Nous sommes environ 70 000

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Nous sommes environ 70 000
Nous sommes
environ 70 000
[Les noms et emplacements des différentes nations algonquiennes vers 1500] © Service national du RÉCIT de l'univers social, www.recitus.qc.ca
En 1500, les Algonquiens sont environ 70 000 dans l’est du Canada. En comparant la grandeur du territoire
qu’ils occupent et leur nombre, on les imagine très dispersés. Il est difficile de connaître le nombre exact
d’Algonquiens. Pourquoi? Parce qu’ils ne faisaient pas de recensement comme nous les faisons
aujourd’hui ou comme le faisaient les Incas en Amérique du Sud à la même époque.
Un regroupement de clans
Les Algonquiens sont des Amérindiens qui partagent des langues qui se ressemblent, mais ils ne forment
pas un seul groupe uni. Ils sont divisés en plusieurs nations. Les nations qui font partie des Algonquiens
ont en commun une langue, des habitudes, un mode de vie nomade et une culture semblable. Par contre,
chaque nation a ses particularités. Chacune d’entre elles est composée de quelques bandes, qui sont des
groupes de 35 à 75 personnes de deux ou trois familles. Parmi les Algonquiens on retrouve les nations
suivantes : les Abénakis, les Algonquins, les Atikameks, les Béothuks, les Cris, les Malécites, les Micmacs,
les Innus et les Naskapis.
Lexique
Nomade:
Personne qui se déplace souvent pour vivre.
Amérindien:
Peuples qui habitaient l’Amérique à l’arrivée des Européens.
Recensement:
Enquête qui permet de connaître le nombre de personnes qui habitent une région.
Malécite:
Peuple de la famille algonquienne, voisin des Micmacs.
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Creative commons
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Des nomades
[Les Algonquiens se déplacent souvent afin de trouver les meilleurs endroits où chasser] ©
Création Bernard Duchesne
Les Algonquiens sont nomades, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’habitation fixe. En été, ils forment de
grands groupes et s’établissent près d’une rivière ou d’un lac. Ils passent tout l’été au même endroit et
se nourrissent du poisson qu’ils pêchent. L’hiver, lorsque les lacs et les rivières sont gelés, ils se
déplacent et vont s’établir dans la forêt. À cette époque de l’année, les Algonquiens chassent le petit
et le gros gibier. Il est plus facile pour eux de chasser le gros gibier comme l’orignal parce qu’il se
déplace lentement dans la neige épaisse.
Se disperser pour survivre
Les Algonquiens se nourrissent surtout de viande. En hiver, ils se dispersent en petites bandes pour
ne pas chasser sur le territoire des autres bandes. Dès qu’il n’y a plus de gibier à un endroit, ils se
déplacent vers un endroit où la chasse est meilleure. Dans un même hiver, les Algonquiens déplacent
plusieurs fois leur campement et ne restent pas plus de 15 ou 20 jours au même endroit.
Lexique
Nomade:
Personne qui se déplace souvent pour vivre.
Auteur : Alexandre Lanoix
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Les activités de survie :
Cueillir
Chasser
Pêcher
Cultiver
[La chasse aux cerfs chez les Hurons, illustrée par Samuel de Champlain] © Samuel de Champlain / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES Canada / c-113066
Cueillir, chasser et pêcher
Les Algonquiens et les Iroquoiens ont en commun de pratiquer certaines activités de subsistance : la
cueillette, la chasse et la pêche permettent à toutes les nations amérindiennes de se nourrir et d’avoir ce
qu’il faut pour se confectionner des vêtements et différents outils ou objets.
Cultiver : une activité essentielle
Une chose importante les distingue toutefois : les nations iroquoiennes pratiquent l’agriculture. C’est
d’ailleurs ce qui les a amenées à se sédentariser, c’est-à-dire à demeurer au même endroit. Cultiver
nécessite beaucoup de travail, du printemps jusqu’à l’automne. Il faut donc une présence constante
dans les champs.
L’importance de chacune de ces activités est différente d’une nation à l’autre, selon la région habitée. La
fertilité du sol n’est pas la même partout et l’accès aux ressources fauniques non plus. Par exemple, les
Hurons produisent davantage de maïs que les Iroquoiens du Saint-Laurent qui vivent à Stadaconé. Mais
une chose est certaine : les produits de l’agriculture représentent la principale source de l’alimentation
de tous les Iroquoiens.
Lexique
Stadaconé:
Nom donné à la ville de Québec à l’époque de Jacques Cartier.
Confectionner:
Fabriquer.
Amérindien:
Peuples qui habitaient l’Amérique à l’arrivée des Européens.
Nations amérindiennes:
Peuples qui habitaient l’Amérique à l’arrivée des Européens.
Ressources fauniques:
Ensemble de tous les animaux d’une région.
Fertilité:
Capacité de produire; qui produit en quantité.
Subsistance:
Moyens qui permettent de se nourrir et de combler les besoins essentiels.
Auteur : Service national du Récit de l'univers social
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Choisir son chef
[Un chef tente de convaincre les membres du conseil que sa décision est la bonne] © Création Bernard Duchesne
Chez les Algonquiens, chaque nation est gouvernée par un chef et un conseil. Le chef est choisi parce
qu’il possède des qualités personnelles comme la force, l’habileté, le courage, des talents de chasseur,
la sagesse et la générosité. Malgré toutes ces belles qualités et le pouvoir qu’il possède, le chef ne
peut pas prendre de décisions seul. Il doit convaincre les membres du conseil que sa décision est la
bonne avant d’agir. C’est ce qu’on appelle le consensus, tout le monde doit être d’accord pour qu’une
décision soit prise. On doit parfois avoir de longues discussions avant que tout le monde soit d’accord
et on doit prévoir beaucoup de temps pour prendre des décisions importantes.
Le pouvoir du chef
Comme le chef ne peut pas prendre de décisions sans consulter les membres du conseil, son principal
pouvoir est de convaincre les autres que ses décisions sont les bonnes. Il doit donc être un excellent
communicateur et mériter le respect des autres. Pour cela, il doit faire preuve d’une grande générosité
envers les membres de la tribu parce que c’est la qualité la plus admirée par les Amérindiens chez un
chef.
Lexique
Amérindien:
Peuples qui habitaient l’Amérique à l’arrivée des Européens.
Conseil:
Groupe de personnes qui donnent leur opinion sur des questions d’ordre public.
Consensus:
Accord, entente entre plusieurs personnes.
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Vivre dans
un wigwam
[L'intérieur d'un wigwam] © Robert Petley / BIBLIOTHÈQUE et ARCHIVES Canada / C-103533
Les habitations des Algonquiens s’appellent des wigwams. Les wigwams ressemblent un peu à
de grandes tentes en forme de cône ou de dôme. Un wigwam peut avoir de 3 à 6 mètres de large
et 3 mètres de hauteur. Un wigwam est fabriqué avec de grandes perches de bois qu’on recouvre
de peaux et d’écorce. Normalement, un wigwam est assez grand pour abriter quelques familles.
Une habitation idéale pour les nomades
Le wigwam est très pratique pour des nomades comme les Algonquiens parce qu’il est facile à
monter, à démonter et à transporter. Lorsqu’une bande a choisi l’emplacement de son
campement, les femmes sont capables de monter le wigwam en une heure environ. Lorsqu’on
change d’endroit, on emporte seulement les peaux et l’écorce parce que c’est assez léger. On
trouvera d’autres perches au prochain endroit où le camp sera établi.
Lexique
Nomade:
Personne qui se déplace souvent pour vivre.
Perche:
Tige de bois longue et mince.
Auteur : Alexandre Lanoix
Ce texte est publié sous licence
Creative commons
www.recitus.qc.ca
LA SOCIÉTÉ ALGONQUIENNE VERS 1500
Relief/sol/sous-sol
Hydrographie
Végétation
Climat
Atouts et contraintes du territoire naturel
Organisation socio-spatiale
Caractéristiques de la société
Culture
Économie
Source des images : Récit en univers social
Commission scolaire des Affluents, Service des ressources éducatives au préscolaire et au primaire
Politique
Population
Caractéristiques de la société iroquoienne vers 1500
Mode de vie
Économie
Politique
Habitation
Qu’est-ce qui différenciait la société iroquoienne de la société algonquienne vers 1500 ?
Mode de vie
Économie
Politique
Caractéristiques de la société algonquienne vers 1500
Habitation
LA SOCIÉTÉ ALGONQUIENNE VERS 1500
Relief/sol/sous-sol
Hydrographie
Végétation
Climat
Atouts et contraintes du territoire naturel
Organisation socio-spatiale
Caractéristiques de la société
Culture
Économie
Source des images : Récit en univers social
Commission scolaire des Affluents : Adapté de Johanne Lebrun
Politique
Population