DOSSIER DE PRESSE

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DOSSIER DE PRESSE
33ème édition
29 octobre au 14 novembre 2010
DOSSIER DE PRESSE
Macho… ma non troppo
Service de presse > SG Organisation
46 rue Stanislas - 54000 Nancy
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Hôtel de Ville - 5 avenue Albert Lebrun - 54190 Villerupt
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SOMMAIRE
VILLERUPT, PRESENTATION DE LA VILLE
p. 3
BARU, CREATEUR DE L’AFFICHE 2009
p. 5
LE FESTIVAL DE « A à Z »
p. 7
LES JURYS & LES PRIX
p. 8
TABLEAU RECAPITUALITF DES COMPETITIONS
p. 12
LES FILMS EN COMPETITION
p. 13
LA SELECTION PANORAMA
p. 23
THEME 2009 & RETROSPECTIVE
p. 31
LES SALLES DE PROJECTION
p. 40
LES EVENEMENTS
p. 41
RENCONTRES AVEC LES INVITES DU FESTIVAL
p. 42
LES SEANCES DECENTRALISEES
p. 44
LES EXPOSITIONS
p. 45
LES PARTENAIRES
p. 46
CONTACTS
p. 48
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VILLERUPT
Présentation de la ville
Les origines
On émet l’hypothèse que Villerupt fut peuplée dès l’époque du néolithique (entre 4500 et
1700 avant Jésus Christ). Lors de l’expansion romaine, la région de Villerupt subit la
romanisation puis après les invasions dites « barbares », une ligne de frontière linguistique
s’établit entre les villages restant fidèles au parler roman et ceux sous influence
germanique. C’est entre le 5ème et le 7ème siècle de notre ère que l’on peut faire remonter
la fondation d’un village répondant au nom germanique de Michelweiler (« la ferme de
Michel »)
Le Moyen-Âge
Pendant tout le Moyen-Âge et jusqu’au 19ème, Villerupt est de taille modeste et vit
essentiellement de l’agriculture. Néanmoins dès ses origines, Villerupt travaille le minerai
de fer car elle dispose d’un site avantageux de par la nature de sous-sol. En effet, le
plateau lorrain à ossature calcaire renferme le minerai de fer lorrain : la « Minette ». Au
Moyen-Âge, on note l’existence d’une forge à Villerupt et tout au long du 17ème siècle, on
assiste à une lente élaboration de la technique du haut fourneau. A partir du milieu du
19ème siècle, la région de Villerupt entre dans l’ère de la révolution industrielle. Les petites
entreprises artisanales et familiales disparaissent pour laisser place à des entreprises
capitalistiques.
A partir de 1870
La guerre franco-allemande de 1870 qui se conclut par la défaite de la France provoque
une division de la Lorraine entre la partie orientale annexée par l’Allemagne et la partie
occidentale qui reste française. Villerupt se retrouve du côté français comme poste
frontière avec le Luxembourg et la Lorraine allemande. De 1870 à 1914, la compétition
sidérurgique avec l’Allemagne, instaurée
dans une optique de revanche, contribue à
l’essor économique du secteur de Villerupt.
La grande époque
Jusqu’alors, la sidérurgie lorraine souffrait
d’un handicap : la « Minette » lorraine
contient du phosphore en trop grande
quantité. Grâce à un nouveau procédé, il
devient possible de fabriquer un acier de
bonne qualité à partir de la « Minette »
phosphoreuse de Lorraine. La sidérurgie est
alors un secteur de pointe de l’industrie française, la fonte et l’acier sont en effet
indispensables au développement des moyens de transports et de communication, à la
multiplication des machines à vapeur dans toutes les industries, à la course aux
armements qui s’amorce…
A travers les deux guerres mondiales ; les crises économiques, les concentrations, deux
grandes usines s’édifient à Villerupt : l’usine d’Auberives et l’usine de Micheville. Elles font
appel à la main d’œuvre étrangère. De la fin du 19ème siècle aux années 1960, l’arrivée
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massive d’étrangers, en particulier des Italiens
originaires des Marches et de l’Ombrie, fonde
l’originalité humaine et culturelle de Villerupt.
Villerupt devient une ville de l’acier.
Jusqu’à la fin des années cinquante, l’industrie
sidérurgique est florissante à Villerupt mais son
développement est brutalement freiné par la
restructuration. Avec la fermeture de la mine
d’Auberives
en
1961
commence
le
démantèlement du potentiel sidérurgique de la ville. En 1968, la société Pont-à-Mousson
ferme l’usine d’Auberives et en 1971 Wendel ferme les aciéries de Micheville. La Société
des Laminoirs de Villerupt, installée sur le site de Micheville depuis 1971, disparaît à son tour
en juin 1986. Avec sa disparition, Villerupt a perdu plus de 8000 emplois en 25 ans.
Le festival symbole de renouveau culturel
Cependant, Villerupt relève la tête en s’appuyant sur l’originalité de sa culture et l’esprit
d’initiative de sa population. En 1976, un groupe de jeunes passionnés de cinéma, enfants
de l’immigration italienne, décident de valoriser leur région et la culture de leurs parents
par le cinéma. Ils créent le festival du film italien de Villerupt. Cette manifestation culturelle
qui repose sur du bénévolat est devenue aujourd’hui l’un des premiers festivals de cinéma
de Lorraine aux yeux des critiques comme du public. Chaque année plus de 40 000
spectateurs viennent au festival. Chaque année plus de 200 bénévoles, de tous âges et
de toutes conditions s’investissent pendant quinze jours dans cette expérience culturelle
unique. Véritable pont culturel entre la France et l’Italie, le
Festival est une fenêtre grande ouverte sur la culture
contemporaine italienne.
Fière de son passé
La commune de Villerupt est particulièrement fière de son
passé sidérurgique. De 1870 à 1914, ce secteur a fortement
contribué à l’essor économique de la ville. Elle a attiré de
nombreux travailleurs étrangers, principalement italiens. En
mémoire de cette forte activité industrielle, une cage à laminoir
provenant du site de l'usine de Micheville et une locomotive qui
transportait à l'époque du minerai de fer ont été disposés dans
des endroits stratégiques de la ville : près de la bibliothèque
Armand Sacconi et face à l'Hôtel de Ville. La façade de ce
bâtiment offre également au regard une fresque évoquant le passé sidérurgique de
Villerupt, décrivant l'usine locale et le travail qui y
était effectué.
Les cités de Butte
La sidérurgie a aussi influencé la géographie urbaine
locale. L'une de ses particularités est sans aucun
doute la présence d'un quartier de cités ouvrières
construites en 1907. Ce dernier a été réalisé en
suivant les courbes et niveaux du relief, ce qui en fait
un site unique en Lorraine.
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BARU
Créateur de l’affiche 2010
Baru est le créateur de l’affiche officielle du festival de Villerupt
2010. Il a également réalisé celles des éditions 1992, 1993, 1995
2000 et 2010.
Un coffret collector des œuvres de Baru
Cette année, le Festival de Villerupt présentera
en exclusivité un coffret collector des œuvres
de Baru en édition limitée.
Biblio - Biographie de Baru
29 juillet 1947 : Naissance d'Hervé Baruléa à Thil, en Meurthe et Moselle, d'un père italien
et d'une mère française.
1968 : Il bifurque de ses études Math/Physiques à l'université de Nancy vers l'éducation
physique et sportive. Il deviendra enseignant. Tout en gardant du temps pour réfléchir à
une manière de prendre « publiquement » la parole.
1975 : Autodidacte, Baru publie ses premiers travaux dans Le Téméraire, périodique inspiré
par Hara Kiri et Charlie Hebdo, qu'il a fondé avec Jacques Pierre et Daniel Ledran à
Nancy.
1982 : Quéquette Blues devait paraître dans Charlie Mensuel mais le magazine s'arrête. Le
projet continue dans Pilote. Baru y publie d'abord plusieurs récits courts qui seront repris
plus tard dans l'album La Piscine de Micheville.
1984 : Dargaud publie Part Ouane le premier tome de Quéquette Blues prix du meilleur
Premier Album à Angoulême en 1985.
1991 : Le Chemin de l'Amérique coécrit avec Thévenet remporte l'Alph-Art du meilleur
album au festival d'Angoulême.
1992 : 1ère des cinq affiches du festival.
1996 : La version française de L’Autoroute du Soleil reçoit l’Alph-Art du meilleur album au
festival d’Angoulême.
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1999 : 1er tome des Années Spoutnik.
2004 : 1er tome de L’Enragé.
2008 : Pauvres Zhéros adapté du roman de Pierre Pelot chez Casterman.
2009 : Réédition intégrale des Années Spoutnik. Réédition en collaboration de La Piscine
de Micheville aux Rêveurs et au Pôle de l’Image de Villerupt.
2010 : Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2010. Il sera en janvier 2011 le nouveau
président du jury du 38e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.
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LE FESTIVAL DE « A à Z »
A comme avant-premières
Les bonnes relations avec les distributeurs français
et la qualité qu’ils nous reconnaissent nous
permettent d’avoir chaque année en avant
première les films les plus prestigieux.
...et comme Amilcar
Le nom du trophée du festival sculpté par
Amilcar Zanoni et remis chaque année aux
lauréats.
B comme bénévoles
L’essentiel du staff est composé de plus de cent
bénévoles qui ont acquis au cours des années
une expérience et une qualité professionnelle
valeureuse.
C comme cinéma
Le festival s’attache à présenter les films les plus
contemporains afin de mieux faire connaître le
cinéma italien actuel et ceux qui en sont les
auteurs.
D comme débats
De nombreux réalisateurs viennent à Villerupt
pour rencontrer le public après la projection de
leurs films. Rencontres appréciées par le public
autant que par les artistes.
E comme Esch-sur-Alzette
L’un des sites luxembourgeois du festival qui
donne à la manifestation sa dimension
transfrontalière.
F comme festival du film italien de Villerupt
H comme hommages
Chaque année, un ou plusieurs invités sont mis à
l’honneur. Le festival présente tout ou partie de
leur oeuvre et une rencontre avec le public est
organisée.
I comme inédits
Le comité de sélection visionne des dizaines et
des dizaines de films en vue de la programmation
qui propose chaque année une vingtaine de
films inédits en France : le festival est l’une des
rares occasions offertes au public de les
découvrir.
J comme jeunes…
Des lycéens et des étudiants français et
luxembourgeois composent le jury jeunes. Ils
passent cinq jours au festival, voient les films de la
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sélection qui leur est préparée et remettent un
prix après des délibérations souvent homériques.
...et comme Jury
Un jury composé de personnalités françaises et
italiennes du cinéma, un jury regroupant des
professionnels des médias et un jury des
exploitants distinguent chacun un film parmi une
sélection d’oeuvres premières et secondes. Un
coup de pouce à certains films et la découverte
de nouveaux talents sont ainsi assurés.
L comme Lorraine et Luxembourg
C’est dans la Grande Région, dans un rayon de
120 km autour de Villerupt que réside 90% de
notre public. Mais les spectateurs qui viennent de
plus loin (Alsace, Bourgogne, Champagne,
Région Parisienne, Belgique et même Italie) sont
chaque année plus nombreux.
P comme pâtes
Elles sont indissociables de l’ambiance conviviale
du festival.
Q comme quand est-ce que ça commence ?
Le 30 octobre, pour être précis.
R comme rétrospectives
Sur un thème différent chaque année, le moyen
de revoir des classiques sur grand écran et de
découvrir des perles tombées dans l’oubli.
S comme séances
Six séances par jour dans chaque cinéma, à
partir de 11 heures les samedis, dimanches et
jours fériés. Trois séances à partir de 15 heures les
jours ouvrables.
T comme thème
A chaque édition, un thème pour la rétrospective
et le visuel. Cette année, « Quand la classe
ouvrière allait au paradis «.
U comme Utopia
Un partenaire incontournable et chaleureux.
V comme Venise
Un rendez-vous que nous ne manquons jamais.
L’occasion de voir les meilleurs films à venir et
parfaire notre sélection.
Z comme zen
Un festival que nous voulons convivial, avec le
minimum de files d’attentes et de stress.
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LES JURYS & LES PRIX
Le festival de Villerupt comporte 4 jurys : le jury
cinéma, le jury presse, le jury jeunes et le jury
exploitants. Les trophées décernés portent le nom
d’un créateur italien décédé le 6 juin 2009 :
Amilcar Zannoni.
Les trophées créés par Amilcar Zannoni
L'AMILCAR DU JURY CINEMA
Parrainé par le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, ce prix distingue un film parmi une
sélection d'oeuvres premières et secondes.
Président du Jury
Vincenzo TERRACIANO
Réalisateur
Membres du Jury
Valeria CAVALLI
Actrice
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Marc LAZAR
Historien et sociologue,
spécialiste de la vie
politique italienne
Jean-Baptiste DAVY
Distributeur LE PACTE
Adolfo FRANZÒ
Photographe
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LES JURYS CINEMA DES ANNEES PRECEDENTES
JURY 2009
Présidente du jury : Wilma Labate (Réalisatrice)
Membres du jury : François Scippa-Kohn (Distributeur Chrysalis Films), Donato Rotunno
(Producteur pour les films Tarantula et réalisateur), Charles Tordjman (Directeur du Théâtre
de la Manufacture de Nancy), Felice Farina (Réalisateur).
JURY 2008
Président du jury : Elda Ferri (Présidente Jean Vigo Italia Production)
Membres du jury : Sandra Ceccarelli (actrice), Patrick Brouiller (Président AFCAE des
cinémas arts et essais), Paolo Olmi (Directeur musical de l'Opéra National de Lorraine),
Pierre Santini (acteur).
JURY 2007
Président du jury : Pierre-Henri Deleau (Délégué général du Festival International des
Programmes Audiovisuels (FIPA), Créateur de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes)
Membres du jury : Elisabetta Cavallotti (actrice), Beppe Cino (acteur et réalisateur), Pol
Cruchten (réalisateur), Renaud Davy (distributeur (Wildbunch Distribution), Rocco Papaleo
(acteur).
JURY 2006
Présidente du jury : Esmeralda Calabria (monteuse)
Membres du jury : Denis Robert (journaliste, romancier), Eric Vicente (directeur des ventes
ARP Distribution), Pierre Pelot (écrivain), Paolo Aleotti (journaliste).
JURY 2005
Présidente du jury : Véra Belmont (productrice, réalisatrice)
Membres du jury : Ricardo Milani (réalisateur), Valentina Carnelutti (actrice), Antoine
Santana (réalisateur).
LES DERNIERS PALMARES
2009 > Dieci Inverni de Valerio Mieli, 2009. Mention spéciale à La Bella gente de Ivano de
Matteo, 2009.
2008 > Mar Nero de Federico Bondi, 2008
2007 (ex aequo) > Le ferie di Licu de Vittorio Moroni, 2006 et Notturno bus de Davide
Marengo, 2007
2006 > Billo, le grand Dakhaar de Bulla Muscardin, 2006
2005 (ex aequo) > Sotto il sole ner de Enrico Verra, 2004 et Viva Zapatero ! de Sabina
Guzzanti, 2005
2004 > La spettatrice de Paolo Franchi, 2004
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L'AMILCAR DU PUBLIC
Parrainé par le Conseil Régional de Lorraine, le public est invité à se prononcer sur tous les
films récents non distribués en France.
L'AMILCAR DE LA VILLE DE VILLERUPT
Prix décerné à une personnalité du monde du cinéma italien.
L'AMILCAR DE LA PRESSE
Parrainé par le Conseil Général de la Moselle, un jury composé de professionnels des
médias français luxembourgeois, décerne un prix parmi une sélection d'une demidouzaine d'avant-premières. Le Jury Presse se réunira le samedi 6 novembre 2010.
Membres du Jury Presse
Président du Jury Presse
Thierry Méranger
Journaliste
Les Cahiers du Cinéma
Philippe Marque
Journaliste
Le Républicain Lorrain
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Nathalie Becker
Journaliste
Luxemburger Wort
Fabrice Rosaci
Correspondant
TF1 LCI Metz
Pascal Binetruy
Journaliste
Magazine Positif
Stéphanie Schmitt
Journaliste
L’Est Républicain
Ruggero de Pas
Président
Centre d’Accueil de la
Presse Etrangère
Sébastien Thibout
Journaliste
FUN Radio Nancy
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L'AMILCAR DU JURY JEUNE
Parrainé par la direction régionale et départementale de la jeunesse et des sports, le jury
jeune est, pour la 21ème année, composé de lycéens et d'étudiants de classes à section
cinéma ou audiovisuelle et distingue un film parmi les avant-premières. Le jury jeune 2010
se sera composé de 11 membres issus de 6 établissements : Université de Nancy 2, Lycée
de la Communication de Metz, Université Paul Verlaine de Metz, Lycée de Garçons d'Esch
sur Alzette, Lycée Poincaré de Nancy et Université du Luxembourg.
L'AMILCAR DES EXPLOITANTS
Pour la deuxième année, un jury composé d’exploitants, parrainé par le magazine Côté
Cinéma et l’Institut Culturel Italien, remettra un Amilcar.
Christian Bondil
Programmateur d’un circuit de salles
indépendantes en Moselle
Yannick Delepine
Directeur du cinéma Pathé à
Liévin (62)
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Stéphane Libs
Programmateur-exploitant
(cinéma Star à Strasbourg - 67)
Laurent Geissmann
Programmateur au GPCI,
Groupement de Programmation des
Cinémas Indépendants
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TABLEAU RECAPITULATIF DES COMPETITIONS
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LES FILMS EN
COMPETITION
FILMS INEDITS EN FRANCE (VOSTF)
Alza la testa (Lève la tête)
De Alessandro ANGELINI - 2009 (1h26)
Interprétation : Sergio Castellitto, Gabriele Campanelli, Giorgio
Colangeli, Anita Kravos, Duccio Camerini, Augusto Fornari, Pia
Lanciotti, Gabriel Spahiu, Laura Ilie, Margherita Spampinato
Antonio Mero travaille dans un chantier naval et élève seul son
fils Lorenzo, né d’une relation avec Denisa, une femme
albanaise. Dans sa jeunesse, il rêvait de faire une carrière de
boxeur, mais il n’avait sans doute pas le talent nécessaire. Ce
talent il le voit dans son fils, sa seule raison de vivre, auquel il
impose une discipline de vie qui devrait en faire un champion. Lorenzo supporte de moins en moins
cette vie austère. Il fait la connaissance d’Ana et en tombe amoureux. Cette relation n’est pas du
goût de son père qui fait tout pour l’éloigner de cette fille. Mais un soir Lorenzo se révolte et part en
scooter sous la pluie. C’est l’accident. À l’hôpital, Antonio assiste aux derniers instants de son fils et
autorise le prélèvement de ses organes.
Antonio est seul et n’arrive pas à supporter ce deuil. Il se dit que son fils survit grâce à son cœur qui
bat encore dans la poitrine de quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un d’autre qu’il veut absolument
connaître. Il part à sa recherche.
Amore liquido (L’amour liquide)
De Marco Luca CATTANEO - 2009 (1h30)
Interprétation : Stefano Fregni, Sara Sartini, Viola Capannini,
Debora Bradarelli, Carlotta Bergamo, Simonetta Solder,
Pina Randi, Martina Capannini, Ramona.
L’amour liquide est le titre d’un essai de Zygmunt Bauman, un des
plus importants sociologues actuels, que l’éditeur Laterza nous a
autorisés à reprendre. Bien que le film ne soit pas tiré du livre de
Bauman, il nous semblait que son titre et la matière développée
donnaient une image juste de la précarité sentimentale actuelle,
où les rapports affectifs deviennent « liquides «, éphémères, pas tant (ou non seulement) à cause
de la précarité de l’emploi, mais aussi (et surtout) à cause d’une mutation anthropologique qui
depuis quelques années bouleverse et redéfinit notre « être au monde « et notre façon d’établir
des relations avec les autres, entre autres dans le domaine des sentiments. Mon film entend
représenter cette réalité dont l’un des aspects les plus intéressants est la prolifération de la
pornographie dans notre culture, un élément fondamental pour comprendre la révolution en
mouvement dans le domaine des relations humaines et de l’imaginaire sexuel qui en découle. Je
n’entends pas faire oeuvre de moraliste, mais plutôt donner des éléments de réflexion des effets de
ce changement et de ses conséquences sur notre vie.
Marco Luca CATTANEO, Amore Liquido, dossier de presse 2010.
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Baciami ancora (Encore un baiser)
Avant-première De Gabriele MUCCINO - 2009 (2h19)
Interprétation : Stefano Accorsi, Claudio Santamaria, Pier
Francesco Favino, Victoria Puccini, Sabrina Impacciatore, Giorgio
Pasotti, Valeria Bruni Tedeschi, Adriano Giannini, Primo Reggiani,
Daniela Piazza, Marco Cocci, Giancarlo Giannini.
Dans la suite de L’ultimo bacio, Gabriele Muccino rassemble les
vies brisées des personnages que nous avions quittés il ya dix ans.
Comme si, en dépit de l’investissement qu’a nécessité son travail
outre- Atlantique, jamais il n’avait abandonné l’idée d’être en
mesure de reprendre le fil d’une réflexion sur l’amour et la gestion compliquée des sentiments dans
les relations de couple. Cet héritage, nous l’avons porté en nous et maintenant nous
recommençons à vivre l’expérience de l’amour selon Muccino.
Avec Baciami ancora, en effet, il propose de nouveau une réflexion intellectuelle profonde sur les
changements que l’amour peut apporter à notre vie, à tout moment. « L’histoire de toutes les
histoires d’amour « ne se manifeste plus au public à travers un sentiment commun – viscéral,
admettons-le – comme cela a toujours été le cas dans les films de Muccino. Cette fois, il y a
quelque chose de profond, qui comporte les prémices de la spiritualité, comprise comme une
extension de l’âme: le thème de l’acceptation, généralement féminine, devient aussi une
caractéristique masculine, la maternité et la paternité représentent la famille, les perspectives
d’avenir, l’universel.
Le cinéaste des émotions mûrit, il donne aux spectateurs de nouvelles pistes de réflexion et, qui sait,
peut-être un nouvel héritage qui pourrait se conclure un jour par un Embrasse-moi toujours.
Marcella PERUGGINI - 35mm.it - 29 janvier 2010
Basilicata coast to coast (Basilicata d’une côte à l’autre)
De Rocco PAPALEO - 2010 (1h45)
Interprétation : Alessandro Gassman, Paolo Briguglia, Max
Gazzè, Giovanna Mezzogiorno, Rocco Papaleo.
La Basilicate est cette région du Sud de l’Italie, au nord de la
Calabre, qui a une façade sur la mer Tyrrhénienne et une sur
la mer Ionienne. Quand ils étaient jeunes, Nicola, Franco,
Salvatore et Rocco avaient formé un groupe et avaient rêvé
d’une carrière dans la musique, mais leurs ambitions avaient
vite été déçues et la vie les avait séparés. Un été, ils se
retrouvent. Évoquant leurs souvenirs, l’envie folle les prend de se remettre à jouer ensemble et de
participer au Festival de la chanson de Scanzano. Pour attirer l’attention des médias, ils décident
d’aller à pied de chez eux à Maratea (sur la côte tyrrhénienne) jusqu’à Scanzano (sur la côte
ionienne). Une balade de dix jours qu’ils mettront aussi à profit pour répéter. De fait, une jeune
journaliste d’une petite radio locale les suit et rend compte quotidiennement de leur aventure. Par
des petites routes, leur matériel chargé sur une charrette tirée par un cheval blanc, ils traversent
toute la région, se produisant sur les places des villages où ils font étape…
Dalla vita in poi (A partir de la taille)
De Gianfrancesco LAZOTTI – 2010 (1h25)
Interprétation : Cristiana Capotondi, Filippo Nigro, Nicoletta Romanoff,
Carlo Buccirosso, Gianni Cinelli,Pino Insegno, Carlo Giuseppe
Gabardini, Arcangelo Iannace.
Rosalba aime Danilo, un jeune homme qui devra passer 30 ans en
prison. Afin de l’aider à supporter sa détention, Rosalba décide de lui
écrire tous les jours. Mais traduire en mots ses sentiments n’est pas
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chose facile, c’est ainsi qu’elle a recours à Katia, sa meilleure amie, condamnée à vivre dans un
fauteuil roulant. Au fil du temps, Katia s’identifie tellement à ce qu’elle écrit, qu’elle finit par
s’approprier les émotions qu’elle exprime dans sa correspondance avec Danilo. Lorsque Rosalba
et Danilo mettent un terme à leur relation, Katia décide de rencontrer l’homme dont elle est
tombée amoureuse. Elle y parvient après bien des difficultés, grâce à sa volonté et à son
obstination. Après plusieurs rencontres difficiles et sans intimité dans un parloir glacial, Danilo
s’éprend lui aussi de Katia et ils décident de se marier. Quand le juge accorde sa première
permission de sorite à Danilo, Katia avec la complicité de Rosalba organise son évasion. Danilo
profite de l’occasion pour s’enfuir mais il comprend vite qu’une vie de fugitif l’éloignera de Katia. Il
décide alors de retourner en prison et de remettre de l’ordre dans sa vie.
Due vite per caso (Deux vies par hasard)
De Alessandro ARONADIO – 2010 (1h28)
Interprétation : Lorenzo Balducci, Ivan Franek, Isabella Ragonese,
Rocco Papaleo, Ivano De Matteo, Sara Felberbaum, Teco Celio,
Monica Scattini, Riccardo Cicogna, Niccolò Senni, Roberta
Fiorentini, Giovanni De Giorgi, Antonio Gerardi, Giuliano Ghiselli,
Andrea Purgatori, Tatti Sanguineti.
Matteo a un peu plus de vingt ans et sa vie est, paraît-il, comme
une page blanche prête à accueillir tous les futurs possibles. Mais
un soir pluvieux, alors qu’il conduit un ami aux urgences, il tamponne la voiture de deux flics en civil
et se retrouve en garde à vue parce qu’il se rebelle lorsque les deux flics le cognent. Cette nuit-là
marque un tournant dans sa vie. Il n’a pas choisi, c’est la vie qui a choisi pour lui la violence et la
révolte.
Mais si ce soir-là, Matteo freine à temps, il ne tamponne pas la voiture des flics et sa vie continue
comme avant : son travail dans une jardinerie, la jolie serveuse du bar, la cliente de bonne famille.
Matteo veut sortir de la précarité. Sa recherche d’un emploi stable le rend semblable à des millions
d’autres jeunes gens qui partagent son désir d’une vie à l’abri des incertitudes.
Deux vies possibles, pas vraiment choisies, mais qui peuvent aussi converger…
Diciotto anni dopo (Dix-huit ans après)
De Edoardo LEO – 2009 (1h40)
Interprétation : Marco Bonini, Eugenia Costantini, Sabrina
Impacciatore, Gabriele Ferzetti, Edoardo Leo, Vinicio Marchioni,
Maximilian Mazzotta, Tommaso Olivieri, Carlotta Natoli, Pasquale
Anselmo, Valerio Aprea, Luisa De Santis, Giancarlo Magalli.
Mirko et Genziano sont frères, mais ils ne se parlent plus depuis dixhuit ans, depuis l’accident de voiture où leur mère a trouvé la mort.
Suite à cet événement tragique, Genziano est allé vivre à Londres
auprès de son grand-père maternel et il n’est jamais rentré en Italie. À trente-cinq ans il est toujours
célibataire, c’est un as de la finance que les affaires captivent entièrement. Mirko, lui, est resté à
Rome auprès de son père, essayant de faire survivre le petit garage familial.
Lorsque son père décède, celui-ci laisse comme dernières volontés que ses cendres rejoignent la
tombe de leur mère dans le petit cimetière de Calabre où elle est enterrée. Ses deux fils devront les
y amener ensemble en utilisant la vieille Morgan de l’accident qu’il avait petit à petit réparée
secrètement. Pour les deux frères que tout sépare commence alors un étrange voyage, émaillé de
difficultés diverses et de rencontres inattendues.
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Gorbaciof (Gorbachef)
De Stefano INCERTI – 2010 (1h27)
Interprétation : Toni Servillo, Mi Yang, Nello Mascia, Geppy Geijeses,
Salvatore Ruocco, Antonio Buonomo, Gaetano Bruno, Hal
Yamanouchi, Agostino Chiummariello, Francesco Paglino,
Salvatore Striano.
Marino Pacileo a une tache de vin sur le front. Cela lui a valu le
surnom de Gorbachev. C’est un homme solitaire et taciturne.
Même avec ses collègues de l’administration pénitentiaire de
Naples, il n’échange que des regards. Sa seule passion c’est le jeu. Là encore, les paroles sont
inutiles, on a ou on n’a pas les bonnes cartes, on a ou on n’a pas l’argent pour suivre ou pour
payer les dettes de jeu. Pour Pacileo l’argent n’est pas un problème. Étant comptable, il dispose du
contenu du coffre du bureau, dans lequel il puise quand le besoin s’en fait sentir. Pacileo a un
secret, une petite tombe dans un coin reculé du cimetière des enfants.
Pacileo joue au poker dans l’arrière-salle d’un restaurant chinois tenu par un homme et sa fille Lila,
récemment arrivée en Italie. D’une grande beauté, Lila attise la convoitise de ceux à qui le
restaurateur doit de l’argent. Pacileo enrage, il veut sortir la jeune fille de cet engrenage qui la
mènera à la prostitution, mais il lui faut de l’argent, beaucoup d’argent. Le gardien-chef de la
prison a partie liée avec la pègre. Pacileo se fait avancer de l’argent contre des services de plus
en plus dangereux…
Hai paura del buio (Tu as peur du noir)
De Massimo COPPOLA – 2010 (1h30)
Interprétation : Alexandra Pirici, Erica Fontana, Antonella Attili, Alfio
Sorbello, Manrico Gammarota, Lia Bugnar, Andra Bolea, Marcello
Mazzarella, Angela Goodwin.
Eva a à peine plus de vingt ans, elle est ouvrière dans une usine près
de Bucarest. Elle arrive en fin de contrat et elle est licenciée. Elle
décide alors de vendre tout ce qu’elle possède pour se payer un
billet d’avion pour l’Italie. C’est ainsi qu’elle débarque à Melfi, en
Basilicate, là où Fiat a implanté une grande usine. Seule dans la nuit, transie de froid, elle s’abrite
dans une voiture qui est restée ouverte. C’est là qu’Anna la trouve. Elle est ouvrière chez Fiat, elle a
à peu près le même âge et elle l’accueille chez elle. Mais Eva n’est pas arrivée à Melfi par hasard.
Elle est à la recherche de quelqu’un, elle suit un petit groupe de femmes, elle en sélectionne deux,
puis une qu’elle suit comme son ombre, jusqu’au moment où elle décide d’agir.
Happy Family
De Gabriele SALVATORES – 2010 (1h34)
Interprétation : Fabio De Luigi, Diego Abatantuono, Fabrizio
Bentivoglio, Margherita Buy, Carla Signoris, Valeria Billelo, Fabio De
Luigi, Corinna Augustoni, Gianmaria Biancuzzi, Alice Croci, Sandra
Milo.
Le rideau se lève (comme au théâtre) sur le seul personnage «réel»
de cette histoire. Ezio a trente-huit ans, des revenus confortables
hérités de son père, il vit dans un loft dans un quartier branché de Milan. En plein été, il décide
d’écrire le scénario d’un film d’auteur mais qui doit faire un tabac. Il imagine l’histoire de deux
adolescents de seize ans, Filippo et Marta, qui ont décidé de se marier. Sous ses doigts les mots
coulent et se transforment en images sur l’écran de son ordinateur, jusqu’à envahir la totalité de
l’espace et réclamer plus d’attention de la part de leur auteur. Les deux adolescents viennent de
deux familles très différentes qu’Ezio doit présenter. Celle de Filippo, d’un milieu très aisé, comprend
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sa mère Margherita, Vincenzo, son second mari et Caterina, la fille de ce dernier. Chacun est
porteur d’une histoire : Margherita en tant qu’épouse fidèle mais pas forcément heureuse,
Vincenzo, atteint d’un cancer et qui se sait condamné, Caterina qui est une jeune pianiste de
talent… Celle de Marta est tout à fait différente : son père, un vieil hippy qui a fait cent mille
métiers, fume des joints du matin au soir, tandis que sa mère qui est complètement névrosée se
soigne par l’alcool.
Margherita organise un dîner pour rencontrer la famille de Marta et elle invite aussi Ezio qui tombe
sous le charme de la belle Caterina. Tout devient alors trop compliqué et Ezio décide de mettre un
terme à cette histoire. Ce “final ouvert” n’est pas du goût des personnages qui envahissent son loft
et le contraignent à continuer jusqu’à aboutir à une fin satisfaisante.
Il richiamo (L’appel)
De Stefano PASETTO – 2010 (1h33)
Interprétation : Sandra Ceccarelli, Francesca Inaudi, Cesàr Bordon,
Guillermo Pfenning, Arturo Goetz, Julieta Cardinali, Hilda Bernard,
Juan Cresta.
Au-delà de l’idée de limite, habiter dans un lieu de frontière est
quelque chose de très suggestif. Je suis très fasciné, par exemple, par
les côtes rocheuses. Il y a quelques années je suis allé habiter à la mer,
mais j’ai toujours en tête une sorte de classement des maisons qui sont
le plus près possible de la côte, comme si idéalement j’estimais le courage de ceux qui osent vivre
le plus près possible du vent, de l’eau, des éléments atmosphériques. Les lieux ont pour moi une
grande importance, il y a presque toujours au départ un lieu sur lequel se greffe une situation
émotionnelle qui fait naître une scène. Même avant les personnages.
Stefano PASETTO,
Propos recueillis par Federica IVALDI - cinemavvenire.it - 5 avril 2006
Into paradiso
De Paola LIVIA RANDI – 2010 (1h30)
Interprétation : Gianfelice Imparato, Peppe Servillo, Saman
Anthony, Eloma Ran Janz, Gianni Ferreri, Shatzi Mosca.
Alfonso D’Onofrio est un chercheur en biologie cellulaire à
l’université de Naples qui se retrouve au chômage après la
suppression de son poste. Un ami lui suggère de s’adresser à un
homme politique pour obtenir une lettre de recommandation. Un
de ses anciens camarades d’école, Vincenzo Cacace, est
justement candidat aux élections municipales. Alfonso se rappelle à son bon souvenir. Comme
Cacace a partie liée avec un clan de la camorra qui a besoin d’un pigeon pour une mission
secrète, il voit en Alfonso, naïf et peu dégourdi, la personne adéquate. Gayan est un ancien
champion de cricket sri-lankais maintenant sur la paille. Trompé par l’image flatteuse de la vie en
Italie que lui a fait miroiter un cousin émigré, il décide à son tour de venir s’installer dans ce «
paradis «. Hélas pour lui, la réalité qui l’attend est bien différente. Il a beau être accueilli comme
une star par la colonie sri-lankaise de Naples, il ne souhaite que repartir au plus vite. Ignorant tout
de la réalité de sa mission, Alfonso se retrouve au milieu d’un conflit entre deux clans. Les balles
sifflent, il y a des morts… Alfonso pousse la porte d’un vieil immeuble pour se cacher et il se
retrouve au milieu d’une fête sri lankaise. Il se réfugie dans une sorte de mansarde, celle qui est
destinée à Gayan.
La rencontre entre les deux hommes n’est pas facile, mais comme chacun se trouve dans une
situation difficile, le bon sens leur dicte de faire alliance.
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La nostra vita
De Daniele LUCHETTI – 2010 (1h33)
Interprétation : Elio Germano, Isabella Ragonese, Luca Argentero,
Luca Zingaretti, Raoul Bova, Stefania Montorsi, Giorgio Colangeli,
Alina Madalina Berzunteanu, Marius Ignat, Awa Ly, Emiliano
Campagnola.
La vie de Claudio pourrait ressembler à celle de millions de gens.
Contremaître dans le bâtiment, c’est un travailleur acharné qui
veut que sa famille ne manque de rien. Il a deux jeunes enfants et
sa femme Elena attend le troisième. Leur vie se déroule sans histoires : les courses du samedi au
centre commercial, des projets de vacances, les repas du dimanche dans la maison familiale au
bord de la mer où habite son frère aîné toujours célibataire. C’est en rentrant un dimanche soir
qu’Elena a les premières contractions. Conduite à la maternité, elle décède en mettant au monde
le petit Vasco. La famille et les amis se mobilisent autour de Claudio pour l’aider à faire face.
Un jour, par hasard, Claudio découvre sur le chantier le cadavre d’un clandestin grossièrement
caché dans l’attente que soit coulée une dalle de béton. Il se dit que l’occasion est bonne pour
changer de situation et gagner beaucoup d’argent en devenant à son tour chef d’entreprise. Par
le chantage, il obtient de son patron la sous-traitance pour la construction d’un petit immeuble.
Connaissant toutes les combines du métier, il pense pouvoir s’en sortir aisément. Il lui suffit de
trouver 50 000 euros pour démarrer. Il va pouvoir ainsi gâter ses enfants et combler le vide qu’a
laissé la mort d’Elena.
La Passione (La Passion)
De Carlo MAZZACURATI – 2009 (1h46)
Interprétation : Silvio Orlando, Giuseppe Battiston, Corrado Guzzanti
Cristiana Capotondi, Stefania Sandrelli, Kasia Smutniak, Mario Paiato,
Marco Messeri, Giovanni Mascherini, Fausto Russo Alesi.
Après cinquante ans, être un metteur en scène émergent devient un
problème. Gianni Dubois en sait quelque chose, lui qui ne fait plus de
film depuis des années, et maintenant qu’il aurait la possibilité de diriger une jeune star de la TV, il
ne réussit pas à écrire un scénario. De plus une fuite d’eau dans son appartement en Toscane a
abîmé une fresque dans la chapelle située au-dessous. Pour éviter un procès, Gianni doit accepter
la proposition bizarre du maire du village : diriger la procession du Vendredi Saint. Il est ainsi
contraint de passer une semaine dans la Toscane la plus profonde pour tenter de mettre en scène
un chemin de croix, avec les apôtres, Ponce Pilate, la crucifixion et un acteur local odieux dans le
rôle du Christ.
Bref, tous les ingrédients pour un bon moment de comédie.
La pecora nera (La brebis galeuse)
De Ascanio CELESTINI – 2010 (1h33)
Interprétation : Ascanio Celestini, Giorgio Tirabassi, Maya Sansa, Luisa De Santis, Nicola Rignanese,
Barbara Valmorin, Luigi Fedele, Waldy Galdieri, Teresa Saponangelo.
Il faut se méfier de ceux qui inventent des histoires. À la fin des années
60, Nicola, dix ans, est marqué par une lourde hérédité. Sa mère, folle,
est morte à l’asile. C’est un enfant très imaginatif. À partir des mythes
de l’époque (les martiens, la télépathie…) il se construit un monde à lui
où tout est possible et il le raconte. Aussi lorsqu’il voit ce qu’il n’aurait
pas dû voir, on attribue cela à une affabulation et à son tour on le
conduit à l’asile « en observation «. Trente ans après, il y est encore, avec un statut étrange :
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malade ? Auxiliaire ? Factotum ? Son occupation principale consiste à accompagner une
religieuse au supermarché. Elle attend à l’entrée en égrenant son chapelet, pendant qu’il empile
dans le caddie ce qu’elle a marqué sur la liste. Dans le supermarché chaque chose est à sa place
et de retour à « l’institut «, Nicola essaye de reproduire ce monde parfait où tout est rangé. Quand
c’est bien rangé on retrouve tout facilement. Il aimerait inculquer ce principe de base au
compagnon qui partage sa chambre et qui l’accompagne au supermarché, un « dérangé « plein
d’obsessions.
La prima cosa bella
De Paolo VIRZI - 2010 (1h56)
Interprétation : Valerio Mastandrea, Stefania Sandrelli, Claudia
Pandolfi, Micaela Ramazotti, Marco Messeri.
Bruno Michelucci, la quarantaine, traîne son spleen à Milan où il
est prof de lettres dans un lycée technique. Un jour sa soeur
Valeria déboule dans sa vie pour le ramener à Livourne, sa ville
natale où habite encore leur mère Anna qui est malade en
phase terminale. Pour Bruno ce voyage de retour est un
véritable plongeon dans son passé. Les souvenirs affleurent, ceux qui concernent son enfance
dans les années 1970. Leur mère, belle et fantasque, avait été élue « la plus belle maman « de la
station balnéaire. C’est le point de départ d’une bohème où elle avait entraîné ses enfants, après
avoir été jetée à la rue par un mari jaloux et excédé. D’homme en homme, changeant aussi
souvent de travail et de domicile, Anna traversait la vie et ses épreuves avec un sourire et une
insouciance totale, sans arriver toutefois à les transmettre à ses enfants. Maintenant encore, malgré
sa maladie, elle est ouverte à ce que la vie peut encore lui offrir.
La solitudine dei numeri primi (La solitude des nombres premiers)
Avant première
De Saverio COSTANZO – 2010 (1h58)
Interprétation : Luca Marinelli, Alba Rohrwacher, Isabella Rossellini,
Martina Albano, Arianna Nastro, Tommaso Neri, Vittorio Lomartire,
Aurora Ruffino, Giorgia Pizzo, Maurizio Donadoni, Robert Sbaratto,
Giorgia Senesi, Filippo Tomi
Les nombres premiers ne sont divisibles que par un et par euxmêmes. Alice et Mattia ont le même âge et ils fréquentent le
même lycée de Turin. Alice est complexée parce qu’elle boite et
elle a du mal à créer des liens avec les autres. Mattia est un
surdoué, particulièrement en maths, mais il est très renfermé et a des tendances morbides. Forcée
par une camarade de désigner un garçon qui lui plaît, elle désigne Mattia. Qu’a-t-elle perçu en lui
? Dès lors leurs camarades les poussent à se rencontrer et à flirter, comme tout le monde. Mais pas
eux. Tous deux portent les séquelles d’un traumatisme subi dans leur enfance qui les isole des autres
et rend toute relation extrêmement délicate. Alice a eu un accident de ski qui lui a causé une
énorme frayeur et son handicap. Mattia se sent responsable de la disparition de sa sœur Michela
qui présentait des symptômes d’handicap mental. Ces deux êtres blessés se rencontrent mais sont
incapables de s’ouvrir l’un à l’autre. Ils grandissent en parallèle, ils se voient souvent, mais leur
tendre amitié ne débouche pas sur une relation amoureuse. Ils se perdent lorsque Mattia part
poursuivre ses études en Allemagne et qu’Alice se marie.
Mais dans leur histoire rien n’est jamais définitif, sauf les blessures léguées par le passé.
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Le quattro volte
Avant première
De Michelangelo FRAMMARTINO – 2010 (1h30)
Interprétation : Giuseppe Fuda, Nazareno Timpano, Bruno Timpano
.
Un vieux berger vit ses derniers jours dans un paisible village
médiéval perché dans les montagnes de Calabre. Il conduit ses
chèvres sous des cieux désertés depuis longtemps par les villageois.
Il est malade, et croit trouver un remède dans la poussière qu’il
ramasse sur le sol de l’église, et qu’il avale chaque jour dans de
l’eau.
Un chevreau vient de naître. Nous suivons ses premiers pas, ses premiers jeux, jusqu’à ce qu’il
prenne des forces et aille au pâturage. A côté, un sapin majestueux se balance dans la brise de la
montagne et change lentement au gré des saisons.
Le quattro volte est une vision poétique des cycles de la vie et de la nature, et des traditions
demeurées intactes d’un lieu hors du temps…
L'uomo nero (le bonhomme tout noir)
De Sergio RUBINI – 2009 (1h56)
Interprétation : Sergio Rubini, Valeria Golino,
Riccardo Scamarcio, Anna Falchi, Fabrizio
Gifuni,
Maurizio
Micheli,
Vito
Signorile,
Margherita Buy, Guido Giaquinto, Vittorio
Ciorcalo, Mario Maranzana, Mariolina De Fano,
Adelaide Di Bitonto, Pierluigi Corallo, Nicoletta
Carbonara, Isabella Ragno.
Gabriele Rossetti, un universitaire de renom, est
appelé d’urgence au chevet de son père
Ernesto, dans les Pouilles. Les derniers mots que ce dernier prononce à son oreille sont énigmatiques
: « Venusio et Zucchetti sont deux cons «, mais ils ramènent Gabriele à un moment important de
son enfance et de la vie de sa famille. Il n’avait pas encore huit ans lorsque son père, chef de gare
et peintre amateur, grand admirateur de Cézanne, l’avait amené au musée de Bari pour admirer
un autoportrait du maître.
Convaincu par une admiratrice d’exposer ses propres œuvres, Ernesto souhaite montrer aussi une
copie de cet autoportrait. Toute la vie de la famille est bouleversée par la préparation de cette
exposition. Lorsqu’enfin le grand jour arrive, la foule se presse dans la salle municipale. Venusio et
Zucchetti, deux sommités locales en fait d’art, sont extrêmement critiques et dénigrent le travail
d’Ernesto, tout particulièrement la copie de l’autoportrait.
Gabriele retrouve les lieux de son enfance et une foule de souvenirs personnels affleurent. Son
imaginaire et la société des années de son enfance se reconstruisent, avec leurs personnages
hauts en couleurs, les petites intrigues, les premiers émois. Mais à travers tout cela Gabriele est à la
recherche de son père.
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Niente paura (il ne faut pas avoir peur)
De Piergiorgio GAY - 2009 (1h25)
Interprétation : Luciano Ligabue, Luciana Castellina, Don
Luigi Ciotti, Beppino Englaro, Margherita Hack, Stefano
Rodotà, Sabina Rossa, Paolo Rossi, Giovanni Soldini, Carlo
Verdone, Umberto Veronesi, Fabio Volo, Javier Zanetti
Quand Luciano Ligabue chante sur scène Non è tempo
per noi, derrière lui, sur un grand écran, défilent les
articles de la Constitution italienne. Sur Buonanotte all’Italia, ce sont les visages de ceux qui ont été
utiles à l’Italie. Et quand le concert s’achève, il salue le public par ces mots :
«Je voudrais souhaiter une bonne nuit à tous ceux qui vivent dans ce pays mais qui refusent de se
considérer locataires. Car ce pays appartient à ceux qui y vivent et non à ceux qui le gouvernent».
La musique populaire fait partie d’une culture et parfois elle décrit mieux un pays que n’importe
quel traité de sociologie. De fait, Niente paura est un documentaire sur l’identité de l’Italie,
racontée par des histoires individuelles exemplaires de gens du commun et de célébrités, et par
Ligabue lui-même. Le film montre un rockeur italien et son public pour parcourir ces trente
dernières années qui ont transformé le visage de l’Italie.
Ristabbanna (de ce côté-ci)
De Gianna CARDILLO et Daniele DE PLANO – (1h33)
Interprétation : Tiziana Lodato, Ben Gazzara, Salvatore Li
Causi, Adriana Parrinello, Emanuel li Causi, Giulia
Coccellato, Enrico Roccaforte, Diego Gueci, Salvatore
Forzisi
Le vieux Natale Giacalone a passé sa vie près de Marsala. Il
n’a qu’une petitefille, Rosina, qui est partie depuis
longtemps aux États-Unis pour devenir actrice. Elle n’est
jamais revenue. Natale lui envoyait des petits films qu’il
tournait avec son caméscope pour la rendre nostalgique.
Mais un cambrioleur maladroit, Salvo, le lui a dérobé.
Le fils de la Salvo, Nicolò, regarde l’enregistrement, reconnaît le vieil homme et lui rend son
caméscope. Natale est touché, il demande au gamin de l’aider à faire des films pour Rosina, puis il
fait connaissance de toute sa famille avec laquelle il sympathise. Il prête même son bateau à
Salvo pour qu’il puisse travailler honnêtement. Nicolò n’arrête jamais le caméscope, même durant
les obsèques de Natale auxquelles Rosina assiste. Après la cérémonie, elle veut vendre la vieille
maison et le bateau de Natale le plus rapidement possible. Elle n’a aucune envie de rester. Salvo
est inquiet car il n’a pas l’argent nécessaire pour acquérir le bateau.
Mais Rosina a un choc lorsqu’elle comprend que Natale connaissait la vérité sur sa carrière
américaine, et d’autres personnes aussi, peut-être… Toutes ses certitudes s’envolent et elle doit
faire face à son passé.
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Scontro di civiltà per un ascensore a Piazza Vittorio
(Piazza Vittorio : choc des civilisations à cause d'un ascenseur)
De Isotta TOSO – 2010 (1h36)
Interprétation : Kasia Smutniak, Daniele Liotti, Serra Yilmaz,
Ahmed Hafiene, Isa Danieli, Roberto Citran, Milena Vukotic,
Francesco Pannofino, Ninetto Davoli, Marco Rossetti
Dans un immeuble de Piazza Vittorio, à Rome, des personnes
de différentes origines, confessions et cultures tentent de
cohabiter. L’entrée de la copropriété est gérée par
Benedetta,
concierge
intolérante
et
curieuse,
en
permanence préoccupée par l’utilisation et la propreté de
l’ascenseur. Son animosité est partagée par Madame Fabiani, qui ne vit que pour l’amour de son
chien et le mépris de Maria Cristina, sa femme de ménage équatorienne, avec une fille à charge.
Le professeur Marini, un universitaire, prend soin d’elle et de sa fille, tandis que Dandini, gérant du
bar, lui rappelle sans cesse, et non sans agacement, ses origines milanaises. Les frères Manfredini
vivent au dernier étage. Marco, avocat, a cessé de plaider suite au dramatique suicide de son
père en prison. Lorenzo, surnommé «Gladiateur», vit de petits trafics et meurt de façon mystérieuse
dans l’ascenseur. On accuse du meurtre Amedeo, habitant modèle et philanthrope. Nurit, une
iranienne exubérante en attente de l’asile politique, tente désespérément de le défendre et de
faire entendre sa voix. Obstinée et d’un courage exemplaire, c’est elle qui réussit à convaincre
tous les habitants de l’immeuble de laisser leurs querelles de côté et de venir en aide à Amedeo,
de le soutenir, de le blanchir peut-être… Les vies, les solitudes de ces gens si différents vont se
croiser, s’entremêler à travers leurs actions quotidiennes, le partage de l’espace, du quartier, de
l’ascenseur.
20 sigarette (20 cigarettes)
De Aureliano AMADEI – 2010 (1h34)
Interprétation : Vinicio Marchioni, Carolina Crescentini, Giorgio
Colangeli, Orsetta De Rossi, Alberto Basaluzzo, Luciano Virgilio,
Gisella Burinato, Duccio Camerini, Massimo Popolizio, Edoardo
Pesce
Aureliano Amadei ne fait pas grand-chose de sa vie. Ses parents
sont séparés et ne s’occupent pas beaucoup de lui, il a des
rapports compliqués avec les filles, une copine brésilienne qu’il voudrait plaquer et d’autres petites
copines avec qui prendre du bon temps. Il traînasse avec ses copains altermondialistes et n’a
comme passion que le cinéma. Une passion telle qu’il surmonte sa répugnance pour l’armée pour
rejoindre en Irak le cinéaste Rolla qui le veut comme assistant. Il se retrouve ainsi en plein milieu de
cette guerre contre laquelle il manifestait auparavant et fait connaissance avec un certain
nombre de militaires. Il sympathise même avec certains d’entre eux qui escortent l’équipe de
tournage dans son travail de repérages. Le 12 novembre 2003 il sont dans la caserne des
carabiniers à Nasiriya. Un camion kamikaze, une explosion, l’enfer, 19 morts, dont Rolla. Aureliano
est grièvement blessé. Il est soigné puis rapatrié et hospitalisé à Rome. L’attentat a causé une
énorme émotion en Italie et tout le monde veut rencontrer Aureliano. Il doit se défendre contre
ceux qui voudraient en faire un héros, mais aussi contre certains amis qui le considèrent comme un
traître.
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LA SELECTION
PANORAMA
FILMS EN DISTRIBUTION OU EN AVANT-PREMIERE (VOSTF)
Baarìa
De Giuseppe TORNATORE - 2009 (2h30)
Interprétation : Enrico Lo Verso, Beppe Fiorello, Giorgio Faletti,
Aldo Baglio, Francesco Scianna, Salvatore Ficarra, Valentino
Picone, Raoul Bova, Laura Chiatti, Vincenzo Salemme, Nino
Frassica, Leo Gullotta, Nicole Grimaudo, Spiro Scimone, Enrico
Salimbeni, Gabriele Lavia.
Résumé à venir.
Benvenuti al Sud
De Luca MINIERO – 2010 (1h42)
Interprétation : Claudio Bisio, Angela Finocchiaro, Alessandro
Siani, Valentina Lodovini, Nando Paone, Giacomo Rizzo, Teco
Celio, Fulvio Falzarano, Nunzia Schiano, Alessandro Vighi,
Francesco Albanese, Riccardo Zinna, Naike Rivelli
Alberto est responsable d’un bureau de poste à Usmate, une
petite ville lombarde tristement brumeuse, non loin de Milan. Mais c’est justement à Milan, la
grande ville, qu’Alberto aimerait être muté. Sa demande est sur le point d’aboutir, lorsqu’il est
doublé par un collègue handicapé qui de ce fait a plus de points quelui. Pour mettre toutes les
chances de son côté, il décide alors de se faire passer pour handicapé, mais lors de la visite de
contrôle, il est démasqué et en représailles il est muté… près de Naples. Alberto est un lombard
plein de préjugés sur le Sud, Naples en particulier (aurait-il vu Gomorra ?), et c’est vraiment la mort
dans l’âme qu’il part. Non sans prendre toutes sortes de précautions. La réalité qu’il découvre le
désarçonne. Ses collègues sont sympathiques, particulièrement Mattia, un expert en feux d’artifice
qui aimerait reconquérir le coeur de la belle Maria. Finalement, lorsqu’on se connaît mieux, bien
des préjugés s’estompent.
Cosa Voglio di più (Ce que je veux de plus)
De Silvio Soldini – 2010 (2h00)
Interprétation : Giuseppe Battiston, Alba Caterina Rohrwacher, Pier
Francesco Favino, Teresa Saponangelo, Fabio Troiano
Anna prend chaque matin le train de banlieue pour gagner le
centre de Milan et le cabinet d’assurances où elle travaille.
L’ambiance y est bonne, elle y est appréciée par ses collègues et
son patron. Chaque soir elle fait le chemin inverse pour retrouver
Alessio, son compagnon, gentil, attentionné, économe, bricoleur.
Un peu enveloppé, aussi. Peu de projets à long terme, si ce n’est,
peut-être, d’avoir un enfant. Pas vraiment l’ennui non plus. Autour d’eux, le cercle confortable de
la famille et des amis avec tout un rituel de repas dominicaux, de soirées pizzeria.
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Une vie banale, en somme. En la regardant vivre, accomplir ses gestes quotidiens, on se dit
qu’Anna est plutôt heureuse, mais justement, plutôt heureuse, est-ce assez ?
Lors d’une fête à son bureau, elle fait la connaissance de Domenico, un employé du traiteur qui a
été sollicité. Quelques regards, quelques mots, les numéros de téléphone échangés et c’est le désir
fou : brefs rendez-vous clandestins, sms furtifs, mensonges… Domenico aussi est un homme tout ce
qu’il y a de plus commun : il est marié, père de famille et il ne roule pas sur l’or. L’adultère n’est pas
facile lorsque l’on n’a ni le temps ni l’argent nécessaires pour que le rêve efface le quotidien. Anna
et Domenico en font l’expérience : dans ce conflit entre la vie rêvée de la passion et la pesanteur
de la nécessité, les doutes, les hésitations et les remords ne laissent pas beaucoup de chances au
bonheur. Il semble loin le temps lumineux de Pane e tulipani.
Cosmonauta (Cosmonaute)
De Susanna Nicchiarelli – 2008 (1h25)
Interprétation : Claudia Pandolfi, Sergio Rubini, Pietro Del Giudice,
Miriana Raschillà, Susanna Nicchiarelli, Angelo Orlando,
Valentino Campitelli, Michelangelo Ciminale
Lors de sa première communion, Luciana s’enfuit de l’église et se
réfugie chez elle. Elle explique à sa mère bouleversée qu’elle ne
veut pas faire sa communion car elle est communiste. Comme
son père récemment décédé, comme son frère, passionné par la conquête de l’espace, domaine
où les exploits des Soviétiques ébahissent le monde entier. Nous sommes dans un quartier populaire
de Rome à la fin des années 1950. Luciana grandit dans la fascination pour ces champions du
prolétariat mondial qui vont coloniser le cosmos pour la plus grande gloire de la Révolution. Elle
fréquente assidûment la section du PCI, se lie d’amitié avec Marisa, une militante exemplaire. Elle
s’investit dans toutes les campagnes, mais supporte de moins en moins le rôle qui est dévolu aux
femmes au sein du Parti. Aussi suit-elle avec une grande ferveur le vol de Valentina Tereskova, la
première femme dans l’espace, à qui elle voue un véritable culte.
Luciana a grandi et elle s’intéresse aux garçons. Or on est en pleine guerre froide et le parti entend
donner plus que quiconque une image de moralité inattaquable, un peu trop contraignante pour
les premiers émois d’une jeune adolescente.
Diverso da chi ? (Différent de qui ?)
De Umberto Ricioni Carteni – 2009 (1h42)
Interprétation : Luca Argentero, Claudia Gerini, Filippo Nigro,
Antonio Catania, Francesco Pannofino, Rinaldo Rocco,
Giuseppe Cederna, Lucia Mascino
Piero vit avec Remo depuis quatorze ans dans une ville du nordest de l’Italie, traditionnellement à droite. Piero est engagé en
politique et milite en faveur des droits des homosexuels. Il se
retrouve, presque par hasard, à la tête du parti de centregauche et candidat aux élections municipales. Pour la
campagne électorale, son nouveau bras droit, Adele, est une femme plutôt conservatrice,
farouchement opposée au divorce, incapable de parler sans introduire le mot famille dans
chacune de ses phrases. Leurs débuts ensemble se révèlent désastreux mais finalement, sur les
conseils de Remo, Piero change de comportement et au-delà de leurs rapports professionnels,
c’est bien leur relation homme-femme qui évolue, peut-être même un peu trop…
Que deviendra son image de symbole gay ? Comment en parler à Remo ? Comment réagiront les
électeurs, les adversaires ? Ce sont toutes les certitudes de Piero qui s’envolent. Cependant il doit
se rendre à l’évidence : il est amoureux d’Adele, qui, quant à elle, voit sa vie bouleversée, et
balayés ses valeurs et ses principes sur la famille traditionnelle.
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Draquila – L'Italia che trema (Draquila – l'Italie qui tremble)
De Sabrina GUZZANTI – 2010 (1h33)
Interprétation : Sabina Guzzanti
Dans la nuit du 5 au 6 avril 2009, un séisme, devenu tristement
célèbre, frappe la région des Abruzzes. Une catastrophe pour
beaucoup, une aubaine pour d’autres. Tandis que la ville de
L’Aquila est complètement anéantie, que de nombreux secours
viennent soutenir les habitants, un homme y voit l’opportunité de
redorer son image et de faire fructifier ses affaires. Si ce
documentaire choisit le tremblement de terre comme toile de fond, le véritable épicentre en est
Silvio Berlusconi. Sous la cape de ce Draquila, la région des Abruzzes devient le terrain d’une
escroquerie menée par l’État, qui vise la mise en place d’un grand projet urbain, longtemps désiré
par le Président du Conseil italien. Bénéficiant d’un droit qui permet au gouvernement de déroger
aux lois en cas de situation d’urgence, « il Cavaliere « profite de ces événements dramatiques pour
utiliser ses pleins pouvoirs. Exclusion des populations sinistrées, réécriture ou interprétations
frauduleuses des lois environnementales, implications mafieuses, tous les moyens sont bons pour
mener à bien ses desseins.
Gentori et figli – agitare bene prima dell'uso (Parents et enfants - bien agiter avant usage)
De Giovanni GUADAGNINO – 2010 (1h50)
Interprétation : Luciana Littizzetto, Silvio Orlando, Chiara Passarelli
Gigio demande à ses parents la permission de se présenter au
casting du Loft. Alberto et Rossana refusent, Gigio s’entête et il
s’ensuit une dispute qui fait trembler les murs de la maison.
Alberto, qui est professeur, est encore sous le coup de la colère
lorsque le lendemain matin il entre dans sa classe et se retrouve
devant une vingtaine d’adolescents à peine plus jeunes que son fils. Du coup, il leur donne un sujet
de composition libre, à faire sur le champ : « Parents – enfants, mode d’emploi «. Nina, l’une des
élèves, saisit la balle au bond pour écrire tout ce qu’elle a sur le cœur : ses relations difficiles avec
ses parents qui se déchirent, avec son jeune frère raciste, avec ses amies… Elle fait défiler sa vie, sa
première sortie en discothèque, ses premiers flirts… La lecture de ce devoir si personnel ouvre les
yeux d’Alberto.
Lo, loro e Lara (Eux, Lara et moi)
De Carlo VERDONE – 2010 - 1h55
Interprétation : Carlo Verdone, Laura Chiatti, Anna Bonaiuto, Angela
Finocchiaro, Marco Giallini, Sergio Fiorentini, Olga Balan
Après plus de dix ans passés en Afrique comme missionnaire, Don
Carlo revient à Rome. Il traverse une crise spirituelle et il compte sur
le calme et la sérénité du cadre familial pour faire le point. En
arrivant chez son père, veuf et âgé, il le trouve tout ragaillardi. Il
remarque aussi divers changements, des meubles qui ont été
déplacés, les photos de sa mère défunte qui ont disparu. C’est qu’en fait son père a épousé Olga,
une quadragénaire moldave qui avait été préalablement son auxiliaire de vie. Carlo est troublé,
mais plus encore lorsque sa sœur Beatrice et son frère Luigi lui montrent les dépenses inconsidérées
de leur père depuis son mariage. Selon eux, Olga a un plan précis, user son vieux mari et hériter de
tout. Coup de théâtre. C’est Olga qui meurt. Mais lors de l’enterrement, Carlo, Beatrice et Luigi
découvrent l’existence de sa fille Lara à qui leur père a l’intention maintenant de laisser sa maison.
Il se retire en province chez sa sœur et Lara vient s’installer dans l’appartement. Carlo, toujours aux
prises avec sa crise spirituelle, doit cohabiter avec cette fille magnifique aux mœurs plutôt libres…
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Io sono l'amore
De Luca GUADAGNINO – 2009 (2h00)
Interprétation : Tilda Swinton, Alba Caterina Rohrwacher, Pippo
Delbono, Marisa Berenson, Maria Paiato, Flavio Parenti, Edoardo
Gabbriellini, Diane Fleri, Waris Ahluwalia, Gabriele Ferzetti, Marisa
Berenson
Dans la propriété des Recchi, riche famille d’industriels milanais,
Emma coule des jours monotones, enfermée dans son mariage et son sens du devoir, entourée de
son mari, de ses enfants et d’une myriade de domestiques.
Au printemps, elle fait la connaissance d’Antonio, surdoué en cuisine et meilleur ami de son fils.
Leur rencontre déclenche des passions longtemps réprimées et conduit Emma sur le chemin d’un
retour à la vie.
La bocca del lupo (La gueule du loup)
De Pietro MARCELLO – 2009 (1h07)
Interprétation : Vincenzo Motta,Mary Monaco
Enzo a passé 27 années de sa vie en prison. Multirécidiviste, désormais
libéré, il a retrouvé Mary, un transsexuel qu’il a rencontré en prison et dont
il est follement amoureux. Sortie de prison avant lui, elle l’attend pendant
de longues années. Lorsqu’ils se retrouvent, ils se racontent à la caméra
comme un vieux couple. Enzo « le Roc « et Mary « la Garce « ont une vie
à reconstruire, ils rêvent d’» une maison à la campagne «, mais pour le
moment ils sont contraints de vivre à Gênes, dans cette ville coincée entre la mer et la montagne,
avec ses bas quartiers où vit une population à la dérive, aux rêves inaccessibles. La ville est le lieu
d’une errance poétique où les fragments d’archives, les extraits de films et les tableaux
documentaires du présent de Gênes établissent le dédale visuel d’une histoire d’amour inédite et
paisible.
La doppia ora (L'heure du crime)
De Giuseppe CAPOTONDI – 2009 (1h35)
Interprétation : Filippo Timi, Ksenia Rappoport, Antonia Truppo,
Gaetano Bruno, Fausto Russo Alesi, Michele Di Mauro, Lorenzo Gioielli,
Lidia Vitale, Roberto Accornero, Lucia Poli, Giorgio Colangeli,
Gianpiero Iudica
Sonia, une jeune Slovène, est femme de chambre dans un hôtel. Au
cours d’un speed-dating elle fait la connaissance de Guido. C’est un ancien policier désabusé qui
est maintenant gardien d’une somptueuse villa. Une relation se noue. Ils sont ensemble dans la villa
lorsqu’une bande de malfrats fait irruption. Guido est sauvagement assassiné. Sonia, blessée, est
hospitalisée. Traumatisée, elle reprend son travail mais elle peine à reconstituer ce qui s’est passé.
Perdant peu à peu la raison, elle sombre dans un doute schizophrénique. Entre amnésies et vérités,
Sonia ne parvient plus à discerner les circonstances de la mort de Guido. Pourquoi continue-t-elle à
l’apercevoir ? Quelle est son implication dans ce qui s’est passé ?
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La prima linea
De Renato DE MARIA – 2009 (1h40)
Interprétation : Riccardo Scamarcio, Giovanna Mezzogiorno, Fabrizio
Rongione, Dario Aita, Jacopo Bicocchi, Michele Alhaique
Dans sa cellule, Sergio se souvient de ce 3 janvier 1982. Il était l’un des
fondateurs du mouvement terroriste d’extrême gauche « Prima linea «.
Susanna, la femme qu’il aimait, avait été capturée par la police avec
trois autres militants. Ils étaient enfermés dans la prison de Rovigo.
Sergio et ses camarades allaient tenter une opération de commando pour les libérer. Tout lui
revient en mémoire, ses premiers pas dans la clandestinité dans les années 1970, les débats
enflammés avec ses camarades, et le moment crucial où il est passé à la lutte armée. Mais le
souvenir qui occupe surtout son esprit, c’est sa rencontre avec Susanna, avec qui il a partagé les
mêmes idéaux.
Mine vaganti (le premier qui l'a dit)
De Ferzan OZPETEK – 2010 (1h50)
Interprétation : Riccardo Scamarcio, Nicole Grimaudo,
Alessandro Preziosi, Dario Bandiera, Ennio Fantastichini,
Lunetta Savino, Elena Sofia Ricci, Ilaria Occhini, Bianca
Nappi, Carolina Crescentini, Massimiliano Gallo, Paola
Minaccioni, Giorgio Marchesi, Daniele Pecci, Gea Martire
« Ne laisse pas les autres te dire qui tu dois aimer et qui tu dois détester. Fais tes propres erreurs «.
Voilà ce que la grand-mère de Tommaso lui dit lorsqu’il revient dans la maison familiale, bien
décidé à affirmer ses choix personnels à sa famille.
La famille Cantone, propriétaire d’une importante fabrique de pâtes dans les Pouilles, a toujours
été enfermée dans la bienséance et les codes de la bonne bourgeoisie de Lecce. Le père se fait
vieux et il attend le retour de Tommaso, le benjamin, étudiant à Rome, pour transférer la gestion de
l’entreprise aux deux fils de la famille et faire entrer un nouvel associé dans le capital.
Mais Tommaso a d’autres projets. Il entend profiter du dîner pour révéler à tous son homosexualité.
Il se prépare à faire son annonce lorsque son frère aîné, Antonio, le précède pour faire… la même
révélation. Son père l’exclut immédiatement de la famille et de la direction de la société. La famille
doit étouffer le scandale et le père compte sur Tommaso pour porter l’honneur viril des Cantone.
D’autant plus que l’associé pressenti est le père d’une délicieuse donzelle. Tommaso doit dissimuler
ses préférences sexuelles, mais lorsque ses amis romains débarquent pour une visite surprise, la
situation se complique …
Oggi sposi (Just married à l'italienne)
De Luca LUCINI – 2009 (1h58)
Interprétation : Luca Argentero, Renato Pozzetto, Michele Placido,
Isabella Ragonese, Dario Bandiera, Moran Atias, Carolina
Crescentini, Filippo Nigro, Gabriella Pession, Francesco Montanari
Quatre mariages, mille péripéties et un seul but : parvenir jusqu’à
l’autel afin d’y prononcer le « oui « fatidique. Nicola, un jeune
policier prometteur avec un passé de Don Juan invétéré, a décidé
de se ranger et d’épouser la fille de l’ambassadeur d’Inde à Rome,
la belle Alopa. Il y a toutefois un petit problème : son père Sabino, paysan des Pouilles « à
l’ancienne «, acceptera-t-il que son fils se marie selon le rite hindou? La confrontation entre les
deux familles, d’univers et de cultures différents, s’annonce difficile… De leur côté, Salvatore et
Chiara voudraient bien organiser leur mariage sans débourser le moindre centime. Ils n’ont pas
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d’argent mais ils aimeraient régulariser leur union car Chiara est enceinte. Leur idée est tout à fait
géniale : ils veulent infiltrer leurs 72 invités dans la fête somptueuse d’un autre couple, celui formé
par Isabella, starlette de la télé, et Attilio Panecci, magnat de la finance, sur le point de célébrer
leur Mariage du siècle. Mais Panecci, soupçonné de trafics louches, est l’objet des attentions
particulières et discrètes de la police dirigée par Fabio Di Caio, qui a aussi des problèmes
personnels : il n’arrive pas à dissuader son vieux père de se remarier avec une jeune masseuse d’à
peine plus de vingt ans.
Questione di cuore (Question de cœur)
De Francesca ARCHIBUGI- 2009 (1h44)
Interprétation : Antonio Albanese, Kim Rossi Stuart, Micaela
Ramazzotti, Francesca Inaudi, Chiara Noschese, Paolo Villaggio
Alberto est scénariste. Il travaille avec les mots, il crée des
histoires, il imagine des vies, mais il a du mal à gérer la sienne. Sa
relation avec Carla s’enlise, l’écriture aussi lui paraît plus difficile.
Regardée depuis la fenêtre de son riche appartement, la réalité
semble lui échapper. Puis c’est le drame. De fortes douleurs, l’infarctus. Hospitalisé d’urgence, il se
retrouve dans une salle de réanimation à côté d’Angelo qui comme lui souffre du coeur. Au début,
les différences sociales et culturelles entre l’intellectuel bobo et le manuel banlieusard (Angelo est
carrossier) sont telles qu’elles rendent difficile toute communication. Très vite, cependant, la
similitude de leur condition les rapproche, leur fait trouver les mots pour se comprendre et ils
deviennent inséparables. Toutefois lorsque leur hospitalisation s’achève, chacun retourne chez soi
et la vie semble recréer les barrières infranchissables des milieux et des classes sociales. Alberto se
sent encore plus seul. L’expérience qu’il vient de vivre lui fait porter un autre regard sur sa vie et
tout ce qu’elle a d’artificiel. Il sent le besoin de retrouver Angelo et sa véritable amitié. Il s’invite
chez lui, dans son quartier, et petit à petit il fait partie de la famille. Il y retrouve le goût de la vie et
l’envie d’écrire. Angelo, au contraire, dépérit de jour en jour.
Rosso como il cielo (Rouge comme le ciel)
De Christiano BORTONE – 2005 (1h35)
Interprétation : Paolo Sassanelli, Luca Capriotti, Marco Cocci,
Simone Colombari, Rosanna Gentile, Francesca Maturanza
Toscane, au début des années 1970. Mirco a dix ans. Il
accompagne régulièrement son père au cinéma pour voir des
westerns. Pour imiter les personnages des films, Mirco saisit le fusil
qui se trouve au-dessus de la cheminée... Il était chargé, le coup
part, Mirco est blessé et commence à perdre la vue. Il ne peut plus
fréquenter l’école où il allait et sa famille doit le placer dans un
internat pour jeunes aveugles à Gênes. Il a du mal à s’adapter à sa nouvelle vie. Mirco doit rendre
une rédaction sur les saisons. Comme il a refusé d’apprendre le braille sous prétexte qu’il n’est pas
complètement aveugle, il enregistre à l’aide d’un vieux magnétophone une série de sons naturels
ou de bruitages. Il s’aperçoit ainsi qu’on peut raconter de véritables histoires rien qu’en coupant et
collant des morceaux de bandes magnétiques. Il donne un titre à son devoir sonore : La pluie a
cessé, place au soleil. Don Giulio, son professeur, est enthousiaste. Avec Francesca, la fille de la
concierge, Mirco enregistre une histoire, mais il comprend vite les limites d’un enregistrement à
deux voix seulement. Alors il entraîne ses camarades de classe dans son aventure sonore.
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Si può fare (Ça peut se faire)
De Giulio MANFREDONIA – 2008 (1h51)
Interprétation : Claudio Bisio, Anita Caprioli, Giuseppe Battiston,
Rosaria Russo, Giorgio Colangeli, Andrea Bosca, Giovanni
Calcagno, Pietro Ragusa, Carlo Giuseppe Gabardini
Milan, au début des années 1980. Nello est un responsable
syndical plutôt dérangeant, constamment en désaccord avec
la ligne de sa fédération qui décide alors de le mettre sur une
voie de garage : on lui confie la direction d’une coopérative
composée de malades mentaux que la récente loi Basaglia
vient de sortir des hôpitaux psychiatriques. Ceux qui n’avaient personne pour les accueillir ont été
regroupés et on les « occupe « à des tâches sans grand intérêt. Cette coopérative est supervisée
par le professeur Del Vecchio, un psychiatre conservateur qui ne fait confiance qu’aux traitements
médicamenteux et ne croit pas à l’émancipation par le travail. Nello ne connaît rien au problème
de la psychiatrie et il refuse d’entrer dans des querelles d’école. Mais il refuse aussi de considérer
les anciens malades comme des assistés auxquels on propose des travaux qui tiennent davantage
de la charité que d’une véritable activité économique. En regardant ce qu’ils sont capables de
faire, il parvient à les amener à se constituer en véritable entreprise de pose de parquets où
chacun a un rôle bien défini en fonction de ses capacités. Petit à petit ils obtiennent des contrats
et leur renommée grandit. Chaque jour apporte cependant son lot de nouveaux problèmes que
Nello résout en imaginant des solutions peu conventionnelles qui entraînent parfois de nouvelles
crises. Le corps médical fulmine.
Solo un padre (Juste un père)
De Luca LUCINI – 2008 (1h33)
Interprétation : Luca Argentero, Diane Fleri, Fabio Troiano,
Sara D’Amario, Claudia Pandolfi, Alessandro Sanpaoli, Anna
Foglietta
A Turin, Carlo est un jeune dermatologue renommé que la
vie n’a pas épargné. Sa femme est morte en couches dix
mois auparavant, mettant au monde la petite Sofia. Carlo en
souffre encore terriblement. Heureusement, il est très entouré.
Mais quand les grands-parents prennent des vacances,
Carlo se retrouve seul avec le bébé. Pas facile de s’occuper
d’un bébé. Carlo essaie de bien faire mais il n’a plus de temps pour rien.
Un matin, lors d’un jogging, il rencontre Camille, une jeune française qui est à Turin pour ses
recherches sur la carte du cerveau humain. Avec elle, Carlo retrouve des envies et des émotions
qu’il croyait perdues. D’autant pus qu’elle se révèle d’un grand secours pour s’occuper de la
petite Sofia.
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Tris di donne & abiti nuziali (Brelan de dames et robes de mariées)
De Vincenzo TERRACIANO – 2009 (1h38)
Interprétation : Sergio Castellitto, Martina Gedeck, Paolo
Briguglia, Raffaella Rea, Salvatore Cantalupo, Paolo Calabresi,
Elena Bouryka, Gigio Morra, Renato Marchetti, Giovanni Esposito,
Iaia Forte
Franco Campanella est retraité des postes. C’est un mari aimant
et un père affectueux. Bien que sa retraite soit maigre, la famille
s’en tire plutôt bien, essentiellement grâce au sens aigu de
l’économie et au travail à domicile de Joséphine que Franco a rencontrée lors d’un séjour en
Allemagne et aussitôt épousée. Le seul problème, c’est que leur fille Luisa doit se marier et qu’à
Naples cela coûte fort cher si l’on ne veut pas faire piètre figure. Joséphine programme tout,
compte tout jusqu’au moindre centime et elle charge Franco de demander un prêt à sa banque.
Hélas, il y a un autre problème bien plus grave. Franco est un joueur invétéré, connu dans toutes les
salles de jeu de Naples. Alors qu’il parvenait tant bien que mal à compenser ses pertes par ses
gains, depuis quelque temps la chance l’a quitté et il a accumulé les dettes. Or il a promis à Luisa
de lui payer une robe de mariée digne d’une princesse. Franco veut se refaire, mais il ne fait que
s’enfoncer davantage et un beau jour (façon de parler) la vérité éclate.
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THEME 2010
& RETROSPECTIVE
Macho… ma non troppo
Les hommes dans le cinéma italien
Dragueur, frimeur, baratineur, un peu flagorneur… voyou, jaloux, volage surtout, mais aussi souriant,
élégant, séduisant… narcissique, pathétique (parfois), sympathique, bref, humain…
Tel paraît l’homme italien… du moins est-ce ainsi que des générations de spectateurs l’ont perçu à
travers le cinéma. Le sourire de Vittorio De Sica, les fanfaronnades de Vittorio Gassman, les
veuleries d’Alberto Sordi, le regard brûlant de Marcello Mastroianni… ont durablement marqué
l’imaginaire des cinéphiles français qui ont fini par les considérer effets de nature et non de
caricature. On le sait, le cinéma a besoin de stéréotypes, il s’en nourrit.
L’un après l’autre ces grands ont quitté la scène et avec eux c’était le cinéma italien tout entier
que l’on imaginait éteint. Quelques visages parfois émergeaient un bref instant de ce néant
cinématographique, ceux de Nanni Moretti, de Silvio Orlando, de Roberto Benigni. Mais quelques
individus, aussi géniaux soient-ils, ne fondent pas une cinématographie, disait-on.
En 2001, sortait en Italie L’ultimo bacio, de Gabriele Muccino, qui connut un immense succès. Ce
ne fut pas tout à fait le cas en France. Au générique, une nouvelle génération de comédiens,
Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Giorgio Pasotti, Sergio Castellito. En
2003, le Festival de Cannes révéla au public Luigi Lo Cascio, Alessio Boni, Fabrizio Gifuni et
Riccardo Scamarcio dans La meglio gioventù, de Marco Tullio Giordana. En 2005, le grand public
français découvrit enfin les noms, les visages et le talent de certains d’entre eux, les déjà cités,
Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Riccardo Scamarcio, aux côtés de Kim
Rossi Stuart, Elio Germano, dans Romanzo Criminale, de Michele Placido.
Ce sont ces noms et ces visages qui remplacent dans l’imaginaire italien les chers disparus. Les
personnages qu’ils interprètent disent le masculin et ses mutations dans l’Italie et le monde actuel,
moins exotique peut-être, mais tout aussi fécond en matière cinématographique.
FILMS DE LA RETROSPECTIVE THEMATIQUE (VOSTF)
I Vitelloni (Les Vitelloni)
De Federico FELLINI– 1953 (1h43)
Interprétation : Franco Interlenghi, Alberto Sordi, Franco Fabrizi,
Leopoldo Trieste, Riccardo Fellini, Eleonora Ruffo, Jean Brochard
Dans une petite station balnéaire de Romagne, la saison estivale se
termine. Fausto, le joli cœur, Alberto, le bouffon au visage poupin,
Leopoldo qui rêve d’impossibles succès littéraires, le paresseux
Riccardo et le sensible Moraldo qui espère toujours trouver le
courage de fuir vers la capitale, traînent leur ennui. Sandra, la soeur
de Moraldo, est enceinte de Fausto. Ses parents se résignent au
mariage de réparation. La petite ville se réinstalle dans la grisaille provinciale de l’hiver. Même s’ils
ne sont plus très jeunes, les amis de Fausto se font entretenir par leurs familles et ils passent leurs
journées à se prélasser dans les cafés et à faire des farces puériles. Ce sont les « Vitelloni ». Fausto
revenu de son voyage de noces est obligé d’accepter une place de vendeur dans un magasin
d’articles religieux appartenant à un ami de son beau-père. Vaniteux et superficiel, il ne peut
s’empêcher de faire la cour à la femme de son patron. Il est découvert et Sandra s’enfuit de la
maison avec leur bébé. Tous les amis participent à sa recherche et finissent par la retrouver chez le
père de Fausto qui châtie son fils à coups de ceinturon. Les « Vitelloni » reprennent leur vie
habituelle : Fausto continue à faire le joli cœur, Leopoldo subit une désillusion amère avec un
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acteur de revue aux mœurs ambiguës, Alberto, à la fin du bal de carnaval où il s’est exhibé dans
un costume féminin, découvre que sa sœur quitte la maison avec un homme marié. Seul Moraldo
trouve la force de prendre le train, coupant net ainsi avec son passé. Il n’a rien dit à personne et
pendant qu’il s’éloigne, il imagine ses amis : ils dorment paisiblement, pour eux rien n’a changé et
ne changera jamais.
I soliti ignoti (Le pigeon)
De Mario MONICELLINI – 1958 (1h42)
Interprétation : Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Totò,
Renato Salvatori, Carla Gravina, Claudia Cardinale, Rossana
Rory, Tiberio Murgia, Carlo Pisacane, Memmo Carotenuto
Peppe, un boxeur toqué, doit servir de «pigeon» à Cosimo,
gangster minable de la banlieue romaine, emprisonné pour
tentative de vol. Ce dernier lui confie son prochain gros coup : le
casse d’un mont-de-piété. Relaxé, l’ambitieux Peppe s’acoquine
avec Norma, l’amie de Cosimo et décide d’exécuter lui-même le fricfrac. Une étrange bande est
constituée : «Cappanelle», ex-palefrenier, Mario, vendeur de maïs grillé élevé dans une institution
religieuse, «Ferribotte», Sicilien féru d’honneur, Tiberio, photographe de rue, un marmot sur les bras
et une épouse derrière les barreaux. Le plan est minutieusement et « scientifiquement « élaboré : on
atteindra le lieu convoité en s’introduisant dans la maison contiguë occupée par deux vieilles
dames dont Peppe se chargera de séduire Nicoletta, leur bonne. Le «professeur» Dante Cruciani,
vieux cheval de retour, leur enseigne avec plaisir l’art de percer un coffre-fort.
Après maintes péripéties, ils pénètrent dans l’appartement des vieilles dames et les voilà devant le
mur à abattre. Et l’on se met au travail, un travail dur, long et pénible... pour aboutir finalement
dans la cuisine. Dépités, les apprentis cambrioleurs se jettent alors sur une marmite de pâtes aux
pois chiches. Au petit matin, l’équipe se sépare avec l’espoir d’une vie meilleure.
Audace colpo dei soliti ignoti (Hold-up à la milanaise)
De Nanni LOY – 1960 (1h45)
Interprétation : Vittorio Gassman, Renato Salvatori, Riccardo Garrone, Nino Manfredi, Carlo
Pisacane, Tiberio Murgia, Claudia Cardinale, Vicky Ludovisi, Gianni Bonagura, Gina Amendola,
Gastone Moschin, Mario Feliciani, Lella Fabrizi, Toni Ucci
Après le «coup du siècle» qui a lamentablement capoté, Peppe la Panthère et ses acolytes se
résignent à gagner honnêtement leur vie en travaillant. Mais par pour longtemps. A la sortie d’un
chantier, Peppe est abordé par un escroc milanais qui lui propose une affaire juteuse : intercepter
le fourgon qui transporte les enjeux du très populaire loto sportif, le Totocalcio. Echaudé par leur
mésaventure précédente, nos compères vont cette fois-ci, vraiment préparer l’opération
«scientifiquement», rien n’étant laissé au hasard. Et c’est ainsi que la fine équipe romaine prend le
chemin de Milan en quête du magot. Hélas les tuiles vont s’accumuler ; le mauvais sort semble
décidément s’acharner sur nos malheureux héros.
Il sorpasso (Le fanfaron)
De Dino RISI – 1962 (1h45)
Interprétation : Vittorio Gassman, Jean-Louis Trintignant, Catherine
Spaak, Luciana Angiolillo, Claudio Gora, Luigi Zerbinati, Linda Sini
Dans les rues désertes de Rome au 15 août, Bruno Cortona conduit
sa puissante voiture de sport. S’étant arrêté pour téléphoner, il
rencontre Roberto Mariani, un jeune homme timoré, étudiant en
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droit. Bruno est un beau parleur, un hâbleur, un charmeur, un brin arrogant. Au début, il met mal à
l’aise Roberto, mais il parvient à le convaincre de l’accompagner pour une balade à bord de la
belle décapotable. Au cours de leurs déplacements et des rencontres qu’ils font, Roberto apprend
tout de la vie privée de Bruno. Bruno donne son avis sur tout, s’intéresse à tout. Plage mondaine,
piste de danse, flirts… D’abord Bruno est réticent, mais fatalement il finit par se laisser griser par
cette fallacieuse liberté. La vie est belle, il suffit de vivre l’instant...
I mostri (Les monstres)
De Dino RISI – 1963 (1h55)
Interprétation : Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Michèle Mercier,
Marisa Merlini, Lando Buzzanca, Franco Castellani, Mario
Laurentino, Marino Mase, Rika Dialina, Ricky Tognazzi, Maria
Manelli
En une vingtaine de tableaux, Dino Risi croque une humanité
dont la bêtise n’a d’égale que la cruauté. Avec un sens du
rythme qui décoiffe, le cinéaste enchaîne les sketches et brosse
le portrait au vitriol d’une Italie sûre d’elle et pourtant pathétique. Industriels, militaires, hommes
politiques, prêtres, policiers, intellectuels - toutes les strates de la société sont renvoyées à leurs
bassesses. Nul ne trouve grâce aux yeux de Risi : un miséreux abandonne sa femme enceinte, son
fils malade, ses enfants affamés et sa baraque dont le toit s’effondre pour assister à un match de
football ; un mendiant cache à son compagnon d’aumône aveugle la possibilité de guérison
qu’avait fait miroiter un oculiste de passage ; un couple de rupins assiste impassible, au cinéma, à
une scène d’exécution nazie et y trouve l’inspiration pour le mur de leur villa…
Signore e signori (Ces messieurs dames)
De Pietro GERMI – 1966 (1h58)
Interprétation : Gastone Moschin, Virna Lisi, Alberto Lionello, Olga Villi,
Franco Fabrizi, Nora Ricci, Beba Loncar, Gigi Ballista
Trois histoires d’adultère dans le cercle d’amis de la bourgeoisie de
Trévise, ville bien-pensante de la Vénétie catholique. Toni Gasparini,
un astucieux don Juan, a projeté de séduire la femme de son ami le
docteur Castellan. Il fait croire à ce dernier qu’il est devenu impuissant.
Le médecin peu discret répand la nouvelle et Toni devient la risée de
son milieu. Au cours d’une surprise-partie, le docteur découvre la supercherie, mais trop tard : il est
cocu. Osvaldo Bisigato, le comptable timoré de la Banque Catholique, las de la tyrannie de sa
femme, s’éprend de Milena, la belle caissière d’un bar. Il quitte le domicile conjugal, s’affiche
avec elle et est prêt à entamer une procédure de séparation. Les efforts conjugués de son
entourage et surtout d’Ippolita, la femme bigote de Toni Gasparini, lui font reprendre le chemin de
la maison. Une jolie paysanne venue faire des achats en ville est attirée par la vitrine d’un magasin
de chaussures. Le commerçant, Lino Benedetti, l’entraîne dans l’arrière- boutique… et la jeune fille
s’en retourne bien chaussée. Lino signale l’occasion à quelques amis qui en profitent. Mais la fille
est mineure et son père menace les notables d’un procès. Ippolita prend l’affaire en main. En
échange du retrait de la plainte elle lui offre une jolie somme d’argent. Mais ça ne suffit pas à
calmer le père blessé dans son honneur.
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Lucky Luciano
De Francesco ROSI – 1973 (1h55)
Interprétation : Gian Maria Volonté, Rod Steiger, Edmond
O’Brien, Charles Siragusa, Vincent Gardenia, Charles Cioffi,
Silverio Blasi, Jacques Monod, Karin Petersen
15 avril 1931. Giuseppe Masseria, le boss de la mafia newyorkaise, est abattu. L’instigateur de l’attentat est son
lieutenant, Salvatore Luciana, alias Charles Lucky Luciano. 10
septembre 1931. Au cours de la « nuit des Vêpres Siciliennes «, quarante chefs mafieux des ÉtatsUnis sont éliminés. A trente-quatre ans, Lucky Luciano est désormais l’homme tout-puissant de la
mafia.
1935. Le jeune procureur Thomas Dewey parvient à faire arrêter Luciano pour incitation à la
prostitution. Luciano est condamné à trente-cinq ans de prison.
10 juillet 1943. Les Anglo-américains débarquent en Sicile et occupent rapidement toute l’île. Ils
remontent ensuite la péninsule jusqu’à Naples qui est libérée le 1er octobre. Une singulière
collaboration s’est instaurée entre les forces alliées et la mafia pour réorganiser la vie civile et
politique. Vito Genovese, un proche de Luciano, est l’interprète officiel du gouverneur des forces
alliées pour l’Italie. Ainsi, la mafia sicilienne renaît et prospère dans tout le sud et bientôt dans tout
le territoire.
Février 1946. Thomas Dewey, devenu gouverneur de l’État de New-York, gracie Luciano, après neuf
ans de détention, pour services rendus à l’armée américaine. Jugé indésirable, il est rapatrié en
Italie. Luciano voyage entre Palerme, Rome et Naples où il s’établit. Les sociétés italo-américaines
d’import-export se multiplient. Parallèlement le trafic de drogue s’intensifie. Convaincu de
l’implication de Luciano, le « Narcotics Bureau » confie en 1950 l’enquête à Charles Siragusa,
d’origine sicilienne comme Luciano. Aucune charge concrète ne sera retenue contre Luciano
malgré toute l’activité de Siragusa qui est relevé de ses fonctions en 1958.
1961. Une vaste opération contre le trafic de stupéfiants est menée à l’échelle européenne. La
Brigade des Finances italienne resserre l’étau sur Luciano qui succombe à une crise cardiaque à
l’aéroport de Naples, le 26 janvier 1962.
Le film débute le 11 février 1946 dans le port de New-York où les pontes de la mafia viennent saluer
le « boss des boss « qui embarque pour son pays natal. Puis s’entrecroisent les époques et les lieux,
et les éléments du puzzle s’assemblent pour écrire l’histoire d’un homme qui s’inscrit dans l’Histoire.
Restent quelques zones d’ombre ; on ne découvre pas si facilement les secrets de la mafia.
La terrazza (La terrasse)
De Ettore SCOLA – 1980 (2h30)
Interprétation : Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Marcello
Mastroianni, Jean-Louis Trintignant, Stefania Sandrelli, Serge
Reggiani, Galeazzo Benti, Carla Gravina, Milena Vukotic, Marie
Trintignant, Stefano Satta Flores, Leo Benvenuti, Agenore Incrocci
La terrasse, c’est l’endroit où l’intelligentsia romaine dîne les soirs
d’été. C’est un lieu symbolique : le point de rencontre où se
déroule tout un rite propre à la bourgeoisie. Les intellectuels qui
fréquentent cette terrasse approchent de la cinquantaine, ils
sont amis de longue date, ils font partie de la gauche
intellectuelle et gravitent tous dans les milieux des médias, du spectacle et de la politique. Ils ont en
commun un malaise diffus, car ils se rendent compte que certains succès obtenus jadis dans le
cadre du système, ainsi que leur condition actuelle sont en contradiction avec leurs engagements
d’autrefois. L’enthousiasme de la jeunesse a laissé place à l’amertume et aux constats d’échec,
autant professionnels que sentimentaux. Leurs relations sont mesquines, mais malgré les conflits non
réglés, malgré les non-dits, l’esprit de caste et de solidarité l’emporte et ils restent soudés.
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Amici miei atto II° (Mes chers amis n°2)
De Mario MONICELLI – 1982 (2h00)
Interprétation : Ugo Tognazzi, Philippe Noiret, Adolfo Celi, Gastone
Moschin, Renzo Montagnani, Milena Vukotic, Franca Tamantini,
Paolo Stoppa, Marisa Traversi, Angela Goodwin, Tommaso Bianco,
Domiziana Giordano, Alessandro Haber
Mes chers amis (n°1) s’achevait sur l’enterrement de Perozzi
(Philippe Noiret), que ses chers amis avaient transformé en farce,
comme pour lui rendre hommage. La vie continue. Le comte
Mascetti (Ugo Tognazzi), orgueilleux et désargenté, est constamment tourmenté par des traites
impayées et plongé dans des complications amoureuses et familiales. Melandri (Gastone Moschin)
est toujours en proie à des amours absurdes. Necchi (Renzo Montagnani succède ici à Duilio Del
Prete), le paresseux que son épouse adore, finit par se retrouver cocu. L’éminent professeur
Sassaroli (Adolfo Celi), farceur endurci, mène la danse, dans l’esprit toscan hérité de Boccace. Et
pendant qu’ils vivent leurs pittoresques aventures, ils se remémorent celles tout aussi extraordinaires
vécues avec leur ami Perozzi.
Splendor
De Ettore SCOLA – 1988 (1h51)
Interprétation : Marcello Mastroianni, Massimo Troisi, Marina Vlady,
Paolo Panelli, Pamella Villoresi, Giacomo Piperno, Mauro Bosco
Jordan est propriétaire d’un cinéma dans une petite ville de
province, le Splendor, qui est toute sa vie. Dès l’âge de six ans, il
accompagnait le cinéma ambulant de son père dans les endroits
les plus reculés. Plus tard, il a assisté à l’inauguration du Splendor.
Aujourd’hui Jordan est couvert de dettes et doit vendre la salle
qui sera remplacée par un supermarché. Il a pourtant lutté longtemps, soutenu par Luigi, son
projectionniste, qui vit intensément les films qu’il voit tous les soirs ainsi que par Chantal, l’ouvreuse.
Cette ancienne danseuse française était arrivée là trente ans auparavant et y était restée par
amour pour lui. Naguère son physique attirait en masse le public masculin. Maintenant les gens
préfèrent regarder la télévision. Ce soir c’est la dernière séance. Jordan et ses fidèles amis se
remémorent les splendeurs passées de la salle où tant de chefs-d’œuvre ont été projetés. Demain
on fermera, à moins qu’à l’ultime seconde un miracle ne fasse accourir la foule pour empêcher la
fermeture de son cinéma.
Alberto Express
De Arthur JOFFE – 1990 (1h30)
Interprétation : Sergio Castellitto, Nino Manfredi, Marie Trintignant,
Marco Messeri, Jeanne Moreau, Michel Aumont, Thomas
Langmann, Dominique Pinon, Roland Amstutz, Eugenia Maruzzo,
Denis Goldson, Angela Goodwin
Alberto a quinze ans. Son père lui explique une étrange coutume
familiale : plus tard, il devra rembourser, avant qu’il ne soit père
lui-même, tout ce que son éducation a coûté depuis sa naissance.
Quinze ans plus tard, à Paris, à la veille de la naissance de son premier enfant, Alberto est soudain
assailli par un remords qui l’empêche de trouver le sommeil... Plus de trente millions de lires... Dans
vingt-quatre heures tout au plus... Alberto abandonne sa femme qui est sur le point d’accoucher
et se précipite dans le dernier train pour Rome, pour régler cette maudite dette. De wagon en
wagon, Alberto rencontre des personnages étranges et mystérieux, mais aussi des fantômes : un
vieil ami devenu contrôleur, son ancienne fiancée, et finalement tous ses ancêtres. En fait, une
course contre la montre est engagée, une fugue insensée qui inéluctablement entraîne Alberto
vers la fin tant redoutée de son enfance.
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Il portaborse (Le porteur de serviette)
De Daniele LUCHETTI – 1991 (1h31)
Interprétation : Silvio Orlando, Nanni Moretti, Giulio Brogi, Anne
Roussel, Angela Finocchiaro, Graziano Giusti, Lucio Alloca, Dario
Cantarelli, Antonio Petrocelli, Giulio Base, Renato Carpentieri, Silvia
Cohen, Roberto De Francesco
Luciano est professeur dans une belle petite ville du sud de l’Italie. Pour parvenir à garder sa
maison de famille qui exige des travaux de restauration incessants, il sert de « nègre « à un
romancier célèbre. Botero est un jeune politicien très en vue, ministre d’un gouvernement proche
de la crise. Les élections anticipées semblent inévitables. Pour se renforcer, son équipe engage
Luciano, le chargeant d’écrire les discours de Botero.
Ainsi Luciano arrive-t-il à Rome, où, sans l’avoir cherché, il commence à profiter d’une série de
privilèges. Il a un bel appartement et une voiture officielle à sa disposition.
Sa vieille maison est classée monument historique et les travaux de restauration commencent
aussitôt, aux frais de l’état. Sa compagne, qui enseigne à Bergame, est nommée dans un grand
lycée de Rome et peut ainsi le rejoindre.
Lentement, il commence à éprouver un certain malaise et à s’interroger sur la nature réelle de la
politique. D’abord fasciné par Botero, il finit par nourrir quelques soupçons, jusqu’à ce que la crise
éclate, lorsqu’il apprend que la carrière fulgurante de son jeune patron a commencé par une
manœuvre électorale frauduleuse et se poursuit à force d’abus, de mensonges et de corruption.
Incapable de beaux gestes et d’héroïsme, Luciano essaye comme il peut de se soustraire à
l’emprise de Rome et au charisme de Botero. La campagne électorale arrive à son terme. Le jour
des élections, Luciano se retrouve seul contre l’énorme machine politico-électorale douteuse et
vénale qui pousse Botero vers un succès encore plus extraordinaire...
Johnny Stecchino
De Roberto BENIGNI– 1991 (2h00)
Interprétation : Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Paolo Bonacelli,
Ignazio Pappalardo, Franco Volpi, Ivano Marescoti, Turi Scalia,
Loredana Romito, Alessandro De Santis
Dante, un jeune homme très timide, est le chauffeur d’un petit bus
avec lequel il accompagne chaque jour à l’école des enfants
handicapés. Comme il collectionne les échecs amoureux, il est
bouleversé lorsque la belle Maria, jeune, riche, cultivée et
mystérieuse, se jette littéralement à son cou. Il la rejoint à Palerme, où elle vit dans une magnifique
villa avec son vieil oncle, un avocat quelque peu maladroit. En peu de temps, Dante s’attache à
l’oncle de Maria et se sent rapidement à l’aise dans son nouvel entourage. Pourtant Dante est loin
d’imaginer ce qui se trame. A son insu, le dénommé Johnny Stecchino a une planque au sous-sol.
C’est un mafioso italo-américain en cavale et il est le mari de Maria. Il doit son surnom à l’éternel
cure-dents qu’il tient entre ses lèvres. Il est riche, sûr de lui, un vrai dur, macho en diable et surtout le
parfait sosie de Dante. Johnny et Maria pensent tirer parti de cette ressemblance en se servant de
Dante comme appât. Mais les choses ne se déroulent pas tout à fait comme Johnny l’avait
prévu...
Mediterraneo
De Gabriele SALVATORES – 1991 (1h36)
Interprétation : Diego Abatantuono, Claudio Bigagli,
Giuseppe Cederna, Claudio Bisio, Gigio Alberti, Ugo
Conti, Antonio Catania, Vanna Barba, Memo Dini, Vasco
Mirandola, Luigi Montini, Irene Grazioli
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Au printemps 1941, huit jeunes soldats italiens débarquent sur une petite île grecque qu’ils ont
l’ordre d’occuper. Leur bateau est coulé par l’ennemi et leur radio tombe en panne. L’endroit n’a
pas une importance stratégique particulière et nos héros sont oubliés. Le site est d’une grande
beauté et de plus il se révèle habité uniquement par des femmes, des vieillards et des enfants, alors
qu’il était réputé désert. Les Grecs, d’abord méfiants, acceptent peu à peu ces « occupants «
dans leur communauté. Les jeunes Italiens sont sensibles à la chaleur et à la douceur du lieu et des
habitants, leurs convictions changent et leur envie de combattre disparaît. Peu à peu des liens de
camaraderie, parfois des rapports sentimentaux, s’instaurent entre civils et militaires. La guerre,
l’Italie, les familles, tout semble loin, à des années lumière. Mais un jour un petit avion apparaît dans
le ciel, porteur de bouleversantes nouvelles. On est en 1943, Mussolini est tombé...
Stefano Quantestorie
De Maurizio NICHETTI – 1993 (1h31)
Interprétation : Maurizio Nichetti, Elena Sofia Ricci, Amanda Sandrelli,
Caterina Sylos Labini, Milena Vukotic, Renato Scarpa, Lidia Broccolino,
James Spencer Thiérrée
Stefano est un homme de quarante ans tout ce qu’il y a de plus banal.
Quand il était jeune, comme tout le monde, il avait des rêves plein la tête et
toute la vie pour les réaliser. Partirait-il faire des études aux USA ou bien se
consacrerait-il corps et âme au saxophone ? Ses parents aussi avaient des
idées sur son avenir. Sa mère rêvait pour lui d’une carrière de professeur, et
son père le voyait carabinier. Quarante ans, c’est l’âge des bilans et des
remises en cause. Que se serait-il passé si Stefano était parti en Amérique ?
Aujourd’hui, il serait probablement un pilote de ligne au look ravageur de latin-lover. Mais s’il avait
appris le saxophone, il serait sans doute musicien professionnel. Et s’il avait écouté papa... et s’il
avait écouté maman...
Stefano-Nichetti se complaît à s’imaginer dans toutes les histoires qui auraient pu être la sienne si le
hasard, les occasions manquées, ce que l’on appelle «la vie», n’avaient pas fait que... Si...
Radiofreccia
De Luciano Ligabue – 1998 (1h52)
Interprétation : Stefano Accorsi, Luciano Federico, Enrico
Salimbeni, Alessio Modica, Roberto Zibetti, Francesco Guccini,
Patrizia Piccinini, Cristina Moglia, Serena Grandi
Corregio, en Emilie, le 24 avril 1993. Il est 22 h. D’une voix un peu
triste, Bruno, l’animateur de Radiofreccia, annonce que la
station va cesser d’émettre. Les programmes vont s’arrêter
quelques instants avant que la radio n’atteigne ses dix-huit ans
d’existence, donc sa majorité. « Ne deviens jamais grand «,
disait une chanson des années 1970.
Et c’est effectivement aux années 1970 que Bruno consacre la dernière émission. Il utilise ses
derniers moments de parole pour raconter l’histoire de la radio, qui est avant tout l’histoire d’une
amitié née à cette époque-là entre quelques adolescents : Bruno, Jena, Boris, Tito et Ivan
surnommé Freccia (la Flèche). Les années 1970, renaissent poétiquement de la mémoire à travers
la place de la ville, le bar Laika et le serveur Adolfo, les premières amours, les matchs de football et
surtout la musique qui ressuscite des émotions oubliées, et recrée l’ambiance de ces années où
chacun avait la possibilité de créer une radio. Et puis il y a la drogue : l’overdose qui a emporté
Freccia, le meneur de la bande, trop sûr de lui, qui pensait qu’il saurait maîtriser la dépendance à
l’héroïne. C’est à sa mort que la radio a pris son nom. C’est en souvenir de lui que maintenant elle
va se taire.
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L’ultimo bacio (Juste un baiser)
De Gabriele Muccino – 2001 (2h00)
Interprétation : Giovanna Mezzogiorno, Stefano Accorsi, Martina
Stella, Regina Orioli, Stefania Sandrelli, Claudio Santamaria Giorgio
Pasotti, Pierfrancesco Favino, Sabrina Impacciatore, Marco Cocci,
Silvio Muccino, Sergio Castellitto, Piero Natoli, Vittorio Amandola
Luigi Diberti
Rome 2001. Cinq camarades d’université, proches de la trentaine,
ont conscience que l’âge de l’insouciance et des rêves juvéniles
s’éloigne et qu’il convient soit de tenter de les réaliser avant qu’il ne soit trop tard, soit d’y renoncer
définitivement pour « grandir « enfin. Carlo vient d’apprendre que Giulia, sa compagne, attend un
enfant de lui. Content et inquiet à la fois, il pressent que cette naissance va être le tournant de sa
vie. Lors du mariage de Marco, Carlo rencontre Francesca, une lycéenne de dix-huit ans, qui le
séduit par sa beauté adolescente. Il la retrouve à la sortie du lycée. Il n’accorde plus aucune
attention à Giulia qui finit par comprendre. Furieuse, elle le met à la porte. Pris de remords, Carlo
tente de retrouver Giulia, réfugiée chez ses parents qui lui conseillent de lui pardonner. Poussée par
sa mère, elle consent à revoir Carlo et à croire en sa promesse de ne plus recommencer. Ils
décident enfin de se marier.
Ribelli per caso (Rebelles par hasard)
De Vincenzo TERRACCIANO – 2001 (1h40)
Interprétation : Antonio Catania, Giovanni Esposito, Franco
Javarone, Renato Scarpa, Tiberio Murgia, Antonio Petrocelli,
Gea Martire, Gianni Ferreri
Cinq hommes d’âge mûr partagent la même chambre
d’hôpital. Les journées sont longues et monotones, coupées par
des analyses épisodiques et de brèves visites de médecins
arrogants. Il faut attendre encore et toujours un diagnostic qui
tarde à venir. Les cinq occupants de la chambre 104 n’ont rien en commun, pas même la raison
de leur présence en ce lieu. Hors de l’hôpital, ils auraient eu bien peu de chances de se
rencontrer; ici ils papotent, font plus ample connaissance et deviennent amis. Le sujet de la
nourriture revient inévitablement dans leurs conversations. Ils sont en effet soumis au régime
draconien de l’hôpital : de maigres repas peu appétissants. Ils ont l’impression d’être totalement
infantilisés et que leur dignité n’est pas respectée. Ils réagissent par de petits gestes de révolte
souvent dictés par les occasions qui se présentent. Puis germe dans leurs têtes le projet d’organiser
un grand dîner pour avoir, le temps d’une soirée, l’illusion de s’évader de cette prison de plus en
plus opprimante. Ils mettent leur plan à exécution un samedi soir, lorsque les services fonctionnent
avec un personnel réduit et que la surveillance est plus relâchée. Mais ils sont découverts et l’alerte
est donnée. Alors, afin de terminer en paix le festin qu’ils se sont préparé, ils se barricadent dans
leur chambre. Dehors, c’est le branle-bas de combat. Tout le monde se mobilise, du directeur de
l’hôpital au dernier des infirmiers ; on appelle même la police et des journalistes accourent pour
couvrir l’événement. C’est l’ordre social tout entier qui semble vaciller. On s’efforce de rétablir la
situation et de les ramener à la raison. Mais les mutins de la chambre 104 tiennent bon et la nuit va
apporter son lot de surprises...
Arrivederci amore, ciao
De Michèle SOAVI – 2005 (1h47)
Interprétation : Alessio Boni, Isabella Ferrari, Michele Placido, Carlo Cecchi, Alina Nedelea
Giorgio Pellegrini, un ex-terroriste d’extrême-gauche avait fui l’Italie afin d’échapper à la prison et
avait rejoint des guérilleros dans la jungle d’Amérique Centrale. Après la chute du mur de Berlin, ses
amis sont prêts à cesser le combat, aussi décide-t-il de regagner l’Europe. À Paris, il se met en
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contact avec l’Organisation des exilés politiques italiens et exige
leur aide pour rentrer en Italie et obtenir une révision de son
procès. Il avait été condamné pour un attentat où un gardien de
nuit avait trouvé la mort. Un camarade déjà condamné à
perpétuité prend ce crime à sa charge et Giorgio est blanchi. Il est
toutefois soumis à une période probatoire avant d’être totalement
réhabilité. Mais Anedda, un commissaire de la brigade antiterroriste, possède des photos qui prouvent sa culpabilité et après
le procès il le fait chanter : il veut obtenir les noms de ses anciens complices et à l’occasion de
menus services. Giorgio veut éviter la prison, il lui faut donc faire ce que veut le commissaire qui
l’entraîne dans des affaires de plus en plus illégales et lucratives. Après un gros coup, Anedda lui
rend sa liberté. Giorgio s’installe dans une ville du nord-est de l’Italie, fréquente la bourgeoisie,
ouvre un restaurant et rencontre une jeune fille, Roberta, avec qui il pourrait fonder une famille.
Mais les fantômes du passé ne vont pas tarder à réapparaître…
Romanzo criminale
De Michele Placido – 2005 (2h10)
Interprétation : Kim Rossi Stuart, Anna Mouglalis, Pier Francesco
Favino, Claudio Santamaria, Stefano Accorsi, Riccardo
Scamarcio, Jasmine Trinca, Toni Bertorelli, Franco Interlenghi
Rome, années 1970. C’est l’âge d’or des brigades rouges. Mais
pas seulement. Une bande de petits malfrats fait peu à peu
régner sa loi sur la capitale italienne. Ils sont trois meneurs: le Libanais, le Froid et le Dandy.
L’enlèvement d’un riche bourgeois leur met le pied à l’étrier. La rançon est investie dans le trafic
d’héroïne. Alliée à la mafia, la bande prend vite le contrôle total de ce business et gagne, en
échange de quelques services, la protection de fonctionnaires affectés aux sales besognes de
l’état.
Concentrées sur la lutte contre le terrorisme, les forces de l’ordre sous-évaluent la capacité de
nuisance de ces jeunes truands à l’exception du commissaire Scaloia qui compte sur sa relation
ambiguë avec Patrizia, une prostituée dont Dandy est amoureux, pour les faire tomber. L’homme
n’est pas au bout de ses peines ; mais la petite bande non plus. Après la gloire, le déclin…
Il mio miglior nemico (Mon meilleur ennemi)
De Carlo VERDONE – 2006 (1h55)
Interprétation : Carlo Verdone, Silvio Muccino, Ana Caterina
Moriaru, Agnese Nano, Paolo Triestino, Corinne Jiga, Sara
Bertelà, Leonardo Petrillo
Achille est un homme comblé. Il a fait un beau mariage qui lui
vaut une belle situation : il dirige un grand hôtel qui appartient
à sa femme et à son beau-frère. La grande fête qu’il entend
donner à l’occasion de ses noces d’argent attestera sa réussite.
Orfeo est un grand adolescent. Il habite avec sa mère, Annarita, dans un quartier populaire de
Rome. Il vit au jour le jour, il collectionne les petits boulots sans cultiver de grandes ambitions. Il
s’occupe bien de sa mère, une femme instable, qui alterne des périodes d’euphorie et de
dépression. Annarita est femme de chambre dans l’hôtel d’Achille. Un beau jour un ordinateur
disparaît et tous les soupçons convergent vers elle. Achille la licencie. Orfeo est convaincu que sa
mère n’est pas coupable. Il va plaider sa cause, mais Achille ne veut rien entendre. Orfeo lui
déclare une guerre sans merci ; il est prêt à tout pour venger sa mère. Dès lors, appareil photo en
bandoulière, il traque Achille pour découvrir ses points faibles afin de lui pourrir la vie. Et il y arrive
fort bien.
Ce qu’Orfeo n’avait pas prévu, c’est qu’il rencontrerait la jolie Cecilia dont il tomberait amoureux.
Or, Cecilia est la fille d’Achille… mais Orfeo le découvre trop tard, lorsqu’il a fait éclater un
scandale. Terriblement blessée, Cecilia s’enfuit. Achille part à sa recherche… en compagnie de la
seule personne qui puisse l’aider : Orfeo.
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LES SALLES
DE PROJECTION
LES DIFFERENTES SALLES DE CINEMA DU FESTIVAL
Î Hôtel de Ville de Villerupt
Î Cinéma RIO à Villerupt
Î Cinébus MGTL Providence
Î Cinéma Paradiso à Audun-le-Tiche
Î MJC d’Audun-le-Tiche
Î Centre Culturel Kulturfabrik à Esch-sur-Alzette
Î Starlight - CNA Dudelange
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LES EVENEMENTS
VENDREDI 29 OCTOBRE
Soirée d'inauguration du 33ème Festival (en partenariat avec la municipalité de Villerupt).
Salle de l'Hôtel de Ville à partir de 20H00 – Entrée gratuite.
La présentation de l'édition 2010 se poursuivra par la projection du film Mediterraneo de
Gabriele SALVATORES (voir p. 36).
JEUDI 4 NOVEMBRE
Avant-première nationale du film Benvenutti al Sud de
Luca MINIERO – 2010 (1h42).
En présence de Claudio Bisio (acteur), Alessandro Siani
(acteur) et Marco Chimenz (producteur).
VENDREDI 12 NOVEMBRE
Soirée des Amilcars - Salle de l'Hôtel de Ville à partir de 20H00.
Cérémonie de remise des Amilcars en présence de nombreuses personnalités. Entrée
gratuite.
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RENCONTRES AVEC
LES INVITES DU FESTIVAL
Cette liste est susceptible d’être modifiée.
Samedi 30 octobre
16 h 30 : Rencontre avec Marco Luca Cattaneo, réalisateur et Stefano Fregni acteur et
producteur Amore liquido
> Cinéma Rio
19 h 00 : Rencontre avec Marco Luca Cattaneo, réalisateur et Stefano Fregni acteur et
producteur Amore liquido
> CNA Starlight Dudelange
21 h 00 : Rencontre avec Edoardo Leo, réalisateur et acteur Diciotto anni dopo
> Cinéma Paradiso
21 h 00 : Rencontre avec Gianfrancesco Lazotti, réalisateur et Nicoletta Romanoff, actrice
Dalla vita in poi
> Hôtel de ville
Dimanche 31 octobre
16 h 30 : Présentation de Tris di donne e abiti nuziali par Vincenzo Terracciano, réalisateur
> Cinémobile
20 h 30 : Rencontre avec Gianfrancesco Lazotti, réalisateur et Nicoletta Romanoff, actrice
Dalla vita in poi
> Kulturfabrik Esch-sur-Alzette
Lundi 01 novembre
21 h 00 : Rencontre avec Ascanio Celestini, réalisateur La pecora nera
> Cinéma Rio
Mardi 02 novembre
19 h 00 : Rencontre avec Ascanio Celestini, réalisateur La pecora nera
> Cinéma Utopia Luxembourg
Jeudi 04 novembre
20 h 45 : Rencontre avec Luca Miniero, réalisateur, Claudio Bisio, acteur, Alessandro Siani,
acteur et Marco Chimenz, producteur Benvenuti al sud
> Hôtel de ville
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Vendredi 05 novembre
20 h 30 : Rencontre avec Luca Lucini, réalisateur, Luca Argentero, acteur et Filippo Nigro,
acteur Oggi sposi
> Hôtel de ville
20 h 30 : Rencontre avec Isotta Toso, réalisatrice Scontro di civiltà per un ascensore a
Piazza Vittorio
> Cinéma Rio
Samedi 06 novembre
16 h 30 : Présentation de Solo un padre par Luca Lucini, réalisateur et Luca Argentero,
acteur
> Cinémobile
16 h 30 : Présentation de Dalla vita in poi par Filippo Nigro, acteur
> Hôtel de ville
19 h 00 : Rencontre avec Isotta Toso, réalisatrice Scontro di civiltà per un ascensore a
Piazza Vittorio
> CNA Starlight Dudelange
19 h 30 : Rencontre avec Luca Lucini, réalisateur, Luca Argentero, acteur et Filippo Nigro,
acteur Oggi sposi
> Cinéma Utopia
21 h 00 : Rencontre avec Paola Livia Randi, réalisatrice Into paradiso
> Cinéma Rio
Dimanche 07 novembre
20 h 30 : Rencontre Paola Livia Randi, réalisatrice Into paradiso
> Kulturfabrik Esch-sur-Alzette
21 h 00 : Rencontre avec Alessandro Aronadio, réalisateur Due vite per caso
> Cinéma Rio
Lundi 08 novembre
20 h 30 : Rencontre avec Alessandro Aronadio, réalisateur Due vite per caso
> CNA Starlight Dudelange
Mardi 09 novembre
20 h 30 : Rencontre avec Alessandro Aronadio, réalisateur Due vite per caso
> IRTS Nancy
Mercredi 10 novembre
20 h 30 : Rencontre avec Saverio Costanzo, réalisateur La solitudine dei numeri primi
> Cinéma Rio
Samedi 13 novembre
11 h 00 : Présentation de Stefano quantestorie par Maurizio Nichetti, réalisateur
> Cinéma Rio
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LES SEANCES
DECENTRALISEES
> Cinémobile
SAULNES - Mardi 2 novembre
LONGLAVILLE - jeudi 4 novembre
THIL - Lundi 8 novembre
AUMETZ - Mardi 9 novembre
> Luxembourg-ville
CINEMATHEQUE – Lundi 1, mardi 2, mercredi 3, jeudi 4, lundi 8, mercredi 10 et jeudi 11 novembre.
CINEMA UTOPIA – Mardi 2 et samedi 6 novembre
> Foyers Ruraux de Lorraine
JEANDELAINCOURT (54) – Samedi 6 novembre
MARTINVELLE (88) – Samedi 13 novembre
> Metz
CINEMA PALACE (57) - Mardi 16 novembre
> Neuves Maisons
CENTRE CULTUREL JEAN DE L'HOTE (54)
Samedi 6 novembre, dimanche 7 et lundi 8 novembre.
> Nancy
FORUM IRTS (54) – Mardi 9 novembre
UNIVERSITE NANCY 2 et CROUS SALLE DE CINEMA DE SAURUPT
Mardi 2 novembre et Mercredi 3 novembre
> Commercy
CINEMA FRANCOIS TRUFFAUT (55)
En attente de dates précises.
> Épinal
CINEMA PALACE (88) - Du lundi 15 au lundi 22 novembre
> District Faulquemont
HAN-SUR-NIED (57) - Samedi 30 octobre
PONTPIERRE (57) - Dimanche 31 octobre
> Neufchâteau
CINEMA LA SCALA (88) - Jeudi 4 et Vendredi 5 novembre.
> Creutzwald
SALLE BALTUS (57)
Samedi 13 novembre
Dimanche 14 novembre
Lundi 15 novembre
> Piennes
SALLE DU NORD-EST : Vendredi 12 novembre
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LES EXPOSITIONS
“Bravi & belli”
Présentée par Antonio Maraldi Ufficio cinema della città di Cesena
> Hôtel de Ville de Villerupt
Réunir une galerie de portraits des acteurs les plus célèbres du
cinéma italien de ces quinze dernières années, tel est le but de
l'exposition « Bravi & belli « qui comporte, le titre même le prouve, une
pincée d'ironie (bravi, tous mais pas toujours et, surtout, pas tous belli)
qui n’occulte cependant pas la substantielle qualité de jeu qui
caractérise plusieurs générations.
Partant du souvenir de quelques monstres sacrés qui nous ont quittés
(Vittorio Gassman) et aboutissant aux dernières découvertes (de
Filippo Timi à Marco Foschi), l'exposition rassemble des acteurs
habitués à jouer sur plusieurs registres, du comique au dramatique,
dans des films d'auteurs affirmés aussi bien que dans des œuvres
premières, ce qui atteste un renouveau de la tradition du talent et de
l’éclectisme.
Leur renommée n'a pas toujours dépassé les frontières nationales
(même s’il faut reconnaître que les demandes de l'étranger sont en
augmentation) mais ce n'est peut-être pas un hasard si au dernier
festival de Cannes Elio Germano a obtenu (ex aequo) le prix
Photo Delia Whohiert
d'interprétation masculine : une sorte de symbole pour les qualités
d’interprétation d’une génération dont le cinéma italien actuel peut se prévaloir. Chaque fois que
cela a été possible nous avons préféré présenter les différents acteurs en duo ou en groupe,
convaincus qu'une grande performance se réalise grâce aux partenaires adéquats. L’autre but,
c’est l’hommage dû à beaucoup à de seconds rôles, des acteurs de grand talent (comme, rien
que pour donner un exemple, Giuseppe Battiston ou Ivano Marescotti) auxquels même un petit
rôle suffit pour laisser leur marque. Les photos de l'exposition proviennent du fond de « CliCiak «, le
concours pour photographes de plateau, organisé par le Centro Cinema Città di Cesena qui a
célébré cette année sa treizième édition.
Antonio MARALDI, Centro Cinema Città di Cesena.
“Ciao, Maschio” par Adolfo FRANZÒ
> Hôtel de Ville de Villerupt
Un peu par jeu et aussi un peu par plaisir, j’ai voulu emprunter pour le
titre de mon exposition photo celui de l’un des films italiens les plus
connus, en hommage au grand cinéaste Marco Ferreri. Titre qui
d’ailleurs tombe à pic avec le fil conducteur de la 33e édition du
Festival du Film Italien de Villerupt, « Macho…, ma non troppo. «
Cette exposition est un voyage photographique à travers des
portraits, uniquement en noir et blanc, avec des visages, des
expressions, des regards, des attitudes et des instants qui ont créé
cette galerie d’images originales et uniques sur ces comédiens, les
plus représentatifs du Cinéma Italien de ces dernières années. Favino,
Accorsi, Scamarcio, Rossi Stuart, Bova, Argentero, Boni, Santamaria et
les autres, représentent dans cette exposition la génération la plus
récente et actuelle de comédiens, avec à leurs côtés,
accompagnés dans un formidable passage de témoin par
Buzzanca, Giannini, Bentivoglio, Abatantuono, Fantastichini.
Diego Abatantuono
Adolfo Franzò - www.adolfofranzo com
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LES PARTENAIRES
Les partenaires médias
Les partenaires institutionnels
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Les sponsors
Avec la collaboration de
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CONTACTS
FESTIVAL DU FILM ITALIEN
6, rue Clemenceau BP 30 - 54190 VILLERUPT
Tél. +33 (0)3 82 89 40 22
Fax +33 (0)3 82 89 54 02
[email protected]
www. festival-villerupt.com
DELEGUE ARTISTIQUE
Oreste Sacchelli
[email protected]
Tél. +33 (0)3 87 36 43 52
COORDINATEUR GENERAL
Yves Cardellini
[email protected]
Tél. +33 (0)6 17 09 61 66
DELEGUE GENERAL
Antoine Compagnone
[email protected]
Tél. +33 (0)6 08 01 92 87
RELATIONS PRESSE FRANCE
SG Organisation
Anthony Humbertclaude & Sophie Gaulier
46, rue Stanislas - 54000 Nancy
[email protected]
Tél. +33 (0)3 83 28 58 05
Fax +33 (0)3 83 28 08 08
RELATIONS PRESSE ITALIE
Reggi e Spizzichino
Maya Reggi : [email protected]
Port +39 347 68 79 999
Raffaella Spizzichino : [email protected]
Port +39 338 88 00 19
BUREAU DE PRESSE DURANT LE FESTIVAL
Tél. (33) 3 82 23 67 46 ou (33) 3 82 23 69 61
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