Susan Buirge

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Susan Buirge
Susan Buirge
Née à Minneapolis en 1940, elle réside en France depuis 1970.
Elle aborde la danse dès l’enfance et découvre la danse moderne à l’université de Minnesota
(diplômée en 1962) où elle crée sa première pièce Trilogy (1962). En 1962, une bourse lui permet
d’étudier avec José Limon, Martha Graham et Louis Horst à la Juilliard School, à New York, et rencontre
Alwin Nikolais dont elle rejoint la compagnie (1963-1967), dansant également pour Murray Louis. Dès
1964, elle enseigne au Henry Street Playhouse et par la suite au National Theatre of the Deaf et à la
New York University. En 1970, elle s’installe en France et fonde à Paris le Danse-Théâtre-Expérience,
puis en 1975 le Susan Buirge Project.
Ses talents de pédagogue font très vite de son studio et de ses ateliers, notamment au Festival Danse à
Aix dont elle est un temps conseillère artistique, des espaces de rencontre et d’expérimentation qui
marqueront toute une génération de danseurs et chorégraphes. En 1990, son solo Grand Exil signe ses
adieux à la scène. Elle se consacre alors à la recherche, à la chorégraphie et à l’écriture, et voyage hors
d’Europe pour se nourrir d’autres traditions (Ethiopie, Grèce, Syrie, Japon, Taiwan, Inde). Première
chorégraphe élu commissaire de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) en 1991,
directrice artistique du Centre européen pour la chorégraphie (abbaye des Prémontrés) en 1992-1993,
elle est le premier chorégraphe résident à la Villa Kujoyama-Institut franco-japonais du Kansai à Kyoto
(1992-1993). Le Japon devient alors sa nouvelle terre d’accueil où elle commence une collaboration avec
des danseurs et musiciens japonais, laquelle donne naissance au groupe Ma To Ma (1993-1998).
De 1999 à 2007, dans le cadre de La compagnie de Susan Buirge, son travail s’est étendu entre les
événements dans les lieux particuliers et les quêtes de territoires nouveaux, à partir desquelles elle
construit ses chorégraphies comme des indiens Montagnais du Canada, les anciens tumuli de la Chine
ou une communauté Tibétaine exilée en Inde.
Elle fond et dirige le Centre de recherche et de composition chorégraphiques de la Fondation Royaumont
de 2000 à 2007. En 2008, le choix de vivre au Japon l’emmène à la mise en place d’une plateforme pour
le rapprochement entre la danse contemporaine et les danses rituelles de l’Asie.
Rompant avec l’esthétique de Nikolais dont le travail reste pour elle une « explosion de potentialités,
d’invention qui lui ouvrent la voie », Buirge rejoint un art minimal par l’extrême sobriété du geste et les
processus répétitifs. Autant que son enseignement, ses créations contribuent activement à introduire en
France les innovations de la danse contemporaine américaine : performances dans des lieux insolites,
remise en question du rôle du chorégraphe et de la relation avec le public, collaborations avec les
plasticiens, architectes, compositeurs et vidéastes (dès 1968, elle utilise la vidéo sur scène dans son solo
Televanilla créé à New York). A l’écoute des mythes fondateurs, ses chorégraphies rigoureusement
structurées se fondent sur une danse abstraite qui se nourrit de la puissance émotive du mouvement. De
Parcelle de ciel (1985), pièce lumineuse et emblématique de son parcours, jusqu'à la sérénité du « Cycle
des saisons » débuté en 1994 par Kin-iro no kaze no kanata et conclu en 1998, elle reste fidèle à sa
démarche : faire de la chorégraphie un art de « bâtir » permettant aux êtres de se situer.
Ses livres :
En allant de l'ouest à l'est - Carnets 1989-1993, éditions Le Bois d'Orion, 1996.
Ubusuna, avec Bernadette Bonis, collection Mémoire Vivante, aux éditions Lansman, 1998.
Dans l'espace des saisons, préface de Michel Wasserman, aux éditions Le Bois d'Orion, 1998.
L’Œil de la forêt - Carnet de notes du Québec 2001, éditions Le Bois d’Orion, 2002.
Filmographie :
Les yeux de Mathieu, film de Nicolas Cahen, 26 minutes, France 3, 1984
Parcelle de Ciel, film de Robert Cahan, 26 minutes, La Sept, 1986.
Susan Buirge, l'aventurière de la danse, film de Marie-Hélène Rebois, Musiques au coeur, 62 minutes, France 2,
1994.
Le cycle des saisons, quatre fois 26 minutes, film de Catherine Shan, Mezzo, 1999.
L’atelier de Susan, film de Catherine Shan, 52 minutes, Mezzo, 2006.
L’Œil de la forêt, film de Catherine Shan, 26 minutes, Mezzo, 2006.

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