Carnet de Chant - Rallye Piquelèbe

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Carnet de Chant - Rallye Piquelèbe
Rallye Piquelèbe
Carnet de Chant
Titres
A LA CLAIRE FONTAINE
AMIS, BUVONS
JOYEUX ENFANTS DE LA BOURGOGNE
LES FILLES DE VERNON.
AUX MARCHES DU PALAIS
BOGA, BOGA
CANON POUR LA QUETE / PASSES UN VERRE
DANS LES PRISONS DE NANTES
DERRIER' CHEZ NOUS
ETOILE DES NEIGES
FANCHON
GLOU – GLOU
HOMMAGE AUX PIQUEUX
HYMNES DES CHASSEURS (CHANT FINAL)
JE SUIS UN ARTISTE
JEIKI, JEIKI
LA BLANCHE HERMINE
LA CASTILLANE
LA CHANSON INTERNATIONALE
LA CHASSE A L'OURS
LA COMPLAINTE DE MAINDRIN
LA DAULNE
LA JEUNE FILLE DU METRO
LA MORT DU LIMIER
LE REFUGE
LA MORT DU CERF
LA ANET
LA P'TITE VAVACHE
LA SAINT HUBERT
LE 31 DU MOIS D'AOÛT
LE BERET
LE COR
LE GRAND RETOUR DE CHASSE
LE MARCHAND DE PANIER
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LE PRINTEMPS DE NOVEL
NINON
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CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE
AH QUE NOS PÈRES !
LE TEMPS DES CERISES
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LE TROUBADOUR
LE VIN BLANC
L'ENFANT SANS SOUCIS
LES 80 CHASSEURS
LES ALLOBROGES
LES BELLES MERES
LES COPAINS D'ABORD
LES FILLES DES FORGES
LES HONNEURS / LE BONSOIR
BRETON
LES MONTAGNARDS
NINETTE
PASSANT PAR PARIS
PETITE FLEUR
SE CANTO
ZI GOUI
LA YOYETTE
LA BOITEUSE
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A la Claire Fontaine
A la claire fontaine,
M'en allant promener
J'ai trouvé l'eau si belle
Que je m'y suis baigné
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Sous les feuilles d'un chêne,
Je me suis fait sécher
Sur la plus haute branche,
Un rossignol chantait
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
J'ai perdu mon amie,
Sans l'avoir mérité
Pour un bouquet de roses,
Que je lui refusais
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
Je voudrais que la rose,
Fût encore au rosier
Et que ma douce amie
Fût encore à m'aimer
Chante rossignol, chante,
Toi qui as le cœur gai
Tu as le cœur à rire,
Moi, je l'ai à pleurer
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai,
Si longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai.
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Amis, buvons
Amis, buvons, mes chers amis buvons
Mais n'y perdons jamais la raison.
A force d'y boire, on perd la mémoire
On va titubant le soir, à tâtons
Et l'on court les rues à saute-moutons.
Amis, buvons... {Etc.}
J'en ai tant bu de ce bon vin nouveau
Qu'il m'a troublé l'esprit du cerveau.
Avant que je meure, donnez-moi sur l'heure
De ce bon vin blanc qui brille dans mon verre
Et qui fait chanter tous les amants sur Terre.
Amis, buvons... {Etc.}
Ah, si jamais je vais dedans les cieux
Je m'y battrai avec le bon Dieu.
A grands coups de lance, tapant sur les anges
Je leur ferai voir que c'est mon devoir
De boire du vin du matin au soir.
Amis, buvons... {Etc.}
Ah, si jamais je vais dedans l'enfer
Je m'y battrai avec Lucifer
A grands coups de sabre pour tuer le diable.
Je lui ferai voir que c'est mon devoir
De boire du vin du matin jusqu'au soir.
Amis, buvons... {Etc.}
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Joyeux enfants de la Bourgogne :
Au pied d'une vigne
Je naquis un jour
D'une mère digne
De tous mes amours.
Depuis ma naissance
Elle m'a nourri,
En reconnaissance
Moi je la chéris.
Madère et Champagne,
Approchez un peu,
Et vous, vins d'Espagne,
Malgré votre feu.
Le jus de l'ivrogne
Réclame ses droits.
Devant la Bourgogne,
Saluez trois fois.
Refrain :
Joyeux enfants de la Bourgogne
Je n'ai jamais eu de guignon.
Quand je vois rougir ma trogne
Je suis fier d'être bourguignon,
Et je suis fie-er,
Et je suis fie-er,
Et je suis fier d'être bourguignon.
Refrain :
Assis sous la treille,
Plus heureux qu'un roi,
Toujours ma bouteille
A côté de moi.
Jamais je m'embrouille,
Car chaque matin
Je me débarbouille
Dans un verre de vin.
Refrain :
Ma femme est aimable
Et sur ses appas;
Quand je sors de table
Je ne m'endors pas.
Je lui dis "Mignonne,
Je plains ton destin".
Mais ma Bourguignonne
Jamais ne s'en plaint.
Refrain :
Puisque tout succombe,
Un jour je mourrai
Jusque dans la tombe
Toujours je boirai
Je veux qu'en la cave
Où sera mon corps,
On y mette un verre
Rempli jusqu'au bord !
Refrain :
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Les filles de Vernon
Chante ma trompe, un peu de ma jeunesse,
Qui fait vibrer, les filles de Vernon.
J’ai bien le temps de leur prêter sagesse,
Quand viendra l’heure les cheveux blancs.
Pour être heureux toute la vie,
Il faut s’aimer,
S’aimer d’amour.
Pour être heureux toute la vie,
Il faut s’aimer,
S’aimer toujours.
Chante ma trompe, un peu de ma jeunesse,
Qui fait vibrer, les filles de Vernon.
J’ai bien le temps de leur prêter sagesse,
Quand viendra l’heure les cheveux blancs.
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Aux Marches du Palais
Aux marches du palais
Aux marches du palais
Y a une tant belle fille lon, la,
Y a une tant belle fille.
Elle a tant d'amoureux
Qu'elle ne sait lequel prendre.
C'est un p'tit cordonnier
Qu'a eu sa préférence.
C'est en la lui chaussant
Qu'il lui fit sa demande.
La belle si tu voulais
Nous dormirions ensemble.
Dans un grand lit carré
Orné de toile blanche.
Aux quatre coins du lit
Un bouquet de pervenches.
Dans le mitan du lit
La rivière est profonde.
Tous les chevaux du roi
Pourraient y boire ensemble.
Et nous y dormirions
Jusqu'à la fin du monde
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BOGA, BOGA
Boga, Boga, Mariñela, Mariñela !
Joan behar dugu urrutira, urrutira
Bai indietara, bai indietara
Ez dut, ez dut, nik ikusiko
Zure plai ederra, plai ederra,
Agur, Agur, Ondarroako
Itsaso bazterra
Mariñela ! Boga ! Mariñela !
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Dans Les Prisons De Nantes
Dans les prisons de Nantes
Dans les prisons de Nantes
Et lui délia les pieds
Et lui délia les pieds
Y'avait un prisonnier
Y'avait un prisonnier
Les lui a délié
Les lui a délié
Personne ne viens le voir
Personne ne vient le voir
Le prisonnier alerte
Le prisonnier alerte
Que la fille du geôlier
Que la fille du geôlier
Dans la Loire s'est jeté
Dans la Loire s'est jeté
Un jour il lui demande
Un jour il lui demande :
Dès qu'il fût sur la rive
Dès qu'il fût sur la rive
"Qu'est ce que l'on dit de moi ?"
"Qu'est ce que l'on dit de moi ?"
Il se mit à chanter
Il se mit à chanter
On dit de vous en ville
On dit de vous en ville
Je chante pour les belles
Je chante pour les belles
"Que vous serez pendu"
"Que vous serez pendu"
Surtout celle du geôlier
Surtout celle du geôlier
"Puisqu'il faut que l'on me pende
"Puisqu'il faut que l'on me pende
Si je reviens à Nantes
Si je reviens à Nantes
Déliez moi les pieds
Déliez moi les pieds"
Oui, je l'épouserai
Oui, je l'épouserai
La fille était jeunette
La fille était jeunette
Dans les prisons de Nantes
Dans les prisons de Nantes
Y'avait un prisonnier
Y'avait un prisonnier
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Etoile des neiges
Dans un coin perdu de montagne
Un tout petit Savoyard
Chantait dans le calme d’un soir
Près de sa bergère au doux regard.
Refrain
Etoile des neiges mon cœur amoureux
S’est pris au piège de tes grands yeux
Je te donne en gage cette croix d’argent
Et de t’aimer toute ma vie j’en fais le
serment
Hélas soupirait la bergère
Que répondront nos parents ?
Comment ferons-nous nous n’avons pas
d’argent ?
Pour nous marier dès le printemps.
Alors il partit pour la ville
Et ramoneur il se fit
Sur les cheminées dans le vent et la
pluie
Comme un petit diable noir de suie ?
Refrain
Etoile des neiges sèche tes beaux yeux
Le ciel protège ton amoureux
Ne perd pas courage, il te reviendra
Et tu seras bientôt encore entre ses bras
Et quand les beaux jours fleurissent
Il s’en vint au hameau
Et sa fiancée l’attendait tout là-haut
Parmi les clochettes du troupeau.
Refrain
Refrain
Etoile des neiges sèche tes beaux yeux
Le ciel protège les amoureux
Je pars en voyage pour qu’à mon retour
A tout jamais plus rien n’empêche notre
amour.
Etoile des neiges tes garçons d’honneur
Vont en cortège portant des fleurs
Par un mariage finit mon histoire
De la bergère et de son petit savoyard.
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FANCHON
Amis, il faut faire une pause,
J'aperçois l'ombre d'un bouchon,
Buvons à l'aimable Fanchon,
Chantons pour elle quelque chose,
Refrain
Ah ! Que son entretien est doux,
Qu'elle a de mérite et de gloire,
Elle aime à rire, elle aime à boire,) ter
Elle aime à chanter comme nous,)
Oui comme nous (ter)
Fanchon, quoique bonne Chrétienne,
Fut baptisé avec du vin,
Un Bourguignon fut son parrain,
Une bretonne sa marraine.
Fanchon préfère la grillade
A tous les mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade.
Fanchon ne se montre cruelle
Que lorsqu'on lui parle d'amour.
Mais moi je lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle.
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GLOU – GLOU
Que ce soit des côtes rôties,
Du Champagne ou du Beaujolais:
Venez tous je vous convie
Et vous serez toujours lurons et gais,
Lurons et gais ! Ah, ah, ah, ah !
Refrain :
Glou-glou, glou-glou,
Oh! Ma chère bouteille.
Glou-glou, glou-glou,
Tu n’as pas la pareille.
Glou-glou, glou-glou,
Pour chasser les ennuis.
Glou-glou, glou-glou,
Et fêter les amis !
Au diable soit la politique
Les raseurs et les buveurs d’eau
N’imitons jamais l’Amérique
Et buvons le bon vin de nos coteaux,
De nos coteaux ! Ah, ah, ah, ah !
Refrain
Sonneur si tu veux que tes lèvres
Fassent retentir pleinement
La trompe et que sa voix parvienne
A Saint Hubert et à tous ses servants,
Tous ses servant ! Ah, ah, ah, ah !
Refrain
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Hommage aux Piqueux
Refrain :
La lune éclaire le chenil,
D’une douce mélodie portée par le vent du soir.
Ecoutez la, mes amis,
Sonnez avec moi sans retard,
C’est l’hommage aux piqueux.
La forêt, la plaine et les grands étangs
Murmurent tout doucement.
Chevreuils, cerfs, renards, lièvres et sangliers,
Ils sont là tout étonnés.
Refrain
Maîtres d’équipages, boutons, invités,
Chevaux et chiens rassemblés,
Les piqueux, ils sont venus saluer,
D’un hommage mérité.
Refrain.
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Hymnes des chasseurs (chant final)
Refrain
Chasses, toutes les chasses, nous sommes les chasseurs de France
Forts de nos traditions, chantons ensemble d’un seul cœur
La nature généreuse nous invite chaque matin
Héritage de nos pères pour nos enfants demain
Chasses, toutes les chasses, rassemblons-nous tous en France
Fiers de notre passion, nous resterons toujours chasseurs
Chasseurs, écoute l’appel, la meute carillonne et la trompe lui répond
Chante cette musique, elle chante la montagne et les vallons
Elle chante aussi les bois, les plaines, les lacs, les rivières, les étangs
Elle chante la mer, elle chante la terre, elle chante aussi le soleil et le vent
Refrain
Chasseur, écoute l’appel, la trompe résonne, c’est pour ton bonheur
Chante bien avec elle, pour toutes les chasses, pour tous les chasseurs
A courre, à tir, au vol, sous terre, toutes les chasses sont les plus belles
Pour les gibiers d’eau et de terre, fredonne cette jolies ritournelle
Refrain
Veneur, écoute l’appel, la trompe sonne, entends-tu les récris ?
Chante cette musique, elle chante pour notre noble déduit
Cette fanfare, c’est la plus belle, nous la sonnons depuis longtemps
Tous les chasseurs, les rejoindront, pour la chanter avec nous maintenant
Refrain
Chasseur, écoute l’appel, la trompe résonne, c’est pour St Hubert
Chante cette musique, c’est là le chant final de nos prières
Chantons très fort et sans remords, chassons bien tous avec ardeur
Le son du cor, longtemps encore, accompagnera le chant des chasseurs
Refrain
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Je suis un artiste
Refrain :
solo: Je suis un artiste
chœur: Nous sommes des artistes
solo: Et je reviens de Reims
chœur: Et nous r'venons de Reims
solo: Et je sais jouer
chœur: Et nous savons jouer
solo: Du petit clito
chœur: Du petit clito
tous: Cli,cli, cli,cli, cli,cli,
tous: Flut'baveuse,flut'baveuse...
tous: Caiss caiss caiss...
tous: Cla cla cla, cla cla cla...
Au Refrain
Solo: De la clarinette
chœur: De la clarinette
tous: Cla cla cla, cla cla cla...
Au Refrain
solo: De la grosse caisse
chœur: De la grosse caisse
tous: Caiss caiss caiss...
tous: Cla cla cla, cla cla cla...
Au Refrain
solo: De la flut'baveuse
chœur: De la flut'baveuse
tous: Flut'baveuse, flut’baveuse...
tous: Caiss caiss caiss...
tous: Cla cla cla, cla cla cla...
Au Refrain
solo: De la moule juteuse
chœur: De la moule juteuse
tous: Moul moul moul moul moul moul
tous: Cli,cli, cli,cli, cli,cli,
tous: Flut'baveuse,flut'baveuse...
tous: Caiss caiss caiss...
tous: Cla cla cla, cla cla cla...
Au Refrain
solo: De la grosse bite
chœur: De la grosse bite
tous: Bite bite bite,bite bite bite
tous: Moul moul moul moul moul moul
tous: Cli,cli, cli,cli, cli,cli,
tous: Flut'baveuse,flut'baveuse...
tous: Caiss caiss caiss...
tous: Cla cla cla, cla cla cla...
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JEIKI, JEIKI
Jeiki, jeiki etxekoak,
Argia da zabala,
Argia da zabala!
Itsasotik mintzatzen da
Zilarrezko tronpeta
Bai eta ere ikaratzen
Olandresen ibarra! (bis)
Jeiki, jeiki etxekoak,
Argia da zabala,
Argia da zabala!
Itsasotik hurbiltzen da
Untzi bat kargatua;
Gaitzen denak mentura
Haren atakatzera! (bis)
Jeiki, jeiki etxekoak,
argia da zabala,
argia da zabala.
Itsasoan agiri da
argi gozo biguna,
bere aurrean beldurtuta
ihes doa iluna,
ihes doa iluna.
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La Blanche Hermine
J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon
champ
Une troupe de marins, d'ouvriers, de paysans
Où allez-vous camarades avec vos fusils
chargés
Nous tendrons des embuscades viens
rejoindre notre armée
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et
l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et
Clisson
Où allez-vous camarades avec vos fusils
chargés
Nous tendrons des embuscades viens
rejoindre notre armée
Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre
aux Francs
Mais je dis que c'est folie d'être enchaîné plus
longtemps
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et
l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et
Clisson
Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre
aux Francs
Mais je dis que c'est folie d'être enchaîné plus
longtemps
Elle aura bien de la peine pour élever les
enfants
Elle aura bien de la peine car je m'en vais pour
longtemps
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et
l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et
Clisson
Elle aura bien de la peine pour élever les
enfants
Elle aura bien de la peine car je m'en vais pour
longtemps
Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre
durera
Comme les femmes en noir triste et seule elle
m'attendra
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et
l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et
Clisson
Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre
durera
Comme les femmes en noir triste et seule elle
m'attendra
Et sans doute pense-t-elle que je suis en
déraison
De la voir mon cœur se serre là-bas devant la
maison
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et
l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et
Clisson
Et sans doute pense-t-elle que je suis en
déraison
De la voir mon cœur se serre là-bas devant la
maison
Et si je meurs à la guerre pourrait-elle me
pardonner
D'avoir préféré ma terre à l'amour qu'elle me
donnait
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et
l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et
Clisson
Et si je meurs à la guerre pourrait-elle me
pardonner
D'avoir préféré ma terre à l'amour qu'elle me
donnait
J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon
champ
Une troupe de marins, d'ouvriers, de paysans
La voilà la Blanche Hermine vive la mouette et
l'ajonc
La voilà la Blanche Hermine vive Fougères et
Clisson...
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LA CASTILLANE
Si tard, belle Castillane,
Où vas-tu, lorsque la nuit plane.
Ne crains-tu pas pour ton cœur,
À sa poursuite, un voleur.
Je mettrai mon boléro
Pour être ton caballero
Refrain :
C’est que vois-tu, ma gentille,
Il est sous ton voile noir,
Les plus beaux yeux de Castille,
Les plus beaux yeux que l’on puisse voir.
J’ai vu passer l’Andalouse,
Dont, partout, l’Espagne est jalouse.
J’ai vu son teint bruni,
Mon cœur n’a pas tressailli.
Refrain
Refrain
Tra la la …………….
Tra la la …………….
Tra la la …………….
Tra la la …………….
A te voir danser, ma belle,
Souple comme une gazelle,
Je suis noble fils d’Espagne,
Si tu veux être ma compagne,
Je mettrai sur mon blason,
En lettre d’azur, ton nom.
Refrain + fin bis
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La Chasse A l’Ours
Refrain :
On va à la chasse à l'ours (seul puis
autres)
On arrive devant un lac (seul puis
autres)
On peut pas passer à gauche (seul puis
autres)
On peut pas passer à droite (seul puis
autres)
Alors, il faut nager (seul)
Ouh, ah, ouh, ah, ouh, ah, ouh, ah (tous)
Refrain
On arrive devant une montagne (seul
puis autres)
On peut pas passer à gauche (seul puis
autres)
On peut pas passer à droite (seul puis
autres)
Alors, il faut grimper (seul)
Ouh, ah, ouh, ah, ouh, ah, ouh, ah (tous)
Refrain
On arrive devant un bois (seul puis
autres)
On peut pas passer )à gauche (seul puis
autres)
On peut pas passer à droite (seul puis
autres)
Alors, il faut y aller (seul)
Ouh, ah, ouh, ah, ouh, ah, ouh, ah (tous)
Refrain
On arrive devant une grotte (seul)
On peut pas passer à gauche (seul puis
autres)
On peut pas passer à droite (seul puis
autres)
Alors, il faut rentrer (tous)
Seul :
On avance, on touche, c'est mouillé, y'a
des poils
Tous :
C'EST L'OURS !!!
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La Complainte de Mandrain
Nous étions vingt ou trente
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc
A la mode des, vous m'entendez,
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.
La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un, vous m'entendez,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.
J'entrai dedans sa chambre,
Mon Dieu, qu'elle était grande,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main, vous m'entendez,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.
J'entrai dedans une autre
Mon Dieu, qu'elle était haute,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois, vous m'entendez,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois chariots.
Je les portai pour vendre
A la foire de Hollande
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien, vous m'entendez,
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien coûté.
Ces messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt, vous m'entendez,
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.
Ils m'ont jugé à pendre,
Que c'est dur à entendre
A pendre et étrangler
Sur la place du, vous m'entendez,
à pendre et étrangler
Sur la place du marché.
Monté sur la potence
Je regardai la France
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un, vous m'entendez,
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un buisson.
Compagnons de misère
Allez dire à ma mère
Qu'elle ne m'reverra plus
J' suis un enfant, vous m'entendez,
Qu'elle ne m'reverra plus
J'suis un enfant perdu.
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La Daulne
Dès le matin la Daulne est dans la plaine,
Toujours joyeux guidons les gais refrains,
Que la fatigue nous enlève les peines comme le vin enlève les chagrins !
En l'écoutant fredonner ces berceuses,
Redites encore par les échos mouvant,
Les jeunes filles deviennent amoureuses,
Et les vieillards songent au bon vieux temps.
Et quand le soir, assombrit les vallées,
Quand le soleil, à l'horizon a fui....
Le son du cor, s'étend, dans la vallée,
La Daulne envoie son doux refrain à la nuit ...
Allons amis, la Daulne nous appelle,
Par ses accents si joyeux et si doux !
Que chacun d'entre nous quitte sa belle et nous rejoigne au lieu du rendez-vous !
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La Jeune Fille Du Metro
C'était une jeune fille simple et bonne
Qui demandait rien à personne
Un soir dans l'métro, y avait presse
Un jeune homme osa, je l'confesse
Lui passer la main ... Sur les ch'veux
Comme elle était gentille, elle
s'approcha un peu.
Mais comme a craignait pour ses robes
A ses attaques elle se dérobe
Sentant quelqu'chose qui la chatouille
Derrière son dos elle tripatouille
Et tombe sur une belle paire ... De gants
Que l'jeune homme, à la main, tenait
négligemment.
En voyant l'émoi d'la d'moiselle
Il s'approcha un p'tit peu d'elle
Et comme en chaque homme, tout de
suite
S'éveille le démon qui l'habite
Le jeune lui sorti ... Sa carte
Et lui dit j'm'appelle Jules, et j'habite
rue Descartes.
L'métro continue son voyage
Elle se dit c'jeune homme n'est pas sage
Je sens quelque chose de pointu
Qui d'un air ferme et convaincu
Cherche à pénétrer ... Dans mon cœur
Ah qu'il est doux d'aimer, quel frisson
de bonheur.
Ainsi à Paris, quand on s'aime
On peut se le dire sans problème
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La Mort du Limier
Le vieux chien s’aperçoit que son jarret se
lasse
Et son flair si subtil maintenant le trahit,
Comprenant que son cœur avec l’âge se
glace,
Un chagrin sombre l’envahi
Pourtant il ne veut pas, comme un roquet
vulgaire,
Finir ignoblement, sur un tas de fumier,
Lui, qui d’un équipage en renom fut
naguère
Le plus implacable limier.
C’est en pleine forêt, aux alentours d’un
chêne
Où plus d’un solitaire a tenu les abois,
Qu’il tombera laissant sa dépouille
prochaine
Aux tombeaux muets des grands bois
Là se couchant en rond dans la fraîcheur
des herbes,
Avant de trépasser, il veut revivre encore
Le souvenir lointain des hallalis superbes
À l’appel éclatant des cors.
Et les beaux rendez-vous, les jours de
grande chasse,
Les clameurs du lancé, les galops furieux,
Les curées aux flambeaux, au bord de la
terrasse
Lui reviennent devant les yeux.
Il songe aux vieux piqueux, son
compagnon de gloire,
En même temps que lui, en maints
combats blessé
A la blonde duchesse, aux doigts fluets
d’ivoires,
Dont il fut un jour caressé.
Il songe et lentement, se lève de sa
couche,
Croyant ouïr la voie qui le héla souvent,
Puis appuyant son flanc trop lourd sur
une souche,
Il meurt debout, il meurt debout
Il meurt debout, le nez au vent.
Page | 26
Le Refuge
Je sais dans la montagne, un refuge perdu
Qui se mire à l'eau claire, des lacs verts d'Orgelus.
Ouvert aux quatre vents, aux voyageurs perdus
Dans la brume et la neige, comme un port du Salut.
Qu'il fait bon, s'endormir au refuge le soir,
Près du feu qui s'éteint, au pays des isards.
Je sais dans la montagne, un refuge perdu
Entouré d'asphodèles, de sapins chevelus.
Une histoire d'amour, a commencé là-bas
Par une nuit d'octobre, j'y ai dormi près de toi.
Qu'il fait bon, s'endormir au refuge le soir,
Près du feu qui s'éteint, au pays des isards.
Ton cœur est mon refuge et tes yeux sont pour moi
Ces lacs verts où se mirent mon bonheur et l'amour
Et dans ma solitude, j'y viens chercher souvent
Un soupir qui rassure, un regard apaisant.
Qu'il fait bon, s'endormir au refuge le soir,
Près du feu qui s'éteint, au pays des isards.
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LA MORT DU CERF
Sur le val empourpré d'or
La nuit descend, calme et sereine
Et l'on entend le son du cor
Pleurer ainsi qu'une âme en peine
Sur le val empourpré d'or,
C'est la nuit, tout s'apaise et s 'endort
Les chiens sont las de chasser
Le cerf est à bout de courage
Voici l'étoile du berger
L'étoile qui guida le mage
Les chiens sont las de chasser
Le cerf s'arrête pour souffler.
Sur la mare de velours
Loin de la meute dépitée
Le cerf s'arrête pour toujours
Séparé de sa biche aimée
Sur la mousse de velours
Le cerf meurt en bramant ses amours.
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L’ANET
A Tronçais, en tête de chasse,
Quel est cet aimable veneur,
Nous le saluons quand il passe,
C'est Anet, sur son voltigeur.
Le matin aux bois,
Le cerf aux abois,
Mais quand vient minuit,
Jamais hallali.
Rallye la Pucelle,
On aime les belles,
Mais soyons discrets,
Sonnons la Anet.
A Tronçais, en tête de chasse,
Quel est cet aimable veneur,
Nous le saluons quand il passe,
C'est Anet, sur son voltigeur.
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LA P'TITE VAVACHE
J'ai acheté une vache à 3 ou 400 francs
(bis)
Qui mangeait les choux rouges et
laissait les choux blancs
Refrain
.Je l'aimais tant ma p'tite vavache) (bis)
Je l'aimais tendrement. )
Qui mangeait les choux rouges et
laissait les choux blancs (bis)
Elle rentra par hasard dans le champ
des Durand
Refrain
Elle rentra par hasard dans le champ
des Durand (bis)
Elle y vola un choux qui valait ben 100
francs
Refrain
Elle y vola un choux qui valait ben 100
francs (bis)
Et un paquet d'carottes qu'en valait ben
autant
Refrain
Et un paquet d'carottes qu'en valait ben
autant (bis)
Au tribunal de Vannes ce fut le
jugement
Refrain
Au tribunal de Vannes ce fut le
jugement (bis)
Elle souleva sa queue et s'assit sur le
banc
Refrain
Elle souleva sa queue et s'assit sur le
banc (bis)
Tenez monsieur Durant &&, vote choux
je vous le rends
Refrain
Tenez monsieur Durant &&, vote choux
je vous le rends (bis)
Mais pas l'paquet d'carottes qu'était si
succulent.
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La Saint Hubert
Ô Saint Hubert, patron des grandes
chasses,
Toi qu'exaltait la fanfare au galop,
En poursuivant le gibier à la trace
Tu le forçais sous l'élan des chevaux.
Nous les derniers descendants de ta
race,
Arrache-nous aux plaisirs avilis.
Remplis nos cœurs de jeunesse et
d'audace
Dans la forêt fais-nous chasseurs hardis.
Le cri de chasse ou le dur cri de guerre
Sus à la bête et courrons la traquer.
Tu vis un jour qu fond de hallier sombre
Où tes limiers se pressaient aux abois
La Croix du Christ que le grand cerf dans
l'ombre
Couronnait par l'auréole des bois
Mystique appel qui conquis ta grande
âme
Tu dis aux coures un méprisant adieu
Montre à nos yeux cette divine flamme
Sauve d'abord du bocage à l'Ardenne
Notre forêt si chère aux vieux Gaulois
Pour qu'à ses chants notre jeunesse
apprenne
Les fiers secrets gardés par les grands
bois.
Et conduis-nous camper sur les hauts
lieux.
Quand le Seigneur la chasse terminée
Appellera notre nom à son tour
Epargne-nous les tristes mélopées
Fais nos yeux prompts et fais nos lèvres
claires
Pour bien lancer quand viendra le
danger
Tu sonneras pour nous le point du jour.
Au grand galop pour célébrer ta gloire
Nous bondirons en poussant l'hallali
Et nous ferons au fracas des fanfares
En ton honneur trembler le paradis.
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LE 31 DU MOIS D'AOÛT
Le trente et un du mois d'août,
Nous aperçûmes sous l'vent à nous.
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
C'était pour aller à Bordeaux.
Le lieutenant, fier z'et hardi,
Lui répondit : "Ah, pardieu, oui !
Faites monter tout l'équipage,
Hardis gabiers, gai matelots,
Faites-les monter bien vite en haut !"
Refrain.
Buvons un coup, la la, buvons en deux,
la la
A la santé des amoureux
A la santé du roi de France
Et zut pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclarer la guerre !
Vire-lof pour lof, en bourlinguant
Nous l'attaquâmes par son avant,
A coup de haches, à coup de sabres,
De piques, de couteaux,
d'mousquetons,
Nous l'avons mis à la raison.
Le capitaine au même instant
Fit appeler son lieutenant :
« Voilà l'Anglais t'sens-tu l'courage
D'aller l'attaquer à son bord
Savoir qui sera le plus fort.»
Que dira-t-on de lui tantôt
En Angleterre et à Bordeaux
Pour s'être laissé ainsi surprendre
Par un brigantin d'six canons,
Lui qu’en comptait trente et six bons.
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Le Beret
Chaque pays possède sa coiffure :
Le marocain porte un fez rigolo,
Le mexicain ne manque pas d’allure
En arborant son vaste sombrero !
Le bon bourgeois, ce n’est pas un reproche,
Porte un melon, tant mieux si ça lui plaît,
Moi, mon chapeau, je le mets dans ma poche,
Je suis gascon et porte le béret.
Notre béret c’est toute la Gascogne,
Et "per canta nouste beth ceü de Paü"
Nos montagnards aux jambes de cigogne,
Avec orgueil le portent en haut "ataü" Et avec
çà c’est tellement pratique,
Quand M’sieur l’Curé sur la roue apparaît
Où le paysan dépose-t-il sa chique ?
Mais "Diü Biban" mais c’est dans son béret.
Le béarnais aime le mettre en pointe,
Le basque, lui, le met sur l’occiput,
Et le landais, sans reproche et sans crainte,
Le pose ainsi quand il veut dire "zut",
C’est tout petit mais c’est une merveille
Pour réfléchir c’est ainsi qu’on le met,
Et pour crâner on le met sur l’oreille
Quel orateur ce coquin de béret !
Quand grand-papa travaille dans la vigne,
Et qu’à l’église on sonne tant et plus,
Pour la prière, il l’enlève et se signe,
Plus de béret quand sonne l’angélus.
Les parisiens dont l’enfant n’est pas sage,
Pour le fesser prennent un martinet,
Un martinet ! C’est un truc de sauvage,
Nous on lui flanque un bon coup de béret.
Lorsqu’à Bayonne, on joue à la pelote,
C’est son béret que l’on jette au vainqueur,
Et ce béret c’est pas de la gnognote
Puisque dedans on a mis tout son cœur !
Et le dimanche, il fait bon qu’on le sache
A la plazza ça fait beaucoup d’effet,
Nos jeunes gens vont exciter la vache,
Pour la sauter pieds-joints dans le béret,
Votre béret a fait le tour du monde,
Tous les champions qui battent un record
L’ont adopté sur la terre et sur l’onde,
Car un béret çà tient, coquin de sort,
Malgré le vent et malgré le cyclone,
Il est solide et peut-être, qui sait ?
Alphonse XIII aurait gardé son trône
S’il avait eu pour couronne un béret.
Quand le conscrit quitte sa fiancée
C’est le béret qui rythme les adieux,
Quand il est loin, seul avec sa pensée,
C’est au béret qu’il parle avec les yeux.
Je ne veux pas vous parler de la guerre,
Quelques grincheux me le reprocheraient
Mais vous savez tout ce qu’ils ont pu faire
Les petits gars qui portaient le béret.
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LE COR
C’est le cor du grand Roland
Qui sonne affolant
Sous le ciel sanglant.
C’est le cor du roi Saint Louis
Sonnant l’hallali
Des païens maudits.
Refrain :
Dans le soir d’or résonne, résonne,
Dans le soir d’or résonne le cor!
Résonne, résonne, résonne le cor] bis
Dans le soir d’or résonne, résonne,
Dans le soir d’or résonne le cor!
C’est le cor du gai Du Guesclin
Harcelant sans fin
L’anglais qui le craint.
C’est le cor de Jeanne Lorraine
Qui sonne et s’égrène
Dans la nuit sereine.
Refrain
C’est le cor du preux Bayard
Qui dans le brouillard
Rallie les fuyards.
C’est le cor de Hoche et Marceau
Des gars en sabots
Sauvant nos drapeaux.
Refrain
C’est le cor des chasseurs de fer
Tenant quatre hivers
Des Vosges à l’Yser.
C’est le cor qui sonne le jour
Où la gloire à courre
Condé, Luxembourg.
Refrain
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Le Grand Retour De Chasse
Quand la nuit tombe, une colombe rode
sans bruit
Sous la ramée, calme embaumé, le jour
a fui.
Dans tes bois. Dans tes bois
Plein d’émoi. Plein d'émoi
Le cerf aux abois
Fut forcé, si lassé,
Harassé, terrassé
Bellement chassé.
Après une si jolie fête,
A partir, il faut qu'on s'apprête
Piqueurs et valets.
Rappelez vos chiens perdus dans la
forêt.
Au manoir, dame châtelaine
Nous remerciera de nos peines,
Piqueurs et veneurs
En rentrant nous lui sonnerons les
honneurs.
La biche pleure au bord de l'étang
Car son faon est mort et pourtant elle
attend.
Un vieux dix cors va la consoler,
Tends les jarrets, gare au prochain bienaller
Ah ! Vive la chasse
Roi des plaisirs, car sans loisirs
Il nous faut courir
Sans qu'on se lasse
Par les forêts, les champs et les guérets.
(BIS)
Adieu, adieu, belle forêt
Rentrons au château sans arrêt,
L'heure du retour a sonné
Et aussi celle du dîner
Quittons nous dans l'espoir
De bientôt nous revoir. (BIS)
Plus d'hallali, car c'est fini
Pour aujourd'hui
Rentrons sans bruit !
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LE MARCHAND DE PANIER
Il est venu chez moi, Le marchand de
panier,] bis
Il est venu chez moi, Demander à
coucher.
Refrain :
Et je tape, tape, tape, et je tape le
panier,
Et je tape, tape, tape, et je tape le
panier.
Il est venu chez moi, Demander à
coucher. ] Bis
Et je l’ai fait coucher, Avec ma fille
aînée.
Refrain
Et je l’ai fait coucher, Avec ma fille
aînée. ] Bis
Et à minuit sonné, Le plancher a craqué.
Refrain
Et à minuit sonné, Le plancher a craqué.
] Bis
Que faites-vous là-haut, Là-haut sur le
plancher.
Refrain
Que faites-vous là-haut, Là-haut sur le
plancher. ] Bis
J’apprends à votre fille, A faire des
paniers.
Refrain
J’apprends à votre fille, A faire des
paniers. ] Bis
Et au bout de trois mois, Le panier
commencé.
Refrain
Et au bout de trois mois, Le panier
commencé. ] Bis
Et au bout de six mois, Le panier à
moitié.
Refrain
Et au bout de six mois, Le panier à
moitié. ] Bis
Et au bout de neuf mois, Le panier
terminé. Bis
Refrain
Et au bout de neuf mois, Le panier
terminé. ] Bis
Ma grand-mère leur a dit, Il faut
recommencer. Bis
Refrain
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LE PRINTEMPS DE NOVEL
Novel est à mon cœur ce qu'un joli jardin
Est à une’ petite' fleur, je m'y trouve si bien !
Et je reviendrai, aux prochaines saisons,
A Novel pour sonner avec l'ami Gabon.
Ecoute le coucou au fond du vallon !
Il chante le printemps dans la Savoie,
Et c'est la trompe de Gabon qui lui répond comme autrefois,
Quand les ours des Grisons étaient seigneurs des bois.
La lune monte dans le soir, là-haut, sur la Landoche,
On écoute sans voix, au pied des grandes ro - o - oches,
La chanson des ci - imes
Et des grands abî - îmes.
Ecoute le coucou au fond du vallon !
Il chante le printemps dans la Savoie,
Et c'est la trompe de Gabon qui lui répond comme autrefois,
Quand les ours des Grisons étaient seigneurs des bois.
Novel est à mon cœur ce qu'un joli jardin
Est à une’ petite' fleur, je m'y trouve si bien !
Et je reviendrai, aux prochaines saisons
A Novel pour sonner avec l'ami Gabon.
Et je reviendrai, aux prochaines saisons,
A Novel pour sonner, comme au temps de Gabon.
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NINON
J'ai connu une fille brune
Que j'aimais bien tendrement
Cet amour que j'aimais tant
N'a duré qu'un clair de lu - une.
Elle avait un joli nom,
Le joli nom de Ninon (bis)
Que de fois, dans la vallée
A travers les sentiers perdus,
J'ai baisé ses jolis pieds nus,
Tout humides de rosé - é - e
J'ai gravé dans un sillon
Le joli nom de Ninon (bis)
Maintenant cette fille brune
Porte des robes de velours,
Elle en change autant de fois
Que le ciel change de lu - une …
Ell'n'a plus son joli nom,
Le joli nom de Ninon (bis).
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CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE
Chevaliers de la table ronde
Goûtons voir si le vin est bon
Goûtons voir oui oui oui
Goûtons voir non non non (bis)
Goûtons voir si le vin est bon.
S'il est bon, s'il est agréable
J'en boirai jusqu’à mon plaisir
J'en boirais oui oui oui …
Si je meurs, je veux qu'on m'enterre
Dans une cave où ya du bon vin.
Les deux pieds contre la muraille
Et la tête sous le robinet.
Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quatr'coins du drap.
Pour donner le discours d'usage
On prendra le bistrot du coin.
Et si te tonneau se débouche
J'en boirai jusqu'à mon loisir.
Et s'il en reste quelques gouttes
Ce sera pour nous rafraîchir.
Sur ma tombe je veux qu'on inscrive
" Ici gît le roi des buveurs ".
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AH QUE NOS PÈRES !
Ah que nos pères étaient heureux (bis)
Quand ils étaient à table
Le vin coulait à flots joyeux (bis)
Ça leur était fort agréable.
Refrain.
Et ils buvaient à pleins tonneaux
Comme des trous
Comme des trous Morbleu,
Bien autrement que nous Morbleu,
Bien autrement que nous.
Ils n'avaient ni riches buffets (bis)
Ni verres de Venise,
Mais ils avaient des gobelets (bis)
Aussi grands que leur barbe grise.
Refrain
Ils ne savaient ni le latin (bis)
Ni la théologie,
Mais ils avaient le goût du vin (bis)
C'était là leur philosophie.
Refrain
Quand ils avaient quelques chagrins (bis)
Ou quelques maladies,
Ils plantaient là le médecin (bis)
Apothicaires et pharmacie.
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Le Temps Des Cerises
Quand nous chanterons le temps des
cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cur !
Quand nous chanterons le temps des
cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur !
Mais il est bien court, le temps des
cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles...
Cerises d'amour aux robes pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de
sang...
Mais il est bien court, le temps des
cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en
rêvant !
Quand vous en serez au temps des
cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour,
Evitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez au temps des
cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour !
J'aimerai toujours le temps des cerises,
C'est de ce temps-là que je garde au cur
Une plaie ouverte !
Et dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur...
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cur !
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Troubadour
J'ai fait le tour du monde
Et partout j'ai baisé
Les brunes et les blondes
Au creux des fossés
J'ai baisé les grenouilles
Enculés les crapeaux
Qui me suçaient les couilles
Le soir au bord de l'eau
C'est la reine d'Angleterre
Qui traversait les mers
Pour voir si les Français
Baisaient mieux qu'les Anglais
Ah saperlipopette
Y a trente-six positions
C'est encore la levrette
Qui remporte le pompon!
C'est le trou-baba
C'est le troubadour
Qui baise la nuit Ha!
Qui baise le jour
C'est le trou-baba
C'est le troubadour
Qui baise la nuit et le jour
Le troubadour!
C'est la reine d'Autriche
Qui sur un canapé
Se faisait ploter les miches
Par un jeune Français
Et neuf mois plus tard
Oh chose inattendue
Se rendit qu'compte qu'son ventre
était plus gros qu'son cul
C'est la reine d'Espagne
Qui dit á son mari
Oh j'aime le champagne
Mais je préfère ton vit
Ce soir sous les tonnelles
Mon petit Alfonso
Je te taillerai une plume
Pour mettre á ton chapeau
C'est la reine d'Italie
Qui avait l'jet si puissant
Qu'elle arrose la Serbie
Par-dessus les Balkans
C'est l'empereur de Siam
Qui était impuissant
Y faisait jouir sa femme
Par deux éléphants blancs
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LES QUATRE-VINGTS CHASSEURS
A l’ouverture de la chasse
Dans un pays (riche en gibier), (bis)
Une Marquise aux fins limiers,
Dont l’esprit égalait la grâce,
Invita de nombreux chasseurs,
Mais quelle ne fut notre surprise.
Quand la journée fut terminée,
Que chacun songe (à ses amours),] bis
La Marquise dans ses beaux jours,
Par tous fut alors convoitée.
Chacun d’eux obtint ses faveurs
Car la noble dame était grise.
Refrain
Au rendez-vous de la Marquise, nous
étions quatre-vingts chasseurs. ] Bis
80, 80, 80, 80, 80 chasseurs] bis
Et qui n’avaient pas peur.
Refrain
Et dans le lit de la Marquise, nous étions
quatre-vingts chasseurs. ] Bis
Allons chasseurs, vite en campagne,
Dit la Marquise (il faut partir),] bis
Que chacun prenne son plaisir,
Le son du cor vous accompagne,
En avant des cris des chasseurs,
Plus d’une biche fut surprise.
Refrain
Car dans les bois de la Marquise, nous
étions quatre-vingts chasseurs. ] Bis
Après cette nuit mémorable,
La Marquise (neuf mois plus tard),] bis
Accoucha d’un joli moutard,
Aujourd’hui chasseur redoutable.
De sa vie ignorant l’auteur,
L’enfant voulut qu’on l’en instruise.
Refrain
Tu es, lui dit notre Marquise L’enfant de
quatre-vingts chasseurs. ] Bis
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Les Allobroges
Je te salue, ô terre hospitalière
Où le malheur trouva protection ;
D'un peuple libre arborant la bannière,
Je viens fêter la Constitution.
Je t'ai quitté, berceau de mon enfance,
Pour abriter sous un climat plus doux.
Mais au foyer j'ai laissé l'espérance,
En attendant,
En attendant, je m'arrête chez vous.
Au cri d'appel des peuples en alarme
J'ai répondu par un cri de réveil.
Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes
Restèrent tous dans un profond sommeil.
Relève-toi, Polonais héroïque,
Car pour t'aider, je m'avance à grands pas.
Secoue enfin ce sommeil léthargique
Et sois-en sûr,
Et sois-en sûr, tu ne périras pas.
Un mot d'espoir à la belle Italie :
Courage à vous, Lombards, je reviendrai.
Un mot d'amour au peuple de Hongrie !
Forte avec tous et je triompherai.
En attendant le jour de délivrance,
Priant les dieux d'écarter les courroux.
Pour faire luire un rayon d'espérance,
Bons Savoisiens,
Bons Savoisiens, je resterai chez vous.
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Les Copains d’abord
Non ce n'était pas le radeau
De la Méduse ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père pénard
Sur la grand' mare des canards
Et s'app'lait les copains d'abord
Les copains d'abord.
Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la littérature
N'en déplaise au jeteur de sort
Au jeteur de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salaud
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord.
C'étaient pas des amis de luxe
Des petits castors et pollux
Des gens de Sodom' et Gomorrh'
Sodom' et Gomorrh'
C'était pas des amis choisis
Par Montaigne et La Béotie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord.
C'étaient pas des anges non plus
L'évangile ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient tout'voiles dehors
Toutes voiles dehors
Jean-Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur crédo leur confiteor
Aux copains d'abord.
Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils tapaient en détresse
Qu'leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit des sémaphores
Les copains d'abord.
Au rendez-vous des bons copains
Y'avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord
C'est qu'il était mort.
Oui mais jamais au grand jamais
Son trou dans l'eau ne s'refermait
Cent ans après coquin de sort
Il manquait encore.
Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qu'ait tenu le coup
qui n'ait jamais viré de bord
Mais viré de bord
Il naviguait en père pénard
Sur la grand' mare des canards
Et s'app'lait les copains d'abord
Les copains d'abord.
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Petite Fleur
Petite fleur dans ta prison cachée
Toi comme moi, tu cherches le bonheur.
Bien tristement sur la tige penchée
Tu vois pâlir ton teint lisse vermeil.
Refrain
Reviendras-tu au pied de la montagne?
Où j'ai laissé mon amoante et mon cœur en attendant
Seras-tu ma compagne
Petite fleur, seras-tu ma compagne?
Petite fleur, petite fleur.
Petite fleur, comme toi je regrette
Ce doux pays auquel tu dis adieu
Mais que ce jour soit grand jour de fête
Il reviendra par la bonté de Dieu.
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La Yoyette
De bon matin le grand Pierrou se
lève (bis)
Met son chapeau sur le côté
Chez la Yoyette il est allé (bis)
Bien le bonjour beau-père et bellemère (bis)
Bien le bonjour vous soit donné
A la Yoyette il faut parler !... (Bis)
"Apportez donc, ici sur cette table, (bis)
Du bon vin blanc du saucisson
Pour régaler ce bon garçon !" (Bis)
Son frère Jean un bon garçon
Fera très bien la commission !... (Bis)
Tout en rentrant dedans la sainte
Eglise (bis)
Prit l'eau bénite en se signant
Disant : "Yoyette allons-nous en !" (Bis)
Qu'y a-t-il donc à la maison qui
presse ? (bis)
"Ton amant Pierre est arrivé
Son tendre cœur te veut parler !" (Bis)
"Je ne suis pas venu ici pour boire (bis)
Ici pour boire ou pour manger
De mariage il faut parler..." (Bis)
Mais la Yoyette elle est encore
jeunette (bis)
Faites l'amour en attendant
Que la Yoyette elle ait vingt ans... (Bis)
Mais la Yoyette, elle est à la
grand'messe (bis)
A la grand' messe à Saint Denis
Tardera pas à revenir !... (Bis)
Non non l'amour je ne veux plus la
faire (bis)
Garçon qui fait l'amour longtemps
Risque bien de perdre son temps... (Bis)
Et par qui donc l'enverrons-nous
chercher !... (Bis)
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La Boiteuse
Quand la boiteuse s'en va au marché
(bis)
Elle n'y va jamais sans son panier (bis)
Et elle s'en va le long de la rivière
Tortillant du cul, des fesses et du
derrière
Refrain:
Ah! Jamais on n'a vu, non jamais vu
Un aussi beau cul que celui de la
boiteuse
Ah! l'on ne verra plus, ne verra plus
Une boiteuse avec un si beau cul
Sur l'air du tralala la (bis)
Sur l'air du tralala la lala
Quand la boiteuse s'en va au rugby (bis)
Elle n'y va jamais sans son demi
Et elle s'en va, le long de la rivière
Tortillant du cul, des fesses et du
derrière
Refrain
Quand la boiteuse va faire la feria (bis)
On voit son tapanari dans les bodegas
(bis)
Et elle s'en va tout le long des terrasses
En montrant son cul, ses fesses et ses
jambasses
Refrain
Quand la boiteuse vient à Pézénas (bis)
C'est pour se confesser au curé de
Conas (bis)
Et elle s'en va, le long de la 113
Tortillant du cul, des fesses de la
prothèse
Refrain
Refrain
Quand la boiteuse vient à Lézignan (bis)
Elle montre son oignon à tous les
habitants (bis)
Et elle s'en va le long de la rivière
Tortillant du cul, des fesses et du
derrière
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