33.600 DA
75.600 DA
151.200 DA
QUINTESCOPE
1. Nour el Mels : Cet excellent coursier vient de signer
une belle victoire qui en dit long sur ses moyens, ce qui
en fait une valeur sûre pour venir accéder à l’une des
plus hautes marches du podium.
2. Latinat : Cette vaillante coursière qui se recommande
de quelques bons essais mettra à profit sa longue
expérience pour tenter de concurrencer les chevaux les
plus en vue au poteau d’arrivée.
3. Nihed : Elle misera sur sa forme affichée et le métier
de son excellent jockey du jour pour confirmer ses
derniers progrès surtout qu’elle aura l’avantage d’évoluer
sur une distance à sa convenance.
4. Naoufel : Après un excellent début de meeting d’été, il
vient de rentrer dans les rangs comme le montrent ses
dernières tentatives, mais ce n’est pas pour autant que
l’on fera la passe sur ses chances car il reste capable
d’exploit au mieux de sa forme surtout qu’il est bien
monté.
5. Oualid : Cet excellent poulain qui reste sur de bonnes
performances, s’élancera sans complexe aucun à la
conquête d’une nouvelle place payante à l’arrivée et ce
malgré la forte opposition en présence.
6. Nassima : Elle vient d’échouer à sa dernière sortie
alors qu’elle restait sur de bons résultats, reconduite
après coup, elle misera sur la maestria de M.Chadouli
pour lui redorer son blason.
7. Quods : Ce jeune poulain de 3ans qui ne cesse de
progresser de course en course et qui est très bien monté
en la circonstance visera à ne pas en douter la meilleure
place au sprint final.
8. Yatim de Mehareche : Il vient de bien se comporter à
sa dernière sortie, à son aise sur le parcours du jour, il
fera partie de la longue liste des chevaux les mieux
placés dans cette épreuve et susceptibles de venir
s’illustrer au disque final .
9. Quadhi : Rien que pour la monte du talentueux jockey
M.Senouci, ce poulain de 3ans perfectible aura a ne pas
en douter de nombreux preneurs à l’heure des choix
surtout qu’il relève d’une écurie redoutable.
10. Sakhi : Il a agréablement surpris pour sa course de
rentrée alors qu’il était coté parmi les outsiders, il tentera
cette fois de remettre ça mais il lui faudra gérer la
défection de l’apprenti Wf.Djellaoui.
11. Ouided : Embusquée dans le bas du tableau, il
faudra la surveiller de près cette fois car malgré la
présence de certains ténors, cette pouliche de 4ans
estimée par son entourage peut terminer dans l’argent.
12. Gez M’Hareche : Confiée à l’excellent jockey
L.Rahmoune de Djelfa, ce jeune poulain de 3ans promu à
un bel avenir mérite qu’on s’attarde sur ses chances.
13. Quanelle: En méforme chronique comme le montrent
ses décevantes dernières sorties, cette pouliche de 3ans
risque encore une fois de connaître le même sort que lors
de ses dernières sorties.
USM ALGER : Courbis
Le nouvel entraîneur de l'USM Alger, le Français
Roland Courbis, a été qualifié par la Ligue nationale
de football (LFP) pour exercer son métier, et sera sur
le banc, aujourd’hui, à l'occasion de la réception de la
JS Kabylie, en match comptant pour la mise à jour de
la 7e journée du championnat, a-t-on appris auprès du
club algérois. Courbis, qui s'est engagé pour un
contrat qui court jusqu'à la fin de la saison, a succédé
au technicien argentin, Miguel Angel Gamondi,
démissionnaire.
PORTS
S
Football
HORIZONS • Mardi 30 Octobre 2012
LE STADE OMAR-HAMADI SERA LE
THÉÂTRE, aujourd’hui, d’une rencontre alléchante entre l’USMA et la JSK, rentrant dans
le cadre de la mise à jour de la 7e journée de
Ligue 1 de football.
LIGUE 1 (MISE À JOUR DE
LA 7e JOURNÉE) : USMA-JSK
Photo : Horizons
23
qualifié par la LFP
Faux pas interdit
A
u vu des résultats mitigés
enregistrés jusque-là par les
deux formations, le match
se jouera sous le signe du
faux pas interdit. Après
leurs deux défaites concédées, d’affilée face, respectivement au
CABBA et à l’ESS, les hommes de Bilel
Dziri doivent rectifier le tir. Une chose est
sûre, le duel pourrait constituer une belle
opportunité pour remonter la pente. En
effet, les Algérois recevront, deux fois de
suite, respectivement le WAT et l’ASO.
Une aubaine que la «dream team» ne doit
pas rater. Tous les atouts sont en sa possession. D’ailleurs, l’infirmerie du club est
vide, puisque le coach Dziri a eu tous les
atouts pour composer le onze rentrant. En
outre, l’équipe a pris une bouffée d’oxygène après sa victoire face aux
Mauritaniens de Tefragh Zeina en coupe
arabe. Un sursaut d’orgueil qui devra
avoir un effet positif sur les prestations
des gars de Soustara. Face à la JSK, ils ne
doivent pas s’attendre à une sinécure.
Avec 10 points, les Kabyles vont devoir
jouer leur va-tout. Ils espèrent rassurer
leurs fans qui n’ont pas encore digéré leur
dernière défaite face au CRB, alors que
l’équipe commençait à retrouver ses
repères. En quête de rachat, à l’instar de
leur adversaire, les coéquipiers de Mazari
doivent impérativement réussir leur sortie. Un nouveau ratage laissera le doute
s’installer dans leurs rangs. Outre cela,
l’avenir du coach italien, Enrico Fabro,
pourrait dépendre de ce match. Ne faisant
CR BELOUIZDAD : ARENA
pas l’unanimité, il devra concocter un
schéma tactique pour ne pas retourner
bredouille à Tizi Ouzou. Pour ce faire, le
driver des Kabyles pourra compter sur la
volonté de fer de ces poulains, notamment l’international Essaïd Belkalem. Ce
dernier croit aux chances de son équipe
«capable de créer la surprise», selon lui, à
Hamadi. «Ce sera un match difficile pour
les deux formations. Nous allons donner
le maximum pour nous racheter et effacer
le revers ace au CRB», a-t-il déclaré. En
somme, on s’attend à une explication
indécise et pleine d’intensité. A signaler
que la rencontre sera dirigée par l’arbitre
Zouaoui qui sera assisté de Bitam et
Chnaoua.
n Adel K.
ATTENDU CE JEUDI À ALGER
Dix jours après l’annonce de la résiliation du contrat de
Guglielmo Arena, le CRB est toujours sans entraîneur.
Plusieurs noms ont été avancés, certains d’eux ont été contactés officiellement, mais point de concret. D’où le probable
retour de technicien italo-suisse. Soutenus par les joueurs qui
veulent son retour, Arena pourrait réintégrer son poste. Il est
attendu ce jeudi à Alger pour finaliser les négociations. C’est
du moins ce que nous avons appris hier de sources crédibles
selon lesquelles, le président Gana serait contraint de le récupérer après avoir échoué, dimanche soir, de convaincre
Gamondi. Celui-ci n’est pas emballé par la mensualité (8000
euros) proposée par Gana. L’Argentin devra rendre sa répon-
se demain. Nos sources indiquent également que Gana serait
intéressé par le profil de Geiger. Toujours est-il que la piste
locale demeure envisageable. On parle désormais d’un probable engagement de Benzekri, Belhout ou Yahi si jamais la
piste étrangère n’aboutit pas. Le CRB avait contacté, pour
rappel, Amrani mais celui-ci aurait, a-t-on de mêmes sources,
décliné l’offre.
Le nom de Saâdi a été également cité mais les dirigeants
n’ont pas passé à l’action. Et pour cause, le technicien en
question a déjà trouvé un club preneur. Il s’agit du CA de
Bizerte avec lequel il s’est engagé pour une saison.
n K. Y.
HANDBALL
CHAMPIONNAT DE DIVISION UNE (DAMES)
FÉDÉRATION ALGÉRIENNE DE SKI
ET SPORTS DE MONTAGNE
Coup d’envoi le 2 novembre
Une randonnée
dans le parc national de Chréa
Au contraire de la division une messieurs, la division une dames
débutera le samedi 2 novembre. Une saison qui va se jouer en une
poule de 14 clubs. 12 pensionnaires de l’exercice écoulé et les 2 promus, en l’occurrence le CSFA Constantine et le CS Mouloud Mammeri.
Pour ce qui est du système de compétition, il y aura 13 journées durant
la phase aller et 13 journées durant la phase retour. Le sept qui occupera la première place sera déclaré champion. Les clubs qui se
classeront 13e et 14e rétrograderont.
n A. K.
En commémoration du 1er novembre 1954 et sous
l’égide de la Fédération algérienne de ski et sports de
montagne (FASSM), le ski club de Chréa organise, le
1er novembre, une randonnée dans le parc national de
Chréa. Une occasion pour réunir les différents skieurs
au niveau national.
n A. K.
CHAMPIONNAT
D'ALGÉRIE FÉMININ
Début de la
compétition
samedi prochain
Le coup d'envoi du
championnat d'Algérie
féminin de football, saison
2012-2013, sera donné le
samedi 3 novembre avec le
déroulement de la
première journée, a
annoncé la Ligue nationale
de football amateur
(LNFA). Dix équipes
prendront part à ce
championnat, dont l'Afak
Relizane, auteur d'un
doublé la saison dernière
(coupe-championnat).
Outre l'Afak Relizane, le
championnat verra la
participation de l'USF
Bejaia, AS Intissar Oran,
AS Oran, Centre FC
Constantine, JF Khroub,
COTS Tiaret, ASE Alger
Centre, FC Bejaia et AS
Nedjm Wahran.
Programme (9h00) :
ASN Wahran-USF Bejaia
FC Bejaia-ASI Oran
ASO Constantine-ASE
Alger Centre
COTS Tiaret-FC
Constantine
JK Khroub-Afak Relizane
FINALE-LIGUE
DES CHAMPIONS
Haïmoudi et
Medjiba désignés
par la CAF
Un quatuor arbitral
algérien sous la conduite
de Djamel Haïmoudi est
désigné par la
Confédération africaine de
football pour diriger la
finale aller de la Ligue des
champions d'Afrique
entre Al Ahly (Egypte) et
l'ES Tunis (Tunisie),
prévue dimanche 4
novembre à Alexandrie.
Le directeur de jeu
Haïmoudi sera assisté de
ses deux compatriotes
Mohamed Bechirène et
Omar Bouabdellah. Le
quatrième arbitre est
Mokhtar Amalou. Le
commissaire de la
rencontre sera le
Sénégalais Ndaoye
Mbaye, alors que le
coordinateur sera
Anthony Bafoé (Ghana) et
le Nigérian Bolaji Ojo-Oba
sera chargé de la sécurité.
D'autre part, l'ancien
président de la
commission d'arbitrage de
la fédération algérienne
de football, Rachid
Medjiba a été désigné
chargé de sécurité de la
finale retour prévue le 17
novembre à Rades.
La Météo du
M a r d i 3 0 O c t o b re 2 0 1 2
n
Alger 20° n Annaba 23° n Constantine 21° n Oran 22° n Ouargla 28° n Tamanrasset 27°
Fedjr....................5.42
Dohr ..................12.31
Assar .................15.29
Maghreb.............17.56
Ichaâ .................19.15
VENTE
1$
1$
6
1 €6
6
1 €6
77,65 DA
85,42 DA
101,77 DA
108,00 DA
Horizons
HILLARY RODHAM
CLINTON, la secrétaire
d’Etat américaine, a
effectué, hier, une visite
de travail à Alger, la
seconde en moins d’une
année. Cette visite s’inscrit dans le sillage de la
première session du
Dialogue stratégique
algéro-américain, qui
s’est tenue le 19 octobre
à Washington, et qui a
donné une impulsion
remarquable à la
concertation politique
entre les deux pays.
Horizons : http://www.horizons-dz.com
R.C.97B 36181
Photo : APS.
LE
PRÉSIDENT
BOUTEFLIKA
REÇOIT
HILLARY
CLINTON
ACHAT
«Discussions très approfondies
sur la situation au Mali»
N
ous avons fait le point sur
nos relations bilatérales
extrêmement fortes et
nous avons souligné le
fait que nous venons tout
juste de tenir une excellente conférence de dialogue stratégique qui
s’est tenue la semaine dernière à Washington,
comme nous avons eu des discussions très
approfondies sur la situation qui prévaut actuellement dans la région du Sahel, et plus particulièrement au nord du Mali», a affirmé Hillary
Clinton à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelaziz
Bouteflika, au siège de la Présidence, en présence du ministre des Affaires étrangères,
Mourad Medelci, du ministre délégué auprès du
«
ministre de la Défense nationale, Abdelmalek
Guenaïzia, du ministre de l’Energie et des
Mines, Youcef Yousfi, et du ministre délégué
chargé des Affaires maghrébines et africaines,
Abdelkader Messahel. «J’ai beaucoup apprécié
l’analyse du président Bouteflika qui est fortement enrichie de sa très longue expérience de
la région pour faire face à la situation très complexe et aux problématiques très compliquées
au nord du Mali, mais aussi pour faire face aux
problèmes du terrorisme et de trafic de drogue
dans la région», poursuit-elle, avant d’annoncer
une décision qui illustre on ne peut mieux le
niveau des relations entre les deux pays. «Nous
sommes convenus d’assurer le suivi de ces discussions par le biais des experts en mode bilatéral et dans le cadre de concertations avec les
partenaires de la région, avec l’Union africaine,
la Cédéao et les Nations unies pour essayer de
trouver des solutions à ces problèmes», dit-elle,
«très heureuse» de «pouvoir être de retour en
Algérie et d’avoir des consultations très approfondies avec le président Abdelaziz Bouteflika»,
tout en rendant hommage au chef de l’Etat pour
son «hospitalité» et pour «ce moment qu’il m’a
consacré».
«Je remercie le président Bouteflika pour
ses remarques très utiles par rapport à ces différentes situations et je me réjouis de pouvoir
continuer ces discussions avec lui pendant le
déjeuner», dit-elle. Arrivée à l’aube, Mme
Clinton a rencontré son homologue Mourad
Medelci dès sa descente d’avion.
n Djamel B.
L’ALGÉRIE ET LES ETATS-UNIS DÉCIDENT
DE POURSUIVRE LES DISCUSSIONS
L’Algérie et les Etats-Unis ont décidé de poursuivre les discussions sur la situation au Mali, a
déclaré, hier, à Alger, la Secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Rodham Clinton. Le suivi des discussions sera assuré par des experts en mode bilatéral
et dans le cadre de concertation avec les partenaires de la région, avec l’Union africaine, la
Cédéao et les Nations unies «pour essayer de trouver des solutions à ces problèmes», a précisé Mme
Clinton, à l’issue d’une audience que lui a accordée
le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
Elle a indiqué avoir «beaucoup apprécié l’analyse
du président Bouteflika qui est fortement enrichie de
sa très longue expérience de la région pour faire
face à la situation très complexe et aux problématiques très compliquées au Nord du Mali, mais aussi
pour faire face aux problèmes du terrorisme et de
trafic de drogue dans la région». La visite de la
Secrétaire d’Etat américaine en Algérie, la deuxième après celle effectuée en février dernier, entre,
notamment dans le cadre des consultations pour les
questions régionales où l’Algérie est perçue comme
un «acteur incontournable». Selon la sousSecrétaire d’Etat américaine aux Affaires politiques,
Mme Wendy Sherman, il existe une approche partagée entre Alger et Washington dans la recherche
d’une solution globale assurant la stabilité et la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, tout en
éradiquant le terrorisme et le crime organisé par
tous les moyens y compris par la force. La lutte
contre le terrorisme ainsi que la situation au Sahel
et la crise au Mali ont été, d’ailleurs, au cœur de la
rencontre à la Maison-Blanche, la semaine dernière, entre le ministre délégué chargé des Affaires
maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, et
le conseiller du président américain Barack Obama
pour la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme, John Brennan.
TINDOUF : La
Le président Bouteflika
offre un déjeuner en
l’honneur de Mme Hillary
Clinton
Le président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, a offert, hier, au
Palais du Peuple à Alger, un déjeuner
en l’honneur de la Secrétaire d’Etat
américaine, Mme Hillary Rodham
Clinton, en visite de travail en Algérie.
radio et télédiffusion atteint la localité
de Hassi-Mounir
La radio et télédiffusion vient d’être lancée dans la localité de Hassi-Mounir,
commune d’Oum Laâssel, après la finalisation du montage des équipements
techniques par l’entreprise TDA (Télédiffusion d’Algérie), a indiqué, hier, le
directeur régional de TDA de Béchar. La localité de Hassi-Mounir (à 210 km de
Tindouf) a bénéficié de la pose d’équipements VHF (fréquences) pour la diffusion de programmes sur la télévision terrestre, ainsi que d’équipements FM
pour la diffusion des programmes de Radio-Tindouf sur la fréquence 102 mégahertz et de la Chaîne I sur la fréquence 98 mégahertz, a précisé le même responsable, lors d’une émission radiodiffusée.
LOGEMENTS AADL : Les
modalités d’acquisition bientôt fixées
Les mesures concernant les modalités d’acquisition d’un logement dans le
cadre de la location-vente, AADL, sont en cours de finalisation, a indiqué, hier,
le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune. «Nous
sommes sur le point d’arrêter les mesures fixant l’acquisition de logements
dans le cadre des projets AADL», a déclaré M. Tebboune à la presse en marge
de la cérémonie de signature d’un protocole d’accord avec le Portugal dans le
domaine de l’habitat.
n
Tindouf 28° n Illizi 32° n
B
SERVICE PU
Tél: (021) 73 67 24 - 73 59 69 - 73 59 04
Fax: (021) 73 61 34 - 73 67 29
CRISE MALIENNE
Alger,
incontournable
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary
Clinton, est arrivée, hier, à Alger, pour
une visite, la deuxième après celle effectuée en février dernier. Parmi les sujets
de prédilection, la crise malienne et la
lutte contre le terrorisme qui sévit dans
le Sahel. «Dans le contexte de ce qui s’est
déroulé dans le Nord-Mali, l’Algérie,
l’Etat le plus puissant du Sahel, doit être
au centre de la solution», déclare un responsable du département d’Etat qui a
accompagné Hillary Clinton. Elle est
«incontournable aussi bien dans le cas
d’un dialogue inter-malien que dans
celui de l’intervention militaire» estime
un diplomate français.
Raisons de cet intérêt croissant ? Elles
sont nombreuses. Primo, une expertise
indéniable dans la lutte contre le terrorisme qu’elle a «combattu» et «seule»
pendant dix ans ; deusio, une influence
auprès des Touareg pour lesquels elle a
servi à plusieurs reprises de médiateur
avec Bamako, notamment en 2006 ; tertio, l’Algérie partage 1.400 km de frontière avec le Mali ; quarto, les deux pays,
l’Algérie et les USA, tout comme l’ONU,
font la distinction entre les groupes
armés terroristes et ceux qui ne le sont
pas et privilégient la solution politique
et diplomatique, y compris avec Ansar
Dine que la France a classé dans un premier temps dans le même panier que
Aqmi et le Mouvement pour l’unicité et
le djihad en Afrique de l’Ouest. Avant de
«nuancer» sa position par la voix de Jean
Félix-Paganon, son monsieur Sahel.
Nuance de taille. Alger et Washington
n’excluent pas le principe d’une opération armée exclusivement africaine si
celle-ci devenait évidente et ciblerait
uniquement les terroristes. Last but not
least, «une intervention au Nord du Mali
est possible sans le soutien militaire de
l’Algérie, mais pas sans son accord»,
dixit Pierre Boilley, directeur du Centre
des études des mondes africains.
Comme beaucoup d’experts, il met en
garde contre une guerre des sables inutile, contagieuse et un probable enlisement. De son côté, la Mauritanie refuse
de s’associer à une intervention militaire
au Nord-Mali. Le Niger, pays voisin du
Mali, aussi. Pour sa part, la France sollicite l’aide de l’Union européenne.
Catherin Ashton, la chef de la diplomatie européenne, présentera, d’ici 30 jours,
un plan pour une «mission au Mali».
Celle-ci impliquera le déploiement de
150 experts militaires pour former, sur
une période de quatre à six mois, les
troupes maliennes et africaines. Le 12
octobre dernier, le Conseil de sécurité a
approuvé une mission militaire internationale au Mali. Il a demandé au SG de
l’ONU, Ban Ki-moon, d’élaborer avec la
Communauté économique des Etats
d’Afrique de l’Ouest et l’Union africaine,
un projet détaillé pour une mission militaire contenant des informations sur le
personnel, les coûts et le type d’activités.
Ce projet doit être achevé d’ici
novembre.
n Djamel Boukrine
Condoléances
Zoheïr Chitour et sa famille, très
peinés par le décès de Mouloud
Oumeziane
(ancien
SG de
l’UGTA, ancien ministre), présentent à sa famille et ses proches leurs
condoléances les plus attristées et
les assurent de leur sympathie agissante.
Qu’Allah Tout-Puissant accorde au
défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui
nous retournons.

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