Album «Elliott Candle

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Album «Elliott Candle
www.roman-electric-band.com / 06.25.20.08.35
BIOGRAPHIE
A 17 ans, Roman rencontre par hasard sa première guitare. C’est une véritable révélation
et, en autodidacte surdoué, il compose tout de suite ses premiers morceaux. Bercé par la
musique des Stones, Led Zeppelin et autres Beatles, c’est naturellement qu’il monte un
groupe dont il deviendra également le chanteur. Il écume pendant 2 ans les scènes de sa
région de Montpellier jusqu’à son envol pour Paris.
Rien n’arrête se jeune prodige qui se produit alors seul avec sa guitare dans de nombreuses
salles de la capitale, accompagnant parfois de grandes chanteuses américaines de passage
à Paris. Il crée son second groupe, « Mind Implosion », aux influences plus rock, avec
lequel il se produira pendant 1 an et demi.
C’est à l’occasion d’un concert à Nantes que son ami James Wood lui propose d’enregistrer
avec lui un album, son premier. Il le baptisera « Elliott Candle » en hommage à
Elliott Smith, une de ses influences les plus marquantes. La musique est folk, l’univers
nostalgique.
Le Roman Electric Band est né.
Roman ne cesse de composer et éprouve ses morceaux au cours de tournées en France,
en Allemagne et aux Pays-Bas, s’entourant de nouveaux musiciens. Il enregistre alors
son deuxième album à l’hiver 2012. Cet opus, fait figure de carnet de route. Les textes
sont plus mûrs, profonds, empreints de toute son expérience. La musique se fait plus
minimaliste, définitivement rock.
« When the high goes down » sortira en février 2013.
Roman Electric Band apparaît aujourd’hui comme la révélation pop/rock de sa génération.
Un artiste sincère au talent incontestable.
Roman / Chant, guitare
James Wood / Guitare, chœurs
Vincent Duval / Basse
Jiri Schefferlie / Batterie, chœurs
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DISCOGRAPHIE
Album «When the High goes down»
Sortie Février 2013
Album «Elliott Candle»
Hiver 2012
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LE GROUPE
photo RBKrecords
Vincent Duval
Roman
Auteur, compositeur
Guitare / Chant lead
Jiri Schefferlie
Batterie / Choeurs
James Wood
Guitare / Choeurs
Vincent Duval
Basse
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INTERVIEW
Par le magazine
Rock’N Gaume
« ROMAN ELECTRIC BAND », c’est le projet de Roman Gaume, un jeune chanteur / guitariste
d’inspiration anglo-saxonne basé à Nantes. « Elliott Candle », premier LP de l’artiste, témoigne
à la fois d’une belle maturité, d’une technicité et d’un beau sens de la mélodie. Sous le flot des
nombreuses productions actuelles, R’NG a choisi de pointer du doigt ce musicien talentueux
et sincère... Avis aux amateurs de rock/folk à la mode « classique » mais aussi aux autres, prenez le temps de parcourir l’interview, tout en écoutant « I won’t fail this time » ,« Wasting my
Time », et les autres sur roman-electric-band.com…
Ton univers musical évoque fortement la folk et le songwriting américains. Tu es tombé dedans quand tu étais petit ?
Oui, clairement. Il y avait toujours de la musique à la maison... Après, pas forcément de la folk américaine tout le temps, mais de la bonne musique en général, je pense. Je ne me suis mis à la musique que
plus tard, sur le coup de 16-17 ans, mais j’ai toujours été bercé par la musique et c’est sûrement ça qui m’a
donné l’envie d’en faire. Plein de potes de la famille étaient zicos, et ça tournait beaucoup, les bœufs, les
machins… J’ai toujours vu ça d’assez près, ça n’a jamais été très loin de moi.
Le nom de ton premier album, « Elliott Candle », est un clin d’œil audacieux à Elliott Smith. Tu
peux expliquer pourquoi ? Qu’est-ce qui t’as séduit chez cet artiste ?
Le premier album d’Elliott Smith s’appelait « Roman Candle », donc mon prénom. Sauf que lui ça avait
du sens, ça voulait dire « feu d’artifice », alors qu’«Elliott Candle », ça ne veut rien dire du tout ! Littéralement parlant, évidemment, puisque ça a du sens pour moi. Je suis un grand fan et tous les musiciens du
groupe le sont également. Voilà donc le clin d’œil. Ce qui m’a séduit chez Elliott Smith, c’est à quel point il
était complet ! C’était un musicien de fou, un multi instrumentiste : chanteur, guitariste, pianiste, il faisait des parties de batterie et de basse, tout ! Et puis alors une vache à lait de morceaux, tous plus beaux
les uns que les autres… Le songwriter de chez songwriter ! Tu ressens aussi une espèce d’humilité et de
fragilité dans ce personnage qui me touchent particulièrement. Il est arrivé un moment de ma vie où j’ai
voulu un peu m’identifier à lui, je pense… Je suis carrément fan, je trouve que c’est la grande classe, Elliott
Smith. Il fait partie du cercle très fermé des artistes qui ont une pointe de génie. Il y en a, comme ça, où
ce n’est plus le talent, c’est encore autre chose.
Crois-tu que la France soit la terre idéale pour des compositions de ce genre ? Penses-tu qu’il y
ait, d’une part, une industrie et des médias pour les relayer et, d’autre part, un public pour les
accueillir ?
Non, évidemment que non. Je ne suis d’ailleurs pas sûr qu’il y ait une terre idéale pour des compositions
de ce genre. Je ne suis pas patriotique du tout, certainement pas au point de dire cela… De toutes façons,
on ressent que c’est inspiré d’ailleurs, ma musique… Mais bon, je suis français, je suis né là, et j’habite
là, en tout cas pour l’instant, et donc je fais ça là. Je pense qu’il y aura toujours un public pour accueillir
n’importe quel style de musique, y’en a pour tous les goûts. Après, je t’avoue que je me pose pas tous les
matins en me levant la question de savoir si les médias vont relayer ou s’il y a une industrie à ce niveau
là. Forcément que oui, puisqu’il y a toujours des groupes qui sortent régulièrement, des français qui
chantent en anglais comme moi et qui marchent bien, qui font de la bonne zique etc.
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C’est peut-être plus difficile aujourd’hui qu’avant, parce qu’il y a vachement plus de monde sur le marché,
plus de bons groupes, mais aussi plus de mauvais groupes, plus de groupes tout court en fait. Je pense
que c’est plus compliqué aujourd’hui, mais j’étais pas là il y a trente ans pour savoir si c’était compliqué
aussi. Y’a trente ans, on se disait sûrement aussi que c’était plus compliqué aujourd’hui qu’avant, j’en sais
rien… Mais un public, il y en aura toujours. A partir du moment où il y a des gens qui écouteront de la
musique et qui l’aimeront, il y aura toujours des médias pour relayer ça, pour faire leur part du boulot.
Mais je ne me pose pas trop cette question, je fais de la musique parce que j’aime ça, c’est mon truc, et
puis adviendra ce qu’il adviendra.
Projettes-tu de confronter un jour tes chansons au public d’outre-atlantique, sur la terre de
leurs véritables racines ?
J’adorerais, évidemment… Après, il faut avoir l’opportunité, ça ne se présente pas tous les jours. Quand
tu dis « la terre de leurs véritables racines », je ne vois pas ma musique comme typiquement américaine
non plus. Je pense qu’il y a pas mal d’influences british là-dedans, je suis un grand fan des Beatles, de Led
Zep, des Stones etc, et je pense que cela se ressent aussi. Mais sinon, sortir une musique des frontières,
c’est chouette… J’ai déjà eu la chance d’aller jouer un peu ailleurs qu’en France et c’est à chaque fois une
saveur particulière. Donc si j’ai la chance d’avoir l’occasion de jouer aux Etats-Unis, je sauterai dessus,
évidemment. Mais c’est un peu tôt, donc je ne le projette pas.
En dépit d’un folk rock aux influences un peu « roots », te sens-tu des points communs avec la
production musicale actuelle, même internationale ?
Pour être honnête, j’en ai aucune idée. Oui et non… Oui, parce que je ne fais pas non plus un truc barré,
hyper expérimental sorti de nulle part. Je fais des chansons ! Ce qu’on entend à la radio, ce sont des chansons aussi, donc ce serait mentir de dire que je n’ai aucun point commun. Et je dirais non, car ce n’est pas
une question que je me pose ou un truc que je cherche… Je fais cette musique parce que ça sort de moi,
je veux que ce soit naturel, que ce soit vrai. Pour que ce soit vrai, faut pas essayer de se laisser influencer
par ce qui se fait actuellement ou ce qui se faisait avant, c’est juste « sors de toi ce qu’il y a à sortir de toi
!», et c’est ce que j’essaye de faire. Il y a plein de trucs qui m’influencent, actuels ou moins actuels, donc
c’est une question compliquée.
Malgré des arrangements nourris, on sent sous la production un univers très intimiste, parfois
proche de la confidence. Voir du spleen… Un état d’esprit nécessaire pour te mettre à écrire, ou
la démarche inconsciente d’un artiste un peu torturé ?
Plutôt une démarche inconsciente d’un artiste un peu torturé… Sans vouloir dire que je suis torturé, de
toutes façons qui dit « artiste » dit « un peu torturé ». Je dois l’être un peu aussi… Après, j’ai pas forcément
besoin d’un certain état d’esprit pour écrire, c’est « ça vient ou ça vient pas ». Tous les morceaux sont nés
sous la forme guitare acoustique et chant. Je suis dans ma chambre, je prends ma guitare et je chante,
j’ai pas le groupe avec moi immédiatement pour arranger dessus. Ça, ça vient dans un second temps.
Donc forcément, ces morceaux naissent intimistes, puisque c’est comme ça qu’ils sortent. Après, les
arrangements se passent dans ma tête, au début… Ou pas… Ça, c’est un problème. C’est vrai que l’album
est nourri d’arrangements, il y a eu un premier travail à ce niveau quand moi j’ai enregistré les chansons
dans ma chambre pour les envoyer au groupe, et un deuxième travail d’arrangement quand on arrive en
studio et qu’on enregistre vraiment le morceau. Là, on garde les arrangements que j’avais fait, ou pas, on
change, on modifie. Je crois qu’il y a 13 morceaux sur l’album et il doit y en avoir 11 qui ont été enregistrés
avant, dans ma chambre, et deux qui sont arrivés sur le feu. Ils ont quasiment tous été arrangés une première fois. Donc effectivement, au niveau des arrangements, c’est nourri. Mais ils sont tous nés d’abord
guitare acoustique / chant, intimistes, ou plutôt minimalistes. Mais qui dit minimaliste qui un peu plus
intimiste, obligatoirement.
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Quelle est ta formation musicale ?
Pour l’instant, on est quatre. Il y a James Wood qui joue de la guitare acoustique, électrique et qui chante
pour les chœurs. Il y a Pat Ravon, qui fait la batterie et des chœurs aussi, et qui fait même un petit peu
d’harmonica. Calou est à la basse, et aux percussions maintenant, c’est à signaler ! Pour l’instant, on
est quatre, on essaye de faire tourner les morceaux le mieux possible, et c’est déjà une bonne tâche. On
n’est pas fermé, on en tout cas pas moi, à ce qu’il y ait d’autres zicos plus tard. Ce serait cool, si ça peut
apporter un plus aux morceaux, ce ne serait que bienvenu. Faut que ça vient naturellement, la porte est
ouverte. C’est un band, ça peut s’élargir facilement, j’espère qu’un jour ce sera le cas.
L’album sort sous le nom « Roman Electric Band ». Je sais que tu as eu d’autres projets, en solo
ou en groupe. Cette nouvelle collaboration a-t-elle une saveur particulière à tes yeux ?
Oui, carrément. Rien que « Roman Electric Band », que ça tourne autour de mes chansons, c’est une
chance. Enfin, je m’estime super chanceux. Rien que le fait d’être accompagné de musiciens comme ça,
qui sont au service de ma zique, je m’estime chanceux. Et oui, c’est particulier ! Rien que le concept est
particulier. Parce que j’ai 22 piges, et le plus jeune derrière moi, il en a 47 ! Ils pourraient tous être mes
darons. Aussi, le fait qu’on ait commencé par enregistrer un album… C’est la première chose qu’on ait
faite, avant même de faire un seul concert. Le premier concert de Roman Electric Band, c’était le concert
de sortie d’album. On a pris le processus à l’envers, on n’a pas essayé de se faire connaître dans les cafs
conc’ et les machins pour après passer une étape et enregistrer un album. Après, j’ai vachement envie que
ça fonctionne comme un groupe normal. Forcément, ça s’appelle « Roman Electric Band », donc je suis
devant, mais je me sens comme un musicien du groupe. C’est à moi de prendre plein de responsabilités
et de décisions, mais c’est à moi aussi d’ouvrir la porte à toutes les créativités et les envies musicales ou
autres des autres membres du groupe, pour que chacun trouve sa place. C’est pour moi la meilleure manière de faire fonctionner un groupe.
Deux mois maintenant que l’album est sorti… Quel en a été l’accueil ? Des bonnes surprises,
des désillusions ?
Deux mois déjà… Putain, tu me fous les boules, ça passe trop vite. Ecoute, l’accueil, je pense qu’il a été
bon. Des gens qui l’ont achetés ou qui l’ont, j’ai eu de bons échos. Après, c’est pas très objectif, parce que
les gens qui trouvent ça à chier ne vont pas forcément venir me le dire. Ou du moins, pas aussi facilement
que les gens qui trouvent ça bien. Je pense que ça va… Un petit peu de désillusions, ouais, sur le fait que
je pensais que ce serait plus facile derrière de choper du festoche, des dates… Mais je suis un peu tombé
sur la mauvaise période, au mois de mars, les festivals d’été sont déjà bookés depuis janvier. Du coup, à
ce niveau-là, engranger l’histoire derrière a été plus dur que ce que je pensais. Je pensais que ce serait tout
de même une carte de visite qui me donnerait accès à plein de trucs auxquels j’avais pas accès avant. Les
festivals off ou in, les bonnes salles, les premières parties… Pour l’instant, j’ai des dates, mais c’est pas du
festoche… Un peu de radio, mais bon… Enfin, je te dis pas que c’est le bide, mais il faut toujours se battre,
et je pensais que ce serait quand même un peu plus simple. Faut mordre dedans, encore et encore. C’est
dur, la musique…
Quels sont les compliments qu’on te fait le plus souvent après un concert ?
« Très jolie chemise, tu sais… »
TOURNEE
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