Le respect du cheval

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Le respect du cheval
Le respect du cheval : un
devoir et un axe de
communication.
Vendredi 30 mai 2014 – N° 32 sur RTL face à Alain de Royer Dupré et Jean d'Indy, elle n’a pas su citer un seul hippodrome, ni un seul centre d’entraînement sur lequel elle aurait pu se rendre. Pire, répondant à une interpellation d’Alain de Royer Dupré, elle a presque avoué confondre les courses et le concours hippique. Il y a quelques semaines, la tête de liste d’Europe Ecologie les Verts dans le Sud Est, et depuis réélue députée européenne mettait les amoureux du cheval et des courses en émoi. Selon ses propos dans les colonnes du Paris Turf, nos chevaux seraient dopés, nos sauteurs dressés avec des méthodes barbares, nos professionnels guidés uniquement par l’argent au mépris du «bien être animal». Nous sommes nombreux à avoir réagi, de Jean d’Indy pour France Galop à Loïc Malivet au nom de son syndicat des éleveurs. J’ai moi même , en tant que représentant des propriétaires et des éleveurs adressé ma contribution indignée – et sincère -­‐ à Paris Turf. Mais la période des réponses légitimes dépassée, il convient de s’interroger sur les raisons de ce dérapage et d’en tirer des conclusions concrètes. Mais si elle a tenu ces funestes propos, c’est aussi parce qu’elle a une image désastreuse de notre activité, un mépris pour les paris hippiques et pour les parieurs, une ignorance de nos valeurs, de la passion qui nous anime. Dans un récent Grain de Sel j’évoquais le désamour entre les courses et les dirigeants politiques. Nous y sommes en plein, avec la caricature en plus. Evidemment, nous sommes certains de la puissance de nos arguments. Nous savons que notre contrôle anti-­‐doping laisse peu d’espace à la tricherie, que la passion est le moteur de la plupart d’entre nous et que le respect du cheval est une valeur plus que partagée. Mais cela ne suffit pas. De même, nous pouvons être satisfaits d’avoir limité l’usage de la cravache et d’en sanctionner les abus, d’avoir homologué un modèle de cravache «courses». Le budget de France Galop comporte une ligne de 300.000 euros d’aide directe à la Ligue de Protection du Cheval et à l’Ecurie Seconde Chance de Sylvain Martin pour gérer dignement quelques centaines de chevaux en fin de carrière, cette aide s’ajoutant à des contributions volontaires de propriétaires…. Le déficit d’image. Il est évident que Madame Rivasi ne connaît rien aux courses, au cheval, sans doute aux animaux et à la nature. Dans l’émission de Bernard Glass Bref, nous n’avons pas à rougir face aux calomnies de Madame Rivasi. Mais nous devons être bien conscients que cela ne suffit pas à inverser durablement le déficit d’image qui est le nôtre dans ce domaine. Un axe de communication majeur. Il ne suffit donc pas de verser quelques subventions à une association et de baptiser discrètement une course à Auteuil «Prix de la Ligue de Protection du Cheval» pour estimer avoir fait le nécessaire. Je pense qu’il nous faut bâtir un plan de communication visible, qu’il faut profiter de nos grands événements pour braquer les projecteurs sur ce que nous faisons, d'accélérer aussi nos actions. Il y a quinze jours, le Grand Steeple s’est associé à une belle association «ELA» qui s’occupe de familles confrontées à la maladie. C’est une belle et généreuse idée que je soutiens totalement. Mais pourquoi ne met-­‐on pas autant de moyens et d’énergie pour valoriser ce que nous faisons vis à vis des chevaux en fin de carrière? Pourquoi ne pas proposer à des organes de presse hors de notre sphère strictement hippique pour monter un dossier sur le respect des chevaux; sur l'amour qu'ils suscitent. Je suis certain que, par exemple, la revue «Jour de Cheval» se prêterait volontiers à l’exercice. Une responsabilité collective. Je n’ai pas attendu les prétendues leçons de Madame Rivasi pour militer pour cette cause. Il y a quelques temps j’avais écris à mes homologues présidents du Syndicat des Propriétaires et du Syndicat des Eleveurs pour leur proposer une action commune. Ainsi, j’y suggérai que nous reversions 1 ou 2 euros prélevés sur les cotisations de nos adhérents pour participer ensemble à l’œuvre collective ou pour développer une initiative commune. Non seulement l’image des courses en serait améliorée mais l’implication concrète, l’utilité directe de nos cotisations s’en trouverait un peu plus valorisée. Mon courrier était alors resté lettre morte et je le regrette. Je proposais à mes collègues une action solidaire, concrète. Défendre les propriétaires ne se fait pas uniquement à coup de communiqués vengeurs. Ils ont fait -­‐ à l’époque -­‐ la sourde oreille. Si ce Grain de Sel peut permettre de relancer cette idée…ou d’autres, j’aurai peut être fait alors œuvre utile. En attendant, c'est l'action de chacun d'entre nous, tous les jours et, bien sûr, particulièrement au moment de trouver une nouvelle vie pour nos chevaux en fin de carrière, qui sera à la fois la démonstration de notre amour et notre respect pour le cheval, et l'exemple qui sera la meilleure des communications. Nous sommes tellement sûrs de notre cause que, souvent nous prenons pour acquis la perception positive qu'en ont les autres. Qu'au moins la désastreuse position prise par la tête de liste Europe Ecologie Les Verts du Sud Est soit l'occasion de nous mobiliser, de nous unir pour une démarche de communication et de vérité. Si vous ne recevez pas ce bulletin hebdomadaire par mail, il suffit de vous inscrire en nous adressant un courriel à [email protected]