n° 7 - Cinéma Beaubien

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n° 7 - Cinéma Beaubien
GRATUIT
magazine n˚7 · janvier et février 2014
n°
7
L E PA S S É
PA R L E R É A L I S AT E U R D E U N E S É PA R AT I O N
UN FILM DE
ASGHAR FARHADI AVEC TAHAR RAHIM, BÉRÉNICE BEJO ET ALI MOSAFFA
NOUVELLE CHRONIQUE!
CINÉMA
GASTRONOMIQUE
PAR
21
CHRISTIAN BÉGIN
nouveautés
à l’affiche
VALEUR
SÛRE
LE CINÉMA
CINÉ-PSY
BILLET
LES GARÇONS ET
GUILLAUME, À TABLE!
LE PASSÉ
VU PAR...
JOYCE NAPIER
UN ÉLÉPHANT QUI
NE TROMPE PAS!
LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE! · WHITEWASH : L’HOMME QUE J’AI TUÉ · LA GRANDE BELLEZZA
AVEC LES VOIX DE
ANNE DORVAL GUY JODOIN GUY NADON LUC GUÉRIN PAUL AHMARANI
ALEXIS MARTIN MARILOUP WOLFE GASTON LEPAGE BENOÎT BRIÈRE MARTIN DRAINVILLE
UN FILM DE PIERRE GRECO
AU CINÉMA LE 21 FÉVRIER 2014
PRODUCTIONS 10E AVE PRÉSENTE
PIERRE GRECO SCÉNARISTES JOHANNE MERCIER ET PIERRE GRECO
DIRECTEUR ARTISTIQUE CHRISTIAN DAIGLE SUPERVISEUR DES EFFETS VISUELS MATHIEU BOUCHER DIRECTEUR DE L’ANIMATION YANN TREMBLAY
MONTEUR RENÉ CARON CONCEPTEUR SONORE JÉRÔME BOITEAU COMPOSITEUR OLIVIER AURIOL
DIRECTRICE DE PRODUCTION GENEVIÈVE SAVARD PRODUCTRICE NANCY FLORENCE SAVARD
RÉALISATEUR
PRODUIT AVEC LA
PARTICIPATION FINANCIÈRE DE
CRÉDIT D’IMPÔT POUR PRODUCTION
CINÉMATOGRAPHIQUE OU MAGNÉTOSCOPIQUE CANADIENNE
Mot de la
rédaction
BONNE ANNÉE
2014!
L’hiver est bien installé et le magazine du Cinéma Beaubien entreprend sa
deuxième année avec plein d’entrain. Le présent numéro a un tirage deux fois
plus grand que notre première édition et il est distribué dans deux fois plus
d’endroits du Grand Montréal, mais aussi de la Rive-Nord et de la Rive-Sud.
Pour vous remercier, nous avons placé un coupon au bas de la page suivante
qui vous donnera droit à un maïs éclaté gratuit (des conditions s’appliquent).
Parmi les films québécois qui prendront l’affiche en ce début d’année, plusieurs premières œuvres : ARWAD de Dominique Chila et Samer Najari, LA
FILLE DU MARTIN de Samuel Thivierge, LE SÉDUCTEUR : UN ANIMAL
EN VOIE DE DISPARITION? d’Olivier Adam et WHITEWASH : L’HOMME
QUE J’AI TUÉ d’Emanuel Hoss-Desmarais. Et Michel Poulette nous revient
après quelques années d’absence avec MAÏNA.
Signe des temps, presque tous les autres films sont des coproductions – avec
la France… Soulignons tout particulièrement LE PASSÉ d’Asghar Farhadi.
Costa-Gavras est de retour avec LE CAPITAL et la réalisatrice belge Marion
Hänsel nous propose LA TENDRESSE.
BIENTÔT LA RELÂCHE SCOLAIRE!
VOUS CHERCHEZ UNE INFORMATION JUSTE?
Avec la prolifération des médias électroniques, nous
avons vu apparaître une multitude de sites qui veulent
informer leurs lecteurs en donnant les horaires des
séances de cinéma. Nous, comme tous les autres cinémas ailleurs également, donnons ces informations
à quelques médias. Si la majorité d’entre eux sont
fiables, il arrive parfois que des erreurs s’y glissent.
Vous souhaitez avoir la bonne information sur la version du film ou sur les horaires? Consultez notre site
Web officiel (www.cinemabeaubien.com) ou mieux,
abonnez-vous à notre infolettre hebdomadaire. Les
coordonnées sont sur notre site.
L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL, UN MODÈLE
ÉCONOMIQUE À ENCOURAGER!
Depuis douze ans, le Cinéma Beaubien réussit à
s’imposer comme lieu de diffusion culturelle. Mais
cela n’aurait jamais été possible sans y appliquer un
modèle économique différent. Cela est vrai du point
de vue administratif, mais n’aurait jamais pu tenir la
route sans le soutien des cinéphiles. Et nous appliquons également ces principes à notre comptoir de
friandises. Nos prix sont très compétitifs et nos formats toujours « à échelle humaine ». En achetant vos
petites friandises à notre comptoir, vous soutenez
aussi le Cinéma Beaubien dans son mandat. (M.F.)
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
Début mars, ce sera la relâche scolaire et plusieurs films seront offerts
quelques semaines avant. Parmi ceux-ci, BELLE ET SÉBASTIEN; nous pensons que plusieurs parents y amèneront leurs enfants pour se souvenir de la
série télé des années 80 qu’ils ont tant appréciée. Produit à Québec et financé
à 100 % ici, LE COQ DE ST-VICTOR saura faire sourire les enfants. Mais
parions qu’une histoire qui met aussi en vedette le maire d’une ville fera réagir les adultes.
N° 7
cinemabeaubien.com
3
Sommaire
n° 7
Chroniques
CINÉ-PSY • Le Passé
09
VALEUR
SÛRE
Les Garçons et Guillaume, à table!
« Ne manquez pas l’une des comédies
françaises de l’année. […] Guillaume Gallienne est sans doute la meilleure chose
qui nous soit arrivée depuis longtemps. Son
film en est la preuve. Son hymne à la mère
dévoreuse est à croquer. Alors, à table! »
06
CINÉMA GASTRONOMIQUE
12
BILLET • Un Éléphant qui ne trompe pas!
(Alain Spira, Paris Match)
Dans ce numéro
05
16
20
26
26
30
En couverture · Le Passé
Info-ciné
24
ZOOM SUR MONTRÉAL
Films pour enfants
Mots croisés
La Carte Cinéma
Index
27
LE CINÉMA VU PAR... • Joyce Napier
Solution mots croisés de la page 26
Horizontalement
1.ANTOINE • AMIE 2.SUIS • OURSE 3. SAC • ROI 4.AG • QUAND 5.SEDUCTION • RE
6.SS • EH • TNT 7.BEUR • EMU 8.MER • ORDRES 9.COP • TOI 10.VOS • NATURE 11.IE • RITE • CE
12.ELVIS • RED • AS
Verticalement
A.ASSASSIN • VIE B.NUAGES • NOEL C.TIC D.OS • QUEBEC • LI E.BUCHERON F.NO • AT •
PAR G.EU • NITRO • TIR H.RADON • ROUTE I.AS • NT • RED J.MERE • ETRE K.ROMEO • CA
L.EMILE • USINES
28
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
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Si oui, votr
vous participer à
du magazine. Souhaitezvos habitudes de lecture
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plus
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Nous vou
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la version Web
un court sondage en lign
pour toute copie ou impression de
zine sera accepté. Non valable
mars.
Seul le coupon imprimé dans le maga
ge aura lieu au début du mois de
Certaines conditions s’appliquent.
le jusqu’au 31 mars 2014. Le sonda
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Festival de Cannes 2013 – Prix d’interprétation féminine - Bérénice Bejo – Prix du jury œcuménique
Un film de Asghar Farhadi
Du même réalisateur : Une séparation
«
Remarquablement dynamisée par
ses comédiens, cette tragicomédie se
déploie avec la vivacité d’une plante
grimpante et carnivore.
(A. Spira, Paris Match)
France • Iran
GÉNÉRIQUE : France · Iran. 2013. 130
min (V.O.F.). Drame écrit et réalisé par
Asghar Faradhi. Mus. orig. : Evgueni
et Youli Galperine. Int. : Bérénice Bejo,
Tahar Rahim, Ali Mosaffa.
Bande-annonce
SYNOPSIS : Séparé depuis quatre ans,
Ahmad débarque près de Paris, depuis
Téhéran, afin de régler officiellement son
divorce avec Marie, son épouse française.
Cette dernière vit avec ses deux filles, son
nouvel amant, Samir, et le fils de celui-ci.
Rapidement, Ahmad est à même de réaliser que les tensions sont vives dans la maisonnée. De confidence en confidence, il
apprendra que la femme de Samir est dans
le coma après une tentative de suicide, une
situation qui alimente la révolte de Lucie,
adolescente, et les chicanes de cette nouvelle
famille reconstituée.
NOTES : Le réalisateur iranien Asghar
Farhadi avait ébloui tout le monde avec son
avant-dernier film, Une séparation, allant
même jusqu’à remporter l’Oscar et le César
du meilleur film en langue étrangère et
l’Ours d’or à Berlin. Bref, son nouveau long
métrage était des plus attendus, d’autant
plus que le cinéaste avait décidé de le tourner en France plutôt qu’en Iran. À la base
du récit, il y a un divorce et la découverte
d’une famille reconstituée dont le bonheur
vole en éclats, des secrets enfouis qui refont
surface, des personnages tentant de garder
la tête hors de l’eau en pleine tempête émotive. Car rien ne va plus dans ce microcosme
où tous les protagonistes – hormis Ahmad
cinemabeaubien.com
»
– semblent à fleur de peau, adultes comme
enfants. Avec LE PASSÉ, Farhadi explore
les différentes facettes d’une même réalité,
exactement comme il s’était employé à le
faire dans Une séparation. Comment distinguer le vrai du faux, la vision des uns
portant à discréditer celle des autres? Pour
réaliser son objectif, son film peut compter sur un trio d’acteurs formidables, à
commencer par Bérénice Bejo qui, avec sa
performance, a séduit le jury cannois. Elle
est brillamment entourée par l’Iranien Ali
Mosaffa jouant l’ex de retour dans sa vie
et par Tahar Rahim (découvert dans Un
prophète de Jacques Audiard), en nouveau
conjoint tiraillé et dépassé par ce tourbillon
d’inquiétudes. Les comédiens interprétant
les trois enfants sont également remarquables de naturel. En résulte une œuvre
s’abreuvant aux crises de nerfs qui porte à
réflexion, qui joue avec les apparences et
qui ne nous fait jamais la morale tellement
elle se tient loin de tout manichéisme. C’est
assurément la force de Farhadi qui oblige
le spectateur à prendre parti pour mieux
le mettre ensuite face à son errance, et ce, à
travers une toile narrative tissée avec beaucoup d’intelligence. (P.B.)
5
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
LE PASSÉ
CINÉ-PSY
COMMENTAIRE SUR LE FILM
LE PASSÉ DE ASGHAR FARHADI
par Marcel Gaumond
«
«
«
Malgré les photos, malgré les e-mails, notre
passé est devenu encore plus obscur. La vie
d’aujourd’hui tend peut-être à vouloir aller
de l’avant en ignorant le passé. Or, l’ombre
de celui-ci continue de peser sur nous et de
nous ramener en arrière.
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
PASSÉ
ASGHAR FARHADI
(en entrevue)
[…] le gain capital que la connaissance psychologique doit aux éclaircissements apportés
par Freud, c’est la constatation que la nature
humaine possède à titre inaliénable un côté
obscur, qui se retrouve non seulement dans
l’homme, mais aussi dans ses œuvres, dans
ses institutions, dans ses convictions.
«
CARL GUSTAV JUNG
(in La Guérison psychologique)
CE
NUCLÉAIRE DONT SOUFFRE LE PRÉSENT!
PHOTO : Carole Bethuel
6
cinemabeaubien.com
Chronique Ciné-Psy - Le Passé
LA SOUFFRANCE DU PRÉSENT
Marie va de l’avant. Elle est toute énergie. Les obstacles qui lui
barrent la route ne méritent qu’une chose : être renversés. La vie est
une matière rebelle qu’il faut empoigner et maîtriser. À l’image de
Fouad, le jeune fils de Samir, son nouvel amoureux! Elle prend le
taureau par les cornes. Belle et intelligente, elle ne s’interroge pas.
Elle fonce et s’il le faut, elle défoncera. Puis, elle tourne la page, sans
s’embarrasser du passé. Mais cela ne l’empêche pas pour autant de
souffrir…
Du vide laissé par le départ de son premier mari avec qui elle a eu
deux filles, Lucie et Léa. Du sentiment d’abandon qu’elle a vécu,
lorsque Ahmad, son second mari, a pris la décision, il y a quatre
ans, de retourner en Iran, son pays d’origine. De l’agressivité que lui
manifeste Lucie depuis qu’elle a appris son intention de s’engager
maintenant auprès de Samir, après avoir officialisé son divorce avec
Ahmad. De l’inquiétude qu’elle éprouve à l’idée que Samir pourrait
lui aussi vouloir un jour la quitter.
À force de balayer sous le tapis la poussière du passé et de l’ignorer,
voilà que l’air du présent menace de devenir irrespirable. Et pas que
pour Marie!
LE PASSÉ NUCLÉAIRE
J’écris ces lignes au moment où un accord vient d’être signé entre les
États-Unis et l’Iran à propos du programme nucléaire de celui-ci. Le
nucléaire qui est au noyau de l’atome et qui a fourni à la France, l’an
passé, près de 75 % de sa production électrique ; ce même nucléaire
qui a rendu possible l’effroyable bombardement d’Hiroshima
(1945), la catastrophe de Tchernobyl (1986) et l’accident nucléaire
de la centrale Fukushima (2011). Pensant à cela, je me dis que c’est
de ce même Iran, pays des ayatollahs, que nous vient Asghar Farhadi,
réalisateur d’Une séparation1 et maintenant, pour notre plus grand
bonheur, LE PASSÉ.
Or, Farhadi fraye, lui aussi, avec le nucléaire, mais dans sa version
psychique, cette fois. Pendant les 130 minutes que dure LE PASSÉ –
je ne vous mens pas (!) – nous sommes en contact avec le nucléaire
psychique. Un nucléaire que je définirais comme « ce qui se terre au
plus profond de l’être humain et qui est à la source paradoxale de
son pouvoir à la fois créateur et destructeur ». Il vous est déjà arrivé,
n’est-ce pas, dès les premières secondes d’un film d’être envahi par
une émotion et – bien que vous auriez aimé en chemin faire une
pause, vous relaxer un peu, vous détendre, souffler – de demeurer
captif de cette émotion jusqu’aux derniers moments de ce film? Je
vous le dis : c’est ce qui risque de vous arriver en contact avec LE
PASSÉ! Je ne préciserai pas celle que j’ai éprouvée de mon côté. À
vous de vivre l’expérience…
L’EXPÉRIENCE DE CE QUI SE PASSE AU FOND,
SOUS LA CARAPACE
La quête. Tenter de rejoindre l’autre malgré le verre épais qui nous
sépare de lui. Nous voit-il? Nous entend-il? Courir sous la pluie. Être
trempé. Prendre soin de l’autre : « Viens te changer, tu vas attraper
froid! » Faire attention pour ne pas heurter, ne pas déranger. Ne rien
imposer. Réparer le vélo de l’enfant. Être sensible à sa colère et à sa
peine. L’écouter. Chercher à le comprendre. Dans la patience et la
douceur. Mais sans le materner. Sans paternalisme. Être devant lui
comme devant un mystère qu’il faut parvenir à saisir. À tout prix.
Conjuguer sensibilité et fermeté. Sans complaisance. Apprendre au
contact de l’enfant qui doit apprendre.
La colère. La colère de l’enfant qui ne peut accepter la séparation de
ses parents. L’enfant qui sait dans tout son corps ce que l’adulte tente
désespérément de chasser de son esprit. Par le refoulement. Par la
constitution du secret. De ce type de secret qui risque d’empoisonner
à perpétuité le présent de la relation. Un secret qui souvent, par la
force du durcissement, se transforme en mensonge. Et l’enfant qui,
au contact de ce malheureux manège, cache son immense peine sous
une colère qu’il n’a pourtant le droit d’exprimer qu’en démolissant
des châteaux de sable.
La colère de l’adulte qui se sent trahi dans son amour. Abandonné.
Pourquoi? Puis-je encore faire confiance? Cette blessure au poignet
qui dit malgré moi mon besoin d’une main secourable. Ma crainte
de perdre la face. Ainsi humilié-e, aurais-je la force de continuer à
vivre? Que faire quand le tuyau de l’égout est complètement bouché?
Les reproches. L’amertume. Le désir de vengeance. La dépression.
LA GUÉRISON
Ahmad, Samir et son ami Shahriyar, Fouad : ce sont les hommes,
adultes et enfant, qui dans ce film ultrasensible de Farhadi, au
contraire de l’image que l’on peut se faire de l’Iranien, vont amorcer
avec LE PASSÉ un rapport de nature à guérir celui-ci. Un rapport qui
sera marqué par la solidarité, la remise en question, l’hésitation, la
persévérance, la réflexion.
Parle! Sens-moi! Reviens à la vie! ■
1 Film si brillamment et si sensiblement commenté, lors de la Rencontre du Ciné-psy du 17 avril 2012 au Cinéma Le Clap, par Gilles Carignan, journaliste au quotidien Le Soleil.
Vous êtes cordialement invités à une rencontre du Ciné-psy sur le film
LE PASSÉ avec (à déterminer d’ici vendredi!)
Le mardi 25 février 2014, de 18 h à 19 h (buffet) et de 19 h à 21 h 30
(conférence et échange), au Studio P, situé au 280, rue Saint-Joseph E.,
Québec (http://www.librairiepantoute.com/lestudiop).
Réservations : de préférence par courriel ([email protected]) ou par
téléphone 418 683-0711.
Coût d’entrée : 20 $ (incluant l’admission et le buffet).
La rencontre sera encadrée par Marcel Gaumond, psychanalyste.
CINE-PSY.COM
cinemabeaubien.com
PHOTO : Carole Bethuel
7
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
INVITATION
«
Festival du film de Tribeca – Prix du meilleur réalisateur
Cette première réalisation allie romantisme et
drame dans un décor aussi
enchanteur que sauvage.
(Le Clap)
»
«
Pris entre le désespoir et la résignation,
Thomas Haden Church donne un parfait
équilibre à son personnage dans cette
histoire des plus singulières.
»
(J. DeFore, The Hollywood Reporter)
LA FILLE DU MARTIN
Un film de Samuel Thivierge
Québec
GÉNÉRIQUE : Québec. 2013. 84 min (V.O.F.). Comédie drama-
WHITEWASH : L’HOMME
QUE J’AI TUÉ
Un film de Emanuel Hoss-Desmarais
Québec
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
tique écrite et réalisée par Samuel Thivierge. Mus. : Louis Côté.
Int. : Catherine Michaud, Samuel Thivierge, Nathalie Cavezzali.
GÉNÉRIQUE : Québec. 2014. 90 min (V.O.A.S.-T.F. de Whitewash).
Comédie dramatique réalisée par Emanuel Hoss-Desmarais. Scén. :
Emanuel Hoss-Desmarais et Marc Tulin. Mus. : Serge Nakauchi Pelletier. Int. : Thomas Haden Church, Marc Labrèche, Isabelle Nélisse.
SYNOPSIS : Apprenant la mort de son père, Sara quitte Montréal
pour une pourvoirie où elle devait le retrouver. C’est là, dans cet
habitat sauvage, qu’elle fera la rencontre de Dan, un ancien camarade de classe. Alors qu’une romance semble poindre entre eux
deux, ils devront faire face à des braconniers qui n’entendent pas
à rire.
SYNOPSIS : En état d’ivresse un soir de tempête de neige, Bruce
NOTES : Cette première réalisation du jeune cinéaste et comé-
NOTES : Provenant du milieu de la publicité (il est derrière les
dien Samuel Thivierge a été entièrement produite de façon indépendante par lui-même et les membres de sa famille. S’inspirant
autant du film d’action que de la comédie romantique, LA FILLE
DU MARTIN profite grandement des images magnifiques tournées dans la nature du Lac-Saint-Jean et nous projette dans une
histoire de séduction intime avant de mieux bifurquer vers le film
de tension. Le réalisateur prend un malin plaisir à mélanger les
genres cinématographiques. (P.B.)
fameuses pubs de Familiprix), le réalisateur Emanuel Hoss-Desmarais nous offre avec WHITEWASH un premier long métrage de
fiction où le décor hivernal est partie prenante de l’histoire. Thomas
Haden Church (inoubliable dans Sideways) campe de belle façon
un personnage rongé par les remords tandis que Marc Labrèche
s’amuse dans ce premier rôle en anglais au grand écran. (P.B.)
8
Landry, au volant de sa petite déneigeuse à chenilles, heurte mortellement un passant sur la chaussée. Landry se débarrasse instinctivement du corps et s’enfuit en forêt. Dès lors, les remords et le sentiment de culpabilité le minent. Et c’est au fil des retours en arrière
que se dévoileront les liens qui unissaient ces deux personnages.
cinemabeaubien.com
Une publication
DES ÉDITIONS
inc.
Festival du cinéma américain de Deauville 2013 – Prix Michel d’Ornano
Quinzaine des réalisateurs 2013 – Prix SACD - Guillaume Gallienne – Art Cinema Award - Guillaume Gallienne
Festival du film de Sarlat 2013 – Prix d’interprétation masculine - Guillaume Gallienne – Prix des lycéens - Prix du Conseil régional d’Aquitaine - Guillaume Gallienne
Éditeurs
Les Éditions Le Clap
Mario Fortin
Éditeurs
Michel Aubé, Robin Plamondon
Coordonnateur du contenu
Simon Leclerc
Directrice artistique
Martine Lapointe
Infographiste
Catherine Ducharme
Responsable de la programmation
Mario Fortin
Réviseure
Marie Chabot
VALEUR
SÛRE
LES GARÇONS
ET GUILLAUME,
À TABLE!
Un film de Guillaume Gallienne
France · Belgique
GÉNÉRIQUE : France · Belgique. 2013.
85 min (V.O.F.). Comédie écrite et réalisée par Guillaume Gallienne. Int. : Guillaume Gallienne, André Marcon, Françoise Fabian.a Ferilli.
Chroniqueurs
Christian Bégin, Pierre Blais, David Cantin
André Caron, Marcel Gaumond, Sami Gnaba
Claire Goutier, Paul Jacques, Nicolas Lacroix
Patrick Lonergan, Pier-Hugues Madore
Serge Pallascio
Publicité
Pierre Bourassa :
514 794-3489
[email protected]
«
Anxiogène et hilarant, entre analyse
burlesque et règlement de comptes
attendri, le film a la grâce comique et la
justesse des premiers Woody Allen.
(R. Cros, Première)
»
SYNOPSIS : Guillaume ne ressemble ni à son père ni à
ses frères : véritables icônes de la virilité. Rapidement
étiqueté de « fille manquée » et d’« homosexuel » par
ses pairs, il s’attache grandement à sa mère, au point de
vouloir être comme elle… En revanche, sa mère lui parle
comme s’il était une fille! Malgré sa vie constituée de
malentendus, Guillaume devra faire le point sur sa véritable identité. Que fera-t-il de celle qu’on lui a assignée?
NOTES : Pour son premier long métrage, l’acteur et scénariste Guillaume Gallienne nous livre un récit autobiographique adapté d’un de ses spectacles humoristiques.
Drôle et touchant, le film réussit à aborder des sujets difficiles comme l’identité sexuelle, et ce, avec légèreté. Par
sa distribution éclatante, Guillaume Gallienne accomplit
un grand coup en incarnant le personnage principal
ainsi que celui de la matriarche, rendant ainsi un hommage touchant à sa propre mère. (P.L.)
Chantal Tremblay :
Sans frais : 1 800 361-2470, poste 127
[email protected]
Richard Harvey :
Sans frais : 1 800 361-2470, poste 132
[email protected]
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
Sabrina Castonguay :
Sans frais : 1 800 361-2470, poste 128
[email protected]
Horaire des films · 514 721-6060
Courriel · [email protected]
Site Internet · cinemabeaubien.com
Plus de 200 points de distribution
Le Magazine Beaubien est publié 6 fois par année
par les Éditions Le Clap inc.
Bande-annonce
Distribution Publicité Sauvage
Distributeur officiel du magazine Beaubien
LES ÉDITIONS LE CLAP
2327, boul. du Versant-Nord, bureau 290
Québec (Québec) G1N 4C2
cinemabeaubien.com
9
LA TENDRESSE
Un film de Marion Hänsel
Du même réalisateur : Noir océan
France · Belgique
GÉNÉRIQUE : France · Belgique. 2013. 78 min
(V.O.F.). Comédie dramatique écrite et réalisée par Marion Hänsel. Mus. orig. : René-Marc
Bini. Int. : Olivier Gourmet, Marilyne Canto,
Adrien Jolivet.
«
»
Un road-movie intimiste, plein d’humour et de douceur, qui rend bien
la subtilité des liens qui continuent d’animer mari et femme longtemps
après la séparation. (M.-É. Rouchy, Le Nouvel Observateur)
SYNOPSIS : Séparés depuis quinze ans, Frans
NOTES : Avec son nouveau film, Marion Hänsel a
et Lisa décident de faire ensemble la route de
Bruxelles jusqu’aux Alpes françaises afin de se
rendre au chevet de leur fils, victime d’un grave
accident de ski, et de le ramener au pays. Ce périple
leur permettra de retrouver une complicité certaine, ravivant des connivences à travers, aussi, certaines tensions oubliées.
misé sur un duo d’acteurs attachants formé d’Olivier Gourmet (un habitué du cinéma des frères
Dardenne) et Marilyne Canto. C’est en toute simplicité que ce road-movie s’intéresse aux sentiments
parfois éternels qui unissent d’anciens amoureux et
à leur tendresse indéfectible commune pour leur
enfant. La cinéaste tenait à s’éloigner du drame
habituel réservé aux ex-conjoints pour mieux se
concentrer sur le destin de deux personnages ayant
partagé longtemps leur quotidien. (P.B.)
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
10
cinemabeaubien.com
CINÉMA
G STRONOMIQUE
par Christian Bégin
PHOTO : TÉLÉ-QUÉBEC
« QU’EST-CE
QU’ON
MANGE…? »
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
Ça commence par des gargouillis dans
l’estomac... Ensuite une espèce d’arythmie,
le cœur qui saute des tours. Ça y est! Je suis
nerveux… Comme lors d’un premier rendez-vous, d’une première date… « J’me mets
quoi sur le dos? De quoi j’vais parler…? »
On connaît tous un peu ça cet état proche du
Wyoming… Non?
Pour tout vous dire, là, au moment où j’écris ces premières lignes,
j’suis un peu atriqué comme la chienne à Jacques, je sais de quoi
je dois vous parler mais, comme pour fuir un peu, je n’arrête pas
de penser à ce que je vais faire pour souper ce soir… Ça demeure
quand même dans le thème puisque vous et moi, dans les parutions à venir, on va jaser bouffe et cinéma. Parce que, l’air de rien,
la nourriture, la table, les plaisirs de la table, les excès de table, les
baguettes en l’air ou carrément avec les mains, tout ça là, j’oserais
dire tout ça qu’on se met dans la bouche, le cinéma en est plein.
Plein! Une simple recherche Google avec les mots clés bouffe, cuisine et cinéma et y’a toute une caverne d’Ali Baba qui apparaît…!
Parenthèse – ou diversion… Vous appelez ça comme vous voulez…! Saviez-vous que chaque fois que vous faites une recherche
Google vous lancez dans l’atmosphère l’équivalent d’environ
quatorze grammes de CO2? Autant qu’une bouilloire mettons.
Chaque fois! Un clic, un thé… Y’a là matière à réfléchir… J’ai lu
ça quelque part. Mes sources sont approximatives, mais bon…
Ça se place dans une conversation quand même assez facilement.
« Vous savez qu’il y a un prix énergétique à l’utilisation des
moteurs de recherche…? » Et voilà que la soirée prend un autre
tournant…
Mais revenons à nos moutons… Tiens d’ailleurs, parlant de
mouton, me vient soudain, comme ça, sans préméditation, un
titre : The Silence of the Lambs. Le Silence des agneaux… (1991,
réalisation Jonathan Demme. Cinq oscars en 1992 dont meilleure
réalisation, meilleure interprétation masculine pour Anthony
Hopkins et meilleure interprétation féminine pour Jodie Foster).
12
cinemabeaubien.com
Chronique Cinéma gastronomique
Quoi? Vous faites tout à coup la fine bouche? L’objet de ce billet est bien de réfléchir à la relation qu’entretient le cinéma avec
la nourriture? Vous n’allez quand même pas lever le nez sur mon
premier menu? Oui, bien sûr, j’aurais pu commencer plus doucement, plus admission générale, avec Ratatouille, par exemple, ou
encore avec Au petit Marguery de Laurent Bénégui mais non…
En ces temps de zombies glorifiés, magnifiés, où nous sommes
tous un peu cannibalisés par un système qui nous dévore, je me
dis : « Plongeons! »
Alors oui, cette fameuse scène où Hannibal Lecter s’échappe de
cette prison conçue pour lui… Au menu avant sa spectaculaire
et sanglante évasion? Vous vous en souvenez? La caméra plane
au-dessus de la table de travail de Lecter. On aperçoit un dessin de Clarice qui tient un agneau dans ses bras. Bach joue… Les
Variations Goldberg… C’est presque dangereusement serein. Les
gardiens arrivent. On ne dira rien d’eux ici… Ce sont des gardiens…
- The son of a bitch demanded a second dinner… Lamb shop,
extra rare…
- What does he wants for breakfast? Some damed thing from
the zoo?
En traduction libre, nous dirions
ceci :
- L’enfant de chienne a demandé
un deuxième dîner… Côtelettes
d’agneau, bleues…
- Y mange quoi pour déjeuner? N’importe quoi qui vient du
zoo…?
cinemabeaubien.com
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
Et alors qu’un des gardiens vient
pour déposer le plateau de nourriture sur la table de travail, Lecter demande de faire attention à ses
dessins… Tout est calme, trop…
Bach joue toujours. Tout se passe
comme d’habitude… La routine.
Une routine inquiétante, presque
civilisée, presque belle dans son
rituel poli… Puis tout se passe vite.
Bach se tait. La musique devient
angoissante, emportée, cauchemardesque. Et la première chose
que nous savons, c’est qu’un des
gardiens se fait manger un morceau
de visage, l’autre sera abattu à coups
de matraque, le sang giclera sur les
côtelettes d’agneau… Un carnage!
Un bain de sang… Puis le silence…
Bach se remet à jouer… La main
ensanglantée de Lecter semble diriger le pianiste, battre maintenant la
mesure… Lecter sort de sa cellule et
la caméra en plongée nous montre
13
Chronique Cinéma gastronomique
l’étendue des dégâts et le plateau de nourriture
qui trône tristement dans le coin, abandonnée…
Refroidie.
Voilà! Alors, vous voulez une recette de côtelette
d’agneau maintenant? Parce qu’on peut faire ça
ensemble vous savez. On pourrait en plus partager les grandes recettes du cinéma… Ça vous le dit?
la température étalon… 10 à 12 minutes… Vous
sortez ça du four, vous arrosez ça d’un peu de jus
de citron. Voire même un peu de zeste. Haricots
verts on the side et une bonne purée de pommes
de terre. Voilà! Hop, on n’en parle même plus!
Lecter donc. Hannibal donc. C’est pas innocent
comme choix… Quand même!
D’ailleurs, pour continuer dans la même veine
(sic!), ne dit-on pas d’un film à succès qu’il a
engrangé d’énormes recettes lors du premier
week-end de sa diffusion…? Je dis ça comme ça.
On reste toujours dans le thème.
Un grand film! Les deux suites sont approximatives et tombent même dans le grotesque. Je pense
à cette scène où Hannibal se régale de la cervelle
de Ray Liota… De la gastronomie de grand guignol!
Alors, vite vite… Pour quatre personnes. 8 côtelettes d’agneau. 3 cm d’épaisseur. Avec le manche,
évidemment. Saler, poivrer généreusement. Dans
un cul de poule, vous mélangerez 1 tasse (250 ml)
de yaourt nature à du curcuma en poudre. Au
goût mais faut que ça goûte quand même. L’appareil doit avoir une belle teinte orangée. Badigeonnez vos côtelettes avec ça. Généreusement
aussi. Faut être généreux dans la vie. Placer le tout
sur une tôle. Mettre au four à 350 degrés. C’est
Restez donc avec le premier opus, vous serez bien
servi!
La prochaine date, si vous le voulez bien, on jasera
de Babette, de La Grande Bouffe et d’Aurore, l’enfant martyre… Curieux de voir le lien qui les unis?
Un indice : on reste dans le thème…
Bon appétit! Bon cinéma! ■
ANTHONY HOPKINS DANS LE SILENCE DES AGNEAUX (1991) 
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
14
cinemabeaubien.com
«
Entremêlant passé et présent,
ARWAD observe habilement la
quête identitaire d’un homme à
travers son amour pour les femmes
de sa vie. (Le Clap)
ARWAD
Un film de Dominique Chila et Samer Najari
Québec
SYNOPSIS : Alors qu’il tente de se remettre
NOTES : Présenté sous la forme de trois tableaux
de la mort récente de sa mère, Ali, Québécois
d’adoption, décide de retourner sur les lieux de
son enfance, à Arwad, une île au large de la Syrie,
en compagnie de son amante, Marie. Sur place, il
décide en pleine nuit de partir seul à la nage ; une
baignade dont il ne reviendra jamais, obligeant
ainsi son ex-femme à venir sur place constater
son décès.
distincts, ARWAD embrasse les thèmes du déracinement et de l’amour à travers la vie d’un homme
à la recherche de repères. Cette quête identitaire
se nourrit des liens d’Ali avec sa mère, sa femme,
ses deux filles et sa maîtresse. Proposant une mise
en scène sobre et touchante, les deux cinéastes
offrent de très beaux rôles dramatiques à Fanny
Mallette et Julie McClemens. (P.B.)
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
GÉNÉRIQUE : Québec. 2013. 105 min
(V.O.F.). Drame réalisé par Dominique
Chila et Samer Najarii. Scén. : Samer Najari.
Mus. : Robert Marcel Lepage, Radwan Ghazi
Moumneh. Int. : Ramzi Choukair, Fanny Mallette, Julie McClemens.
»
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15
LÉGENDES
V.F.
Version française
V.O.A.
V.O.S.-T.F.
Version originale anglaise
Version originale avec sous-titres français
V.O.S.-T.A. Version originale avec sous-titres anglais
CLASSEMENT DES FILMS
En attente de classement.
Peut être vu par des personnes de tous âges.
Ne peut être vu que par des personnes âgées
de 13 ans et plus ou accompagnées d’une
personne majeure.
Ne peut être vu que par des personnes âgées
de 16 ans et plus.
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16
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BILLETTERIE EN LIGNE
CARTE CINÉMA DU BEAUBIEN TAXES INCLUSES
Vous pouvez acheter vos billets à notre billetterie en ligne
24 heures sur 24, sept jours sur sept.
Général
CINÉMA FAMILLE
ADMISSION TAXES INCLUSES
L’environnement du Cinéma Beaubien est idéal pour les représentations « jeune
famille ». L’entrée est gratuite (programmation courante seulement) pour
les enfants de trois ans et moins.
6 FILMS
Générale
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avantageux.
Réservations : 514 721-6060, poste 18 ou [email protected]
CARTE ACCÈS MONTRÉAL
La carte Accès Montréal donne droit à un billet gratuit à l’achat d’un billet à prix courant,
le lundi après 18 h (selon la disponibilité des places).
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du cinéma.
RÉGULIER
3D
12 $
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Tous les jours avant midi
Lundi au vendredi – avant 17 h (sauf les jours fériés)
CINÉMA POUR GROUPE
54,00$
Des frais de 2 $ par film s’appliquent pour les représentations en 3D.
9$
11 $
10,50 $
12,50 $
Dernier jour (admission générale)
5$
7$
Étudiants (du dimanche au jeudi après 21 h)
10 $
12 $
Âge d’or (65 ans et plus)
10 $
12 $
Jeune (14 à 17 ans)
Enfant (13 ans et moins)
10 $
12 $
8,50 $
10,50 $
Enfant (moins de 2 ans)
GRATUIT
Une preuve d’âge sera exigée pour bénéficier des tarifs spéciaux.
Prix sujets à changement sans préavis
POUR NOUS JOINDRE
2396, rue Beaubien Est, Montréal (Québec) H2G 1N2
Téléphone : 514 721-6060 · Courriel : [email protected]
Site Internet : cinemabeaubien.com
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a | Chantal Tremblay, 1 800 361-2470, poste 127 · [email protected]
@clap.ca | Sabrina Castonguay, 1 800 361-2470, poste 128 · [email protected]
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17
«
Rendre clair et passionnant le monde
de la finance n’était pas chose facile.
Pari réussi pourtant pour Gavras et son
coscénariste Jean-Claude Grumberg.
(C. Vié, 20 minutes)
»
LE CAPITAL
Un film de Costa-Gavras · Du même réalisateur : Le Couperet
France
GÉNÉRIQUE : France. 2013. 113 min (V.O.F.). Drame réalisé
«
Alors que les experts en séduction se multiplient, le “séducteur inné”, lui,
est-il en train de se faire rare? La question est ici posée à travers le portrait
de jeunes issus de la génération Y. (Le Clap)
»
LE SÉDUCTEUR : UN ANIMAL
EN VOIE DE DISPARITION?
Un film de Olivier Adam
Québec
par Costa-Gavras. Scén. : Costa-Gavras et Jean-Claude Grumberg, d’après l’œuvre de Stéphane Osmont. Int. : Gad Elmaleh,
Gabriel Byrne, Natacha Régnier, Céline Sallette, Liya Kebede.
GÉNÉRIQUE : Québec. 2014. 123 min (V.O.F.). Documentaire
SYNOPSIS : Marc Tourneuil obtient le poste de président de la
SYNOPSIS : Été 2010. De nombreux coachs de séduction
et leurs élèves de la génération Y témoignent d’un constat
récent : la disparition du séducteur. Ce phénomène est-il
appelé à grandir? Ou bien, peut-on renverser la tendance et
trouver des solutions afin que les garçons surmontent leurs
difficultés actuelles et qu’ils trouvent leur place en société?
banque Phénix à la suite du départ de son prédécesseur. Cette
nomination a pour but de rassurer les actionnaires. L’ascension
du banquier français se voit fragilisée lorsqu’il est contacté par
des actionnaires américains qui le courtisent pour un plan d’affaires aux lourdes conséquences sociales et qui ne profitera peutêtre qu’à lui seul.
NOTES : Dans LE CAPITAL, le cinéaste Costa-Gavras adapte
le roman de Stéphane Osmont du même titre pour porter un
regard en profondeur sur les systèmes financiers. Cynique à souhait et brûlant d’actualité, le film dresse un portrait troublant
d’une société financière menée par l’appât du gain. Utilisé à
contre-emploi, le comédien Gad Elmaleh porte le film sur ses
épaules et compose un personnage riche et complexe malgré la
noirceur qui s’en dégage. (P.L.)
écrit et réalisé par Olivier Adam. Mus. : Alexandre Adam, Olivier Adam. Int. : Olivier Adam, Astoul Laurent, Mr. M.
NOTES : Documentaire qui examine en quoi l’art de séduire
tend à disparaître, LE SÉDUCTEUR démontre, entre autres,
que les gourous de la séduction sont très populaires et que les
jeunes hommes de la génération Y manquent définitivement
de repères. La quête amoureuse, elle, est pourtant loin d’être
en voie d’extinction! (P.B.)
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
18
cinemabeaubien.com
Lumières de la presse étrangère 2013 – Prix de la Commission
supérieure technique de l’image et du son - Antoine Héberlé
«
«
»
Doté d’une charge émotionnelle puissante [...]
(D. Hainaut, Cinergie.be)
[…] ce film dont on sort profondément ému, mais aussi apaisé,
trouve son épanouissement dans
une infinie délicatesse.
(P. Vavasseur, Le Parisien)
»
QUELQUES HEURES DE PRINTEMPS
Un film de Stéphane Brizé
Du même réalisateur : Mademoiselle Chambon
France
GÉNÉRIQUE : France. 2012. 108 min (V.O.F.). Drame de Stéphane Brizé. Scén. : Stéphane Brizé et Florence Vignon. Int. :
Vincent Lindon, Hélène Vincent, Emmanuelle Seigner.
SYNOPSIS : Alain Évrard, 48 ans, est contraint de retourner vivre chez
sa mère. Ce retour auprès d’elle met en relief leur relation tendue et
violente. Alain découvre alors qu’elle a une maladie incurable : il ne lui
reste que quelques mois à vivre et elle a déjà pris des dispositions pour
finir ses jours. Alain est bouleversé. Cette famille s’abandonne dans une
relation particulièrement conflictuelle, étrangère au dialogue. Ces deux
êtres peuvent-ils parcourir le chemin qui mène, malgré les rancœurs et
les douleurs, vers l’apaisement?
MARINA
Un film de Stijn Coninx · Du même réalisateur : Sœur Sourire
Belgique
GÉNÉRIQUE : Belgique. 2013. 118 min (V.O. néerlandaise avec soustitres français). Drame biographique réalisé par Stijn Coninx. Scén. :
Stijn Coninx et Rick D’Hiet. Mus. orig. : Michelino Bisceglia. Int. : Matteo Simoni, Evelien Bosmans, Donatella Finocchiaro, Lugi Lo Cascio.
SYNOPSIS : Italie, 1948. Le père du jeune Rocco quitte le pays
pour rejoindre la Belgique, terre promise pour des milliers d’Italiens en quête d’un avenir meilleur. Ce qui devait être un séjour
de courte de durée se prolonge, au point que ce dernier fait venir
toute sa famille. Fraîchement installé, Rocco est alors confronté
à un environnement et à une langue qui lui sont étrangers. Il se
cherche… trouve refuge dans sa passion pour la musique.
NOTES : Produit par les frères Dardenne (Le Gamin au vélo),
NOTES : QUELQUES HEURES DE PRINTEMPS aborde un thème très
sensible : le suicide assisté. Le protocole montré à l’écran est rigoureusement exact, tirant les détails à la fois du documentaire Le Choix de Jean
et d’une organisation d’aide à l’auto-délivrance basée en Suisse. Stéphane
Brizé et Florence Vignon, coscénaristes, parlent de rapport à la mère, de
maladie, de mort. Mais la véritable histoire est celle de deux êtres qui s’aiment profondément, une mère et son fils, mais dont l’amour est encombré
d’une douleur profonde. (C.G.)
MARINA est inspiré des souvenirs d’enfance du célèbre chanteur et accordéoniste italo-belge Rocco Granata. Absolument
passionnante, cette célébration d’un talent en pleine éclosion
permet au réalisateur belge Stijn Coninx de rappeler une page
d’histoire peu reluisante de son pays, soit l’hostilité et le racisme
rencontrés par les immigrants italiens dans les années 50. Essentiel et touchant. (S.G.)
Un film de Pierre Greco
Du même réalisateur : Un petit vent de panique
Québec
GÉNÉRIQUE : Québec. 2014. 80 min (V.O.F.). Film
d’animation réalisé par Pierre Greco. Scén. :
Pierre Greco et Johanne Mercier. Mus.
orig. : Olivier Auriol. Voix : Gaston Lepage,
Anne Dorval, Guy Jodoin.
SYNOPSIS : Le maire de St-Victor n’est pas
peu fier de son village qui, selon lui, doit sa
prospérité à son coq qui se charge d’éveiller les résidants, beau
temps mauvais temps, chaque matin, dès 4 h. Cette situation en
lasse cependant plus d’un et la tête du coq sera mise à prix,
faisant fuir le volatile et semant la zizanie dans le village.
NOTES : Après La Légende de Sarila, voici le nouveau film d’animation concocté par les artisans de Productions 10e ave, cette
fois-ci adapté du roman jeunesse de Johanne Mercier. LE COQ
DE ST-VICTOR a été tourné en 2D et en 3D avec, entre autres,
l’aide des spécialistes en animation de Frima FX à Québec.
Cette œuvre hautement familiale s’inspire visuellement aussi
bien de l’aspect historique de Place-Royale que des décors
bucoliques de la région de Charlevoix. En résulte une histoire
de chant du coq des plus colorées et 100 % québécoise. (P.B.)
BELLE ET SÉBASTIEN
Un film de Nicolas Vanier • Du même réalisateur : Loup
France
GÉNÉRIQUE : France . 2013. 98 min (V.O.F.). Drame réalisé par Nicolas
Vanier. Scén. : Nicolas Vanier, Juliette Sales et Fabien Suarez, d’après
l’œuvre de Cécile Aubry. Mus. : Armand Amar. Int. : Félix Bossuet, Tchéky
Karyo, Margaux Chatelier.
SYNOPSIS : Au départ, ce fut une série télé marquante des années 60’
en France, renouvelée en dessins animés durant les années 80. Aujourd’hui, l’histoire d’amitié entre Sébastien, un jeune garçon téméraire,
et une chienne prénommée Belle se poursuit à travers la vie au quotidien dans un village alpin dont la sérénité sera bouleversée par l’arrivée
des Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale.
NOTES : Qui de mieux placé que Nicolas Vanier, cinéaste habitué aux
tournages nécessitant des animaux et capable de filmer les grands
espaces enneigés avec brio, pour adapter à nouveau cette histoire
d’amitié? Les images, d’une grande beauté, n’ont d’égal dans le film
que le fort lien rattachant le garçon à son chien. Conçu comme un divertissement familial aussi drôle qu’émouvant, BELLE ET SÉBASTIEN
nous replonge agréablement dans le monde de l’enfance. (P.B.)
Un minimum de 25 personnes est nécessaire pour une réservation. Certaines conditions s’appliquent.
Édouard-Montpetit
Faculté de Musique de l’UdeM
Salle Claude-Champagne
220, av. Vincent-d’Indy
musique.umontreal.ca
Outremont
Les Trois Jours de Casteliers
festival.casteliers.ca
Festival international de marionnettes
6 au 9 mars 2014
Jean-Talon
Espace La Risée
1258, rue Bélanger
droledemonde.com
Paroles de Femmes
28 février au 8 mars 2014
«
«
Superbe film dépressif sur la putréfaction
de la société romaine post-décadente dans
la droite lignée de Fellini. Et Tony Servillo y
est juste génial. (S. Gillet, Écran Large)
»
Une comédie en noir et rose pleine
d’enthousiasme. (É. Libiot, L’Express)
AU BONHEUR DES OGRES
Un film de Nicolas Bary
»
LA GRANDE BELLEZZA
Un film de Paolo Sorrentino
France
Italie · France
GÉNÉRIQUE : France. 2013. 92 min (V.O.F.). Comédie réalisée par
GÉNÉRIQUE : Italie · France. 2013. 141 min (V.O. italienne avec
Nicolas Bary. Scén. : Nicolas Bary et Jérôme Fansten, d’après l’œuvre
de Daniel Pennac. Mus. orig. : Rolfe Kent. Int. : Raphaël Personnaz,
Bérénice Bejo, Emir Kusturica.
sous-titres français). Comédie dramatique réalisée par Paolo Sorrentino. Scén. : Paolo Sorrentino et Umberto Contarello. Mus. orig. :
Lele Marchitelli. Int. : Tony Servillo, Carlo Verdone, Sabrina Ferilli.
SYNOPSIS : Benjamin, fils aîné de la famille Malaussène, est une
SYNOPSIS : Alors que les touristes envahissent Rome en plein
sorte de bouc émissaire naturel au Bureau des réclamations. Lorsqu’une série d’explosions survient sur son lieu de travail et fait de lui
le principal suspect, il décide, avec l’aide d’une amie journaliste, de
mener une enquête afin de savoir qui lui en veut et pourquoi.
cœur de l’été, Jep Gambardella, un vieil auteur aussi séducteur
qu’en panne d’écriture, profite des mondanités de sa ville et de
son esthétisme débordant. Au fil de ses balades dans la cité, cet être
cynique et misanthrope nous fait part de ses doutes existentiels
sur fond de fêtes décadentes romaines.
NOTES : Adaptation du premier roman d’une série sur la famille
Malaussène écrite par Daniel Pennac, AU BONHEUR DES OGRES
nous permet à nouveau de constater le talent de comédien de Raphaël
Personnaz, qui incarnait Marius dans la trilogie Pagnol de Daniel
Auteuil. Nous pourrons le voir aussi, en 2014, dans les prochains films
de François Ozon et de Bertrand Tavernier. Personnifiant avec autodérision le Benjamin créé par Pennac, Personnaz apporte au polar
une juste part de fantaisie. (P.B.)
NOTES : Sorrentino confie le rôle principal de son film à Toni
Servillo, celui-là même qui nous avait éblouis dans Il Divo, en
2008. Ici encore, le comédien est époustouflant, donnant chair à
son personnage d’écrivain courant les beuveries et les événements
artistiques excentriques pour mieux se questionner sur la beauté
et la déliquescence de son pays. LA GRANDE BELLEZZA est une
œuvre qui puise sa source dans l’âge d’or du cinéma italien, celui
de Fellini, Scola et Ferreri. (P.B.)
votre prochaine
sortie est sur
Fabre
Théâtre Aux Écuries
7285, rue Chabot
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D’Iberville
TOHU
2345, rue Jarry Est
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d’initiés
«
Cette aventure n’est pas sans rappeler les films Atanarjuat, la légende de
l’homme rapide et Le Journal de Knud
Rasmussen. (Le Clap)
»
MAÏNA
Un film de Michel Poulette · Du même réalisateur : Histoire de famille
Canada
GÉNÉRIQUE : Canada. 2014. 102 min (V.O. en innu et en inuktitut avec sous-titres français). Film d’aventures réalisé par
Michel Poulette. Scén. : Pierre Billon, d’après l’œuvre de Dominique Demers. Mus. orig. : Michel Cusson, Kim Gaboury. Int. :
Roseanne Supernault, Ipellie Ootoova, Graham Greene.erdone,
Sabrina Ferilli.
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
SYNOPSIS : Après une terrible bataille entre son clan et celui
des Inuits, Maïna, la jeune fille d’un grand chef innu, décide
de partir à la recherche de Nipki, le fils de son amie mourante.
Rapidement, Maïna est capturée par Natak, chef des Inuits,
tout comme Nipki. Contrainte à voyager avec l’ennemi à travers la Terre Glacée, la jeune femme tombera amoureuse de
son ravisseur.
NOTES : Inspiré du roman de Dominique Demers (La Mystérieuse Mademoiselle C.), MAÏNA a été adapté par Pierre Billon, auteur de Nouvelle-France de Jean Beaudin. Cette aventure n’est pas sans rappeler les films Atanarjuat, la légende de
l’homme rapide et Le Journal de Knud Rasmussen. C’est le cinquième long métrage du réalisateur Michel Poulette d’abord
connu pour ses comédies (Louis 19, le roi des ondes et la série
RBO). (P.-H.M.)
22
cinemabeaubien.com
BILLET
UN ÉLÉPHANT QUI
NE
TROMPE PAS!
par Pierre Blais
Au bout du fil, Claude Fournier est un homme
heureux. En tant que codirecteur du projet Éléphant : mémoire du cinéma québécois,
il revient tout juste de Paris, fort d’un voyage
qui lui a permis de sceller une entente de partenariat avec iTunes Store pour l’Europe francophone et l’Afrique du Nord. Dès le printemps prochain, via la plate-forme de ventes
d’Apple, la population de la France, du Benelux et du nord de l’Afrique aura accès, en ligne,
à quelques-uns des 200 films québécois numérisés dans le cadre du projet Éléphant. Et ceci,
selon M. Fournier, n’est que le premier pas vers
un accès plus vaste, à travers le monde, à notre
catalogue de longs métrages de fiction réalisés
ici depuis plus de 60 ans.
LES PLOUFFE (1981)
Lancé voilà cinq ans par Pierre Karl Péladeau,
le projet Éléphant a permis de restaurer et de
rendre accessibles en VSD (vidéo sur demande) sur le service Illico de Vidéotron plus de 200 films québécois. Se
donnant comme mission la préservation de nos œuvres,
leur pérennité et surtout leur accessibilité, Éléphant réinvestit l’argent récolté avec les visionnements en ligne ou
sur Illico dans le processus de restauration déjà enclenché
visant à numériser les quelque 1 000 longs métrages de fiction produits au Québec, coproductions incluses. Jusqu’ici
cinq millions ont été investis dans l’aventure.
La stabilité de l’équipe d’Éléphant (formée d’une dizaine
de techniciens et d’une spécialiste de Los Angeles) a permis de gagner en expertise au fil des ans et d’assurer une
continuité afin d’atteindre les standards de qualité mis en
place pour la restauration, l’étalonnage et la numérisation des œuvres, parfois retrouvées en piteux état. « Il faut
comprendre que plusieurs copies d’origine de nos longs
métrages étaient dans un état lamentable. Heureusement
pour nous, les techniques s’affinent et les softwares utilisés afin de redonner vie à nos classiques se modernisent
rapidement et deviennent, bien sûr, plus performants. Tellement, qu’on restaure une deuxième fois actuellement certains des films numérisés au début de l’aventure d’Éléphant
parce que ça en vaut vraiment la peine », d’ajouter M. Fournier.
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
Quand on pense à la préservation du patrimoine filmique à
l’échelle planétaire, le Québec, avec ce projet, est à l’avantgarde. Par exemple, en France, le Grand Emprunt, projet
similaire englobant le cinéma et la littérature et doté d’un
budget de 500 millions d’euros n’a réussi, à l’aide de Gaumont et Pathé, à numériser que 60 films en deux ans, et ce,
sans avoir de plan pour une éventuelle plate-forme de diffusion.
MARIA CHAPDELAINE (1983)
24
Le succès d’Éléphant étonne en Europe, mais aussi au
Canada anglais où on peut maintenant commander les
films sur iTunes. On se demande quel mécène au pays
pourrait bien décider à son tour d’investir plusieurs milcinemabeaubien.com
Chronique Billet - Un Éléphant qui ne trompe pas!
lions pour préserver des films signés Norman Jewison, David
Cronenberg, Atom Egoyan et autres cinéastes du ROC. Claude
Fournier précise que le partenariat avec la plate-forme d’Apple est
devenu plus facile grâce aux sous-titres anglais maintenant offerts
pour tous les titres du catalogue. iTunes aurait comme ambition de
devenir la plus grande cinémathèque mondiale et a donc besoin du
projet Éléphant pour garnir son offre de films à la carte en provenance des quatre coins du globe.
SÉRAPHIN (1950)
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
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Quand on demande à M. Fournier quelles restaurations l’ont le plus
marqué, il répond d’emblée Kamouraska de Claude Jutra, en copie
intégrale avec la musique d’André Gagnon. Puis il ajoute celle des
Plouffe en version longue, version que préférait Gilles Carle et qui
avait été présentée au Festival de Taormina, en Italie. Ce travail d’orfèvre de la pellicule a coûté près de 80 000 $! À travers ses anecdotes
sur des films comme Cœur de maman et Le Gros Bill, Claude Fournier admet que les embûches sont nombreuses pour certains titres
à venir, dont Agaguk et Violette Nozière. Cela dit, il affirme que plusieurs films du catalogue gagnent à être revus, surtout Cap Tourmente de Michel Langlois et Le Dernier Havre de Denyse Benoit. Ce
dernier film, sorti en 1986 et mettant en vedette Paul Hébert dans
l’un de ses plus beaux rôles, est, selon le codirecteur d’Éléphant,
typiquement bergmanien, et hélas trop méconnu. Tous ces exemples
démontrent l’importance d’Éléphant comme projet philanthropique, projet qui assure une pérennité à des œuvres classiques ou
oubliées du terreau fertile du Cinéma québécois, avec un grand C. ■
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25
6
Mots croisés n°
Par Frédérique Tiéfry
A
SPÉCIAL CINÉMA QUÉBÉCOIS
1
Horizontalement
2
1. L’oncle de Claude Jutra — Mon ___ Pierrette, de Jean
Pierre Lefebvre
2. J’en ___ !, de Claude Fournier — Dans le nom de la
constellation de Patrice Sauvé
3. Le Chat dans le ___, de Gilles Groulx — Le Louis de
Michel Poulette l’est
4. Argent — ___ je serai parti… vous vivrez encore, de
Michel Brault
5. Celle de Jean-François Pouliot est grande — Note
6. Police — Interjection — Explosif
7. Africain du Nord en France — Touché
8. Entre la ___ et l’eau douce, de Michel Brault — Chefd’œuvre de Michel Brault (Les)
9. Patrick Huard et Colm Feore en ont joué un ensemble
— Je n’aime que ___, de Claude Fournier
10. Possessif — Celle de Bernadette est vraie
11. Internet Explorer — On le pratique religieusement —
Démonstratif
12. Personnage truculent sous l’objectif de Pierre Falardeau
— Film de Gilles Carle sorti en 1970 — Champion
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
3
4
5
6
7
8
9
10
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Verticalement
A. Il jouait du trombone — Léopold Z.
l’a heureuse
B. Simon les ___, de Roger Cantin — Le Martien de ___, de Bernard Gosselin
C. Mouvement compulsif
D. Cadeau pour Fido — Une des deux villes
du film de Ricardo Trogi — Mesure
chinoise
E. Gilles Carle a réalisé sa mort
F.
Film de Robert Lepage — Astate —
Montréal vu ___…, collectif
G. Obtenu — Film d’Alain Desrochers —
Sport armé
H. Gaz rare dit noble — Celle de
Louis Bélanger est la 132
I. La République des ___, d’Yvon Allard et
Blondin Dubé — Partie de la Bible — Film
de Gilles Carle avec Daniel et Donald Pilon
J.
Xavier Dolan a tué la sienne — Pseudonyme de l’artiste français Romain de
Tirtoff
K. Il fait le trio avec Angelo et Fredo —
Démonstratif
L. Rôle qui a révélé Guillaume
Lemay-Thivierge — Fabriqués en boîte
Solution page 4
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
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ZOOM SUR
MONTRÉAL
par David Cantin
LA PLAYA D.C.
Un film de Juan André Arango
Colombie · France · Brézil
De retour d’un séjour au studio du Québec à Tokyo,
Jocelyne Montpetit nous transporte dans une descente
vers les profondeurs, nous fait voyager vers ce corps
inconnu, obscur, où les manques de repères deviennent
prétextes à un théâtre de transformation et de métamorphose.
Unknown Body.
Une production de Jocelyne Montpetit Danse en codifffusion avec le
Théâtre de Quat’Sous, du 22 au 31 janvier.
Le grand ensemble de Sam Shalabi (Land of Kush) se
retrouve, à nouveau, à la Sala Rossa pour deux concerts
qui mettront en valeur une musique inspirée de ses
nombreux séjours au Caire. Une quinzaine d’instrumentistes sur scène pour ce qui s’annonce comme un
véritable événement.
GÉNÉRIQUE : Colombie · France · Brésil. 2012. 90 min (V.O.
espagnol avec sous-titres français). Drame écrit et réalisé par
Juan Andrés Arango. Int. : Luis Carlos Guevara, James Solís et
Andrés Murillo
SYNOPSIS : Tomás, un jeune Afro-colombien qui a dû fuir
son village et la guerre, vit désormais dans le quartier de « La
Playa » à Bogota. Pour un jeune noir trouver sa place dans une
ville traditionnellement blanche est une lutte de tous les instants. Tomás s’affirme peu à peu dans la coiffure, héritage historique des esclaves qui traçaient sur les cheveux des enfants les
routes qui leurs permettraient de s’échapper. Lorsque disparaît
son frère cadet, Jairo, Tomás va prendre tous les risques pour le
retrouver, et conquérir son indépendance.
Spectacle-lancement The Big Mango de Land of Kush
À la Sala Rossa, les 15 et 16 janvier.
Avec Lignedebus, le Théâtre I.N.K. aborde les phénomènes de société visibles dans les transports en commun de manière poétique grâce à une histoire continue où se côtoient personnages, mouvement et vidéo.
Lignedebus.
Texte et mise en scène : Marilyn Perreault
Théâtre Aux Écuries, du 4 au 22 février.
ENFANCE CLANDESTINE
Un film de Benjamín Ávila
Argentine · Espagne · Brézil
GÉNÉRIQUE : Argentine · Espagne · Brésil. 2012. 110 min (V.O.
multilingue avec sous-titres français de Infancia clandestina.).
Drame historique réalisé par Benjamín Ávila. Scén. : Benjamín
Ávila et Marcelo Müller. Int. : Ernesto Alterio, Natalia Oreiro,
César Troncoso et Teo Gutierrez Moreno.
SYNOPSIS : Argentine, 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent
à Buenos Aires sous une fausse identité après des années d’exil.
Les parents de Juan et son oncle Beto sont membres de l’organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir qui les traque sans relâche. Pour tous ses amis à l’école et
pour Maria dont il est amoureux, Juan se prénomme Ernesto.
Il ne doit pas l’oublier, le moindre écart peut être fatal à toute
sa famille. C’est une histoire de militantisme, de clandestinité et
d’amour. L’histoire d’une enfance clandestine.
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LE CINÉMA
VU PAR…
P R…
par Serge Pallascio
Joyce
NAPIER
Depuis son plus jeune âge, Joyce Napier parcourt le monde.
Naissance à Montréal, enfance à Rome et Genève, retour
à Rome pour l’adolescence, études universitaires à Montréal,
puis nouveaux départs vers Jérusalem et Washington à titre de
correspondante pour la Société Radio-Canada. Dans cette famille
d’origine égyptienne, la tradition demande pourtant que les femmes
demeurent à la maison. Qu’elle voulût devenir avocate, passe toujours!
Mais Joyce Napier était bien décidée à aller à
contre-courant. Dès l’âge de quatorze ans,
elle choisit le journalisme car, dit-elle, « mon
«
intention était d’écrire sur les choses de
mon temps ». La journaliste se rappelle
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
JE JOUE DANS
UN FILM QUI
EST LA RÉALITÉ
«
aussi avec émotion que sa mère lui
disait souvent qu’il ne fallait pas
vendre son rêve. Parce que notoriété
et simplicité vont souvent de
pair, Joyce Napier a accepté
spontanément de participer
à
un
dialogue
entre
Washington et Québec
afin de partager avec
nous ses souvenirs
cinématographiques.
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Chronique Le cinéma vu par…
Joyce Napier : J’avais six ans et je demeurais à Genève. C’était The Sound
of Music (Robert Wise, 1965) avec Julie Andrews. Tout me fascinait dans
ce film romantique : l’histoire, la musique, les costumes, la mise en scène.
On m’avait acheté le disque 33 tours et je connaissais toutes les chansons
par cœur.
E.L.C. : Quels films ont par la suite développé votre lien avec le cinéma?
J.N. : Un peu plus tard, nous sommes allés demeurer en Italie et, par la télévision, j’ai découvert toute la richesse du cinéma. J’ai vu des films américains avec Gary Cooper, Marilyn Monroe, mais traduits en italien. J’ai
assisté à la renaissance du cinéma italien avec des comédiennes comme
Sophia Loren et Anna Magnani. C’était un cinéma génial tout en noir et
blanc.
E.L.C. : Quel est le film qui change complètement votre relation avec le
cinéma?
J.N. : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1970). J’en suis sortie
transportée. Voilà un film engagé qui disait plein de choses à propos de
l’Amérique. C’est la fin de mon adolescence.
E.L.C. : Que demandez-vous à un film?
J.N. : J’aime que le cinéma me fasse complètement changer de monde et de
registre. J’aime bien voir des films engagés, mais aussi de la science-fiction :
Close Encounters of the Third Kind (Steven Spielberg, 1977), Star Wars
(George Lucas, 1977-2005). Par contre, j’ai horreur de la violence. Hollywood fait les meilleurs effets spéciaux. Mais ce sont les Français, les Italiens et les Espagnols qui font les meilleurs drames psychologiques.
E.L.C. : Quelle spectatrice êtes-vous?
J.N. : C’est comme pour un livre. Avant, je me disais qu’il ne fallait jamais
l’abandonner même s’il fait chier. Maintenant, je le mets de côté parce que
la vie est trop courte. Si un film ne me plaît pas après 40 minutes, je zappe
ou bien je m’endors. S’il est bon, je me laisse aller facilement. Mais tout
cela est très subjectif. Il y a des films qui vont au-delà des goûts et qui sont
universellement bons. Apocalypse Now est un chef-d’œuvre incontestable.
E.L.C. : Quels sont les trois films que l’on devrait regarder en priorité pour
comprendre une partie de votre géographie intérieure?
J.N. : Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica (1960). Ce film est antérieur à ma naissance, mais il témoigne d’une époque de ma vie. J’ai grandi
avec ce film. Je retiens aussi Close Encounters of the Third Kind, particulièrement pour cette scène où le vaisseau spatial amiral traverse l’écran avec
tout ce son qui sort des amplis. Cela définit un moment de l’histoire du
cinéma même si les effets spéciaux ne sont pas ce qu’ils sont aujourd’hui.
Mon troisième choix est Monsieur Lazhar (Philippe Falardeau, 2011). On
dirait un documentaire. Moi, je joue dans un film qui est la réalité. Je rencontre des gens tous les jours. J’aurais pu interviewer ces deux enfants. J’ai
été emportée par ces deux acteurs qui ont conservé le naturel de l’enfance.
Picasso a déjà dit : « Cela m’a pris 40 ans à peindre comme un enfant ».
E.L.C. : Quels sont vos trois cinéastes de prédilection?
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J.N. : Steven Spielberg parce qu’il a su faire des films qui plaisent aux grands
comme aux petits, un peu comme Le Petit Prince de Saint-Exupéry qu’on
peut lire de façon différente selon les âges. Woody Allen parce qu’il a su
capturer une mentalité et une angoisse propres à une certaine Amérique.
Du côté du cinéma européen, mon cinéaste préféré est Pedro Almodóvar
dont j’ai vu tous les films et que j’adore.
E.L.C. : Quelle actrice auriez-vous aimé être?
J.N. : J’aurais aimé être Sophia Loren dans les années 50-60 parce qu’elle
savait être la femme fatale par excellence et, en même temps, jouer la fille
du peuple. La Ciociara (La Paysanne aux pieds nus de Vittorio De Sica,
1960) est un film sublime pour lequel elle a gagné un Oscar d’ailleurs. Si
j’avais une once de talent pour le métier d’actrice, c’est ce rôle dans ce film
que j’aurais aimé jouer.
E.L.L. : Quelles sont, selon vous, la plus grande force et la plus grande faiblesse du cinéma actuel?
J.N. : Une force émergente du cinéma actuel, c’est le cinéma québécois.
Nous pouvons en être fiers, car il y a de grands films qui ont été réalisés ici
depuis une quinzaine d’années. Je sais que je ne suis pas objective, mais je
pense et je peux dire que par rapport aux autres cinématographies, on tient
la route. Par contre, une des faiblesses du cinéma en général, c’est qu’il y a
très peu de films qui nous étonnent aujourd’hui.
E.L.C. : Vous complétez la phrase : « Si le cinéma n’existait pas… »
J.N. : Si le cinéma n’existait pas, on lirait beaucoup plus. Cela serait quand
même dommage, car le cinéma est une invention extraordinaire. C’est
comme si on enlevait un organe vital de notre société.
« Je joue dans un film qui est la réalité ». La phrase n’en finit pas de revenir
tel un écho. Joyce Napier précise. « Je dis souvent que le meilleur reportage que
l’on puisse faire à la télévision est un reportage impressionniste, dans le sens
où on l’entend en peinture. On ne raconte pas une vie en deux minutes, mais
on peut réussir à donner suffisamment d’informations pour que la personne
qui écoute puisse savourer l’histoire comme nous devant une peinture impressionniste alors que nous sommes capables de voir le détail à travers le manque
de détails ». Les derniers mots résonnent à leur tour tel un kōan. Surprenante
rencontre des cultures française et japonaise. Inspirée dès l’adolescence par le
journaliste et écrivain Albert Camus, Joyce Napier élabore patiemment une
chronique de son temps, où se rencontrent intelligence, sensibilité et rigueur.
Ainsi va le film de sa vie. ■
LE MUSÉE IMAGINAIRE
de Joyce Napier
Un auteur : Je suis incapable de choisir entre Victor Hugo et
Gabriel Garcia Márquez.
Une œuvre littéraire : La Peste d’Albert Camus.
Un musicien : Ludwig Van Beethoven.
Une œuvre musicale : Sympathy for the Devil des Rolling Stones.
Un artiste visuel : Paul Gauguin.
Une œuvre visuelle : N’importe quelle œuvre impressionniste.
Un lieu géographique : La Toscane en Italie.
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Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
Éditions Le Clap : Quel est votre premier souvenir cinématographique?
Index des films
Films à l’affiche n° 7
TOUJOURS À L’AFFICHE AU CINÉMA BEAUBIEN LE 1ER JANVIER
Arwad
Un film de Dominique Chila et Samer Najari ........................à partir du 7 février ..........p. 15
Au bonheur des ogres
Un film de Nicolas Bary .......................................................à partir du 21 février ........p. 21
LE DÉMANTÈLEMENT
Avant l’hiver
Un film de Philippe Claudel ..................................à partir du 28 février | cinemabeaubien.com
Belle et Sébastien
Un film de Nicolas Vanier .....................................................à partir du 21 février ........p. 20
VIOLETTE
Capital, Le
Un film de Costa-Gavras ......................................................à partir du 31 janvier ........p. 18
Coq de St-Victor, Le
Un film de Pierre Greco........................................................à partir du 21 février ........p. 20
MARIUS
Enfance clandestine
Un film de Benjamín Ávila ....................................................à partir du 24 janvier ........p. 27
Fille du Martin, La
Un film de Samuel Thivierge ................................................à partir du 31 janvier ...........p. 8
FANNY
Garçons et Guillaume, à table!, Les
Un film de Guillaume Gallienne ............................................à partir du 7 février .............p. 9
Grande Bellezza, La
Un film de Paolo Sorrentino .................................................à partir du 24 janvier ........p. 21
UN CHÂTEAU EN ITALIE
Maïna
Un film de Michel Poulette ...................................................à partir du 14 février ........p. 22
Marina
Un film de Stijn Coninx ........................................................à partir du 28 février ........p. 19
Passé, Le
Un film de Asghar Farhadi....................................................à partir du 31 janvier ...........p. 5
Playa D.C., La
Un film de Juan Andrés Arango Garcia .................................à partir du 7 février ..........p. 27
Quelques heures de printemps
Un film de Stéphane Brizé ...................................................à partir du 10 janvier ........p. 19
Séducteur : un animal en voie de disparition?, Le
Un film de Olivier Adam .......................................................à partir du 10 janvier ........p. 18
Temps de l’aventure, Le
Magazine Beaubien n° 7 · janvier et février · 2014
Un film de Jérôme Bonnell................................... à partir du 14 février | cinemabeaubien.com
Tendresse, La
Un film de Marion Hänsel ....................................................à partir du 17 janvier ........p. 10
Un Parallèle plus tard
Un film de Sébastien Landry ................................à partir du 21 février | cinemabeaubien.com
Voix de l’ombre, La
Un film de Annie Molin Vasseur.................................à partir du 7 mars | cinemabeaubien.com
Whitewash : l’homme que j’ai tué
Un film de Emanuel Hoss-Desmarais ...................................à partir du 24 janvier ...........p. 8
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cinemabeaubien.com

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