Mesdames, Messieurs, Chers amis, Chers Vicinois, Je voudrais tout

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Mesdames, Messieurs, Chers amis, Chers Vicinois, Je voudrais tout
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Chers Vicinois,
Je voudrais tout d’abord vous remercier d’être cette année encore venus si nombreux à
notre soirée de vœux, soirée qu’ici, vous le savez, nous revendiquons « Républicaine »,
c'est-à-dire ouverte à tous, sans carton exigé à l’entrée, sans zone VIP réservée à
« certains » élus.
Parce que, ce soir, nous voulons nous adresser à chacun d’entre vous, et que, lors de
cette soirée, chacun de vous doit pouvoir s’adresser à nous.
Mais avant tout chose, et avant d’accueillir sur cette scène les officiels qui nous font
l’honneur de leur présence parmi nous ce soir, je voudrais vous présenter les plus
jeunes d’entre eux, cette nouvelle garde toute fraîchement élue, je veux parler de notre
Conseil Municipal des jeunes.
J’invite donc à me rejoindre,
Evan BARRY, Zina BOUZEGHOUB, Axelle CHARLEY, Alix DENEUX, Grégoire
DEREN, Mathilde DEREN, Lucie DIEVAL, Aliénor DUBREUIL, Elio GEBHARDT-HILL,
Jérôme GUYOT, Aude HERMENIER, Tristan KERBIQUET, Maëlle LARVOR, Chloé
LEDROIT, Pauline LHOMME, Thomas LHOMME, Geoffrey LUCO, Alexis MARCHAND,
Edouard MAS, Marie NAUDIN, Taïs PERRIER, Milan RICHEFORT, William VOIRIN,
Andy YENKIAH, Priscilla YENKIAH.
Voici, Mesdames et Messieurs, notre nouveau Conseil municipal des jeunes.
Souhaitons-lui la bienvenue et pleine réussite.
Le 9 décembre dernier, en leur remettant les insignes de la République, c’est la 8ème
génération de jeunes conseillers que Jean-Pierre DEPONDT et moi-même installions.
Depuis 1997, année de la création du CMJ dans notre commune, ils auront été près de
196 jeunes Vicinois à se succéder et à avoir la chance, je veux le croire, de vivre cette
« expérience ».
Depuis cette date, c’est cette ambition qui nous guide : leur permettre de vivre leur
apprentissage de la démocratie.
Loin de nous l’idée de « jouer » avec eux, comme on pourrait le faire avec des
marionnettes… Chez nous, il n’est pas nécessaire de les revêtir d’une écharpe tricolore
ou de leur donner des titres honorifiques pour les prendre au sérieux.
C’est d’ailleurs ce qu’il y aurait de plus dangereux : faire croire aux générations
nouvelles que la démocratie, c’est facile ! Que la démocratie, c’est un jeu ! Qu’il suffirait
de se voir affecter un budget pour choisir ensemble la meilleure façon de le dépenser !
Mesdames et messieurs, si les jeunes femmes et les jeunes hommes qui se trouvent
devant vous méritent les applaudissements que vous leur avez adressés, ce n’est pas
simplement parce que, ce soir, ils sont là à l’honneur, en pleine lumière sur cette scène,
mais parce qu’ils ont été élus parmi 40 candidats !
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Pour cela, ils ont dû faire campagne, exprimer publiquement leurs idées et leurs
propositions, puis accepter les résultats du suffrage et le choix des électeurs. Durant
leur mandat, ils apprendront à travailler en assemblée, à y exprimer leur avis, à y
respecter celui des autres, à enrichir leurs convictions, du fruit de cette réflexion
commune.
Ils découvriront qu’il est toujours plus dur et plus long de faire à plusieurs plutôt que
seul, mais que c’est uniquement comme cela que l’on peut construire des choses plus
grandes que soi.
Pendant cet apprentissage, nous aurons aussi à cœur de leur faire découvrir nos
institutions. Ils visiteront le Sénat ou l’Assemblée Nationale, mais aussi se verront
expliquer les rouages du fonctionnement d’une commune, d’un centre de secours ou
d’un commissariat central.
Et ils ont déjà commencé ce travail ! Avant-hier, à l’initiative de la Présidente de
l’association de jumelage de Schenefeld (notre ville jumelle allemande) et à l’occasion
du cinquantième anniversaire du traité de l’Élysée, une délégation de jeunes conseillers
s’est rendue à Strasbourg au Parlement européen pour y rencontrer leurs homologues
allemands. Ils y ont été accueillis par deux députés européens allemand et français
Monsieur Reimer BÖGE et Madame Constance LE GRIP qui ont eu la gentillesse de
leur faire visiter l’hémicycle et de leur en expliquer le fonctionnement.
Parce que l’Europe, c’est mieux de la vivre que d’en parler, ils vous ont ramené ce soir
un petit morceau de cette union en les personnes de jeunes Conseillers municipaux
allemands, que je vous demande d’accueillir :
Malte BENFELT, Ricarda BRINKER, Carin CIORNII, Alisha MAHRT, Lisa PHAM, Sarah
PETERSEN, Carlos von STEINKELLER, Jana Marie TIMM.
Ainsi que ceux qui ont œuvré à ce projet et les ont accompagnés :
La Présidente de l’association de Jumelage de Schenefeld, Heike MITTELBERGER,
une amie de Voisins et Peter PETERSEN, accompagnateur, le Président de Voisins
Jumelages, Christian FRANCQ, et Guy LAMARTINE.
Et aussi le Maire-adjoint délégué aux Finances et aux Jumelages, Lionel VILLERS, et le
Conseiller municipal délégué à la Démocratie locale, Jean-Pierre DEPONDT.
Mesdames, Messieurs, à l’image de leurs prédécesseurs qui, l’année dernière, avaient
souhaité vous formuler leurs vœux, nos jeunes conseillers ont tenu cette année à vous,
à nous adresser un message.
Je laisse la parole à Thomas LHOMME et Alisha MAHRT.
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Merci Alisha et Thomas,
Merci Mesdemoiselles, Messieurs, Conseillers municipaux jeunes, pour ce message
d’espoir et de conviction. Merci pour ces vœux que vous adressez ce soir, à notre ville
et à l’Europe entière.
Permettez-moi à mon tour de vous souhaiter une merveilleuse année 2013. Que ce
mandat qui s’ouvre à vous puisse vous offrir l’occasion de mener la totalité des projets
qui vous intéressent, et qu’il puisse vous conforter dans votre volonté d’œuvrer pour le
bien commun, pour nos villes et dans l’intérêt de tous.
Je formule le vœu que votre jeunesse, votre volontarisme, votre dynamisme, puissent
tous nous inspirer.
BONNE ANNEE - GUTES NEUES JARH.
Il est temps maintenant d’inviter à nous rejoindre les membres du Conseil municipal :
Avec tout d’abord l’équipe de délégués qui m’entoure tout au long de l’année et avec
laquelle je partage de nombreuses soirées de travail - de trop nombreuses soirées,
vous diront certains ou certaines...
Alexandra ROSETTI, Bernard JOUSSELIN, Corinne MAIN, Antoinette LE
BOUTEILLER, Rodolphe BARRY, Michèle FADEUILHE, Hervé GÉRARD, Daniel CAMY
et Élisabeth DEVITERNE-BIETTE.
Et aussi, les Conseillers municipaux : Martine FEY, Julie LASNE, Catherine HATAT,
Cédric DUFLOT, Pilar ROBLÈS-BADET, Freddy BÉCHER, Pierre-Alain VINCENT, Selin
RITO-BAKLACI, Philippe CHAMPENOIS, Christophe GOUX et Jean HACHE, Stéphane
MANSON, Michèle PENAUD, Hélène GIORDANO, Francine SAINT-RAYMOND ainsi
que Joël LE NAN, Andrée DE SOUZA, Jocelyn BEAUPEUX, Catherine PERRODO et
Monique KOZICKI.
Et puisque nous sommes tous Voisins, j’invite à me rejoindre les représentants de
Schenefeld et de leur Conseil municipal :
Ingrid PÖHLAND, Andreas WILKEN, Melf KAYSER, Carsten APSEL, Julia GÄTJENS
Ainsi que la Présidente du Conseil municipal de Schenefeld, Gudrun BICHOWSKI.
J’invite également à nous rejoindre les élus locaux et les personnalités qui nous font
l’honneur de leur présence :
Le représentant de Monsieur François DELIGNÉ, Maire de Guyancourt, Monsieur
Bernard TABARIE, Maire-adjoint,
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Le représentant de Monsieur Philippe BRILLAULT, Maire du Chesnay, Monsieur
Sébastien GUERTS, Maire-adjoint,
Le représentant de Monsieur Jean-Michel FOURGOUS, Maire d’Élancourt, Monsieur
Gérald FAVIER, Maire-adjoint,
Le Maire-adjoint honoraire de Voisins, Monsieur Claude ROUGEAU,
Le Maire de Montigny-le-Bretonneux, Monsieur Michel LAUGIER,
Le Maire de Magny-les-Hameaux, Monsieur Bertrand HOUILLON,
Le Maire de Saint-Rémy-Lès-Chevreuse, Monsieur Guy SAUTIÈRE,
Le Maire du Mesnil-Saint-Denis, Monsieur Jean CRÉNO,
Le Maire de Saint-Forget, Madame Françoise GOSSARE,
Le Maire de Lévis-Saint-Nom, Madame Anne GRIGNON,
Le Maire de Millon-la-chapelle, Monsieur Jacques PELLETIER,
Le Maire de Chevreuse, Monsieur Claude GENOT,
Le Maire de Cernay-la-Ville, Monsieur René MÉMAIN,
Le Maire des Clayes-Sous-Bois, Madame Véronique COTÉ-MILLARD,
Le Maire de Saint-Germain-la-Grange, Monsieur Bertrand HAUET,
Mais aussi le Vicaire Episcopal, le Père Matthieu DUPONT,
Le Président de la Communauté d’agglomération de Saint-quentin-en-Yvelines,
Monsieur Robert CADALBERT,
Le président de l’Université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines, Monsieur Jean-Luc
VAYSSIERE,
Le commandant de la Basse aérienne, de Vélizy-villacoublay, le Colonel Bertrand
SANSU,
Le Chef de notre centre de secours, le Capitaine Julien LAVOUTE,
Le commissaire de Police de notre circonscription, Monsieur Briac LE FIBLEC,
Le Directeur départemental de la Sécurité Publique, Monsieur Jean-Marie SALANOVA,
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Le Conseiller général du canton de Chevreuse, Vice-président du Conseil général de
Yvelines, Président du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse,
Monsieur Yves VANDEWALLE,
Le Sous-préfet de l’arrondissement de Rambouillet, Monsieur Marc CHAPPUIS.
La Maire-Adjointe de Versailles, Sénatrice des Yvelines, Madame Marie-Annick
DUCHÊNE,
Et bien sûr, celle que vous attendez tous, notre députée, Présidente de Groupe au
Conseil régional d’Île-de-France, Madame Valérie PÉCRESSE,
Mais avant de poursuivre, je voudrais que nous accueillions ensemble celle à qui je vais
maintenant laisser la parole, le Maire de Schenefeld, Madame Christiane KÜCHENHOF.
Christiane tu vois par ces applaudissements à quel point les Vicinois aiment l’Europe,
aiment l’Allemagne et aiment Schenefeld !
Sois ici, Christiane, avec l’ensemble de ta délégation, comme chez toi ! Ce soir, vous
n’êtes pas nos invités, mais des membres à part entière de notre communauté.
WILLKOMEN
Je suis fier de vous accueillir ce soir parmi nous, et heureux que vous ayez pu répondre
si favorablement à notre invitation. Votre visite et la simplicité de nos relations prennent
aujourd’hui une résonance toute particulière à seulement quelques jours de
l’anniversaire du traité de l’Elysée.
Il y a cinquante ans, le Chancelier Konrad ADENAUER et le Président Charles de
GAULLE signaient un pacte de coopération entre nos deux nations portant sur
l’ensemble des compétences qui font un état : la politique, la culture, l’éducation,
l’administration, l’économie et la défense.
Leur volonté était de sceller définitivement la réconciliation franco allemande, et pour
qu’elle perdure, ils la fondèrent sur la jeunesse, en favorisant l’apprentissage des
langues, l’enseignement d’une histoire commune, et le rapprochement des populations.
Certains que les peuples réussiraient là où les chefs d’Etat avaient échoué.
Aujourd’hui, Voisins et Schenefeld comptent parmi les deux mille jumelages qui unissent
des villes des deux côtés du Rhin. Et chaque année, grâce à l’engagement de nos
enseignants et de nos associations, que je veux tout spécialement remercier ce soir,
c’est une centaine de jeunes qui participent à des échanges. Preuve que, si nous ne
sommes pas tous en mesure de changer le monde, nous pouvons tous choisir d’y
participer.
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Chère Christiane,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers collègues,
Madame Christiane KÜCHENHOF, Maire de Schenefeld.
Allocution de Madame Christiane KÜCHENHOF, Maire de Schenefeld.
Vielen Dank, liebe Christiane, für deine gute Wünsche, und die Botschaft, die Du
Uns auf Französisch ausgedruckt hast
Nun, vertrauen wir Dir, unsere beste Wünsche an, die wir für die Stadt Schenefeld
und ihre Einwohner aus sprechen
Wir hoffen, dass in diesem neuen Jahr, alle Austauschprojekte, die unsere Partner und
Verbände geplant haben, sich erfüllen werden
Ich spreche den Wunsch aus, dass die „ Erfahrung“ Ihrer Bundeskanzlerin,
verbunden mit der „Weisheit“ unseres Präsidenten,
dem deutsch – französischen
Paar ermöglicht, die Schritte unserer Union auf dem Wege des Erfolgs, des
Wohlstands und des Friedens zu führen
Liebe Christiane, ein recht gutes und glückliches Neues Jahr!!
Chère Christiane, en témoignage des liens qui unissent nos deux villes, et du
cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée, ce qui représente un peu les
noces d’or de l’amitié Franco Allemande, j’ai l’honneur, au nom de tous les
Vicinois de remettre à la ville de Schenefeld la médaille d’or de notre ville.
Chers Vicinois, chers amis,
La France, il est vrai, est moins ambitieuse que l’Allemagne, et pour cette raison, je vais
m’adresser à vous en français.
En préambule de cette soirée, je vous ai dit que nous avions des choses à nous dire,
beaucoup de choses à nous dire.
La raison en est simple : l’année prochaine, à cette même période, notre soirée des
vœux à la population sera soumise aux règles qui encadrent les campagnes électorales,
et il me sera donc interdit d’aborder par cette voie quelques réalisations ou projets
municipaux que ce soit.
Et ce, afin d’assurer une certaine égalité entre les candidats.
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Pour ma part, j’achèverai à cette occasion mon troisième mandat en tant que Maire,
scellant ainsi 19 années passées à servir notre ville.
Je dois vous confier que c’est une aventure humaine « captivante », dans tous les sens
du terme, et malgré la difficulté et l’exigence de cette fonction, je me dois de vous
remercier de m’avoir permis de la vivre à vos côtés, à votre service.
Dans cette période à venir d’élections locales, nous entendrons rejaillir de
sempiternelles ritournelles saisonnières, du type : « pour qu’ils la veuillent tous, c’est
que la place doit être bonne » ! Et avec le débat qui va bientôt surgir au sujet du non
cumul des mandats, on n’a pas fini de nous exposer dans la presse les cas peu glorieux
d’élus boulimiques de fonctions et de statuts…Mais ne vous méprenez pas, c’est l’arbre
qui cache la forêt.
La réalité est toute autre. Chez nous, dans nos villes, pas de chauffeur, pas d’huissier
pour vous ouvrir la porte. Ce que d’autres vous décriront comme « les ors de la
République » qui dans nos palais, surplomberaient nos têtes, se résument chez nous
bien souvent à un peu de peinture blanche sur des plaques de plâtre.
Oh, rassurez-vous, si je vous dis ça, ce n’est pas pour vous arracher une larme en vous
décrivant mon sort, mon rôle, qui n’est que celui que j’ai choisi de briguer.
Non, si je le fais, c’est qu’en cette période où il est devenu coutumier d’opposer les
Français, d’en pointer certains du doigt, que ce soit pour leurs réussites, ou leurs modes
de vie, je voudrais attirer votre attention sur les conditions d’exercice de nombreux
Maires de France.
Il faut savoir que 73 % des communes françaises comptent moins de 3 500 habitants.
À la lumière de cette donnée, on imagine mieux les difficultés quotidiennes de ces
Maires lorsqu’il faut trouver les moyens de refaire une route ou d’entretenir une école…
sans compter les quelques 400 000 normes qui s’imposent à eux et qui, si par malheur
elles n’étaient pas respectées, les exposeraient aux poursuites de quelques âmes
bienveillantes.
Bien sûr, vu sous cet angle, on comprend que notre schéma territorial est dépassé, qu’il
ne répond plus aux exigences de notre époque.
C’est bien ce qui donnait tout son sens à la réforme des collectivités locales souhaitée
par le président Sarkozy, et qui prévoyait qu’à l’aube de cette année, chaque commune
de France soit intégrée dans une intercommunalité existante ou à créer.
L’idée est simple : permettre de conserver à la fois l’identité de nos communes et la
proximité de leurs représentants, héritage séculaire de notre histoire et repère affectif
pour nombre d’entre nous, tout en les faisant travailler ensemble, en créant des
structures de coopération intercommunale qui fédèrent leurs forces, leurs moyens, leur
dynamisme pour les mettre au service de leurs habitants.
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Malheureusement, comme souvent - à l’heure des grandes avancées, ce sont les petits
arrangements qui étaient au rendez-vous, et les intérêts politiques ont prévalu sur ceux
des territoires.
L’enjeu était d’unifier les bassins de vie, de raccorder les modes de transports,
d’équilibrer l’urbanisme, de promouvoir l’activité.
Mais, à ces priorités ont été ajoutés d’autres objectifs : le maintien des équilibres
politiques, la préservation des majorités, la protection des intérêts économiques.
Le résultat pour nous est que, malgré la volonté exprimée par de nombreux Maires d’y
participer, il n’y aura pas de grand Saint-Quentin.
Là où il y avait la place pour s’étendre de Plaisir à Magny, de Versailles à la vallée de
Chevreuse, nous resterons à 7 communes,
Aux grands résultats ont été préférés les petits calculs.
Certains y voient une victoire politique… Pour ma part, j’y devine une défaite de l’intérêt
général.
Et dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il semblerait que le changement,
ce ne soit pas pour maintenant….
Puisque c’est l’ensemble de la réforme des collectivités territoriales qui a été
abandonnée, exit les conseillers territoriaux, une définition pourtant moderne de l’élu
local qui devait dès 2014 réunir en un seul siège les conseillers généraux et les
conseillers régionaux, gage de cohérence et d’efficacité des politiques publiques. Cette
réforme nécessitait le courage d’un homme d’Etat, seul capable d’assumer devant la
classe politique toute entière qu’avec moins de sièges, on assoirait forcément moins
d’élus…
Est-ce le courage ou l’homme d’Etat qui a fait défaut ?
Nous fêtons aussi le retour de la clause de compétence générale des collectivités, que
cette réforme avait prévu de supprimer, partant du principe que le problème de notre
mille-feuille administratif n’était pas tant le nombre de feuilles que le « qui fait quoi ».
Et bien maintenant, tout le monde peut continuer à se préoccuper de tout, quitte à ne
s’occuper de rien…
Alors, je ne sais pas si une vraie et grande réforme de l’organisation politique de nos
territoires est en cours, mais moi, Président de la République, je m’en préoccuperais…
Moi, Président de la République, je ferais confiance aux élus municipaux qui
connaissent les besoins de leurs habitants et gèrent au plus près leurs dépenses !
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Je veux croire que la politique ne se limite pas à ces petits arrangements, qu’elle recèle
en elle quelque chose de plus noble, de plus grand, que ceux qui la portent.
Chacun de mes confrères présents sur cette scène, chaque Maire, quelles que soient la
taille de sa commune, sa couleur politique ou ses ambitions, est animé par la même
volonté : oeuvrer au service de sa ville et de ses habitants.
C’est là un ministère du quotidien, fait de petites choses comme de l’essentiel. C’est
votre élu de proximité, celui qui n’échappe pas à vos questions, qu’elles lui soient
posées par courrier, dans la queue du pressing ou au comptoir de la boulangerie, quoi
qu’il arrive, il reste à vos yeux comptable de la politique locale.
Et je crois qu’en soi, cet engagement est respectable.
Voisins a la chance de se situer à la fois à Saint-Quentin-en-Yvelines et dans le Canton
de Chevreuse, aux confluents de ces deux identités fortes de notre territoire, et je suis
honoré que de nombreux Maires de la vallée me fassent chaque année l’amitié de leur
présence. À l’heure où beaucoup d’entre eux ont fait le choix de ne pas se représenter,
je veux leur dire toute ma reconnaissance : le jeune maire que j’étais a beaucoup appris
de votre engagement, de votre sens des réalités.
Et je tenais ce soir à vous rendre hommage.
Comme je viens de le dire, les Maires restent comptables devant la population de leurs
choix et de leurs stratégies...
Aux premiers rangs desquels, bien entendu, se trouve la fiscalité.
Depuis 2007, la France traverse l’une des plus importantes crises financières de
l’Histoire, et malgré la mise en œuvre des plans d’aides gouvernementales, et ce, quelle
que soit leur santé financière, les villes en ont ressenti violemment les répercussions.
Depuis, c’est une incessante succession de secousses systémiques et de soubresauts
auxquels nous sommes confrontés, passant de la crise bancaire et du crédit avec
l’effondrement des droits de mutation à celle des dettes souveraines et de l’inévitable
gel puis baisse des dotations d’Etat.
Face à ces difficultés, notre volonté depuis le début repose sur quatre piliers :
- Préserver les familles et les plus fragiles d’entre nous, en conservant le nombre et
la qualité de nos services municipaux, tout en modérant autant que possible
l’évolution de leurs tarifs.
- Préparer l’avenir en maintenant, grâce à un faible endettement, la majeure partie
de nos grandes opérations, afin de moderniser nos équipements et ne pas laisser
aux jeunes générations une charge trop lourde à porter.
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- Maîtriser les dépenses de nos services en maintenant leur évolution en dessous
de l’inflation, et en diminuant le nombre de nos agents.
- Et enfin, compenser notre perte de population en accueillant de nouveaux
habitants ou en permettant à nos enfants de revenir ou de rester vivre à Voisins.
Nos finances saines, conjuguées à cette rigoureuse gestion, auraient dû nous permettre
de résister à ce contexte économique et nous épargner de recourir à la fiscalité.
Mais c’était sans compter sur la « PEREQUATION ».
Vous avez vu ? C’est surprenant ce que l’expression de ce seul mot peut générer
comme réactions. Ceux qui le connaissent grimacent, comme lorsque l’on se souvient
d’une méchante grippe. Les autres s’interrogent, pressentant déjà qu’il s’agit de quelque
chose de grave.
Pourtant, la péréquation, pour faire simple, est un système de répartition et de
redistribution du fruit de l’impôt, sur lequel repose notre solidarité républicaine.
Comme le Président Sarkozy l’a dit dans notre République « l’égalité, ce n’est pas
donner la même chose à tout le monde, c’est donner plus à ceux qui ont moins ».
Personne, en tout cas aucun républicain, ne peut réfuter ce principe.
Le problème pour les collectivités telles que la nôtre, ce n’est pas le mécanisme en tant
que tel, c’est la multiplication de ces mécanismes.
Pour mieux comprendre, à la façon d’un célèbre chroniqueur économique de télévision,
« je vous ai préparé un petit tableau ».
Il y a d’abord la péréquation nationale, qui ne dit pas réellement son nom puisqu’elle est
prélevée à la source sur nos dotations de fonctionnement. Celle-ci se calcule sur le
nombre d’habitants et leur potentiel fiscal. Ces deux critères cumulés entraînent sur
quatre ans une perte pour la ville de plus de 130 000 €, et le gouvernement vient de
décider du gel puis la diminution de l’enveloppe de dotation. La part par habitant
n’évoluera plus baissera à l’avenir, quelle que soit l’inflation.
Il existe aussi, une péréquation intercommunale. L’agglomération, qui collecte, sur le
territoire de ses communes membres, différentes taxes pour financer les services
publics et les compétences qui lui ont été déléguées, leur reverse deux dotations.
La première, une attribution de compensation qui est fixe. La seconde, une dotation de
solidarité, repose sur plusieurs critères dans lesquels on retrouve le fameux potentiel
fiscal, le nombre de logements sociaux et le revenu moyen par habitant. Il s’agit de notre
pacte financier qui a fait l’objet d’une longue renégociation entre 2010 et 2011.
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C’est là, l’expression de la solidarité entre les villes de notre territoire. Il y a en effet à
Saint-Quentin des communes dont la situation sociale et économique est plus fragile
que la nôtre, et qui nécessitent plus de moyens pour répondre à leurs besoins, et nous
l’acceptons.
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en moyenne, la différence perçue entre Voisins et ces villes
est de 150 € et par habitant, soit sur l’ensemble de notre population une différence de
près de 2 millions d’euros par an. Mais, encore une fois, nous sommes d’accord pour
cette solidarité de proximité.
Mais, c’est ici que survient pour nous une petite nouveauté : le fonds de péréquation de
la Région Île-de-France.
Une petite perle dont il ne faut pas oublier qu’elle fut inventée en 1991 par un
gouvernement socialiste, et dont le calcul repose sur le désormais célèbre potentiel
fiscal des habitants.
En 2012, pour notre première année de contribution, on nous a gentiment accordé une
décote de 50%, ramenant notre contribution à plus de 250 000 €.
Et cette année, c’est près de 600 000 € que nous verserons à ce fonds.
Alors jusqu’ici, même si elle n’est pas directement responsable de ce mécanisme, la
région contribuait de façon importante à nos programmes de réhabilitation ou
d’extension de nos équipements publics. Cela a été le cas sur l’ambitieux programme
mené lors de cette mandature.
Mais à présent, ces aides aux communes seront, elles aussi, soumises à critères…
Et devinez lesquels ?
La conclusion est simple. Nous n’aurons plus les moyens de ce type de réalisations. Il y
a bien heureusement le Conseil général de notre département qui reste fidèle à sa
politique d’aide aux communes, et qui intervient sur l’ensemble de son territoire… Mais il
ne pourra pas suppléer les autres.
Regardez le bilan de notre petit tableau.
Alors, ma question est simple : lorsque nous aurons aidé tout le monde, qui viendra
nous aider ?
Y aura-t-il un énarque suffisamment pernicieux, un élu assez fougueux, pour proposer
un jour un fonds de péréquation qui viendrait en aide aux villes qui contribuent ellesmêmes à la péréquation ? Ou bien sommes-nous condamnés peu à peu à
l’étouffement ?
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Qu’il n’y ait pas d’ambiguïté entre nous. La solidarité fait partie des valeurs de notre
équipe et sans aucun doute de celles des vicinois.
Mais pour nous, la solidarité n’est pas dissociable de l’équité.
Les lois, les règlements, ne sont acceptables que s’ils sont supportables.
Et je pense que nous venons d’atteindre les limites de l’acceptable.
Il faut que vous compreniez que lorsqu’un ministre vous annonce le matin qu’il n’y aura
plus d’augmentation d’impôt, et que l’après-midi, un autre vous dit qu’il y a sûrement
encore plusieurs milliards d’euros à économiser sur les collectivités locales, cela veut
dire seulement qu’en deux passes habiles, ils viennent de nous renvoyer la balle…
À nous de trouver les solutions. À nous d’inventer de nouvelles politiques. À nous de
vous les expliquer.
L’argent public est voué à se raréfier. Trop longtemps, l’Etat a vécu au dessus de ses
moyens… Sûrement cela a-t-il contribué à préserver les collectivités locales.
Peut-être que les Français ont bénéficié d’un niveau de service supérieur à la moyenne
européenne, et que nous sommes subitement ramenés à la raison.
Mais revient-il aux seuls Maires, et à certaines collectivités, d’en supporter le fardeau ?
Si la situation économique actuelle révèle des difficultés nationales, c’est à la nation
toute entière d’y répondre.
Parce que ne pas le faire tous ensemble, ce serait prendre le risque de le faire les uns
pour les autres, les uns contre les autres.
Nous serons appelés ensemble à faire des choix, peut-être de nature à modifier notre
société, mais il faut que ce soit pour préserver notre modèle social.
Nous devrons certainement renoncer au superflu, mais pour mieux garantir l’essentiel.
Si on en croit Jean-Paul DELEVOYE, ancien médiateur de la République, « Nous ne
sommes pas dans une société en crise, mais dans une société en métamorphose ».
Il nous faudra, non pas faire moins de services publics, mais mieux servir le public.
C’est dans ce sens que nous lancerons cette année, la certification ISO 9001 de
l’ensemble de nos services à la population.
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Laissez-moi prendre pour autre exemple. Notre rendez-vous de ce soir. À Voisins, nous
tenons à notre soirée de vœux, une soirée ouverte à tous et à chacun, mais nous
veillons aussi à ce que les moyens qui y sont consacrés soient raisonnables et
raisonnés. Nous avions le choix entre la qualité de nos mets et le nombre de nos invités.
Aussi, pour maintenir ce moment d’échanges et de convivialité, malgré les économies
de fonctionnement que nous nous imposons, nous avons dû renoncer tour à tour au
champagne, puis aux petits fours.
Ce soir, nous partagerons des galettes et des pâtisseries allemandes, préparées par
nos artisans boulangers vicinois.
Ces choix draconiens nous ont permis de baisser d’un tiers le budget de cette soirée.
Préservant ainsi l’essentiel – « être ensemble ».
On comprend bien que l’une de nos difficultés actuelles réside dans notre perte de
population. Nous sommes passés de 13 200 habitants en 1996 à 12 122 au premier jour
de ce mois, alors même que la population Yvelinoise continue de progresser.
La méthode de calcul de l’INSEE fait que la population prise en compte à ce jour est en
fait issue du recensement 2010, ce qui explique que les effets induits par l’arrivée des
nouveaux habitants du cœur de ville ne se font pas encore ressentir.
De toute façon, la livraison d’un seul programme immobilier n’est pas de nature à
pouvoir inverser cette perte de population.
Alors, on me demande parfois : pourquoi construire ? Pourquoi vouloir augmenter notre
population ? Est-ce juste un choix financier ?
La réponse est : oui ! Mais ce n’est pas seulement un oui, c’est une multitude de oui !
Oui, comme on l’a vu, une baisse de population, c’est une perte de recettes.
Oui, nous souhaitons augmenter notre population, mais simplement pour lui faire
regagner son niveau d’il y a quinze ans
Oui, la perte de ces 1 000 habitants, c’est souvent la différence qu’il y a entre des
classes pleines et des écoles creuses.
Oui, moins d’enfants, c’est moins d’activités, moins d’animation, moins de vie.
Oui, la demande de logement en Île-de-France est de plus en plus forte, et on ne peut
pas continuer à éloigner ces nouvelles populations de leur bassin d’emploi. Il n’est pas
normal qu’un père ou une mère de famille ait à endurer parfois deux, trois, quatre
heures de transport quotidien. Ce n’est pas notre idée de l’éducation et de la famille.
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Oui, l’État a fixé pour l’Île-de-France un objectif de construction de 70 000 logements
par an, et Saint-Quentin-en–Yvelines s’est engagé à en produire 1 300. Il faudra donc
bien accepter d’en accueillir à Voisins.
Oui, une partie de ces logements devra être du logement aidé, parce que c’est la loi,
parce que nous devons contribuer à cette offre qui est parfois la seule solution pour
permettre à nos jeunes ou à nos aînés de rester Vicinois.
Oui, Le problème, ce n’est pas d’accueillir du logement aidé, c’est de savoir comment
on l’intègre. Je suis militant d’une réelle mixité dans tous les domaines. A Voisins,
chaque nouveau programme de construction depuis 1995, quelle que soit sa taille,
comporte une part de logement aidé. Si nous imposons aux promoteurs privés de les
construire et d’en garantir l’égalité de qualité et de traitement architectural, ce n’est pas
que pour des raisons esthétiques, mais aussi pour des raisons éthiques.
Oui, ces populations doivent pouvoir vivre ensemble et leurs enfants partagés les
mêmes bancs d’école.
Oui, nous voulons préserver notre cadre de vie, et notamment nos espaces verts. Mais
notre cœur de ville avait conservé jusqu’ici sa configuration du siècle dernier, lorsque
des hangars et des entrepôts avaient pris la place de bâtiments agricoles. Notre devoir
est de permettre cette mutation et d’accompagner ce changement pour veiller à ce qu’il
réponde à nos besoins et ne soit pas guidé par de seuls intérêts économiques. C’est ce
que nous faisons en faisant évoluer notre PLU et en menant des études prospectives
afin d’harmoniser l’urbanisation future. Et qui pourrait croire que l’on peut interrompre la
marche de l’histoire ?
Oui, aujourd’hui, ce cœur de ville a vocation à se renouveler, à se densifier, à accueillir
du logement pour prendre la forme d’un centre ville à l’échelle de notre commune.
Oui, lorsque nous acceptons à la Remise, sur ces 9 hectares de friche, de construire
450 logements, c’est bien moitié moins que la capacité nominale de ce terrain.
Oui, nous y construirons un quartier équilibré, préservant un tiers d’espace vert ouvert
aux riverains et aux quartiers environnants, accueillant des services publics et de
l’activité dans un secteur jusqu’ici uniquement résidentiel et qui établira enfin une
continuité urbaine, rattachant le quartier du Lac à notre centre-ville. Et ne vous faites
pas des idées arrêtées sur nos débats, sur les études en cours… Là-bas comme
ailleurs, je m’y engage, nous ne construirons pas plus haut que nos références
vicinoises.
Oui, nous revendiquons d’avoir fait de la concertation une méthode de travail, en
réunissant sur chaque projet public, l’ensemble des partenaires concernés.
Et Oui, nous voulons une ville dynamique, équilibrée, riche de son histoire et
résolument tournée vers l’avenir.
14/19
Les maires doivent également répondrent de leur bilan.
2012, aura vu se clôturer un bon nombre d’actions que nous voulions mener lors de ce
mandat.
Ainsi les écoliers de la Sente des Carrières ont pu regagner à la rentrée des vacances
d’hiver leur groupe scolaire, bénéficiant désormais de locaux entièrement rénovés, d’un
lieu de restauration totalement réaménagé, et d’un tout nouveau Centre de Loisirs.
La longue réalisation de ce chantier mené par la CASQY a été facilitée par le
relogement de la totalité des élèves au groupe scolaire du Bois-de-la-Garenne, rendu
possible grâce au bon esprit et à la collaboration des chefs d’établissements, des
enseignants, des parents d’élèves et de services municipaux. Je veux à nouveau les
saluer pour leurs engagements à mes côtés lors de cette opération.
Le 24 novembre dernier, au cours d’une soirée remarquée et très émouvante pour ma
part, entourés de nos partenaires, nous rouvrions au public une Maison Decauville
rénovée et renouvelée. Les travaux ont permis de sublimer l’un des bâtiments
emblématiques de notre patrimoine, le faisant pleinement entrer dans une nouvelle ère
faite d’espace et de lumière qui ravira nos artistes et leurs visiteurs.
Et ce, quelques semaines seulement après la réouverture de la Maison des
Associations qui, elle, a bénéficié d’une véritable cure de jouvence.
La livraison de ces deux importants chantiers entièrement portés par nos services
municipaux clôture de la plus belle façon qui soit un ambitieux programme de
réhabilitation de nos équipements publics, inauguré par la rénovation et la
reconstruction du Site de la Gravière.
Nous aurons réussi en cinq ans, dans un contexte économique peu favorable, et dans le
secteur de la rénovation publique (où les chantiers ont tendance à s’éterniser…), nous
aurons réussi à reloger leurs occupants, rénover, réhabiliter, agrandir trois de nos plus
importants équipements, qui accueillent à eux seuls chaque année plusieurs milliers
d’utilisateurs.
Je voudrais pour cela remercier devant vous nos partenaires financiers (CRIF, CG78,),
l’ensemble des élus mais plus précisément Antoinette Le bouteiller et nos services qui
se sont dévoués à cette lourde tâche. Et je crois que l’épanouissement et le plaisir
ressentis quotidiennement par les utilisateurs de ces structures sont une juste
récompense.
Quelle expérience pour un maire que de conduire de tel projet ! Que d’enseignements
sur la nature humaine !
Parmi lesquels je vous en livre un : « les oppositions municipales constructives, c’est
comme les taxis : il n’y en a jamais quand il pleut ! ».
15/19
Et c’est d’un regard amusé que j’en vois certains tenter aujourd’hui de s’associer à ces
succès, en rappelant qu’ils ont participé au lancement de ces projets… Ceux-là mêmes
qui, il y a quelques temps, se gaussaient de nos difficultés rencontrées au cours de ces
chantiers ou bien déploraient le manque de concertation…je les encourage à plus de
cohérence.
La récompense sans le labeur, voilà une curieuse idée de l’engagement public !
Ce sont là des programmes de grande ampleur, qui prennent autant de temps en étude
et en préparation qu’en réalisation, et qui, pour rester supportables pour nos villes,
demandent la participation de partenaires. Aussi, dès 2013, nous déposerons auprès
des services du Conseil Général un projet de réhabilitation de la partie historique de ce
centre sportif, afin de permettre sa mise en conformité tant en accessibilité qu’en
maîtrise énergétique.
Parallèlement à ces programmes, nous avons réussi à maintenir nos investissements
dans l’entretien habituel de nos équipements, avec, en particulier, la réhabilitation des
vestiaires du stade du Grand Pré, le renouvellement de la surface sportive de notre salle
omnisports, le ravalement des groupes scolaires des Pépinières et des 40 Arpents, et le
renouvellement d’une partie de leur menuiserie, l’amélioration de l’isolation thermique de
l’école de la Grande-Île, la mise en accessibilité du vieux cimetière de notre église, et
tant d’autres choses encore…
En ce qui concerne l’aménagement, notre travail de définition de la ZAC de la Remise
se poursuit en collaboration avec la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-enYvelines, à un rythme il est vrai parfois déconcertant, mais certainement dû à l’ampleur
et à la méthodologie de ce type de projets. Nous avons fait le choix d’une méthode
d’élaboration basée sur une large concertation, laissant tout le temps aux débats et aux
échanges, et le projet devra encore évoluer pour être accepté de tous et permettre de
rééquilibrer le quartier du Lac par l’arrivée de services publics et d’activités.
Mais sans attendre, pour gagner en cohésion avec les collèges situés dans ce secteur
et répondre à des besoins de proximité de nos adolescents, nous installerons dès cette
année notre service Jeunesse et Prévention dans les locaux vacants de l’école du Lac.
Nous avons aussi eu cette année le plaisir d’accueillir les premiers nouveaux habitants
de notre cœur de ville avec la livraison du programme « Le Jardin d’Hélène », dont
chacun peut aujourd’hui juger de la parfaite intégration.
L’opération des « Villas aux fleurs » menée par le groupe Kaufman and Broad, située
rue aux fleurs et comportant 164 logements dont 44 % de logements aidés, vient enfin
de démarrer. Ces quelques maisons et hangars industriels laisseront bientôt place à un
ensemble harmonieux de bâtiments basse consommation, respectant sur la voie
actuelle une forme et des matériaux traditionnels, et offrant en cœur d’îlot un dessin plus
contemporain, préfigurant ce que sera un jour l’environnement de notre place du
marché. Il comprend, bien entendu, une sente piétonne qui reliera à terme le centre
commercial aux centres culturel et administratif de notre ville.
16/19
Pour le Mérantais, c’est malheureusement le dépôt d’un recours individuel en justice
déposé par un des riverains après l’attribution par la CASQY du Permis de construire fin
juin - qui pénalise le lancement de ce programme, qui doit, sur ce terrain laissé libre
après la démolition de notre première maison de quartier, accueillir un ensemble
diversifié de maisons individuelles et de ville, et une trentaine d’appartements en
location aidée, ainsi qu’une salle municipale pour répondre aux besoins du quartier.
Arrêtons-nous un instant sur ce recours… Il est normal, dans une société équilibrée
comme la nôtre, que chaque citoyen puisse défendre ses droits à jouir pleinement de sa
propriété.
Mais lorsqu’on discute avec des opérateurs et que l’on constate la multitude de projets
qui, aujourd’hui en France, sont pénalisés par ce type d’actions qui n’ont parfois pour
vocation que de peser sur des négociations ou simplement à en retarder leur
construction, au risque de pénaliser leur financement.
On peut craindre qu’à force que soient utilisées sans limite ce type de procédures, le
législateur finisse par en durcir les conditions d’accès et réduise ainsi le droit des tiers.
Et en l’espèce, on voit bien que la concertation publique ne peut rien y faire. Elle ne peut
s’exercer que dans le cadre de l’intérêt général, et ne pourra jamais aboutir à une totale
unanimité sur un projet.
Pour l’exemple, sur cette opération, nous aurons mené sur une durée de six années
avec les partenaires concernés cinq séances du comité permanent de concertation,
animé trois réunions publiques, et communiqué des dizaines de fois dans la presse,
pour, malheureusement, ce résultat.
Souvent, les raisons invoquées par les opposants à ces projets concernent la circulation
déjà importante dans notre secteur. Mais toutes les études prouvent que ces difficultés
sont dues à une circulation de transit, en provenance de la vallée et en direction de
Versailles ou du réseau autoroutier situé à nos portes.
Nous menons une réflexion permanente avec nos partenaires dépositaires de ces
compétences que sont la CASQY et le département des Yvelines. Nous cherchons à la
fois à préserver de ce flux, notre cœur de village et nos quartiers, tout en en favorisant
son écoulement par des tronçons plus largement structurés.
Mais des solutions complémentaires devront être aussi imaginées en amont et en aval
de notre commune.
Il en reste des choses à faire, des défis à relever, des débats à mener, des solutions à
inventer !
17/19
Fort de mon expérience, je vais me risquer à vous livrer ce soir une prédiction, tout
aussi valable pour Voisins que pour d’autres villes (écoutez bien chers collègues).
En 2014, demain, vous aurez à choisir les hommes et les femmes qui vous mèneront à
après-demain.
Ils se répartiront en trois grandes catégories.
- Les farfelus ou les rêveurs, c’est au choix, vous proposeront de « ré-enchanter
votre ville », promettront tout un tas de choses et leurs contraires, en espérant
comme toute solution un avenir salvateur.
- Les conservateurs, eux, vous expliqueront que c’est bien assez comme ça. Que
tout est devenu insupportable : les impôts, le bruit, la circulation, leurs nouveaux
voisins, le temps peut-être ! Ils diront que c’était bien mieux avant, qu’il y a
beaucoup trop de services, beaucoup trop d’agents, qu’il faut les réduire, tout
comme leurs impôts, même si cela implique de supprimer de nombreux services
pourtant indispensables aux familles.
- Et enfin, les modérés, les rassembleurs, ceux qui sont animés avant tout par
l’envie d’œuvrer, ceux qui ne vous cacheront rien des difficultés du lendemain,
sans pour autant renoncer aux besoins d’aujourd’hui. Ils vous proposeront cette
difficile équation qui consiste à faire un seul à plusieurs.
Pour tout vous dire, les deux premières catégories étant déjà occupées, j’ai
personnellement une petite préférence pour la troisième.
Allons ! Trêve de plaisanteries, et que l’on me pardonne ce petit trait d’humour.
On est parfois maladroit quand on veut déclarer son amour, et seule ma famille et
l’équipe qui m’entoure pourrait vous dire à quel point j’aime cette ville et ses habitants.
Aussi, quel que soit l’avenir, je formule le vœu que les candidats qui se présenteront à
vos suffrages vous proposent, au-delà des clivages, une dynamique, des projets, des
solutions, des trajectoires dignes de vos attentes et répondant aux besoins de notre
ville.
Pour ma part, les membres de l’association Voisins Ma ville et ceux de mon équipe
municipale se sont réunis. Ils ont dressé un état des lieux, quantifié leur expérience,
mesuré leur motivation et, forts de leur unité, ils ont décidé de construire et de vous
proposer en 2014 un nouveau projet pour Voisins, projet que j’espère avoir l’honneur de
conduire.
Pour l’heure, je crains malheureusement que l’année 2013 ne nous réserve dans sa
traversée encore quelques écueils… Elle exigera de nous rigueur, solidarité, écoute et
respect.
18/19
Puisse-t-elle nous permettre de préserver les plus fragiles d’entre nous, et de vous offrir
des moments de bonheur à partager avec tous ceux qui vous sont chers.
Je souhaitais clôturer cette déclaration de vœux d’une façon un peu particulière en vous
faisant partager l’image que, pour ma part, je retiendrai de cette année 2012.
Je pense qu’elle est de nature à inspirer chacun d’entre nous… Il s’agit de Félix
BAUMGARTNER. Si le nom ne vous dit rien, en revanche, vous n’avez certainement
pas pu en oublier l’image…
Celle d’un homme quelque peu isolé, s’apprêtant à rejoindre la terre en sautant tout
bonnement dans l’espace, prouvant en quelque sorte que nous sommes tous Voisins.
Faut-il être fou pour tenter un tel exploit ? Déraisonnablement sûr de soi, ou simplement
profondément confiant en son travail et en la qualité des hommes et des femmes qui
l’entourent ?
Pour moi, cela signifie qu’à une époque où l’on croit avoir tout inventé, percé le moindre
mystère de la vie, les idées les plus simples peuvent encore faire s’élever les hommes.
Pour peu que l’on croie à son rêve, qu’on sache s’entourer, on peut réaliser des choses
bien plus grandes que soi.
Alors, en 2013, ayez confiance en vous, ça vous donnera des ailes.
Je vous remercie
19/19